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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 04:16

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Exercice sur le subjonctif  

 

QUIZ 29  

 

Exemple de question à se poser :

Choisiriez-vous de dire : eus -eussé- OU eusse dans la phrase :

.....-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'.....pas bougé d'un pouce

> Voir dans la partie correction (grisée) la phrase n°14

 

Voir : > Les valeurs et les emplois du subjonctif

> La conjugaison des verbes au subjonctif - comment déjouer ses difficultés.

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

> Récapitulation de tous les articles sur le subjonctif

 

Exercice

Reconnaissez le mode et le temps.

Vous avez affaire :

-au passé simple de l'indicatif ou à l'imparfait du subjonctif,

-ou bien au passé antérieur de l'indicatif ou au plus-que-parfait du subjonctif.

Le plus-que-parfait du subjonctif a la même forme que le conditionnel passé 2e forme.

 

Barrez ce qui est faux dans les phrases suivantes :

 

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra - obtempérât pas immédiatement.

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez  menti de la sorte.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses  raconté des sornettes ?

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

 

5-Comment ne l'eus-je – l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus – n'eusse jamais quitté mon village.

 

7-A peine eussé-je - eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer.

 

8-Le danger, eut-il - eût-il été imminent, nous n'eûmes – eussions pas bougé d'un pouce.

 

9-Peut-être eût-il - eut-il raconté comme vous les pires balivernes.

 

10-Je lui parlerais tout de go, fût-il - fut-il le roi d'Espagne.

 

Eût-il - eut-il raison que je ne le croirais aucunement.

 

Ils travaillèrent le temps d'amasser un petit pécule, si mince fut-il - fût-il.

 

Bête tout enfant, il le fut - fût, il le resta.

 

Eussé-je - eus-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'eus - n'eusse pas bougé d'un pouce

 

15-Après qu'il eut - eût quitté la scène, il s'effondra.

 

M'eût-il - eut-il aimée s'il m'eût - m'eut connue plus jeune de vingt ans ?

 

Eût-il - eut-il décroché la lune pour elle ?

 

Eût-il - eut-il été là, rien n'aurait été comme avant.

 

Elle avait ses projets, soit qu'elle eût - eut un fils ou une fille.

 

20-Il serait possible qu'à nous deux, nous n'eûmes - n'eussions qu'une seule secrétaire.

 

Sans ses crises d'angoisses, il eût été – eut été le plus heureux du monde

 

Le plus rapide de tous ne l'eût - eut pas rattrapé.

 

Quand il l'eut - eût choisie, son avenir s'éclaira.

 

C'était l'homme le plus distingué qu'elle eût - eut jamais vu.

 

25-Le bateau à quai, il nous eût – eut fallu rejoindre notre capitaine en goguette.

 

À votre âge, madame, m'eût-il - m'eut-il dit, il ne faut point rêver !

 

Qu'il eût – eut été heureux de la retrouver après vingt ans !

 

M'occuper d'elle comme l'eût – eut fait une infirmière, et qui plus est, la distraire, eut - eût été au-dessus de mes forces.

 

C'eut été - eût été, comme eût dit - eut dit le bouffon, rien moins qu'un roi sans grande magnificence.

 

30-Trop douce, on l'eût - eut accusée de tous les faiblesses.

 

Il eut - eût beau crier, personne ne l'entendit.

 

Sitôt qu'elle eut - eût avalé son verre de gin, on la vit tituber.

 

Il semblait, me dit-il qu'elle n'eût jamais eu - n'eut jamais eu vingt ans.

 

35-Il y eut - eût un soir, il y eut – eût un matin, ce fut – fût le premier jour.

 

Il y eut – eût ce jour-là plus de dix mille morts.

 

Elle s'évanouit sitôt après qu'elle l'eut - eût vu mort.

 

A peine cette phrase lui eut-elle - eût-elle échappé qu'elle éclata en sanglots.

 

Il fit mille bêtises sans qu'elle le sût – sut.

 

40-Je me demandais parfois si je n'eusse – n'eus pas mieux fait de me jeter dans ses bras.

 

Ce film, à peine l'eussent-ils vu - l'eurent-ils ils vu,  ils en furent tout abasourdis. 

 

Son comportement, dussent – durent tous ses amis ne pas l'apprécier, était le plus galant qui se put – pût voir.

 

Rien n'aurait pu le fâcher, dût-il - dut-il revenir sur ses pas.

 

 

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CORRECTION

 

On peut avoir plusieurs solutions.

 

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra  n'obtempérât pas immédiatement.

Subjonctif après ordonner, vouloir etc (verbes qui expriment la volonté), regretter (le sentiment)

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez  menti de la sorte.

Le subjonctif et l'indicatif sont possibles.

L'indicatif insiste sur la réalité du fait.

Discours direct : Comment se fait-il que vous m'avez menti de la sorte ?

Le subjonctif implique un doute.

Comment se fait-il que vous m'ayez menti ? Vraiment, j'ai peine à y croire !

Ce cas reste à discuter.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses  raconté des sornettes ?

Le subjonctif et l'indicatif sont possibles.

 

 

 

"Comment se fait-il que depuis des années qu'on a les 35 heures, pas un seul pays au monde ne nous a imité ? Alors soit on est des génies, soit ce n'est pas sûr qu'on ait raison."   [Nicolas Sarkozy]
Extrait de l'émission 'J'ai une question à vous poser' TF1 - 5 Février 2007

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

Conditionnel passé (2e forme) qui équivaut à un subjonctif plus-que-parfait  

=Comment ne l'aurait-elle pas reconnu ? (conditionnel passé 1re forme)

 

5-Comment ne l'eus-je  l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

Idem.

Comment ne l'aurais-je pas réussi ?

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus  n'eusse jamais quitté mon village.

Subjonctif. Le verbe est accompagné d'une négation ne jamais - la principale est impersonnelle. 

Mais on pourrait discuter ce cas.

 

À peine eussé-je  eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer. 

L'action est réelle et elle est passée par rapport à une autre action passée, c'est le passé antérieur.

On rencontre donc l'indicatif après à peine.

>> Eussé-je, fussé-je

>>Dussé-je / dussè-je

La prononciation actuelle étant [ɛ] le Conseil supérieur de la langue française a recommandé en 1990 de remplacer ce é par un è. 

 

Le danger, eut-il  eût-il été imminent, nous n'eûmes  eussions pas bougé d'un pouce.

Le subjonctif équivaut au conditionnel

= Le danger, s'il eût été/même s'il avait été imminent, nous n'aurions pas bougé d'un pouce.

>> Voir même si

 

Peut-être eût-il – eut-il raconté comme vous les pires balivernes.

Idem

 

10-Je lui parlerais tout de go, fût-il –  fut-il  le roi d'Espagne.

L’imparfait du subjonctif équivaut à un conditionnel passé dans une sous-phrase ayant le sens d'une proposition commençant par même si (langue littéraire). 

 >> Voir même si

 

Eût-il – eut-il  raison que je ne le croirais aucunement.

Conditionnel - Il aurait-il raison / même s'il avait raison

 

Ils travaillèrent le temps d'amasser un petit pécule, si mince fut-il fût-il.

Idée de concession, bien qu'il fût mince. Sujonctif

>> si

 

Bête tout enfant, il le fut –  fût,  il le resta.

Fut, passé simple

 

14-Eussé-je – eus-je  senti la terre entière se dérober sous mes pas,  je n'eus n'eusse pas bougé d'un pouce

Eussé-je senti, plus-que-parfait du subj. = même si j'avais senti

Même si j'avais senti la terre bouger sous mes pas, je n'aurais pas bougé d'un pouce. 

 

15-Après qu'il eut –  eût quitté la scène, il s'effondra.

Fait réel, indicatif. L'action de quitter la scène est antérieure à l'autre action.

Passé antérieur. Jamais de subjonctif après après que, et toujours un temps composé à l'indicatif

>> après que

 

M'eût-il – m'eut-il aimée s'il m'eût - m'eut  connue plus jeune de vingt ans ? 

M'eût-il aimée = m'aurait-il aimée, conditionnel passé

S'il m'eût connue, conditionnel passé après si = s'il m'avait connue

 

Eût-il – eut-il décroché la lune pour elle ?

Aurait-il décroché la lune ? Conditionnel

 

Eût-il – eut-il été là, rien n'aurait été comme avant.

Subjonctif plus-que-parfait en tête de phrase. Même s'il avait été là / il aurait été là

 

Elle avait ses projets, soit qu'elle eût – eut  un fils ou une fille.

Soit que locution conjonctive de condition entraînant le subjonctif.

>> soit que

 

20-Il serait possible qu'à nous deux, nous n'eûmes n'eussions qu'une seule secrétaire.

Subj. Idée de possibilité dans la principale impersonnelle- Fait non encore réalisé.

>> emplois du subjonctif

 

Sans ses crises d'angoisses, il eût été eut été le plus heureux du monde

= il aurait été

 

Le plus rapide de tous ne l'eût – eut  pas rattrapé.

= cond. passé. = Il ne l'aurait pas rattrapé.

 

Quand il l'eut – eût choisie, son avenir s'éclaira.

Action passée (réelle) par rapport à une autre action passée, passé antérieur.

 

C'était l'homme le plus distingué qu'elle eût – eut  jamais vu.

Subjonctif dans une relative qui suit un superlatif, le plus...

 

25-Le bateau à quai, il nous eût – eut  fallu rejoindre notre capitaine en goguette.

Il nous aurait fallu, cond.

 

À votre âge, madame, m'eût-il eut-il dit, il ne faut point rêver !

Cond. = m'aurait-il dit

 

Qu'il eût eut été heureux de la retrouver après vingt ans !

Souhait. Subj. = Comme il aurait été heureux

 

M'occuper d'elle comme l'eût eut fait une infirmière, et qui plus est, la distraire, eut eût été au-dessus de mes forces.

comme l'eût fait une infirmière subj. plus-que-parfait à valeur de cond. passé aurait fait.

eût été idem. aurait été au-dessus de mes forces.

 

C'eut été eût été, comme eût dit eut dit le bouffon, rien moins qu'un roi sans grande magnificence.

Cela aurait été, comme aurait dit le bouffon...

 

30-Trop douce, on l'eût eut  accusée de tous les faiblesses.

idée de condition, si elle avait été trop douce, on l'aurait accusée

 

Il eut eût  beau crier, personne ne l'entendit.

Fait réel, indicatif – passé simple

 

Sitôt qu'elle eut eût  avalé son verre de gin, on la vit tituber.

Passé antérieur - Fait réel, indicatif

 

On peut écrire :

Sitôt qu'elle avala son verre de gin, on la vit tituber. 

Dans une phrase au passé, après : dès que, aussitôt que, sitôt que, le verbe peut être soit au passé antérieur, soit au même temps que le verbe principal, car on peut considérer que les actions se succèdent immédiatement, comme presque simultanées.

Cf. le Grevisse

 

Il semblait, me dit-il qu'elle n'eût jamais eu n'eut  jamais eu vingt ans.

Subjonctif plus-que-parfait

Principale impersonnelle, il semblait que

 

35-Il y eut – eût un soir, il y eut eût un matin, ce fut fût  le premier jour.

Fait biblique La Génèse (donné comme réel), indicatif, passé simple.

 

Il y eut eût  ce jour-là plus de dix mille morts.

Fait réel, indicatif

action passée, passé simple, temps du récit

 

Elle s'évanouit sitôt après qu'elle l'eut eût  vu mort.

Passé antérieur. L'action est passée par rapport à une autre action passée.

Pas de subjonctif après  après que mais l'indicatif.

 

À peine cette phrase lui eut-elle eût-elle  échappé qu'elle éclata en sanglots.

Assurément un passé antérieur, action passée par rapport à une autre action passée.

Le subjonctif plus-que-parfait peut-il se discuter ?

 

Il fit mille bêtises sans qu'elle le sût sut.

Subjonctif après sans que

>> sans que

 

40-Je me demandais parfois si je n'eusse n'eus  pas mieux fait de me jeter dans ses bras.

conditionnel passé =si je n'aurais pas mieux fait. Discours indirect

Je me demandais parfois  : "Ne ferais-je pas mieux de me jeter dans ses bras ?"

 

Ce film, à peine l'eussent-ils l'eurent-ils ils vu,  ils en furent tout abasourdis.

Passé antérieur, action passée par rapport à une autre action passée.

Comme la phrase 7 

 

Son comportement, dussent – durent  tous ses amis ne pas l'apprécier, était le plus galant qui  se put se pût voir.

Même si tous ses amis ne devaient pas l'apprécier

 dût et dussent acceptent l'inversion comme eussé-je, dussé-je, fussé-je.

 

Rien n'aurait pu le fâcher, dût-il –  dut-il  revenir sur ses pas.

 

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« Les imparfaits du subjonctif. C’est affaire de mesure. Il n’est pas plus ridicule de se servir de l’imparfait du subjonctif que de dire : "Je fus… Je fis… Nous partîmes…" Mais il ne faut pas abuser ; le passé défini nous lasse vite. De beaux parleurs ne cessent pas de s’en servir. »

(Jules Renard, Journal)

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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