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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:56

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Petit exercice

Connaissez-vous les infinitifs des participes passés issu, tissu, brui(t), et de gît.

Quel est le sens de partir dans maille à partir ?

La solution est à la fin de l'article.

 

Les verbes défectifs 

Pour peu qu'il vous en chaille !

absoudre*, accroire, adirer, apparoir, ardre (arder, ardoir), béer, bienvenir, braire, chaloir, choir, clore, déclore, comparoir, contondre, ester, falloir, faillir, férir, frire, gésir, issir, messeoir, occire, oindre*, ouïr, paître, partir (sens de partager), poindre, pouvoir, quérir, raire, raller, ravoir, reclore, reclure, semondre, seoir, souloir, tître, traire (>> abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire, portraire, rentraire, attraire), urger, vouloir.

*Certains grammairiens le considèrent comme un défectif.

 

Un verbe défectif est un verbe qui n'existe pas à tous les modes, à tous les temps ou à toutes les personnes. 

 

Voir la signification de ces verbes sur le site : 

>> Lexicographie - cnrtl 

 

Absoudre  n'existe ni au passé simple de l'indicatifni à l'imparfait du subjonctif. C'est ce qu'écrivent plusieurs dictionnaires (ex. Le Petit Robert)

Mais le Littré précise que l'on ne doit pas exclure ces temps de l'usage (j'absolus, que j'absolusse) puisqu'on dit je résolus, que je résolusse...

 

Accroire existe seulement à l'infinitif après le verbe faire ou laisser. Faire accroire, laisser accroire.

 

Adirer existe à l'infinitif et au participe passé adiré

 

Apparoir existe seulement à l'infinitif avec le verbe faire et à la 3ème personne du singulier au présent de l'indicatif. Il appert.

 

Ardre, arder ou ardoir Mots tombés en désuétude

 

Assavoir existe seulement à l'infinitif avec le verbe faire. Faire assavoir.

 

Béer

participe passé bée (féminin) Bouche bée.

participe présent béant.

L'Académie donne en 1987 l'infinitif béer.

On le trouve conjugué à d'autres temps dans la littérature comme un verbe du 1er groupe.

 

Bienvenir ou bien-venir. Ce verbe s'emploie seulement à l'infinitif : Bienvenir quelqu'un. Se faire bienvenir de quelqu'un.

 

Braire existe à l'infinitif présent,

aux troisièmes personnes

-du présent et du futur de l'indicatif. Il brait/braira – ils braient/brairont

-du conditionnel présent. Il brairait, ils brairaient.

Comme d'autres verbes qui ont pour sujets des animaux ou des choses, on emploie braire aux troisièmes personnes seulement.

 

Bruire existe

1- d'après le dictionnaire Littré :

-à l'infinitif présent, bruire

-aux personnes du singulier de l'indicatif présent, je bruis, tu bruis, il bruit

-à toutes les personnes de l'imparfait de l'indicatif, je bruyais, tu bruyais, il bruyait etc.

-au futur et au conditionnel, je bruirai, je bruirais etc.

-au participe passé, bruit

-aux temps composés, j'ai bruit, il avait bruit etc.

2-d'après Le Grevisse

Bruire se conjugue à la troisième personne comme finir.

-il bruit, ils bruissent, Présent de l'indicatif

-Il bruissait, ils bruissaient, imparfait de l'indicatif

Il admet que, comme le dit le Littré, certains auteurs écrivent bruissait, bruissaient.

-il bruit, ils bruirent, passé simple rare

-qu'il bruisse, qu'ils bruissent, subjonctif présent

-bruissant, participe présent

-participe passé, brui

 

Bruyant est un adjectif pas un participe présent.

 

Un autre verbe qui lui ressemble, bruisser. Le dictionnaire de l'Académie ne l'a pas encore reconnu. (2001)

 

Chaloir s’emploie surtout à la 3ème personne du singulier de l'indicatif présent.

Peu me chaut que vous trépassiez demain ! Que me chaut...

On trouve encore chalait, chaudrait, chaudra, qu'il chaille.

 

Choir s'emploie à l'infinitif après laisser.

Laissez-le donc choir !

-On le conjugue aussi à l'indicatif présent, je chois, tu chois, il choit, ils choient

Les autres personnes ne sont pas usitées.

-au passé simple, seulement il chut, ils churent.

-au futur, cherra et choira

-participe passé chu, chue.

-temps composés avec l'auxiliaire être. Elle est chue, elle est tombée.

Le dictionnaire de l'Académie accepte avoir. Il a chu.

Le dictionnaire Quillet 1965 précise que choir ne s'emploie plus qu'à l'infinitif, et rarement au participe passé.

 

Clore existe à l'infinitif et

-à l'indicatif présent, je clos, tu clos, il clôt, pas de pluriel

-au futur, je clorai

-au conditionnel, je clorais

  tous les temps composés

-au participe passé, clos, close.

 

Comparoir

S'emploie seulement à l'infinitif.

 

Contondre

Littré le conjugue, mais il est tombé en désuétude.

Participe passé contus.

Il est remplacé par contusionner.

 

Déchoir

-je déchois, tu déchois, il déchoit ou il déchet, nous déchoyons, vous déchoyez, ils déchoient

-je déchus,tu déchus, etc.

-je décherrai ou je déchoirai, etc.

-je décherrais ou je déchoirais, etc.

-déchois, déchoyons, etc.

-que je déchoie, que nous déchoyons, que je déchusse

-pas d'imparfait de l'indicatif ni d'imparfait du subjonctif

-pas d'impératif (Le Littré donne cependant déchois, déchoyons)

-pas de participe présent

-participe passé déchu, déchue

-se conjugue aux temps composés avec être ou avoir selon le sens. 

 

Déclore

-je déclos, tu déclos, il déclôt, pas de pluriel

-je déclorai

-je déclorais

-que je déclose, que tu décloses, qu'il déclose, que nous déclosions, que vous déclosiez, qu'ils déclosent

-participe passé, déclos, déclose 

 

Échoir se conjugue aux troisièmes personnes, il, ils.

-il échoit (ou échet), ils échoient (ou échéent)

-il échut, il échoira (ou écherra)

-j'échus , tu échus, nous échûmes,

-j'écherrai, j'écherrais, etc.

-les participes, échéant, échu, échue

 

Éclore s'emploie à l'infinitif

-au présent de l'indicatif, il éclôt, ils éclosent

-au futur, il éclora, ils écloront

-au conditionnel, il éclorait, ils écloraient

-au présent du subjonctif, qu'il éclose, qu'ils éclosent

-aux temps composés, elle a éclos etc.

-au participe passé, éclos, éclose

 

Ester (en justice) n'existe qu'à l'infinitif présent

 

Faillir est usité à l'infinitif

-au passé simple, je faillis,etc.

-au futur, je faudrai ou je faillirai, etc.

-au conditionnel, je faudrais ou je faillirais,etc.

-au subjonctif présent que je faille

-au participe passé, failli

-aux temps composés, j'ai failli, j'avais failli, etc.

Note : faillirai et faillirais étaient des barbarismes mais il sont entrés dans l'usage.

Cf. Littré (1935, en ligne) 

 

Falloir, verbe impersonnel 

-il faut, à tous les temps de tous les modes

-pas d'impératif ni participe présent.

 

Férir s'emploie à l'infinitif en particulier dans l'expression sans coup férir, sans frapper, sans donner un coup, sans se battre.

On lit dans le Grevisse :

On a en outre l’adjectif féru. — Sans coup férir est parfois employé en contradiction avec son sens originaire, comme un équivalent de « sans délai » ou « sans hésitation » 

  > Férir – sans coup férir – féru(e) – un fier-à-bras, des fiers-à-bras.

 

Frire s'emploie : 

-à l'infinitif

-au participe passé, frit, frite

moins couramment :

-au présent de l'indicatif, je fris, tu fris, il frit

-au futur, je frirai, etc.

-au conditionnel, je frirais, etc.

-à une seule personne de l'impératif, fris

-aux temps composés.

Pas de participe présent.

On peut remplacer par faire frire qui donne toutes les possibilités.

 

Gésir se rencontre

-à l'infinitif, rare

-au présent de l'indicatif,  je gis, tu gis, il gît, nous gisons, vous gisez, ils gisent

-à l'imparfait, je gisais, etc

-au participe présent, gisant

-en formule d'épitaphe, ci-gît

-en substantifs, votre ci-gît, vos ci-gît

 

Issir n'est plus usité qu’au participe passé issu, issue.
Issant, adjectif en héraldique.

 

Messeoir s'emploie surtout à la 3ème personne du singulier :

(le plus souvent à la forme négative, cela ne messied pas)

-à l'indicatif, il messied, il messeyait, il messiéra

-au conditionnel présent, il messiérait

Le Littré donne :

-je messieds, tu messieds, il messied, nous messeyons, vous messeyez, ils messeyent

-je messeyais, et autres personnes

-je messiérai, tu...

-je messiérais...

-que je messeye, que nous messeyions, que vous messeyiez, qu'ils messeyent

-et le participe présent, messéant

 

Occire s'emploie surtout à l'infinitif, aux temps composés et au participe passé occis, occise.

Il peut s'employer à d'autres temps, dans le langage familier, pour plaisanter, ou par amour des archaïsmes.

 

Oindre s'emploie à l'infinitif et au participe passé oint.

Mais on trouve aussi, moins usité dans les cas suivants :

-j'oins, tu oins, il oint, nous oignons, vous oignez, ils oignent

-j'oignais...

-j'oignis...

-j'oindrai...

-j'oindrais...

-oins, oignons...

-que j'oigne, que nous oignions...

-que j'oignisse...

-oignant

Tous les grammairiens ne le considèrent pas comme un défectif.

 

Proverbe : Oignez vilain, il vous poindra ; poignez vilain, il vous oindra. 

= Si vous êtes sympa avec un affreux, attendez-vous au pire ; en revanche, si vous êtes dur avec lui, vous pourrez faire de lui ce que vous voudrez.

 

Ouïr se rencontre à l'infinitif et au participe passé ouï.

On rencontre certaines formes faites par fantaisie précise le Grevisse.

Conjugué comme finir.

Oyez, il orra, il ouït, il oyait, en oyant, etc.

Ouïs ceci, ouïssez ceci...

Notez nous ouïmes, vous ouïtes au passé simple, pas d'accent circonflexe.

 

Paître ne n'emploie ni au passé simple, ni à l'imparfait du subjonctif, ni aux temps composés et il n'a pas de participe passé.

 

Partir, seulement à l'infinitif dans le sens de partager.

avoir maille à partir = avoir une pièce de monnaie à partager.

La pièce d'une maille était celle qui avait le moins de valeur.

On rencontre le participe passé dans des expressions, le jeu-parti, mi-parti (mes admirateurs, mi-partis d'Anglais et d'Américains... / une robe mi-partie de lin et de soie) etc.

 

Pleuvoir se conjugue seulement à la troisième personne du singulier et du pluriel.

 

Poindre se rencontre le plus souvent

-à l'infinitif

-à la troisième personne du singulier et du pluriel de l'indicatif présent, imparfait et futur 

il point, ils poignent, il poignait, ils poignaient, il poindra, ils poindront

Il se conjugue comme le verbe joindre.

-au participe présent, poignant

 

Le Littré  donne :

-le passé simple, il poignit, etc

-le subjonctif présent que je poigne, que nous poignions

-le subjonctif imparfait, que je poignisse, qu'il poignît, etc

-le participe passé point

 

Pouvoir, se conjugue à tous les temps sauf à l'impératif.

Voir l'article : Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je...

 

Quérir s'emploie à l'infinitif avec les verbes aller, envoyer, venir.

 

Raire n'a ni passé simple ni subjonctif imparfait, et les autres temps sont rarement usités.

-participes rayant, rait (ni féminin, ni pluriel)

Synonyme réer qui se conjugue comme créer.

 

Raller, aller de nouveau

On lit dans le Littré :

Usité seulement aux temps et aux personnes où aller prend les formes de vais : je revais, tu revas, il reva, ils revont ; reva, à l'impératif..

 Il reva lui parler.

     Mon coeur vole,

     Va, vient, reva, revient tout comme ma parole.

     DUFRESNY, la Réconcil. normande, V, 4.

Pourtant, rien n'empêcherait de l'employer, comme dans l'ancienne langue, au temps où il se conjuguait comme aller : je rallais, je rallai, nous rallâmes ; mais le futur rirai ne se dit pas.

Et dans le Grevisse :

Le dictionnaire de Littré est le seul grand dictionnaire à faire place à raller (avec un exemple de 1719), mais il a essayé plus d’une fois de rendre la vie à des mots anciens.

 

Ravoir

L'Académie (1935) l'admet à l'infinitif.

Dans le Grevisse on lit :

Selon le Robert, le futur et le conditionnel « se rencontrent parfois dans la langue familière par plaisanterie ». Le verbe a une conjugaison complète comme avoir.

 

Reclore Voir déclore

Rarement reconnu par les dictionnaires

 

Reclure, littéraire, s'emploie à l'infinitif et aux temps composés.

Participe passé, reclus(e)

 

Saillir s'emploie à l'infinitif

-le plus souvent aux 3èmes personnes, il saillit, ils saillissaient, ils sailliront

-mais on le trouve aux autres personnes, je saillis, vous saillissez etc

-participes sailli, saillant

Certains grammairiens ne ne condidèrent pas comme un défectif.

 

Semondre  

Usité à l'infinitif.

 

Seoir s'emploie aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel

-de l'indicatif présent, il sied, ils siéent

-de l'indicatif imparfait, il seyait, ils seyaient

-du futur, il siéra, ils siéront

-du conditionnel présent, il siérait, ils siéraient

-du subjonctif présent, qu'il siée, qu'ils siéent

Il n'a pas de temps composés.

Le participe présent et l'adjectif verbal sont séant, séante, seyant, seyante.

 

Soudre est usité à l'infinitif (rare) = résoudre ou dissoudre

 

Souloir

Vieilli, ce verbe n'est plus usité. Dernier exemple cité dans le dictionnaire le Trésor. > Lexicographie -cnrtl  

 

Sourdre s'emploie à l'infinitif et aux troisièmes personnes de l'indicatif présent et imparfait : il sourd, ils sourdent, il sourdait, ils sourdaient.

Le Littré donne :

-indicatif présent il sourd, ils sourdent

-imparfait, il sourdait

-passé simple, il sourdit

-futur, il sourdra

-conditionnel présent, il sourdrait

-subjonctif présent, qu'il sourde

-subjonctif imparfait qu'il sourdît

-participe présent sourdant

-pas de participe passé

 

Stupéfaire se rencontre

-aux temps composés, j'ai stupéfait, etc.

-au présent de la troisième personne du singulier, je stupéfais, il stupéfait

-dans des constructions passives, je suis stupéfait(e)

Le Grevisse 2007 écrit :

Il reste plus correct de dire : elle l'avait stupéfié plutôt que elle l'avait stupéfait.

 

Tître n'est qu'usité au participe passé tissu, le plus souvent au figuré.

 

Traire et les mots de sa famille

Traire ne se conjugue ni au passé simple de l'indicatif ni à l'imparfait du subjonctif.

Abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire se conjuguent comme traire.

Portraire ne se trouve qu'à l'infinitif.

Rentraire n'est pratiquement plus usité. Synonyme rentrayer.

Attraire ne s'emploie qu'à l'infinitif et au passif.

Fortrait est un adjectif, ancien participe passé.

 

Transir

Certains grammairiens le présentent comme défectif, mais on peut le conjuguer comme finir.

On rencontre le plus souvent le participe passé transi(e)

 

Urger est un verbe impersonnel

Pas d'impératif

 

Vouloir s'emploie à tous les modes et tous les temps.

Remarque :

Un impératif qui exprime une forte détermination, veux, voulons, voulez, très rare.

Si l'on veut être poli on utilise veuille, veuillez.

Pas veuillons.

......................

Pour retrouver la signification des verbes, reportez-vous au site du CNRS qui propose, entre autres, le dictionnaire de l'Académie, le dictionnaire Le Trésor (Trésor de la Langue Française, TLF) : 

Lexicographie– Centre National de Ressources Textuelles et lexicales

Promenez-vous aussi dans le Littré :

Dictionnaire Littré en ligne 

..................................................

NOTES

Le centre national de ressources textuelles et lexicales

www.cnrtl.fr/lexicographie

document crée en 2005 par le CNRS

Vous y trouvez quelques dictionnaires : Le Trésor de la langue française, plusieurs éditions de l'Académie, etc.

 

Le Littré en ligne (édition 1872 - 1877)

(pas très récente évidemment mais tombée dans le domaine public - et combien passionnante !)

 

Dictionnaire de l'Académie Française, neuvième édition

Version informatisée 

les Académiciens sont loin d'en avoir fini avec leur dictionnaire.

 

Rappelons que c'est Colbert qui lança le Dictionnaire de l'Académie. La première édition parut en 1694, soixante ans après la fondation de l'Académie Française.

 

Note : La neuvième version n'est pas encore dans le domaine public.

 

Voici un extrait de la préface de la neuvième édition.

Cette édition en était à l'entrée quadrivium dans le dernier fascicule paru le 25 mai 2011.

 

« La huitième édition réclama cinquante-sept ans de préparation. Elle parut en 1935, dans l'année du tricentenaire. Il y a de cela cinquante ans.
L'Académie a résolu de commencer la publication de la neuvième édition par fascicules, selon la formule qui avait été déjà expérimentée pour la précédente. Cette publication s'étendra sur une période d'une douzaine d'années. »

Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l'époque, 1986.

..................................................

Nota bene

aux fidèles lecteurs de mon blog

Vous l'aurez compris, j'ai une admiration et un attachement particuliers pour le Littré j'aimerais le savoir par coeur, comme Monsieur d'Ormesson. « Un dictionnaire, une légende, un trésor. Le Littré est un roman, le roman de la langue française », a-t-il dit  — et  pour le Grevisse (le Bon Usage). Ce dernier ouvrage donne une étude de la grammaire tout à fait passionnante.

 

Je me réfère quelquefois aussi au Petit Robert qui m'a accompagnée fidèlement toute ma vie, parfois au Larousse, histoire d'avoir des confirmations intéressantes. Et puis, Larousse est à l'avant-garde pour les mots nouveaux, il est indispensable aux scrabbleurs !

Mamiehiou     

 

Voir : Ouvrages de référence dont je me sers pour écrire mes articles

 

Lire aussi : Du plaisir de la lecture des dictionnaires

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* Le mot Chaille (dans le titre de l'article)

Non, ce n'est pas ici un  terme provincial qui signifie une pierre cassée en menus morceaux pour couvrir les routes.

Ce n'est aucunement un terme de géognosie qui évoquerait des rognons arrondis de calcaire siliceux, coupant, de distance en distance, des assises inférieures de marnes qui se trouvent à la base de l'étage supérieur du terrain jurassique, au-dessous du corallien.

Non plus un terrain calcaire pierreux

Ce n'est pas, enfin, l'un des noms vulgaires de la camomille romaine.

Toutes ces acceptions, je les ai trouvées dans le Littré susnommé.

Ici, c'est le verbe chaloir au subjonctif présent.

 

 "Pour peu qu'il vous en chaille !" Cf. Anatole France 

Pour peu que cela ait quelque importance pour vous ! 

 

Et, comme nous le rapporta Jean de La Fontaine :

"J'en suis d'avis, non pourtant qu'il m'en chaille."

Dans La Gageure des trois Commères

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Retrouvez les infinitifs des participes passés issu, tissu, brui(t), et de gît. Sens de partir dans maille à partir ?

Réponse :

Issir, tître, bruire, gésir.

maille à partir : avoir une pièce de monnaie à partager. La maille était la pièce qui avait la plus petite valeur. Autant dire que c'était très difficile de la partager.

Cf. Littré, MAILLE (3): Fig. Avoir maille à partir avec quelqu'un, avoir un différend comme si l'on avait une maille à partager. Toujours de son devoir je tâche à l'avertir, Et l'on nous voit sans cesse avoir maille à partir. Molière, L'étourdi, ou Les contretemps

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Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
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commentaires

Lily la Plume 04/10/2014 04:45

encore une belle leçon et surtout une vraie découverte.... 80% de ce qui est dit dans cette page m'est inconnu.... il faudra que je note de "raller" la lire à l'occasion ... vraiment merci Mamiehiou

mamiehiou 04/10/2014 08:23

Je suis ravie de lire votre aimable commentaire, Lily.

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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