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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:21

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Variations sur des phrases.

1 Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

2 Tu m'as menti, je suis restée.

 

Jouez à plusieurs partenaires, prenez quelques minutes de réflexion et mettez vos trouvailles en commun.

 

Règle du jeu

Recherchez des phrases de sens proche.

Conservez l'idée de la phrase de départ en utilisant :

-les mêmes personnes, je et tu

-les verbes mentir, rester, dire des mensonges (à d'autres temps et d'autres modes) ou le substantif mensonges dans un groupe nominal.

Vous pouvez inverser l'ordre des propositions, faire des propositions indépendantes, principales ou subordonnées.

Commentez les phrases que vous avez trouvées du point de vue du sens et de celui de la grammaire.

 

Rappel

Voir les articles :

Qu'est-ce qu'une proposition ? Qu'est-ce que l'analyse logique d'une phrase ?

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

1- Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Deux propositions indépendantes juxtaposées (séparées par une virgule)

On a dans cette phrase une idée de cause exprimée dans la proposition tu m'as menti et une idée de conséquence dans je ne suis pas restée.

 

Tu m'as menti et je ne suis pas restée.

Deux propositions indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination et.

 

Je ne suis pas restée parce que tu m'as menti.

Je ne suis pas restée, proposition principale

parce que tu m'as menti, proposition subordonnée conjonctive de cause (ou subordonnée causale) introduite par la locution conjonctive parce que.

 

C'est parce que tu m'as menti que je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Mise en relief de la subordonnée conjonctive de cause (causale) en tête de phrase avec c'est... que.

 

Je ne suis pas restée puisque que tu m'as menti.

Voir le sens de : Puisque

 

Je ne suis pas restée à cause de tes mensonges.

à cause de tes mensonges, groupe prépositionnel nominal complément circonstanciel de cause de rester.

 

C'est à cause de tes mensonges que je ne suis pas restée.

Mise en relief du groupe nominal de tes mensonges. complément circonstantiel de cause.

 

Tu ne m'aurais pas menti, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

La première proposition contient une idée de condition.

C'est un irréel du passé. Cela ne s'est pas du tout passé comme cela.

 

Tu ne m'aurais pas dit de mensonges, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

 

Je serais restée, mais tu m'as menti.

serais restée, conditionnel passé

as menti passé composé

deux indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination mais qui marque la concession (l'opposition)

 

Tu m'as menti, donc je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

deux indépendantes coordonnées

Donc, conjonction de coordination

= c'est pourquoi, par conséquent, en conséquence, c'est la raison pour laquelle, locutions jouant le rôle de conjonctions de coordination à valeur de conséquence.

 

Tu m'as menti si bien que je ne suis pas restée.

si bien que je ne suis pas restée, subordonnée de conséquence (consécutive) introduite par la locution conjonctive si bien que.

Locutions conjonctives de sens proche entraînant une conséquence : si bien que, de (telle) sorte (manière, façon) que, tant et si bien que.

Tu m'as menti tant et si bien que je ne suis pas restée.

Voir : Tant et si bien que

 

Ne serais-je pas restée si tu ne m'avais pas menti ?

Phrase interro-négative qui n'admet pas forcément une réponse. C'est une évidence.

 

Si tu ne m'avais pas menti, je serais restée.

si tu m'avais pas menti, proposition subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la conjonction de subordination si

 

Je serais restée si tant est que tu ne m'aies pas menti.

Si tant est que, locution conjonctive de condition suivie du subjonctif, ici le subjonctif passé.

Voir : Si tant est que  

 

Je serais restée à (la) condition que tu ne m'aies pas menti.

Je serais restée, conditionnel passé 1re forme

à condition que tu ne m'aies pas menti, subjonctif passé, subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la locution conjonctive à condition que.

 

Je fusse restée à (la) condition que tu ne m'eusses pas menti.

fusse restée, conditionnel passé 2e forme

tu ne m'eusses pas menti, subjonctif plus-que-parfait

Langue soutenue

 

N'étaient les mensonges que tu m'as dits, je serais restée.

N'eussent été tes mensonges, je fusse restée.

 

Ne m'aurais-tu pas menti que je serais restée.

 

Il aurait suffi que tu ne me mentes pas pour que je reste.

Il aurait suffi que tu ne me mentisses pas pour que je restasse.

Il eût suffi...

 

Il s'en est fallu de peu que je ne reste, mais tu m'as menti.

Il s'en fallut de peu que je ne restasse, mais tu me mentis.

Peu s'en fallut ...

Il ne s'en est fallu guère que je ne reste mais tu m'as menti.

Pour un peu je serais restée, mais tu m'as menti.

Pour un peu je fusse restée, mais tu me mentis.

Pour un peu je restais, mais tu m'as menti.

......................................................................

2- Tu m'as menti, je suis restée.

Ici, il y a une idée de concession, d'opposition.

 

Sens >> J'aurais dû partir puisque tu m'as menti, mais je suis restée quand même, malgré cela.

L'opposition est marquée par mais, conjonction de coordination

Voir le sens de puisque (ci-dessus)

 

Je suis restée malgré tes mensonges.

Malgré préposition

synonyme en dépit de (moins souvent usité)

Malgré tes mensonges, complément prépositionnel de concession

 

Je suis restée bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti

aies menti : subjonctif passé du verbe mentir

bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti, subordonnées concessives

Voir :Quoique

 

Tu me mens, je reste.

Je reste même si tu me mens

même si tu me mens, subordonnée conditionnelle et concessive

 

Même si tu me mentais, je resterais

Même si tu me mentais, subordonnée conditionnelle et concessive.

L'imparfait mentais n'indique pas que l'action est au passé.

L'action peut-être au présent ou au futur. Elle peut se produire mais ce n'est pas sûr.

 

M'eusses-tu menti, je serais restée/ je fusse restée.

Deux indépendantes juxtaposées. 

La première proposition M'eusses-tu menti est au subjonctif plus-que-parfait, avec l'inversion du sujet.

Je serais restée/ je fusse restée, conditionnel passé 1re et 2e forme

Voir l'article : Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Quand même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand tu m'aurais menti, je serais restée.

Ces 4 phrases ont le même sens, les subordonnées concessives sont introduites par la conjonction quand (ici quand n'a pas la nuance du temps mais de la concession), et par les locutions conjonctives quand même, quand bien même, quand bien.

aurait menti, conditionnel passé 1re forme.

serais restée, conditionnel passé 1re forme.

Voir l'article : Quand - même quand - quand même - quand bien même - quand bien - quand même que

 

Mêmes phrases avec le conditionnel passé 2e forme :

Style littéraire, style soutenu.

Quand même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand tu m'eusses menti, je fusse restée.

 

Tu as beau me mentir, je reste.

Tu auras beau me mentir, je resterai.

Tu as eu beau me mentir, je suis restée.

Avoir beau, locution verbale.

Les phrases sont composées chacune de deux propositions indépendantes juxtaposées.

On remarque la concordance des temps.

 

On peut trouver d'autres variantes.

 

Je vous propose de jouer sur les phrases suivantes.

N'oubliez pas de varier des modes et les temps !

 

3-Elle m'offre un cadeau, je la quitte.

 

4-Mes chaussures prennent l'eau, je ne marche pas dans la boue.

 

5-Mariette me poursuit, je me cache.

 

6-J'aime les mangas, tu as horreur de ça, tu les lis pour me faire plaisir.

 

7-Il est très petit, je suis plus grand que lui, je peux toucher le plafond.

           >>> Voir la remarque  n° 3  sur les propositions comparatives dans l'article Remarques

 

8-Il pleut, nous allons tous nous promener.

 

9-J'adore la grammaire, je veux faire des progrès en français, je fais tous les exercices de mamiehiou.

Faire des propositions causales, consécutives, finales...

 

Pour les propositions finales (complément circonstanciel de but) voir :

          >>> Afin que - À seule fin que - À telle enseigne que - À telles enseignes que - Pour que, pour... que  

 

voir la récapitulation des conjonctions et locutions conjonctives dans l'article :

           >>> La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?

 

 

Retrouvez une variation sur des phrases avec des registres différents dans l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

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Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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