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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 17:55

 

Correction des exercices de l'article :

>> En finir avec les fautes d'inattention – Petits exercices d'orthographe pour Anthony qui est en CM2 (1re partie)

 

Rappel 1

La terminaison d'un verbe conjugué à la 2e personne du singulier TU est un S quel que soit le temps.

Tu joues, tu ris, tu es joyeux, tu aimes être tes copains, tu fais aussi parfois tes devoirs et tu apprends tes leçons.

Il fallait souligner ou surligner les S des terminaisons des verbes des phrases précédentes.

 

Exception : On ne met pas de S à l'impératif quand le verbe se termine par un E muet (On a aussi Va sans S) L'impératif est un mode qui permet d'exprimer un ordre, une suggestion, un conseil, une interdiction.

Joue ! Chante ! Ne pleure pas ! Cueille des fleurs pour faire un beau bouquet ! Sache que tout le monde doit faire des efforts pour réussir ! Aime-la de tout ton cœur, c'est ta maman. Ne bavarde pas en classe, c'est interdit.

Il fallait souligner ou surligner les E des terminaisons des verbes des phrases précédentes.

 

Pour l'euphonie, parfois, on est obligé d'ajouter un S EUPHONIQUE au verbe conjugué à l'impératif.

Quel beau gâteau ! Goûtes-y

Le S euphonique rend la phrase plus agréable à entendre.

Tu as un problème ; parles-en à ta maman. Tu voudrais des pokémons, achètes-en. Tu veux allez chez ton copain, eh bien vas-y !

Il fallait souligner ou surligner le S qu'on a ajouté pour l'euphonie

 

Rappel 2

Tu sais comment on forme le pluriel d'un nom (ou substantif).

On ajoute un S au nom qui est au singulier, parfois un X. C'est la règle générale.

Un enfant, des enfants - un jouet, des jouets

un jeu, des jeux – un bateau, des bateaux

Il fallait souligner ou surligner le S ou le X qu'on a ajouté aux noms pour les mettre au pluriel.

 

L'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte. On ajoute généralement un S à l'adjectif au singulier pour le mettre au pluriel.

Regarde la bicyclette bleue

Regarde les bicyclettes bleues.

Il porte toujours un tee-shirt rouge. Et il est souvent déchiré.

Il porte toujours des tee-shirts rouges. Et ils sont souvent déchirés.

Il fallait souligner ou surligner le S qu'on a ajouté aux noms et aux adjectifs pour les mettre au pluriel.

 

À bientôt Anthony !

Retour à la page des exercices :

>> En finir avec les fautes d'inattention – Petits exercices d'orthographe pour Anthony qui est en CM2 (1re partie)

 

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Série : Exercices d'orthographe pour Anthony

En finir avec les fautes d'inattention (1re partie)

En finir avec les fautes d'inattention (2e partie)

Le fichier reprend les exercices non corrigés.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 17:26

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en fin d'article : fichier à télécharger & à imprimer

Bonjour Anthony !

Je sais que tu es un garçon bien sympathique et que tu t'intéresses à beaucoup de matières à l'école, comme la géographie et l'histoire. J'ai écrit pour toi ces petits exercices qui vont te demander un peu d'attention. Il s'agit de repérer les S.

C'est facile pour toi, ouvre l'œil.

 

Rappel 1

La terminaison d'un verbe conjugué à la 2e personne du singulier TU est un S quel que soit le temps.

Tu joues, tu ris, tu es joyeux, tu aimes être tes copains, tu fais aussi parfois tes devoirs et tu apprends tes leçons.

Exercice : Souligne ou surligne les S des terminaisons des verbes des phrases précédentes.

 

Exception : On ne met pas de S à l'impératif quand le verbe se termine par un E muet. On a aussi Va sans S.

L'impératif est un mode qui permet d'exprimer un ordre, une suggestion, un conseil, une interdiction.

Joue ! Chante ! Ne pleure pas ! Cueille des fleurs pour faire un beau bouquet ! Sache que tout le monde doit faire des efforts pour réussir ! Aime-la de tout ton cœur, c'est ta maman. Ne bavarde pas en classe, c'est interdit.

Exercice : Souligne ou surligne les E des terminaisons des verbes des phrases précédentes.

 

Pour l'euphonie, parfois, on est obligé d'ajouter un S EUPHONIQUE au verbe conjugué à l'impératif.

Quel beau gâteau ! Goûtes-y

Le S euphonique rend la phrase plus agréable à entendre.

Tu as un problème ; parles-en à ta maman. Tu voudrais des pokémons, achètes-en. Tu veux aller chez ton copain, eh bien vas-y !

Exercice : Souligne ou surligne le S qu'on a ajouté pour l'euphonie

 

Rappel 2

Tu sais comment on forme le pluriel d'un nom (ou substantif).

On ajoute un S au nom qui est au singulier, parfois un X. C'est la règle générale.

Un enfant, des enfants - un jouet, des jouets

un jeu, des jeux – un bateau, des bateaux

Exercice : Souligne ou surligne le S ou le X qu'on a ajouté aux noms pour les mettre au pluriel.

 

L'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte. On ajoute généralement un S à l'adjectif au singulier pour le mettre au pluriel.

Regarde la bicyclette bleue

Regarde les bicyclettes bleues.

Il porte toujours un tee-shirt rouge. Et il est souvent déchiré.

Il porte toujours des tee-shirts rouges. Et ils sont souvent déchirés.

Exercice : Souligne ou surligne le S qu'on a ajouté aux noms et aux adjectifs pour les mettre au pluriel.

 

Cet exercice est terminé. Je t'en écrirai d'autres.

Était-ce un exercice difficile ?

Ta maman peut regarder si tu as fait des oublis.

Tu peux voir la correction en cliquant sur :

Correction des exercices pour Anthony (1re partie)

Tu peux faire un commentaire après l'article si tu veux.

À bientôt Anthony !

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Série : Exercices d'orthographe pour Anthony

En finir avec les fautes d'inattention (1re partie)

En finir avec les fautes d'inattention (2e partie)

 

Orthographe grammaire pour les hésitants

Reprise de l'article dans le fichier à télécharger & à imprimer.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 15:00

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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Je voulus prendre quelque collation avant de partir à la quête de mon amie, histoire de me donner des forces. Mais les rares breuvages que je trouvai chez Marie Cratère me parurent pires que l'émétique, si forte était leur saveur vireuse. Je me désaltérerais en chemin à l'eau claire d'un ru que je connaissais.

Combien de lieues me faudrait-il marcher pour retrouver ma chère Sissi ? Nul n'aurait su le dire.

Prétatou serait de la partie et me seconderait dans mes recherches improbables. Son flair lui permettrait peut-être de humer une trace vaporeuse. Je n'aurais alors qu'à lui emboîter le pas. Mais je craignais qu'il refusât tout net de m'aider dans cette entreprise car j'avais cru deviner quelque jalousie lorsque je lui avais parlé avec enthousiasme de l'amitié qui me liait à ma laie.

« Drôle d'amitié, » avait-il susurré entre ses crocs. « est-il donc raisonnable de nourrir un quelconque sentiment pour la gent marcassine, tout juste bonne à fouir autour des troncs jusqu'à déraciner les chênes ? Encore que, » ajouta-t-il en se reprenant, « je dévorerais bien volontiers quelque jambon de laie et ne ferais qu'une bouchée de ses petits, tels que tu me les as décrits ; gras et croquants à souhait ! »

Et il se pourlécha.

« Ingrat, » murmurai-je à mon tour. « je t'aurais sauvé d'une vie errante, sans maîtresse à aimer, et voilà ton merci ! Crois-tu que je t'appartienne tout entière et que je ne puisse avoir d'affection pour nul autre que toi ? »

S'il eût vitupéré encore contre le choix des amis que je me faisais, il se serait vu remettre à sa place, la place qu'il n'aurait jamais dû quitter. Il en est des chiens comme des enfants : quand on leur montre trop d'indulgence, le laxisme n'est pas loin ; et ils se croient vite tout permis. Non que je voulusse lui retirer l'attachement que je lui portais —- entendons-nous bien — mais il était temps de clarifier les choses en rappelant la hiérarchie qui nous liait.

Après quelques grognements de désapprobation — il n'aurait jamais eu l'audace d'aboyer pour protester — je lui donnai une tendre caresse qui vint illico à clore notre brouillerie passagère.

Nous nous mîmes en route en direction de la bauge de Baucent, le compère de Sissi, qui m'avait maintes fois dévisager de son œil torve ; peut-être aurait-il des nouvelles de sa vieille compagne, bien que je doutasse fort qu'ils fussent encore ensemble ; mais j'étais bien décidée à ne pas me vexer des manières blessantes dont il me traiterait, n'ayant qu'un seul but, celui que je m'étais fixé.

Je ne trouvai aucun sentier praticable ; ma lente progression à travers les fougères géantes et les broussailles épineuses m'arrachait parfois des gémissements ; mes jambes et mes bras se zébraient de longues estafilades où perlaient des gouttes de sang ; ma robe fut bientôt en lambeaux . Eh ! Que m'importe ! pensai-je ; et cependant, pour rien au monde je n'aurais rebroussé chemin — tu connais, cher lecteur, l'entêtement dont je suis capable pour arriver à mes fins, quelles qu'elles soient.

Prétatou n'osait piper de peur d'être semoncé et de raviver une querelle qui n'avait pas fait long feu°. Bien qu'il n'y eût pas le moindre souffle de brise pour lui apporter les effluves âcres et fauves d'une laie vagabonde, il étirait le cou et semblait renifler consciencieusement les senteurs du sous-bois. Mais rien ne trahissait la présence proche ou lointaine de Sissi. Je m'aventurai à crier son nom qui ne revint pas en écho, si épaisse était la végétation alentour. Prétatou aurait bien voulu, lui aussi, donner de la voix ; je l'intimai de n'en rien faire de peur d'effrayer les oiseaux et d'autres bêtes craintives. Il grommela quelque chose sur ma délicatesse.

Après une couple d'heures, nous arrivâmes, fourbus, dans une clairière où perçait la lumière en longs rayons tremblotants. C'est à ce moment même que retentit le grognement assourdissant de l'hôte royal de ces bois, celui que nous avions rencontré naguère — t'en souvient-il lecteur attentif ? — j'ai nommé messire Ours, lequel nous avait fait si forte impression*. 

........................................

*Les hôtes de ces bois

Emprunt à Jean de la Fontaine – Fable, Le Corbeau et le Renard.

 

**Lokis, Michel, noms donnés dans les légendes lithuaniennes à l'ours brun.

Prosper Mérimée s'est inspiré de ces légendes en écrivant Lokis (1869) une de ses plus belles et de ses plus énigmatiques nouvelles, la dernière, un an avant sa mort.

Cité dans le livre de Michel Pastoureau, L'Ours. Histoire d'un roi déchu - 2007

On peut lire la nouvelle de Mérimée sur la toile : Lokis - Wikisource

NOTES 

Comment m'as-tu trouvée, ma belle ?

Le participe passé trouvée s'accorde avec le pronom personnel M' (ME élidé) féminin, singulier, placé avant lui.

Me pronom personnel complément d'objet direct de trouver. Il représente Sissi, l'amie de la narratrice Oli.

Voir les règles d'accord des participes passés > Règles de l'accord des participes passés

 

Est-il possible ?

Tournure vieillie > Comment est-ce possible ?

 

Du plus loin que Sissi m'aperçut, j'entendis ses exclamations

Du plus loin que, locution conjonctive qui introduit une proposition subordonnée conjonctive > Loin que, aussi loin que, d'aussi loin que, du plus loin que, bien loin que

 

La sombre forêt avait-elle jamais frémi de la sorte ?

L'adverbe de temps JAMAIS ne s'accompagne pas toujours de la négation NE > Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques...

 

L'a'vous vue ? L'a'vous vue tous ? A'vous vu ma petite Oli qui revient ?

L'a'vous vue ? POUR : L'avez-vous vue ?

A'vous vu ? POUR Avez-vous vu

Hapaxépie : faute de prononciation. On omet un phonème (ou un groupe de phonèmes) qui aurait dû être prononcé deux fois.

Synonyme : Haplologie

En linguistique, l'haplologie désigne l'amuïssement (la disparition) dans un mot d’un ou de plusieurs phonèmes identiques ou apparentés.

Haplographie : même phénomène qui concerne l'écriture.

De nombreux mots se sont formés par haplologie.

Exemples : Clermont et Montferrand, deux villes qui furent réunies au XVIIIe siècle et prirent le nom de Clermont-Ferrand.

Dismorphobie pour dismorphophobie (peur d'être laid ou mal fait)

 

Qu'a-t-elle donc, cette Pochemuchka, à s'exprimer de la sorte, susurra mon Prétatou

Pochemuchka, mot russe lu sur twitter le 6 octobre 2013 emprunté à

¡Entérate!

 

"La palabra rusa más difícil de traducir es 'pochemuchka', se emplea para referirse al individuo que formula muchas preguntas."

Le russe a un mot difficile à traduire pour désigner quelqu'un qui pose beaucoup de questions : Pochemuchka.

susurrer > Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

 

Qu'est-ce qu'il lui prend ? Ou bien Qu'est-ce qui lui prend 

> (CE) QUI ou (CE) QU'IL suivi d'un verbe impersonnel

 

les cris de la gent emplumée

Le peuple des oiseaux > la gent, les gens, gentil, gentillesse, Gente Dame, un gentilhomme,, un gentleman, l'entregent, un Gentil, la gentilité

 

Quelle fête faites-vous donc ! m'exclamai-je abasourdie.

fête & faites : homonymes homophones

> Que signifient les mots synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

m'exclamai-je > passé simple

abasourdie

prononcer abazourdi > Prononciation problématique de quelques mots en français : gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, abasourdi, blinis, Auxerre, Bruxelles, Cassis...

 

Ainsi pus-je mesurer à quel point ma popularité s'était renforcée

L'inversion du sujet après ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, encore, du moins, pour le moins, tout au plus, encore moins, toujours est-il, encore, à plus forte raison.

pus-je verbe pouvoir au passé simple

> Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je..

L'alouette grisollait, la caille cacabait, le corbeau croassait, la corneille graillait, le geai cajolait...

Les cris des animaux > Délires pour un bestiaire. QUIZ 3

 

le cerf réait, suivi de sa harde fidèle qui s'époumonait, ravie d'accompagner son raire.

Verbe réer

synonymes bramer, crier et raire > Les verbes défectifs

le raire, le cri du cerf - le brame

  s'époumoner ou s'époumonner

LES MOTS QUI FINISSENT PAR ON ont le plus généralement leurs dérivés avec deux N.

Galon, galonné, talon, talonné, ballon, ballonné.

SAUF national, cantonade, cantonal (mais cantonner, cantonnement, cantonnier), patronal, patronage, patronat (mais patronner etc.), régional, détoner (exploser, mais détonner quand on chante), détonation, détonateur, donation, donataire (celui qui reçoit le don), s'époumoner, limoner, millionième, violoner, violoniste, sonore (de son), sonorité, assonance , assoner, résonance, résonateur, résonant (ou résonnant)...

Voir d'autres mots de leur famille.

 

les insectes, ceux-là mêmes d'ordinaire si peu sentimentaux, se manifestèrent

> Ceux-là même ou ceux-là mêmes ? Celles-là même ou celles-là mêmes

 

une harmonie qu'on eût dit céleste

eût dit : subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé (appelé aussi conditionnel passé 2e forme)

> une harmonie qu'on aurait dit céleste.

 

manifestation d'une rare glossolalie digne de la plus haute expression spirituelle

Glossolalie, phénomène appelé aussi don du chant en langues.

Langue inintelligible prononcée par les mystiques en extase.

Autre acception en psychiatrie

 

 je dus m'éloigner de la demeure de Marie Cratère

> Ne pas confondre : du dû dus dut, due, dues, et dût

 

Lokis le Grand Ours* à qui personne ne peut tenir tête au risque d'être occis sur l'heure

Lire la première rencontre d'Oli avec messire Ours 

> 150 Délires ursins

occis, occire (vieux verbe) tuer > Les verbes défectifs

 

On n'a pas pu empêcher qu'elle ne nous joue un tour à sa façon, conclut doctement mon chien. 

Après EMPÊCHER, on peut employer ou non le NE explétif.

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains que tu ne - j'empêche que tu ne - je m'attends à ce que tu ne - je ne nie pas que tu ne...

 

<< 170 Délires sur une rencontre imprévue, si ce n'est qu'elle était inespérable

>> 172 Délires pour une réprimande doublée d'un déluge de pleurs

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:21

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Que doit-on dire : Qu'est-ce qui arrive ? OU Qu'est-ce qu'il arrive ?

 Les deux propositions sont possibles

Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Falloir est un verbe essentiellement impersonnel

On emploie QU'IL

devant les verbes essentiellement impersonnels

Voir : Les verbes impersonnels

Tous les efforts qu'il faut que je fasse pour vous plaire !

Les bruits qu'il y a eu hier soir dans la rue m'ont fait penser à une échauffourée.

Je l'attends depuis ce matin ; il aurait dû arriver, à l'heure qu'il est.

Vous me demandez ce qu'il faut faire ? Moi aussi je vous le demande.

Tu as eu tout ce qui te faut : usage familier

 

L'usage est souvent hésitant entre QU'IL et QUI devant les verbes impersonnels qui peuvent se construire personnellement.

Pour ton anniversaire, tu peux choisir ce qui te plaît.

> ce qui te fait plaisir

 

QU'IL s'emploie aussi :

quand le pronom relatif est complément de l'infinitif exprimé ou sous-entendu.

Et ce soir nous ferons ce qu'il nous plaira (de faire)

 

quand le sujet logique suit le verbe impersonnel

Vous voudrez bien m'expliquer ce qu'il importe que je sache.

Il arrivera ce qu'il doit arriver.

Quelques exemples de phrases.

Qu'est-ce qu'il lui prend ? Qu'est-ce qui lui prend ?

A-t-il enfin fait ce qui convient ?

Tu sais bien que jamais je ne ferai ce qu'il convient de faire !

Dans cette affaire, je n'ai pas su ce qui importait vraiment.

L'article nous démontre ce qui importe.

Je me demande bien ce qu'il lui est arrivé.

C'est ce qui était nécessaire.

Il ne put me raconter ce qui se passa ce jour-là. (ce qu'il se passa ce jour-là)

Voilà ce qui est admis à l'examen.

Je m'imaginais tout ce qui pourrait m'advenir. 

Qui sait ce qui va advenir de nous ?

Voyez ce qui m'arrive - Il en arrivera ce qu'il pourra. Académie 8e édition

L'usage est souvent libre entre QUI et QU'IL

♥ 

Voir aussi : CE QUE – CE QUI – Natures & Emplois

 

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L'Office québécois de la langue française traite de cette question grammaticale dans sa Banque de dépannage linguistique

Voir : Ce qui ou ce qu'il [Les homophones grammaticaux]

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 14:22

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Suite de l'article explicatif :

> Que signifient les mots : synonyme, antonyme,

homonyme, homophone, paronyme,

hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

 

Trouvez les mots qui ont un rapport l'un avec l'autre dans les deux colonnes et reliez-les par : *... est un homonyme, un homophone, un antonyme, un paronyme, un hyperonyme, un hyponyme, un méronyme OU un holonyme de...

Trouvez le mot de la 2e colonne qui s'accorde avec celui de la 1re.

 

Exemple :

couard est un synonyme de peureux

 

La solution est à la suite.

 

1re partie

1 tour

2 amour

3 véhicule

4 bouleau

5 crêpe

6 squelette

7 pécore

8 toilette

9 petit-enfant

10 polyphonie

........................................

2e partie

11 caboche

12 univers

13 infraction

14 chaire

15 ongle

16 assertion

17 cep

18 dialogue

19 soliloque

20 éclair

........................................

3e partie

21 bécasse

22 impassibilité

23 brouillard

24 porte

25 cacophonie

26 vêtement

27 bonbon

28 vair

29 flegmatique

30 bleu


 

 

crêpe

pimbêche

diligence

lignée

homophonie

fémur

indifférence

voyage

débarbouillage

arbre

........................................

réplique

insertion

chère

effraction

ciboulot

orage

météore

doigt

monologue

vigne

........................................

vert

euphonie

agitation

gouttelettes

marine

cruche

friandise

gond

robe

ardent

 

SOLUTION

1 tour est un synonyme de voyage

2 amour est un antonyme d'indifférence

3 véhicule est un hyperonyme de diligence

4 bouleau est un hyponyme d'arbre

3 vair est un homonyme homophone de vert

4 flegmatique est un antonyme d'ardent

5 crêpe est un homonyme homographe (ou homonyme parfait) de crêpe

un crêpe, une crêpe >  Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

6 squelette est un holonyme de fémur

7 pécore est un synonyme de pimbêche

8 toilette est un synonyme de débarbouillage

9 petit-enfant est un méronyme de lignée

10 polyphonie est un antonyme d'homophonie

 

11 caboche est un synonyme de ciboulot

12 univers est un holonyme de météore

13 infraction est un paronyme d'effraction

14 chaire est un homonyme homophone de chère

15 ongle est un méronyme de doigt

16 assertion est un paronyme d'insertion

17 cep est un méronyme de vigne

18 dialogue est un holonyme de réplique

19 soliloque est un synonyme de monologue

20 éclair est un méronyme de orage

 

21 bécasse est un synonyme de cruche

22 impassibilité est un antonyme d'agitation

23 brouillard est un holonyme de gouttelettes

24 porte est un holonyme de gond

25 cacophonie est un antonyme d'euphonie

26 vêtement est un hyperonyme de robe

27 bonbon est un hyponyme de friandise

28 vair est un homophone de vert

29 flegmatique est un antonyme d'ardent

30 bleu est un hyperonyme de marine

 

L’ensemble des méronymes d’un mot constitue son champ lexical.

Vous avez remarqué que les mots de l'exercice appartiennent à des registres différents.

> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

Articles connexes 

Les synonymes – la synonymie + Quiz 61

Cherchez l'intrus parmi les synonymes - Quiz 62

Rapports que les mots ont entre eux, sens particuliers, figures de style, forme poétique, etc - QUIZ 68 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:50

   

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Mon mari rencontre beaucoup de jeunes gens de nationalités ou d'origines diverses quand il va jouer sur les terrains de football de "Sainté" et il entend des questions que certains se posent sur différents sujets.

L'autre jour, un jeune sportif d'origine maghrébine s'étonne, comme aurait pu le faire d'ailleurs n'importe qui d'autre : « Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ? Pourquoi faut-il mettre un S à temps? »

Je vais tenter de lui répondre.

 

Sommaire de l'article 

1-Le français est-il une langue beaucoup plus difficile que les autres ? 2-Qu'en est-il de l'anglais ? 3-L'origine des langues 4-D'où vient le français ? 5-Pourrait-on supprimer les nombreuses exceptions des règles du français ? 6-Simplification de quelques règles compliquées en 1990 

 

1-Le français est-il une langue beaucoup plus difficile que les autres ?

Il suffit de parcourir quelques sites sur les langues étrangères, le russe, le chinois, le japonais, etc. pour se rendre compte qu'aucune langue n'est facile.

Et c'est une idée reçue** que de penser que le français est une langue beaucoup plus difficile que les autres.

Toutes les langues, quelles qu'elles soient, ont leurs règles, avec leurs difficultés.

 

Par exemple, le français compte deux genres qu'il faut connaître lorsqu'on emploie un substantif (un nom) : le masculin et le féminin ; l'allemand en compte trois : le masculin, le féminin et le neutre ; un seul genre en anglais.

L'allemand a des déclinaisons qui font varier l'orthographe des mots selon leur fonction : nominatif, génitif, datif et accusatif ; et ce n'est pas une mince affaire quand on l'étudie !

 

2-Qu'en est-il de l'anglais ?

 

Beaucoup croient que c'est une langue facile. Erreur ! Si l'anglais était si facile, tout le monde parlerait couramment l'anglais en fin de troisième ; et combien de bacheliers sont-ils capables de comprendre une conversation en anglais et d'y participer avec aisance ?

> L'anglais facile : réalité ou mythe ? - AgoraVox le média citoyen

 

Quant au chinois, il doit être très difficile de s'habituer aux idéogrammes !

 

3-L'origine des langues

Toutes les langues ont une origine lointaine et elles ont évolué au fil du temps. On ne parle pas le français ni l'arabe comme on les parlait dans l'antiquité ou au Moyen Âge. Les grands-parents d'aujourd'hui, eux-mêmes, ne sont-ils pas parfois étonnés de ne pas comprendre les mots nouveaux utilisés par leurs petits-enfants ? 

Les langues sont vivantes ; elles se transforment, s'enrichissent (ou parfois s'appauvrissent) au cours du temps.

Et je suppose que les jeunes gens d'origine arabe ne parlent pas la langue du Coran, et que leur langue compte de nombreuses formes dans les divers pays du monde où on la parle.

 

Des exceptions : L'espéranto, le volapük et quelques autres langues ont été créées de toutes pièces et leurs règles sont fixées. Elles n'appartiennent pas à un pays en particulier mais se veulent internationales.

 

4-D'où vient le français ?

Le français est une langue indo-européenne comme de très nombreuses langues ayant pour origine l'indo-européen, langue préhistorique supposée être la mère des langues parlées depuis l'Inde jusqu'à l'Europe.

Dans ces langues indo-européennes, on distingue plusieurs familles dont les langues romanes : le français, le catalan, l'italien, l'espagnol, le portugais, le roumain, pour ne citer qu'elles.

 

Pourquoi la plupart des mots français sont-ils issus du latin ?

Le latin est une langue venue d'Italie. Lorsque Jules César conquit la Gaule en 51 avant Jésus-Christ ses troupes s'y installèrent apportant avec eux leur langue. Leur parler s'imposa aux Gaulois : le latin vulgaire, c'est-à-dire un latin populaire différent du latin écrit (le latin classique).

Toutes les langues romanes sont issues du latin vulgaire.

Avant que le latin se soit installé en Gaule, on y parlait le gaulois qui était composé de différentes langues celtiques aujourd'hui éteintes.

 

On compte encore quelques mots de français ayant une origine celtique : balafre, barde, bec, bécasse, bouleau, cerf, cohorte, etc.

 

Au fil des siècles, deux langues se sont différenciées : les dialectes de la langue d'oïl parlée dans la partie nord de la France et la langue d'oc au sud.

Oui se disait oïl ou oc.

Peu à peu, la langue d'oïl de l'Île de France appelée parfois francien s'est imposée pour devenir le français, et cela en différentes "étapes", l'ancien français, le moyen français et le français moderne.

 

Des mots français de diverses origines

Un grand nombre de mots français sont d'origine grecque. Beaucoup de mots savants, dans de nombreuses langues, sont aujourd'hui construits à partir de mots latins et aussi de mots grecs.

Par exemple le mot anthropophage (celui qui mange de la chair humaine) vient de anthropo- (du grec ancien ἄνθρωπος être humain) et de -phage (du grec ancien φάγος mangeur).

Outre ces langues anciennes, le français, comme la plupart des langues, fait des emprunts aux autres langues ; et inversement, d'autres langues empruntent au français.

On trouve sur la toile de nombreux sites répertoriant des mots qui ont migré d'une langue à une autre.

Par exemple :

Les mots français d'origine arabe - EspaceFrançais.com

 

La langue française est une des langues qui permet le mieux d'exprimer avec une grande précision les nuances de la pensée.

 

5-Pourrait-on supprimer les nombreuses exceptions des règles du français ?

Il fut un temps où les règles d'orthographe et de grammaire n'étaient pas encore établies, et l'on pouvait écrire les mots de différentes façons sans qu'on crie à la faute d'orthographe.

On s'en rend compte si l'on a la curiosité de feuilleter le Dictionnaire Godefroy : Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy (1881).

Je tombe au hasard sur le mot FIN qui s'est dit : fineison, finoison, finaison, finixon, finicion, finition.

 

Lorsque des grammairiens comme Malherbe (1555-1628) et Vaugelas (1585-1650), des groupes d'écrivains et d'intellectuels comme La Pléiade et L'Académie Française, pour ne citer qu'eux, voulurent fixer les règles du français, ils conservèrent beaucoup de leurs exceptions car l'habitude de leur usage était déjà bien prise.

 

Dans les siècles qui ont suivi, on a voulu souvent simplifier la langue.

> Les nombreuses réformes de la langue française

 

6-Simplification de quelques règles compliquées en 1990

Le Conseil supérieur français de la langue française, approuvé par l'Académie française établit des rectifications qu'il publie dans les « Documents administratifs » du Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990.

Voir dans ce blog > Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

Mais on peut appliquer ces règles ou non, à sa guise.

Ces simplifications n'ont pas eu beaucoup de succès et peu de Français les appliquent, attachés qu'ils sont à leur orthographe traditionnelle.

Recommandées en 2008 (B.O.19 juin 2008), elles sont la référence aujourd'hui pour l'enseignement à l'école primaire. (B.O. 3 mai 2012)

 

 7-Textes et articles qui se rapportent au sujet

dans ce blog : 

À la recherche de l'étymologie d'un mot

Des anglicismes - L'origine de l'anglais

Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou

Comment faire des progrès en français ?

 Le français, une langue universelle.

« Le français est aujourd'hui parlé sur tous les continents par environ 220 millions de personnes dont 115 millions de locuteurs natifs auxquels s'ajoutent 72 millions de locuteurs partiels (évaluation Organisation internationale de la francophonie : 2010). Elle est une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations unies, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne. »

Wikipédia (extrait de l'article sur le français)

Lu sur l'Express (Interview de Claude Hagège, linguiste renommé)

http://www.lexpress.fr/culture/livre/claude-hagege-l-anglais-est-une-langue-tres-difficile_758995.html#STG770GH4EBXl4oL.99

 

[Extrait de l'article]

mchfrench@mac.com : En tant que professeur de français aux États-Unis je me rends compte, bien évidemment, de la difficulté de notre grammaire. Je remarque tant d'erreurs d'accord de participe passé même dans des journaux comme Le Monde et l'Express. Des fautes que même certains de mes élèves remarquent parfois. Si les Français ne savent plus accorder les participes passés, comment peut-on espérer que nos étudiants étrangers le fassent? Je suis pour la défense de la langue, de sa pureté, de sa beauté... et certainement pas pour un nivellement par la base. Où se trouve le juste milieu? 

 

Claude Hagège : Permettez-moi de dire que ces fautes sont vénielles*** au regard de l'américanisation galopante du vocabulaire. Le non-respect de l'accord des participes ne me paraît pas de nature à compromettre la pureté (notion puriste, par définition, qu'un linguiste professionnel n'utilise évidemment jamais) ni la beauté (Voir entrée "Beauté" de mon Dictionnaire amoureux des langues) du français. Quant aux difficultés (Voir ibid. entrée "Difficiles (langues)"), je me permets d'attirer votre attention sur un point très largement ignoré: l'anglais est une langue très difficile (évident pour la prononciation, et tout autant pour les innombrables expressions verbales à adverbe postposé, au sens totalement imprévisible, comme to see off, "accompagner à la gare", to bring about, "être la cause de", to do someone in, "tuer quelqu'un". 

 

NOTES

* Le mot temps vient du latin tempus. Il a conservé le s.

** Une idée reçue, une idée toute faite (en général fausse), un préjugé.

Dire que la langue française est plus compliquée que les autres langues est une idée reçue.

*** fautes vénielles : des fautes n'ayant pas une grande importance (comparées aux innombrables mots anglais — américains — qui envahissent notre langue).

 

On peut lire sur la toile :

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Cliquez sur le livre pour en tourner les pages

La langue française en 5 idées reçues** - Lire – L'Express

Mots d'origine étrangère utilisés en français

 

La langue arabe, son histoire, son originalité et son influence ...agoravox

Extrait de l'article sur la langue arabe :

L’arabe classique [...] est une langue sémitique comme l’hébreu, l’araméen ou l’akkadien. La particularité de ces langues sont les racines de mots qui sont généralement à base de trois consonnes.

Exemples :

  • ktb : écrire

  • kataba, il écrivit

  • yaktubu, il écrit

  • kitāb, livre

  • maktaba, bibliothèque

  • maktoub, ce qui est :

    • ʼi-kta-ta-ba (اكتتب) : « copier »

    • kitaab (كتاب) : « livre » ;

    • kaatib (ﻛﺎتب) : « écrivain » ;

    • ma-ktaba-h (مكتبة) : « bibliothèque » ;

    • mi-ktaab (مكتاب) : « machine à écrire » ;

    • kutub (كتب) : « (des) livres ».

Ajouté au caractère flexionnel de la langue, il n’est pas facile de reconnaître rapidement un radical sans bien connaître la grammaire. Les recherches dans le dictionnaire ne sont donc pas facilitées.

Peut-on dire que l'arabe est moins compliqué que le français ?

ooooooooooooooooooo

En 1827, dans « La Préface de Cromwell », Victor Hugo écrit :

« [...] La langue française n’est point fixée et ne se fixera point. Une langue ne se fixe pas.

L’esprit humain est toujours en marche, ou, si l’on veut, en mouvement, et les langues avec lui. Les choses sont ainsi. Quand le corps change, comment l’habit ne changerait-il pas ? Le français du dix-neuvième siècle ne peut pas plus être le français du dix-huitième, que celui-ci n’est le français du dix-septième, que le français du dix-septième n’est celui du seizième. La langue de Montaigne n’est plus celle de Rabelais, la langue de Pascal n’est plus celle de Montaigne, la langue de Montesquieu n’est plus celle de Pascal. Chacune de ces quatre langues, prise en soi, est admirable, parce qu’elle est originale. Toute époque a ses idées propres, il faut qu’elle ait aussi les mots propres à ses idées.

Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse. À certains temps, elles quittent un rivage du monde de la pensée et envahissent un autre. Tout ce que leur flot déserte ainsi sèche et s’efface du sol. C’est de cette même façon que des idées s’éteignent, que des mots s’en vont.

Il en est des idiomes humains comme de tout. Chaque siècle y apporte et en emporte quelque chose. Qu’y faire ? Cela est fatal. C’est donc en vain que l’on voudrait pétrifier la mobile physionomie de notre idiome sous une forme donnée. C’est en vain que nos Josué littéraires crient à la langue de s’arrêter ; les langues ni le soleil ne s’arrêtent plus. Le jour où elles se fixent, c’est qu’elles meurent [...] »

 

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Pour les anglicistes

Why can't the English language decide how to pronounce the letter combination 'ough'? You know, like tough, thought, through, cough, bough, hiccough, and through.

A POEM ABOUT PLURALS
We'll begin with a box, and the plural is boxes;
but the plural of ox became oxen not oxes.
One fowl is a goose, but two are called geese,
yet the plural of moose should never be meese.
You may find a lone mouse or a nest full of mice;
yet the plural of house is houses, not hice.
If the plural of man is always called men,
why shouldn't the plural of pan be called pen?
>>>>>>>
http://littlecalamity.tripod.com/Text/HateEnglish.html

Taken from the introduction to Crazy English: The Ultimate Joy Ride Through Our Language, by Richard Lederer:

 

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J'attire l'attention de mes lecteurs en reproduisant ci-dessous le commentaire de Sun Tzu auquel je souscris entièrement.

Les jeunes Japonais et Chinois apprennent un système d'idéogrammes conçu à la base pour une élite de lettrés, et pourtant à 13 ans ils maîtrisent le nécessaire pour pouvoir lire un journal (3000 caractères !), la «discrimination socio-culturelle» est une belle excuse pour le nivellement par le bas et la culture du moindre effort; qui sont très appréciés en France je vous le concède !
Quant au «passéisme», doit-on considérer que "après que" se construit avec l'indicatif, au mépris de toute cohérence linguistique ? Doit-on abandonner l'imparfait du subjonctif car il est trop littéraire, et ainsi ne pas fournir toutes les clés à des jeunes qui malgré l'abêtissement voulu par l'Education Nationale, seront quand même menés à lire des auteurs classiques qui utiliseraient ça ? Puis c'est un comble de parler de «passéisme» quand on se réfère aux graphies... médiévales ! Les langues suivent les tendances politiques, ce qui inclut des standardisations...
Les réformateurs zélés de l'orthographe à la française, n'obéissant visiblement qu'au culte du progrès, n'ont souvent aucune formation sérieuse en linguistique. Le français est une langue comptant de nombreuses lettres muettes et donc de nombreux homophones (ver/verre/vers/vert/vair etc), ce n'est pas de l'espagnol; simplifier l'orthographe suivant la prononciation serait aberrant et ne mènerait qu'à de plus amples confusions grammaticales. Mais une telle simplification existe déjà, c'est un sociolecte créé par les nouvelles technologies: le langage SMS ! Vous le trouvez facile à lire ? Les études statistiques ont prouvé que pour la plupart des gens, la réponse était non...

 

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Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

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Simplification de l'orthographe – Au fil des réformes

Les Epithètes de Maurice de la Porte – 1571 (Les lettres ramistes)

La lettre Q – QV – QU

GN ou IGN – OIGNON ou OGNON

 

 Note : Overblog a mélangé les commentaires de mes lecteurs

et mes réponses

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 10:11

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CE QUE

 

1-CE QUE : Pronom interrogatif dans une proposition interrogative indirecte

Je voudrais bien savoir ce que tu fais.

Interrogation directe

Qu'est-ce que tu fais ?

Que fais-tu ?

Tu fais quoi ? (familier)

 

est-ce que : locution interrogative utilisée dans la langue courante, en particulier dans la langue parlée, introducteur de la phrase interrogative (de même : est-ce qui) qui évite l'inversion du sujet (Que fais-tu ?)

 

Que dans l'interrogation directe devient ce que dans l'interrogation indirecte.

Que dis-tu ? > Je me demande ce que tu dis.

Que dans l'interrogative directe et ce que dans l'interrogative indirecte sont des pronoms interrogatifs

Je me demande, proposition principale.

ce que tu dis, proposition subordonnée interrogative indirecte, complément d'objet direct de se demander.

Phrase incorrecte : Je me demande qu'est-ce que tu dis.

 

2-CE QUE : Pronom relatif dans une proposition subordonnée relative  

A-Ce que peut introduire des propositions relatives

(Tout) ce que tu me dis me touche.

La proposition relative est sujet de touche.

Je conserve jalousement ce que tu m'as donné de meilleur.

La relative est complément d'objet direct de conserve.

Je veux voir seulement ce qu'il y a de bon chez toi.

Tu ne peux pas imaginer ce que j'ai de tours dans mon sac.

 

B-Par ce que

a- Par + relative complément d'agent

Je ne suis pas du tout impressionné par ce que tu m'as dit. (= par cela)

Je ne suis pas du tout impressionné : proposition principale, le verbe est à la voix passive.

par ce que tu m'as dit : proposition subordonnée relative complément d'agent de impressionner.

Voix active : Ce que tu m'as dit ne m'impressionne pas du tout (la relative est sujet de impressionner) 

b- Par + relative, complément d'un verbe qui se construit avec la préposition par.

> Je commence par quoi ? Par quoi est-ce que je commence ?

Je commence par ce que tu m'as dit de commencer.

Ne pas confondre par ce que avec parce que

 

3-CE suivi d'une complétive apposée

J'avais raison et c'est ce que tout le monde dira.

 

4- Complétive après des verbes se construisant indirectement (c'est-à-dire avec des prépositions)

à ce que - de ce que - pour ce que

Se décider à ce que, consentir à ce que, parler de ce que, se soucier de ce que, s'indigner de ce que...

Il parle de ce qu'il ne connaît.

Il consent à ce que je porte une robe très décolletée.

Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi impertinente.

Nous nous indignons de ce que tout aille mal.

Je l'aime pour ce qu'il est

 

5-CE QUE suivi d'un participe présent

vient d'une tournure ancienne : ce que disant, ce que voyant, ce que faisant...

Elle me regardait en arborant un sourire moqueur ; ce que voyant, je tournai les talons sans dire un mot.

 

6-CE QUE : Adverbe

adverbe exclamatif

souhait, surprise, colère.

Style familier : Ce que j'aimerais que tu viennes tous les jours !

Pour > Comme j'aimerais... Que j'aimerais... Qu'est-ce que j'aimerais (familier)...

Ce qu'il est charmant !

Pour > Qu'est-ce qu'il est charmant ! Qu'il est donc charmant !

 

Complément adverbial

Tu sais ce que m'a coûté ma nouvelle robe ?

> Tu sais combien elle m'a coûté ?

complément circonstanciel de prix

 

CE QUI
 

CE QUI : Pronom relatif dans une proposition subordonnée relative

1-Ce qui me plaît, c'est ta délicatesse.

La relative Ce qui me plaît est sujet réel de est. (c' mis pour ce élidé est sujet apparent)

Je garde au fond du coeur ce qui reste de mes bons souvenirs.

La relative ce qui reste de nos bons souvenirs est complément d'objet direct de garde.

Je sais ce qui te plaît et tu sais ce qui me plaît aussi.

 

2-CE QUI peut représenter une phrase.

Je m'évertue à vouloir te faire plaisir, ce qui t'exaspère parfois.

Ce qui représente : Je m'évertue à vouloir te faire plaisir

 

Voir aussi

QUE dans tous ses états – pronom interrogatif - pronom relatif - conjonction de subordination ou élément d'une locution conjonctive - adverbe interrogatif ou exclamatif

Est-ce que – Est-ce qui – La phrase interrogative 

À ce que  

Quitte à ce que

Jusqu'à ce que, jusqu'à tant que

de là à ce que, d'ici à ce que, et d'ici que.

De manière que, de telle manière que, de manière à ce que

De façon que, de telle façon que, de façon à ce que 

Prendre garde que, à ce que - Faire attention que, à ce que + subjonctif ou indicatif ?

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains que tu ne - j'empêche que tu ne - je m'attends à ce que tu ne - je ne nie pas que tu ne...

Sauf que, sauf à ce que, sauf si

De ce que

En dépit que, en dépit de ce que, en dépit du fait que

Par ce que 

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 Que doit-on dire : Qu'est-ce qui arrive ? OU Qu'est-ce qu'il arrive ? 

Qu'est-ce qui adviendra de moi ? Qu'est-ce qu'il adviendra de moi ?

>>(CE) QUI ou (CE) QU'IL suivi d'un verbe impersonnel

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:29

 

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MES QUIZ 

Sommaire de l'article :

 1-Introduction au Dictionnaire d'Alfred Delvau

 2-Quiz : Trouvez la bonne définition

3-Les définitions données dans le Dictionnaire de Delvau

4-La correction du Quiz

 

1

 

Qui aime les mots aime forcément les mots d'argot.

Le Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau nous en offre un éventail tout à fait réjouissant, son auteur ne manquant pas d'humour. Vous aurez, j'en suis sûre, plaisir à en feuilleter les pages, si tant est que, vous aussi, vous aimiez les mots.

Les délicats et les bégueules s'abstenir !

 

d'Alfred Delvau

 

Pour vous mettre l'eau à la bouche,

voici l'introduction au Dictionnaire que nous donne Alfred Delvau

Après l’étude des insectes, ces infiniment petits de la Création divine, il n’en est peut-être pas de plus attrayante que l’étude des mots, ces infiniment petits de la Création humaine, — aussi destructeurs les uns que les autres, les uns du sol, les autres de l’âme. Le jour où l’homme est devenu savant, il est devenu méchant : la bouche est un arc dont les syllabes sont les flèches. C’est avec cela que nous nous entretuons depuis l’invention de la parole et de sa sœur de lait l’Écriture.

ooooooooooo

Voici un petit aperçu scatologique du Dictionnaire :

Pet, incongruité sonore jadis honorée des Romains sous le nom de Deus Crepitus, ou dieu frère de Stercutius, le dieu merderet.

Soupir, Crépitus ventris - dans l'argot des bourgeois.

Faire pisser des lames de rasoir en travers = faire chier des baïonnettes, ennuyer quelqu'un extrêmement.

Pisser à l'anglaise, disparaître sournoisement au moment décisif.

Pisser des os ou pisser sa côtelette : accoucher.

 

2

 

QUIZ 80

 

Quelle est la bonne définition a b ou c ? À vous de bien choisir !

 

1-Abattoir

a-le cachot des condamnés à mort

b-la rue arpentée par les filles de joie

c-le champ de bataille

 

2-Abbaye de Monte-a-regret

a-le mariage

b-l'échafaud

c-la confession

 

3-Abélardiser

a-entrer au couvent

b-châtrer

c-instruire les jeunes filles innocentes

 

4-S'abigotir

a-faire pénitence

b-devenir bigot après avoir été libertin

c-fréquenter les gens d'église

 

5-S'acagnarder

a-s'accroupir pour faire ses besoins

b-se cacher pour épier

c-se plaire dans la solitude

 

6-Accentuer ses gestes

a-donner une gifle ou un coup de poing

b-lâcher un gros pet

c-faire l'athlète

 

7-Accommoder quelqu'un à la sauce piquante

a-le battre

b-se moquer de lui

c-le mettre sur la sellette

 

8-Achetoires

a-actions de la Bourse

b-fric-frac

c-argent

 

9-Actionnaire

a-homme crédule et simple

b-bourgeois

c-capitaliste

 

10-Adjectiver quelqu'un 

a-le voler

b-lui adresser des injures

c-le railler

 

11-Adroit du coude

a-qui bouscule la foule pour se frayer un chemin

b-qui a plus l'habitude de boire que celle de travailler.

c-qui veut passer avant tout le monde

 

12-Aff

a-apocope d'AFFRIOLLANTE

b-apocope d'AFFAIRES

c-apocope d'AFFREUX

 

13-S'affourcher sur ses ancres

a-s'accroupir

b-prendre du repos

c-se mettre au vert

 

14-Affur

a-mensonge

b-profit

c-faiblesse

 

15-Affuter ses pincettes

a-apprendre à danser

b-se découvrir les jambes

c-courir

 

16-Agobille

a-vomissure

b-outil pour voleurs

c-clef à mollette

 

17-Aïe-aïe

a-omnibus

b-tête de singe (péjoratif)

c-cri d'amour

 

18-Aiguille

a-langue

b-clef

c-surin

 

19-Aimant

a-manières

b-appâts

c-cadeau

 

20-Aller à la cour des aides

a-se dit d'une femme qui accouche

b-se dit d'une femme qui trompe son mari

c-se dit d'un gang qui recrute

 

21-Aller à la retape

a-attendre celui avec qui on va faire affaire

b-attendre quelqu'un sur une route pour aller l'assassiner.

c-chercher l'innocent à qui on va faire porter le chapeau

 

22-Aller au trot

a-se dit d'un turfiste qui hésite à parier

b-se dit d'une fille qui va "faire le boulevard".

c-se dit d'un amoureux qui va faire sa déclaration

 

23-Amadou

a-homme qui prend aisément feu

b-incendiaire

c-soupirant éconduit

 

24-Amandes de pain d'épices

a-crottes de rat

b-dents noires

c-grains de beauté

 

25-Amateur

a-bourgeois

b-cambrioleur pris sur le fait

c-prêteur à la petite semaine

 

26-Anonchali

a-découragé

b-avachi

c-peu fiable

 

27-Avaler sa cuillère

a-se faire pincer

b-mourir

c-dénoncer ses complices

 

28-Avant-scènes

a-la cour que fait un amoureux transi

c-la poitrine lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste

b-les préparatifs d'un mauvais coup

 

 ooooooooooo

 

3

 

Voici les définitions que vous pouvez lire dans le Dictionnaire de Delvau.

Pour une correction plus facile du quiz, reportez-vous au §4 qui suit celui-ci.

1-Abattoir Le cachot des condamnés à mort

 

2-Abbaye de Monte-a regret L'échafaud [...]

 

3-Abélardiser Mutiler un homme comme fut mutilé par le chanoine Fulbert le savant amant de la malheureuse Héloïse. C'est un mot du XIIIe siècle que quelques écrivains modernes s'imaginent avoir fabriqués ; on l'écrivait alors abaylarder – avec la même signification, bien entendu.

 

4-S'abigotir Devenir bigot, hanter assidûment les églises, après avoir hanté non moins assidûment d'autres endroits - moins respectables. Le mot a trois ou quatre cents ans de noblesse.

 

5-S'acagnarder Se plaire dans la solitude, vivre dans son coin loin du monde et des plaisirs comme un virtueux chien las d'aboyer à la lune et de courir après les nuages, - ce gibier que nous poursuivons tous sans pouvoir même en jouir comme Ixion [...]

Étymologie : coin et chien

 

6-Accentuer ses gestes Donner un soufflet ou un coup de poing - ce qui est une manière de sa prononcer suivant les règles de l'accent tonique.

 

7-Accommoder quelqu'un à la sauce piquante Se moquer de lui et même se livrer sur sa personne à des voies de fait désagréables.

 

8-Achetoires Argent [...] M. Alboy trouvait le mot trivial. Il est au contraire charmant et bien construit. Montaigne n'a-t-il pas écrit "Je n'ai pas de gardoire." Garder, gardoire ; acheter, achetoire.

 

9-Actionnaire Homme crédule et simple, qui s'imagine que tout ce qu'on lui raconte est arrivé [...]

 

10-Adjectiver quelqu'un Lui adresser des injures qui ne peuvent être en effet que des adjectifs.

 

11-Adroit du coude Qui a plus l'habitude de boire que celle de travailler.

 

12-Aff Apocope d'AFFAIRES – dans l'argot des petites dames.

 

13-S'affourcher sur ses ancres Prendre du repos ; se retirer du service. (argot des marins)

 

14-Affur Profit – dans l'argot des voleurs. Le mot vient en ligne droite de ad furem (même signification)

 

15-Affuter ses pincettes Courir, ou seulement Marcher. [...]

 

16-Agobille Outil – dans l'argot des voleurs.

 

17-Aïe-aïe Omnibus - dans l'argot des faubouriens

 

18-Aiguille Clef – dans l'argot des voleurs.

 

19-Aimant Embarras, manières, épate [...]

 

20-Aller à la cour des aides Se dit d'une femme qui trompe son mari en faveur d'un ou de plusieurs amants. L'expression date de l'Histoire comique de Francion.

 

21-Aller à la retape Attendre quelqu'un sur une route pour aller l'assassiner.

 

22-Aller au trot Se dit [...] d'une fille en toilette de combat qui va "faire le boulevard".

 

23-Amadou Homme qui prend aisément feu – afin d'être aimé, amatus.

 

24-Amandes de pain d'épices Dents noires et rares [...]

 

25-Amateur Bourgeois – dans l'argot des troupiers.

OU

Homme du monde qui ne fait pas payer sa copie – argot des gens de lettres.

 

26-Anonchali Découragé, abattu par l'ennui ou le chagrin [...]

 

27-Avaler sa cuillère Mourir [...]

 

28-Avant-scènes La poitrine lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste – dans l'argot des petites dames.

Balzac a dit Avant-coeur.

 

 

 

4

 

Correction du quiz

en rouge la bonne solution

 

1-Abattoir a-

a-le cachot des condamnés à mort

b-la rue arpentée par les filles de joie

c-le champ de bataille

 

2-Abbaye de Monte-a regret -b

a-le mariage

b-l'échafaud

c-la confession

 

3-Abélardiser b-

a-entrer au couvent

b-châtrer

c-instruire les jeunes filles innocentes

 

4-S'abigotir b-

a-faire pénitence

b-devenir bigot après avoir été libertin

c-fréquenter les gens d'église

 

5-S'acagnarder c-

a-s'accroupir pour faire ses besoins

b-se cacher pour épier

c-se plaire dans la solitude

 

6-Accentuer ses gestes a-

a-donner une gifle ou un coup de poing

b-lâcher un gros pet

c-faire l'athlète

 

7-Accommoder quelqu'un à la sauce piquante b-

a-le battre

b-se moquer de lui

c-le mettre sur la sellette

 

8-Achetoires c-

a-actions de la Bourse

b-fric-frac

c-argent

 

9-Actionnaire a-

a-homme crédule et simple

b-bourgeois

c-capitaliste

 

10-Adjectiver quelqu'un b-

a-le voler

b-lui adresser des injures

c-le railler

 

11-Adroit du coude b-

a-qui bouscule la foule pour se frayer un chemin

b-qui a plus l'habitude de boire que celle de travailler.

c-qui veut passer avant tout le monde

 

12-Aff b-

a-apocope d'AFFRIOLLANTE

b-apocope d'AFFAIRES

c-apocope d'AFFREUX

 

13-S'affourcher sur ses ancres b-

a-s'accroupir

b-prendre du repos

c-se mettre au vert

 

14-Affur b-

a-mensonge

b-profit

c-faiblesse

 

15-Affuter ses pincettes c-

a-apprendre à danser

b-se découvrir les jambes

c-courir

 

16-Agobille b-

a-vomissure

b-outil pour voleurs

c-clef à mollette

 

17-Aïe-aïe a-

a-omnibus

b-tête de singe (péjoratif)

c-cri d'amour

 

 

18-Aiguille b-

a-langue

b-clef

c-surin

 

19-Aimant a-

a-manières

b-appâts

c-cadeau

 

20-Aller à la cour des aides b-

a-se dit d'une femme qui accouche

b-se dit d'une femme qui trompe son mari

c-se dit d'un gang qui recrute

 

21-Aller à la retape  b-

a-attendre celui avec qui on va faire affaire

b-attendre quelqu'un sur une route pour aller l'assassiner.

c-chercher l'innocent à qui on va faire porter le chapeau

 

22-Aller au trot b-

a-se dit d'un turfiste qui hésite à parier

b-se dit d'une fille qui va "faire le boulevard".

c-se dit d'un amoureux qui va faire sa déclaration

 

23-Amadou a-

a-homme qui prend aisément feu

b-incendiaire

c-soupirant éconduit

 

24-Amandes de pain d'épices b-

a-crottes de rat

b-dents noires

c-grains de beauté

 

25-Amateur a-

a-bourgeois

b-cambrioleur qui s'est fait arrêter

c-prêteur à la petite semaine

 

26-Anonchali a-

a-découragé

b-avachi

c-peu fiable

 

27-Avaler sa cuillère b-

a-se faire pincer

b-mourir

c-dénoncer ses complices

 

28-Avant-scènes c-

a-la cour que fait un amoureux transi

c-la poitrine lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste

b-les préparatifs d'un mauvais coup

 

 

A lire aussi dans ce blog : 

>> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style

>>Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Un autre trésor "argotique" ABC de la langue française  >> Bob

et sur Twitter @bobmonamour

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 14:03

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à Alexandre Jardin,

zèbre s'il en est !**

Enzébrez-vous

 

En ce pays morose

Nions la sinistrose

Zénitude s'impose

Et Patience aussi

Baisons tout à l'envi

Rions mes chers amis

Et youp les belles choses

Zappant tous nos soucis

Venez voir tout est rose

Or çà Rien d'interdit

Un doux espoir se pose

Sur nos coeurs réjouis

 

 

ACCUEIL

 

* Etymologie du mot ACROSTICHE

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Cliquez sur le livre pour en tourner les pages

page 5 - Acrostiche, d'un mot composé grec. Sur la première partie, v. Acro-, la seconde signifie "vers" et se retrouve dans hémistiche (demi-vers) et distique (réunion de deux vers). Le premier sens d'acrostiche est : commencement de vers ; puis on a donné ce nom à une pièce de vers caractérisée par le choix spécial de la première lettre de chaque vers.

 

**s'il en est : tour laudatif, louangeur.

Zèbre s'il en est, s'il y en a un, c'est bien celui-là.

...................................

Alexandre Jardin a écrit "Le Zèbre" (Prix Fémina 1988) et dernièrement "Mes Trois Zèbres".

zèbrerie, enzèbrement, zébrures, zébresque, zébrant, zébritude sont des dérivés que l'on peut employer sans modération.

Alexandre Jardin est sur Twitter

...................................

Poème précédent :

Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine : Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

...................................

Ajout du 23 septembre

Une petite note pas piquée des vers :

Pour le 2e vers de mon acrostiche, un mot s'est imposé à mon esprit :

Niquons la sinistrose

Mais je n'ai pas osé. Le verbe est par trop vulgaire. Qu'auraient pensé mes lecteurs ? Quelle honte !

Je m'en donne pourtant à coeur joie dans l'article suivant qui traite allègrement de l'argot.

Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau + QUIZ 80

 

J'ajouterai que le verbe baiser dans Baisons tout à l'envi ne doit pas être pris dans un sens péjoratif, comme on le fait trop souvent aujourd'hui, mais dans son sens premier : donner un baiser.

à l'envi : à qui mieux mieux.

Et je pense à Louise Labé ; vous aussi peut-être :

Baise m'encor, rebaise-moi et baise :

Donne m'en un de tes plus savoureux,

Donne m'en un de tes plus amoureux :

Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

à retrouver dans :

Poèmes d'amour – Tome 2 - Florilège proposé par mamiehiou

...................................

Ajouts du 25 septembre

Une lectrice me demande ce que signifie Or çà !

Interjection marquant une forte émotion, ou un ordre, une incitation.

Voir mon article : SA, ÇA, ÇÀ - Homophones

Une autre lectrice me fait remarquer dans un courriel que j'ai fait une faute de frappe en écrivant PAR TROP dans : Le verbe est par trop vulgaire.

Par trop (littéraire) signifie beaucoup trop.

Je remercie mes lecteurs pour leurs remarques.

Alexandre Jardin, auquel j'avais envoyé un tweet, a mis cet acrostiche dans ses favoris.

Touchée !

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:18

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Récapitulation des petites histoires à trous avec tous les épisodes des Trois copines

Tous les QUIZ

 

Question préliminaire :

Mettre à la forme interrogative avec l'inversion du sujet

et sans employer EST-CE QUE :

1-Je me moque de toi.

2-Il vainc sa peur.

Réponse

Voir ► Remarques

1-Me moqué-je de toi ? Ou Me moquè-je de toi ?

2-Vainc-t-il sa peur ?

Sommaire de l'article :

1-Des précisions sur la phrase interrogative

2-Exercice : QUIZ 78

3-Correction de l'exercice

 

1-Des précisions sur la phrase interrogative

Discours direct

Est-ce qu'il pleut ?

Est-ce que est une locution interrogative qu'on emploie dans la langue parlée. Elle évite l'inversion du sujet : Pleut-il ?

Il pleut ?

Il n'y a pas d'inversion. On sait que c'est une question grâce à l'intonation qu'on donne à la phrase et au point d'interrogation à l'écrit. Langue parlée, familière.

Qui est-ce qui vient ? Qu'est-ce que vous faites ?

EST-CE QUE est précédé d'un pronom interrogatif.

Tournure de la langue soignée :

Qui vient ? Que faites-vous ? Pleut-il ?

Discours indirect :

Je voudrais savoir qui vient.

Je vous demande ce que vous faites.

Je me demande s'il pleut.

> Le style ou le discours direct et indirect

Tout le monde a pris son parapluie ?

Est-ce que tout le monde a pris son parapluie ?

Tout le monde a-t-il pris son parapluie ?

Il est un pronom qui reprend le sujet tout le monde pour marquer l'inversion (pronom de reprise).

 

Vous prendrez la voiture, Jacques et toi ?

Est-ce que Jacques et toi, vous prendrez la voiture ?

Jacques et toi, prendrez-vous la voiture ? vous, pronom de reprise.

 

Qui vient dîner ce soir ?

Qui est-ce qui vient dîner ce soir ?

Qui c'est qui vient dîner ce soir ? Tournure familière.

 

EST-CE QUI se trouve dans des interrogatives commençant par :

qui est-ce qui

lequel (laquelle) est-ce qui

Remarque : bref arrêt de la voix après lequel ou laquelle : Lequel est-ce... qui

qu'est-ce qui (sujet inanimé)

Tournure vieillie et familière : C'est-y

Qui c'est-y qui a volé le dindon ? C'est-y toi ?

C'est-y pas malheureux !

 

REMARQUES

L'inversion du pronom JE

L'inversion du pronom JE au présent de l'indicatif n'est pas usitée dans de nombreux cas.

On ne dit pas : remplis-je, cours-je, réfléchis-je...

Certains verbes admettent l'inversion : vais-je, dois-je, puis-je...

Verbes se terminant par -E :

Emploi vieilli pour : Est-ce que je me moque de toi ?

Me moqué-je de toi ? (orthographe traditionnelle)

Me moquè-je de toi ? (orthographe modifiée en 1990)

Voir :

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

> Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je..

 

La lettre euphonique T

On ajoute des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus ou des liaisons peu agréables. Va-t-il partir ? Vainc-t-il sa peur ? Prendra-t-elle le thé ?

> L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus – Vas-y ET Va y comprendre quelque chose ! – Va-t'en OU Va-t-en ?

 

2-Exercice :

Remplacez les phrases interrogatives

contenant EST-CE QUE et EST-CE QUI

par des tournures interrogatives de même sens.

Exemple : Qu'est-ce que je vois ? > Que vois-je ?
 

Maggy, Josée et la petite Philo

L'orange

 

1Maggy– Je suis outrée !

2Josée– Qu'est-ce qui t'arrive, Maggy ?

3Philo– Qu'est-ce que tu as fait à ta figure, tu es toute pâle ? Est-ce que tu aurais oublié de te maquiller ? Qui est-ce qui t'a fait du mal ?

4Maggy– Ne m'en parlez pas ! À votre avis, qu'est-ce qui pourrait vous arriver de plus humiliant sur cette terre ?

5Philo– Est-ce que c'est une de tes devinettes, Maggy ?

6Josée– Est-ce que tu voudrais bien nous expliquer ?

7Philo– Est-ce que le ciel t'est tombé sur la tête ?

8Maggy– Si je vous disais que j'ai été emmenée manu militari au poste de police, est-ce que vous me croiriez ?

9Philo– Pourquoi est-ce qu'on t'a arrêtée ? Est-ce que les policiers ont été gentils avec toi, Maggy ?

Maggy– Là n'est pas la question.

10Josée– Comment est-ce que c'est arrivé ? Est-ce que tu vas nous expliquer ?

11Maggy– Quand est-ce que vous allez me laisser parler, les filles ? Comment est-ce que je vais pouvoir en placer une avec toutes vos questions ?

12Josée– Ne t'énerve pas Maggy. Est-ce que tu ne comprends pas qu'on est bouleversées et impatientes de savoir ?

13Maggy– Voilà : j'ai été accusée d'avoir volé une orange.

14Josée– Est-ce que je rêve ? Qui est-ce qui a dit ça ?

15Philo– Est-ce que tu es vraiment une voleuse, Maggy ?

16Maggy– Comment est-ce que vous pouvez croire ça ? Est-ce que j'ai l'air d'une coupable ?

17Philo– Oh, tu sais, l'air ! Est-ce que cela veut dire quelque chose ?

18Josée– Est-ce que les copines que nous sommes vont enfin savoir les détails de ton arrestation maintenant ? On t'écoute.

19Maggy– J'étais allée faire mes courses au Marché de Provence ce matin. Et qu'est-ce que je vois ?

20Philo– Qu'est-ce c'est que tu vois Maggy ? Des tomates, des courgettes, des aubergines, des poivrons, de beaux oignons blancs. Qu'est-ce que tu aurais bien pu voir d'autre pour faire une belle ratatouille ?

21Maggy– Est-ce que ma copine Philo la bavarde va enfin me laisser raconter ? Ainsi donc ... qu'est-ce que je disais ?

22Josée– Est-ce que tu ne disais pas que tu avais volé une orange ?

23Maggy– Mais non, voyons ! On m'a accusée d'en avoir volé une. Qui est-ce qui est un peu attentif ici ?

24Philo– Moi, Maggy. Mais pourquoi est-ce que tu n'as pas acheté des pêches ou des prunes ou des abricots. Ce n'est pas la saison des oranges !

25Maggy– Quand est-ce que mes chères copines vont cesser de me donner des leçons ! J'avais envie d'oranges ; je voulais manger des oranges ; j'allais acheter des oranges ; j'ai assez d'argent pour m'acheter des oranges ; je me fiche que ce ne soit pas la saison des oranges. Ah mais !

26Philo– Et qui est-ce qui n'a pas résisté à voler une orange ? C'est toi, Maggy.

17Maggy– Mais pas du tout ! C'est le marchand qui a cru que j'avais volé une orange !

28Philo– Ah ! L'orange du marchand ! Et qu'est-ce qu'il a donc fait le marchand ?

29Maggy– Il est allé le dire à un policier qui passait par là.

30Philo– Comment est-ce que ça se fait qu'un policier passait par là ?

31Josée– Le hasard, Philo. Un malheureux hasard.

32Maggy– Ne voilà-t-il pas que le policier me prend par le bras ?

33Josée & Philo– Oooh !

34Maggy– Et qu'est-ce que vous croyez qu'il m'est arrivé ?

35Philo– Qu'est-ce qu'il s'est donc passé, Maggy ?

36Maggy– Il m'a emmenée au commissariat.

37Josée & Philo– Aaah ! Pour une orange ?

38Philo– L'orange du marchand !

39Maggy– Le commissaire m'a posé plein de questions.

40Philo– Qu'est-ce qu'il t'a posé comme questions, le commissaire ?

41Maggy– « Comment est-ce que vous vous appelez ? Est-ce que vous savez pourquoi on vous a arrêtée ? Est-ce que c'est la première fois qu'on vous arrête ? Pourquoi est-ce que vous avez volé une orange ? Est-ce que vous l'avez mangée cette orange ? Est-ce qu'elle était bonne cette orange ? Pourquoi est-ce que vous n'avez pas volé un breugnon au lieu d'une orange hors saison ? Pourquoi donc est-ce que vous pleurez ? Est-ce que vous et vos amis ont l'habitude de chaparder sur le marché ? Pourquoi est-ce que vous vous êtes fait prendre sur le fait ? Est-ce que vos éducateurs ne vous ont pas appris les bases de la morale ?

42Josée– Est-ce que tu ne charries pas un peu, Maggy ?

43Philo– Et est-ce qu'on t'a mise en prison ? Dis-le-nous, Maggy.

44Maggy– Non. Qu'est-ce que tu crois !

45Josée– Est-ce qu'ils vont prévenir tes parents ?

46Maggy– Je leur ai dit que j''étais orpheline.

47Josée & Philo– Oooh !

48Maggy– Est-ce que je ne suis pas la plus futée !

49Josée– Dis, Maggy, l'orange, est-ce que tu l'as vraiment volée ?

50Maggy– Ben oui, et mangée de surcroît... Délicieuse !

51Josée & Philo– Oooh !

 

3-Correction de l'exercice

 

1Maggy– Je suis outrée !

2Josée– Que t'arrive-t-il, Maggy ?

3Philo– Qu'as-tu fait à ta figure, tu es toute pâle ? Aurais-tu oublié de te maquiller ? Qui t'a fait du mal ?

4Maggy– Ne m'en parlez pas ! À votre avis, que pourrait-il vous arriver de plus humiliant sur cette terre ?

5Philo– Est-ce une de tes devinettes, Maggy ?

6Josée– Voudrais-tu bien nous expliquer ?

7Philo– Le ciel t'est-il tombé sur la tête ?

8Maggy– Si je vous disais que j'ai été emmenée manu militari au poste de police, me croiriez-vous ?

9Philo– Pourquoi t'a-t-on arrêtée ? Les policiers ont-ils été gentils avec toi, Maggy ?

Maggy– Là n'est pas la question.

10Josée– Comment est-ce arrivé ? Vas-tu nous expliquer ?

11Maggy– Quand allez-vous me laisser parler, les filles ? Comment vais-je pouvoir en placer une avec toutes vos questions ?

12Josée– Ne t'énerve pas Maggy. Ne comprends-tu pas qu'on est bouleversées et impatientes de savoir ?

13Maggy– Voilà : j'ai été accusée d'avoir volé une orange.

14Josée– Est-ce que je rêve ? Qui a dit ça ?

Note : On conservera Est-ce que je rêve,

la tournure Rêvé-je étant peu habituelle et vieillie.

15Philo– Es-tu vraiment une voleuse, Maggy ?

16Maggy– Comment pouvez-vous croire ça ? Ai-je l'air d'une coupable ?

17Philo– Oh, tu sais, l'air ! Cela veut-il dire quelque chose ?

18Josée– Les copines que nous sommes vont-elles enfin savoir les détails de ton arrestation maintenant ? On t'écoute.

19Maggy– J'étais allée faire mes courses au Marché de Provence ce matin. Et que vois-je ?

20Philo– Que vois-tu Maggy ? Des tomates, des courgettes, des aubergines, des poivrons, de beaux oignons blancs. Qu'aurais-tu bien pu voir d'autre pour faire une belle ratatouille ?

21Maggy– Ma copine Philo la bavarde va-t-elle enfin me laisser raconter ? Ainsi donc... que disais-je ?

22Josée– Ne disais-tu pas que tu avais volé une orange ?

23Maggy– Mais non, voyons ! On m'a accusée d'en avoir volé une. Qui est un peu attentif ici ?

24Philo– Moi, Maggy. Mais pourquoi n'as-tu pas acheté des pêches ou des prunes ou des abricots. Ce n'est pas la saison des oranges !

25Maggy– Quand mes chères copines vont-elles cesser de me donner des leçons ! J'avais envie d'oranges ; je voulais manger des oranges ; j'allais acheter des oranges ; j'ai assez d'argent pour m'acheter des oranges ; je me fiche que ce ne soit pas la saison des oranges. Ah mais !

26Philo– Et qui n'a pas résisté à voler une orange ? C'est toi, Maggy.

17Maggy– Mais pas du tout ! C'est le marchand qui a cru que j'avais volé une orange !

28Philo– Ah ! L'orange du marchand ! Et qu'a-t-il donc fait, le marchand ?

29Maggy– Il est allé le dire à un policier qui passait par là.

30Philo– Comment cela se fait-il qu'un policier passait par là ?

31Josée– Le hasard, Philo. Un malheureux hasard.

32Maggy– Ne voilà-t-il pas que le policier me prend par le bras ?

33Josée & Philo– Oooh !

34Maggy– Et que croyez-vous qu'il m'est arrivé ?

35Philo– Que s'est-il donc passé, Maggy ?

36Maggy– Il m'a emmenée au commissariat.

37Josée & Philo– Aaah ! Pour une orange ?

38Philo– L'orange du marchand !

39Maggy– Le commissaire m'a posé plein de questions.

40Philo– Que t'a-t-il posé comme questions, le commissaire ?

41Maggy– « Comment vous appelez-vous ? Savez-vous pourquoi on vous a arrêtée ? Est-ce la première fois qu'on vous arrête ? Pourquoi avez-vous volé une orange ? L'avez-vous mangée cette orange ? Était-elle bonne cette orange ? Pourquoi n'avez-vous pas volé un breugnon au lieu d'une orange hors saison ? Pourquoi donc pleurez-vous ? Vous et vos amis ont-ils l'habitude de chaparder sur le marché ? Pourquoi vous êtes-vous fait prendre sur le fait ? Vos éducateurs ne vous ont-ils pas appris les bases de la morale ? »

42Josée– Ne charries-tu pas un peu, Maggy ?

43Philo– Et t'a-t-on mise en prison ? Dis-le-nous, Maggy.

44Maggy– Non. Que crois-tu !

45Josée– Vont-ils prévenir tes parents ?

46Maggy– Je leur ai dit que j''étais orpheline.

47Josée & Philo– Oooh !

48Maggy– Ne suis-je pas la plus futée !

49Josée– Dis, Maggy, l'orange, l'as-tu vraiment volée ?

50Maggy– Ben oui, et mangée de surcroît... Délicieuse !

51Josée & Philo– Oooh !

Voir aussi :

La phrase interrogative - L'interrogation disjonctive, fictive ou délibérative.

Cas où l'on peut omettre le point d'interrogation dans une phrase interrogative

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style ou le discours direct et indirect

**Suite de l'article sur la concordance des temps

***La concordance des temps - Exercices d'application

 

Retrouvez les aventures des Trois Copines

Maggy, Josée et la petite Philo :

 

Maggy, Josée et la petite Philo - Les trois copines (épisode 1)

Les homophones ou, où, ouh, hou, houx, houe, août

Maggy, Josée et la petite Philo - Invitation (épisode 2)

Les homophones es, est, et, ai, aie, aies, aient, haie, hais, ès

Maggy, Josée et la petite Philo – Dans le bois de Parcimoneille (3)

Les homophones et paronymes l'es, l'est, l'ai, l'aie, l'aies, l'aient, lai laid, les, lès, lez, lé

 

Maggy, Josée et la petite Philo – Irons-nous au bois ? (4)

Beau, bel, beaux, belle, belles (adjectif, éléments de syntagmes, locutions nominales, adverbiales, prépositives, locutions phrases...)

 

Maggy, Josée et la petite Philo - Philo se pique au cactus (5)

SI ou S'Y ?

 

ci-dessus :

Maggy, Josée et la petite Philo - L'orange (6)

Est-ce que - est-ce qui - La Phrase interrogative

 

Maggy,Josée et la petite Philo- La garden-party (7)

Les homophones sa, ça, çà.

 

Maggy, Josée et la petite Philo - A la foire (8)

Les homophones eu, eus, eue, eues, eut, eût, hue.

 

Maggy, Josée, la petite Philo & Kevin (9)

Les homophones ses, ces, c'est, s'est, cet, sait, sais, sai.

 

Maggy, Josée et la petite Philo au restaurant (10)

Orthographe traditionnelle et nouvelle orthographe

 

et suivants :

Récapitulation des petites histoires à trous

Récapitulation de tous les exercices à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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