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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 11:01

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Le passé simple s'emploie à l'écrit pour raconter des actions qui se passent à un moment précis du passé. C'est le temps du récit par excellence (dans les romans, les contes, etc.).

On le trouve avec l'imparfait.

>> Les emplois de l'imparfait de l'indicatif et du passé simple

Dans la langue parlée, on n'emploie pas le passé simple mais plutôt le passé composé.

 

Le passé simple et ses quatre désinences : ai/a, i, u, in

-ai/a

Les verbes du 1er groupe en -ER et le verbe aller du 3e groupe :

j'allai, tu allas, il alla, nous allâmes, vous allâtes, ils allèrent.

-i

Les verbes du 2e groupe en -IR et quelques verbes du 3e groupe : cueillir, partir, sentir, vaincre, coudre, etc.

je cueillis, tu cueillis, il cueillit, nous cueillîmes, vous cueillîtes, ils cueillirent.

-u

Des verbes du 3e groupe : savoir, être, mourir, croire, pouvoir, résoudre, etc.

je sus, tu sus, il sut, nous sûmes, vous sûtes, ils surent.

-in

Des verbes du 3e groupe : venir, tenir et leurs dérivés (devenir, détenir, convenir, contenir, etc.)

je vins, tu vins, il vint, nous vînmes, vous vîntes, ils vinrent.

>> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple,

au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

EXERCICE

Dans le texte suivant, vous rencontrerez des verbes conjugués au passé composé. Écrivez-les au passé simple.

"Or çà*, m'a demandé un jour Florimond (qui ne connaissait rien au passé simple avant qu'on lui eût dit que ce temps existait), pouvez-vous m'en dire un mot ?

Certes, lui ai-je répondu. Mais dites-moi jeune homme d'où il vient que vous en avez entendu parler. Avez-vous lu quelque part des verbes conjugués à ce temps ? En avez-vous été étonné ?

Je l'ai été lorsqu'il m'est arrivé d'entendre par hasard, il y a peu, un conte de ma mère L'Oye : Peau d'Âne pour vous le nommer.

Ainsi donc n'avez-vous jamais entendu raconter ce conte dans votre enfance ? C'est étonnant.

C'est l'histoire d'un roi, a expliqué Florimond, qui a promis à sa reine sur le point de mourir qu'il n'épouserait qu'une princesse aussi belle qu'elle.

Mais, ai-je ajouté, quand il est devenu veuf, il a cherché en vain dans tout son royaume et n'en a trouvé qu'une qui surpassait la beauté de feue son épouse : sa fille. La jeune princesse a cru s'évanouir quand le roi l'a priée de l'épouser.

Mes yeux se sont remplis de larmes, s'est ému Florimond, quand la jeune princesse a voulu lui échapper : elle s'est dépouillée de ses beaux vêtements et a revêtu la peau d'un âne mort. J'en ai été tout ébaubi*. Comment a-t-il été possible d'abattre le pauvre animal qui donnait magiquement chaque jour de beaux écus et des louis d'or à profusion ?

N'avez-vous donc pas compris qu'elle souffrait le martyre ? Elle a voulu demander à son père des choses qu'elle a supposées impossibles, espérant qu'il renoncerait. Sa marraine, la fée des lilas l'a conseillée d'abord de demander au roi une robe couleur du temps. On la lui a cousu dans les 24 heures.

Et la princesse s'est désolée, a soupiré Florimond.

Sa marraine est venue de nouveau à son secours ; elle l'a priée de demander alors une robe couleur de lune. Les ouvriers l'ont confectionnée sur-le-champ.

Et la princesse s'est affligée, a geint Florimond.

"Demande-lui une robe couleur du soleil", a proposé la marraine, ce sera irréalisable. Mais le roi a convaincu ses couturiers d'orner la robe des diamants et des rubis de la couronne. Et la robe couleur du soleil est apparue dans sa magnificence.

C'est pourquoi, a conclu Florimond, la princesse a fait sacrifier l'âne préféré du roi. Franchement, cette princesse a fait tourner son père en bourrique en lui demandant toutes ces choses. Mais pourquoi donc a-t-elle refusé à chaque fois d'obéir au roi ? Ses caprices ont été insupportables.

Florimond, Florimond ! Ne crois-tu pas que le roi s'est rendu coupable de vouloir l'épouser ? Un père ne peut jamais se marier avec sa fille ! C'est formellement interdit.

Ah ? Je n'y avais pas pensé, a répondu le naïf Florimond.

 

C'est ainsi que j'ai évoqué, pour Florimond, le conte de Charles Perrault. Et je lui ai dessillé les yeux sur l'horreur dont le roi voulait se rendre coupable. Mais je ne l'ai pas satisfait.

"Ce n'est que le début de l'histoire, s'est-il écrié."

Il m'a fallu lui faire comprendre qu'il pouvait lui-même la lire en entier :

>> Contes de ma mère l'Oye - La Bibliothèque électronique

 

Il m'est revenu alors à la mémoire une anecote de ma jeunesse.

Je suis allée un jour visiter à Chambord, l'un de nos plus beaux châteaux. Je suis entrée dans les grandes salles tout* ornées de décors que j'ai cru de théâtre. J'en ai été étonnée. Je n'ai pourtant rencontré aucun acteur. Mon fiancé et moi avons déambulé dans les grands espaces. Nous avons gravi et descendu le double escalier magique.

>> Images correspondant à l'escalier de Chambord

Un guide, que nous avons interrogé, nous a informés qu'on était en train de tourner le film de Jacques Demy, Peau d'Âne.

Je n'ai pas croisé ce jour-là Catherine Deneuve, et je suis restée sur ma faim. C'était en 1970.

>>Trailer du film Peau d'âne - Peau d'âne Bande ... - AlloCiné

 

Notes

*Or çà ! Conjonction qui s’emploie pour exhorter, pour inviter ou pour marquer le début d’un récit. Wiktionnaire

*ébaubir : surprendre - ébaubi : surpris, stupéfait.

*Des salles tout ornées – Tout adverbe, ici invariable.

 

Le récit au passé simple

"Or çà, me demanda un jour Florimond (qui ne connaissait rien au passé simple avant qu'on lui eût dit que ce temps existait), pouvez-vous m'en dire un mot ?

Certes, lui répondis-je. Mais dites-moi jeune homme d'où il vient que vous en entendîtes parler. Lûtes-vous quelque part des verbes conjugués à ce temps ? En fûtes-vous étonné ?

Je le fus lorsqu'il m'arriva d'entendre par hasard, il y a peu, un conte de ma mère L'Oye. Peau d'Âne pour vous le nommer.

Ainsi donc n'entendîtes-vous jamais raconter ce conte dans votre enfance ? C'est étonnant.

C'est l'histoire d'un roi, expliqua Florimond, qui promit à sa reine sur le point de mourir qu'il n'épouserait qu'une princesse aussi belle qu'elle.

Mais, ajoutai-je, quand il devint veuf, il chercha en vain dans tout son royaume et n'en trouva qu'une qui surpassait la beauté de feue son épouse : sa fille. La jeune princesse crut s'évanouir quand le roi la pria de l'épouser.

Mes yeux se remplirent de larmes, s'émut Florimond, quand la jeune princesse voulut lui échapper : elle se dépouilla de ses beaux vêtements et revêtit la peau d'un âne mort. J'en fus tout ébaubi. Comment fut-il possible d'abattre le pauvre animal qui donnait magiquement chaque jour de beaux écus et des louis d'or à profusion ?

Ne comprîtes-vous donc pas qu'elle souffrait le martyre ? Elle voulut demander à son père des choses qu'elle supposa impossibles, espérant qu'il renoncerait. Sa marraine, la fée des lilas la conseilla d'abord de demander au roi une robe couleur du temps. On la lui cousit dans les 24 heures.

Et la princesse se désola, soupira Florimond.

Sa marraine vint de nouveau à son secours ; elle la pria de demander alors une robe couleur de lune. Les ouvriers la confectionnèrent sur-le-champ. 

Et la princesse s'affligea, geignit Florimond.

― "Demande-lui une robe couleur du soleil", proposa la marraine, ce sera irréalisable. Mais le roi convainquit ses couturiers d'orner la robe des diamants et des rubis de la couronne. Et la robe couleur du soleil apparut dans sa magnificence.

C'est pourquoi, conclut Florimond, la princesse fit sacrifier l'âne préféré du roi. Franchement, cette princesse fit tourner son père en bourrique en lui demandant toutes ces choses. Mais pourquoi donc refusa-t-elle à chaque fois d'obéir au roi ? Ses caprices furent insupportables.

Florimond, Florimond ! Ne crois-tu pas que le roi se rendit coupable de vouloir l'épouser ? Un père ne peut pas se marier avec sa fille ! C'est formellement interdit.

Ah ? Je n'y avais pas pensé, répondit le naïf Florimond.

 

C'est ainsi que j'évoquai pour Florimond, le conte de Charles Perrault. Et je lui dessillai les yeux sur l'horreur dont le roi voulait se rendre coupable. Mais je ne le satisfis pas.

"Ce n'est que le début de l'histoire, s'écria-t- il."

Il me fallut lui faire comprendre qu'il pouvait lui-même la lire en entier :

>> Contes de ma mère l'Oye - La Bibliothèque électronique

 

Note de Mamiehiou

Comme j'évoquais ce conte, il me revint à la mémoire une anecote de ma jeunesse.

J'allai un jour, avec mon fiancé, visiter à Chambord, l'un de nos plus beaux châteaux. J'entrai dans les grandes salles tout ornées de décors que je crus de théâtre. J'en fus étonnée. Je ne rencontrai pourtant aucun acteur. Nous déambulâmes dans les grands espaces. Nous gravîmes et descendîmes le double escalier magique.

>>Images correspondant à l'escalier de chambord

Un guide, que nous rencontrâmes, nous informa qu'on était en train de tourner le film de Jacques Demy, Peau d'Âne.

>>Trailer du film Peau d'âne - Peau d'âne Bande ... - AlloCiné

Je ne croisai pas ce jour-là Catherine Deneuve, et je restai sur ma faim. C'était en 1970.

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Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
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commentaires

Perrine 05/02/2016 11:38

Hihi, j'ai eu tout juste ! Merci pour l'exercice ; malgré un doute perpétuel sur l'accent de "rencontrâmes"...

mamiehiou.over-blog.com 05/02/2016 18:49

Eh bien vous n'en n'aurez plus. Et j'en suis contente !

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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