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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 12:24

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Tous les QUIZ

Par dérivation on peut former un mot à partir d'un autre avec un préfixe et/ou un suffixe.

Le préfixe est un affixe (élément lexical) qui se situe au début du mot ; le suffixe est un affixe qui se situe à la fin du mot.

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Exemples de mots formés avec un suffixe

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un verbe devient un nom : parler, parlote - professer, professeur.

un verbe devient un adjectif : crier, criard – tromper, trompeur

un verbe devient un autre verbe : vivre, vivoter – pleurer, pleurnicher

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un nom devient un verbe : harmonie, harmoniser – force, forcer

un nom devient un autre nom : fût, futaie – cochon, cochonnaille.

un nom devient un adjectif : courage, courageux – France, français

un nom devient un verbe : écaille, écailler – canot, canoter

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un adjectif devient un verbe : dur, durcir - rude, rudoyer

un adjectif devient un autre adjectif : malade, maladif – jaune, jaunâtre

un adjectif devient un nom : sûr, sûreté – bête, bêtise

un adjectif devient un adverbe : élégant, élégamment – subit, subitement

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une phrase devient un nom ou un adjectif : je m'en fous, je m'en foutisme, je m'en foutiste.

un pronom personnel devient un verbe : tu, tutoyer - vous, vouvoyer/voussoyer

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QUIZ 69

Pas si facile !

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Trouvez le mot dérivé à partir du mot en rouge auquel vous ajouterez un suffixe, quelquefois un préfixe (in-, dé-, en- etc.)

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mots à trouver :

(S) substantif (nom)

(A) adjectif

(V) verbe à l'infinitif ou conjugué

(Adv) adverbe

PP participe présent ou passé

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JO LE REBELLE

 

1-Il n'est pas vrai que je me contente depuis longtemps d'être un tâche(S) méprisé par mes emploi(S) qui me croient corvée(A) à merci.

2-De sauvage(S) que j'étais, les épreuves de la vie ne m'ont pas encore rendu malléer(A). Mais je ne pouvais plus me croûte(V) ni point(V) au chômer(S). J'ai laissé très tôt tomber l'école et le souvenir que j'en garde est plein d'amer(S) et d'aigre(S).

3-Mes profs étaient tous barjots et exiger(A), ce qui ne facilitait pas nos rapports. Monsieur Caillot me rendait pétoche(A) à l'entendre crier(V) et tempête(V) continu(Adv). Ancien militaire, il nous traitait de bleu(S) et sentait la vin(S).

4-Madame Bécarre, homme(A) et rouge(A), ne nous laissait pas une minute de répit. Nous détestions l'acariâtre(S) de son caractère. Ses cours étaient non seulement ennui(A) mais comprendre(A). Elle affectait parfois faux(Adv) un air de bonhomme(S) qui s'ajoutait à son incapacité pédagogique. Elle nous traitait de mous(A) et nous accusait de pleutre(S) et de couard(S) quand on n'osait pas répondre à ses questions. Elle se croyait toucher(A).

5-Monsieur Bigorneau, frais émoulu de la Sorbonne, avait joindre(PP) le corps enseignant, plein d'une naïve juvénile(S) ; il avait vite chant(PP) et l'on voyait, quand on le croisait, sa silhouette fantôme(A) raser les murs.

6-Mon copain Basile, mouton(A) comme pas deux, suivait le mouvement, fayot(PP), bac(PP) sans relâche ; il écrire(V) dans le journal de classe et rimer(V) même à ses moments perdus. Le modèle du genre.

7-Pour couronner le tout, les plats qu'on nous servait à la cantine étaient consommer(A). Nous manger(V) avec dégoût.

Quel bahut !

8-Me voilà aujourd'hui marmite(S), ou bien mitre(S) ; parfois on me charge du capsule(S) des bouteilles, du boucher(S) des chiottes, du peinturlurer(S) des portes et des fenêtres, du crasse(S) du moteur des voitures, du râteler(S) du jardin. Et puis, on me remercie quand on n'a plus besoin de moi. Cette ingratitude risque fort de sauvage(V) mon coeur davantage.

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La correction est ci-dessous

v

v

1-Il n'est pas vrai que je me contente depuis longtemps d'être un tâcheron méprisé par mes employeurs qui me croient corvéable à merci.

2-De sauvageon que j'étais, les épreuves de la vie ne m'ont pas encore rendu malléable. Mais je ne pouvais plus m'encroûter ni pointer au chômage. J'ai laissé très tôt tomber l'école et le souvenir que j'en garde est plein d'amertume et d'aigreur.

3-Mes profs étaient tous barjots et exigeants, ce qui ne facilitait pas nos rapports. Monsieur Caillot me rendait pétochard à l'entendre criailler et tempêter continûment/continuellement. Ancien militaire, il nous traitait de bleusaille et sentait la vinasse.

4-Madame Bécarre, hommasse et rougeaude, ne nous laissait pas une minute de répit. Nous détestions l'acariâtreté de son caractère. Ses cours étaient non seulement ennuyeux mais incompréhensibles. Elle affectait parfois faussement un air de bonhomie qui s'ajoutait à son incapacité pédagogique. Elle nous traitait de mollassons et nous accusait de pleutrerie et de couardise quand on n'osait pas répondre à ses questions. Elle se croyait intouchable.

5-Monsieur Bigorneau, frais émoulu de la Sorbonne, avait rejoint le corps enseignant, plein d'une naïve juvénilité ; il avait vite déchanté et l'on voyait, quand on le croisait, sa silhouette fantomatique raser les murs.

6-Mon copain Basile, moutonnier comme pas deux, suivait le mouvement, fayottant, bachotant sans relâche ; il écrivaillait/écrivassait dans le journal de classe et rimaillait même à ses moments perdus. Le modèle du genre.

7-Pour couronner le tout, les plats qu'on nous servait à la cantine étaient inconsommables. Nous mangeottions avec dégoût.

Quel bahut !

8-Me voilà aujourd'hui marmiton, ou bien mitron ; parfois on me charge du décapsulage des bouteilles, du débouchage des chiottes, du peinturlurage des portes et des fenêtres, du décrassage/désencrassage du moteur des voitures, du râtelage du jardin. Et puis, on me remercie quand on n'a plus besoin de moi. Cette ingratitude risque fort d'ensauvager mon coeur davantage.

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Notes sur le vocabulaire

je m'en fous, je m'en foutisme, je m'en foutiste. termes argotiques.

être corvéable à merci, être sujet à corvée, sans aucune règle.

bargeot, barjot, barjo, terme d'argot.

chiotte, argot.

> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

fantôme, fantomatique.

> L'accent circonflexe – Mettons-le seulement là où il faut - cru, crû, idolâtre, psychiatre, écolâtre, gaîment, absolument, ambigument, fantomatique, tempétueux...

mangeotter ou mangeoter

mitron, mitronnet (petit mitron) – garçon boulanger ; le mot vient de mitre, l'ancien bonnet du mitron avait la forme d'une mitre.

ensauvager, rendre sauvage.

 

Voir > Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité - QUIZ 71

> Les différents sens du suffixe -AILLE + QUIZ 83

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Récapitulation de tous les exercices à trous

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Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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