26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:11

 

 

Voici, glanées ici et là, quelques réflexions de nos grammairiens sur les consonnes. 

 

Charles-Pierre Girault-Duvivier

Grammaire des grammaires  (cinquième édition) 1822

Chapitre 2 pages 26 et suivantes

 

Consonne

Les consonnes n'ont pas de son par elles-mêmes, elles ne se font entendre qu'avec l'air qui fait la voix ou voyelle ; c'est en quoi leur son diffère de celui des voyelles, qui n'est formé que par une seule émission de voix et sans articulation. Ce son des consonnes diffère encore du son des voyelles, en ce que le son de celles-ci est permanent, c'est-à-dire qu'on peut faire un port de voix sur toutes les voyelles, au lieu que le son propre des consonnes ne peut se faire que dans un seul instant, c'est-à-dire qu'il est impossible de faire un port de voix sur aucune consonne.

De tout cela il résulte que la voyelle est le son qui provient de la situation où les organes de la parole se trouvent dans le temps que la voix sort de la trachée-artère, et que la consonne est l'effet de la modification passagère que cet air reçoit de l'action momentanée de quelque organe particulier de la parole.

C'est relativement à chacun de ces organes que, dans toutes les langues, on divise les lettres en certaines classes, où elles sont nommées du nom de l'organe particulier qui paraît contribuer le plus à leur formation. Ainsi on appelle labiales celles à la formation desquelles les lèvres sont principalement employées ; comme P, B; F, V, dans père, bon, feu, vie ;

Linguales, celles à la formation desquelles la langue contribue principalement ; comme D, T N, R, L, dans de, tu, notre, rivage, livre ;

Palatales, celles dont le son s'exécute dans l'intérieur de la bouche, à peu près au milieu de la langue et du palais vers lequel elle s'élève un peu à cet effet, comme G, J, K, Q, et les sons mouillés, IL, ILLE, AIL, AILLES, dans gingembre, guenon, jésuite, kermès, quotité, péril, fille, travail, broussailles ;

Dentales ou sifflantes, celles dont le son s'exécute vers la pointe de la langue appuyée contre les lèvres, comme S, C, Z, CH, dans se, ci, zizanie, cheval ;

Nasales, celles qui se prooncent un peu du nez, comme M, N, R, dans main, nain, règne.

Enfin celles qui sont prononcées avec une aspiration forte, et par un mouvement du fond de la gorge, sont appelées gutturales. Nous n'avons de son guttural que la lettre H quand elle est aspirée ; comme dans les mots le héros, la hauteur.

Remarque.- Il y a des grammairiens qui mettent la lettre h au rang des consonnes ; d'autres, au contraire, soutiennent que ce signe, ne marquant aucun son particulier analogue au son des autres consonnes, ne doit être considéré que comme un signe d'aspiration ; mais, comme dit Dumarsais, puisque les uns et les autres de ces grammairiens conviennent de la valeur de ce signe, ils peuvent se permettre de l'appeler ou consonne ou signe d'aspiration, selon le point de vue qui les affecte le plus.

 

 

William Duckett

Dictionnaire de la conversation et de la lecture – 1932 Volume 16

page 319 et suivantes

 

Consonne

Tout le monde sait que que les lettres se divisent en voyelles et en consonnes. Les voyelles expriment les sons purs et simples que forme la voix humaine, semblables à ces cordes d'un instrument qui, seules, rendent un son constant et uniforme, et ne peuvent enfanter les prodiges de l'harmonie qu'avec l'assistance féconde de l'archet habile, ou de la main savante de l'artiste. La consonne est pour la voyelle ce que le coup d'archet est pour la corde musicale : elle opère le miracle de l'harmonie des langues comme celui-ci opère l'harmonie des sons. Aussi, les sons des voyelles ont paru tellement bien établis à certains peuples, qu'ils ont négligé d'exprimer les voyelles dans leur écriture. Ils se sont uniquement attachés à peindre les consonnes avec toutes leurs nuances d'articulation. La consonne est donc tout dans le discours. Elle modifie la voyelle suivant les passions qu'elle exprime : elle la brise et l'écrase sous une aspiration forte, comme elle la module sous une inflexion douce et sonore.- Les savants ont divisé les consonnes en labiales, linguales, palatales, dentales, nasales et gutturales, suivant que ce sont les lèvres, la langue, le palais, les dents, le nez ou la gorge qui sont les plus affectés ou qui jouent le principal rôle dans leur prononciation. - Nous laissons ces divisions pour citer quelques exemples. Ce vers de Virgile toujours beau à citer pour l'effet des consonnes :

Quadrupedante putrem sonitu quatit ungula campum

les sabots sonores des chevaux martèlent la plaine poudreuse.

ainsi que ce vers de la Phèdre de Racine (acte V, scène 6) :

L'essieu crie et se rompt

et cet autre que le même auteur met dans la bouche d'Oreste (Andromaque, acte V, scène 5)

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?

La consonne est d'un bien mauvais effet dans ce vers de Voltaire :

Non, il n'est rien que Nanine n'honore,

où l'on comptait neuf N et qui est un peu moins mauvais tel qu'il a été refait depuis :

Non, il n'est rien que sa vertu n'honore.

Quant à celui-ci :

Ciel, si ceci se sait, ses soins sont sans succès,

il appartient à la parodie, qui ne pouvait rien imaginer de plus ridicule, dans aucune langue. - Monsieur Charles Nodier a parfaitement déterminé les lois de l'usage des consonnes dans sa Linguistique : " Que le poète, dit-il, fasse bruire les brises à travers les bruyères, murmurer les ruisseaux qui roulent lentement leurs eaux entre les rivages fleuris, soupirer les scions ondoyants qui se balancent, qui gémissent ; frémir et frissonner les frais feuillages  ; roucouler la tourterelle ou hurler au loin le hibou ; qu'il fasse se lamenter les vents plaintifs ; qu'il les fasse rugir furieux ; qu'il mêle leur clameur effrayante à la sourde rumeur de l'ouragan, au fracas des torrents qui se brisent de roc en roc, au tumulte des cataractes qui tombent, aux éclats des tonnerres qui grondent, aux cris des pins qui se rompent."

EDOUARD BRACONNIER

Les autres volumes du Dictionnaire de William Duckett

> Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett


Le Littré,1863-1877 - d'après Émile Littré

Dictionnaire Littré en ligne (Reverso) 


Consonne 

Terme de grammaire. Lettre qui n'a point de son par elle-même et ne se prononce qu'en s'appuyant sur une voyelle. Les consonnes et les voyelles. Il y a dix-neuf consonnes en français : b, c, d, f, g, h, j, k, l, m, n, p, q, r, s, t, v, x, z. Les consonnes ne sont entendues qu'avec l'air qui fait la voix ou voyelle. [Dumarsais, Mél. gramm. philos. Oeuvres, t. IV, p. 364, dans POUGENS.]

Adjectivement. Les lettres consonnes.

Le j se nommait autrefois i consonne, et le v, u consonne.

 

 

 

Caractérisiques articulatoires

 

 ♦ consonnes bilabiales, labiodentales, dentales, palatales, vélaires -

  consonnes occlusives, fricatives, spirantes -

  consonnes sourdes, sonores -

  consonnes fortes, faibles -

  consonnes orales, nasales -

 

  Le p et le b sont des bilabiales orales, le m une bilabiale nasale, le f et le v sont des labiodentales.

  Le d et le t sont des dentales.

 ♦ Le n mouillé (gn) est une consonne palatale ; le yod (y dans yeux par exemple) est une semi consonne (ou semi voyelle) palatale.

  Une consonne est vélaire lorsqu'elle est articulée avec le dos de la langue près du palais, k, g, et le son anglais de la fin du mot smoking.

 

  B, d, g sont des occlusives sonores.

  P, t, c sont des occlusives sourdes.

  Les spirantes se caractérisent par l'émission d'un souffle prolongé s, z, ch, j, f, v. Et  en anglais th, sourde dans thing, sonore dans this.

  F est une consonne fricative sourde, v est une consonne fricative sonore.   Frottement de l'air contre les lèvres et les dents.

 

  P, t, c sont des consonnes fortes ou tendues ; par opposition aux consonnes faibles ou douces.

  M, n, gn sont des consonnes nasales (par opposition aux consonnes orales) : une partie de l'air expulsé passe par le nez. 

 

 

 

Pour en savoir +

Dans le Trésor de la langue Française

CONSONNE, subst. Fém.


 

L'Académie 9e édition

CONSONNE, n. f.


 

Notes de mamiehiou

Toutes les nuances articulatoires ne se trouvent pas dans cet article. Vous les retrouverez facilement sur la toile. Vous pouvez apprendre aussi, si vous ne les connaissez pas encore, les signes phonétiques internationaux qui vous permettront de bien prononcer les mots français et étrangers.

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Non, je ne pouvais résolument pas terminer cet article sans vous donner le plaisir de lire ou de relire la scène du Bourgeois Gentilhomme de Molière où monsieur Jourdain apprend ce que sont les voyelles.

Comme les consonnes ne vont jamais (ou presque) sans les voyelles...


Acte II, scène 5 (extrait)


Monsieur Jourdain
Apprenez-moi l'orthographe.

Maître de philosophie
Très volontiers.

Monsieur Jourdain
Après, vous m'apprendrez l'almanach, pour savoir quand il y a la lune et quand il n'y en a point.

Maître de philosophie
Soit. Pour bien suivre votre pensée et traiter cette matière en philosophe, il faut commencer, selon l'ordre des choses, par une exacte connaissance de la nature des lettres et de la différente manière de les prononcer toutes. Et là-dessus j'ai à vous dire que les lettres sont divisées en voyelles, ainsi dites voyelles parce qu'elles expriment les voix ; et en consonnes, ainsi appelées consonnes parce qu'elles sonnent avec les voyelles, et ne font que marquer les diverses articulations des voix. Il y a cinq voyelles ou voix : A, E, I, O, U.

Monsieur Jourdain
J'entends tout cela.

Maître de philosophie
La voix A se forme en ouvrant fort la bouche : A.

Monsieur Jourdain
A, A, oui.

Maître de philosophie
La voix E se forme en rapprochant la mâchoire d'en bas de celle d'en haut : A, E.

Monsieur Jourdain
A, E; A, E. Ma foi, oui. Ah! que cela est beau!

Maître de philosophie
Et la voix I, en rapprochant encore davantage les mâchoires l'une de l'autre, et écartant les deux coins de la bouche vers les oreilles : A, E, I.

Monsieur Jourdain
A, E, I, I, I, I. Cela est vrai. Vive la science !

Maître de philosophie
La voix O se forme en rouvrant les mâchoires et rapprochant les lèvres par les deux coins, le haut et le bas : O.

Monsieur Jourdain
O, O. Il n'y a rien de plus juste. A, E, I, O, I, O. Cela est admirable! I, O, I, O.

Maître de philosophie
L'ouverture de la bouche fait justement comme un petit rond qui représente un O.

Monsieur Jourdain
O, O, O. Vous avez raison. O. Ah ! la belle chose que de savoir quelque chose !

Maître de philosophie
La voix U se forme en rapprochant les dents sans les joindre entièrement, et allongeant les deux lèvres en dehors, les approchant aussi l'une de l'autre sans les joindre tout à fait : U.

Monsieur Jourdain
U, U. Il n'y a rien de plus véritable, U.

Maître de philosophie
Vos deux lèvres s'allongent comme si vous faisiez la moue, d'où vient que, si vous la voulez faire à quelqu'un et vous moquez de lui, vous ne sauriez lui dire que U.

Monsieur Jourdain
U, U. Cela est vrai ! Ah ! que n'ai-je étudié plus tôt pour savoir tout cela !

Maître de philosophie
Demain nous verrons les autres lettres, qui sont les consonnes.

[...]

 

>> Le nom et le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, un ache - l's, le s, une esse - etc

 

>> Le A au fil des dictionnaires

 

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  LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 08:24

Récapitulation des articles sur TANT TELLEMENT et AUTANT

Certains articles se recoupent.

 

tant (de) (que), tellement (de) (que), autant (de) (que), pour autant que, d'autant (plus, mieux, moins) que, tant pis - tant mieux, non point tant que, en tant que, autant pour moi (au temps pour moi), tant s'en faut, tant soit peu, jusqu'à tant que, tant qu'à faire, en tant que de besoin, tous autant que vous êtes...

 

Tant et tant que, non point tant pour.. que pour, tant s'en faut que + indicatif ou subjonctif ? - Tant soit peu, tant qu'à faire, en tant que de besoin, tous autant que vous êtes

 

Tant que, tant... que, tant de... que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Tellement de... que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Tellement ... que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Tant de ... que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Tant... que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Tant et si bien que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Tant que, tellement que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Pour autant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

D'autant plus que, d'autant mieux que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

D'autant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

Voir la remarque n° 3 sur les subordonnées corrélatives dans  l'article :

Remarques

 

Autres sens de Tant à chercher dans le Trésor :  TANT, adverbe et nom.

 

Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

Voir le § locutions adverbiales équivalant à des déterminants indéfinis (tant de, tellement de, autant de...)

 


 



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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 05:38

LES DÉLIRES

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Fort rares, si tant est qu'il y en eût, avaient été jusqu'à ce jour les signes d'un amour véritable que m'aurait porté Marie Cratère. Certes elle m'avait fait connaître, dès le début de notre rencontre, qu'elle nourrissait pour moi un sentiment que je pris pour de l'amitié, puis elle avait vanté mes qualités et s'était faite mon mentor ; mais, rappelle-toi, lecteur fidèle, l'effroyable moment où elle m'avait incarcérée et affamée, moi, alors sans défense, et cela parce que je l'avais avertie que je voulais me séparer d'elle. Rappelle-toi le supplice incroyable qu'aucune autre que moi n'aurait supporté et qui m'avait entraînée jusqu'aux portes de la mort. Alors que Cerbère2 m'ouvrait toutes grandes celles des Enfers, j'avais regimbé, et je m'étais accrochée si fortement au fil ténu qui me maintenait encore en ce monde, que je m'étais porté secours à moi-même en me refusant obstinément à vouloir quitter la vie. Et si je n'eusse point été sauvée in extremis par Sissi, que serait-il advenu de moi ?

 

Qu'elle est large la palette de l'amour !

Qui pense aimer n'aime en vérité que lui-même, et à l'autre bout, qui pense aimer et aime vraiment est prêt à se donner tout entier.

Amour altruiste, amour possessif. D'autres que moi en ont décrit tous les signes. Il n'est que de lire les grands amoureux et les grandes amoureuses, et les grands auteurs qui ont donné vie à des personnages amoureux, pour se faire une idée de ce dont l'homme est capable par amour. D'un côté, l'appropriation jalouse de l'autre, l'autoflagellation, la haine qui peut conduire jusqu'au crime même, en revanche, de l'autre, le sacrifice, l'abnégation, c'est-à-dire la négation complète de soi-même pour le bonheur de l'être aimé, et entre les deux, l'amour que l'on dispense avec mollesse jusqu'à ce qu'il s'étiole et s'éteigne au fil du temps.

Bon, laissons-là ces idées rebattues et lisons plutôt Stendhal, chantre De l'Amour.

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*1-Stendhal

Titre « Il n’y a qu’une loi en sentiment, c’est de faire le bonheur de ce qu‘on aime. »

Stendhal, Journal, 1805

 

*La Cristallisation

« Aimer, c'est avoir du plaisir à voir, toucher, sentir par tous les sens, et d'aussi près que possible un objet aimable qui nous aime.  »

La première cristallisation commence. On se plaît à orner de mille perfections une femme de l’amour de laquelle on est sûr ; on se détaille tout son bonheur avec une complaisance infinie. Cela se réduit à s’exagérer une propriété superbe, qui vient de nous tomber du ciel, que l’on ne connaît pas, et de la possession de laquelle on est assuré. Laissez travailler la tête d’un amant pendant vingt-quatre heures, et voici ce que vous trouverez. Aux mines de sel de Salzbourg, on jette dans les profondeurs abandonnées de la mine un rameau d’arbre effeuillé par l’hiver ; deux ou trois mois après, on le retire couvert de cristallisations brillantes : les plus petites branches, celles qui ne sont pas plus grosses que la patte d’une mésange, sont garnies d’une infinité de diamants mobiles et éblouissants ; on ne peut plus reconnaître le rameau primitif. Ce que j’appelle cristallisation, c’est l’opération de l’esprit, qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections.”

Stendhal, De l'amour, 1822

L'art et la vie de Stendhal - Page 377 - Résultats Google Recherche de Livres

 

Stendhal parle de Don Juan : « Au lieu de se perdre dans les rêveries enchanteresses de la cristallisation, il pense comme un général au succès de ses manœuvres, et, en un mot, tue l’amour au lieu d’en jouir plus qu'un autre. »

De l'amour - Volume 2 - Page 177 - Google Recherche de Livres

 

Une étude intéressante dans : Stendhal : La Cristallisation la-philosophie.com/cristallisation-stendhal

 

2-Cerbère– Dans la mythologie grecque, Cerbère est le chien qui garde les portes des Enfers, le séjour des morts. Il est traditionnellement représenté avec trois têtes, une crinière de serpents et une queue de serpent. Il laisse entrer les vivants qui traversent le Styx et terrorise les morts qu'il empêche de sortir.

 

NOTES

 

Fort rares, si tant est qu'il y en eût, avaient été les signes d'un amour véritable

♦ rares, adjectif attribut de signes

si tant est qu'il y en eût ou si tant est qu'il y en eut

eût subjonctif imparfait ou eut passé simple

> la locution conjonctive Si tant est que

 

elle s'était faite mon mentor

Académie, 8e édition - Mentor : Celui qui sert de guide, de conseiller à quelqu'un, par allusion à un personnage du Télémaque, de Fénelon, emprunté à l'Odyssée d'Homère. Donner un mentor à un jeune homme. Vous servirez de mentor à cette jeunesse. Vous êtes bien jeune pour faire le mentor.

 

alors que Cerbère m'ouvrait toutes grandes celles des Enfers

toutes, ici adverbe qui varie pour raison d'euphonie

> Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe variable dans certains cas et substantif

 

je m'étais porté secours à moi-même

se porter, verbe pronominal réfléchi, le complément d'objet direct secours suit le participe passé. Pas d'accord.

> Qu'est-ce qu'un verbe pronominal réfléchi, réciproque, subjectif... ? + QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux

 

en me refusant  obstinément à vouloir quitter la vie

en refusant obstinément de vouloir

se refuser à - refuser de

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

 

Et si je n'eusse point été sauvée in extremis

ici, subjonctif (imparfait) après si

> la conjonction de subordination Si

 

d'un côté... en revanche, de l'autre...

> Peut-on dire PAR CONTRE ? > en compensation, en revanche, mais d'autre part, mais d'un autre côté.

 

laissons ces idées rebattues

> Ne pas confondre : alcoolique, alcoolisé – rabattre, rebattre - amener, apporter – geai, jais - jadis, naguère – plutôt, plus tôt

............................................

 

À lire dans Florilège – la pensée des autres, les lettres de grandes amoureuses

♥ Les tragiques amours d'Héloise et d'Abélard – Lettre d'Héloïse

♥ LETTRES PORTUGAISES anonyme - La passion amoureuse d'une religieuse

et aussi

♥ PIERRE CORNEILLE - Le Cid - Acte III Scène 4 - Va, je ne te hais point. - Rodrigue qui l'eût cru ? 

♥ Poèmes d'amour - Tome 1 

♥ Poèmes d'amour – Tome 2

 

à propos, comment dites-vous "Je t'aime" ? Je te kiffe, je ne te hais point, tu me bottes, je suis morgane de toi, je t'ai dans la peau, mon coeur s'est embrasé, etc. ?

 

<< 164 Délires aux larmes de crocodile « Pleurez , pleurez mes yeux et fondez-vous en eau. »

>> 166 Délires au bord du gouffre

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LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU - TITRES DES ÉPISODES

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:19

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Les petites histoires à trous de mamiehiou

Tous les quiz

 

Maggy, Josée et la petite Philo

 

"Irons-nous au bois ?"

Épisode 4

Retrouvez les autres épisodes avec les trois copines :

Récapitulation des petites histoires à trous

 

Complétez le texte par beau, bel, beaux, belle ou belles

et trouvez la nature du mot :

Adjectif, substantif ou élément d'un syntagme,

d'une locution verbale, nominale, adverbiale ou prépositive.

 

1Maggy - C'est bien ....... de rester chez toi, Josée, à écouter de ....... chansons et à faire de ....... discours. Mais il fait trop ....... pour renoncer à une balade. Et toi Philo, tu as ....... dire que tu aimerais réviser tes verbes irréguliers, c'est quand même plus agréable d'aller cueillir de ....... chanterelles dans le petit bois de Parcimoneille. On pourrait y rencontrer de ....... garçons. Tenez, comme le ....... Albert. En voilà un qui a une ....... prestance et un ....... esprit.

2Josée – Oui mais il nous a ....... et bien posé un lapin l'autre jour. Il a ....... jeu de vouloir faire le ........

3Philo – C'est vrai ça, il devrait apprendre les ....... manières !

4Maggy – Le ....... Albert est toujours de ....... humeur. C'est pas comme toi, ma petite Philo ! Allez vite, c'est décidé. On va se faire ........ C'est ....... d'avoir des copines qui sont toujours d'accord.

5Philo – Il fait ....... croire qu'on est toujours d'accord avec toi, Maggy, alors que tout le monde dit que ce n'est pas le cas.

6Maggy - A ....... mentir qui vient de loin. Tu veux te donner le ....... rôle à vouloir me contrarier, ma pauvre Philo !

7Philo - Si tu étais une ....... âme, Maggy, et que tu sois animée par de ....... sentiments, tu ne t'imposerais pas toujours comme tu le fais. Je ne trouve pas ....... de donner des ordres.

8Maggy - C'est moi qui décide. Un point c'est tout.

Philo (pleure)- Hi ! Hi !

9Josée – Tu as ....... jeu de nous commander, Maggy. Tu sais que Philo ne peut pas se défendre. Tiens Philo, je te donne un ....... abricot pour te remonter le moral.

10Maggy – Je vois qu'elle a toujours un ....... appétit ! Regardez-la comme elle le croque à ....... dents ! Tu vas grossir Philo !

11Philo (pleure)- Hi ! Hi !

12Maggy – Et la voilà qui pleure de plus ....... ! Tu grossirais un peu, la ....... affaire ! Ça nous ferait de ....... jambes !

13Josée – Sois gentille, Maggy, tu vois bien que tu lui fais de la peine.

14Maggy – Ah ! Que voilà de ....... paroles  !

Josée – Arrête Maggy ! Regarde, elle s'évanouit.

15Maggy – Zut ! Elle est dans un ....... état ! Si elle ne se réveille pas, on est dans de ....... draps !

16Josée – Un ....... jour, Maggy, elle nous fera une ....... crise cardiaque.Tu es dure avec elle, tu sais.

17Maggy – Il ferait ....... voir que tu m'accuses de quoi que ce soit. Je lui propose d'aller se promener avec nous et elle tombe dans les pommes au ....... milieu de la chambre.

18Josée – Ah, la ....... excuse Maggy !

19Maggy – J'aurai ....... dire et ....... faire, vous ne serez jamais contentes, les filles. Je supporte votre mauvais caractère depuis ....... lurette.

20Josée – Tu es trop dure, Maggy.

21Maggy – Ah, vous me la bailler ....... ! Avais-je tort de vouloir vous emmener dans ma petite décapotable jusqu'au petit bois ? On ne voit jamais assez le ....... côté des choses!

22Philo (reprenant ses esprits) – Qu'est-ce qui m'est arrivé ?

23Maggy – Ah, tu en fais de ....... !

24Josée – Je suis contente que tu ailles mieux, Philo.

25Maggy – Tu l'as échappé ......., ma ........ On a ....... et bien cru que tu étais morte.

 

Correction

Les exposants 1 à 8 renvoient aux explications à la suite du texte.

 

1Maggy - C'est bien beau2 de rester chez toi, Josée, à écouter de belles1 chansons et à faire de beaux1 discours. Mais il fait trop beau2 pour renoncer à une balade. Et toi Philo, tu as beau2 dire que tu aimerais réviser tes verbes irréguliers, c'est quand même plus agréable d'aller cueillir de belles1 chanterelles dans le petit bois de Parcimoneille. On pourrait y rencontrer de beaux1  garçons. Tenez, comme le bel1 Albert. En voilà un qui a belle1 prestance et un bel1 esprit.

2Josée – Oui mais il nous a bel4 et bien posé un lapin l'autre jour. Il a beau2 jeu de vouloir faire le beau.

3Philo – C'est vrai ça, il devrait apprendre les belles1 manières !

4Maggy – Le bel1 Albert est toujours de belle humeur4. C'est pas comme toi, ma petite Philo ! Allez vite, c'est décidé. On va se faire belles2 . C'est beau2 d'avoir des copines qui sont toujours d'accord.

5Philo – Il fait beau2 croire qu'on est toujours d'accord avec toi, Maggy, alors que tout le monde dit que ce n'est pas le cas.

6Maggy - A beau mentir qui vient de loin8 ! Tu veux te donner le beau2 rôle à vouloir me contrarier, ma pauvre Philo !

7Philo - Si tu étais une belle âme3, Maggy, et que tu sois animée par de beaux sentiments3, tu ne t'imposerais pas toujours comme tu le fais. Je ne trouve pas beau2 de donner des ordres.

8Maggy - C'est moi qui décide. Un point c'est tout.

Philo (pleure)- Hi ! Hi !

9Josée – Tu as beau2 jeu de nous commander, Maggy. Tu sais que Philo ne peut pas se défendre. Tiens Philo, je te donne un bel1 abricot pour te remonter le moral.

10Maggy – Je vois qu'elle a toujours un bel1 appétit ! Regardez-la comme elle le croque à belles dents4 ! Tu vas grossir Philo !

11Philo (pleure)- Hi ! Hi !

12Maggy – Et la voilà qui pleure de plus belle4  ! Tu grossirais un peu, la belle 5 affaire ! Ça nous ferait de belles5 jambes !

13Josée – Sois gentille, Maggy, tu vois bien que tu lui fais de la peine.

14Maggy – Ah ! Que voilà de belles5 paroles !

Josée – Arrête Maggy ! Regarde, elle s'évanouit.

15Maggy – Zut ! Elle est dans un bel5 état ! Si elle ne se réveille pas, on est dans de beaux5 draps  !

16Josée – Un beau jour, Maggy, elle nous fera une belle1 crise cardiaque.Tu es dure avec elle, tu sais.

17Maggy – Il ferait beau2 voir que tu m'accuses de quoi que ce soit. Je lui propose d'aller se promener avec nous et elle tombe dans les pommes au beau6 milieu de la chambre.

18Josée – Ah, la belle5 excuse Maggy !

19Maggy – J'aurai beau2 dire et beau2 faire, vous ne serez jamais contentes, les filles. Je supporte votre mauvais caractère depuis belle2 lurette.

20Josée – Tu es trop dure, Maggy.

21Maggy – Ah, vous me la bailler belle2 ! Avais-je tort de vouloir vous emmener dans ma petite décapotable jusqu'au petit bois ? On ne voit jamais assez le beau côté des choses3.

22Philo (reprenant ses esprits) – Qu'est-ce qui m'est arrivé ?

23Maggy – Ah, tu en fais de belles2 !

24Josée – Je suis contente que tu ailles mieux, Philo.

25Maggy – Tu l'as échappé belle2, ma belle7. On a bel4 et bien cru que tu étais morte.

 

Beau, bel, beaux, belle, belles

Voir aussi > Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Nouveau ou nouvel ? Fou ou fol ? Mou ou mol ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme...

 

1 adjectif qualificatif

♦ masculin : beau, bel devant une voyelle ou un h muet

pluriel : beaux

féminin : belle(s)

 

2 locutions verbales

a-Il fait beau, avoir beau temps (beau a une valeur adverbiale)

b-Il fait beau + infinitif > il est plaisant de

Avoir beau, infinitif à valeur concessive > on espère une chose et on est déçu qu'elle ne se réalise pas.

C'est beau de, Il est beau de + infinitif

se donner le beau rôle

trouver beau de + infinitif

avoir beau jeu de + infinitif > n'éprouver aucune difficulté à

se faire beau, se faire belle

et éléments de syntagmes figés

la bailler belle > en faire accroire

en faire de belles

Il y a beau jour que, il y a beau temps que, il y a belle lurette que (belle lurette, métanalyse de belle heurette) > il y a longtemps que

depuis beau temps, depuis belle lurette > depuis longtemps

 

3 éléments de syntagmes nominaux

une belle âme

de beaux sentiments

le beau côté des choses 

 

4 locutions adverbiales

éléments de syntagmes figés

bel et bien, réellement

de belle humeur

à belles dents

de plus belle

 

5 antiphrases

Une antiphrase veut dire le contraire de ce qu'elle énonce, par ironie ou par euphémisme.

La belle affaire !

Cela nous (ou autre pronom) fait de belles jambes ! Expression figée

(Que voilà ) de belles paroles ! (des paroles inutiles)

(elle est) dans un bel état !

(On est) dans de beaux draps!

La belle excuse !

 

6 locution prépositive

au beau milieu de, en plein milieu de

 

7 locution en apostrophe qui marque l'affection

Ma belle


8 proverbe
A beau mentir qui vient de loin

> On ne peut pas savoir si elles sont vraies, les histoires que racontent les gens qui ne sont pas d'ici.

Celui qui vient de loin a beau mentir.

 

>>  Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Nouveau ou nouvel ? Fou ou fol ? Mou ou mol ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme...

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Les petites histoires à trous de mamiehiou

Récapitulation de tous les exercices à trous

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 10:33

 

 

Exercice de rapidité :

Il fallait que je + subjonctif imparfait

de bouillir, coudre, dire, extraire, tenir, quérir, se repaître, traire.

Si vous voulez passer tout de suite à la solution, allez à la fin de l'article.

 

Vous trouverez après le tableau les liens vers les articles qui vous éclaireront sur la conjugaison du subjonctif, si vous en avez besoin, et aussi d'autres exercices qui vous rendront imbattables sur la question.

 

 

Exercice d'entraînement 1

Exercice que vous pouvez faire avec vos copains et vos copines. Posez-vous des colles les uns aux autres et répondez du tac au tac.

Mettre

au subjonctif imparfait

1ère et 3e personnes

du singulier

 

Il fallait que je.../qu'il..

 

en vert 1er groupe

en bleu 2e groupe

en rouge 3e groupe

 

.

Absoudre

que j'absolusse / qu'il absolût

l'Académie ne l'admet pas, Littré l'admet.

Accroître

que j'accrusse / qu'il accrût

Acquérir

que j'acquisse / qu'il acquît

Aller

que j'allasse / qu'il allât 

Appeler

que j'appelasse/qu'il appelât

Assaillir

que j'assaillisse/qu'il assaillît

S'asseoir

que je m'assisse/qu'il s'assît

Avoir

que j'eusse/qu'il eût

Balayer

que je balayasse/qu'il balayât

Bâtir

que je bâtisse/qu'il bâtît

Battre

que je battisse/qu'il battît

Boire

que je busse/qu'il bût

Bouillir

que je bouillisse/qu'il bouillît

Braire

défectif*

Choir

défectif

Connaître

que je connusse/qu'il connût

Croire

que je crusse/qu'il crût

Croître

que je crûsse/qu'il crût

Clore

défectif

Conclure

que je conclusse/qu'il conclût

Conduire

que je conduisisse/qu'il conduisit

Contenir

que je continsse/qu'il contînt 

Contredire

que je contredisse/qu'il contredît

Coudre

que je cousisse/qu'il cousît

Courir

que je courusse/qu'il courût

Couvrir

que je couvrisse/qu'il couvrît

Craindre

que je craignisse/qu'il craignît

Cueillir

que je cueillisse/qu'il cueillît

Dire

que je disse/qu'il dît

Distraire

défectif

Ennuyer

que j'ennuyasse/qu'il ennuyât

Extraire

défectif

Faire

que je fisse/qu'il fît

Faillir

défectif

Falloir

défectif, qu'il fallût

Fuir

que je fuisse/qu'il fuît

Jeter

que je jetasse/qu'il jetât

Joindre

que je joignisse/qu'il joignît

Lire

que je lusse/qu'il lût

Naître

que je naquisse/qu'il naquît

Maudire

que je maudisse/qu'il maudît

Mentir

que je mentisse/qu'il mentît

Mettre

que je misse/qu'il mît

Moudre

que je moulusse/qu'il moulût

Mourir

que je mourusse/qu'il mourût

Mouvoir

que je musse/qu'il mût

Nuire

que je nuisse/qu'il nuît

Joindre

que je joignisse/qu'il joignît

Occire

défectif

Oindre

que j'oignisse/qu'il oignît

Certains grammairiens le considèrent comme un défectif.

Ouïr

défectif

Paître

défectif

Partir

que je partisse/qu'il partît

Paître

défectif

Peindre

que je peignisse/qu'il peignît

Pendre

que je pendisse/qu'il pendît

Plaindre

que je plaignisse/qu'il plaignît

Plaire

que je plusse/qu'il plût

Pourvoir

que je pourvusse/qu'il pourvût

Pleuvoir

défectif, qu'il plût

Pouvoir

que je pusse/qu'il pût

Prendre

que je prisse/qu'il prît

Prévoir

que je prévisse/qu'il prévît

Quérir

défectif

Raire

défectif

Rendre

que je rendisse/qu'il rendît

Repaître (se)

que je me repusse/qu'il se repût

Résoudre

que je résolusse/qu'il résolût

Rire

que je risse/qu'il rît

Rompre

que je rompisse/qu'il rompît

Savoir

que je susse/qu'il sût

Sentir

que je sentisse/qu'il sentît

Seoir

défectif

Servir

que je servisse/qu'il servît

Seoir

défectif

Soustraire

défectif

Suffire

que je suffisse/qu'il suffît

Suivre

que je suivisse/qu'il suivît

Sucer

que je suçasse, qu'il suçât

Tenir

que je tinsse/qu'il tînt 

Tître

défectif

Traire

défectif

Urger

défectif, vb non admis par l'Académie

Vaincre

que je vainquisse/qu'il vainquît

Valoir

que je valusse/qu'il valût

Venir

que je vinsse/qu'il vînt

Vêtir

que je vêtisse/qu'il vêtît

Vivre

que je vécusse/ qu'il vécût

Voir

que je visse/ qu'il vît

Vouloir

Que je voulusse/qu'il voulût

 

 

 

*Un verbe défectif est un verbe qui n'existe pas à tous les modes, à tous les temps ou à toutes les personnes

 

 

Exercice d'entraînement 2

 

Vous pouvez reprendre les verbes et demander de les conjuguer aux personnes du pluriel :

 

Aux première et deuxième personnes du pluriel on a, selon les désinences :

assions, assiez

issions, issiez

ussions, ussiez

inssions, inssiez

 

par exemple :

assaillir, que vous assaillissiez

coudre, que vous cousissiez

sucer, que vous suçassiez

savoir, que vous sussiez

joindre, que vous joignissiez

courir, que vous courussiez

venir, que vous vinssiez

vaincre, que vous vainquissiez

 

 

>> Voir l'article sur les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

 

absoudre*, accroire, adirer, apparoir, ardre (arder), bienvenir, braire, chaloir, choir, clore, reclore, déclore, comparoir, contondre, ester, falloir, faillir, férir, frire, gésir, issir, messeoir, occire, ouïr, paître, partir (sens de partager), poindre, quérir, raire, raller, ravoir, reclure, semondre, seoir, tître, traire (abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire, portraire, rentraire, attraire), urger, vouloir 

*l'Académie ne l'admet pas, Littré l'admet.


 

>> La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

>> Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

 

>> Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55 

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Solution

Il fallait que je + subjonctif imparfait de bouillir, coudre, dire, extraire, tenir, quérir, se repaître, traire.

Il fallait que je bouillisse, que je cousisse, que je disse, (extraire est défectif), que je tinsse, (quérir est défectif), que je me repusse, (traire est défectif). 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:58

 

une larme - un pleur - des pleurs

 

On peut lire dans : Grammaire des grammaires (Google Books) de Charles Pierre Girault Duvivier, édition de1833, pages 544-545 :

 

Pleurs, larmes. Ces deux expressions ont des différences remarquables. Voici comment M. Laveaux les établit. Les larmes sont une lymphe quelle que soit la cause qui la rende visible. On verse des larmes de joie, de tristesse, d'admiration, de douleur, etc. Tous les pleurs sont des larmes, mais toutes les larmes ne sont pas des pleurs. Les larmes ne prennent le nom de pleurs que lorsqu'elles sont excitées par quelque passion violente, par quelque blessure profonde du coeur, par un outrage sanglant, par un vif ressentiment, par un désir ardent de vengeance, par un malheur certain et direct.

[...]

Bossuet a employé cette expression dans toute l'étendue de sa signification, lorsqu'il a dit, en parlant de l'enfer : C'est là que règne un pleur éternel.

Pleurs, il est vrai, n'a point de singulier, mais qui oserait condamner cette énergique expression ?

On notera que Littré reconnaît PLEUR au singulier :

Littré-1877 

PLEUR 1° Au singulier. Écoulement de larmes, le sens propre du latin plorare étant verser abondamment des larmes. Le pleur m'en vient aux yeux. [Jodelle, Didon, v.]

Il est peu usité au singulier en ce sens ; ou bien on le dit en plaisantant : jeter un pleur.

[...]

 

L'Académie (8e édition, 1835) donne :

PLEUR, n. m.: Écoulement de larmes. Il est peu usité au singulier et ne s'emploie plus guère que par plaisanterie. Verser un pleur. Au pluriel, il signifie Larmes. Verser des pleurs. Répandre des pleurs. Avoir le visage tout mouillé, tout trempé de pleurs. [...]

 

j'ai coutume - j'ai la coutume

comme de coutume - à l'accoutumée

 

Adverbes ou locutions adverbiales de sens proche :

D'habitude, habituellement, d'ordinaire, ordinairement, comme de coutume, à l'accoutumée (expression vieillie)

Adjectifs qualificatifs :

Coutumier (coutumière), habituel (habituelle)

 

Littré nous donne de fort intéressantes nuances :

LA COUTUME, L'HABITUDE.

Coutume est objectif, c'est-à-dire indique une manière d'être générale à laquelle nous nous conformons.

Au contraire, habitude est subjectif, c'est-à-dire indique une manière d'être qui nous est personnelle et qui détermine nos actions. L'habitude devient un besoin ; mais la coutume ne le devient jamais.

Cependant on dira également : j'ai la coutume ou j'ai l'habitude de prendre du café, avec cette nuance cependant que avoir la coutume exprime seulement le fait que je prends ordinairement du café, tandis que avoir l'habitude exprime qu'un certain besoin s'y joint.

  J'AI COUTUME, J'AI LA COUTUME.  

J'ai coutume de fumer, veut dire je fume d'ordinaire ; j'ai la coutume de fumer, veut dire que cela est entré dans mes coutumes. C'est cette nuance délicate il est vrai mais réelle qui fait que avoir coutume peut se dire des choses, tandis que avoir la coutume ne peut pas s'en dire.

 

La rivière a coutume de déborder à cette époque de l'année ; mais elle n'en a pas la coutume.

 

 

l'abîme - la mise en abyme 

 

Abîme, sens propre, gouffre très profond.

Locution : En abyme, rarement en abîme

Mise en abyme

Construction particulière qui veut que deux ou plusieurs éléments s'imbriquent les uns dans les autres comme un jeu de miroirs :

♦ une peinture dans une peinture, Les époux Anolfini de Jan Van Eyck,  Les Ménines de Diego Vélasquez...

un récit dans un récit, Les Mille et une nuits, Le Manuscrit trouvé à Saragosse (roman fantastique) de Jan Potocki...

une pièce dans une pièce, Hamlet de William Shakespeare...

♦  une image dans une image, La Vache qui rit...

un film dans un film, La Nuit Américaine de François Truffaut... 

etc. 

 

une balade - une ballade 

 

Une balade, familièrement, une flânerie, une promenade sans but déterminé.

Une ballade est un poème de forme fixe au lyrisme courtois de la fin du Moyen Âge.

Les romantiques la remirent à l'honneur au XIXème siècle.

Elle se caractérise, en autres, par des vers décasyllabes, chaque strophe se terminant par le même vers, le refrain, qui se répète comme un leitmotiv. Et un envoi qui débute par une apostrophe à la personne à laquelle le poème est dédié.

 

Ces deux homophones, balade, ballade ont une même origine.

Les baladins ne se promenaient-ils pas en chantant ?

 

Un martyr - un martyre 

 

Un martyr, une martyre

 ◊ celui ou celle qui a souffert et mort pour sa foi.

Saint Irénée, grec de naissance et évêque de Lyon mourut en martyr. 

victime, celui qui souffre ou a souffert physiquement ou psychologiquement.

 

Un martyre, souffrance ou mort endurée pour une cause, un idéal. Le martyre des premiers Chrétiens.

Par extension, une grande douleur.

Il lui a fait subir un martyre.  

 

Adjectif qualificatif = martyr(e)

un enfant martyr, une petite fille martyre.

 

Un couple - une couple  

 

Un couple

Ensemble de deux personnes unies par le mariage, ou par un sentiment ou autres.

un couple de danseurs...

Un couple de brigands...

 

Une couple

On emploie une couple au féminin pour parler de deux animaux considérés comme étant ensemble, une couple de boeufs. Mais aussi par analogie on dit une couple d'heures. Cependant on dira une paire de chaussures, une paire de gants, etc.

 

Une couple d'heures, deux heures environ.

une couple de boeufs, une couple de chiens

Par extension, une couple signifie un petit nombre

 

Page 44 de La Grammaire des Grammaires (1833) susmentionnée.

Couple est féminin, quand il est employé pour signifier deux choses quelconques d'une même espèce, qui ne vont pas ensemble nécessairement, et qui ne sont unies qu'accidentellement.

Il a avalé une couple d'oeufs (Girard et M. Lemare)

Nous avons tué une couple de perdrix (M. Laveaux)

Remarque. - Quand deux choses vont ensemble par une nécessité d'usage, on se sert du mot paire. Une paire de gants, de bas, de souliers, de jarretières, de bottes, de sabots, de boucles d'oreilles, de pistolets, etc.

On s'en sert encore, en parlant d'une seule chose nécessairement composée de parties qui font le même service : une paire de ciseaux, de lunettes, de pincettes, etc.

Enfin un couple et une couple peuvent se dire des animaux ; mais le couple ne marque que le nombre ; et la paire y ajoute l'idée d'une association nécessaire. Ainsi un boucher dira qu'il achètera une couple de boeufs, parce qu'il en veut deux ; mais un laboureur doit dire qu'il en achètera une paire, parce qu'il veut les atteler à la même charrue.

 

Tous ces mots ont été rencontrés dans les Délires

>>>Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "<<<

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 10:31

LES DÉLIRES

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Peut-être Marie Cratère eut-elle un sursaut de remords de s'être montrée si intraitable à mon égard. Lorsqu'elle me dévisagea, curieuse qu'elle était de savoir jusqu'à quel point je supportais ses sarcasmes, une larme discrète coula le long de ma joue tendre.

N'avais-je pas usé d'autosuggestion1 et prononcé en mon for intérieur : « Pleurez , pleurez mes yeux et fondez-vous en eau !2 » Ce qu'ils firent. Une fieffée comédienne, voilà ce que j'étais devenue ; mais, à mon corps défendant. Qui m'en eût osé tenir rigueur en cette circonstance ? Ma détermination ne m'y pouvait que résoudre. Ne devais-je pas employer tous les moyens, si subtils et si blâmables qu'ils fussent, pour arriver à obtenir de Marie les réponses que j'attendais ? Non que je crusse qu'il fût aisé de la fléchir, mais je misais sur ce dont elle aurait pu faire preuve à mon égard, ne fût-ce qu'une once de faiblesse. Et c'est bien là ce qui se produisit. Rien de ce qui me concernait ne pouvait lui échapper.

Certes je savais qu'elle entendait toutes choses au premier mot, mais le plus souvent elle préférait faire la sourde. Elle était en compassion aussi grippe-sou qu'en économie.

Prétatou, qui suivait le fil de ma pensée, ne put se retenir de marmotter sans que, fort heureusement, Marie Cratère pût l'entendre : « Il s'en trouve qui sont si avares, chiches et pince-mailles qu'ils n'osent, comme on dit, boire de peur de pisser». Ce n'était guère là un langage châtié, mais il reflétait bien ma pensée. 

 

Mon pleur, cependant, toucha la vieille femme au-delà de mes espérances.

Un rictus mal contenu, une crispation légère que je devinai plus qu'elle n'apparaissait en vérité, me firent comprendre que Marie ne demeurait point insensible à la déception qui m'accablait. Sans doute s'en voulut-elle quelque peu —  c'est à tout le moins ce que je crus — car elle me susurra d'une voix mielleuse : « Qu'est-ce donc là que je vois, ma chérie ? Quel est ce chagrin qui gonfle ton coeur ? Sont-ce les refus que j'oppose à tes questions importunes qui te mettent en peine ? »

Puis, se reprenant brusquement, et avant même que je ne me fusse épanchée dans son sein — ce que j'aurais osé faire malgré ma répugnance, mais elle ne m'en donna pas l'opportunité — elle continua : « Tu ne lâcheras donc jamais ! »

Non, je ne me décramponnerais point de mon obsession et je continuerais toujours à la poursuivre avec les mêmes questions.

 

Je te prie, lecteur impatient, de ne faire aucune allusion à ce qu'il fallut que je cessasse d'être pour être qui j'étais devenue.4

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1-autosuggestion ou auto-suggestion > L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère

 

2-"Pleurez , pleurez mes yeux et fondez-vous en eau." Corneille, Le Cid, III, 2

 

 3- «[...] il s'en trouue qui sont si auares chiches et pince-mailles qu'ils n'osent (comme on dit) boire de peur de pisser [...]» Le Tondeux qui court en certains quartiers de la France, et pourquoi il tient la campagne. Auteur anonyme ? 1615 (dans BHVF attestations)

♦ trouue, auares > u consonne, ancienne forme du v

> Que les consonnes sonnent !

 

4-"Il a fait allusion à ce qu'il a fallu que je cessasse d'être pour être qui je suis." André Breton, Nadja, 1928

 

NOTES

 

Titre : Délires aux larmes de crocodile

Cf. L'Académie, 8e édition : Fig. et fam., Larmes de crocodile, Larmes hypocrites par lesquelles on cherche à émouvoir quelqu'un pour le tromper.

 

Peut-être Marie Cratère eut-elle un sursaut de remords

> L'inversion du sujet après ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, encore, du moins, pour le moins, tout au plus, encore moins, toujours est-il, encore, à plus forte raison.

 

curieuse qu'elle était de savoir...

curieuse, attribut de elle

 

prononcé en mon for intérieur

Cf. Académie, 8e édition : Le for intérieur, Le jugement qu'au fond de soi on porte sur soi-même, le tribunal de la conscience. Je suis sûr que, dans votre for intérieur, vous m'approuvez. Garder son for intérieur.

 

N'avais-je pas usé d'autosuggestion...

phrase qui ne finit pas par un point d'interrogation.

Cas où l'on peut omettre le point d'interrogation dans une phrase interrogative

 

à mon corps défendant, malgré moi.

 

Qui m'en eût osé tenir rigueur en cette circonstance ? Ma détermination ne m'y pouvait que résoudre.

On dirait plus couramment : Qui aurait osé m'en tenir rigueur ?

Et : Ma détermination ne pouvait que m'y résoudre.

Si l'infinitif a deux pronoms personnels complément, on peut les placer soit devant le verbe principal, soit devant l'infinitif.

La première tournure est rare de nos jours.

> La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver. + QUIZ 67

 

si subtils et si blâmables qu'ils fussent pour arriver...

ils fussent, subjonctif imparfait de être

locution conjonctive suivie du subjonctif > Quelque... que

 

Non que je crusse qu'il fût aisé de la fléchir, mais..

je crusse subjonctif imparfait de croire

locution conjonctive suivie du subjonctif, non que... (mais)

> Non que, non pas que, non moins que, non plus que, non point que

qu'il fût aisé, subjonctif imparfait : Une proposition dépendant d’un verbe au subjonctif peut avoir, par attraction, son verbe au subjonctif.

autrement dit : Non que je crusse qu'il était aisé de la fléchir, mais..

> § 72 dans Valeurs et emplois du subjonctif

 

ne fût-ce qu'une once de faiblesse

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils

♦ une once, ancienne mesure de poids > un rien, un petit peu.

 

Entendre toutes choses au premier mot

comprendre immédiatement ce qui est dit.

 

Elle était en compassion aussi pince-maille qu'en économie.

= elle était avare de sa pitié comme de ses sous.

Pince-maille, très avare, grippe-sou, chiche, ladre.

Dans la Grammaire des grammaires (cinquième édition) 1822

de Charles-Pierre Girault-Duvivier

Page 176 : Grippe-sou, pl. Des grippe-sou. Des gens d'affaires qui moyennant le sou pour livre, c'est-à dire une très légère remise, reçoivent les rentes. C'est dans le même sens que l'on écrira des pince-maille. Maille, dit l'Académie, était une monnaie au-dessous du denier : trois sous, deux deniers et maille.- Il n'a ni sou ni maille. - les pince-maille sont des personnes qui pincent, qui ne négligent pas une maille.

Ainsi les pince-maille sont de deux ou trois degrés plus ladres que les grippe-sou.

 

Il ne put se retenir de marmotter

marmotter, marmonner...

Cf. Littré, parler confusément entre ses dents.

 

Mon pleur, cependant, toucha la vieille femme.

> Ne pas confondre une larme, un pleur - j'ai coutume, j'ai la coutume, comme de coutume, à l'accoutumée – l'abîme, en abyme - une balade, une ballade – un martyre, un martyr – un/une couple

 

sans que Marie pût l'entendre

sans que, locution conjonctive suivie du subjonctif.

Pas de ne explétif dans la subordonnée.

> NE explétif - Quand peut-on l'employer ?

 

Sans doute s'en voulut-elle quelque peu

♦ inversion après sans doute : voir ci-dessus peut-être

♦ quelque peu, un peu.

 

Ce n'était guère là un langage châtié

CF. Littré, un style châtié, un style très pur et très correct.

(pisse, pisser, vulgaire)

 

sont-ce les refus que j'oppose...

Quand emploie-t-on c'est et ce sont, c'était et c'étaient ?

Pas toujours là où l'on pense.

Voir > Confusions : Débattre (Ø, de, sur ?) se rappeler (Ø, de ?) clore ou clôturer, qu'est-ce qui lui (le ?) prend ? Aller (au, chez) quid (de, sur ?) battre froid (à ?) contredire (Ø, à ?) c'est, ce sont...

 

avant même que je ne me fusse épanchée dans son sein

s'épancher, donner libre cours à ses sentiments, avec sincérité.

avant que locution conjonctive suivie du subjonctif 

> NE explétif 

 

à tout le moins, pour le moins, du moins.

 

elle me susurra d'une voix mielleuse

♦ susurrer > Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

mielleuse, doucereuse, mêlée d'hypocrisie.

 

 

<<  163 Délires sur les agissements ambigus de Marie Cratère « Le soleil est nouveau chaque jour* »

>>  165 Délires sur l'amour - « Il n’y a qu’une loi en sentiment, c’est de faire le bonheur de ce qu‘on aime. »*

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LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU - TITRES DES ÉPISODES

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:59

Complétez :

J'aime la bonne ... - La ... est faible - Il prêche du haut de sa ... -

Ils furent de la ... à canon - La ... d'Aydat mesure 15 km.

Réponse à la fin de l'article

 

L'adjectif variable cher – chère

♦ que l'on aime bien, pour qui l'on éprouve de l'affection.

Ma chère enfant

Ma très chère amie, je voudrais vous dire ici combien vous m'êtes chère.

Synonymes ou mots de sens proche :

chéri, aimé, bien-aimé, affectionné, adoré, adulé.

 

pour qui l'on éprouve une certaine considération, formule de politesse.

Cher ami, cher maître (pour le notaire, l'avocat, l'huissier...), cher confrère, etc.

 

coûteux

Les pommes sont chères cette année

Comme elle est chère, ta robe !

Je n'ai rien mangé parce que tout était trop cher.

Synonymes ou mots de sens proche :

onérieux, dispendieux, ruineux, inabordable, coûteux, hors de prix, chérot, inestimable, salé.

 

L'adverbe invariable cher

Comme ça coûte cher d'aller à Tahiti pour les vacances !

Dix mille euros ! Vous allez payer trop cher !

Non, ce n'est pas cher payer pour un tel voyage.

Je ne donnerais pas cher de ta peau.

 

Le substantif la chère

♦ faire bonne chère, bien manger, faire un bon repas.

Je suis gourmet, j'aime la bonne chère.

♦ faire bonne chère à quelqu'un (vieilli), lui faire bon accueil

 

Le substantif la chair

constituant du corps humain ou de l'animal ou autre.

Mon fils, tu es la chair de ma chair.

La chair de ce poulet est bien tendre.

Je vais te faire déguster de la chair à saucisse truffée.

Ces pauvres soldats furent de la chair à canon.

J'en ai la chair de poule.

La chair de ce fruit est bien juteuse.

En opposition avec l'âme. Le péché de chair.

« L'esprit est ardent mais la chair est faible. »

      (Évangile selon Saint Matthieu)

 

Le substantif la chaire

♦ une charge dans une université par exemple

Ce professeur à une chaire au Collège de France.

Une tribune 

une estrade où se place le professeur pour donner son cours.
une chaire en bois, en marbre...

Il professe du haut de sa chaire.

Les prêtres faisaient leurs sermons du haut de leur chaire.

Pour en savoir +

> Le Trésor :CHAIRE 

 

Le substantif la cheire

Coulée de lave

Ce vulcanologue étudie les cheires d'Auvergne.

 

> Que signifient les mots synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

> Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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 Solution de la question posée au début de l'article

J'aime la bonne chère - La chair est faible - Il prêche du haut de sa chaire - Ils furent de la chair à canon - La.cheire d'Aydat mesure 15 km. 

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 18:37

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Question :

Peut-on toujours remplacer PAR CONTRE par EN REVANCHE ?

Voir la note à la fin de l'article.

 

♦ Littré conseillait de n'employer par contre que dans le langage commercial. Voici ce qu'il dit à l'entrée CONTRE :

"Par contre est une locution dont plusieurs se servent, pour dire en compensation, en revanche : Si les artisans sont ordinairement pauvres, par contre ils se portent bien ; Si le vin est cher cette année, par contre il est bon. Cette locution, qui a été tout particulièrement critiquée par Voltaire et qui paraît provenir du langage commercial, peut se justifier grammaticalement, puisque la langue française admet, en certains cas, de doubles prépositions, de contre, d'après, etc. mais elle ne se justifie guère logiquement, par contre signifiant bien plutôt contrairement que en compensation, et devant provenir de quelque ellipse commerciale (par contre ayant été dit pour par contre-envoi) ; en tout cas, il convient de suivre l'avis de Voltaire et de ne transporter cette locution hors du langage commercial dans aucun style."

 

♦ L'Académie 8e édition n'admet pas la locution par contre.

Dans sa 9e édition elle mentionne la locution et ne la considère plus comme une faute puisque de nombreux auteurs l'ont utilisée, cependant elle la déconseille quand on peut lui substituer une autre locution.

Voir par contre à l'entrée CONTRE (partie en caractère gras)

 

♦ Le Trésor, qui cite Grevisse, propose comme synonymes possibles mais d'autre part, mais d'un autre côté, les locutions en revanche et en compensation présentant d'autres nuances.

Voir Le Trésor à l'entrée CONTRE, IV, B Remarque 1.

 

Remarque

J'ai entendu plus d'une fois l'emploi de par contre dans le sens de en outre. C'est une faute. La locution adverbiale en outre signifie de plus, de surcroît.

La locution prépositive en outre de calquée sur en plus de est condamnée par les puristes.

 

Phrase fautive : J'ai fait les soldes et j'ai acheté deux manteaux bon marché, par contre une jolie petite robe d'été ne m'a coûté de 20 euros.

> de plus, en outre, ou de surcroît 

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Note de mamiehiou : Personnellement, si tant est que je puisse avoir une opinion personnelle dans cette affaire qui a été et qui est aujourd'hui encore pour les puristes sujet à controverse, j'aime employer la locution en revanche quand le contexte s'y prête.

Mais il ne s'y prête pas toujours et André Gide faisait remarquer :  « Trouveriez-vous décent qu’une femme vous dise : "Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche j’y ai perdu mes deux fils." »

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 17:10

 

 

1-Dans la langue soignée et littéraire, on rencontre fréquemment l'inversion après les locutions : ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, du moins, pour le moins, tout au moins, à tout le moins, tout au plus, encore moins, à plus forte raison.

 

Il parla, devant mon patron, des sentiments intimes qu'il nourrissait pour moi. Ainsi me mit-il dans l'embarras.

Je vous ai tiré d'un mauvais pas en vous sauvant de la noyade ; ainsi serons-nous liés à jamais, ma pauvre chérie.

♦ ainsi, par conséquent.

Il mentit sur nos relations ; sans doute avait-il peur de passer pour un grand timide.

 Il m'a fait cadeau d'un bel appartement, sans doute croyait-il que ma reconnaissance serait sans borne.

Je n'ai plus d'à priori* sur les soi-disant qualités de Pierre ; du moins Paul m'a-t-il fait comprendre que je ne pouvais pas lui demander n'importe quoi. 

 

♦ il, reprise du sujet Paul.

Il m'aimait, à tout le moins le croyait-il.

Il disait vouloir toujours me faire plaisir, tout au plus ne me téléphonait-il que tous les deux mois.

Il m'a promis que je serais son héritière si je m'occupais de lui jusqu'à son dernier souffle ; j'aurais bien du mal à lui dire oui ; à plus forte raison n'ai-je jamais eu pour lui aucun sentiment.

♦ à plus forte raison, à fortiori*, en vertu d'une raison plus forte
Avec son caractère de cochon, il ne pourra jamais trouver personne pour se mettre à son service, à plus forte raison ne le pourrais-je pas, moi qui n'ai aucune patience.

J'aime garder les livres qu'il me prête et il m'en a fait le reproche ; aussi bien ne lui emprunterai-je plus rien.

Je le craignais, aussi évitais-je de le rencontrer.

♦ Aussi, aussi bien : d'ailleurs, au demeurant, au surplus, dans le fait, tout compte fait, somme toute, en tout état de cause, après tout, cf. Le Trésor

Il n'est encore pas venu hier ; peut-être a-t-il eu un empêchement.

Je lui ai dit ses quatre vérités. Peut-être n'entendrai-je plus jamais parler de lui, enfin.

♦ On peut avoir d'autres constructions.

Exemples avec peut-être :

Peut-être que je n'entendrai plus jamais parler de lui.

Je n'entendrai peut-être plus jamais parler de lui.

 

2-On doit toujours faire l'inversion après : toujours est-il, (et) encore (dans le sens de malgré cela – restriction qui donne plus de poids sur ce qui précède)


 

Il fait tout pour lui plaire, il lui offre de fleurs, l'invite au cinéma, lui donne la sérénade, et l'aubade parfois, et encore n'arrive-t-il pas à ses fins.

On me reproche de ne jamais parler de lui. Encore faudrait-il que je le connaisse.

J'ai décidé ce soir de lui demander sa main, encore faut-il que je trouve les mots qui ne la fassent pas partir en courant.

Je lui ai envoyé moult textos depuis une semaine, toujours est-il qu'il ne m'a pas répondu. Que dois-je en penser ?

 

 

 > Ces expressions ne sont pas suivies d'une virgule

 

Quand AUSSI signifie de plus et marque une idée de conséquence, il est suivi d'une virgule et il n'y a pas d'inversion.

Il est très fâché contre moi et refuse de m'écrire. Aussi, il ne me téléphone plus ni ne me donne signe de vie.

 

*L'Académie 1932 donne à priori, à fortiori, à postériori avec un accent sur le à


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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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