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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 08:58

 

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Examinez la liste des mots qui suivent et dites s'ils existent. Essayez de retrouver l'infinitif des verbes, ainsi que le mode et le temps où ils sont employés.

Avant de regarder la correction de l'exercice, dites combien de mots sont mal orthographiés.

 

1-pû, 2-pue, 3-pût,

 4-du, 5-due, 6-dûs, 7-dut, 8-dût, 9-duent, 10-eût dû,

11-croîs, 12-crû, 13-crue,

14-accru, 15-décru, 16-recrû, 17-recru, 18-crut,

19-crût, 20-accrut, 21-accrût, 22-décrut, 23-recrut

 

V

V

1-pû, le mot n'existe pas. Le participe passé PU de pouvoir ne prend pas d'accent.

2-pue, verbe puer au présent de l'indicatif et du subjonctif : je pue, il pue. Il est insupportable que cela pue aussi fort !

3-pût, verbe pouvoir au subjonctif imparfait Il fallait qu'il pût sortir de ce mauvais pas et que je pusse l'y aider.

4-du, contraction de DE LE. 

-DE préposition Je me suis tiré du piège que tu m'avais tendu, non sans mal.

-DU article partitif Qu'a-t-il bu ? -Du vin, et plus que de raison.

>Qu'est-ce qu'un partitif ?

5-due

-adjectif au féminin. Il faut que tu rendes la somme due, ou sinon.

-participe passé de devoir, accord avec un nom ou un pronom au féminin Témoigne donc de la reconnaissance qui m'est due.

6-dûs, un dû, des dûs (ce que l'on doit)

Le participe passé de devoir est dû, due, dus, dues.

7-dut, passé simple de devoir. Il dut me parler ce jour-là de sa façon qu'il avait d'escroquer tout le monde.

8-dût, subjonctif imparfait de devoir. Il s'empiffrait dans leur restaurant sans qu'il dût payer un seul euro.

9-duent, le mot n'existe pas. On peut avoir : il durent, indicatif et subjonctif présent de durer

10-eût dû, subjonctif plus-que-parfait de devoir ou subjonctif plus-que-parfait de devoir à valeur de conditionnel passé > il aurait dû) Il eût dû le faire sans dire un mot. Personne n'y eût rien vu.

11- croîs, je croîs, tu croîs, verbe croître au présent de l'indicatif. Le verbe croître prend un accent circonflexe chaque fois qu'on peut le confondre avec le verbe croire. Je croîs et embellis chaque jour. Ne le crois-tu pas ? 

12- crû, participe passé du verbe croître. Ma barbe a crû démesurément cette nuit. Je ne me reconnais plus.

13- crue

-1-participe passé au féminin du verbe croire. Elle a menti et je l'ai crue. Quel naïf je fais !

-2-adjectif, qui n'est pas cuite. La pomme se mange crue aussi bien que cuite.

-3-la crue substantif. L'horreur ! Le 15 novembre 2014, cinq personnes se sont noyées dans le Gard, à cause des fortes crues.

14- accru, participe passé de accroître. Je n'y crois pas : tu as encore accru tes revenus et pas moi !

15- décru, participe passé de décroître. Le bruit a décru tout à coup ; nos voisins seraient-ils tous morts ?

16- recrû

-1-participe passé de recroître (dans certains dictionnaires dont Littré). Mon saule a tant et tant recrû qu'il recouvre ma maison. Je ne la retrouve plus.

-2- participe passé substantivé de recroître Le Trésor - substantif, repousse de rejets et drageons. Mon jardin est envahi de recrûs. Quel travail en perpective !

17- ou recru, participe passé de recroître (dans certains dictionnaires)

18- crut, il crut, passé simple de croire. Il crut en moi, un certain temps.

19- crût, il crût, passé simple de croître. Le blé crût étonnamment cet été-là, ce qui nous permit de nous y cacher pour y faire les pires bêtises.

-1-indicatif présent de croître. Vois comme tu es laid quand ta colère croît.

-2-subjonctif imparfait de croire et de croître. Il fallait bien qu'elle crût que tu étais intelligent pour que l'estime qu'elle te portait crût aussi vite.

20- accrut, il accrut, passé simple de accroître. Sa fortune s'accrut en malversations, le malotru !

21- accrût, il accrût, subjonctif imparfait de (s') accroître. Etait-il possible que l'amour que je te portais s'accrût pendant tant d'années sans que tu eusses vent de la chose ? 

22- décrut, il décrut, passé simple de décroître. Et ta beauté décrut irrémédiablement. Dommage !

23- recrut, ou recrût selon les dictionnaires, passé simple de recroître.

Mon saule recrut tellement que je m'y perdis quand ses branches atteignirent le sol. Etonnant, non ?

 

Récapitulation des mots mal orthographiés en rouge :

1-pû, 2-pue, 3-pût, 4-du, 5-due, 6-dûs, 7-dut, 8-dût, 9-duent, 10-eût dû, 11-croîs, 12-crû, 13-crue, 14-accru, 15-décru, 16-recrû, 17-recru, 18-crut, 19-crût, 20-accrut, 21-accrût, 22-décrut, 23-recrut

 

Pour en savoir plus sur le sens et l'emploi de ces mots, lire l'article :

>Cru, crû, crut, crût - accru, accrut, accrût, décru, recru, recrû - de son cru, de mon cru - etc.

Articles connexes :

>Ne pas confondre : du, dû, dûs, dus, dut, due, dues, et dût

>[du] s'écrit du, dû, dûs, due, dues, dus, dut, dût - Trouvez la bonne orthographe et justifiez-la - QUIZ 65 - "Du coeur et de l'ardeur d'apprendre"

>Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE DU, DES - l'article indéfini DES, DE - et l'article partitif DE, DU,présent DE LA, DES

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:15

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> Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

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 Mes pensées au fil du temps.

Elles ont donné lieu à plusieurs de mes tweets.

Sentence, maxime ou aphorisme.

Un truisme est une banalité, une évidence, une lapalissade.

 

Mai, juin et juillet 2013

 

JUILLET 2013

Nous ne sommes pas seulement des punisseurs si nous punissons durement les petits enfants, mais des monstres.

 

PRAGMATIQUE- La curiosité nous pousse à rechercher le pourquoi des choses ; mieux vaudrait le plus souvent trouver le comment nous adapter à ces choses mêmes.

 

Il ne faut pas donner à un enfant l'occasion de mentir en le forçant à vouloir échapper à une sanction trop sévère.

 

Aucun regret n'est plus cruel que celui de n'avoir pas dit "Je t'aime", et "Pardon" à celui ou à celle qui vient de mourir.

 

On n'aime pas davantage ceux qui sont toujours fiers de ce qu'ils font que ceux qui ne sont jamais contents d'eux.


On se berce souvent d'illusions avec grand plaisir, même si l'on sait que ce ne sont que des illusions.

 

Le mot jouissement (qui fait rêver !) est un hapax.

> Hapax, mots-valises, mots fantômes et autres mots étranges

 

Quand on voit comment vivent les hommes, on se demande s'ils savent qu'ils pourraient mourir aujourd'hui.

 

Nous rêvons que nos enfants seront meilleurs et plus heureux que nous. Laissons les déceptions pour ne retenir que les espoirs comblés !

 

À vouloir être rafistolés de greffons et d'organes requinqués nous allons faire la pige à la Créature de Frankenstein !

 

De ces émotions minuscules qui perdurent dans le souvenir - C'était dans le Chaos de Montpellier-Le-Vieux, il y a bien longtemps. Une foultitude de papillons sont venus se poser sur ma robe écarlate à petit pois blancs quand je me suis assise dans l'herbe.

 

Le sadique sait qu'un seul mot peut faire très mal. Nous aussi, qui feignons si bien d'être innocents.

 

Quand on vous condamne pour votre franc-parler, vous comprenez trop tard que la docilité aurait payé. La liberté, mais à quel prix ?

 

Faut-il qu'on soit meilleur pour être plus aimé ?

 

Nous ne sommes pas des super héros ; et si d'aventure nous devenons des héros, c'est, la plupart du temps, par le plus grand des hasards.

 

SARDONIQUES - Combien se réjouissent des errements des autres dès lors qu'ils ne sont pas dans leur camp !

 

Si vous ne voulez pas qu'on vous fuie, cessez de faire la tête.

 

CLAIRVOYANCE - Quand on est amoureux il faut toujours jouer sa chance en supputant les chances qu'on a.

 

L'orgueilleux s'enorgueillit d'être orgueilleux ; l'envieux jamais d'être envieux.

 

Fortune inopinée peut vite être envolée.

 

Ces princes qui nous gouvernent parlent de leurs grands desseins et craignent qu'on leur reproche injustement leurs petits moyens.

 

Qui rêve d'un destin magnifique ne sait pas ce qui l'attend !

 

Pour appréhender le vrai avec une certitude tranquille il nous faut nous débarrasser de nos préjugés et de nos passions.

 

Les élans de nos cœurs ne se commandent point.

 

Quelque difficile à vivre qu'il soit ou qu'on craigne qu'il soit, aujourd'hui se passera.

 

JUIN 2013

Il semble naturel pour certains de reconnaître leurs torts et de demander pardon ; pas pour les autres qui ignorent qu'ils ont tout à perdre

 

Heureux celui qui vit une passion sans porter atteinte à autrui !

 

Les tortures que les parents infligent aux enfants peuvent revêtir un nombre infini de formes.

 

28 juin- J'ai vu hier un père obliger sa petite de 5 ans à faire de l'accro-branches. Elle hurlait de peur. Les autres parents ont protesté, en vain.

 

On devrait donner des cours d'éducation de l'enfant aux futurs parents que sont les jeunes gens au même titre que les cours d'histoire, de géographie ou d'instruction civique.

 

Vous offense-t-on ? Souriez ; c'est la meilleure défense

 

Certains disent l'horoscope chaque matin pour les simplets qui les écoutent ; si au moins ils se bornaient à des joyeusetés !

 

Le rêve éveillé a ceci d'agréable qu'il se laisse modeler et savourer à notre guise. La réalité est par trop rétive.

 

On ne punit pas les enfants pour un oui ou pour un non. La punition doit être exceptionnelle. Elle est toujours accompagnée d'explications.

 

Les parents doivent toujours tenir leurs promesses ; ne pas mentir à leurs enfants : les récompenser ou les punir selon les circonstances.

 

AUTORITÉ Certains parents menacent continûment de punir leurs enfants sans jamais les punir. Que peuvent donc comprendre ces pauvres petits ?

 

À se plaindre toujours, certains d'entre nous arrivent à se persuader eux-mêmes qu'ils sont à plaindre.

 

UNE NOBLE ATTITUDE - À sourire toujours, quelques-uns d'entre nous laissent croire aux autres que tout leur sourit.

 

Désenchantement - On confond gentillesse avec faiblesse et mièvrerie. L'agressivité est tellement plus à la mode !

 

Quand, amer et désabusé, on commence à ressasser son passé, c'est qu'on renonce à l'espoir du moindre plaisir qui pourrait advenir.

 

Je suis glacée d'effroi quand je pense à l'excision que subissent les petites filles et les femmes. Le couteau, l'acide... quelle horreur !

 

Les tortures ont toujours existé ; on n'est pas près de leur tordre le cou. Que peut-on donc espérer de l'homme ?

 

L'ANXIEUX : "Qu'est-ce qui permet de dire à coup sûr que demain sera ?

 

Noble précepte : Fais ce que tu dois. - "À l'impossible nul n'est tenu", murmure le tartuf(f)e.

 

Ne remettons pas à demain les belles et bonnes choses que nous avons décidé de faire. Qui sait de quoi demain sera fait ?

 

Nous mesurons notre propre estime à celle que les autres nous portent, à moins d'être très orgueilleux, ou plus estimable qu'on croit.

 

On n'est jamais si bien aimé que par soi-même ; détesté aussi ; c'est selon.

 

On a faim, on mange, on grossit. On veut maigrir, on mange peu, on a grand faim, on grossit de plus belle. Le mince ne peut pas comprendre.

 

Les espoirs déçus méritent trop souvent de ne pas l'être. Qu'importe, vivons pleins d'espoirs nouveaux !

 

Qu'il est doux d'avoir le souvenir d'un amour heureux !

 

Nous avons quelque chose à dire qui nous tient vraiment à coeur ? Ne tardons pas, de peur qu'un AVC cruel nous surprenne et nous paralyse.

 

Il n'est pas un seul de mes moments de bonheur qui ne soit entaché de la tristesse de savoir que tôt ou tard il doit finir.

Pensée inspirée par Shakespeare

Shakespeare Sonnet 64 vers 14

This thought is as a death which cannot choose

But weep to have that which it fears to lose.

Cette pensée me met la mort dans l’âme, en la réduisant à pleurer d’avoir ce qu’elle craint tant de perdre. (Traduction de François-Victor Hugo)

 

Une personne à qui je rendais service m'a dit un jour : "On n'agit toujours que par intérêt." De quoi être blessée... et me méfier d'elle.

 

Quel ineffable plaisir, que celui de vouloir tout connaître de l'orthographe de la Langue Française. Une vie n'y suffit pas !

 

Nous voudrions le plus souvent que les autres soient autres qu'ils ne sont. L'inverse est aussi vrai. Faisons l'économie de la déception.

 

Bien peu catholique : Si je savais qu'il me faille mourir dans une heure, j'aurais si peur que je la perdrais inconsidérément en pensant que je vais mourir.

 

"LE TEMPS S'EN VA... LAS* ! - À peine hier a-t-il disparu que déjà demain, impatient, s'avance vers aujourd'hui.

 

*Le temps s'en va, le temps s'en va ma Dame,

Las ! le temps non, mais nous nous en allons...

Sonnet à Marie, Pierre de Ronsard

 

Si l'on coupait les mains de ceux qui coupent les mains, ils ne couperaient plus de mains.

 

Je n'ai croisé aujourd'hui dans ma rue que des billes de clowns. Encore heureux que je ne me sois pas croisée moi-même.

 

Comment peut-on jouir d'un instant de sérénité quand on sait qu'il est des milliards de gens qui souffrent à cet instant même ?

 

REFLET & ILLUSION - Trois jeunes oiseaux se sont écrasés sur ma fenêtre. Ils ont cru y voir le ciel. Vite, que je baisse les persiennes !

 

Pourquoi donc s'esquinter* à vouloir changer les autres alors qu'on a déjà mille preuves qu'ils ne changeront jamais.(*exquintare > sens propre: mettre en cinq)

 

Le misanthrope énamouré : "Ce n'est pas que je ne vous aime pas, mais je préfère rester avec moi-même."

 

On aime une fois. On voudrait aimer toujours. C'est l'amour qu'on aime.

 

1er juin- Un astéroïde nous frôle de près, de très près... et la vie continue !

 

Mes truismes ne sont pas loin d'être péripatéticiennement philosophiques, mais vous l'avez remarqué, je crois !

MAI 2013

Impromptu

Je vais bien retrouver

Dans quelque ancien cahier

D'un auteur ou d'un autre

La belle idée que vous dites conçue d'hier ;

Non, ce n'est pas la vôtre !

 

Avoir des rêves, c'est bien. Les réaliser, ce n'est pas toujours mieux.

 

Les femmes ne disent pas qu'elles sont des hommes ; elles se comptent pourtant parmi les 7 milliards d'hommes sur terre.

 

Nos amours passionnés sont des électrons libres. Nous n'avons aucun pouvoir sur eux.

 

Croire en sa bonne étoile, c'est aider le destin.

 

Nous parlons souvent trop et mal. Écouter nos propres paroles pourrait nous être insupportable. Malheureusement ce qui est dit est dit.

 

Il est bien regrettable que certains n'aient aucune idée de ce que signifie la politesse dans le dialogue, savoir écouter et laisser parler.

 

Toujours l'idée avant la chose, a écrit le moraliste Joseph Joubert, j'ajouterai : "Mais la chose donne bien des idées !"

 

24 Mai- C'est aujourd'hui mon anniversaire. Mon Dieu ! Je n'y crois pas !... Je ne peux pas vous dire mon âge ; j'aurais l'impression de mentir.

 

L'égalité entre les hommes ne se rencontre que dans la mort. Encore heureux que celle-ci ne se monnaye pas ! Quoique...

 

Ce que l'on conçoit mal s'énonce obscurément

Et les mots pour le dire achoppent bigrement.

 

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.  

Nicolas Boileau, L'art poétique (Chant I)

 

Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?—J'aime les sourires... les sourires qui passent... ici et là... les merveilleux sourires !

Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas...
là-bas... les merveilleux nuages !
 

Baudelaire, Le Spleen de Paris

 

20 mai- Rébellion Outre-Rhin : Les morts refusent de se décomposer. Trop de conservateurs. Pas assez d'insectes.

 

Nous nous efforçons péniblement de grappiller autour de nous quelques bribes, quelques miettes de la réalité si difficile à atteindre.

 

17 mai 2013 - 00:00h : 158 857 d'entre nous mourront aujourd'hui. Vous peut-être... ou moi. Qui a dit : "Qu'importe !" 

 

"L'ai-je bien descendu ?" dit le présomptueux, au bas de l'escalier qui le conduit en Enfer.*

L'ai-je bien descendu ?

Phrase devenue célèbre après qu'elle eut été prononcée par Cécile Sorel (1873-1966) s'adressant à Mistinguet lors de la Première de la revue "Vive Paris" (1933). Il s'agissait du grand escalier du Casino de Paris.

 

On témoigne de sa gratitude par amour sinon pour se libérer d'un fardeau.

 

Nous attendons toujours des autres qu'ils nous estiment et nous admirent. Qu'ils nous aiment importe peu le plus souvent.

 

Impromptu

Comme on est vaniteux,

Quand, les yeux dans les yeux

De gens très respectables,

On raconte des fables,

Comme on est vaniteux !

Comme on est pitoyable !

 

Comment faire comprendre aux sots qu'ils sont sots ? Autant parler à son bonnet.

 

Beaucoup ont perdu le sens du mot vertu, celui du mot vice aussi, l'un étant l'avers de l'autre.

 

Vous voulez faire et donner peu ? Promettez beaucoup ! Le temps fera le reste.

 

On s'accorde à penser qu'écrire est bien utile, que ce soit de droite à gauche, de gauche à droite ou en boustrophédon, de bas en haut, de haut en bas... Quoi d'autre?

 

J'enfonce une porte ouverte ? Même pas mal !

 

Tout est écrit. Cessons de plagier !

 

Impromptu

Dans un vieil elzévir j'ai relevé jadis

Une pensée si belle que j'en ai frémi.

Elle s'est envolée ; j'en suis toute marrie ;

Mais le frisson me reste et j'y rêve, endormie.

 

Votre amour-propre vous fait souffrir ? Cessez donc de l'astiquer !

 

L'orgueil est le pire des maux. Il dévaste tout en commençant par soi.

 

Je ne suis point jalouse ; bien au contraire, j'aime savoir que les autres ont ce que je n'ai pas.

 

La sagesse de Victor (4 ans) : "Je dis des secrets à Maxime (10 mois). Il ne peut pas les répéter ; et quand il sera plus grand, il les aura oubliés."

 

Cartésien, il a dit : "J'ai rêvé que j''existais pas, mais je l'ai pas cru, tu sais, si je rêve, c'est que j'existe.

 

Le tweet, carcan bien fait pour endiguer les diarrhées verbales.

 

Le tweet est au discours ce que le haïku est au poème, idéal pour lecteurs pressés.

 

Mon petit jardin serait un paradis pour les oiseaux si les pinsons ne jouaient pas les fiers-à-bras avec les belles mésanges bleues.

 

 Retour au début de l'article

Pour lire la suite > Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 09:12

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Eh oui, j'aime l'esperluette.

Son graphisme me ravit, son élégance en forme de gitane qui danse le flamenco, ou son air de petit bonhomme ventru qui tente un jeté battu, ou bien encore son allure de 8 ailé prêt à prendre son envol.

Elle s'enlace et s'entrelace, lascive, comme amoureuse d'elle-même.

Ne la voit-on pas parfois même en hamac, peut-être fatiguée qu'elle est de trop coordonner ?

 >> Images correspondant à esperluette

Elle ressemble à ET dont elle est issue, ou bien elle n'y ressemble guère, c'est selon.

Elle étonne par sa diversité & l'imagination débridée des imprimeurs qui ont varié sa plastique à l'envi.

 

Il arrive qu'elle se prenne presque pour un G ; elle orne les objets ; on la capture dans des marques ; elle se laisse phagocyter par des oeuvres d'art ; en un mot, elle fait n'importe quoi.

En tant que 27e lettre* de l'alphabet, elle se livre à des écarts auxquels ne se risquerait aucune de ses compagnes ; encore que le Q, le K & d'autres encore ne soient pas toujours aussi policés qu'on pense.

*C'est ainsi qu'on l'appelait jusqu'au XIXe siècle.

 

Oui, j'aime l'esperluette.

Ma main s'égaie à la dessiner telle une arabesque folle que je voudrais laisser partout.

Dirai-je que je lis, avec délectation, & pour la rencontrer, les vieux textes où les auteurs la parsemaient ici & là pour les enjoliver ? - Peut-être.

 

Je ne vous dévoilerai presque rien de sa naissance ni de son évolution au fil des siècles : je ne perdrai pas mon temps à cela alors que votre curiosité peut vous amener si facilement à des sites qui vous raconteront tout à son sujet ! Mais ce que je vous dirai, c'est que j'aime l'esperluette presque tout autant d'ailleurs que la clé de sol qui est longue, belle & aussi élégante que ma préférée : l'esperluette.

 

 & & & & & & & & & & & & & &

 

À propos d'autres lettres :

Le nom & le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, un ache - l's, le s, une esse

Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ?

Que les consonnes sonnent !

L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus

& J'aime bien le point-virgule

 

& & & & & & & & & & & & & &

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 17:28

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Les habits neufs de l'empereur 

d'après Hans Christian Andersen (1805-1875)

Traduit par David Soldi

 

Voir le texte sur Wikisource La Bibliothèque libre  

> Les Habits neufs du Grand-Duc

 

J'ai adapté le texte pour des enfants de 4 ou 5 ans et plus.

Mamiehiou

 

LES HABITS NEUFS DE L'EMPEREUR

Il y avait autrefois un grand-duc qui aimait tant les habits neufs, qu’il dépensait tout son argent à sa toilette. Lorsqu’il passait ses soldats en revue, lorsqu’il allait au spectacle ou à la promenade, il n’avait d’autre but que de montrer ses habits neufs. À chaque heure de la journée, il changeait de vêtements.

La capitale était une ville bien gaie, grâce à la quantité d’étrangers qui passaient ; mais un jour il y vint aussi deux fripons, deux mauvais garçons qui dirent qu'ils étaient des tisserands capables de fabriquer la plus magnifique étoffe du monde. Non seulement les couleurs et le dessin étaient extraordinairement beaux, mais les vêtements confectionnés avec cette étoffe possédaient une qualité merveilleuse : ils devenaient invisibles pour les gens stupides, et ceux qui faisaient très mal leur travail.

« Il me faut absolument ces habits, dit l'empereur. Quand je les porterai, je saurai tout de suite qui est intelligent et qui est idiot. »

Puis il donna aux deux fripons une forte somme d'argent pour qu'ils commencent à tisser l'étoffe merveilleuse.

C'est ce qu'ils firent. Et ils commencèrent à faire semblant de tisser avec des bobines vides. Ils demandaient parfois de la soie précieuse et de l'or qu'ils mettaient aussitôt dans un sac pour les voler.

Tous les habitants de la ville étaient impatients de voir cette étoffe extraordinaire.

Comme l'empereur avait hâte de savoir comme était l'étoffe, il décida d'envoyer son vieux ministre qui lui dirait fidèlement ce qu'il en pensait.

Quand l'honnête vieux ministre arriva dans la salle où travaillaient les deux fripons, il ne vit pas l'étoffe. Le métier à tisser était vide.

« Mon Dieu, dit-il, il faut que je sois bien stupide pour ne pas voir l'étoffe merveilleuse. Je ne pourrai jamais avouer qu'elle est invisible pour moi. Que penseraient les gens ? »

— Eh bien ! qu’en dites-vous ? dit l’un des tisserands.

— C’est charmant, c’est tout à fait charmant ! répondit le ministre en mettant ses lunettes. Ce dessin et ces couleurs.... oui, je dirai à l'empereur qu'elle est très belle.

Et les faux tisserands lui donnèrent des explications sur l'étoffe.

Le vieux ministre alla dire à l'empereur que l'étoffe était admirable.

Toute la ville parla de cette étoffe extraordinaire.

L'empereur était impatient de pouvoir l'admirer et alla la voir, mais le métier était vide et il ne vit rien du tout.

« Qu’est-ce donc ? pensa l'empereur, je ne vois rien. C’est terrible. Est-ce que je ne serais qu’un imbécile, un niais ? Est-ce que je serais incapable de gouverner ? Jamais rien ne pouvait m’arriver de plus malheureux. »

Puis tout à coup il s’écria : « C’est magnifique !  » Et tous les gens de la Cour qui étaient venus avec lui s'écrièrent aussi : « C'est magnifique ! »

Les deux fripons reçurent des décorations pour leur travail.

Alors ils passèrent la nuit à faire semblant de coudre l'habit de l'empereur à la clarté de seize bougies.

Et le matin, l'habit était prêt.

L'empereur, suivi de ses aides de camp, alla l’examiner, et les filous, levant un bras en l’air comme s’ils tenaient quelque chose, dirent :

« Voici le pantalon, voici l’habit, voici le manteau. C’est léger comme de la toile d’araignée. »

L'empereur se déshabilla devant une grande glace pour revêtir son nouvel habit.

« Grand Dieu ! Comme cela vous va bien ! quelle coupe élégante ! s’écrièrent tous les courtisans. Quel dessin ! quelles couleurs ! quel précieux costume ! »

Les chambellans, qui devaient porter la queue de l'habit, firent semblant de ramasser quelque chose par terre ; puis ils élevèrent les mains comme s'ils la portaient.

Et tous s'en allèrent pour la procession devant la foule assemblée.

On entendait des cris d'admiration :

 « Quel superbe costume ! Comme la queue en est gracieuse ! Comme la coupe en est parfaite ! » Personne ne disait qu'on ne voyait rien.

« Mais il me semble qu’il n’a pas du tout d’habit, observa un petit enfant. L'empereur est tout nu !  »

Et bientôt on chuchota dans la foule en répétant les paroles de l’enfant.

« Il y a un petit enfant qui dit que l'empereur n’a pas d’habit du tout !

— Il n’a pas du tout d’habit ! » s’écria enfin tout le peuple.

L'empereur en fut très malheureux, car il lui semblait qu’ils avaient raison. Pourtant il décida de continuer.

« Quoi qu’il en soit, il faut que je reste jusqu’à la fin ! »

Puis, il se redressa plus fièrement encore, et les chambellans continuèrent à porter avec respect la queue qui n’existait pas.

 

Quand vous aurez fini de lire le conte à votre enfant, vous pourrez lui poser des questions.

Laisser l'enfant dire ce qu'il pense sans vouloir absolument le corriger.

 

Exemples :

As-tu aimé ce conte ?

Tu peux me dire ce qui t'a plu dans ce conte ?

Que peux-tu dire sur l'empereur ?

Était-il très intelligent ?

Pourquoi a-t-il accepté d'avoir l'habit merveilleux, à ton avis ?

Qu'est-ce que c'est que des fripons ?

Pourquoi font-ils croire à l'empereur qu'ils savent faire une étoffe invisible aux niais, aux idiots ?

Pourquoi la foule dit-elle que l'habit est magnifique ?

Que peux-tu dire sur l'attitude de l'empereur à la fin de l'histoire ? Comment se comporte-t-il ?

Pourquoi ne va-t-il pas se cacher de honte de se savoir tout nu d'après toi ?

 

 AUTOUR DE L'ENFANT

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:02

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Le non-respect de l'accord des participes ne me paraît pas

de nature à compromettre la pureté [...] ni la beauté [...] du français.

Claude Hagège, linguiste.

 

Règles de l'accord des participes passés

Vous ne savez pas s'il faut ou non faire l'accord d'un participe passé. Quelles questions vous posez-vous ?

 

L'accord des participes passés - QUIZ 26 – Texte à trous "Prunille et Théo, un couple bien ordinaire"

 

Qu'est-ce qu'un verbe pronominal réfléchi, réciproque, subjectif... ? + QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux

 

Participes passés invariables : ils se sont succédé, parlé, souri, menti, nui, plu déplu, complu, ri, fait mal/tort/justice - rendu compte, donné rendez-vous - ils se sont fait/laissé mordre...

 

L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

 

Les différentes constructions des verbes assurer et persuader et l'accord de leur participe passé

 

Note

On peut penser que les règles de l'accord des participes passés font que la langue française est une langue difficile ; mais toutes proportions gardées, il est bien pardonnable de faire une faute d'accord : tout le monde se laisse prendre un jour où l'autre. En revanche, ce qui est grave, c'est qu'on utilise de plus en plus des anglicismes qui envahissent notre belle langue ; "l'américanisation galopante du vocabulaire", c'est ainsi que l'appelle le linguiste Claude Hagège qui travaille à la défense de la Langue Française.

Je ne suis pas la seule à m'affliger de ce massacre.

Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?

Des anglicismes à traduire

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 12:35

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Je voulus prendre quelque collation avant de partir à la quête de mon amie, histoire de me donner des forces. Mais les rares breuvages que je trouvai chez Marie Cratère me parurent pires que l'émétique, si forte était leur saveur vireuse. Je me désaltérerais en chemin à l'eau claire d'un ru que je connaissais, me dis-je.

Combien de lieues me faudrait-il marcher pour retrouver ma chère Sissi ? Nul n'aurait su le dire.

Prétatou serait de la partie et me seconderait dans mes recherches improbables. Son flair lui permettrait peut-être de humer une trace vaporeuse. Je n'aurais alors qu'à lui emboîter le pas. Mais je craignais qu'il refusât tout net de m'aider dans cette entreprise car j'avais cru deviner quelque jalousie lorsque je lui avais parlé avec enthousiasme de l'amitié qui me liait à ma laie.

« Drôle d'amitié, » avait-il susurré entre ses crocs. « est-il donc raisonnable de nourrir un quelconque sentiment pour la gent marcassine, tout juste bonne à fouir autour des troncs jusqu'à déraciner les chênes ? Encore que, » ajouta-t-il en se reprenant, « je dévorerais bien volontiers quelque jambon de laie et ne ferais qu'une bouchée de ses petits, tels que tu me les as décrits ; gras et croquants à souhait ! »

Et il se pourlécha.

« Ingrat, » murmurai-je à mon tour. « je t'aurais sauvé d'une vie errante, sans maîtresse à aimer, et voilà ton merci ! Crois-tu que je t'appartienne tout entière et que je ne puisse avoir d'affection pour nul autre que toi ? »

S'il eût vitupéré encore contre le choix des amis que je me faisais, il se serait vu remettre à sa place, la place qu'il n'aurait jamais dû quitter. Il en est des chiens comme des enfants : quand on leur montre trop d'indulgence, le laxisme n'est pas loin ; et ils se croient vite tout permis. Non que je voulusse lui retirer l'attachement que je lui portais —- entendons-nous bien — mais il était temps de clarifier les choses en rappelant la hiérarchie qui nous liait.

Après quelques grognements de désapprobation — il n'aurait jamais eu l'audace d'aboyer pour protester — je lui donnai une tendre caresse qui vint illico à clore notre brouillerie passagère.

Nous nous mîmes en route en direction de la bauge de Baucent, le compère de Sissi, qui m'avait maintes fois dévisager de son œil torve ; peut-être aurait-il des nouvelles de sa vieille compagne, bien que je doutasse fort qu'ils fussent encore ensemble ; mais j'étais bien décidée à ne pas me vexer des manières blessantes dont il me traiterait, n'ayant qu'un seul but, celui que je m'étais fixé.

Je ne trouvai aucun sentier praticable ; ma lente progression à travers les fougères géantes et les broussailles épineuses m'arrachait parfois des gémissements ; mes jambes et mes bras se zébraient de longues estafilades où perlaient des gouttes de sang ; ma robe fut bientôt en lambeaux . Eh ! Que m'importe ! pensai-je ; et cependant, pour rien au monde je n'aurais rebroussé chemin — tu connais, cher lecteur, l'entêtement dont je suis capable pour arriver à mes fins, quelles qu'elles soient.

Prétatou n'osait piper de peur d'être semoncé et de raviver une querelle qui n'avait pas fait long feu°. Bien qu'il n'y eût pas le moindre souffle de brise pour lui apporter les effluves âcres et fauves d'une laie vagabonde, il étirait le cou et semblait renifler consciencieusement les senteurs du sous-bois. Mais rien ne trahissait la présence proche ou lointaine de Sissi. Je m'aventurai à crier son nom qui ne revint pas en écho, si épaisse était la végétation alentour. Prétatou aurait bien voulu, lui aussi, donner de la voix ; je l'intimai de n'en rien faire de peur d'effrayer les oiseaux et d'autres bêtes craintives. Il grommela quelque chose sur ma délicatesse.

Après une couple d'heures, nous arrivâmes, fourbus, dans une clairière où perçait la lumière en longs rayons tremblotants. C'est à ce moment même que retentit le grognement assourdissant de l'hôte royal de ces bois, celui que nous avions rencontré naguère — t'en souvient-il lecteur attentif ? — j'ai nommé messire Ours, lequel nous avait fait si forte impression*. 

........................................

*messire Ours dont nous avons fait la connaissance dans : > 150 Délires ursins

 

NOTES

je voulus prendre quelque collation

une collation

 

avant de partir à la quête de mon amie

à la quête de quelqu'un ou de quelque chose (emploi rare)

(partir, aller, être, se mettre) en quête de quelqu'un ou de quelque chose

 

Le récit est au passé simple : je voulus (verbe du 3e groupe), je trouvai (1er groupe, tu trouvas...)

Il s'ensuit qu'on a un futur du passé et pas un futur dans : je me désaltérerais à l'eau claire d'un ru

désaltérerais : conditionnel présent à valeur de futur du passé.

> Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur du passé, e futur antérieur du passé - Le futur hypothétique, le futur antérieur hypothétique - Exercice d'application

 

histoire de me donner des forces

histoire de, locution prépositive introduisant un complément de but

> afin de

Variante : histoire que je me donne des forces

histoire que, locution conjonctive suivie du subjonctif > afin que

 

les breuvages ... me parurent pires que l'émétique, si forte était leur saveur vireuse.

émétique, substance vomitive.

vireux, euse

Cf. Littré : Qui est doué de qualités malfaisantes, en parlant de substances végétales. Un mémoire sur la manière de séparer de l'opium sa partie vireuse. [Condorcet, Bucquet.]

Odeur vireuse, odeur qui ressemble à celle de l'opium, de la chicorée ou de la laitue vireuse. Son odeur puante et vireuse [de la ciguë] ne vous la laissera pas confondre avec le persil ni avec le cerfeuil, qui tous deux ont des odeurs agréables. [Rousseau, Lett. élém. sur la botan.]

 

L'eau claire d'un ru

un ru (vieilli ou régional) un ruisselet, un petit ruisseau

 

Mais je craignais qu'il refusât tout net de m'aider

refusât : subjonctif imparfait

emploi du subjonctif après un verbe exprimant la crainte.

> Valeurs et emplois du subjonctif

 

« Drôle d'amitié, » avait-il susurré entre ses crocs

susurrer, murmurer, chuchoter – le S n'est pas doublé entre les 2 U

> Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

 

la gent marcassine, le peuple des sangliers, laies et marcassins.

> La gent, les gens, gentil, gentillesse, Gente Dame, un gentilhomme,, un gentleman, l'entregent, un Gentil, la gentilité

 

la laie, la femelle du sanglier.

« Voyez-vous à nos pieds fouir incessamment

Cette maudite laie et creuser une mine ?

C'est pour déraciner le chêne assurément. »

[La Fontaine, Fables, L' Aigle la Laie et la Chatte]

 

ses petits, tels que tu me les as décrits 

décrits, participe passé, s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui LES qui remplace SES PETITS

> Règles de l'accord des participes passés

 

Et il se pourlécha OU il se pourlécha les babines

 

Crois-tu que je t'appartienne tout entière

tout, ici, est adverbe > Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe variable dans certains cas et substantif

 

S'il eût vitupéré encore contre le choix des amis que je me faisais, il se serait vu remettre à sa place

s'il eût vitupéré : subjonctif plus-que-parfait dans la proposition conditionnelle introduite par SI (langue soignée) > s'il avait vitupéré, indicatif plus-que-parfait

Vitupérer contre quelqu'un ou quelque chose (emploi vieilli ou littéraire) pester contre

 Cf. Littré : vt La syllabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je vitupère, excepté au futur et au conditionnel : je vitupérerai, je vitupérerais) Terme vieilli Blâmer. Vitupérer n'est plus un mot de la langue. Acad. observ. sur Vaugel. p. 407, dans POUGENS]

 

la place qu'il n'aurait jamais dû quitter

dû est ici le participe passé de devoir. Il varie en genre et en nombre : dû, due, dus, dues

> Ne pas confondre : du dû dus dut, due, dues, et dût

 

Non que je voulusse lui retirer l'attachement que je lui portais... mais...

Non que, pas que, ce n'est pas que, locutions conjonctives suivies du subjonctif > Non que, non pas que, non moins que, non plus que, non point que

 

clore, verbe défectif

> Que dit-on ? clore ou clôturer

CLORE Cf. Littré : Usité seulement dans les formes suivantes : je clos, tu clos, il clôt ; je clorai ; je clorais ; clos ; que je close ; clos, close. REMARQUE

Des grammairiens se sont plaints qu'on laissât sans raison tomber en désuétude plusieurs formes du verbe clore. Pourquoi en effet ne dirait-on pas : nous closons, vous closez ; l'imparfait, je closais ; le prétérit défini, je closis, et l'imparfait du subjonctif, je closisse ? Ces formes n'ont rien de rude ni d'étrange, et il serait bon que l'usage ne les abandonnât pas.

 

Il n'osait piper de peur d'être semoncé

il ne pipait mot (il ne parlait pas) de peur d'être réprimandé, grondé.

Familier - Ne pas piper, ne rien dire, ne pas riposter.

une semonce, une réprimande.

 

de peur de raviver une querelle qui n'avait pas fait long feu

Ne pas faire long feu. Ne pas durer longtemps

Faire long feu°, ne pas aboutir, manquer son but

 

les effluves âcres et fauves d'une laie vagabonde

singulier : un effluve

âcre, qui irrite le goût et l'odorat

une odeur fauve, semblable à celle des fauves

 

Eh ! Que m'importe ! pensai-je

Je ne dois rougir en quelque lieu que ce soit d'être mis dans l'état que j'ai choisi : mon extérieur est simple et négligé mais non crasseux ni malpropre ; la barbe ne l'est point en elle-même puisque c'est la nature qui nous la donne, et que, selon les temps et les modes, elle est quelquefois un ornement. On me trouvera ridicule, impertinent. Eh ! Que m'importe ! Je dois savoir endurer le ridicule et le blâme, pourvu qu'ils ne soient pas mérités. Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions

 

> Qu'importe (OU qu'importent) mes démons, si tu as ma tendresse !

 

une couple d'heures, deux heures environ – une couple de boeufs, de chiens

> Ne pas confondre : un couple, une couple

 

<< 168 Délires autour de mes amitiés tôt envolées ; "je crois le vent les m'a ôtées"

>> 170 Délires sur une rencontre imprévue, si ce n'est qu'elle était inespérable

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 16:45

 

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Phrases exclamatives : Qu'importe ! Peu importe !

 

Qu'importe ou qu'importent suivis d'un pluriel.

Qu'importent vos gémissements, ils ne changeront pas le cours des choses.

OU

Qu'importe vos gémissements...

 

Peu importe ou peu importent suivis d'un pluriel.

Peu importent vos jérémiades , je ne les entends même plus.

OU

Peu importe vos jérémiades...

 

Par euphonie, on peut préférer mettre le pluriel dans certains cas.

Peu importeront vos choix, ils ne vous conduiront à rien de bon.

OU

Peu importe vos choix, ils ne vous conduiront à rien de bon.

 

Voir aussi > Propositions conditionnelles commençant par : n'était, n'étaient, n'eût été, n'eussent été

 

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Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse

Alfred de Musset

La coupe et les lèvres

 

L’amour est tout, — l’amour, et la vie au soleil.
Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ?
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ?
Faites-vous de ce monde un songe sans réveil.
[extrait]

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 15:09

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> AUTRES DICTÉES 

> Orthographe grammaire pour les hésitants

 

Texte de « Dictée » en vue d'une autocorrection

Sommaire de l'article

1 Le texte avec des fautes qu'il vous faut corriger

ou vous pouvez choisir :

2 Le texte avec les fautes non corrigées en rouge pour que vous les repériez plus facilement

3 Le texte avec les fautes corrigées suivies des explications nécessaires que vous trouverez dans l'article :

>> Correction du texte d'Anatole France qui sert de dictée

 

4 La suite de l'histoire

Suggestions : Si vous trouvez le texte trop long, vous pouvez travailler sur des parties courtes (J'ai découpé le texte en 15 parties dans la correction)

Pour plus de confort, vous pouvez télécharger ou imprimer le texte.

 

1 Texte avec des fautes qu'il vous faut corriger 

 

Suzanne ne c’était pas encore mis a la recherche du beau. Elle si mit à trois mois et vingts jours avec beaucoup d’ardeur.

S’était dans la salle à manger. Elle a, cette salle, un faux air d’anciennetée a cause des plats de faience, des bouteilles de grès, des buires d’étain et des fioles de verre de Venise qui charge les dressoir. C’est la maman de Suzanne qui a arrangée tout cela en parisienne entiché de bibelot.

Suzanne, au milieux de ses vieilleries, parait plus fraiche dans sa robe blanche brodée, et l’on se dit, en la voyant la :

« C’est, en vérité, une petite créature toute neuve ! » Elle est indifférente à cette vaiselle d’aieux, aux vieux portraits noirs et aux grands plats de cuivres pendus aux murs. Je compte bien que, plus tard, toutes ces antiquités lui donnerons des idées fantastiques et ferons germer dans sa tête des rêves bizares, absurdes et charmants. Elle aura ses visions. Elle y excercera, si son esprit si prête, cette jolie imagination de détail et de style qui embellie la vie. Je lui conterais des histoires incensées qui ne serons pas beaucoup plus fausses que les autres, mais qui serons beaucoup plus belle ; elle en deviendra folle. Je souhaite à tous ceux que j’aime un petit grain de folie. Cela rend le cœur gay. En attendant, Suzanne ne sourit même pas au petit Baccus assis sur son tonneaux. On est sérieux, à trois mois et vingt jours.

Or, c’était un matin, un matin d’un gris tendre. Des liserons emmellés à la vigne vierge encadrait la fenêtre de leurs étoiles diversement nuancée. Nous avions finis de déjeûner, ma femme et moi, et nous causions comme des gens qui n’on rien à dire. C’étaient une de ces heures ou le temps coule comme un fleuve tranquile. Il semble qu’on le voit couler et que chaque mot qu’on dit soit un petit cailloux qu’on y jette. Je crois bien que nous parlions de la couleur des yeux de Suzanne. C’est un sujet innépuisable.

« Ils sont d’un bleu d’ardoise.

Ils ont un ton de vieille or et de soupe à l’onion.

Ils ont des reflets verts.

Tout celà est vrai ; ils sont miraculeux. » En ce moment Suzanne entra ; ils était, pour cette fois, de la couleur du tant, qui était d’un si joli gris. Elle entra dans les bras de sa bonne. L’éléganse mondène voudrait que se fut dans les bras de sa nourrisse. Mais Suzanne fait comme l’agneau de La Fontaine et comme tout les agneau : elle tête sa mère. Je sais bien quand pareil cas et dans cette excès de rusticité, on doit sauvé au moins les apparenses et avoir une nourrisse sèche. Une nourrisse sèche à des grosses épingle et des ruban à son bonnet comme une autre nourrisse ; il ne lui manque que du lait.

Le lait, cela regarde seullement l’enfant, tandis que tout le monde voit les rubans et les épingles. Quant une mère a la faiblesse de nourir, elle prends, pour cacher sa honte, une nourrisse sèche.

Mais la maman de Suzanne est une étourdie qui n’a pas songer à ce belle usage.

La bonne de Suzanne est une petite paysane qui vient de son village, ou elle a élever sept ou huit petits frères, et qui chantent du matin au soir des chansons Lorraines. On lui accorda une journée pour voir Paris ; elle revint enchanté : elle avait vus de beaux radis. Le reste ne lui semblait point lait, mais les radis l’émerveillait : elle en écrivis au pays. Cette simplicité l'a rend parfaite avec Suzanne, qui, de son coté, ne semble remarqué dans la nature entière que les lampes et les caraffes.

Quand Suzanne parue, la salle à manger devint très gay.

On rit à Suzanne ; Suzanne nous rit : il y a toujour moyen de s’entendre quand on s’aime. La maman tendit ces bras souples, sur lesquel la manche du peinoir coulait dans l’abandon d’un matin d’été. Alors Suzanne tendit ses petits bras de marrionette qui ne pliait pas dans leur manche de piqué. Elle écartait les doigt, en sorte qu’on voyait cinq petits rayons roses aux bouts des manches. Sa mère, éblouit, la prit sur ces genoux, et nous étions tous trois parfaitement heureux ; ce qui tient peut-être à se que nous ne pensions à rien. Cette état ne pouvait durer. Suzanne, pencher vers la table, ouvrit les yeux temps et si bien, qu’ils devinrent tout rond, et secoua ses petits bras comme si ils eussent été en bois, ainsi qu’ils en avait l’air. Il y avait de la surprise et de l’admiration dans son regard. Sur la stupiditée touchante et vénérable de son petit visage, on voyait ce glisser je ne sais quoi de spirituel. Elle poussa un cri d’oiseaux blessé.

« C’est peut-être une épingle qui l’a piqué », pensa sa mère, fort attaché, par bonheur, aux réalités de la vie.

Ces épingles anglaises se défont sans qu’on s’en aperçoit et Suzanne en a huit sur elle !

Non, se n’était pas une épingle qui l'a piquait. C’était l’amour du beau.

« L’amour du beau à trois mois et vingts jours ?

Juger plutôt : coulée à demi hors des bras de sa mère, elle agitait les points sur la table et, s’aidant de l’épaule et du genoux, souflant, toussant, bavant, elle parvint à embrasser une assiette. Un vieille ouvrier rustic de Strasbourg (se devait être un homme simple ; la paie soit à ses os ! ) avait peind sur cette assiette un coq rouge. » Suzanne voulut prendre se coq ; se n’était pas pour le mangé, c’était donc parcequ’elle le trouvait beau. Sa mère, a qui je fis ce simple résonnement, me répondis :

« Que tu est bête ! si Suzanne avait put saisir ce coq, elle l’aurait mit tout de suite à sa bouche au lieu de le contemplé. vraiment, les gens d’esprit n’ont pas le sens commun !

Elle n’y eut point manqué, répondis-je ; mais quesque cela prouve, si non que ses facultés diverses et déjà nombreuses ont pour principal organe la bouche ?

Elle a exercer sa bouche avant d’exercer ses yeux, et elle a bien fait ! Maintenant sa bouche exercer, délicate et sensible, est le meilleur moyen de connaisance qu’elle est encore à son service. Elle a raison de l’employer. Je vous dis que votre fille est la sagesse même. Oui, elle aurait mis le coq dans sa bouche ; mais elle lit aurait mis comme une belle chose et non comme une chose nourissante. Noter que cette habitude, qui existe en faite chez les petits enfants, reste en figure dans la langue des hommes. Nous disons gouter un poême, un tableaux, un opéra. » Pendant que j’exprimais ces idées insoutenables que le monde philosophique accepterait toute fois, si elles étaient émises dans un language innintelligible, Suzanne frappait l’assiette avec ses points, la grattait de l’ongle, lui parlait (et dans quel joli babile mystérieux ! ) puis la retournait avec de grandes secousses.

Elle ni mettait pas beaucoup d’addresse ; non ! et ses mouvements manquaient d’exactitudes. Mais un mouvement, si simple qu’il paraisse, est très difficile à faire quant il n’est pas habituel. Et quelles habitudes voulez-vous qu’on est à trois mois et vingts jours ? Songer a se qu’il faut gouverner de nerfs, d’os et de muscles pour seulement lever le petit doigt. Conduire tous les fils des marrionnettes de M. Thomas Holden n’est, en comparaison, qu’une bagatelle. Darwin, qui est un observateur sagace, s’émerveillait de se que les petits enfants pussent rire et pleurer. Il écrivit un gros volume pour expliquer comment ils si prenaient.

Nous sommes sans pitié, « nous autre savants », comme dit M. Zola.

Mais je ne suis pas, heureusement, un aussi grand savant que M. Zola. Je suis superfitiel. Je ne fais pas des expériences sur Suzanne, et je me contente de l’observer, quand je puis le faire sans la contrarier.

Elle grattait son coq et devenait perplexe, ne consevant pas qu’une chose visible fut insaisissable. Cela passait son intelligence, que d’ailleur tout passe. C’est même celà qui rend Suzanne admirable. Les petits enfants vivent dans un perpétuelle miracle ; tout leurs est prodige ; voilà pourquoi il y a une poésie dans leur regard. Prêts de nous, ils habite d’autres régions que nous. L’inconnu, le divin inconnu les enveloppent.

« Petite bête ! dit sa maman.

Chère amie, votre fille est ignorante, mais raisonnable. Quand on voit une belle chose, on veut la posséder.

C’est un penchand naturel, que les loies ont prévues. Les Bohémiens de Béranger, qui disent que voir, c’est avoir, sont des sages d’une espèce fort rare. Si tout les hommes pensaient comme eux, il n’y aurait pas de civilisation et nous vivrions nus et sans arts comme les habitants de la Terre de Feu. vous n’êtes point de leur sentiment ; vous aimez les vieilles tapisseries ou l’on voit des ciguognes sous des arbres et vous en couvrer tous les murs de la maison.

Je ne vous le reproche pas, loin de là. Mais comprenez donc Suzanne et son coq.

Je la comprend, elle est comme petit Pierre, qui demanda la lune dans un seaux d’eau. On ne la lui donna pas. Mais, mon ami, n’allez pas dire qu’elle prend un coq peind pour un coq véritable, puisqu’elle en a jamais vu.

Non ; mais elle prend une illusion pour une réalité. Et les artistes sont bien un peu responsable de sa méprise.

voila bien longtemps qu’il cherche à imiter, par des lignes et des couleurs, la forme des choses. Depuis combien de millier d’années est mort ce brave homme des cavernes qui grava d’après nature un mamouth sur une lame d’ivoir ! La belle merveille qu’après tant et de si longs efforts dans les arts d’imitation il soit parvenu à séduire une petite créature de trois mois et vingts jours ! Les apparances ! Qui ne séduise-t-elle pas ? La science elle même, dont on nous assomme, vat-elle au-dela de se qui semble ? Quesque M. le professeur Robin trouve au fonds de son microscope ? Des apparances et rien que des apparances. « Nous sommes vainement agité par des mensonges », a dit Euripide… » Je parlais ainsi et, me préparant à commenter le vers d’Euripide, j’y aurai sans doutes trouvé des significations profondes auquel le fils de la marchande d’herbes n’avait jamais pensé. Mais le milieu devenait tout à fait inpropre au spéculation philosophique ; car, ne pouvant parvenir a détacher le coq de l’assiette, Suzanne se jetta dans une colère qui l'a rendi rouge comme une pivoine, lui élargi le nez à la fasson des Cafres, lui remonta les joues dans les yeux et les sourcils jusque au sommet du front. Ce front, tout à coup rougi, bouleversé, travaillé de bosses, de cavités, de sillons contraires, resemblait à un sol volcannique. Sa bouche se fendit jusque aux oreilles et il en sortit, entre les gencives, des hurlements barbares. […]

8888888888888888888888888888888888888

2 Le même texte avec les fautes (en rouge) 

au cas où vous ne les auriez pas repérées

Le texte est divisé en 15 paragraphes

1 Suzanne ne c’était pas encore mis a la recherche du beau. Elle si mit à trois mois et vingts jours avec beaucoup d’ardeur.

S’était dans la salle à manger. Elle a, cette salle, un faux air d’anciennetée a cause des plats de faience, des bouteilles de grès, des buires d’étain et des fioles de verre de Venise qui charge les dressoir. C’est la maman de Suzanne qui a arrangée tout cela en parisienne entiché de bibelot.

 Suzanne, au milieux de ses vieilleries, parait plus fraiche dans sa robe blanche brodée, et l’on se dit, en la voyant la :

2 « C’est, en vérité, une petite créature toute neuve ! » Elle est indifférente à cette vaiselle d’aieux, aux vieux portraits noirs et aux grands plats de cuivres pendus aux murs. Je compte bien que, plus tard, toutes ces antiquités lui donnerons des idées fantastiques et ferons germer dans sa tête des rêves bizares, absurdes et charmants. Elle aura ses visions. Elle y excercera, si son esprit si prête, cette jolie imagination de détail et de style qui embellie la vie. Je lui conterais des histoires incensées qui ne serons pas beaucoup plus fausses que les autres, mais qui serons beaucoup plus belle ; elle en deviendra folle. Je souhaite à tous ceux que j’aime un petit grain de folie. Cela rend le cœur gay.

3 En attendant, Suzanne ne sourit même pas au petit Baccus assis sur son tonneaux. On est sérieux, à trois mois et vingt jours.

Or, c’était un matin, un matin d’un gris tendre. Des liserons emmellés à la vigne vierge encadrait la fenêtre de leurs étoiles diversement nuancée. Nous avions finis de déjeûner, ma femme et moi, et nous causions comme des gens qui n’on rien à dire. C’étaient une de ces heures ou le temps coule comme un fleuve tranquile. Il semble qu’on le voit couler et que chaque mot qu’on dit soit un petit cailloux qu’on y jette. Je crois bien que nous parlions de la couleur des yeux de Suzanne. C’est un sujet innépuisable.

4 « Ils sont d’un bleu d’ardoise.

Ils ont un ton de vieille or et de soupe à l’onion.

Ils ont des reflets verts.

Tout celà est vrai ; ils sont miraculeux. » En ce moment Suzanne entra ; ils était, pour cette fois, de la couleur du tant, qui était d’un si joli gris. Elle entra dans les bras de sa bonne. L’éléganse mondène voudrait que se fut dans les bras de sa nourrisse. Mais Suzanne fait comme l’agneau de La Fontaine et comme tout les agneau : elle tête sa mère. Je sais bien quand pareil cas et dans cette excès de rusticité, on doit sauvé au moins les apparenses et avoir une nourrisse sèche. Une nourrisse sèche à des grosses épingle et des ruban à son bonnet comme une autre nourrisse ; il ne lui manque que du lait.

Le lait, cela regarde seullement l’enfant, tandis que tout le monde voit les rubans et les épingles. Quant une mère a la faiblesse de nourir, elle prends, pour cacher sa honte, une nourrisse sèche.

5 Mais la maman de Suzanne est une étourdie qui n’a pas songer à ce belle usage.

La bonne de Suzanne est une petite paysane qui vient de son village, ou elle a élever sept ou huit petits frères, et qui chantent du matin au soir des chansons Lorraines. On lui accorda une journée pour voir Paris ; elle revint enchanté : elle avait vus de beaux radis. Le reste ne lui semblait point lait, mais les radis l’émerveillait : elle en écrivis au pays. Cette simplicité l'a rend parfaite avec Suzanne, qui, de son coté, ne semble remarqué dans la nature entière que les lampes et les caraffes.

6 Quand Suzanne parue, la salle à manger devint très gay.

On rit à Suzanne ; Suzanne nous rit : il y a toujour moyen de s’entendre quand on s’aime. La maman tendit ces bras souples, sur lesquel la manche du peinoir coulait dans l’abandon d’un matin d’été. Alors Suzanne tendit ses petits bras de marrionette qui ne pliait pas dans leur manche de piqué. Elle écartait les doigt, en sorte qu’on voyait cinq petits rayons roses aux bouts des manches. Sa mère, éblouit, la prit sur ces genoux, et nous étions tous trois parfaitement heureux ; ce qui tient peut-être à se que nous ne pensions à rien.

7 Cette état ne pouvait durer. Suzanne, pencher vers la table, ouvrit les yeux temps et si bien, qu’ils devinrent tout rond, et secoua ses petits bras comme si ils eussent été en bois, ainsi qu’ils en avait l’air. Il y avait de la surprise et de l’admiration dans son regard. Sur la stupiditée touchante et vénérable de son petit visage, on voyait ce glisser je ne sais quoi de spirituel. Elle poussa un cri d’oiseaux blessé.

« C’est peut-être une épingle qui l’a piqué », pensa sa mère, fort attaché, par bonheur, aux réalités de la vie.

Ces épingles anglaises se défont sans qu’on s’en aperçoit et Suzanne en a huit sur elle !

Non, se n’était pas une épingle qui l'a piquait. C’était l’amour du beau.

« L’amour du beau à trois mois et vingts jours ?

Juger plutôt : coulée à demi hors des bras de sa mère, elle agitait les points sur la table et, s’aidant de l’épaule et du genoux, souflant, toussant, bavant, elle parvint à embrasser une assiette. Un vieille ouvrier rustic de Strasbourg (se devait être un homme simple ; la paie soit à ses os ! ) avait peind sur cette assiette un coq rouge. » Suzanne voulut prendre se coq ; se n’était pas pour le mangé, c’était donc parcequ’elle le trouvait beau.

9 Sa mère, a qui je fis ce simple résonnement, me répondis :

« Que tu est bête ! si Suzanne avait put saisir ce coq, elle l’aurait mit tout de suite à sa bouche au lieu de le contemplé. vraiment, les gens d’esprit n’ont pas le sens commun !

Elle n’y eut point manqué, répondis-je ; mais quesque cela prouve, si non que ses facultés diverses et déjà nombreuses ont pour principal organe la bouche ?

Elle a exercer sa bouche avant d’exercer ses yeux, et elle a bien fait ! Maintenant sa bouche exercer, délicate et sensible, est le meilleur moyen de connaisance qu’elle est encore à son service. Elle a raison de l’employer. Je vous dis que votre fille est la sagesse même. Oui, elle aurait mis le coq dans sa bouche ; mais elle lit aurait mis comme une belle chose et non comme une chose nourissante. Noter que cette habitude, qui existe en faite chez les petits enfants, reste en figure dans la langue des hommes. Nous disons gouter un poême, un tableaux, un opéra. » Pendant que j’exprimais ces idées insoutenables que le monde philosophique accepterait toute fois, si elles étaient émises dans un language innintelligible, Suzanne frappait l’assiette avec ses points, la grattait de l’ongle, lui parlait (et dans quel joli babile mystérieux ! ) puis la retournait avec de grandes secousses.

10 Elle ni mettait pas beaucoup d’addresse ; non ! et ses mouvements manquaient d’exactitudes. Mais un mouvement, si simple qu’il paraisse, est très difficile à faire quant il n’est pas habituel. Et quelles habitudes voulez-vous qu’on est à trois mois et vingts jours ? Songer a se qu’il faut gouverner de nerfs, d’os et de muscles pour seulement lever le petit doigt. Conduire tous les fils des marrionnettes de M. Thomas Holden n’est, en comparaison, qu’une bagatelle. Darwin, qui est un observateur sagace, s’émerveillait de se que les petits enfants pussent rire et pleurer. Il écrivit un gros volume pour expliquer comment ils si prenaient.

11 Nous sommes sans pitié, « nous autre savants », comme dit M. Zola.

Mais je ne suis pas, heureusement, un aussi grand savant que M. Zola. Je suis superfitiel. Je ne fais pas des expériences sur Suzanne, et je me contente de l’observer, quand je puis le faire sans la contrarier.

Elle grattait son coq et devenait perplexe, ne consevant pas qu’une chose visible fut insaisissable. Cela passait son intelligence, que d’ailleur tout passe. C’est même celà qui rend Suzanne admirable. Les petits enfants vivent dans un perpétuelle miracle ; tout leurs est prodige ; voilà pourquoi il y a une poésie dans leur regard. Prêts de nous, ils habite d’autres régions que nous. L’inconnu, le divin inconnu les enveloppent.

12 « Petite bête ! dit sa maman.

 — Chère amie, votre fille est ignorante, mais raisonnable. Quand on voit une belle chose, on veut la posséder.

C’est un penchand naturel, que les loies ont prévues. Les Bohémiens de Béranger, qui disent que voir, c’est avoir, sont des sages d’une espèce fort rare. Si tout les hommes pensaient comme eux, il n’y aurait pas de civilisation et nous vivrions nus et sans arts comme les habitants de la Terre de Feu. vous n’êtes point de leur sentiment ; vous aimez les vieilles tapisseries ou l’on voit des ciguognes sous des arbres et vous en couvrer tous les murs de la maison.

13 Je ne vous le reproche pas, loin de là. Mais comprenez donc Suzanne et son coq.

Je la comprend, elle est comme petit Pierre, qui demanda la lune dans un seaux d’eau. On ne la lui donna pas. Mais, mon ami, n’allez pas dire qu’elle prend un coq peint pour un coq véritable, puisqu’elle n’en a jamais vu.

Non ; mais elle prend une illusion pour une réalité. Et les artistes sont bien un peu responsable de sa méprise.

14 Voila bien longtemps qu’il cherche à imiter, par des lignes et des couleurs, la forme des choses. Depuis combien de millier d’années est mort ce brave homme des cavernes qui grava d’après nature un mamouth sur une lame d’ivoir ! La belle merveille qu’après tant et de si longs efforts dans les arts d’imitation ils soient parvenus à séduire une petite créature de trois mois et vingts jours ! Les apparances ! Qui ne séduise-t-elle pas ? La science elle-même, dont on nous assomme, vat-elle au-dela de se qui semble ? Quesque M. le professeur Robin trouve au font de son microscope ? Des apparances et rien que des apparances.

15 « Nous sommes vainement agité par des mensonges », a dit Euripide… » Je parlais ainsi et, me préparant à commenter le vers d’Euripide, j’y aurai sans doutes trouvé des significations profondes auquel le fils de la marchande d’herbes n’avait jamais pensé. Mais le milieu devenait tout à fait inpropre au spéculation philosophique ; car, ne pouvant parvenir a détacher le coq de l’assiette, Suzanne se jetta dans une colère qui l'a rendi rouge comme une pivoine, lui élargi le nez à la facon des Cafres, lui remonta les joues dans les yeux et les sourcils jusque au sommet du front. Ce front, tout à coup rougi, bouleversé, travaillé de bosses, de cavités, de sillons contraires, resemblait à un sol volcannique. Sa bouche se fendit jusque aux oreilles et il en sortit, entre les gencives, des hurlements barbares. […]

8888888888888888888888

    3

Pour voir la correction

> Correction du texte d'Anatole France qui sert de dictée

et 4

La suite du texte

 

 Retour au début de la page

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 08:25

Question :

Quand met-on l'accent ?

croîs, crû, crue, accru, décru, recrû, recru,

crut, crût, accrut, accrût, décrut, recrut

Voir à la fin de l'article

Le verbe croître & le verbe croire

 

Le verbe CROÎTRE prend un accent circonflexe sur le i devant le t lorsqu'il est conjugué, ainsi que ses dérivés (s')accroître, décroître, recroître.

Il croît, il croîtra, il croîtrait...

Il accroît, il décroît, il recroît...

 

CROÎTRE prend un accent circonflexe chaque fois qu'on pourrait le confondre avec CROIRE :

 

 

CROÎTRE

CROIRE

Participe passé

crû

cru

Indicatif présent

je croîs

tu croîs

il croît

je crois

tu crois

il croit

Passé simple

je crûs

tu crûs

il crût

nous crûmes

vous crûtes

ils crûrent

je crus

tu crus

il crut

nous crûmes

vous crûtes

ils crurent

 

Littré donne à l'entrée : CRÛ, CRUE participe passé de croître

Les arbres crûs depuis mon départ. La rivière crue et menaçante empêchait le passage.

 

CROÎTRE et CROIRE ne peuvent souvent pas être confondus, par exemple :

nous croyons, nous croissons – je croirai, je croîtrai – il faut que je croie, il faut que je croisse – croyant, croissant – etc.

 

ACCROÎTRE et DÉCROÎTRE perdent l'accent circonflexe du radical si le i n'est pas suivi de t.

J'accrois, je décrois, etc.

Participes passés accru, décru.

Mais : Il fallait qu'il accrût son patrimoine : ici l'accent circonflexe marque le subjonctif passé.

 

RECROÎTRE se conjugue comme CROÎTRE.

recrû, je recroîs, je recrûs etc.

Cependant, on trouve sur la toile plusieurs sites qui donnent : recru, je recrois, je recrus etc. sans accent

 

Littré donne à l'entrée RECROÎTRE : Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand on veut exprimer l'acte : L'herbe a recru ; avec être quand on veut marquer l'état : L'herbe est recrue.

 

et il donne à l'entrée RECRÛ-E : Les arbres ont recru

 

On notera que dans cet exemple le U a perdu son accent alors qu'il est donné à entrée RECRÛ-E

 

Je n'ai pas trouvé le participe passé RECRU ni RECRÛ dans le Dictionnaire de l'Académie ni dans le Trésor.

L'adjectif RECRU y figure

 

LE CRU, substantif : dans L'Académie 8e édition

Ce qui croît, ce qui a crû dans une terre et lui est spécial. Il se dit particulièrement du Vin. Les crus du Bordelais, de Bourgogne. Les nombreux crus de France. Du vin de mon cru. Ce vin-là est d'un bon cru. Vin du cru, Vin fait avec le raisin recueilli dans l'endroit même où on le consomme. Nous voulûmes goûter le vin du cru. C'est un vin du cru. Bouilleur de cru. Voyez BOUILLEUR. Il se dit quelquefois, figurément et familièrement, en parlant des Choses qu'on imagine, qu'on invente, par opposition à celles qu'on tient ou qu'on emprunte d'un autre. Cette histoire est de votre cru. Cet ouvrage est une compilation, l'auteur n'y a rien mis de son cru. C'est un auteur sans originalité et qui ne peut rien tirer de son cru.

 

Remarque de Littré

Cru n'est pas autre chose que le participe passé du verbe croître qui s'écrit crû ; l'Académie devrait donc l'écrire avec un accent circonflexe, comme elle fait pour dû : réclamer son dû.

 

RECRU, RECRUE, adjectif : recru(e) de fatigue, extrêmement fatigué(e).

 

UNE RECRUE, substantif : 1 Personne recrutée dans l'armée – 2 Personne nouvelle qui entre dans un groupe

 

UN RECRÛ, substantif : rejets et drageons qui poussent après qu'un taillis a été nettoyé.

Le Littré donne un RECRU :Terme d'eaux et forêts. Ce qui a poussé de nouveau dans une forêt après la coupe sombre. Défendre un taillis contre la dent dévastatrice des bestiaux, qui dévorent le bourgeon et anéantissent le recru. [Forfait, Instit. Mém. scienc. t. V, p. 317]

 

CROISSANT, participe présent

Substantifs :Un croissant que l'on déguste.

Un croissant de lune : Il forme un D quand la lune Croît et un C quand la lune Décroît. Ne dit-on pas que la lune ment ?

 

Autres homonymes de cru : le cru (et le cuit), les crues (du printemps), de l'eau crue, de la soie crue, une couleur crue, des paroles crues, à cru (sur la peau nue), monter un cheval à cru (sans selle...) etc.

 

DE MON CRU, DE SON CRU...

Le Trésor précise que c'est une expression familière - Ce qui est propre à un individu

 

Littré nous donne à l'entrée CRU (1) - [extrait] :

Fig. Cet ouvrage est une compilation, l'auteur n'y a rien mis de son cru. Ce que nous désirons aujourd'hui avec tant de chaleur et de besoin vient immédiatement du cru de Dieu. [Guez de Balzac, Discours à la Régente]

 

Voir aussi :

> Ne pas confondre : du, dû, dus, dut, due, dues, et dût

> [du] s'écrit du, dû, due, dues, dus, dut, dût - Trouvez la bonne orthographe et justifiez-la - QUIZ 65 - Texte à trous "Du coeur et de l'ardeur d'apprendre"

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

  Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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Réponse à la question posée au début de l'article

Quand met-on l'accent ?

croîs, crû, crue, accru, décru, recrû, recru,

crut, crût, accrut, accrût, décrut, recrut

Si vous lisez l'article, vous y trouverez les réponses.

croîs, je croîs, tu croîs, verbe croître au présent de l'indicatif

crû, participe passé du verbe croître

crue 1-participe passé au féminin du verbe croire 3-adjectif, qui n'est pas cuite 2-la crue substantif

accru, participe passé de accroître

décru, participe passé de décroître

recrû, 1-participe passé de recroître (dans certains dictionnaires dont Littré) 2- participe passé substantivé de recroître Le Trésor 3- substantif, repousse de rejets et drageons

recru, participe passé de recroître (dans certains dictionnaires)

crut, il crut, passé simple de croire

crût, il crût, 1-indicatif présent de croître 2-subjonctif imparfait de croire et de croître

accrut, il accrut, passé simple de accroître

accrût, il accrût, subjonctif imparfait de accroître

décrut, il décrut, passé simple de décroître

recrut, il recrut, passé simple de recroître - ou il recrût

etc.

Voir les autres mots apparentés dans l'article.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 13:57

LES QUIZ

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 Sauriez-vous répondre à la question ?

LES NOMS : ténèbres, abois, auspices, décombres,

entrefaites, affres, aguets, frais, alentours, gens, existent-ils au singulier ?

 

Les substantifs donnés ci-dessous sont employés généralement au pluriel, mais pas toujours. Certains ont une acception différente au singulier ou, d'emplois rares, se rencontrent dans des textes littéraires ou en poésie ; d'autres s'employaient autrefois au singulier ; d'autres encore n'existent qu'au pluriel.

Vous voulez en savoir + sur le sens des mots > Lexicographie - Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales  (Le Trésor, L'Académie, etc)

 

Complétez le tableau - La solution suit

Noms au pluriel

 

Genre

M

Genre

F

Peuvent ou non s'employer au singulier

1

Ténèbres

 

 

 

2

Funérailles

 

 

 

3

Tripes

 

 

 

4

Moeurs

 

 

 

6

Sévices

 

 

 

7

Abois

 

 

 

8

Auspices

 

 

 

9

Décombres

 

 

 

10

Doléances

 

 

 

11

Entrefaites

 

 

 

12

Arrhes

 

 

 

13

Affres

 

 

 

14

Calendes

 

 

 

15

Fiançailles

 

 

 

16

Aguets

 

 

 

17

Frais

 

 

 

18

Alentours

 

 

 

19

Rillettes

 

 

 

20

Ambages

 

 

 

21

Condoléances

 

 

 

22

Gens

 

 

 

23

Annales

 

 

 

24

Confins

 

 

 

25

Honoraires

 

 

 

26

Appointements

 

 

 

27

Dépens

 

 

 

28

Matines, Laudes, Complies

 

 

 

29

Thermes

 

 

 

30

Archives

 

 

 

31

Ébats

 

 

 

32

Us

 

 

 

33

Armoiries

 

 

 

34

Entrailles

 

 

 

35

Obsèques

 

 

 

36

Vêpres

 

 

 

37

Arrérages

 

 

 

38

Épousailles

 

 

 

39

Pénates

 

 

 

40

Victuailles

 

 

 

41

Relevailles

 

 

 

42

Babines

 

 

 

43

Emplettes

 

 

 

44

Fripes ou frippes

 

 

 

45

Blandices

 

 

 

46

Retrouvailles

 

 

 

47

Ouailles

 

 

 

48

Semailles

 

 

 

49

Oubliettes

 

 

 

50

Accordailles

 

 

 

51

Agrès

 

 

 

52

Comics

 

 

 

53

Écrouelles

 

 

 

54

Effondrilles

 

 

 

55

Environs

 

 

 

59

Errements

 

 

 

60

Fringues

 

 

 

61

Hardes

 

 

 

62

Frusques

 

 

 

63

Effondrilles

 

 

 

64

Grègues

 

 

 

65

Tripous ou Tripoux

 

 

 

66

ravages

 

 

 

67

Intempéries

 

 

 

68

Lochies

 

 

 

69

Mamours

 

 

 

70

Pouilles

 

 

 

71

Menstrues

 

 

 

72

Prémices

 

 

 

73

Mânes

 

 

 

74

Gémonies

 

 

 

75

Royalties

 

 

 

76

Tricoises

 

 

 

77

Prolégomènes

 

 

 

78

Ancêtres

 

 

 

79

Bestiaux

 

 

 

80

Catacombes

 

 

 

 

Solutions

Remarque : Certains noms généralement au pluriel

peuvent avoir un autre sens au singulier.

Noms au pluriel

F : Féminin

M : Masculin

Toujours ou généralement employé au pluriel

existe au

singulier rare ou ancien

1

Ténèbres F

OUI

 

Les demi-ténèbres ou la demi-ténèbre

On trouve très rarement le mot Ténèbre au singulier. Voir TÉNÈBRE

dans   CONCORDANCE

2

Funérailles F

OUI

 

3

Tripes F

x

une tripe

4

Moeurs F

OUI

 

6

Sévices M

OUI

 Anciennement au singulier

Académie 1694-1740

7

Abois M

Être aux abois

Un aboi, cri du chien

8

Auspices M

OUI

 le plus souvent au pluriel

Un auspice

9

Décombres M

OUI

Un décombre

Le singulier est rare, littéraire

10

Doléances F

OUI

Une doléance

Au singulier, emploi vieilli ou littéraire

11

Entrefaites F

OUI

Une entrefaite

Au sing : temps qui s'écoule entre deux actions

12

Arrhes F

OUI

 

13

Affres F

OUI

 Le singulier ne s'emploie plus depuis le XVIIe siècle

14

Calendes F

Ides F

Nones F

OUI

Antiquité Romaine

Dans le calendrier romain, le quinzième jour des mois de mars, mai, juillet et octobre, et le treizième jour des autres mois. Les calendes, les nones et les ides (les calendes grecques)

 

15

Fiançailles F

OUI

 

16

Aguets M

OUI

Un aguet

Sens vieilli au singulier

17

Frais M

OUI

 

18

Alentours M

OUI

 Origine : locution adverbiale à l'entour > alentour

Cf. Littré : Seulement quand alentour est précédé de la préposition de, il n'y a plus de choix et il faut écrire alentour d'un seul mot.

19

Rillettes F

OUI

Une rillette

Usage ancien régional, longue bande de lard.

20

Ambages F

OUI

sans ambages

Une ambage

Le singulier est vieilli

21

Condoléances F

OUI

Une condoléance

Au singulier, vieux, rare

22

Gens F

( accord au masculin dans certains cas)

 

OUI*

*voir à la suite du tableau


 La gent

Cf. L'Académie 8e édition : (Pluriel : Gens.) Vieux mot qui signifiait Nation. La gent qui portait le turban, Les anciens Turcs, la nation des Turcs. Il signifiait aussi Race. La gent marécageuse. Les grenouilles. La gent trotte-menu, Les souris. Fig., La gent moutonnière, Les personnes qui font ce qu'elles voient faire, qui suivent aveuglément l'exemple des autres, comme les moutons.

23

Annales F

OUI

 

24

Confins M

OUI

Le confin

Rare au singulier

25

Honoraires

M

OUI

Un honoraire

Rare au singulier

26

Appointements M

OUI

À l'appointement figure dans Le Dictionnaire de l'Académie 1835 & 1878

27

Dépens M

OUI

 

28

Matines, F Laudes, F Complies F

OUI

Lithurgie catholique

 

29

Thermes M

OUI

 

30

Archives F

OUI

 

31

Ébats M

OUI

dans le sens de jeux de plaisirs, de l'amour

Un ébat

Au singulier, rare, littéraire

32

Us M

OUI

Us et coutumes [yzekutym]

 

33

Armoiries F

OUI

 Singulier avant 1304

34

Entrailles F

OUI

 

35

Obsèques F

OUI

 

36

Vêpres F

OUI

 Vieux, régional (synonyme de soir) :

le vêpre M, la vêprée

37

Arrérages M

OUI

 

38

Épousailles F

OUI

 

39

Pénates M

OUI

Les Pénates étaient des dieux domestiques protecteurs du foyer, chez les Romains et les Étrusques.

 

40

Victuailles F

OUI

Vieux ou littéraire, la victuaille 

 

41

Relevailles F

OUI

 

42

Babines F

x

Une babine

43

Emplettes F

x

Une emplette

44

Fripes F frippes

x

Une fripe

ou frippe

45

Blandices F

OUI

littéraire

 On trouve le singulier en poésie

46

Retrouvailles F

OUI

Une retrouvaille

Au singulier, emploi vieilli.

47

Ouailles F

x

Une ouaille

48

Semailles F

OUI

 Académie 1694 une semaille

49

Oubliettes F

OUI

 

Moins souvent au singulier :

une oubliette

50

Accordailles F

OUI

 

51

Agrès M

OUI

 

52

Comics M

OUI

 

53

Écrouelles F

OUI

 

54

Gravats M

OUI

 

55

Environs M

OUI

 

59

Errements M

OUI

 

60

Fringues F

OUI

 

61

Hardes F

OUI

 

62

Frusques F

OUI

 

63

Effondrilles F

OUI

 

64

Grègues F

OUI

 Autrefois au singulier

65

Tripous ou Tripoux M

OUI

 

66

Ravages M

x

Un ravage

Le singulier était autrefois plus courant que le pluriel

67

Intempéries F

OUI

 

68

Lochies F

OUI

 

69

Mamours M

OUI

 

70

Pouilles F

OUI

 

71

Menstrues F

OUI

Un menstrue

un dissolvant

72

Prémices F

OUI

 

73

Mânes M

OUI

 

74

Gémonies F

OUI

 

75

Royalties F

OUI

royalty

généralement au pluriel

76

Tricoises F

OUI

Une tricoise (singulier dans un autre sens)

77

Prolégomènes

OUI

 

78

Ancêtres M & F

OUI

Un ancêtre (aïeul)

une ancêtre

(aïeule)

79

Bestiaux M

OUI

Familièrement ou ironiquement en parlant d'un homme grand : "Quel bestiau !"

ou d'une bête : "Regarde le bestiau que j'ai dans mon assiette !"

80

Catacombes F

OUI

Une catacombe

Le mot est le plus souvent au pluriel

   Cette liste n'est pas exhaustive

GENS

Cf. Académie 8e édition (extrait) > GENS, n. f.

GENS sujet se met toujours au masculin. Quoique déchus de leurs honneurs et de leur fortune, ces gens paraissent heureux. Instruits par l'expérience les vieilles gens sont soupçonneux.

GENS est précédé d'un adjectif des deux genres, on met Tous au masculin. Tous les honnêtes gens. Tous les habiles gens. Quand au contraire l'adjectif qui précède Gens est F, On met Toutes. Toutes les vieilles gens.

GENS est suivi d'une épithète ou de quelque autre mot déterminatif. Tous les gens sensés, raisonnables, pieux, etc.

 

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Voir aussi l'article > Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4.

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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