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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 10:49

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Le 14 février, c'est la fête de la Saint-Valentin.

Autrement dit, c'est la Saint-Valentin.

Les amoureux ont pour patron saint Valentin, les épileptiques aussi.

 

Lorsqu'on écrit le nom d'un saint, et qu'on désigne le saint lui-même, l'adjectif saint ne prend pas de majuscule et il n'est pas suivi d'un trait d'union.

Une exception : le roi Louis IX, Saint Louis, fut canonisé en 1297.

Un homme ou une femme canonisé par le Pape devient un saint ou une sainte. Le nouveau nom est inscrit dans le canon des saints (le catalogue des saints) pour être reconnu par l'Église Catholique et l'Église orthodoxe.

Père de l'Église, philosophe et théologien chrétien d'origine berbère, saint Augustin (354-430) fut évêque d'Hippone. Il eut pour mère sainte Monique.

L'apôtre préféré de Jésus était saint Jean.

En novembre 2014, le pape François a canonisé six nouveaux saints.

 

On met un trait d'union dans des expressions figées, des fêtes, des noms de villes, des noms de rue, etc. Saint prend une majuscule.

La nuit de la Saint-Jean, la Saint-Sylvestre, la Saint-Barthélémy, l'été de la Saint-Martin, la Saint-Nicolas...

La basilique Saint-Pierre, la rue Saint-Jean, le Saint-Empire romain germanique, la ville de Saint-Étienne...

 

Saint et sainte dans quelques proverbes :

Quand il pleut à la Saint-Médard (le 8 juin), il pleut quarante jours plus tard.

À la Sainte-Luce (13 décembre), les jours croissent du saut d'une puce.

À la Sainte-Catherine (25 novembre) tout bois prend racine.

S'il pleut le jour de la Saint-Gervais (19 juin),il pleut quarante jours après.

Découvrir saint Pierre pour couvrir saint Paul. (remédier à un inconvénient par un autre - Littré)

 

On écrit : coiffer sainte Catherine.

Par sa virginité, sainte Catherine (Catherine d'Alexandrie), martyre, est le symbole de la pureté.
Les catherinettes, jeunes filles non mariées à 25 ans (et que la tradition supposait encore vierges) coiffent sainte Catherine. Elles portent un chapeau qui, à l'origine devait avoir pour couleurs le jaune (symbole de la foi) et le vert (symbole de la connaissance).

 

Les agriculteurs connaissent bien les saints de glace : saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais fêtés les Les 11, 12 et 13 mai.

Retrouvez les saints de glace dans l'article :

> Jardiniers, n'ayez plus peur ! Les saints de glace sont passés !

 

Retrouvez Sainte-Adresse et Saint Martin dans l'article :

> La dictée de Mérimée avec ses difficultés expliquées par le menu*, règles d'orthographe et de grammaire et digressions sur la langue

 

On qualifie parfois de saints, certains ou certaines qui ne le sont aucunement comme sainte nitouche (celle qui n'a pas l'air d'y toucher, celle qui joue l'innocente), à la Saint-Glinglin (c'est-à-dire jamais), le saint-frusquin (ou le Saint-Frusquin, les affaires, les biens - frusquin vient du mot frusques : les hardes, les vieux habits), etc.

 

Sur le trait d'union :

> Ne pas confondre : trait d'union et tiret

> Y a-t-il un trait d'union ou pas ? Au delà ou au-delà ? Par delà ou par-delà ? AU ou PAR ou EN etc. + deçà, delà, devant, derrière, avant, arrière, dessus, dessous, dedans, dehors, haut, bas.

> L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

 

À propos de saint Augustin :

> SAINT AUGUSTIN - Les Confessions [extrait]- Le larcin

 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 15:54

 LES DÉLIRES Tous les épisodes

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Je savais que Marie Cratère ne supporterait pas longtemps cette façon que nous avions, Prétatou et moi, de vivre à ses dépens. Ne nous avait-elle pas fait remarquer, d'une aigre trogne, que son chez-elle n'était pas une auberge et que nous ne pourrions pas continuer à y demeurer ainsi sans contrepartie. Elle en avait assez de prodiguer ses largesses sans qu'on lui témoignât quelque reconnaissance. Il nous faudrait un jour ou l'autre payer en retour. Mais payer comment ? Je n'avais pas un sou vaillant. Elle me tenait à sa merci. J'eus peur qu'elle usât d'un abus de pouvoir et se livrât à un chantage.

Il me traversa l'esprit que le mieux serait de m'en retourner à Utopinambourg où la vie m'était facile ; mais il me faudrait alors renoncer à étancher ma soif de curiosité.

Prétatou enfonça le clou : « Ne pourrais-tu te décider une fois pour toutes à ne plus te risquer dans des aventures périlleuses et à quitter cette forêt hostile ?

Non, je ne pouvais faire table rase de ces derniers jours que j'avais vécu, de ces longues heures que je n'avais pas dormi, de ces longs mois qu'avait duré ma quête de la vérité. Il me fallait aller de l'avant. J'eusse jouer matoisement pour arriver à mes fins, c'est dire !

Il me vint l'idée subite de me fondre, dès que je l'apercevrais, dans la file improbable des claque-faim qui cheminaient craintivement. Certes, je n'étais pas experte en feintise, mais aucun doute que j'aurais tôt fait d'y exceller. Je m'en convainquis, si ferme était ma détermination.

Prétatou pensa si fort que je l'entendis :

« Quelle folie ! Toi que je croyais si pleine de raison et de bon sens. Tu cours à ta perte, tu le sais, et quoi que j'en dise, rien ne pourra te faire changer d'avis, je le déplore.

Tu as la comprenette prompte, m'esclaffai-je, histoire de détendre l'atmosphère pesante. Allons, mon bon chien, tu vas te découvrir une fermeté de cœur que tu ne soupçonnes pas. Cependant, sache-le, il te faudra te cacher et m'observer de loin, sans aucun désir d'intervenir. »

J'en étais là de mes réflexions lorsque Marie Cratère surgit brusquement, abandonnant pour un temps ses fourneaux où mijotait sa macrabouillasse.

« Il va falloir me dire ce que tu comptes faire présentement ! tonna-t-elle. J'ai ouï dire que tu espionnes de pauvres hères que tu ne connais ni d'Ève ni d'Adam. Si l'un d'eux t'entraperçoit, ma pauvre fille, ton sort est scellé. Nul ne doit savoir qu'ils existent, et les espions, s'il s'en trouvait, seraient légion à les dénoncer. Mais ces malheureux traqués veillent et ils auront tôt fait d'occire illico tout intrus qui se mêlerait de leurs affaires.

Qu'est-ce à dire, Marie ? Ce sont des brigands ? Ils sont recherchés ?

Tout le mal qu'ils ont fait, c'est de connaître la vérité. Et comme tu le sais, celui qui clame la vérité à la face du monde doit mourir. Tu connais la chanson.

Sois plus claire, Marie, de quelle vérité parles-tu ?

De celle que l'on doit taire, petite sotte ; ne sommes-nous pas sous le joug tyrannique des gouvernants qui ont décidé une fois pour toutes de notre sort ? T'es-tu demandé comment on pourrait s'évader impunément d'Utopinambourg s'il nous en prenait l'envie ? Mais, je crois, vois-tu, que ces va-nu-pieds sont en train de trouver un moyen de sortir de cet enfer. Je ne te dirai rien à ce sujet ; pour peu que tu y ailles fourrer le nez, il pourrait t'en cuire ; et je veux te protéger malgré toi, bien que tu n'en vailles pas la peine, je le crains. »

C'était bien là le ton affectueux de Marie !

« Tu en as déjà trop dit, Marie. D'où viennent-ils donc, ces meurt-la faim ?

Ils ont été précipités dans les culs-de-basse-fosse du Château, ma petite. C'est le sort que tu aurais subi si Monsieur Pro ne t'avait tendu une perche salvatrice. Quelle chance tu as eue ! Cela sert parfois d'être jeune, et belle, et charmante, comme toi. Une pauvre laide y serait passée, répondit Marie en lâchant un gros soupir. »

Je m'exclamai avec horreur : « Ils ont été jetés dans les oubliettes et ils ont survécu ! »

Je n'en croyais pas mes oreilles.

« Un sur mille a survécu, reprit Marie Cratère, Peut-être moins encore. Mais il y a si longtemps qu'on les y abîme, qu'un matelas de chairs putréfiées a amorti leur chute. Qu'ont-ils fait alors pour subsister dans cette cloaca maxima d'où nul ne devait revenir ? Ils se sont livrés au cannibalisme. Il en est ainsi depuis que le monde est monde : l'instinct de survie est plus fort que tout. Ils ont ruminé leur misérable sort dans un hypogée qui serait devenu leur tombe jusqu'à ce qu'ils se déterminent à vouloir en sortir. Il a fallu qu'ils usent leurs ongles à creuser la terre, et les os des morts, racles improvisées, leur ont été bien utiles. Il s'agissait de percer un tunnel, un tunnel qui les ramènerait au jour. Et tu les vois aujourd'hui qui errent sans but, et cherchent à conserver le peu de vie qu'ils ont gagné. Comprends-tu maintenant pourquoi ils feraient n'importe quoi pour se cacher des intrus ? »

J'étais atterrée.

« Comment sais-tu tout cela ? Dis-moi, Marie, comment le sais-tu ? »

Le silence qui s'ensuivit ne fut perturbé que par les grincements de dents de mon interlocutrice. Je soupçonnais fortement qu'elle entretenait son bruxisme pour m'exaspérer. Elle ne voulut pas m'en dire plus ; et, une fois encore, je restai sur ma faim. Marie ne distillait les révélations qu'au goutte à goutte pour mieux jouir de leurs effets. Je n'insistai pas de crainte qu'elle se courrouçât.

 

NOTES

Le titre.- Délires édifiants. Édifiant, qui renseigne, qui instruit.

Littré : édifier [dans le sens d'instruire] Je veux vous édifier là-dessus.


une aigre trogne

la trogne (familier), la tête, le visage, la tronche (argot)

 

sans qu'on lui témoignât quelque reconnaissance

sans que, locution conjonctive suivie du subjonctif

> Sans que

 

je ne pouvais faire table rase de ces derniers jours que j'avais vécu, de ces longues heures que je n'avais pas dormi, de ces longs mois qu'avait duré ma quête de la vérité.

Les participes passés vécu, dormi, duré n'ont pas de complément d'objet direct mais des compléments adverbiaux de mesure (compléments circonstanciels). Ils sont invariables.

Autres verbes accompagnés de compléments adverbiaux de mesure : coûter, valoir, peser, mesurer, marcher, courir, vivre, dormir, régner, durer, reposer, etc.

faire table rase : ne rien laisser de ce qui existait


J'eus peur qu'elle usât d'un abus de pouvoir

usât subjonctif imparfait – le subjonctif s'emploie dans une subordonnée quand la principale comporte un verbe exprimant la crainte.

> Valeurs et emplois du subjonctif

L'emploi du Ne explétif est possible : J'eus peur qu'elle n'usât...

> NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains...

 

j'eusse joué matoisement

j'eusse joué, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé – j'aurais joué.

matoisement, d'une façon matoise.

matois, rusé, futé, sans le laisser paraître et sous un air débonnaire.

 

Il me vint l'idée subite de me fondre dans la file improbable des claque-faim qui cheminaient peureusement

Subir > subi (ie) est un participe passé, subit (te) est un adjectif :

Il a subi des dommages - Une mort subite (qui surgit inopinément). J'ai eu alors une inspiration subite.

Les claque-faim, les affamés, les meurt-la faim.

 

Je n'étais pas experte en feintise

Feintise, synonyme de feinte (dissimulation, déguisement) vient du verbe feindre, faire semblant.

Littré donne aussi : habitude de la feinte. Le sens dans lequel je l'ai employé dans le texte ci-dessus.

 

je m'en convainquis

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

quoi que j'en dise

> Ne pas confondre : quoique et quoi que – quelque, quelque... que, et quel que

 

Tu as la comprenette prompte, m'esclaffai-je

Comprenette, comprenoire, variante : comprenure. Faculté de comprendre rapide ou non selon le cas.

 

ses fourneaux où mijotait sa macrabouillasse

macrabouillasse, terme inventé par le poète Frankétienne. J'aime bien ce mot que j'ai détourné de son sens.

 

Si l'un d'eux t'entraperçoit, ma pauvre fille, ton sort est scellé

entrapercevoir

> L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

Ton sort est scellé, ton compte est bon, tu vas mourir, ou tu vas être condamné.

 

les espions, s'ils s'en trouvait, seraient légion à les dénoncer

s'ils s'en trouvait, s'il y en avait.

légion au singulier

être légion, être très nombreux (emploi littéraire)


ils auraient tôt fait d'occire illico tout intrus

occire, verbe défectif - tuer.

illico (familier) sur le champ, tout de suite. .

 

Et comme tu le sais, celui qui clame la vérité doit mourir. Tu connais la chanson.

« Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté. »
Guy Béart

 

il pourrait t'en cuire

Littré : En cuire, Verbe impersonnel. Être l'occasion d'un désagrément, d'un regret, d'un repentir. Il vous en cuira quelque jour. Il pourra bien vous en cuire.


Une pauvre laide y serait passée

passer verbe intransitif : mourir, passer de vie à trépas.

Elle est passée, elle est morte


Ils ont été précipités dans les culs-de-basse-fosse du Château

dans les oubliettes

singulier : un cul-de-basse-fosse

> Les noms composés - Quiz 97 Ma soirée avec Jojo


il y a si longtemps qu'on les y abîme

abîmer - Littré : Précipiter dans un abîme.

 

Qu'ont-ils fait alors dans cette cloaca maxima d'où nul ne devait revenir ?

La Cloaca Maxima était le nom du grand égout de la Rome antique.

 

Ils ont vécu longtemps dans un hypogée qui serait devenu leur tombe

un hypogée, sens propre : construction destinée à une sépulture - littéraire, construction souterraine

 

elle entretenait son bruxisme pour m'exaspérer

bruxisme : grincement des dents

 

Je n'insistai pas de crainte qu'elle se courrouçât

OU de crainte qu'elle ne se courrouçât

> NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains que tu ne - j'empêche que tu ne - je m'attends à ce que tu ne - je ne nie pas que tu ne...

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:53

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FLORILÈGE – Textes d'auteurs

 

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 Un florilège de textes choisis par mamiehiou

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

 

- 40 -

 

Victor Hugo 1802-1885

poète - dramaturge - romancier - homme politique

 Talleyrand 1754-1838

Homme d'état – Diplomate français

Dans Choses vues : Talleyrand

 19 mai 1838

Rue Saint-Florentin, il y a un palais et un égout.

Le palais, qui est d’une noble, riche et morne architecture, s’est appelé longtemps : Hôtel de l’infuntado ; aujourd’hui on lit sur le fronton de sa porte principale : Hôtel Talleyrand. Pendant les quarante années qu’il a habité cette rue, l’hôte dernier de ce palais n’a peut-être jamais laissé tomber son regard sur cet égout.

C’était un personnage étrange, redouté et considérable ; il s’appelait Charles-Maurice de Périgord ; il était noble comme Machiavel, prêtre comme Gondi, défroqué comme Fouché, spirituel comme Voltaire et boiteux comme le diable. On pourrait dire que tout en lui boitait comme lui ; la noblesse, qu’il avait faite servante de la république, la prêtrise, qu’il avait traînée au Champ de Mars, puis jetée au ruisseau, le mariage, qu’il avait rompu par vingt scandales et par une séparation volontaire, l’esprit, qu’il déshonorait par la bassesse. Cet homme avait pourtant sa grandeur.

Les splendeurs des deux régimes se confondaient en lui ; il était prince du vieux royaume de France, et prince de l’empire français.

Pendant trente ans, du fond de son palais, du fond de sa pensée, il avait à peu près mené l’Europe. Il s’était laissé tutoyer par la révolution, et lui avait souri, ironiquement, il est vrai ; mais elle ne s’en était pas aperçue. Il avait approché, connu, observé, pénétré, remué, retourné, approfondi, raillé, fécondé tous les hommes de son temps, toutes les idées de son siècle, et il y avait eu dans sa vie des minutes où, tenant en sa main les quatre ou cinq fils formidables qui faisaient mouvoir l’univers civilisé, il avait pour pantin Napoléon Ier, empereur des français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin, médiateur de la confédération suisse. Voilà à quoi jouait cet homme.

Après la révolution de Juillet, la vieille race, dont il était grand chambellan, étant tombée, il s’était retrouvé debout sur un pied et avait dit au peuple de 1830, assis, bras nus, sur un tas de pavés : Fais-moi ton ambassadeur.

Il avait reçu la dernière confession de Mirabeau et la première confidence de Thiers. Il disait lui-même qu’il était un grand poëte et qu’il avait fait une trilogie en trois dynasties : acte Ier, l’empire de Buonaparte ; acte II, la maison de Bourbon ; acte III, la maison d’Orléans.

Il avait fait tout cela dans son palais, et, dans ce palais, comme une araignée dans sa toile, il avait successivement attiré et pris héros, penseurs, grands hommes, conquérants, rois, princes, empereurs, Bonaparte, Sieyès, Mme de Staël, Chateaubriand, Benjamin Constant, Alexandre de Russie, Guillaume de Prusse, François d’Autriche, Louis XVIII, Louis-Philippe, toutes les mouches dorées et rayonnantes qui bourdonnent dans l’histoire de ces quarante dernières années. Tout cet étincelant essaim, fasciné par l’œil profond de cet homme, avait successivement passé sous cette porte sombre qui porte écrit sur son architrave : Hôtel Talleyrand.

Eh bien, avant-hier 17 mars 1838, cet homme est mort. Des médecins sont venus, et ont embaumé le cadavre. Pour cela, à la manière des Égyptiens, ils ont retiré les entrailles du ventre et le cerveau du crâne. La chose faite, après avoir transformé le prince de Talleyrand en momie et cloué cette momie dans une bière tapissée de satin blanc, ils se sont retirés, laissant sur une table la cervelle, cette cervelle qui avait pensé tant de choses, inspiré tant d’hommes, construit tant d’édifices, conduit deux révolutions, trompé vingt rois, contenu le monde.

Les médecins partis, un valet est entré, il a vu ce qu’ils avaient laissé : Tiens ! ils ont oublié cela. Qu’en faire ? Il s’est souvenu qu’il y avait un égout dans la rue, il y est allé, et a jeté ce cerveau dans cet égout.

 

Merci, Alexandre Jardin, de nous avoir donné à lire ce texte de Victor Hugo à partir d'un de vos tweets (le 7 février 2015)

A lire aussi dans ce blog le texte poignant :

VICTOR HUGO - La mort d'Honoré de Balzac - Choses vues

 

A retrouver sur Wikisource : Victor Hugo Choses vues – Talleyrand

http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Hugo_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes,_Impr._nat.,_Choses_vues,_tome_I.djvu/47

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 15:00

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Un texte à corriger – Ma soirée avec Jojo

La correction

Les règles

QUIZ 97

Ma soirée avec Jojo

Examinez les noms composés et mettez des -s s'il le faut

 

Jojo m'avait invitée ce soir-là. Vous auriez piqué des fou-rire si vous l'aviez vu. Il portait des haut-de-chausse jusqu'à mi-cuisse ! Ce n'était pas la première fois qu'on faisait des pause-café, vu qu'on était collègues avant son licenciement. On s'était donné rendez-vous dans la rue des Filles-Du-Calvaire, allez savoir pourquoi. Il y avait là des crève-la-faim qui faisaient la manche. Jojo, qui est un vrai grippe-sou1 ne leur a rien donné. Quel racle-denier1, je vous jure ! Il est vrai qu'il fréquentait aujourd'hui les va-nu-pied.

On a fait quelques bar-restaurant pour en trouver un qui nous plairait. On se serait cru dans les bas-fond. On n'est pas des m'as-tu-vu mais des coupe-gorge pareils ne nous disaient guère. Je craignais de tomber dans des chausse-trape2On a opté pour un snack-bar qui proposait des croque-monsieur et des petit-beurre. Il n'y avait là ni rince-bouche ni rince-doigt ; de toutes façons, Jojo préférait les rince-cochon3.

Il m'a dit : "Je viens là les week-end avec mes copains. Quels boute-en-train ! On aime bien se déguiser. L'autre jour, on s'est mis des soutien-gorge. C'était poilant. On joue aussi des tragi-comédie. On est des vrais pince-sans-rire. Tu peux venir à nos soirée-bénéfice. On n'envoie pas de faire-part ! Mais je te préviens, elles ne sont pas pour les sainte-nitouche."

Je ne savais pas qu'il avait un violon d'Ingres.

"Tu as d'autres passe-temps ? lui ai-je demandé.

Je suis devenu un gagne-petit, chômage oblige, a-t-il rétorqué. On nous prend pour des sans-abri, mais c'est des on-dit. Même si l'on est payé avec des lance-pierre, on ne se plaint pas."

J'ai réglé l'addition et j'ai voulu lui donner un billet.

"Tu joues les saint-bernard ?" C'est ce qu'il m'a dit . "Tu sais, les nantis, c'est tous des sans-coeur."

En l'observant, j'ai remarqué qu'il avait les yeux cernés jusqu'à mi-joue.

"Tu vas dormir où, ce soir ? lui ai-je demandé.

Il n'a pas répondu.

"Allez, Jojo, viens chez moi. J'ai deux canapé-lit.

C'est Byzance4 !" s'est-il exclamé, et il m'a souri.

 

NOTES

1-Un grippe-sou, un racle-denier (populaire), un avare.

2-Une chausse-trape (ou chausse-trappe) une embûche, un piège.

3-un rince-cochon (populaire) Si vous avez la bouche pâteuse, buvez un rince-cochon (vin blanc additionné de citron et d'eau de Seltz)

4-C'est Byzance ! C'est le grand luxe !

 

CORRECTION

 

Jojo m'avait invitée ce soir-là. Vous auriez piqué des fous-rires si vous l'aviez vu. Il portait des hauts-de-chausses jusqu'à mi-cuisse ! Ce n'était pas la première fois qu'on faisait des pauses-café, vu qu'on était collègues avant son licenciement. On s'était donné rendez-vous dans la rue des Filles-Du-Calvaire, allez savoir pourquoi. Il y avait là des crève-la-faim qui faisaient la manche. Jojo, qui était un vrai grippe-sou ne leur a rien donné. Quel racle-denier, je vous jure ! Il est vrai qu'il fréquentait aujourd'hui les va-nu-pieds.

On a fait quelques bars-restaurants pour en trouver un qui nous plairait. On se serait cru dans les bas-fonds. On n'est pas des m'as-tu-vu mais des coupe-gorge pareils ne nous disaient guère. Je craignais de tomber dans des chausse-trapes (ou chausse-trappes). On a opté pour un snack-bar qui proposait des croque-monsieur et des petits-beurre. Il n'y avait là ni rince-bouche ni rince-doigts ; de toutes façons, Jojo préférait les rince-cochons.

Il m'a dit : "Je viens là les week-ends avec mes copains. Quels boute-en-train ! On aime bien se déguiser. L'autre jour, on s'était mis des soutiens-gorge (ou soutien-gorge). C'était poilant. On joue aussi des tragi-comédies. On est des vrais pince-sans-rire. Tu peux venir à nos soirées-bénéficeOn n'envoie pas de faire-part ! Mais je te préviens, elles ne sont pas pour les saintes-nitouches."

Je ne savais pas qu'il avait un violon d'Ingres. "Tu as d'autres passe-temps", lui ai-je demandé. "Je suis devenu un gagne-petit, chomage oblige", a-t-il rétorqué. "On nous prend pour des sans-abri, mais c'est des on-dit. Même si l'on est payé avec des lance-pierres, on ne se plaint pas."

J'ai réglé l'addition et j'ai voulu lui donner un billet.

"Tu joues les saint-bernard (ou saint-bernards) ?" C'est ce qu'il m'a dit . "Tu sais, les nantis, c'est tous des sans-coeur."

En l'observant, j'ai remarqué qu'il avait les yeux cernés jusqu'à mi-joues.

"Tu vas dormir où, ce soir ?" lui ai-je demandé.

Il n'a pas répondu.

"Allez, Jojo, viens chez moi. J'ai deux canapés-lits.

C'est Byzance !" s'est-il exclamé, et il m'a souri.

 

 

Le pluriel des noms composés

Il faut se fier au sens

Un nom suivi d'un adjectif, les deux mots ont généralement la marque du pluriel, des coffres-forts, des wagons-lits...

Un verbe et un nom, seul le nom peut être au pluriel, selon le sens, un ramasse-miettes (il ramasse des miettes), un couvre-chef (il couvre le chef > la tête)...

Deux noms, seul le premier est au pluriel si le second est ou peut être un complément de nom avec préposition, des timbres-poste > des timbres de la poste, des choux-fleur > des choux en fleur, des gueules-de-loup...

un nom et un mot invariable, seul le nom peut être au pluriel, des arrière-trains, des en-têtes...

deux mots, le premier se termine par o, seul le second peut varier, des afro-américains...

un adjectif et un nom, généralement, les deux mots se mettent au pluriel, des plates-bandes, des courtes-pointes, des hauts-de-chausses...

Mais

grand au masculin prend un s au pluriel, des grands-oncles, des grands-pères...

grand au féminin est invariable des grand-mères, les grand-rues, les grand-messes...

♦ On notera quelques différences dans l'orthographe réformée

 > Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

chaussetrappe

vanupied

basfond

coupe-gorge, coupe-gorges

croquemonsieur, croquemonsieurs

weekend, weekends

quelques noms composés :

des on-dit, des coq-à-l'âne, des va-nu-pieds, des pot-au-feu, des ayant-cause et des ayants-droit, des pur-sang, des tête-à-tête, des après-midis...

Voir aussi l'article :

> L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 18:13

 

 

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Lorsque je réapparus à l'air libre, mon Prétatou était là, si heureux de me revoir que sa queue se mit à lui battre les flancs comme baguettes de tambour. Plût à Dieu que personne ne l'entendît ! Son poil étant touffu et frisé, aucun son n'en sortit. Je le calmai d'une caresse opportune. Il ne m'en sut pas mauvais gré dès lors que je l'ouïs ronronner de contentement.

« Chère Oli, » susurra-t-il, suffisamment distinctement pour que je pusse l'entendre, « j'ai bien cru que je t'avais perdue. Ce grand trou ne me dit rien qui vaille et pour rien au monde je n'y avancerais une patte. Quand cesseras-tu donc de te mettre en danger ? Que ferais-je sans toi s'il t'arrivait malheur ? Où courrais-je pour trouver une compagne qui te ressemble ? »

Je l'interrompis séance tenante.

« Chacun à sa place, Prétatou ! Je ne suis point ta compagne, sache-le, mais ta maîtresse. Cesse tes jérémiades. Je n'en ai cure. »

Il se mit à gémir de plus belle pour m'attendrir ; mais sa geinte ne m'émut guère.

Il fallut faire diversion.

« Je meurs de faim », essayai-je. « Je me suis laissé dire que toi aussi. »

Je le vis perdre un filet de salive à dégouline que veux-tu.

Il n'était plus temps d'hésitailler.

« Allons ! Pressons, mon chien, avant que l'heure du dîner ne passe. Marie Cratère dénichera bien quelque chose pour rétablir nos forces. »

Mais nous nous étions bien éloignés de la cabane de Marie et le retour promettait d'être long. Notre chemin ventoyait parmi les fûts qui se dressaient devant nous, à chaque pas, comme s'ils s'étaient donné le mot pour entraver notre course, et nous zigzaguions, trébuchant sans y prendre garde sur les racines et les bois morts qui la rendaient plus difficile encore.

Bientôt, la forêt s'obscurcissant, des cris d'animaux nous accompagnèrent. Un cerf réa ; des chats-huants huèrent en se répondant de la cime des arbres ; une troupe de grands paons, fatigués d'avoir trop longtemps fait vibrer leurs plumes tectrices pour attirer la paonne, braillèrent, avant de se jucher sur leur arbre pour la nuit ; un ours grogna : était-ce Lokis ?

Nous ne parvînmes à notre but qu'à potron-minet.

« Mais où étais-tu donc si longtemps disparue, Oli ? » semonça Marie Cratère.

Je ne lui répondis pas. J'étais libre, après tout, de faire ce que bon me semblait.


Notes

Plût à Dieu que que personne ne l'entendît !

LittréPLAIRE - Plaise à Dieu, plût à Dieu que... ! formules de souhait. Plaise à Dieu qu'il en soit ainsi ! Plût aux dieux que mon cœur fût innocent comme elles [comme mes mains] ! [Racine,Phèdre, I, 3] Plût à Dieu que l'histoire parlât davantage des hommes de génie, et moins de la méchanceté ou de l'imbécillité puissante, si ce n'est pour faire abhorrer l'une et mépriser l'autre ! [ D'Alembert, Éloges]


Cesse tes jérémiades.

Jérémiade vient du nom du Prophète Jérémie ; allusion à ses lamentations.

 

Il ne m'en sut pas mauvais gré dès lors que je l'entendis ronronner de contentement.

Savoir gré, savoir bon gré, savoir mauvais gré.

Dès lors que, puisque.

 

pour que je pusse l'entendre

pusse, subjonctif imparfait de pouvoir après la locution conjonctive de but > Pour que

> Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je..

 

Où courrais-je pour trouver une compagne qui te ressemble?

Où irais-je ?

Je courrais, conditionnel présent (2r) - je courais indicatif imparfait (1r)
 

sa geinte ne m'émut guère

Geinte substantif féminin rare - verbe geindre, synonyme gémir.
 

Il n'était plus temps d'hésitailler.

Hésitailler, familier pour hésiter.
 

Je me suis laissé dire que toi aussi

laissé, participe passé invariable lorsqu'il est suivi d'un infinitif.

L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...
 

à dégouline que veux-tu (locution), sans arrêt, abondamment.
 

Notre chemin ventoyait parmi les fûts

Ventoyer, suivre une trace sinueuse

 

comme s'ils s'étaient donné le mot

Le participe passé ne s'accorde pas parce que le complément d'objet direct est un substantif masculin placé après lui

> Qu'est-ce qu'un verbe pronominal réfléchi, réciproque, subjectif... ? + QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux
 

les plumes tectices

Cf. Wikipédia Les tectrices sont des plumes courtes de couverture.
 

était-ce Lokis ?
Épisodes où Oli rencontre l'ours Lokis :

150 Délires ursins

170 Délires sur une rencontre imprévue, si ce n'est qu'elle était inespérable

171 Délires manifestés lors de touchantes retrouvailles

 

Nous ne parvînmes à notre but qu'à potron-minet.

Nous vînmes, nous parvînmes, passé simple

 

25 janvier 2015

 

 

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Lorsque je réapparus à l'air libre, mon Prétatou était là, si heureux de me revoir que sa queue se mit à lui battre les flancs comme baguettes de tambour. Plût à Dieu que personne ne l'entendît ! Son poil étant touffu et frisé, aucun son n'en sortit. Je le calmai d'une caresse opportune. Il ne m'en sut pas mauvais gré dès lors que je l'ouïs ronronner de contentement.

« Chère Oli, » susurra-t-il, suffisamment distinctement pour que je pusse l'entendre, « j'ai bien cru que je t'avais perdue. Ce grand trou ne me dit rien qui vaille et pour rien au monde je n'y avancerais une patte. Quand cesseras-tu donc de te mettre en danger ? Que ferais-je sans toi s'il t'arrivait malheur ? Où courrais-je pour trouver une compagne qui te ressemble ? »

Je l'interrompis séance tenante.

« Chacun à sa place, Prétatou ! Je ne suis point ta compagne, sache-le, mais ta maîtresse. Cesse tes jérémiades. Je n'en ai cure. »

Il se mit à gémir de plus belle pour m'attendrir ; mais sa geinte ne m'émut guère.

Il fallut faire diversion.

« Je meurs de faim », essayai-je. « Je me suis laissé dire que toi aussi. »

Je le vis perdre un filet de salive à dégouline que veux-tu.

Il n'était plus temps d'hésitailler.

« Allons ! Pressons, mon chien, avant que l'heure du dîner ne passe. Marie Cratère dénichera bien quelque chose pour rétablir nos forces. »

Mais nous nous étions bien éloignés de la cabane de Marie et le retour promettait d'être long. Notre chemin ventoyait parmi les fûts qui se dressaient devant nous, à chaque pas, comme s'ils s'étaient donné le mot pour entraver notre course, et nous zigzaguions, trébuchant sans y prendre garde sur les racines et les bois morts qui la rendaient plus difficile encore.

Bientôt, la forêt s'obscurcissant, des cris d'animaux nous accompagnèrent. Un cerf réa ; des chats-huants huèrent en se répondant de la cime des arbres ; une troupe de grands paons, fatigués d'avoir trop longtemps fait vibrer leurs plumes tectrices pour attirer la paonne, braillèrent, avant de se jucher sur leur arbre pour la nuit ; un ours grogna : était-ce Lokis ?

Nous ne parvînmes à notre but qu'à potron-minet.

« Mais où étais-tu donc si longtemps disparue, Oli ? » semonça Marie Cratère.

Je ne lui répondis pas. J'étais libre, après tout, de faire ce que bon me semblait.


Notes

Plût à Dieu que que personne ne l'entendît !

LittréPLAIRE - Plaise à Dieu, plût à Dieu que... ! formules de souhait. Plaise à Dieu qu'il en soit ainsi ! Plût aux dieux que mon cœur fût innocent comme elles [comme mes mains] ! [Racine,Phèdre, I, 3] Plût à Dieu que l'histoire parlât davantage des hommes de génie, et moins de la méchanceté ou de l'imbécillité puissante, si ce n'est pour faire abhorrer l'une et mépriser l'autre ! [ D'Alembert, Éloges]


Cesse tes jérémiades.

Jérémiade vient du nom du Prophète Jérémie ; allusion à ses lamentations.

 

Il ne m'en sut pas mauvais gré dès lors que je l'entendis ronronner de contentement.

Savoir gré, savoir bon gré, savoir mauvais gré.

Dès lors que, puisque.

 

pour que je pusse l'entendre

pusse, subjonctif imparfait de pouvoir après la locution conjonctive de but > Pour que

> Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je..

 

Où courrais-je pour trouver une compagne qui te ressemble?

Où irais-je ?

Je courrais, conditionnel présent (2r) - je courais indicatif imparfait (1r)
 

sa geinte ne m'émut guère

Geinte substantif féminin rare - verbe geindre, synonyme gémir.
 

Il n'était plus temps d'hésitailler.

Hésitailler, familier pour hésiter.
 

Je me suis laissé dire que toi aussi

laissé, participe passé invariable lorsqu'il est suivi d'un infinitif.

L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...
 

à dégouline que veux-tu (locution), sans arrêt, abondamment.
 

Notre chemin ventoyait parmi les fûts

Ventoyer, suivre une trace sinueuse

 

comme s'ils s'étaient donné le mot

Le participe passé ne s'accorde pas parce que le complément d'objet direct est un substantif masculin placé après lui

> Qu'est-ce qu'un verbe pronominal réfléchi, réciproque, subjectif... ? + QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux
 

les plumes tectices

Cf. Wikipédia Les tectrices sont des plumes courtes de couverture.
 

était-ce Lokis ?
Épisodes où Oli rencontre l'ours Lokis :

150 Délires ursins

170 Délires sur une rencontre imprévue, si ce n'est qu'elle était inespérable

171 Délires manifestés lors de touchantes retrouvailles

 

Nous ne parvînmes à notre but qu'à potron-minet.

Nous vînmes, nous parvînmes, passé simple

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

à potron-minet (chat) ou à potron-jaquet (jacquet, écureuil)

de très bonne heure, à l'aube.

On dit aussi : dès potron-minet

on trouve dès potron-minette.

 

Mais où étais-tu si longtemps disparue ?

> Vous hésitez entre l'auxiliaire être et l'auxiliaire avoir ?

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 08:18

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CONTES, NOUVELLES, RECITS ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

 

Je suis arrivée aux urgences à 11 heures, le 16 décembre 2014, pour insuffisance respiratoire avec suspicion d'embolie pulmonaire. Bien que j'aie suivi scrupuleusement les conseils de mon médecin qui m'avait donné un traitement de fond pour me soulager de mon asthme, rien n'y avait fait et voilà deux mois que je souffrais le martyre. Mon cas s'aggravait. Ma fille, toujours maternelle, a pris le taureau par les cornes et m'a donc amenée aux urgences sur le conseil de mon médecin qui n'en pouvait mais.

 

Les urgences sont débordées. Beaucoup de malades et d'accidentés sont là, qui dans les box, qui le long du couloir, et cela des deux côtés où les brancards sont alignés, à la queue leu leu.

Mais avant qu'on m'y trouve une place j'ai dû être examinée.

 

Appliqué et attentif, un jeune externe, brun et de belle allure, frais émoulu de la fac de médecine, s'est enquis de mon état ; il m'a, comme il se doit, écouté le coeur et les poumons, vérifié mes réflexes d'extension au coude et au genou et posé les questions adéquates sur mes maladies antérieures.

Comme il m'est arrivé plus d'une fois de hanter les hôpitaux, j'ai établi un petit dossier tout prêt pour faciliter les choses aux médecins chargés de ma personne : il est constitué du résultat de mes dernières analyses de sang, de mes dernières ordonnances et d'une grande page intitulée 'BILAN DE SANTÉ" qui récapitule les grandes lignes des tribulations de mon organisme tout au long de ma vie accidents et maladies diverses bien classées par années et accompagnées du nom des médecins et des chirurgiens qui se sont occupés à vouloir me guérir. En un tournemain, on connaît tout de moi sans avoir à consulter les innombrables dossiers qui doivent encombrer les étagères des archives de l'hôpital.

Très pratique Qu'on se le dise !

Ainsi donc, le bientôt Docteur, après s'être forgé une idée de mon état, me voyant et m'entendant tousser à perdre haleine, me fait emmener dans le local des urgences, là où tout peut arriver.

 

Pas de box libre pour moi. On m'installe m'installer, c'est beaucoup dire on me place, au début de la rangée des brancards, à gauche du couloir, près de l'entrée. À quelques mètres devant moi, une sorte de comptoir d'environ un mètre cinquante de hauteur, me sépare de l'espace où s'affaire la gent hippocratique, tout occupée à n'avoir d'un seul dessein : soigner, sauver.

Je suis comme au théâtre. Je vais voir se dérouler devant moi, et cela pendant plus d'un jour entier, toute une série d'événements inattendus qui vont me distraire de mon mal. Distraire, le mot n'est pas trop fort. À ne pas confondre avec divertir, évidemment.

 

Comme il m'est interdit de me lever, à cause du risque d'embolie pulmonaire, au cas où un caillot de sang malvenu prendrait l'idée d'aller se promener dans des organes vitaux comme le coeur ou le cerveau Qu'adviendrait-il alors de moi ? Quelle horreur ! je tâche de prendre mon mal en patience. Mais le confort n'est pas le fort du brancard recouvert d'un plastique noir glissant, et je me sens glisser malgré le drap sur lequel je suis étendue. Je ne puis rien faire pour me remonter et des infirmières compatissantes viendront par moments me tirer le drap par le haut pour me rétablir dans ma position première.

 

Je découvre là une hiérarchie bien ordonnée, les uns donnant des ordres, les autres les exécutant. Derrière le comptoir, sont alignés des ordinateurs où pianotent les médecins. J'aperçois, qui dépassent, les têtes des officiants.

De mon point d'observation, je ne vois que leurs visages éclairés, avec leurs chevelures brunes ou blondes qui s'agitent lorsque vient discuter un confrère ou une infirmière ou un autre encore. Je n'entends pas, d'où je suis, leurs conversations mais rien n'échappe à ma vue, le temps qu'il m'est donné de ne pas m'époumoner en des quintes incoercibles.

La bonne humeur semble régner dans ce microcosme médical qui m'est étranger et l'on y rit souvent  tout bas, il va sans dire pour pouvoir, je le suppose, supporter le pire.

En voilà un qui prend une infirmière à bras le corps et la soulève ; elle pouffe et s'empêche de crier trop fort.

Vont et viennent les infirmières et les infirmiers, les brancardiers, les aides-soignantes et les aides-soignants, les médecins parfois. Ils circulent sans perdre un instant, absorbés qu'ils sont dans leurs pensées, longeant le couloir, entrant et sortant des box, chacun à son rythme.

Il y a cette petite souris qui file toujours comme l'éclair, sans jeter un regard à quiconque ; et celle-là, une brunette comme Blanche Neige qui me lance un sourire en passant ; cette autre, qui se dandine, forte de sa tâche à accomplir, et qui avance, les bras presque tendus devant elle brandissant des documents comme si elle voulait occuper plus d'espace que les autres et montrer l'importance de sa fonction : "Moi, je fais mon travail !" m'a-t-elle dit en guise de réponse à une question que je lui ai posée, et elle ne m'a plus jamais adressé un seul regard ; et il y en a aussi beaucoup d'autres, toutes gentilles et aimables, parmi elles, deux jolies blondes que j'ai confondues longtemps.

Des heures durant je les vois aller et venir sans cesse.

 

Les pompiers viennent plusieurs fois pour amener des personnes en difficulté. Les ayant confiées aux soignants, ils montrent une jovialité étonnante ; ils saluent, serrent les mains, et disparaissent quelques instants dans une pièce du fond où l'on se réunit parfois, et où se trouve, je le suppose, toute la panoplie médicale. Ces soldats du feu et d'autres désastres en ressortent, requinqués par quelques minutes de convivialité et ils retournent courageusement à leur devoir ; ou bien une sirène retentit qui les appelle et les voilà qui courent vers la sortie avec la vitesse du vent.

 

Le jeune homme qui m'a accueillie et examinée à mon arrivée est toujours là derrière le comptoir et je me demande, depuis des heures, ce qu'il a tant à écrire sur son l'ordinateur. J'interroge un infirmier qui passe et me répond : "Il reste ici vingt heures d'affilée. Ah mon Dieu, m'exclamé-je, eh bien, il doit être frais à la sortie !"

 

Je vois peu les malades et les accidentés qui, dès qu'ils arrivent sont emmenés hors de ma vue ou bien ils sont placés derrière moi en enfilade. J'entends des phrases qu'on prononce de toutes parts, tout au moins quelques bribes.

J'ai pris ces quelques notes sur le vif.

On se penche sur un nouvel arrivant : "Regardez, de la mousse sort de sa bouche, il s'est drogué..."

On essaie de réveiller quelqu'un qui dort profondément :"Réveillez-vous ! Réveillez-vous !" On lui donne des tapes sur la figure. Rien n'y fait. On lui prend les deux bras et on les agite au-dessus de sa tête. "Réveillez-vous !"...

Et toujours des exclamations qui fusent de toutes parts :

"Ah, vous n'avez pas le droit de partir !"

"Vous allez bientôt changer de service."

"Asseyez-vous là ! Faut s'asseoir ! Asseyez-vous !"

"Il ne faut pas manger pour l'instant, c'est pas possible."

"Restez allongé ! Ne bougez pas ! Restez allongé ! Ne bougez pas ! Ne bougez pas !

"Vous poussez les fesses !"

"Qui a fait votre ordonnance ? Quel est votre docteur ?"

"Je vais chercher les sacs."

"Vous avez eu votre repas ?"

"C'est ici qu'il faut faire pipi !"

"Qu'est-ce que vous avez fait ? Vous avez tout tiré !"

"Attendez le scanner !"

 

La nuit est longue, nuit blanche.

Au bout de quelques heures, on me signale qu'un box s'est libéré. Est-ce que je veux bien y aller ? Ah non. Que ferais-je toute seule enfermée dans un si petit espace ? Avec ma toux et mes insomnies. Je mourrais d'ennui. Je préfère rester à ma place favorite.

Mais il faut bien aller faire pipi. Alors on m'emmène quelques minutes dans un box à l'abri des regards et on me passe le bassin. Évidemment, interdiction de me lever. Mais, que vois-je lorsque je ressors : on m'a pris ma place ; et l'on me met tout au fond du couloir d'où je ne vois plus rien d'intéressant. J'en pleurerais. Je zieute si l'on déplace la personne qui m'a privée bien involontairement de ma première loge, si l'on peut dire. Je n'attends pas longtemps. Je hèle discrètement un infirmier qui me remet à ma bonne place. Ouf !

 

Le médecin qui est soi-disant responsable de ma personne ne s'est pas déplacé pour venir me voir. Je ne sais pas encore qui il est. J'attends. Je tousse. Une infirmière vient pour me donner des antibiotiques. L'analyse de sang qu'on m'a faite a dû révéler que j'héberge quelques millions de bactéries. On m'a prescrit de l'Augmentin. Je connais cet antibiotique qui me donne des coliques sévères. Je demande à mon aimable soignante si je pourrais avoir un autre antibiotique qui soit aussi efficace et qui me rende moins malade. Elle va s'enquérir de la chose et elle revient : "Le docteur a dit que si vous n'étiez pas contente vous pourriez rentrer chez vous." Je n'en reviens pas. Je lui demande quel est ce docteur si aimable qui s'occupe de moi. Elle me le montre. Il est derrière le comptoir ; son petit minois ne daigne pas lever les yeux pour regarder ma réaction. Il est très jeune et doit faire ses premières armes.

Je ne cesse de m'étouffer et mes quintes sont pénibles. J'entends quelqu'un qui gronde : "Mais arrêtez donc de tousser ! Plus vous toussez et plus vous allez tousser !" C'est lui ! C'est mon médecin discourtois qui, goujatement, réitère. Je ne dis rien, rien encore.

Une petite demi-heure plus tard, une quinte terrible m'assaille de nouveau.

"Arrêtez !" crie mon énervé de toubib.

Je m'écrie, n'y tenant plus : "Vous devriez réviser votre cours sur les réflexes !"

On entendrait alors une mouche voler.

Je le vois un peu plus tard qui avance vers moi dans le couloir : "Vous boudez ?" me demande-t-il. Je lui réponds : "Ce n'est pas mon genre !"

Quelques instants après, plusieurs infirmières s'approchent de moi. L'une d'entre elles me dit : "Vous l'avez bien eu !" Je lui réponds : "Je crois qu'il est un peu bête."

Sachez que vous ne le retrouverez pas aux urgences, il s'en est allé sous d'autres cieux, m'a-t-on dit.

 

Le lendemain de mon arrivée, on m'informe qu'on va m'envoyer dans le service de pneumologie pour y être soignée. J'attends jusqu'à 17 heures. C'est long. On a oublié de me donner à manger. Je réclame.

Je resterai en Pneumo B vingt jours. Les soignants de ce service sont au top. En plus de leur compétence et de leur rigueur, ils distribuent généreusement leur gentillesse et leurs sourires.

Et quelle gaieté pour Noël ! Je les remercie de tout coeur.

Je suis heureuse de vivre en France, mon pays que j'aime tant. Non que je croie que tout soit parfait chez nous, mais il est des valeurs que le monde entier nous envie.

Être malade en France, c'est être assuré d'être mis entre de bonnes mains, et de recevoir les meilleurs soins, financés par la solidarité nationale.

 

J'aime la France pour sa générosité et pour la volonté qu'elle a eue, qu'elle a et qu'elle aura toujours de défendre la liberté.

Nul doute qu'elle parviendra un jour à rayer de sa carte les pauvres malheureux qui n'ont pas de toit. C'est un chantier qu'il lui faut mettre en oeuvre parce qu'il y a urgence.

Il y a urgence depuis trop longtemps, messieurs les princes qui nous gouvernent !

 

"Nous vivons dans un monde d'impostures.

Est-ce qu'il est normal qu'il y ait des gens très riches

et d'autres qui meurent de faim ?"

Jean d'Ormesson (lors d'une interview à la télévision)

 

Les politiques qui vont visiter les pauvres sans domicile,

pour Noël, dans les lieux d'accueil, n'ont-ils pas honte ?

Moi

 

Le titre de l'article :

Clin d'oeil à "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme",

une nouvelle de Stefan Zweig, un écrivain que j'aime.

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 09:39

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orthographe- grammaire pour les hésitants

 

Note préliminaire : Il faut se rappeler que tous les verbes conjugués au présent de l'indicatif et à la première personne du singulier JE se terminent soit par -E soit par -S, soit par -X et jamais par une autre lettre.

 

Pour conjuguer un verbe au présent de l'indicatif, il suffit de retenir la règle suivante :

1re partie

Les verbes du 1er groupe, c'est-à-dire ceux qui se terminent par -ER* à l'infinitif et également quelques verbes du 3e groupe : assaillir, couvrir, cueillir, défaillir, offrir, ouvrir, souffrir, tressaillir, ont pour terminaisons selon les personnes je, tu, il (elle), nous, vous, ils (elles) :

-E -ES -E -ONS -EZ -ENT

* Aller est du 3e groupe, je vais...

Exemples

AIMER, CRIER 1er groupe

CUEILLIR* 3e groupe

1re personne du singulier JE

J'aime

Je crie

Je cueille

 

2e personne du singulier TU

Tu aimes

Tu cries

Tu cueilles

3e personne du singulier IL

Il aime,

elle aime

Il crie

Il cueille

1re personne du pluriel NOUS

Nous aimons

Nous crions

Nous cueillons

2e personne du pluriel VOUS**

Vous aimez

Vous criez

Vous cueillez

3e personne du pluriel ILS

Ils aiment,

elles aiment

Ils crient

Ils cueillent,

elles cueillent

Les verbes du 3e groupe cités se terminent par un -E MUET à la première personne du singulier : j'assaille, je couvre, je cueille, je défaille, j'offre, j'ouvre, je souffre, je tressaille.

*Remarque 1: Dans le verbe cueillir, on a une inversion des voyelles E et U. CEU devient CUE pour éviter CEU qui se prononcerait seu au lieu de keu (ceuillir-cueillir)

**Remarque 2 : VOUS peut être la 2e personne du singulier lorsqu'il est le VOUS DE POLITESSE. Il se conjugue comme si c'était un pluriel.

Remarque 3 : Les verbes du 1er groupe et du 3e groupe cités plus haut se terminent par -E à la 1re personne de l'impératif présent. Pas de -S :

Cherche ! Vole ! Bouge !

Cueille-moi des fleurs ! Ouvre la porte !

 

2e partie

Les autres verbes se terminent par -S aux 1re et 2e personnes du singulier, JE et TU qu'ils soient du 2e ou du 3e groupe, quelques-uns du 3e groupe*  se terminent par -X

*je/tu veux, peux, vaux (je/tu faux est désuet -je/tu faillis)

2e groupe

Je finis, tu finis, il finit, nous finissons, vous finissez, ils finissent.

Les verbes du 2e groupe se terminent par -IR et leurs participes présents se terminent par -ISSANT, ainsi que le verbe du 3e groupe en IRE maudire. Ils ont comme terminaisons selon les personnes je, tu, il, nous, vous, ils :

-IS -IS -IT -ISSONS -ISSEZ -ISSENT

3e groupe

Verbes en DRE -ds, -ds, -d

sauf les verbes en INDRE, AINDRE, EINDRE, OINDRE -s, -s, -t

et les verbes en SOUDRE -s, -s, -t

Verbes en TIR -s, -s, -t

Verbes en TRE -s, -s, -t

quelques exemples :

Je pends, tu pends, il pend, nous pendons, vous pendez, ils pendent.

Je peins, tu peins, il peint, nous peignons, vous peignez, ils peignent

Je mens, tu mens, il ment, nous mentons, vous mentez, ils mentent.

Je mets, tu mets, il met, nous mettons, vous mettez, ils mettent.

J'écris, tu écris, il écrit, nous écrivons, ils écrivent.

Je convaincs, tu convaincs, il convainc, nous convainquons, vous convainquez, ils convainquent.

Je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont.

Je résous, tu résous, il résout, nous résolvons, vous résolvez, ils résolvent.

Je mouds, tu mouds, il moud, nous moulons, vous moulez, ils moulent.

Je veux, tu veux, il veut, nous voulons, vous voulez, ils veulent.

Je vaux, tu vaux, il vaut, nous valons, vous valez, ils valent

Je bats, tu bats, il bat, nous battons, vous battez, ils battent

Attention : Le t de je bats, tu bats appartient au radical du verbe et non à la terminaison.

 

Exercice - Mettez la terminaison correcte aux verbes conjugués à l'indicatif présent. Prenez la peine d'écrire les réponses, cela vous aidera à réfléchir.

je met

elle ren

ils parl

tu résou

elle descen

elle bou

il pen

elle se repen

je cou

il pein 

tu convain

je ven

tu cour

je mu (quel est l'infinitif ?)

nous somm

tu me ba et tu me men

tu pleur

je reli (quels sont les infinitifs ?)

elle me plain

je m'enqui (quel est l'infinitif ?)

elle acqui

tu conclu (quel est l'infinitif ?)

tu remu (quel est l'infinitif ?)

tu pu

tu mou

il absou

je rejoin

je suspen

tu meur

 

Correction

je mets

elle rend

ils parlent

tu résous

elle descend

elle bout

il pend

elle se repent

je couds

il dépend

tu convaincs

je vends

tu cours

je mue (muer)

nous sommes

tu me bats et tu me mens

tu pleures

je relis (verbe relire) je relie (verbe relier)

elle me plaint

je m'enquiers s'enquérir

elle acquiert

tu conclus conclure

tu remues remuer

tu puer

tu mouds moudre

il absout absoudre

je rejoins

je suspends

tu meurs

Un conseil : refaites l'exercice plusieurs jours de suite

Voir les cas particuliers des verbes difficiles à conjuguer, dans l'article

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

...........

> Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

> Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 07:39

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CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

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11 septembre 2001

C'est fait ! Je me suis lancé. Je tombe. Que pouvais-je faire d'autre, quand on n'a pour alternative que le choix entre se faire griller — j'imagine à peine comme ça doit faire mal, de toute façon, je n'ai pas le temps d'y réfléchir vraiment — et faire la dernière expérience d'une pauvre existence écourtée, et de combien ! Je suis jeune, merde ! Basta ! Il n'est plus temps de tergiverser. C'est fait. Je tombe. J'ai toujours eu l'envie de sauter à l'élastique, mais je n'avais pas le courage. Je me rends compte que je tombe. Je découvre une sensation enivrante. Elle me donnerait du plaisir à coup sûr si je savais que j'en reviendrais. Mais ici, c'est de peur que je suis ivre. J'aimerais m'évanouir pour ne plus me livrer sans défense à cette situation terrifiante. Mais comme je suis bête ! Pas la peine de s'évanouir pour un temps aussi court. Allez ! Que je me ressaisisse donc ! Pour jouir, oui ! pour jouir de cette sensation imprévue et vertigineuse qu'il m'est donné de vivre en cet instant fugace et précieux : mon dernier instant. Réjouis-toi, carcasse, de vivre encore, et cesse de perdre ton temps à gémir ! Je tombe. Je vole. Le vent me cingle les oreilles bien qu'il n'y ait pas de vent. Le vent, c'est moi qui le fait, c'est la vitesse qui transporte mon corps. La gravité. On appelle ça la gravité. La gravité du moment ! J'écarte les bras et les jambes comme je l'ai vu faire lors des acrobaties de certains fous qui se lancent de si haut qu'on dirait, vus d'en bas, de petites étoiles noires. Ils savent tournoyer et danser et planer. Je n'aurai pas le temps de m'essayer à faire quoi que ce soit... ni le coeur. Le trajet est trop court. La position que j'ai prise, comme un oiseau qui donne à la résistance de l'air la plus grande surface possible, va me permettre de gagner quelques millièmes de secondes de vie. Je pense à des conneries alors qu'il vaudrait mieux crier l'amour que j'ai pour toi. C'est toujours comme ça que ça se passe dans les histoires de catastrophes. George, je t'aime ! Mais qu'est-ce qu'il s'en fiche que je l'aime ? Il est vivant, lui, il va refaire sa vie sans moi ! Eh bien, tant mieux. Il doit s'être arrêté de travailler, vu l'événement. Il doit regarder de sa grande baie vitrée ce qui se passe dans la tour d'en face, la tour d'où je tombe. Poor George ! Il a peur pour moi, forcément. Il doit se dire que ce pauvre Tom (c'est moi !) est dans une situation critique. Un pétrin pas possible, oui ! La Tour Infernale. J'ai bien aimé le film que j'ai vu tout gosse et je m'étais juré de ne pas habiter une tour aussi haute. Il doit y avoir plein de pompiers qui sont en train de risquer leur vie pour sauver des imbéciles qui n'ont pas hésité un seul instant à s'installer dans cette tour démesurée. Mais, pour la plupart, ces imbéciles-là n'ont pas choisi. Ils y bossent. Et des tours, on en construira toujours. Je perds mon temps à des réflexions inutiles. Elles me mitraillent, comme ça, sans que j'y puisse rien. Damn ! Je vais mourir ! Mes vêtements s'agitent et me fouettent. Ma cravate dernier chic virevolte comme une folle. C'est toi George, qui me l'a offerte. Je vais bien l'abîmer. Dommage. J'aperçois tout en bas comme un remue-ménage, mais je n'entends rien. Seul le sifflement de l'air, qui me bouche les oreilles. Il doit y avoir des gens qui me voient. Je les entends d'ici (si l'on peut dire) : Qu'est-ce qui tombe de là-haut ? Mais qu'est-ce donc qui tombe ? It's terrible ! It's a man ! A man ! Oh my God ! I can't believe it ! La télé doit me filmer. Avec un zoom, il va sans dire. Un zoom qui laisse deviner l'homme que je suis, qui plane, qui s'agite, qui va mourir. Merde ! Jamais mot n'a été plus juste. Je vais bientôt être en bouillie ! Non, je me refuse à penser au futur. Seul l'instant présent compte. L'instant ! Mon dernier instant ! C'est le cas de le dire. Tiens ? cet instant n'est pas aussi court que je l'aurais imaginer. À vrai dire, je n'ai pas eu le temps d'imaginer quoi que ce soit. Pas le temps. Le temps ! On sait bien que le temps s'étire quand l'émotion est forte. Mais à ce point, c'est à n'y pas croire. Un paradoxe de Zénon fulgure dans ma tête. Peut-être vais-je rester suspendu ainsi dans les airs pendant l'éternité, chaque seconde répétant sans cesse la précédente. Et je pourrai ainsi divaguer à l'infini sur l'air qui me siffle aux oreilles, sur les spectateurs qui s'étonnent et frémissent devant leur petit écran, sur les lois de la gravité, sur George, the guy I am in love with, qui me regarde derrière sa baie vitrée et qui s'exclame en me voyant :« C'est peut-être Tom. Oh Tom, no... » Mais qu'est-ce donc que je suis venu faire dans cette galère ? J'étais si bien chez moi dans ma Provence ensoleillée, et parfumée, et bercée par le chant des cigales, avec son bon vin fleuri et sa douceur de vivre. Ah ! Si j'avais emboîté le pas de mon père ! Je serais plombier à c't heure. « Mon p'tit gars, me dirait-il, on ira s'faire une partie d'pêche ce vikende. Quéque t'en penses, mon p'tit gars ? » Et il me frotterait doucement les épaules comme preuve d'amour. « Dis, tu vas pas nous faire ça ? avait-il grondé. Partir aux Amériques ? Dis donc, quéque t'auras de mieux ? » J'avais pas su lui expliquer, à mon papa. Qu'est-ce qui m'a donc pris un beau matin de m'envoler (aïe, le mot est dur !) de m'envoler pour un rêve américain qui est en train de se transformer en cauchemar, un cauchemar que personne n'aurait pu imaginer. Mais quel con, ce pilote ! Il ne pouvait pas faire attention ! Elle se voyait de loin ma tour. Il pilotait en aveugle ? Il a été pris d'une crise cardiaque ? Et son copilote aussi ? Ils s'envoyaient en l'air ces minables ? Mais dans quel monde vivons-nous ? Vrai, on n'est jamais à l'abri d'un accident. Mais aujourd'hui c'est de moi qu'il s'agit. Et pourquoi donc la terre est-elle si basse que je n'arrive pas à l'atteindre ? Allez ! Qu'on en finisse. Je n'ai plus rien à dire ( ! ) ni à penser. J'en ai marre de ces conneries ! Ah, j'oubliais. Peut-être qu'une petite prière ne serait pas superflue en ce moment ultime. Mon Dieu, pardonne-moi mes fautes passées, je Te promets que je n'en ferai plus à l'avenir ( ! ) Je regrette. Je regrette. Je Te supplie de me croire. Mon Dieu, je regrette... J'ai bien peur de n'être pas cru. Je suis tellement peu préparé. Pas préparé du tout, veux-je dire. Mais ma mère m'a toujours affirmé que Dieu était miséricordieux. Il faudra bien qu'Il le soit quand il passera en revue tous mes péchés. Mes péchés ! C'est un mot que j'avais presque oublié et qui me revient comme ça, sans crier gare, au bon moment quoi. Je suis aussi fatigué que si j'avais fait un Paris-Dakar. Depuis le temps que je suis parti de là-haut ! En fait je n'y vois plus. C'est le calme plat. À peine si j'entends quelque chose. Il devrait y avoir tout plein de sirènes. Le vent s'est arrêté de siffler. Mais pourquoi est-ce que je pense encore ? Pourquoi est-ce que je pense encore ? Pourquoi est-ce que je pense encore ? Je n'y crois pas, je monte, ça alors ! Je monte. Il y a un gros tas dégoûtant comme de la charpie qui jonche le sol. Je monte. Quelle vue panoramique ! Voilà que j'entends les bruits, les sirènes, les cris, et je vois, oui, je vois, et la rue, et le World Trade Center, (Tiens, l'autre tour est touchée, poor George !) et Manhattan, et New York City, et la côte, et le continent tout entier, et la terre. Mais qu'est-ce que je fais donc là ? C'est ça : Je suis mort. Je suis mort. Je suis mort...

...............................................................................

2 mai 2011 “Justice has been done ! “ Obama

« Justice a été faite ! ».

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Notes

Un paradoxe de Zénon voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxes_de_Z%C3%A9non.

 

J'ai exceptionnellement usé d'un langage peu châtié dans ce texte. Mais les circonstances étaient telles que mon héros ne pouvait guère y échapper ; je lui laisse l'entière responsabilité de ses propos.

Mes lecteurs me comprendront.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 13:22

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 Mes Truismes depuis mai 2013 - Récapitulation

de janvier 2015 à janvier 2017  Sentences et truismes de mamiehiou (6)

d'avril à décembre 2014  Sentences et truismes de mamiehiou (5)

janvier, février et mars 2014  Sentences et truismes de mamiehiou (4)

novembre et décembre 2013  Sentences et truismes de mamiehiou (3)

août, septembre et octobre 2013  Sentences et truismes de mamiehiou (2)

mai, juin et juillet 2013  Sentences et truismes de mamiehiou (1)

 

J'aime Vauvenargues, cet homme pur et sincère, éternellement jeune.

(mort à 31 ans).

Il m'a donné le goût des aphorismes.

RÉFLEXIONS ET MAXIMES de Luc de Clapiers, Marquis de Vauvenargues

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:10

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Voici les QUIZ. Lorsqu'il y a un numéro en début de ligne, il se rapporte à celui de l'épisode des Délires où se trouve le QUIZ.

Quiz pour enfants en fin de liste

QUIZ 1 - Vous avez dit proverbes ? (1re partie)

12 QUIZ 2 Vous avez dit proverbes ? (2e partie)

15 QUIZ 3  Délires pour un bestiaire - Ces animaux qui nous parlent

QUIZ 4 Noms masculins ou féminins ?  À vous de le dire ! 

46 QUIZ 5 Complétez les citations (1re série)

QUIZ 6 Les habitations des animaux

52 QUIZ 7 Le jeu des prénoms (1re série)

53 QUIZ 8 Le jeu des prénoms (2e série)

54 QUIZ 9 Mots formés avec l'élément culture.

55 QUIZ 10 Dieux grecs et dieux romains

56 QUIZ 11 Mais d'où viennent donc toutes ces douceurs ?

57 QUIZ 12 Complétez les citations (2e série)

61 QUIZ 13 Au revoir Monsieur Chabrol !

71 QUIZ 14 Proverbes à retrouver d'après leur définition   

74 QUIZ 15 Trouvez les hommes et les femmes célèbres dont le nom commence par PA

78 QUIZ 16 Rends à César ce qui est à César et trouve les auteurs des oeuvres suivantes.

QUIZ 17 Des tirades fameuses (à trous) à retrouver pour le plaisir

89 QUIZ 18 Quatorze personnages en quête d'auteurs

90 QUIZ 19 1re partie Les pseudonymes des écrivains et des écrivaines 

92 QUIZ 19 2e partie   

93 QUIZ 19 3e partie

100 QUIZ 20 Trouvez des personnages réels ou imaginaires dont le nom commencent par PI

104 QUIZ 21  Des inventeurs et des inventions - Tu n'as pas inventé le fil à couper le beurre ! Tu n'as pas inventé la poudre !

QUIZ 22  Les phobies – Leurs noms à décrypter

QUIZ 23 Les mots commençant par SI CI SCI SY CY ou SCY

134 Quiz 24 Exercice d'orthographe et de grammaire en lien avec les règles données dans les Délires

QUIZ 25 Test sur la politesse, le savoir-vivre, l'art de la table suivi des bonnes réponses

QUIZ 26 L'accord des participes passés - Règles et exercice - Un couple bien ordinaire

SUITE Correction du quiz 26 - L'accord des participes passés

QUIZ 27 Trouver le mot qu'il faut - Paronymes et paronomase

QUIZ 28 Exercice n°1 sur le subjonctif

QUIZ 29 Exercice n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou subjonctif imparfait / Passé antérieur ou subjonctif plus-que-parfait

QUIZ 30 Les mauvaises manières de parler - Les barbarismes

QUIZ 31 Les barbarismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?

QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux - Qu'est-ce qu'un verbe pronominal !

QUIZ 33 Prépositions À ou DE, à vous de bien choisir !

QUIZ 34 Complétez par à ou de devant l'infinitif - Arnolphe et Isidore - Les Célibataires

QUIZ 35 Incipits Première partie

QUIZ 36 Incipits - Deuxième partie

QUIZ 37 Les homophones - Exercice à trous - Compléter par a, as, à, ah, ha - Maman et Papa Faichouin

QUIZ 38 Les homophones – Exercice à trous – Compléter par ou, où, houe, houx, ouh, hou, août - Les trois copines (épisode 1)

QUIZ 39 Les homophones - Exercice à trous - Compléter par et est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès - Les trois copines (épisode 2)

QUIZ 40 Homophones/paronymes – Exercice à trous – Compléter avec l'ai l'aie l'aies l'ait l'aient l'es l'est l'ais les lait laie lai lais lé lez lei laid - QUIZ 40 - Les trois copines (épisode 3)

QUIZ 41 Curiosités grammaticales

Exercice d'entraînement sur le style (soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes)

Exercice d'entraînement à l'emploi des conjonctions de subordination pour affiner votre pensée et améliorer votre style 

Exercice  : Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Nouveau ou nouvel ? Fou ou fol ? Mou ou mol ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme...

QUIZ 42 Entraînement à l'emploi du subjonctif. Exercice à trous

Exercice grammatical en guise de jeu : Variations sur des phrases 1-Tu m'as menti, je ne suis pas restée. 2-Tu m'as menti, je suis restée.

QUIZ 43 QCM – Vocabulaire rencontré dans les Délires (épisodes 1, 2, 3, 4)

QUIZ 44 La concordance des temps - Exercices d'application

QUIZ 45 Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

QUIZ 46  Les lettres numérales - les chiffres romains

QUIZ 47  Couples célèbres - mythiques, bibliques, mythologiques et littéraires

QUIZ 48 Retrouvez les personnes célèbres dont le nom commence par MA

Exercice : Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur (antérieur) du passé - Le futur (antérieur) hypothétique

QUIZ 49 Retrouvez les prénoms de quelques écrivains de langue française célèbres

QUIZ 50 Les avatars de Zeus à retrouver

QUIZ 51 Participe présent, adjectif, gérondif, substantif (quant ou cant, guant, gant, geant ou gent, ant ou ent, etc.) Texte à trous : "Un professeur qui n'en peut mais"

QUIZ 52 Comparaisons – léger comme... méchante comme... long comme... nu comme... sourd comme... solide comme... ronfler comme... sauter comme... battre comme... jurer comme... menteur comme...
QUIZ 53 Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ?

QUIZ 54 Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent 

QUIZ 55 Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent

QUIZ 56 Faut-il un ou deux C dans pec(c)adille, ec(c)hymose, oc(c)lusion, oc(c)uliste, ac(c)upuncture, s'ac(c)oquiner, a(c)colyte, dessic(c)ation, bac(c)hantes, bac(c)ara... ?

QUIZ 57 Orthographe - Grammaire - Sens des mots - Choisissez les bonnes réponses

QUIZ 58 L'accent circonflexe – Mettons-le seulement là où il faut - cru, crû, idolâtre, psychiatre, écolâtre, gaîment, absolument, ambigument, fantomatique, tempétueux...

QUIZ 59 Différences sémantiques entre noms masculins et noms féminins. Les noms masculins ont-ils toujours des équivalents féminins et vice-versa ?

QUIZ 60 Sans, s'en, sens, sent, c'en, cent, sang, des homophones à ne pas confondre – Sans suivi d'un singulier ou d'un pluriel ?

Quiz 61 Les synonymes – la synonymie

Quiz 62 Cherchez l'intrus parmi les synonymes

QUIZ 63 Jeux sur les couleurs : 1-Complétez les phrases avec des noms de couleurs 2-Trouvez la couleur dans les titres des films 3-Cherchez l'intruse

QUIZ 64 Ceux-là même ou ceux-là mêmes ? Celles-là même ou celles-là mêmes – cela même, ici même, là même, par là même, aujourd'hui même...

Que dit-on ? Débattre (Ø, de, sur) se rappeler (Ø, de) l'envi(e) clore ou clôturer, qu'est-ce qui lui (le) prend ? Aller/mener (au, chez) c'est, ce sont - c'était, c'étaient, etc., colorer, colorier, coloriser, gésir, dispatcher, se crasher, exprès, express, expresse, quid (de, sur) battre froid (Ø, à) contredire (Ø, à) est-ce que, qu'est-ce que...

QUIZ 65 [du] s'écrit du, dû, due, dues, dus, dut, dût - Trouvez la bonne orthographe et justifiez-la - Du coeur et de l'ardeur d'apprendre

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercices

QUIZ 66 Beau, bel, beaux, belle(s) – Adjectif, substantif ou élément d'un syntagme, d'une locution verbale, nominale, adverbiale ou prépositive – Exercice à trous - Les trois copines (épisode 4)

QUIZ 67 La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver

Suite du QUIZ 67 De la difficulté de bien placer les pronoms personnels compléments dans la phrase - Dites-le-moi OU dites-moi-le.

QUIZ 68 Rapports que les mots ont entre eux, sens particuliers, figures de style, forme poétique, etc.

QUIZ 69 La Dérivation - Les suffixes "Jo le rebelle"

QUIZ 70 Des chiasmes célèbres

QUIZ 71 - Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité

QUIZ 72 Ne pas confondre les homophones : leur, leurs, l'heure, leurre et l'heur - Les confidences de Sidonie Lalèche

QUIZ 73 Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ou -Tonton et Jeannot"

QUIZ 74 Verbes se terminant par I, IE, IS, IES, IT, ou ÎT - QUIZ 74 – Le petit chat de Madeleine est parti

QUIZ 75 Les noms toujours ou généralement au pluriel

QUIZ 76 pû, pue, pût, du, due, dûs, dut, dût, duent, eût dû, croîs, crû, crue, accru, décru, recrû, recru, crut, crût, accrut, accrût, décrut, recrut - Quels mots sont mal orthographiés ?

QUIZ 77 SI ou S'Y ? Exercice à trous – Les trois copines (épisode 5)

QUIZ 78 Est-ce que – Est-ce qui – La phrase interrogative – Les Trois Copines – L'orange (épisode 6)

QUIZ 79 SA, ÇA, ÇÀ - Homophones – Les trois copines - La garden-party (épisode 7) 

QUIZ 80 Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau -

QUIZ 81 Synonymes, antonymes, homonymes, homophones, paronymes, hyperonymes, hyponymes, holonymes & méronymes

QUIZ 82 Verbes suivis d'un complément direct ou d'un complément indirect – Ça la démange OU Ça lui démange ?

QUIZ 83 Les différents sens du suffixe -AILLE

QUIZ 84 Les mots qui commencent par MULTI-

QUIZ 85 Loin s'en faut- Sont-ce- Si ce n'était- Qu'import(ent)- Somptuaire - etc.- Trouvez le mot juste

 

QUIZ 86 Quiz pas très difficile, à faire entre amis

 

Quiz 87 Vous avez dit RENAÎTRE ? Petit Quiz 87

Questions difficiles d'orthographe et de grammaire

QUIZ 88 Les villes dans des expressions, des proverbes, des citations, des titres... 

Proverbes à compléter QUIZ 89 (A) & suivants

  >A   >B   >C   >D   >E   >F   >G   >H   >I   >J   >K   >L

QUIZ 90 Des hypocoristiques, Jeannot, Jojo, Théo, mon bichon, chouchou, Sacha...

QUIZ 91 Les animaux hybrides

 Exercice : C'est ou ce sont ? C'était ou c'étaient ? Ce sera ou ce seront ? Etc

 Exercice : Vous hésitez entre l'auxiliaire être et l'auxiliaire avoir ?

QUIZ 92 L'accord ou non des participes passés : vu, ci-annexé, ci-inclus, ci-joint, attendu, y compris, entendu, excepté, ouï, supposé, approuvé, lu

QUIZ 93 LES NOMS COLLECTIFS La plupart d'entre nous souffrait, souffraient ou souffrions ?

QUIZ 94 Les homophones eu, eus, eue, eues, eut, eût, hue Les trois copines à la foire (8e épisode)

QUIZ 95 Le préfixe RE ne marque pas forcément une répétition ou un retour

QUIZ 96 Qu'est-ce qui est à la fois un terme de tendresse, un chapeau, un soldat, moi-même...

Quiz 97 Les noms composés - Ma soirée avec Jojo

QUIZ 98 Les homophones ses, ces, c'est, s'est, cet, sait, sais, saie - Les trois copines et Kevin (épisode 9)

QUIZ 99 Orthographe traditionnelle et nouvelle orthographe - Les trois copines au restaurant (épisode 10)

QUIZ 100 Les phrases sont-elles correctes ? TEL, QUE JE (LE) CROIS, MOULT, CECI-CELA, AINSI, MARTYR/E, DES JEUNES GENS, ROUGE ET OR

QUIZ 101 Les mots finissant par ON et leurs dérivés - détoner ou détonner ?

QUIZ 102 CET ou CETTE

QUIZ 103 Proverbes animaliers 1re partie – Retrouvez le nom de l'animal

Toutes les parties du QUIZ

1  2  3  5  6  7  8  9  10  11  12

13  14  15  16  17 & Solution de la 17

QUIZ 104 QCM – Vocabulaire rencontré dans les Délires (épisodes de 170 à 179)

QUIZ 105 sur Christophe Colomb

QUIZ 106 Mots finissant par o, aud, eau, au, eau, ot, aut, os, ault

QUIZ 107 Adjectifs et participes passés qui ont un féminin irrégulier

QUIZ 108 Consonnes doubles ou pas

Quiz 109 Les adverbes en -MENT

QUIZ 110 Une lettre d'amour truffée de fautes

QUIZ 111 (1) acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique

QUIZ 111 (2) vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire

QUIZ 111 (3) munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire

QUIZ 111 (4) donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction

Le passé simple – Exercice d'application - Florimond lut Peau d'Âne

QUIZ 111 (5) carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade

QUIZ 112 Les pronoms relatifs – Un texte à trous à compléter Philomène & Pamphile – Une histoire à dormir debout

QUIZ 113 Typographie – Espaces Ponctuation Majuscules Caractères - Clara sous l'abribus

QUIZ 114 Ne pas confondre LIEU (2) et LIEUE – CIELS et CIEUX

QUIZ 115 Dans quelles œuvres littéraires françaises se trouvent les personnages ?

QUIZ 116 Les animaux : le mâle, la femelle et leurs petits

QUIZ 117 Homophones r, erre, air, aire, ère, ers, hère, haire

QUIZ 118 Retrouvez le sens des mots peu usités QUIZ

Ne disons plus : Pour pas que – Pour ne pas que – Pour plus que

QUIZ 119 Ne pas confondre - Choisissez le mot qu'il faut

QUIZ 120 Plus de 100 bruits et leurs nuances

QUIZ 121 Fâché avec l'impératif présent ?

QUIZ 122 TÊTE en argot dans "Bob"

QUIZ 123 Retrouvez les Charles du quiz

Exercice d'orthographe - Mes vacances avec Lili-Rose

................................................. 

> Petit quiz pour enfants à partir de quatre ou cinq ans - BD - dessins animés

> 2 petits quiz pour enfants de trois ou quatre ans - culture générale 

Orthographe de Quiz :

On écrit Quiz et pas Quizz

Quizzes est le pluriel anglais de quiz

Les mots français se terminant par s, z, x sont invariables au pluriel.

Mais on trouve souvent quizzes au pluriel, même dans des textes français. 

Le mot QUIZ ne figure ni dans le Dictionnaire de l'Académie, ni dans le Trésor de la langue Française.

Wiktionnaire propose QUIZZ comme variante. Wikipédia donne QUIZ invariable.

Cela me fait penser au mot sandwich qui a deux pluriels, sandwichs (à la française) et sandwiches (à l'anglaise). Ils sont tous deux corrects en français.

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Les commentaires de mes lecteurs se sont mélangés avec mes réponses.

Récapitulation de tous les exercices à trous

   Récapitulation des petites histoires à trous

  Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 Orthographe grammaire pour les hésitants

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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