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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 11:24

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Le petit fonctionnaire, poussé dans ses derniers retranchements°, hésita. Était-il possible qu'il pût livrer un secret avec tant de facilité à une jeune fille écervelée comme moi, inconsciente des conséquences qu'une telle révélation pourrait entraîner ? Ne serais-je pas en mesure maintenant de le mener par le bout du nez° ? N'était-il pas allé trop loin, jusqu'à épancher son coeur ?

La lassitude, c'était la lassitude qui avait eu raison de lui. Une vie si longue, faite d'un travail quotidien sans intérêt, il fallait qu'elle s'achevât un jour. Le système avait tué ses belles ambitions et son corps le lâchait. Tous les remèdes n'y pouvaient plus rien. Il sentait que c'était la fin. Alors, pourquoi ne pas se venger du joug autoritaire qu'il avait dû supporter jusque-là ? Et cette enfant que j'étais, qui venait à lui aujourd'hui, ne serait-elle pas le bras de sa vengeance. Ne l'armerait-il pas ?

 

NOTES

Titre : un amollissement, affaiblissement.  

 

Être poussé dans ses derniers retranchements°, être forcé dans une discussion de donner ses derniers arguments pour se défendre.

Un retranchement, vocabulaire militaire, un ouvrage fortifié, où l'on se réfugie pour se préserver de l'assaut ennemi.

Un moyen de défense.

 

Était-il possible qu'il pût livrer un secret

pût : subjonctif imparfait.

 

Il fallait qu'elle s'achevât un jour

s'achevât, subjonctif imparfait

Subjonctif après : il est possible que - il faut que

Voir : Valeurs et emplois du subjonctif 

 

Mener quelqu'un par le bout du nez°, faire de quelqu'un ce que l'on veut, sans qu'il puisse exercer sa propre volonté.

Se laisser mener par le bout du nez°, c'est être sous influence, avoir abandonné son libre arbitre pour suivre quelqu'un aveuglément.

 

N'était-il pas allé trop loin jusqu'à épancher son coeur

s'épancher, livrer ses plus intimes pensées, se confier.

 

c'était la lassitude qui avait eu raison de lui

Avoir raison de quelqu'un ou de quelque chose, venir à bout de sa résistance, triompher de lui.

 

le joug autoritaire qu'il avait dû supporter jusque-là

♦ Le joug, la sujétion, l'assujettissement, la soumission.

♦ dû, participe passé de devoir : dû, dus, due, dues

 

Ne serait-elle pas le bras de la vengeance ?

LA PERSONNIFICATION, figure de rhétorique qui fait un personnage d'un être inanimé en lui donnant des attributs anthropomorphiques (de l'homme)

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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