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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:02

FLORILÈGE La Pensée des autres

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 LETTRES DE

MADAME MARCELLE ANTONIA FORTUNÉE B. NÉE RAVACHOL 

 

Marcelle et son mari, Michel B. eurent quatre enfants :

Francis, Paul, Marguerite et Madeleine.

Paul fut le préféré de sa mère.

Les lettres qui suivent lui furent adressées.

 

Il a 28 ans quand il reçoit la première lettre ci-dessous.

Son travail l'a obligé à quitter la maison familiale  

sise dans un Clos qui portait le nom de la famille

et qui se trouve aujourd'hui à l'emplacement et autour du square Simone Signoret

à Lorette dans la Loire.

À l'époque, Paul B. qui commençait sa vie professionnelle, devait loger chez l'habitant,

à Lyon puis à Saint-Etienne. 

 

1re lettre

 

*Monsieur Paul B. chez Mademoiselle Bonnard,

rue des Remparts d'Ainay, Lyon.*

Lorette, le 1er février 1930

Mon cher petit,

Comme la semaine s'est écoulée rapidement ! Nous voici à la fin, et toi prêt à partir au mariage de ton ami Ravel. J'espère que tu n'as pas oublié le petit noeud de cravate noire. Habille-toi bien, il ne fait pas chaud !

En feuilletant mon livre, je pense à toi qui as dû sûrement le lire et voir qu'un garçon d'honneur doit faire danser très souvent sa demoiselle d'honneur, il peut faire danser toutes les jeunes filles présentes à tour de rôle, mais toujours revenir à sa cavalière. Et comme vous dites, vous les jeunes gens, ne pas la laisser tomber. À moins que, car il y a autre chose ; c'est que si une jeune fille vous plaît beaucoup, et que l'on prenne le coup de foudre, il faut alors la rechercher de préférence et s'efforcer de lui plaire.

Les jeunes filles à présent ne sont pas timides, elles aiment qu'on leur parle.

Au cas, mon petit, où ton ami ou nos cousins auraient causé de toi à quelques familles, comporte-toi comme tu le dois, en jeune homme parfait, afin que, si quelqu'un t'observe, on te trouve très bien. Tu es si gracieux, si aimable, si homme du monde lorsque tu le veux. Eh bien ! Distingue-toi ce jour-là.

As-tu pensé à écrire à cousin Jo et à Lolo et à envoyer une carte de félicitations à Mmes et MM Bergeron et Copin ?

Je souhaite que vous passiez tous une excellente journée samedi. Tu voudras bien, à la sacristie, en adressant tes voeux de bonheur aux jeunes époux, leur dire que toute ta famille se joint à toi en ce jour de fête. Tu dois savoir que les garçons d'honneur sont les premiers à présenter leurs félicitations aux jeunes époux : ils offrent leurs voeux à la jeune mariée et donne une chaude poignée de main à leur camarade.

*En italique, en début de lettre, figure l'adresse écrite sur l'enveloppe.

 

2e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau*, Saint-Etienne

Lorette le 13 mars 1930

Mon petit Paul,

Excuse-moi de profiter ainsi de cette carte**, je n'en ai plus. J'espère que tu as mieux été cette semaine et que tu te sens plus fort. Pour te faire du bien, j'ai commandé du vin fortifiant à Charles Brunon qui doit te le faire passer chez Mme Bonjour. Tu en prendras un petit verre avant midi.

Si tu n'es pas las dimanche, et que cela te fasse plaisir, vous irez Francis et toi rejoindre M. Cornet à Bellecour. Mais Francis n'est pas d'avis d'aller au Palais de la Foire afin de ne pas vous lasser ; après un bon dîner et une petite promenade avec votre ami Cornet, vous pouvez reprendre un train pas trop tardif. Si tu veux, dis à Mme Bonjour que tu la prendras au Soleil, dimanche soir à 10 heures, et, si passée cette heure, elle ne te voit pas arriver, c'est que tu rentreras lundi matin. Cela te laissera la latitude d'aller à Lyon si tu le désires, ou bien de rester ici si tu préfères.

Nous allons bien, t'embrassons bien et un doux baiser de ta maman.

 

*La rue de Fontainebleau est aujourd'hui l'avenue Grüner

**C'est un horrible carton qui a déjà servi pour une correspondance que l'on a biffée.

 

3e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 7 mai 1930

Mon petit chéri,

J'ai été bien contente hier d'entendre ta voix car il me semble qu'il y a bien, bien longtemps que je n'ai vu mon tout petit. J'ai oublié chez Mme Coing un bulletin du club alpin que Georges m'a donné pour Francis et toi. Je te prie de passer un soir, en te rendant chez M. Coing et de me l'apporter samedi.

J'ai prévenu ce matin Mme Coing, en la remerciant de sa réception d'hier, que tu passerais le prendre.

Tu auras bien soin du chapeau samedi, je te le recommande. J'ai rapporté moi-même hier ceux de Chazelles que Cousine Jeanne m'a remis. Je t'assure que nous nous sommes trempées hier Mad* et moi. Il fallait vraiment avoir envie de faire plaisir pour courir par un temps pareil. Nous avons rencontré Mme Montès qui m'a dit que son fils t'avait vu dimanche et qu'il serait votre client. Je suis sûre que cela t'a fait plaisir de revoir tes camarades. J'aurais été contente que Francis fasse comme toi, cela l'aurait secoué et lui donnerait plus d'aisance également.

A samedi, mon petit, nous t'embrassons bien tous et serons si heureux de te voir revenir au logis.

Dis bien des choses aimables de notre part à Mme Bonjour. Bonne Maman et Mad se joignent à ta petite mère pour te faire des bisous bien doux.
Ta petite maman qui t'aime.

*Mad, Madeleine, sa fille

 

4e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Mme Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Ce lundi, mai 1930

Mon petit Paul,

Lorsque tu es parti ce matin, j'ai oublié de te dire de ne pas oublier le cacao et l'avoine de Marthe, tu seras bien gentil car elle n'en a plus.

Si tu veux, descends en ton auto samedi avec René que je viens de voir, car comme il ne travaille pas, il m'a apporté une des pièces du poste de TSF, et m'a dit qu'il te l'arrangerait très bien chez lui, dans son atelier, où il a tout ce qu'il faut. Tu iras lentement, car samedi, il va y avoir comme toujours pas mal de circulation.

J'ai oublié également de te mentionner que j'ai mis dans ta valise une chemise blanche pour aller souper chez Mme Coing lorsque tu iras, puisqu'elle me dit dans sa lettre qu'elle veut t'inviter vendredi ou dimanche soir. Tu lui diras bien mes amitiés et mes remerciements pour son amabilité à ton égard. Cela me fait bien plaisir pour toi.

A samedi mon petit, je compte sur toi et sur ta promesse de jadis : “de me rendre heureuse”. Je te serre sur mon coeur bien tendrement. Ta petite maman qui t'aime.

 

5e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

29 mai, 1930

Mon petit Paul,

C'est une bien triste nouvelle que je viens t'apprendre, nous avons reçu, ce matin, une dépêche de Marguerite nous apprenant la mort subite de Marcel*.

Papa et Mad sont partis à midi et ramèneront Marguerite.

Je ne sais quand auront lieu les funérailles, ni où, ni quand Papa rentrera. Ne te dérange pas. Je te ferai téléphoner. Songe seulement à apporter tes chaussures noires quand tu viendras. Pour le reste je m'en occuperai et mettrai un crêpe à ton vêtement. J'ai fait teindre le chapeau gris que tu portais à Lyon. Inutile d'en acheter.

Fais part de notre malheur à nos cousins et cousines et dis-leur que nous les préviendrons si l'enterrement a lieu ici. Je suis bien inquiète pour Marguerite, je t'assure. Heureusement que Mad est très forte de caractère, elle saura lui parler.

Ne te dérange pas si tu ne peux venir tout de suite, Francis te téléphonera en temps voulu.

Au revoir, mon petit chéri, je t'embrasse bien tendrement. Ta maman qui t'aime.

*Marcel, l'époux de Marguerite, sa fille.

 

6e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Mme Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 20 août 1930

Mon tout petit,

C'est la maman du tout petit qui a les yeux bleus, qui lui écrit pour lui dire qu'elle pense bien à lui à tous les instants du jour et le soir dans son grand lit. Elle sera bien contente de voir arriver son petit, samedi soir.

Papa m'a dit que tu avais téléphoné ce matin, Marguerite ne peut pas partir comme elle l'avait pensé ; le notaire a oublié une formalité qui doit se faire trois jours après la déclaration, ce qui fait que son départ est remis à lundi prochain. C'est dommage. A part cela, nous allons tous bien et Gaby*, à part quelques rares petites sérénades, dort et mange bien.

Papa a vu M. Gatty chez Bellon avant-hier et je crois qu'il a décidé l'achat d'une camionnette neuve Citroën qui va sortir dans quinze jours. Je préfère cette solution car ils auront une voiture qui marchera bien et longtemps, sans réparation.

Cet achat, étant plus important que nous ne voulions y mettre de prix, va retarder l'achat de la familiale. J'en parlerai à Jo prochainement pour lui dire ce que nous pensons faire, à moins qu'il ne trouve une réelle occasion comme celle de M. Policard, mais je crois que Papa préfère attendre le printemps afin de ne pas faire deux gros achats la même année. Je suis bien de cet avis, car voici bientôt les petits jours et nous n'en profiterions guère. Cela nous évitera quelques mois d'impôts car l'hiver, nous ne nous en servions guère, tandis que dès mars, on pourra regarder et chercher. Il faudrait trouver une voiture presque neuve.

Papa y mettrait bien 18 à 20 000 francs.

Je te charge d'expliquer tout cela à ton cousin, cela m'évitera de lui écrire. Si tu vois l'employé du garage, dis-le lui aussi. Recommande-lui de ne pas perdre cette affaire de vue, afin que dès mars, il ait une bonne occasion à nous proposer. Nous avions tant attendu, nous attendrons bien encore six mois, n'est-il pas vrai ? Et du moment que Francis** est content, je le suis aussi. L'essentiel est qu'il puisse faire son commerce comme il le désire, et il le pourra avec une bonne voiture.

Toute la maisonnée, y compris Bonne Maman, t'embrasse bien.

La petite maman du tout petit le prend dans ses bras pour le caliner et l'embrasser bien tendrement avec tout son coeur.

Ta petite maman Marcelle.

J'écris aussi à Mme Bonjour pour lui causer de ton déjeuner afin que tu te portes bien.

 

*Gaby, le petit Gabriel est le fils de Marguerite, le petit fils de Marcelle, l'auteur des lettres.

**Francis, le fils ainé de Marcelle a une affaire de graines à Lorette.

 

7e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 25 février 1931

Mon petit Paul chéri,

J'espère que tu vas bien et que ton travail marche. Comme je ne vais pas te revoir de quinze jours, je viens de la part de Francis et de Marthe*, te prier d'aller, un soir ou de suite, un après-midi, un de ces jours, inviter Hubert Bernard. Tu diras ceci, à lui et à ses parents : « Mon frère se marie et comme les amis ne suffisent pas pour le nombre des jeunes filles invitées, je suis chargé d'inviter moi-même quelques-uns de mes amis ! J'ai pensé à Hubert et je viens de la part de mes parents et de mon père, le prier d'assister au mariage qui aura lieu vers mi-avril. Il nous fera le plus grand plaisir (...) Si on te parle de la tenue, c'est la même que pour Antoine Coing : smoking ou jaquette, cravate noire ou grise et gants crème.

Dès que tu auras la réponse, tu voudras bien me la communiquer. Ne tarde pas à faire l'invitation. Tu voudras bien dire toutes mes amitiés à Mme Bonjour.

J'ai eu, par Cousine Jeanne, des nouvelles de Misette.

Papa est à Dizinieux aujourd'hui à l'enterrement de Madame Bossu.

Si tu as besoin de quelque chose, écris-nous quoi, Mad pourrait te le donner en passant dimanche. Bonne maman et toute la maisonnée t'embrasse. Je te fais des baisers bien doux en attendant que mon petit revienne voir sa petite mère qui l'aime bien. 

Il faudra penser à m'apporter ton smoking afin que je le donne au tailleur pour qu'il le repasse. Tu m'enverras, dès que tu auras fait l'invitation, l'adresse de Mme et M. Bernard, pour que je les remercie, comme cela doit se faire. Tu sais que M. Bernard et Papa se connaissent bien. Vas-y cette semaine sans faute ou dimanche 29 au plus tard. A bientôt mon petit.

 

*Marthe, l'épouse de Francis, la belle-fille de Marcelle.

 

8e lettre

 

Monsieur B., chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 3 mars 1931

Mon petit Paul chéri,

Veux-tu je te prie me donner la réponse de ton ami Bernard, afin que nous puissions aviser, dans le délai voulu, par la politesse, au cas où il ne viendrait pas.

Il va se trouver en pays de connaissance car je crois qu'on lui mettra Paulette Ravel comme cavalière. Il se connaissent et leurs pères étaient amis.

Dimanche prochain, tu reverras Léon Decharge qui vient à la maison passer la journée et l'après-midi, nous aurons les célibataires d'Assailly, en même temps que Jean Perrichon qui vient montrer à Francis et à Marthe des vues de la Corse.

Mon petit va avoir ses 29 ans vendredi. Faut-il lui souhaiter de trouver cette année une petite femme pour faire comme Francis ? Oui, n'est-ce pas ! Cela viendra bien j'en suis sûre.

Veux-tu mon chéri, passez la révision de ton placard et voir si tu n'as pas de manchettes à blanchir ? Apporte aussi ton smoking, j'irai lui faire donner un coup de fer par le tailleur pour le remettre à neuf, il doit en avoir besoin et je ne veux pas attendre le dernier moment pour tout préparer, le temps passe si vite. Le temps me dure bien de te revoir. Quinze jours sans voir mon petit, c'est bien long. Écris-moi vite pour me faire prendre patience, et me donner de tes nouvelles de ta santé et de ton travail en même temps que la réponse que j'attends.

Dis-moi si Nisette va mieux et si elle est debout. J'ai écrit à Cousine Jeanne pour leur dire que le repas de fiançailles était fixé au 15 mars. J'espère bien qu'ils y viendront tous et que Nisette sera guérie. A samedi, mon chéri. Papa, mémère, frère, soeur, vont bien et l'embrassent.

Je te serre tendrement sur mon coeur en te faisant de douces bises.

Ta petite maman qui t'aime bien.

 

9e lettre

 

(Posté des Monts du Velay)

Monsieur Paul. B. Administrateur-Directeur de la Société Loire-Essence, 4 rue de St Chamond*, Saint-Etienne

13 mars 1931

 

Le temps s'est bien réchauffé depuis hier et il fait vraiment beau. Nous nous promenons bien et sommes allés hier voir jouer au tennis avec Mme Nallon. J'ai revu la jeune fille (du voyage), sa mère et son père, le père est dans la soierie. Je ne sais pourquoi cette jeune fille me paraît n'avoir pas de santé. J'ai fait la connaissance de Mme Maisonnet chez Mme Lioud, grand-mère des demoiselles Luquet de Saint-Germain. Nous avons causé, c'est une aimable personne. Les demoiselles Luquet également. Elles nous ont dit de te présenter à son père lorsque tu iras à Annonay. Son bureau est au 32, rue Sadi Carnot.

Si tu vas à Thiers, Marg aimerait un canif. Elle n'en a pas. Achète-moi douze bons couteaux de table si tu le peux.

Monsieur Maisonnet vient ici tous les jours et Monsieur Deville aussi, je crois. Téléphone donc à M. Maisonnet. Il t'amènerait bien. Tu viendras passer ces deux jours, ça te fera du bien. Apporte-nous un paquet de farine de blé vert et de seigle, regarde dans une pharmacie ou une bonne épicerie. Dis bien des choses de notre part à Madame Bonjour et reçois les baisers bien affectueux de ta maman, de tes soeurettes et de Gaby.

Je n'ai pas pris froid malgré nos chambres peu confortables. Madame Copain part ce soir et Marg va prendre sa chambre. Marg en aura une autre lundi. Il y a le chauffage et elles seront beaucoup mieux pour finir leur saison. Encore un bon baiser de ta petite mère.

 

*La rue de Saint-Chamond est la rue Vacher aujourd'hui.

 

10e lettre

 

Monsieur B., 4 rue de St Chamond, Saint-Etienne

aux bons soins de Monsieur Copain

mars 1931

Mon Paul chéri,

S'il ne pleut pas à verse demain vendredi, j'irai te voir car le temps me dure. Je serais allée mardi, mais il faisait trop mauvais temps. Je te charge de prévenir Mme Bonjour que j'irai lui demander à déjeuner puisqu'elle m'invite toujours si aimablement. Si tu as le temps, tu me mèneras voir la voiture dont tu as parlé.

Mad est arrivée à Soliès et nous a écrit que Marthe et Francis allaient aller les voir samedi.

J'espère que tu vas bien et que tu te ménages. Ici, tous trois sommes en bonne santé et t'embrassons très tendrement. Dis mes amitiés à Mme Bonjour et reçois les doux baisers de ta petite maman.

 

11e lettre

 

Monsieur Paul B., 4 rue de Saint-Chamond, St-Etienne

28 avril 1931

Mon petit Paul chéri,

J'espère que tu vas bien et que la danse n'a pas fait enflé tes chevilles, tu me diras cela.

Je t'envoie une lettre de Marguerite reçue ce matin avec celle de Bonne Maman. Je remettrai dimanche à Papa qui te les portera, ta bague et ton épingle de cravate que tu as oublié ici. Tu les prendras pour aller au pensionnat. Pense à les lui réclamer.

Dis à ton ami M. Bernard tout le plaisir que j'ai eu à faire sa connaissance et celle de sa mère. Qu'il me rappelle à ton bon souvenir.

Demande-lui son appréciation sur toutes les jeunes filles et sur chacune en particulier. Je suis curieuse de les connaître. C'est un garçon si sérieux et qui ne doit pas parler à tort et à travers.

Je t'engage bien à le conserver comme ami et à l'inviter à venir te voir quelquefois.

Imagine-toi que ce dégourdi de Cauda n'a pas photographié Cousine Jeanne et Cousin Jean à la sortie de l'église. Si au moins j'avais été prévenue lorsqu'il est revenu à l'hôtel et a repris Bonne Maman et son cavalier, je les aurais fait prendre eux aussi. Que doivent-ils penser ? J'en suis très fâchée pour eux et pour nous qui sommes privés de les avoir. Dis-le leur bien si tu les vois avant moi.

Amuse-toi bien dimanche, mon chéri, tâche de trouver tes camarades de classe. N'oublie pas de féliciter M. Béjat puisque c'est ses 50 ans d'enseignement que l'on fête à St-Louis*. Aussi dis-lui quelques mots affectueux puisque tu as fait partie de ses enfants de coeur. Il le mérite bien après tant d'années de dévouement à la jeunesse.

Comment as-tu jugé Mlle Voyant dans le retour en voiture jeudi, dis-moi ton appréciation sur elle. La trouves-tu mieux ou moins bien que Mlle Tardy ? Laquelle est mieux à ton avis, et laquelle te plairait mieux si tu choisissais ? Faisons cette supposition.

Nous avons eu des nouvelles d'Annie, elle va aussi bien que possible. Si tu vois Georges, ne manque pas d'en demander.

Je te charge de remercier Mme Bonjour de sa carte de félicitations. Dis-lui que je ne l'oublie pas et lui envoie mes amitiés. Toute la maisonnée t'embrasse bien fort, mon petit et ta maman serre son canard sur son coeur en lui faisant un tendre baiser.

Lorsque tu viendras le 9 mai, rapporte-moi, dans le carton que je t'ai donné, ta chemise glacée avec le col et les manchettes, les gants, la cravate et le smoking. Je remettrai le tout en état pour la prochaine fois. Va demander dans un magasin de stoppage ce que coûterait la réparation de ton pardessus, de cover tu me le diras et j'examinerai ce que je dois faire. Ou je la paierai ou je t'achèterai un neuf car c'est très laid et comme je prévois quelques sorties, je voudrais que ce soit mieux. Lundi M. Gelas a téléphoné à Modane à Marthe et à Francis. Ils se sont très bien entendus. Nous n'avons pas de nouvelles depuis, ils doivent être en Italie** et t'enverront probablement une carte.

*St-Louis est le Lycée privé de Saint-Etienne qu'a fréquenté Paul.

**En voyage de noces

 

12e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne 

Lorette, ce mardi 28 juillet 1931

Mon chéri,

Comment vas-tu ? As-tu senti des palpitations hier ? Je t'ai attendu un peu hier au soir car j'avais été dans l'après-midi payer le docteur Berthaud. J'y suis restée deux bonnes heures avec Mme Berthaud et Germaine. Avant de partir, j'ai revu le docteur, je lui ai parlé de ce que tu ressentais, alors il m'a dit :“Je passerai l'ausculter ce soir.” Il est venu en effet à 7h30 et comme tu n'étais pas rentré, il m'a annoncé qu'il viendrait dimanche matin. Nous n'irons pas à Montfaucon, je préfère te faire soigner, nous irons quelques jours après, rien ne presse. Les petites ne s'ennuient pas, elles vont goûter dans les bois avec Mme de la Narre et ses filles, et me disent que Lilette a souvent Gaby dans les bras, et qu'elle et sa soeur Simone leur rendent mille petits services. De plus, elles vont avoir Riquette dans quelques jours, ce sera parfait. Donc, point de souci à ce sujet. Je puis donc bien penser à toi et je veux que tu te soignes, et pour cela, nous allons en prendre les moyens. Et surtout ne t'effraie pas. Le docteur Berthaud trouve que tu t'effraies beaucoup. “Il ne le faut pas, m'a-t-il dit” car cela te fait du mal et il m'a assuré que tu n'avais pas le coeur malade, que chez toi, c'était nerveux : mauvaise digestion et surmenage. Il t'a trouvé le tempérament nerveux.

Il t'engage à ne pas te faire trop de souci pour les affaires, tu arriveras bien tout de même, c'est un pli à prendre. De même pour les écritures et les comptes, n'en fais pas pendant des heures sans t'arrêter, va de temps à autre prendre l'air à la porte ou voir un client pour ne pas rester trop longtemps penché sur les livres, c'est mauvais cela, je t'assure. Ecoute-moi bien, tu t'en trouveras bien.

Pour la table, dis gentiment à Mme Bonjour ce qui te convient, fais-toi acheter des sardines pour le matin pendant quelques temps, mange du pain de régime en petite quantité, ne bois pas en mangeant mais après le repas.

Allons, essaie tout cela et tu m'en diras des nouvelles, le temps me dure de te voir pour savoir si ça ira mieux en faisant ainsi et aussi pour que tu me racontes comment s'est passé le lunch de lundi et si tu t'es un peu amusé.

A samedi, mon petit chéri. Si tu vas chez Mme Jeune, dis-leur mon bon souvenir et repose-toi bien des affaires et des soucis. Je t'embrasse ainsi que Papa et Bonne Maman mais ta petite mère te fait les plus douces bises.

 

13e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

Jeudi 30 juillet 1931

Mon petit chéri,

Je pense bien à toi et je me demande comment tu vas. Je regrette de ne pas t'avoir dit de m'écrire.

Peux-tu samedi soir me faire un paquet de linge sale et m'y mettre les chaussettes de soie noire que je t'avais données lundi car elles sont à Francis. Tu as dû garder les tiennes dans ton placard. Rapporte-moi les gants de daim gris, ce sont ceux de papa. Apporte-moi aussi des cartes de votre commerce, je te ferai encore de la réclame. N'oublie pas. J'en ai besoin. J'ai donné ton adresse à Jean Nannen car il emmène sa femme et sa soeur à Montfaucon. Ils passeront à Saint-Etienne vers trois heures et comme il m'emporte un paquet, ils penseront peut-être à toi pour l'essence. Si tu le vois samedi ou au retour lundi, tu lui demanderas s'il ne veut pas t'emmener à Montfaucon le samedi 9. S'il accepte, tu lui diras que tu paieras ta part de frais et tu ajouteras “Eh bien, si ça ne te gêne pas, prends ma mère en passant car elle vient aussi avec moi. Fais-la prévenir la veille par mon père.”

Je suis amie avec sa femme et je connaissais bien sa mère, j'ai encore causé à sa soeur mardi chez Mme Gelas. Et pour paiement de ma commission, je vais remettre une boîte de bonbons à sa petite Denise. Cela lui fera plaisir et peut-être te prendra-t-il de l'essence. Vends-la au prix courant car il vaudra mieux lui en faire cadeau de quelques litres s'il nous emmène. Je vais écrire ce soir à Emile Jaboulay s'il te convoque ou te téléphone, soit très aimable afin qu'il devienne ton client.

Quelle chaleur aujourd'hui. Les petites sont bien en montagne et comme elles vont se refaire ! Si ça pouvait durer longtemps au moins.

A samedi mon petit chéri. Prends l'air aussi souvent que tu le peux, ne reste jamais plus d'une heure assis sans faire quelques tours.

Demande du thon à Mme Bonjour. Papa et Bonne Maman t'embrassent bien. Je te fais de grosses bises en attendant mon petit chéri samedi.

Ta petite maman qui t'aime.

 

14e lettre

Posté des Monts du Velay

M. Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond

Ce lundi 24 août 1931

Mon petit Paul,

Je t'ai laissé partir sans nous entendre pour notre départ. Comme il pleut aujourd'hui et que le temps est bien pris, nous partirons comme nous te l'avons dit, jeudi. Il faudrait que M. Salignat déjeune de bonne heure de façon à arriver ici vers une heure et demie ou deux heures, nous serons prêtes et embarquerons de suite. Nous ne voudrions partir plus tard car nous voulons arriver de bonne heure à cause de Gaby.

J'espère que tu as fait un bon retour et que Mme Bonjour n'a pas été fatiguée du voyage. Dis-lui tout le plaisir que nous avons eu toutes de la revoir et fais-lui nos amitiés.

Comme nous aurons quelques petits bagages à embarquer, dis à M. Salignat, au cas où il aurait plusieurs voitures, qu'il vienne avec une grande. Entends-toi avec lui pour le prix et traite dans de bonnes conditions. Nous te verrons quelques minutes en passant. Prépare ton linge sale que tu nous donneras. Nous te faisons toutes trois de bons baisers et Gaby une grosse bise.

Ta petite mère B.

 

15e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

Ce mercredi 4 novembre 1931

Mon petit Paul chéri.

Comment vas-tu ? Bien j'espère ! Je serai bienheureuse de te revoir samedi et de descendre avec toi. Fais ranger les freins de la voiture.

J'ai vu le contrôleur des Cars Rouges qui m'a dit qu'il y avait un directeur des cars et que tu ailles le demander au café Cotte place du Peuple, il s'appelle M. Meley. Car il paraît que la Direction des cars a fait installer une pompe et une citerne où ils doivent tous s'approvisionner et si tu pouvais avoir la fourniture pour cette citerne, ce serait peut-être intéressant. Si les deux cars qui se servaient chez toi te doivent quelque chose, tu pourrais réclamer ou en parler à ce directeur. Je tenais à te dire tout cela au cas où ça pourrait te servir.

Nous allons bien et je continue petit à petit à mettre ma maison en ordre. Je t'ai acheté hier une jolie cravate, j'espère qu'elle te plaira. Regarde dans ton placard si tu as des gants et apporte-les moi tous pour que je les révise. A samedi, mon petit Paul. Papa et Bonne maman t'embrassent bien tendrement. Je te serre sur mon coeur en te faisant de douces bises.

Ta petite maman qui t'aime bien.

 

*Les cars Rouges faisaient la navette Saint-Etienne-Lyon

 

16e lettre

 

Monssieur Paul B., Administrateur-Directeur de Loire-Essence, 4 rue de St-Chamond, Saint-Etienne

10 novembre 1931

Mon Paul chéri,

Comment vas-tu depuis hier ? Te sens-tu mieux ? Tu m'écriras pour me le dire. Je te prie de ne pas oublier mon collier dans ta poche, tu pourrais le perdre.

Dimanche, je t'avais prêté le parapluie neuf de papa. L'as-tu laissé dans ta voiture ? Regardes-y et rapporte-le moi samedi avec ton linge sale. Je pensais que tu avais laissé le parapluie chez Francis et suis allée le chercher en faisant mes commissions, il n'y était pas. Tu dois donc l'avoir emporté.

Mme Pommarat est morte, on va l'enterrer au Pouzin dans l'Ardèche.

Je vais écrire à Mme Jeune pour lui dire que j'irai avec toi à l'exposition du Chez Soi.

Tu devrais aller faire une petite visite de politesse à Ch. Brunon et lui dire tes remerciements pour Madame. A bientôt mon chéri, écris-moi un petit mot et à samedi la joie de te revoir et de t'embrasser.

Ta petite maman Marcelle.

Fais bien le nécessaire pour ta voiture afin de t'assurer la sécurité. Si ça te coûte un peu, j'ai de l'argent que je te donnerai et papa aussi. La négligence se paie trop cher parfois, agis vite. Bons baisers, mon petit chéri.

 

17e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

22 décembre 1931

Mon petit Paul chéri,

Je t'écris pour te tranquilliser, de mon petit lit où je suis restée toute la journée bien au chaud. Mad m'a fait des ventouses qui m'ont fait beaucoup de bien et Bonne Maman me fait boire de la bourrache, ce qui fait que je ne tousse presque plus, et l'oeil et le nez ne pleurent plus du tout. Après une autre bonne nuit, tout va bien.

Je pense à toi aussi car en sortant mercredi, il faudra bien relever ton col de par-dessus, et, pour danser, quitter ton pull-over, ce sera plus prudent.

Danse bien, observe bien, fais danser et fais causer, puisque tu connais le frère, cela te sera facile.

A jeudi, mon petit, si les chemins sont mauvais, arrive par le train de 6h30 ici et apporte-moi le flacon de biodynanime et le portrait de Mad, aies-en bien soin.

Ne t'inquiète plus pour moi, mon chéri puisque je vais mieux et reçois les baisers de ta soeurette, de ta Mèmère et de ta petite maman qui t'aime bien.

 

18e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

13 janvier 1932

Mon chéri petit enfant,

J'ai reçu ta carte et ma foi, tant pis pour le voyage, il valait mieux tout de même que tu te rendes compte. Tu es fixé sur ce point. Il n'y aura qu'à bien examiner ceux qui se présenteront bien posément et en tout connaissance de cause. Tu as encore quelques mois devant toi, Ne te presse pas trop car la chose est trop grave et il faut, avant de se décider, posséder toutes garanties de bonheur et de sécurité pour l'avenir. A toi qui est si calin,si affectueux, je te voudrais une petite femme bien aimante qui te rende heureux et c'est pour cela qu'il faut bien la choisir.

Il me manquera tant mon Paul chéri, que pour comprendre le chagrin de la séparation, je le veux bien heureux. Bonne Maman quoique faible, va de mieux en mieux et prend quantité de petits potages ou crèmes. D'ici deux ou trois jours, le docteur percera l'abcès et il ne sera ensuite plus question de rétablissement avec toutefois beaucoup de précautions car elle sera fragile, et Berthaud me disait qu'il redoutait toujours les convalescences de ces maladies-là.

Enfin, nous en aurons bien raison, puisque nous avons eu raison du début. Il faudra bien aussi que Bonne Maman soit plus raisonnable et ne sorte pas lorsqu'il fera froid, elle devra se méfier et prendre beaucoup de précautions.

Papa a l'estomac fatigué, il va se mettre au riz deux ou trois jours. Il ne veut pas consulter mais si Berthaud vient dans la journée, il n'y coupera pas. Cela m'ennuie à la fin de le voir toujours malade, puis par répercussion j'en subi toutes les conséquences.

Je ne lui ai pas dit pourquoi tu allais à Lezoux, c'est inutile, je lui ai simplement dit que tu étais invité par ton ami Hantelme.

Je vais mieux, je te le dis car je sais que tu te tracasses pour ma santé. Je bois du capillaire avec du vin tous les soirs et Mad me badigeonne de teinture. Ce capillaire m'a éclairci la voix et je ne tousse plus. Je crois que tu me trouveras tout à fait bien samedi. Et toi, Je pense bien que tu ne t'es pas enrhumé avec ce départ si matinal dimanche. Si tu tousses, achète du capillaire et fais-en faire à Mme Bonjour. Puis, prends quelques précautions, ne sors pas de ton bureau bien chaud sans pardessus et de temps en temps suce quelques pastilles.

Il faudra être bien gentil avec Mad, tu l'as fâchée avec la façon dont tu lui as parlé, car tu lui as vraiment mal parlé, tu sais. Pourtant elle a du mérite, tu sais, Sans elle, je n'aurais pu faire tout ce qu'on a fait à Bonne maman et jamais elle ne se plaint d'être lasse et de ne pas sortir, elle est admirable de patience et m'enlève tout ce qu'elle peut de travail. C'est avec gaieté qu'elle fait toutes choses. Je t'assure qu'elle est bien appréciée. Il faudra tâcher de réparer la mauvaise impression que tu lui a causée, car en me parlant de toi, alors que je lui demandais de t'écrire quelques mots, elle m'a répondu : “Il est si peu aimable pour moi !” Donc tu seras bien gentil, et tu la câlineras un peu. Elle oubliera tout.

A samedi, mon petit chéri, si tu avais le temps, tu me ferais plaisir d'aller prendre des nouvelles de Mme Thollet, elle serait peut-être fâchée qu'on ne le fasse pas. Je lui écrirai ensuite. Tu n'as pas besoin d'y séjourner longtemps, juste pour demander comment elle va et lui faire des voeux de bon rétablisssement ou les lui faire transmettre par sa soeur si c'est elle qui te répond. Je t'embrasse mille et mille fois, mon petit câlin.

As-tu pensé à écrire à Lezoux et à Madame (illisible) pour la remercier de son excellent accueil et pour s'être occupé de toi ? Prie-la de transmettre tes bonnes amitiés à ses enfants et présente-lui tes respectueux hommages. Il faut le faire cette semaine sans faute.

 

19e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

29 février 1932

Mon petit Paul,

Nous venons de voir sur le Nouvelliste, le décès de Mlle Suzanne Michel. Papa ne voulant pas aller à ses funérailles me délègue pour le remplacer et si toutefois tu pouvais être libre pour m'accompagner, ce serait bien d'y aller à deux pour représenter la famille. Ce sera comme tu pourras, mais fais ton possible.

Je profiterai de mon voyage pour te porter la valise de linge.

Je viens de voir passer “Loire-Essence” à l'instant et il est 2h30.

Quel dommage que tu n'aies pas attendu hier un second car, je l'ai croisé en arrivant à la maison et il n'avait que 6 à 8 personnes. Tu as dû resté debout une partie du trajet et te fatiguer. J'ai vraiment regretté de ne t'avoir pas retenu. Il est probable que Mme Coing m'invitera, mais je préfère déjeuner avec toi, chez Mme Bonjour. Si toutefois je ne dois pas trop la déranger. Je verrai certainement Mme Ravon et nous prendrons date pour la semaine prochaine. A mercredi, mon petit Paul, je tâcherai d'arriver un peu tôt, pour te voir et te prendre. Si tu peux venir.

La maisonnée continue à bien aller. Tous t'embrassent bien. Ta petite mère te fait de grosses bises et sera contente de te voir.

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Note de Mamiehiou

Marcelle B. écrira ainsi à son fils jusqu'en 1968, jusqu'à la fin de sa vie.

C'est la bisaïeule de ma fille (la grand-mère de son père, mon mari), la trisaïeule de mes petits-fils Victor (4 ans) et Maxime (trois semaines)

Je n'ai pas connu Marcelle B.

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Les astérisques* renvoient à des notes de mamiehiou.

Vous trouverez les noms des rues de Saint-Etienne, l'histoire des noms qu'elles portent , et leurs anciens noms, sur le site :

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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