Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:11

ACCUEIL

Tous les articles du blog

Question préliminaire : Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

Que vous me suppliez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

Il faudrait que vous criez bien fort pour que je vous entende.

Il ne faut pas que vous veillez aussi tard pour me voir dormir.

Je suis surprise que vous repeignez mon appartement en mon absence.

La réponse est à la fin de l'article

 

Suite de l'article :

Ne pas confondre

l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes

 

Pour faire cet exercice et si vous n'êtes pas sûr de vous,

reportez-vous à l'article :

Comment déjouer les difficultés de la conjugaison du subjonctif

 

Certains verbes conjugués aux deux personnes du pluriel nous et vous peuvent avoir la même forme à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

 

Exemple

À cette époque, nous rêvions d'aventure. Indicatif imparfait

Faut-il aujourd'hui encore que vous rêvions d'aventure ? Subjonctif présent.

 

Vous agissiez sans états d'âme quand vous étiez jeune. Indicatif imparfait

Il se peut que vous agissiez toujours sans états d'âme. Subjonctif présent.

 

 

Écrivez le verbe surligné avec la terminaison -IONS ou -IEZ et trouvez le mode et le temps employés

Ind

imp

Subj

prés

Il est impossible que nous voyager dans cette charrette.

 

 

Nous prendre nos jambes à notre cou à chaque fois que le taureau sautait la barrière.

 

 

Nous partir tôt le matin pour faire notre jogging de trente kilomètres.

 

 

Nous ne l'écouter pas pour ne pas nous énerver.

 

 

Il arrive parfois que nous remplir notre devoir, à notre corps défendant.

 

 

Bien que nous éclater de rire en le voyant si ridicule avec son sombrero, il continue sa marche, calme et droit.

 

 

Vous me saluer bien bas quand je vous prêtais de l'argent.

 

 

Si vous me donner un gros billet, je ne vous rendrais pas la monnaie. Tenez-vous le pour dit.

 

 

Soyez généreux avec moi à la condition que vous ne demander jamais de vous rendre service.

 

 

Je vous vois trembler de peur bien que vous ne craindre rien.

 

 

À supposer que vous vous saigner à blanc pour renflouer mes dettes, je ne vous accorderai aucune reconnaissance.

 

 

Que vous me prier chaque jour de vous donner un coup de main, ne changera rien à mes refus.

 

 

Il faudra que vous recopier cette lettre sans fautes et que vous vous méfier désormais de votre orthographe.

 

 

 

Correction

Ind

imp

Subj

prés

Il est impossible que vous voyagions dans cette charrette.

 

x

Nous prenions nos jambes à notre cou à chaque fois que le taureau sautait la barrière.

x

 

Nous partions tôt le matin pour faire notre jogging de trente kilomètres.

x

 

Nous ne l'écoutions pas pour ne pas nous énerver.

x

 

Il arrive parfois que nous remplissions notre devoir, à notre corps défendant.

 

x

Bien que nous éclations de rire en le voyant si ridicule avec son sombrero, il continue sa marche, calme et droit.

 

x

Vous me saluiez bien bas quand je vous prêtais de l'argent.

x

 

Si vous me donniez un gros billet, je ne vous rendrais pas la monnaie. Tenez-vous le pour dit.

x

 

Soyez généreux avec moi à la condition que vous ne demandiez jamais de vous rendre service.

 

x

Je n'accepte jamais rien de vous pour que vous me laissiez tranquille.

 

x

Je vous vois trembler de peur bien que vous ne craigniez rien.

 

x

A supposer que vous vous saigniez à blanc pour renflouer mes dettes, je ne vous accorderai aucune reconnaissance.

 

x

Que vous me priiez chaque jour de vous donner un coup de main, ne changera rien à mes refus.

 

x

Il faudra que vous recopiiez cette lettre sans fautes et que vous vous méfiiez désormais de votre orthographe.

 

x

 

Attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer

-EZ à l'indicatif présent

-IEZ à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

-illez,-illiez

vous pillez / que vous pilliez, vous baillez, que vous bailliez

-gnez, -gniez

vous craignez / que vous craigniez, vous feignez, que vous feigniez

-iez, -iiez

vous criez / que vous criiez, vous vous fiez/ que vous vous fiiez

-yez, -yiez

que vous payez / que vous payiez, que vous vous appuyez / que vous vous appuyiez

De même pour nous

nous veillons / que nous veillions

nous peignons / que nous peignions

nous prions / que nous priions

nous ennuyons / nous ennuyions

Il n'y a pas de différence de prononciation : on n'entend pas le i de la terminaison dans ces cas.

 

Pour en savoir >> Valeurs et emplois du subjonctif
Voir d'autres articles sur le subjonctif dans :

Le français dans tous ses états :

 

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

et les exercices :

Quiz 28 Ex. n°1 sur le subjonctif -Trouver le mot qu'il faut 
 

Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ? 

 

Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif - Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait.

 

Quiz 54 Ex. n°4 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent 

 

Exercice d'entraînement à l'emploi des conjonctions de subordination pour affiner votre pensée et améliorer votre style 

 

>>  Récapitulation des articles "Ne pas confondre..." 

 

.................................................................................

 → ACCUEIL

.................................................................................

 

Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

Que vous me suppliez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

Il faudrait que vous me voyez habillée en clown pour vous dérider.

Je suis surprise que vous peignez mon appartement en mon absence.

Il ne faut pas que vous veillez aussi tard pour me voir dormir.

 

CORRECTION

Ces phrases comportent toutes une faute : le subjonctif présent est mal orthographié dans les subordonnées. La terminaison du subjonctif présent est -IEZ à la 2e personne du pluriel. On remarque qu'il y a confusion avec l'indicatif imparfait puisqu'on ne peut pas entendre qu'il y a deux sons i (ii & yi) ou un i précédé d'un son qui lui ressemble  (gni & illi). 

vous suppliez, suppliiez - vous voyez, vous voyiez, vous peignez, vous peigniez, vous veillez, vous veilliez.

Il en va de même avec la 1re personne du pluriel NOUS : nous suppliions, nous voyions, etc.

D'où l'intérêt de savoir repérer le subjonctif.

VOIR >> Valeurs et emplois du subjonctif

Que vous me suppliiez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

Il faudrait que vous me voyiez habillée en clown pour vous dérider.

Il ne faut pas que vous veilliez aussi tard pour me voir dormir.

Je suis surprise que vous repeigniez mon appartement en mon absence.

Remarque :

Mais on aurait : Je suis surprise de ce que vous repeignez mon appartement. (ici peignez est à l'indicatif présent - la tournure est plus rare)

 

D'autres articles connexes

L'indicatif présent pour les hésitants

Orthographe grammaire pour les hésitants

ACCUEIL

Tous les articles du blog

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : LE BLOG DE MAMIEHIOU - La langue française telle qu'on l'aime  De la grammaire, des exercices divers, des dictées commentées, des histoires, des textes d'auteurs, des infos pratiques...
  • : Pour tous ceux qui aiment la langue française. Son histoire, sa grammaire et son orthographe. Des dictées commentées, des exercices ébouriffants, un florilège de textes d'auteurs, etc.
  • Contact

Mon Profil

  • mamiehiou.over-blog.com
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.

Mon blog

Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

Rechercher Un Mot Du Blog