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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:01

Le français dans tous ses états

[orthographe, grammaire, vocabulaire, littérature...]

La liste des questions ci-dessous est un aperçu.

Pour voir toute la liste cliquez sur "Le français dans tous ses états".

 

Réforme de l'orthographe - L'orth. recommandée aux enseignants - Lexique

 

Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?

 

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

 

Versification. Comment compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

 

Les modes et les temps

 

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc.?

Comment abréger ces mots ? Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

 

Vous aimez les proverbes et les citations ? Amusez-vous !

 

Récapitulation des articles sur l'accord des participes passés

 

Valeurs et emplois du subjonctif

 

La conjugaison des verbes au subjonctif - comment déjouer ses difficultés

 

À la recherche de l'étymologie d'un mot

 

Qu'est-ce qu'un verbe pronominal (réfléchi, réciproque, subjectif...) ?

 

La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?

(liste des conjonctions de subordination, des locutions conjonctives

et d'autres syntagmes qui régissent les divers modes)

 

Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? + exercice d'application

 

La concordance des temps dans les propositions subordonnées

 

Le style (ou le discours) direct et indirect

 

Qu'est-ce qu'une proposition ?

 

Qu'est-ce que l'analyse logique d'une phrase ?

 

Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale,

verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, ou interjective ?

 

La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

Champ lexical - Champ sémantique - Registre de langue (ou style), soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire – Archaïsmes

 

Comment dites-vous "Je t'aime" ? Je te kiffe, je ne te hais point,

tu me bottes, je suis morgane de toi, je t'ai dans la peau,

mon coeur s'est embrasé...

 

Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille

 

Savoir orthographier les adjectifs numéraux cardinaux

 

Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

 

Les mauvaises manières de parler le français + QUIZ

Barbarismes et solécismes + QUIZ

 

Paronymie et paronomase + QUIZ

 

De la rhétorique - De l'éloquence - De la langue de bois -

Des périphrases - Appeler un chat un chat

 

Archaïsme ! Fleur fanée, oubliée sur la page d'un vieux livre.

Reviens à la vie, l'espace d'un instant !

 

Ne pas confondre TOUT : adjectif indéfini, pronom indéfini,

adverbe (variable dans certains cas), et substantif

 

Les mots

 

Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau + QUIZ

 

 >> DICTÉES faciles et difficiles

 

>>> Récapitulation des articles "Ne pas confondre..."

 

Suite des articles dans > Le français dans tous ses états

 

Orthographe et grammaire pour les hésitants

La liste des questions ci-dessous est un aperçu.

Pour voir toute la liste cliquez sur "Orthographe-grammaire pour les hésitants".

 

 Les homophones a as à ah ha + Notes sur le verbe et l'auxiliaire avoir, les prépositions, les interjections, les pronoms personnels

Homophones et paronymes : et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès + Note sur les conjonctions de coordination

Les homophones ont, on - l'on, l'ont, long – Note sur les indéfinis (pronoms et déterminants)

Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

(CE) QUI ou (CE) QU'IL suivi d'un verbe impersonnel :

Qu'est-ce qui (OU qu'il) lui arrive ? 

 

Synonymes, antonymes, homonymes, homophones, paronymes,

hyperonymes, hyponymes, holonymes & méronymes - QUIZ 81

 

>>> RÉCAPITULATION des exercices à trous que vous trouverez dans le blog, en lien avec les articles qui donnent les explications nécessaires

>>> Suite dans : Orthographe Grammaire pour les hésitants

 

Contes, nouvelles et poèmes

.

LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU (conte surréaliste pour les grands)

Titres des épisodes- Textes pouvant servir de dictées commentées

D'autres contes, d'autres nouvelles pour les grands

 

Les poèmes de mamiehiou.

Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine :

Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

etc.

Contes pour les tout petits dans : Autour de l'enfant

 

Des articles divers dans Miscellanées

La liste des questions ci-dessous est un aperçu.

Pour voir toute la liste cliquez sur "Des articles divers dans Miscellanées".

 

Femmes enceintes, voici quelques conseils sur les choses que j'ai apprises lors de mes grossesses, accouchements et allaitements et que j'aurais bien aimé connaître avant d'avoir tâtonné !

 

Mots d'enfant – Les perles de Victor

 

Aidez votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant

 

Nostalgie - Les films que j'ai tant aimés – Les ciné-clubs de la télé

 

Qu'est-ce que le seuil de pauvreté ?

Le seuil de pauvreté en France, aux USA, en Chine, en Inde...

 

Petits jeux littéraires à pratiquer entre amis sans modération

 

La folie du consumérisme* -"Prêt à jeter" - l'obsolescence programmée

 

L'assurance retraite

Montant du salaire minimal pour valider un trimestre de retraite

 

>> Sauvez des vies et sauvez la vôtre

 

Tous les Quiz

La liste des thèmes ci-dessous est un aperçu.

Pour voir la liste complète cliquez sur "Tous les Quiz".

grammaire, orthographe, styles, archaïsmes, argot,

paronymes, synonymes,

littérature, incipits, pseudonymes d'écrivains,

citations, proverbes, prénoms à double sens,

inventeurs, couleurs,

cris des animaux, habitations des animaux,

quiz pour enfants, etc.

 

Une petite histoire de la langue française

racontée par mamiehiou

Voir les titres des chapitres en cliquant sur "Une petite histoire..."

"La France, c'est d'abord la Langue Française."

Fernand Braudel
 

Florilège - La pensée des autres

Cliquez sur "Florilège..." pour voir la liste des titres des oeuvres

dont vous pourrez lire les extraits.

 

Épictète, Saint Augustin, Arthur Schopenhauer, Blaise Pascal, Stendhal,

Xavier de Maistre, Edgar Allan Poe, Sénèque, Alexandre Dumas,

Poèmes d'amour, Théophile Gautier, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant,

William Duckett, Héloïse, Une Religieuse Portugaise, Nicolas Boileau,

Louis Bourdaloue, Voltaire, Adrien Baillet (biographe de Descartes),

Jean-Jacques Rousseau, Paul Reboux, Émile Zola, Vercors,

Charles de Coster (Till l'Espiègle), Johann Wolfgang von Goethe,

Charles Baudelaire, George Sand, Jonathan Swift, Charles Péguy, Léon Tolstoï...

& Les magazines LIRE

 

Conseils, Trucs Et Astuces

Page 1 - Trucs et astuces glanés ici et là (de A à J)

Page 2 - Trucs et astuces glanés ici et là (de L à Z)

Exemple qui peut vous être fort utile (à l'entrée DENTS) :

DENT CASSÉE Si l'on se casse une dent (ou un morceau de dent) et qu'on la récupère, sachez que le dentiste peut vous la remettre en place. Il faut la conserver dans du lait.

 

Je suis moi-même la matière de mon blog, faite des réponses aux questions que je me suis posées un jour ou l'autre, et à celles qu'on m'a posées.

Vivifiante curiosité !

 

Mise en garde

 

Si vous voulez rechercher un mot dans un "dictionnaire" sur la toile sans tomber

sur des "pseudo-dicos" qui donnent à lire beaucoup d'inexactitudes,

visitez le CNRTL, le site du CNRS qui propose, entre autres,

le Dictionnaire de l'Académie (plusieurs éditions)

et le Trésor de la Langue Française (TLF) : 

CNRTL > Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Voir aussi

le  Dictionnaire Littré - Dictionnaire de la langue française*

La série des Wikimédia — Wikipédia, Wiktionnaire, etc. —

est très intéressante.

Et si vous recherchez un mot familier, populaire ou argotique,

allez visiter le site :

ABC de la langue française  et cliquez sur  Bob

Retrouvez tous ces sites et d'autres encore dans :

>>> Ouvrages de référence qui me sont fort utiles

 

 Conditions d'utilisation du blog : Mamiehiou, qui est propriétaire de ses textes, vous autorise à regarder, copier, télécharger et imprimer les documents qui sont disponibles sur son blog à la condition expresse que ces documents ne soient utilisés qu'à des fins personnelles, ou pédagogiques, dans un but non commercial, qu'ils ne soient pas modifiés et qu'ils portent le nom de leur source : Le blog de Mamiehiou.

[Le Blog de Mamiehiou]

http://mamiehiou.over-blog.com/article-_accueil_-110264108.html

 

"Qui ce qu'il aime plus regarde,

Plus allume son coeur et l'arde."

Le Roman de la Rose, XIIIe siècle.

 

Retour au début de la page

*J'emprunte souvent des définitions du Dictionnaire Littré et je remercie M. Gannaz pour le travail qu'il a accompli afin que le Littré soit sur la toile.

Le texte du dictionnaire est dans le domaine public (70 ans après la mort de tous les contributeurs au dictionnaire). Par contre, l'introduction du balisage XML est une modification substantielle du texte. Elle induit donc un droit d'auteur. Le source XML, comme le HTML de ces pages, est placé sous licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 3.0 non transposé. Chaque produit dérivé du XML du Littré (ou du HTML de ce site) devra donc contenir une référence à ce site ou à moi-même, « François Gannaz, francois.gannaz@littre.org »

Sur http://www.littre.org/faq

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 17:41

Tous les QUIZ

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Si je verbigère à tout-va, c'est bien pour le plaisir des mots. Mais je ne veux en aucun cas sabouler celui qui ne me suivra pas. J'aurais préféré pourtant qu'il meugle, ou bêlotte, ou coquerique à coeur joie.

 

VERBIGÉRER : bavarder sans retenue, de manière incohérente.

SABOULER : tancer vertement, houspiller.

Ce verbe, d'usage classique, est un croisement de saboter, secouer, d'une part, et de bouler (éconduire, envoyer paître), d'autre part.

Voltaire reprend brillamment ce verbe pour son propre compte : "Voilà trois parlements du Royaume que j'ai un peu saboulés". (cit. Lexis).

Voir le site > index des Verbes de LVDV

Merci à l'équipe de La Vie Des Verbes

 

QUIZ 125

La correction suit.

Ce quiz doit beaucoup au site du Garde-mots qui propose des mots à coucher dehors.

 

Complétez les phrases par un des mots suivants :

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique,

bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

1-Ton regard est un feu ardent et je me complais dans la contemplation de son/sa ...... .

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

2-Le/la ...... est un mot porte-manteau comme disent les Anglais, mot-valise comme nous le disons nous-mêmes, si bien imagé. Bon, j'accumoncelle ici les devinettes littéraires. Le paralloïde n'est pas mal non plus !

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

3-On disait ...... ! Maintenant on préfère dire balpeau (peau de balle), des clous, des nèfles, des prunes, des queues de cerise, de la roupie de sansonnet, macache, macache bono, nada, nib, oualou, peau de balle et balai de crin, peau de zébi, que dalle, que tchi, tintin, zéro.

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

4-Une écriture antique bien dure à décrypter, le ......

Nous n'utilisons plus depuis belle lurette cette écriture des orientaux

.pmahc nu snad sécart snollis sed tnemevoum el tnetimi iuq scerG sed te

Une ligne se lit de gauche à droite, la suivante de droite à gauche, et

.nodéhportsuob ne erutircé enU. Tenmevitanretla etius ed isnia

 

 bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

5-Le ......, c'est ainsi qu'on appelait le loup-garou en Bretagne. Si jamais vous croyez vous changer en loup, sachez que vous êtes atteint de lycanthropie et qu'il serait bon que vous mettiez fin à vos délires de taré, afin de ne plus jouer au lycanthrope et de ne pas effrayer votre entourage. Et cessez de vous balader en hurlant les nuits de pleine lune ! Brrr !

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

6-Panne d'électricité ? Tenez le/la ...... sans craindre que la chandelle ne vous coule sur les doigts.

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

7-Si tu n'avais pas négligé de t'instruire, stupide ...... que tu es, tu connaîtrais déjà les solutions aux énigmes que je te pose.

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

8-Il m'a traité de vieux/vieille ...... . J'ai pris un coup de massue. Cela ne m'a pas remonté le moral.

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

9-Un/une ...... est une pierre dressée, tombée du ciel (aérolithe, météorite), considérée comme le siège d'une présence divine, vénérée comme une idole dans le monde arabe et sémitique.

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

10-George Sand a écrit dans La petite Fadette : "comme ils étaient si pareils, on reconnut bien vite que c'étaient deux ......, c'est-à-dire deux jumeaux d'une parfaite ressemblance."

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret, brasillement, boustrophédon, béotien.

 

Phrases complétées

bétyle, bobèche, besson, bloconyme, baderne, bernique, bisclaveret,

brasillement, boustrophédon, béotien.

 

1- Ton regard est un feu ardent et je me complais dans la contemplation de son brasillement.

Brasillement, scintillement comparable à celui de la braise ardente

 

2- Le bloconyme est un Mot porte-manteau comme disent les Anglais, mot-valise comme nous disons, si bien imagé nous-mêmes. Bon, j'accumoncelle ici les devinettes littéraires. Le paralloïde n'est pas mal non plus !

Paralloïdre — Wikipédia

 

3-On disait "Bernique !" Maintenant on préfère dire balpeau (peau de balle), des clous, des nèfles, des prunes, des queues de cerise, de la roupie de sansonnet, macache, macache bono, nada, nib, oualou, peau de balle et balai de crin, peau de zébi, que dalle, que tchi, tintin, zéro. Le Garde-mots

 

4-Une écriture antique, le Boustrophédon

Nous n'utilisons plus depuis belle lurette cette écriture des orientaux

.pmahc nu snad sécart snollis sed tnemevoum el tnetimi iuq scerG sed te

Une ligne se lit de gauche à droite, la suivante de droite à gauche, et

.nodéhportsuob ne erutircé enU. Tenmevitanretla etius ed isnia

 

5-Un bisclaveret est un loup-garou. C'est ainsi qu'on l'appelait en Bretagne. Si jamais vous croyez vous changer en loup, sachez que vous êtes atteint de lycanthropie et qu'il serait bon que vous mettiez fin à vos délires de taré, afin de ne plus jouer au lycanthrope et de ne pas effrayer votre entourage. Et cessez de vous balader en hurlant les nuits de pleine lune ! Brrr !

 

6-Panne d'électricité ? Tenez la bobèche sans craindre que la chandelle ne vous coule sur les doigts.

 

7-Si tu n'avais pas négligé de t'instruire, stupide béotien que tu es, tu connaîtrais déjà les solutions aux énigmes que je te pose.

Les Béotiens passaient pour illettrés parmi les Grecs. La Béotie est une région centrale de la Grèce.

 

8-Il m'a traité de vieille baderne. J'ai pris un coup de massue. Cela ne m'a pas remonté le moral.

Une baderne - Littré : Terme de marine. Tresse plus ou moins large, faite de fils de caret et employée à recouvrir les mâts, les vergues, les câbles, dans les parties que des frottements pourraient détériorer. Grosse tresse en vieilles cordes pour empêcher des bestiaux de glisser par l'effet du roulis.

Sens figuré : Toute chose ou tout individu hors d'état de servir.

 

8-Un bétyle est une pierre dressée, tombée du ciel (aérolithe, météorite), considérée comme le siège d'une présence divine, vénérée comme une idole dans le monde arabe et sémitique.

Étymologie- de l’hébreu beth el, maison de Dieu.

Bétyle — Wikipédia

 

9- George Sand a écrit dans La petite Fadette : "comme ils étaient si pareils, on reconnut bien vite que c'étaient deux bessons, c'est-à-dire deux jumeaux d'une parfaite ressemblance.

Besson : Terme ancien, inusité aujourd'hui, qui signifie jumeau.

En argot : les deux seins. Du latin populaire bissus, lui-même de bis, deux fois.

 

> Trouvez des mots qui commencent par A – QUIZ

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:24

 Tous les QUIZ

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Essayez de retrouver quels auteurs se cachent sous leurs pseudonymes.

 

Cet article est en trois parties.

Les citations et les indices vous aideront peut-être.

Les réponses suivent.

 

QUIZ 19

 

 Première Partie

 

1 - Le surnom* qu'on a donné à Louise LABÉ, poétesse française (1524-1566)

Baise m'encor, rebaise-moi et baise. Donne m'en un de tes plus savoureux...

*Un surnom n'est pas précisément un pseudonyme. Un pseudonyme est un nom d'emprunt, différent du nom officiel, et que la personne concernée se donne à elle-même

 

2 - Alexis Maximovitch PECHKOV, écrivain russe (1868-1936). Il débute sa vie dans la pauvreté ; autodidacte, il écrit et il s'engage dans la politique de son pays.

Chacun voudrait que son voisin ait un peu de conscience, mais personne n'en veut pour soi-même.

 

3 - Carlo LORENZINI, écrivain italien (1826-1890)

Tous les pères sont tous les mêmes ! Vient toujours un moment où ils ne voudraient pas être regardés par leur fils avec les yeux qu'ils leur ont faits.

 

4 - Marie DE RABUTIN-CHANTAL, femme de lettres française (1626-1696)

Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'aujourd'hui, la plus brillante, la plus digne d'envie : enfin une chose dont on ne trouve qu’un exemple dans les siècles passés, encore cet exemple n'est-il pas juste.

 

5 - Anne-Louise Germaine NECKER, romancière et essayiste française d'origine suisse romande (1766-1817)

Il faut, dans nos temps modernes, avoir l'esprit européen.

(Dire cela, à son époque, bravo Madame la Baronne !)

 

6 - Alexis LEGER, poète et diplomate français (1887-1975)

Et c'est assez pour le poète d'être la mauvaise conscience de son temps.

 

7 - Amandine Lucie Aurore DUPIN, baronne DUDEVANT, écrivaine française (1804-1876)

La nature est une œuvre d'art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût

 

8 - Charles DE SECONDAT, écrivain français (1689-1755)

L'effet des richesses d'un pays, c'est de mettre de l'ambition dans tous les cœurs. L'effet de la pauvreté est d'y faire naître le désespoir. La première s'irrite par le travail ; l'autre se console par la paresse.

 

9 - René Brabanzon RAYMOND, écrivain anglais, fils d'un colonel de l'Armée des Indes (1906-1985)

Un des maîtres du roman policier : Pas d'orchidées pour miss Blandish.

 

10- Adeline Virgina STEPHEN, femme de lettres britannique (1882-1941) Qui a peur d'Adeline?

La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue.

 

11 - Marguerite Germaine Marie DONNADIEU, femme de lettres française (1914-1996)

Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit.

 

12 - Alexandre DAVY de la PAILLETERIE, écrivain français (1806-1870)

Un pour tous, tous pour un !

 

Le plus souvent, on connaît mieux

les pseudonymes des auteurs que leurs véritables noms.

 

Solution de la.Première Partie

 

1 La BELLE CORDIÈRE* : Louise LABÉ, poétesse française (1524-1566)

*1-La Belle Cordière n'est pas précisément un pseudonyme, c'est le surnom qu'on a donné à Louise Labé.

 

2 Maxime GORKI : Alexis Maximovitch PECHKOV, écrivain russe (1868-1936)

 

3 Carlo COLLODI : Carlo LORENZINI, écrivain italien auteur de Pinocchio (1826-1890)

 

4 Marquise de SEVIGNE : Marie DE RABUTIN-CHANTAL, femme de lettres française (1626-1696)

 

5 Madame De STAËL : Anne-Louise Germaine NECKER, baronne de STAËL-HOLSTEIN, romancière et essayiste française d'origine suisse romande (1766-1817)

Elle a popularisé les oeuvres romantiques en langue allemande qui n'étaient pas encore connues en France.

 

6 SAINT JOHN-PERSE : Alexis LEGER, poète français (1887-1975)

 

7 George SAND : Amandine Lucie Aurore DUPIN, baronne DUDEVANT, écrivaine française (1804-1876)

 

8 Charles MONTESQUIEU : Charles DE SECONDAT, écrivain français (1689-1755)

 

9 James Hadley CHASE : René Brabanzon RAYMOND, écrivain anglais (1906-1985)

 

10 Virginia WOOLF : Adeline Virgina STEPHEN, femme de lettres britannique (1882-1941)

Qui a peur de Virginia Woolf ?

+pièce de théâtre d'Edward Albee 1962.

+film de Mike Nichols avec Elizabeth Taylor et Richard Burton, 1966.

 

11 Marguerite DURAS : Marguerite Germaine Marie DONNADIEU, femme de lettres française (1914-1996)

 

12 Alexandre DUMAS (père) : Alexandre DAVY de la PAILLETERIE, écrivain français (1806-1870). Il porte le nom de sa grand-mère.

Il est le fils de Thomas Alexandre Davy de la Pailletterie, le Général Dumas qui combattit pendant la Révolution française et le petit-fils du Marquis Davy de la Pailleterie qui émigra à Saint-Domingue et épousa une haïtienne, esclave affranchie, d'origine africaine, Marie-Cessette Dumas.

Il écrivit près de trois cents romans dont Les Trois Mousquetaires.

"Un pour tous. Tous pour un."

 

C'était un homme plein d'esprit en butte parfois au racisme de ceux qui le jalousaient. Un jour, l'un d'eux s'adressa à lui par ces mots :

« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?

- Mais très certainement. Mon père était un mulâtre mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »

Ce fut là sa réponse.

 

Il est le père de l'écrivain Alexandre Dumas fils (1824-1895) dit Dumas fils, auteur entre autres de La Dame aux Camélias.

 

J'ai beaucoup d'admiration et de tendresse pour Alexandre Dumas qui était un homme exquis. Ses romans sont baignés d'Histoire. Son livre Mes Mémoires sont d'une grande richesse d'événements et d'émotions

 

 

Suite du quiz Deuxième Partie

 

J'ai parfois masqué le prénom lorsqu'il est le même que celui du pseudo

pour rendre la recherche moins facile.

 

13-Natacha TCHERNIAK, femme de lettres française (1900-1999)

La poésie dans une œuvre, c'est ce qui fait apparaître l'invisible.

 

14-T..... Streckfus PERSONS, écrivain américain (1924-1984)

L'échec est l'épice qui donne sa saveur au succès

 

15-A...... François THIBAULT, écrivain français (1844-1924)

Il est dans la nature humaine de penser sagement et d'agir d'une façon absurde.
 
16-André STORMS, écrivain français (1911-2004)
L'un des professeurs, M. de l'Aiguille, dans le calme de son bureau, traçait quelques lignes en face du nom de chaque futur officier. Lorsqu'il arriva à celui de Napoleone Buonaparte, seize ans, quinze jours, il écrivit ces lignes prophétiques « Corse de nation et de caractère, ce jeune homme irait loin si les circonstances le favorisaient. »
Il nous a gratifiés d'excellentes émissions à la télévision et il a animé pendant 46 ans, sur France Inter, l'émission La Tribune de l'histoire.
 

17-Je demande ici le pseudonyme que Victor Hugo emprunta lors de la représentation de Hernani où se livra une bataille fameuse. On reçut, pour assister à la pièce, un petit carré de papier rouge, sorte de passe, où était inscrit le mot espagnol signifiant fer. Il fallait que la jeunesse romantique luttât bravement comme le héros de la pièce !

Vous êtes mon lion superbe et généreux !

Polémique autour de Mademoiselle Mars qui refusait de dire ce vers. Elle avait cinquante ans, elle jouait Doňa Sol !

 

18-O... Fingall O'FLAHERTIE-WILLS, écrivain irlandais (1854-1900)

I can resist everything except temptation.

Je peux résister à tout sauf à la tentation.

Il avait pour parrain le roi de Suède, O.... , qui se fit opérer de la cataracte par le père de l'écrivain susnommé et qui voulut ainsi prouver sa reconnaissance.

 

19-François de MONCORBIGA, poète français (1431-?)

Ballade ultime aux compagnons d'infortune !

[...]

Grivelé meurtri de picon
A limite de défaçon
J'ai cheveu gris trogne livide
Estomac creux et bourse vide
Détraîné par gueux et larrons
Comme un ribaud qu'âge côtoie
Je traîne mes plaies et ma croix
Corde de pendu dans les doigts
Sous le gibet de Montfaucon
Le sais-tu Pierre Baubignon ?

[...]

 

20- François Marie AROUET, écrivain français (1694-1778)

Il faut toujours que ce qui est grand soit attaqué par les petits esprits.

 

21-Charles Lutwidge DODGSON, écrivain et mathématicien anglais (1832-1898)

Alice - Oh, but that's nonsense. Flowers can't talk.
The Rose - But of course we can talk, my dear.

Orchid - If there's anyone around worth talking to.
Daisy - Or about.

Alice- Oh mais c'est absurde. Les fleurs ne peuvent pas parler.

The Rose - Mais bien sûr que nous savons parler, ma chère.

Orchid - S'il y a quelqu'un par ici qui soit digne qu'on lui parle.

Daisy - Ou s'il y a quelqu'un qui soit digne qu'on parle de lui.

Traduction de mamiehiou, à améliorer sûrement !

 

22-Thomas Labnier WILLIAMS, écrivain américain (1911-1983)

Don't look forward to the day you stop suffering, because when it comes you'll know you're dead.

N'attendez pas le jour où vous cesserez de souffrir, car quand il viendra vous saurez que vous êtes morts.

 

23-Frédéric Louis SAUSER, écrivain suisse naturalisé français (1887-1961)

Le seul fait d'exister est un véritable bonheur

 

24-Marie Jean Antoine Nicolas DE CARITAT (1743-1794) Philosophe, savant, acteur de la Révolution Française, profondément républicain, il a défendu, entre autres, la cause des femmes et le droit de vote.

Qu'importe que tout soit bien, pourvu que nous fassions en sorte que tout soit mieux qu'il était avant nous.

 

.Solution de la.Deuxième Partie

 

13-Nathalie SARRAUTE : Natacha TCHERNIAK, femme de lettres française (1900-1999)

 

14-Truman Garcia CAPOTE : Truman Streckfus PERSONS, écrivain américain (1924-1984)


15-Anatole FRANCE : Anatole François THIBAULT, écrivain français (1844-1924)

16-André CASTELOT : André STORMS, écrivain français (1911-2004)

 

17-HIERRO : Victor HUGO (1802-1885)

Rappelez-vous Victor Hugo. Ses vers inoubliables, toujours prêts à surgir du fond de votre coeur exalté !

Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, [… ]

 

Ô l'amour d'une mère ! amour que nul n'oublie !
Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !

[… ]

Recueil Les Feuilles d'automne

 

18-Oscar WILDE : Oscar Fingall O'FLAHERTIE-WILLS, écrivain irlandais (1854-1900)

 

19-François VILLON : François de MONCORBIGA, poète français (1431-?)

 

20-VOLTAIRE : François Marie AROUET, écrivain français (1694-1778)

D'autres pseudonymes de Voltaire : Eratou, M. Ecrelinf, Docteur Ralph, Père Quesne.

 

21-Lewis CAROLL : Charles Lutwidge DODGSON, écrivain et mathématicien anglais, auteur de Alice au pays des merveilles (1832-1898)

 

22-Tennessee WILLIAMS : Thomas Labnier WILLIAMS, écrivain américain (1911-1983)

 

23-Blaise CENDRARS : Frédéric Louis SAUSER, écrivain suisse naturalisé français (1887-1961)

 

24-CONDORCET : Marie Jean Antoine Nicolas DE CARITAT (1743-1794)

 

Suite du quiz Troisième Partie

 

25 - Jacques BOUTTELEAU, écrivain français (1884-1968)

Porcelaine de Limoges

 

26 - Louis POIRIER, écrivain français (1910-....)

Le rivage des Syrtes

 

27 - Georges MOINEAUX, écrivain français (1858-1929)

Messieurs les ronds-de-cuir

 

28 - René-François-Armand PRUD'HOMME, poète français (1839-1907)

Le vase brisé (poème)

 

29 - Henri BEYLE (1783-1842), écrivain français

Lucien Leuwen

 

30 - Pierre FREDY, historien français (1863-1937)

L'Histoire Universelle où il prône l'éducation et le sport pour tous.

 

31-Téodor Jozef K. KORZENIOWSKI, écrivain anglais (1837-1924) – Grand amoureux de la mer

Lord Jim

 

32 - François DE SALIGNAC DE LA MOTHE, homme d'église et écrivain français (1651-1715)

Télémaque

 

33 - Anna Margaret HAYCRAFT, écrivaine britannique (1932-2005)

La trilogie du jardin d'hiver

 

34 - Philippe JOYAUX, écrivain français (1936-...)

Femmes

 

35 - France GOURDJI, née EL LIACHEFF, journaliste, écrivaine, femme politique française (1916-2003)

Le Bon plaisir

 

36 - Nicolas Vassilievitch G. JANORISKI, écrivain russe (1809-1852)

Les Âmes mortes


37 - Emile Salomon Wilhelm HERZOG, écrivain français (son pseudonyme est devenu son nom légal en 1947) (1885-1967)

Climats

 

38 - Jean Bruno Wladimir François-de-Paule LEFEVRE D'... , écrivain français (1925-....)

Au plaisir de Dieu

 

39 - Michel EYQUEM, écrivain français (1533-1592)

Essais

 

40 - Jean-Baptiste POQUELIN, auteur comique français (1622-1673)

Dom Juan

 

41 - Louis Marie Julien VIAUD, écrivain français (1850-1923)

Pêcheurs d'Islande

 

42 - Chloe Ardelia WOFFORD, femme de lettres, prix Nobel de littérature 1993, née à Lorain (Etats-Unis)

Beloved

 

43 - Isidore Julien DUCASSE, écrivain français (1846-1870) Il connaissait bien l'univers pataphysique !

Les Chants de Maldoror

 

44 – Deux pseudonymes pour R. KACEW, écrivain français (1914-1980)..... Il se paie le luxe de recevoir deux fois le Prix Goncourt, chose interdite.

Les Racines du ciel - La vie devant soi

 

45 - Louis FARIGOULE, écrivain français (1885-1972)

Knock ou le triomphe de la médecine

 

46 - François Jules SUISSE, philosophe, homme d'état français (1814-1896)

La Femme au XXe siècle

 

47 - Michel THOMAS, écrivain français (1956-....)

Prix Goncourt 2010. Les Particules Elémentaires

 

48 - Jean Pierre Lucien OSTY, écrivain français (1920-....)

Les Naufragés du Soleil

 

49 - Françoise LILAR, femme de lettres belge (1930-....)

Ni vous sans moi, ni moi sans vous

 

50 - Louis CARETTE, écrivain belge (1913-.....)

Les Elans du Cœur

 

51 - Jean-Baptiste ROSSI, écrivain, scénariste et réalisateur français (1931-2003)

L'Eté Meurtrier

 

52 - Randy GOLDFIELD, femme de lettres américaine (1949-2004)

Switcheroo, La Femme de mon mari ou Changement de partenaire

 

53 -Pierre DUMARCHEY, écrivain français (1882-1970)

La Bandera

 

54 - François Marie AROUET, écrivain français

(1694-1778)

Zadig

 

55 - Lev Aslanovitchy TARASSOF, écrivain français (1911-2007)

Les semailles et les Moissons

 

56 - Luc de CLAPIERS, marquis écrivain français (1715-1747)

Introduction à la connaissance de l'esprit humain

 

57 - Mme Louis ARAGON, ex-Mme TRIOLET, née KAGAN, femme de lettres et Résistante française (1896-1970)

Roses à crédit

 

58 - Frédérique AUDOIN-ROUZEAU, femme de lettres française (1957-....)

Les Jeux de l'amour et de la mort

 

59 - Roger WORMS, écrivain, journaliste et Résistant français (1919-1994)

Il a participé à la création du journal Combat. - Il a été responsable de l'émission de télévision Pour le Plaisir.

Parce que c'était lui

 

60 - Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine CLEENEWERCK de CRAYENCOUR, femme de lettres française (1903-1987)

Mémoires d'Hadrien

 

61 - Frédéric Charles BARGONE, écrivain français (1876-1957)

Les Civilisés

 

62 - Jean François RICARD, écrivain (1924-2006)

L'obsession anti-américaine

 

63 - Françoise QUOIREZ, écrivaine française (1935-2004)

Aimez-vous Brahms ?

 

64 - M. KESSEL, écrivain et homme politique français (1918-2009)

Les Rois Maudits

 

65 - Boris VIAN

L'Ecume des Jours - J'irai cracher sur vos Tombes

.Solution de la.Troisième Partie

 

25 - Jacques CHARDONNE : Jacques BOUTTELEAU, écrivain français (1884-1968)

Porcelaine de Limoges

 

26 - Julien CRACQ : Louis POIRIER, écrivain français (1910-....)

Le rivage des Syrtes

 

27 - Georges COURTELINE : Georges MOINEAUX, écrivain français (1858-1929)

Messieurs les ronds-de-cuir

 

28 - SULLY PRUD'HOMME : René-François-Armand PRUD'HOMME, poète français (1839-1907)

Le vase brisé (poème)

 

29 - STENDHAL : Henri BEYLE (1783-1842), écrivain français

Lucien Leuwen

 

30 - Pierre de COUBERTIN : Pierre FREDY, historien français

(1863-1937)

L'Histoire Universelle où il prône l'éducation et le sport pour tous.

 

31- Joseph CONRAD : Téodor Jozef Konrad KORZENIOWSKI, écrivain anglais (1837-1924) – Grand amoureux de la mer

Lord Jim

 

32 - François FENELON : François DE SALIGNAC DE LA MOTHE, homme d'église et écrivain français (1651-1715)

Télémaque

 

33 - Alice Thomas ELLIS : Anna Margaret HAYCRAFT, écrivaine britannique (1932-2005)

La trilogie du jardin d'hiver

 

34 - Philippe SOLLERS : Philippe JOYAUX, écrivain français (1936-...)

Femmes

 

35 - Françoise GIROUD : France GOURDJI, née EL LIACHEFF, journaliste, écrivain, femme politique française (1916-2003)

Le Bon plaisir

 

36 - GOGOL : Nicolas Vassilievitch GOGOL JANORISKI, écrivain russe (1809-1852)

Les Âmes mortes

37 - André MAUROIS : Emile Salomon Wilhelm HERZOG, écrivain français (devenu son nom légal en 1947) (1885-1967)

Climats

 

38 - Jean d'ORMESSON : Jean Bruno Wladimir François-de-Paule LEFEVRE D'ORMESSON, écrivain français (1925-....)

Au plaisir de Dieu

 

39 - MONTAIGNE : Michel EYQUEM, écrivain français (1533-1592)

Essais

 

40 - MOLIERE : Jean-Baptiste POQUELIN, auteur comique français (1622-1673)

Dom Juan

 

41 - Pierre LOTI : Louis Marie Julien VIAUD, écrivain français (1850-1923)

Pêcheurs d'Islande

 

42 - Toni MORRISON (Chloe Ardelia WOFFORD, femme de lettres, prix Nobel de littérature 1993, née à Lorain (Etats-Unis)

Beloved

 

43 - Comte de LAUTREMONT : Isidore Julien DUCASSE, écrivain français (1846-1870) Il connaissait bien l'univers pataphysique !

Les Chants de Maldoror

 

44 – Deux pseudonymes Romain GARY et Emile Ajar : Romain KACEW, écrivain français (1914-1980)..... Il se paie le luxe de recevoir deux fois le Prix Goncourt, chose interdite.
Les Racines du ciel & La vie devant soi

45 - Jules ROMAINS : Louis FARIGOULE, écrivain français

(1885-1972)

Knock ou le triomphe de la médecine


46 - Jules SIMON : François Jules SUISSE, philosophe, homme d'état français (1814-1896)

La Femme au XXème siècle

 

47 - Michel HOUELLEBECQ : Michel THOMAS, écrivain français (1956-....)

Prix Goncourt 2010. Les particules élémentaires

 

48 - Jean LARTEGUY : Jean Pierre Lucien OSTY, écrivain français (1920-....)

Les Naufragés du Soleil

 

49 - Françoise MALLET-JORRIS : Françoise LILAR, femme de lettres belge (1930-....)

Ni vous sans moi, ni moi sans vous*

Voir à la fin de l'article*

 

50 - Félicien MARCEAU : Louis CARETTE, écrivain belge (1913-.....)

Les Elans du Cœur

 

51 - Sébastien JAPRISOT : Jean-Baptiste ROSSI, écrivain, scénariste et réalisateur français (1931-2003)

L'Eté Meurtrier

 

52 - Olivia GOLDSMITH : Randy GOLDFIELD, femme de lettres américaine (1949-2004)

Switcheroo, La Femme de mon mari ou Changement de partenaire

 

53 - Pierre MAC ORLAN : Pierre DUMARCHEY, écrivain français (1882-1970)

La Bandera

 

54 - VOLTAIRE : François Marie AROUET, écrivain français

(1694-1778)

Zadig

 

55 - Henri TROYAT : Lev Aslanovitchy TARASSOF, écrivain français (1911-2007)

Les semailles et les Moissons


56 - VAUVENARGUES : Luc de CLAPIERS, marquis écrivain français (1715-1747)

Introduction à la connaissance de l'esprit humain

 

57 - Elsa TRIOLET : Mme Louis ARAGON, ex-Mme TRIOLET, née KAGAN, femme de lettres et Résistante française (1896-1970)

Roses à crédit

 

58 - Fred VARGAS ; Frédérique AUDOIN-ROUZEAU, femme de lettres française (1957-....)

Les Jeux de l'amour et de la mort

 

59 - Roger STEPHANE : Roger WORMS, écrivain, journaliste et Résistant français (1919-1994)

Il a participé à la création du journal Combat. - Il a été responsable de l'émission de télévision Pour le Plaisir.

Parce que c'était lui

 

60 - Marguerite YOURCENAR : Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine CLEENEWERCK de CRAYENCOUR, femme de lettres française (1903-1987)

Son pseudonyme est un anagramme de son nom, une lettre en plus.

Mémoires d'Hadrien

 

61 - Claude FARRERE : Frédéric Charles BARGONE, écrivain français (1876-1957)
Les Civilisés

 

62 - Jean François REVEL ; Jean François RICARD, écrivain (1924-2006)
L'obsession anti-américaine

63 - Françoise SAGAN : Françoise QUOIREZ, écrivaine française (1935-2004)

Aimez-vous Brahms ?

 

64 - Maurice DRUON : M. KESSEL, écrivain et homme politique français (1918-2009)

Les Rois Maudits

 

65 - Bison Ravi / Vernon Sullivan : Boris VIAN, écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), défenseur de la Pataphysique* (1920-1959)

Ah ! Boris, quel romancier autre que toi a le mieux bercé ma jeunesse ?

L'Ecume des Jours

J'irai cracher sur vos Tombes

Note : *La Pataphysique est "la science des solutions imaginaires" (Alfred Jarry)

Patte à physique, pâte à physique, pas ta physique

 

 

Article connexe > Quelques surnoms peu amènes d'écrivains

 

*Ni vous sans moi, ni moi sans vous

Marie de France - Le lai du Chevrefeuille (Tristan et Iseut)
XIIe siècle
"Et lors tous deux sont-ils unis
"Tel le chèvrefeuille enlacé
"Avec le tendre coudrier :
"Tant qu'il est étroitement pris
"Autour du fût où il se lie,
"Ensemble peuvent-ils durer,
"Mais qu'on vienne à les séparer,
"Le coudrier mourra bientôt
"Et le chèvrefeuille aussitôt.
"— Or, belle amie, ainsi de nous :
"Ni vous sans moi, ni moi sans vous "
(traduction de Françoise Morvan, Actes sud).
 
Texte de Marie en anglo-normand
D’euls deus fu il tut autresi
Cume del chevrefoil esteit
Ki a la codre se perneit.
Quant il s’i est laciez e pris
E tut entur le fust s’est mis,
Ensemble poёnt bien durer.
Mes ki puis les volt desevrer,
Li codres muert hastivement
E li chevrefoil ensement.
Bele ami, si est de nus:
Ne vus sanz mei ne mei sanz vus.’
 
Marie de France citée dans > Petite histoire de la Langue Française - Chapitre 4 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe s.- Deuxième Partie : La poésie lyrique - La littérature antique - La littérature courtoise

 

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:21

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L'heure du bilan avait sonné. Désastreux est un terme trop doux pour le qualifier ; cataclysmal serait plus près de la réalité.

On avait vu gesticuler toutes sortes de fous : des barjots, des cinglés, des branquignols, des timbrés, des farfelus, des détraqués, des dingues, des braques, des énergumènes excentriques, des toufous, des mabouls, des brindezingues, et même des fadas, des toc-toc, des hystériques, au pire des forcenés, des névrosés et des paraphréniques.

Je merdoierais immanquablement si je voulais décrire par le menu les exactions dont j'avais été témoin.

 

Il en avait plu des coups, des coups bas et des coups fourrés, des coups d'épée dans l'eau, des coups de boutoir, des coups de l'étrier, des coups de bambou, des coups de tête et des coups de poings, des coups d'essai et des coups de maître, des petits coups et même des grands coups, des coups de Trafalgar, des coups du Père François, des coups de coude et des coups de bec, des coups de talons et des coups de triques, des coups de poignards et des coups de pieds au cul qui n'avaient pas toujours atteint leur but. Les coups de foudre n'eurent pas leur place.

On dut reconnaître après coup que tout avait été inutile et vain.

On ne savait plus contre qui l'on s'était battu. On ne savait plus pourquoi l'on s'était battu.

On en était là.

Les Utopinambourgeois étaient décimés et ceux qui restaient, ébahis, ahuris, sidérés, médusés même, revenaient du cauchemar où ils avaient sombré. Ils comprirent qu'ils s'étaient fait amoustarder. Ils n'étaient pas fiers de s'être laissé emporter par les acrimonieuses paroles de leaders avides de semer partout la zizanie.

On avait été subjugué par l'habileté avec laquelle ces tribuns maniaient leur arme : la langue. Leurs belles paroles, enrobées de fiel, avaient engendré le pire.

La langue s'appelle langue parce qu'elle lèche. Elle lèche en flattant, elle mord en médisant, elle tue en mentant. Elle lie et ne peut être liée : elle est glissante et on ne peut la tenir : mais elle s'échappe et elle est trompée. Elle glisse comme l'anguille, elle pique comme une flèche... elle est douce et rusée, large et prête à épuiser le bien et à mélanger le mal. "Qui garde sa langue garde son âme : parce que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue"*

 

Le calme revenu, on pansait ses plaies, on enterrait ses morts. Ce quoi faisant, on songeait déjà à se reconstruire.

 

Il avait été trop facile de se laisser berner. Et aujourd'hui encore nous nous laissons fasciner par l'éloquence de ceux qui disent nous vouloir du bien. Est-il à la portée de tous de rester vigilants ? Sommes-nous toujours capables de lucidité quand nous nous laissons emporter par les belles promesses de ceux qui n'ont qu'un seul but, inavouable du reste : le pouvoir ?

La manipulation mentale a encore de beaux jours devant elle.

.....................................................................................

*La langue s'appelle langue [...] "Qui garde sa langue garde son âme : parce que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue" (Prov. XVIII, 21) Saint Bernard, TRAITÉ DE LA MAISON INTÉRIEURE, Chap. XXVII Des défauts et des abus de la langue

 

NOTES

Les Utopinambourgeois étaient décimés

décimer, faire périr en grand nombre.

(Vieilli) mettre à mort une personne sur dix.

 

les acrimonieuses paroles de leaders avides de semer partout la zizanie.

les paroles aigres, acerbes

 

Je merdoierais immanquablement si je voulais décrire par le menu les forfaits, les exactions dont j'avais été le témoin.

Merdoyer (populaire) s'embrouiller

Je m'embrouillerais inévitablement si je voulais décrire en détails les forfaits, les exactions

les exactions, les actes de violence

 

ceux qui restaient, ébahis, ahuris, sidérés, médusés même, revenaient du cauchemar

Médusé : le mot vient du nom Méduse, l'une des trois Gorgones dans la mythologie grecque. Les deux autres étant ses soeurs Euryale et Sthéno. Vous regardez ses yeux et elle vous pétrifie. (elle vous change en pierre). Sa chevelure est entrelacée de serpents.

 

Ils comprirent qu'ils s'étaient fait amoustarder.

Amoustarder (argot ancien) tromper, duper.

FAIT suivi d'un infinitif est invariable

L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés

 

l'habileté avec laquelle ces tribuns maniaient leur arme : la langue.

Un tribun, un orateur habile qui sait s'adresser à la foule.

Sens figuré : factieux qui cherche à soulever la foule en faisant semblant de défendre ses intérêts.

 

Leurs belles paroles, enrobées de fiel, avaient engendré le pire.

Fiel, synonyme de bile

Sens figuré : haine, animosité, humeur caustique - Littré

 

Ce quoi faisant, on songeait déjà à se reconstruire.

En faisant cela

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 17:52

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QUIZ 124

Trouvez le mot juste qui commence par A.

 

Choisissez parmi les substantifs suivants pour compléter les phrases.

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

1- Mon pauvre Léon, non seulement tu n'arrives pas à te décider mais tu te refuses à agir. Il faudrait soigner ton ..... .

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

2- « Chère madame, je dirais que votre fils est un élève appliqué, scrupuleux, exact, précis, rigoureux.

Quelle horreur ! Souffrirait-il d'..... ? »

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

3- « Ne pourrais-tu pas pour une fois m'aider au ménage ? Es-tu frappé d'..... , de paralysie ou d'apathie chronique ?

Ne cherche pas, ma chérie, c'est la paresse, simplement la paresse. »

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

4- « Je prendrai aujourd'hui ma robe rouge. Oh non, peut-être ma verte, si je la trouve !

Qu'importe ! Ma pauvre Aglaé ton ..... t'empêche de voir la différence. »

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

5- Fais jouer ton sens du graphisme et de la symétrie, que je m'amuse à la double lecture de tes ..... .

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

 

Choisissez parmi les adjectifs suivants pour compléter les phrases.

Abstème Adamantin Alexipharmaque Coruscant Acratopège

6- Quand je plonge éperdument dans ton regard ..... , ce sont tous les trésors du monde que j'y découvre.

Abstème Adamantin Alexipharmaque Coruscant Acratopège

7- Continue à me parler, chère Héloïse, ton esprit ..... ne cesse de m'éblouir.

Abstème Adamantin Alexipharmaque Coruscant Acratopège

8-Tu es bien bourré, mon ami. Moi qui croyais que tu étais ..... .

Abstème Adamantin Alexipharmaque Coruscant Acratopège

9- Franchement ma pauvre Lucette, ton nouveau petit ami est véritablement ..... , sans odeur, sans saveur, sans piquant. L'ennui incarné !

10- Sache, mon amour que je veux te donner une liqueur ..... qui te guérira de tous tes tourments.

Abstème Adamantin Alexipharmaque Coruscant Acratopège

 

SOLUTION

Choisissez parmi les substantifs suivants pour compléter les phrases.

Acheiropodie Achromatopsie Ambigramme Acribie Aboulie

1-Aboulie > Mon pauvre Léon, non seulement tu n'arrives pas à te décider mais tu te refuses à agir. Il faudrait soigner ton aboulie.

2-Acribie > « Chère madame, je dirais que votre fils est un élève appliqué, scrupuleux, exact, précis, rigoureux.

Quelle horreur ! Souffrirait-il d'acribie ? »

3-Acheiropodie > « Ne pourrais-tu pas pour une fois m'aider au ménage ? Es-tu frappé d'acheiropodie, de paralysie ou d'apathie chronique ?

Ne cherche pas, ma chérie, c'est la paresse, simplement la paresse. »

4-Achromatopsie > « Je prendrai aujourd'hui ma robe rouge. Oh non, peut-être ma verte !

Qu'importe ! Ma pauvre Aglaé ton achromatopsie t'empêche de voir la différence. »

5-Ambigramme > Fais jouer ton sens du graphisme et de la symétrie, que je m'amuse à la lecture de tes ambigrammes. 

 

Choisissez parmi les adjectifs suivants pour compléter les phrases.

Abstème Adamantin Alexipharmaque Coruscant Acratopège

6-Adamantin > Quand je plonge éperdument dans ton regard adamantin, ce sont tous les trésors du monde que j'y découvre.

7-Coruscant > Continue à me parler, chère Héloïse, ton esprit coruscant ne cesse de m'éblouir.

8-Abstème > Tu es bien bourré, mon ami. Moi qui croyais que tu étais abstème.

9-Acratopège > Franchement ma pauvre Lucette, ton nouveau petit ami est véritablement acratopège, sans odeur, sans saveur, sans piquant. L'ennui incarné !

10- Alexipharmaque > Sache, mon amour que je veux te donner une liqueur alexipharmaque qui te guérira de tous tes tourments.

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 08:20

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LE REGARD DES AUTRES

 

Dans un pays du nord, fort éloigné du nôtre, vivait un jour un jeune garçon, si petit, si contrefait, qu'on avait peine à reconnaître qu'il appartenait à la famille des humains. Comme si le sort avait pris plaisir à s'acharner sur lui davantage, il avait perdu son père et sa mère, sitôt sorti de l'enfance. Tous les deux avaient succombé à des maladies inconnues, et le pauvre orphelin entendait douloureusement autour de lui, les murmures d'une suspicion malveillante.

 

Ainsi était-il resté seul, abandonné de tous, à vivre dans la petite cabane que son père avait construite au plus profond du bois. C'était tant bien que mal qu'il avait survécu, grâce à son côté débrouillard et inventif, comme l'avaient fait les chasseurs-cueilleurs et les pêcheurs à l'origine de l'humanité.

 

August, c'était là son nom, nom qui collait, à la vérité, bien mal à sa figure, August donc, s'était fait une vie bien réglée.

 

Il se postait chaque matin sous le porche de l'église du village et ne tendait pas la main. Si les regards sensibles s'étaient posés sur sa mine disgracieuse à faire peur, on n'aurait pas hésité à le bastonner illico pour le faire déguerpir car on aurait craint qu'il ne fît avorter les femmes grosses et tourner le lait dans les mamelles des allaitantes. Alors il se cachait soigneusement le visage des deux mains, sa capuche trouée de part en part ne l'eût pas assez protégé.

Assis en tailleur sur le sol le plus souvent glacé, il déposait devant lui un vieux nid d'hirondelle où venaient parfois s'entrechoquer quelques rares pièces jaunes que les paroissiens les moins insensibles lui concédaient dans l'espoir de gagner la reconnaissance du ciel. À le voir si mal loti, certains étaient convaincus qu'il portait les stigmates de crimes ancestraux, comme le leur avait appris la Bible en ses textes anciens, les fautes des parents retombant fatalement sur leurs enfants.

 

On sait bien aujourd'hui que cela n'est pas vrai, mais le pasteur n'était pas homme à jouer l'exégète. De sa voix tonitruante sous les voûtes romanes, il hypnotisait les consciences, et ses brebis, qu'elles fussent fidèles ou égarées, croyaient dur comme glace, qu'Adam était leur père et Ève leur mère. Quant à cette dernière, ils auraient préféré ne pas en être aussi sûrs quand ils en connaissaient la fâcheuse crédulité.

Ainsi, dès matines, August se tenait-il devant la vieille église. L'obscurité était presque totale, puisque, comme on le sait, le soleil ne se lève pas avant le jour. Seules quelques lanternes tremblotantes jetaient comme à regret leurs lueurs craintives sur le pauvre hère. À cette heure-là, il ne récoltait rien, car les mains qui passaient à la hauteur de sa tête étaient dévotement mais bien douillettement recroquevillées dans leurs moufles.

 

Il n'était rien. Il n'existait pas. Il se serait changé brusquement en statue de granit pour devenir le compagnon anachronique des apôtres alignés depuis des siècles sur l'archivolte du tympan évangélique, personne ne s'en fût aperçu. On l'eût pris pour un monstre grimaçant, une gargouille égarée comme on savait si bien les imaginer en un temps où l'enfer était pavé de braises.

Il restait là, heureux, patient, serein, dans l'attente qu'il se passât, pour lui seul, chaque jour, un événement miraculeux.

Lorsque l'office se terminait, il regardait entre ses doigts, sortir un à un, comme des fantômes vêtus de noir, les hommes et les femmes dont le coeur était tout vibrant de cantiques. Le sermon portait parfois sur la charité. C'étaient ces jours-là que quelques piécettes tombaient dru.

Lorsque l'église s'était vidée corps et âmes, August y pénétrait, frissonnant de froid et de joie imminente. Il s'assoyait sur la stalle sculptée, patinée depuis des lustres par de pieuses fesses et interdite au commun des mortels, il ôtait sa capuche devenue inutile, et se mettait à regarder fixement la madone, noble et accueillante, debout sur l'encorbellement. C'était la chose la plus belle qu'il lui fût donné de voir. Avec sa longue robe blanche, la ceinture bleu ciel qui marquait sa taille, la couronne d'étoiles qui flamboyait à la lueur des cierges, la statue de Marie resplendissait. Le visage, empreint de douceur et d'exquise aménité gratifiait August d'un sourire virginal.

Le coeur d'August était comblé.

Il se passait des heures avant que le contemplateur à l'âme sensible, touché par le silence et la sainteté du lieu, se mit à voir s'animer la madone impassible.

Que ce fût la rémanence rétinienne qui veut que, quand on regarde longtemps un point, un halo lumineux et coloré se crée autour de lui, dû à l'infinitésimal et involontaire mouvement de la pupille, ou bien qui sait, un effet de ses neurones miroirs, August voyait clairement une jeune femme devant lui, attentive à sa présence et qui ne détournait pas le regard comme les autres femmes avaient coutume de le faire. Une aura arc-en-ciel vibrait autour d'elle, comme si l'Arche d'Alliance1 l'eût sanctifiée.

 

Chaque jour, August restait là, absorbé, fasciné, captivé, ébloui, jusqu'à ce que la voix tonnante du pasteur, partie du fond de l'abside, ne retentît pour lui reprocher mille maux.

August se levait, tremblant, pris sur le fait comme un mauvais larron. Il s'enfuyait à toutes jambes pour rejoindre dans son bois la tranquillité retrouvée où seules les biches, ses compagnes, venaient à sa rencontre et broutaient délicatement dans ses mains les rares brins d'herbe cueillis sous la neige.

 

August n'était ni stupide ni superstitieux. Il savait bien que ce n'était pas la vraie Vierge Marie qui lui souriait : il était assez lucide pour reconnaître qu'il n'avait rien d'un saint et que l'Immaculée Conception, comme elle se nomme elle-même, n'avait pas le dessein de lui apparaître. Mais il lui était doux de s'en laisser accroire, et il renouvelait chaque jour ce plaisir, assis sur le siège vénérable, pour s'imaginer qu'il appartenait à une essence supérieure digne d'une cour sacerdotale.

 

On pourrait s'étonner de voir que dans ce bout du monde, le luthéranisme n'avait pas pu accomplir son oeuvre intégrale de destruction de la foi papiste. On était encore sensible au pouvoir d'intercession des saints et l'on aimait à les célébrer sans en être inquiété par une hiérarchie autoritaire mais beaucoup trop éloignée pour qu'elle se souciât du salut de ces âmes perdues au diable vauvert. C'est pourquoi l'on entendait souvent raconter en chaire l'épopée malheureuse de la croisade de Saint Erik, et là encore se transmettaient de génération en génération Les Révélations de Sainte Brigitte qui remit le roi Magnus dans le droit chemin.

 

Ah ! Comme on était loin des crises de conscience qui sévissaient dans le pays ! Et des querelles théologiques qui donnaient lieu à des discussions sans fin ! Dans la petite île perdue d'August, on n'avait jamais entendu parler ni de piétisme, ni de jésuitisme, ni de rationalisme, ni de libre pensée.

 

Mais comment n'être pas surpris de la présence de la belle madone, gracieuse et transcendante, tout nouvellement arrivée dans ce lieu iconoclaste ? Il faudrait raconter l'odyssée de ce pauvre pêcheur d'Islande2 perdu en haute mer, menacé de naufrage, que les vagues avaient emporté vers ce bout de terre inconnue. Il avait été sauvé de justesse grâce à ses prières mariales, et il avait laissé sur le rivage, havre salvateur, la madone qui venait tout droit de France, comme cadeau à cette île qui ne figurait même pas sur ses cartes marines, vieux portulans à mettre à jour.

Les villageois avaient trouvé la statue, sans savoir comment elle avait échoué là, don du ciel assurément, et elle fut transportée en grande pompe dans la maison de Dieu, où depuis elle ne cessait d'émouvoir les coeurs.

Surtout celui d'August.

 

Il faut dire que le village offrait bien peu de distractions. Trois ou quatre fois l'an, venait du continent un cinématographe ambulant qui proposait des films projetés sur une grande toile blanche tendue entre deux troncs dénudés. Tous, ravis de ce divertissement, donnaient leur écot. Grâce à sa petite taille, August parvenait à se faufiler et à se faire passer pour un enfant. C'était gratis pour lui. Quelques malotrus avaient parfois bien envie de le dénoncer, mais on les poussait du coude en leur intimant de n'en rien faire. Tous n'étaient donc pas aussi mauvais. On subodore même que certains avaient pitié de lui, mais, de nature moutonnière, ils s'en cachaient bien. C'étaient les films du cinématographe qui avaient donné à August l'idée qu'autre chose existait au-delà de la mer, que son pays ne se bornait pas aux plages de cailloux blessants et aux falaises crayeuses qui devenaient violettes au soleil couchant, bords de mer qu'il avait parcourus maintes fois et qu'il aimait, particulièrement lorsque les vagues déchaînées crachaient leur écume mousseuse et venaient s'écraser en grands flocs. C'était un jeu excitant que de marcher trop près du rivage au risque qu'une lame scélérate l'arrachât de ses griffes monstrueuses.

La conviction qu'il avait, qu'un monde existait tout autour de son île, s'était renforcée le jour où il avait dérobé dans le presbytère Le merveilleux voyage de Nils Holgerson3 qu'il avait lu et relu avidement. Il aurait bien voulu, comme Nils, chevaucher l'oie vagabonde, et puis franchir les mers pour ne plus revenir.

 

Partir... Partir...

 

August restait des heures et des jours plongé dans ses rêveries. Bientôt, il se mit à regretter le temps où la contemplation de la madone remplissait son coeur et suffisait à son imagination.

Il sentait monter en lui le sang viking, fort et intrépide, qui avait permis à ses aïeux de se rendre maîtres de l'océan hostile et de parvenir aux confins du monde.

Il fuirait pour de bon les visages malveillants qu'il avait peur de croiser dans son propre village. Il rencontrerait là-bas des gens qui ne se sauveraient pas à son approche, des gens qui lui ressembleraient. Il s'imaginait les saluant sans se voiler la face ; il pourrait même leur adresser la parole ; peut-être, qui sait, pourrait-il les appeler par leur nom ; mieux encore, il aurait l'audace de leur serrer la main. Il ne verrait plus la lueur de dégoût et de haine dans les regards qui se poseraient sur lui. Il n'entendrait plus les ricanements et les sobriquets dont on l'affublait et qui lui brisaient le coeur.

Plus les mois passaient, plus il sentait grossir en lui l'impatience.

Pour la distraire, il lui arrivait de vouloir s'approcher de ses semblables (bien dissemblables à dire vrai). Qu'il sût depuis longtemps que tout commerce avec eux était impossible, cela ne faisait aucun doute, mais les épier sans qu'ils pussent s'en apercevoir, voilà l'idée qui se mit à germer dans son âme solitaire.

 

Chaque soir, à l'heure du crépuscule, il prit l'habitude de se mettre en route en direction du village.

Il se faufilait à travers les ruelles en prenant garde de ne rencontrer âme qui vive. Il se postait près des fenêtres faiblement éclairées lorsque les longues soirées d'hiver réunissaient plusieurs familles et que le conteur, inspiré par les vieilles légendes, évoquait le dieu Thor si effrayant dans son char tiré par ses deux boucs, dévalant les nuages transpercés d'éclairs en faisant un vacarme abominable. Comme il était menaçant, ce dieu gigantesque quand il brandissait sans pitié Mjölinir, son horrible marteau, pour combattre les Géants !

Les enfants écoutaient, terrifiés, et ponctuaient de soupirs et de cris les exploits de celui qu'ils connaissaient bien, pour l'avoir entendu, en tremblant, les jours d'orage.

Le conteur les emmenaient parfois vers Thulé4, l'Ultima, la fabuleuse contrée qui s'étendait aux confins du septentrion ; il évoquait la triste histoire de son roi qui reçut une coupe ciselée d'or à la mort de sa bien-aimée ; lorsqu'il sentit sa fin proche, ce roi fidèle lança dans les flots le vase vénéré afin que personne ne pût le recevoir en héritage.

L'émotion était palpable dans l'auditoire qui avait pourtant mille fois entendu l'histoire tragique. Les adultes mêmes essuyaient furtivement les larmes qu'ils ne pouvaient retenir.

On se passionnait encore à l'écoute des sagas islandaises qui se transmettaient de bouche en bouche, depuis la nuit des temps. S'y mêlaient avec bonheur la vie des grands rois scandinaves, et l'épopée des héros celtes et germaniques. On rêvait de Snorri le Godi, de Njáll le Brûlé, de Sigurd, le Siegfried de la mythologie allemande, et des Chevaliers de la Table Ronde (qui n'ont pas fini de faire florès ! )

Toutes ces merveilles excitaient l'imagination d'August. Il ne se contentait plus de sa propre vie, le quotidien même de ses congénères lui devint insupportable. Que connaissait-il du bonheur des autres ?

 

Certains soirs, il regardait une famille se retrouver à la fin de la journée autour de la table de chêne. La mère y déposait la lourde marmite fumante où la soupe de châtaigne bouillait encore, et elle servait lentement, louchée après louchée, son homme et ses enfants. Leurs bavardages cessaient quand les grosses cuillères se mettaient en branle. August se croyait avec eux, humant et savourant de concert la soupe avalée à grandes lampées, après que chacun eut soufflé sur son assiette pour la refroidir. Puis, les enfants couchés dans l'alcôve entrebâillée, le père et la mère regagnaient leur lit dans l'encoignure sombre. Les flammes du foyer, moribondes, jetaient d'avares lueurs sur les époux qui se retrouvaient. Mais il n'y avait nulle joie dans leurs étreintes lasses.

August, déçu, s'en allait dans sa forêt profonde sans l'espoir d'une vie meilleure. Nulle jalousie ne le tourmentait. Il voulait autre chose qu'il ignorait encore.

 

Nostalgie du Paradis Perdu qui envahit les êtres sensibles jusqu'à ce que les poings se serrent, que le sang bouillonne, que la poitrine éclate, trop pleine de colère, de désir et d'impuissance !

 

August restait prostré des heures et ses larmes lui brûlaient le visage dans la nuit glacée.

Peu à peu, la nature lui procurait une sérénité bénéfique et parvenait presque à calmer ses ardeurs douloureuses. C'était tantôt le bruissement des arbres agités par le vent, tantôt le craquement des branches sèches sous les pas des animaux sauvages, tantôt les hululements et les chuintements qui s'appelaient en brisant l'air pétrifié, et là-bas, tout là-bas, le chant rythmé de la vague sempiternelle.

Las et vaincu, August sombrait enfin dans un sommeil profond et sans rêves.

 

Un dimanche, alors que l'hiver touchait à sa fin, August s'approcha du lac où la fête battait son plein. Ce n'était pas encore le printemps, mais des signes prometteurs ne laissaient aucun doute. Le givre faisait toujours scintiller ses cristaux sur les rameaux où bientôt se gonfleraient de vie les bourgeons naissants. Le perce-neige, trop fier d'être le premier à enchanter les coeurs, effleurait çà et là les regards pleins d'attente. Mais les journées étaient encore bien courtes et il fallait profiter de leurs quelques heures lumineuses pour emmagasiner toute la joie du monde.

Les jeunes filles aux robes plus courtes que celles de leurs mères et souvent colorées, virevoltaient sur la glace qui crissait sous leurs danses légères. Leurs jeunes partenaires, tout émoustillés par la sève nouvelle qu'ils sentaient obscurément monter en eux, faisaient des rondes étourdissantes en criant les noms des demoiselles. C'étaient des rires et des chants à n'en plus finir.

Ce spectacle joyeux amusa fort August qui soudain crut avoir des ailes et il s'élança sur la piste glacée. Il y fut accueilli par des cris stridents, comme si le diable en personne fût apparu. Et toutes les jeunes filles et tous les jeunes gens se dispersèrent sans crier gare. August, comme frappé par la foudre, resta seul au milieu du lac. De grosses larmes se mirent à couler le long de ses joues creuses et se glacèrent, distordant les chairs. Il serait resté là, longtemps, à geler sur place, si un sentiment de haine féroce ne l'avait ébranlé, et son corps se mit à trembler de rage, de dépit et de froid. Sa tête en feu lui faisait mal. Jamais encore il n'avait éprouvé cette émotion si vive qui le débordait.

Il ne sut plus qui il était.

 

Jusqu'à ce jour, il avait supporté la bêtise, l'avarice, l'indifférence, l'hypocrisie. Il s'y était habitué. Il s'en était même accommodé. C'était le triste décor que lui offrait le monde des gens d'âge mur et celui des vieillards. Mais toute cette jeunesse à laquelle il aurait pu appartenir, avec laquelle il aurait pu rire et chanter, pourquoi le rejetait-elle ainsi ? Ne savaient-ils pas tous qu'il était un jeune homme ? Un jeune homme comme eux malgré les apparences ? Étaient-ils tous des crétins, des gens bornés, des sans-coeur et sans âme pour le rejeter ainsi, sans qu'il pût dire un seul mot pour se défendre ?

Il eut le sentiment de ne pas appartenir à leur race.

Il était celui qui est différent, celui dont on éprouve une peur viscérale, comme venue du fond des âges, celui qu'on n'a jamais voulu ni regarder, ni écouter, ni comprendre.

On ne lui avait donné aucune chance.

C'est alors qu'August décida que les choses n'en resteraient pas là. Il attendit son heure.

 

Le dimanche suivant, August se cacha soigneusement derrière un buisson gros de neige durcie, sur la berge du lac. Il vit arriver un à un les couples qui s'étaient formés depuis peu, enlacés à la taille. Ils se souriaient et plaisantaient.

« Ils ont l'air heureux, se dit August. »

Le spectacle était bien joli à voir. C'était à qui faisait sur la glace les figures les plus folles.

August admirait sans broncher. C'est tout juste s'il n'avait pas oublié sa colère. Cependant, l'apaisement qu'il ressentait n'était pas totalement innocent.

Il entendit soudain près de lui des petits pas qui craquaient sur la neige. Une jeune fille, rose à souhait, lui sourit sous son chapeau de fourrure fauve quand il se retourna. Se pouvait-il qu'elle ne s'enfuît pas comme il s'y attendait ? Elle s'accroupit, comme lui, tout près de lui.

« C'est un joli point de vue ! On y embrasse tout le lac du regard », dit-elle pour rompre la glace.

Ce n'était pas le lac qu'August aurait bien voulu embrasser. Mais il n'était pas fou. Il n'avait jamais parlé à aucune jeune fille, ni vu l'une d'entre elles d'aussi près. Il resta coi, de peur que sa voix rauque et mal assurée la fît s'enfuir pour le coup, d'autant plus qu'il n'aurait rien trouvé à lui dire. Il savoura la douceur de la sentir si proche, et ses tempes se mirent à battre.

« Je sais bien que tu ne viendras pas sur le lac aujourd'hui. »

Elle se leva brusquement.

« Je suis contente de t'avoir parlé. »

Est-il possible de décrire l'effet délicieux qu'August ressentit à l'écoute de ces suaves paroles ?

Il la vit courir et s'éloigner pour rejoindre les autres, et elle s'élança sur la glace telle une ballerine pleine de grâce.

Mais que fait-elle ? Elle s'éloigne du groupe ? Elle se rapproche de la berge aux sapins bleus ?

Pourquoi elle ?

Brusquement, la glace craqua sous les pieds de la belle. Un cercle pervers, creusé par qui l'on devine, s'ébranla et se déroba sous elle. Tout son corps glissa lentement dans l'eau profonde, et elle disparut comme si elle eût été la petite sirène.

« Non ! Je n'ai pas voulu ça ! murmura August dans un souffle. »

Il se précipita comme un fou près de la cassure. Tous les jeunes gens crièrent et coururent en direction de la berge d'où August, sans hésiter un instant, plongeait.

Cela dura une éternité.

Il nageait dans l'eau bleue et cuisante. Et l'on aurait pu voir, au-dessus de lui, le toit de la glace épaisse où couraient en sautillant les bulles prisonnières. Il cherchait la jeune fille qui s'enfonçait lentement. Lorsqu'il vit ses longs cheveux flotter et ses bras en croix qui ralentissaient sa chute, il la saisit dans sa descente fatale. La remontée fut difficile.

Les hourrah et les applaudissements l'étourdirent à sa sortie de l'eau. Il n'avait pas été long à retrouver le trou criminel.

La jeune fille fut enlevée prestement. Ses compagnons se dévêtirent pour l'envelopper de leurs manteaux épais. On l'emmena vite.

August resta seul sur la rive, la mine hagarde, les haillons durcis par le gel. Il eût vite perdu ses esprits si l'instinct de survie ne l'eût sauvé une fois de plus. Il s'enfuit en courant.

 

Le maire du village qui était l'homme le plus sage ou le moins abruti, c'est selon décida qu'il fallait faire quelque chose pour August.

On organisa donc une petite fête pour lui, pour le remercier de sa bravoure, et on le coiffa, faute de lauriers, d'une couronne d'épineux. On pensait qu'il en serait très honoré.

À la question : « Qu'est-ce qui te ferait plaisir, August ? », il répondit : « Un voyage dans la grande ville. »

 

Les villageois, très étonnés de cette demande, aussi incongrue qu'inattendue, ne comprirent pas pourquoi August voulait quitter leur île et ils essayèrent de le convaincre que son choix ne pouvait pas se réaliser : il n'était pas armé pour affronter le continent ! Ils ne pouvaient concevoir l'idée que sa vie ne lui convenait pas ; ils ne pouvaient même pas imaginer l'île sans August qui était devenu, du jour au lendemain, une mascotte presque attendrissante.

August savait bien qu'ils auraient tôt fait d'oublier son exploit, et que le cours de sa pauvre vie reprendrait comme avant.

S'il y eût une chose qui l'eût retenu, c'était l'espoir que la toute jeune fille qu'il avait sauvée, Thilda pour la nommer, émît le désir de le voir pour le remercier. Mais ses parents la préservaient de toute visite, vu son état de faiblesse, a fortiori de l'être immonde qu'il était et le resterait à leurs yeux. C'est avec horreur qu'on s'imaginait qu'il l'avait tenue dans ses bras pour la sauver. Les autres jeunes filles juraient qu'elles eussent préféré la mort.

August insista.

« Un voyage dans la grande ville ! »

Les villageois se concertèrent. Quand ils comprirent que le jeune héros n'en démordrait pas, ils cédèrent.

« Tu partiras par le prochain bateau. »

Le bateau navette avait coutume d'accoster une fois par mois. Il débarquait les marchandises que les îliens attendaient, et en paiement, il embarquait les caisses de poissons pêchés qu'on avait soigneusement saumurés.

 

August ressentit une joie débordante. Elle dura peu.

Ses nuits furent agitées par des rêves atroces qui le laissaient au réveil chancelant et brisé. Il n'eut plus le coeur à mendier. L'idée de récolter à nouveau une aumône misérable lui était devenue insupportable. Tout juste s'il avait envie de pêcher pour se sustenter quelque peu. Son enthousiasme éteint, il se mit à redouter l'entreprise souhaitée, s'imaginant seul et désorienté dans une foule hostile pour laquelle il ne serait qu'un inconnu. Ici, il avait ses marques. Que trouverait-il là-bas ?

Il alla se recueillir à l'église et contempler la madone compatissante. Il avait quelque chose à se faire pardonner.

 

Puis, un jour, le bateau arriva.

« Alea jacta est » se dit August dans sa langue maternelle.

Après avoir payé la traversée comme prévu, quelques pêcheurs lui remirent un tout petit pécule afin qu'il ne partît pas, pauvre comme Job, pour une aventure qu'ils entrevoyaient bien périlleuse. Et leur coeur, si dur d'ordinaire, s'en émouvait, comme s'ils eussent perdu à tout jamais un compagnon qui leur était cher.

L'homme, on le sait, est illogique, versatile et inconstant.

 

Les amarres larguées, le bateau s'éloigna lentement de la berge familière, et August, la poitrine serrée, se tourna vers l'horizon sans fin qu'il avait appelé de tous ses vœux.

Cette nuit-là, pas de tempête, pas de vagues mugissantes. La lune avait migré aux antipodes. Par intermittence, au gré des nuages, se laissait à peine entrevoir la pâle lueur du firmament constellé. Le brouillard se leva et recouvrit la surface de l'eau ; il monta lentement le long de la coque, plus haut encore, jusqu'à ce qu'August le sentit lui coller à la peau. Il frissonna. Un silence profond remplit l'air épais et le bateau cessa d'avancer, faute de vent dans les voiles qui, de guerre lasse, s'étaient affaissées, inertes et impuissantes.

Il faudrait rester là aussi longtemps que la nature capricieuse l'avait décidé.

 

Le capitaine, un homme aguerri à toutes les vicissitudes, vint s'accouder au bastingage à côté d'August qui s'étonna de ne plus être fui, et qui pouvait dévoiler sa tête informe, sans craindre des représailles, et sans qu'on n'y trouvât rien à redire.

Ils sursautèrent de concert, lorsque soudain une caravelle, toutes voiles dehors, apparut, sans qu'il y eût un souffle, et effleura le ventre de leur propre bateau dans un silence de tombeau.

« Der Fliegende Holländer5, murmura entre ses chicots le capitaine interdit.

Le Hollandais Volant, murmura August en écho dans l'épaisseur de la brume où glissait lentement et sans bruit le bâtiment lugubre et désert.

Mauvais présage, ajouta, laconique, le capitaine. »

 

August savait, pour l'avoir lu dans ses livres dérobés, que le Vaisseau Fantôme est condamné à errer éternellement à la recherche de rêves irréalisables et de l'impossible, auquel lui, August, n'osait même pas penser. N'était-ce pas là le signe qu'il lui fallait abandonner, avant toute tentative, l'espérance qui l'avait animé ?

 

« Je l'ai déjà vu, ce bateau de mauvaise augure, grommela le marin. Il y a bien trente ans. La peste s'est déclarée, et nous avons dû passer dix hommes par-dessus bord.

Mauvais présage, répéta-t-il. Mais ne te laisse pas impressionner. Va te coucher. Demain est un autre jour. »

August se glissa dans la cale silencieuse.

 

Dès l'aube, le vent se leva et gonfla la voilure. Il ne faudrait pas plus d'une journée pour arriver à quai. Le voyage se poursuivit sans histoire. On avait presque oublié la rencontre funeste de la veille.

Lorsque le soir tomba, on vit à l'horizon une frange tremblotante de lumière qui s'approchait lentement. Un port, un vrai port s'étendait devant les yeux d'August, inconnu, étranger, immense.

Le bateau glissa dans cette bouche béante, cherchant sa place au milieu d'autres bateaux amarrés, et déjà l'on pouvait percevoir une rumeur diffuse qui venait de la terre, et qu'August ne connaissait pas ; les craquements des gréements et le clapotis de l'eau se mêlaient à des éclats de voix, des rires et des cris, des chansons même, des aboiements plaintifs et aux grincements des charrettes que l'on chargeait et déchargeait encore, avant que les ténèbres ne missent fin à l'activité inouïe qui s'offrait à la vue.

« Allez petit, tu es arrivé. Bon vent et que Dieu te garde ! »

 

Ce fut presque comme à regret qu'August quitta le bateau . Il y avait rencontré pour la première fois un homme qui avait fait cas de lui. Était-il possible que le regard qu'il portait sur ses semblables pût changer ? Était-il possible qu'on portât sur lui un autre regard ?

Il se retrouva comme un somnambule sur le quai, étonné, étourdi, fasciné par le spectacle qui l'entourait. On s'agitait, on s'invectivait ; chacun semblait avoir une tâche précise sauf August, qui resta là, jusqu'à ce que la place se vidât peu à peu et qu'il dût décider s'il s'enfoncerait davantage dans la gueule béante du port qui ne s'endormirait pas.

Il choisit de s'engager dans une ruelle sombre à peine éclairée par un bec de gaz à l'autre bout, afin qu'on ne pût s'effrayer de sa figure, si d'aventure il eût croisé un autochtone. Mais d'autochtones point. C'est à peine si l'on pouvait distinguer entre les langues et les accents divers si l'on était dans le pays d'August ou si Babel avait survécu à la colère de Dieu, et s'était installée là, comme un défi à sa puissance.

Au bout de la ruelle, il arriva dans un quartier étrange où se promenaient des dames en robes de couleurs, décolletées comme il n'est pas permis, et qui se mirent à le héler en déployant leurs attraits. Leurs attitudes lubriques l'étonnèrent. C'est à Sodome et Gomorrhe qu'il pensa. Il était à la fois effrayé et attiré par ces femmes qui osaient soutenir son regard sans être horrifiées, et s'approcher de lui jusqu'à le flatter de la main et lui susurrer des paroles doucereuses.

Enhardi par leur attitude qu'il jugeait amicales, bien que vulgaires, il osa s'approcher de l'une d'entre elles, et lui sourit. Elle était plus jeune que les autres et de loin plus jolie. Mais il fut vivement saisi par le bras et repoussé en arrière, et il crut comprendre, en une langue voisine de la sienne, que cette jeune fille n'était pas pour lui, et que la matrone autoritaire à qui il avait affaire, était prête, elle, à lui proposer ses charmes. Il recula promptement et entendit des hurlements de rires, de désapprobation, de haine même. Tout juste si quelques-unes ne s'approchèrent pas de lui, menaçantes. Il dut prendre ses jambes à son cou, comme il avait si bien coutume de le faire, et il passa sans les voir devant les vitrines étroites où s'exhibaient éhontément les charmes à vendre de dames qui avaient, elles, pignon sur rue.

 

Il s'arrêta haletant et bouleversé devant un établissement où il put rassembler ses forces. C'était une sorte d'auberge, un bouge plutôt, malodorant et crasseux, qui affichait son enseigne « Drei Groschen6».

« Ma foi, trois sous, c'est dans mes moyens, se dit-il. »

Quand il y entra, il fut comme soulevé par une vague musicale. Tous chantaient à tue-tête la chanson de Mackie7, Mackie le Surineur. Il se sentit transporté par une joie virile et débordante, chauffé par la bière mauvaise, submergé par l'odeur de friture âcre et la fumée épaisse. Il lampa son bock mousseux à souhait, avala une saucisse rance mais chaude, et, le ventre plein, exténué, il s'affala sur la table grasse et s'endormit, vaincu par l'alcool et les émotions nouvelles.

 

C'est dans le caniveau qu'il se réveilla, humide d'embruns, le crâne embrumé et la bouche fétide. Il se demanda bien ce qu'il était venu faire dans cette galère.

Il eut soif. Il eut faim.

Une femme tirait un char à bras et criait : « Crawfish8 ! Hering9 ! » et toute une litanie poissonneuse dans toutes les langues, sur un ton lancinant et monocorde.

August s'approcha, choisit deux harengs séchés ; mais, lorsqu'il plongea la main au fond de sa poche, il constata amèrement que quelque gougnafier sans vergogne l'avait délesté de son bien.

La bonne femme attendait impatiemment son dû qui était bien long à venir, et pour cause. Le pauvre August, interloqué, tenait à bout de bras ses harengs par la queue sans savoir s'il devait les rendre ou s'enfuir précipitamment ; d'ailleurs, il était incapable de réfléchir, et il serait resté ainsi longtemps, telle une statue de sel, si la poissonnière qui ne comprenait rien à son manège ne l'avait fait sursauter.

« Mein Geld10 ! » ordonna-t-elle.

Elle examina sa mine piteuse, sa dégaine difforme, et il pensa qu'il allait l'émouvoir quand il fut secoué de gros sanglots.

« Ach11 ! » poussa-t-elle, comme si elle eût envie de lâcher un gros crachat.

C'était sa manière à elle.

Elle se contenta d'un coup de rein pour faire démarrer sa lourde charrette, et poursuivit son chemin.

« Crawfish ! Hering ! »

Qu'une inconnue eût la générosité de lui faire un cadeau, ça, il n'aurait jamais pu l'imaginer.

Et il se mit à dévorer les harengs d'un appétit qu'on ne qualifiera pas.

Il ne s'était pas passé cinq minutes, et August venait tout juste d'engouffrer ses deux poissons, que deux hommes, dépêchés par la marchande rancunière, surgirent on ne sait d'où, et se mirent à le bastonner d'une violence telle qu'August avait peine à se protéger tant il pleuvait de coups, et de droite, et de gauche. Il en sortit tout meurtri et il pensa que c'était une juste punition.

 

Le port lui sembla désormais une jungle sauvage. Il ne trouva pas de travail sur les docks, il était trop malingre. Il ne lui fallait pas songer à proposer ses services sur le marché de poissons, il aurait fait fuir le chaland. À la brasserie, il aurait fait tourner la bière. Comme moussaillon, aucun capitaine n'aurait fait confiance à sa mine secouée de rictus. Une fois seulement, un cirque qui passait l'aurait bien recruté pour le mettre en cage. Lui ! En cage ! Cela se pouvait-il ? Quelle dégoûtation : cette idée de se donner à des yeux se repaissant de sa vue !

Il ne lui restait pour survivre que le vol et la mendicité. Il renonça à ces dernières solutions. Il eût préféré mourir que de s'y adonner.

Le vol était hors de ses principes Ne rendait-il pas scrupuleusement les livres dérobés furtivement au presbytère quand il les avait lus ? et la mendicité, ça non ! il avait déjà donné, si l'on peut dire !

 

Il commença à regretter son île où sa cabane devait s'ennuyer sans lui. Et il se mit à penser à Thilda, la douce enfant qui avait osé l'approcher, qui avait osé lui parler. Qu'était-elle devenue ? S'était-elle rétablie ?

August pensa que sa vie ne valait la peine d'être vécue que là-bas, dans le berceau de sa forêt, sur son rivage aux bords poissonneux.

« C'est là qu'il me faut retourner. C'est là qu'il me faut vivre. Chez moi. Près de la tombe de mon père. Près de la tombe de ma mère. Près de la Madone bienveillante. »

 

Sa décision était prise. Il resta deux semaines sur le quai, grappillant çà et là quelques détritus pour subsister. Il attendait le capitaine qui l'avait amené, comptant bien qu'il n'exigerait pas de paiement pour le retour.

Et un jour, il le vit apparaître sur le pont de son navire, droit et fier, côte à côte avec l'altière figure de proue semblable à une Walkyrie.

 

Sur le chemin du retour, ils ne croisèrent pas le maléfique Hollandais Volant qui hantait d'autres lieux.

Lorsqu'ils jetèrent l'ancre près du rivage retrouvé, August se cacha comme il savait le faire, mieux que quiconque, et il se faufila en catimini jusqu'à ce qu'il arrivât à l'endroit qu'il aimait.

 

Il fuyait désormais ses congénères comme la peste. Même la petite Thilda. Il aurait eu trop peur qu'elle lui dît un jour en le rencontrant :

« Mon pauvre August, tu es vraiment trop laid... Je suis contente de t'avoir parlé. »

 

ÉPILOGUE

 

August ne regrettait pas d'avoir tenté l'aventure. Ce n'était pas qu'il fût malheureux d'avoir échoué, mais il ressentait encore plus douloureusement l'isolement qu'il avait choisi pour se protéger.

Montesquieu a décrit si justement le sentiment qu'éprouvait alors notre jeune héros : « Cette tristesse vient de la solitude du coeur, qui se sent trop fait pour jouir, et qui ne jouit pas ; qui se sent trop fait pour les autres, et qui ne les trouve pas. »

 

August partait au plus profond des bois à la recherche des trolls et des tomtes12, mais il n'en trouvait aucun qui lui fît bonne figure.

 

On s'aperçoit que la statue de la Vierge a disparu.

Mystère.

Tout le monde croit qu'un paroissien luthérien, plus orthodoxe que les autres, l'a soustraite à la vue de ses coreligionnaires. Pour leur salut, bien sûr.

Dorénavant, vous l'aurez compris, notre August ne sera plus jamais seul.

 

NOTES

 

1 Dans la Bible, l'arc-en-ciel représente le signe de l'Alliance entre Dieu et son peuple. Il apparaîtrait au-dessus de l'Arche d'Alliance.

 

2 Les pêcheurs d'Islande étaient les pêcheurs qui allaient dans les eaux islandaises pour pêcher la morue. Pierre Loti évoque leur vie difficile dans son beau roman “Pêcheurs d'Islande”.

 

3 “ Le Merveilleux voyage de Nils Holgerson” est un conte pour la jeunesse, de Selma Lagerlöf, romancière suédoise qui reçut le Prix Nobel en 1909.

 

4 Thulé était connue des Grecs et des Romains comme la terre la plus septentrionale, peut-être l'une des îles Shetland ou l'une des îles Orcades, ou l'Islande, ou la côte de Norvège. Elle est devenue mythique.

 

5 “Le Vaisseau fantôme”, en allemand “der Fliegende Holländer”. Le mythe raconte qu'il est condamné à errer éternellement jusqu'à ce qu'il rencontre l'amour d'une femme.

 

6 Ein Groschen : un sou, une pièce de dix Pfennig.
Drei Groschen: trois sous.
Dreigroschenoper : “l'Opéra de quat'sous”, drame musical de Bertolt Brecht (1928) d'après “The Beggar's Opera” de John Gay (1728).

 

7 “La Chanson de Mackie”, Mackie le Surineur, “ Mac the Knife”, fait partie de l'Opéra de quat'sous.

 

8 Crawfish : mot anglais qui signifie langouste, langoustine.

Lecteur, as-tu jamais entendu la poissonnière crier “Crawfish” dans une chanson du King ?

>> Elvis Presley - Crawfish - YouTube

 

9 Hering : mot allemand et anglais (herring) qui signifie hareng - en suédois, sill.

 

10 Mein Geld : Mon argent en allemand.

 

11 Ach ! Interjection gutturale allemande qui marque une émotion : la surprise, le dépit, etc.

12 Trolls et tomtes : petits lutins des légendes scandinaves.

 

Auteur : Mamiehiou

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 12:43

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Monsieur Charles-François Lohmond a publié en 1780 un ouvrage intitulé ÉLÉMENS DE LA GRAMMAIRE FRANÇOISE.

Ce texte, adopté par le Conseil royal de l'Instruction Publique, a été corrigé et enrichi en 1836 par Monsieur M.-A Peigné

Éléments de la grammaire française / par Lhomond ; édition corrigée

Je donne ci-dessous un extrait de la liste des locutions erronées qu'on disait à l'époque de Monsieur Lohmond et qu'il a corrigées.

Je suis convaincue que cela pourrait encore aujourd'hui nous être utile.

 

Locutions vicieuses

Locutions correctes

Elle a abîmé sa robe

Elle a sali sa robe

Il a des souliers acculés

Il a des souliers éculés

Assis-toi

Assieds-toi

Si tu t'avises de sortir

Si tu oses sortir

Le vin est fait pour boire

Le vin est fait pour être bu

Il a bosselé ce chandelier

Il a bossué ce chandelier

Vous avez rempli le but

Vous avez atteint le but

Un propos capable de nuire

Un propos susceptible de nuire

Il a une voix de centaure

Il a une voix de Stentor

Changez-vous

Changez de vêtements

Six boites à 2 francs chaque

Six boites à 2 francs chacune

Je vais colorer cette image

Je vais colorier cette image

C'est une affaire conséquente

C'est une affaire importante

J'ai déjeuné avec du pâté

J'ai déjeuné de pâté

Je me suis en allé

Je m'en suis allé

Descendez vite les escaliers

Descendez vite l'escalier

Evitez-moi cette peine

Epargnez-moi cette peine

Il a fait une longue maladie

Il a eu une longue maladie

Il m'a fixé longtemps

Il m'a regardé longtemps

Cet homme est fortuné

Cet homme est riche

Je me suis laissé dire

On m'a dit

Les père et mère

Le père et la mère

Je lui en défie

Je lui défie

Cette rue est très passagère

Cette rue est très passante

Je vous promets que cela est

Je vous assure que cela est

Il a recouvert la vue

Il a recouvré la vue

Qu'a-t-il à se plaindre ?

De quoi a-t-il à se plaindre ?

 

Certaines phrases ou certains mots que je n'ai pas retenus ne sont plus de saison et relèvent plutôt de patois divers ou de mauvaises habitudes passées .

Par exemple : l'aigledon, ajamber, alargir, une ormoire, la castrole, des bamboches, un trichard, un clincailler, le gaudron, le gigier, un lavier et bien d'autres joyeusetés orales que nos ancêtres ont employées.

Vous pouvez les retrouver page 108 et suivantes sur le site :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k423763g/f104.item

 

Articles connexes

>> QUIZ 30 Les mauvaises manières de parler - Les barbarismes

>> QUIZ 31 Les barbarismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?

>> PARONYMES – PARONOMASE + QUIZ N°27 agonir et agoniser - anoblir et ennoblir - bâiller, bailler et bayer - conjecture et conjoncture - ablation et ablution - recouvrer et recouvrir...

>> Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

>> Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 08:50

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Extraits de quelques articles le plus souvent lus

Règles de l'accord des participes passés

LE PART. PASSÉ EMPLOYÉ AVEC AVOIR & SUIVI D'UN INFINITIF (4 cas) 

 

même règle avec un verbe pronominal

1er cas et 2e cas :

1-Je l'ai vue cueillir des herbes. 

Le part. passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant si ce COD fait l'action de l'infinitif.

L', c'est-à-dire la sorcière : la sorcière a cueilli des herbes.

 

2- Voici les herbes que j'ai vu cueillir.

Ici, le part. passé ne s'accorde pas parce que le complément d'objet direct que (les herbes) ne fait pas l'action de l'infinitif.

3e cas :

4-Si l'infinitif est précédé d'une préposition, le part. passé s'accorde avec le COD placé avant.

Ce sont les livres que je t'ai donnés à lire.

 

Que (= livres) est COD de lire, pas de donner.

4e cas :

FAIT et LAISSÉ suivis d'un infinitif : invariables

>Voir la suite

Comment dites-vous Je t'aime ?

Je te kiffe, je ne te hais point, tu me bottes, je suis morgane de toi, je t'ai dans la peau, mon coeur s'est embrasé, etc.

Langue soignée, style soutenu

Je suis très épris de vous.>>ÉPRIS, ISE, part. passé et adj.
Je veux vous chérir.

Style  populaire 

J'ai le béguin pour toi.

Je me suis toqué de toi.

Je t'ai à la bonne.

Je t'ai à la chouette.

Tu m'as tapé dans l'oeil.

Tu me bottes 

J'en pince pour toi.

Je te kiffe.

Je suis morgane de toi.

je t'ai dans la peau.

Je suis dingue de toi.

Style courant

Je t'aime. Je vous aime

Je me suis amouraché de toi.

Je suis amoureux de toi.

Je suis très attaché à toi.

Je te porte dans mon coeur.

Je ne peux pas me passer de toi.

Tu es ma vie.

Tu es ma raison de vivre.

Vous pouvez vous exprimer par litote...

> Voir la suite

 

Versification. Comment faut-il compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

Le problème réside principalement dans trois questions :
a- Une syllabe féminine compte-t-elle toujours pour une syllabe ?
b- Comment se comportent le h (aspiré ou muet) le y et le u en début de mot ?
c- N'importe quelle syllabe ne compte-t-elle que pour une seule syllabe ?


1-Si le vers se termine par une syllabe féminine avec -E, -ES, -ENT précédée d'une consonne, elle ne compte pas.

En fin de vers, les deux syllabes finales (en rouge) comptent pour une seule syllabe féminine.

libertine  (3 syllabes) li-ber-tine

mappemonde (3) ma-ppe-monde

époustouflante (4) é-pous-tou-flante

constitutionnelle (5) cons-ti-tu-tion-nelle

> Voir la suite

 

Que signifient les mots : synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

HOMONYMES

Ce sont des mots qui s'écrivent et/ou se prononcent de la même façon et qui n'ont pas le même sens.

a-Les homophones (ou homonymes homophones) se prononcent de la même façon mais leur graphie est différente.

Ex : ver, vair, vert, ver, vers - près, prêt - veau, vau, vaux, vaut, vos - sou, saoul, sous - queue, queux - feux, feus...

Voir : RÉCAPITULATION des exercices sur les homophones

b-Les homonymes homographes sont des homonymes parfaits, ils s'écrivent de la même façon.

Ex : (un) moule, (une) moule – (un) pupille - (une) pupille – (un) barde, (une) barde – (un) foudre, (la) foudre – (un) enseigne, (une enseigne) – (un) pendule, (une) pendule...

Voir : Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr

PARONYMES

Le paronyme est un mot qui ressemble phonétiquement à un autre mot sans avoir le même sens. C'est presque un homonyme, mais il ne se prononce ni ne s'écrit de la même façon.

Ex : conjecture, conjoncture - ablation, ablutions.... 

Paronymie et paronomase + QUIZ
> Voir la suite

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc.? Comment abréger ces mots ? Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

A- Mettre ou non une majuscule

Les règles sont difficiles et sont parfois très discutées.

On met la majuscule quand on s'adresse à quelqu'un et qu'on veut marquer une certaine déférence.

Merci, Monsieur Jacques.

Dans les autres cas, on ne met pas la majuscule.

J'ai envoyé mes hommages à madame Hiou.

Quand on s'adresse à une personne par écrit, on met la majuscule. Madame, Mademoiselle, Monsieur. 

Quand on rapporte des paroles, on écrit la minuscule encore que l'on trouve souvent la majuscule si l'on marque une déférence et si le mot n'est pas suivi d'un nom propre.

Cher Monsieur, si vous voulez honorer votre correspondant.  

Cher monsieur est plus neutre.

Quand on parle de quelqu'un on peut dire : J'ai parlé à madame Pinsec ce matin ou bien, J'ai rencontré Mademoiselle Husson, au choix.

Il est d'usage courant d'abréger en M., Mme, Mlle, MM., Mmes, Mlles devant le nom.

Mais dans un texte de bonne facture, on n'abrège pas monsieur, madame, mademoiselle.

Quand il constitue un titre, on met la majuscule : Monsieur le Président, Madame Mère, Monsieur le Comte, Madame la Directice...

On emploie la minuscule dans une circulaire, une lettre etc.

Veuillez agréer, monsieur, mes sincères salutations.

Mais il est de plus en plus courant de mettre la majuscule dans ces cas-là. Histoire de se montrer déférent.

Avec un nom commun, une minuscule. C'est un grand monsieur, un petit monsieur, un vilain monsieur, un gentil monsieur !

Un monsieur apparut...

Quand on s'adresse à la troisième personne à son interlocuteur, les avis sont partagés.

Soit

J'ai l'honneur de souhaiter un bon voyage à Monsieur. 

soit

à monsieur

> Voir la suite

Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées

 

Voici la liste des conjonctions et des locutions conjonctives de subordination qui introduisent des subordonnées exprimant 1-la cause 2-la conséquence 3-le but 4-le temps 5-la condition 6-la comparaison 7-la concession 8-l'exception/la restriction 9-la proportion 10-la manière 11-la conformité 12-la supposition/l'hypothèse 13-l'addition 14-l'alternative + 4 remarques

 

Conjonctions qui introduisent :

1 ♦ une proposition subordonnée causale (de cause)

À cause que

Attendu que

Comme

Du fait que

Du moment que

De ce que 

Dès lors que

Pour autant que

Parce que

Pour la (bonne) raison que

Sans que

>> absence de cause (de conséquence, ou de concession)

Surtout que – surtout parce que

Vu que

>>cause ou justification (cause évidente)

À preuve que

Étant donné que

Puisque

>> cause ou justification (cause évidente)

Non que, non pas que, non moins que, non plus que, non point que

Pas que

>> négation d'une cause

Voir la suite >> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 


 

Une fable

à la manière de La Fontaine

Le Gouda qui voulait se faire

plus fort que le Camembert

En une crèmerie fuie par les allergiques,
Dépourvus, s'il en est, de vigueur lactasique,
Fleuraient bon deux fromages
Qui détestaient passionnément leur voisinage.

Chacun vantait ses dons, et se gaussait de l'autre
Croyant qu'il avait seul l'apanage du goût.
L'un s'étend et se vautre
Et le second s'enfle debout.

> Voir la suite

Variations sur un nombre : 36

 

On dit souvent de moi que je suis cool et que je prends les choses comme elles viennent, que je jouis d'un calme à trente-six carats. Néanmoins, il m'arrive  je dirais, tous les trente-six du mois,  d'être près de perdre mon sang-froid, quand je reçois un coup sur la tête et que je vois trente-six chandelles ou trente-six mille chandelles, c'est selon.

> Voir la suite

 

Un extrait d'un épisode des Délires

7 Délires bucoliques

Nous arrêtâmes nos pas dans un vaste enclos où paissaient des ruminants pacifiques. Les abeilles, séduites par les fragrances florales, échevelaient les pistils et s'enivraient de nectar. Nous avions atteint une terre promise, un pays de lait et de miel1. Il fallut que nous bussions à même les pis et que nous suçassions les rayons de cire des essaims, gorgés et dégouttant de leur trésor melliflu. Nous devisâmes gaiement avec les hyménoptères généreux qui renoncèrent à planter irrévérencieusement leur dard dans l'épithélium de mon corps glabre, donc exposé. Des chevaux alezan clair nous firent fête. Nous leur causâmes en hennissements aigus. L'herbe était vert tendre et nous servit momentanément de couche moelleuse.

[...]

Que je perçusse l'ululement2 de l'effraie ne vous étonnera guère. La nuit tombait. Je me sentis seule. J'appelai la laie. Me revint à l'ouïe une cacophonie étonnante :“Laie... lai... laye... laid... lais... lé... les... lez... lei...”

Qui l'eût dit ? Qui l'eût cru3 ! Que l'écho fut pourri ? Que la laie fut perdue ?

> Voir la suite

Ne pas confondre : du, dû, dus, due, dues, dut et dût

1-Du
Article défini contracté du

préposition de + article défini le
Je viens du marché.
2- Du
Partitif du

contraction de de + le
Donne-moi du pain, du lait et de la confiture.
3- Dû, dus, dut, dût
devoir + infinitif, semi auxiliaire ou auxiliaire de mode
= marque une obligation

Voici la somme que je dus lui payer.
Je dus partir très tôt.

= une éventualité

Il dut faire froid ce jour-là.
Il a dû probablement me le dire.

= une nécessité inéluctable etc.

Il a dû mourir puisque tout le monde meurt.

4-Dû, dus, dut, dût
Verbe devoir = ce que l'on est tenu de s'acquitter, argent, dette, reconnaissance...
À partir de ce jour-là, je lui dus tout.

> Voir la suite

 

Valeurs et emplois du subjonctif

4-Si le mode indicatif s'appuie sur la réalité des faits, le mode subjonctif au contraire permet d'exprimer des opinions. des faits envisagés, incertains, désirés ou craints, il dépend d'une expression ou d'une proposition qui comporte un sentiment - la crainte, l'étonnement, la joie...- le doute, la négation, le souhait, l'interrogation, la possibilité. 

5-Ces deux modes s'opposent.

Il est certain que je le reverrai. indicatif

Il n'est pas certain que je le revoie. Subjonctif

 

Cas où l'on emploie le subjonctif

> Voir la suite

Aider votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant

Les exercices que je vais vous décrire — je pense que probablement un bon nombre de mamans en ont eu l'idée comme moi — je les ai expérimentés il y a une trentaine d'années, lorsque ma fille était toute petite, et elle-même s'en est servi pour Victor, son enfant, et continue à s'en servir.

Ils visent non seulement à développer l'élocution des tout petits mais aussi leur attention, leur logique, leur sens de la déduction, leur mémoire, en un mot, leur pensée. Il se veulent "éducatifs" et en même temps ludiques.

Si, à deux mois, le bébé gazouille avec plaisir quand on lui parle, et fait toutes sortes de vocalises, il commence à babiller vers six ou sept mois. Il prononce alors des syllabes qui sont propres à sa langue maternelle. Et il aime la répétition de ces syllabes.

> Voir la suite

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:23

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Je ne vous cacherai pas que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire toutes les expressions françaises imagées que vous allez découvrir.

Près de mille, un travail de titan !

J'enfoncerais une porte ouverte si je vous disais qu'elles témoignent d'une imagination sans bornes, parées de cet esprit français, de cet esprit gaulois, qui nous est propre.

 

Ce qui demeure, c’est l’esprit, dans le sens large du mot, l’esprit français, ce grand souffle ironique ou gai répandu sur notre peuple depuis qu’il pense et qu’il parle ; c’est la verve terrible de Montaigne et de Rabelais, l’arme aiguë de Voltaire et de Beaumarchais, le fouet de Saint-Simon.

Guy de Maupassant ( Les Chroniques)

 

(abréviations : fam. familier - qqun > quelqu'un, qqc > quelque chose)

 

Prendre des vessies pour des lanternes

Dire à qqun ses quatre vérités (le critiquer)

Prendre ses désirs pour des réalités

Ne s'en prendre qu'à soi-même

Être à l’aise aux entournures (avoir les moyens)

Prendre (qqc.) pour argent comptant

Prendre son cul pour ses chausses (vieilli)

Peigner la girafe

Décoiffer la girafe (vieilli, effectuer un travail très fatigant)

Prendre aux tripes. (Avoir un effet très fort)

Prendre comme une envie de pisser

Prendre un coup de vieux.

Épargner (ou soigner) la breloque (vieilli, être en forme pour son âge)

En prendre pour son grade

Avoir les dents du fond qui sèchent  (vieilli, avoir faim ou soif)

Prendre une cuite

Prendre ses aises

Prendre sa revanche (Se venger)

Ça prend de la gueule. (Ça devient bien, présentable)

En partir les pieds derrière (vieilli s'en échapper vivant)

Prendre racine dans qqc

Il l'a bien pris / Elle l'a mal pris

Prendre une affaire à rebours, de travers, à rebrousse-poil (fam.), à contre-poil (fam.)

Prendre qqn la main dans le sac, en flagrant délit, en faute

Prendre le lit

Prendre les rênes (au fig.), Prendre la direction de quelque chose

Prendre le(s) devant(s), Devancer qqun dans une affaire (Ac. 1935)

Prendre le large

Prendre la poudre d'escampette

Prendre la porte

Prendre la tangente

Prendre la route

Prendre ses jambes à son cou

Prendre le mors aux dents.

Prendre une affaire en main.

Prendre la clef des champs

Prendre la balle au bond.

Prendre ses cliques et ses claques

Prendre la clef des champs

Prendre qqun au mot, à la lettre, au pied de la lettre

Prendre le taureau par les cornes

Prendre la balle au bond

(En) prendre de la graine

À tout prendre (somme toute)

Prendre son courage à deux mains.

Prendre une chose du bon, du mauvais côté

Apporter de l'eau à son moulin

Être de mauvais poil

Être sur le pied de guerre

Vivre sur un grand pied

Taper dans l'œil

Faire un pied de nez

Avoir vu le loup (Avoir affronté des dangers ou avoir perdu sa virginité)

Crier au loup (Le garçon qui criait au loup conte en ligne de Sara Cône-Bryant)

Prendre avec des pincettes, ne pas être à prendre avec des pincettes

Être entre deux feux

Prêcher le faux pour savoir le vrai

(PRÊCHER : Définition de PRÊCHER - Cnrtl)

Coincer la bulle

Se mordre les doigts

Être à deux doigts de faire quelque chose

Se casser les dents

Briser la glace

Perdre la tête

Marcher sur la tête

Se prendre pour le nombril du monde

Il fait noir comme dans la gueule du loup.

Il fait noir comme dans un four

Enfermer le loup dans la bergerie.

Se fourrer, se jeter dans la gueule du loup

Vivre comme un loup, vivre en loup

Un appétit de loup

Dévorer, manger comme un loup

Être connu comme le loup blanc

Faire entrer le loup dans la bergerie

Fier-à-bras (matamore, bravache, fanfaron)

Humble-à-bras (vieilli, timide, effacé)

Hurler avec les loups

Faire ses ablutions (se laver les mains)

Être aux abois

Avoir toujours un pet rectiligne (vieilli, être toujours en pleine forme)

Nouer l'aiguillette

Il n’y a pas foule au balcon (se dit d’une femme peu plantureuse)

De bon aloi

http://www.cnrtl.fr/definition/academie8/aloi

http://www.cnrtl.fr/definition/aloi

Une expression particulièrement prisée par Maître Capello, linguiste, qui se fit bien connaître à la télévision, animateur dans des jeux francophones, auteur de mots fléchés, faiseur de palindromes : « Éric notre valet alla te laver ton ciré » et il ajoutait même qu'on pouvait dire Luc au lieu d'Eric ; et le célèbre « Ésope reste ici et se repose. »

Un palindrome est un mot ou une phrase qu'on peut lire à l'envers.

Faire amende honorable

S'en foutre comme de l'an 40

Les Anglais ont débarqué

Porter beau (Être élégant, bien habillé)

Porter laid, porter bas (vieilli, manquer de prestance)

Par le petit bout de la lorgnette

Sans tambour ni trompette

Faire d'une pierre deux coups

Prendre son courage à deux mains

Mettre les pieds dans le plat

Un triste Sire

Un joyeux drille

Dire pis que pendre Faire pis que pendre

Un jugement à l'emporte-pièce

Être à couteaux tirés 

De longue haleine

Ne pas en mener large

Se faire la belle (s'évader)

En avoir gros sur la patate

Laisser les coudées franches

Une chiffe molle

N'y voir que du feu

Filer à l'anglaise

Sauter comme un cabri

Avoir une araignée au plafond

Avoir une ardoise

Être plein aux as

Un coup de tabac

L'as des as

Fichu comme un as de pique

Ne pas être dans son assiette

Avoir de sérieux atouts

Être d'attaque

L'auberge espagnole

Y a pas photo

Faire les yeux doux

Faire des yeux de merlans frits

Passer à tabac

Faire des pieds et des mains

L'avoir dans le baba

Tailler / Faire des pipes

Un coup de pied en vache

ne pas avoir un sou vaillant

Des pratiques de haut vol

Avoir un ticket

Les habits du dimanche

Se renvoyer la balle

Être dans les vapes

Jouer son va-tout

Avoir un petit vélo dans la tête

Se payer la tête de qqun

La fin des haricots

Mettre au ban

Haut-le-pied (rapidement, à la hâte)

Être en rupture de ban

Avoir du cœur au ventre

Sacrifier à Vénus

Être verni

Prendre la température

Une tête de Turc

Tirer à hue et à dia

Casser sa pipe

Un pauvre hère

Avoir barre sur qqun

Un coup de théâtre

Se jeter un verre derrière la cravate

S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer

Prendre une veste

Retourner sa veste

Mettre à l'index

Être bas-bleu

Être un vieux de la vielle

Se passer des langues

Un cheval de bataille

Avoir un violon d'Ingres

Vingt-deux !

Poser un lapin

La quille !

Tailler une bavette

Faire des langues fourrées

Bayer aux corneilles

A la queue leu-leu

Avoir le béguin

Faire le Jacques

Un béni oui-oui

Entrer en lice

Pisser au bénitier

(http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Pisser%20au%20b%C3%A9nitier/fr-fr/)

Par dessous la jambe

Par-dessus la jambe

Sans feu ni lieu

Avoir la berlue

un fin limier

Faire la bête à deux dos

Une franche lippée

La bête noire

Faire une belle jambe

Faire son beurre

Payer les violons (Payer tous les frais sans en retirer aucun avantage)

Lire entre les lignes

Mettre du beurre dans les épinards

Mettre sur la voie

Une partie de jambes-en-l'air (pas de liaison)

Promettre plus de beurre que de pain

Mettre sur la voie

Un coup de Jarnac

Pas de ça, Lisette !

Compter pour du beurre

Voilà pourquoi votre fille est muette (c'est ce qui la cause de tout)

Cf. Molière - Sganarelle : Voilà ce qui fait que votre fille est muette.

Faire un bide

Voir la feuille à l'envers (baiser dans la verdure)

Connu comme le loup blanc

Avoir maille à partir (la maille était une pièce de monnaie de très faible valeur)

N'avoir ni sou ni maille

Se rincer la dalle

Dévisser son billard

passer l'arme à gauche

Monter sur le billard

faire couic

Passer/rester sur le billard

avaler son acte/bulletin de naissance

rendre l'esprit

Bille en tête

aller ad patres

Toucher sa bille

Rire jaune

Entre chien et loup

Au bas mot

Lire entre les lignes

S'embarquer sans biscuit

Prendre un billet de parterre

Tremper son biscuit

Prendre une biture

Être de la jaquette

Être blackboulé

Danser sur un volcan

Ne pas savoir sur quel pied danser

Rire jaune

Passer au bleu

À la tienne Étienne !

Faux comme un jeton

Un vrai jeton (vieilli, qqun à qui se fier)

Être blousé

Trié sur le volet

Jeter l'argent par les fenêtres

On n'est pas des bleus

Boire du petit lait

A tire-larigot

De quel bois je me chauffe ?

Recevoir comme un chien dans un jeu de quilles

Faire bombance

Décrocher la timbale

Trouver le joint

Comme une bombe

Joindre les deux bouts

Faire la bombe

Mettre la main à la pâte

Saisir la balle au bond

Plus fort que de jouer au bouchon

Avoir à la bonne

Être du même bord

Le baiser de Judas

Une bordée d'injures

Travailler comme un manche

Tirer une bordée

Le mariage de la carpe et du lapin

Proposer la botte

Rompre les lances

Être de la manchette

Finir en eau de boudin

Une autre paire de manches

Boire le bouillon

Le jour J

Donner le bouillon d'onze heures (Le onze ou l'onze)

Se laisser manger la laine sur le dos

Tomber dans le lacs(le piège)

Avoir les boules

Sur l'air des lampions (en scandant quelques syllabes détachées sur une seule note. Exemple : On-na-ga-gné ! On-na-ga-gné !

Tirer à boulets rouges

Faire bouillir la marmite

Être à la bourre

Avoir une marotte

Être en pleine bourre

S'en mettre plein la lampe

Un bourreau des cœurs

Un bourreau ce travail

Arriver comme le Marquis de Couille-verte

Un médecin tant pis

(La Fontaine Le médecin Tant-pis allait voir un malade Que visitait aussi son confrère Tant-mieux)

Perdre la boussole

Les quatre mendiants

Perdre la boule

La boule à zéro

Être marron

Du miel en branches

Mélanger la chèvre et le chou

Branler la pique

Dieu merci !

Avoir le bras long

Laisser pisser le mérinos

Battre en brèche

Mettre sa main au feu

Être bredouille

Mettre au pied du mur

Battre la breloque

Breveter SGDG (sans garantie du gouvernement)

À la merci de qqun ou de qqc

À bride abattue

C'est midi (impossible, il n'y a pas moyen)

Tourner bride

chier des bulles

Passer les bornes

Laisser la bride sur le cou

Se cailler les meules

Ramener sa fraise

Bouffer des briques

Aller sur les brisés de qqun

Brochant sur le tout (par dessus le marcher)

Le miroir aux alouettes

Vous pouvez vous brosser

Brouiller les cartes

Broyer du noir

Payer en monnaie de singe

À brûle pourpoint

Faire buisson creux 

De but en blanc

Être en butte

Courir le cachet

Faire mouche

Ficher le camp

Arriver sur les chapeaux de roues

Dire pis que pendre Faire pis que pendre

Un jugement à l'emporte-pièce

Être à couteaux tirés

Mener une vie de bâton de chaise

Partir les pieds devant

Prendre les devants

Crier gare

Faire main basse sur qqc

Ne pas en foutre une rame

Faire sa sucrée

Courir le guilledou

Courir la gueuse

Courir la galipote

Faire le gros dos

Le dos au mur

Solide comme le Pont-Neuf

Solide comme un roc

Trouver chaussure à son pied

A en tomber raide

Être raide dingue

Être mordu

Un canard boiteux

Caner, faire la cane

Parler à la cantonade

S'habiller de pied en cap

Mettre en capilotade (démolir, mettre en pièces)

Prendre la mouche

Être capot

Une fine mouche

Prendre une capote

Jeter son bonnet au-dessus des moulins

Un rhume carabiné

Rester en carafe

Se tenir à carreau

Rester sur le carreau

Perdre la carte

Connaître le dessous des cartes

Tourner casaque

Avoir une case vide

Donner la chair de poule

Battre la chamade

Au petit bonheur la chance

Brûler la chandelle par les deux bouts

Le jeu n'en vaut pas la chandelle

Tenir la chandelle

Devoir une fière chandelle

Des économies de bouts de chandelle

Voir 36 chandelles (Trente-six)

Donner le change

Travailler du chapeau

Porter le chapeau

T'occupe pas du chapeau de la petite / de la gamine

Servir de chaperon

Aller au charbon

Décrocher la timbale

Saute Marquis !

Rompre le charme

Mettre la charrue avant les bœufs

Souffler comme un bœuf

Parée comme une châsse

Tirer au flanc

Tirer un coup

Tirer au cul

Donner sa langue qu chat

Les moutons de Panurge

C'est le chat (Non ce n'est pas moi. – C'est le chat !

Faire de la musique

(Émettre des protestations, des récriminations véhémentes)

C'est de la petite musique (une chose négligeable, méprisable)

Connaître la musique (être au courant d'une affaire)

Changer de musique (parler d'autre chose)

En avant la musique !

La musique intérieure, la musique de l'âme

Du château la pompe

Être un chaud lapin

Avoir du tintouin

Être un chaud de la pince

Chauffe Marcel !

Le chemin des écoliers

Faire bonne chère (cher, la chère, la chair, la chaire, la cheire)

Faire chère lie

Monter sur ses (grands) chevaux

Saisir l'occasion aux cheveux

Tiré par les cheveux

Mi-chèvre mi-chou

Un chien regarde bien un évêque

En chier une pendule

Se balancer le chinois

Faire chou blanc

Comme c'est chouette !

Faire ses choux gras

Clefs en mains

A tombeau ouvert

Faire la pige à qqun

Être un pigeon

River son clou à quelqu'un

Tomber à l'eau

Clouer le bec

Se dorer la pilule

En pays de cocagne

Le torchon brûle

Tomber dans les pommes

Porter un toast

Jouer à touche-pipi

Nager entre deux eaux

En pincer pour qqun

Savoir par cœur

Faire une touche

Être né coiffé

Un navet

Prendre son pinglot

Être né avec une cuillère d'argent dans la bouche

(être né dans une famille riche vient de l'anglais « born with a silver spoon in the mouth » 18e siècle.

Être en nage

Marqué au coin du bon sens 

Marqué au fer rouge

Au septième ciel

Coincer la bulle

La tournée des grands-ducs

Avoir le trac

Être collet monté

Aller à la selle

S'astiquer la colonne

Perdre la tramontane

(Perdre la tête et ne plus savoir de quel côté se diriger - la tramontane : l'Etoile polaire)

Se taper la colonne

Tranquille comme Baptiste

Avoir la trique

Tirer des plans sur la comète

Avoir une trichine dans le jambonneau (Être toqué)

Compte là-dessus et bois de l'eau

Se mettre sur son trente-et-un

Faire le con

Avoir du sex-appeal

Aller de concert

Naviguer de conserve

Un nec plus ultra

Être réduit à la portion congrue

Faire la navette

Le roi des cons

Faire le nègre

Sauter du coq à l'âne

Le coq gaulois

À cor et à cri

Les neiges d'antan

Un cordon bleu

Filer un mauvais coton

Un nom à coucher dehors

Être un mauvais coucheur

Être à la coule (être au courant, être informé)

Être au parfum

Annoncer la couleur

Le nerf de la guerre

Avaler des couleuvres

Battre sa coulpe

La soif de l'or

Avoir le truc

Donner le coup de collier

Avoir qqun à ses trousses

Avoir le coup de foudre

Faire un trou dans la nuit / Faire un trou à la lune (s'enfuir, disparaître)

Le coup du milieu

Noblesse oblige

Le coup de pied de l'âme

Faire du marché noir

Avoir un coup de pompe

Un œil au beurre noir

Être sous la coupe de qqun

Se fourrer le doigt dans l'œil

Travailler au noir

Battre à plate couture

Ça fait pas avancer le Schmilblick

Mettre le couvert

Une lutte sans merci

Tirer la couverture à soi

Gicler les œilllets

Tirer sa crampe

Saler une note, une note salée

Tirer un coup

Croquer le marmot

Une ignorance crasse

Cuire dans son jus

Crier haro sur le baudet

Faire la sainte Nitouche

Vivre aux crochets de qqun

Attendre la saint Glinglin

C'est la croix et la bannière

Vider son sac

En deux coups de cuillère à pot

Tout le saint-frusquin

Aller au cul

Faire soixante-neuf

Être un trou du cul

Une figure de rhétorique

Cul par dessus tête

Sabler le champagne

Sabrer le champagne

Aller à la curée

Avoir du bien au soleil

Virer sa cuti

De la roupie de sansonnet

Enfourcher son dada

Rater sa sortie

Valoir que dalle/dal

Boire en Suisse

Damer le pion

Une surprise-partie

Rouler carrosse

Faire danser qqun

Dormir comme un sabot

Dormir comme une souche

S'endormir sur le rôti

En connaître un rayon

En mettre un rayon

Foutre une danse

Être au bout du rouleau

Découvrir le pot aux roses

À tour de rôle

Un déjeuner à la fourchette

Savoir de quoi il retourne

Défrayer la chronique

Le roi n'est pas mon cousin

Après moi le déluge !

On vous en ratisse

(N'y comptez pas – Antiphrase de On vous en prépare))

Courir comme un dératé

Mettre au rancart

Filer un rencart (rancart, rencard, rancard)

En deux temps trois mouvements

Mettre la table

Se mettre à table

Jeter son dévolu (sur)

Pas la queue d'une

L'avocat du diable

Se taper un rassis

Avoir le diable au corps

Se désopiler la rate

Être de la revue

Se fouler la rate

Tirer le diable par la queue

En connaître un rayon

Ni Dieu ni maître

Tomber en quenouille

Le dindon de la farce

Tenir la queue de la poêle

La dive bouteille (Cf. Rabelais)

La substantifique moelle (idem)

Se sucer la pomme

Donner dans la vue

Faire des pompiers

S'en donner à cœur joie

Avoir avalé un pépin (être enceinte)

Avoir bon dos

Avoir une pomme d'escalier (être chauve)

Être le dos au mur

Faire le pont

Être porté sur la question

Se coller une douce

Faire la popote

Se balancer le chinois

Faire le pont

La douche écossaise

Faire du potin

Douze balles dans la peau

Avoir la peau de quelqu'un

Se mettre dans la peau de qqun

Dès potron-minet, dès potron-jaquet (de très grand matin)

Tenir la dragée haute

Fier comme un pou

Travailler pour le roi de Prusse

Être dans de beaux draps

jeter de la poudre aux yeux

Droit comme un i

Avoir le vent en poupe

Duc et pair

À l'eau de rose

Défendre son pré carré

Tourner en eau de boudin

Faire du marché noir

Il y a de l'eau dans le gaz

Il y a de l'eau de l'électricité dans l'air

Vous m'en direz des nouvelles

Échec et mat

Courir la prétentaine

Faire la courte échelle

Avoir la puce à l'oreille

Payer son écot

Avoir le cul bordé de nouilles

Élémentaire mon cher Watson

Trouver la quadrature du cercle

Élevé dans le sérail

L'heure de grâce / le quart d'heure de grâce

Élever un enfant dans du coton

Passer un mauvais quart d'heure

N'avoir pas une heure à soi

Tomber les quatre fers en l'air

Tomber des nues

Mettre à l'encan

Le quart d'heure de Rabelais

(le moment de payer l'addition dans un restaurant)

Un enfant de la balle

Il faudrait quatre hommes et un caporal

C'est toujours ça de pris

La semaine des quatre jeudis

Avoir de l'entregent

Descendre l'escalier quatre à quatre

S'envoyer en l'air

En quatrième vitesse

Grimper aux rideaux

À l'œil

Je m'en bats l'œil

Se mettre le doigt dans l'œil

Tirer une épine du pied

Occupe-toi de tes oignons

Monter en épingle

Prendre ombrage

Tirer son épingle du jeu

Opiner du bonnet

Être tiré à quatre épingles

Être en odeur de sainteté

La faire à l'oseille

Les jours ouvrables

Un homme de paille

Long comme un jour sans pain

Espace vital

Rouler un palot ou pâlot/ un patin / une pelle / une saucisse / une galoche / une escalope

Des espèces sonnantes et trébuchantes

La cheville ouvrière

L'esprit de corps

Une panne sèche

Tomber en panne

Faire une panne

Avoir l'esprit de l'escalier

Faire grise mine

Avoir des états d'âme

Couper la poire en deux

Retourner à ses chères études

Avoir la poisse

Avoir/mettre le pied à l'étrier

Se polluer le dard

Prendre son fade

Entre la poire et le fromage

Fausser compagnie

Mettre la main au panier

Monter au fauteuil

Essuyer les plâtres

Faire faux bond

Faire la pluie et le beau temps

Couper la poire en deux

L'éternel féminin

Reprendre du poil de la bête

Cherchez la femme !

Se mettre à poil

Faire la pluie et le beau temps

Tailler une plume

Faire long feu

Ne pas faire long feu

Je dirai même plus

Le feu sacré

Une planche de salut

La veuve Poignet

La poire d'angoisse (mauvais traitements, grands chagrins)

Être cousu de fil blanc

Faire du plat

Avoir un fil à la patte

De fil en aiguille

Amuser le parterre

Donner du fil à retordre

Faire une partouze

À la flan (mal fait)

C'est du flan (c'est du bidon)

Comme deux ronds de flan

Conter fleurette

Tomber dans le panneau

Faire une partie carrée

Passer la main

Se taper une pignole

Prendre son pied (vieilli, son fade, son mare, son taf)

La fleur des pois

La faute à pas de chance

Une vie de patachon

Se patiner

Avoir du foin dans ses bottes

Battre le pavé

Brûler le pavé

Être sur le pavé

Faire le trottoir

Hisser sur le pavois

Faire des folies de son corps

Être sur le haut du pavé

Être mis à pied

Faire un four

Ça paie

Ça ne paie pas de mine

Je t'en fous !

Je te fous mon billet

Être de la pédale

Envoyer faire foutre

Ce n'est pas du pipeau / de la frime

Foutre le camp

Patate de canapé

Être foutu

Faire de la perruque

Le coup du père François

Un pique-assiette

À la bonne franquette

Être piqué

Être piqué de la tarentule

Pas piqué des hannetons / pas piqué des vers

Avoir du pain sur la planche

Faire des fredaines

Au pied de la lettre

Ronger son frein

Faire du pied

Les dés sont pipés

Avoir la fringale

Valoir son pesant d'or

Changer son fusil d'épaule

Casser du sucre sur le dos de qqun

(http://www.expressio.fr/expressions/casser-du-sucre-sur-le-dos-de-quelqu-un.php)

Avaler sa langue

Débiter des fagots

Pleurer comme une madeleine

Vendre la mèche

Acheter la mèche (vieilli, garder le secret)

Il ne faut pas pousser mémé dans les orties

Arrête ton char

Bourrer le mou

Se bourrer le mou (s'illusionner)

À la vie, à la mort

Tomber de haut

Faire la nique

L'échapper belle

Chercher une aiguille dans une meule de foin

Vouloir péter plus haut que son cul

Péter dans la soie

Péter le feu

Avoir du sang sur les mains

Crier famine

Faire l'école buissonnière

Pleurer à chaudes larmes

Rire à froides larmes (vieilli, feindre de trouver amusant qqc de banal)

Pleurer toutes les larmes de son corps

C'est Byzance ! (C'est superbe ! C'est le grand luxe)

Cracher au bassinet

Perdre le nord

Ça ne casse pas des barres

Plier bagages

Cracher le morceau

Entre les deux mon cœur balance

Agir de sang-froid

Avoir le sang chaud

Gagner son paradis

Croiser les doigts

Briser le silence

Prendre la clef des champs

Péter les plombs

Brouiller les cartes

Retourner comme une crêpe

Faire le deuil de ses illusions

Marcher sur des œufs

Chercher noise

Vendre la peau de l'ours

Voler au secours de qqun

Faire de l'ombre à qqun

Croquer le marmot (attendre longtemps en se morfondant)

Une marie-couche-toi-là

Vous vous trompez d'adresse

Vous déraillez !

Mettre des bâtons dans les roues

Brouiller les pistes

Faire marcher qqun

Trouver l'âme sœur

Lâcher la proie pour l'ombre

Faire passer un chameau par le chas d'une aiguille

Prendre ses jambes à son cou

Prendre ses jambes à son cul (vulgaire, s’enfuir à faible vitesse)

Prendre une branlée

(Être, flotter) entre deux vins.

Couler comme de l'eau de source

Le cul entre deux chaises

Tirer au cul

C'est à se taper le cul par terre !

Mettre, avoir le feu au cul

Bouche en cul de poule

Suer comme un bœuf

Avoir un bœuf sur la langue.

Un succès bœuf

un culot bœuf

un effet bœuf

Gros, gras comme un cochon

Sale comme un cochon.

Un cochon n'y retrouverait pas ses petits.

S'en laver les mains

Temps de cochon

Tête de cochon

Caractère de cochon

Bête comme cochon

Saoul comme un cochon

copains comme cochons

S'entendre comme larrons en foire

Le cochon qui sommeille

Tour de cochon.

Nu comme la main

Être unis, se tenir comme les (deux) doigts de la main.

En boucher un coin

Cul par dessus tête

Mettre qqun sur le cul. Être sur le cul

Un coup d'épée dans l'eau.

Il y a de l'eau dans le gaz

Se geler le cul – Se les geler

Se jeter à l'eau

Battre l'eau (avec un bâton)

C'est de l'eau de vaisselle.

Être le bec dans l'eau

Être (heureux) comme un poisson dans l'eau

Nager entre deux eaux

Pêcher en eau trouble

Se noyer dans un verre d'eau.

Faire le zouave

Mettre, faire venir l'eau à la bouche

Se casser le cul pour faire qqc

Partir à la cloche de bois

se faire la malle

À gogo (Familier - En abondance, à discrétion, à foison)

Refiler la patate chaude

Rendre l'âme

Aller au diable vauvert

Une poule mouillée

Donner sa main à couper

Mettre sa main au feu

(En) sous main

Les mains dans les poches (en signe d'insouciance).

Se frotter les mains - Je m'en frotte les mains.

S'en battre l'œil

S'en tamponner l'anus - S'en tamponner le coquillard

Battre le fer quand il est chaud (Agir au bon moment )

Faire des pieds et des mains

Passer la main dans le dos à ou de qqun (au fig.).

Prendre son courage à deux mains

Une main de fer dans/sous un gant de velours

Sous la main

Manger dans la main de qqun

De première main - De seconde main

Avoir le coeur sur la main

Avoir la main légère - Avoir la main lourde

Avoir une main de fer.

Tomber aux mains de qqun.

Aller, marcher la main dans la main

De la main gauche

Lever, porter la main sur qqun

Avoir la main leste

Avoir la main qui démange.

Haut la main.

Ne pas y aller de main morte

En venir aux mains.

Faire main basse sur qqc

Homme de main

Cousu main

Mettre la dernière main à qqc

Donner, prêter la main à qqun.

(Avoir les) mains libres ou liées

Forcer la main à qqn

Avoir la main verte

La bouche en cœur

Faire la fine bouche (se montrer dédaigneux, difficile)

Ôter à qqun le pain de la bouche

À bouche que veux-tu

Bouche cousue

N'avoir qu'un mot, qu'une chose à, dans la bouche.

Être fort en bouche

De bouche en bouche.

De bouche à oreille

Le téléphone arabe

À bouche que veux-tu

Jusqu'à plus soif

Avoir un poil dans la main (fam. Être paresseux)

Avoir la main heureuse ou malheureuse

Pour une paille en croix

Gober les mouches (attendre)

Tout gober

Gober une huître (Familier, Croire des propos facilement, sottement, sans examen)

Tambour battant

Raser les murs

Effeuiller la marguerite

Avoir les jetons

Ne pas se moucher du coude

Se fendre la pipe / la poire

Pas de quoi fouetter un chat

Dormir sur ses deux oreilles

Dormir les poings fermés

Faire feu de tout bois

Perdre haleine

Puer du bec

Boire un petit coup

C'est pas la mer à boire

Boire comme un trou

Jeter l'éponge

Voir Naples et mourir

Marcher droit

Droit dans ses bottes

Aller à Tataouine (Tataouine était un bagne militaire français situé près de la ville de Tataouine, au sud de la Tunisie)

Un blanc-bec

Du balai !

Une bête à Bon Dieu (La coccinelle)

Rase motte (Familier, Personne de très petite taille)

Un souffre-douleur

Un gagne-pain

Un pense-bête

La gent trotte-menue (Cf. La Fontaine)

Un attrape-nigaud

Une fille de joie

Mettre la main au collet de quelqu'un (Familier et vieux, L'arrêter de force, se rendre maître de sa personne)

Se prendre au collet (se battre, se bagarrer)

Être collet monté

(Être raide, guindé, pédant - Être rigide sur les manières et les principes)

Être pète sec

Faire cul sec

Être comme cul et chemise (Populaire, être inséparables, bien s'entendre)Cul par-dessus

Avoir du cul (Populaire, avoir de la chance)

Tomber / en rester sur le cul (Populaire, être très étonné)

Parle à mon cul, ma tête est malade.

Cause toujours tu m'intéresses.

Couler un bronze (vulgaire)

Tirer peine, (Parler gaga S'inquiéter - Annexe:Glossaire du parler gaga — Wiktionnaire)

L'avoir dans le cul (vulgaire)

Chez ma tante / Le clou (Le mont-de-piété)

Un bâton merdeux

Tomber dans les choux

Faire tourner en bourrique

Mordre la poussière

Manger les pissenlits par la racine

En dire / voir des vertes et des pas mûres

Des goûts et des couleurs, on ne dispute / discute pas

Mettre sur un piédestal / Tomber de son piédestal

Tomber / pleuvoir des hallebardes / des cordes

Coûter la peau des fesses / la peau du cul / la peau des couilles / les yeux de la tête

Quand les poules auront des dents

Les chiens ne font pas des chats

Enfiler des perles

Au ras des pâquerettes

Jouer des coudes

Traîner une casserole

Aller sur la haquenée des cordeliers

Apporter des oranges (à quelqu'un)

Avaler des couleuvres

Tailler des croupières

Une cour des miracles

Se faire des cheveux (blancs) / du mouron / de la mousse

Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !

Céder au chant des sirènes

Casser la croûte / la graine

Pousser des cris d'orfraie

Tomber dans le troisième / trente-sixième dessous

La cour des grands

Se casser la nénette

Avoir des jambes de faucheur / faucheux

Se ranger des voitures

Au royaume / pays des aveugles, les borgnes sont rois

Raconter des salades

Chanter comme une seringue / une casserole

(Se) casser la margoulette

Manger / bouffer des briques (à la sauce cailloux)

Des économies de bouts de chandelle

Pauvre comme Job

Riche comme Crésus

Blanc comme neige

Lire d'autres comparaisons :

>> Comparaisons – léger comme... méchante comme... long comme... nu comme... sourd comme... solide comme... ronfler comme... sauter comme... battre comme... jurer comme... menteur comme... QUIZ 52

On trouve, sur la toile, quelques sites qui donnent

des expressions ayant la mythologie pour origine.

> Les expressions d'origine mythologique - fiche pédagogique

Se croire sorti de la cuisse de Jupiter

Un travail d’Hercule

Le supplice de Tantale

Se perdre dans un dédale

Ouvrir la boîte de Pandore

Être le sosie de quelqu’un

Cette femme est une harpie

Le fil d’Ariane

Toucher le pactole

Le talon d’Achille

Avoir une voix de Stentor

Être médusé

Tomber de Charybde en Scylla

Un travail de Titan

Être dans les bras de Morphée

> EXPRESSIONS FRANÇAISES - MYTHOLOGIE

La roue de la Fortune

Agir comme une furie

Une pomme de discorde

> Mythologie-vocabulaire - La Grèce antique

le complexe d'Œdipe

Le rocher de Sisyphe

Le tonneau des Danaïdes

Un colosse aux pieds d'argile

Le cheval de Troie

Sortir tout armé de la tête de quelqu'un

(Cf. Athéna / Minerve sortie de la tête de Zeus / Jupiter)

Les yeux d'Argus

Un travail de Titan

La corne d'abondance

Le lit de Procuste

Une personne narcissique (du nom Narcisse)

Taquiner la muse

La tunique de Nessus

Un travail de Pénélope

Une voix de sirène

 Pour en avoir plus sur les épithètes homériques

>> Épithètes homériques - Expressions ayant la mythologie pour origine (+QUIZ)

Pour retrouver toutes les définitions des expressions, vous avez le choix. Reportez-vous à l'un des sites suivants :

Bourrer le mou - dictionnaire des expressions françaises Expressio ...

www.expressio.fr/expressions/bourrer-le-mou.php

Signification, origine, histoire et étymologie de l'expression française 'Bourrer le mou' dans le dictionnaire des expressions Expressio par Reverso - Bourrer le ...

Bourrer le mou. : signification et origine de l'expression - L'Internaute

www.linternaute.com › Expressions › Intentions

Cette expression est apparue vers le début du XXe siècle. Ici, le "mou" désigne le cerveau, d'où l'expression qui en découle: "bourré le crâne". Ensuite, elle a ...

bourrer le mou — Wiktionnaire

https://fr.wiktionary.org/wiki/bourrer_le_mou

Eh bien, il était très optimiste, M. Léonard, il avait tout à fait confiance. Et l'on savait assez, hein, qu'il ne se laissait pas bourrer le mou. — (Marcel Martinet, La ...

Définition bourrer le mou à quelqu'un | Dictionnaire définition français ...

dictionnaire.reverso.net/francais-definition/bourrer%20le%20mou%20à%20quelqu'un

bourrer le mou à quelqu'un définition, synonymes, conjugaison, voir aussi 'se bourrer',bourrer le mou',bourreur',bourrier', expression, exemple, usage, ...

Définition bourrer le mou | Dictionnaire définition français | Reverso

dictionnaire.reverso.net/francais-definition/bourrer%20le%20mou

bourrer le mou définition, synonymes, conjugaison, voir aussi 'se bourrer',bourreur',bourrier',bourré', expression, exemple, usage, synonyme, antonyme, ...

Bob / bourrer le mou | ABC de la langue française - Dictionnaire d'argot

www.languefrancaise.net/Bob/25154

bourrer le mou — □ Mentir, tromper, manipuler ; mentir à qqun, lui conter des mensonges ; se laisser manipuler, se faire tromper ; se convaincre à tort ...

 

Définition de mou (bourrer le) • Le Dictionnaire de la Zone © Cobra le ...

www.dictionnairedelazone.fr/dictionary/definition/bourrer_le_mou

mou (bourrer le) • Le Dictionnaire de la Zone, tout l'argot des banlieues. Plus de 2500 mots et expressions de l'argot classique et moderne. Définis et illustrés.

 

Je ne prétends pas avoir fait ici une liste exhaustive des expressions savoureuses que vous connaissez ou que vous avez découvertes. La riche langue des banlieues, pour ne citer qu'elle, nous en apprendrait beaucoup à coup sûr.

 

Articles connexes

>> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire – Archaïsmes

>> Des expressions avec des prénoms

>> L'oral de Lili-Rose – Des expressions imagées

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:00

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De nombreuses expressions émaillent la conversation des deux copines, Lili-Rose et Marie-Lou. Le style est familier parfois même argotique. L'adverbe de négation NE est souvent omis.

 

À en tomber raide

1Lili-Rose-Ah, Marie-Lou ! Si tu savais. J'aimerais être à cent pieds sous terre.

2 Marie-Lou-Tu m'as pas l'air dans ton assiette.

3Lili-Rose-J'ai fait une boulette. Je me pardonnerai jamais. J'aurais mieux fait d'avaler ma langue.

4 Marie-Lou- Mais tu es toute retournée. Et de plus, tu es fichue comme l'as de pique. Raconte !

5Lili-Rose-Je sors de mon oral d'histoire et je n'ai débité que des fagots.

6 Marie-Lou-Tu veux me faire prendre des vessies pour des lanternes, toi qui es au top niveau en Histoire.

7Lili-Rose-Tu ris sous cape ? Tu t'en fous comme de l'an 40 ?

8 Marie-Lou-Oh mais, faut pas pousser mémé dans les orties ! Je dis ça je dis rien. Arrête de pleurer comme une madeleine.

9Lili-Rose-Je le vois bien, tu t'en laves les mains !

10Marie-Lou-Ta raison s'égare, ma Loute, tu sais bien que tu es ma petite caille, ma copine à la vie à la mort.

11Lili-Rose-Tu vendras pas la mèche, dis ? J'veux pas passer pour une bécasse, ou une courge, ou une cruche, encore moins pour une quiche !

12Marie-Lou-Bien sûr que non ! Mais crache le morceau. Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

13Lili-Rose-Je crois que j'ai une araignée au plafond. Je me suis mélangé les pinceaux. J'ai confondu Napoléon Bonaparte et Jules César.

14Marie-Lou-Deux grands conquérants ! À cette différence près que César n'aimait pas trop occire les vaincus.

15Lili-Rose-Revenons à nos moutons. L'examinateur s'est tenu les côtes. Il a cru que je me payais sa tête.

16 Marie-Lou-Il t'a assaisonnée un max ?

17Lili-Rose-Non, il m'a félicitée grave pour mon humour. Il a cru que je lui faisais du plat.

18 Marie-Lou-Ah ! Ah ! Il s'est fourré le doigt dans l'oeil !

19Lili-Rose-Je te dis pas. Il m'a filé un rencard !

Rencart, rancart, rencard, rancard.

20 Marie-Lou-Non ! Tu me bourres le mou ! Arrête ton char !

21Lili-Rose-T'inquiète ! Je lui poserai un lapin.

22 Marie-Lou-Tu me balades ! Tu me la fais à l'envers !

23Lili-Rose-Croix de bois, croix de fer...

24Marie-Lou- Et quelle note il t'a mise ?

25Lili-Rose-19 bien sûr.

26Marie-Lou-Tu te mouches pas du coude ! Avec ça tu vas décrocher ton bac, c'est dans la poche.

27Lili-Rose-Y a pas de souci ! Il n'empêche, ça m'a tourné les sangs.

28Marie-Lou-Allez, arrête de miauler !

 

Le sens de quelques expressions :

Académie : Il voudrait être à cent pieds sous terre, Il voudrait pouvoir se cacher à tout le monde, tant il est confus, honteux. Il se dit aussi d'un Homme qui a quelque grand sujet de chagrin, qui est dégoûté de la vie. Je voudrais que cet homme fût à cent pieds sous terre, Je voudrais qu'il fût mort. http://www.cnrtl.fr/definition/academie8/pied

Bob : avaler sa langue Ne rien dire, se taire, se retenir

Bob : retourner Émouvoir beaucoup, émouvoir, donner un choc moral

Bob : débiter des fagots Raconter des niaiseries ; faire le niais

Bob : prendre des vessies pour des lanternes Être crédule, inintelligent, idiot, naïf ; tromper, berner, se moquer de quelqu'un, faire croire des choses insensées, faire croire des choses énormes, débiter de gros mensonges ; mensonge type

Bob : pleurer comme une madeleine Pleurer

Bob : s'en laver les mains N'y avoir rien à faire, être indifférent, se déclarer irresponsable, ne pas en accepter la responsabilité

Bob : vendre la mèche Trahir un secret, publier ce qui était secret, dévoiler, monter, faire des révélations, avouer, dénoncer

Bob : quiche Terme de mépris général : idiot, imbécile ; prendre pour un idiot, pour une idiote

Internaute : avoir une araignée au plafond : Avoir un côté farfelu, un comportement un peu fou, qui ne dérange pas les autres.

Wiktionnaire : il ne faut pas pousser mémé dans les orties

Wiktionnaire : à la vie, à la mort

dictionnaire des expressions françaises décortiquées Arrête ton char (Ben-Hur) !

Le Dictionnaire de la Zone © Cobra ...Définition de envers (la faire à l')
 

Retrouvez Lili-Rose et Marie-Lou dans les articles :

Mes vacances avec Lili-Rose – Exercice d'orthographe

Les bavardages de Lili-rose avec Marie-Lou – Orthographe

Voir aussi : Des expressions avec des prénoms

 

Pour retrouver toutes les définitions des expressions, vous avez le choix, reportez-vous à l'un des sites suivants :

Bourrer le mou - dictionnaire des expressions françaises Expressio ...

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bourrer le mou — Wiktionnaire

https://fr.wiktionary.org/wiki/bourrer_le_mou

Eh bien, il était très optimiste, M. Léonard, il avait tout à fait confiance. Et l'on savait assez, hein, qu'il ne se laissait pas bourrer le mou. — (Marcel Martinet, La ...

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Bourrer le mou. : signification et origine de l'expression - L'Internaute

www.linternaute.com › Expressions › Intentions

Cette expression est apparue vers le début du XXe siècle. Ici, le "mou" désigne le cerveau, d'où l'expression qui en découle: "bourré le crâne". Ensuite, elle a ...

Définition bourrer le mou à quelqu'un | Dictionnaire définition français ...

dictionnaire.reverso.net/francais-definition/bourrer%20le%20mou%20à%20quelqu'un

bourrer le mou à quelqu'un définition, synonymes, conjugaison, voir aussi 'se bourrer',bourrer le mou',bourreur',bourrier', expression, exemple, usage, ...

Définition bourrer le mou | Dictionnaire définition français | Reverso

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bourrer le mou définition, synonymes, conjugaison, voir aussi 'se bourrer',bourreur',bourrier',bourré', expression, exemple, usage, synonyme, antonyme, ...

Bob / bourrer le mou | ABC de la langue française - Dictionnaire d'argot

www.languefrancaise.net/Bob/25154

bourrer le mou — □ Mentir, tromper, manipuler ; mentir à qqun, lui conter des mensonges ; se laisser manipuler, se faire tromper ; se convaincre à tort ...

 

Définition de mou (bourrer le) • Le Dictionnaire de la Zone © Cobra le ...

www.dictionnairedelazone.fr/dictionary/definition/bourrer_le_mou

mou (bourrer le) • Le Dictionnaire de la Zone, tout l'argot des banlieues. Plus de 2500 mots et expressions de l'argot classique et moderne. Définis et illustrés.

 

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