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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 11:33

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Note - On écrit : un vœu, des vœux

 

Jacques Brel - Des vœux qu'on voudrait avoir écrits

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences, je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

Vœux de Jacques Brel en 1968

♥ ♥ ♥

 

Rosemonde Gérard, des vœux universels et pleins d'aménité

> Définition de aménité

 

« Bonne année à toutes les choses,

Au monde, à la mer, aux forêts.

Bonne année à toutes les roses

Que l’hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui m’aiment

Et qui m’entendent ici-bas.

Et bonne année aussi, quand même,

À tous ceux qui ne m’aiment pas. »

Rosemonde Gérard, poétesse épouse de Edmond Rostand, (1866-1953)

♥ ♥ ♥

 

Philippe Geluck, une formule à l'emporte-pièce

« Meilleurs vœux pour toute la vie, comme ça, c'est fait une fois pour toutes. » Philippe Geluck, Le Tour du chat en 365 jours - 2006

♥ ♥ ♥

 

Épicure, pessimiste et lucide, hélas !

« Si les Dieux voulaient exaucer les vœux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain. »

Épicure, philosophe grec (342 ou 341 av. JC – 270 av. JC) Doctrines et maximes

♥ ♥ ♥

 

Lire d'autres vœux sur le site de Jean-Luc Mercier

https://scribium.com/jean-luc-mercier/a/citations-jolis-mots-celebres-de-nouvel-an-et-de-bonne-annee/

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 10:45

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Des règles pointues : Orthographe, grammaire, vocabulaire, styles, etc.

 

& Orthographe et grammaire pour les hésitants

Des règles de base

 

La clef des modes dans les conjonctives

Plus de 100 conjonctions de subordination, locutions conjonctives

et syntagmes introduisant des propositions subordonnées

 

LES QUIZ

 

AUTOUR DE L'ENFANT

Contes et quiz pour les petits enfants

 

MISCELLANÉES - ARTICLES DIVERS

 

Sauvez des vies et sauvez la vôtre !

 

CONTES, NOUVELLES, POÉSIES & RÉCITS DE MAMIEHIOU

 

LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU - TITRES DES ÉPISODES

 Textes qui peuvent servir de dictées avec de nombreux commentaires sur la langue

 Pour les grands: ados et adultes

 

FLORILÉGE - LA PENSÉE DES AUTRES

 

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

racontée par mamiehiou 

 

TRUCS ET ASTUCES GLANÉS ICI ET LÀ

D'autres articles récapitulatifs :

Vous voulez retrouver un article du blog

La Langue Française comme elle va - Ses réformes

Récapitulation des articles sur le subjonctif

Récapitulation des articles sur l'accord des participes passés

♥ Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Vous trouverez dans ce blog des articles sur les dictionnaires

Les petites histoires à trous de Mamiehiou

Récapitulation des exercices à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Florilège de quelques curiosités de la langue française

Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

Récapitulation des articles sur la prononciation des mots

Récapitulation des articles sur le Magazine LIRE

Articles du blog liés de près ou de loin à l'histoire et à la mythologie

Vous aimez les proverbes ? Amusez-vous !

Boulimie de mots - Comment jouer avec les mots

♥ Dictées

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 01:04

 

Miscellanées - Titres des articles

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Les trimestres sont validés en fonction du montant du salaire soumis à cotisations sans tenir compte de la durée réelle de l'activité, ni du moment de l'année où vous avez travaillé.

Smic - Urssaf.fr

>> Retraite dans le privé : durée d'assurance - Service-public.fr

Rémunération minimum ouvrant droit à validation d'un trimestre d'assurance

Années durant lesquelles vous avez été salarié

Revenus minimum ouvrant droit à validation d'un trimestre d'assurance

Avant 1972

Revenus au moins égal au montant trimestriel de l'allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS) déterminé au 1er janvier de chaque année au cours de laquelle vous avez travaillé

Entre le 1er janvier 1972 et le 31 décembre 2013

Revenus au moins égal au montant du Smic horaire prévu pour chaque période au cours de laquelle vous avez travaillé, multiplié par 200 heures

À compter de 2014

Revenus au moins égal au montant du Smic horaire prévu pour chaque période au cours de laquelle vous avez travaillé, multiplié par 150 heures.

Les trimestres rachetés permettent également de valider une période d'assurance, de même que les périodes de congé de formation au cours desquelles l'employeur n'a pas versé de rémunération et les cotisations versées tardivement par l'employeur (les cotisations arriérées).  

.............................................................................................

Bon à savoir :

Si vous avez une question concernant un renseignement sur votre retraite personnelle, vous pouvez appeler le 39 60 (CNAV) sur un poste fixe. 

 

L'année du départ à la retraite :

Pour valider 1 trimestre, partir au moins le 1er avril avec le salaire requis pour 1 trimestre.

Pour valider 2 trimestres, partir au moins le 1er juillet avec le salaire requis pour 2 trimestres.

Pour valider 3 trimestres, partir au moins le 1er octobre avec le salaire requis pour 3 tr.

Pour valider 4 trimestres, partir au moins le 1er janvier suivant avec le salaire requis pour 4 tr.

 

Salaire validant un trimestre - Legislation.cnav.fr - bareme

Extrait de l'article

Années

Salaire validant un trimestre

2017

1464,00 €

Circulaire Cnav 2016/55 du 30/12/2016

 

 

2016

 

1 450,50 €

2015

1 441,50 € 

2014

1 429,50 €

2013

1.886,00 €

2012

1.844,00 €

2011

1.800,00 €

2010

1.772,00 €

2009

1.742,00 €

 

Attention : Le calcul est différent pour les fonctionnaires

moins bien lotis que les salariés.

 

>>> Retour au début de l'article

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Note importante : Cet article ne prétend pas se substituer à ceux que donnent les sites administratifs officiels. Mais les informations sur la toile y sont si nombreuses et si touffues qu'il est parfois difficile de trouver rapidement la réponse simple à la question que je donne en titre.

Attention ! Chaque cas est particulier et pour ne manquer aucun de vos droits, reportez-vous aux sites administratifs.

À voir le grand nombre d'internautes qui lisent mon article, je crois qu'il est utile.

Mamiehiou

Cet article a été publié la première fois en 2011 et il a été mis à jour chaque année jusqu'en 2017

 

BUG sur overblog.- Dans les commentaires ci-dessous on constate parfois des erreurs de chronologie, mes réponses précédant parfois les commentaires des internautes.

 

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 12:00

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QUIZ 122

 

Pourriez-vous retrouver un synonyme de TÊTE, en argot, dans les phrases suivantes :

1-"Quoi ma ..... ? Mais qu'est-ce qu'elle a ma ..... ?"

2-Il a une bonne ....., ça inspire confiance.

3-Vous avez vu ces agités du ..... ? Ils sèment la pagaille* partout.

* pagaille, pagaïe ou pagaye

4-Dès qu'il est né, j'ai su qu'il aurait une ..... de clown.

5-Mais pourquoi se fout-on toujours de ma ..... quand on m'appelle "..... de cake" ?

6-Il a perdu la ..... On a dû l'interner.

7-Je lui ai monté le ..... en lui faisant croire qu'il réussirait à son concours.

8-"J'fais des trous, des p'tits trous..." chantait celui qu'on disait "à la .....".

9-Arrête de gigoter, tu vas te casser la .....

10-Il s'est mis brusquement à me donner des coups de ..... dans la poitrine ; j'en ai été estomaqué.

11-On se souviendra du pitoyable coup de ..... de Zidane à Materazzi ; c'était le 9 juillet 2006.

12-Un inconnu m'aborda. Sa vieille ..... de clochard m'effraya.

13-Elle oublie tout d'une minute à l'autre ; c'est une vraie ......

14-Fallait me voir quand les chimios m'avaient mis la ..... à zéro.

15-Franchement tes maths, c'est trop dur, ça me prend le ......

16-Je crois bien qu'il tourne la ...... Il va se faire soigner dans un hôpital psychiatrique.

17-On m'a dit que j'avais une araignée dans la ..... C'est-y pas malheureux ! Pourquoi pas au plafond ?

La solution que je propose suit le tableau.

 

Les synonymes de TÊTE (nuances et citations)

en lien avec le site de "Bob, l'autre trésor de la langue"

 

alambic

ardoise

armoire

beigneuse

bille

binette

blair

bobe

bobèche

bobéchon

bobinasse

bobine

bobinasse (Cnrtl)

bobinette

bobino

bocal

boisseau

boîte à méninges

boîte

bol

bordzon

bouille

bouilloire

bouillotte

boule

& boule

bourriche

bourrichon

boussole

cabasse

cabèche

caberlot

cabochard

caboche

cabochon

cafetière

cage

caillou

caisson

calbombe

calebasse

calle

cantaloup

capatrat

carafe

carafon

casque

casserole

cassis

cerise

chapiteau

chetron

chignon

chiro

chou

chou-rave

ciboulard

ciboule

ciboulet

ciboulot

ciboulotte

cigare

citron

citronnade

citrouillard

citrouille

cloche

clocheton

cocarde

coco

cocson

cohu

chique

coloquinte

comblette

coquillard

coquille

couache

couatche

cigare

coupole

courge

crémol

crête

gaboude

dôme

fiole

margoulette

marron

melon

michaud

carte

oeuf

pain de sucre

patate

pêche

penseuse

pipe

plafond

plafonnard

plot

poêle à marrons

poire

pomme

pomme de canne

pompon

profil

réverbère

schako

sinoquet

siphon

sorbe

sorbonne

soudure

terrine

tesson

(tête de) linotte

tétère

téterre

théière

timbale

tinette

tirelire

tomate

toupie

tourelle

tournant

tournante

tourte

tranche

tranchecaille

trogne

trognon

trombille

trombine

tromblon

trombolle

trombone

trompette

tronche

urne

vélodrome à mouches

 

Je propose les phrases :

1-"Quoi ma gueule ? Mais qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?" Johnny Hallyday

2-Il a une bonne bouille, ça inspire confiance.

3-Vous avez vu ces agités du bocal ? Ils sèment la pagaille partout.

4-Dès qu'il est né, j'ai su qu'il aurait une bille de clown.

5-Mais pourquoi se fout-on toujours de ma tronche quand on m'appelle "tronche de cake" ?

6-Il a perdu la boule/la boussole On a dû l'interner.

7-Je lui ai monté le bourrichon en lui faisant croire qu'il réussirait à son concours.

8-"J'fais des trous, des p'tits trous..." chantait celui qu'on disait "à la tête de chou". Serge Gainsbourg

9-Arrête de gigoter, tu vas te casser la margoulette/la gueule.

10-Il s'est mis brusquement à me donner des coups de melon dans la poitrine ; j'en ai été estomaqué.

11-On se souviendra du pitoyable coup de boule de Zidane à Materazzi ; c'était le 9 juillet 2006.

12-Un inconnu m'aborda. Sa vieille trogne de clochard m'effraya.

13-Elle oublie tout d'une minute à l'autre ; c'est une vraie (tête de) linotte.

14-Fallait me voir quand les chimios m'avaient mis la boule à zéro.

15-Franchement tes maths, c'est trop dur, ça me prend le chou.

16-Je crois bien qu'il tourne la carte. Il va se faire soigner dans un hôpital psychiatrique.

17-On m'a dit que j'avais une araignée dans la coloquinte. C'est-y pas malheureux ! Pourquoi pas au plafond ?

 

Sur le blog : Articles connexes

>> QUIZ 80 Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau

>> Elle arpentait la rue Bréda (poème argotique)

>> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes
 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 09:33

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Peut-être ne connaissez-vous pas encore le site LEXILOGOS qui est une mine de renseignements.

dictionnaires     – clavier     – pays & cartes     – pratique

 

alphabets
argot
citations
encyclopédie
étymologie
langues
multilingue
noms de famille
prénoms
thématique
toponymie
traduction

 

>> Alphabet phonétique international (API) Clavier en ligne LEXILOGOS >>

www.lexilogos.com/clavier/fonetik.htm

Clavier en ligne pour écrire les caractères et symboles de l'Alphabet phonétique international (API)

 

Extrait de l'article

Exemples :

ɑ ɐ ɒ æ ɓ ʙ β ɔ ɕ ç ɗ ɖ ð ʤ ə ɘ ɚ ɛ ɜ ɝ ɞ ɟ ʄ ɡ ɠ ɢ ʛ ɦ ɧ ħ ɥ ʜ ɨ ɪ ʝ ɭ ɬ ɫ ɮ ʟ ɱ ɯ ɰ ŋ ɳ ɲ ɴ ø ɵ ɸ θ œ ɶ ʘ ɹ ɺ ɾ ɻ ʀ ʁ ɽ ʂ ʃ ʈ ʧ ʉ ʋ ʊ ʌ ɣ ɤ ʍ χ ʎ ʏ ʑ ʐ ʒ ʔ ʡ ʕ ʢ ǀ ǁ ǂ ǃ

 

Allemand

Ä Ö Ü ẞ - ä ö ü ß

 

Espagnol

Ñ Á É Í Ó Ú Ü ñ á é í ó ú ü ¿ ¡

 

Etc.

Voir l'article en entier.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 18:52

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J'ai déjà écrit plusieurs articles ayant pour sujet les réformes de l'orthographe (voir les liens ci-dessous au bas de la page) et je veux ajouter ici quelques passages que j'ai extraits d'un texte de Émile Faguet (1905) : Simplification simple de l’Orthographe, que vous trouverez sur Wikisource.

Simplification simple de l'orthographe - Wikisource

La référence des pages

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Note : "racler" doit être pris dans le sens de enlever.

Page 6

Depuis Ronsard et Joachim du Bellay les meilleurs esprits trouvent l’orthographe française trop surchargée, sentent le besoin de la simplifier. Voici pourquoi. C’est qu’elle était très simple au XVe siècle, et que les grammairiens du XVIe siècle, par affectation scientifique, par pédantisme, l’avaient grièvement compliquée.

Quand je dis que l’orthographe était simple au XVe siècle et au commencement du XVIe, la vérité est qu’elle n’existait pas. Seulement, les premiers imprimeurs furent bien à peu près forcés d’avoir un usage commun (ou à peu près). De cet usage commun est née l’orthographe, la première orthographe, ou ce que l’on peut appeler ainsi, l’orthographe du commencement du XVIe siècle, l’orthographe de Marot et de Commines.

Cette orthographe n’a aucun caractère scientifique, mais elle est très simple, très dépouillée, elle n’accumule pas les lettres parasites, inutiles ou peu utiles ; enfin elle est très bonne femme.

Là-dessus arrivèrent les savants, les grammairiens, les pédants, [...]

Page 9

Richelet, en 1680, publia un Dictionnaire selon d’Ablancourt [...] Il écrivait : afaire, ataquer, ateindre, dificile, abesse, abaïe, abé, acabler, acablement, etc. Il changeait y en i presque toujours. — N’oubliez pas ces deux points. La

Page 10

suppression des lettres doubles et « racler l’y », c’est le fond de la bonne réforme depuis trois siècles.

À mon avis, ce l’est encore.

Notez que Vaugelas était (en gros et le plus souvent) de l’avis d’Ablancourt, et par conséquent, était d’avance de l’avis de Richelet, ne cessant d’assurer que les raisons d’étymologie sont de peu de force ; qu’il « révérait la vénérable antiquité et les sentiments des doctes » ; mais que, d’autre part, il « se rendait à cette raison invincible qui veut que chaque langue soit maîtresse chez soi ».

Enfin, l’Académie vint, je veux dire le Dictionnaire de l’Académie. En 1694, première édition du Dictionnaire-Loi.

L’Académie, comme toute compagnie possible, était partagée. Elle était de deux façons. D’un côté, elle était, comme elle le fut toujours depuis environ 1660, composée d’écrivains hommes du monde et d’écrivains savants, et cela est une première raison de divergences. D’autre part,

Page 11

elle était partagée intellectuellement, comme elle l’a toujours été, entre la pensée de n’être que le greffier de l’usage, qui est sa pensée maîtresse, et un certain désir sourd d’en être un peu le guide, ce qui est, à mon avis, parfaitement légitime.

De tout cela, il s’ensuivit quelque discussion, et assez vive, au cours de l’élaboration du Dictionnaire. Chapelain représentait les savants, et, à cette époque, savant, en fait d’orthographe, voulait dire étymologiste. Il était donc pour l’orthographe rébarbative. Il était pour charactère, pour cholère, et tout homme qui veut que l’on continue d’écrire style et chloroforme doit lui donner raison.

Conrart, simple Parisien « qui ne savait que le français », comme dit Sainte-Beuve, était pour colère et caractère.

L’Académie fut un peu de l’avis de tout le monde — un peu plus pourtant pour Conrart que pour Chapelain — et chercha à écrire comme écrivaient les honnêtes gens. Mais elle n’alla pas aussi loin dans la simplification que d’Ablancourt et son disciple Richelet.

En 1718, elle simplifie encore, mais assez peu. Elle écrit éploré au lieu de esploré, sirop au lieu de syrop (« raclant » l’y grec étymologique ;

Page 12

car le mot latin est bien syrupus), noircissure au lieu de noircisseure (comme la Commission de simplification nous propose d’écrire gajure). Mais, en somme, l’édition de 1718 apporta peu de changements à l’orthographe française.

Le grand pas fut fait en 1740. Après des discussions très prolongées — elles durèrent quelque six mois — l’Académie, très partagée, pour se tirer d’affaire, s’en remit purement et simplement à son secrétaire perpétuel, M. Joseph Thoulier, abbé d’Olivet. Comme il disait lui-même, elle le créa « plénipotentiaire », ce dont il se serait passé très bien, à ce qu’il dit aussi. Il était réformiste. Il était simplificateur. Il réforma, selon le compte approximatif d’Ambroise-Firmin Didot, près de cinq mille mots. C’est depuis ce temps que l’on écrit accroître et non accroistre, avocat et non advocat, albâtre et non albastre, apôtre et non apostre, âpre et non aspre, toujours et non tousjours, bâtard et non bastard ; bêtise et non bestise, chrétien et non chrestien, château et non chasteau ; ceci, celui-ci, etc., et non cecy, celui-cy ; toi, moi et non toy, moy ; gai et non gay ; joie et non joye, abyme et non abysme, école et non escole, bienfaiteur et non bienfaicteur

Etc., etc. ; puisqu’il y en a près de cinq mille.

Page 13

Seulement, remarquez bien ceci, l’Académie, même à cette époque où elle était si franchement réformiste, ne devançait pas l’usage ; elle le suivait. Elle a tenu à le dire dans sa préface : « Le public en cela a été plus vite et plus loin qu’elle ». — Il est vrai que cette préface étant de l’abbé d’Olivet lui-même, on peut croire que, par cette remarque, il veut surtout se couvrir et que « le public », ce que du reste je crois savoir, n’était qu’une partie du public ; mais enfin l’Académie était suffisamment autorisée par « le bon usage ». Le bon usage c’est celui dont on est.

En 1762, nouvelles modifications, moins nombreuses à la vérité, dans le même sens. Lettres doubles supprimées, y grecs et th éliminés : chimie au lieu de chymie (avec tous ses dérivés), absinthe au lieu de absynthe, détrôner au lieu de déthroner, scolie au lieu de scholie, scrofule au lieu de schrofule, pascal au lieu de paschal, patriarcal au lieu de patriarchal, agrafer au lieu de agraffer, éclore au lieu de éclorre, argile au lieu de argille, etc. — Un détail amusant : anicroche au lieu de hanicroche. En 1762 seulement ! Qui ne croirait qu’anicroche ne se trouve écrit hanicroche que dans Rabelais ? D’autant plus qu’on n’a jamais su ce que signifiaient les deux premières syllabes de ce mot.

Page 14

En 1835 (car l’édition de 1795 ne compte pas, comme le fait remarquer Ambroise-Firmin Didot, que je suis pas à pas, puisque l’Académie n’existait point et que le prétendu Dictionnaire de l’Académie de 1795 ne fut qu’une entreprise de librairie), en 1835, donc, nouvelle simplification, mais surtout dans un autre sens : adoption des ai pour oi dans les mots prononcés ai (français et non françois, etc.) ; et d’autre part, ce qui est simplification aussi sans en avoir l’air, parce que c’est rentrée dans la règle générale, pluriel des mots en ent et ant écrits ents et ants et non ens, ans (les événements et non les événemens, les enfants et non les enfans). Entre nous, en ceci, l’Académie n’était guère greffier de l’usage et s’en faisait le guide. Je l’approuve du reste et quoique ayant conservé l’habitude d’écrire : « Mes chers enfans », j’estime qu’elle a eu raison d’effacer cette exception qui n’avait aucune raison pour elle. Plus on efface d’exceptions, plus on simplifie ; et plus on simplifie, plus on est dans le bon sens.

Nous arrivons à 1867, époque où il y eut un

Page 15

mouvement réformiste très vif. Ambroise-Firmin Didot s’en fit le représentant, ce pour quoi il avait qualité, et publia ses Observations sur l’orthographe française, où j’ai largement puisé pour tout ce que je viens d’écrire, et qui sont œuvre de savant et d’homme du plus grand bon sens.

Désirant que l’on continuât dans le sens où l’on était depuis Ronsard, il proposa de « racler » l’h partout où il représente « l’esprit rude » des alexandrins (hérésie, rhythmer, rhétorique, etc.). Il proposa de remplacer th et ph par t et par f dans les mots les plus usuels (pharmacie, athée, etc.). Il proposa de « racler l’y grec » et de le remplacer par l’i dans un certain nombre de mots. (Où était sa limite ? il ne me semble pas qu’il l’ait indiqué.) Enfin de substituer l’s à l’x dans les pluriels des mots en ou qui ont gardé l’x (il y en a sept) et dans les mots en oi qui l’ont gardée aussi (je ne crois pas qu’il y en ait beaucoup). Tous les mots en oi au singulier s’écriraient au pluriel comme lois et tous les mots en ou s’écriraient au pluriel comme fous.

Sainte-Beuve, en 1868, entra en scène. Il ne peut guère être accusé, celui-ci, d’être un « primaire ». Or il fut très nettement réformiste, comme du reste, dans son article sur Vaugelas [...]

Page 16

[...] Il dit : « La même autorité qui a importé les mots et vocables scientifiques peut intervenir pour les modifier. Ainsi rien n’oblige d’user perpétuellement de cette orthographe si repoussante dans les mots rhythme, phthisie, catarrhe, etc., et il y a quelque temps que Ronsard et son école, tout érudits qu’ils étaient, avaient désiré affranchir et alléger l’écriture de cet « insupportable entassement de lettres ».

Il entassa, lui, les autorités pour peser dans le sens de la simplification. Il rappela Meigret, Ramus, Corneille, Bossuet, Voltaire. Il rappela que Bossuet avait dit « de ne pas s’attacher superstitieusement à toutes les lettres tirées des langues dont la nôtre a pris ses mots. » Il rappela l’abbé de Saint-Pierre, Dumarsais, Duclos, le père Ruffier, l’abbé Girard. Il eut tort de citer le mot de Voltaire, qui est beaucoup trop décisif et immodéré : « L’écriture est la peinture de la voix ; plus elle est ressemblante, meilleure elle est », et qui conduirait à l’orthographe individuelle, c’est-à-dire à une confusion telle qu’on ne se comprendrait jamais quand on s’écrirait les uns aux autres ; mais

Page 17

il fut très sage en ses conclusions, qui sont celles-ci : « Il importe, parmi tous les changements et les retouches que réclamerait la raison, de savoir se borner et choisir, afin de ne pas introduire d’un seul coup trop de différences entre les textes déjà imprimés et ceux qu’on réimprimerait à nouveau… Pourquoi « charrette » et « chariot », « abattement » et « abatis », « courrier » et « coureur », « banderole » et « barcarolle », « ostrogot » et « gothique » ?… Il y aura effort à faire pour introduire dans l’édition qui se prépare les modifications réclamées par la raison et qui fassent de cette publication nouvelle une date et une étape de la langue. C’est à quoi cependant il faut viser. »

L’édition de 1878 fit quelques concessions à cet avis : rythme au lieu de rhythme, phtisie pour phthisie, etc. ; mais en petit nombre. L’Académie, depuis le xixe siècle, est très timide, pour une raison bien simple : c’est que depuis le xixe siècle l’orthographe est devenue une superstition ; on écrit d’après le Dictionnaire de l’Académie avec scrupule. Dès lors l’Académie ne peut pas s’appuyer sur l’usage pour réformer. L’usage lui permettant de réformer n’était tout simplement qu’un certain nombre de désobéissances à ses propres ordres[...]

Pages 18, 19, 20, 21

[Phonétisme : E. Faguet développe ici les arguments qui démontrent que vouloir écrire comme on prononce est une erreur] "chacun écrivant, non comme on prononce, mais comme il prononce".

Page 21

[...] il ne faut pas, comme l’a très bien dit Sainte-Beuve, si hardi, vous l’avez vu, mais qui est le bon sens même, « introduire d’un seul coup trop de différences entre les textes déjà imprimés et ceux qu’on réimprimerait à nouveau » ; il ne faut pas trop étonner. Encore Sainte-Beuve. Il n’y a que lui : « L’Académie, après avoir écrit phantôme, phrénésie, phantastique, a osé écrire fantôme

Page 22

frénésie, fantastique. Osera-t-elle, appliquant la même réforme à d’autres mots, écrire nimfes, ftisie, diftongues ? Je vois d’ici l’étonnement sur tous les visages… Ce sont des questions de tact et de convenance où il importe d’avoir raison avec sobriété ». — Sapere ad sobrietatem. La Commission de simplification a été sage ; mais avec sobriété, j’en doute un peu.

Page 27

Seulement la physionomie des mots a changé dix fois depuis trois cents ans et, si l’on s’était arrêté à la physionomie des mots, on écrirait encore cholère et charactère et chymie et advocat et escole et abysme et argille et bienfaicteur et déthrôner. La vérité est qu’on s’habitue très vite à la physionomie nouvelle des mots. Qui est-ce qui regrette françois ? Il n’est écrit français, officiellement du moins, que depuis soixante-dix ans. Qui est-ce qui regrette phthisie et rhythme ? Ils ne sont écrits plus simplement que depuis vingt-cinq ans. Je les ai écrits comme cela pendant toute mon enfance et toute ma jeunesse. Je les regrette peut-être ; mais à ce seul point de vue.

 

Rappel - La référence des pages

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GN ou IGN – OIGNON ou OGNON

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:58

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À quoi eût servi de vitupérer contre le destin ? Tout, ici-bas, portait à croire que rétablir l'ordre dans ce monde bouleversé n'était plus possible. Mais l'on sait que bon nombre de révolutions passées, plus sanglantes qu'on ne puisse l'imaginer, ont éclaté, se sont paroxysées, puis, grâce à quelques hommes, plus déterminés et plus écoutés que les autres ont été étouffées, et se sont éteintes enfin, à coups de belles paroles ou de moyens que la morale réprouve.

Ainsi donc ont été renversées les règles établies par des gouvernements illégitimes, arbitraires et tyranniques.

Il ne s'agissait pas aujourd'hui d'une révolutionnette - loin de là - mais plutôt d'un souffle de vie qui devait faire sauter le joug subi depuis trop longtemps. Une clairvoyance, peu à peu, s'était insinuée dans les consciences. Peu préparées à l'esprit critique, elles s'étaient laissé berner, endoctriner, enfermer dans un modèle dont elles n'avaient pas la moindre idée. Tout avait été minutieusement combiné pour que nul ne soupçonnât qu'il était captif d'une pensée unique.

Toujours prête à vouloir le bonheur de mes semblables, je me déterminai à entrer dans l'action la plus téméraire, la plus improbable, celle qui devait changer la violence en douceur, l'inconséquence en raison, la révolte en paix, bref, la haine en amour.

Mais je me ravisai bientôt et songeai au pouvoir qui me faisait défaut. Qui étais-je pour former un voeu qui me sembla impossible dès l'instant qu'il embrasa mon imagination ? J'eusse volontiers fait l'éloge de ma folie* pour me convaincre que tout était réalisable si tant est qu'on eût la foi dans ses convictions.

Je me positionnai alors à la vue d'un grand nombre au milieu de la grande place d'Utopinambourg* que j'aurais bien appelée agora pour la circonstance.

"Il faut que je me bouscule les neurones !" m'écriai-je devant le désastre ambiant. J'enfonçai une porte ouverte en me chantonnant une rengaine appropriée à la situation : Tous les problèmes ont une solution... All problems have a solution... Für jedes Problem gibt es eine Lösung... Todos los problemas tienen solución... Una soluzione per tutti i problemi... soluție, la problemele... solução para os problemas... oplossing voor alle problemen... rozwiązania trudności... wszystkich problemów... løsning på de problemer... megoldás, problémák...

Se bousculaient les mots porteurs d'espoir. Je n'inventais rien. Ils avaient déjà fait leurs preuves en matière de problèmes résolus.

Me vint alors l'idée, que d'aucuns jugeraient saugrenue, de me hisser sur le beffroi déserté par les guetteurs qui avaient fui tous les risques inhérents à la situation du moment. Et me voilà, brandissant le drapeau blanc de la paix et chantant à tue-tête, telle une Sans-Culotte inspirée : « Ah ! ça ira, ça ira, ça ira, Le peuple en ce jour sans cesse répète, Ah ! ça ira, ça ira, ça ira, Malgré les mutins tout réussira. »

 

Il eût suffi d'une poignée d'hommes de bonne volonté, meneurs s'il en fut, capables de canaliser la fureur de tous les enragés et leur dessiller les yeux sur la vanité de leurs actions délétères.

Il eût fallu Sept Sages pour mettre de l'ordre dans le désordre, du calme dans l'agitation, de la vérité dans l'ignorance.

Vous l'aurez compris, je tâchais de rameuter, vaille que vaille, ceux qui me suivraient dans cette entreprise difficile. Je n'étais pas une inconnue dans ma cité. Ils étaient nombreux ceux qui m'avaient choisie pour guide lorsque je professais dans mon École, l'École de la bienséance*, là où je leur avais enseigné la politesse, les bonnes manières et tout l'art de se comporter du mieux qui soit avec ses semblables.

Bravant l'agitation et le tumulte, j'étais décidée à tout pour qu'ils se ralliassent à moi.

Alors que je m'apprêtais à haranguer la foule, un frêle guignard se posa sur mon épaule.

......................................................................

* L'Éloge de la folie (1508) par Érasme de Rotterdam, Desiderius Erasmus

* Retour en arrière : Oli arrive à Utopinambourg > 53 Délires d'une ville, la nuit

 

Notes

À quoi eût servi de vitupérer contre le destin ?

eût servi : subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel > aurait servi

Vitupérer, protester vivement

 

bon nombre de révolutions passées [...] se sont paroxysées,

Paroxyser (se), s'exacerber jusqu'à son paroxysme, son degré extrême

 

Me vint alors l'idée de me hisser sur le beffroi

Littré - Beffroi : 1-Tour dans laquelle est une cloche prête à sonner l'alarme. 2-La cloche même.

 

Il eût suffi d'une poignée d'hommes de bonne volonté, meneurs s'il en fut,

il eût suffi, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel - il aurait suffi

s'il en est, s'il en existe - s'il en fut, passé simple.

 

leur dessiller les yeux sur la vanité de leurs actions délétères.

leur ouvrir des yeux, leur faire prendre conscience

Délétère – Littré : Fig. Qui cause corruption et mal moral.

ÉTYMOLOGIE- Terme dérivé du verbe grec signifiant détruire.

 

Il eût fallu Sept Sages pour mettre de l'ordre dans le désordre

Les Sept Sages, en référence aux Sages grecs.

LES SEPT SAGES - Encyclopædia Universalis

 

la grande place d'Utopinambourg que j'aurais bien appelée agora

Dans la Grèce antique, l'agora désigne la place publique où se rassemblait les citoyens qui débattaient des questions sociales, politiques et mercantiles de la cité.

Le forum dans l'antiquité romaine.

 

Bravant l'agitation et le tumulte, j'étais prête à tout pour qu'ils se ralliassent à moi.

Le tumulte de la foule

Plus de 100 bruits et leurs nuances : bacchanal crépitation stridulation brondissement etc.

ils se ralliassent, se rallier au subjonctif imparfait.

 

un frêle guignard se posa sur mon épaule

Littré : Le guignard est appelé par quelques-uns petit pluvier ; il est en effet d'une taille inférieure à celle du pluvier doré, et n'a guère que huit pouces et demi de longueur, [Buffon, Oiseaux. t. XV, p. 136]

D'après Ménage, cet oiseau a été ainsi appelé d'un nommé Jean Guignard, bourgeois de Chartres, lequel, le premier, en reconnut la délicatesse en 1542.

 

*L'École de la bienséance à retrouver dans les articles :

133 Délires sur des conduites peu exemplaires - "La politesse est à l'esprit ce que la grâce est au visage"

134 Délires d'Oli et de Lio – L'anagramme – Le chiasme

135 Délires pédagogiques

QUIZ 25 Test sur la politesse, le savoir-vivre et l'art de la table

137 Délires sur la guérison souhaitable et programmée de ceux qui n'hésitent pas à manquer gravement à la bienséance. L'École des Hommes

 

<< 187 Délires sans issue

>> 189 Délires d'une harangue qui fit long feu

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:58

par Jean Rochefort* www.lefigaro.fr › CULTURE › Livres

 

FLORILÈGE- Liste des textes choisis

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

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-49-

 

Note de Mamiehiou : Vous êtes jeune ou vous ne l'êtes plus. Vous n'avez guère consacré de temps à la lecture et un regret vous turlupine, celui de n'avoir pas rencontré Madame Bovary, je veux dire de n'avoir pas lu le roman qu'on qualifie de CHEF D'ŒUVRE. Tout le monde devrait l'avoir pour bagage culturel parce qu'il est INCONTOURNABLE.

Tout juste si, à la publication de son roman, notre éminent Gustave Flaubert ne s'est pas fait tiré les oreilles, je veux dire censuré, attaqué ; il a réchappé d'une condamnation pour excès de réalisme, et c'est tant mieux.

Rien ne pouvait ébranler notre écrivain : « On doit écrire comme on veut. Voilà tout, répétait-il souvent. Quand on me dit : Vous avez fait mauvais, je réponds: J'ai fait comme ça. »

« Emma Bovary, c'est moi », disait-il. On l'avait compris.

 

L'article intitulé L'improbable résumé de Madame Bovary en « langage de jeunes » a été publié le 21/03/2015 dans Le Figaro par Fabien Morin.

Dans la vidéo, Jean Rochefort nous dit un texte pas piqué des vers : l'histoire d'Emma Bovary revue et corrigée dans un style très éloigné de celui de Gustave Flaubert qu'on reconnaît être l'un des plus purs de la Langue Française.

Le roman laisse après lui une trace sulfureuse de femme pas très comme il faut, « Emma [...] se fait chier... » (Cf. Jean Rochefort).

À l'entendre, certains seront choqués et crieront au scandale. D'autres, au contraire, ne pourront s'empêcher de rire, et dégusteront, au passage, un vocabulaire qui ne leur est peut-être pas familier.

Il n'empêche que Jean Rochefort est épatant dans sa manière. Chapeau bas !

 

Dans son article : Il y a 135 ans, la mort de Gustave Flaubert, Véronique Laroche-Signorile nous instruit sur la manière d'écrire de l'écrivain.

Le Figaro  HISTOIRE

 

Flaubert avait une singulière façon de travailler. Il aimait à écrire sur un de ces petits pupitres comme en ont les musiciens pour placer le morceau à jouer. Il établissait dessus son manuscrit, puis, au beau milieu, traçait de sa belle et haute écriture, une phrase, une seule.

Alors, il allumait une pipette, se renversait sur son siège et regardait sa phrase. Au bout d'un quart d'heure, il en ôtait un mot inutile. Au second quart d'heure, il remplaçait un mot impropre. Au troisième, il effaçait la moitié de ce qu'il avait écrit et trouvait d'autres expressions. Il était enchanté quand, à la fin de sa matinée, il avait trouvé une phrase dont il fût réellement content.

Une fois, le mot stèle se trouva sous sa plume. Il l'avait employé dans le sens de siège. Il prit un dictionnaire pour en connaître le genre. Au mot était jointe une de ces définitions embarrassantes dont les dictionnaires ont le secret. Flaubert s'habilla à la hâte, prit une voiture à l'heure, et se rendit à la Bibliothèque nationale où on le connaissait bien pour trouver en des textes authentiques le sens exact du mot employé.

 

Voir aussi l'article :

>> Salaud de Flaubert par Philippe Sollers... - Philippe Sollers/Pileface

 

Vous trouverez le (véritable) texte de Flaubert sur Wikisource

>> Madame Bovary/Première partie...

 

FLORILÈGE- Liste des textes choisis

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 12:23

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Ça, pronom démonstratif, forme élidée de cela.

Élision du a de ça devant le verbe ou l'auxilaire avoir :

ça a > ç'a,

ça avait > ç'avait

ça aurait > ç'aurait,

ça eût > c'eût, etc.etc

et devant en :

ça en > c'en
 

Remarque : La cédille du ç disparaît devant e : c'eut, c'en...

*[Langue familière / argotique]

*Ç'a de la gueule, ta déco ! /ça a de la gueule

*C'en jette ! /ça en jette !

Mais Marie, tu rougis ! Tu es amoureuse ou c'en a tout l'air. /ça en a tout l'air.

Tu veux savoir pour mes partiels ? T'inquiète ! ç'a très bien marché. /ça a très bien marché.

Il m'avait quitté depuis dix ans quand je t'ai rencontré. Eh oui, ç’avait pris longtemps avant que je reparte à zéro. /ça avait pris longtemps

Ç’aurait marché si tu avais voulu. /ça aurait marché

 

Articles connexes

SA, ÇA, ÇÀ – Homophones – QUIZ

La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

Sans, s'en, sens, sent, c'en, cent, sang, des homophones à ne pas confondre – QUIZ

FLE – Comprendre le français parlé rapidement

 

et sur la Banque de dépannage linguistique du Québec :

http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3625

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 19:30

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Dans la catégorie "Florilège, la Pensée des Autres"

vous trouverez des œuvres complètes

ou des extraits d'œuvres d'auteurs célèbres

 

.                                                                                                .

Une note sur le mot Florilège à la fin de l'article

EPICTETE - Entretiens

Ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous

 

SAINT-AUGUSTIN - Les Confessions

Le larcin

 

3

SCHOPENHAUER - Pensées et Fragments

Douleurs du monde 

 

BLAISE PASCAL - Pensées

Les deux infinis

 

5

STENDHAL- Correspondance

De l'esprit et de l'amour

 

6  

XAVIER DE MAISTRE - Voyage autour de ma chambre

Heureux celui qui possède un ami ! 

 

EDGAR ALLAN POE - Le corbeau, The Raven

 

SENEQUE- La Vie heureuse

Du plaisir et de la vertu   

 

ALEXANDRE DUMAS - Mes Mémoires

La mort de Géricault 

 

10 

Poèmes d'amour - Livre 1 - Florilège proposé par mamiehiou

 

11 

Poèmes d'amour – Livre 2 - Florilège proposé par mamiehiou

 

12

THEOPHILE GAUTIER - Le Roi Candaule

Nyssia et Gygès

 

13

GUSTAVE FLAUBERT - Un coeur simple

Le perroquet de Félicité

 

14 

GUY DE MAUPASSANT - Boule de Suif

Dans la diligence qui les emmène au Havre

 

15

WILLIAM DUCKETT - Dictionnaire de la conversation et de la lecture

Lucifer

 

16  

Les tragiques amours d'Héloise et d'Abélard – Lettre d'Héloïse

 

17  

ALEXANDRE DUMAS – Mes Mémoires

La naissance de Victor Hugo - Deux noms prédestinés : Victor et Hugo

 

18

Lettres Portugaises (anonyme) - La passion amoureuse d'une religieuse 

 

19

CHATEAUBRIAND - Mémoires d'Outre-Tombe - À Combourg

 

20

Lettres trouvées dans un vieux carton (lettres de famille) 

Exception au Florilège : L'auteur n'est pas célèbre !

 

21

NICOLAS BOILEAU - Art Poétique : Apprenez à penser... Ce qui se conçoit bien... Vingt fois sur le métier...


22

LOUIS BOURDALOUE - Le roi des prédicateurs et le prédicateur des rois - « On veut être riche... »

 

23

VOLTAIRE - Dictionnaire philosophique - Zoroastre, prophète et fondateur du zoroastrisme

 

24

PIERRE CORNEILLE - Le Cid - Acte III Scène 4 - Va, je ne te hais point. - Rodrigue qui l'eût cru ?

 

25

L'assassinat manqué de M. DESCARTES par ADRIEN BAILLET

 

26

Le pari de PASCAL et le pari d'ARNOBE

 

27

JEAN-JACQUES ROUSSEAU - Julie ou La Nouvelle Héloïse

suivi du poème d'Alphonse de Lamartine, Le Lac

 

28

VICTOR HUGO- La mort d'Honoré de Balzac - Choses vues

 

29

PAUL REBOUX & CHARLES MÜLLER - À la manière de ... Chateaubriand

 

30

ÉMILE ZOLA - Au Bonheur des Dames

 

31

VERCORS - Le Silence de la mer – Des bibliothèques

 

32

CHARLES DE COSTER - Till l'Espiègle/ Thyl Ulenspiegel

 

33

Les soirées de l'Arsenal - CHARLES NODIER & ALEXANDRE DUMAS

 

34

JOHANN WOLFGANG VON GOETHE - Les Affinités électives, Die Wahlverwandtschaften

 

Textes qu'on rencontre dans des articles d'autres catégories

 

L'article Égalité dans le Dictionnaire philosophique de Voltaire > Du plaisir de la lecture des dictionnaires

 

Joachim Du Bellay - Heureux qui comme Ulysse

Dans les notes du texte : 51 Délires en partance pour d'autres cieux."Vis libre ou meurs : La mort n'est pas le pire des maux."

 

Paul Verlaine - Écoutez la chanson bien douce

Dans les notes du texte > 101 Délires sur des congratulations plurilingues

 

Baudelaire - Le joujou du pauvre - Poèmes en prose

Conte pour les tout petits, "Criboule et Fernand" suivi du poème de Charles Baudelaire "Le joujou du pauvre"

 

Jean de de La Fontaine, extrait de Le roi Candaule et le Maître en droit, Fable > 124 Délires des plus funestes +Le roi Candaule

 

Michel de Montaigne, extrait des Essais 

4 Délires inopérants -Immodérées et charmeresses blandices de la volupté

 

Jean de La Fontaine - L'ours et les deux compagnons 

dans les notes du texte : 150 Délires ursins


Stendhal, De l'amour, extrait dans les notes des Délires 165

165 Délires sur l'amour - « Il n’y a qu’une loi en sentiment, c’est de faire le bonheur de ce qu‘on aime.»

 

Guy de Maupassant, L'Aveugle

Texte intégral donné en dictée avec l'explication des fautes à ne pas faire

Orthographe – grammaire : Comment se remettre à niveau – Dictée 1

 

Emile Zola extrait de La mort d'Olivier Bécaille

donné en dictée avec l'explication des fautes à ne pas faire

Orthographe - grammaire : Comment se remettre à niveau - Dictée 2

 

Anatole France, le livre de Suzanne

Dictée n°3 ANATOLE FRANCE - Le Coq - Le livre de Suzanne

 

Hans Christian Andersen, un Conte

Les habits neufs de l'empereur d'après Hans Christian Andersen (conte adapté pour enfants de 5 ans et +)

 

Charles Cros Le hareng saur

184 Délires au fond de l'abîme

.....................................................................

On aura beau dire, le mot florilège est tellement plus beau que l'anglicisme best of. N'êtes-vous pas d'accord avec moi ?

Pourquoi les Français se plaisent-ils tant à choisir des mots loin de leur langue si belle ?

 

Florilège, recueil de textes littéraires choisis, anthologie.

 

Étymologie :

du latin florilegus : qui cueille des fleurs

de flos : fleur

et legere : cueillir, choisir

 

 Retour au début de l'article

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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