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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:08

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> Orthographe grammaire pour les hésitants

Correction du texte d'Anatole France : Le Coq – Le Journal de Suzanne

"Dictée" n°3

ATTENTION ! Avant de lire cet article qui donne la correction du texte, reportez-vous à l'article où vous devrez corriger les fautes d'orthographe que j'ai faites tout exprès pour exercer votre réflexion.

 

Retour aux 1re et 2e parties de l'article dans :

>> Dictée n°3 ANATOLE FRANCE - Le livre de Suzanne

 

Excellent exercice d'attention et de recherche qui vous permettra d'apprendre ou de réviser certaines règles d'orthographe et de grammaire.

3e partie de l'article

Le texte (découpé arbitrairement en 15 §) avec les fautes corrigées

suivi des explications nécessaires 

1-Suzanne ne c’était1 pas encore mis a2 la recherche du beau. Elle si3 mit à trois mois et vingts4 jours avec beaucoup d’ardeur.

S’était5 dans la salle à manger. Elle a, cette salle, un faux air d’anciennetée6 a cause des plats de faience7, des bouteilles de grès, des buires d’étain et des fioles de verre de Venise qui charge8 les dressoir. C’est la maman de Suzanne qui a arrangée9 tout cela en parisienne10 entiché11 de bibelot.

Suzanne, au milieux12 de ses vieilleries, parait13 plus fraiche14 dans sa robe blanche brodée, et l’on se dit, en la voyant la15 :

Suzanne ne s’était pas encore mise à la recherche du beau. Elle s’y mit à trois mois et vingt jours avec beaucoup d’ardeur.

C’était dans la salle à manger. Elle a, cette salle, un faux air d’ancienneté à cause des plats de faïence, des bouteilles de grès, des buires d’étain et des fioles de verre de Venise qui chargent les dressoirs. C’est la maman de Suzanne qui a arrangé tout cela en Parisienne entichée de bibelots.

Suzanne, au milieu de ces vieilleries, paraît plus fraîche dans sa robe blanche brodée, et l’on se dit, en la voyant là :

1 Suzanne ne s’était pas encore mise : verbe pronominal se mettre (à) - Ici le participe passé mise s'accorde avec le sujet

2 à la recherche : à, préposition avec un accent grave.

Ne pas confondre avec le verbe (ou auxiliaire) avoir : Il a un pantalon. Il a bien chanté.

3 Elle s'y mit, s'y mettre, se mettre à la recherche – Y pronom personnel qui remplace à la recherche.

4 Vingt jours – les adjectifs numéraux vingt et cent prennent un S lorsqu'ils sont multipliés par un nombre qui les précède (quatre-vingts, trois cents) et non suivis d'un autre nombre (quatre-vingt cinq, trois cent douze)

5 C’était dans la salle, c'est dans la salle (ici, il n'y a pas de verbe pronominal)

> cela se passait dans la salle à manger.

6 ancienneté

Les noms féminins se terminant par -té ou -tié s'écrivent sans -é .

Ce sont des noms abstraits ou des qualités.
Exemples : l'amitié, la liberté, la volonté.

Ils sont formés à partir des adjectifs qui leur correspondent.

obscur, obscurité – cher, cherté – beau, beauté.


Exceptions : 
1. la dictée, la jetée, la montée, la pâtée, la portée.
2. les noms féminins qui indiquent une quantité ou un contenu.

Exemples : une portée, une brouettée, une charretée...

7 faïence, un tréma sur le ï pour prononcer fa-ïence

8 qui chargent, le sujet qui, pronom relatif remplace bouteilles, buires, fioles au pluriel.

9 la maman de Suzanne qui a arrangé, a arrangé, passé composé du verbe arranger. Le participe passé arrangé ne s'accorde avec aucun mot (pas de complément d'objet direct placé avant lui)

Le cod tout cela est placé après.

10 une Parisienne, une habitante de Paris : il faut une majuscule, c'est un nom. Mais on aurait l'adjectif parisienne sans majuscule, par exemple : une allure parisienne.

11 une Parisienne entichée de bibelots : entichée s'accorde avec le substantif féminin.

12 au milieu, un milieu (singulier) les milieux (pluriel)

> Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous - QUIZ 73

13 au milieu de ces vieilleries – ces, adjectif démonstratif, les vieilleries dont on vient de parler.

Ses vieilleries signifierait qu'elles appartiennent à Suzanne (ses, adjectif possessif) ce qui n'est pas le cas.

14 Suzanne paraît plus fraîche

Les verbes en AÎTRE et OÎTRE garde leur accent circonflexe sur le Î devant le T : ÎT - il paraîtra, il décroît, il disparaîtrait...

15 en la voyant là – l'adverbe de lieu LÀ a un accent grave.

 

2-« C’est, en vérité, une petite créature toute neuve ! » Elle est indifférente à cette vaiselle15 d’aieux17, aux vieux portraits noirs et aux grands plats de cuivres18 pendus aux murs. Je compte bien que, plus tard, toutes ces antiquités lui donnerons19 des idées fantastiques et ferons19 germer dans sa tête des rêves bizares, absurdes et charmants. Elle aura ses visions. Elle y excercera20, si son esprit si21 prête, cette jolie imagination de détail et de style qui embellie22 la vie. Je lui conterais23 des histoires incensées24 qui ne serons25 pas beaucoup plus fausses que les autres, mais qui serons25 beaucoup plus belle26 ; elle en deviendra folle. Je souhaite à tous ceux que j’aime un petit grain de folie. Cela rend le cœur gay27.

« C’est, en vérité, une petite créature toute neuve ! » Elle est indifférente à cette vaisselle d’aïeux, aux vieux portraits noirs et aux grands plats de cuivre pendus aux murs. Je compte bien que, plus tard, toutes ces antiquités lui donneront des idées fantastiques et feront germer dans sa tête des rêves bizarres, absurdes et charmants. Elle aura ses visions. Elle y exercera, si son esprit s’y prête, cette jolie imagination de détail et de style qui embellit la vie. Je lui conterai des histoires insensées qui ne seront pas beaucoup plus fausses que les autres, mais qui seront beaucoup plus belles ; elle en deviendra folle. Je souhaite à tous ceux que j’aime un petit grain de folie. Cela rend le cœur gai.

 

16 vaisselle SS entre deux voyelles pour avoir le son [s] sauf exceptions.

> Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

17 les aïeux, les ancêtres.

18 plats de cuivre, en cuivre - Complément de matière (au singulier). Complément introduit le plus souvent par de ou en qui indique de quoi, en quoi est fait un objet.

19 toutes ces antiquités...donneront...feront, verbes au futur, le sujet ces antiquités est la 3e personne du pluriel.

20 elle y exercera, verbe exercer, exercice – Prononciation de X différente dans exister et exciter.

21 si son esprit s'y prête – si son esprit se prête à cela – Y pronom personnel neutre

22 cette jolie imagination... qui embellit la vie – verbe embellir, 2e groupe. Le sujet est la 3e personne du singulier.

23 je lui conterai des histoires, futur > tu lui conteras, nous lui conterons des histoires – Ne pas confondre avec le conditionnel : je lui conterais des histoires > tu lui conterais, nous lui conterions des histoires.

24 des histoires insensées, qui n'ont aucun sens.

Vous êtes sensé > vous êtes raisonnable.

Vous êtes censé réussir > vous êtes supposé réussir.

25 des histoires qui ne seront pas... qui seront... futur, 3e personne du pluriel

26 des histoires... qui seront beaucoup plus belles – belles adjectif attribut de qui (pronom relatif ayant pour antécédent histoires = qui remplace histoires)

27 Cela rend le cœur gai > joyeux.

Gay > homosexuel

3-En attendant, Suzanne ne sourit même pas au petit Baccus28 assis sur son tonneaux29. On est sérieux, à trois mois et vingt jours.

Or, c’était un matin, un matin d’un gris tendre. Des liserons emmellés à la vigne vierge encadrait la fenêtre de leurs étoiles diversement nuancée. Nous avions finis de déjeûner30, ma femme et moi, et nous causions comme des gens qui n’on rien à dire. C’étaient une de ces heures ou31 le temps coule comme un fleuve tranquile. Il semble qu’on le voit32 couler et que chaque mot qu’on dit soit un petit cailloux29 qu’on y jette. Je crois bien que nous parlions de la couleur des yeux de Suzanne. C’est un sujet innépuisable.

En attendant, Suzanne ne sourit même pas au petit Bacchus assis sur son tonneau. On est sérieux, à trois mois et vingt jours.

Or, c’était un matin, un matin d’un gris tendre. Des liserons emmêlés à la vigne vierge encadraient la fenêtre de leurs étoiles diversement nuancées. Nous avions fini de déjeuner, ma femme et moi, et nous causions comme des gens qui n’ont rien à dire. C’était une de ces heures où le temps coule comme un fleuve tranquille. Il semble qu’on le voie couler et que chaque mot qu’on dit soit un petit caillou qu’on y jette. Je crois bien que nous parlions de la couleur des yeux de Suzanne. C’est un sujet inépuisable.

28 Bacchus, le dieu romain du vin et de la vigne (> Dionysos le dieu grec)

29 un tonneau, des tonneaux - un caillou, des cailloux

> Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous - QUIZ 73

30 déjeuner, jeûner (ne pas s'alimenter) le jeûne

Ne pas confondre avec la jeunesse, les jeunes gens...

31 c'était une de ces heures où le temps coule – l'heure où, le moment ou, le jour où, etc. locutions conjonctives équivalant à quand

32 Il semble qu'on le voie : subjonctif après il semble que. Il semble que vous le voyions.

On le voit. Indicatif

> La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

> Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

4-« Ils sont d’un bleu d’ardoise.

Ils ont un ton de vieille33 or et de soupe à l’onion.

Ils ont des reflets verts.

Tout cela est vrai ; ils sont miraculeux. »

En ce moment Suzanne entra ; ils était, pour cette fois, de la couleur du tant, qui était d’un si joli gris. Elle entra dans les bras de sa bonne. L’éléganse mondène voudrait que se fut34 dans les bras de sa nourrisse. Mais Suzanne fait comme l’agneau de La Fontaine et comme tout les agneau : elle tête35 sa mère. Je sais bien quand pareil cas et dans cette excès de rusticité, on doit sauvé au moins les apparenses et avoir une nourrisse sèche. Une nourrisse sèche à des grosses épingle et des ruban à son bonnet comme une autre nourrisse ; il ne lui manque que du lait.

Le lait, cela regarde seullement l’enfant, tandis que tout le monde voit les rubans et les épingles. Quant36 une mère a la faiblesse de nourir, elle prends, pour cacher sa honte, une nourrisse sèche.

« Ils sont d’un bleu d’ardoise.

Ils ont un ton de vieil or et de soupe à l’oignon.

Ils ont des reflets verts. 

Tout cela est vrai ; ils sont miraculeux. »

En ce moment Suzanne entra ; ils étaient, pour cette fois, de la couleur du temps, qui était d’un si joli gris. Elle entra dans les bras de sa bonne. L’élégance mondaine voudrait que ce fût dans les bras de sa nourrisse. Mais Suzanne fait comme l’agneau de La Fontaine et comme tous les agneaux : elle tète sa mère. Je sais bien qu’en pareil cas et dans cet excès de rusticité, on doit sauver au moins les apparences et avoir une nourrisse sèche. Une nourrisse sèche a des grosses épingles et des rubans à son bonnet comme une autre nourrisse ; il ne lui manque que du lait.

Le lait, cela regarde seulement l’enfant, tandis que tout le monde voit les rubans et les épingles. Quand une mère a la faiblesse de nourrir, elle prend, pour cacher sa honte, une nourrisse sèche.

33 Ils ont un ton de vieil or et de soupe à l’oignon.

vieil or - VIEIL masculin singulier devant une voyelle ou un H MUET > Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme

oignon se prononce [onion]

34 l'élégance mondaine voudrait que ce fût... – l'élégance mondaine veut que ce soit ... subjonctif

35 elle tète sa mère, verbe téter. Ne pas confondre avec la tête.

36 quand, conjonction de subordination de temps (synonyme lorsque)

quant à, quant au, quant aux > en ce qui concerne – quant à moi, en ce qui me concerne. - quant aux enfants, pour ce qui est des enfants

5-Mais la maman de Suzanne est une étourdie qui n’a pas songer à ce belle37 usage.

La bonne de Suzanne est une petite paysane qui vient de son village, ou38 elle a élever39 sept ou huit petits frères, et qui chantent40 du matin au soir des chansons Lorraines41. On lui accorda une journée pour voir Paris ; elle revint enchanté42 : elle avait vus de beaux radis. Le reste ne lui semblait point lait, mais les radis l’émerveillait : elle en écrivis41 au pays. Cette simplicité l'a42 rend parfaite avec Suzanne, qui, de son coté, ne semble remarqué43 dans la nature entière que les lampes et les caraffes.

Mais la maman de Suzanne est une étourdie qui n’a pas songé à ce bel usage.

La bonne de Suzanne est une petite paysanne qui vient de son village, où elle a élevé sept ou huit petits frères, et qui chante du matin au soir des chansons lorraines. On lui accorda une journée pour voir Paris ; elle revint enchantée : elle avait vu de beaux radis. Le reste ne lui semblait point laid, mais les radis l’émerveillaient : elle en écrivit au pays. Cette simplicité la rend parfaite avec Suzanne, qui, de son côté, ne semble remarquer dans la nature entière que les lampes et les carafes.

37 ce bel usage, beau au masculin singulier devient bel devant une voyelle ou un H MUET > un bel homme, un beau héros (héros commence par un H ASPIRÉ)

38 son village où elle a élevé sept ou huit petits frères... où, pronom relatif qui a pour antécédent village, complément circonstanciel de lieu de a élevé

39 elle a élevé sept ou huit petits frères – verbe élever au passé composé

40 qui... et qui chante du matin au soir des chansons : les deux pronoms relatifs qui ont le même antécédent, féminin singulier.

41 elle en écrivit au pays > elle écrivit à ce sujet au pays – verbe écrire au passé simple.

42 cette simplicité la rend parfaite – la, pronom personnel qui remplace la bonne de Suzanne

43 [elle] ne semble remarquer ... que les lampes et les carafes

TRUC - Quand vous hésitez entre un participe passé et un infinitif, remplacez le verbe par faire (>infinitif) ou fait (>participe passé). Cela fonctionne (pratiquement) toujours

> elle ne semble remarquer > elle ne semble faire

6-Quand Suzanne parue44, la salle à manger devint très gay.

On rit à Suzanne ; Suzanne nous rit : il y a toujour moyen de s’entendre quand on s’aime. La maman tendit ces45 bras souples, sur lesquel la manche du peinoir coulait dans l’abandon d’un matin d’été. Alors Suzanne tendit ses petits bras de marrionette qui ne pliait pas dans leur manche de piqué. Elle écartait les doigt, en sorte qu’on voyait cinq petits rayons roses aux bouts des manches. Sa mère, éblouit46, la prit sur ces genoux, et nous étions tous trois parfaitement heureux ; ce qui tient peut-être à se que47 nous ne pensions à rien.

Quand Suzanne parut, la salle à manger devint très gaie.

On rit à Suzanne ; Suzanne nous rit : il y a toujours moyen de s’entendre quand on s’aime. La maman tendit ses bras souples, sur lesquels la manche du peignoir coulait dans l’abandon d’un matin d’été. Alors Suzanne tendit ses petits bras de marionnette qui ne pliaient pas dans leur manche de piqué. Elle écartait les doigts, en sorte qu’on voyait cinq petits rayons roses au bout des manches. Sa mère, éblouie, la prit sur ses genoux, et nous étions tous trois parfaitement heureux ; ce qui tient peut-être à ce que nous ne pensions à rien.

44 Suzanne parut, verbe paraître au passé simple.

45 la maman tendit ses bras - ses, adjectif possessif (ce sont les siens)

46 sa mère, éblouie, la prit... - éblouie : participe passé employé comme adjectif, apposé à sa mère

47 ce qui tient peut-être à ce que nous ne pensions à rien.

On écrit toujours ce devant qui ou que : CE QUI ou CE QUE

7-Cette48 état ne pouvait durer. Suzanne, pencher vers la table, ouvrit les yeux temps et si bien, qu’ils devinrent tout rond, et secoua ses petits bras comme si ils49 eussent été en bois, ainsi qu’ils en avait l’air. Il y avait de la surprise et de l’admiration dans son regard. Sur la stupiditée touchante et vénérable de son petit visage, on voyait ce glisser je ne sais quoi de spirituel. Elle poussa un cri d’oiseaux blessé.

« C’est peut-être une épingle qui l’a piqué50 », pensa sa mère, fort attaché, par bonheur, aux réalités de la vie.

Cet état ne pouvait durer. Suzanne, penchée vers la table, ouvrit les yeux tant et si bien, qu’ils devinrent tout ronds, et secoua ses petits bras comme s’ils eussent été en bois, ainsi qu’ils en avaient l’air. Il y avait de la surprise et de l’admiration dans son regard. Sur la stupidité touchante et vénérable de son petit visage, on voyait se glisser je ne sais quoi de spirituel. Elle poussa un cri d’oiseau blessé.

« C’est peut-être une épingle qui l’a piquée », pensa sa mère, fort attachée, par bonheur, aux réalités de la vie.

48 Cet état ne pouvait durer – Ce, cet, cette, ces : adjectifs démonstratifs. On écrit cet (masculin) devant un mot commençant par une voyelle ou un H MUET

49 S'IL – S'ILS : Il n'y a pas de disjonction mais une élision pour éviter l'hiatus (pour que ce soit plus agréable à l'oreille)

Si conjonction de subordination de condition, IL ou ILS pronoms personnels.

50 C’est peut-être une épingle qui l’a piquée

Le participe passé piquée (du verbe conjugué avec l'auxiliaire avoir) s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui : l' qui remplace Suzanne

> Qu'est-ce qu'un complément d'objet direct ? un complément d'objet second ? un complément d'objet indirect ? Qu'est-ce qu'un attribut ?

8-Ces épingles anglaises se défont sans qu’on s’en aperçoit51 et Suzanne en a huit sur elle !

Non, se n’était pas une épingle qui l'a piquait. C’était l’amour du beau.

« L’amour du beau à trois mois et vingts jours ?

Juger52 plutôt : coulée à demi hors des bras de sa mère, elle agitait les points sur la table et, s’aidant de l’épaule et du genoux, souflant, toussant, bavant, elle parvint à embrasser une assiette. Un vieille ouvrier rustic de Strasbourg (se devait être un homme simple ; la paie soit à ses os !) avait peind sur cette assiette un coq rouge. » Suzanne voulut prendre se coq ; se n’était pas pour le mangé, c’était donc parcequ’elle le trouvait beau.

Ces épingles anglaises se défont sans qu’on s’en aperçoive et Suzanne en a huit sur elle !

Non, ce n’était pas une épingle qui la piquait. C’était l’amour du beau.

« L’amour du beau à trois mois et vingt jours ?

Jugez plutôt : coulée à demi hors des bras de sa mère, elle agitait les poings sur la table et, s’aidant de l’épaule et du genou, soufflant, toussant, bavant, elle parvint à embrasser une assiette. Un vieil ouvrier rustique de Strasbourg (ce devait être un homme simple ; la paix soit à ses os ! ) avait peint sur cette assiette un coq rouge. » Suzanne voulut prendre ce coq ; ce n’était pas pour le manger, c’était donc parce qu’elle le trouvait beau.

51 sans qu'on s'en aperçoive – On a toujours le subjonctif après la locution conjonctive SANS QUE

52 Jugez plutôt – Impératif présent du verbe juger
Ne pas confondre Plutôt (synonymes selon le cas : de préférence, du moins, assez
) avec Plus tôt (moins tard)

Ne pas confondre Plutôt (synonymes selon le cas : de préférence, du moins, assez) avec Plus tôt (moins tard)

 

9-Sa mère, a qui je fis ce simple résonnement53, me répondis :

« Que tu est54 bête ! si Suzanne avait put saisir ce coq, elle l’aurait mit tout de suite à sa bouche au lieu de le contemplé. vraiment, les gens d’esprit n’ont pas le sens commun !

Elle n’y eut55 point manqué, répondis-je ; mais quesque56 cela prouve, si non que ses facultés diverses et déjà nombreuses ont pour principal organe la bouche ?

Elle a exercer sa bouche avant d’exercer ses yeux, et elle a bien fait ! Maintenant sa bouche exercer, délicate et sensible, est le meilleur moyen de connaisance qu’elle est57 encore à son service. Elle a raison de l’employer. Je vous dis que votre fille est la sagesse même. Oui, elle aurait mis le coq dans sa bouche ; mais elle lit aurait mis comme une belle chose et non comme une chose nourissante. Noter que cette habitude, qui existe en faite chez les petits enfants, reste en figure dans la langue des hommes. Nous disons gouter un poême, un tableaux, un opéra. » Pendant que j’exprimais ces idées insoutenables que le monde philosophique accepterait toute fois, si elles étaient émises dans un language58 innintelligible, Suzanne frappait l’assiette avec ses points, la grattait de l’ongle, lui parlait (et dans quel joli babile mystérieux ! ) puis la retournait avec de grandes secousses.

Sa mère, à qui je fis ce simple raisonnement, me répondit :

« Que tu es bête ! si Suzanne avait pu saisir ce coq, elle l’aurait mis tout de suite à sa bouche au lieu de le contempler. vraiment, les gens d’esprit n’ont pas le sens commun !

Elle n’y eût point manqué, répondis-je ; mais qu’est-ce que cela prouve, sinon que ses facultés diverses et déjà nombreuses ont pour principal organe la bouche ?

Elle a exercé sa bouche avant d’exercer ses yeux, et elle a bien fait ! Maintenant sa bouche exercée, délicate et sensible, est le meilleur moyen de connaissance qu’elle ait encore à son service. Elle a raison de l’employer. Je vous dis que votre fille est la sagesse même. Oui, elle aurait mis le coq dans sa bouche ; mais elle l’y aurait mis comme une belle chose et non comme une chose nourrissante. Notez que cette habitude, qui existe en fait chez les petits enfants, reste en figure dans la langue des hommes. Nous disons goûter un poème, un tableau, un opéra. » Pendant que j’exprimais ces idées insoutenables que le monde philosophique accepterait toutefois, si elles étaient émises dans un langage inintelligible, Suzanne frappait l’assiette avec ses poings, la grattait de l’ongle, lui parlait (et dans quel joli babil mystérieux ! ) puis la retournait avec de grandes secousses.

56 Elle n'y eût point manqué – Le verbe manquer est ici au subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé (2e forme)

> elle n'y aurait point manqué, conditionnel passé (1re forme)

57 le meilleur moyen de connaissance qu’elle ait encore à son service

Le verbe avoir est au subjonctif présent dans la proposition relative : qu’elle ait encore à son service (verbe avoir : que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons...)

Quand on a un superlatif dans la proposition principale (le plus, le moins, le meilleur, le pire, le moindre, OU le premier, le dernier, le seul l'unique...) on a le subjonctif dans la relative.

58 un langage – en anglais language

inintelligible : Préfixe IN- > in- intelligible

10-Elle ni mettait pas beaucoup d’addresse59 ; non ! et ses mouvements manquaient d’exactitudes. Mais un mouvement, si simple qu’il paraisse, est très difficile à faire quant il n’est pas habituel. Et quelles habitudes voulez-vous qu’on est60 à trois mois et vingts jours ? Songer a se qu’il faut gouverner de nerfs, d’os et de muscles pour seulement lever le petit doigt. Conduire tous les fils des marrionnettes de M. Thomas Holden n’est, en comparaison, qu’une bagatelle. Darwin, qui est un observateur sagace, s’émerveillait de se que les petits enfants pussent rire et pleurer. Il écrivit un gros volume pour expliquer comment ils si prenaient.

Elle n’y mettait pas beaucoup d’adresse ; non ! et ses mouvements manquaient d’exactitude. Mais un mouvement, si simple qu’il paraisse, est très difficile à faire quand il n’est pas habituel. Et quelles habitudes voulez-vous qu’on ait à trois mois et vingt jours ? Songez à ce qu’il faut gouverner de nerfs, d’os et de muscles pour seulement lever le petit doigt. Conduire tous les fils des marionnettes de M. Thomas Holden n’est, en comparaison, qu’une bagatelle. Darwin, qui est un observateur sagace, s’émerveillait de ce que les petits enfants pussent rire et pleurer. Il écrivit un gros volume pour expliquer comment ils s’y prenaient.

59 adresse en français – address en anglais

60 Et quelles habitudes voulez-vous qu’on ait à trois mois et vingt jours ?

> Et quelles habitudes voulez-vous que nous ayons à trois mois et vingt jours ? ait, ayons, subjonctif 

11-Nous sommes sans pitié, « nous autre savants », comme dit M. Zola.

Mais je ne suis pas, heureusement, un aussi grand savant que M. Zola. Je suis superfitiel. Je ne fais pas des expériences sur Suzanne, et je me contente de l’observer, quand je puis le faire sans la contrarier.

Elle grattait son coq et devenait perplexe, ne consevant pas qu’une chose visible fut61 insaisissable. Cela passait son intelligence62, que d’ailleur tout passe. C’est même celà qui rend Suzanne admirable. Les petits enfants vivent dans un perpétuelle miracle ; tout leurs63 est prodige ; voilà pourquoi il y a une poésie dans leur regard. Prêts de nous, ils habite d’autres régions que nous. L’inconnu, le divin inconnu les enveloppent.

 

Nous sommes sans pitié, « nous autres savants », comme dit M. Zola.

Mais je ne suis pas, heureusement, un aussi grand savant que M. Zola. Je suis superficiel. Je ne fais pas des expériences sur Suzanne, et je me contente de l’observer, quand je puis le faire sans la contrarier.

Elle grattait son coq et devenait perplexe, ne concevant pas qu’une chose visible fût insaisissable. Cela passait son intelligence, que d’ailleurs tout passe. C’est même cela qui rend Suzanne admirable. Les petits enfants vivent dans un perpétuel miracle ; tout leur est prodige ; voilà pourquoi il y a une poésie dans leur regard. Près de nous, ils habitent d’autres régions que nous. L’inconnu, le divin inconnu les enveloppe.

 

61 ne concevant pas qu’une chose visible fût insaisissable. Subjonctif

Verbe concevoir > comprendre

au présent : ne concevant pas qu’une chose visible soit insaisissable.

> Valeurs et emplois du subjonctif

62 Cela passait son intelligence > cela dépassait son intelligence > elle ne pouvait pas comprendre cela.

63 tout leur est prodige – leur représente les petits enfants, pronom personnel invariable

 

12-« Petite bête ! dit sa maman.

-— Chère amie, votre fille est ignorante, mais raisonnable. Quand on voit une belle chose, on veut la posséder.

C’est un penchand naturel, que les loies ont prévues. Les Bohémiens de Béranger, qui disent que voir, c’est avoir, sont des sages d’une espèce fort rare. Si tout64 les hommes pensaient comme eux, il n’y aurait pas de civilisation et nous vivrions nus et sans art65 comme les habitants de la Terre de Feu. vous n’êtes point de leur sentiment ; vous aimez les vieilles tapisseries ou l’on voit des ciguognes sous des arbres et vous en couvrer tous les murs de la maison.

« Petite bête ! dit sa maman.

Chère amie, votre fille est ignorante, mais raisonnable. Quand on voit une belle chose, on veut la posséder.

C’est un penchant naturel, que les lois ont prévu. Les Bohémiens de Béranger, qui disent que voir, c’est avoir, sont des sages d’une espèce fort rare. Si tous les hommes pensaient comme eux, il n’y aurait pas de civilisation et nous vivrions nus et sans arts comme les habitants de la Terre de Feu. vous n’êtes point de leur sentiment ; vous aimez les vieilles tapisseries où l’on voit des cigognes sous des arbres et vous en couvrez tous les murs de la maison.

64 si tous les hommes pensaient – tous, adjectif indéfini au masculin pluriel, s'accorde avec le substantif qui le suit.

65 nous vivrions nus et sans arts

SANS suivi d'un singulier ou d'un pluriel. Règle générale : On se pose la question qui va logiquement donner la réponse : S'il y en avait, y aurait-il un art ou des arts ?

13-Je ne vous le reproche pas, loin de là. Mais comprenez donc Suzanne et son coq.

Je la comprend66, elle est comme petit Pierre, qui demanda la lune dans un seaux d’eau. On ne la lui donna pas. Mais, mon ami, n’allez pas dire qu’elle prend un coq peint pour un coq véritable, puisqu’elle n’en a jamais vu.

Non ; mais elle prend une illusion pour une réalité. Et les artistes sont bien un peu responsable67 de sa méprise.

Je ne vous le reproche pas, loin de là. Mais comprenez donc Suzanne et son coq.

Je la comprends, elle est comme petit Pierre, qui demanda la lune dans un seau d’eau. On ne la lui donna pas. Mais, mon ami, n’allez pas dire qu’elle prend un coq peint pour un coq véritable, puisqu’elle n’en a jamais vu.

Non ; mais elle prend une illusion pour une réalité. Et les artistes sont bien un peu responsables de sa méprise.

66 Verbes en DRE au présent de l'indicatif -DS -DS -D

je comprends, tu mouds, il défend

MAIS verbes en INDRE et SOUDRE -S, -S -T

je crains, tu peins, il joint

je résous, tu absous, il dissout

67 les artistes sont bien un peu responsables, responsables adjectif attribut de artistes

14-Voila bien longtemps qu’il cherche à imiter, par des lignes et des couleurs, la forme des choses. Depuis combien de millier d’années est mort ce brave homme des cavernes qui grava d’après nature un mamouth sur une lame d’ivoir ! La belle merveille qu’après tant et de si longs efforts dans les arts d’imitation ils soient parvenus à séduire une petite créature de trois mois et vingts jours ! Les apparances ! Qui ne séduise-t-elle pas ? La science elle-même, dont on nous assomme, vat-elle68 au-dela de se qui semble ? Quesque69 M. le professeur Robin trouve au font de son microscope ? Des apparances et rien que des apparances.

Voilà bien longtemps qu’ils cherchent à imiter, par des lignes et des couleurs, la forme des choses. Depuis combien de milliers d’années est mort ce brave homme des cavernes qui grava d’après nature un mammouth sur une lame d’ivoire ! La belle merveille qu’après tant et de si longs efforts dans les arts d’imitation ils soient parvenus à séduire une petite créature de trois mois et vingt jours ! Les apparences ! Qui ne séduisent-elles pas ? La science elle-même, dont on nous assomme, va-t-elle au-delà de ce qui semble ? Qu’est-ce que M. le professeur Robin trouve au fond de son microscope ? Des apparences et rien que des apparences.

68 La science … va-t-elle au-delà de ce qui semble ?

Le T de va-t-elle est euphonique. On ne peut pas dire va elle.

Comme le S de Vas-y. L'impératif d'aller est Va sans S

69 qu'est-que M. Robin trouve au fond de son microscope ?

Introducteur de la phrase interrogative : est-ce que – est-ce qui

Est-ce que tu pars ? > Pars-tu ? - Qu'est-ce que tu dis ? > Que dis-tu ?

Qu'est-ce qui fait du bruit ? Qui est-ce qui part ? > Qui part ?

 

15-« Nous sommes vainement agité par des mensonges », a dit Euripide… » Je parlais ainsi et, me préparant à commenter le vers d’Euripide, j’y aurai69 sans doutes trouvé des significations profondes auquel70 le fils de la marchande d’herbes n’avait jamais pensé. Mais le milieu devenait tout à fait inpropre71 au spéculation philosophique ; car, ne pouvant parvenir a détacher le coq de l’assiette, Suzanne se jetta dans une colère qui l'a rendi72 rouge comme une pivoine, lui élargi le nez à la facon des Cafres, lui remonta les joues dans les yeux et les sourcils jusque73 au sommet du front. Ce front, tout à coup rougi, bouleversé, travaillé de bosses, de cavités, de sillons contraires, resemblait à un sol volcannique. Sa bouche se fendit jusque aux73 oreilles et il en sortit, entre les gencives, des hurlements barbares. […]

 « Nous sommes vainement agités par des mensonges », a dit Euripide… » Je parlais ainsi et, me préparant à commenter le vers d’Euripide, j’y aurais sans doute trouvé des significations profondes auxquelles le fils de la marchande d’herbes n’avait jamais pensé. Mais le milieu devenait tout à fait impropre aux spéculations philosophiques ; car, ne pouvant parvenir à détacher le coq de l’assiette, Suzanne se jeta dans une colère qui la rendit rouge comme une pivoine, lui élargit le nez à la façon des Cafres, lui remonta les joues dans les yeux et les sourcils jusqu’au sommet du front. Ce front, tout à coup rougi, bouleversé, travaillé de bosses, de cavités, de sillons contraires, ressemblait à un sol volcanique. Sa bouche se fendit jusqu’aux oreilles et il en sortit, entre les gencives, des hurlements barbares.

69 j’y aurais sans doute trouvé des significations profondes – verbe trouver au conditionnel passé > nous y aurions trouvé sans doute...

70 des significations profondes auxquelles le fils de la marchande d’herbes n’avait jamais pensé – auxquelles, pronom relatif ayant pour antécédent significations, complément d'objet indirect de n'avait jamais pensé -

 > le fils de la marchande d’herbes n’avait jamais pensé à des significations profondes.

  Pronoms relatifs formés avec quel : singulier : lequel, auquel, duquel, (à) laquelle - pluriel : lesquels, lesquelles, auquel, auxquels, auxquelles, desquels,, desquelles,

Exemple : les jeunes filles à côté desquelles je m'étais assis étaient fort plaisantes.

71 impropre aux spéculations philosophiques > le singulier serait : impropre à la spéculation philosophique

impropre M devant P

 Le N devient M devant M B et P sauf bonbon, bonbonne, bonbonnière, embonpoint, néanmoins

Exemples immaculé, imberbe, importer

72 une colère qui la rendit rouge comme une pivoine – verbe rendre au passé simple – La, pronom personnel remplaçant Suzanne.

Si l'on avait le passé composé, on aurait : une colère qui l'a rendue rouge

73 jusqu'au sommet du front – jusque est élidé

Même chose pour : jusqu'aux oreilles

> Quoique, puisque, lorsque, quelque, et presque s'élident-ils ? Si oui dans quels cas ? 

 

 

Suite du texte sans fautes

 

« À la bonne heure ! m’écriai-je. voilà l’éclat des passions ! Les passions, il n’en faut pas médire. Tout ce qui se fait de grand en ce monde est fait par elles. Et voici qu’un de leurs éclairs rend un tout petit bébé presque aussi effrayant qu’une menue idole chinoise. Ma fille, je suis content de vous. Ayez des passions fortes, laissez-les grandir et croissez avec elles. Et si, plus tard, vous devenez leur maîtresse inflexible, leur force sera votre force et leur grandeur votre beauté. Les passions, c’est toute la richesse morale de l’homme.

Quel vacarme ! s’écrie la maman de Suzanne. On ne s’entend plus dans cette salle, entre un philosophe qui déraisonne et un bébé qui prend un coq peint pour je ne sais quoi de véritable. Les pauvres femmes ont bien besoin de sens commun pour vivre avec un mari et des enfants !

Votre fille, répondis-je, vient de chercher le beau pour la première fois. C’est la fascination de l’abîme, dirait un romantique ; c’est, dirai-je, l’exercice naturel des nobles esprits. Mais il ne faut pas s’y livrer trop tôt et avec des méthodes trop insuffisantes. Chère amie, vous avez des charmes souverains pour calmer les douleurs de Suzanne.

Endormez votre fille. » 

 

Voir la suite sur WIKISOURCE : SUZANNELe livre de Suzanne ( 1- Le Coq)

> Le Livre de Suzanne - SuzanneWikisource

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Révision d'été 14/08/2015 18:55

Dictée très intéressantes à faire à nos enfants, en particulier pendant ces vacances estivales.

A+

mamiehiou 15/08/2015 07:57

Merci beaucoup pour vos commentaires. Il est toujours difficile pour moi de savoir si les exercices que je propose sont utiles.
Bonne journée !

Révision d'été 14/08/2015 18:48

Exercice très intéressant : Il faut trouver les erreurs, les comprendre puis proposer une correction. Cela peut être idéal pour un exercice d'enfant/adolescent pour cette période estivale. Merci

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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