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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 06:15

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Si vous recherchez une expression sur Google, les sites qui apparaissent le plus fréquemment sont le Wiktionnaire et Wikipédia. L'expression y est souvent expliquée d'une manière succincte.

Pour affiner votre recherche, vous pouvez visiter :

1-Le Trésor, 2-l'Académie, 3-La BHVF pour les Attestations,

4-Le Littré, 5-le Dictionnaire de l'argot (Bob),

6-Le Dictionnaire de William Duckett,

etc.

 

Lexicographie - Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales .

Sur ce site vous trouvez :

1-TFLi (Le Trésor de la Langue Française)

2-Les dictionnaires de l'Académie (plusieurs éditions : la 9e édition, en train de s'écrire ne donne les mots que jusqu'au Q)

3-Les attestations : le mot est donné dans des exemples qui illustrent ses emplois. Dans BHVF : Base Historique du Vocabulaire Français - Atilf

 

Astuce : Pour faire une recherche sur n'importe quelle page :

Ctrl+f et SUIVANT si nécessaire

 

EXEMPLE

RECHERCHE DES EXPRESSIONS CONTENANT LOUP

 

1- Dans le Trésor

> LOUP, LOUVE, subst

[extrait]

On trouve les expressions expliquées :

Froid de loup

Soleil des loups

Entre chien et loup

Il fait noir comme dans la gueule du loup.

Savoir la patenôtre du loup, la prière aux loups

Enfant loup

Appétit* de loup

À la queue du loup. Synon. de (aller) à la queue leu leu.

Dévorer, manger comme un loup

S'enrhumer, être enrhumé comme un loup.

Être connu comme le loup blanc*.

Il est comme les loups, il n'a jamais vu son père 

Hurler* avec les loups.

Le loup mourra dans sa peau.

Les loups ne se mangent pas entre eux

Qui se fait brebis*, le loup le mange; brebis* comptées, le loup les mange.

Avoir vu le loup.

Crier au loup

Enfermer le loup dans la bergerie*.

Se fourrer, se jeter dans la gueule* du loup.

Prendre, tenir le loup par les oreilles.

Quand on parle du loup, on en voit la queue

La lune est à l'abri des loups.

Vivre comme un loup, vivre en loup

La faim chasse/fait sortir le loup du bois

Mon pauvre Loup.

Saut-de-loup* Tête-de-loup* Ventre de loup.

Suivent des mots de la famille de LOUP :

Lupeux - Lupiforme

La Prononciation et l'orthographe

L'étymologie et l'histoire (vieux proverbes...)

 

2 Dans le Dictionnaire de l'Académie (9e édition jusqu'à la lettre Q)

> LOUP

(Dictionnaire de l'Académie (8e édition pour tous les mots)


 

3 Dans ATTESTATIONS

> LOUP

On trouve les expressions expliquées par des exemples

dent-de-loup, l'entre-chien-et-loup, loup-garou (ou loup garou), gueule-de-loup, herbe à loup, herbe aux loups, homme-loup, mon gros Loup, j'ai vu le loup, j'ai vu courir le loup, enfermer le loup dans la bergerie, faire le loup, un vieux loup de mer, un loup de mer ou loup marin, midi de loup, oeil-de-loup, yeux-de-loup, le voile-loup...

 

4 dans Le Littré

Dictionnaire Littré - Dictionnaire de la langue française

Littré donne les expressions enrichies de multiples citations.

Littré [extrait] :

Familièrement. Il fait un froid de loup, le temps est très rigoureux.

Être enrhumé comme un loup, être fort enrhumé.

Manger comme un loup, manger beaucoup.

Marcher à pas de loup, marcher sans bruit et à dessein de surprendre.

Loup gris, loup blanc, vieux loup renommé pour ses déprédations.

Il est connu comme le loup gris, comme le loup blanc, il est très connu.

Il est décrié comme le loup blanc, se dit d'un homme très décrié.

Fig. Être au vieux loup, s'est dit anciennement en parlant d'un terme vieilli.

Courir un homme comme un loup gris, le poursuivre vivement.

Il est comme les loups, il n'a jamais vu son père, se dit d'un bâtard, parce que, dit-on, les loups par jalousie déchirent celui qui a couvert la louve.

Ces gens vont queue à queue, comme les loups, se dit quand des gens arrivent à la suite les uns des autres.

Il a vu le loup, se dit d'un homme enrhumé, à cause d'une vieille erreur populaire qui faisait croire à une action malfaisante du regard du loup.

Il a vu le loup, se dit aussi d'un homme aguerri, qui a vu le monde, qui a été aux occasions.

Avoir vu le loup, en parlant d'une fille exprime qu'elle a eu des galanteries.

Il a vu le loup, se dit aussi quelquefois d'un homme qui se tait subitement, voyant survenir celui dont il parlait.

Savoir la patenôtre du loup, savoir certaines paroles prétendues magiques pour empêcher que le loup n'étrangle les brebis.

Entre chien et loup, voir CHIEN. Mme de Sévigné a dit par une singulière ellipse : On soupe pendant le chien et le loup, Lett. 29 juin 1689.

Fig. Tenir le loup par les oreilles, ne savoir quel parti prendre.

Donner la brebis à garder au loup, mettre quelque chose en une main infidèle.

Enfermer le loup dans la bergerie, mettre quelqu'un dans un lieu où il peut faire aisément beaucoup de mal.

Enfermer le loup dans la bergerie.

Il faut hurler avec les loups, il faut s'accoutumer aux manières de ceux avec qui l'on se trouve, quoiqu'on ne les approuve pas.

Le loup mourra dans sa peau, il arrive rarement qu'un méchant homme s'amende.

Qui se fait brebis, le loup le mange, quand on est trop facile ou trop patient, on est sujet à être tourmenté, vexé, etc.

Brebis comptées, le loup les mange, quelque soin qu'on ait de garder ce qu'on a et d'en savoir le compte, on ne laisse pas quelquefois d'être volé ; ce proverbe signifie aussi : cela porte malheur de prendre le compte exact de ce que l'on possède.

Les loups ne se mangent pas, les méchants s'épargnent entre eux.

La guerre est bien forte quand les loups se mangent, se dit quand des gens de même profession sont en querelle.

Tandis que le loup chie, la brebis s'enfuit, proverbe grossier pour exprimer qu'il ne faut pas laisser échapper l'occasion qui se présente.

La faim chasse le loup hors du bois, la nécessité contraint les gens à faire, pour vivre, bien des choses contre leur inclination.

Quand on parle du loup, on en voit la queue, se dit lorsqu'un homme survient au moment où l'on parle de lui.

Dans l'argot du théâtre, défaut qui produit un vide dans l'enchaînement des scènes ; c'est une extension de loup en termes d'atelier

On dit aussi qu'il y a un loup quand la scène reste vide dans le cours d'un acte. 

(voir la suite dans l'article du Littré)

+PROVERBES

Il faut hurler avec les loups, il faut s'accoutumer aux manières de ceux avec qui l'on se trouve, quoiqu'on ne les approuve pas.

Le loup mourra dans sa peau, il arrive rarement qu'un méchant homme s'amende.

Qui se fait brebis, le loup le mange, quand on est trop facile ou trop patient, on est sujet à être tourmenté, vexé, etc.

Brebis comptées, le loup les mange, quelque soin qu'on ait de garder ce qu'on a et d'en savoir le compte, on ne laisse pas quelquefois d'être volé ; ce proverbe signifie aussi : cela porte malheur de prendre le compte exact de ce que l'on possède.

Les loups ne se mangent pas, les méchants s'épargnent entre eux.

La guerre est bien forte quand les loups se mangent, se dit quand des gens de même profession sont en querelle.

Tandis que le loup chie, la brebis s'enfuit, proverbe grossier pour exprimer qu'il ne faut pas laisser échapper l'occasion qui se présente.

La faim chasse le loup hors du bois, la nécessité contraint les gens à faire, pour vivre, bien des choses contre leur inclination.

Quand on parle du loup, on en voit la queue, se dit lorsqu'un homme survient au moment où l'on parle de lui.

Dans l'argot du théâtre, défaut qui produit un vide dans l'enchaînement des scènes ; c'est une extension de loup en termes d'atelier

On dit aussi qu'il y a un loup quand la scène reste vide dans le cours d'un acte.

 

5 Dans le Dictionnaire d'argot, on trouve de nombreuses expressions avec LOUP et des mots de la même famille

Bob : dictionnaire d'argot, ou l'autre trésor de la langue

On trouve les expressions expliquées :

[extrait]

(dans salade salades) Entourloupe [...], louper louper qqchose ; louper son coup, loufoque, louffoque, loufoc, louffoc, louphoque, à pas de loup à pas de loups, marcher à pas de loup, aller à pas de loup, loupiot, loupiau, loupiote (fém.), loupé, louppé, demi-loupé, dur, prendre le dur, louper le dur, loubion, lioubion, loupion, goupline, gourpline, gloupine

 

6 dans le Dictionnaire de William Duckett XIXe siècle 

Dictionnaire de la conversation et de la lecture, Volume 36

(Entrée LOUP, page 6)

Tous les volumes : Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

La liste des dictionnaires donnée ici n'est évidemment pas exhaustive.

Articles connexes :

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Le A au fil des dictionnaires

Ouvrages de référence qui me sont très utiles

 

>> RETOUR AU DEBUT DE LA PAGE

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 14:47

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CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

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Le poème Dorian Gray's sister (La sœur de Dorian Gray) m'a été inspiré par The Picture of Dorian Gray (Le Portrait de Dorian Gray), le seul et unique roman qu'Oscar Wilde ait jamais écrit.

 

Ce roman gothique, fantastique, raconte l'histoire d'un dandy, Dorian Gray, qui, pour rester toujours jeune et beau, vend son âme au diable.

Il se faire peindre un portrait qu'il garde secrètement et dont les traits vieilliront à sa place, au fil des ans.

Il se permettra une vie de turpitudes et de péchés odieux jusqu'à sa fin.

 

 The only horrible thing in the world is ennui, Dorian.

That is the one sin for which there is no forgiveness.

O. W.*

 

La Soeur de Dorian Gray

à Dorian

 

Faut-il pleurer sur mon bel âge

Si tôt gâché, si tôt maudit ?

Je suis ta sœur, odieux outrage

À mon destin que je vomis.

Je n'ai rien fait à mon image ;

Je me suis trahie jour et nuit.

À quoi me sert-il d'être sage ?

Me disais-je, accablée d'ennui.

Le regret me poursuit. Dommage !

Renierais-je ce que je vis ?

Il est trop tard  ; vois mon visage

Puant, informe et racorni.

La mort approche. Ah, quelle rage

De n'avoir cru au paradis !

Me voici mise en sarcophage.

Il est trop tard  pour que je prie.

Mon âme franchit le passage,

Lequel conduit tous les impies

Pour jamais, dans l'ultime orage

Qui les foudroie tous sans merci.

Là ne sont que douleurs et cris !

Dorian ! Dorian ! Tous t'ont honni !

Que suis-je allée dans ton sillage,

Amour vénéneux et chéri !*

J'ai rêvé d'être à ton image ;

À tous tes vœux j'ai obéi ;

Je fus ta chose sans partage ;

Tu fus mon mortel ennemi.

Que t'en aimais-je davantage !*

Oh, malédiction infinie !

J'erre et te cherche, affreux rouage

de la perdition de ma vie.

Tes os recevront en hommage,

Fussent-ils hideux et pourris,

Mes baisers,

Brûlant jusqu'à la fin des âges.

Note grammaticale

*La nature de QUE dans les vers :

Que suis-je allé dans ton sillage !

Que t'en aimais-je davantage !

adverbe exclamatif (ou interrogatif avec le signe ?) dans le sens de pourquoi (style recherché)

Voir le §3b dans >  QUE dans tous ses états

 

 *« The only horrible thing in the world is ennui, Dorian.

That is the one sin for which there is no forgiveness. »

« Il n'est qu'une chose horrible en ce monde, un seul péché irrémissible, l'ennui. »

 Le portrait de Dorian Gray, chapitre 18,1890-1891
 

The Picture of Dorian Gray est un des plus grands romans du XIXe siècle.
 

Oscar Wilde, romancier et dramaturge écossais, compte parmi mes auteurs préférés. Je vous dois de préciser que la sœur de Dorian Gray n'a jamais existé. Elle a jailli de mon imagination, flanquée de ses attributs peu recommandables, comme sortit jadis, de la tête de Zeus, Athéna tout armée !

C'est de loin le texte le plus malodorant que j'ai publié ici. Je me demande si j'ai bien fait et si l'on ne va pas me mettre une vilaine étiquette. Basta ! Qu'importe !

« Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais », disait encore Oscar Wilde dans The Picture.

On sait ce qu'il lui en a coûté. Pauvre cher Oscar !

« Follies are the only things we never regret. »

Question :

Savez-vous pourquoi Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde avait

pour prénom OSCAR ?

 

Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde tenait son prénom d'Oscar II, roi de Suède, qui s'était fait soigner par son père, oculiste de renom. Le roi, pour remercier ce dernier, avait demandé à être le parrain de son fils : Oscar Wilde.
 

Oscar est un prénom que l'on donne à de nombreux petits Français aujourd'hui.

En 2010, année record d'attribution de ce prénom, sont nés 960 Oscar. (Source : Site Meilleurs Prénoms)

 

Poème suivant : Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine : Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

 

>> Retour au début de la page

 >>Les poèmes de mamiehiou

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 14:27

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Valeurs et emplois du subjonctif

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

Conjonctions de subordination et locutions conjonctives : La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ? (144 articles)

Les modes indicatif, conditionnel, subjonctif, impératif, infinitif, participe, gérondif et les temps présent, passé, futur

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Quel mode et quel temps choisir ? Exercice sur le subjonctif n° 1 - QUIZ 28

Passé simple ou subjonctif imparfait ? Passé antérieur, subjonctif plus-que-parfait ou conditionnel passé ? QUIZ 29 – Exercice sur le subjonctif n° 2

Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait. Exercices sur le subjonctif n°3 - QUIZ 42

Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Exercice sur le subjonctif n°4- Quiz 54

Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes – Exercice sur le subjonctif n°5 - Quiz 55

Verbes au subjonctif imparfait du tac-au-tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je

Je dusse, dussé-je, dussè-je

Quel mode emploie-t-on après SURPRIS QUE... SURPRIS DE CE QUE... Voir la note 162 Délires autour d'une petite goutte

Les modes et les temps. Ne pas les confondre. Le conditionnel est-il un mode ?

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Je veux bien parier que lorsque vous aurez fait les exercices sur le subjonctif que je vous ai concoctés avec tout le soin possible, ce mode n'ayant plus de secrets pour vous, vous ne ferez plus jamais de fautes.

Note de mamiehou

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 08:58

 

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Tous les QUIZ

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Examinez la liste des mots qui suivent et dites s'ils existent. Essayez de retrouver l'infinitif des verbes, ainsi que le mode et le temps où ils sont employés.

Avant de regarder la correction de l'exercice, dites combien de mots sont mal orthographiés.

 

1-pû, 2-pue, 3-pût,

 4-du, 5-due, 6-dûs, 7-dut, 8-dût, 9-duent, 10-eût dû,

11-croîs, 12-crû, 13-crue,

14-accru, 15-décru, 16-recrû, 17-recru, 18-crut,

19-crût, 20-accrut, 21-accrût, 22-décrut, 23-recrut

 

V

V

1-pû, le mot n'existe pas. Le participe passé PU de pouvoir ne prend pas d'accent.

2-pue, verbe puer au présent de l'indicatif et du subjonctif : je pue, il pue. Il est insupportable que cela pue aussi fort !

3-pût, verbe pouvoir au subjonctif imparfait Il fallait qu'il pût sortir de ce mauvais pas et que je pusse l'y aider.

4-du, contraction de DE LE. 

-DE préposition Je me suis tiré du piège que tu m'avais tendu, non sans mal.

-DU article partitif Qu'a-t-il bu ? -Du vin, et plus que de raison.

>Qu'est-ce qu'un partitif ?

5-due

-adjectif au féminin. Il faut que tu rendes la somme due, ou sinon.

-participe passé de devoir, accord avec un nom ou un pronom au féminin Témoigne donc de la reconnaissance qui m'est due.

6-dûs, un dû, des dûs (ce que l'on doit)

Le participe passé de devoir est dû, due, dus, dues.

7-dut, passé simple de devoir. Il dut me parler ce jour-là de sa façon qu'il avait d'escroquer tout le monde.

8-dût, subjonctif imparfait de devoir. Il s'empiffrait dans leur restaurant sans qu'il dût payer un seul euro.

9-duent, le mot n'existe pas. On peut avoir : il durent, indicatif et subjonctif présent de durer

10-eût dû, subjonctif plus-que-parfait de devoir ou subjonctif plus-que-parfait de devoir à valeur de conditionnel passé > il aurait dû) Il eût dû le faire sans dire un mot. Personne n'y eût rien vu.

11- croîs, je croîs, tu croîs, verbe croître au présent de l'indicatif. Le verbe croître prend un accent circonflexe chaque fois qu'on peut le confondre avec le verbe croire. Je croîs et embellis chaque jour. Ne le crois-tu pas ? 

12- crû, participe passé du verbe croître. Ma barbe a crû démesurément cette nuit. Je ne me reconnais plus.

13- crue

-1-participe passé au féminin du verbe croire. Elle a menti et je l'ai crue. Quel naïf je fais !

-2-adjectif, qui n'est pas cuite. La pomme se mange crue aussi bien que cuite.

-3-la crue substantif. L'horreur ! Le 15 novembre 2014, cinq personnes se sont noyées dans le Gard, à cause des fortes crues.

14- accru, participe passé de accroître. Je n'y crois pas : tu as encore accru tes revenus et pas moi !

15- décru, participe passé de décroître. Le bruit a décru tout à coup ; nos voisins seraient-ils tous morts ?

16- recrû

-1-participe passé de recroître (dans certains dictionnaires dont Littré). Mon saule a tant et tant recrû qu'il recouvre ma maison. Je ne la retrouve plus.

-2- participe passé substantivé de recroître Le Trésor - substantif, repousse de rejets et drageons. Mon jardin est envahi de recrûs. Quel travail en perpective !

17- ou recru, participe passé de recroître (dans certains dictionnaires)

18- crut, il crut, passé simple de croire. Il crut en moi, un certain temps.

19- crût, il crût, passé simple de croître. Le blé crût étonnamment cet été-là, ce qui nous permit de nous y cacher pour y faire les pires bêtises.

-1-indicatif présent de croître. Vois comme tu es laid quand ta colère croît.

-2-subjonctif imparfait de croire et de croître. Il fallait bien qu'elle crût que tu étais intelligent pour que l'estime qu'elle te portait crût aussi vite.

20- accrut, il accrut, passé simple de accroître. Sa fortune s'accrut en malversations, le malotru !

21- accrût, il accrût, subjonctif imparfait de (s') accroître. Etait-il possible que l'amour que je te portais s'accrût pendant tant d'années sans que tu eusses vent de la chose ? 

22- décrut, il décrut, passé simple de décroître. Et ta beauté décrut irrémédiablement. Dommage !

23- recrut, ou recrût selon les dictionnaires, passé simple de recroître.

Mon saule recrut tellement que je m'y perdis quand ses branches atteignirent le sol. Etonnant, non ?

 

Récapitulation des mots mal orthographiés en rouge :

1-pû, 2-pue, 3-pût, 4-du, 5-due, 6-dûs, 7-dut, 8-dût, 9-duent, 10-eût dû, 11-croîs, 12-crû, 13-crue, 14-accru, 15-décru, 16-recrû, 17-recru, 18-crut, 19-crût, 20-accrut, 21-accrût, 22-décrut, 23-recrut

 

Pour en savoir plus sur le sens et l'emploi de ces mots, lire l'article :

>Cru, crû, crut, crût - accru, accrut, accrût, décru, recru, recrû - de son cru, de mon cru - etc.

Articles connexes :

>Ne pas confondre : du, dû, dûs, dus, dut, due, dues, et dût

>[du] s'écrit du, dû, dûs, due, dues, dus, dut, dût - Trouvez la bonne orthographe et justifiez-la - QUIZ 65 - "Du coeur et de l'ardeur d'apprendre"

>Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE DU, DES - l'article indéfini DES, DE - et l'article partitif DE, DU,présent DE LA, DES

 

  Récapitulation de tous les exercices à trous

 Récapitulation des petites histoires à trous

 Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 Orthographe grammaire pour les hésitants

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:15

 Accueil

> Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

> Tous les articles du blog

 

 Mes pensées au fil du temps.

Elles ont donné lieu à plusieurs de mes tweets.

Sentence, maxime ou aphorisme.

Un truisme est une banalité, une évidence, une lapalissade.

 

Mai, juin et juillet 2013

 

JUILLET 2013

Nous ne sommes pas seulement des punisseurs si nous punissons durement les petits enfants, mais des monstres.

 

PRAGMATIQUE- La curiosité nous pousse à rechercher le pourquoi des choses ; mieux vaudrait le plus souvent trouver le comment nous adapter à ces choses mêmes.

 

Il ne faut pas donner à un enfant l'occasion de mentir en le forçant à vouloir échapper à une sanction trop sévère.

 

Aucun regret n'est plus cruel que celui de n'avoir pas dit "Je t'aime", et "Pardon" à celui ou à celle qui vient de mourir.

 

On n'aime pas davantage ceux qui sont toujours fiers de ce qu'ils font que ceux qui ne sont jamais contents d'eux.


On se berce souvent d'illusions avec grand plaisir, même si l'on sait que ce ne sont que des illusions.

 

Le mot jouissement (qui fait rêver !) est un hapax.

> Hapax, mots-valises, mots fantômes et autres mots étranges

 

Quand on voit comment vivent les hommes, on se demande s'ils savent qu'ils pourraient mourir aujourd'hui.

 

Nous rêvons que nos enfants seront meilleurs et plus heureux que nous. Laissons les déceptions pour ne retenir que les espoirs comblés !

 

À vouloir être rafistolés de greffons et d'organes requinqués nous allons faire la pige à la Créature de Frankenstein !

 

De ces émotions minuscules qui perdurent dans le souvenir - C'était dans le Chaos de Montpellier-Le-Vieux, il y a bien longtemps. Une foultitude de papillons sont venus se poser sur ma robe écarlate à petit pois blancs quand je me suis assise dans l'herbe.

 

Le sadique sait qu'un seul mot peut faire très mal. Nous aussi, qui feignons si bien d'être innocents.

 

Quand on vous condamne pour votre franc-parler, vous comprenez trop tard que la docilité aurait payé. La liberté, mais à quel prix ?

 

Faut-il qu'on soit meilleur pour être plus aimé ?

 

Nous ne sommes pas des super héros ; et si d'aventure nous devenons des héros, c'est, la plupart du temps, par le plus grand des hasards.

 

SARDONIQUES - Combien se réjouissent des errements des autres dès lors qu'ils ne sont pas dans leur camp !

 

Si vous ne voulez pas qu'on vous fuie, cessez de faire la tête.

 

CLAIRVOYANCE - Quand on est amoureux il faut toujours jouer sa chance en supputant les chances qu'on a.

 

L'orgueilleux s'enorgueillit d'être orgueilleux ; l'envieux jamais d'être envieux.

 

Fortune inopinée peut vite être envolée.

 

Ces princes qui nous gouvernent parlent de leurs grands desseins et craignent qu'on leur reproche injustement leurs petits moyens.

 

Qui rêve d'un destin magnifique ne sait pas ce qui l'attend !

 

Pour appréhender le vrai avec une certitude tranquille il nous faut nous débarrasser de nos préjugés et de nos passions.

 

Les élans de nos cœurs ne se commandent point.

 

Quelque difficile à vivre qu'il soit ou qu'on craigne qu'il soit, aujourd'hui se passera.

 

JUIN 2013

Il semble naturel pour certains de reconnaître leurs torts et de demander pardon ; pas pour les autres qui ignorent qu'ils ont tout à perdre

 

Heureux celui qui vit une passion sans porter atteinte à autrui !

 

Les tortures que les parents infligent aux enfants peuvent revêtir un nombre infini de formes.

 

28 juin- J'ai vu hier un père obliger sa petite de 5 ans à faire de l'accro-branches. Elle hurlait de peur. Les autres parents ont protesté, en vain.

 

On devrait donner des cours d'éducation de l'enfant aux futurs parents que sont les jeunes gens au même titre que les cours d'histoire, de géographie ou d'instruction civique.

 

Vous offense-t-on ? Souriez ; c'est la meilleure défense

 

Certains disent l'horoscope chaque matin pour les simplets qui les écoutent ; si au moins ils se bornaient à des joyeusetés !

 

Le rêve éveillé a ceci d'agréable qu'il se laisse modeler et savourer à notre guise. La réalité est par trop rétive.

 

On ne punit pas les enfants pour un oui ou pour un non. La punition doit être exceptionnelle. Elle est toujours accompagnée d'explications.

 

Les parents doivent toujours tenir leurs promesses ; ne pas mentir à leurs enfants : les récompenser ou les punir selon les circonstances.

 

AUTORITÉ Certains parents menacent continûment de punir leurs enfants sans jamais les punir. Que peuvent donc comprendre ces pauvres petits ?

 

À se plaindre toujours, certains d'entre nous arrivent à se persuader eux-mêmes qu'ils sont à plaindre.

 

UNE NOBLE ATTITUDE - À sourire toujours, quelques-uns d'entre nous laissent croire aux autres que tout leur sourit.

 

Désenchantement - On confond gentillesse avec faiblesse et mièvrerie. L'agressivité est tellement plus à la mode !

 

Quand, amer et désabusé, on commence à ressasser son passé, c'est qu'on renonce à l'espoir du moindre plaisir qui pourrait advenir.

 

Je suis glacée d'effroi quand je pense à l'excision que subissent les petites filles et les femmes. Le couteau, l'acide... quelle horreur !

 

Les tortures ont toujours existé ; on n'est pas près de leur tordre le cou. Que peut-on donc espérer de l'homme ?

 

L'ANXIEUX : "Qu'est-ce qui permet de dire à coup sûr que demain sera ?

 

Noble précepte : Fais ce que tu dois. - "À l'impossible nul n'est tenu", murmure le tartuf(f)e.

 

Ne remettons pas à demain les belles et bonnes choses que nous avons décidé de faire. Qui sait de quoi demain sera fait ?

 

Nous mesurons notre propre estime à celle que les autres nous portent, à moins d'être très orgueilleux, ou plus estimable qu'on croit.

 

On n'est jamais si bien aimé que par soi-même ; détesté aussi ; c'est selon.

 

On a faim, on mange, on grossit. On veut maigrir, on mange peu, on a grand faim, on grossit de plus belle. Le mince ne peut pas comprendre.

 

Les espoirs déçus méritent trop souvent de ne pas l'être. Qu'importe, vivons pleins d'espoirs nouveaux !

 

Qu'il est doux d'avoir le souvenir d'un amour heureux !

 

Nous avons quelque chose à dire qui nous tient vraiment à coeur ? Ne tardons pas, de peur qu'un AVC cruel nous surprenne et nous paralyse.

 

Il n'est pas un seul de mes moments de bonheur qui ne soit entaché de la tristesse de savoir que tôt ou tard il doit finir.

Pensée inspirée par Shakespeare

Shakespeare Sonnet 64 vers 14

This thought is as a death which cannot choose

But weep to have that which it fears to lose.

Cette pensée me met la mort dans l’âme, en la réduisant à pleurer d’avoir ce qu’elle craint tant de perdre. (Traduction de François-Victor Hugo)

 

Une personne à qui je rendais service m'a dit un jour : "On n'agit toujours que par intérêt." De quoi être blessée... et me méfier d'elle.

 

Quel ineffable plaisir, que celui de vouloir tout connaître de l'orthographe de la Langue Française. Une vie n'y suffit pas !

 

Nous voudrions le plus souvent que les autres soient autres qu'ils ne sont. L'inverse est aussi vrai. Faisons l'économie de la déception.

 

Bien peu catholique : Si je savais qu'il me faille mourir dans une heure, j'aurais si peur que je la perdrais inconsidérément en pensant que je vais mourir.

 

"LE TEMPS S'EN VA... LAS* ! - À peine hier a-t-il disparu que déjà demain, impatient, s'avance vers aujourd'hui.

 

*Le temps s'en va, le temps s'en va ma Dame,

Las ! le temps non, mais nous nous en allons...

Sonnet à Marie, Pierre de Ronsard

 

Si l'on coupait les mains de ceux qui coupent les mains, ils ne couperaient plus de mains.

 

Je n'ai croisé aujourd'hui dans ma rue que des billes de clowns. Encore heureux que je ne me sois pas croisée moi-même.

 

Comment peut-on jouir d'un instant de sérénité quand on sait qu'il est des milliards de gens qui souffrent à cet instant même ?

 

REFLET & ILLUSION - Trois jeunes oiseaux se sont écrasés sur ma fenêtre. Ils ont cru y voir le ciel. Vite, que je baisse les persiennes !

 

Pourquoi donc s'esquinter* à vouloir changer les autres alors qu'on a déjà mille preuves qu'ils ne changeront jamais.(*exquintare > sens propre: mettre en cinq)

 

Le misanthrope énamouré : "Ce n'est pas que je ne vous aime pas, mais je préfère rester avec moi-même."

 

On aime une fois. On voudrait aimer toujours. C'est l'amour qu'on aime.

 

1er juin- Un astéroïde nous frôle de près, de très près... et la vie continue !

 

Mes truismes ne sont pas loin d'être péripatéticiennement philosophiques, mais vous l'avez remarqué, je crois !

MAI 2013

Impromptu

Je vais bien retrouver

Dans quelque ancien cahier

D'un auteur ou d'un autre

La belle idée que vous dites conçue d'hier ;

Non, ce n'est pas la vôtre !

 

Avoir des rêves, c'est bien. Les réaliser, ce n'est pas toujours mieux.

 

Les femmes ne disent pas qu'elles sont des hommes ; elles se comptent pourtant parmi les 7 milliards d'hommes sur terre.

 

Nos amours passionnés sont des électrons libres. Nous n'avons aucun pouvoir sur eux.

 

Croire en sa bonne étoile, c'est aider le destin.

 

Nous parlons souvent trop et mal. Écouter nos propres paroles pourrait nous être insupportable. Malheureusement ce qui est dit est dit.

 

Il est bien regrettable que certains n'aient aucune idée de ce que signifie la politesse dans le dialogue, savoir écouter et laisser parler.

 

Toujours l'idée avant la chose, a écrit le moraliste Joseph Joubert, j'ajouterai : "Mais la chose donne bien des idées !"

 

24 Mai- C'est aujourd'hui mon anniversaire. Mon Dieu ! Je n'y crois pas !... Je ne peux pas vous dire mon âge ; j'aurais l'impression de mentir.

 

L'égalité entre les hommes ne se rencontre que dans la mort. Encore heureux que celle-ci ne se monnaye pas ! Quoique...

 

Ce que l'on conçoit mal s'énonce obscurément

Et les mots pour le dire achoppent bigrement.

 

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.  

Nicolas Boileau, L'art poétique (Chant I)

 

Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?—J'aime les sourires... les sourires qui passent... ici et là... les merveilleux sourires !

Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas...
là-bas... les merveilleux nuages !
 

Baudelaire, Le Spleen de Paris

 

20 mai- Rébellion Outre-Rhin : Les morts refusent de se décomposer. Trop de conservateurs. Pas assez d'insectes.

 

Nous nous efforçons péniblement de grappiller autour de nous quelques bribes, quelques miettes de la réalité si difficile à atteindre.

 

17 mai 2013 - 00:00h : 158 857 d'entre nous mourront aujourd'hui. Vous peut-être... ou moi. Qui a dit : "Qu'importe !" 

 

"L'ai-je bien descendu ?" dit le présomptueux, au bas de l'escalier qui le conduit en Enfer.*

L'ai-je bien descendu ?

Phrase devenue célèbre après qu'elle eut été prononcée par Cécile Sorel (1873-1966) s'adressant à Mistinguet lors de la Première de la revue "Vive Paris" (1933). Il s'agissait du grand escalier du Casino de Paris.

 

On témoigne de sa gratitude par amour sinon pour se libérer d'un fardeau.

 

Nous attendons toujours des autres qu'ils nous estiment et nous admirent. Qu'ils nous aiment importe peu le plus souvent.

 

Impromptu

Comme on est vaniteux,

Quand, les yeux dans les yeux

De gens très respectables,

On raconte des fables,

Comme on est vaniteux !

Comme on est pitoyable !

 

Comment faire comprendre aux sots qu'ils sont sots ? Autant parler à son bonnet.

 

Beaucoup ont perdu le sens du mot vertu, celui du mot vice aussi, l'un étant l'avers de l'autre.

 

Vous voulez faire et donner peu ? Promettez beaucoup ! Le temps fera le reste.

 

On s'accorde à penser qu'écrire est bien utile, que ce soit de droite à gauche, de gauche à droite ou en boustrophédon, de bas en haut, de haut en bas... Quoi d'autre?

 

J'enfonce une porte ouverte ? Même pas mal !

 

Tout est écrit. Cessons de plagier !

 

Impromptu

Dans un vieil elzévir j'ai relevé jadis

Une pensée si belle que j'en ai frémi.

Elle s'est envolée ; j'en suis toute marrie ;

Mais le frisson me reste et j'y rêve, endormie.

 

Votre amour-propre vous fait souffrir ? Cessez donc de l'astiquer !

 

L'orgueil est le pire des maux. Il dévaste tout en commençant par soi.

 

Je ne suis point jalouse ; bien au contraire, j'aime savoir que les autres ont ce que je n'ai pas.

 

La sagesse de Victor (4 ans) : "Je dis des secrets à Maxime (10 mois). Il ne peut pas les répéter ; et quand il sera plus grand, il les aura oubliés."

 

Cartésien, il a dit : "J'ai rêvé que j''existais pas, mais je l'ai pas cru, tu sais, si je rêve, c'est que j'existe.

 

Le tweet, carcan bien fait pour endiguer les diarrhées verbales.

 

Le tweet est au discours ce que le haïku est au poème, idéal pour lecteurs pressés.

 

Mon petit jardin serait un paradis pour les oiseaux si les pinsons ne jouaient pas les fiers-à-bras avec les belles mésanges bleues.

 

 Retour au début de l'article

Pour lire la suite > Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 09:12

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Eh oui, j'aime l'esperluette.

Son graphisme me ravit, son élégance en forme de gitane qui danse le flamenco, ou son air de petit bonhomme ventru qui tente un jeté battu, ou bien encore son allure de 8 ailé prêt à prendre son envol.

Elle s'enlace et s'entrelace, lascive, comme amoureuse d'elle-même.

Ne la voit-on pas parfois même en hamac, peut-être fatiguée qu'elle est de trop coordonner ?

 >> Images correspondant à esperluette

Elle ressemble à ET dont elle est issue, ou bien elle n'y ressemble guère, c'est selon.

Elle étonne par sa diversité & l'imagination débridée des imprimeurs qui ont varié sa plastique à l'envi.

 

Il arrive qu'elle se prenne presque pour un G ; elle orne les objets ; on la capture dans des marques ; elle se laisse phagocyter par des oeuvres d'art ; en un mot, elle fait n'importe quoi.

En tant que 27e lettre* de l'alphabet, elle se livre à des écarts auxquels ne se risquerait aucune de ses compagnes ; encore que le Q, le K & d'autres encore ne soient pas toujours aussi policés qu'on pense.

*C'est ainsi qu'on l'appelait jusqu'au XIXe siècle.

 

Oui, j'aime l'esperluette.

Ma main s'égaie à la dessiner telle une arabesque folle que je voudrais laisser partout.

Dirai-je que je lis, avec délectation, & pour la rencontrer, les vieux textes où les auteurs la parsemaient ici & là pour les enjoliver ? - Peut-être.

 

Je ne vous dévoilerai presque rien de sa naissance ni de son évolution au fil des siècles : je ne perdrai pas mon temps à cela alors que votre curiosité peut vous amener si facilement à des sites qui vous raconteront tout à son sujet ! Mais ce que je vous dirai, c'est que j'aime l'esperluette presque tout autant d'ailleurs que la clé de sol qui est longue, belle & aussi élégante que ma préférée : l'esperluette.

 

 & & & & & & & & & & & & & &

 

À propos d'autres lettres :

Le nom & le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, un ache - l's, le s, une esse

Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ?

Que les consonnes sonnent !

L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus

& J'aime bien le point-virgule

 

& & & & & & & & & & & & & &

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 17:28

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Les habits neufs de l'empereur 

d'après Hans Christian Andersen (1805-1875)

Traduit par David Soldi

 

Voir le texte sur Wikisource La Bibliothèque libre  

> Les Habits neufs du Grand-Duc

 

J'ai adapté le texte pour des enfants de 4 ou 5 ans et plus.

Mamiehiou

 

LES HABITS NEUFS DE L'EMPEREUR

Il y avait autrefois un grand-duc qui aimait tant les habits neufs, qu’il dépensait tout son argent à sa toilette. Lorsqu’il passait ses soldats en revue, lorsqu’il allait au spectacle ou à la promenade, il n’avait d’autre but que de montrer ses habits neufs. À chaque heure de la journée, il changeait de vêtements.

La capitale était une ville bien gaie, grâce à la quantité d’étrangers qui passaient ; mais un jour il y vint aussi deux fripons, deux mauvais garçons qui dirent qu'ils étaient des tisserands capables de fabriquer la plus magnifique étoffe du monde. Non seulement les couleurs et le dessin étaient extraordinairement beaux, mais les vêtements confectionnés avec cette étoffe possédaient une qualité merveilleuse : ils devenaient invisibles pour les gens stupides, et ceux qui faisaient très mal leur travail.

« Il me faut absolument ces habits, dit l'empereur. Quand je les porterai, je saurai tout de suite qui est intelligent et qui est idiot. »

Puis il donna aux deux fripons une forte somme d'argent pour qu'ils commencent à tisser l'étoffe merveilleuse.

C'est ce qu'ils firent. Et ils commencèrent à faire semblant de tisser avec des bobines vides. Ils demandaient parfois de la soie précieuse et de l'or qu'ils mettaient aussitôt dans un sac pour les voler.

Tous les habitants de la ville étaient impatients de voir cette étoffe extraordinaire.

Comme l'empereur avait hâte de savoir comme était l'étoffe, il décida d'envoyer son vieux ministre qui lui dirait fidèlement ce qu'il en pensait.

Quand l'honnête vieux ministre arriva dans la salle où travaillaient les deux fripons, il ne vit pas l'étoffe. Le métier à tisser était vide.

« Mon Dieu, dit-il, il faut que je sois bien stupide pour ne pas voir l'étoffe merveilleuse. Je ne pourrai jamais avouer qu'elle est invisible pour moi. Que penseraient les gens ? »

— Eh bien ! qu’en dites-vous ? dit l’un des tisserands.

— C’est charmant, c’est tout à fait charmant ! répondit le ministre en mettant ses lunettes. Ce dessin et ces couleurs.... oui, je dirai à l'empereur qu'elle est très belle.

Et les faux tisserands lui donnèrent des explications sur l'étoffe.

Le vieux ministre alla dire à l'empereur que l'étoffe était admirable.

Toute la ville parla de cette étoffe extraordinaire.

L'empereur était impatient de pouvoir l'admirer et alla la voir, mais le métier était vide et il ne vit rien du tout.

« Qu’est-ce donc ? pensa l'empereur, je ne vois rien. C’est terrible. Est-ce que je ne serais qu’un imbécile, un niais ? Est-ce que je serais incapable de gouverner ? Jamais rien ne pouvait m’arriver de plus malheureux. »

Puis tout à coup il s’écria : « C’est magnifique !  » Et tous les gens de la Cour qui étaient venus avec lui s'écrièrent aussi : « C'est magnifique ! »

Les deux fripons reçurent des décorations pour leur travail.

Alors ils passèrent la nuit à faire semblant de coudre l'habit de l'empereur à la clarté de seize bougies.

Et le matin, l'habit était prêt.

L'empereur, suivi de ses aides de camp, alla l’examiner, et les filous, levant un bras en l’air comme s’ils tenaient quelque chose, dirent :

« Voici le pantalon, voici l’habit, voici le manteau. C’est léger comme de la toile d’araignée. »

L'empereur se déshabilla devant une grande glace pour revêtir son nouvel habit.

« Grand Dieu ! Comme cela vous va bien ! quelle coupe élégante ! s’écrièrent tous les courtisans. Quel dessin ! quelles couleurs ! quel précieux costume ! »

Les chambellans, qui devaient porter la queue de l'habit, firent semblant de ramasser quelque chose par terre ; puis ils élevèrent les mains comme s'ils la portaient.

Et tous s'en allèrent pour la procession devant la foule assemblée.

On entendait des cris d'admiration :

 « Quel superbe costume ! Comme la queue en est gracieuse ! Comme la coupe en est parfaite ! » Personne ne disait qu'on ne voyait rien.

« Mais il me semble qu’il n’a pas du tout d’habit, observa un petit enfant. L'empereur est tout nu !  »

Et bientôt on chuchota dans la foule en répétant les paroles de l’enfant.

« Il y a un petit enfant qui dit que l'empereur n’a pas d’habit du tout !

— Il n’a pas du tout d’habit ! » s’écria enfin tout le peuple.

L'empereur en fut très malheureux, car il lui semblait qu’ils avaient raison. Pourtant il décida de continuer.

« Quoi qu’il en soit, il faut que je reste jusqu’à la fin ! »

Puis, il se redressa plus fièrement encore, et les chambellans continuèrent à porter avec respect la queue qui n’existait pas.

 

Quand vous aurez fini de lire le conte à votre enfant, vous pourrez lui poser des questions.

Laisser l'enfant dire ce qu'il pense sans vouloir absolument le corriger.

 

Exemples :

As-tu aimé ce conte ?

Tu peux me dire ce qui t'a plu dans ce conte ?

Que peux-tu dire sur l'empereur ?

Était-il très intelligent ?

Pourquoi a-t-il accepté d'avoir l'habit merveilleux, à ton avis ?

Qu'est-ce que c'est que des fripons ?

Pourquoi font-ils croire à l'empereur qu'ils savent faire une étoffe invisible aux niais, aux idiots ?

Pourquoi la foule dit-elle que l'habit est magnifique ?

Que peux-tu dire sur l'attitude de l'empereur à la fin de l'histoire ? Comment se comporte-t-il ?

Pourquoi ne va-t-il pas se cacher de honte de se savoir tout nu d'après toi ?

 

 AUTOUR DE L'ENFANT

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:02

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Le non-respect de l'accord des participes ne me paraît pas

de nature à compromettre la pureté [...] ni la beauté [...] du français.

Claude Hagège, linguiste.

 

Règles de l'accord des participes passés

Vous ne savez pas s'il faut ou non faire l'accord d'un participe passé. Quelles questions vous posez-vous ?

 

L'accord des participes passés - QUIZ 26 – Texte à trous "Prunille et Théo, un couple bien ordinaire"

 

Qu'est-ce qu'un verbe pronominal réfléchi, réciproque, subjectif... ? + QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux

 

Participes passés invariables : ils se sont succédé, parlé, souri, menti, nui, plu déplu, complu, ri, fait mal/tort/justice - rendu compte, donné rendez-vous - ils se sont fait/laissé mordre...

 

L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

 

Les différentes constructions des verbes assurer et persuader et l'accord de leur participe passé

 

Note

On peut penser que les règles de l'accord des participes passés font que la langue française est une langue difficile ; mais toutes proportions gardées, il est bien pardonnable de faire une faute d'accord : tout le monde se laisse prendre un jour où l'autre. En revanche, ce qui est grave, c'est qu'on utilise de plus en plus des anglicismes qui envahissent notre belle langue ; "l'américanisation galopante du vocabulaire", c'est ainsi que l'appelle le linguiste Claude Hagège qui travaille à la défense de la Langue Française.

Je ne suis pas la seule à m'affliger de ce massacre.

Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?

Des anglicismes à traduire

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 12:35

 LES DÉLIRES Tous les épisodes

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Je voulus prendre quelque collation avant de partir à la quête de mon amie, histoire de me donner des forces. Mais les rares breuvages que je trouvai chez Marie Cratère me parurent pires que l'émétique, si forte était leur saveur vireuse. Je me désaltérerais en chemin à l'eau claire d'un ru que je connaissais, me dis-je.

Combien de lieues me faudrait-il marcher pour retrouver ma chère Sissi ? Nul n'aurait su le dire.

Prétatou serait de la partie et me seconderait dans mes recherches improbables. Son flair lui permettrait peut-être de humer une trace vaporeuse. Je n'aurais alors qu'à lui emboîter le pas. Mais je craignais qu'il refusât tout net de m'aider dans cette entreprise car j'avais cru deviner quelque jalousie lorsque je lui avais parlé avec enthousiasme de l'amitié qui me liait à ma laie.

« Drôle d'amitié, » avait-il susurré entre ses crocs. « est-il donc raisonnable de nourrir un quelconque sentiment pour la gent marcassine, tout juste bonne à fouir autour des troncs jusqu'à déraciner les chênes ? Encore que, » ajouta-t-il en se reprenant, « je dévorerais bien volontiers quelque jambon de laie et ne ferais qu'une bouchée de ses petits, tels que tu me les as décrits ; gras et croquants à souhait ! »

Et il se pourlécha.

« Ingrat, » murmurai-je à mon tour. « je t'aurais sauvé d'une vie errante, sans maîtresse à aimer, et voilà ton merci ! Crois-tu que je t'appartienne tout entière et que je ne puisse avoir d'affection pour nul autre que toi ? »

S'il eût vitupéré encore contre le choix des amis que je me faisais, il se serait vu remettre à sa place, la place qu'il n'aurait jamais dû quitter. Il en est des chiens comme des enfants : quand on leur montre trop d'indulgence, le laxisme n'est pas loin ; et ils se croient vite tout permis. Non que je voulusse lui retirer l'attachement que je lui portais —- entendons-nous bien — mais il était temps de clarifier les choses en rappelant la hiérarchie qui nous liait.

Après quelques grognements de désapprobation — il n'aurait jamais eu l'audace d'aboyer pour protester — je lui donnai une tendre caresse qui vint illico à clore notre brouillerie passagère.

Nous nous mîmes en route en direction de la bauge de Baucent, le compère de Sissi, qui m'avait maintes fois dévisager de son œil torve ; peut-être aurait-il des nouvelles de sa vieille compagne, bien que je doutasse fort qu'ils fussent encore ensemble ; mais j'étais bien décidée à ne pas me vexer des manières blessantes dont il me traiterait, n'ayant qu'un seul but, celui que je m'étais fixé.

Je ne trouvai aucun sentier praticable ; ma lente progression à travers les fougères géantes et les broussailles épineuses m'arrachait parfois des gémissements ; mes jambes et mes bras se zébraient de longues estafilades où perlaient des gouttes de sang ; ma robe fut bientôt en lambeaux . Eh ! Que m'importe ! pensai-je ; et cependant, pour rien au monde je n'aurais rebroussé chemin — tu connais, cher lecteur, l'entêtement dont je suis capable pour arriver à mes fins, quelles qu'elles soient.

Prétatou n'osait piper de peur d'être semoncé et de raviver une querelle qui n'avait pas fait long feu°. Bien qu'il n'y eût pas le moindre souffle de brise pour lui apporter les effluves âcres et fauves d'une laie vagabonde, il étirait le cou et semblait renifler consciencieusement les senteurs du sous-bois. Mais rien ne trahissait la présence proche ou lointaine de Sissi. Je m'aventurai à crier son nom qui ne revint pas en écho, si épaisse était la végétation alentour. Prétatou aurait bien voulu, lui aussi, donner de la voix ; je l'intimai de n'en rien faire de peur d'effrayer les oiseaux et d'autres bêtes craintives. Il grommela quelque chose sur ma délicatesse.

Après une couple d'heures, nous arrivâmes, fourbus, dans une clairière où perçait la lumière en longs rayons tremblotants. C'est à ce moment même que retentit le grognement assourdissant de l'hôte royal de ces bois, celui que nous avions rencontré naguère — t'en souvient-il lecteur attentif ? — j'ai nommé messire Ours, lequel nous avait fait si forte impression*. 

........................................

*messire Ours dont nous avons fait la connaissance dans : > 150 Délires ursins

 

NOTES

je voulus prendre quelque collation

une collation

 

avant de partir à la quête de mon amie

à la quête de quelqu'un ou de quelque chose (emploi rare)

(partir, aller, être, se mettre) en quête de quelqu'un ou de quelque chose

 

Le récit est au passé simple : je voulus (verbe du 3e groupe), je trouvai (1er groupe, tu trouvas...)

Il s'ensuit qu'on a un futur du passé et pas un futur dans : je me désaltérerais à l'eau claire d'un ru

désaltérerais : conditionnel présent à valeur de futur du passé.

> Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur du passé, e futur antérieur du passé - Le futur hypothétique, le futur antérieur hypothétique - Exercice d'application

 

histoire de me donner des forces

histoire de, locution prépositive introduisant un complément de but

> afin de

Variante : histoire que je me donne des forces

histoire que, locution conjonctive suivie du subjonctif > afin que

 

les breuvages ... me parurent pires que l'émétique, si forte était leur saveur vireuse.

émétique, substance vomitive.

vireux, euse

Cf. Littré : Qui est doué de qualités malfaisantes, en parlant de substances végétales. Un mémoire sur la manière de séparer de l'opium sa partie vireuse. [Condorcet, Bucquet.]

Odeur vireuse, odeur qui ressemble à celle de l'opium, de la chicorée ou de la laitue vireuse. Son odeur puante et vireuse [de la ciguë] ne vous la laissera pas confondre avec le persil ni avec le cerfeuil, qui tous deux ont des odeurs agréables. [Rousseau, Lett. élém. sur la botan.]

 

L'eau claire d'un ru

un ru (vieilli ou régional) un ruisselet, un petit ruisseau

 

Mais je craignais qu'il refusât tout net de m'aider

refusât : subjonctif imparfait

emploi du subjonctif après un verbe exprimant la crainte.

> Valeurs et emplois du subjonctif

 

« Drôle d'amitié, » avait-il susurré entre ses crocs

susurrer, murmurer, chuchoter – le S n'est pas doublé entre les 2 U

> Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

 

la gent marcassine, le peuple des sangliers, laies et marcassins.

> La gent, les gens, gentil, gentillesse, Gente Dame, un gentilhomme,, un gentleman, l'entregent, un Gentil, la gentilité

 

la laie, la femelle du sanglier.

« Voyez-vous à nos pieds fouir incessamment

Cette maudite laie et creuser une mine ?

C'est pour déraciner le chêne assurément. »

[La Fontaine, Fables, L' Aigle la Laie et la Chatte]

 

ses petits, tels que tu me les as décrits 

décrits, participe passé, s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui LES qui remplace SES PETITS

> Règles de l'accord des participes passés

 

Et il se pourlécha OU il se pourlécha les babines

 

Crois-tu que je t'appartienne tout entière

tout, ici, est adverbe > Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe variable dans certains cas et substantif

 

S'il eût vitupéré encore contre le choix des amis que je me faisais, il se serait vu remettre à sa place

s'il eût vitupéré : subjonctif plus-que-parfait dans la proposition conditionnelle introduite par SI (langue soignée) > s'il avait vitupéré, indicatif plus-que-parfait

Vitupérer contre quelqu'un ou quelque chose (emploi vieilli ou littéraire) pester contre

 Cf. Littré : vt La syllabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je vitupère, excepté au futur et au conditionnel : je vitupérerai, je vitupérerais) Terme vieilli Blâmer. Vitupérer n'est plus un mot de la langue. Acad. observ. sur Vaugel. p. 407, dans POUGENS]

 

la place qu'il n'aurait jamais dû quitter

dû est ici le participe passé de devoir. Il varie en genre et en nombre : dû, due, dus, dues

> Ne pas confondre : du dû dus dut, due, dues, et dût

 

Non que je voulusse lui retirer l'attachement que je lui portais... mais...

Non que, pas que, ce n'est pas que, locutions conjonctives suivies du subjonctif > Non que, non pas que, non moins que, non plus que, non point que

 

clore, verbe défectif

> Que dit-on ? clore ou clôturer

CLORE Cf. Littré : Usité seulement dans les formes suivantes : je clos, tu clos, il clôt ; je clorai ; je clorais ; clos ; que je close ; clos, close. REMARQUE

Des grammairiens se sont plaints qu'on laissât sans raison tomber en désuétude plusieurs formes du verbe clore. Pourquoi en effet ne dirait-on pas : nous closons, vous closez ; l'imparfait, je closais ; le prétérit défini, je closis, et l'imparfait du subjonctif, je closisse ? Ces formes n'ont rien de rude ni d'étrange, et il serait bon que l'usage ne les abandonnât pas.

 

Il n'osait piper de peur d'être semoncé

il ne pipait mot (il ne parlait pas) de peur d'être réprimandé, grondé.

Familier - Ne pas piper, ne rien dire, ne pas riposter.

une semonce, une réprimande.

 

de peur de raviver une querelle qui n'avait pas fait long feu

Ne pas faire long feu. Ne pas durer longtemps

Faire long feu°, ne pas aboutir, manquer son but

 

les effluves âcres et fauves d'une laie vagabonde

singulier : un effluve

âcre, qui irrite le goût et l'odorat

une odeur fauve, semblable à celle des fauves

 

Eh ! Que m'importe ! pensai-je

Je ne dois rougir en quelque lieu que ce soit d'être mis dans l'état que j'ai choisi : mon extérieur est simple et négligé mais non crasseux ni malpropre ; la barbe ne l'est point en elle-même puisque c'est la nature qui nous la donne, et que, selon les temps et les modes, elle est quelquefois un ornement. On me trouvera ridicule, impertinent. Eh ! Que m'importe ! Je dois savoir endurer le ridicule et le blâme, pourvu qu'ils ne soient pas mérités. Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions

 

> Qu'importe (OU qu'importent) mes démons, si tu as ma tendresse !

 

une couple d'heures, deux heures environ – une couple de boeufs, de chiens

> Ne pas confondre : un couple, une couple

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 16:45

 

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Phrases exclamatives : Qu'importe ! Peu importe !

 

Qu'importe ou qu'importent suivis d'un pluriel.

Qu'importent vos gémissements, ils ne changeront pas le cours des choses.

OU

Qu'importe vos gémissements...

 

Peu importe ou peu importent suivis d'un pluriel.

Peu importent vos jérémiades , je ne les entends même plus.

OU

Peu importe vos jérémiades...

 

Par euphonie, on peut préférer mettre le pluriel dans certains cas.

Peu importeront vos choix, ils ne vous conduiront à rien de bon.

OU

Peu importe vos choix, ils ne vous conduiront à rien de bon.

 

Voir aussi > Propositions conditionnelles commençant par : n'était, n'étaient, n'eût été, n'eussent été

 

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Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse

Alfred de Musset

La coupe et les lèvres

 

L’amour est tout, — l’amour, et la vie au soleil.
Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ?
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ?
Faites-vous de ce monde un songe sans réveil.
[extrait]

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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