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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:15

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Sommaire de l'article

1-Hapax ou Apax 2-Concaténation de mots 3-Mots-valises

 4-Mots fantômes 5-Néologismes 6-Articles connexes

 

1-L'hapax ou l'apax

C'est un mot qu'on ne rencontre qu'une seule fois dans la littérature.

Jouissement

Ballade Sappho  - Verlaine (1844-1996)

Ma douce main de maîtresse et d’amant
Passe et rit sur ta chère chair en fête,
Rit et jouit de ton jouissement.
Pour la servir tu sais bien qu’elle est faite,
Et ton beau corps faut que je le dévête
Pour l’enivrer sans fin d’un art nouveau
Toujours dans la caresse toujours prête.
Je suis pareil à la grande Sappho. 

 

Jouissement, quel joli mot !

J'ai écrit dans un de mes textes : "N'avais-je pas entraperçu la veille,  quand elle avait ouvert un tiroir pour y prendre des cuillères, quelque chose que je devinai être des pièces d'or et d'argent qui avaient lui, quand elle avait enfoncé ses doigts dans leur masse fluide avec un jouissement qu'elle tenta vainement de dissimuler." > Délires éthiques 

 

Ptyx

Un hapax dont on a longtemps cherché le sens jusqu'à ce que Mallarmé avoue que ce mot n'avait été crée que pour la rime  en -YX

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Main rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

  Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore).

 Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

  Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

Mallarmé 1842-1898

 

Pleurnichailler

Pleurnichailler vient de pleurnicher - Martin DU Gard, La Gonfle, 1928

 

Métempirie

Mot forgé d'après l'adjectif métempérique : qui n'est pas fondé sur la connaissance positive, empirique. (Philosophie)

L'occasion est l'alternative surmontée, et l'on comprend que cette accession à la métempirie, même si elle ne dure qu'un instant, nous apporte une grande joie. (Vladimir Jankélévitch, Je-ne-sais-quoi, 1957) 

 

Hésitaillant, hésitaillante

Synonyme de hésitant, -ante, péjoratif.

J'ignorais comme toi, cette invitation. Avec son air hésitaillant, tante Clotilde n'en fait qu'à sa tête. (Henry Bernstein, Le Secret,1913)

 

Péripatétitiennement

"Rien de physiologique, de psychologique, de transcendant, de péripatéticiennement philosophique - Balzac, La théorie de la démarche,1833.

 

Cf.Littré- On lit à l'entrée Péripatéticien : Qui suit la doctrine d'Aristote. La philosophie péripatéticienne. Substantivement. Un péripatéticien.

Citation : Secte et erreur sont synonymes : tu es péripatéticien et moi platonicien ; nous avons donc tous deux tort ; car tu ne combats Platon que parce que ses chimères t'ont révolté, et moi je ne m'éloigne d'Aristote que parce qu'il m'a paru qu'il ne sait ce qu'il dit. VOLTAIRE

 

Goinfresse

Les trois monstres dont j'ai parlé,

Ces harpies au dos ailé,

Se ruèrent sur nos viandes [...]

Les trois goinfresses, aussitôt

Qu'elles sentirent notre rôt,

S'en revinrent la gueule fraîche [...]

Scarron, Le Virgile travesti, III

voir sur Wikisource > Livre troisième

Une oeuvre burlesque (1648-1653), qui parodie L'Enéide de Virgile

 

2 La concaténation de mots

A-On regroupe plusieurs mots en un seul.

 

Hippocampelephantocamélos

Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos

Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac 1797

La tirade des nez

 

Mot composé de : hippocampe, éléphant et chameau.

Origine du mot : Le Bret, ami d'Hercule Savinien Cyrano, dit Cyrano de Bergerac (1619-1655) a écrit dans une lettre le mot hippocampelephantocamélos qu'il attribue à Aristophane, 392 av. J.-C.

On sait que le dramaturge grec aimait construire des mots par concaténation comme le mot qui suit :

 

λοπαδοτεμαχοσελαχογαλεοκρανιολειψανοδριμυποτριμματοσιλφιοκαραϐομελιτοκατακεχυμενοκιχλεπικοσσυφο- φαττοπεριστεραλεκτρυονοπτεκεφαλλιοκιγκλοπελειολαγῳοσιραιοϐαφητραγανοπτερυγώv

translittéré :

lopadotemakhoselakhogaleo­kranioleipsanodrimypotrimmato­silphiokarabomelitokatakekhymeno­kikhlepikossyphophattoperistera­lektryonoptekephalliokinklope­leiolagōiosiraiobaphētraga­nopterygṓn

(vers 1169-1174).

Le mot grec le plus long : « nom d’un plat composé de toutes sortes de délicatesses, poissons, chair, volaille et sauces ». Traduction dans le dictionnaire de Liddell & Scott

Cf. L'Assemblée des femmes, Wikipédia

 

B-On regroupe plusieurs mots reliés par un trait d'union pour n'en faire qu'un seul.

le je-m'en-foutisme

le à-quoi-bonisme

le touche-à-tout

le vivre-ensemble, un mot qu'on entend bien souvent de nos jours !

 

3- Le mot-valise

C'est un mot formé de deux mots accolés, tronqués : le début de l'un est suivi de la fin de l'autre. histoire de faire un jeu de mots, drôle le plus souvent. En un seul mot, on peut dire deux choses à la fois.

 

franglais, tapuscrit, alicament, adoléchiant, merdiateur...

 

éternullité (Jules Laforgue), alcoolade (Raymond Queneau)

 

Lewis Carroll, (1832-1898) auteur de Alice in Wonderland, Alice au Pays des Merveilles a aimé faire des mots-valises.

"...there are two meanings packed up into one word " , explique-t-il.

... il y a deux sens empaquetés en un seul  mot.

Son poèmeThe hunting of the snark, La Chasse au Snark met en scène un animal fantastique, le snark, mot valise formé de snake et et de shark, serpent et requin.

En anglais "a porte-manteau word" qui vient du français porte-manteau, anciennement une valise à deux compartiments

..........

Quelques porte-manteau words de Lewis Carroll > 10 whimsical words coined by Lewis Carroll - The Week

.........

Brunch, breakfast + lunch

Tiglon, tigre + lion

Wikipédia, wiki + encyclopedia

Eurasie, Europe + Asie

Oxbridge, Oxford + Cambridge

 

Voir le Site personnel d'Alain Créhange - Mots-valises - Créhange, Alain

"Le pornithorynque est un salopare" - Dictionnaire de mots-valises - Auteur : Alain Créhange.


 

4-Le mot fantôme

Les mots fantômes se trouvent dans des Dictionnaires ou des Lexiques mais en fait, il n'existent pas : ils sont dus à une mélecture, à une erreur typographique ou autres.

Voir des mots fantômes sur le site :

http://www.atilf.fr/MotsFantomes/

Base des Mots Fantômes, http://www.atilf.fr/MotsFantomes, ATILF - CNRS & Université de Lorraine.

Afuier, mot fantôme voulant signifier fuir, abandonner, s'en aller. Mot déjà rencontré dans Délires où Prétatou trahit son nom 

Godefroy, dans son dictionnaire (XIIe siècle), aurait écrit afuier au lieu de afiner.

> Dictionnaire Godefroy

 

5-Le néologisme

Cf. Littré, Entrée Néologisme : Mot nouveau, ou mot existant employé dans un sens nouveau.

Entrée Mot §2 : Si est-ce que, lorsqu'il est question de faire un mot nouveau dont il semble que l'on ne peut se passer, comme est celui d'exactitude, la première chose à quoi il faut prendre garde, est qu'il ne soit point équivoque ; car dès là faites état qu'il ne sera jamais bien reçu. Vaugelas, Remarques sur la langue française

Les hapax, les mots-valises sont des néologismes.

On peut déduire de ce qui précède que, dès qu'un néologisme entre dans un texte littéraire, c'est un hapax, dans un 2ème texte littéraire, ce ne l'est plus !

 

6-Articles connexes sur mon blog

Archaïsme ! Fleur fanée, oubliée sur la page d'un vieux livre. Reviens à la vie, l'espace d'un instant !

> L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

> Y a-t-il un trait d'union ou pas ? Au delà ou au-delà ? Par delà ou par-delà ? AU ou PAR ou EN etc. suivis de : deçà, delà, devant, derrière, avant, arrière, dessus, dessous, dedans, dehors, haut, bas.

> Ne pas confondre : trait d'union et tiret

> Des anglicismes à traduire - L'origine de l'anglais

LES MOTS

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

 

Ajout du 20 avril 2014

Cf. Lexicographie Cnrtl

Majusculaire, adj.,hapax, au fig., synon. Je suis las d'être un cas particulier, de monter en épingle mon moi majusculaire, ma perle noire (H. Bazin,Mort pt cheval,1949, p. 289).

Majusculer, verbe intrans.,hapax. Ceux qui majusculent ceux qui chantent en mesure (Prévert,Paroles,1946, p. 7).

Vers la fin du mythe russe: essais sur la culture russe, ...

books.google.fr/books?id=aHGjEcJnDukC

Georges Nivat - 1988 - ‎Littérature russe - 19e siècle - Histoire et critique

Seul le cheval soufflant sur sa joue au moment où il va se faire écraser dans la rue le fait, un instant, sortir de son monde majusculaire et minusculaire, de sa scribolopolis.

Majusculaire, pas si hapax que ça en fait...- Note de Mamiehiou

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 11:43

LES QUIZ

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QUIZ 88 -Trouvez les noms des villes dans des expressions, des citations, quelques chansons, etc., avec leurs auteurs, si possible, ou les circonstances dans lesquelles leurs noms ont été prononcés.

 

Sommaire de l'article

A-Expressions, proverbes et citations

B-Quelques villes à retrouver dans des chansons

C-dans des titres de films

D-dans des répliques de théâtre

 

A-Expressions, proverbes et citations

 

1-Avec des SI, on mettrait ..... en bouteille.

 

2-Quel ..... ! (Quel bric-à-brac !)

 

3-Le coup de ..... (un coup violent, imprévu et pernicieux)

 

4-Tous les chemins mènent à .....

 

5-Voir ..... et mourir.

 

6-..... n'a pas été bâti en un jour.

Une autre ville dans :

7-..... ne s'est pas faite en un jour.

 

8-Le ..... - ..... , c'est un gâteau de pâte à choux décorée d'amandes et garnie de crème pralinée.

 

9-Tonnerre de ..... !

 

10-« Allô ..... , je voudrais le 22 à .... »

 

11-«  Souviens-toi du vase de ..... ! »

 

12-« ..... vaut bien une messe. »

 

13-« De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De ..... au Pérou, du Japon jusqu'à ....., Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme. »

 

« ..... est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. »

 

15- .....-ville ou .....-canal ? demande le guichetier Chinois

 

16-Aller à ..... (aller se perdre au bout du monde)

 

17- C'est ..... ! (C'est le grand luxe !)

 

18-..... sera toujours ..... !

 

19-..... ! ..... outragé ! ..... brisé ! ..... martyrisé ! Mais ..... libéré !

 

B-Quelques villes à retrouver dans des chansons :

 

1-Dans le port d.....

Y a des marins qui chantent.

Les rêves qui les hantent.

 

2-T´as voulu voir .....
Et on a vu .....
T´as voulu voir .....
Et on a vu .....
T´as voulu voir .....
Et on a vu .....
T´as voulu voir .....
Et on a vu .....
J´ai voulu voir .....
On a revu .....
J´ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère,
Comme toujours

 

3-It's a Long Way to .....

 

4-J'aimerais tant voir .....
L'île de Pâques et .....
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.

Voir les jardins de .....
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de .....
Au sommet du Fuji-Yama.

 

5-Dis t’as vu ..... ?
Non j’ai vu monter personne

 

6-Cadet Rousselle a trois beaux yeux, (bis)
L’un r’garde à ....., l’autre à ....., (bis)
Comme il n’a pas la vu’ bien nette,
Le troisième, c’est sa lorgnette.

 

7-Sur le pont de ..... un bal y est donné (bis)

La belle Hélène voudrait bien y aller (bis)

 

8-Sur la route de ..... (bis)
Il y avait un cantonnier (bis)
Et qui cassait (bis)

Et qui cassait
des tas d'cailloux

 

C-dans des titres et des répliques de films

 

1-..... .....

film musical américain - 1977

 

2-..... mon amour

1959

 

3-Est-ce que Louis XVI se plaisait à ..... ? Pas sûr. Mais il habitait chez son père. Je suis assez pour ces traditions-là.

 

4-Alors, il dort le gros con ? Ben il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de ..... Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux.

 

5-Une fois ....., ça suffit.

 

6-Monsieur Fernand : J'ai connu une Polonaise qu'en prenait au p'tit déjeuner. Faut quand même admettre : c'est plutôt une boisson d'homme. (il tousse)
Raoul Volfoni : Tu sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de ..... , pas tellement loin de ..... . "Les volets rouges", et la taulière, une blonde comac.Comment qu'elle s'appelait, nom de Dieu ?
Monsieur Fernand : Lulu la Nantaise.
Raoul Volfoni : T'as connu ?

 

D-dans des répliques de théâtre (retrouvez dans quelles pièces)

 

1-BÉLISE Grammaire est prise à contre-sens par toi, Et je t’ai dit déjà d’où vient ce mot.
MARTINE Ma foi, Qu’il vienne de Chaillot, d’....., ou de ....., Cela ne me fait rien.

 

2-CAMILLE

....., l’unique objet de mon ressentiment !
....., à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
..... qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
..... enfin que je hais parce qu’elle t’honore !
Puissent tous ses voisins ensemble conjurés
Saper ses fondements encor mal assurés !

 

Si vous n'avez pas tout trouvé,

voyez la solution :

 

A-Expressions, proverbes et citations

 

1-Avec des SI, on mettrait Paris en bouteille.

 

2-Quel capharnaüm ! (Quel bric-à-brac !)

 

3-Le coup de Jarnac

Un coup de Jarnac est un coup violent, imprévu et pernicieux.

À l'origine, il s'agit, en escrime, d'un coup célèbre porté par Guy Chabot de Jarnac (1547)

Pour en savoir +

> Coup de Jarnac - Wikipédia

 

4-Tous les chemins mènent à Rome

 

5-Voir Naples et mourir.

"Vedi Napoli e poi muori !"

 

6-Paris n'a pas été bâti en un jour.

 

7-.Rome ne s'est pas faite en un jour.

 

8-Le Paris-Brest (C'est un gâteau de pâte à choux garnie de crème pralinée et décorée d'amandes)

 

9-Tonnerre de Brest !

Juron du capitaine Haddock – Tintin, Hergé

 

10-« Allô New-York, je voudrais le 22 à Asnières... »

Sketch de Fernand Raynaud de 1955

 

11-«  Souviens-toi du vase de Soissons ! »

OU « Ainsi as-tu fait au vase à Soissons ! »

« En ce temps-là, écrit Grégoire,beaucoup d’églises furent pillées par l’armée de Clovis parce qu’il était encore enfoncé dans les erreurs du fanatisme »

(Histoire des Francs, Livre II, chapitre 27)

Lire cet épisode dans : Wikipédia Vase de Soissons

 

12-« Paris vaut bien une messe. »

Henri IV, pour devenir roi, dut abdiquer sa religion, le protestantisme. Ici, la messe symbolise le catholicisme.

 

13-« De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme. »

de Nicolas Boileau Satire

 

14-« Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. »

de Léon Daudet

 

15- Givors-ville ou Givors-canal ? demande le guichetier Chinois

 

16-Aller à Tataouine, aller à Tataouine-les-Bains (aller se perdre au bout du monde)

Tataouine, ville de Tunisie.

 

17- C'est Byzance ! (C'est le grand luxe !)

En souvenir de la splendeur de cette ville antique du monde grec, qui est devenue Constantinople (ville chrétienne – L'empereur Constantin a été le 1er empereur romain chrétien) puis Istanbul (ville musulmane conquise par les Ottomans)

 

18-Paris sera toujours Paris !

 

19-Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé !

Mais Paris libéré !

Discours du général de Gaulle le 25 août 1944 à l'Hôtel de Ville de Paris.

 

B-Quelques villes à retrouver dans des chansons :

 

1-Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui chantent.

Les rêves qui les hantent...

Jacques Brel

 

2-T´as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T´as voulu voir Vesoul
Et on a vu Vesoul
T´as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T´as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J´ai voulu voir Anvers
On a revu Hambourg
J´ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère,
Comme toujours

Jacques Brel

 

3-It's a Long Way to Tipperary

It's a long way to Tipperary, c'est loin jusqu'à Tipperary. Ballade irlandaise que chantaient les soldats américains pendant la dernière guerre, pour se donner du courage. Tipperary est un coin en Irlande.  

It's a Long Way To Tipperary, musique de Jack Judge et Harry Williams, 1912

It's a long way to Tipperary 
It's a long way to go.
It's a long way to Tipperary
To the sweetest girl I know!
Goodbye Piccadilly !  
Farewell Leicester Square !
It's a long long way to Tipperary,
But my heart's right there. 
La route est longue jusqu'à Tipperary,
La route est longue pour y aller.
La route est longue jusqu'à Tipperary,
Jusqu'à la fille la plus douce que je connaisse !
Au revoir Piccadilly,
Adieu Leicester square !
La route est longue longue jusqu'à Tipperary,
Mais c'est là qu'est mon cœur.
Note déjà donnée dans ce blog dans le texte > 14 Délires chargés d'une émotion incommensurable - It's a long way to Tipperary*

4-J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.

Henri Salvador

Merveilleuse chanson qui me fait rêver de par ses paroles et sa mélodie. Voyages...

 

5-Annie Cordy chante :

Dis t’as vu Monte-Carlo ?
Non j’ai vu monter personne.

 

6-Cadet Rousselle a trois beaux yeux, (bis)
L’un r’garde à Caen, l’autre à Bayeux, (bis)
Comme il n’a pas la vu’ bien nette,
Le troisième, c’est sa lorgnette.

 

7-Sur le pont de Nantes un bal y est donné (bis)

La belle Hélène voudrait bien y aller (bis)

 

8-Sur la route de Louviers (bis)
Il y avait un cantonnier (bis)
Et qui cassait (bis)

Et qui cassait
Des tas d'cailloux 

 

C-Dans des titres et des répliques de films

 

1-New York New York

film musical américain réalisé par Martin Scorsese, sorti en 1977 et aussi la chanson du film.

 

2-Hiroshima mon amour

film franco-japonais d'Alain Resnais,1959.

 

3-Est-ce que Louis XVI se plaisait à Versailles ? Pas sûr. Mais il habitait chez son père. Je suis assez pour ces traditions-là.

Jean-Paul Belmondo, Le Marginal (1983), écrit par Michel Audiard.

 

4-Alors, il dort le gros con ? Ben il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban… Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère… au terminus des prétentieux…

Bernard Blier, Les Tontons flingueurs (1963), écrit par Michel Audiard.

 

5-Une fois Stalingrad, ça suffit.

Horst Frank, Les Tontons flingueurs.

 

6-Monsieur Fernand : J'ai connu une Polonaise qu'en prenait au p'tit déjeuner. Faut quand même admettre : c'est plutôt une boisson d'homme… (il tousse)
Raoul Volfoni : Tu sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de Biên Hòa , pas tellement loin de Saïgon. "Les volets rouges"... et la taulière, une blonde comac... Comment qu'elle s'appelait, nom de Dieu ?
Monsieur Fernand : Lulu la Nantaise.
Raoul Volfoni : T'as connu ?

Les Tontons flingueurs

 

D-Dans des répliques de théâtre

 

1-Molière, Les Femmes savantes, Acte II scène VI

[...]

MARTINE Mon Dieu, je n’avons pas étugué comme vous, Et je parlons tout droit comme on parle cheux nous.
PHILAMINTE Ah peut-on y tenir !
BÉLISE Quel solécisme horrible !
PHILAMINTE En voilà pour tuer une oreille sensible.
BÉLISE Ton esprit, je l’avoue, est bien matériel. Je, n’est qu’un singulier ; avons, est pluriel. Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire* ?
MARTINE Qui parle d’offenser grand’mère ni grand-père ?
PHILAMINTE Ô Ciel !
BÉLISE Grammaire est prise à contre-sens par toi, Et je t’ai dit déjà d’où vient ce mot.
MARTINE Ma foi, Qu’il vienne de Chaillot, d’Auteuil, ou de Pontoise, Cela ne me fait rien.

BÉLISE Quelle âme villageoise ! [...]

 

2- Corneille Horace, Acte IV Scène V

les imprécations de Camille

CAMILLE
Rome, l’unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore !
Puissent tous ses voisins ensemble conjurés
Saper ses fondements encor mal assurés !
Et si ce n’est assez de toute l’Italie,
Que l’orient contre elle à l’occident s’allie ;
Que cent peuples unis des bouts de l’univers
Passent pour la détruire et les monts et les mers !
Qu’elle-même sur soi renverse ses murailles,
Et de ses propres mains déchire ses entrailles !
Que le courroux du ciel allumé par mes vœux
Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !
Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre,
Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,
Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
Moi seule en être cause, et mourir de plaisir !

 

Il est évident que je n'ai écrit ici que quelques citations, titres de films, etc. qui me sont passés par la tête aujourd'hui et je suis bien sûre que vous pourriez en trouver mille, cher lecteur !

Article connexe :

> Jeux sur les couleurs : 1-Complétez les phrases avec des noms de couleurs 2-Trouvez la couleur dans les titres des films 3-Cherchez l'intruse

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 12:38

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Suite de l'article > Le discours direct, le discours indirect et le discours indirect libre

 

Les écrivains découvrent le style indirect libre dans les premières années du XXe siècle. Gustave Flaubert a utilisé cette technique narrative.

Voici le début du chapitre 1 de Bouvard et Pécuchet

Repérez les passages 1-au style direct 2-ceux au style indirect libre

Si vous téléchargez ou imprimez le texte, marquez les passages au style direct en bleu, ceux au style indirect libre en rouge.

La solution suit le texte.

 

Bouvard et Pécuchet - Chapitre 1

Gustave Flaubert

 

Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.

Plus bas, le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses, étalait en ligne droite son eau couleur d’encre. Il y avait au milieu un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.

Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers, le grand ciel pur se découpait en plaques d’outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d’ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait au loin dans l’atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d’été.

Deux hommes parurent.

L’un venait de la Bastille, l’autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.

Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s’assirent, à la même minute, sur le même banc.

Pour s’essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut, écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet.

Tiens, dit-il, nous avons eu la même idée, celle d’inscrire notre nom dans nos couvre-chefs.

Mon Dieu, oui, on pourrait prendre le mien à mon bureau !

C’est comme moi, je suis employé.

Alors ils se considérèrent.

L’aspect aimable de Bouvard charma de suite Pécuchet.

Ses yeux bleuâtres, toujours entre-clos, souriaient dans son visage coloré. Un pantalon à grand-pont, qui godait par le bas sur des souliers de castor, moulait son ventre, faisait bouffer sa chemise à la ceinture ; et ses cheveux blonds, frisés d’eux-mêmes en boucles légères, lui donnaient quelque chose d’enfantin.

Il poussait du bout des lèvres une espèce de sifflement continu.

L’air sérieux de Pécuchet frappa Bouvard.

On aurait dit qu’il portait une perruque, tant les mèches garnissant son crâne élevé étaient plates et noires. Sa figure semblait toute en profil, à cause du nez qui descendait très bas. Ses jambes, prises dans des tuyaux de lasting, manquaient de proportion avec la longueur du buste, et il avait une voix forte, caverneuse.

Cette exclamation lui échappa :

Comme on serait bien à la campagne !

Mais la banlieue, selon Bouvard, était assommante par le tapage des guinguettes. Pécuchet pensait de même. Il commençait néanmoins à se sentir fatigué de la capitale, Bouvard aussi.

Et leurs yeux erraient sur des tas de pierres à bâtir, sur l’eau hideuse où une botte de paille flottait, sur la cheminée d’une usine se dressant à l’horizon ; des miasmes d’égout s’exhalaient. Ils se tournèrent de l’autre côté. Alors ils eurent devant eux les murs du Grenier d’abondance.

Décidément (et Pécuchet en était surpris) on avait encore plus chaud dans les rues que chez soi !

Bouvard l’engagea à mettre bas sa redingote. Lui, il se moquait du qu’en-dira-t-on !

Tout à coup un ivrogne traversa en zigzag le trottoir ; et, à propos des ouvriers, ils entamèrent une conversation politique. Leurs opinions étaient les mêmes, bien que Bouvard fût peut-être plus libéral.

Un bruit de ferrailles sonna sur le pavé dans un tourbillon de poussière : c’étaient trois calèches de remise qui s’en allaient vers Bercy, promenant une mariée avec son bouquet, des bourgeois en cravate blanche, des dames enfouies jusqu’aux aisselles dans leur jupon, deux ou trois petites filles, un collégien. La vue de cette noce amena Bouvard et Pécuchet à parler des femmes, qu’ils déclarèrent frivoles, acariâtres, têtues. Malgré cela, elles étaient souvent meilleures que les hommes ; d’autres fois elles étaient pires. Bref, il valait mieux vivre sans elles ; aussi Pécuchet était resté célibataire.

Moi, je suis veuf, dit Bouvard, et sans enfants !

C’est peut-être un bonheur pour vous ? Mais la solitude à la longue était bien triste.

 

1-Les passages au style direct sont en bleu

 

2-ceux au style indirect libre sont en rouge

 

Bouvard et Pécuchet - Chapitre 1

Gustave Flaubert

 

Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.

Plus bas, le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses, étalait en ligne droite son eau couleur d’encre. Il y avait au milieu un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.

Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers, le grand ciel pur se découpait en plaques d’outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d’ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait au loin dans l’atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d’été.

Deux hommes parurent.

L’un venait de la Bastille, l’autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.

Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s’assirent, à la même minute, sur le même banc.

Pour s’essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut, écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet.

Tiens, dit-il, nous avons eu la même idée, celle d’inscrire notre nom dans nos couvre-chefs.

Mon Dieu, oui, on pourrait prendre le mien à mon bureau !

C’est comme moi, je suis employé.

Alors ils se considérèrent.

L’aspect aimable de Bouvard charma de suite Pécuchet.

Ses yeux bleuâtres, toujours entre-clos, souriaient dans son visage coloré. Un pantalon à grand-pont, qui godait par le bas sur des souliers de castor, moulait son ventre, faisait bouffer sa chemise à la ceinture ; et ses cheveux blonds, frisés d’eux-mêmes en boucles légères, lui donnaient quelque chose d’enfantin.

Il poussait du bout des lèvres une espèce de sifflement continu.

L’air sérieux de Pécuchet frappa Bouvard.

On aurait dit qu’il portait une perruque, tant les mèches garnissant son crâne élevé étaient plates et noires. Sa figure semblait toute en profil, à cause du nez qui descendait très bas. Ses jambes, prises dans des tuyaux de lasting, manquaient de proportion avec la longueur du buste, et il avait une voix forte, caverneuse.

Cette exclamation lui échappa :

Comme on serait bien à la campagne !

Mais la banlieue, selon Bouvard, était assommante par le tapage des guinguettes. Pécuchet pensait de même. Il commençait néanmoins à se sentir fatigué de la capitale, Bouvard aussi.

Et leurs yeux erraient sur des tas de pierres à bâtir, sur l’eau hideuse où une botte de paille flottait, sur la cheminée d’une usine se dressant à l’horizon ; des miasmes d’égout s’exhalaient. Ils se tournèrent de l’autre côté. Alors ils eurent devant eux les murs du Grenier d’abondance.

Décidément (et Pécuchet en était surpris) on avait encore plus chaud dans les rues que chez soi !

Bouvard l’engagea à mettre bas sa redingote. Lui, il se moquait du qu’en-dira-t-on !

Tout à coup un ivrogne traversa en zigzag le trottoir ; et, à propos des ouvriers, ils entamèrent une conversation politique. Leurs opinions étaient les mêmes, bien que Bouvard fût peut-être plus libéral.

Un bruit de ferrailles sonna sur le pavé dans un tourbillon de poussière : c’étaient trois calèches de remise qui s’en allaient vers Bercy, promenant une mariée avec son bouquet, des bourgeois en cravate blanche, des dames enfouies jusqu’aux aisselles dans leur jupon, deux ou trois petites filles, un collégien. La vue de cette noce amena Bouvard et Pécuchet à parler des femmes, qu’ils déclarèrent frivoles, acariâtres, têtues. Malgré cela, elles étaient souvent meilleures que les hommes ; d’autres fois elles étaient pires. Bref, il valait mieux vivre sans elles ; aussi Pécuchet était resté célibataire.

Moi, je suis veuf, dit Bouvard, et sans enfants !

C’est peut-être un bonheur pour vous ? Mais la solitude à la longue était bien triste

[...]

 

Vous trouverez le texte intégral sur Wikisource :

Bouvard et Pécuchet - Wikisource

fr.wikisource.org/wiki/Bouvard_et_Pécuchet

 

On lira avec intérêt l'article sur le site Persée :

Le style indirect libre et la modernité

www.persee.fr/web/revues/.../lgge_0458-726x_1984_num_19_73_1162

 

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Voir aussi

***La concordance des temps - Exercices d'application

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style ou le discours direct et indirect

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 15:31

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Questions sur renaître - QUIZ 87

1-Qu'est-ce qui renaît de ses cendres ?

2-De quel organe parle-t-on quand on le dit renaissant ?

3-Quelles têtes renaissaient au fur et à mesure qu'on les coupaient ?

4-Complétez avec les verbes entre parenthèses au subjonctif imparfait : Il fallait bien que les mondes, livrés à de perpétuels combats, (mourir) sans cesse, et sans cesse (renaître) de leurs propres ruines ...

5-Dans quels cas le verbe renaître prend-il un accent circonflexe ?

Réponses à la fin de l'article

mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm

Naître & Renaître

Dans >> Grammaire des grammaires : ou, Analyse raisonée* des meilleurs traités sur la langue française ... page 564

archive.org › eBook and TextsEuropean Libraries 

Girault-Duvivier, Charles-Pierre (1765-1832)

*raisonée > raisonnée

Naître

je nais, tu nais, il naît ; nous naissons, vous naissez, ils naissent.- Je naissais, nous naissions. - Je naquis, nous naquîmes. - Je naîtrai, nous naîtrons.- Je naîtrais, nous naîtrions. - Nais, naissons. Que je naisse, que nous naissions. - Que je naquisse, que nous naquissions. Naître ; naissant ; né, née.

Les temps composés se forment avec l'auxiliaire être – Je suis né, nous serions nés...

 

Renaître se conjugue de même ; mais on remarquera que ce verbe ne se dit au propre que de la nature, des fleurs, des plantes, des têtes de l'hydre qui renaissaient au fur et à mesure qu'on les coupait, du phénix, oiseau fabuleux que les Anciens font renaître de sa cendre, et de Prométhée qui, suivant le fable, avait un foie renaissant, pour servir de pâture perpétuelle au vautour qui le déchirait.*Au figuré, renaître régit quelquefois la préposition DE : "Le monde, livré à de perpétuels combats, meurt sans cesse, et sans cesse renaît de ses propres ruines" (Jérusalem délivrée, Le Tasse)

 

"Revois ton cher Zamore échappé du trépas

Qui du sein du tombeau renaît pour la défendre."

Voltaire, Alzire, Acte II, scène 4

mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm

voir aussi sur le Cnrtl : RENAÎTRE, verbe intrans. (renaître de, renaître à...)

Articles connexes sur le blog :

>>Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

>> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

>> Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

 

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LES QUIZ

 

Réponses (Cf. L'entrée RENAÎTRE)

1-Qu'est-ce qui renaît de ses cendres ? Le Phénix.

2-De quel organe parle-t-on quand on le dit renaissant ? Du foie de Prométhée.

3-Quelles têtes renaissaient au fur et à mesure qu'on les coupaient ? Celles de l'hydre.

4-Complétez avec les verbes entre parenthèses au subjonctif imparfait : Il fallait bien que les mondes, livrés à de perpétuels combats, mourussent sans cesse, et sans cesse renaquissent de leurs propres ruines ...

5-Dans quels cas le verbe renaître prend-il un accent circonflexe ?

-Lorsque le i du radical précède le t : renaître, infinitif,

il renaît, indicatif présent, 3e pers. sing.,

je renaîtrai, tu renaîtras, il renaîtra etc., futur,

je naîtrais, tu naîtrais, il naîtrait etc., conditionnel présent,

Dans ces cas-là l'accent du i devant le t disparaît  dans la nouvelle orthographe.

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

-aux première et deuxième personnes du pluriel du passé simple : nous renaquîmes, vous renaquîtes.

- au subjonctif imparfait, 3e personne du singulier : qu'il renaquît. (il fallait qu'il renaquît)

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 08:50

 

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La soirée fut douce et propice aux échanges ; nous nous racontâmes toutes les deux nos aventures avec cette joie particulière qu'éprouvent des amies quand elles se font des confidences après une longue séparation. Sissi s'étonna que je ne fusse pas restée à Utopinambourg alors que je m'étais hissée à une position sociale tout à fait estimable en fondant ma propre école. Qu'étais-je revenue hanter cette forêt obscure* ? Je lui fis comprendre en deux mots que trop de choses étranges avaient éveillé ma curiosité et que je ne pouvais en rester là.

Mon clabaud de Prétatou, malgré qu'il en ait, se retint de rognogner ; il soupira mais n'osa renchérir sur les sages paroles de Sissi, de peur de me voir froncer le sourcil. Il semblait penser : « Qu'ont-elles à vouloir se dire tant de choses, de omni re scibili*, et patati et patata ? »

J'arrivai au moment de mon récit, où, il y a peu, j'avais été stupéfiée de voir défiler, sans faire le moindre  bruit, ne fût-ce que le craquement ténu des branches qui se brisaient sous leurs pas, une colonne d'hommes et de femmes qui ne ressemblaient aucunement à ceux que j'avais croisés dans la cité. Ces êtres étranges vaguaient avec lenteur et jetaient des regards furtifs de droite et de gauche comme si un danger eût pu les surprendre. Ils étaient tous malingres et souffreteux, cassés, boitant et titubant ; certains d'entre eux s'appuyaient sur des bâtons noueux, d'autres se laissaient guider, le regard vide, la main tendue et appuyée sur l'épaule de ceux qui les précédaient – on eût dit les Aveugles** de Pieter Bruegel.

D'où venaient ces ombres et où s'en allaient-elles ?

Sissi me dit alors qu'elles les avait quelques fois rencontrées. Pour les avoir entendues susurrer d'obscures paroles, elle supposa qu'ils s'étaient échappés de quelque geôle cruelle où ils avaient failli périr. Ils se cachaient ; cela ne faisait aucun doute. Et si on les suivait dans leur déambulation improbable, on arrivait jusqu'à un gouffre sombre qui les engloutissait : leur repaire à coup sûr.

Sissi ne m'en dit pas plus parce qu'elle n'en savait pas plus ; et elle me mit en garde de ne pas les approcher car elle ne savait pas s'ils seraient capables du pire dans le cas où ils se sentiraient débusqués. Si, ma curiosité poussée à son paroxysme, je me décidais à vouloir, à tout prix, découvrir quelque chose de cette foule inconnue, à la suivre sans qu'elle s'en doutât, pourrais-je obvier à tout danger en prenant les précautions nécessaires, tel un fin limier connaissant toutes les ficelles de son art ?

Je me trompai moi-même en me disant qu'il fallait peser le pour et le contre pour agir ainsi. En fait je ne pesai rien car tout est toujours pesé d'avance. On se leurre à croire qu'on use de la réflexion pour se décider ; avant même de réfléchir, tout est décidé. Nulle tergiversation n'est nécessaire. Je savais, bravant tout danger, que j'allais suivre cette file lugubre et me faufiler dans l'antre où elle disparaissait.

Il est des situations qui comportent toutes les audaces.

« Voilà qui est entendu, me dis-je. Je n'aurai désormais de cesse que ces gens ne m'aient dévoilé ce que je veux savoir.»

.............................................................

*De omni re scibili et quibusdam aliis - De toutes les choses qu'on peut savoir et aussi de quelques autres" 


**Les Aveugles de Pieter Bruegel

voir La Parabole des aveugles - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_des_aveugles

 

NOTES

Titre : Délires autour d'une curiosité qui n'en finit pas

qui n'en finit pas : qui ne finit pas d'être ce qu'elle est.

 

Sissi s'étonna que je ne fusse pas restée à Utopinambourg

je ne fusse pas restée, subjonctif plus-que parfait.

> Valeurs et emplois du subjonctif §4 et 5

 

Qu'étais-je revenue hanter cette forêt obscure ?

Pourquoi étais-je revenue hanter cette forêt obscure ?

QUE dans tous ses états – pronom interrogatif - pronom relatif - conjonction de subordination ou élément d'une locution conjonctive - adverbe interrogatif ou exclamatif

cette forêt obscure- Cf. la note dans : 158 Délires sur de froides retrouvailles dans la forêt obscure - la selva oscura (Dante)

 

Mon clabaud de Prétatou, malgré qu'il en ait, se retint de rognogner

Clabaud, chien de chasse qui a les oreilles pendantes et qui aboie fortement sans être sur les voies de la bête. Il se dit par extension, d'un chien qui aboie mal à propos.(Dictionnaire de l'Académie 8e édition)

Rognogner, bougonner, gronder, grommeler.

L'emploi correct de malgré que est rare - Locution admise dans "malgré que j'en aie" = malgré moi, à mon corps défendant. "malgré qu'il en eût"

> Malgré que

 

Qu'ont-elles à vouloir se dire tant de choses et patati et patata.

On joue sur l'alternance des voyelles i-a

et patati et patata : onomatopée employée pour désigner des bavardages futiles qui n'en finissent pas.

« Et patati et patata, la queue du chat » Souffrances du Professeur Delteil Champfleury (1853)

Variante : et patatipatali et patatatipatala

Prêchi, prêcha : locution désignant un mauvais discours - substantif un prêchi-prêcha.

Brédi-bréda : avec précipitation et confusion. Il nous a raconté tout cela brédi-bréda. Expression tout à fait familière. Littré

On dit quelquefois Brédi-bréda taribara. Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau page 59 > Dictionnaire de la langue verte : argots parisiens comparés ... - Gallica.

Cette expression vient de Bréda street (article connexe : Elle arpentait la rue Bréda)

picoti picota, comptine :

Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur
Picoti, picota
Lève la queue
Et puis s'en va.

et ceteri et cetera

> ET CÆTERA, ET CETERA, ET CŒTERA, ETC.(Cnrtl)

>Alternance des voyelles i-a - et patati patata, prêchi-prêcha, brédi-bréda, picoti-picota, et ceteri et cetera

 

ne fût-ce que le craquement des branches

ne fût-ce que, locution, sens restrictif et conditionnel 

fût-ce, ne serait-ce que, quand ce ne serait que.

fût-ce, subjonctif imparfait

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Ces êtres étranges vaguaient avec lenteur

vaguer, errer çà et là.

 

pour les avoir entendues susurrer d'étranges paroles

parce qu'elle les avait entendues (cause)

Le participe passé entendues est suivi de l'infinitif susurrer

Note n°2 (le participe passé suivi d'un infinitif) dans Règles de l'accord des participes passés

1-C'est une sorcière ; je l'ai vue cueillir des herbes.

Le part. passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant si ce COD fait l'action de l'infinitif. L' (la élidé) c'est-à dire la sorcière : la sorcière a cueilli des herbes. 

2- Voici les herbes que j'ai vu cueillir.

Ici, le part. passé ne s'accorde pas parce que le complément d'objet direct que (les herbes) ne fait pas l'action de l'infinitif. Les herbes ont été cueillies.

 

on eût dit les Aveugles de Pieter Bruegel.

On eût dit, dire au conditionnel passé 2e forme.

on aurait dit, conditionnel passé 1re forme.

 

ils s'étaient échappés de quelque geôle cruelle où ils avaient failli périr

Geôle, prison – prononcer jôle,

de même pour geôlier, geôlière, gardien(ne) de prison.

> Prononciation problématique de quelques mots en français : gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, abasourdi, blinis, Auxerre, Bruxelles, Cassis...

ils avaient failli périr - failli, participe passé de faillir.

> Verbes se terminant par I, IE, IS, IES, IT, ou ÎT

 

Sissi me dit alors qu'elle les avait quelques fois rencontrées

> Ne pas confondre : sortir, assortir, ressortir intrans. ou trans. indirect- quelquefois, quelques fois – davantage, d'avantage – bientôt, bien tôt – sitôt, si tôt - près de, prêt à

quelques fois (emploi rare) dans le sens de une ou deux fois

 

pourrais-je obvier à tout danger

obvier, cf. Littré : Prévenir un mal, un inconvénient.

Se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

obvier : parer, éviter, remédier, faire face...

 

Il est des situations qui comportent toutes les audaces.

comporter, dans le sens vieilli de rendre possible, permettre. Cf. Grammaire des grammaires.

 

<< 172 Délires lors une réprimande doublée d'un déluge de pleurs

>> 174 Délires tapis dans "des fourrés impénétrables de buis, de myrtes, de lentisques et de genévriers "

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:07

FLORILÈGE

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                              

 

-33-

 

Alexandre Dumas 1802-1870

Mes Mémoires

 

Charles Nodier 1780-1844

romancier, poète, grammairien, bibliophile, politique.

Les Soirées de l'Arsenal

 

Alexandre Dumas, dans Mes Mémoires, évoque la vie de Charles Nodier. Il nous raconte l'amitié et l'admiration qu'il portait à cet écrivain érudit et fait revivre les Soirées de l'Arsenal.

C'est dans le salon de Nodier, alors conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal que se côtoient les premiers romantiques.


Mes Mémoires - Extrait

C'était un homme adorable que Nodier ; je n'ai rien vu et rien connu de si savant, de si artiste et de si bienveillant à la fois – excepté Méry peut-être. Au reste, n'ayant pas un vice, mais plein de défauts, de ces défauts charmants qui font l'originalité de l'homme de génie.
Nodier était prodigue, insouciant, flâneur ; oh ! mais flâneur avec délices, comme Figaro était paresseux. Peut-être pouvait-on lui reprocher d'aimer un peu trop tout le monde ; mais, cela, c'était encore par insouciance, pour ne pas se donner la peine de faire la division de ses sentiments.
Puis, disons-le, c'était le commun des martyrs que Nodier aimait de cette façon-là ; il avait un cercle de privilégiés qu'il aimait avec son coeur, ceux là ; les autres, il ne les aimait qu'avec son esprit.
Nodier était l'homme savant par excellence ; il savait tout, puis encore une foule de choses au-delà de ce tout. D'ailleurs, Nodier avait le privilège des hommes de génie : quand il ne savait pas, il inventait, et ce qu'il inventait, il faut l'avouer, était bien autrement probable, bien autrement coloré, bien autrement poétique, bien autrement ingénieux, et j'oserai dire bien autrement vrai que la réalité. On comprend facilement qu'avec cette faculté inventive, Nodier était un véritable sac à paradoxes... Seulement, ses paradoxes, il ne vous forçait nullement à les adopter ; Nodier créait les trois quarts de ses paradoxes pour son amusement particulier.
Un jour que j'avais déjeuné chez un ministre, on me demandait :
- Comment s'est passé le déjeuner ?
- Bien, répondis-je ; mais, sans moi, je m'y serais cruellement ennuyé !
Eh bien, c'était la même chose pour Nodier : de peur de s'ennuyer, il créait des paradoxes, comme moi, je raconte des histoires.
Je reviens sur ce que j'ai dit, que Nodier aimait un peu trop tout le monde ; ma phrase a presque l'air d'un reproche : on se tromperait en la prenant ainsi. Nodier aimait comme le feu réchauffe, comme la torche éclaire, comme le soleil luit : il aimait parce que l'amour et l'amitié étaient ses fruits, à lui, aussi bien que le raisin est le fruit de la vigne. Qu'on me permette de faire un mot pour cet homme qui en a tant fait, c'était un
aimeur.
J'ai dit en amour et en amitié, parce qu'il en était, pour Nodier, des femmes comme des hommes. De même que Nodier aimait tous les hommes d'amitié, Nodier, dans sa jeunesse – et jamais Nodier ne fut vieux – Nodier aimait toutes les femmes d'amour. Combien en aima-t-il ainsi ? C'est ce qu'il lui eût été impossible de dire. D'ailleurs comme tous les esprits éminemment poétiques, Nodier confondait toujours le rêve avec l'idéal, l'idéal avec la matière ; pour Nodier, toutes les fantaisies de son imagination avaient existé : Thérèse Aubert, la Fée aux miettes, Inès de las Sierras ; il vivait au milieu de toutes ces créations de son génie, et jamais sultan n'eut un plus magnifique harem.
Il est assez curieux de savoir comment travaillait un écrivain qui a produit tant de livres, et des livres si amusants. Je vais vous le dire.
L'homme que nous allons prendre, c'est le Nodier de la semaine, le Nodier romancier, savant, bibliophile, le Nodier écrivant le
Dictionnaire des Onomatopées, Trilby, les Souvenirs de jeunesse
.
Le matin, après deux ou trois heures d'un travail facile, après avoir couvert d'une écriture lisible, régulière, sans rature aucune, douze ou quatorze pages de papier de six pouces de haut sur quatre de large, Nodier jugeait sa tâche du matin finie, et sortait.
Une fois sorti, Nodier errait à l'aventure, suivant tantôt l'une ou l'autre allée des boulevards, tantôt la ligne de l'un ou de l'autre quai.
Qu'il fit cette route-ci ou celle-là, trois choses le préoccupaient : les étalages de bouquiniste, les boutiques de libraire, les magasins des relieurs
.; car Nodier était presque aussi friand de fines reliures que de livres rares, et je ne jurerais pas que, dans son esprit, il n'eût mis au même rang Deneuil, Derome, Thouvenin et les trois Elzévirs.
Cette course aventureuse de Nodier, retardée par les trouvailles de livres ou les rencontres d'amis, commençait d'ordinaire sur le midi, et aboutissait presque toujours, entre trois et quatre heures, chez Crozet ou chez Techener.
Là se réunissait, vers cette heure, le congrès des bibliophiles de Paris.[...]

[...] on s'asseyait et l'on causait de omni re scibili et quibusdam aliis*.
La causerie durait jusqu'à cinq heures. [...]

À six heures, Nodier dînait en famille.
Après le dîner, la tasse de café savourée en véritable sybarite, à petites et longues gorgées, on enlevait la nappe et ce qui la couvrait, et, sur la table nue, on apportait trois chandelles.
Trois chandelles, et non pas trois bougies. Nodier préférait la chandelle à la bougie. Pourquoi ? Personne ne l'a jamais su. C'était un des caprices de Nodier.
Ces trois chandelles, jamais plus, jamais moins, étaient placées en triangle. Nodier apportait son travail commencé, ses plumes d'oie – il exécrait les plumes de fer – et il travaillait jusqu'à neuf ou dix heures du soir.

À cette heure, il sortait une seconde fois ; mais, alors pour suivre invariablement la ligne des boulevards ; et, selon l'affiche, il entrait à la Porte-Saint-Martin, à l'Ambigu ou aux Funambules. On a vu que c'est à la Porte-Saint-Martin que je l'ai rencontré pour la première fois. [...]
Les six jours de la semaine s'écoulaient parfaitement semblables les uns aux autres. puis venait le dimanche. [...]

[...] la famille de Nodier se composait de sa femme, de sa fille, de sa soeur madame de Tercy, et de sa nièce.
À six heures, la table était mise chez Nodier. Trois ou quatre couverts en plus des couverts de la famille attendaient les dîneurs de fondation. [...]
Trois ou quatre autres couverts attendaient les dîneurs de hasard.
Les dîneurs de hasard étaient Bixio, le grand Saint-Valery et moi.
Saint-Valery était bibliothécaire comme Nodier. Il avait six pieds un pouce de hauteur. C'était un homme fort instruit, mais sans aucune originalité, ni aucun esprit. C'est sur lui que Méry fit ce vers :
          "Il se baisse, et ramasse un oiseau dans les airs !"
Lorsqu'il était à sa bibliothèque, c'était chose bien rare qu'il fût obligé de prendre une échelle pour atteindre un livre, si haut qu'il fût placé. Il allongeait un de ses longs bras, se haussait sur la pointe de ses longs pieds, et allait chercher, reposât-il sous la frise, le livre demandé.
Au reste, susceptible au plus haut degré, et ne pouvant digérer des plaisanteries, si inoffensives qu'elles fussent, sur sa grande taille ; il m'en voulut très longtemps, parce qu'un jour qu'il se plaignait à madame Nodier d'un violent rhume de cerveau, je lui demandai s'il n'avait pas eu froid aux pieds l'année dernière.
Une fois admis dans cette douce et bonne intimité de la maison, on allait dîner chez Nodier à son plaisir. S'il fallait ajouter un, deux, trois couverts, aux couverts d'attente, on les ajoutait. S'il fallait allonger la table, on l'allongeait. Mais malheur à celui qui arrivait le treizième ! Celui-là dînait impitoyablement à une petite table, à moins qu'un quatorzième convive, encore plus inattendu que lui, ne vînt le relever de sa pénitence.
Bientôt je fus un de ces intimes dont je parlais tout à l'heure, et ma place à table fut fixée, une fois pour toutes, entre madame Nodier et Marie Nodier. Quand j'apparaissais à la porte, on me recevait avec des cris de joie, et il n'y avait pas jusqu'à Nodier qui n'allongeât vers moi ses deux grands bras pour me serrer les mains ou pour m'embrasser. Au bout d'un an, ce qui n'était qu'un point de fait devint un point de droit : cette place m'attendait vide jusqu'à l'enlèvement du potage ; alors, on se hasardait à la donner ; mais, fût-elle donnée, celui qui me remplaçait eût-il été là depuis dix minutes, depuis un quart d'heure, depuis une demi-heure, fût-ce au dessert que j'arrivasse, il se levait ou on le faisait lever, et ma place m'était rendue.
Nodier prétendait que j'étais une bonne fortune pour lui, en ce que je le dispensais de causer ; mais ce qui, en pareil cas, était la joie du paresseux maître de maison, était le désespoir de ses convives : dispenser de causer le plus charmant causeur qu'il y eût au monde, c'était presque un crime : il est vrai qu'une fois chargé de cette vice-royauté de la conversation, je mettais un amour-propre inouï à bien remplir ma charge. Il y a des maisons où l'on a de l'esprit sans s'en douter, et d'autres maisons où l'on est bête malgré soi. Moi, j'avais trois maisons de prédilection, trois maisons où flambaient incessamment ma verve, mon entrain, ma jeunesse : c'étaient la maison de Nodier, la maison de madame Guyet-Desfontaines, et la maison de ­immermann. Partout ailleurs, j'avais encore quelque esprit, mais l'esprit de tout le monde.
Au reste, soit que Nodier parlât – et, alors, grands et petits enfants se taisaient pour l'écouter – ; soit que son silence livrât la conversation à Dauzats, à Bixio et à moi, on arrivait toujours, sans avoir compté les heures, à la fin d'un dîner charmant, enviable par le prince le plus puissant de la terre, pourvu que ce prince fût un prince spirituel.

À la fin de ce dîner, on servait le café à la table même. Nodier était bien trop sybarite pour se lever de table, et pour aller prendre son moka, debout et mal à son aise, dans un salon encore mal chauffé, quand il pouvait le prendre allongé sur sa chaise, dans une salle à manger bien tiède, et bien parfumée de l'arôme des fruits et des liqueurs.
Pendant ce dernier acte, ou plutôt cet épilogue du dîner, madame Nodier se levait avec Marie pour aller éclairer le salon. Moi qui ne prends ni café ni liqueurs, je les suivais pour les aider dans cette tâche, où ma longue taille, qui me permettait d'allumer le lustre et les candélabres sans monter sur les fauteuils, leur était bien utile. Il va sans dire que, si Saint-Valery était là, comme il avait un pied de plus que moi, la charge d'allumeur lui revenait de droit.
Grâce à nous donc, le salon s'illuminait – c'était une solennité qui n'avait lieu que le dimanche ; les autres jours, on était reçu dans la chambre de madame Nodier – ; en s'illuminant, le salon éclairait des lambris peints en blanc avec les moulures du temps de Louis XV, un ameublement de la plus grande simplicité, composé de douze chaises ou fauteuils et d'un canapé recouverts en casimir rouge, et complété par des rideaux de même couleur, par un buste d'Hugo, par une statue d'Henri IV enfant, par un portrait de Nodier, et par un paysage de Regnier représentant une vue des Alpes.

À gauche en entrant, dans un enfoncement pareil à une immense alcôve, était le piano de Marie. Cet enfoncement avait assez de largeur pour que les amis de la maison pussent, comme dans la ruelle d'un lit du temps de Louis XIV, rester près de Marie et causer avec elle, tandis qu'elle jouait, du bout de ses doigts si agiles et si sûrs, des contredanses et des valses.
Mais ces contredanses et ces valses n'arrivaient qu'à un moment donné
.; deux heures étaient invariablement consacrées – de huit à dix heures – à la causerie ; de dix heures à une heure du matin, on dansait.
Cinq minutes après l'éclairage du salon par madame Nodier, Marie et moi, entraient Taylor et de Cailleux d'abord, qui étaient chez eux bien plus que Nodier n'était chez lui ; puis Nodier, appuyé au bras de Dauzats, de Francis Wey ou de Bixio ; car, quoique Nodier n'eût guère que trente-huit ou quarante ans à cette époque, Nodier, comme ces grandes plantes grimpantes qui couvrent toute une muraille de feuilles et de fleurs, avait déjà besoin de s'appuyer à quelqu'un.
Derrière Nodier entrait le reste des convives, avec la petite fille dansant et sautant.
Dix minutes après, commençaient d'arriver les habitués. [...]

Si Nodier, en sortant de table, allait s'étendre dans son fauteuil à côté de la cheminée, c'est qu'il voulait, sybarite égoïste, savourer à son aise, en suivant un rêve quelconque de son imagination, ce moment de béatitude qui suit le café ; si, au contraire, faisant un effort pour rester debout, il allait s'adosser au chambranle de la cheminée, les mollets au feu, le dos à la glace, c'est qu'il allait conter. Alors on souriait d'avance au récit prêt à sortir de cette bouche aux lignes fines, spirituelles et moqueuses ; alors, on se taisait ; alors, se déroulait une de ces charmantes histoires de sa jeunesse, qui semblent un roman de Longus ou une idylle de Théocrite. C'était à la fois Walter Scott et Perrault ; c'était le savant aux prises avec le poète. c'était la mémoire en lutte avec l'imagination. Non seulement Nodier était amusant à entendre, mais encore il était charmant à voir : son long corps efflanqué, ses longs bras maigres, ses longues mains pâles, son long visage, plein d'une mélancolique sérénité, tout cela s'harmoniait, se fondait avec sa parole un peu traînante, et avec cet accent franc-comtois dont j'ai déjà parlé ; et, soit que Nodier eût entamé le récit d'une histoire d'amour, d'une bataille dans les plaines de la Vendée, d'un drame sur la place de la Révolution, d'une conspiration de Cadoudal ou d'Oudet, il fallait écouter presque sans souffle, tant l'art admirable du conteur savait tirer le suc de chaque chose – ceux qui entraient faisaient silence, saluaient de la main, et allaient s'asseoir dans un fauteuil, ou s'adosser contre le lambris ; et le récit finissait toujours trop tôt ; il finissait on ne savait pourquoi, car on comprenait que Nodier eût pu puiser éternellement dans cette bourse de Fortunatus qu'on appelle l'imagination. On n'applaudissait pas, on n'applaudit pas le murmure d'une rivière, le chant d'un oiseau, le parfum d'une fleur ; mais, le murmure éteint, le chant évanoui, le parfum évaporé, on écoutait, on attendait, on désirait encore !
Mais Nodier se laissait doucement glisser du chambranle de la cheminée sur son grand fauteuil ; il souriait, il se tournait vers Lamartine ou vers Hugo :
- Assez de prose comme cela, disait-il ; des vers, des vers, allons !
Et, sans se faire prier, l'un ou l'autre poète, de sa place, les mains appuyées au dossier d'un fauteuil, ou les épaules assurées contre le lambris, laissait tomber de sa bouche le flot harmonieux et pressé de sa poésie ; et, alors, toutes les têtes se retournaient, prenant une direction nouvelle, tous les esprits suivaient le vol de cette pensée qui, portée sur ses ailes d'aigle, jouait alternativement dans la brume des nuages, parmi les éclairs de la tempête, ou au milieu des rayonnements du soleil.
Cette fois, on applaudissait ; puis, les applaudissements éteints, Marie allait se mettre à son piano, et une brillante fusée de notes s'élançait dans les airs. C'était le signal de la contredanse ; on rangeait chaises et fauteuils ; les joueurs se retranchaient dans les angles, et ceux qui, au lieu de danser, préféraient causer avec Marie, se glissaient dans l'alcôve.
Nodier était un des premiers à la table de jeu : longtemps il n'avait voulu jouer qu'à la bataille, et s'y prétendait d'une force supérieure ; enfin, il avait fait une concession au goût du siècle, et jouait à l'écarté.
Le bal commençait, et Nodier, qui avait d'ordinaire fort mauvais jeu, demandait des cartes.
À partir de ce moment, Nodier s'annihilait, disparaissait, était complètement oublié. Nodier, c'était l'hôte antique qui s'efface pour faire place à celui qu'il reçoit, lequel, alors, devient chez lui maître en son lieu et place.
D'ailleurs, après avoir disparu un peu, Nodier disparaissait tout à fait. Il se couchait de bonne heure, ou plutôt, on le couchait de bonne heure. C'était à madame Nodier qu'était réservé ce soin d'endormir le grand enfant ; elle sortait, en conséquence, la première du salon, et allait préparer la couverture. Alors, l'hiver, dans les grands froids, quand par hasard il n'y avait pas de feu à la cuisine, on voyait, au milieu des danseurs, une bassinoire passer, s'approcher de la cheminée du salon, ouvrir sa large gueule, y recevoir la cendre chaude, et entrer dans la chambre à coucher.
Nodier suivait la bassinoire, et tout était dit.
Voilà ce qu'était Nodier, voilà quelle était la vie de cet homme excellent.
Un jour, nous le trouvâmes humble, embarrassé, honteux.
L'auteur du
Roi de Bohême et ses Sept Châteaux venait d'être nommé académicien.
Il nous fit ses excuses bien humbles, à Hugo et à moi ; nous lui pardonnâmes.
Après avoir été refusé cinq fois, Hugo fut nommé à son tour.
Il ne me fit pas ses excuses, et il eut raison, car je ne lui eusse pas pardonné, à lui !

Notes

*De omni re scibili et quibusdam aliis « De toutes les choses qu'on peut savoir et aussi de quelques autres. »

Charles Nodier fut élu à l'Académie le 17 octobre 1833, Victor Hugo le 7 janvier 1841.

Alexandre Dumas était un jeune homme lorsque le rencontra Charles Nodier qui avait 22 ans de plus que lui.

 

Voir le texte intégral sur le site :

dumaspere.com, le site officiel de la Société des Amis d'Alexandre Dumas ...

La page :

http://dumaspere.com/pages/bibliotheque/chapitre.php?lid=m3&cid=121

 

Pour lire la liste des oeuvres de Charles Nodier : 

Charles Nodier - Wikisource

fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Charles_Nodier

Si vous n'avez encore rien lu de lui, vous pouvez commencer par son célèbre conte fantastique : Trilby ou le Lutin d'Argail 

Œuvres de Charles Nodier: Smarra. Trilby ... - Google Books page 193
 

J'ai déjà écrit, dans ce blog, que j'avais une tendresse particulière pour Alexandre Dumas. Vous pouvez y retrouver d'autres textes de Mes Mémoires qui sont particulièrement émouvants :

Alexandre Dumas - Mes Mémoires La mort de Géricault 

et

Alexandre Dumas – Mes Mémoires La naissance de Victor Hugo - Deux noms prédestinés : Victor et Hugo

 

FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:54

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« En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, même ce qui est interdit. En U.R.S.S., tout est interdit, même ce qui est permis. » Winston Churchill

Eh bien non Winston, tout n'est pas permis en France !

.........................................

 

In England, everything is permitted except what is forbidden. In Germany, everything is forbidden except what is permitted. In France, everything is allowed, even what is prohibited. In the USSR, everything is prohibited, even what is permitted. “ W.Ch.

 

Vous avez dit citations ?

>> To say what we feel... Dire ce que nous sentons... Autour des citations & des faux proverbes qui donnent à rire

>> De la recherche difficile de l'auteur d'une citation & Fausses citations

>> Les villes dans des expressions, des proverbes, des citations, des titres... QUIZ 88

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 01:59

Début du QUIZ : Proverbes à compléter QUIZ 89 (A)

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LES QUIZ

Réponse A

Avez-vous repéré la devise de Jacques Coeur ?

5 A cœur vaillant, rien d’impossible

B

16 avec des si on mettrait .......

17 beaucoup de bruit .......

18 bien faire, et .......

19 bien mal acquis .......

20 bon marché, .......

21 caresse de chien .......

22 c’est au pied du mur .......

23 c’est en forgeant .......

24 c’est l’occasion .......

25 ce n’est pas à un vieux singe .......

26 ce qui ne tue pas rend plus fort

27 cela ne sert à rien de devenir un jour l’homme le plus riche .......

28 un tiens vaut mieux .......

29 une hirondelle ne fait pas

30 chacun est l’artisan de .......

 

Proverbes ou citations ou expressions complétés (B)

16 avec des si on mettrait Paris en bouteille

17 beaucoup de bruit pour rien

18 bien faire, et laisser dire

19 bien mal acquis ne profite jamais

20 bon marché, c’est mauvais marché

21 caresse de chien donne des puces

22 c’est au pied du mur qu’on voit le maçon

23 c’est en forgeant qu’on devient forgeron

24 c’est l’occasion qui fait le larron

25 ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces

26 ce qui ne tue pas rend plus fort

27 cela ne sert à rien de devenir un jour l’homme le plus riche du cimetière

28 un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

29 une hirondelle ne fait pas le printemps

30 chacun est l’artisan de sa fortune

 

Avez-vous repéré le titre d'une pièce de Shakespeare ?

>>> Réponse et suite du QUIZ 89 (C)

 

> Retour tout au début du QUIZ : Proverbes à compléter QUIZ 89 (A)

 

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Ce quiz n°89  comprend 12 parties

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 01:55

Début du QUIZ : Proverbes à compléter QUIZ 89 (A)

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LES QUIZ

Réponse B

Avez-vous repéré le titre d'une pièce de Shakespeare ?

17 Beaucoup de bruit pour rien Much Ado About Nothing

C

31 chacun voit midi .......

32 chassez le naturel, .......

33 chassez le naturel par la porte, .......

34 chat échaudé craint .......

35 chose promise, .......

36 comme on fait son lit, .......

37 connais-toi .......

38 de l’eau sur la mariée, .......

39 en avril, ......., en mai, .......

40 fais ce que je dis, .......

41 fais du bien à Bertrand, .......

42 faute avouée .......

43 vouloir, .......

44 faute de grives, .......

45 il faut battre le fer .......

 

Proverbes ou citations ou expressions complétés (C)

31 chacun voit midi à sa porte

32 chassez le naturel, il revient au galop

33 chassez le naturel par la porte, il revient par la fenêtre

34 chat échaudé craint l’eau froide

35 chose promise, chose due

36 comme on fait son lit, on se couche

37 connais-toi toi-même

38 de l’eau sur la mariée, de l’or dans le panier

39 en avril, ne te découvre pas d’un fil, en mai, fais ce qu’il te plaît

40 fais ce que je dis, pas ce que je fais

41 fais du bien à Bertrand, il te le rend en caguant

42 faute avouée à moitié pardonnée

OU

faute avouée est à demi pardonnée

43 vouloir, c’est pouvoir

44 faute de grives, on mange des merles

45 il faut battre le fer quand il est chaud

 

Avez-vous repéré la devise inscrite au frontispice

du Temple de Delphes ?

>>> Réponse et suite du QUIZ 89 (D)

> Retour tout au début du QUIZ : Proverbes à compléter QUIZ 89 (A)

 

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Ce quiz n°89  comprend 12 parties

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 01:50

Début du QUIZ : Proverbes à compléter QUIZ 89 (A)

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LES QUIZ

Réponse C

Aviez-vous repéré la devise inscrite au frontispice

du Temple de Delphes ?

37 Connais-toi toi-même

D

 

46 il faut manger pour vivre, et .......

47 il faut souffrir ou .......

48 il faut viser haut pour .......

49 il n’est pire aveugle que .......

50 il n’est pire sourd que .......

51 il n’est point de sot métier .......

52 il ne faut pas se moquer de la peine du voisin, .......

53 il n’y a pas de fonctionnaires travailleurs, il n’y a que .......

54 il n’y a pas de fumée .......

55 il n’y a pas de mauvais temps, juste .......

56 il n’y a que la vérité .......

57 il n’y a que le premier pas .......

58 il n’y a qu’un seul péché, .......

59 il n’y a rien de nouveau .......

60 il vaut mieux arriver en retard qu’arriver .......

 

Proverbes ou citations ou expressions complétés (D)

46 il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger

47 il faut souffrir ou faire souffrir

48 il faut viser haut pour ne pas tomber trop bas

49 il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

50 il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

51 il n’est point de sot métier, il n'y a que de sottes gens

52 il ne faut pas se moquer de la peine du voisin, car la vôtre arrive le lendemain matin

53 il n’y a pas de fonctionnaires travailleurs, il n’y a que des fonctionnaires insomniaques

54 il n’y a pas de fumée sans feu

55 il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais équipements

56 il n’y a que la vérité qui blesse

OU

qui fâche

57 il n’y a que le premier pas qui coûte

58 il n’y a qu’un seul péché, c’est l’ignorance

59 il n’y a rien de nouveau sous le soleil

60 il vaut mieux arriver en retard qu’arriver en corbillard

 

Avez-vous repéré les paroles d'Harpagon ?

> Réponse et suite du QUIZ 89 (E)

> Retour tout au début du QUIZ : Proverbes à compléter QUIZ 89 (A)

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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