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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:06

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J'ai fait ce blog pour vous aider !

 

Pourquoi ne prendriez-vous pas le taureau par les cornes une fois pour toutes ?

On exige beaucoup des enfants lorsqu'ils vont à l'école. Eh bien, exigez autant de vous-même et faites chaque jour un petit effort pour apprendre les règles de grammaire et d'orthographe que vous ne maîtrisez pas encore.

Comment ?

Venez sur mon blog et lisez attentivement un article.

Ne vous dites surtout pas que c'est trop difficile.

Ne vous dites pas que vous n'y arriverez pas.

Ne vous dites pas que vous n'y comprenez rien (ce n'est pas vrai).

Si vous ne comprenez pas tout, ce n'est pas grave. Vous reviendrez plus tard sur l'article lu et vos idées seront plus claires.

Vous n'êtes pas plus bête qu'un autre.

Ne dites pas que vous n'avez pas le temps (ce n'est pas vrai).

Ne cédez pas à la facilité en envoyant tout promener.

Restez calme et accrochez-vous.

Ce n'est pas parce que vous n'aimiez pas l'école que tout est perdu.

Sacrifiez une demi-heure de jeux vidéos qui ne vous apportent qu'une petite excitation passagère. (Je précise que je n'ai rien contre ces jeux.)

 

J'en vois un d'ici qui roule des mécaniques, qui s'évertue à se mettre en valeur auprès de ses copains en leur faisant croire qu'il est le plus fort : c'est le moment de se prouver à lui-même qu'il l'est.

 

Et quel bonheur que celui d'apprendre !

Et surtout de s'y tenir chaque jour, c'est là le secret.

Et l'on relit l'article qu'on a lu la veille pour bien le mémoriser.

On peut même inviter les copains, motivés comme vous, à le lire ensemble. On se pose des questions les uns aux autres. On se fait faire des petites dictées, ça peut être sympa, non ?

 

Il n'y a pas que mon blog qui parle d'orthographe, vous pouvez vous procurer des petits livres peu encombrants, le Bled ou le Bescherelle par exemple.

Mais aujourd'hui, puisque vous avez vos petits "phones dernier cri" dans votre poche, qui vous permettent d'accéder à tout, il suffit d'y écrire le blog de mamiehiou et vous avez de quoi cogiter. (cogiter = penser)

 

Vous imaginez tout ce que vous gagnerez à faire beaucoup moins de fautes ? Je ne dis pas de ne plus faire de fautes du tout, c'est impossible. Même les grands écrivains se font piéger par les difficultés du français.

Vous pourrez aider vos petits frères, vos petites soeurs et vos enfants à faire leurs devoirs.

Vous pourrez écrire des lettres à vos futurs employeurs éventuels (les recruteurs) sans qu'ils les jettent illico à la poubelle.

Et j'en passe.

Et surtout, vous serez fier de vous.

Courage !

Et si je vous énerve, tant pis ! J'aurai essayé.

Bien à vous,

mamiehiou.

 

Voir des idées données dans :

Le français dans tous ses états

orthographe – grammaire pour les hésitants - Ex. à trous

La clef des modes dans les conjonctives

Comment faire des progrès en français ?

DICTÉES

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 15:55

...jusqu'à tant que, tant qu'à faire, en tant que de besoin, tous autant que vous êtes... 

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Tous les articles du blog

 

1-Tant, tellement, si, adverbes de degré.

Je t'aime tant ! Il parle tellement ! Nous sommes si forts !

 

2-Tant de, tellement de, locutions adverbiales à valeur de déterminants indéfinis.

Vous avez tant d'amis ! Cet enfant a tellement de jouets !

> Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjective (adjectivale), verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle ou interjective ? 

 

3-Tant (de)... que, tant et tant (de) que, tellement (de)... que, si... que, locutions conjonctives introduisant des subordonnées corrélatives.

Tant, tellement, si, adverbes corrélatifs.

Il a tant (et tant) pleuré qu'il n'a plus figure humaine.

tant... qu'il n'a plus figure humaine : proposition conjonctive consécutive (de conséquence) 

Proverbe

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.

Voir les remarques 3 et 7 dans  Remarques sur les corrélatives

 

4-Tant que (= aussi longtemps que) locution conjonctive introduisant une subordonnée temporelle (de temps).

Je resterai avec vous tant que vous voudrez.

 

5-Si tant est que, voir l'article : Si tant est que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

6-Non pas tant ou non point tant modifie un verbe (ou un verbe sous-entendu) et un complément circonstanciel.

Je l'ai décidé, non pas tant parce que je ne t'aime plus mais parce que je me suis lassé de tes incartades.

Je te dis cela non point tant par amour que par lassitude.

 

7-Tant, beaucoup, peu, bien loin : pronoms indéfinis dans :

Tant s'en faut, beaucoup s'en faut, peu s'en faut, bien s'en faut, loin s'en faut.

Tant s'en faut que je ne te donne une bonne correction.

 

8-Autant pour moi ou Au temps pour moi

L'Académie reconnaît Au temps pour moi, mais il y a controverse.

Le choix n'est pas facile entre autant pour moi et au temps pour moi et le débat ne date pas d'hier. On trouve autant pour moi et au temps pour moi dans la littérature.

Voir l'article Sur le débat Autant / Au temps [archive] que cite le Wiktionnaire, autant pour moi– Wiktionnaire.

Claude Duneton, historien du langage penche pour autant pour moi (18 décembre 2003 dans la rubrique « au plaisir des mots » du Figaro)

Damourette et Pichon [auteurs de Des mots à la pensée. Essai de grammaire de la langue française] se demandent si autant n’est pas la forme primitive. Note dans le Grevisse 2012 

 

9-En tant que, conjonction introduisant une apposition.

En tant que directeur, il imposait sa loi.

L'apposition est une mise en relief. Elle a une nuance causale : puisqu'il était directeur/ parce qu'il était directeur...

 

10-Tant peut remplacer un nombre que l'on juge inutile de préciser.

Je lui ai dit qu'il me devait tant et l'ai prié de me rembourser dans les plus brefs délais.

 

11-Tant pis, tant mieux, mots-phrases.

Tant pis si tu m'en veux.

si tu m'en veux, proposition conjonctive adverbiale complément de tant pis. 

 

12-tant... que, coordonnants. 

Tant mes parents que mes amis me désapprouvaient.

 

13-Autant... autant / Tant... tant, en tête de deux propositions.

Autant vous prenez la peine de m'expliquer les choses, autant cela m'ennuie.

On peut ajouter et entre les deux propositions.

... et autant cela m'ennuie.

 

14-Tant soit peu, un peu

15-Tant qu'à faire, pendant que tu y es

16-Tant que de besoin, en tant que de besoin, tant que le besoin s'en fait sentir, vient de "en tant que cela est de besoin", aujourd'hui inusité.

17-autant que de besoin est incorrect

 

18-Tous tant qu'ils sont, tout autant qu'ils sont = absolument tous

Vous tous autant que vous êtes = vous tous sans exception 

 

19-Tant, beaucoup, peu, bien loin : pronoms indéfinis (sujets)  

Tant s'en faut, beaucoup s'en faut, peu s'en faut, bien s'en faut, loin s'en faut. 

Tant s'en faut que je ne te donne une bonne correction. 

 

20-Tant s'en faut que, loin s'en faut que, il s'en faut de beaucoup que.

 

Cf. Littré (entrée falloir) :

Tant s'en faut que, locution conjonctive. Bien loin que.

Tant s'en faut qu'il consente, qu'au contraire il fera tout pour l'empêcher.

Et tant s'en faut que les vents aient emporté ma promesse, ils m'ont donné lieu de la tenir. [Voiture, Lettres]

Familièrement. Tant s'en faut qu'au contraire, s'emploie quelquefois par plaisanterie pour dire simplement au contraire. Vous demandez si cette femme est jolie, tant s'en faut qu'au contraire. [Dictionnaire de l'Académie Française] C'est une phrase elliptique : Tant s'en faut qu'elle soit jolie, qu'au contraire elle est laide.

 

 

21-Jusqu'à tant que, jusqu'à ce que

Jusqu'à ce que, jusqu'à tant que 

dans  14 Délires chargés d'une émotion incommensurable - It's a long way to Tipperary*

 

Voir les articles :

tant que, tellement que

D'autant plus que, d'autant mieux que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

D'autant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

Autant (de) que, pour autant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

Si... que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode faut-il choisir ?

et aussi

> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

> Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

> Qu'est-ce qu'une proposition ?

> Qu'est-ce que l'analyse logique d'une phrase ?

Récapitulation des articles sur le subjonctif

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 07:37

FLORILÈGE

 

.                                                                                              

Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                             

 

 

  -21-


 

NICOLAS BOILEAU


 

ART POETIQUE

 

 

Nicolas Boileau, "le Législateur du Parnasse", 1636-1711.

Poète, écrivain, critique.

 

 

Recueil Art Poétique, Chants 1 – 1674

Extrait

 

Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Surtout qu'en vos écrits la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
En vain, vous me frappez d'un son mélodieux,
Si le terme est impropre ou le tour vicieux :
Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme,
Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.

Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d'une folle vitesse :
Un style si rapide, et qui court en rimant,
Marque moins trop d'esprit que peu de jugement.
J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,
Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,
Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux,
Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. [...]

 

...................................................

 

Pour Alain, penser, c'est dire non.

 

Penser c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. Non à quoi ? Au monde, au tyran au prêcheur ? Ce n'est que l'apparence. En tous ces cas-là , c'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. Elle se sépare d'elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n'y a pas au monde d'autre combat . Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives , ses brouillards , ses chocs détournés, c'est que je consens , c'est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. Même une doctrine vraie, elle tombe au faux par cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir , c'est nier que l'on croit. Qui croit ne sait même plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien. Je le dis aussi bien pour les choses qui nous entourent (...) Qu'est ce que je verrais si je devais tout croire ? En vérité une sorte de bariolage, et comme une tapisserie incompréhensible. Mais c'est en m'interrogeant sur chaque chose que je la vois (...) C'est donc bien à moi-même que je dis non. »

 

Propos sur les pouvoirs

Alain, de son vrai nom Émile-Auguste Chartier, philosophe, journaliste, essayiste,1868-1951

 

Penser consiste essentiellement à savoir ce que l'on dit et si ce que l'on dit est vrai. Alain

 

Quant à moi, je rajouterai : Attention au harponnage et méfiez-vous des trolls* sur la toile ! Restez vigilants et pensez par vous-même en gardant votre esprit critique.

*troll : argot d'internet

 

Voir l'article sur ce blog :

De la rhétorique - De l'éloquence - De la langue de bois 

Des périphrases - Appeler un chat un chat

 

Lire d'autres textes d'auteurs dans la catégorie:

Florilège - la pensée des autres 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:46

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Tous les QUIZ

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Question 1 

On appelle souvent les écrivains par leurs patronymes ou leurs pseudonymes tant et si bien qu'on a parfois oublié leurs prénoms. Montaigne, Descartes, Molière, Mme de Sévigné, Diderot et quelques autres n'ont pas de secret pour vous (ou presque !) mais pourriez-vous dire leurs prénoms ?

La liste ci-dessous donne le nom des 100 écrivains dans l'ordre chronologique de leur naissance : le premier est né vers 1230, le dernier en 1854.

 

Question 2   

Deux écrivains ont échangé leur place dans la liste, repérez-les.

La solution est à la suite.

 

Trouvez leurs prénoms et leurs noms complets

 

XIIIe siècle

1-de Joinville 

Rutebeuf

Muset

XIVe siècle

de Machaut

Froissard

Deschamps

de Pisan ou de Pizan

d'Orléans

XVe siècle

Villon

10-Rabelais

Marot

Jean Marot était son père

XVIe siècle

Calvin

Du Bellay

Ronsard

Labé

La Boétie

Montaigne

Malherbe

Descartes

XVIIe siècle

20-Corneille

La Fontaine

Molière

Pascal

Mme de Sévigné

Bossuet

Perrault

Mme de La Fayette

Boileau

Malebranche

30-Racine

La Bruyère

Crébillon

Saint-Simon

Montesquieu

Chateaubriand

L'abbé Prévost

Mme du Deffand

XVIIIe siècle

Buffon

Rousseau

40-Diderot

Vauvenargues

d'Alembert

Beaumarchais

Bernardin de Saint-Pierre

Sade

Choderlos de Laclos

Condorcet

Mme de Genlis

De Maistre (frère cadet de Joseph)

50-Madame de Staël

Constant

Voltaire

Nodier

Lamennais

Stendhal

Desbordes-Valmore

Lamartine

Vigny

Michelet

60-La comtesse de Ségur

Balzac

XIXe siècle > 1854

Hugo

Dumas

Mérimée

Sue

Tocqueville

De Nerval

Barbey d'Aurevilly

Musset

70-Gautier

Labiche

Leconte de Lisle

Fromentin

Baudelaire

Flaubert

Goncourt

Erckmann-Chatrian

Banville

Renan

80-Dumas fils

About

Taine

Verne

Malot

Vallès

Villiers de L'Isle-Adam

Prudhomme

Daudet

Zola

90-Mallarmé

Heredia

Coppée

Verlaine

France

Huysmans

Mirbeau

Richepin

Maupassant

Loti

100-Rimbaud

 

Question 3

Le nom de l'auteur se mêle au titre d'une de ses oeuvres. Démêlez-les !

 

L A C C N N N L O I I R E E

 

A A A Z L N N O 

 

U U S A O Y L B R G H

 

A A A A A A B C D T T L H E U R I N

 

A A S S S E E I N N M O T G I 

 

A A A A B M M S S U P N T E L I  

 

L P E C S A A T T N N O O D H

 

Question 1 Réponse :

Prénoms et noms complets

1-Jean de Joinville

Rutebeuf - origine probable du nom : « Rudebœuf »

On n'en sait pas plus sur le nom ni sur le prénom.

Colin Muset

Guillaume de Machaut

Jean Froissard

Eustache Deschamps

Christine de Pisan ou de Pizan

Charles d'Orléans

François Villon

10-François Rabelais, pseudonyme (anagramme) : Alcofribas Nasier

Clément Marot (Jean Marot était son père)

Jean Calvin

Joachim du Bellay

Pierre de Ronsard

Louise Labé, le prénom accompagne toujours le nom.

Étienne de La Boétie

Michel Eyquem, seigneur de Montaigne 

François de Malherbe

René Descartes

20-Pierre Corneille

Jean de La Fontaine

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière

Blaise Pascal

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

Jacques Bénigne Bossuet

Charles Perrault

Marie-Madeleine, comtesse de La Fayette

Nicolas Boileau

Nicolas Malebranche

30-Jean Racine

Jean de La Bruyère

Claude-Prosper Jolyot de Crébillon

Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon

Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu

François-René de Chateaubriand

Antoine-François abbé Prévost d'Exiles

Marie de Vichy-Chamrond, marquise du Deffand 

Georges-Louis Leclerc de Buffon

Jean-Jacques Rousseau

40-Denis Diderot

Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues

Jean Le Rond d'Alembert

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Donatien Alphonse François, marquis de Sade

Pierre-Ambroise Choderlos de Laclos

Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet

Félicité de Genlis

Xavier de Maistre, frère cadet de Joseph de Maistre

50-Madame de Staël : Anne-Louise Germaine Necker,

baronne de Staël-Holstein

Benjamin Constant de Rebecque

François-Marie Arouet, dit Voltaire

Charles Nodier

Félicité Robert de Lamennais

Henri Beyle, dit Stendhal

Marceline Desbordes-Valmore

Alphonse de Lamartine 

Alfred, comte de Vigny

Jules Michelet

60-Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Honoré de Balzac

Victor Hugo

Alexandre Dumas

Prosper Mérimée

Marie-Joseph Sue, dit Eugène Sue

Alexis Henri Charles de Clérel, vicomte de Tocqueville

Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval 

Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly

Alfred de Musset

70-Théophile Gautier

Eugène Labiche

Charles Marie René Leconte de Lisle

Eugène Fromentin

Charles Baudelaire

Gustave Flaubert

Edmond et Jules de Goncourt

Émile Erckmann & Alexandre Chatrian, dits Erckmann-Chatrian 

Théodore de Banville

Ernest Renan

80-Alexandre Dumas fils

Edmond About

Hippolyte Taine

Jules Verne

Hector Malot

Jules Vallès

Auguste de Villiers de L'Isle-Adam

Sully Prudhomme 

Alphonse Daudet

Émile Zola

90-Stéphane Mallarmé

José-Maria de Heredia

François Coppée

Paul Verlaine

Anatole François Thibault, dit Anatole France

Joris-Karl Huysmans

Octave Mirbeau

Jean Richepin 

Guy de Maupassant

Julien Viaud, dit Pierre Loti

100-Arthur Rimbaud 

Retour au début de l'article

 

Question 2  Réponse :

Les deux écrivains qui ont inversé leur place sont :  

Voltaire et Chateaubriand !

 

Question 3  Réponse :

1 Cinna Corneille

2 Nana Zola

3 Ruy Blas Hugo

4 Atala Chateaubriand

5 Essais Montaigne

6 Bel ami Maupassant

7 Adolphe Constant

Retour au début de l'article

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 09:30

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Suite de l'article :

>Prononciation problématique de quelques mots en français

 ***

Antienne - le t se prononce [t] et pas [s], différent de ancienne.

Définition de Littré (entre autres acceptions) :

Figuré et familièrement : Chanter toujours la même antienne, répéter toujours la même chose.

 

Béotien(ne), capétien(ne), lilliputien(ne), Dioclétien.

Béotien – Les habitants de Béotie, au temps des Grecs, avaient la réputation d'être lourds, peu cultivés, rustres.

Capétien – la dynastie capétienne des rois de France a été fondée par Hugues Capet.

 

-TIEN se prononce sien

dans les noms propres terminés en tien : Gratien, Dioclétien,

dans les noms qui désignent des habitants

et les adjectifs dérivés : Vénitien, Dalmatien, Lilliputien, Uzétien, Haïtien, Tahitien, Laotien,

 

Mais

Kantien, kantienne - [kɑ̃tjɛ̃̃] ou [-sjɛ̃], fém. [-jεn]

Le T de kantien peut se prononcer [t] ou [s]

adjectif dérivé du nom du philosophe Emmanuel Kant

 

Les mots qui se terminent par -TION

se prononcent généralement sion 

 

Mais certains se prononcent tion comme :

Cation [katjɔ̃] - ion positif

Bastion [bastjɔ̃] - fortification où se retranchent les combattants.

 

Les mots qui se terminent par TIE

se prononcent généralement si

 

Chiropractie [si] ou chiropraxie - Pratique manuelle qui veut soulager les troubles locomoteurs.

 

Hématie [si] - globule rouge

 

Facétie [si] - plaisanterie, farce.

 

Argutie [si] – raisonnement subtil qui a le plus souvent un sens péjoratif. L'argumentation excessive veut masquer le vide ou la fausseté de la pensée. 

 

&  [si] dans canitie, presbytie, minutie, acrobatie...

 

Patio (pluriel patios) – Mot venant de l'espagnol, cour intérieure.

On trouve les deux prononciations en tio et en sio dans le Trésor > PATIO

Larousse Langue française [-tjo] ou [-sjo]

Mais dans le Petit Robert [-tjo], [pasjo] est erroné.

 

Pers (le s ne se prononce pas) - d'une couleur où domine le bleu – bleu qui tire sur le vert, le violet - jacinthe, bleu foncé -

Des yeux pers

 

Chaldéen, chélidoine, lichen, varech, ischion 

Dans ces mots, CH se prononce [k] > ISCHION,  

Voir sur le site du Cercle d'or :

CH prononcé K- Le Cercle d'Or

 

Handicap – le H est aspiré, il y a disjonction, pas d'élision, pas de liaison.

le handicap et pas l'handicap

des handicapés et pas des-z-handicapés

il est handicapé et pas il est-t-handicapé

 

à lire aussi

>Prononciation problématique de quelques mots

gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, blinis, Auxerre, Bruxelles, Cassis, Roanne. geôle, carrousel, lamaserie, quadragénaire, quadrilatère, coreligionnaire, Leicester, le Forez, Saint-Priest, lez, de Broglie, Peter, Sean, Sinead ...

> Quelques mots qu'on ne prononce pas toujours comme il faut.

Le S se prononce parfois à la fin des noms au singulier :

> Les noms au singulier finissant par -S (ds, ts, cs, ps, rs, ns, ls, etc.)

>Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

>La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

(mots qui commencent par h aspiré, h muet, y, w, u, o)

>Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

>Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes

>Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:02

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La rhétorique

 

La rhétorique est l'art de l'éloquence, l'art de bien parler pour persuader.

 

Diderot - Encyclopédie 

Rhétorique - Art de parler sur quelque sujet que ce soit avec éloquence et avec force. D’autres la définissent l’art de bien parler, ars bene dicendi ; mais comme le remarque le Père Lami dans la préface de sa rhétorique, il suffit de la définir l’art de parler ; car le mot rhétorique n’a point d’autre idée dans la langue grecque d’où il est emprunté, sinon que c’est l’art de dire ou de parler. Il n’est pas nécessaire d’ajouter que c’est l’art de bien parler pour persuader.

 

Denis Diderot, 1713-1784, écrivain, philosophe et encyclopédiste français.

 

Voir les figures de rhétorique sur Figures de rhétorique- Études littéraires

L'honnêteté de la parole

ou l'éloquence pour séduire

 

L'art de bien parler pour persuader n'est pas forcément l'art de bien parler pour convaincre. Car convaincre suppose que l'on amène quelqu'un à la vérité par le raisonnement, alors qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des preuves pour persuader.

 

D'Alembert, ami de Diderot, co-auteur de l'Encyclopédie

On ne peut réellement convaincre, sans être convaincu soi-même ; car la conviction réelle est la suite de l'évidence.

D'Alembert Mél. littér. Oeuvres, t. III, p. 241, dans POUGENS]

 

La conviction tient plus à l'esprit, la persuasion tient plus au coeur.

Littré 1877

 

Si, comme on en lit la définition dans le Littré (Reverso sur la toile), le parler vrai est le souci de trouver le mot juste, de toujours éviter le mensonge ou l'à-peu-près, on sait bien que l'art de bien parler peut amener le locuteur ou l'orateur à employer son art à des fins peu honnêtes en usant de séduction, préoccupé qu'il est de servir son intérêt et ses passions. 

 

Il s'agit de séduire pour mieux mentir afin de réduire à néant l'entendement de l'autre.

 

Séduire (entre autres acceptions)

Faire tomber dans l'erreur ; détourner du chemin de la vérité.

Littré

Égarer, abuser, faire tomber dans l'erreur par ses insinuations, par ses écrits, par ses discours, par ses exemples, etc

L'Académie 8ème édition

 

Simone Manon, professeur de philosophie

L'autre n'est pas vécu comme un partenaire dans une recherche commune de la vérité mais comme un adversaire qu'il faut vaincre.

>> Quelle pratique de la parole implique l'esprit philosophique - PhiloLog

 

Il ne date pas d'hier, cet art de vouloir tromper par des discours. Déjà les Sophistes d'Athènes y excellaient et l'on rencontrait, dans la première démocratie du monde, des hommes qui assoyaient leur pouvoir sans le moindre souci de l'éthique. Socrate détricotait habilement leurs arguments fallacieux. Il n'est que de lire les témoignages de ses contemporains —  en particulier Platon — pour s'en convaincre.

 

Juvénal 

Quid Romae faciam ? Mentiri nesciam...

Que ferais-je à Rome ? J'ignore l'art de mentir.

Les Satires, III, 40 - Juvénal vécut à la fin du 1er siècle et au début du 2e. Il fut professeur d'éloquence et poète satirique.   

 

Saint Augustin

Quand nous voyons l'un et l'autre que ce que tu dis est vrai, quand nous voyons l'un et l'autre que ce que je dis est vrai, où le voyons-nous, je te le demande ? Assurément ce n'est pas en toi que je le vois, ce n'est pas en moi que tu le vois. Nous le voyons l'un et l'autre dans l'immuable vérité qui est au-dessus de nos intelligences.

Les Confessions, XXII, XXV - Saint Augustin, évêque d'Hippone, 354-430

 

François Châtelet

[...] l'opinion [...] est certaine de soi. Et, lorsqu'elle se heurte à la certitude égale de l'autre, elle s'étonne, elle s'indigne et entre dans la discussion avec le sentiment que la contestation qu'on lui oppose est dérisoire, qu'elle en triomphera aisément. En fait, tout au long du débat, elle s'enferme sur elle-même et reste sourde à l'argumentation adverse. Le dialogue n'est qu'apparent. Deux monologues parallèles se développent.

François Châtelet, philosophe politique historien de la philosophie, 1925-1985


La langue de bois

 

La langue de bois est une figure de rhétorique qui vise à déguiser la réalité avec les mots.

 

La langue de bois en politique a en sus d'une utilité sophistique, une utilité diplomatique : les mots servent alors à neutraliser ou à adoucir les choses qu'ils qualifient. De ce point de vue elle est l'œuvre de la prudence et de la ruse qui sont les qualités cardinales du souverain (on parle de ces qualités si importantes aux yeux de Machiavel).

Wikipédia

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Langue de bois de Wikipédia en français (auteurs)

 

>> Lire sur Le Point l'article du 29 juillet 2012 :

Les tics sémantiques de François Hollande 

Pauvre Marylise Lebranchu interdite du parler vrai !

 

Victor Hugo 1802-1885

Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.

Carnets intimes

 

Voir aussi :  C. Pineira & M.Tournier : De quel bois se chauffe-t-on ? Origines et contextes de l'expression langue de bois (Persée)

 

Appeler un chat un chat

 

C'est appeler les choses par leur nom. C'est dire les choses telles qu'elles sont sans s'embarrasser de circonlocutions, ni de périphrases.

 

PÉRIPHRASE, CIRCONLOCUTION. Aucune différence étymologique entre ces mots, puisque l'un et l'autre signifient parler autour. Mais l'usage y a mis des nuances : la périphrase s'emploie le plus ordinairement pour éviter le mot propre, parfois trivial. La circonlocution a aussi ce sens-là, mais moins souvent ; de plus elle exprime l'embarras qu'on éprouve à dire une chose ; on tourne autour avant d'y venir ; on peut faire des circonlocutions sans employer de périphrases.

Littré 1877

 

Boileau

Je suis rustique et fier, et j'ai l'âme grossière :

Je ne puis rien nommer, si ce n'est par son nom ;

J'appelle un chat un chat, et Rolet un fripon. 

 Rolet, procureur véreux.

Satire I - Nicolas Boileau, poète, écrivain, critique - 1636-1711

 

La Bruyère

L'homme est né menteur, la vérité est simple et ingénue, et il veut du spécieux et de l'ornement.

Jean de la Bruyère, 1645-1696 - Les Caractères

   

 Spinoza

La plupart des erreurs consistent en cela seul que nous ne donnons pas correctement leurs noms aux choses.

Éthique, deuxième partie, scolie de la proposition 47 - Baruch Spinoza, philosophe 1632-1677

 

Jean-Paul Sartre

La fonction d’un écrivain est d’appeler un chat un chat. Si les mots sont malades, c’est à nous de les guérir. Au lieu de cela, beaucoup vivent de cette maladie.

Jean-Paul Sartre, 1905-1980 - Qu’est-ce que la littérature ?

 

On se souvient des Précieuses, moquées par Molière dans sa pièce Les Précieuses Ridicules. Elles se faisaient fort d'employer des périphrases au lieu de parler clairement, à tel point que leur langage en devenait un vrai baragouin.

 

Le miroir devient "le conseiller des grâces", les joues, "les trônes de la pudeur", une perruque, "la jeunesse des vieillards", les dents, "l'ameublement de la bouche", le nez," les écluses du cerveau", les seins, "les coussinets d'amour", le chapeau, "l'affronteur des temps", être en couches, c'est "sentir les contrecoups de l'amour permis". On se livre à des comparaisons galantes et les adverbes sont légion, furieusement, terriblement, épouvantablement.

 

Voir dans ce blog : Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou - Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE (2) - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

 

Grands orateurs

 

Je ne puis me résoudre à finir cet article sans vous donner le plaisir de lire ou de relire quelque chose de nos grands orateurs. Leur style ne trompe pas, ils savaient à merveille user de l'éloquence. Et notre coeur s'émeut.

 

Jacques-Bénigne Bossuet - Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre 1670

Madame se meurt ! Madame est morte !

Ô vanité ! ô néant ! ô mortels ignorants de leurs destinées ! L'eût-elle cru, il y a dix mois* ? Et vous, messieurs, eussiez-vous pensé, pendant qu'elle versait tant de larmes en ce lieu, qu'elle dût si tôt vous y rassembler pour la pleurer elle-même ? Princesse, le digne objet de l'admiration de deux grands royaumes, n'était-ce pas assez que l'Angleterre pleurât votre absence, sans être encore réduite à pleurer votre mort ? Et la France, qui vous revit, avec tant de joie, environnée d'un nouvel éclat, n'avait-elle plus d'autres pompes et d'autres triomphes pour vous, au retour de ce voyage fameux, d'où vous aviez remporté tant de gloire et de si belles espérances ?
        Vanité des vanités, et tout est vanité ! C'est la seule parole qui me reste ; c'est la seule réflexion que me permet, dans un accident si étrange, une si juste et si sensible douleur.

[...]

        Non, après ce que nous venons de voir, la santé n'est qu'un nom, la vie n'est qu'un songe, la gloire n'est qu'une apparence, les grâces et les plaisirs ne sont qu'un dangereux amusement : tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités, et le jugement arrêté qui nous fait mépriser tout ce que nous sommes. [...]
        Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu, qu'il ne
craint pas de les sacrifier à l'instruction du reste des hommes. Chrétiens, ne murmurez pas si Madame a été choisie pour nous donner une telle instruction. Il n'y a rien ici de rude pour elle, puisque, comme vous le verrez dans la suite, Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit.
         Nous devrions être assez convaincus de notre néant : mais s'il faut des coups de surprise à nos coeurs enchantés de l'amour du monde, celui-ci est assez grand et assez terrible. Ô nuit désastreuse ! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt ! Madame est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup, comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d'un mal si étrange, on accourut à Saint-Cloud de toutes parts ; on trouve tout consterné, excepté le coeur de cette princesse. Partout on entend des cris ; partout on voit la douleur et le désespoir, et l'image de la mort. Le Roi, la Reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré ; et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du prophète : le roi pleurera, le prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple de douleur et d'étonnement.

 

Jacques-Bénigne Bossuet, 1627-1704, homme d'église, prédicateur et écrivain français. Il écrivit, entre autres, des Sermons et des oraisons funèbres.

 

Henriette d'Angleterre, fille du roi Charles Ier d'Angleterre et d'Écosse et de la reine Henriette de France. Elle était la petite-fille d'Henri IV, la cousine de Louis XIV. Le 31 mars 1661, à l'âge de dix-sept ans, elle épousa son cousin Philippe Ier, duc d'Orléans (Monsieur), frère de Louis XIV. Devenu veuf, ce dernier se remaria avec la Princesse Palatine, Élisabeth Charlotte de Bavière, dont nous avons pu suivre la vie avec grand plaisir, dans l'émission "Secret d'histoire" – Une commère à la Cour de Louis XIV - Voir Pluzz en replay.

 

*Bossuet avait prononcé alors l'oraison funèbre de la reine d'Angleterre, la mère d'Henriette, duchesse d'Orléans.

 

Lire aussi sur ce blog l'extrait du Sermon sur les richesses de Louis Bourdaloue, qui fut en son temps aussi célèbre que Bossuet : 

LOUIS BOURDALOUE - Le roi des prédicateurs et le prédicateur des rois - « On veut être riche... »

 

 

Pour ce qui est des Révolutionnaires qui ont refait le monde, je m'attacherai à faire retentir quelques accents passionnés de Danton.

 

Danton 1792 Discours à L'Assemblée Nationale

De l'audace !...

Tout s’émeut, tout s’ébranle, tout brûle de combattre. Vous savez que Verdun n’est point encore au pouvoir de vos ennemis. Vous savez que la garnison a promis d’immoler le premier qui proposerait de se rendre. Une partie du peuple va se porter aux frontières, une autre va creuser des retranchements, et la troisième, avec des piques, défendra l’intérieur de nos villes. Paris va seconder ces grands efforts. Les commissaires de la Commune vont proclamer, d’une manière solennelle, l’invitation aux citoyens de s’armer et de marcher pour la défense de la patrie. C’est en ce moment, messieurs, que vous pouvez déclarer que la capitale a bien mérité de la France entière. C’est en ce moment que l’Assemblée nationale va devenir un véritable comité de guerre.

 

Nous demandons que vous concouriez avec nous à diriger ce mouvement sublime du peuple, en nommant des commissaires qui nous seconderont dans ces grandes mesures. Nous demandons que quiconque refusera de servir de sa personne, ou de remettre ses armes, soit puni de mort. Nous demandons qu’il soit fait une instruction aux citoyens pour diriger leurs mouvements. Nous demandons qu’il soit envoyé des courriers dans tous les départements pour les avertir des décrets que vous aurez rendus.

Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée.

 

 

Retrouvez sur la toile les GRANDS MOMENTS D'ÉLOQUENCE PARLEMENTAIRE

Assemblée nationale - Les grands moments d'éloquence

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 13:00

 

Aujourd'hui, les linguistes s'accordent pour considérer le conditionnel présent et passé comme des temps de l'indicatif.

 

On distingue :

>le futur du passé, qu'on appelait conditionnel-temps.

>et le futur hypothétique qui implique une condition, une supposition, une hypothèse. On l'appelait conditionnel-mode. On trouve aussi d'autres appellations comme conditionnel modal.

 

Le futur du passé

 

Considérons la phrase :

Tu me dis que tu partiras demain.

dis, indicatif présent – partiras, futur

Si l'on met cette phrase au passé, on obtient :

Tu me disais que tu partirais le lendemain

disais, indicatif imparfait – partirais, conditionnel présent, futur du passé. 

 

Tu me dis que tu partiras demain dès que tu auras reçu son coup de fil.

auras reçu, futur antérieur.

Tu me disais que tu partirais le lendemain dès que tu aurais reçu son coup de fil.

aurais reçu, conditionnel passé, futur antérieur du passé.

 

Le temps du verbe de la proposition principale entraîne celui de la subordonnée. C'est ce que l'on appelle la concordance des temps.

 

>> *La concordance des temps dans les propositions subordonnées

 

 

Le futur hypothétique

 

Si vous venez, je m'en réjouirai.

réjouirai, futur.

futur simple ou futur catégorique en opposition au futur hypothétique, distinction proposée par le linguiste Gustave Guillaume.

si vous venez, proposition subordonnée conditionnelle – venez, indicatif présent.

La chose est possible.

 

Si vous veniez, je m'en réjouirais.

réjouirais conditionnel présent, futur hypothétique.

si vous veniez, proposition subordonnée conditionnelle – veniez, indicatif imparfait.

La chose n'existe pas, elle ne s'accomplit pas dans le présent : c'est l'irréel du présent. Mais il n'est pas exclu qu'elle arrive.

 

Si vous étiez venu, je m'en serais réjoui.

je m'en serais réjoui, verbe au conditionnel passé futur hypothétique du passé.

si vous étiez venu, proposition subordonnée conditionnelle – étiez venu, indicatif plus-que parfait.

La chose n'a pas eu lieu, c'est l'irréel du passé.

 

Même sens, style littéraire :

Si vous fussiez venu, je m'en fusse réjoui.

fusse réjoui, conditionnel passé (appelé 2ème forme)

si vous fussiez venu, subjonctif plus-que parfait à valeur de conditionnel passé.

 

Le subjonctif plus-que parfait et le conditionnel passé (2ème forme) ont la même forme. Ils appartiennent à la langue littéraire.

 

Conjugaison du subjonctif plus-que parfait : l'auxiliaire avoir ou l'auxiliaire être au subjonctif imparfait suivi du participe passé.

 

J'eusse aimé

tu eusses aimé

il eût aimé

nous eussions aimé

vous eussiez aimé

ils eussent aimé

Je fusse parti

tu fusses parti

il fût parti

nous fussions partis

vous fussiez partis

ils fussent partis

 

Sur le futur hypothétique et le futur antérieur hypothétique

 

"La véritable époque du futur hypothétique, autrement dit du conditionnel, c'est non pas le futur , mais le présent, avec ceci de particulier que le présent en question reste un présent ouvert intériorisant l'extension entière du futur."

Esquisse d'une grammaire descriptive de la langue française - de Georges Garnier, Thomas Lavoie, Guy Cornillac - 1945-1946

............................................

 

"Augmente-t-on cette part d'hypothèse, on voit alors paraître le futur antérieur hypothétique, plus exactement le futur hypothétique de l'aspect transcendant, généralement dénommé conditionnel passé.

Le rôle de cette forme est assez complexe et ses emplois peuvent être ramenés à deux cas généraux. Un premier cas, où la pensée outrepasse une hypothèse à laquelle elle n'accorde plus d'avenir - une hypothèse construite par l'esprit en face d'un avenir fermé pour elle - est régulièrement indiquée par le conditionnel passé. Exemple : Si j'en avais eu la possibilité, j'aurais beaucoup voyagé. L'hypothèse des voyages est, dans cet exemple (emprunté à la grammaire Larousse du 20e siècle), une hypothèse dont l'avenir négatif, l'absence d'avenir, fait la substance du propos.

Au cas où le propos introduirait en lui, sous le signe positif, l'avenir de l'hypothèse conçue, on aurait le futur hypothétique simple. Par exemple : Si j'en avais la possibilité, je voyagerais beaucoup. La possibilité me fait défaut présentement, mais la phrase n'exclut pas expressément qu'elle puisse survenir."

Leçon du 25 mai 1944, série A, Leçons de linguistique de Gustave Guillaume, 1943-1944, série A, Esquisse d'une grammaire descriptive de la langue française II, publiées sous la direction de R. Valin, W. Hirtle et A. Joly, Québec, Presses de l'Université Laval, et Lille, Presses Universitaires de Lille, 1990, pp. 303-315


 

EXERCICE

 

Complétez avec un verbe au conditionnel.

Précisez si c'est un futur du passé, un futur antérieur du passé, un futur hypothétique ou un futur antérieur hypothétique.

 

1-Je (te faire plaisir) si tu me l'avais demandé.

 

2-On m'a dit que tu (venir au conditionnel présent) après que tu (finir) ton travail.

 

3-On m'a dit que tu (venir) si tu avais pu.

 

4-Rien (ne pouvoir) me décider, même si tu m'y avais forcé.

 

5-Je ne te pardonnerais pas quand bien même tu me (supplier) à genoux

 

6-Je ne savais pas si tu me (donner) la permission de minuit.

 

7-Dans le cas où vous me (donner au subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé)) quelque mission urgente, vous me le (faire savoir)

 

8-Attendu que vous (devoir) porter secours à cette vieille dame et que, de surcroît, vous lui avez asséné un coup sur la tête pour l'immobiliser, vous êtes redevable d'une amende, assortie d'un sursis.

 

9-Je lui (donner) toute ma fortune s'il avait fait cas de moi.

 

10-Au fur et à mesure qu'on se spécialiserait, on (résoudre) le plus grand nombre de questions scientifiques.

 

11-Je lui ai affirmé qu'on ne punirait jamais les coupables après qu'on leur (dire) qu'ils n'étaient que responsables.

 

12-Quoi ? J'aurais faibli à mesure que le temps (passer) !

 

13-Rien ne (être) plus comme avant si tu refusais de m'écrire.

 

14-Tout (se passer) avec lui ainsi que je l'avais imaginé.  Stupéfiant, non ?

 

15-Au cas où tu (vouloir) me faire plaisir, invite-moi au restaurant et plus si affinités.

 

16-Elle n'a rien fait pour redresser la situation à tel point que je lui (venir) pas en aide si elle me le demandait.

 

17-Elle ignorait que sa vie (être) aussi dure.

 

18-Aurais-tu fait cela aussi bien qu'elle à supposer que je te le (demander) ?

 

19-Je ne pouvais supposer qu'elle me (trahir)

 

 

Correction

 

1-Je (te faire plaisir) si tu me l'avais demandé.

Je t'aurais fait – conditionnel passé, futur antérieur hypothétique

2-On m'a dit que tu (venir au conditionnel présent) après que tu (finir) ton travail

tu viendrais – conditionnel présent, futur du passé

tu aurais fini - futur antérieur du passé

3-On m'a dit que tu (venir) si tu avais pu.

tu serais venu - conditionnel passé, futur antérieur hypothétique

4-Rien (ne pouvoir) me décider, même si tu m'y avais forcé.

Rien n'aurait pu - conditionnel passé, futur antérieur hypothétique

5-Je ne te pardonnerais pas quand bien même tu me (supplier) à genoux

tu me supplierais - conditionnel présent, futur hypothétique

voir l'article : Quand - même quand - quand même - quand bien même - quand bien - quand même que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

6-Je ne savais pas si tu me (donner) la permission de minuit.

si tu me donnerais - conditionnel passé, futur du passé dans une subordonnée interrogative indirecte introduit par l'adverbe interrogatif si.

7-Dans le cas où vous me (donner au subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé)) quelque mission urgente, vous me le (faire savoir)

vous m'eussiez donné

vous me l'auriez fait savoir

ou/vous me l'eussiez fait savoir

conditionnel passé,

futur du passé hypothétique

8-Attendu que vous (devoir) porter secours à cette vieille dame et que, de surcroît, vous lui avez asséné un coup sur la tête pour l'immobiliser, vous êtes redevable d'une amende, assortie d'un sursis.

vous auriez dû

conditionnel passé,

futur antérieur hypothétique

 

9-Je lui (donner) toute ma fortune s'il avait fait de moi.

Je lui aurais donné

conditionnel passé, futur antérieur hypothétique

10-Au fur et à mesure qu'on se spécialiserait, on (résoudre) le plus grand nombre de questions scientifiques.

on résoudrait

conditionnel présent,

futur hypothétique

11-Je lui ai affirmé qu'on ne punirait jamais les coupables après qu'on leur (dire) qu'ils n'étaient que responsables.

après qu'on leur aurait dit

conditionnel passé, futur du passé

>>Vb de la principale au présent :

Je lui affirme qu'on ne punira jamais les coupables après qu'on leur aura dit qu'ils n'étaient que responsables.

12-Quoi ? J'aurais faibli à mesure que le temps (passer) !

le temps aurait passé

conditionnel présent,

futur hypothétique

13-Rien ne (être) plus comme avant si tu refusais de m'écrire.

rien ne serait

conditionnel présent,

futur hypothétique

14-Tout (se passer) avec lui ainsi que je l'avais imaginé.  

Stupéfiant, non ?

tout se serait passé

conditionnel passé,

futur antérieur hypothétique

15-Au cas où tu (vouloir) me faire plaisir, invite-moi au restaurant et plus si affinités.

tu voudrais

conditionnel présent,

futur hypothétique

16-Elle n'a rien fait pour redresser la situation à tel point que je lui (venir) pas en aide si elle me le demandait.

je ne lui viendrais

conditionnel présent,

futur hypothétique

17-Elle ignorait que sa vie (être) aussi dure.

sa vie serait

conditionnel présent,

futur du passé

18-Aurais-tu fait cela aussi bien qu'elle à supposer que je te le (demander) ?

je te l'aurais demandé

conditionnel passé,

futur antérieur hypothétique

19-Je ne pouvais supposer qu'elle me (trahir)

elle me trahirait

conditionnel présent,

futur du passé.

 

Pour en savoir +

 

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:50

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Il en est des archaïsmes comme de nos lointains aïeux. Leurs traces, aujourd'hui si ténues, sont presque indécelables, elles perdurent cependant.

S'ils ont déserté notre mémoire, ils restent dans les livres d'autrefois et ne demandent qu'à revivre. Comme les gènes de nos ancêtres, ils conservent tenacement tout ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes. Ils sont les racines de la chair chaude de nos mots.

 


Prends ces mots dans tes mains et sens leurs pieds agiles
Et sens leur cœur qui bat comme celui du chien
Caresse donc leur poil pour qu’ils restent tranquilles
Mets-les sur tes genoux pour qu’ils ne disent rien

Raymond Queneau, 1903-1976 - La chair chaude de nos mots

 

 

Si d'aventure vous vous êtes un jour égaré dans l'histoire de mes Délires, vous y avez rencontré bon nombre d'archaïsmes. Non que je veuille affecter quelque ostentation ou quelque insincérité, ce que l'on reproche parfois à ceux qui s'attachent aux mots surannés, mais je vous l'avoue, c'est pour le plaisir sans fin de retrouver, çà et là bien cachés, ces vieux mots savoureux, aux parfums et à la musique délectables. Autant les partager avec vous.

 

On ne les rencontre plus guère dans les dictionnaires sagement alignés sur les étagères de nos maisons. Ils ont disparu comme par enchantement, pour donner de l'espace à des mots nouveaux — que, pour la plupart, on n'a jamais entendus ! Même les mots nouveaux souvent sont éphémères !

 

 

Psychoter, belgitude, comater, subclaquant, anosognosie, gloup(s), à l'arrache, biopic, dystopie, œuvre orpheline, oscariser — pour ne citer qu'eux — ont droit de cité dans Le Petit Robert 2013. Auront-ils longue vie ?

 

En revanche, on a depuis peu tiré un trait sur hordéine, ada, algol, fortran, tuc (tuciste, tucard), raréfiable, know-how, octante, appropriation, cawcher, archicomble, archifaux, téflonisé, autogyre...

C'est ce qu'on peut lire sur le site : Mots nouveaux des dictionnaires - Le Club d'orthographe de Grenoble où l'on fait un travail remarquable.

 

Lire: Le Cimetière des mots

Les mots supprimés dans le Petit Robert en 2013 sont : bitte, CES, cora, débater, écolo, lie de vin ou lie-de-vie, mandat-carte, mandat-lettre, tonca, badgé. (Voir les mots supprimés depuis 1998)

 

 

La partie grisée s'inspire du site du club d'orthographe de Grenoble cité ci-dessus

 

J'aimais bien octante, archicomble et archifaux, dommage ! Par contre cawcher, know-how, quelle horreur ! Eh oui, les tucs ont disparu.

.................................................

On s'attache aujourd'hui à vouloir retrouver et conserver des langues qui sont près de mourir, langues dont on a (presque) oublié les sonorités extraordinaires. On dit qu'avec elles disparaîtront des pans entiers d'humanité. Et l'on fait raconter à des vieillards cacochymes des légendes immémoriales en des mots qui ne résonneront plus désormais que sur des disques sophistiqués, mais voués, eux aussi, un jour, à une mort programmée...

 

Mais les nôtres ? Nos vieux mots, nos archaïsmes, où sont-ils ?

Non, ils ne se cachent pas. Ils sont à portée de votre main, à portée de vos doigts qui sautillent allégrement d'une lettre à l'autre. Si vous avez une once de curiosité, puisez ses mots avec délices et sans modération en parcourant de vieux dictionnaires comme le Dictionnaire Littré - Dictionnaire de la langue française

Amusez-vous à faire une requête vide, "une requête vide propose un mot au hasard." Et vous découvrirez quantité de mots dont vous ne soupçonnez pas l'existence.

 

J'ai parlé dans mon dernier "Délire" d'un animal monaut. On ne trouve le mot que dans le Littré, ou dans d'anciennes éditions de l'Académie — parfois dans certains dictionnaires sur la toile qui en reproduisent les définitions, souvent incomplètement d'ailleurs.

Pas de monaut dans la dernière édition de l'Académie, la 9ème (CNRTL) alors que le mot figurait dans la 4ème, la 5ème et la 6ème.

Pas de monaut non plus dans le Trésor,TFLi, (CNRTL).

Je vous donne ci-dessous le chemin de ma recherche sur le mot monaut.

 

SITE : Dictionnaires d'autrefois
Dictionnaires des 17ème, 18ème, 19ème et 20ème siècles

 

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 Il y a  4 entrées dans le Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762) (Go), Jean-François Féraud: Dictionaire* critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5) (Go)

* dictionaire > dictionnaire 

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Une étude tout à fait intéressante sur l'archaïsme nous est donnée par M. Paul Zumthor. Pour qui veut en savoir plus, sa lecture est incontournable.

 

Zumthor Paul. Introduction aux problèmes de l'archaïsme [archive] Cahiers de l'Association internationale des études françaises, 1967, N°19. pp. 11-26, doi : 10.3406/caief.1967.2328

Extrait :

C'est pourquoi l'on constate que l'usage de l'archaïsme est le fait des styles les plus élaborés. L'usage d'archaïsmes en littérature apparaît comme un fait de haute culture et cela dans un double sens. D'une part, il est presque nécessairement lié à des connaissances livresques : combien de mots vieillis n'ont pu reprendre, plus ou moins provisoirement usage dans la langue littéraire que grâce à leur ressemblance, vraie ou spécieuse, avec le latin ? D'autre part et plus profondément, l'archaïsme littéraire semble lié à une certaine perception du temps, à une dissociation assez nette du passé et du présent.

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Littré – On peut lire à l'entrée Archaïsme :

Façon de parler ancienne inusitée aujourd'hui. Pieça, pour dire depuis longtemps ; d'ores-en-avant, pour dorénavant, sont des archaïsmes. Scarron, dans son Roman comique, dit de deux amants, qu'aucun des deux curés ne voulut les épouser, c'est-à-dire les rendre époux, les marier : épouser, dans ce sens, est un archaïsme.

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Citations lues dans Le Trésor

Dans le cas des véritables archaïsmes, ce qui prime est la fonction poétique, connotative. L'auteur de romans historiques est complètement libre d'écrire bailler pour donner s'il en a envie, mais il peut aussi s'en passer...J.-M. Klinkenberg, L'Archaïsme et ses fonctions styl.(Fr. mod.,t. 38, no1, 1970, p.10). 

 

Mais c'est dans tous les romans des Goncourt que nous trouvons quelque chose de cet archaïsme, de cette vieillerie et de cette poussière. Impression qui détournera de plus en plus le lecteur ordinaire, mais qui pourra retenir le lecteur curieux. Thibaudet, Réflexions sur la litt.,1936, p. 114.

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L'Académie 1835 - Archaïsme

Emploi de mots, de tours de phrase ou de procédés antiques et hors d'usage. Cet auteur affecte trop l'archaïsme.

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*Mon dernier Délire où l'on rencontre le mot monaut 

151 Délires où Prétatou trahit son nom  

 

Je rajouterai que l'emploi des archaïsmes convient tout à fait à mon histoire des Délires qui se situe, si l'on peut dire, hors du temps — passé, présent et futur s'imbriquant étroitement.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:07

 

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Je dus encourager véhémentement Prétatou pour qu'il continuât avec moi notre périple.

« Qu'as-tu à regimber ainsi ? N'es-tu pas sauf ? le houspillai-je.

Quelle tête de fer à vouloir toujours te mettre dans des situations hors de mesure ! geignit-il. Ne pouvais-tu pas te satisfaire de ce que tu avais, et te résigner à une vie tranquille ? Toute autre que toi aurait renoncé à débusquer les diableries de ce monde, et à résoudre ses énigmes.

Peut-être. Mais je ne puis être une autre que moi-même. Puissé-je conserver intacte mon eccéité, en dépit des vicissitudes de ma vie ! Je suis ce que je suis.

Tu es ce que tu es, et moi je ne suis pas qui je suis*, car c'est toi que je suis*...

... la queue entre les jambes ! Seraient-ce là les murmures d'un révoltement ? Garde donc tes calembours pour un jour meilleur et concentre-toi sur le chemin raboteux ; ton esprit distrait te fera rouler dans les précipices.

Voire !

Qu'as-tu à traînasser ainsi ? Houp ! »

En dépit qu'il en eût, le cabot fit un bond.

« Ouvrons l'oeil Oli, et s'il me prend de voir un autre monstre, peut-être aurai-je le temps d'afuier, sans crier gare. La chance que nous avons eue avec messire ours ne se renouvellera pas, j'en suis sûr. »

 

Un opossum pressé nous dépassa à cet instant précis.

« Point ne m'en chaut, qu'il soit monaut, fit remarquer Prétatou avec aigreur. »

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*Tu es ce que tu es, et moi je ne suis pas qui je suis, car c'est toi que je suis

Un calembour est un jeu de mots où l'on emploie des homonymes (mots qui s'écrivent de la même façon) ou des homophones (mots qui se prononcent de la même façon et s'écrivent différemment) ou des paronymes (mots qui se ressemblent et que l'on peut confondre) ou encore des mots qui ont plusieurs sens.

Ici le Jeu de mots porte sur je suis, verbe suivre, homonyme de je suis, verbe être. 

Si je remplace les pronoms personnels (je par tu), j'obtiens : Toi, tu n'es pas qui tu suis, car c'est moi que tu suis.

Voir l'article : Paronymie et paronamase + QUIZ 27
et aussi : Que signifient les mots synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

Connaissez-vous :

Je suis ce que je suis. Mais je ne suis par ce que je suis. Car si j'étais ce que je suis, je ne serais pas ce que je suis.

> suis, être ou suivre.

 

NOTES

Je dus encourager véhémentement Prétatou pour qu'il continuât avec moi notre périple.

véhémentement, avec force, avec colère.

continuât, subjonctif imparfait

-subjonctif dans la subordonnée de but introduite par la locution conjonctive pour que.

-imparfait : concordance des temps, le verbe de la principale étant au passé.

Voir les 3 articles sur **la concordance des temps

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

Qu'as-tu à regimber ainsi ?

regimber, résister, refuser d'obéir.

Le cheval regimbe, il refuse d'obéir et d'avancer, il rue.

 

quelle tête de fer à vouloir toujours te mettre dans des situations hors de mesure

Avoir une tête de bois, une tête de fer : être entêté.

Être hors de mesure, ne pas pouvoir faire quelque chose, en être hors de portée.

Terme d'escrime, être trop éloigné pour parer ou pour porter un coup d'épée.

Terme de musique ou de danse, ne pas aller en mesure.

 

Toute autre que toi aurait renoncé

TOUT AUTRE ou TOUTE AUTRE ?

tout autre, toute autre = n'importe quel (quelle) autre

Toute autre voiture aurait fait l'affaire. (n'importe quelle voiture)

Ne pas confondre avec l'adverbe TOUT AUTRE invariable signifiant tout à fait autre, entièrement différent, souvent précédé d'un article indéfini.

Ah ! Lorsque tu étais plus jeune, tu étais une tout autre personne. > tu étais une personne tout à fait autre, tout à fait différente.

C'est une tout autre histoire.

> Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe (variable dans certains cas) et substantif

 

Puissé-je conserver intacte mon eccéité !

Phrase optative (qui exprime un souhait)

Subjonctif présent du verbe pouvoir avec inversion du sujet et en début de phrase.

= que je puisse

puissé-je orthographe traditionnelle.

puissè-je orthographe rectifiée de 1990  

>Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je...

Eccéité, philosophie : ce qui fait qu'une chose (ou une personne) est elle-même et pas une autre - son essence, l'ensemble de ses particularités.

 

Serait-ce là les murmures d'un révoltement ?

Révoltement, action de se révolter. Littré.

 

concentre-toi sur le chemin raboteux

Un chemin raboteux, rocailleux, difficile.

 

Voire ! ici emploi vieilli : vraiment, certes.

employé par antiphrase, il peut exprimer un doute ou nier quelque chose – Littéraire ou ironique.

Voir aussi > Second ou deuxième ? Voire ou voire même ? Que doit-on dire ?

 

qu'as-tu à traînasser ainsi ?

Traînasser, traîner

Le suffixe -asser ajoute au verbe un sens péjoratif.

Bavasser, écrivasser, brumasser, écrivasser, brouillasser, caillasser, finasser, jacasser, grognasser, mouillasser...

 

Houp !

Cf. Littré : interjection.
Sert pour appeler ou houper quelqu'un, ou pour exciter un cheval.

 

En dépit qu'il en eût, le cabot fit un bond.

Malgré qu'il en eût, le cabot fit un bond.

Le cabot fit un bond malgré lui.

Voir les articles : Malgré que & En dépit que

 

Afuier, mot fantôme voulant signifier fuir, abandonner, s'en aller.

Un mot fantôme est un mot qui hante un ou plusieurs dictionnaires, mais qui, en fait, n'existe pas. Il serait dû à une mélecture, une mauvaise transcription (ou copie) du mot.

Godefroy, dans son dictionnaire (XIIe siècle), aurait écrit afuier au lieu de afiner.

> Hapax, mots-valises, mots fantômes et autres mots étranges

 

Base des mots fantômes : http://www.atilf.fr/MotsFantomes, ATILF - CNRS & Université de Lorraine

Voir : http://www.atilf.fr/MotsFantomes

 

Messire ours

Cf. Littré : messire - au Moyen Âge, titre qui était réservé aux seigneurs de la plus haute noblesse.

 

Un opossum pressé nous dépassa à cet instant précis. 

On remarque six fois le son [s] dans cette phrase.

L'allitération veut donner une impression de sifflement provoquée par la vitesse de l'opossum.

 

Point ne m'en chaut qu'il soit monaut

monaut, cf. Littré, qui n'a qu'une oreille.

Un chat monaut, un chien monaut...

Peu me chaut, peu m'importe.

verbe chaloir, défectif.

> Les verbes défectifs -  Pour peu qu'il vous en chaille !

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 06:57

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Je lis quelques articles de presse où l'on parle du Président Obama et de la Première Dame américaine, que l'on nomme respectivement Potus et Flotus.

D'où viennent ces deux mots ?

Voici la réponse d'un ami américain interrogé par courriel :

 

Good morning. I hope this note finds you. POTUS is an acronym for President Of The United States. FLOTUS is an acronym for First Lady Of The United States. There is also the term SCOTUS which is an acronym for Supreme Court Of The United States.

I hope this helps clarify these three acronyms.

Chris

 

Vous l'aurez compris.

POTUS est l'acronyme de President Of The United States.

FLOTUS est l'acronyme de First Lady Of The United States.

SCOTUS est l'acronyme de Supreme Court Of The United States.

Thank you, Chris !

 

Notes

-Un acronyme est un sigle qu'on lit comme un mot ordinaire.

-Kesako, locution familière, signifie "Qu'est-ce que c'est ?"

On écrit le plus souvent quésaco.

Kesako vient de quésako ou quésaco (en langue occitane "Qu'es aquò ?)

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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