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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 08:14

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

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- 48 -

 

 

Les Métamorphoses ou L'Âne d'or

Metamorphoseon libri XI ou Asinus aureus

IIe siècle

Roman d'Apulée

 

Il y a bien longtemps que j'ai lu ce roman antique

et j'en garde un souvenir ébloui.

Mamiehiou

 

Résumé à retrouver sur Wikipédia :

Le héros, un aristocrate prénommé Lucius (comme l'auteur du livre, Lucius Apuleius), connaît différentes aventures, après que sa maîtresse, Photis, l'a transformé en âne par accident. Il apprend que, pour retrouver sa forme humaine, il doit manger des roses. Ses diverses aventures malheureuses et burlesques au cours de cette quête des roses sont l'occasion pour Lucius d'apprendre et de raconter au lecteur de nombreuses histoires (le mythe de Psyché et de Cupidon, « la marâtre empoisonneuse », « la bru sanglante », etc.), mêlant l'érotisme aux crimes sanglants et à la magie. Bien que la signification du récit puisse faire l'objet d'interprétations diverses, il semble que le voyage de Lucius soit aussi un voyage spirituel, une initiation à la magie en même temps qu'une mise à distance de la sorcellerie par le comique.

 

Ce que dit Gustave Flaubert de l'Âne d'or - 1852

"Ce livre est un chef-d’œuvre. Il me donne à moi des vertiges et des éblouissements ; la nature pour elle-même, le paysage, le côté purement pittoresque des choses sont traités là à la moderne et avec un souffle antique et chrétien tout ensemble qui passe au milieu. Ça sent l’encens et l’urine, la bestialité s’y marie au mysticisme, nous sommes bien loin encore de ça nous autres comme faisandage moral."

Le texte rédigé en latin

Traduction par et sous la direction de Désiré Nisard.
Firmin Didot,1865

Extrait du chapitre 2

(II, 9, 1) Que sera-ce si la nature a donné aux cheveux une couleur avantageuse ou un lustre qui en relève l’éclat ; de ces teintes vigoureuses qui rayonnent au soleil, ou de ces nuances tendres, dont le doux reflet se joue aux divers aspects de la lumière ? Tantôt c’est une chevelure blonde, toute d’or à la surface, et qui prend vers la racine le brun du miel dans l’alvéole ; tantôt c’est un noir de jais, dont l’émail rivalise avec l’azur de la gorge des pigeons. Lorsque, luisants des essences d’Arabie, et lissés par l’ivoire aux dents serrées, les cheveux sont ramenés derrière la tête, c’est une glace où se mirent avec délices les yeux d’un amant : ici ils simulent une couronne tressée en nattes serrées et fournies ; là, libres de toute contrainte, ils descendent en ondes derrière la taille. Telle est l’importance de la coiffure, qu’une femme eût-elle mis en oeuvre l’or, les pierreries, les riches tissus, toutes les séductions de la toilette ; si elle n’a pris un soin égal de ses cheveux, elle ne paraîtra point parée. Cet arrangement chez ma Photis n’avait coûté ni temps, ni peine ; un heureux négligé en faisait tous les frais. Réunis en noeud au sommet de la tête, ses cheveux retombaient, gracieusement partagés, des deux côtés de son cou d’ivoire, et de leurs extrémités bouclées atteignaient la bordure supérieure de son vêtement.

(II, 10, 1) La volupté chez moi devenait torture ; je n’y tenais plus ; et me penchant avidement sur le beau cou de Photis, à l’endroit où les cheveux prennent naissance, j’y imprimai un long et délicieux baiser. Elle tourna la tête, et me lançant de côté une oeillade assassine : Ah ! jeune écolier, vous prenez goût à ce nanan ; tout n’y est pas miel ; prenez-y garde. À la longue, trop de douceur aigrit la bile. J’en cours le risque, ma chère âme, m’écriai-je ; pour savourer un seul de tes baisers, je suis homme à me laisser griller tout de mon long sur le brasier que voilà. Je dis ; et la serrant dans mes bras, je joignis les effets aux paroles. Mon feu la gagne, elle me rend étreinte pour étreinte, caresse pour caresse. Sa bouche entrouverte me prodigue le parfum de son haleine ; nos langues se rencontrent aiguillonnées par nos communs désirs. Ivre de ce doux nectar, Je meurs, m’écriai-je, je suis mort, si tu ne m’exauces. Mais elle, m’embrassant de nouveau, me dit : Rassure-toi ; tes désirs sont les miens : je suis à toi, et nos plaisirs ne se feront guère attendre. À l’heure des flambeaux, je serai dans ta chambre. Va rassembler tes forces ; car je veux toute la nuit te livrer bataille, et j’irai de tout cœur.

 

Lire le texte complet sur Wikisource

L’Âne d’or ou les Métamorphoses

 

Voir d'autres textes dans : Florilège - La pensée des autres

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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