Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 11:24

.

Par dérivation on peut former un mot à partir d'un autre avec un préfixe et/ou un suffixe.

Le préfixe est un affixe (élément lexical) qui se situe au début du mot ; le suffixe est un affixe qui se situe à la fin du mot.

.

Exemples de mots formés avec un suffixe

.

un verbe devient un nom : parler, parlote - professer, professeur.

un verbe devient un adjectif : crier, criard – tromper, trompeur

un verbe devient un autre verbe : vivre, vivoter – pleurer, pleurnicher

.

un nom devient un verbe : harmonie, harmoniser – force, forcer

un nom devient un autre nom : fût, futaie – cochon, cochonnaille.

un nom devient un adjectif : courage, courageux – France, français

un nom devient un verbe : écaille, écailler – canot, canoter

.

un adjectif devient un verbe : dur, durcir - rude, rudoyer

un adjectif devient un autre adjectif : malade, maladif – jaune, jaunâtre

un adjectif devient un nom : sûr, sûreté – bête, bêtise

un adjectif devient un adverbe : élégant, élégamment – subit, subitement

.

une phrase devient un nom ou un adjectif : je m'en fous, je m'en foutisme, je m'en foutiste.

un pronom personnel devient un verbe : tu, tutoyer - vous, vouvoyer/voussoyer

.

 

QUIZ 69

Pas si facile !

.

Trouvez le mot dérivé à partir du mot en rouge auquel vous ajouterez un suffixe, quelquefois un préfixe (in-, dé-, en- etc.)

.

mots à trouver :

(S) substantif (nom)

(A) adjectif

(V) verbe à l'infinitif ou conjugué

(Adv) adverbe

PP participe présent ou passé

.

 

JO LE REBELLE

 

 

1-Il n'est pas vrai que je me contente depuis longtemps d'être un tâche(S) méprisé par mes emploi(S) qui me croient corvée(A) à merci.

2-De sauvage(S) que j'étais, les épreuves de la vie ne m'ont pas encore rendu malléer(A). Mais je ne pouvais plus me croûte(V) ni point(V) au chômer(S). J'ai laissé très tôt tomber l'école et le souvenir que j'en garde est plein d'amer(S) et d'aigre(S).

3-Mes profs étaient tous barjots et exiger(A), ce qui ne facilitait pas nos rapports. Monsieur Caillot me rendait pétoche(A) à l'entendre crier(V) et tempête(V) continu(Adv). Ancien militaire, il nous traitait de bleu(S) et sentait la vin(S).

4-Madame Bécarre, homme(A) et rouge(A), ne nous laissait pas une minute de répit. Nous détestions l'acariâtre(S) de son caractère. Ses cours étaient non seulement ennui(A) mais comprendre(A). Elle affectait parfois faux(Adv) un air de bonhomme(S) qui s'ajoutait à son incapacité pédagogique. Elle nous traitait de mous(A) et nous accusait de pleutre(S) et de couard(S) quand on n'osait pas répondre à ses questions. Elle se croyait toucher(A).

5-Monsieur Bigorneau, frais émoulu de la Sorbonne, avait joindre(PP) le corps enseignant, plein d'une naïve juvénile(S) ; il avait vite chant(PP) et l'on voyait, quand on le croisait, sa silhouette fantôme(A) raser les murs.

6-Mon copain Basile, mouton(A) comme pas deux, suivait le mouvement, fayot(PP), bac(PP) sans relâche ; il écrire(V) dans le journal de classe et rimer(V) même à ses moments perdus. Le modèle du genre.

7-Pour couronner le tout, les plats qu'on nous servait à la cantine étaient consommer(A). Nous manger(V) avec dégoût.

Quel bahut !

8-Me voilà aujourd'hui marmite(S), ou bien mitre(S) ; parfois on me charge du capsule(S) des bouteilles, du boucher(S) des chiottes, du peinturlurer(S) des portes et des fenêtres, du crasse(S) du moteur des voitures, du râteler(S) du jardin. Et puis, on me remercie quand on n'a plus besoin de moi. Cette ingratitude risque fort de sauvage(V) mon coeur davantage.

.

La correction est ci-dessous

v

v

v

v

v.

1-Il n'est pas vrai que je me contente depuis longtemps d'être un tâcheron méprisé par mes employeurs qui me croient corvéable à merci.

2-De sauvageon que j'étais, les épreuves de la vie ne m'ont pas encore rendu malléable. Mais je ne pouvais plus m'encroûter ni pointer au chômage. J'ai laissé très tôt tomber l'école et le souvenir que j'en garde est plein d'amertume et d'aigreur.

3-Mes profs étaient tous barjots et exigeants, ce qui ne facilitait pas nos rapports. Monsieur Caillot me rendait pétochard à l'entendre criailler et tempêter continûment/continuellement. Ancien militaire, il nous traitait de bleusaille et sentait la vinasse.

4-Madame Bécarre, hommasse et rougeaude, ne nous laissait pas une minute de répit. Nous détestions l'acariâtreté de son caractère. Ses cours étaient non seulement ennuyeux mais incompréhensibles. Elle affectait parfois faussement un air de bonhomie qui s'ajoutait à son incapacité pédagogique. Elle nous traitait de mollassons et nous accusait de pleutrerie et de couardise quand on n'osait pas répondre à ses questions. Elle se croyait intouchable.

5-Monsieur Bigorneau, frais émoulu de la Sorbonne, avait rejoint le corps enseignant, plein d'une naïve juvénilité ; il avait vite déchanté et l'on voyait, quand on le croisait, sa silhouette fantomatique raser les murs.

6-Mon copain Basile, moutonnier comme pas deux, suivait le mouvement, fayottant, bachotant sans relâche ; il écrivaillait/écrivassait dans le journal de classe et rimaillait même à ses moments perdus. Le modèle du genre.

7-Pour couronner le tout, les plats qu'on nous servait à la cantine étaient inconsommables. Nous mangeottions avec dégoût.

Quel bahut !

8-Me voilà aujourd'hui marmiton, ou bien mitron ; parfois on me charge du décapsulage des bouteilles, du débouchage des chiottes, du peinturlurage des portes et des fenêtres, du décrassage/désencrassage du moteur des voitures, du râtelage du jardin. Et puis, on me remercie quand on n'a plus besoin de moi. Cette ingratitude risque fort d'ensauvager mon coeur davantage.

.

Notes sur le vocabulaire

je m'en fous, je m'en foutisme, je m'en foutiste. termes argotiques.

être corvéable à merci, être sujet à corvée, sans aucune règle.

bargeot, barjot, barjo, terme d'argot.

chiotte, argot.

> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

fantôme, fantomatique.

> L'accent circonflexe – Mettons-le seulement là où il faut - cru, crû, idolâtre, psychiatre, écolâtre, gaîment, absolument, ambigument, fantomatique, tempétueux...

mangeotter ou mangeoter

mitron, mitronnet (petit mitron) – garçon boulanger ; le mot vient de mitre, l'ancien bonnet du mitron avait la forme d'une mitre.

ensauvager, rendre sauvage.

 

Voir > Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité - QUIZ 71

> Les différents sens du suffixe -AILLE + QUIZ 83

 .........................................................................................

Les petites histoires à trous

Récapitulation de tous les exercices à trous

Liste de tous les quiz et des exercices

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS (Titres des articles)

ACCUEIL

.........................................................................................

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:05

LES DÉLIRES

ACCUEIL

« Quelque attitude que Marie Cratère puisse avoir envers moi en cet instant présent ou à l'avenir, qu'elle me soit agréable ou insupportable, elle me renvoie aux souvenirs des moments douloureux que j'ai vécus avec cette inébranlable sorcière, et ne change quoi que ce soit au sentiment de mésestime que je nourris désormais, sans y rien ajouter, et sans en rien retrancher. »

Telles étaient les amères pensées que je roulais dans mon coeur.

Le ton désinvolte qu'elle s'amusait à prendre lorsqu'elle s'adressait à moi n'était point de mon goût ; et j'eusse aimé qu'elle s'appliquât à me parler avec plus d'aménité.

« Mais tu rêves ! » s'exclama Prétatou toujours à l'affût de la moindre de mes pensées. « Qu'elle veuille un seul instant te paraître aimable et il te faudrait te rendre bien vite à l'évidence : voir qu'il y a anguille sous roche° et qu'elle t'en veut faire accroire. »

Que Marie fît, selon son humeur, des efforts pour me plaire et m'amadouer eussent-ils été véritables et inattendus ne me touchait plus guère ; elle aurait eu bien du mal à me convaincre, à voir la façon cavalière dont elle changeait brusquement d'avis lorsqu'elle me voyait m'attendrir, ce qui me bouleversait naguère encore à chaque fois. Cette habitude perverse et calculée qu'elle avait de souffler le chaud et le froid°, je l'avais débusquée, et on ne m'y reprendrait plus.

J'avais été trop longtemps trop naïve pour croire que Marie éprouvait pour moi quelque attachement. Elle m'en avait donné des preuves qui s'étaient évanouies si souventes fois sitôt que j'en avais ressenti quelque douceur. Pourquoi donc s'obstinait-elle à réfréner* l'élan qui la portait vers moi, alors que son unique voeu était de me conserver auprès d'elle ?

Pouvais-je avoir une once de pitié pour celle qui voulait aimer et ne le pouvait point ? Je lui eusse posé la question, elle eût été la proie de fureurs   je lui en avais connu d'effroyables.

..................................................

*refréner ou réfréner

 

NOTES 

Quelque attitude que Marie Cratère puisse avoir envers moi

Quelque... que, locution conjonctive de concession suivie du subjonctif.

Voir Le Trésor : ATTITUDE (s'oppose à posture, contenance, tenue, maintien, allure)

 

qu'elle me soit agréable ou insupportable

soit qu'elle me soit agréable soit qu'elle me soit insupportable

soit qu'elle me soit agréable ou qu'elle me soit insupportable

> Soit que... soit que marque l'alternative (suivi du subjonctif)

 

les moments douloureux que j'ai vécus

le participe passé vécus s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui : que (qui a pour antécédent moments douloureux)

> Règles de l'accord des participes passés

 

et ne change quoi que ce soit

quoi que ce soit avec une négation signifie rien.

 

au sentiment de mésestime que je nourris

Cf. Littré

Mésestime : Défaut d'estime ; mépris. Un sentiment de mésestime attiédissait ceux qu'elle m'avait inspirés. [Rousseau, Les confessions]

 

sans y rien ajouter, et sans en rien retrancher

> La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver. + QUIZ 67

 

Le ton désinvolte [...] n'était point de mon goût

de mon goût OU à mon goût

Cf. L'Académie 8e édition – Goût : Il se dit, en général, pour le Sentiment agréable ou avantageux qu'on a de quelque chose. Satisfaire tous les goûts. Cet ouvrage est au goût de tout le monde. Cela n'est pas de mon goût.

 

j'eusse aimé qu'elle s'appliquât

langue soignée

j'eusse aimé subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé

qu'elle s'appliquât, subjonctif passé

On dirait plus couramment : j'aurais aimé qu'elle s'applique

> Valeurs et emplois du subjonctif

> La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

Qu'elle veuille un seul instant te paraître aimable

veuille – toujours le subjonctif dans une proposition en tête de phrase introduite par la conjonction de subordination que

 

il y a anguille sous roche°

Cf. Littré : Proverbe. Il y a quelque anguille sous roche, il se trame quelque intrigue.

 

elle t'en veut faire accroire (tournure vieillie)

Si l'infinitif a deux pronoms personnels complément, on peut placer Y ou EN soit devant le verbe principal, soit devant l'infinitif.

La première tournure est rare de nos jours.

On dirait plus couramment : elle veut t'en faire accroire

> Phrase 34 dans La place de Y et de EN dans la phrase.(déjà cité ci-dessus)

accroire, verbe défectif : faire croire que quelque chose est vrai alors que c'est faux, mentir.

> Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

 

Eussent-ils été véritables et inattendus

proposition à nuances conditionnelle et concessive

qu'il eussent été véritables et inattendus

même s'ils avaient été véritables et inattendus > Même si

quand bien même il auraient été véritables et inattendus

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

ce qui me bouleversait naguère

naguère, adverbe de temps, il y a peu.

Jadis, autrefois, il y a longtemps.

 

souffler le chaud et le froid°

Littré : au sens figuré : Souffler le froid et le chaud, parler pour et contre une chose ou une personne, être tour à tour d'avis contraires.

 

un voeu, des voeux

 

Cette façon perverse [...] je l'avais débusquée

débusquée, participe passé qui s'accorde avec le COD placé avant : L' (LA élidé) mis pour façon.

 

Des preuves si souventes fois évanouies

souventes fois, expression vieillie. Littré donne aussi souventefois

souvent, maintes fois, à maintes reprises.

 

sitôt que j'en avais ressentie quelque douceur

Sitôt que (langue soutenue) aussitôt que, dès que.

 

Pourquoi donc s'obstinait-elle à réfréner l'élan qui la portait vers moi

Refréner ou réfréner, ralentir ou arrêter le mouvement, le développement ou l'intensité de quelque chose.

 

<< 166 Délires au bord du gouffre 

>> 168 Délires autour de mes amitiés tôt envolées ; "je crois le vent les m'a ôtées"*

 

..............................................................................................

LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU (titres des épisodes)

ACCUEIL

..............................................................................................

 

 

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans LES DELIRES
commenter cet article
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:41

.LES DÉLIRES

ACCUEIL

J'aurais failli à mon devoir, cher lecteur si je t'avais caché quoi que ce fût de mon histoire, quelque difficile à croire qu'elle pût être. Je me serais traitée volontiers de lâche, de quiche, de mollassonne même ; et il m'aurait fallu fouetter le jus de navet de mes veines, afin d'activer, de toutes mes forces, mon coeur1 pusillanime, si j'avais, ne fût-ce qu'un instant, renoncer à me battre contre vents et marées°. Mais tu me connais si bien, toi qui ne cessas de trembler pour moi en me suivant dans mes aventures périlleuses, où, à chaque  instant, ma frêle vie risquait de chavirer ! 

 N'avais-je pas mille fois voulu quitter ce monde où le bonheur était un vain mot.! N'avais-je pas mille fois espérer franchir le mur épais de l'ignorance pour qu'enfin mon esprit s'éclairât, pour que mes souvenirs revinssent ; mille fois, tel Œdipe2 aveuglé, j'aurais aimé qu'une main secourable et amie prît la mienne pour guider mes pas. Que n'étais-tu là, courageuse Antigone, pour me porter secours ? 

Mais Utopinambourg n'était point Colone2, et bien que j'eusse voulu de tout mon coeur ne plus voir ma cité que je ne pouvais dorénavant souffrir, mais d'où je ne pouvais m'échapper, je me dis : « Cela n'est pas de mon fait, je n'ai tué ni père ni mère pour vouloir me punir. Seuls l'hypocrisie, le mensonge et l'imposture des hommes sont les causes de mon désarroi et de ma détresse. » 

 Viendraient bientôt, après les frimas, les grandes ardeurs de la canicule, et mon coeur resterait glacé. Nulle tendresse, nulle affection, nul amour pour le réchauffer. Et la solitude, toujours – toujours la solitude – me menaçant de désespérance.  

 « Tu m'as bien l'air d'avoir là un coup de mou ! »

 Je sursautai. Marie Cratère, qui m'épiait depuis longtemps peut-être, venait de me plonger dans l'âpre réalité. Je m'en voulus d'avoir laissé mes rêveries divaguer et se perdre dans un lyrisme qui eût tôt fait de me couper bras et jambes°. 

 

.............................................

1-Cf. Alexandre Arnoux 1884-1973, Rhône mon fleuve 1944

"Lâche. Chante. Quiche, afin de fouetter les jus de navet de leurs veines, d'activer, leur cœur failli et mollasson !"

 

2-Mythologie grecque.- Lorsqu'Œdipe apprend qu'il a tué son père et épousé sa mère, il devient fou de désespoir et se crève les yeux. Accompagné de sa fille Antigone il vient à Colone pour y trouver la paix, selon une prophétie d'Apollon.

Œdipe à Colone est une tragédie grecque de Sophocle (495-406 avant Jésus Christ)

Nous avons déjà rencontré Antigone, la fière Antigone, dans les Délires 32, voir la note.

> 32 Délires d'une femme atrabilaire dont la roideur d'esprit n'est plus à démontrer - de la libertad.""Es la libertad de tiranizar, que es lo contrario de la libertad." 

 

NOTES

 

J'aurais failli à mon devoir

Faillir n'est usité aujourd'hui qu'à l'infinitif, au passé simple (je faillis...) au futur (je faillirai...) au conditionnel (je faillirais...) aux temps composés (j'ai failli, j'avais failli, j'aurais failli...)

 

quoi que ce fût

fût, subjonctif imparfait

> Quoi que

 

quelque difficile à croire qu'elle pût être

> Quelque... que

 

je me serais traitée de lâche si j'avais renoncé à me battre contre vents et marées°

contre vents et marées°, malgré vents et marées°, à travers vents et marées° (peu usité) : malgré les difficultés et les obstacles.

Cf. Littré - Aller contre vent et marée (vieilli), poursuivre obstinément un projet malgré les obstacles. Elle a établi son fils à la cour contre vent et marée. Madame de Sévigné, 236.

 

LA MÉTAPHORE FILÉE

C'est une suite de métaphores qui se rapportent toutes à un même champ sémantique. Ici, le champ sémantique du bateau : contre vents et marées - chavire

 

Cf. L'Académie 8e édition : MÉTAPHORE : Figure de rhétorique. Comparaison abrégée, par laquelle on transporte un mot du sens propre au sens figuré. Métaphore heureuse, juste, hardie, outrée, forcée, incohérente. C'est par métaphore qu'on dit d'un homme courageux : C'est un lion. Faire des métaphores qui se suivent.

 

pour qu'enfin mon esprit s'éclairât, pour que mes souvenirs revinssent

pour que, locution conjonctive de but, suivie du subjonctif.

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

 

Que n'étais-tu là, courageuse Antigone

Que, ici, dans le sens de pourquoi.

> QUE dans tous ses états – pronom interrogatif - pronom relatif - conjonction de subordination ou élément d'une locution conjonctive - adverbe interrogatif ou exclamatif – ne... que - etc

 

N'avais-je pas mille fois ... N'avais-je pas mille fois ... mille fois

L'ANAPHORE : figure de rhétorique, répétition d'un même mot ou d'un même syntagme en tête de plusieurs phrases. Elle marque l'obsession, donne une force incantatoire en rythmant le discours.

 

que je pouvais dorénavant souffrir

dorénavant, désormais, dès lors, à partir de ce moment-là - dans une narration au passé.

 

Seuls l'hypocrisie, le mensonge et l'imposture des hommes sont les causes de mon désarroi et de ma détresse."

Voir l'article > Le mensonge - L'imposture - La fausseté

 

Viendront bientôt, après les frimas, les grandes ardeurs de la canicule

Ici, ardeurs est pris dans son sens propre : grande chaleur.

Les ardeurs du soleil

Ce sont les seuls cas où l'on puisse employer ardeurs au pluriel dans le sens propre. Ce peut être aussi une licence poétique, pour la rime ou la mesure du vers.

Sens figuré : être plein d'ardeur, l'ardeur de la passion...

 

Et la solitude, toujours – toujours la solitude – me menaçant de désespérance.

Menacer :

menacer, emploi absolu

Le ministre menace. >Il tient un discours menaçant.

L'orage menace.

menacer, verbe transitif.

Mais tu me menaces !

menacer de + substantif

Il me menace d'une bonne correction. > La correction sera ma punition.

Il me menace d'un couteau. > Le couteau sera le moyen de me corriger.

menacer de + infinitif

Il me menace de me renvoyer.

Mes espoirs menacent de s'écrouler. > Crainte que quelque chose n'arrive.

menacer + complétive (proposition conjonctive introduite par que)

Il me menace qu'il m'enfermera dans le placard à balais si je ne me tais pas,

Voir Le Trésor > MENACER

 

"Tu m'as l'air d'avoir là un coup de mou, Oli !"

avoir un coup de mou, être fatigué.

Registre populaire

Voir les registres de langue > Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

me couper bras et jambes°

me priver de mes moyens

 

<< 165 Délires sur l'amour « Il n’y a qu’une loi en sentiment, c’est de faire le bonheur de ce qu‘on aime. »*

 >> 167 Délires sur un point de non-retour

 

......................................................................................................................

LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU (titres des épisodes)

ACCUEIL

.....................................................................................................................

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans LES DELIRES
commenter cet article
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 11:03

ACCUEIL

Il était une fois un roi qui s'amusait à poser des énigmes à ses sujets pour mesurer leur bêtise et se rire d'eux autant qu'il le pouvait. Et il n'hésitait pas à torturer ceux-là mêmes qui n'avaient que quelques minutes à vivre.

Non, il n'était ni charitable, ni compatissant envers autrui.

 

Lorsqu'un de ses sujets était condamné à mort par pendaison ou par décapitation ─ telle en était la coutume en ce triste pays ─ on accordait au condamné une ultime faveur.

 

Tout près du gibet où on lui passerait la corde au cou, et du billot où dès que sa tête y serait posée, on la lui trancherait à la hache d'un coup sec, le condamné tremblant écoutait son roi, sachant bien que rien ne pourrait le sauver.

 

" Écoute-moi bien, lui disait le tyran, je te donne le droit de me dire ce que tu veux. Mais attention, si ce que tu me dis est vrai, tu seras pendu, si ce que tu me dis n'est pas la vérité, tu seras décapité."

Une manière qu'avait ainsi le pauvre homme de choisir sa mort.

Et le condamné répondait selon sa préférence..

 

Un jour que son bouffon ne l'amusait plus, ou qu'il était allé trop loin dans ses bouffonneries, que sais-je, le roi décida de le condamner à mort, sans autre forme de procès.

Et voilà notre pauvre fou, contrefait de surcroît, arrivant sur la place publique, près de remettre son âme à Dieu. Les badauds applaudissent en le voyant gravir l'échafaud, tout frétillant dans ses habits bigarrés et secouant la tête à faire tinter joyeusement ses clochettes au bonnet.

On murmure qu'il est encore plus fou qu'on ne croyait.

" Écoute-moi bien, lui dit alors le roi, je te donne le droit de me dire ce que tu veux. Mais attention, si ce que tu me dis est vrai, tu seras pendu, si ce que tu me dis n'est pas la vérité, tu seras décapité."

Alors le condamné prononça cette phrase qui laissa la foule interdite : "Je serai décapité."

 

Que crois-tu qu'il se passa, lecteur attentif ?

↓ ↓ ↓

↓ ↓ ↓

Réfléchis.

↓ ↓ ↓

↓ ↓ ↓

Réfléchis encore...

↓ ↓ ↓

↓ ↓ ↓

et encore un petit peu...

↓ ↓ ↓

↓ ↓ ↓

 

 

Il advint une chose merveilleuse : le bouffon sauva sa peau, tel Œdipe résolvant l'énigme du Sphinx.

Et le roi en fut marri.

Étonnant non !

↓ ↓ ↓

 

Explication (si nécessaire) :

Si on le pend, il aura menti, or il faut qu'il dise vrai pour être pendu.

Si on lui coupe la tête, il aura dit la vérité, or il faut qu'il ait menti pour être décapité.

................................

Cette histoire, j'en connais la trame depuis très très longtemps, et je la raconte ici à ma manière.

Mais où l'ai-je lue ou entendue ?

En parcourant la toile, je la retrouve ici et là. Mais personne pour me dire qui l'a imaginée. J'aimerais bien rendre à César ce qui appartient à César.

................................

Vous me direz que je n'ai rien inventé ou que cette histoire est rebattue. Qu'importe ! Je ne suis pas d'une susceptibilité chatouilleuse.

La Fontaine ne s'emparait-il pas sans vergogne des fables d'Ésope pour composer les siennes, et pour notre plaisir ? Qui le lui reprocherait aujourd'hui ?

Si j'avais été La Fontaine, j'aurais écrit ce conte en vers et mis en scène la gent animale.

Je m'y amuserai un jour, peut-être...

mamiehiou

................................

Le mensonge - L'imposture - La fausseté

Contes, Nouvelles et Poésies de Mamiehiou

ACCUEIL & SOMMAIRE

................................

N.B. L'article a été publié dans Espace - Ecriture - Sainté

août 2013

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans contes-nouvelles-poèmes
commenter cet article
13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 13:54

 

Le mensonge n'eut et n'aura jamais partie liée avec la vérité. Et quand on les rapproche, ce n'est que parce qu'ils s'opposent, et ensemble s'annulent l'un l'autre. Il n'y a pas de vérité qui se satisfasse du mensonge ni de mensonge qui se flatte d'enjoliver la vérité.

C'est soit la vérité, soit le mensonge. Et cacher la vérité c'est tout comme faire un mensonge par omission.

 

J'ai écrit naguère un article sur la vérité et l'on a bien compris qu'elle se définissait souvent par rapport au mensonge dans les nombreuses citations que j'avais relevées pour vous, chers lecteurs.

> La Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité...

 

Voici donc quelques réflexions qui illustrent mon propos.

Comme j'aime à le faire, je vais chercher chez nos créateurs de Dictionnaires quelques définitions, toutes plus personnelles les unes que les autres, à savourer dans le contexte de leur époque.

 

 

Le Dictionnaire d'Antoine Furetière - 1690

Dictionaire universel contenant generalement tous les mots françois, tant vieux que modernes, & les termes de toutes les sciences et des arts, par Antoine Furetière

 

MENSONGE : Menterie concertée et étudiée, chose fausse ou inventée, que l'on veut faire passer pour vraie. Le Diable est un esprit de mensonge. Beaucoup d'auteurs veulent faire passer leurs mensonges pour des vérités. Les médecins, aussi bien que le peuple appellent mensonges certaines marques et taches blanches qui viennent sur les ongles.

On dit proverbialement que tous songes sont mensonges, qu'il ne faut aucunement s'arrêter à ce qu'ils pronostiquent.

MENTERIE : Allégation de quelque chose fausse que l'on veut faire passer pour vraie. La menterie est le vice des valets et du bas peuple. Ce livre est tout plein de bourdes et de menteries. On s'excuse d'ordinaire par des menteries. Les hableurs soutiennent éhontément leurs menteries.

♥ Pour retrouver Furetière dans ce blog : Une petite histoire de la langue française - Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE (2) - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

 

 

Le Dictionnaire de William Duckett - 1832

Dictionnaire de la conversation et de la lecture -Man - Mer - Volume 37

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

MENSONGE : Ce mot est synonyme d'imposture et de fausseté, en tant que tous trois signifient des discours tenus contrairement à ce qu'on sait être vrai. Mais le mensonge est plus relatif au but que se propose celui qui tient le discours, l'imposture à l'effet que produit le discours sur l'auditeur, la fausseté aux faits sur lesquels porte le discours. Par le mensonge, on se montre autre qu'on n'est ; par l'imposture, on abuse les esprits, on leur en impose, on pervertit l'opinion, on fait accroire ce qui n'est pas ; par la fausseté on dit des choses qui ne se sont point passées, ou l'on dit des choses autrement qu'elles se sont passées. Un fanfaron et un enfant coupable ont recours au mensonge, l'un pour se faire valoir, l'autre pour éviter le châtiment ; le charlatan et le calomniateur usent d'imposture ; un historien infidèle, des témoins corrompus, disent des faussetés. - Le mensonge est un trait de vanité ou de subterfuge ; l'imposture, un piège tendu à la crédulité, la fausseté, un manque de véridicité, de bonne foi. Pour détruire un mensonge, souvent il suffit de faire connaître le caractère hâbleur de celui qui le profère, ou le besoin qu'il en a pour se retirer d'un mauvais pas ; pour détruire l'imposture, il faut, par quelque moyen que ce soit, soustraire les esprits au joug de l'opinion qu'on leur a imposée ; on détruit une fausseté en rétablissant la réalité des faits. - Le mensonge considéré en ce qui le distingue des deux autres, ne concerne guère que nous ; il peut être fort innocent, ne nuire à personne ; ce peut n'être qu'un conte fait pour amuser l'esprit, et de là vient que les fables, les fictions poétiques sont appelées des mensonges. L'imposture a toujours des conséquences graves, parce que son but est de tromper, et qu'ordinairement elle est accompagnée d'audace, d'impudence, d'effronterie ; elle maintient son dire avec force en dépit de la conviction et des cris de la conscience. Le mensonge est quelquefois timide, honteux ; l'imposture marche le front découvert et ne rougit point. Quelquefois le mensonge échappe ; dans l'imposture, il y a quelque chose de plus réfléchi, de plus prémédité, et aussi de plus artificieux ; c'est pourquoi, au figuré, au lieu qu'on dit que le monde n'est que mensonge, c'est-à-dire plein de vanité et autre qu'il ne paraît, on dit que les arts séduisent par une imposture agréable. Quant à la fausseté, il (le mensonge) a tellement rapport à la seule falsification des faits que presque jamais il n'annonce d'intention mauvaise de la part de celui qui l'emploie, et suppose qu'il croit de bonne foi à ce qu'il dit ; mais alors ce mot n'est plus synonyme des deux autres. - Moralement parlant, le mensonge n'est presque jamais qu'une faute légère, nous l'excusons ou nous en rions ; l'imposture est un crime, une fourberie, nous en sommes indignés ; la fausseté est une fraude, presque toujours elle cache de la malignité, sinon de la haine.

Benjamin Lafaye.

 

 

Le Dictionnaire Littré - 1873-78

 

MENSONGE

1-Discours contraire à la vérité, tenu avec dessein de tromper. Le meilleur que j'y voie, c'est que ses mensonges ne feront pas geler les vignes. [Malherbe, Lettres, II, 29]

  • Mensonge innocent, mensonge sans conséquence, qui ne peut nuire à personne.

    Mensonge officieux, mensonge fait dans l'intention d'être utile ou agréable à quelqu'un. Ne fût-ce que pour réparer le mensonge officieux de votre ami. [Maintenon, Lettres]

    Fig. et familièrement. Un mensonge puant, un puant mensonge, un mensonge évident et grossier.

    Le champ du mensonge, lieu en Alsace où Louis le Débonnaire fut trahi par ses fils, en 833.

  • 2-Particulièrement. Une fausse doctrine religieuse. Ô Dieu de vérité, vous n'avez pas créé cet esprit pour le mensonge ; laissez couler sur lui, du sein de votre gloire, un de ces rayons pénétrants de votre grâce.... [Fléchier, Oraisons funèbres]

    Dans le langage de l'Écriture, l'esprit du mensonge, le père du mensonge, le diable.

  • 3-Poétiquement. Fable, fiction. La poésie vit de mensonges. Le mensonge et les vers de tout temps sont amis. [La Fontaine, Fables]

  • PROVERBE

    4-Erreur, illusion, vanité. Mes yeux, puis-je vous croire et n'est-ce point un songe Qui sur mes tristes voeux a formé ce mensonge ? [Corneille, La mort de Pompée]

    Tous songes sont mensonges, c'est-à-dire il ne faut pas s'arrêter aux songes ni leur accorder aucune foi.

REMARQUE

Mensonge, féminin dans le début, a commencé à devenir indifféremment masculin et féminin dans le XVIe siècle et même plus tard ; aujourd'hui il n'est plus que masculin. D'abord les grammairiens m'appelleront en justice parce que je ne dis point une mensonge, et ne crois pas que la juridiction qu'ils ont sur les mots, puisse faire changer de sexe à celui-ci. [Guez de Balzac, Correspondance]

SYNONYME

1. MENSONGE, MENTERIE. Ces deux mots, qui ne diffèrent que par le suffixe, sont très sensiblement synonymes ; mais l'emploi n'en est pas le même. Menterie appartient au style familier, et mensonge est de tous les styles : c'est pourquoi mensonge seul se dit figurément dans le style élevé.

2. FAIRE UN MENSONGE DIRE UN MENSONGE., Ces deux expressions sont synonymes, et, ici, faire n'a que le sens de dire, bien que Roubaud ait voulu les distinguer, en prétendant que dire un mensonge, c'est le proférer, et faire un mensonge, le composer.

...

Quelques citations données par Littré :

 

La finesse est un mensonge en action ; et le mensonge part toujours de la crainte ou de l'intérêt, et par conséquent de la bassesse – DUCLOS, Consid. moeurs, ch. 13

Adroit mensonge – RACINE, Mithr. III, 4

Il n'a rien de son cru que le mensonge – BOSSUET, I, Pent. 1

Ce qui est une espèce de mensonge rétroactif – ROUSSEAU, Ém. II

Un adroit mensonge à couvrir le forfait – CORNEILLE, Héracl. II, 2

Et ma bouche et mes yeux du mensonge ennemis – RACINE, Baj. II, 5

J'ai foi à vos discours où le mensonge n'entre pas – COURIER, au rédacteur de la Quotidienne

Le mensonge n'a point de si hauts sentiments – VOLTAIRE, Oedipe, II, 5

Ce mensonge ne fait aucun mal à personne – FÉNELON, Tél. III

De ce rêve enchanteur je goûtais le mensonge - CHÉNIER M. J., Fénelon, II, 3

La trahison, le meurtre est le sceau du mensonge – VOLTAIRE, Henr. II

La supposition du mensonge en place de la vérité – MALHERBE, Lexique, éd. L. Lalanne

Est-il vice plus bas [que le mensonge] ? est-il tache plus noire ? - CORNEILLE, Ment. v, 3

Vous n'appuyez votre bonheur que sur le mensonge – PASCAL, Prov. 17

Des gens qui sachent donner au mensonge de belles couleurs - BOSSUET, 1er avert

L'homme est de glace aux vérités ; Il est de feu pour le mensonge - LA FONTAINE, Fabl. IX, 6

L'univers, disiez-vous, au mensonge est livré – VOLTAIRE, Tancr. IV, 2

L'homme est de glace aux vérités ; Il est de feu pour le mensonge - LA FONTAINE, Fabl. IX, 6

Crains l'attrait spécieux du mensonge, les vapeurs enivrantes de l'orgueil – ROUSSEAU, Em. III

 

Retrouvez Le Littré sur la toile, site Reverso : Dictionnaire Littré en ligne

 

Voir dans ce blog des articles connexes :

De la rhétorique - De l'éloquence - De la langue de bois -Des périphrases - Appeler un chat un chat

............................................................

À lire aussi pour en savoir + sur les auteurs des dictionnaires cités ci-dessus

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

 

Focus sur quelques mots :

Le A au fil des dictionnaires.

La vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité....

L'envie dans tous ses états - L'envie, péché capital - L'envie au fil des dictionnaires - L'envie, moteur de la consommation - Manne des publicitaires.

Férir -sans coup férir - féru(e) - un fier-à-bras, des fiers-à-bras..

RIEN.

Digressions autour d'un mot : Se mistifriser

 

............................................................

 Le français dans tous ses états

ACCUEIL & SOMMAIRE

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 06:20

 → MISCELLANÉES - THÈMES DIVERS 

 → ACCUEIL 

 

LES AMPOULES BASSE CONSOMMATION : fluocompactes

Leur durée de vie est longue.

Elles sont lentes à l'allumage et donnent un mauvais éclairage.

Elles demandent beaucoup d'énergie lorsqu'on les allume et plutôt que de les allumer et les éteindre fréquemment, il vaut mieux les laisser éclairées, d'autant plus qu'elles produisent des ondes électro-magnétiques au démarrage. Il est préférable de ne pas se trouver près d'elles.

Ne pas les mettre en lampe de chevet ni en lampe sur un bureau.

Leur utilisation comporte des risques.

Comme elles produisent des ultraviolets, on peut craindre des lésions sur la rétine, surtout sur celle des enfants et celle des personnes atteintes de DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age). Leur clignotement abîme l'oeil. Il y a aussi des risques de cancer de la peau.

Ces ampoules sont toxiques car elles contiennent du mercure à l'état gazeux. Attention de ne pas respirer le gaz quand on les casse. Aérer la pièce un quart d'heure, et prendre garde de ne pas se couper avec les débris de verre, prendre des gants pour les saisir. Surtout ne pas utiliser d'aspirateur ni les jeter à la poubelle. Il faut les rapporter absolument dans le magasin où on les a achetées ou dans une grande surface lorsqu'elles sont cassées ou usagées.

♦ 

LES LED : à diodes électroluminescentes

Elles ont une durée de vie très longue. Certains sites donnent 50000 heures.

Elles sont résistantes aux marches-arrêts

Elles comportent des risques pour les yeux, surtout lorsque les ampoules laissent voir le LED sans protection : certaines d'entre elles donnent une lumière bleutée. Elles peuvent aggraver la DMLA et être dangereuses pour les jeunes enfants s'ils y restent longtemps exposés. Il faut éviter l'éblouissement, ne pas les regarder directement, la pupille pourrait se dilater trop et ne plus protéger la rétine.

 LES HALOGENES

Il faut installer ces ampoules avec des gants, les traces grasses des doigts les abîment.

Leur allumage est immédiat. Elles donne une lumière vive et de bonne qualité.

Elles durent environ 2000 heures, ce qui n'est pas une durée très longue et elles dégagent beaucoup de chaleur. Il ne faut surtout pas toucher l'ampoule quand elle est chaude car on risque de s'y brûler.

Elles ne supportent pas très bien les marches/arrêts répétés

Elles ne comportent aucun risque sanitaire mais elle produisent beaucoup de rayons UV. Il est préférable de choisir des armatures avec des verres protecteurs, adaptées aux halogènes ; et attention aux abat-jour délicats.

 

SOURCES

Le beau site de Laure Mestre >>> Ampoules: l’heure des choix… (03 | octobre | 2012 | A TOUS LES ETAGES le blog)

Quand Laure nous parle des lampes, notre lanterne en est tout éclairée. Halogène, fluocompacte, LED, comment choisir ?

Une belle balade à faire : Déco à tous les étages

>>> Comparatif des différents types d'ampoules : à incandescence ...

>>> Précautions à prendre avec une ampoule fluocompacte - Installation

Les culots : >>> Support des lampes électriques - Wikipédia

Puissance et consommation des diverses lampes :

>>> Tableau équivalences puissance ampoule led / incandescence

 

...........................................................................

ACCUEIL

Miscellanées (sujets divers)

...........................................................................

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Miscellanées
commenter cet article
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 08:43

FLORILÈGE

ACCUEIL

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII 

Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII 

 

- 27- 

 

Julie ou la Nouvelle Héloïse - 1761

 

Lettres de deux amans, Habitans d'une petite ville au pied des Alpes

 

Jean-Jacques Rousseau - 1712-1778.
 

Ce roman épistolaire (composé de lettres) s'inspire de l'histoire douloureuse et véridique d'Héloïse et d'Abélard. Vous pouvez lire, dans ce blog, l'extrait d'une lettre passionnée d'Héloïse.

>>> LETTRE D'HÉLOÏSE - Les tragiques amours d'Héloïse et d'Abélard

Les personnages de Rousseau, Julie d'Étange et Saint-Preux, vivent un amour impossible.

Dans la lettre dont vous allez lire un extrait, Saint-Preux, naguère précepteur de Julie, écrit à son ami Milord Édouard Bornston, un lord anglais, pour lui relater une promenade en bateau sur le lac Léman, avec celle qu'il aime.

Je préciserai qu'à cette époque Julie a dû faire un mariage de raison avec un vieux monsieur, et qu'elle est mère.

Cette situation nous fait penser au Poème d'Alphonse de Lamartine "Le Lac" où le poète évoque, lui aussi, un lieu qui lui est cher, le lac du Bourget. C'est le souvenir de Madame Charles dont il était épris qui lui fait évoquer ce lieu romantique.

L'oeuvre de Rousseau se compose de cinq parties

L'extrait ci-dessous se trouve à la fin de la dernière lettre de la 4e partie.


 

Lettre XV

à Milord Édouard

 

Tandis que nous nous amusions agréablement à parcourir ainsi des yeux les côtes voisines, un séchard, qui nous poussait de biais vers la rive opposée, s’éleva, fraîchit considérablement ; et, quand nous songeâmes à revirer, la résistance se trouva si forte qu’il ne fut plus possible à notre frêle bateau de la vaincre. Bientôt les ondes devinrent terribles : il fallut regagner la rive de Savoie, et tâcher d’y prendre terre au village de Meillerie qui était vis-à-vis de nous, et qui est presque le seul lieu de cette côte où la grève offre un abord commode. Mais le vent ayant changé se renforçait, rendait inutiles les efforts de nos bateliers et nous faisait dériver plus bas le long d’une file de rochers escarpés où l’on ne trouve plus d’asile.

Nous nous mîmes tous aux rames ; et presque au même instant j’eus la douleur de voir Julie saisie du mal de cœur, faible et défaillante au bord du bateau. Heureusement elle était faite à l’eau et cet état ne dura pas. Cependant nos efforts croissaient avec le danger ; le soleil, la fatigue et la sueur nous mirent tous hors d’haleine et dans un épuisement excessif. C’est alors que, retrouvant tout son courage, Julie animait le nôtre par ses caresses compatissantes ; elle nous essuyait indistinctement à tous le visage, et mêlant dans un vase du vin avec de l’eau de peur d’ivresse, elle en offrait alternativement aux plus épuisés. Non, jamais votre adorable amie ne brilla d’un si vif éclat que dans ce moment où la chaleur et l’agitation avaient animé son teint d’un plus grand feu ; et ce qui ajoutait le plus à ses charmes était qu’on voyait si bien à son air attendri que tous ses soins venaient moins de frayeur pour elle que de compassion pour nous. Un instant seulement deux planches s’étant entr’ouvertes, dans un choc qui nous inonda tous, elle crut le bateau brisé ; et dans une exclamation de cette tendre mère j’entendis distinctement ces mots : « Ô mes enfants ! faut-il ne vous voir plus ? » Pour moi, dont l’imagination va toujours plus loin que le mal, quoique je connusse au vrai l’état du péril, je croyais voir de moment en moment le bateau englouti, cette beauté si touchante se débattre au milieu des flots, et la pâleur de la mort ternir les roses de son visage.

Enfin à force de travail nous remontâmes à Meillerie, et, après avoir lutté plus d’une heure à dix pas du rivage, nous parvînmes à prendre terre. En abordant, toutes les fatigues furent oubliées. Julie prit sur soi la reconnaissance de tous les soins que chacun s’était donnés ; et comme au fort du danger elle n’avait songé qu’à nous, à terre il lui semblait qu’on n’avait sauvé qu’elle.

Nous dînâmes avec l’appétit qu’on gagne dans un violent travail. La truite fut apprêtée. Julie qui l’aime extrêmement en mangea peu ; et je compris que, pour ôter aux bateliers le regret de leur sacrifice, elle ne se souciait pas que j’en mangeasse beaucoup moi-même. Milord, vous l’avez dit mille fois, dans les petites choses comme dans les grandes cette âme aimante se peint toujours.

Après le dîner, l’eau continuant d’être forte et le bateau ayant besoin de raccommoder, je proposai un tour de promenade. Julie m’opposa le vent, le soleil, et songeait à ma lassitude. J’avais mes vues ; ainsi je répondis à tout. « Je suis, lui dis-je, accoutumé dès l’enfance aux exercices pénibles ; loin de nuire à ma santé ils l’affermissent, et mon dernier voyage m’a rendu bien plus robuste encore. À l’égard du soleil et du vent, vous avez votre chapeau de paille ; nous gagnerons des abris et des bois ; il n’est question que de monter entre quelques rochers ; et vous qui n’aimez pas la plaine en supporterez volontiers la fatigue. » Elle fit ce que je voulais, et nous partîmes pendant le dîner de nos gens.

Vous savez qu’après mon exil du Valais je revins il y a dix ans à Meillerie attendre la permission de mon retour. C’est là que je passai des jours si tristes et si délicieux, uniquement occupé d’elle, et c’est de là que je lui écrivis une lettre dont elle fut si touchée. J’avais toujours désiré de revoir la retraite isolée qui me servit d’asile au milieu des glaces et où mon cœur se plaisait à converser en lui-même avec ce qu’il eut de plus cher au monde. L’occasion de visiter ce lieu si chéri dans une saison plus agréable, et avec celle dont l’image l’habitait jadis avec moi, fut le motif secret de ma promenade. Je me faisais un plaisir de lui montrer d’anciens monuments d’une passion si constante et si malheureuse.

Nous y parvînmes après une heure de marche par des sentiers tortueux et frais, qui, montant insensiblement entre les arbres et les rochers, n’avaient rien de plus incommode que la longueur du chemin. En approchant et reconnaissant mes anciens renseignements, je fus prêt à me trouver mal ; mais je me surmontai, je cachai mon trouble, et nous arrivâmes. Ce lieu solitaire formait un réduit sauvage et désert, mais plein de ces sortes de beautés qui ne plaisent qu’aux âmes sensibles, et paraissent horribles aux autres. Un torrent formé par la fonte des neiges roulait à vingt pas de nous une eau bourbeuse, charriait avec bruit du limon, du sable et des pierres. Derrière nous une chaîne de roches inaccessibles séparait l’esplanade où nous étions de cette partie des Alpes qu’on nomme les Glacières, parce que d’énormes sommets de glaces qui s’accroissent incessamment les couvrent depuis le commencement du monde. Des forêts de noirs sapins nous ombrageaient tristement à droite. Un grand bois de chênes était à gauche au delà du torrent ; et au-dessous de nous cette immense plaine d’eau que le lac forme au sein des Alpes nous séparait des riches côtes du pays de Vaud, dont la cime du majestueux Jura couronnait le tableau.

Au milieu de ces grands et superbes objets, le petit terrain où nous étions étalait les charmes d’un séjour riant et champêtre ; quelques ruisseaux filtraient à travers les rochers, et roulaient sur la verdure en filets de cristal ; quelques arbres fruitiers sauvages penchaient leurs têtes sur les nôtres ; la terre humide et fraîche était couverte d’herbe et de fleurs. En comparant un si doux séjour aux objets qui l’environnaient, il semblait que ce lieu dût être l’asile de deux amants échappés seuls au bouleversement de la nature.

Quand nous eûmes atteint ce réduit et que je l’eus quelque temps contemplé : « Quoi ! dis-je à Julie en la regardant avec un œil humide, votre cœur ne vous dit-il rien ici, et ne sentez-vous point quelque émotion secrète à l’aspect d’un lieu si plein de vous ? » Alors, sans attendre sa réponse, je la conduisis vers le rocher, et lui montrai son chiffre gravé dans mille endroits, et plusieurs vers de Pétrarque ou du Tasse relatifs à la situation où j’étais en les traçant. En les revoyant moi-même après si longtemps, j’éprouvai combien la présence des objets peut ranimer puissamment les sentiments violents dont on fut agité près d’eux. Je lui dis avec un peu de véhémence : « O Julie, éternel charme de mon cœur ! Voici les lieux où soupira jadis pour toi le plus fidèle amant du monde. Voici le séjour où ta chère image faisait son bonheur, et préparait celui qu’il reçut enfin de toi-même. On n’y voyait alors ni ces fruits ni ces ombrages ; la verdure et les fleurs ne tapissaient point ces compartiments, le cours de ces ruisseaux n’en formait point les divisions ; ces oiseaux n’y faisaient point entendre leurs ramages ; le vorace épervier, le corbeau funèbre, et l’aigle terrible des Alpes, faisaient seuls retentir de leurs cris ces cavernes ; d’immenses glaces pendaient à tous ces rochers ; des festons de neige étaient le seul ornement de ces arbres ; tout respirait ici les rigueurs de l’hiver et l’horreur des frimas ; les feux seuls de mon cœur me rendaient ce lieu supportable, et les jours entiers s’y passaient à penser à toi. Voilà la pierre où je m’asseyais pour contempler au loin ton heureux séjour ; sur celle-ci fut écrite la lettre qui toucha ton cœur ; ces cailloux tranchants me servaient de burin pour graver ton chiffre ; ici je passai le torrent glacé pour reprendre une de tes lettres qu’emportait un tourbillon ; là je vins relire et baiser mille fois la dernière que tu m’écrivis ; voilà le bord où d’un œil avide et sombre je mesurais la profondeur de ces abîmes ; enfin ce fut ici qu’avant mon triste départ je vins te pleurer mourante et jurer de ne te pas survivre. Fille trop constamment aimée, ô toi pour qui j’étais né ! Faut-il me retrouver avec toi dans les mêmes lieux, et regretter le temps que j’y passais à gémir de ton absence ?… » J’allais continuer ; mais Julie, qui, me voyant approcher du bord, s’était effrayée et m’avait saisi la main, la serra sans mot dire en me regardant avec tendresse et retenant avec peine un soupir ; puis tout à coup détournant la vue et me tirant par le bras : « Allons-nous-en, mon ami, me dit-elle d’une voix émue ; l’air de ce lieu n’est pas bon pour moi. » Je partis avec elle en gémissant, mais sans lui répondre, et je quittai pour jamais ce triste réduit comme j’aurais quitté Julie elle-même.

Revenus lentement au port après quelques détours, nous nous séparâmes. Elle voulut rester seule, et je continuai de me promener sans trop savoir où j’allais. À mon retour, le bateau n’étant pas encore prêt ni l’eau tranquille, nous soupâmes tristement, les yeux baissés, l’air rêveur, mangeant peu et parlant encore moins. Après le souper, nous fûmes nous asseoir sur la grève en attendant le moment du départ. Insensiblement la lune se leva, l’eau devint plus calme, et Julie me proposa de partir. Je lui donnai la main pour entrer dans le bateau ; et, en m’asseyant à côté d’elle, je ne songeai plus à quitter sa main. Nous gardions un profond silence. Le bruit égal et mesuré des rames m’excitait à rêver. Le chant assez gai des bécassines, me retraçant les plaisirs d’un autre âge, au lieu de m’égayer, m’attristait. Peu à peu je sentis augmenter la mélancolie dont j’étais accablé. Un ciel serein, les doux rayons de la lune, le frémissement argenté dont l’eau brillait autour de nous, le concours des plus agréables sensations, la présence même de cet objet chéri, rien ne put détourner de mon cœur mille réflexions douloureuses.

Je commençai par me rappeler une promenade semblable faite autrefois avec elle durant le charme de nos premières amours. Tous les sentiments délicieux qui remplissaient alors mon âme s’y retracèrent pour l’affliger ; tous les événements de notre jeunesse, nos études, nos entretiens, nos lettres, nos rendez-vous, nos plaisirs,

E tanta-fede, e si dolci memorie,

E si lungo costume !*

ces foules de petits objets qui m’offraient l’image de mon bonheur passé, tout revenait, pour augmenter ma misère présente, prendre place en mon souvenir. C’en est fait, disais-je en moi-même ; ces temps, ces temps heureux ne sont plus ; ils ont disparu pour jamais. Hélas ! ils ne reviendront plus ; et nous vivons, et nous sommes ensemble, et nos cœurs sont toujours unis ! Il me semblait que j’aurais porté plus patiemment sa mort ou son absence, et que j’avais moins souffert tout le temps que j’avais passé loin d’elle. Quand je gémissais dans l’éloignement, l’espoir de la revoir soulageait mon cœur ; je me flattais qu’un instant de sa présence effacerait toutes mes peines ; j’envisageais au moins dans les possibles un état moins cruel que le mien. Mais se trouver auprès d’elle, mais la voir, la toucher, lui parler, l’aimer, l’adorer, et, presque en la possédant encore, la sentir perdue à jamais pour moi ; voilà ce qui me jetait dans des accès de fureur et de rage qui m’agitèrent par degrés jusqu’au désespoir. Bientôt je commençai de rouler dans mon esprit des projets funestes, et, dans un transport dont je frémis en y pensant, je fus violemment tenté de la précipiter avec moi dans les flots, et d’y finir dans ses bras ma vie et mes longs tourments. Cette horrible tentation devint à la fin si forte, que je fus obligé de quitter brusquement sa main pour passer à la pointe du bateau.

Là mes vives agitations commencèrent à prendre un autre cours ; un sentiment plus doux s’insinua peu à peu dans mon âme, l’attendrissement surmonta le désespoir, je me mis à verser des torrents de larmes, et cet état, comparé à celui dont je sortais, n’était pas sans quelques plaisirs. Je pleurai fortement, longtemps, et fus soulagé. Quand je me trouvai bien remis, je revins auprès de Julie ; je repris sa main. Elle tenait son mouchoir ; je le sentis fort mouillé. « Ah ! lui dis-je tout bas, je vois que nos cœurs n’ont jamais cessé de s’entendre ! ─ Il est vrai, dit-elle d’une voix altérée ; mais que ce soit la dernière fois qu’ils auront parlé sur ce ton. » Nous recommençâmes alors à causer tranquillement, et au bout d’une heure de navigation nous arrivâmes sans autre accident. Quand nous fûmes rentrés, j’aperçus à la lumière qu’elle avait les yeux rouges et fort gonflés ; elle ne dut pas trouver les miens en meilleur état. Après les fatigues de cette journée, elle avait grand besoin de repos ; elle se retira, et je fus me coucher.

Voilà, mon ami, le détail du jour de ma vie où, sans exception, j’ai senti les émotions les plus vives. J’espère qu’elles seront la crise qui me rendra tout à fait à moi. Au reste, je vous dirai que cette aventure m’a plus convaincu que tous les arguments de la liberté de l’homme et du mérite de la vertu. Combien de gens sont faiblement tentés et succombent ? Pour Julie, mes yeux le virent et mon cœur le sentit : elle soutint ce jour-là le plus grand combat qu’âme humaine ait pu soutenir ; elle vainquit pourtant. Mais qu’ai-je fait pour rester si loin d’elle ?

Ô Édouard ! quand séduit par ta maîtresse tu sus triompher à la fois de tes désirs et des siens, n’étais-tu qu’un homme ? Sans toi j’étais perdu peut-être. Cent fois dans ce jour périlleux, le souvenir de ta vertu m’a rendu la mienne.

...........................................

*E tanta-fede, e si dolci memorie, / E si lungo costume !*

"Et cette foi si pure, et ces doux souvenirs, et cette longue familiarité"

Métastase, poète italien, XVIIIe siècle.


 

à retrouver sur Wikisource

Julie ou la Nouvelle Héloïse - Wikisource


 

Le Lac

 Alphonse de Lamartine 1790-1869


 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


Méditations Poétiques

........................................................................................................................

FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

ACCUEIL

........................................................................................................................

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Florilège - la pensée des autres
commenter cet article
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 18:54

 

Complétez avec :

équivoque – euphémisme – homonyme homographe – anachronisme – contrepétrie – paronyme ou paronymie – haïku – holonyme – homonyme homophone – épicène – métonymie – archaïsme - barbarisme – méronyme – synonyme

Faites précéder ces mots de un, une, des (-s), le, la, les (-s) ou de rien.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

1 c'est du hollande dit-on pour du fromage de Hollande, par ....... .

2 une crapule, c'est un nom féminin ....... ; il désigne indifféremment une personne de sexe masculin ou féminin.

3 des vers (chantés) et des vers (à soie) sont ....... .

4 La jeune fille regardait la chose en riant, cela peut être ........

5 Dans cette épigramme de Boileau, il y a ....... .

"On dit que l’abbé Roquette

Prêche les sermons d’autrui ;

Moi qui sais qu’il les achète,

Je soutiens qu’ils sont à lui. "

6 Ceci est ....... de Shiki :

"Vent d'hiver ~

le sifflement de la bouilloire

pendue au crochet "

7 la chère, la chair, la chaire, la cheire sont ....... .

8 l'humérus, le radius, le cubitus, le métacarpe, le fémur, le tibia, le péroné, le métatarse sont ....... de SQUELETTE.

9 VILLE est ....... de gratte-ciel, rue, carrefour, citadin.

10 conjecture et conjoncture sont ....... .

11 galvardine, gamache, galvaudeux, abander, abissonné sont ....... .

12 Joie, bonheur, béatitude, félicité sont ....... .

13 Vous allez pallier à ces difficultés, j'en suis sûre. C'est ....... .

14 François 1er alors s'écria : "Allons enfants de la patrie / Le jour de gloire est arrivé !" C'est .......

15 Barnabé est très amoureux de Philomène et déclare : "Par ma foi, elle ne me déplaît point !" C'est ....... .

 

Voici la solution

1 c'est du hollande dit-t-on pour du fromage de Hollande, par métonymie, remplacement d'un mot par un autre, par réduction d'un syntagme (fromage de Hollande)

Autre exemple : J'ai acheté une citroën

J'ai acheté une voiture de la marque Citroën et si tous les Français achetaient des voitures françaises, cela ferait du bien à l'économie de notre pays !

2 une crapule, c'est un nom féminin épicène ; il désigne indifféremment une personne de sexe masculin ou féminin.

Autre exemple : un crapaud est un nom masculin épicène ; il désigne indifféremment un animal mâle ou femelle.

3 des vers (chantés) et des vers (à soie) sont des homonymes homographes.

Les homonymes homographes sont des mots de sens différents qui se prononcent et s'écrivent de la même manière.

Autres exemples : un aigle, une aigle - un pupille, une pupille - une souris, un souris - etc.

Retrouvez ces mots >>> Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4.

4 La jeune fille regardait la chose en riant peut être une contrepétrie.

La contrepétrie a toujours un aspect paillard.

5 Dans cette épigramme de Boileau, il y a une équivoque

"On dit que l’abbé Roquette
Prêche les sermons d’autrui ;
Moi qui sais qu’il les achète,
Je soutiens qu’ils sont à lui."

6 Ceci est un haïku de Shiki :

"Vent d'hiver ~
le sifflement de la bouilloire
pendue au crochet "

>>> 55 haïkus de Shiki (trad. Gilles Fabre) chez Haiku Spirit


7 la chère, la chair, la chaire, la cheire sont des homonymes homophones

Les homonymes homophones sont des mots qui se prononcent de la même manière mais s'écrivent différemment.

>>> Ne pas confondre les homophones : (adjectif) cher, (adverbe) cher, (substantifs) la chère, la chair, la chaire, la cheire.

8 l'humérus, le radius, le cubitus, le métacarpe, le fémur, le tibia, le péroné, le métatarse sont les méronymes de SQUELETTE.

9 Ville est l'holonyme de gratte-ciel, rue, carrefour, citadin...

>>> Que signifient les mots synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

10 conjecture et conjoncture sont des paronymes

Deux mots qui se ressemblent et qu'on pourrait confondre.

>>> PARONYMES – PARONOMASE + QUIZ N°27 agonir et agoniser - anoblir et ennoblir - bâiller, bailler et bayer - conjecture et conjoncture - ablation et ablution - recouvrer et recouvrir...

11 galvardine, gamache, galvaudeux, abander, abissonné sont des archaïsmes

(les retrouver en ligne dans Le Littré (Reverso) et Le dictionnaire de Godefroy

>>> Archaïsme ! Fleur fanée, oubliée sur la page d'un vieux livre. Reviens à la vie, l'espace d'un instant !

12 Joie, bonheur, béatitude, félicité sont des synonymes

>>> Les synonymes – la synonymie + Quiz 61

13 Vous allez pallier à ces difficultés, j'en suis sûre.

C'est un barbarisme

Le verbe pallier se construit directement : Vous allez pallier ces difficultés, j'en suis sûre.

>>> Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - 1ère partie + QUIZ 30

>>> Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? 2ème partie - QUIZ 31

14 François 1er alors s'écria : "Allons enfants de la patrie / Le jour de gloire est arrivé !" C'est un anachronisme. Erreur dans le temps, dans l'époque.

15 Barnabé est très amoureux de Philomène et déclare : "Par ma foi, elle ne me déplaît point !" C'est un euphémisme.

Un euphémisme consiste à dire peu pour signifier beaucoup (par pudeur, pour ne pas choquer, pour être "politiquement correct", pour déguiser la vérité, la rendre plus acceptable).

>>> De la rhétorique - De l'éloquence - De la langue de bois - Des périphrases - Appeler un chat un chat

À rapprocher de la litote

Exemple : "Va, je ne te hais point." Cf. Le Cid de Corneille

>>> Comment dites-vous "Je t'aime" ? Je te kiffe, je ne te hais point, tu me bottes, je suis morgane de toi, je t'ai dans la peau, mon coeur s'est embrasé, etc. ?

...........................................................................

ACCUEIL

Le français dans tous ses états

Les QUIZ + Exercices d'orthographe et de grammaire

Vous aimez les exercices à trous ? Récapitulation de ceux que vous trouverez dans le blog

...........................................................................

Voir aussi

Que signifient les mots synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

Les synonymes – la synonymie + Quiz 61

Cherchez l'intrus parmi les synonymes - Quiz 62

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 05:17

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Accueil
commenter cet article
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:15

 

 

Suite de l'article : La place de Y et de EN dans la phrase + QUIZ 67

 

Les pronoms personnels compléments sont : me, moi, te, toi, se, le, lui, la, nous, vous, les, leur, eux.

Y et en font l'objet de l'article précédent.

 

 

Complétez les phrases suivantes

par les pronoms personnels.

Les verbes sont à l'impératif.

 

34-C'est Pâques, aujourd'hui. Donne donc cette poule en chocolat à ton petit frère !

Donne-...-... donc !

35-Donne donc ces oeufs en chocolat à tes petits frères !

Donne-...-... donc !

36-Ah ! Tu as pris des photos à la Cité du Design de Saint-Étienne ? J'aimerais bien les voir.

Montre-...-...

37-Ah ! Tu as pris des photos à la Biennale du Design de Sainté ?

Nous aimerions bien les voir.

Montre-...-...

38-Vous aimeriez un bon petit plat pour fêter ça aujourd'hui ?

Eh bien, achetez-...-...

39-Tu aimerais un bon petit plat pour fêter ça aujourd'hui ?

Eh bien, achète-...-...

40-Tu as une nouvelle copine ?

Présente-...-...

Pour cette phrase, trouvez toutes les réponses possibles. Avec moi, nous, lui, leur.

 

 

Correction

 

34-C'est Pâques, aujourd'hui. Donne donc cette poule en chocolat à ton petit frère ! Donne-...-... donc !

Donne-la-lui donc !

La tournure Donne-lui-la ! est interdite.

 

À l'impératif affirmatif, lorsqu'il on a deux compléments, l'un direct, l'autre indirect, on doit mettre le pronom indirect après le pronom direct, dans le cas où les deux pronoms sont à la 3e personne.*

Rappel

Le, la, lui, les, leur, eux > 3e personnes (singulier et pluriel)


> Qu'est-ce qu'un complément d'objet direct ? un complément d'objet second ? un complément d'objet indirect ?

 

35-Donne donc ces oeufs en chocolat à tes petits frères !

Donne-les-leur donc !

La tournure Donne-leur-les ! est interdite.

 

36-Ah ! Tu as pris des photos à la Cité du Design de Saint-Étienne ?

J'aimerais bien les voir. Montre-...-...

Montre-les-moi / Montre-moi-les !°

 

Dans le cas où l'un des pronoms est à la 1ère ou à la 2e personne, il se place soit avant, soit après l'autre.

Normalement, comme dans le cas précédent, on devrait placer le complément indirect en 2e position, mais l'usage veut qu'on le place parfois avant le complément direct. On trouve cette construction chez de nombreux écrivains. Cf. Le Grevisse.

Elle appartient à la langue familière > Phrases marquées avec °

Voir en fin d'article l'extrait du poème de Victor Hugo.

Rappel

Me, moi, nous >1ères personnes (singulier et pluriel)

Te, toi, vous > 2e personnes (singulier et pluriel)

 

37-Ah ! Tu as pris des photos à la Biennale du Design de Sainté ?

Nous aimerions bien les voir. Montre-...-...

Montre-les-nous / Montre-nous-les !°

 

38-Vous aimeriez un bon petit plat pour fêter ça aujourd'hui ?

Eh bien, achetez-...-...

Eh bien, achetez-le-vous ! Eh bien, achetez-vous-le !°

 

39-Tu aimerais un bon petit plat pour fêter ça aujourd'hui ?

Eh bien, achète-...-...

Eh bien, achète-le-toi ! Eh bien, achète-toi-le !°

 

40-Tu as une nouvelle copine ? Présente-...-...

Trouvez toutes les réponses possibles. Avec moi, nous, lui, leur.

Présente-la nous. Présente-nous-la.°

Présente la-moi. Présente-moi-la.°

Présente-la lui.

Présente-la-leur.

 

*Présente-lui-la et Présente-leur-la est interdit.

> les deux pronoms sont à la 3e personne.

 

Remarque

On trouve souvent ces phrases sans le 2e trait d'union. C'est une faute.

 

Tenez-vous-le pour dit !°

ou

Tenez-le-vous pour dit !

 

888888888888888888888888888888888

Lecteur internaute, soucieux de bien parler et de bien écrire, torture-toi l'esprit afin de te souvenir de ces règles.

Je te le1 dis, je te le1 répète et tu me le1 promets.

Apprends-les à ceux qui voudront t'entendre.

Tu les leur diras2, et tu les leur répéteras2.

Même à ta copine qui parle le français comme un Basque l'espagnol. Tu les lui diras2, tu les lui répéteras2.

Cette leçon, tu la lui feras réciter jusqu'à ce qu'elle la sache.

 

1 et 2 Et fais-leur remarquer que les pronoms personnels compléments directs le, la les se placent APRÈS les indirects1  me te nous vous mais AVANT lui et leur2.

 

Remarque

Régional : On entend parfois l'ordre inverse : Tu lui la fera réciter.

 

Le titre : Dites-le-moi

OU dites-moi-le° ?

On peut dire soit l'un, soit l'autre

Victor Hugo

Les Pauvres Gens (La Légende des Siècles)

Extrait 

 

                                                   Ô pauvres femmes
De pêcheurs ! c’est affreux de se dire : « Mes âmes,
Père, amant, frères, fils, tout ce que j’ai de cher,
C’est là, dans ce chaos ! — mon cœur, mon sang, ma chair ! »
Ciel ! être en proie aux flots, c’est être en proie aux bêtes.
Oh ! songer que l’eau joue avec toutes ces têtes,
Depuis le mousse enfant jusqu’au mari patron,
Et que le vent hagard, soufflant dans son clairon,
Dénoue au-dessus d’eux sa longue et folle tresse,
Et que peut-être ils sont à cette heure en détresse,
Et qu’on ne sait jamais au juste ce qu’ils font,
Et que, pour tenir tête à cette mer sans fond,
À tous ces gouffres d’ombre où ne luit nulle étoile,
Ils n’ont qu’un bout de planche avec un bout de toile !
Souci lugubre ! on court à travers les galets,
Le flot monte, on lui parle, on crie : « Oh ! rends-nous-les ! »

Mais, hélas ! que veut-on que dise à la pensée
Toujours sombre, la mer toujours bouleversée !

 

Tous les quiz

ACCUEIL

Le français dans tous ses états

Vous aimez les exercices à trous ? Récapitulation de ceux que vous trouverez dans le blog

...........................................................................

 

Partager cet article

Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article

Présentation

  • : LE BLOG DE MAMIEHIOU - La langue française telle qu'on l'aime  De la grammaire, des exercices divers, des dictées commentées, des histoires, des textes d'auteurs, des infos pratiques...
  • : Pour tous ceux qui aiment la langue française. Son histoire, sa grammaire et son orthographe. Des dictées commentées, des exercices ébouriffants, un florilège de textes d'auteurs, etc.
  • Contact

Mon Profil

  • mamiehiou.over-blog.com
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.

Mon blog

Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

Rechercher Un Mot Du Blog