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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 17:26

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Bonjour Anthony !

Je sais que tu es un garçon bien sympathique et que tu t'intéresses à beaucoup de matières à l'école, comme la géographie et l'histoire. J'ai écrit pour toi ces petits exercices qui vont te demander un peu d'attention. Il s'agit de repérer les S.

C'est facile pour toi, ouvre l'œil.

 

Rappel 1

La terminaison d'un verbe conjugué à la 2e personne du singulier TU est un S quel que soit le temps.

Tu joues, tu ris, tu es joyeux, tu aimes être tes copains, tu fais aussi parfois tes devoirs et tu apprends tes leçons.

Exercice : Souligne ou surligne les S des terminaisons des verbes des phrases précédentes.

 

Exception : On ne met pas de S à l'impératif quand le verbe se termine par un E muet. On a aussi Va sans S.

L'impératif est un mode qui permet d'exprimer un ordre, une suggestion, un conseil, une interdiction.

Joue ! Chante ! Ne pleure pas ! Cueille des fleurs pour faire un beau bouquet ! Sache que tout le monde doit faire des efforts pour réussir ! Aime-la de tout ton cœur, c'est ta maman. Ne bavarde pas en classe, c'est interdit.

Exercice : Souligne ou surligne les E des terminaisons des verbes des phrases précédentes.

 

Pour l'euphonie, parfois, on est obligé d'ajouter un S EUPHONIQUE au verbe conjugué à l'impératif.

Quel beau gâteau ! Goûtes-y

Le S euphonique rend la phrase plus agréable à entendre.

Tu as un problème ; parles-en à ta maman. Tu voudrais des pokémons, achètes-en. Tu veux aller chez ton copain, eh bien vas-y !

Exercice : Souligne ou surligne le S qu'on a ajouté pour l'euphonie

 

Rappel 2

Tu sais comment on forme le pluriel d'un nom (ou substantif).

On ajoute un S au nom qui est au singulier, parfois un X. C'est la règle générale.

Un enfant, des enfants - un jouet, des jouets

un jeu, des jeux – un bateau, des bateaux

Exercice : Souligne ou surligne le S ou le X qu'on a ajouté aux noms pour les mettre au pluriel.

 

L'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte. On ajoute généralement un S à l'adjectif au singulier pour le mettre au pluriel.

Regarde la bicyclette bleue

Regarde les bicyclettes bleues.

Il porte toujours un tee-shirt rouge. Et il est souvent déchiré.

Il porte toujours des tee-shirts rouges. Et ils sont souvent déchirés.

Exercice : Souligne ou surligne le S qu'on a ajouté aux noms et aux adjectifs pour les mettre au pluriel.

 

Cet exercice est terminé. Je t'en écrirai d'autres.

Était-ce un exercice difficile ?

Ta maman peut regarder si tu as fait des oublis.

Tu peux voir la correction en cliquant sur :

Correction des exercices pour Anthony (1ère partie)

Tu peux faire un commentaire après l'article si tu veux.

À bientôt Anthony !

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Série : Exercices d'orthographe pour Anthony

En finir avec les fautes d'inattention (1ère partie)

En finir avec les fautes d'inattention (2e partie)

 

Orthographe grammaire pour les hésitants

Reprise de l'article dans le fichier à télécharger & à imprimer.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 15:00

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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« Comment m'as-tu trouvée, ma belle ? Quel jour de bonheur ! Enfin je te revois ! Je savais que tu me reviendrais. Ne me l'avais-tu pas promis ? Est-il possible ? Est-il possible ? »

Du plus loin que Sissi m'aperçut, j'entendis ses exclamations qui traduisaient un bouleversement profond ; et je me réjouis de cet accueil enthousiaste, éperdue, à tel point que je restai muette, jusqu'à m'étonner moi-même.

Des grommellements sonores et de profonds soupirs entrecoupaient ses cris de joie.

La sombre forêt avait-elle jamais frémi de la sorte ?

«  L'a'vous vue ? L'a'vous vue tous ? A'vous vu ma petite Oli qui revient ?

«  Qu'a-t-elle donc, cette Pochemuchka, pour s'exprimer de la sorte ? susurra mon Prétatou prêt à souligner chaque écart que ferait mon amiequ'il croyait être ma préférée. Qu'est-ce qu'il lui prend ? Est-elle frappée d'hapaxépie ? L'émotion va la tuer à coup sûr ! »

 

Jour de liesse ! De toutes parts retentirent à qui mieux mieux les cris de la gent emplumée, et en si grand nombre que la contagion semblait s'être étendue jusqu'aux confins de la terre.

« Quelle fête, mes amis ! Quelle fête faites-vous donc là ! m'exclamai-je abasourdie. »

Les chants pleuvaient à tout rompre.

Ainsi donc mesurai-je à quel point ma popularité s'était renforcée pendant mon absence. L'alouette grisollait, la caille cacabait, le corbeau croassait, la corneille graillait, le geai cajolait, le paon braillait, la perdrix cacabait, le pinson ramageait, la pie jasait, le merle sifflait, la mésange zinzinulait ; la gent quadrupède accourut et se joignit au tohu-bohu ; le cerf réait, suivi de sa harde fidèle qui s'époumonait, ravie d'accompagner son raire ; le renard glapissait, la souris chicotait, le crapaud coassait ; les insectes, ceux-là mêmes d'ordinaire si peu sentimentaux, se manifestèrent ; le bourdon bourdonnait, le grillon, grésillant, avait peine à se faire entendre ; soudain, le hibou réveillé se mit à boubouler ; une chèvre perdue bégueta. On aurait pu craindre une cacophonie, mélange de bruits confus et assourdissants à s'en boucher les oreilles. Que nenni ! Il s'instaura en un éclair une harmonie qu'on eût dit céleste, comme on en entend parfois lors des rassemblements religieux où chacun se met à chanter un air inspiré qu'il invente à chaque mesure, le tout à l'unisson, manifestation d'une rare glossolalie digne de la plus haute expression spirituelle.

Et par dessus tout, les couinements mélodiques et ravis de ma Sissi, ma laie amie.

« Chère Oli, me dit-elle, j'ai, depuis une année entière, tant pleuré sur ton souvenir, que les hôtes de ces bois* se sont émus de ma tristesse et je leur ai parlé de toi. Ils en sont venus à t'attendre comme moi-même je t'attendais. Le croirais-tu, chère Oli, le croirais-tu ? J'avais grand peur que tu ne puisses pas me retrouver : je dus m'éloigner de la demeure de Marie Cratère qui me menaçait et m'accusait de n'avoir pu te conserver auprès d'elle ; puis je fus chassée de ce territoire ennemi par Lokis* le Grand Ours à qui personne ne peut tenir tête au risque d'être occis sur l'heure.

Ces paroles ne m'étonnèrent aucunement.

« Tu veux parler de Messire Ours ? C'est lui que tu crains ? Ne te mets pas en peine, chère Sissi. C'est lui-même qui m'a indiqué la direction que je devais prendre pour te rejoindre. Il est devenu mon ami. »

À ces mots, le saisissement atteignant son paroxysme, Sissi fut prise d'une violente commotion et elle s'effondra lentement en un bruit sourd.

Vraiment, c'était trop pour elle.

« On n'a pas pu empêcher qu'elle ne nous joue un tour à sa façon ; et je crains qu'elle ne refasse surface avant longtemps, conclut doctement mon chien. »

 

................................................

*Les hôtes de ces bois

Emprunt à Jean de la Fontaine – Fable, Le Corbeau et le Renard.

 

**Lokis, Michel, noms donnés dans les légendes lithuaniennes à l'ours brun.

Prosper Mérimée s'est inspiré de ces légendes en écrivant Lokis (1869) une de ses plus belles et de ses plus énigmatiques nouvelles, la dernière, un an avant sa mort.

Cité dans le livre de Michel Pastoureau, L'Ours. Histoire d'un roi déchu - 2007

On peut lire la nouvelle de Mérimée sur la toile : Lokis - Wikisource

 

NOTES

 

Comment m'as-tu trouvée, ma belle ?

Le participe passé trouvée s'accorde avec le pronom personnel M' (ME élidé) féminin, singulier, placé avant lui.

Me pronom personnel complément d'objet direct de trouver. Il représente Sissi, l'amie de la narratrice Oli.

Voir les règles d'accord des participes passés > Règles de l'accord des participes passés

 

Est-il possible ?

Tournure vieillie > Comment est-ce possible ?

 

Du plus loin que Sissi m'aperçut, j'entendis ses exclamations

Du plus loin que, locution conjonctive qui introduit une proposition subordonnée conjonctive > Loin que, aussi loin que, d'aussi loin que, du plus loin que, bien loin que

 

La sombre forêt avait-elle jamais frémi de la sorte ?

L'adverbe de temps JAMAIS ne s'accompagne pas toujours de la négation NE > Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques...

 

L'a'vous vue ? L'a'vous vue tous ? A'vous vu ma petite Oli qui revient ?

L'a'vous vue ? POUR : L'avez-vous vue ?

A'vous vu ? POUR Avez-vous vu

Hapaxépie : faute de prononciation. On omet un phonème (ou un groupe de phonèmes) qui aurait dû être prononcé deux fois.

Synonyme : Haplologie

En linguistique, l'haplologie désigne l'amuïssement (la disparition) dans un mot d’un ou de plusieurs phonèmes identiques ou apparentés.

Haplographie : même phénomène qui concerne l'écriture.

De nombreux mots se sont formés par haplologie.

Exemples : Clermont et Montferrand, deux villes qui furent réunies au XVIIIe siècle et prirent le nom de Clermont-Ferrand.

Dismorphobie pour dismorphophobie (peur d'être laid ou mal fait)

 

Qu'a-t-elle donc, cette Pochemuchka, à s'exprimer de la sorte, susurra mon Prétatou

Pochemuchka, mot russe lu sur twitter le 6 octobre 2013 emprunté à

¡Entérate!

 

"La palabra rusa más difícil de traducir es 'pochemuchka', se emplea para referirse al individuo que formula muchas preguntas."

Le russe a un mot difficile à traduire pour désigner quelqu'un qui pose beaucoup de questions : Pochemuchka.

susurrer > Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

 

Qu'est-ce qu'il lui prend ? Ou bien Qu'est-ce qui lui prend 

> (CE) QUI ou (CE) QU'IL suivi d'un verbe impersonnel

 

les cris de la gent emplumée

Le peuple des oiseaux > la gent, les gens, gentil, gentillesse, Gente Dame, un gentilhomme,, un gentleman, l'entregent, un Gentil, la gentilité

 

Quelle fête faites-vous donc ! m'exclamai-je abasourdie.

fête & faites : homonymes homophones

> Que signifient les mots synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

m'exclamai-je > passé simple

abasourdie

prononcer abazourdi > Prononciation problématique de quelques mots en français : gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, abasourdi, blinis, Auxerre, Bruxelles, Cassis...

 

Ainsi pus-je mesurer à quel point ma popularité s'était renforcée

L'inversion du sujet après ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, encore, du moins, pour le moins, tout au plus, encore moins, toujours est-il, encore, à plus forte raison.

pus-je verbe pouvoir au passé simple

> Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je..

L'alouette grisollait, la caille cacabait, le corbeau croassait, la corneille graillait, le geai cajolait...

Les cris des animaux > Délires pour un bestiaire. QUIZ 3

 

le cerf réait, suivi de sa harde fidèle qui s'époumonait, ravie d'accompagner son raire.

Verbe réer

synonymes bramer, crier et raire > Les verbes défectifs

le raire, le cri du cerf - le brame

  s'époumoner 1N

LES MOTS QUI FINISSENT PAR ON ont le plus généralement leurs dérivés avec deux N.

Galon, galonné, talon, talonné, ballon, ballonné.

SAUF national, cantonade, cantonal (mais cantonner, cantonnement, cantonnier), patronal, patronage, patronat (mais patronner etc.), régional, détoner (exploser, mais détonner quand on chante), détonation, détonateur, donation, donataire (celui qui reçoit le don), s'époumoner, limoner, millionième, violoner, violoniste, sonore (de son), sonorité, assonance , assoner, résonance, résonateur, résonant (ou résonnant)...

Voir d'autres mots de leur famille.

 

les insectes, ceux-là mêmes d'ordinaire si peu sentimentaux, se manifestèrent

> Ceux-là même ou ceux-là mêmes ? Celles-là même ou celles-là mêmes

 

une harmonie qu'on eût dit céleste

eût dit : subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé (appelé aussi conditionnel passé 2e forme)

> une harmonie qu'on aurait dit céleste.

 

manifestation d'une rare glossolalie digne de la plus haute expression spirituelle

Glossolalie, phénomène appelé aussi don du chant en langues.

Langue inintelligible prononcée par les mystiques en extase.

Autre acception en psychiatrie

 

 je dus m'éloigner de la demeure de Marie Cratère

> Ne pas confondre : du dû dus dut, due, dues, et dût

 

Lokis le Grand Ours* à qui personne ne peut tenir tête au risque d'être occis sur l'heure

Lire la première rencontre d'Oli avec messire Ours 

> 150 Délires ursins

occis, occire (vieux verbe) tuer > Les verbes défectifs

 

On n'a pas pu empêcher qu'elle ne nous joue un tour à sa façon, conclut doctement mon chien. 

Après EMPÊCHER, on peut employer ou non le NE explétif.

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains que tu ne - j'empêche que tu ne - je m'attends à ce que tu ne - je ne nie pas que tu ne...

 

<< 170 Délires sur une rencontre imprévue, si ce n'est qu'elle était inespérable

>> 172 Délires pour une réprimande doublée d'un déluge de pleurs

.................................................................................

LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU (titres des épisodes)

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:21

 

On emploie QU'IL

devant les verbes essentiellement impersonnels

Voir : Les verbes impersonnels

 

Tous les efforts qu'il faut que je fasse pour vous plaire !

Les bruits qu'il y a eu hier soir dans la rue m'ont fait penser à une échauffourée.

Je l'attends depuis ce matin ; il aurait dû arriver, à l'heure qu'il est.

Vous me demandez ce qu'il faut faire ? Moi aussi je vous le demande.

Tu as eu tout ce qui te faut : usage familier

 

L'usage est souvent hésitant entre QU'IL et QUI devant les verbes impersonnels qui peuvent se construire personnellement.

Pour ton anniversaire, tu peux choisir ce qui te plaît.

> ce qui te fait plaisir

 

QU'IL s'emploie aussi :

quand le pronom relatif est complément de l'infinitif exprimé ou sous-entendu.

Et ce soir nous ferons ce qu'il nous plaira (de faire)

 

quand le sujet logique suit le verbe impersonnel

Vous voudrez bien m'expliquer ce qu'il importe que je sache.

Il arrivera ce qu'il doit arriver.

Quelques exemples de phrases.

Qu'est-ce qu'il lui prend ? Qu'est-ce qui lui prend ?

A-t-il enfin fait ce qui convient ?

Tu sais bien que jamais je ne ferai ce qu'il convient de faire !

Dans cette affaire, je n'ai pas su ce qui importait vraiment.

L'article nous démontre ce qui importe.

Je me demande bien ce qu'il lui est arrivé.

C'est ce qui était nécessaire.

Il ne put me raconter ce qui se passa ce jour-là. (ce qu'il se passa ce jour-là)

Voilà ce qui est admis à l'examen.

Je m'imaginais tout ce qui pourrait m'advenir. 

Qui sait ce qui va advenir de nous ?

Voyez ce qui m'arrive - Il en arrivera ce qu'il pourra. Académie 8e édition

L'usage est souvent libre entre QUI et QU'IL

 

Voir aussi : CE QUE – CE QUI – Natures & Emplois

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L'Office québécois de la langue française traite de cette question grammaticale dans sa Banque de dépannage linguistique

Voir : Ce qui ou ce qu'il [Les homophones grammaticaux] 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 14:22

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Suite de l'article :

> Que signifient les mots : synonyme, antonyme,

homonyme, homophone, paronyme,

hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

 

Trouvez les mots qui ont un rapport l'un avec l'autre dans les deux colonnes et reliez-les par : *... est un homonyme, un homophone, un antonyme, un paronyme, un hyperonyme, un hyponyme, un méronyme OU un holonyme de...

Exemple :

couard est un synonyme de peureux

 

La solution est à la suite.

 

1ère partie

1 tour

2 fièvre

3 véhicule

4 bouleau

5 crêpe

6 squelette

7 pécore

8 nettoyage

9 petit-enfant

10 polyphonie

 

2e partie

11 caboche

12 univers

13 infraction

14 chaire

15 ongle

16 assertion

17 cep

18 dialogue

19 soliloque

20 éclair

 

3e partie

21 bécasse

22 impassibilité

23 brouillard

24 porte

25 cacophonie

26 vêtement

27 bonbon

28 vair

29 flegmatique

30 bleu


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crêpe

oie

diligence

lignée

homophonie

astragale

indifférence

voyage

limogeage

arbre

 

réplique

insertion

chère

effraction

ciboulot

orage

météore

doigt

monologue

vigne

 

vert

euphonie

agitation

gouttelettes

marine

cruche

friandise

gond

robe

ardent

 


 

SOLUTION

 

1 tour est un synonyme de voyage

2 fièvre est un antonyme d'indifférence

3 véhicule est un hyperonyme de diligence

4 bouleau est un hyponyme d'arbre

3 vair est un homonyme homophone de vert

4 flegmatique est un antonyme d'ardent

5 crêpe est un homonyme homographe (ou homonyme parfait) de crêpe

un crêpe, une crêpe >  Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

6 squelette est un holonyme d'astragale

7 pécore est un synonyme d'oie

8 nettoyage est un synonyme de limogeage

9 petit-enfant est un méronyme de lignée

10 polyphonie est un antonyme d'homophonie

 

 

11 caboche est un synonyme de ciboulot

12 univers est un holonyme de météore

13 infraction est un paronyme d'effraction

14 chaire est un homonyme homophone de chère

15 ongle est un méronyme de doigt

16 assertion est un paronyme d'insertion

17 cep est un méronyme de vigne

18 dialogue est un holonyme de réplique

19 soliloque est un synonyme de monologue

20 éclair est un méronyme de orage

 

 

21 bécasse est un synonyme de cruche

22 impassibilité est un antonyme d'agitation

23 brouillard est un holonyme de gouttelettes

24 porte est un holonyme de gond

25 cacophonie est un antonyme d'euphonie

26 vêtement est un hyperonyme de robe

27 bonbon est un hyponyme de friandise

28 vair est un homophone de vert

29 flegmatique est un antonyme d'ardent

30 bleu est un hyperonyme de marine

 

L’ensemble des méronymes d’un mot constitue son champ lexical.

Vous avez remarqué que les mots de l'exercice appartiennent à des registres différents.

> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

Articles connexes 

Les synonymes – la synonymie + Quiz 61

Cherchez l'intrus parmi les synonymes - Quiz 62

Rapports que les mots ont entre eux, sens particuliers, figures de style, forme poétique, etc - QUIZ 68

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:50

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Mon mari rencontre beaucoup de jeunes gens de nationalités ou d'origines diverses quand il va jouer sur les terrains de football de "Sainté" et il entend des questions que certains se posent sur différents sujets.

L'autre jour, un jeune sportif d'origine maghrébine s'étonne, comme aurait pu le faire d'ailleurs n'importe qui d'autre : « Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ? Pourquoi faut-il mettre un S à temps? »

Je vais tenter de lui répondre.

 

Sommaire de l'article  1-Le français est-il une langue beaucoup plus difficile que les autres ? 2-Qu'en est-il de l'anglais ? 3-L'origine des langues 4-D'où vient le français ? 5-Pourrait-on supprimer les nombreuses exceptions des règles du français ? 6-Simplification de quelques règles compliquées en 1990 

 

1-Le français est-il une langue beaucoup plus difficile que les autres ?

Il suffit de parcourir quelques sites sur les langues étrangères, le russe, le chinois, le japonais, etc. pour se rendre compte qu'aucune langue n'est facile.

Et c'est une idée reçue** que de penser que le français est une langue beaucoup plus difficile que les autres.

Toutes les langues, quelles qu'elles soient, ont leurs règles, avec leurs difficultés.

 

Par exemple, le français compte deux genres qu'il faut connaître lorsqu'on emploie un substantif (un nom) : le masculin et le féminin ; l'allemand en compte trois : le masculin, le féminin et le neutre ; un seul genre en anglais.

L'allemand a des déclinaisons qui font varier l'orthographe des mots selon leur fonction : nominatif, génitif, datif et accusatif ; et ce n'est pas une mince affaire quand on l'étudie !

 

2-Qu'en est-il de l'anglais ?

Beaucoup croient que c'est une langue facile. Erreur ! Si l'anglais était si facile, tout le monde parlerait couramment l'anglais en fin de troisième ; et combien de bacheliers sont-ils capables de comprendre une conversation en anglais et d'y participer avec aisance ?

> L'anglais facile : réalité ou mythe ? - AgoraVox le média citoyen

 

Quant au chinois, il doit être très difficile de s'habituer aux idéogrammes !

 

3-L'origine des langues

Toutes les langues ont une origine lointaine et elles ont évolué au fil du temps. On ne parle pas le français ni l'arabe comme on les parlait aux temps préhistoriques ou au Moyen Âge. Les grands-parents  d'aujourd'hui, eux-mêmes, ne sont-ils pas parfois étonnés de ne pas comprendre les mots nouveaux utilisés par leurs petits-enfants ? 

Les langues sont vivantes ; elles se transforment, s'enrichissent (ou parfois s'appauvrissent) au cours du temps.

Et je suppose que les jeunes gens d'origine arabe ne parlent pas la langue du Coran, et que leur langue compte de nombreuses formes dans les divers pays du monde où on la parle.

 

Des exceptions : L'espéranto, le volapük et quelques autres langues ont été créées de toutes pièces et leurs règles sont fixées. Elles n'appartiennent pas à un pays en particulier mais se veulent internationales.

 

4-D'où vient le français ?

Le français est une langue indo-européenne comme de très nombreuses langues ayant pour origine l'indo-européen, langue préhistorique supposée être la mère des langues parlées depuis l'Inde jusqu'à l'Europe.

Dans ces langues indo-européennes, on distingue plusieurs familles dont les langues romanes : le français, le catalan, l'italien, l'espagnol, le portugais, le roumain, pour ne citer qu'elles.

 

Pourquoi la plupart des mots français sont-ils issus du latin ?

Le latin est une langue venue d'Italie. Lorsque Jules César conquit la Gaule en 51 avant Jésus-Christ ses troupes s'y installèrent apportant avec eux leur langue. Leur parler s'imposa aux Gaulois : le latin vulgaire, c'est-à-dire un latin populaire différent du latin écrit (le latin classique).

Toutes les langues romanes sont issues du latin vulgaire.

Avant que le latin se soit installé en Gaule, on y parlait le gaulois qui était composé de différentes langues celtiques aujourd'hui éteintes.

 

On compte encore quelques mots de français ayant une origine celtique : balafre, barde, bec, bécasse, bouleau, cerf, cohorte, etc.

 

Au fil des siècles, deux langues se sont différenciées : les dialectes de la langue d'oïl parlée dans la partie nord de la France et la langue d'oc au sud.

Oui se disait oïl ou oc.

Peu à peu, la langue d'oïl de l'Île de France appelée parfois francien s'est imposée pour devenir le français, et cela en différentes "étapes", l'ancien français, le moyen français et le français moderne.

 

Des mots français de diverses origines

Un grand nombre de mots français sont d'origine grecque. Beaucoup de mots savants, dans de nombreuses langues, sont aujourd'hui construits à partir de mots latins et aussi de mots grecs.

Par exemple le mot anthropophage (celui qui mange de la chair humaine) vient de anthropo- (du grec ancien ἄνθρωπος être humain) et de -phage (du grec ancien φάγος mangeur).

Outre ces langues anciennes, le français, comme la plupart des langues, fait des emprunts aux autres langues ; et inversement, d'autres langues empruntent au français.

On trouve sur la toile de nombreux sites répertoriant des mots qui ont migré d'une langue à une autre.

Par exemple :

Les mots français d'origine arabe - EspaceFrançais.com

 

La langue française est une des langues qui permet le mieux d'exprimer avec une grande précision les nuances de la pensée.

 

5-Pourrait-on supprimer les nombreuses exceptions des règles du français ?

Il fut un temps où les règles d'orthographe et de grammaire n'étaient pas encore établies, et l'on pouvait écrire les mots de différentes façons sans qu'on crie à la faute d'orthographe.

On s'en rend compte si l'on a la curiosité de feuilleter le Dictionnaire Godefroy : Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy (1881).

Je tombe au hasard sur le mot FIN qui s'est dit : fineison, finoison, finaison, finixon, finicion, finition.

 

Lorsque des grammairiens comme Malherbe (1555-1628) et Vaugelas (1585-1650), des groupes d'écrivains et d'intellectuels comme La Pléiade et L'Académie Française, pour ne citer qu'eux, voulurent fixer les règles du français, ils conservèrent beaucoup de leurs exceptions car l'habitude de leur usage était déjà bien prise.

 

6-Simplification de quelques règles compliquées en 1990

Le Conseil supérieur français de la langue française, approuvé par l'Académie française établit des rectifications qu'il publie dans les « Documents administratifs » du Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990.

Voir dans ce blog > Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

Mais on peut appliquer ces règles ou non, à sa guise.

Ces simplifications n'ont pas eu beaucoup de succès et peu de Français les appliquent, attachés qu'ils sont à leur orthographe traditionnelle.

Recommandées en 2008 (B.O.19 juin 2008), elles sont la référence aujourd'hui pour l'enseignement à l'école primaire. (B.O. 3 mai 2012)

 

 7-Textes et articles qui se rapportent au sujet

dans ce blog :  À la recherche de l'étymologie d'un mot

> Ne pas manquer à la fin de cet article le texte de Victor Hugo.

Comment faire des progrès en français ?

Des anglicismes - L'origine de l'anglais

Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou

 

 Le français, une langue universelle.

« Le français est aujourd'hui parlé sur tous les continents par environ 220 millions de personnes dont 115 millions de locuteurs natifs auxquels s'ajoutent 72 millions de locuteurs partiels (évaluation Organisation internationale de la francophonie : 2010). Elle est une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations unies, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne. »

Wikipédia (extrait de l'article sur le français)

 

Lu sur l'Express (Interview de Claude Hagège, linguiste renommé)

http://www.lexpress.fr/culture/livre/claude-hagege-l-anglais-est-une-langue-tres-difficile_758995.html#STG770GH4EBXl4oL.99

 

[Extrait de l'article]

mchfrench@mac.com : En tant que professeur de français aux États-Unis je me rends compte, bien évidemment, de la difficulté de notre grammaire. Je remarque tant d'erreurs d'accord de participe passé même dans des journaux comme Le Monde et l'Express. Des fautes que même certains de mes élèves remarquent parfois. Si les Français ne savent plus accorder les participes passés, comment peut-on espérer que nos étudiants étrangers le fassent? Je suis pour la défense de la langue, de sa pureté, de sa beauté... et certainement pas pour un nivellement par la base. Où se trouve le juste milieu? 

 

Claude Hagège : Permettez-moi de dire que ces fautes sont vénielles*** au regard de l'américanisation galopante du vocabulaire. Le non-respect de l'accord des participes ne me paraît pas de nature à compromettre la pureté (notion puriste, par définition, qu'un linguiste professionnel n'utilise évidemment jamais) ni la beauté (Voir entrée "Beauté" de mon Dictionnaire amoureux des langues) du français. Quant aux difficultés (Voir ibid. entrée "Difficiles (langues)"), je me permets d'attirer votre attention sur un point très largement ignoré: l'anglais est une langue très difficile (évident pour la prononciation, et tout autant pour les innombrables expressions verbales à adverbe postposé, au sens totalement imprévisible, comme to see off, "accompagner à la gare", to bring about, "être la cause de", to do someone in, "tuer quelqu'un". 

 

NOTES

* Le mot temps vient du latin tempus. Il a conservé le s.

** Une idée reçue, une idée toute faite (en général fausse), un préjugé.

Dire que la langue française est plus compliquée que les autres langues est une idée reçue.

*** fautes vénielles : des fautes n'ayant pas une grande importance (comparées aux innombrables mots anglais américains qui envahissent notre langue).

 

  LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Orthographe et grammaire pour les hésitants

 

On peut lire sur la toile :

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Cliquez sur le livre pour en tourner les pages

La langue française en 5 idées reçues** - Lire – L'Express

Mots d'origine étrangère utilisés en français

 

La langue arabe, son histoire, son originalité et son influence ...agoravox

Extrait de l'article sur la langue arabe :

L’arabe classique [...] est une langue sémitique comme l’hébreu, l’araméen ou l’akkadien. La particularité de ces langues sont les racines de mots qui sont généralement à base de trois consonnes.

Exemples :

  • ktb : écrire
  • kataba, il écrivit
  • yaktubu, il écrit
  • kitāb, livre
  • maktaba, bibliothèque
  • maktoub, ce qui est  :
    • ʼi-kta-ta-ba (اكتتب) : « copier »
    • kitaab (كتاب) : « livre » ;
    • kaatib (ﻛﺎتب) : « écrivain » ;
    • ma-ktaba-h (مكتبة) : « bibliothèque » ;
    • mi-ktaab (مكتاب) : « machine à écrire » ;
    • kutub (كتب) : « (des) livres ».

Ajouté au caractère flexionnel de la langue, il n’est pas facile de reconnaître rapidement un radical sans bien connaître la grammaire. Les recherches dans le dictionnaire ne sont donc pas facilitées.

Peut-on dire que l'arabe est moins compliqué que le français ?

 ooooooooooooooooooo

En 1827, dans « La Préface de Cromwell », Victor Hugo écrit :

« [...] La langue française n’est point fixée et ne se fixera point. Une langue ne se fixe pas.

L’esprit humain est toujours en marche, ou, si l’on veut, en mouvement, et les langues avec lui. Les choses sont ainsi. Quand le corps change, comment l’habit ne changerait-il pas ? Le français du dix-neuvième siècle ne peut pas plus être le français du dix-huitième, que celui-ci n’est le français du dix-septième, que le français du dix-septième n’est celui du seizième. La langue de Montaigne n’est plus celle de Rabelais, la langue de Pascal n’est plus celle de Montaigne, la langue de Montesquieu n’est plus celle de Pascal. Chacune de ces quatre langues, prise en soi, est admirable, parce qu’elle est originale. Toute époque a ses idées propres, il faut qu’elle ait aussi les mots propres à ses idées.

Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse. À certains temps, elles quittent un rivage du monde de la pensée et envahissent un autre. Tout ce que leur flot déserte ainsi sèche et s’efface du sol. C’est de cette même façon que des idées s’éteignent, que des mots s’en vont.

Il en est des idiomes humains comme de tout. Chaque siècle y apporte et en emporte quelque chose. Qu’y faire ? Cela est fatal. C’est donc en vain que l’on voudrait pétrifier la mobile physionomie de notre idiome sous une forme donnée. C’est en vain que nos Josué littéraires crient à la langue de s’arrêter ; les langues ni le soleil ne s’arrêtent plus. Le jour où elles se fixent, c’est qu’elles meurent [...] »

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 10:11

 

 

CE QUE 

 

 

1-CE QUE : Pronom interrogatif dans une proposition interrogative indirecte

Je voudrais bien savoir ce que tu fais.

Interrogation directe

Qu'est-ce que tu fais ?

Que fais-tu ?

Tu fais quoi ? (familier)

 

est-ce que : locution interrogative utilisée dans la langue courante, en particulier dans la langue parlée, introducteur de la phrase interrogative (de même : est-ce qui) qui évite l'inversion du sujet (Que fais-tu ?)

 

Que dans l'interrogation directe devient ce que dans l'interrogation indirecte.

Que dis-tu ? > Je me demande ce que tu dis.

Que dans l'interrogative directe et ce que dans l'interrogative indirecte sont des pronoms interrogatifs

Je me demande, proposition principale.

ce que tu dis, proposition subordonnée interrogative indirecte, complément d'objet direct de se demander.

Phrase incorrecte : Je me demande qu'est-ce que tu dis.

 

2-CE QUE : Pronom relatif dans une proposition subordonnée relative  

A-Ce que peut introduire des propositions relatives

(Tout) ce que tu me dis me touche.

La proposition relative est sujet de touche.

Je conserve jalousement ce que tu m'as donné de meilleur.

La relative est complément d'objet direct de conserve.

Je veux voir seulement ce qu'il y a de bon chez toi.

Tu ne peux pas imaginer ce que j'ai de tours dans mon sac.

 

B-Par ce que

a- Par + relative complément d'agent

Je ne suis pas du tout impressionné par ce que tu m'as dit. (= par cela)

Je ne suis pas du tout impressionné : proposition principale, le verbe est à la voix passive.

par ce que tu m'as dit : proposition subordonnée relative complément d'agent de impressionner.

Voix active : Ce que tu m'as dit ne m'impressionne pas du tout (la relative est sujet de impressionner) 

b- Par + relative, complément d'un verbe qui se construit avec la préposition par.

> Je commence par quoi ? Par quoi est-ce que je commence ?

Je commence par ce que tu m'as dit de commencer.

Ne pas confondre par ce que avec parce que

 

3-CE suivi d'une complétive apposée

J'avais raison et c'est ce que tout le monde dira.

 

4- Complétive après des verbes se construisant indirectement (c'est-à-dire avec des prépositions)

à ce que - de ce que - pour ce que

Se décider à ce que, consentir à ce que, parler de ce que, se soucier de ce que, s'indigner de ce que...

Il parle de ce qu'il ne connaît.

Il consent à ce que je porte une robe très décolletée.

Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi impertinente.

Nous nous indignons de ce que tout aille mal.

Je l'aime pour ce qu'il est

 

5-CE QUE suivi d'un participe présent

vient d'une tournure ancienne : ce que disant, ce que voyant, ce que faisant...

Elle me regardait en arborant un sourire moqueur ; ce que voyant, je tournai les talons sans dire un mot.

 

6-CE QUE : Adverbe

adverbe exclamatif

souhait, surprise, colère.

Style familier : Ce que j'aimerais que tu viennes tous les jours !

Pour > Comme j'aimerais... Que j'aimerais... Qu'est-ce que j'aimerais (familier)...

Ce qu'il est charmant !

Pour > Qu'est-ce qu'il est charmant ! Qu'il est donc charmant !

 

Complément adverbial

Tu sais ce que m'a coûté ma nouvelle robe ?

> Tu sais combien elle m'a coûté ?

complément circonstanciel de prix

 

 

CE QUI


 

CE QUI : Pronom relatif dans une proposition subordonnée relative

1-Ce qui me plaît, c'est ta délicatesse.

La relative Ce qui me plaît est sujet réel de est. (c' mis pour ce élidé est sujet apparent)

Je garde au fond du coeur ce qui reste de mes bons souvenirs.

La relative ce qui reste de nos bons souvenirs est complément d'objet direct de garde.

Je sais ce qui te plaît et tu sais ce qui me plaît aussi.

 

2-CE QUI peut représenter une phrase.

Je m'évertue à vouloir te faire plaisir, ce qui t'exaspère parfois.

Ce qui représente : Je m'évertue à vouloir te faire plaisir

 

Voir aussi

 

QUE dans tous ses états – pronom interrogatif - pronom relatif - conjonction de subordination ou élément d'une locution conjonctive - adverbe interrogatif ou exclamatif

Est-ce que – Est-ce qui – La phrase interrogative 

À ce que  

Quitte à ce que

Jusqu'à ce que, jusqu'à tant que

de là à ce que, d'ici à ce que, et d'ici que.

De manière que, de telle manière que, de manière à ce que

De façon que, de telle façon que, de façon à ce que 

Prendre garde que, à ce que - Faire attention que, à ce que + subjonctif ou indicatif ?

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains que tu ne - j'empêche que tu ne - je m'attends à ce que tu ne - je ne nie pas que tu ne...

Sauf que, sauf à ce que, sauf si

De ce que

En dépit que, en dépit de ce que, en dépit du fait que

Par ce que 

 

 

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Que doit-on dire : Qu'est-ce qui arrive ? OU Qu'est-ce qu'il arrive ? 

Qu'est-ce qui adviendra de moi ? Qu'est-ce qu'il adviendra de moi ?

>>(CE) QUI ou (CE) QU'IL suivi d'un verbe impersonnel

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:29

 

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MES QUIZ 

Sommaire de l'article :

 1-Introduction au Dictionnaire d'Alfred Delvau

 2-Quiz : Trouvez la bonne définition

3-Les définitions données dans le Dictionnaire de Delvau

4-La correction du Quiz

1

 

Qui aime les mots aime forcément les mots d'argot.

 

Le Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau nous en offre un éventail tout à fait réjouissant, son auteur ne manquant pas d'humour. Vous aurez, j'en suis sûre, plaisir à en feuilleter les pages, si tant est que, vous aussi, vous aimiez les mots.

Les délicats et les bégueules s'abstenir !

 

d'Alfred Delvau

 

Pour vous mettre l'eau à la bouche,

voici l'introduction au Dictionnaire que nous donne Alfred Delvau :

 

Après l’étude des insectes, ces infiniment petits de la Création divine, il n’en est peut-être pas de plus attrayante que l’étude des mots, ces infiniment petits de la Création humaine, — aussi destructeurs les uns que les autres, les uns du sol, les autres de l’âme. Le jour où l’homme est devenu savant, il est devenu méchant : la bouche est un arc dont les syllabes sont les flèches. C’est avec cela que nous nous entretuons depuis l’invention de la parole et de sa sœur de lait l’Écriture.

 

ooooooooooo

 

Voici un petit aperçu scatologique du Dictionnaire :

 

Pet, incongruité sonore jadis honorée des Romains sous le nom de Deus Crepitus, ou dieu frère de Stercutius, le dieu merderet.

Soupir, Crépitus ventris - dans l'argot des bourgeois.

Faire pisser des lames de rasoir en travers = faire chier des baïonnettes, ennuyer quelqu'un extrêmement.

Pisser à l'anglaise, disparaître sournoisement au moment décisif.

Pisser des os ou pisser sa côtelette : accoucher.

 

ooooooooooo

 

2

 

QUIZ 80

 

Quelle est la bonne définition a b ou c ? À vous de bien choisir !

 

1-Abattoir

a-le cachot des condamnés à mort

b-la rue arpentée par les filles de joie

c-le champ de bataille

 

2-Abbaye de Monte-a-regret

a-le mariage

b-l'échafaud

c-la confession

 

3-Abélardiser

a-entrer au couvent

b-châtrer

c-instruire les jeunes filles innocentes

 

4-S'abigotir

a-faire pénitence

b-devenir bigot après avoir été libertin

c-fréquenter les gens d'église

 

5-S'acagnarder

a-s'accroupir pour faire ses besoins

b-se cacher pour épier

c-se plaire dans la solitude

 

6-Accentuer ses gestes

a-donner une gifle ou un coup de poing

b-lâcher un gros pet

c-faire l'athlète

 

7-Accommoder quelqu'un à la sauce piquante

a-le battre

b-se moquer de lui

c-le mettre sur la sellette

 

8-Achetoires

a-actions de la Bourse

b-fric-frac

c-argent

 

9-Actionnaire

a-homme crédule et simple

b-bourgeois

c-capitaliste

 

10-Adjectiver quelqu'un 

a-le voler

b-lui adresser des injures

c-le railler

 

11-Adroit du coude

a-qui bouscule la foule pour se frayer un chemin

b-qui a plus l'habitude de boire que celle de travailler.

c-qui veut passer avant tout le monde

 

12-Aff

a-apocope d'AFFRIOLLANTE

b-apocope d'AFFAIRES

c-apocope d'AFFREUX

 

13-S'affourcher sur ses ancres

a-s'accroupir

b-prendre du repos

c-se mettre au vert

 

14-Affur

a-mensonge

b-profit

c-faiblesse

 

15-Affuter ses pincettes

a-apprendre à danser

b-se découvrir les jambes

c-courir

 

16-Agobille

a-vomissure

b-outil pour voleurs

c-clef à mollette

 

17-Aïe-aïe

a-omnibus

b-tête de singe (péjoratif)

c-cri d'amour

 

18-Aiguille

a-langue

b-clef

c-surin

 

19-Aimant

a-manières

b-appâts

c-cadeau

 

20-Aller à la cour des aides

a-se dit d'une femme qui accouche

b-se dit d'une femme qui trompe son mari

c-se dit d'un gang qui recrute

 

21-Aller à la retape

a-attendre celui avec qui on va faire affaire

b-attendre quelqu'un sur une route pour aller l'assassiner.

c-chercher l'innocent à qui on va faire porter le chapeau

 

22-Aller au trot

a-se dit d'un turfiste qui hésite à parier

b-se dit d'une fille qui va "faire le boulevard".

c-se dit d'un amoureux qui va faire sa déclaration

 

23-Amadou

a-homme qui prend aisément feu

b-incendiaire

c-soupirant éconduit

 

24-Amandes de pain d'épices

a-crottes de rat

b-dents noires

c-grains de beauté

 

25-Amateur

a-bourgeois

b-cambrioleur qui s'est fait arrêter

c-prêteur à la petite semaine

 

26-Anonchali

a-découragé

b-avachi

c-peu fiable

 

27-Avaler sa cuillère

a-se faire pincer

b-mourir

c-dénoncer ses complices

 

28-Avant-scènes

a-la cour que fait un amoureux transi

c-la poitrine lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste

b-les préparatifs d'un mauvais coup

 

 ooooooooooo

 

3

 

Voici les définitions que vous pouvez lire dans le Dictionnaire de Delvau.

Pour une correction plus facile du quiz, reportez-vous au §4 qui suit celui-ci.

 

 

1-Abattoir Le cachot des condamnés à mort

 

2-Abbaye de Monte-a regret L'échafaud [...]

 

3-Abélardiser Mutiler un homme comme fut mutilé par le chanoine Fulbert le savant amant de la malheureuse Héloïse. C'est un mot du XIIIe siècle que quelques écrivains modernes s'imaginent avoir fabriqués ; on l'écrivait alors abaylarder – avec la même signification, bien entendu.

 

4-S'abigotir Devenir bigot, hanter assidûment les églises, après avoir hanté non moins assidûment d'autres endroits - moins respectables. Le mot a trois ou quatre cents ans de noblesse.

 

5-S'acagnarder Se plaire dans la solitude, vivre dans son coin loin du monde et des plaisirs comme un virtueux chien las d'aboyer à la lune et de courir après les nuages, - ce gibier que nous poursuivons tous sans pouvoir même en jouir comme Ixion [...]

Étymologie : coin et chien

 

6-Accentuer ses gestes Donner un soufflet ou un coup de poing - ce qui est une manière de sa prononcer suivant les règles de l'accent tonique.

 

7-Accommoder quelqu'un à la sauce piquante Se moquer de lui et même se livrer sur sa personne à des voies de fait désagréables.

 

8-Achetoires Argent [...] M. Alboy trouvait le mot trivial. Il est au contraire charmant et bien construit. Montaigne n'a-t-il pas écrit "Je n'ai pas de gardoire." Garder, gardoire ; acheter, achetoire.

 

9-Actionnaire Homme crédule et simple, qui s'imagine que tout ce qu'on lui raconte est arrivé [...]

 

10-Adjectiver quelqu'un Lui adresser des injures qui ne peuvent être en effet que des adjectifs.

 

11-Adroit du coude Qui a plus l'habitude de boire que celle de travailler.

 

12-Aff Apocope d'AFFAIRES – dans l'argot des petites dames.

 

13-S'affourcher sur ses ancres Prendre du repos ; se retirer du service. (argot des marins)

 

14-Affur Profit – dans l'argot des voleurs. Le mot vient en ligne droite de ad furem (même signification)

 

15-Affuter ses pincettes Courir, ou seulement Marcher. [...]

 

16-Agobille Outil – dans l'argot des voleurs.

 

17-Aïe-aïe Omnibus - dans l'argot des faubouriens

 

18-Aiguille Clef – dans l'argot des voleurs.

 

19-Aimant Embarras, manières, épate [...]

 

20-Aller à la cour des aides Se dit d'une femme qui trompe son mari en faveur d'un ou de plusieurs amants. L'expression date de l'Histoire comique de Francion.

 

21-Aller à la retape Attendre quelqu'un sur une route pour aller l'assassiner.

 

22-Aller au trot Se dit [...] d'une fille en toilette de combat qui va "faire le boulevard".

 

23-Amadou Homme qui prend aisément feu – afin d'être aimé, amatus.

 

24-Amandes de pain d'épices Dents noires et rares [...]

 

25-Amateur Bourgeois – dans l'argot des troupiers.

OU

Homme du monde qui ne fait pas payer sa copie – argot des gens de lettres.

 

26-Anonchali Découragé, abattu par l'ennui ou le chagrin [...]

 

27-Avaler sa cuillère Mourir [...]

 

28-Avant-scènes La poitrine lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste – dans l'argot des petites dames.

Balzac a dit Avant-coeur.

 

 

 

4

 

Correction du quiz

en rouge la bonne solution

 

1-Abattoir

a-le cachot des condamnés à mort

b-la rue arpentée par les filles de joie

c-le champ de bataille

 

2-Abbaye de Monte-a regret

a-le mariage

b-l'échafaud

c-la confession

 

3-Abélardiser

a-entrer au couvent

b-châtrer

c-instruire les jeunes filles innocentes

 

4-S'abigotir

a-faire pénitence

b-devenir bigot après avoir été libertin

c-fréquenter les gens d'église

 

5-S'acagnarder

a-s'accroupir pour faire ses besoins

b-se cacher pour épier

c-se plaire dans la solitude

 

6-Accentuer ses gestes

a-donner une gifle ou un coup de poing

b-lâcher un gros pet

c-faire l'athlète

 

7-Accommoder quelqu'un à la sauce piquante

a-le battre

b-se moquer de lui

c-le mettre sur la sellette

 

8-Achetoires

a-actions de la Bourse

b-fric-frac

c-argent

 

9-Actionnaire

a-homme crédule et simple

b-bourgeois

c-capitaliste

 

10-Adjectiver quelqu'un

a-le voler

b-lui adresser des injures

c-le railler

 

11-Adroit du coude

a-qui bouscule la foule pour se frayer un chemin

b-qui a plus l'habitude de boire que celle de travailler.

c-qui veut passer avant tout le monde

 

12-Aff

a-apocope d'AFFRIOLLANTE

b-apocope d'AFFAIRES

c-apocope d'AFFREUX

 

13-S'affourcher sur ses ancres

a-s'accroupir

b-prendre du repos

c-se mettre au vert

 

14-Affur

a-mensonge

b-profit

c-faiblesse

 

15-Affuter ses pincettes

a-apprendre à danser

b-se découvrir les jambes

c-courir

 

16-Agobille

a-vomissure

b-outil pour voleurs

c-clef à mollette

 

17-Aïe-aïe

a-omnibus

b-tête de singe (péjoratif)

c-cri d'amour

 

 

18-Aiguille

a-langue

b-clef

c-surin

 

19-Aimant

a-manières

b-appâts

c-cadeau

 

20-Aller à la cour des aides

a-se dit d'une femme qui accouche

b-se dit d'une femme qui trompe son mari

c-se dit d'un gang qui recrute

 

21-Aller à la retape

a-attendre celui avec qui on va faire affaire

b-attendre quelqu'un sur une route pour aller l'assassiner.

c-chercher l'innocent à qui on va faire porter le chapeau

 

22-Aller au trot

a-se dit d'un turfiste qui hésite à parier

b-se dit d'une fille qui va "faire le boulevard".

c-se dit d'un amoureux qui va faire sa déclaration

 

23-Amadou

a-homme qui prend aisément feu

b-incendiaire

c-soupirant éconduit

 

24-Amandes de pain d'épices

a-crottes de rat

b-dents noires

c-grains de beauté

 

25-Amateur

a-bourgeois

b-cambrioleur qui s'est fait arrêter

c-prêteur à la petite semaine

 

26-Anonchali

a-découragé

b-avachi

c-peu fiable

 

27-Avaler sa cuillère soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

a-se faire pincer

b-mourir

c-dénoncer ses complices

 

28-Avant-scènes

a-la cour que fait un amoureux transi

c-la poitrine lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste

b-les préparatifs d'un mauvais coup

 

 

A lire aussi dans ce blog : 

>> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style

>>Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Un autre trésor "argotique" ABC de la langue française  >> Bob

et sur Twitter @bobmonamour

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 14:03

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 Tous les articles du blog

à Alexandre Jardin,

zèbre s'il en est !**

Enzébrez-vous

 

En ce pays morose

Nions la sinistrose

Zénitude s'impose

Et Patience aussi

Baisons tout à l'envi

Rions mes chers amis

Et youp les belles choses

Zappant tous nos soucis

Venez voir tout est rose

Or çà Rien d'interdit

Un doux espoir se pose

Sur nos coeurs réjouis

 

 

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* Etymologie du mot ACROSTICHE

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Cliquez sur le livre pour en tourner les pages

page 5 - Acrostiche, d'un mot composé grec. Sur la première partie, v. Acro-, la seconde signifie "vers" et se retrouve dans hémistiche (demi-vers) et distique (réunion de deux vers). Le premier sens d'acrostiche est : commencement de vers ; puis on a donné ce nom à une pièce de vers caractérisée par le choix spécial de la première lettre de chaque vers.

 

**s'il en est : tour laudatif, louangeur.

Zèbre s'il en est, s'il y en a un, c'est bien celui-là.

...................................

Alexandre Jardin a écrit "Le Zèbre" (Prix Fémina 1988) et dernièrement "Mes Trois Zèbres".

zèbrerie, enzèbrement, zébrures, zébresque, zébrant, zébritude sont des dérivés que l'on peut employer sans modération.

Alexandre Jardin est sur Twitter

...................................

Poème précédent :

Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine : Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

...................................

Ajout du 23 septembre

Une petite note pas piquée des vers :

Pour le 2e vers de mon acrostiche, un mot s'est imposé à mon esprit :

Niquons la sinistrose

Mais je n'ai pas osé. Le verbe est par trop vulgaire. Qu'auraient pensé mes lecteurs ? Quelle honte !

Je m'en donne pourtant à coeur joie dans l'article suivant qui traite allègrement de l'argot.

Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau + QUIZ 80

 

J'ajouterai que le verbe baiser dans Baisons tout à l'envi ne doit pas être pris dans un sens péjoratif, comme on le fait trop souvent aujourd'hui, mais dans son sens premier : donner un baiser.

à l'envi : à qui mieux mieux.

Et je pense à Louise Labé ; vous aussi peut-être :

Baise m'encor, rebaise-moi et baise :

Donne m'en un de tes plus savoureux,

Donne m'en un de tes plus amoureux :

Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

à retrouver dans :

Poèmes d'amour – Tome 2 - Florilège proposé par mamiehiou

...................................

Ajouts du 25 septembre

Une lectrice me demande ce que signifie Or çà !

Interjection marquant une forte émotion, ou un ordre, une incitation.

Voir mon article : SA, ÇA, ÇÀ - Homophones

Une autre lectrice me fait remarquer dans un courriel que j'ai fait une faute de frappe en écrivant PAR TROP dans : Le verbe est par trop vulgaire.

Par trop (littéraire) signifie beaucoup trop.

Je remercie mes lecteurs pour leurs remarques.

Alexandre Jardin, auquel j'avais envoyé un tweet, a mis cet acrostiche dans ses favoris.

Touchée !

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Les poèmes de mamiehiou

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:18

Question préliminaire :

Mettre à la forme interrogative avec l'inversion du sujet

et sans employer EST-CE QUE :

1-Je me moque de toi.

2-Il vainc sa peur.

Voir  Remarques

Sommaire de l'article :

1-Des précisions sur la phrase interrogative

2-Exercice : QUIZ 78

3-Correction de l'exercice

 

1-Des précisions sur la phrase interrogative

 

Discours direct

Est-ce qu'il pleut ?

Est-ce que est une locution interrogative qu'on emploie dans la langue parlée. Elle évite l'inversion du sujet : Pleut-il ?

 

Il pleut ?

Il n'y a pas d'inversion. On sait que c'est une question grâce à l'intonation que l'on donne à la phrase et au point d'interrogation à l'écrit. Langue parlée, familière.

 

Qui est-ce qui vient ? Qu'est-ce que vous faites ?

EST-CE QUE est précédé d'un pronom interrogatif et suivi d'un pronom relatif

d'après Grevisse.

 

Tournure de la langue soignée :

Pleut-il ? Qui vient ? Que faites-vous ?

 

Discours indirect :

Je me demande s'il pleut.

Je voudrais savoir qui vient

Je vous demande ce que vous faites

> Le style ou le discours direct et indirect

 

Tout le monde a pris son parapluie ?

Est-ce que tout le monde a pris son parapluie ?

Tout le monde a-t-il pris son parapluie ?

Il est un pronom qui reprend le sujet tout le monde pour marquer l'inversion (pronom de reprise).

 

Vous prendrez la voiture, Jacques et toi ?

Est-ce que Jacques et toi, vous prendrez la voiture ?

Jacques et toi, prendrez-vous la voiture ? vous, pronom de reprise.

 

Qui vient dîner ce soir ?

Qui est-ce qui vient dîner ce soir ?

Qui c'est qui vient dîner ce soir ?  Tournure familière.

 

EST-CE QUI se trouve dans des interrogatives commençant par :

qui est-ce qui

lequel (laquelle) est-ce qui

qu'est-ce qui (sujet inanimé)

 

Tournure vieillie et familière : C'est-y

Qui c'est-y qui a volé le dindon ? C'est-y toi ?

C'est-y pas malheureux !

 

REMARQUES

L'inversion du pronom JE

L'inversion du pronom JE au présent de l'indicatif n'est pas usitée dans de nombreux cas.

On ne dit pas : remplis-je, cours-je, réfléchis-je...

Certains verbes admettent l'inversion : vais-je, dois-je, puis-je...

Verbes se terminant par -E :

Emploi vieilli pour : Est-ce que je me moque de toi ?

Me moqué-je de toi ? (orthographe traditionnelle)

Me moquè-je de toi ? (orthographe modifiée en 1990)

Voir > Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

et  > Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je..

 

La lettre euphonique T

On ajoute des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus ou des liaisons peu agréables. Va-t-il partir ?  Vainc-t-il sa peur ? Prendra-t-elle le thé ?

> L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus – Vas-y ET Va y comprendre quelque chose ! – Va-t'en OU Va-t-en ?

 

 

2-Exercice :

Remplacez les phrases interrogatives

contenant EST-CE QUE et EST-CE QUI

par des tournures interrogatives de même sens.

Exemple : Qu'est-ce que je vois ? > Que vois-je ?
 

Maggy, Josée et la petite Philo

L'orange

 

1Maggy– Je suis outrée !

2Josée– Qu'est-ce qui t'arrive, Maggy ?

3Philo– Qu'est-ce que tu as fait à ta figure, tu es toute pâle ? Est-ce que tu aurais oublié de te maquiller ? Qui est-ce qui t'a fait du mal ?

4Maggy– Ne m'en parlez pas ! À votre avis, qu'est-ce qui pourrait vous arriver de plus humiliant sur cette terre ?

5Philo– Est-ce que c'est une de tes devinettes, Maggy ?

6Josée– Est-ce que tu voudrais bien nous expliquer ?

7Philo– Est-ce que le ciel t'est tombé sur la tête ?

8Maggy– Si je vous disais que j'ai été emmenée manu militari au poste de police, est-ce que vous me croiriez ?

9Philo– Pourquoi est-ce qu'on t'a arrêtée ? Est-ce que les policiers ont été gentils avec toi, Maggy ?

Maggy– Là n'est pas la question.

10Josée– Comment est-ce que c'est arrivé ? Pourquoi est-ce qu'on t'a arrêtée. Est-ce que tu vas nous expliquer ?

11Maggy– Quand est-ce que vous allez me laisser parler, les filles ? Comment est-ce que je vais pouvoir en placer une avec toutes vos questions ?

12Josée– Ne t'énerve pas Maggy. Est-ce que tu ne comprends pas qu'on est bouleversées et impatientes de savoir ?

13Maggy– Voilà : j'ai été accusée d'avoir volé une orange.

14Josée– Est-ce que je rêve ? Qui est-ce qui a dit ça ?

15Philo– Est-ce que tu es vraiment une voleuse, Maggy ?

16Maggy– Comment est-ce que vous pouvez croire ça ? Est-ce que j'ai l'air d'une coupable ?

17Philo– Oh, tu sais, l'air ! Est-ce que cela veut dire quelque chose ?

18Josée– Est-ce que les copines que nous sommes vont enfin savoir les détails de ton arrestation maintenant ? On t'écoute.

19Maggy– J'étais allée faire mes courses au Marché de Provence ce matin. Et qu'est-ce que je vois ?

20Philo– Qu'est-ce c'est que tu vois Maggy ? Des tomates, des courgettes, des aubergines, des poivrons, de beaux oignons blancs. Qu'est-ce que tu aurais bien pu voir d'autre pour faire une belle ratatouille ?

21Maggy– Est-ce que ma copine Philo la bavarde va enfin me laisser raconter ? Ainsi donc ... qu'est-ce que je disais ?

22Josée– Est-ce que tu ne disais pas que tu avais volé une orange ?

23Maggy– Mais non, voyons ! On m'a accusée d'en avoir volé une. Qui est-ce qui est un peu attentif ici ?

24Philo– Moi, Maggy. Mais pourquoi est-ce que tu n'as pas acheté des pêches ou des prunes ou des abricots. Ce n'est pas la saison des oranges !

25Maggy– Quand est-ce que mes chères copines vont cesser de me donner des leçons ! J'avais envie d'oranges ; je voulais manger des oranges ; j'allais acheter des oranges ; j'ai assez d'argent pour m'acheter des oranges ; je me fiche que ce ne soit pas la saison des oranges. Ah mais !

26Philo– Et qui est-ce qui n'a pas résisté à voler une orange ? C'est toi, Maggy.

17Maggy– Mais pas du tout ! C'est le marchand qui a cru que j'avais volé une orange !

28Philo– Ah ! L'orange du marchand ! Et qu'est-ce qu'il a donc fait le marchand ?

29Maggy– Il est allé le dire à un policier qui passait par là.

30Philo– Comment est-ce que ça se fait qu'un policier passait par là ?

31Josée– Le hasard, Philo. Un malheureux hasard.

32Maggy– Ne voilà-t-il pas que le policier me prend par le bras ?

33Josée & Philo– Oooh !

34Maggy– Et qu'est-ce que vous croyez qu'il m'est arrivé ?

35Philo– Qu'est-ce qu'il s'est donc passé, Maggy ?

36Maggy– Il m'a emmenée au commissariat.

37Josée & Philo– Aaah ! Pour une orange ?

38Philo– L'orange du marchand !

39Maggy– Le commissaire m'a posé plein de questions.

40Philo– Qu'est-ce qu'il t'a posé comme questions, le commissaire ?

41Maggy– « Comment est-ce que vous vous appelez ? Est-ce que vous savez pourquoi on vous a arrêtée ? Est-ce que c'est la première fois qu'on vous arrête ? Pourquoi est-ce que vous avez volé une orange ? Est-ce que vous l'avez mangée cette orange ? Est-ce qu'elle était bonne cette orange ? Pourquoi est-ce que vous n'avez pas volé un breugnon au lieu d'une orange hors saison ? Pourquoi donc est-ce que vous pleurez ? Est-ce que vous et vos amis ont l'habitude de chaparder sur le marché ? Pourquoi est-ce que vous vous êtes fait prendre sur le fait ? Est-ce que vos éducateurs ne vous ont pas appris les bases de la morale ?

42Josée– Est-ce que tu ne charries pas un peu, Maggy ?

43Philo– Et est-ce qu'on t'a mise en prison ? Dis-le-nous, Maggy.

44Maggy– Non. Qu'est-ce que tu crois !

45Josée– Est-ce qu'ils vont prévenir tes parents ?

46Maggy– Je leur ai dit que j''étais orpheline.

47Josée & Philo– Oooh !

48Maggy– Est-ce que je ne suis pas la plus futée !

49Josée– Dis, Maggy, l'orange, est-ce que tu l'as vraiment volée ?

50Maggy– Ben oui, et mangée de surcroît...Délicieuse !

51Josée & Philo– Oooh !

 

3-Correction de l'exercice

 

1Maggy– Je suis outrée !

2Josée– Que t'arrive-t-il, Maggy ?

3Philo– Qu'as-tu fait à ta figure, tu es toute pâle ? Aurais-tu oublié de te maquiller ? Qui t'a fait du mal ?

4Maggy– Ne m'en parlez pas ! À votre avis, que pourrait-il vous arriver de plus humiliant sur cette terre ?

5Philo– Est-ce une de tes devinettes, Maggy ?

6Josée– Voudrais-tu bien nous expliquer ?

7Philo– Le ciel t'est-il tombé sur la tête ?

8Maggy– Si je vous disais que j'ai été emmenée manu militari au poste de police, me croiriez-vous ?

9Philo– Pourquoi t'a-t-on arrêtée ? Les policiers ont-ils été gentils avec toi, Maggy ?

Maggy– Là n'est pas la question.

10Josée– Comment est-ce arrivé ? Pourquoi t'a-t-on arrêtée ? Vas-tu nous expliquer ?

11Maggy– Quand allez-vous me laisser parler, les filles ? Comment vais-je pouvoir en placer une avec toutes vos questions ?

12Josée– Ne t'énerve pas Maggy. Ne comprends-tu pas qu'on est bouleversées et impatientes de savoir ?

13Maggy– Voilà : j'ai été accusée d'avoir volé une orange.

14Josée– Est-ce que je rêve ? Qui a dit ça ?

Note : On conservera Est-ce que je rêve,

la tournure Rêvé-je étant peu habituelle et vieillie.

15Philo– Es-tu vraiment une voleuse, Maggy ?

16Maggy– Comment pouvez-vous croire ça ? Ai-je l'air d'une coupable ?

17Philo– Oh, tu sais, l'air ! Cela veut-il dire quelque chose ?

18Josée– Les copines que nous sommes vont-elles enfin savoir les détails de ton arrestation maintenant ? On t'écoute.

19Maggy– J'étais allée faire mes courses au Marché de Provence ce matin. Et que vois-je ?

20Philo– Que vois-tu Maggy ? Des tomates, des courgettes, des aubergines, des poivrons, de beaux oignons blancs. Qu'aurais-tu bien pu voir d'autre pour faire une belle ratatouille ?

21Maggy– Ma copine Philo la bavarde va-t-elle enfin me laisser raconter ? Ainsi donc... que disais-je ?

22Josée– Ne disais-tu pas que tu avais volé une orange ?

23Maggy– Mais non, voyons ! On m'a accusée d'en avoir volé une. Qui est un peu attentif ici ?

24Philo– Moi, Maggy. Mais pourquoi n'as-tu pas acheté des pêches ou des prunes ou des abricots. Ce n'est pas la saison des oranges !

25Maggy– Quand mes chères copines vont-elles cesser de me donner des leçons ! J'avais envie d'oranges ; je voulais manger des oranges ; j'allais acheter des oranges ; j'ai assez d'argent pour m'acheter des oranges ; je me fiche que ce ne soit pas la saison des oranges. Ah mais !

26Philo– Et qui n'a pas résisté à voler une orange ? C'est toi, Maggy.

17Maggy– Mais pas du tout ! C'est le marchand qui a cru que j'avais volé une orange !

28Philo– Ah ! L'orange du marchand ! Et qu'a-t-il donc fait, le marchand ?

29Maggy– Il est allé le dire à un policier qui passait par là.

30Philo– Comment cela se fait-il qu'un policier passait par là ?

31Josée– Le hasard, Philo. Un malheureux hasard.

32Maggy– Ne voilà-t-il pas que le policier me prend par le bras ?

33Josée & Philo– Oooh !

34Maggy– Et que croyez-vous qu'il m'est arrivé ?

35Philo– Que s'est-il donc passé, Maggy ?

36Maggy– Il m'a emmenée au commissariat.

37Josée & Philo– Aaah ! Pour une orange ?

38Philo– L'orange du marchand !

39Maggy– Le commissaire m'a posé plein de questions.

40Philo– Que t'a-t-il posé comme questions, le commissaire ?

41Maggy– « Comment vous appelez-vous ? Savez-vous pourquoi on vous a arrêtée ? Est-ce la première fois qu'on vous arrête ? Pourquoi avez-vous volé une orange ? L'avez-vous mangée cette orange ? Était-elle bonne cette orange ? Pourquoi n'avez-vous pas volé un breugnon au lieu d'une orange hors saison ? Pourquoi donc pleurez-vous ? Vous et vos amis ont-ils l'habitude de chaparder sur le marché ? Pourquoi vous êtes-vous fait prendre sur le fait ? Vos éducateurs ne vous ont-ils pas appris les bases de la morale ? »

42Josée– Ne charries-tu pas un peu, Maggy ?

43Philo– Et t'a-t-on mise en prison ? Dis-le-nous, Maggy.

44Maggy– Non. Que crois-tu !

45Josée– Vont-ils prévenir tes parents ?

46Maggy– Je leur ai dit que j''étais orpheline.

47Josée & Philo– Oooh !

48Maggy– Ne suis-je pas la plus futée !

49Josée– Dis, Maggy, l'orange, l'as-tu vraiment volée ?

50Maggy– Ben oui, et mangée de surcroît... Délicieuse !

51Josée & Philo– Oooh !

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 09:31

 

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CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

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Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

 

En une crèmerie fuie par les allergiques,

Dépourvus, s'il en est, de vigueur lactasique,

Fleuraient bon deux fromages

Qui détestaient passionnément leur voisinage.

Chacun vantait ses dons, et se gaussait de l'autre

Croyant qu'il avait seul l'apanage du goût.

L'un s'étend et se vautre

Et le second s'enfle debout.

 

« Ah ! Monseigneur, vraiment, vous prenez bien vos aises ;

Je vous vois là tout mou et tout écafoiré1 ;

De la tenue, que diable ! »

L'autre de répliquer,

Se sentant peu coupable :

« Je ne puis me tenir, n'ayant pas une chaise ;

Laissez-moi donc en paix, prétentieux Gouda

Qui ne fûtes ici jamais le chef d'état.

 

Vous coulez et coulez et vous éparpillez

Sans jamais respecter

Le nez de vos voisins,

Reprit du tac au tac le Hollande chagrin,

Le Petit Suisse fuit, le Bleu perd sa couleur,

Le Maroilles lui-même y gâche son humeur,

Et son parfum subtil, et sa fine saveur

Que les Chtis ont vantés avec tant de bonheur ;

La Vache qui Riait a perdu son entrain ;

Et moi-même, j'avoue, qui étais boute-en-train

Avec mon habit rouge et ma peau satinée,

Me voilà tout à coup la mine consternée.

 

Tu veux faire la loi, coquin, en mon pays ?

Franchis donc la frontière et ne viens plus ici !

S'exaspéra soudain le Normand fait à coeur

Qui voulut clore ainsi le bec du chamailleur. »

 

On entendait leurs cris à deux lieues à la ronde.

 

Adonc, on vit frémir la mine rubiconde

De l'agresseur ravi d'être aller un peu loin.

Il réfléchit alors et réclama soudain

L'aide de cestuy-là2 qui venait d'Angleterre

(Jadis adversaire insulaire) ;

Sir Cheddar se leva, les tranches bien léchées,

Qu'on eût mises au pas dans des miches tranchées ;

Feta, toute blanche apeurée,

Crut sa dernière heure arrivée ;

Parmesan s'épandit en poudre polissonne ;

Jamais on n'aurait cru que l'attaquant canonne !

Le fracas, la fumée, même une odeur de pet

Emplirent aussitôt l'air que l'on respirait.

 

On entendit alors, pour le rassemblement,

Une voix de Stentor, claironnant à tous vents :

« La guerre est déclarée ! »

L'allié de Camembert, une aide inespérée,

Celui même boosté3 par le penicillium4,

Se déclara conjointement Dux Bellorum5.

 

Il fut ovationné par la gent fromagère

Qui, du nouveau champion, montra qu'elle était fière.

 

« Compagnon d'armes ! Fine fleur de mon armée !

Ripaille nous ferons, la racaille écrasée,

Déclara Camembert au renfort va-t-en guerre.

Ainsi fait, tu ne peux que plaire !

Sois donc prêt à marcher avec moi d'un seul pas,

La soldatesque nous suivra. »

 

Forts de vouloir laver l'outrage,

Ils portent haut6, tous ces fromages

Qui sont les meilleurs sans conteste ;

Ils sont bien quatre cents que les gourmets attestent.

 

« Dis, n'es-tu pas le préféré des Amerloques ?

Je le suis, mon ami, sans aucune équivoque,

Nous pourrions, je crois, sans bien nous déjuger

Leur demander de nous aider.

Et me voilà, si tu le veux, prêt à férir.

Ma devise est : Lait de brebis ne sait mentir !

Ainsi donc, crions tous : "Sus aux envahisseurs !"

Du "Fait en France" en ce pays, sauvons l'honneur ! »

 

Qui fût en cet instant dans ce lieu survenu,

N'eût rien compris à la bataille,

Et, tout éclaboussé des coups de la piétaille,

Ne serait jamais revenu.

 

Notes

1-écafoiré : en gaga (parler stéphanois) et en lyonnais – Écraser, réduire en bouillie, des oeufs écafoirés, des oeufs sur le plat dont le jaune s'est répandu. Cf. Dictionnaire étymologique du patois lyonnais.

On retrouve écafoiré dans > le vocabulaire gaga - Les gagas 

 

2-cestuy, vieux mot pour celui.

Si vous avez rencontré ce mot, c'est sûrement chez Joachim du Bellay (1522-1560) dans son poème Heureux qui comme Ulysse (Les Regrets)

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestuy-là qui conquit la toison...

 

3-boosté, anglicisme horrible ! Voir l'article > Des anglicismes

 

4-Le penicillium roqueforti est le champignon dont on ensemence le lait de brebis pour faire le Roquefort.

 

5- Dux bellorum, en latin pour « Chef de guerre. »

 

6-Porter haut : Tenir la tête haute dans une attitude fière. Syntagme elliptique du nom tête. Porter haut la tête. Cf. Le Trésor de la Langue Française

Poème précédent : Dorian Gray's sister

Poème suivant : Acrostiche - Enzébrez-vous ! (à Alexandre Jardin)

Article connexe : Comportements illogiques des Français – Le "fait en France"

Et quelques mots gagas que l'on peut trouver au fil de mes articles : se mistifriser - le coissou, le mâtru - ça mouillanche - la même - beauseigne (prononcé beausseigne) - les babets

 

>>Les poèmes de mamiehiou

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La Fable a subi plusieurs modifications pour être améliorée depuis sa publication le 7 septembre 2013

 

Si vous aimez les textes : A la manière de... vous pouvez lire l'extrait d'un pastiche de Paul Reboux, dans mon florilège.

> PAUL REBOUX & CHARLES MÜLLER - À la manière de ... Chateaubriand

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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