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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 18:58

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"Et cependant, dans bien des cas, il est nécessaire et amical d'écrire des riens plutôt que de ne rien écrire." Les affinités électives

 "Und doch ist es in manchen Fällen notwendig und freundlich, lieber nichts zu schreiben, als nicht zu schreiben." Wahlverwandtschaften I,1

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)

 

LES MOTS

Les mots nous parlent, nous caressent et nous enchantent, ou nous blessent et nous torturent. Nous pénétrons dans leur mystère, nous les manipulons, nous les interprétons, nous les enrichissons de nos émotions, nous les faisons nôtres ou nous les fuyons.

Les mots sont vivants, ils exaltent notre esprit ou nous abaissent. Ils nous chuchotent des choses étranges. Ils sont de ce monde et nous entraînent dans tous les mondes possibles.

Les mots des uns ne sont pas ceux des autres.

Ils ne résonnent pas de la même façon dans nos cœurs et dans notre esprit, dans notre mémoire et dans nos rêves. Tel mot qu'on prononce n'est pas compris avec le même sens que celui qui l'entend à tel point qu'il engendre parfois malentendus, imbroglios, déceptions, rancune et querelle.

Certains mots, que nous avons rencontrés dans des situations particulières, restent attachés à l'émotion ressentie alors, si lointaines soient les circonstances. Si quelqu'un les prononce devant nous, il s'étonne que nous puissions leur prêter un sens qu'il ne connaît pas et voilà que nous réagissons d'une façon qui nous surprend nous-mêmes soit que nous éprouvions une sensation délicieuse à l'entendre, soit qu'il nous mette mal à l'aise, sans que nous soyons capables, consciemment, de trouver une explication, si tant est que nous voulions la chercher.

Tel mot que j'aime, vous le haïssez. Tel autre que j'abomine, vous vous en gargarisez.

Nos souvenirs les ont déformés, embellis ou maltraités, abîmés ou cristallisés. Ils sont le reflet de nous-mêmes. Sans eux que serions-nous ?

Un mot souvent bien doux à notre oreille, l'entend-on prononcer avec une intonation particulière qui traduit le dédain, la raillerie, l'amertume, le voilà tout à coup vidé de la douceur qui lui était coutumière ; et il devient une arme, une flèche acérée qui nous transperce.

Il n'est pas de jours qu'on entende ici et là les discours des uns moqués par les autres, où la moindre petite phrase est relevée en mauvaise part. Et les médias en font des gorges chaudes, s'en donnent à coeur joie, en font leurs choux gras.

Heureux celui qui a la maîtrise des mots qu'il prononce, celui qui aisément s'exprime, celui dont l'éloquence est admirable. Il peut se mettre au service de grandes choses si son coeur est pur ; mais malheur à celui qui use de son talent pour entraîner les foules dans le mensonge et l'erreur.

Sur ce blog :

De la rhétorique - De l'éloquence - De la langue de bois - Des périphrases - Appeler un chat un chat

 

Les mots de notre langue ne contiennent pas les mêmes sens ni les mêmes symboles lorsqu'on les traduit dans une autre langue. C'est pour cela que traduire est un exercice bien difficile.

 

PAIN

Essayons de faire le tour du mot PAIN par exemple. Cherchons sur la toile la symbolique de ce mot. On trouvera une multitude de sites qui se sont appliqués à faire des listes de citations, de proverbes, de passages littéraires divers qui l'illustrent. Une richesse quasi infinie. Mais si l'on veut chercher le mot traduit en d'autres langues, il nous révèlera tout autre chose, et nous serons étonnés d'y découvrir des symboles dont nous n'avons pas la moindre idée.

 

Outre les symboles qui nous viennent immédiatement à l'esprit, le symbole du travail des hommes (gagner son pain), celui de la convivialité et du partage (étymologie du mot compagnon : com-pain, celui avec lequel on partage le pain), le symbole christique ("le Pain de Vie"), il en est beaucoup d'autres qui appartiennent à toutes les époques et à tous les pays, l'Égypte antique, le judaïsme, Rome (« Du pain et des jeux » Panem et circenses - Juvenal) etc.

 

BREAD AS SYMBOL OF LIFE - Discover Armenia

www.discoverarmenia.info › ... › March 2009

« Armenian ritual culture allows us to understand the symbolic nature of Bread before Christ, and demonstrate Christian impulses through Bread.
Defining the role of Bread in ritual culture of people all over the World we realize that Bread is not only a food product but also a magic tool, a medical means and communication system to connect different social groups. Bread reveals the connection between a human and the nature, life and the other world (the beyond), the earth and the space.
»

 

Anthropologie des mangeurs de pain par Abdallah Gnaba, 2011

books.google.fr/books?isbn=2296541887

« Parce qu'il est un aliment qui se partage, le pain est par définition symbolique : le mot symbole signifie étymologiquement "mettre ensemble", "joindre", "échanger.

Le pain est davantage porteur de sens que de connaissances. »

 

pain-TPE - La symbolique du pain

www.pain-tpe.sitew.com/La_symbolique_du_pain.S.htm

« Au fil des siècles, le pain devient une dimension symbolique importante: il symbolise le sacré, la justice, la stabilité, mais aussi de travail. »

 

Traumdeutung Brot = Nahrung, Stärkung, soziale Sicherheit ...

www.joakirsoft.de/Traumdeutung/brot.htm

« Das Brot ist die allgemeine Speise und damit das Gewöhnlichste und gleichzeitig ein Geheiligstes. »

 

De 1789 à l'intifada égyptienne, le pain reste le symbole de la contestation sociale

www.lemonde.fr/.../de-1789-a-l-intifada-egyptienne-le-pain-reste-le-sym...

« Les enjeux de cette "mystique" sont autrement explosifs en Egypte, où elle s'épanouit pleinement ces jours-ci. Comme en Tunisie, où, dans les manifestations de la révolution dite de jasmin, on brandissait des pains - toujours signe d'une sévère réprobation sociale -, en Egypte le pain est très présent dans le répertoire de l'action collective. Au pays des Pharaons, ce n'est pas un fait nouveau. En 1977, déjà, de façon spectaculaire, et encore en 2008, les émeutes du pain ont ébranlé le régime. »

 

CHARITÉ

Je reprendrai ici trois tweets que j'ai écrits sur le mot charité ; comme il est étonnant de lire combien ce mot peut avoir d'acceptions, être diversement vécu, jusqu'à devenir aujourd'hui, pour certains, parfois insupportable à prononcer, tant il véhicule d'images qui peuvent étonner.

 

Tweets du 28 novembre 2013

J'ai entendu quelqu'un dire détester le mot CHARITÉ qui est le nom d'une magnifique vertu théologale.

Pas d'amour du prochain sans charité.

 

Peut-être que ceux qui détestent le mot CHARITÉ ne savent pas ce qu'il veut dire ou ils répugnent à vouloir le bien d'autrui.

 

Les Français sont charitables - Le montant annuel des dons en France est estimé à 3,8 milliards d’euros. >Recherche et solidarité 21-11-2012

 

Sur la toile La charité, putain, quelle idée! - Ne soyez pas le second rôle de votre vie – la mode des mots ...

helenedemontaigu.typepad.com/.../charité-empathie-bienveillance.html

« La charité. Vous avez dit charité. Ce mot que tout le monde déteste en chœur. »

 

A-t-on peur des mots ? Veut-on les vider de leur sens ?

On ne dit plus oeuvres charitables ou oeuvres de charité, mais oeuvres caritatives.

 

Ajouts -Tweets

Mamiehiou @mamiehiou

Les mots qu'on dits disent-ils toujours ce qu'on veut dire ? Si l'on ne s'écoute pas parler, d'autres nous écoutent.

Mamiehiou @mamiehiou  ·  11 déc. 2014

Info 7h30 sur #France2 : Un avion s'écrase,1 mort, 4 blessés. "On a frôlé la catastrophe."

Ah bon? Combien de morts pour une catastrophe?

Mamiehiou @mamiehiou  ·  22 févr. 2015

La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses. Platon

Mamiehiou @mamiehiou  ·  21 mars 2015

Spinoza : La plupart des erreurs consistent en cela seul que nous ne donnons pas correctement leurs noms aux choses. Éthique 2e partie, P47

Mamiehiou@mamiehiou - 17avril 2015

On clique dans Le Littré sur : "Recherche - Une requête vide propose un mot au hasard." http://www.littre.org/definition/curieux … Et l'on découvre des mots.

   

Réforme du collège : la novlangue obligatoire !

Réforme du collège : la novlangue obligatoire!

Une tribune sur la réforme des programmes scolaires.

17 avril 2015 - Le FIGARO dénonce.

"Les nouveaux programmes scolaires dévoilés le 13 avril sont riches en jargon pédagogiste estime Julia Sereni. Elle y voit le produit d'une idéologie qui s'attaque à la transmission du savoir."

"Ce jargon «pédagogiste» fait son grand retour dans les nouveaux programmes scolaires pour l'école primaire et le collège."

"Choix conscient ou non, l'emploi d'une telle novlangue est par essence le produit d'une idéologie déréalisante, c'est également un moyen de tenir à l'écart les parents en rendant, par l'utilisation d'un charabia scientiste, extrêmement compliqué ce qui pourrait être simple et clair."

LIRE > Les nouvelles perles de la «novlangue» pédagogiste

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

 

 Réforme de l'orthographe -

L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 16:02

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 Les Quiz

QUIZ

Trouvez des mots commençant par MULTI-

 

1 Marie aimait bien porter des robes bigarrées qui s'accordaient avec les cravates multi........ de son amoureux.

2 « Je vis surgir brusquement devant moi un monstre à plusieurs têtes », raconta-t-elle. Cet être multi........ n'était-il pas "la Bête de l'Apocalypse" ?

3 Jamais encore il n'y avait eu dans ce pays de scrutin multi......... On ne pouvait voter que pour un seul parti, toujours le même !

4 Cette communauté ne se satisfaisait pas de ne parler que la langue officielle, elle était multi.........

5 Certaines rares coquilles de mollusques sont composées de plusieurs pièces.; ce sont des coquilles multi........, par exemple les chitons.

6 On peut s'intéresser à la multi........ symbolique des couleurs. On dit que le blanc est associé à la propreté, la pureté, l'innocence, la virginité ; le bleu à la fidélité, la chasteté, la foi...

7 Paul se plaisait à confectionner des objets multi........ dont il s'appliquait à varier sans cesse les figures.

8 L'accouchement des multi........ est plus facile et généralement plus rapide que celui des femmes qui accouchent pour la première fois.

9 Le Bouddhisme n'est pas né d'hier. C'est une philosophie – certains disent une religion – multi.........

10 On vivait dans une communauté multi......... Leurs membres parlaient de leurs ancêtres venus de tous les coins du monde pour s'établir ici.

11 J'aime les vieux arbres ; les grands arbres multi........ que l'on rencontre dans les forêts primitives.

12 L'agglomération stéphanoise est multi........ (elle regroupe 43 communes dont Saint-Etienne « la capitale du design » du XXIe siècle.

13 L'école ne se limite pas à un seul objectif : l'instruction. Elle est multi........ comme l'ont analysé Gérald Antoine et Jean Claude Passeron dans : Réforme Universitaire > ( Persée) Antoine (Gérald), Passeron (Jean-Claude)

14 Je pouvais m'asseoir entre Paul et Marie sur le canapé multi........ du salon.

15 Pourrait-on vivre aujourd'hui sans logiciels ........ qui nous permettent de (presque) tout faire ?

16 C'est parce que l'évolution a multi........ et complexifié des êtres multi........, que les hommes sont apparus un jour.

17 Dans la religion chrétienne, Le Christ versa son sang pour la multi.........

18 Le plus petit commun multi........ de 8, 9 et 12 est 72

19 Dans la multi........ 7X5=35, 7 est le multi........, 5 est le multi........ et 35 est le produit.

20 Quoi ! Tu es donc devenu multi........ en achetant un billet de seulement deux euros ?

21 Notre école propose un enseignement multi........ : on apprend à devenir philosophe, charcutier ou mathématicien. Qui l'eût cru ?

22 Venez avec moi pratiquer le basket, le volley ou le hockey dans la salle multi........ que je vous ferai connaître.

23 Mon esprit se perdait dans une rêverie bercée d'une euphonie multi.........

 

 

Réponses

 

1 Marie aimait bien porter des robes bigarrées qui s'accordaient avec les cravates multicolores de son amoureux.

« Je vis surgir brusquement devant moi un monstre à plusieurs têtes », raconta-t-elle. Cet être multicéphale n'était-il pas "la Bête de l'Apocalypse" ? 

3 Jamais encore il n'y avait eu dans ce pays de scrutin multipartite. On ne pouvait voter que pour un seul parti.

4 Cette communauté ne se satisfaisait pas de ne parler que la langue officielle, elle était multilingue.

5 Certaines rares coquilles de mollusques sont composées de plusieurs pièces.; ce sont des coquilles multivalves, par exemple les chitons.

6 On peut s'intéresser à la multivalence symbolique des couleurs. On dit que le blanc est associé à la propreté, la pureté, l'innocence, la virginité ; le bleu à la fidélité, la chasteté, la foi...

7 Paul se plaisait à confectionner des objets multiformes dont il s'appliquait à varier sans cesse les figures.

8 L'accouchement des multipares est plus facile et généralement plus rapide que celui des femmes qui accouchent pour la première fois.

9 Le Bouddhisme n'est pas né d'hier. C'est une philosophie – certains disent une religion – multiséculaire.

10 On vivait dans une communauté multiraciale. Leurs membres parlaient de leurs ancêtres venus de tous les coins du monde pour s'établir ici.

11 J'aime les vieux arbres ; les grands arbres multicentenaires que l'on rencontre dans les forêts primitives.

12 L'agglomération stéphanoise est multicommunale (elle regroupe 43 communes dont Saint-Étienne « la capitale du design » du XXIe siècle.

13 L'école ne se limite pas à un seul objectif : l'instruction. Elle est multifonctionnelle comme l'ont analysé Gérald Antoine et Jean Claude Passeron dans : Réforme Universitaire > ( Persée) Antoine (Gérald), Passeron (Jean-Claude)

14 Je pouvais m'asseoir entre Paul et Marie sur le canapé multisiège du salon.

15 Pourrait-on vivre aujourd'hui sans logiciels multimédia qui nous permettent de (presque) tout faire ?

16 C'est parce que l'évolution a multiplié et complexifié des êtres multicellulaires, que les hommes sont apparus un jour.

17 Dans la religion chrétienne, Le Christ versa son sang pour la multitude.

18 Le plus petit commun multiple de 8, 9 et 12 est 72

19 Dans la multiplication 7X5=35, 7 est le multiplicande, 5 est le multiplicateur et 35 est le produit.

20 Quoi ! Tu es devenu multimillionnaire en achetant un billet de seulement deux euros ?

21 Notre école propose un enseignement multidisciplinaire : on apprend à devenir philosophe, charcutier ou mathématicien. Qui l'eût cru ?

22 Venez avec moi pratiquer le basket, le volley ou le hockey dans la salle multisport que je vous ferai connaître.

23 Mon esprit se perdait dans une rêverie bercée d'une euphonie multisonore.

 

Pour en savoir plus :

 Voir sur le CNRTL MULTI-, élément tiré du latin multus, « nombreux, abondant »

.................................................................................

Récapitulation de tous les exercices à trous

Les QUIZ

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 13:58

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Le carré de lettres magique SATOR

S  A  T  O  R

A  R  E  P  O

T  E  N  E  T

O  P  E  R  A

R  O  A  S

Je tombe aujourd'hui par hasard sur le carré magique SATOR. Peut-être le connaissez-vous déjà. Pour ma part, je n'en avais jamais entendu parler.

Vous trouverez sur la toile de nombreuses interprétations de ce carré énigmatique et qui font référence à la religion chrétienne. Mon propos ici n'est pas de les recopier.

C'est une inscription antique qui fut découverte dans plusieurs pays – même en France - le plus ancien étant celui des ruines de Pompéi qui, comme on le sait, fut ensevelie lors de l'éruption du Vésuve en 79.

Les mots SATOR, TENET, OPERA, ROTAS, sont en latin. Seul le mot AREPO n'existe pas, c'est un hapax. On pense que le A et le O de ce mot représentent l'alpha et l'oméga (le commencement et la fin), il encadrent le T de TENET – le mot TENET répété deux fois formant une croix.

« Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier,

le commencement et la fin. »
Saint Jean, Apocalypse 22:13

On lit les mots horizontalement et verticalement.

Ce qui est remarquable :

Un acrostiche : le premier mot vertical SATOR donne les premières lettres des autres mots.

Un mésostiche : les lettres au milieu forment un mot : TENET.

Un palindrome : par exemple le mot TENET peut se lire à l'endroit comme à l'envers. Et le carré entier est un palindrome : SATOR, TENET, OPERA, ROTAS

Un téléstiche : les lettres finales, lues de bas en haut forment un mot, SATOR.

L'acroteleuton se compose de l'acrostiche et du téléstiche.

On peut lire les mots en boustrophédon : on lit de droite à gauche, la ligne suivante de gauche à droite et ainsi de suite, comme sont tracés les sillons dans un champ. Le mot est composé des mots grecs boeuf et tourner.

...........................................

Nous rencontrons dans ce blog les mots :

acrostiche : Acrostiche - Enzèbrez-vous !

Poème dédié à Alexandre Jardin

hapax ou apax : lire la note du texte : 22 Délires éthiques - L'hapax

boustrophédon : dans 140 Délires sur la visite inopinée de Monsieur Pro

palindrome : Palindrome - Ésope reste ici et se repose

...........................................

à lire sur la toile pour en savoir +

Persée : « Dei agricultura » : le carré magique SATOR AREPO

Carré Sator - Wikipédia

Carrés magiques et ésotériques

Carré magique (lettres) – Wikipédia

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 10:39

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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« Plût à Dieu, chère Oli que nous n'ayons plus jamais à nous souhaiter la revoyure. J'ai tant et tant souffert de notre cruelle séparation qu'aucun mot, dans quelque langue que ce soit, ne peut traduire le sentiment de désarroi dans lequel j'ai été plongée. Eusses-tu éprouvé le millionième de la détresse qui m'a meurtri le coeur, tu en serais venue à regretter de m'avoir laissée ainsi, comme seule au monde.

Puissions-nous vivre à jamais accolées ! »

Ainsi disant, le coeur gros jusqu'à danger d'explosion, Sissi pleurait à pleins yeux, sans me laisser le loisir de placer un seul mot et j'étais prête à attendre le moment où ses plaintes cesseraient, faute de phrases percutantes à m'asséner. M'eût-elle donné la parole, je n'aurais su quoi lui dire pour la réconforter ; je la savais trop hermétique à mes arguments pour en présenter un seul comme justification ou même comme excuse – ne les connaissait-elle pas tous d'ailleurs ?

Sache, cher lecteur, qui me plains assurément en cette circonstance pénible, que j'étais prête à supporter des heures pleurées en espérant que, ses larmes enfin taries, mon amie reviendrait à la douceur de l'instant où elle m'avait retrouvée.

Je tentai de caresser du bout des doigts son groin humide pour témoigner de ma sollicitude et de l'empathie que je lui portais. Elle se rapprocha de moi, se laissa faire et grouina de plaisir.

Qui n'eût porté secours à cette âme en peine ?

Pour si affligée qu'elle fût, je ne doutais point qu'elle allait reprendre ses esprits et cesser de brasser rancune pour redevenir la Sissi que je connaissais.

 

« Eh bien, pensa très fort Prétatou, elle en a dans l'aile ! »

.............................................

NOTES

Titre : Délires pour une réprimande doublée d'un déluge de pleurs

Les suffixes -ANDE & -ENDE

- substantifs féminins formés à partir de verbes : offrande, propagande, jurande (Moyen Âge), lavande.

- substantifs masculins : dividende, multiplicande (différents de diviseur, quotient, multiplicateur, produit)

Ne pas confondre une larme et un pleur

 

Plût à Dieu, chère Oli que nous n'ayons plus jamais à nous souhaiter la revoyure.

Plût à Dieu – Plaise à Dieu

Le subjonctif optatif est le mode des espoirs des souhaits et des désirs (désidératif). Il est exprimé le plus souvent au subjonctif.

Voir §29 > Valeurs et emplois du subjonctif

la revoyure, fait de se revoir ou de se dire au revoir – populaire.

À la revoyure ! Au revoir !

 

Eusses-tu éprouvé le millionième de la détresse

Interrogation fictive. Le sujet est postposé.

> eussé-je, eussè-je, fussé-je, fussè-je dût-il...

Tournure qui équivaut à une proposition subordonnée introduite par même si.

> même si (condition avec une nuance concessive)

Même si tu avais éprouvé...

le millionième (1 seul N), un million, un millionnaire


Tu en serais venue à regretter de m'avoir laissée ainsi

participe passé venue, employé avec l'auxiliaire être, s'accorde avec le sujet.

(sauf cas particuliers des verbes pronominaux)

participe passé laissée employé avec l'auxiliaire avoir, s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui M'  pour ME élidé qui représente Sissi

Récapitulation des articles sur l'accord des participes passés

 

Puissions-nous vivre à jamais accolées !

Subjonctif optatif > Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je...

 

ces longs mois [...] ont été d'une torture innommable

innommable, qu'on ne peut nommer, ignoble, odieux, infâme.

dérivé du verbe nommer (2M), le préfixe est IN- (d'où les 2 N), le suffixe -ABLE

 

Ainsi disant, le coeur gros jusqu'à danger d'explosion, Sissi pleurait à pleins yeux

ainsi disant, ce disant, en disant cela.

pleurer à pleins yeux, pleurer de tous ses yeux – expressions vieillies.

 

M'eût-elle donné la parole, je n'aurais su quoi lui dire pour la réconforter

Même si elle m'avait donné la parole...

 

J'étais prête à supporter des heures pleurées

pleurées, participe passé employé comme adjectif avec une idée de durée.

 

Qui n'eût porté secours à cette âme en peine ?

eût porté, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé (2e forme) : qui n'aurait pas porté secours... (1re forme)

âme – D'où vient l'accent circonflexe ?

Cf. Littré Anme : Ce mot s'était toujours écrit sans accent circonflexe jusqu'en 1798 ; mais alors l'Académie, dans son édition, l'a marqué d'un accent circonflexe, et a maintenu depuis cet accent. L'accent, outre qu'il indique la prononciation, représente une lettre supprimée ; l'ancien mot était anme et, par suite, alme et même arme.

> L'accent circonflexe – Mettons-le seulement là où il faut - cru, crû, idolâtre, psychiatre, écolâtre, gaîment, absolument, ambigument, fantomatique, tempétueux... + Quiz

 

Elle grouina de plaisir

Groiner, Grouiner - verbe rare

Les suidés (cochons, sangliers) grouinent.

 

Pour si affligée qu'elle fût, je ne doutais pas qu'elle allait reprendre ses esprits

pour si affligée qu'elle fût - subjonctif– tournure rare concessive

si affligée qu'elle fût

quelque affligée qu'elle fût

aussi affligée qu'elle fût

tout affligée qu'elle fût (ou était) - subjonctif ou indicatif

je ne doutais point qu'elle allait (indicatif) reprendre ses esprits

Quand douter est à la forme négative, il n'y a pas de doute, on emploie l'indicatif dans la complétive.

Mais on rencontre souvent le subjonctif du fait qu'il y a le mot doute, ce qui entraîne une confusion.

Pour en savoir +

> Douter que, douter si, se douter que / Je doute que, nul doute que, il n'est pas douteux que... Je me doute que, il ne se doute pas que... + indicatif ou subjonctif ?

 

Eh bien, pensa très fort Prétatou, elle en a dans l'aile !

Cf. Littré : En avoir dans l'aile, être atteint d'une maladie grave, d'une disgrâce imprévue, et aussi être amoureux.

 

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>> 173 Délires autour d'une curiosité qui n'en finit pas

 

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:43

SIC

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SIC - Cf. Le Littré (1863-77)

adverbe

latin signifiant ainsi. On le met quelquefois à la marge d'un écrit, ou, entre parenthèses*, dans le cours d'un texte, à la fin d'une citation, pour indiquer que l'original est bien tel qu'on le donne, avec la faute ou l'étrangeté qu'on peut remarquer, et qui, sans cette précaution, pourrait être attribuée à une faute de copie ou d'impression.

 

 

*Plus couramment aujourd'hui entre crochets et le plus souvent en italique : [sic].

Sic : tel quel, littéralement dans le texte.

 

Qui pourrait jurer qu'il n'a jamais fait d'erreur dans ses écrits ? Qu'il prenne alors garde aux [sic] !

La vigilance est de rigueur, incarnée par ceux qui, le regard aiguisé, marquent du sceau impitoyable de celui-qui-ne-laisse-rien-passer, en ajoutant un [sic] dans le texte incriminé, pour bien montrer que l'auteur s'est rendu coupable de lèse-orthographe ou autre délit bien peu pardonnable.

Ce qui suit, ce sont de courts passages littéraires ou non qui donnent quelques erreurs épinglées [sic].

Je me suis amusée à les reproduire ici. Ils valent leur pesant de [sic].

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Science et non-violence - Lanza del Vasto

Troisième Conférence du 19 octobre 1977
Le Chemin de sortie
Traduction Yann Forget, 1993

 

Voyez-vous, chers amis, nous, en France, un pays surdéveloppé, où il n’y a pas la moindre pauvreté [sic], où tous sont en sécurité, habillés, protégés, où il y a surabondance de toute chose, nous avons créé un ashram gandhien avec en son centre, le rouet à laine, qui est rond et a la forme du soleil, pour extraire le fil de la libération. Nous l’avons mis là, et il fonctionne très bien. Des jeunes gens qui pourraient être professeurs à l’université ou faire de la politique, viennent, travaillent avec leurs mains, se marient, ont des enfants et les élèvent. Et les gens viennent nous voir. Il voient que nous sommes heureux, et même très heureux, que nous n’avons pas de problèmes. Tout le monde a du dessert

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

La Nation aux Gardes-françaises 1789

Jacques Louis Vialla

 

Sans eux, ils trouveraient la mort dans les objets destinés à fomenter leur existence, et peut-être même en cet instant, plusieurs d’entr’eux portent dans leurs entrailles, renferment dans leur sein malheureux une substance homicide, un feu dévorant, dont l’explosition [sic] tardive, mais plus affreuse, sera le terme de leur vie, le poison… l’idée seule en fait frémir.
Pour perdre un ennemi, n’est-il pas d’autres traits ?
La trahison n’est pas d’un cœur noble et français.

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Hémorragie d'or ou bras cassé - René Creve

Monde, huitième année, n°338
(30 mai 1935)

 

Un grand quotidien a diagnostiqué une hémorragie d’or. Le comité de salut économique a glapi à la superfiscalité [sic], la fédération nationale des contribuables a écrit au président du Conseil :

Il faut supprimer l’initiative des parlementaires en matière de dépense…
Il faut décider.
Il faut commander.

Tiens, déjà ! (note de mamiehiou)

 

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

L’Homme sans visage - Paul d’Ivoi romancier français,

pseudonyme de Paul Deleutre (1856 – 1915)

 

Enfin, la recommandation faite aux agents de pousser le zèle même jusqu’à la gaffe [sic] et la promesse d’une prime extraordinaire : quatre mille livres (cent mille francs), démontre que la pièce dérobée a une importance capitale.

« De plus, j’ai appris que, par le nouveau sans fil, une longue communication en chiffre diplomatique avait été faite au gouvernement français.

« L’enquête au Ministère n’a rien révélé. Un highlander de garde a cru se souvenir que l’un des ouvriers, occupés en ce moment au ravalement de la façade, était entré dans l’intérieur par une fenêtre laissée entr’ouverte ; mais cet homme n’a disparu qu’un instant, puis a repris place sur le panneau qu’à l’aide d’un système de cordages et de poulies, ces artisans font mouvoir le long des façades qu’ils nettoient.

« La nuit venant de bonne heure en cette saison, les travailleurs avaient quitté le Ministère lors du retour de M. le Premier.

« Or, ici, on est absolument fermé. Vous savez le mutisme de nos hommes d’État, lorsqu’ils sont décidés à garder le silence. On n’en tirera rien.

 

 

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Les Trente-sept Médaillonnets du Parnasse contemporain

Le Nain Jaune, 1866 - Jules Barbey d’Aurevilly

 

M. Stéphane Mallarmé est certainement de tout ce volume du Par­nasse contemporain, le contemporain le plus surprenant, et pour les ama­teurs de haute-bouffonnerie, le plus inespéré. Original ? Non — pas plus que les autres ! mais dans la violence de l’imitation, transcendant ! Il a évidem­ment pour générateur M. Baudelaire, mais l’effréné Baudelaire n’est qu’une perruque d’Académie, correcte, peignée, ratissée, en comparaison de ce pou­lain sauvage, à tout crin, échevelé, emmêlé, dont la bouche [...] est fiévreuse d’ardeur et d’azur bleu vorace [sic] et, qui a positivement le tintouin de l’azur, car, par l’azur, ce Baudelaire ténébreux et enragé, plus ténébreux que l’autre noir Baudelaire, touche à M. Victor Hugo et s’en va criant dans les steppes vides de ses vers fous :


Je suis hanté. L’azur, l’azur, l’azur !

 

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Les bassins à cupule - Recensement B

 

Site de Cierzac

Notes : le site est dans la vallée du Né, affluent de la Charente. Le premier bassin était situé sous une voûte (comme à Port-des-Barques). Le second était creusé dans le roc, et « crépi du même enduit ocreux que le Pont-du-Gard » [sic]. Du coté du Né, deux conduits de tuiles, l'un partant du fond du bassin, l'autre à mi-hauteur, se dirigeaient vers le Né et était visible sur plusieurs mètres.

Bibliographie : Dumontet-Origène, Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie de Charente-Maritime, 1932, p CXXXI

 

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Le Surréalisme au service de la révolution n°3 (déc. 1931)

René Crevel

 

DU GÉNÉRAL AU MARÉCHAL

« Jamais, dit-il, je n’ai cessé de maudire les guerres entre Européens, véritables guerres civiles, destructrices, alors que les luttes que comporte l’action coloniale [sic] sont des luttes constructives pacifiantes et civilisatrices.

 

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La Nature : Revue des sciences

Maxime Hélène (1844–1925)

 

« Le funiculaire de Belleville à Paris »
(vol. 18, no 905, 4 octobre 1890, pp. 283–286)

Voici de longues années que nos voisins d’outre-Atlantique usent, et très largement, de lignes à traction par câble. Melbourne, Saint-Louis, New-York possèdent chacune une quarantaine de kilomètres de chemins semblables. Philadelphie en possède 25, Chicago 18. San-Francisco a inauguré récemment un funilaire [sic] qui n’a pas moins de 32 kilomètres de parcours !

 

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Les Orientales 1829 - Victor Hugo

LUI

 

Puis, empereur puissant, dont la tête s'incline,

Gouvernant un combat du haut de la colline,

Promettant une étoile à ses soldats joyeux,

Faisant signe aux canons qui vomissent les flammes,

De son âme à la guerre armant [sic] cent mille âmes,

Grave et serein, avec un éclair dans les yeux.

 

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À travers la jungle politique et littéraire 1930

Victor Méric

 

Joyeusetés électorales

J'avais lutté pour la libération de cet homme [André Marty] avec le désintéressement le plus absolu, donnant mon temps et ma peine sans compter. Je puis certifier que j'étais au centre même de la bataille et que je dirigeais les opérations. En guise de reconnaissance, Marty me fit savoir que, pendant « qu'il offrait sa poitrine à la mitraille [sic], je faisais la noce dans les boîtes de nuit de Montmartre ». Et allez donc !

Il me fallut aviser ce martyr — qui n'en avait pas l' « r » — que dans mes pires débordements, je ne dépassais jamais le Lion de Belfort.

Mais quelle noble attitude, hein ! Et ça ne faisait que commencer. Mes amis et moi, nous allions en voir d'autres.


 

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Grands névropathes - Augustin Cabanès (1862-1928)

 

La Fontaine

Le Roi le reçut avec une bonté dont, malgré sa distraction, il fut forcé de s’apercevoir [sic].

 

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Grands névropathes – Cabanès

 

Baudelaire

Au bruit que je fis en m’approchant, le chat releva la tête, exprima sa colère par quelques jurons [sic] et tout en agitant la queue comme un serpent décapité, il quitta le coussin et disparut sous un meuble…

 

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Grands névropathes – Cabanès

 

Victor Hugo mégalomane et spirite

La table avait parfois des accès de colère ; pour lui avoir parlé avec irrévérence, Auguste Vacquerie s’attira un jour des insultes [sic], et ne fut tranquille qu’après avoir obtenu son pardon.

 

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Paolo (Vers Inédits) – Emile Zola (1840 – 1902)

 

Certes, le pauvre enfant fut [sic] mort, si son amante
Eut [sic] su qu'il était là, dans l'ombre palpitant ;

 

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Charles Rinn (1849 – 1917)

Un mystérieux enlèvement

 

Pourtant, on n’arrêta personne. Pourquoi ? Mollesse et négligence de la gendarmerie, écrira le Préfet. Mauvaises instructions des autorités civiles, dira Liébert, et surmenage d’un personnel militaire trop restreint : « La gendarmerie est partout sur pied, ce qui fait qu’elle est sur les dents » [sic]. Là, comme ici, l’on prenait ou l’on affectait de prendre l’effet pour la cause. Le mal, Fouché ne s’y trompa pas, était dans l’antagonisme des uns et des autres. Leurs rivalités les condamnaient à une impuissance que la négociation de Blois allait mettre dans tout son jour.

 

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Les Excentricités du langage - 1865

Lorédan Larchey

 

PANA, PANAILLEUX : « Vieux pana se dit d’un homme avare, laid et âgé, qui se laisse difficilement ruiner par les lorettes. Les panas s’emploient dans le Dictionnaire de la Curiosité comme exemple de tessons, de loques, de débris de toutes sortes, et ceux qui les vendent sont des panailleux. » — Champfleury. — Pana est une forme de panné. — Panailleux viendrait plutôt du vieux mot penaille : guenille.

 

PANADE : Sans consistance. — Allusion à la soupe de ce nom. — « Notre gouvernement est joliment panade ! » — Ricard.

Panade : Chose sans valeur (Vidocq). — De Panne.

 

PANAMA : Chapeau tressé avec des joncs que nos fabriques vont chercher à Panama. — « J’ai dû chanter contre la crinoline et m’égayer aux frais du panama. » — J. Choux. — De 1858 à 1860, le panama fut à la mode. Une société dite des Moyabambines se forma pour l’exploiter, ce qu’il faut savoir pour comprendre cet exemple : « Que de coquins coiffés de moyambines [sic]. » — Id.

 

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La Maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente

Émile Coué

(Autrefois : De la suggestion et de ses applications) 1926

 

Tandis que, habituellement, on s’autosuggère [sic] inconsciemment, il suffit de s’autosuggérer consciemment et le procédé consiste en ceci : d’abord, bien peser avec sa raison les choses qui doivent faire l’objet de l’autosuggestion et, selon que celle-ci répond oui ou non, se répéter plusieurs fois, sans penser à autre chose : « Ceci vient ou ceci se passe ; ceci sera ou ne sera pas, etc. », et si l’inconscient accepte cette suggestion, s’il s’autosuggère, on voit là ou les choses se réalisent de point en point.

 

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J'ai puisé ces extraits de textes sur le site de Wikisource La Bibiothèque Libre. Vous pouvez les y retrouver.

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 11:02

 

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Les Quiz 

1

 

Le suffixe -AILLE peut avoir un sens péjoratif

La blanchaille : petit poisson, menu fretin qui sert d'appât.

La bleusaille : langue populaire, argot militaire : les bleus, les nouvelles recrues.

La (les) bondieusaille(s) : les choses qui se rapportent à la religion. Emploi rare.

La boustifaille : la mangeaille, la nourriture.

La charcutaille : la charcuterie.

Coupailler : couper mal.

Dépenaillé : vêtu de haillons, déguenillé.

Dépoitraillé : dont la tenue négligée laisse voir la poitrine, le torse.

Discutailler : discuter longuement pour n'arriver à rien.

Duraille : qui est dur, difficile.

Écrivailler : écrire mal en parlant d'un écrivailleur (écrivain).

Une canaille - étymologie : le mot vient de l'italien canaglia (cane > chien) et du suffixe péjoratif -aille.

(d'après Littré) [extrait]

1-Vile populace. Eh bien ! manger moutons, canaille, sotte espèce, Est-ce un péché ? [La Fontaine, Fables]

2-Par extension, gens, quelle que soit leur condition, dignes de mépris ; en ce sens le pluriel est usité. Ces canailles-là. Quoi ! vous continuez, canailles infidèles ! [Corneille, Médée]

S'encanailler (d'après Littré)

1-Mêler, associer avec de la canaille, avec des gens d'un rang bien inférieur. Avec qui nous avez-vous encanaillés ? C'est votre rival. - Mon rival ! On m'encanaille de la sorte. [Dancourt, le Retour des officiers, sc. 9]

2-S'encanailler, vpron Faire société avec la canaille. Célimène : Le siècle s'encanaille furieusement ! - Élise : Celui-là est joli encore, s'encanaille ! Est-ce vous qui l'avez inventé, madame ? - Célimène : Hé ! - Élise : Je m'en suis bien doutée. [Molière, Critique de l'école des femmes] 

La flicaille : populaire, groupe de flics.

La marmaille : groupe de jeunes enfants (marmots).

La mouscaille : excrément, merde (mot grossier). Être dans la mouscaille : avoir des difficultés pécuniaires.

Emmouscailler : embêter, emmerder (vulgaire), importuner.

La piétaille : les soldats qui vont à pied, l'infanterie. Par extension, groupe de piétons – les gens modestes.

la (ou le) poiscaille, le poiscail : Prononcer le [s] – argot,, poisson(s). Poissonnaille.

La racaille (d'après Littré) :

1-La partie la plus vile de la populace.

2-Fig. Il se dit de toutes les choses de rebut. On a vendu aujourd'hui tous les livres de prix ; le reste n'est que de la racaille.

SYNONYMES :

RACAILLE, CANAILLE. La signification commune est foule digne de mépris ; mais racaille est encore plus méprisant que canaille, et exprime un degré au-dessous.

Rimailler : faire de mauvais vers.

Rouscailler : rouspéter, râler, maugréer.

Traînailler : traîner, lambiner.

Étirailler : étirer.

La tripaille : amas des entrailles, des intestins des animaux.

La valetaille (d'après Littré) :

Terme collectif de dénigrement. Multitude de valets. Maudite soit la valetaille qui ne saurait nous laisser en repos ! [Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard]

Fig. C'est un instinct de nature, nous naissons valetaille. [Courier, Lettres de France et d'Italie]

 

2

 

Le suffixe -AILLE marque des collectifs. On relèvera dans la liste ci-dessus : la bleusaille, la flicaille, la valetaille...

De même les antiquailles (ensemble de choses antiques), les broussailles, la cochonnaille, etc.

 

3

 

Il marque aussi le résultat d'une action : les fiançailles, les épousailles, les funérailles, la bataille, une trouvaille, les retrouvailles...

 

4

 

QUIZ

(-aille n'est pas toujours un suffixe dans les mots recherchés)

 

Trouvez des mots se terminant par -AILLE/ER/É et signifiant :

1-adverbe - Ici (mot d'argot)

2-substantif - Ancien terme de musique. Espèce de chaconne d'un mouvement plus lent que la chaconne ordinaire. (Littré)

3-verbe - Jouer petit jeu, et seulement pour s'amuser (Littré)

4-substantif - Grande chère, débauche de table (Littré)

5-substantif - Bagarre, querelle, échauffourée

6-verbe au subjonctif présent - Pour peu que vous y attachiez une quelconque importance >Pour peu qu'il vous en ... !

7-substantif - Ouvrage fait avec des coquillages et des cailloux incrustés dans des pierres brutes. (Littré)

8-locution – Tant bien que mal

9-substantif – Ensemble des petits gradés de l'armée

10-substantif - Terme de chasse. Part qu'on fait, aux chiens, d'un sanglier, après qu'on l'a pris ; c'est ce qu'on appelle curée, en parlant du cerf (Littré)

11-substantif - Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une accouchée y revient pour la première fois et se fait bénir par le prêtre

12- verbe - Sens figuré, mener une vie désordonnée ou de débauche (Littré)

13-substantif - monnaie de très faible valeur dans une expression où partir ne signifie pas s'en aller.

 

 

LES RÉPONSES

 

1-adverbe : Ici (mot d'argot) icicaille

2-substantif - Ancien terme de musique. Espèce de chaconne d'un mouvement plus lent que la chaconne ordinaire. (Littré) la passacaille

3-verbe - Jouer petit jeu, et seulement pour s'amuser - (Littré) jouailler

4-substantif - Grande chère, débauche de table (Littré) - ripaille (faire ripaille)

5-substantif - Bagarre, querelle, échauffourée – margaille

6-verbe au subjonctif présent - Pour peu que vous y attachiez une quelconque importance > Pour peu qu'il vous en chaille !

7-substantif - Ouvrage fait avec des coquillages et des cailloux incrustés dans des pierres brutes. (Littré) – rocaille

8-locution – Tant bien que mal – Vaille que vaille

9-substantif – Ensemble des petits gradés de l'armée – la gradaille

10-substantif - Terme de chasse. Part qu'on fait, aux chiens, d'un sanglier, après qu'on l'a pris ; c'est ce qu'on appelle curée, en parlant du cerf – la fouaille

11-substantif - Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une accouchée y revient pour la première fois et se fait bénir par le prêtre - les relevailles 

12-verbe- Sens figuré, mener une vie désordonnée ou de débauche (Littré) - courailler

13-expression : avoir maille à partir (avec) avoir un différent avec quelqu'un ou une difficulté avec quelque chose - Partir signifie ici partager. Difficile de partager une maille (ancienne pièce de peu de valeur).

 

Pour trouver plus de mots en -AILLE, voir le CNRTL (lexicographie)

-AILLE

 

Ce blog propose :

La Dérivation - Les suffixes - Quiz 69 "Jo le rebelle"

Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité - QUIZ 71

 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:26

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Elle arpentait la rue Bréda1 ;

Elle faisait là les cent pas,

Laura.

Je l'ai rencontrée par hasard ;

C'était par un soir de brouillard,

Fort tard.

« Holà, dit-elle, le beau gosse !

Viens donc ici te faire des bosses2 ! »

 

Elle m'a soudain saisi l'aile,

La belle :

« Laura, c'est comm' ça qu'on m'appelle. »

 

Elle avait le ton amiteux3 ;

Je l'ai regardée dans ses yeux

Si bleus.

Qu'ils étaient vifs, ses deux ardents4 !

Ils m'auraient fait bouillir le sang.

 

J'aurais joué à pile ou face,

La passe.

Je n'étais vraiment pas à l'as5.

Hélas !

À fond à sec ; pas de michon6

Ni de pognon, ni de pilon,

Ni picaillons, ni pimpions,

Pas de galette, ni de braise,

Pas de sonnettes, ni de pèze.

 

Comment séduire une lorette7

Sans débourser quelques pépètes ?

C'est bête.

Seul un sou restait dans ma poche.

C'est moche.

 

« Je te gagne si ça sort pile ;

Tu vois bien comme c'est facile.

Et je te perdrai si c'est face ;

Veux-tu que le hasard le fasse ? »

 

La naïve, la joliette

M'a confié sa cassolette8,

C'est chouette !

Mais s'est ravisée brusquement,

Le côté face se pointant.

 

« Quoi ? Me crois-tu par trop pouffiasse ?

Ton mauvais tour de passe-passe

Était pipé dès le début !

À tous les coups j'aurais perdu.

Malotru !

J'ai cru que t'aurais su me plaire,

M'amuser et me satisfaire

À voir ton air tout angélique.

Bernique9 ! »

 

J'étais alors tout ébaubi

Et confus d'avoir mal agi.

J'avais ce que je méritais.

 Quel imbécile je faisais !

Mes désirs tombaient en quenouille ;

Et j'ai pleuré, triste gribouille.

Bredouille !


J'aurais voulu crier : Pardon !

Elle avait tourné les talons.

« Allez voir là-bas si j'y suis !10 »

C'est je crois ce qu'elle aurait dit.

Pardi !

 

Tu n'as pas eu de mes caresses,

Pas non plus d'andalouserie11.

Je t'aurais fait tant de promesses ;

Trop prestement tu es partie.

Toi que j'eusse si bien chérie,

Ma mie !

Je n'aurais pas fait de l'épate,

Humble, t'aurais tendu la patte,

Puis t'aurais prise éperdument.

J'eusse été ton fidèle amant.

 

Nous ne connaîtrons pas Cythère12.

 

Et me voilà bien solitaire,

Errant sans fin sur cette terre.

Misère !

J'ai les arpions13 bien fatigués

À marcher sur les vieux pavés.

 

Parfois j'entends une musique

Qui me rend tout mélancolique ;

Elle sort de piteux bastringues14 ;

Naguère j'y faisais la bringue.

J'en ai vu dans les brindezingues15 !

C'est dingue !

J'avais alors le coeur à rire.

 

Mais déjà ma tristesse empire.

Je ne puis t'oublier, Laura.

Laura !

Il brouillassait cette nuit-là

Et j'ai crié ton nom : LAURA !

 

Qui m'accompagne au fil du temps ?

Le vent !

Je veux l'entendre en m'en allant

Les pieds devant16.

 

De nombreuses expressions du texte figurent dans Le Dictionnaire de la Langue verte d'Alfred Delvau. Je les ai marquées d'un astérisque.*

 

1-Breda-street* - Cythère parisienne, qui comprend non seulement la rue Bréda, mais toutes les rues avoisinantes, où s’est agglomérée une population féminine dont les mœurs laissent à désirer, — mais ne laissent pas longtemps désirer. Mœurs à part, langage spécial formé, comme l’airain de Corinthe, de tous les argots parisiens qui sont venus se fondre et se transformer dans cette fournaise amoureuse. Nous en retrouverons çà et là des échantillons intéressants.
 

2-Bosse* - Excès de plaisir et de débauche. Se donner une bosse. Manger et boire avec excès. Se faire des bosses. S’amuser énormément. Se donner une bosse de rire. Rire à ventre déboutonné.
 

3-Amiteux* - Amical, aimable, doux, bon.
 

4-Ardents (les) – les yeux
 

5-As (être à l'as) - avoir de l'argent

Ne pas être à l'as, être à sec.

Pas de michon ni de pognon... et une suite de mots synonymes d'argent.
 

6-Lorette* - Femme entretenue par Monseigneur Tout-le-Monde, et qui habite volontiers dans les environs de l’église de notre dame de Lorette. D’où son nom, qui lui a été donné par Nestor Roqueplan.

Je suis coquette
Je suis lorette
Reine du jour, reine sans feu ni lieu !
Eh bien ! J’espère
Quitter la terre
En mon Hôtel... Peut-être en l’Hôtel-Dieu

G. Nadaud.
 

8-Cassolette - la bouche
 

9-Bernique ! – Rien à faire !

Bernique-sansonnet* ! - C’est fini ; il n’y a plus rien ni personne. Littré dit «  Berniquet pour Sansonnet : tu n’en auras pas. » C’est une variante dans l'argot populaire.
 

10-Allez voir là-bas si j'y suis – Fichez-moi le camp !
 

11-Andalouserie* - Romance mi-cavalière, mi-sentimentale, comme on en chante dans les cafés-concerts, et où il est toujours question du « beau ciel de l’Andalousie », des « beaux yeux des brunes Andalouses », et où le héros s’appelle toujours Pedro et l’héroïne Paquita. Argot des bourgeois.
 

12-Aller à Cythère* - Ce que les délicats appellent Ad summam voluptatem parvenire, et les voyous Aller au bonheur — le seul voyage que l’on ne puisse faire seul, et que l’on fait toujours à cheval sur une belle jument.

J’aime, dit Ros’, quand on m’mène à Cythère,
Qu’on se promèn’ pendant plusieurs instants ;
Dès qu’on r’ssort, ça n’ m’amuse guère.

Dida

13-Les arpions – les pieds
 

14-Bastringue*

a- Guinguette de barrière, où le populaire va boire et danser les dimanches et les lundis.

b- Bruit, vacarme, — comme on en fait dans les cabarets et dans les bals des barrières.
 

15-Brindezingues (être dans les)* - Être complètement ivre. Argot des faubouriens.

 

16-S'en aller les pieds devant - mourir

 

 

Voir aussi dans ce blog : le QUIZ du Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau

Sur la toile :

le Dictionnaire de la langue verte ; argots parisiens comparés - 2e édition 1866 – Gallica... d'Alfred Delvau

et l'incontournable Bob : dictionnaire d'argot

 

Vous voulez lire d'autres poèmes ?

>> Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine :

Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

>>Dorian Gray's sister - La soeur de Dorian Gray

etc.

 Les poèmes de mamiehiou

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 15:00

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Les Quiz

QUIZ 82

Trouvez la bonne construction des verbes

- directe (sans préposition)

OU

- indirecte (avec à ou de)

 

1-Démanger quelqu'un OU démanger à quelqu'un ?

Marie a des boutons.

a- Ils la démangent. Hier, ça la démangeait déjà de se gratter.

b- Ses boutons lui démangent. Il lui démangeait tant et si bien de se gratter qu'elle se gratta.

 

2-Aider quelqu'un OU aider à quelqu'un ?

Marie ne sait pas comment s'y prendre pour planter un clou.

a- Sa soeur l'aide, car elle est plus experte en bricolage.

b- Sa soeur lui aide à le faire sans s'écraser les doigts.

 

3-Élancer quelqu'un OU à quelqu'un

Marie a une carie ; elle hésite à aller chez le dentiste et pourtant

a- sa dent l'élance.

b- C'est sûr, elle lui élance horriblement !

 

4- Empêcher quelqu'un de faire quelque chose OU à quelqu'un de faire quelque chose

a- Pierre a aimé Marie comme un fou, et elle l'a toujours empêché de l'embrasser.

b- C'est vrai, elle lui a même toujours empêché de lui tenir la main.

 

5- Se rappeler quelqu'un/quelque chose OU de quelqu'un/de quelque chose

a- Marie aime se rappeler ses dernières vacances avec moi et elle ne cesse de m'en parler.

b- Et toi, tu te rappelles de tes vacances d'il y a dix ans ?

 

6- (Ce) dont OU (ce) que je me rappelle

S'en rappeler OU se (le, la, les) rappeler

a-Ce que Marie se rappelle, ce sont les mensonges qu'il lui a dits.

b-Ce dont elle se rappelle, ce n'est pas joli joli.

c- Dis, Marie tu te les rappelles ?

d- -—Oui, je m'en rappelle.

 

7- Se rappeler suivi d'un infinitif OU + DE suivi d'un infinitif

a- Je me rappelle l'avoir aimé, mais il y a longtemps.

b- Oui, je me rappelle de l'avoir aimé comme une folle. C'était bien.

 

8- Chasser un animal OU à un animal

a- La voilà qui chasse les lièvres, maintenant !

b- Comment ? Elle aime chasser aux lièvres ?

 

9-Battre froid quelqu'un OU à quelqu'un

Pierre a éventé le secret que Marie lui avait confié. Depuis lors,

a-elle le bat froid et ne veut plus lui adresser la parole.

b- elle lui bat froid, et il est furieux.

 

10- Ressembler quelqu'un OU à quelqu'un

a-Marie ressemble sa cousine Bette. Pauvre petite !

b-Elle ne ressemble pas à Marylin, c'est sûr !

 

11-Pallier quelque chose OU à quelque chose

a- Marie va pallier son incapacité à courir comme une zèbresse en continuant ses exercices sportifs dont elle me rebat les oreilles.

b- Elle palliera aussi à sa verbosité en faisant l'effort de rester silencieuse.

 

12- Débattre quelque chose OU de quelque chose

a-Elle va débattre cette question avec moi.

b-Et nous débattrons ensemble de l'intérêt de rester en bons termes.

 

 

Correction

La phrase avec une faute est en rouge.

Celle sans faute est en vert.

Certaines tournures sont vieillies ou régionales.

Elles sont marquées par l'astérisque*

 

1-Démanger quelqu'un OU démanger à quelqu'un ?

Marie a des boutons.

a- Ils la démangent. Hier, ça la démangeait déjà de se gratter.

b- Ses boutons lui démangent. Il lui démangeait tant et si bien de se gratter qu'elle se gratta.

Les deux constructions sont correctes

 

2-Aider quelqu'un OU aider à quelqu'un ?

Marie ne sait pas comment s'y prendre pour planter un clou.

a- Sa soeur l'aide, car elle est plus experte en bricolage.

b*- Sa soeur lui aide à le faire sans s'écraser les doigts.

La construction b- est vieillie ou régionale

 

3-Élancer quelqu'un OU à quelqu'un

Marie a une carie et elle hésite à aller chez le dentiste et pourtant

a- sa dent l'élance.

b- C'est sûr, elle lui élance horriblement !

 

4- Empêcher quelqu'un de faire quelque chose OU à quelqu'un de faire quelque chose

a- Pierre a aimé Marie comme un fou, et elle l'a toujours empêché de l'embrasser.

b*- C'est vrai, elle lui a même toujours empêché de lui tenir la main.

La construction b- est vieillie ou littéraire.

 

5- Se rappeler quelqu'un/quelque chose OU de quelqu'un/de quelque chose

a- Marie aime se rappeler ses dernières vacances avec moi et elle ne cesse de m'en parler.

b- Et toi, tu te rappelles de tes vacances d'il y a dix ans ?

On ne se rappelle pas DE quelque chose ni DE quelqu'un. On se rappelle quelque chose ou quelqu'un.

On emploie par erreur la préposition DE par analogie avec se souvenir DE.

Tu te rappelles ta première fois ? Oui je me la rappelle.

Tu te rappelles Pierre l'enquiquineur ? Oui je me le rappelle.

 

6- (Ce) dont OU (ce) que je me rappelle

S'en rappeler OU se (le, la les) rappeler

a- Ce que Marie se rappelle, ce sont les mensonges qu'il lui a dits.

b- Ce dont elle se rappelle, ce n'est pas joli joli.

c- --Dis, Marie tu te les rappelles ?

d- --Oui, je m'en rappelle.

Pour les mêmes raisons énoncées en 5- pas de préposition DE (contractée dans DONT et EN)

 

7- Se rappeler suivi d'un infinitif OU + DE suivi d'un infinitif

a- Je me rappelle l'avoir aimé, mais il y a longtemps.

b*- Oui, je me rappelle de l'avoir aimé comme une folle. C'était bien.

b-Tournure vieillie mais correcte avec DE suivi d'un infinitif.

 

8- Chasser un animal OU à un animal

a- La voilà qui chasse les lièvres, maintenant !

b*- Comment ? Elle aime chasser aux lièvres ?

La construction indirecte b- est vieillie mais certains dictionnaires l'admettent. Encore faut-il que le complément soit du gibier.

Elle n'est encore jamais allée chasser au lion.

Elle adore la chasse aux papillons. Encore heureux qu'elle ne parte pas à la chasse au dahut !

 

9-Battre froid quelqu'un OU à quelqu'un

Pierre a éventé le secret que Marie lui avait confié. Depuis lors,

a-elle le bat froid et ne veut plus lui adresser la parole.

b- elle lui bat froid, et il est furieux.

 

10- Ressembler quelqu'un OU à quelqu'un

a*-Marie ressemble sa cousine Bette. Pauvre petite !

b-Elle ne ressemble pas à Marylin, c'est sûr !

Ressembler quelqu'un est vieilli ou régional.

 

11-Pallier quelque chose OU à quelque chose

a- Marie va pallier son incapacité à courir comme une zèbresse en continuant ses exercices sportifs dont elle me rebat les oreilles.

b- Elle palliera aussi à sa verbosité en faisant l'effort de rester silencieuse... quelquefois.

 

12- Débattre quelque chose OU de quelque chose

a-Elle va débattre cette question avec moi.

b-Et nous débattrons ensemble de l'intérêt de rester en bons termes.

 

Note

Ma chère maman qui parlait souvent gaga disait : "Tu ne trouves pas qu'elle ressemble sa mère ?"

ou bien

"Elle ne sait pas bien coudre, alors je lui aide."

Et un jour, j'ai été étonnée de savoir que c'étaient des tournures vieillies. Elle sonnent encore maternellement à mes oreilles !

le gaga, le parler stéphanois.

Exemple > Digression autour d'un mot : Se mistifriser

 

Voir aussi

> Les différentes constructions des verbes assurer et persuader et l'accord de leur participe passé

 

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

 

> QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif - Texte "Arnolphe et Isidore, les célibataires" 

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 15:01

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Mes pensées au fil du temps.

Elles ont donné lieu à plusieurs de mes tweets.

 

Août, septembre, octobre 2013

 

OCTOBRE 2013

31 octobre - N'y a-t-il pas en chacun de nous quelque chose de monstrueux ? Cherchons bien et nous trouverons. Bon Halloween !

 

COMPASSION - Je voudrais ne pas plaindre ceux qui font tout pour être malheureux. Et je les plains.

 

Beaucoup de ceux qui n'ont aucun motif de se plaindre, se plaignent. Ils adorent ça ; ils en ont besoin. Shoot d'endorphines.

 

Heureux celui qui accepte paisiblement que sa vie sur le déclin soit une suite de renoncements. Il saura trouver la force d'autres espoirs.

 

Tweeté aux Fanfanautes, les enzébrés d'Alexandre Jardin : Il y a [5] types idéals: le crétin, l'imbécile, le stupide, le fou [& le zèbre]. Le normal, c'est le mélange équilibré des [5] : Citation de Umberto Eco enzèbrée de Mamiehiou > Je suis normale.

 

Je connais des gens qui disent attendre impatiemment que leurs parents meurent. Auront-ils des enfants qui souhaiteront leur mort aussi ?

 

Quand on a ce que l'on aime, pourquoi s'épuiser à rechercher ce qu'on n'a pas ?

 

Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle tweete ! Une pensée émue pour Michel Audiard, notre dialoguiste qui savait causer.

 

Chiasme fanfanesque : Il faut aimer pour vivre tout autant que vivre pour aimer.

 

Espérons seulement ce qui est possible. Être déçu est nuisible pour la santé.

 

Comment est-il possible que certains veuillent encore croire ou faire croire que la France peut accueillir toutes les misères du monde ?

 

Ce qui me met en joie, c'est de savoir qu'il y a des gens heureux.

 

PARTIALITÉ - Nos convictions, c'est selon.

 

Oserai-je dire, alors que je ne suis point batailleuse : "Pourfendons ceux qui massacrent la langue française !"

 

Quand j'entends par mégarde l'horoscope tous les matins à la radio je me demande jusqu'où peut aller la bêtise des hommes.

 

Me déteste-t-on ? Je l'ignore. Personne ne me le fait savoir. Et c'est tant mieux ! Peut-être ne suis-je pas détestable.


Pourquoi certaines gens ne vous aiment-ils pas quand vous déployez des efforts d'imagination pour vous rendre aimables ? Perte de temps.

 

Ceux qui veulent trop bien faire sont souvent vilipendés.

 

Notre propre mort n'existe pas pour nous ; c'est une vue de l'esprit. Seule existe l'idée qu'on s'en fait ; et elle est forcément fausse.

 

J'aimerais que tous nous puissions dire : "J'aime vivre !

 

Les grands plaisirs illuminent nos journées. Il en va de même pour les petits.

 

Il ne peut y avoir de compassion sans empathie ; et l'empathie n'est pas donnée à tout le monde.

 

Vous êtes une balance, pesez vos mots !

Dans mon texte : > 120 Délires au commissariat + Des aphorismes incongrus

 

La nécessité nous oblige à bien faire, disait Vaugelas. Notre société, pourvoyeuses de malfaisants, n'applique-t-elle pas les règles?

 

J'aime le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture de William Duckett. Il se lit comme un roman. > Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

Obtusité

L'évidence pour toi n'est pas celle des autres ;

Elle n'est bien souvent ni la leur, ni la nôtre !

 

Vendredi 13 - J'espère que les paraskevidékatriaphobes ont passé une bonne journée ! Mais comment cela serait-il possible ?

 

Quand on est très aimé, on a tendance à croire qu'on est indispensable et il est d'autant plus dur de mourir.

 

Ils sont rares ceux qui ont refait le monde, et légion les naïfs qui croient en être capables !

 

Il n'est jamais bon de tirer le diable par la queue, ni nul autre par la sienne, d'ailleurs... Je parle du chat, vous l'aurez compris.

 

Comment peut-on avec justesse parler de la souffrance quand on n'a soi-même jamais souffert ?

 

Il n'y a pas d'amour heureux, dit le poète. Plaignons-le ! Plaignons-nous !

 

J'ouvre les volets ce matin. Air frais. Beau ciel gris. Paysage verdoyant. Pépiements. Je suis heureuse d'être en vie !

 

SEPTEMBRE 2013

Ceux qui veulent trop bien faire sont souvent vilipendés.

 

Me déteste-t-on ? Je l'ignore. Personne ne me le fait savoir. Et c'est tant mieux ! Peut-être ne suis-je pas détestable.


Pourquoi certaines gens ne vous aiment-ils pas quand vous déployez des efforts d'imagination pour vous rendre aimables ? Perte de temps.

 

Ceux qui veulent trop bien faire sont souvent vilipendés.

 

Notre propre mort n'existe pas pour nous ; c'est une vue de l'esprit. Seule existe l'idée qu'on s'en fait ; et elle est forcément fausse.

 

J'aimerais que tous nous puissions dire : "J'aime vivre !

 

Les grands plaisirs illuminent nos journées. Il en va de même pour les petits.

 

Il ne peut y avoir de compassion sans empathie ; et l'empathie n'est pas donnée à tout le monde.

 

Vous êtes une balance, pesez vos mots !

 

La nécessité nous oblige à bien faire, disait Vaugelas. Notre société, pourvoyeuses de malfaisants, n'applique-t-elle pas les règles?

 

J'aime le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture de William Duckett. Il se lit comme un roman. > Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

Obtusité

L'évidence pour toi n'est pas celle des autres ;

Elle n'est bien souvent ni la leur, ni la nôtre !

 

Vendredi 13 - J'espère que les paraskevidékatriaphobes ont passé une bonne journée ! Mais comment cela serait-il possible ?

 

Quand on est très aimé, on a tendance à croire qu'on est indispensable et il est d'autant plus dur de mourir.

 

Ils sont rares ceux qui ont refait le monde, et légion les naïfs qui croient en être capables !

 

Il n'est jamais bon de tirer le diable par la queue, ni nul autre par la sienne, d'ailleurs... Je parle du chat, vous l'aurez compris.

 

Comment peut-on avec justesse parler de la souffrance quand on n'a soi-même jamais souffert ?

 

Il n'y a pas d'amour heureux, dit le poète. Plaignons-le ! Plaignons-nous !

 

J'ouvre les volets ce matin. Air frais. Beau ciel gris. Paysage verdoyant. Pépiements. Je suis heureuse d'être en vie !

AOÛT 2013

Il n'y a pas de vérité qui se satisfasse du mensonge ni de mensonge qui se flatte d'enjoliver la vérité.

 

29 août- Anniversaire du discours de Martin Luther King. Quand j'entends "I have a dream", je m'émeus, je frissonne et mes yeux s'emplissent de larmes.

 

L'homme s'adapte merveilleusement au BIEN comme au MAL. Le choix lui appartient.

 

L'amour ne se perd pas, il se conserve dans le souvenir.

 

Atteindre l'immortalité c'est s'exposer au pire de la part de ses éventuels héritiers.

 

Les hommes ont toujours rêvé d'être immortels. C'est pas demain la veille !

Ce que l'obsession de l'immortalité révèle de notre époque. Voir l'article d'Atlantico : Ces milliardaires obsédés par la quête de l'immortalité mesurent-ils bien ce à quoi ils nous exposeraient ?

 

Dans notre monde de brutes, la gentillesse n'est plus appréciée à sa juste valeur. Tout juste si l'on aime quand on nous attribue cette qualité

 

Quand les vieillards se vantent d'être sages c'est que leurs travers ont déjà bien crû avec l'âge.

 

Il est juste et honorable de ne jamais mentir ; mais il faut être un bien honnête homme pour n'en avoir jamais la moindre envie.

 

Les mythomanes veulent faire entrer autrui dans un monde qui n'existe pas. Ils y parviennent parfois.

 

Ce qui était inespérable survient parfois fortuitement.

 

Celui qui ne s'émeut pas lorsqu'il entend les pleurs d'un petit enfant est-il digne d'être aimé ?

 

Si tant est qu'on connaît certaines gens, on n'en revient pas de leur entêtement à se complaire dans leur ignorance.

 

Il est déraisonnable d'attendre des politiciens plus qu'ils peuvent nous donner, et de croire qu'ils ont toujours tort ou toujours raison.

 

Portés au pinacle, certains se disent philosophes alors qu'ils ne sont que des Zoïles. Quelle pitié qu'ils soient écoutés et crus !

 

CHIMÈRE- Mettrais-tu ta tête à couper que ce chasseur de têtes a une idée derrière la tête quand il te dit que tu as la tête de l'emploi ?

 

La confiance en soi s'élabore et se fortifie quand on reçoit des autres, depuis tout petit, leur confiance, leur estime, leur admiration.

 

Si vous ne savez pas faire plaisir à ceux que vous aimez, c'est que votre cas est plus grave que vous ne croyez !

 

Si l'on ne faisait rien, on ne ferait pas d'erreurs. Erreur ! L'erreur serait de ne rien faire. Ainsi est-il heureux de faire des erreurs.

 

On voudrait être toute gentillesse, toute indulgence, toute patience. Mais comme c'est dur parfois !

 

Wage ! Dulde ! Die Welt ist dein ! La citation préférée de ma jeunesse. J'en suis bien revenue ! (Ose ! Endure ! Le monde est à toi ! E.M. Arndt)

 

Nos sens et notre esprit désirent trop souvent déraisonnablement.

 

Le monde est plein de cinglés qui s'ignorent. Et de vaniteux. Ce qui est bien pire. Quelle misère !

 

Il est des vérités qu'on ne veut point connaître.

 

Le pourcentage de Français qui pensent que l'homme est apparu comme l'enseigne la Bible ? Je parierais pour + de 50 % tous âges confondus.

 

Il est étonnant que beaucoup de Français, vivant en France, n'aient jamais eu vent de la théorie de l'évolution.

 

Comment peut-on s'aimer soi-même si l'on est capable de tourmenter les autres?

 

Pour lire la suite > Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 16:05

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LES PIDGINS

Au XIXe siècle, la langue anglaise a pénétré dans des pays extrême-orientaux comme la Chine, d'abord dans le monde des affaires. Elle a permis les échanges commerciaux entre ces pays qui avaient des langues différentes. L'anglais s'est simplifié, tant dans sa syntaxe que dans son vocabulaire.

De nombreux pays du monde utilisent des pidgins issus de l'anglais. 

Le terme pidgin n'est pas propre à l'anglais. Il s'emploie aussi pour des langues d'autres origines.
 

LE CRÉOLE

Le créole ou plutôt les langues créoles ont pour origines des langues européennes le français, l'espagnol, le portugais importées à l'époque du colonialisme et mêlées à la langue des indigènes.

Le créole n'est pas un pidgin parce qu'il est devenu au fil des générations la langue maternelle et la langue officielle des pays où on le parle.

 

Le mot pidgin est entré dans la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie. Voir à l'entrée : PIDGIN

Voir aussi dans Le Trésor de la langue française : PIDGIN

Voir l'étymologie de PIDGIN (prononcer phonétiquement PIGEON en anglais )

Et dans Le Trésor : CRÉOLE

Une autre langue composite : le SABIR

 

Claude Hagège, linguiste.

Je dirai plutôt que certaines langues ont quelque chose de sommaire, une syntaxe moins précise, un lexique moins étendu : ce sont les pidgins, ces langues qui naissent spontanément sur les marchés d'Afrique et d'ailleurs pour permettre à des gens venus de tribus et de villages différents de commercer ensemble. Il leur manque une caractéristique capitale pour être des langues : le fait d'avoir été transmises dans la petite enfance. Mais, comme les relations de marché et d'échanges finissent par créer des communautés, certains pidgins s'enrichissent et engendrent des créoles [NDLR : système linguistique mixte] qui se transmettent au sein de la communauté. Le guadeloupéen, le martiniquais et le guyanais ont commencé par être des pidgins et sont maintenant des créoles.

Extrait de l'article du POINT - Publié le 25/06/2009

Claude Hagège : « j'aime les langues comme les femmes »

 

Extrait de l'introduction à mon blog

Que la langue anglaise soit, elle aussi, une langue riche et nuancée, personne n'oserait en douter, mais que son "pidgin", vidé de la véritable substance de cette langue, soit utilisé dans notre pays, à tout propos, dans les médias, la publicité, l'industrie, et par bon nombre de nos politiques de tous bords qui se targuent d'aimer la France, voilà de quoi ruer dans les brancards !

Mamiehiou > Nouvel avertissement au lecteur

 

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 mwen renmen ou

En créole haïtien : je vous aime

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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