Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:43

SIC

ACCUEIL

 

SIC - Cf. Le Littré (1863-77)

adverbe

latin signifiant ainsi. On le met quelquefois à la marge d'un écrit, ou, entre parenthèses*, dans le cours d'un texte, à la fin d'une citation, pour indiquer que l'original est bien tel qu'on le donne, avec la faute ou l'étrangeté qu'on peut remarquer, et qui, sans cette précaution, pourrait être attribuée à une faute de copie ou d'impression.

 

 

*Plus couramment aujourd'hui entre crochets et le plus souvent en italique : [sic].

Sic : tel quel, littéralement dans le texte.

 

Qui pourrait jurer qu'il n'a jamais fait d'erreur dans ses écrits ? Qu'il prenne alors garde aux [sic] !

La vigilance est de rigueur, incarnée par ceux qui, le regard aiguisé, marquent du sceau impitoyable de celui-qui-ne-laisse-rien-passer, en ajoutant un [sic] dans le texte incriminé, pour bien montrer que l'auteur s'est rendu coupable de lèse-orthographe ou autre délit bien peu pardonnable.

Ce qui suit, ce sont de courts passages littéraires ou non qui donnent quelques erreurs épinglées [sic].

Je me suis amusée à les reproduire ici. Ils valent leur pesant de [sic].

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Science et non-violence - Lanza del Vasto

Troisième Conférence du 19 octobre 1977
Le Chemin de sortie
Traduction Yann Forget, 1993

 

Voyez-vous, chers amis, nous, en France, un pays surdéveloppé, où il n’y a pas la moindre pauvreté [sic], où tous sont en sécurité, habillés, protégés, où il y a surabondance de toute chose, nous avons créé un ashram gandhien avec en son centre, le rouet à laine, qui est rond et a la forme du soleil, pour extraire le fil de la libération. Nous l’avons mis là, et il fonctionne très bien. Des jeunes gens qui pourraient être professeurs à l’université ou faire de la politique, viennent, travaillent avec leurs mains, se marient, ont des enfants et les élèvent. Et les gens viennent nous voir. Il voient que nous sommes heureux, et même très heureux, que nous n’avons pas de problèmes. Tout le monde a du dessert

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

La Nation aux Gardes-françaises 1789

Jacques Louis Vialla

 

Sans eux, ils trouveraient la mort dans les objets destinés à fomenter leur existence, et peut-être même en cet instant, plusieurs d’entr’eux portent dans leurs entrailles, renferment dans leur sein malheureux une substance homicide, un feu dévorant, dont l’explosition [sic] tardive, mais plus affreuse, sera le terme de leur vie, le poison… l’idée seule en fait frémir.
Pour perdre un ennemi, n’est-il pas d’autres traits ?
La trahison n’est pas d’un cœur noble et français.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Hémorragie d'or ou bras cassé - René Creve

Monde, huitième année, n°338
(30 mai 1935)

 

Un grand quotidien a diagnostiqué une hémorragie d’or. Le comité de salut économique a glapi à la superfiscalité [sic], la fédération nationale des contribuables a écrit au président du Conseil :

Il faut supprimer l’initiative des parlementaires en matière de dépense…
Il faut décider.
Il faut commander.

Tiens, déjà ! (note de mamiehiou)

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

L’Homme sans visage - Paul d’Ivoi romancier français,

pseudonyme de Paul Deleutre (1856 – 1915)

 

Enfin, la recommandation faite aux agents de pousser le zèle même jusqu’à la gaffe [sic] et la promesse d’une prime extraordinaire : quatre mille livres (cent mille francs), démontre que la pièce dérobée a une importance capitale.

« De plus, j’ai appris que, par le nouveau sans fil, une longue communication en chiffre diplomatique avait été faite au gouvernement français.

« L’enquête au Ministère n’a rien révélé. Un highlander de garde a cru se souvenir que l’un des ouvriers, occupés en ce moment au ravalement de la façade, était entré dans l’intérieur par une fenêtre laissée entr’ouverte ; mais cet homme n’a disparu qu’un instant, puis a repris place sur le panneau qu’à l’aide d’un système de cordages et de poulies, ces artisans font mouvoir le long des façades qu’ils nettoient.

« La nuit venant de bonne heure en cette saison, les travailleurs avaient quitté le Ministère lors du retour de M. le Premier.

« Or, ici, on est absolument fermé. Vous savez le mutisme de nos hommes d’État, lorsqu’ils sont décidés à garder le silence. On n’en tirera rien.

 

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Les Trente-sept Médaillonnets du Parnasse contemporain

Le Nain Jaune, 1866 - Jules Barbey d’Aurevilly

 

M. Stéphane Mallarmé est certainement de tout ce volume du Par­nasse contemporain, le contemporain le plus surprenant, et pour les ama­teurs de haute-bouffonnerie, le plus inespéré. Original ? Non — pas plus que les autres ! mais dans la violence de l’imitation, transcendant ! Il a évidem­ment pour générateur M. Baudelaire, mais l’effréné Baudelaire n’est qu’une perruque d’Académie, correcte, peignée, ratissée, en comparaison de ce pou­lain sauvage, à tout crin, échevelé, emmêlé, dont la bouche [...] est fiévreuse d’ardeur et d’azur bleu vorace [sic] et, qui a positivement le tintouin de l’azur, car, par l’azur, ce Baudelaire ténébreux et enragé, plus ténébreux que l’autre noir Baudelaire, touche à M. Victor Hugo et s’en va criant dans les steppes vides de ses vers fous :


Je suis hanté. L’azur, l’azur, l’azur !

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Les bassins à cupule - Recensement B

 

Site de Cierzac

Notes : le site est dans la vallée du Né, affluent de la Charente. Le premier bassin était situé sous une voûte (comme à Port-des-Barques). Le second était creusé dans le roc, et « crépi du même enduit ocreux que le Pont-du-Gard » [sic]. Du coté du Né, deux conduits de tuiles, l'un partant du fond du bassin, l'autre à mi-hauteur, se dirigeaient vers le Né et était visible sur plusieurs mètres.

Bibliographie : Dumontet-Origène, Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie de Charente-Maritime, 1932, p CXXXI

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Le Surréalisme au service de la révolution n°3 (déc. 1931)

René Crevel

 

DU GÉNÉRAL AU MARÉCHAL

« Jamais, dit-il, je n’ai cessé de maudire les guerres entre Européens, véritables guerres civiles, destructrices, alors que les luttes que comporte l’action coloniale [sic] sont des luttes constructives pacifiantes et civilisatrices.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

La Nature : Revue des sciences

Maxime Hélène (1844–1925)

 

« Le funiculaire de Belleville à Paris »
(vol. 18, no 905, 4 octobre 1890, pp. 283–286)

Voici de longues années que nos voisins d’outre-Atlantique usent, et très largement, de lignes à traction par câble. Melbourne, Saint-Louis, New-York possèdent chacune une quarantaine de kilomètres de chemins semblables. Philadelphie en possède 25, Chicago 18. San-Francisco a inauguré récemment un funilaire [sic] qui n’a pas moins de 32 kilomètres de parcours !

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Les Orientales 1829 - Victor Hugo

LUI

 

Puis, empereur puissant, dont la tête s'incline,

Gouvernant un combat du haut de la colline,

Promettant une étoile à ses soldats joyeux,

Faisant signe aux canons qui vomissent les flammes,

De son âme à la guerre armant [sic] cent mille âmes,

Grave et serein, avec un éclair dans les yeux.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

À travers la jungle politique et littéraire 1930

Victor Méric

 

Joyeusetés électorales

J'avais lutté pour la libération de cet homme [André Marty] avec le désintéressement le plus absolu, donnant mon temps et ma peine sans compter. Je puis certifier que j'étais au centre même de la bataille et que je dirigeais les opérations. En guise de reconnaissance, Marty me fit savoir que, pendant « qu'il offrait sa poitrine à la mitraille [sic], je faisais la noce dans les boîtes de nuit de Montmartre ». Et allez donc !

Il me fallut aviser ce martyr — qui n'en avait pas l' « r » — que dans mes pires débordements, je ne dépassais jamais le Lion de Belfort.

Mais quelle noble attitude, hein ! Et ça ne faisait que commencer. Mes amis et moi, nous allions en voir d'autres.


 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Grands névropathes - Augustin Cabanès (1862-1928)

 

La Fontaine

Le Roi le reçut avec une bonté dont, malgré sa distraction, il fut forcé de s’apercevoir [sic].

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Grands névropathes – Cabanès

 

Baudelaire

Au bruit que je fis en m’approchant, le chat releva la tête, exprima sa colère par quelques jurons [sic] et tout en agitant la queue comme un serpent décapité, il quitta le coussin et disparut sous un meuble…

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Grands névropathes – Cabanès

 

Victor Hugo mégalomane et spirite

La table avait parfois des accès de colère ; pour lui avoir parlé avec irrévérence, Auguste Vacquerie s’attira un jour des insultes [sic], et ne fut tranquille qu’après avoir obtenu son pardon.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Paolo (Vers Inédits) – Emile Zola (1840 – 1902)

 

Certes, le pauvre enfant fut [sic] mort, si son amante
Eut [sic] su qu'il était là, dans l'ombre palpitant ;

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Charles Rinn (1849 – 1917)

Un mystérieux enlèvement

 

Pourtant, on n’arrêta personne. Pourquoi ? Mollesse et négligence de la gendarmerie, écrira le Préfet. Mauvaises instructions des autorités civiles, dira Liébert, et surmenage d’un personnel militaire trop restreint : « La gendarmerie est partout sur pied, ce qui fait qu’elle est sur les dents » [sic]. Là, comme ici, l’on prenait ou l’on affectait de prendre l’effet pour la cause. Le mal, Fouché ne s’y trompa pas, était dans l’antagonisme des uns et des autres. Leurs rivalités les condamnaient à une impuissance que la négociation de Blois allait mettre dans tout son jour.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Les Excentricités du langage - 1865

Lorédan Larchey

 

PANA, PANAILLEUX : « Vieux pana se dit d’un homme avare, laid et âgé, qui se laisse difficilement ruiner par les lorettes. Les panas s’emploient dans le Dictionnaire de la Curiosité comme exemple de tessons, de loques, de débris de toutes sortes, et ceux qui les vendent sont des panailleux. » — Champfleury. — Pana est une forme de panné. — Panailleux viendrait plutôt du vieux mot penaille : guenille.

 

PANADE : Sans consistance. — Allusion à la soupe de ce nom. — « Notre gouvernement est joliment panade ! » — Ricard.

Panade : Chose sans valeur (Vidocq). — De Panne.

 

PANAMA : Chapeau tressé avec des joncs que nos fabriques vont chercher à Panama. — « J’ai dû chanter contre la crinoline et m’égayer aux frais du panama. » — J. Choux. — De 1858 à 1860, le panama fut à la mode. Une société dite des Moyabambines se forma pour l’exploiter, ce qu’il faut savoir pour comprendre cet exemple : « Que de coquins coiffés de moyambines [sic]. » — Id.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

La Maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente

Émile Coué

(Autrefois : De la suggestion et de ses applications) 1926

 

Tandis que, habituellement, on s’autosuggère [sic] inconsciemment, il suffit de s’autosuggérer consciemment et le procédé consiste en ceci : d’abord, bien peser avec sa raison les choses qui doivent faire l’objet de l’autosuggestion et, selon que celle-ci répond oui ou non, se répéter plusieurs fois, sans penser à autre chose : « Ceci vient ou ceci se passe ; ceci sera ou ne sera pas, etc. », et si l’inconscient accepte cette suggestion, s’il s’autosuggère, on voit là ou les choses se réalisent de point en point.

 

 vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

J'ai puisé ces extraits de textes sur le site de Wikisource La Bibiothèque Libre. Vous pouvez les y retrouver.

 

ACCUEIL

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 11:02

 

ACCUEIL

Les Quiz 

1

 

Le suffixe -AILLE peut avoir un sens péjoratif

La blanchaille : petit poisson, menu fretin qui sert d'appât.

La bleusaille : langue populaire, argot militaire : les bleus, les nouvelles recrues.

La (les) bondieusaille(s) : les choses qui se rapportent à la religion. Emploi rare.

La boustifaille : la mangeaille, la nourriture.

La charcutaille : la charcuterie.

Coupailler : couper mal.

Dépenaillé : vêtu de haillons, déguenillé.

Dépoitraillé : dont la tenue négligée laisse voir la poitrine, le torse.

Discutailler : discuter longuement pour n'arriver à rien.

Duraille : qui est dur, difficile.

Écrivailler : écrire mal en parlant d'un écrivailleur (écrivain).

Une canaille - étymologie : le mot vient de l'italien canaglia (cane > chien) et du suffixe péjoratif -aille.

(d'après Littré) [extrait]

1-Vile populace. Eh bien ! manger moutons, canaille, sotte espèce, Est-ce un péché ? [La Fontaine, Fables]

2-Par extension, gens, quelle que soit leur condition, dignes de mépris ; en ce sens le pluriel est usité. Ces canailles-là. Quoi ! vous continuez, canailles infidèles ! [Corneille, Médée]

S'encanailler (d'après Littré)

1-Mêler, associer avec de la canaille, avec des gens d'un rang bien inférieur. Avec qui nous avez-vous encanaillés ? C'est votre rival. - Mon rival ! On m'encanaille de la sorte. [Dancourt, le Retour des officiers, sc. 9]

2-S'encanailler, vpron Faire société avec la canaille. Célimène : Le siècle s'encanaille furieusement ! - Élise : Celui-là est joli encore, s'encanaille ! Est-ce vous qui l'avez inventé, madame ? - Célimène : Hé ! - Élise : Je m'en suis bien doutée. [Molière, Critique de l'école des femmes] 

La flicaille : populaire, groupe de flics.

La marmaille : groupe de jeunes enfants (marmots).

La mouscaille : excrément, merde (mot grossier). Être dans la mouscaille : avoir des difficultés pécuniaires.

Emmouscailler : embêter, emmerder (vulgaire), importuner.

La piétaille : les soldats qui vont à pied, l'infanterie. Par extension, groupe de piétons – les gens modestes.

la (ou le) poiscaille, le poiscail : Prononcer le [s] – argot,, poisson(s). Poissonnaille.

La racaille (d'après Littré) :

1-La partie la plus vile de la populace.

2-Fig. Il se dit de toutes les choses de rebut. On a vendu aujourd'hui tous les livres de prix ; le reste n'est que de la racaille.

SYNONYMES :

RACAILLE, CANAILLE. La signification commune est foule digne de mépris ; mais racaille est encore plus méprisant que canaille, et exprime un degré au-dessous.

Rimailler : faire de mauvais vers.

Rouscailler : rouspéter, râler, maugréer.

Traînailler : traîner, lambiner.

Étirailler : étirer.

La tripaille : amas des entrailles, des intestins des animaux.

La valetaille (d'après Littré) :

Terme collectif de dénigrement. Multitude de valets. Maudite soit la valetaille qui ne saurait nous laisser en repos ! [Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard]

Fig. C'est un instinct de nature, nous naissons valetaille. [Courier, Lettres de France et d'Italie]

 

2

 

Le suffixe -AILLE marque des collectifs. On relèvera dans la liste ci-dessus : la bleusaille, la flicaille, la valetaille...

De même les antiquailles (ensemble de choses antiques), les broussailles, la cochonnaille, etc.

 

3

 

Il marque aussi le résultat d'une action : les fiançailles, les épousailles, les funérailles, la bataille, une trouvaille, les retrouvailles...

 

4

 

QUIZ

(-aille n'est pas toujours un suffixe dans les mots recherchés)

 

Trouvez des mots se terminant par -AILLE/ER/É et signifiant :

1-adverbe - Ici (mot d'argot)

2-substantif - Ancien terme de musique. Espèce de chaconne d'un mouvement plus lent que la chaconne ordinaire. (Littré)

3-verbe - Jouer petit jeu, et seulement pour s'amuser (Littré)

4-substantif - Grande chère, débauche de table (Littré)

5-substantif - Bagarre, querelle, échauffourée

6-verbe au subjonctif présent - Pour peu que vous y attachiez une quelconque importance >Pour peu qu'il vous en ... !

7-substantif - Ouvrage fait avec des coquillages et des cailloux incrustés dans des pierres brutes. (Littré)

8-locution – Tant bien que mal

9-substantif – Ensemble des petits gradés de l'armée

10-substantif - Terme de chasse. Part qu'on fait, aux chiens, d'un sanglier, après qu'on l'a pris ; c'est ce qu'on appelle curée, en parlant du cerf (Littré)

11-substantif - Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une accouchée y revient pour la première fois et se fait bénir par le prêtre

12- verbe - Sens figuré, mener une vie désordonnée ou de débauche (Littré)

13-substantif - monnaie de très faible valeur dans une expression où partir ne signifie pas s'en aller.

 

 

LES RÉPONSES

 

1-adverbe : Ici (mot d'argot) icicaille

2-substantif - Ancien terme de musique. Espèce de chaconne d'un mouvement plus lent que la chaconne ordinaire. (Littré) la passacaille

3-verbe - Jouer petit jeu, et seulement pour s'amuser - (Littré) jouailler

4-substantif - Grande chère, débauche de table (Littré) - ripaille (faire ripaille)

5-substantif - Bagarre, querelle, échauffourée – margaille

6-verbe au subjonctif présent - Pour peu que vous y attachiez une quelconque importance > Pour peu qu'il vous en chaille !

7-substantif - Ouvrage fait avec des coquillages et des cailloux incrustés dans des pierres brutes. (Littré) – rocaille

8-locution – Tant bien que mal – Vaille que vaille

9-substantif – Ensemble des petits gradés de l'armée – la gradaille

10-substantif - Terme de chasse. Part qu'on fait, aux chiens, d'un sanglier, après qu'on l'a pris ; c'est ce qu'on appelle curée, en parlant du cerf – la fouaille

11-substantif - Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une accouchée y revient pour la première fois et se fait bénir par le prêtre - les relevailles 

12-verbe- Sens figuré, mener une vie désordonnée ou de débauche (Littré) - courailler

13-expression : avoir maille à partir (avec) avoir un différent avec quelqu'un ou une difficulté avec quelque chose - Partir signifie ici partager. Difficile de partager une maille (ancienne pièce de peu de valeur).

 

Pour trouver plus de mots en -AILLE, voir le CNRTL (lexicographie)

-AILLE

 

Ce blog propose :

La Dérivation - Les suffixes - Quiz 69 "Jo le rebelle"

Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité - QUIZ 71

 

 

ACCUEIL

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:26

ACCUEIL

Tous les articles du blog

Elle arpentait la rue Bréda1 ;

Elle faisait là les cent pas,

Laura.

Je l'ai rencontrée par hasard ;

C'était par un soir de brouillard,

Fort tard.

« Holà, dit-elle, le beau gosse !

Viens donc ici te faire des bosses2 ! »

 

Elle m'a soudain saisi l'aile,

La belle :

« Laura, c'est comm' ça qu'on m'appelle. »

 

Elle avait le ton amiteux3 ;

Je l'ai regardée dans ses yeux

Si bleus.

Qu'ils étaient vifs, ses deux ardents4 !

Ils m'auraient fait bouillir le sang.

 

J'aurais joué à pile ou face,

La passe.

Je n'étais vraiment pas à l'as5.

Hélas !

À fond à sec ; pas de michon6

Ni de pognon, ni de pilon,

Ni picaillons, ni pimpions,

Pas de galette, ni de braise,

Pas de sonnettes, ni de pèze.

 

Comment séduire une lorette7

Sans débourser quelques pépètes ?

C'est bête.

Seul un sou restait dans ma poche.

C'est moche.

 

« Je te gagne si ça sort pile ;

Tu vois bien comme c'est facile.

Et je te perdrai si c'est face ;

Veux-tu que le hasard le fasse ? »

 

La naïve, la joliette

M'a confié sa cassolette8,

C'est chouette !

Mais s'est ravisée brusquement,

Le côté face se pointant.

 

« Quoi ? Me crois-tu par trop pouffiasse ?

Ton mauvais tour de passe-passe

Était pipé dès le début !

À tous les coups j'aurais perdu.

Malotru !

J'ai cru que t'aurais su me plaire,

M'amuser et me satisfaire

À voir ton air tout angélique.

Bernique9 ! »

 

J'étais alors tout ébaubi

Et confus d'avoir mal agi.

J'avais ce que je méritais.

 Quel imbécile je faisais !

Mes désirs tombaient en quenouille ;

Et j'ai pleuré, triste gribouille.

Bredouille !


J'aurais voulu crier : Pardon !

Elle avait tourné les talons.

« Allez voir là-bas si j'y suis !10 »

C'est je crois ce qu'elle aurait dit.

Pardi !

 

Tu n'as pas eu de mes caresses,

Pas non plus d'andalouserie11.

Je t'aurais fait tant de promesses ;

Trop prestement tu es partie.

Toi que j'eusse si bien chérie,

Ma mie !

Je n'aurais pas fait de l'épate,

Humble, t'aurais tendu la patte,

Puis t'aurais prise éperdument.

J'eusse été ton fidèle amant.

 

Nous ne connaîtrons pas Cythère12.

 

Et me voilà bien solitaire,

Errant sans fin sur cette terre.

Misère !

J'ai les arpions13 bien fatigués

À marcher sur les vieux pavés.

 

Parfois j'entends une musique

Qui me rend tout mélancolique ;

Elle sort de piteux bastringues14 ;

Naguère j'y faisais la bringue.

J'en ai vu dans les brindezingues15 !

C'est dingue !

J'avais alors le coeur à rire.

 

Mais déjà ma tristesse empire.

Je ne puis t'oublier, Laura.

Laura !

Il brouillassait cette nuit-là

Et j'ai crié ton nom : LAURA !

 

Qui m'accompagne au fil du temps ?

Le vent !

Je veux l'entendre en m'en allant

Les pieds devant16.

 

De nombreuses expressions du texte figurent dans Le Dictionnaire de la Langue verte d'Alfred Delvau. Je les ai marquées d'un astérisque.*

 

1-Breda-street* - Cythère parisienne, qui comprend non seulement la rue Bréda, mais toutes les rues avoisinantes, où s’est agglomérée une population féminine dont les mœurs laissent à désirer, — mais ne laissent pas longtemps désirer. Mœurs à part, langage spécial formé, comme l’airain de Corinthe, de tous les argots parisiens qui sont venus se fondre et se transformer dans cette fournaise amoureuse. Nous en retrouverons çà et là des échantillons intéressants.
 

2-Bosse* - Excès de plaisir et de débauche. Se donner une bosse. Manger et boire avec excès. Se faire des bosses. S’amuser énormément. Se donner une bosse de rire. Rire à ventre déboutonné.
 

3-Amiteux* - Amical, aimable, doux, bon.
 

4-Ardents (les) – les yeux
 

5-As (être à l'as) - avoir de l'argent

Ne pas être à l'as, être à sec.

Pas de michon ni de pognon... et une suite de mots synonymes d'argent.
 

6-Lorette* - Femme entretenue par Monseigneur Tout-le-Monde, et qui habite volontiers dans les environs de l’église de notre dame de Lorette. D’où son nom, qui lui a été donné par Nestor Roqueplan.

Je suis coquette
Je suis lorette
Reine du jour, reine sans feu ni lieu !
Eh bien ! J’espère
Quitter la terre
En mon Hôtel... Peut-être en l’Hôtel-Dieu

G. Nadaud.
 

8-Cassolette - la bouche
 

9-Bernique ! – Rien à faire !

Bernique-sansonnet* ! - C’est fini ; il n’y a plus rien ni personne. Littré dit «  Berniquet pour Sansonnet : tu n’en auras pas. » C’est une variante dans l'argot populaire.
 

10-Allez voir là-bas si j'y suis – Fichez-moi le camp !
 

11-Andalouserie* - Romance mi-cavalière, mi-sentimentale, comme on en chante dans les cafés-concerts, et où il est toujours question du « beau ciel de l’Andalousie », des « beaux yeux des brunes Andalouses », et où le héros s’appelle toujours Pedro et l’héroïne Paquita. Argot des bourgeois.
 

12-Aller à Cythère* - Ce que les délicats appellent Ad summam voluptatem parvenire, et les voyous Aller au bonheur — le seul voyage que l’on ne puisse faire seul, et que l’on fait toujours à cheval sur une belle jument.

J’aime, dit Ros’, quand on m’mène à Cythère,
Qu’on se promèn’ pendant plusieurs instants ;
Dès qu’on r’ssort, ça n’ m’amuse guère.

Dida

13-Les arpions – les pieds
 

14-Bastringue*

a- Guinguette de barrière, où le populaire va boire et danser les dimanches et les lundis.

b- Bruit, vacarme, — comme on en fait dans les cabarets et dans les bals des barrières.
 

15-Brindezingues (être dans les)* - Être complètement ivre. Argot des faubouriens.

 

16-S'en aller les pieds devant - mourir

 

 

Voir aussi dans ce blog : le QUIZ du Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau

Sur la toile :

le Dictionnaire de la langue verte ; argots parisiens comparés - 2e édition 1866 – Gallica... d'Alfred Delvau

et l'incontournable Bob : dictionnaire d'argot

 

Vous voulez lire d'autres poèmes ?

>> Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine :

Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

>>Dorian Gray's sister - La soeur de Dorian Gray

etc.

 Les poèmes de mamiehiou

ACCUEIL & SOMMAIRE

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans contes-nouvelles-poèmes
commenter cet article
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 15:00

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

Les Quiz

QUIZ 82

Trouvez la bonne construction des verbes

- directe (sans préposition)

OU

- indirecte (avec à ou de)

 

1-Démanger quelqu'un OU démanger à quelqu'un ?

Marie a des boutons.

a- Ils la démangent. Hier, ça la démangeait déjà de se gratter.

b- Ses boutons lui démangent. Il lui démangeait tant et si bien de se gratter qu'elle se gratta.

 

2-Aider quelqu'un OU aider à quelqu'un ?

Marie ne sait pas comment s'y prendre pour planter un clou.

a- Sa soeur l'aide, car elle est plus experte en bricolage.

b- Sa soeur lui aide à le faire sans s'écraser les doigts.

 

3-Élancer quelqu'un OU à quelqu'un

Marie a une carie ; elle hésite à aller chez le dentiste et pourtant

a- sa dent l'élance.

b- C'est sûr, elle lui élance horriblement !

 

4- Empêcher quelqu'un de faire quelque chose OU à quelqu'un de faire quelque chose

a- Pierre a aimé Marie comme un fou, et elle l'a toujours empêché de l'embrasser.

b- C'est vrai, elle lui a même toujours empêché de lui tenir la main.

 

5- Se rappeler quelqu'un/quelque chose OU de quelqu'un/de quelque chose

a- Marie aime se rappeler ses dernières vacances avec moi et elle ne cesse de m'en parler.

b- Et toi, tu te rappelles de tes vacances d'il y a dix ans ?

 

6- (Ce) dont OU (ce) que je me rappelle

S'en rappeler OU se (le, la, les) rappeler

a-Ce que Marie se rappelle, ce sont les mensonges qu'il lui a dits.

b-Ce dont elle se rappelle, ce n'est pas joli joli.

c- Dis, Marie tu te les rappelles ?

d- -—Oui, je m'en rappelle.

 

7- Se rappeler suivi d'un infinitif OU + DE suivi d'un infinitif

a- Je me rappelle l'avoir aimé, mais il y a longtemps.

b- Oui, je me rappelle de l'avoir aimé comme une folle. C'était bien.

 

8- Chasser un animal OU à un animal

a- La voilà qui chasse les lièvres, maintenant !

b- Comment ? Elle aime chasser aux lièvres ?

 

9-Battre froid quelqu'un OU à quelqu'un

Pierre a éventé le secret que Marie lui avait confié. Depuis lors,

a-elle le bat froid et ne veut plus lui adresser la parole.

b- elle lui bat froid, et il est furieux.

 

10- Ressembler quelqu'un OU à quelqu'un

a-Marie ressemble sa cousine Bette. Pauvre petite !

b-Elle ne ressemble pas à Marylin, c'est sûr !

 

11-Pallier quelque chose OU à quelque chose

a- Marie va pallier son incapacité à courir comme une zèbresse en continuant ses exercices sportifs dont elle me rebat les oreilles.

b- Elle palliera aussi à sa verbosité en faisant l'effort de rester silencieuse.

 

12- Débattre quelque chose OU de quelque chose

a-Elle va débattre cette question avec moi.

b-Et nous débattrons ensemble de l'intérêt de rester en bons termes.

 

 

Correction

La phrase avec une faute est en rouge.

Celle sans faute est en vert.

Certaines tournures sont vieillies ou régionales.

Elles sont marquées par l'astérisque*

 

1-Démanger quelqu'un OU démanger à quelqu'un ?

Marie a des boutons.

a- Ils la démangent. Hier, ça la démangeait déjà de se gratter.

b- Ses boutons lui démangent. Il lui démangeait tant et si bien de se gratter qu'elle se gratta.

Les deux constructions sont correctes

 

2-Aider quelqu'un OU aider à quelqu'un ?

Marie ne sait pas comment s'y prendre pour planter un clou.

a- Sa soeur l'aide, car elle est plus experte en bricolage.

b*- Sa soeur lui aide à le faire sans s'écraser les doigts.

La construction b- est vieillie ou régionale

 

3-Élancer quelqu'un OU à quelqu'un

Marie a une carie et elle hésite à aller chez le dentiste et pourtant

a- sa dent l'élance.

b- C'est sûr, elle lui élance horriblement !

 

4- Empêcher quelqu'un de faire quelque chose OU à quelqu'un de faire quelque chose

a- Pierre a aimé Marie comme un fou, et elle l'a toujours empêché de l'embrasser.

b*- C'est vrai, elle lui a même toujours empêché de lui tenir la main.

La construction b- est vieillie ou littéraire.

 

5- Se rappeler quelqu'un/quelque chose OU de quelqu'un/de quelque chose

a- Marie aime se rappeler ses dernières vacances avec moi et elle ne cesse de m'en parler.

b- Et toi, tu te rappelles de tes vacances d'il y a dix ans ?

On ne se rappelle pas DE quelque chose ni DE quelqu'un. On se rappelle quelque chose ou quelqu'un.

On emploie par erreur la préposition DE par analogie avec se souvenir DE.

Tu te rappelles ta première fois ? Oui je me la rappelle.

Tu te rappelles Pierre l'enquiquineur ? Oui je me le rappelle.

 

6- (Ce) dont OU (ce) que je me rappelle

S'en rappeler OU se (le, la les) rappeler

a- Ce que Marie se rappelle, ce sont les mensonges qu'il lui a dits.

b- Ce dont elle se rappelle, ce n'est pas joli joli.

c- --Dis, Marie tu te les rappelles ?

d- --Oui, je m'en rappelle.

Pour les mêmes raisons énoncées en 5- pas de préposition DE (contractée dans DONT et EN)

 

7- Se rappeler suivi d'un infinitif OU + DE suivi d'un infinitif

a- Je me rappelle l'avoir aimé, mais il y a longtemps.

b*- Oui, je me rappelle de l'avoir aimé comme une folle. C'était bien.

b-Tournure vieillie mais correcte avec DE suivi d'un infinitif.

 

8- Chasser un animal OU à un animal

a- La voilà qui chasse les lièvres, maintenant !

b*- Comment ? Elle aime chasser aux lièvres ?

La construction indirecte b- est vieillie mais certains dictionnaires l'admettent. Encore faut-il que le complément soit du gibier.

Elle n'est encore jamais allée chasser au lion.

Elle adore la chasse aux papillons. Encore heureux qu'elle ne parte pas à la chasse au dahut !

 

9-Battre froid quelqu'un OU à quelqu'un

Pierre a éventé le secret que Marie lui avait confié. Depuis lors,

a-elle le bat froid et ne veut plus lui adresser la parole.

b- elle lui bat froid, et il est furieux.

 

10- Ressembler quelqu'un OU à quelqu'un

a*-Marie ressemble sa cousine Bette. Pauvre petite !

b-Elle ne ressemble pas à Marylin, c'est sûr !

Ressembler quelqu'un est vieilli ou régional.

 

11-Pallier quelque chose OU à quelque chose

a- Marie va pallier son incapacité à courir comme une zèbresse en continuant ses exercices sportifs dont elle me rebat les oreilles.

b- Elle palliera aussi à sa verbosité en faisant l'effort de rester silencieuse... quelquefois.

 

12- Débattre quelque chose OU de quelque chose

a-Elle va débattre cette question avec moi.

b-Et nous débattrons ensemble de l'intérêt de rester en bons termes.

 

Note

Ma chère maman qui parlait souvent gaga disait : "Tu ne trouves pas qu'elle ressemble sa mère ?"

ou bien

"Elle ne sait pas bien coudre, alors je lui aide."

Et un jour, j'ai été étonnée de savoir que c'étaient des tournures vieillies. Elle sonnent encore maternellement à mes oreilles !

le gaga, le parler stéphanois.

Exemple > Digression autour d'un mot : Se mistifriser

 

Voir aussi

> Les différentes constructions des verbes assurer et persuader et l'accord de leur participe passé

 

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

 

> QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif - Texte "Arnolphe et Isidore, les célibataires" 

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 15:01

> Accueil

 > Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

> Tous les articles du blog

 

Mes pensées au fil du temps.

Elles ont donné lieu à plusieurs de mes tweets.

 

Août, septembre, octobre 2013

 

OCTOBRE 2013

31 octobre - N'y a-t-il pas en chacun de nous quelque chose de monstrueux ? Cherchons bien et nous trouverons. Bon Halloween !

 

COMPASSION - Je voudrais ne pas plaindre ceux qui font tout pour être malheureux. Et je les plains.

 

Beaucoup de ceux qui n'ont aucun motif de se plaindre, se plaignent. Ils adorent ça ; ils en ont besoin. Shoot d'endorphines.

 

Heureux celui qui accepte paisiblement que sa vie sur le déclin soit une suite de renoncements. Il saura trouver la force d'autres espoirs.

 

Tweeté aux Fanfanautes, les enzébrés d'Alexandre Jardin : Il y a [5] types idéals: le crétin, l'imbécile, le stupide, le fou [& le zèbre]. Le normal, c'est le mélange équilibré des [5] : Citation de Umberto Eco enzèbrée de Mamiehiou > Je suis normale.

 

Je connais des gens qui disent attendre impatiemment que leurs parents meurent. Auront-ils des enfants qui souhaiteront leur mort aussi ?

 

Quand on a ce que l'on aime, pourquoi s'épuiser à rechercher ce qu'on n'a pas ?

 

Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle tweete ! Une pensée émue pour Michel Audiard, notre dialoguiste qui savait causer.

 

Chiasme fanfanesque : Il faut aimer pour vivre tout autant que vivre pour aimer.

 

Espérons seulement ce qui est possible. Être déçu est nuisible pour la santé.

 

Comment est-il possible que certains veuillent encore croire ou faire croire que la France peut accueillir toutes les misères du monde ?

 

Ce qui me met en joie, c'est de savoir qu'il y a des gens heureux.

 

PARTIALITÉ - Nos convictions, c'est selon.

 

Oserai-je dire, alors que je ne suis point batailleuse : "Pourfendons ceux qui massacrent la langue française !"

 

Quand j'entends par mégarde l'horoscope tous les matins à la radio je me demande jusqu'où peut aller la bêtise des hommes.

 

Me déteste-t-on ? Je l'ignore. Personne ne me le fait savoir. Et c'est tant mieux ! Peut-être ne suis-je pas détestable.


Pourquoi certaines gens ne vous aiment-ils pas quand vous déployez des efforts d'imagination pour vous rendre aimables ? Perte de temps.

 

Ceux qui veulent trop bien faire sont souvent vilipendés.

 

Notre propre mort n'existe pas pour nous ; c'est une vue de l'esprit. Seule existe l'idée qu'on s'en fait ; et elle est forcément fausse.

 

J'aimerais que tous nous puissions dire : "J'aime vivre !

 

Les grands plaisirs illuminent nos journées. Il en va de même pour les petits.

 

Il ne peut y avoir de compassion sans empathie ; et l'empathie n'est pas donnée à tout le monde.

 

Vous êtes une balance, pesez vos mots !

Dans mon texte : > 120 Délires au commissariat + Des aphorismes incongrus

 

La nécessité nous oblige à bien faire, disait Vaugelas. Notre société, pourvoyeuses de malfaisants, n'applique-t-elle pas les règles?

 

J'aime le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture de William Duckett. Il se lit comme un roman. > Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

Obtusité

L'évidence pour toi n'est pas celle des autres ;

Elle n'est bien souvent ni la leur, ni la nôtre !

 

Vendredi 13 - J'espère que les paraskevidékatriaphobes ont passé une bonne journée ! Mais comment cela serait-il possible ?

 

Quand on est très aimé, on a tendance à croire qu'on est indispensable et il est d'autant plus dur de mourir.

 

Ils sont rares ceux qui ont refait le monde, et légion les naïfs qui croient en être capables !

 

Il n'est jamais bon de tirer le diable par la queue, ni nul autre par la sienne, d'ailleurs... Je parle du chat, vous l'aurez compris.

 

Comment peut-on avec justesse parler de la souffrance quand on n'a soi-même jamais souffert ?

 

Il n'y a pas d'amour heureux, dit le poète. Plaignons-le ! Plaignons-nous !

 

J'ouvre les volets ce matin. Air frais. Beau ciel gris. Paysage verdoyant. Pépiements. Je suis heureuse d'être en vie !

 

SEPTEMBRE 2013

Ceux qui veulent trop bien faire sont souvent vilipendés.

 

Me déteste-t-on ? Je l'ignore. Personne ne me le fait savoir. Et c'est tant mieux ! Peut-être ne suis-je pas détestable.


Pourquoi certaines gens ne vous aiment-ils pas quand vous déployez des efforts d'imagination pour vous rendre aimables ? Perte de temps.

 

Ceux qui veulent trop bien faire sont souvent vilipendés.

 

Notre propre mort n'existe pas pour nous ; c'est une vue de l'esprit. Seule existe l'idée qu'on s'en fait ; et elle est forcément fausse.

 

J'aimerais que tous nous puissions dire : "J'aime vivre !

 

Les grands plaisirs illuminent nos journées. Il en va de même pour les petits.

 

Il ne peut y avoir de compassion sans empathie ; et l'empathie n'est pas donnée à tout le monde.

 

Vous êtes une balance, pesez vos mots !

 

La nécessité nous oblige à bien faire, disait Vaugelas. Notre société, pourvoyeuses de malfaisants, n'applique-t-elle pas les règles?

 

J'aime le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture de William Duckett. Il se lit comme un roman. > Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

Obtusité

L'évidence pour toi n'est pas celle des autres ;

Elle n'est bien souvent ni la leur, ni la nôtre !

 

Vendredi 13 - J'espère que les paraskevidékatriaphobes ont passé une bonne journée ! Mais comment cela serait-il possible ?

 

Quand on est très aimé, on a tendance à croire qu'on est indispensable et il est d'autant plus dur de mourir.

 

Ils sont rares ceux qui ont refait le monde, et légion les naïfs qui croient en être capables !

 

Il n'est jamais bon de tirer le diable par la queue, ni nul autre par la sienne, d'ailleurs... Je parle du chat, vous l'aurez compris.

 

Comment peut-on avec justesse parler de la souffrance quand on n'a soi-même jamais souffert ?

 

Il n'y a pas d'amour heureux, dit le poète. Plaignons-le ! Plaignons-nous !

 

J'ouvre les volets ce matin. Air frais. Beau ciel gris. Paysage verdoyant. Pépiements. Je suis heureuse d'être en vie !

AOÛT 2013

Il n'y a pas de vérité qui se satisfasse du mensonge ni de mensonge qui se flatte d'enjoliver la vérité.

 

29 août- Anniversaire du discours de Martin Luther King. Quand j'entends "I have a dream", je m'émeus, je frissonne et mes yeux s'emplissent de larmes.

 

L'homme s'adapte merveilleusement au BIEN comme au MAL. Le choix lui appartient.

 

L'amour ne se perd pas, il se conserve dans le souvenir.

 

Atteindre l'immortalité c'est s'exposer au pire de la part de ses éventuels héritiers.

 

Les hommes ont toujours rêvé d'être immortels. C'est pas demain la veille !

Ce que l'obsession de l'immortalité révèle de notre époque. Voir l'article d'Atlantico : Ces milliardaires obsédés par la quête de l'immortalité mesurent-ils bien ce à quoi ils nous exposeraient ?

 

Dans notre monde de brutes, la gentillesse n'est plus appréciée à sa juste valeur. Tout juste si l'on aime quand on nous attribue cette qualité

 

Quand les vieillards se vantent d'être sages c'est que leurs travers ont déjà bien crû avec l'âge.

 

Il est juste et honorable de ne jamais mentir ; mais il faut être un bien honnête homme pour n'en avoir jamais la moindre envie.

 

Les mythomanes veulent faire entrer autrui dans un monde qui n'existe pas. Ils y parviennent parfois.

 

Ce qui était inespérable survient parfois fortuitement.

 

Celui qui ne s'émeut pas lorsqu'il entend les pleurs d'un petit enfant est-il digne d'être aimé ?

 

Si tant est qu'on connaît certaines gens, on n'en revient pas de leur entêtement à se complaire dans leur ignorance.

 

Il est déraisonnable d'attendre des politiciens plus qu'ils peuvent nous donner, et de croire qu'ils ont toujours tort ou toujours raison.

 

Portés au pinacle, certains se disent philosophes alors qu'ils ne sont que des Zoïles. Quelle pitié qu'ils soient écoutés et crus !

 

CHIMÈRE- Mettrais-tu ta tête à couper que ce chasseur de têtes a une idée derrière la tête quand il te dit que tu as la tête de l'emploi ?

 

La confiance en soi s'élabore et se fortifie quand on reçoit des autres, depuis tout petit, leur confiance, leur estime, leur admiration.

 

Si vous ne savez pas faire plaisir à ceux que vous aimez, c'est que votre cas est plus grave que vous ne croyez !

 

Si l'on ne faisait rien, on ne ferait pas d'erreurs. Erreur ! L'erreur serait de ne rien faire. Ainsi est-il heureux de faire des erreurs.

 

On voudrait être toute gentillesse, toute indulgence, toute patience. Mais comme c'est dur parfois !

 

Wage ! Dulde ! Die Welt ist dein ! La citation préférée de ma jeunesse. J'en suis bien revenue ! (Ose ! Endure ! Le monde est à toi ! E.M. Arndt)

 

Nos sens et notre esprit désirent trop souvent déraisonnablement.

 

Le monde est plein de cinglés qui s'ignorent. Et de vaniteux. Ce qui est bien pire. Quelle misère !

 

Il est des vérités qu'on ne veut point connaître.

 

Le pourcentage de Français qui pensent que l'homme est apparu comme l'enseigne la Bible ? Je parierais pour + de 50 % tous âges confondus.

 

Il est étonnant que beaucoup de Français, vivant en France, n'aient jamais eu vent de la théorie de l'évolution.

 

Comment peut-on s'aimer soi-même si l'on est capable de tourmenter les autres?

 

Pour lire la suite > Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

ACCUEIL

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 16:05

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

LES PIDGINS

Au XIXe siècle, la langue anglaise a pénétré dans des pays extrême-orientaux comme la Chine, d'abord dans le monde des affaires. Elle a permis les échanges commerciaux entre ces pays qui avaient des langues différentes. L'anglais s'est simplifié, tant dans sa syntaxe que dans son vocabulaire.

De nombreux pays du monde utilisent des pidgins issus de l'anglais. 

Le terme pidgin n'est pas propre à l'anglais. Il s'emploie aussi pour des langues d'autres origines.
 

LE CRÉOLE

Le créole ou plutôt les langues créoles ont pour origines des langues européennes le français, l'espagnol, le portugais importées à l'époque du colonialisme et mêlées à la langue des indigènes.

Le créole n'est pas un pidgin parce qu'il est devenu au fil des générations la langue maternelle et la langue officielle des pays où on le parle.

 

Le mot pidgin est entré dans la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie. Voir à l'entrée : PIDGIN

Voir aussi dans Le Trésor de la langue française : PIDGIN

Voir l'étymologie de PIDGIN (prononcer phonétiquement PIGEON en anglais )

Et dans Le Trésor : CRÉOLE

Une autre langue composite : le SABIR

 

Claude Hagège, linguiste.

Je dirai plutôt que certaines langues ont quelque chose de sommaire, une syntaxe moins précise, un lexique moins étendu : ce sont les pidgins, ces langues qui naissent spontanément sur les marchés d'Afrique et d'ailleurs pour permettre à des gens venus de tribus et de villages différents de commercer ensemble. Il leur manque une caractéristique capitale pour être des langues : le fait d'avoir été transmises dans la petite enfance. Mais, comme les relations de marché et d'échanges finissent par créer des communautés, certains pidgins s'enrichissent et engendrent des créoles [NDLR : système linguistique mixte] qui se transmettent au sein de la communauté. Le guadeloupéen, le martiniquais et le guyanais ont commencé par être des pidgins et sont maintenant des créoles.

Extrait de l'article du POINT - Publié le 25/06/2009

Claude Hagège : « j'aime les langues comme les femmes »

 

Extrait de l'introduction à mon blog

Que la langue anglaise soit, elle aussi, une langue riche et nuancée, personne n'oserait en douter, mais que son "pidgin", vidé de la véritable substance de cette langue, soit utilisé dans notre pays, à tout propos, dans les médias, la publicité, l'industrie, et par bon nombre de nos politiques de tous bords qui se targuent d'aimer la France, voilà de quoi ruer dans les brancards !

Mamiehiou > Nouvel avertissement au lecteur

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags) 

Tous les articles du blog

 

♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 mwen renmen ou

En créole haïtien : je vous aime

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 03:23

FLORILÈGE

ACCUEIL

                                                                                                             

Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                             

 

-30-

 

 Au Bonheur des Dames

 

Émile Zola 1840-1902


 

Le roman Au Bonheur des Dames fait partie d'un ensemble de vingt romans : Les Rougon-Macquart (sous-titre : Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire)

Émile Zola s'applique à donner dans son oeuvre une description de la réalité telle qu'elle est. Ce mouvement littéraire s'appelle le Naturalisme. Il s'oppose radicalement au Romantisme.

Émile Zola, fin observateur, enquêteur et psychologue nous fait entrer ici dans un grand magasin grande nouveauté au XIXe siècle qui vient d'ouvrir ses portes : Le Bonheur des Dames.

Une fièvre, due à la curiosité et au désir de faire des affaires, anime ces dames de toutes conditions accourues pour l'événement.

On n'est pas loin de l'animation que l'on connaît aujourd'hui dans les magasins le premier jour des soldes !

 

Chapitre IX [extrait]

Enfin, on rouvrit les portes, et le flot entra. Dès la première heure, avant que les magasins fussent pleins, il se produisit sous le vestibule un écrasement tel, qu'il fallut avoir recours aux sergents de ville, pour rétablir la circulation sur le trottoir. Mouret avait calculé juste : toutes les ménagères, une troupe serrée de petites-bourgeoises et de femmes en bonnet, donnaient assaut aux occasions, aux soldes et aux coupons, étalés jusque dans la rue. Des mains en l'air, continuellement, tâtaient “ les pendus ” de l'entrée, un calicot à sept sous, une grisaille laine et coton à neuf sous, surtout un Orléans à trente-huit centimes, qui ravageait les bourses pauvres. Il y avait des poussées d'épaules, une bousculade fiévreuse autour des casiers et des corbeilles, où des articles au rabais, dentelles à dix centimes, rubans à cinq sous, jarretières à trois sous, gants, jupons, cravates, chaussettes et bas de coton s'éboulaient, disparaissaient, comme mangés par une foule vorace. Malgré le temps froid, les commis qui vendaient au plein air du pavé, ne pouvaient suffire. Une femme grosse jeta des cris. Deux petites filles manquèrent d'être étouffées.
Toute la matinée, cet écrasement augmenta. Vers une heure, des queues s'établissaient, la rue était barrée, ainsi qu'en temps d'émeute. Justement, comme Mme de Boves et sa fille Blanche se tenaient sur le trottoir d'en face, hésitantes, elles furent abordées par Mme Marty, également accompagnée de sa fille Valentine.

Hein ? quel monde ! dit la première. On se tue là-dedans... Je ne devais pas venir, j'étais au lit, puis je me suis levée pour prendre l'air.
C'est comme moi, déclara l'autre. J'ai promis à mon mari d'aller voir sa soeur, à Montmartre... Alors, en passant, j'ai songé que j'avais besoin d'une pièce de lacet. Autant l'acheter ici qu'ailleurs, n'est-ce pas ? Oh ! je ne dépenserai pas un sou ! Il ne me faut rien, du reste.
Cependant, leurs yeux ne quittaient pas la porte, elles étaient prises et emportées dans le vent de la foule.

Non, non, je n'entre pas, j'ai peur, murmura Mme de Boves. Blanche, allons-nous-en, nous serions broyées.
Mais sa voix faiblissait, elle cédait peu à peu au désir d'entrer où entre le monde ; et sa crainte se fondait dans l'attrait irrésistible de l'écrasement. Mme Marty s'était aussi abandonnée. Elle répétait :

Tiens ma robe, Valentine... Ah bien ! je n'ai jamais vu ça. On vous porte. Qu'est-ce que ça va être, à l'intérieur !
Ces dames, saisies par le courant, ne pouvaient plus reculer. Comme les fleuves tirent à eux les eaux errantes d'une vallée, il semblait que le flot des clientes, coulant à plein vestibule, buvait les passants de la rue, aspirait la population des quatre coins de Paris. Elles n'avançaient que très lentement, serrées à perdre haleine, tenues debout par des épaules et des ventres, dont elles sentaient la molle chaleur ; et leur désir satisfait jouissait de cette approche pénible, qui fouettait davantage leur curiosité. C'était un pêle-mêle de dames vêtues de soie, de petites-bourgeoises à robes pauvres, de filles en cheveux, toutes soulevées, enfiévrées de la même passion. Quelques hommes, noyés sous les corsages débordants, jetaient des regards inquiets autour d'eux. Une nourrice, au plus épais, levait très haut son poupon, qui riait d'aise. Et, seule, une femme maigre se fâchait, éclatant en paroles mauvaises, accusant une voisine de lui entrer dans le corps.

Je crois bien que mon jupon va y rester, répétait Mme de Boves. Muette, le visage encore frais du grand air, Mme Marty se haussait pour voir avant les autres, par-dessus les têtes, s'élargir les profondeurs des magasins. Les pupilles de ses yeux gris étaient minces comme celles d'une chatte arrivant du plein jour ; et elle avait la chair reposée, le regard clair d'une personne qui s'éveille.
Ah ! enfin ! dit-elle en poussant un soupir.
Ces dames venaient de se dégager. Elles étaient dans le hall Saint-Augustin. Leur surprise fut grande de le trouver presque vide. Mais un bien-être les envahissait, il leur semblait entrer dans le printemps, au sortir de l'hiver de la rue. Tandis que, dehors, soufflait le vent glacé des giboulées, déjà la belle saison, dans les galeries du Bonheur, s'attiédissait avec les étoffes légères, l'éclat fleuri des nuances tendres, la gaieté champêtre des modes d'été et des ombrelles.

Reportez-vous au site Wikisource

pour retrouver ce texte et l'oeuvre d' Émile Zola.

 

Émile Zola

.................................................................................

FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

ACCUEIL & SOMMAIRE

.................................................................................

  Note

des filles en cheveux : le mot fille a ici un sens péjoratif, il désigne les filles pauvres, probablement aux moeurs légères.

en cheveux : sans chapeau. Il n'était pas convenable pour une dame de sortir sans chapeau.

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Florilège - la pensée des autres
commenter cet article
15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:06

 

ACCUEIL

Tous les articles du blog

Récapitulation des petites histoires à trous avec tous les épisodes des Trois copines

 

 

QUIZ 79

Sommaire de l'article

1-L'explication : SA, ÇA et ÇÀ - Natures & Emplois 

à lire avant ou après l'exercice, à votre guise

2-Le texte à trous : La garden-party (épisode 7)

3-Le texte avec la solution

 

Natures & emplois de SA, de ÇA et de ÇÀ

 

Sa 

1adjectif possessif qui détermine un substantif au féminin singulier.

C'est sa passion. C'est la sienne.

La sienne, pronom possessif qui représente sa passion.

 

Ça 

2►pronom démonstratif, familier, mis pour cela.

Ça ne vous ferait rien de me laisser tranquille ?

Cela ne ferait-il rien de me laisser tranquille ?

 

3 ►Ça alors ! Interjection qui marque l'étonnement.

 

4 ►le ça de Freud, pulsions inconscientes (le moi, le surmoi) - Philosophie

 

Çà 

5 ►Çà et là, locution adverbiale de lieu. ici et là.

 

6 ►Ah çà ! Interjection qui marque la surprise, la colère, l'impatience, la menace

Ah çà mais !

Ah çà ! par exemple !

Ah çà, allez-vous donc sortir d'ici ?

 

7 ►Oh çà ! Interjection qui souligne une affirmation.

 « Cette pauvre fille est d'une bêtise !

Oh çà ! »

 

8 ►Or çà ! Interjection vieillie qui marque l'ordre, l'incitation.

Or çà ! Déjeunons

s'emploie aussi pour marquer une forte émotion.

 

On trouve dans le Littré :

Çà - Adverbe de lieu

1 Familièrement, ici.

Viens çà. Venez çà, chien maudit. [Molière, L'étourdi, ou Les contretemps]

Çà et là, de côté et d'autre. Errer çà et là.

Çà et là ses regards en liberté couraient

Où les portait leur fantaisie.

[La Fontaine, Cas de conscience]

Qui çà, qui là, les uns d'un côté, les autres d'un autre. Ils couraient tous qui çà, qui là.

2 De-çà, voir DEÇÀ.

3 Terme ancien de palais. En çà, jusqu'à présent.

Depuis deux ans, depuis deux mois en çà. Depuis cinquante ans en çà on a vu publier plusieurs bulles semblables. [Pascal, Les provinciales]

Interjection familière pour exciter, encourager.

Çà travaillons. Enfin nous ne serons pas les seuls ; çà, çà voici des compagnons. [Bossuet, Démons, 2]

5 Or çà, interjection qui, composée de çà et or (maintenant), signifie qu'on se met à quelque chose, qu'on commence.

Or çà verbalisons. [Racine,Les plaideurs]

6 Ah çà, sorte d'appel à l'attention. Ah çà, il faut s'entendre. Ah çà, que venez-vous me conter ?

 

oooooooooooooooooo

 

Complétez par SA, ÇA ou ÇÀ

 

1Philo- Comme je suis contente que Maggy nous ait invitées à ..... fête ! ..... fait drôle qu'elle organise une garden-party. ..... ne lui était jamais arrivé.

 

2Josée- ..... c'est vrai. Elle préfère de beaucoup qu'on l'invite plutôt que d'inviter. ..... lui fait moins de dérangement.

 

3Philo- ..... alors ! Tu penses comme moi. En fait, je crois que ..... l'embête de faire des frais. Elle qui nous parle toujours de ..... générosité. On va voir ......

 

4Josée- Oh ..... ! Ce sera bien ..... première fois ! ..... va être grandiose, je le sens.

 

5Philo- Ah ..... ! Elle a intérêt ! C'est drôle, on n'a jamais critiqué ..... façon de faire. On est trop indulgentes avec elle. ..... ne lui ferait pas plaisir si elle savait ce qu'on pense d'elle.

 

6Josée- Tu crois ....., Philo ? Mais non ! ..... susceptibilité ne serait même pas froissée. Elle sait très bien ce qu'elle fait quand elle te lance ses piques ; ....., je te l'assure.

 

7Philo- C'est vrai ..... ? ..... lui fait du bien de me faire du mal ?

 

8Josée- Elle est comme ...... N'en parlons plus. Tiens, on arrive devant ..... maison. Regarde ..... belle banderole de Bienvenue.

 

9Philo- ....., c'est chouette.

 

10Josée- Elle a mis ..... grande table dans le jardin. Regarde donc son buffet  ! ..... en jette !

 

11Maggy- Ohé ! Bonjour les copines ! (Elles s'embrassent) ..... vous plaît ? Oh ! Philo a mis ..... jolie robe rose pour l'occasion ! Comme ..... va bien à ..... carnation blanchâtre ! Oh ! Et ..... jolie chaîne de pacotille avec ..... médaille en laiton ! ..... te sied à merveille, Philo !

 

12Philo- C'est vrai, Maggy ? ..... fait joli ?

 

13Maggy- Dommage qu'il y ait des petites taches ..... et là. ..... fait pas très soigné.

 

14Philo (les larmes aux yeux)- ..... n'est pas de ma faute. C'est ton chien Bobby qui vient de m'éternuer dessus.

 

15Maggy- C'est ..... ; c'est Bobby. Il a ..... grosse grippe de printemps. ..... craint !

 

16Josée- Ah ..... ! Tu aurais dû le tenir enfermé, Maggy !

 

17Maggy- Quoi ? Mon Bobby enfermé ? ..... par exemple ! ..... ne va pas, les filles. Ne t'approche pas de moi Philo avec ta robe toute sale. Tu peux comprendre ....., quand même !

 

18Josée- Mais dis-moi Maggy, Comment ..... se fait-il que tes autres invités n'arrivent pas ?

 

19Maggy- C'est ....., tu veux que je te le dise. Eh bien, sachez que vous êtes les deux seules. Les autres se sont tous décommandés. ..... vous fait plaisir ?

 

20Josée & Philo- Ah ..... mais ! Tu aurais dû nous le dire !

  

Voici le texte complété :

 

Les numéros mis en exposants renvoient

à l'explication qui précède le texte.

 

1Philo- Comme je suis contente que Maggy nous ait invitées à sa1 fête ! Ça2 fait drôle qu'elle organise une garden-party. Ça ne lui était jamais arrivé.

 

2Josée- Ça c'est vrai. Elle préfère de beaucoup qu'on l'invite plutôt que d'inviter. Ça lui fait moins de dérangement.

 

3Philo- Ça alors3 ! Tu penses comme moi. En fait, je crois que ça l'embête de faire des frais. Elle qui nous parle toujours de sa générosité. On va voir ça.

 

4Josée- Oh çà7 ! Ce sera bien sa première fois ! Ça va être grandiose, je le sens.

 

5Philo- Ah çà6 ! Elle a intérêt ! C'est drôle, on n'a jamais critiqué sa façon de faire. On est trop indulgentes avec elle. Ça ne lui ferait pas plaisir si elle savait ce qu'on pense d'elle.

 

6Josée- Tu crois ça, Philo ? Mais non ! Sa susceptibilité ne serait même pas froissée. Elle sait très bien ce qu'elle fait quand elle te lance ses piques. Ça, je te l'assure.

 

7Philo- C'est vrai ça ? Ça lui fait du bien de me faire du mal ?

 

8Josée- Elle est comme ça. N'en parlons plus. Tiens, on arrive devant sa maison. Regarde sa belle banderole de Bienvenue.

 

9Philo- Ça, c'est chouette.

 

10Josée- Elle a mis sa grande table dans le jardin. Regarde donc son buffet  ! Ça en jette ! 

 

11Maggy- Ohé ! Bonjour les copines ! (Elles s'embrassent) Ça vous plaît ? Oh ! Philo a mis sa jolie robe rose pour l'occasion ! Comme ça va bien à sa carnation blanchâtre ! Oh ! Et sa jolie chaîne de pacotille avec sa médaille en laiton ! Ça te sied à merveille, Philo !

 

12Philo- C'est vrai, Maggy ? Ça fait joli ?

 

13Maggy- Dommage qu'il y ait des petites taches çà5 et là. Ça fait pas très soigné.

 

14Philo (les larmes aux yeux)- Ça n'est pas de ma faute. C'est ton chien Bobby qui vient de m'éternuer dessus.

 

15Maggy- C'est ça ; c'est Bobby. Il a sa grosse grippe de printemps. Ça craint !

 

16Josée- Ah çà6 ! Tu aurais dû le tenir enfermé, Maggy !

 

17Maggy- Quoi ? Mon Bobby enfermé ? Ah çà6 par exemple ! Ça ne va pas, les filles. Ne t'approche pas de moi Philo avec ta robe toute sale. Tu peux comprendre ça, quand même !

 

18Josée- Mais dis-moi Maggy, Comment ça se fait-il que tes autres invités n'arrivent pas ?

 

19Maggy- C'est ça, tu veux que je te le dise. Eh bien, sachez que vous êtes les deux seules. Les autres se sont tous décommandés. Ça vous fait plaisir ?

 

20Josée & Philo- Ah çà mais6 ! Tu aurais dû nous le dire !

 

>> RETOUR AU DEBUT DE L'ARTICLE

 Récapitulation de tous les exercices à trous

Récapitulation des petites histoires à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Orthographe grammaire pour les hésitants

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL

Repost 1
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:48

 

Comme une suite à l'article :

Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?

( D'où vient le français ?)

 

La curiosité nous pousse parfois à chercher l'origine d'un mot, et à en connaître sa famille (les mots dérivés*). Nous avons alors le plaisir de parcourir les dictionnaires étymologiques.

 

ÉTYMOLOGIE (entrée dans le Dictionnaire de l'Académie 8e édition)

Origine d'un mot, sa dérivation par rapport à un ou plusieurs autres. Rechercher l'étymologie d'un mot, en donner l'étymologie. Véritable, fausse étymologie. Il se dit, par extension, de la Science des étymologies. S'occuper d'étymologie. Les règles de l'étymologie.

 

Voir le Trésor de la langue française : ÉTYMOLOGIE, subst. Fém.

 

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Cliquez sur le livre pour en tourner les pages ou faites glisser le curseur (sous les articles)

Voici ce que nous donne ce dictionnaire

à l'entrée du verbe LIER (par exemple)

Pages 337-338

Lier, latin ligare. Dérivés : liaison, lieur, liasse, lien, ligament, ligature, ligoter, et au figuré ligue, liguer, ligueur, sans doute aussi licteur, porteur de faisceaux, et liane, plante qui s'enlace ; composé licou (voir col). Les limiers, jadis liemiers (mot formé sur lien) sont des chiens qu'on mène en laisse.

-En vieux français, lier avait aussi la forme loyer (comparez plier et ployer), d'où aloyer, substantif verbal aloi, au sens d'alliage, dans "monnaie de bon aloi" avec le même préfixe a- et la forme lier, on a allier, d'où alliance et alliage ; mésallier, mésalliance (préfixe més- , voir moindre), rallier, ralliement. Autre composé : relier, d'où relieur, reliure.

-Composé savant avec ob- : obliger, lier par un ordre ou par un service, d'où obligeant, obligeance d'une part, obligatoire, obligation, obligataire, d'autre part (cf. au mot agir la signification des mots action, actionnaire). Désobliger, d'où désobligeant, c'est proprement rendre un mauvais service.

-Sur un synonyme latin de ligare (voir annexe)

 

Sur le Trésor : Étymologie et histoire du verbe > LIER

  

*Exemple de mot dérivé : RELIURE

Le radical du mot est le verbe LIER, le préfixe est RE-, le suffixe est -URE

 

Les affixes (préfixe, infixe et suffixe) sont des éléments lexicaux qui, ajoutés au début, à l'intérieur et à la fin d'un mot, forment d'autres mots.

 

Le Trésor cite un exemple d'infixe donné par le linguiste Bernard Pottier.

L'infixe -ill- dans boitiller "ne pas boiter exactement" (Systématique des éléments de relation, Paris, Klincksieck, 1962, p. 179).

 

Littré :

Infixe : nm (in-fi-ks'), Terme de grammaire. Mot ou partie de mot

qui se place à l'intérieur des mots, de la même façon que le préfixe à la tête, et le suffixe à la fin.

Ainsi, dans amphi-bologie, bo est un infixe ; car les Grecs ont dit amphilogie et amphibolie.

 

Articles sur la dérivation :

Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité - QUIZ 71

La Dérivation - Les suffixes - QUIZ 69 "Jo le rebelle"

QUIZ 22 Mots contenant l'élément phobie

QUIZ 9 Mots contenant l'élément culture

...............................................................

 

Sur le site Études Littéraires,

voir : Les préfixes en français

Les suffixes français

ACCUEIL

Repost 1
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 07:34

ACCUEIL

 

Après avoir fait l'exercice > En finir avec les fautes d'inattention – Petits exercices d'orthographe pour Anthony qui est en CM2 (2e partie)

tu peux corriger en regardant le texte ci-dessous :

 

Les lapins
 

    — Il ne reste plus de melon pour toi, dit madame Lepic ; d’ailleurs, tu es comme moi, tu ne l’aimes pas.

    — Ça se trouve bien, se dit Poil de Carotte.

On lui impose ainsi ses goûts et ses dégoûts. En principe, il doit aimer seulement ce qu’aime sa mère. Quand arrive le fromage :

    — Je suis bien sûre, dit madame Lepic, que Poil de Carotte n’en mangera pas.

Et Poil de Carotte pense :

    — Puisqu’elle en est sûre, ce n’est pas la peine d’essayer.

En outre, il sait que ce serait dangereux.

Et n’a-t-il pas le temps de satisfaire ses plus bizarres caprices dans des endroits connus de lui seul ? Au dessert, madame Lepic lui dit :

    — Va porter ces tranches de melon à tes lapins.

Poil de Carotte fait la commission au petit pas, en tenant l’assiette bien horizontale afin de ne rien renverser.

À son entrée sous leur toit, les lapins, coiffés en tapageurs, les oreilles sur l’oreille, le nez en l’air, les pattes de devant raides comme s’ils allaient jouer du tambour, s’empressent autour de lui.

    — Oh ! attendez, dit Poil de Carotte ; un moment, s’il vous plaît, partageons.

S’étant assis d’abord sur un tas de crottes, de séneçon* rongé jusqu’à la racine, de trognons de choux, de feuilles de mauves, il leur donne les graines de melon et boit le jus lui-même : c’est doux comme du vin doux.

Puis il racle avec les dents ce que sa famille a laissé aux tranches de jaune sucré, tout ce qui peut fondre encore, et il passe le vert aux lapins en rond sur leur derrière.

La porte du petit toit est fermée.

Le soleil des siestes enfile les trous des tuiles et trempe le bout de ses rayons dans l’ombre fraîche.


 

 

NOTES

 

Des mots qui se terminent toujours par -S : d'ailleurs temps jus

ailleurs, d'ailleurs

le temps

le jus

Écris ces mots pour t'en souvenir.

 

*le séneçon est une plante. Ses fleurs ont la forme de petites aigrettes blanches.

 

Réponse aux questions

1-Pourquoi met-on un -E à SÛRE dans la phrase :

- Puisqu’elle en est sûre, ce n’est pas la peine d’essayer.

On met un -E parce que l'adjectif SÛR est au féminin. Il s'accorde avec le pronom personnel ELLE (mme Lepic)

2-Pourquoi Poil de Carotte pense-t-il :

En outre, il sait que ce serait dangereux >> d'essayer de dire qu'il aime le melon

Mme Lepic a dit à Poil de Carotte qu'il n'aimait pas le melon, et qu'il n'en mangerait pas, ce qui n'est pas vrai puisqu'on le voit racler et manger ce qui reste sur les tranches, à la fin du texte. Poil de Carotte ne veut pas contredire sa maman pour ne pas être grondé. C'est elle qui décide de ce qu'il aime et de ce qu'il n'aime pas.

 

Retour au texte non corrigé

Retour au 1er article de la série intitulée

Exercices d'orthographe pour Anthony

En finir avec les fautes d'inattention – Petits exercices d'orthographe pour Anthony qui est en CM2 (1re partie)

LIRE >L'indicatif présent pour les hésitants

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article

Présentation

  • : LE BLOG DE MAMIEHIOU - La langue française telle qu'on l'aime  De la grammaire, des exercices divers, des dictées commentées, des histoires, des textes d'auteurs, des infos pratiques...
  • : Pour tous ceux qui aiment la langue française. Son histoire, sa grammaire et son orthographe. Des dictées commentées, des exercices ébouriffants, un florilège de textes d'auteurs, etc.
  • Contact

Mon Profil

  • mamiehiou.over-blog.com
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.

Mon blog

Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

Rechercher Un Mot Du Blog