Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 16:54

Tous les articles de la catégorie :

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

 

 

La liste des exemples donnés ci-dessous n'est évidemment pas exhaustive. Vous auriez, je n'en doute pas, beaucoup à dire sur le sujet !

 

Pour connaître les registres de langue, lire l'article

Champ lexical - Champ sémantique

Niveau de langue - Registre de langue,

style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire

Archaïsmes

 

Langue soignée, style soutenu

Je suis très épris de vous.>>ÉPRIS, ISE, part. passé et adj.
Je veux vous chérir.

 

Style  populaire 

J'ai le béguin pour toi.
Je me suis toqué de toi.

Je t'ai à la bonne.

Je t'ai à la chouette.

Tu m'as tapé dans l'oeil.

Tu me bottes 

J'en pince pour toi.

Je te kiffe.

Je suis morgane de toi.

je t'ai dans la peau.

Je suis dingue de toi.

 

Style courant

Je t'aime. Je vous aime

Je me suis amouraché de toi.

Je suis amoureux de toi.
Je suis très attaché à toi.

Je te porte dans mon coeur.
Je ne peux pas me passer de toi.

Tu es ma vie.

Tu es ma raison de vivre.

 

Vous pouvez vous exprimer par litote...
Une litote est une figure de rhétorique qui consiste à dire moins pour laisser entendre beaucoup plus.

Je ne te hais point.

Chimène à Rodrigue : Va, je ne te hais point.

Voir l'article : PIERRE CORNEILLE - Le Cid - Acte III Scène 4

Va, je ne te hais point. - Rodrigue qui l'eût cru ?

Je vous apprécie et je vous estime.

Sachez que je fais (grand) cas de vous.

Cas, estime.

Faire cas (de quelqu'un ou de quelque chose), estimer, avoir une bonne opinion.

Cf. Ma fille fait cas de vous. Molière, Les Amants Magnifiques, 1, 2

Sais-tu que tu ne me déplais pas ?

Tu me plais, tu sais.

Je ne te trouve pas mal. 

Je tiens à toi.

Je m'intéresse à toi.

 

...ou par hyperbole

Une hyperbole est une figure de style qui consiste à employer des termes exagérés.

Je t'adore.

Je t'idolâtre.

Je suis fou de toi.

Je raffole de toi.

 

...ou par métaphore 

Une métaphore est une comparaison abrégée, par laquelle on transporte un mot du sens propre au sens figuré. Métaphore heureuse, juste, hardie, outrée, forcée, incohérente. C'est par métaphore qu'on dit d'un homme courageux : C'est un lion. Faire des métaphores qui se suivent. Cf. Académie, 8e édition.

Je brûle pour vous.

Cf. Phèdre de Racine, Acte II Scène V

Oui prince, je languis, je brûle pour Thésée...

Mon coeur s'est embrasé.
Mon coeur s'enflamme pour toi.

 

Peu usité : archaïsme

Je m'énamoure de toi, de ta voix, de ta chevelure.

S'énamourer, tomber amoureux, devenir amoureux, se prendre d'amour.

Énamourer, donner de l'amour.

Cf. Littré : Le comte de Saint-Paul et cette dame s'entraimerent loyaument et s'enamourerent l'un l'autre. Jean ou Jehan Froissart, XVe siècle.

Énamouré, qui s'est pris d'amour.

 

Vous pouvez choisir des "phrases cultes" tirées de films ou de chansons.

T'as de beaux yeux, tu sais.

Jean Gabin à Michèle Morgan

dans Quai des Brumesde Marcel Carné.  

Que je t'aime, que je t'aime !

Johnny Halliday chante Que je t'aime !

 

Vous pouvez détourner des paroles archi-connues

 

Quand tu me prenddans tes bras,
Tu me parletout bas
Je vois la vie en rose,
Tu me dides mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça m'fait quelque chose...

Cf. La Vie en rose, chantée par Edith Piaf

 

Je t'ai tellement dans la peau,

J'en suis marteau...

Cf. Mon homme,par Edith Piaf

>>TU POUR IL

Chansons à écouter sur You Tube

 

Vous pouvez envoyer un poème à votre bien-aimé(e), poème que vous emprunterez à un poète que vous aimez, ou poème de votre cru, si vous vous sentez poète.

>>Versification. Comment compter les pieds* syllabes d'un vers ?

 

Voir les poèmes d'amour que j'ai sélectionnés dans mon Florilège

Poèmes d'amour - Tome 1

Poèmes d'amour – Tome 2

et quelques lettres de grandes amoureuses :

LETTRE D'HÉLOÏSE- Les tragiques amours d'Héloïse et d'Abélard

LETTRES PORTUGAISES (anonyme) - La passion amoureuse d'une religieuse

 

Nota bene

Je souhaite, à tous ceux qui me lisent et aux autres mêmes, d'aimer et d'être aimés ; mais aussi de savoir dire qu'ils les aiment à ceux qu'ils aiment et de s'entendre dire qu'ils sont aimés.

Mamiehiou

Tous les articles de la catégorie :

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

 

 

 I ♥ U

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 14:03

LES DÉLIRES Tous les épisodes

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

 

Prétatou, suivant scrupuleusement le dictamen de sa conscience, ne me demandait plus en geignant combien de temps il nous faudrait avancer ainsi avant d'atteindre notre but. Il trottinait à mes côtés, ou bien derrière moi quand la végétation était trop dense, me laissant la tâche ardue de tracer le chemin.

 

Soudain des bruits de voix confus parvinrent à nos oreilles à l'affût.

« Qu'est-ce donc là ? murmurai-je.

Des voix d'hommes et de femmes, susurra Prétatou, se rendant à l'évidence et peu convaincu qu'on pût rencontrer des gens dans ce lieu inhospitalier. »

Nous suspendîmes un instant notre souffle.

« Ne seraient-ce pas des hallucinations auditives ? Je doute fort cependant que nous en soyons tous les deux victimes au même instant, fis-je observer sans grande conviction, mais laissant une part infime à l'espoir que ces voix ne fussent point réelles.

Prenons garde qu'on ne nous voie. L'endroit est mal choisi pour nouer des relations quelles qu'elles soient, ajouta pertinemment Prétatou. Leur timbre ne me plaît guère »

On entendait en effet rognonner des voix chevrotantes et catarrhales.

« Cela ne me dit rien qui vaille », pensâmes-nous de concert.

Nos impressions vibraient à l'unisson, à tel point que l'accord de nos émotions et de nos pensées nous confortait dans le sentiment que nous avions une perception semblable du monde tel qu'il était, hormis le doute qui aurait pu s'insinuer quant à la fragilité de nos sens, toujours prompts à nous tromper ; sur quoi nous nous tapîmes en nous rétrécissant le plus possible dans un épais fourré. Notre sang qui coulait dans nos vaisseaux à fleur de peau se retira et nous en devînmes blêmes. Notre coeur battait dans nos tempes jusqu'à nous faire craindre qu'il ne s'entendît de loin. Nous frémîmes à cette pensée. Les illusions sont parfois si intenses qu'elles dépassent l'entendement.

« Gardons notre sang-froid. Soyons prêts à tout », m'encouragea mon acolyte.

Nous écoutions et observions. La bande s'approchait. Les bribes de phrases que nous saisissions semblaient conçues par des esprits étiolés. Rien n'avait de sens.

 

« ... une paillasse, je veux une paillasse...  »

« Rien ne vaut ma vie passée... »

« Ma vie passée ne vaut rien...1 »

« ... trop tard, trop tard maintenant... »

« Le passé dépend du présent... »

« La vieille ne lâchera rien... »

« ... le moment rétrograde du vrai... »

« L'histoire s'écrit au futur antérieur...2 »

« Vos langues dialectales ne traduisent ni démocratie ni liberté... »

« ...que ce microcosme... que ce microcosme trop étroit... »

« Selon la théorie du chaos... »

Il semblait que ces propos fussent lancés à la désespérade.

 

« Que sont donc ces gens ? » me dis-je, et aussi invraisemblable que cela pût paraître, j'ajoutai par devers moi : « Ce sont des vieillards et des vieillardes vêtus vieillardement. Est-il possible ? »

« À les renifler j'en suis tout ébaubi, constata Prétatou. »

 

Nous restâmes silencieux de longues minutes à les observer dans leur déambulation, tels des morts-vivants.

Un corbeau grailla qui rendit la scène plus lugubre encore.

 

« Vois, me dit mon chien dont la vue aiguisée ne manquait rien, n'est-ce pas là monsieur Pro, suant et claudiquant ?

Ainsi donc a-t-il rejoint la horde des réprouvés, gémis-je. »

 

Nous laissâmes la file des malheureux passer devant nous sans qu'ils se doutassent aucunement de notre présence, et brusquement ils disparurent dans leur antre, un abîme béant qui sembla abruptement se dérober sous leurs pas.

 

C'est alors que me revint en mémoire l'image fugace d'un pauvre hère3 que j'avais entraperçu lors de mon arrivée à Utopinambourg. N'avais-je pas alors perdu l'esprit, terrassée que je fus par la vive émotion dont j'avais été la proie ?

Il y avait donc sur cette terre utopinambourgeoise, ô révélation des plus incroyables, des êtres qui portaient les marques de la vieillesse, les monstrueux stigmates de la sénescence !

................................................

1-« Rien ne vaut ma vie passée... »

« Ma vie passée ne vaut rien... »

À rapprocher de la phrase d'André Malraux dans Les Conquérants : Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.

 

2-L'histoire s'écrit au futur antérieur.

Voir > Michel Serres. « Philosopher, c'est anticiper » • Entretiens, Histoire...

 

3-C'est alors que me revint en mémoire l'image fugace d'un pauvre hère...

Voir le premier épisode des Délires :

> 1 Délires engendrés par un traumatisme irréversible - Honni soit qui mal y pense

 

NOTES

Titre : Délires autour d'une rencontre fantomatique

fantomatique (pas d'accent), fantôme.

Voir : L'accent circonflexe – Mettons-le seulement là où il faut - cru, crû, idolâtre, psychiatre, écolâtre, gaîment, absolument, ambigument, fantomatique, tempétueux... + Quiz 58

 

Prétatou, suivant le dictamen de sa conscience

Dictamen de conscience, dictamen intérieur, sentiment qu'a Prétatou que sa conscience (ou sa raison) lui dicte ce qu'il a à faire.

 

Des voix d'hommes et de femmes, susurra Prétatou

Le s de susurrer se prononce [s] bien qu'il soit entre deux voyelles.

Voir l'article : Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

 

peu convaincu qu'on pût rencontrer des gens

l'espoir que ces voix ne fussent point réelles

pût, fussent, subjonctif imparfait.

Voir l'article : La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

L'endroit est mal choisi pour nouer des relations quelles qu'elles soient.

quel que, locution conjonctive.

Quel que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode faut-il choisir ?

 

1-Prenons garde qu'on nous voie.

Phrases synonymes avec prendre garde

2-Prenons garde qu’on ne nous voie.

3-Prenons garde qu’on ne nous voie pas. (dans le sens de veillons...)

Ou :

4-Prenons garde à ce qu’on ne nous voie pas.

Les phrases 3 et 4 peuvent être considérées comme incorrectes.

 

ajouta pertinemment Prétatou

Pertinemment, d'une manière pertinente ; avec intelligence et bon sens.

Adverbe formé sur l'adjectif pertinent (+ment) donc 2M.

 

On entendait rognonner des voix

rognonner, bougonner, grogner, parler entre ses dents avec mécontentement.

 

des voix chevrotantes et catarrhales.

chevroter, parler d'une voix tremblotante.

La chèvre bêle, elle chevrote.

un catarrhe, catarrhal, catarrheux.

-Cf. Littré : Le catarrhe est l'inflammation et hypersécrétion des muqueuses, particulièrement des voies respiratoires. Catarrhe bronchique, chronique; souffrir d'un catarrhe

Catarrhal, ale, aux, relatif au catarrhe; qui est dû à un catarrhe.

En parlant d'une personne. Sujet aux catarrhes. Un vieillard catarrheux.

 

Cela ne me dit rien qui vaille, pensâmes-nous de concert.

de concert, locution adverbiale, ensemble.

de concert avec, locution prépositive, en accord avec.

Synonyme : de conserve (avec), ensemble, de concert.

 

Notre coeur battait dans nos tempes jusqu'à nous faire croire qu'il s'entendait de loin.

Notre coeur battait...

ou bien

Nos coeurs battaient...

Voir : Adjectifs possessifs - Cas particuliers

 

Les bribes de phrases...

Une bribe, un petit morceau.

Bribes de pain, de viande, de tabac...

 

des esprits étiolés

Cf Littré. Étiolé, qui a subi l'étiolement. Plante étiolée. Par extension. Enfant étiolé. Fig. Se dit aussi en parlant de l'intelligence. Un esprit étiolé.

S'étioler, péricliter par manque de contact avec la réalité.

 

Je veux une paillasse...

Entre autres acceptions, une paillasse peut être un matelas fait de paille. Ce peut être aussi une prostituée de bas étage (style populaire)

 

Il semblait que ces propos fussent lancés à la désespérade.

La désespérade. Ce mot n'est ni dans l'Académie ni dans le Trésor

Cf. Littré : Air de désespoir, acte de désespoir. 

Il semblait que... fussent lancés

Voir l'article : Il semble que, il me semble que, il paraît que – Faire que, faire en sorte que – Indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

 

j'ajoutai par devers moi

quant à moi, de mon côté.

 

À les renifler j'en suis tout ébaubi.

ébaubi, surpris, stupéfait.

 

Un corbeau grailla qui rendit la scène plus lugubre encore.

Le corbeau graille, croaille, croasse.

grailler se dit aussi d'une personne qui parle avec la voix rauque.

Voir le poème d'Edgar Poe :

EDGAR POE - The Raven - Le Corbeau

 

monsieur Pro, suant et claudiquant.

Claudiquer, boiter - Claudication.

Claudiquant, participe présent.

Claudicant(e), adjectif.

Voir l'article : Ne pas confondre participes présents, gérondifs et adjectifs verbaux, (en) fatiguant fatigant – (en) convainquant convaincant – (en) émergeant émergent – (en) résidant résident...

et aussi l'exercice d'application : QUIZ 51

 

sans qu'ils se doutassent aucunement de notre présence.

subjonctif après la locution conjonctive sans que.

aucunement, nullement, d'aucune manière. S'emploie avec ou sans NE.

 

la horde des réprouvés

les réprouvés : adjectif substantivé, les condamnés.

Une horde. Voir Le Trésor : HORDE

Ne pas confondre avec une HARDE

 

<< 155 Délires inquiétants - « La Nature est un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles... »

>> 157 Délires où l'on doit inventer son chemin*

 

 

LES DÉLIRES Tous les épisodes

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans LES DELIRES
commenter cet article
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:50

 

 

A- On dit : J'ai mal à la tête plutôt que J'ai mal à ma tête.

L'article défini est employé au lieu de l'adjectif possessif lorsqu'il ne fait aucun doute que l'objet appartient au possesseur : pour les parties du corps par exemple. C'est l'appartenance inaliénable.

Je me suis tordu le pied au lieu de mon pied.

Il s'est cassé le fémur au lieu de son fémur.

 

La règle n'est pas toujours suivie :

J'ai mal au genou.

Qu'est-ce que j'ai mal à mon genou ! Tournure familière.

Elle s'était mis un ruban rose dans ses cheveux. Ou : dans les cheveux.

N'ouvre pas la bouche. N'ouvre pas ta bouche. (le possesseur est la personne à qui l'on s'adresse)

Elle se maquille les yeux. Elle maquille ses yeux.

Mon chat s'est brûlé les coussinets. Ou : ses coussinets.

 

Et on dira aussi :

Il a fait travailler ses neurones.

Elle soigne ses artères.

 

B-Pluriel ou singulier ?

On écrit : Ils ont pris leur chapeau en sortant.

Ou : Ils ont pris leurs chapeaux en sortant.

Cela dépend du point de vue où l'on se place. Soit on voit que chacun a un chapeau (singulier), soit on voit tous les chapeaux (pluriel)

Le pluriel est plus courant.

Ils étaient tous arrivés avec leur voiture.

Ou : Ils étaient tous arrivés avec leurs voitures.

Ces vieillards marchaient péniblement avec leur canne.

Ou : avec leurs cannes.

 

Voir :

Poème pour Agathe nouveau-née


                                                              [...] Je les sens près de moi,

Et leur souffle m'effleure à l'instant où leur voix

Exquisément susurre : « Approchons doucement...

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 10:10

  ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

 

Je vais t'apprendre

Une série d'articles destinés aux enfants,

et à leurs parents qui veulent discuter avec eux.

À partir de trois ou quatre ans ou plus.

À retrouver dans  >> Autour de l'enfant

 

La découverte des sens

 

Donnez à l'enfant un fruit, par exemple une pomme, une pêche ou une orange.

 

questions

suggestions

Pourrais-tu me décrire ce fruit, me dire comment il est ?

Laissez parler l'enfant. S'il est bavard, il pourra dire plusieurs choses.

Pour aider à la réflexion :

Quelle est sa forme ?

Quelle est sa couleur ?

Il est rond. Il est vert ou jaune ou il a plusieurs couleurs, etc.

Si tu fermes les yeux, est-ce que tu peux savoir s'il est rond ?

Demandez-lui de fermer les yeux.

Prenez-lui les mains et faites-lui palper le fruit. Il dira qu'il devine qu'il est rond, sans le voir, en le touchant.

Il peut donner d'autres précisions, la peau est lisse, douce, pas très lisse, velouté, tout dépend du fruit.

Si tu fermes encore les yeux, peux-tu voir sa couleur ?

Non.

Ferme encore les yeux. Peux-tu deviner le fruit que tu touches maintenant ?

Vous lui faites palper une banane (par exemple) qu'il n'a pas vue.

Comment as-tu fait pour deviner que c'était une banane alors que tu ne l'as pas vue ?

À sa forme. Le fruit est long.

Parce que je sais ce que c'est qu'une banane, comment elle est faite.

Mets un fruit près de ton nez. Qu'est-ce que tu peux dire sur ce fruit ?

Il sent bon, il a une odeur, il est parfumé.

Ferme les yeux, tu vas deviner quel fruit je vais te faire sentir.

Vous pouvez lui mettre successivement sous le nez, sans qu'il les voie, plusieurs fruits à sentir et lui demander de deviner le fruit qu'il sent.

Dis-moi de quel fruit tu manges maintenant.

Sans lui faire voir le morceau du fruit que vous lui mettez dans la bouche (il a toujours les yeux fermés) il doit deviner de quel fruit il mange.

 

Tu as pu reconnaître ces fruits parce que tu les a vus, grâce à un sens : la vue.

Tu as pu aussi les reconnaître parce que tu les as touchés, grâce à un sens, le toucher.

Tu as pu aussi les reconnaître parce que tu les as sentis, grâce à un sens, l'odorat.

Tu as pu aussi les reconnaître parce que tu les as goûtés, grâce à un sens, le goût.

Peux-tu reconnaître le fruit que tu ne vois pas, que tu ne touches pas, que tu ne sens pas, que tu ne goûtes pas ?

Vous prenez un fruit que votre enfant n'a pas vu et vous le cachez derrière votre dos.

>> Non !

 

Donc tu sais maintenant que tu connais les objets, que tu sais ce qui existe, grâce à tes sens.

******

******

Nous allons maintenant faire une expérience avec les sons. Écoute très attentivement les bruits de la rue et tu me dis ce que tu entends.

Vous pouvez ouvrir la fenêtre ou pas nécessairement si l'on perçoit assez de bruits qu'il connaît. On peut ne pas regarder par la fenêtre. Si vous n'avez pas de fenêtre sur la rue, vous pouvez écouter les bruits de la maison. Vous pouvez lui demander de fermer les yeux et vous vaquez à des occupations qui font des bruits qu'il reconnaît. Ouvrir une porte, tourner le robinet, prendre une casserole, ouvrir une bouteille et verser de l'eau dans un verre, tirer la chasse d'eau, etc. Si les voisins font du bruit, il pourra reconnaître des pas, des chaises que l'on traîne, une télé allumée, un chien qui aboie... et dans le jardin le pépiement des oiseaux, le vent dans les arbres, une tondeuse à gazon...
L'enfant énumère les bruits.

On peut aussi faire l'exercice les yeux fermés.

Tu vas fermer les yeux et tu essaies de reconnaître certains bruits.

L'enfant énumère les bruits.

Tu as reconnu ces bruits parce que tu les as entendus, grâce à un sens : l'ouïe.

******

******

À la fin de l'exercice, nous récapitulons.

Nous avons cinq sens : la vue, le toucher, l'odorat, le goût et l'ouïe. C'est grâce à eux que nous pouvons connaître et reconnaître les choses.

 

Dans les phrases suivantes vous lui demandez de répéter les mots en rouge.

Nous voyons avec les yeux grâce à la vue. (répète, la vue)

Nous sentons avec le nez grâce à l'odorat. (répète, l'odorat)

Nous savons le goût des choses avec notre langue grâce au goût. (répète, le goût)

Nous sentons avec nos mains ou avec d'autre parties de notre corps grâce au toucher. (répète, le toucher)

Nous entendons avec nos oreilles grâce à l'ouïe.(répète, l'ouïe)

Imagine qu'une personne n'ait aucun de ces sens , ni la vue, ni le toucher, ni l'odorat, ni le goût, ni l'ouïe.

Comment pourrait-elle connaître les choses qui l'entourent, comment pourrait-elle connaître le monde ?

Cette personne ne pourrrait pas connaître les choses. Elle ne saurait rien du monde.

Dis-moi : comment appelle-t-on les personnes qui ne voient pas, qui n'ont pas le sens de la vue ?

Des aveugles.

Ils souffrent de cécité.

Et celles qui n'entendent pas, qui n'ont pas l'ouïe ?

Des sourds

Il souffrent d'anacousie.

 

Pour répondre aux questions des enfants qui en demandent toujours plus :

Les personnes qui n'ont pas le goût souffrent d'agueusie.

Celles qui ne sentent plus rien, qui ont perdu l'odorat, souffrent d'anosmie.

Celles qui ont perdu le sens du toucher souffrent d'anesthésie.

Eh oui, il y a des personnes qui ne sentent pas quand on les touche, quand on les caresse, quand on les embrassent, ni quand elles se font mal.

 

 

Si vous voulez en savoir plus sur le sens du toucher, lisez l'article très intéressant sur papidoc :

S'accommoder d'une deficience du toucher

 

>> Autour de l'enfant

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Autour de l'enfant
commenter cet article
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:48

 

J'ai quitté vaillamment le doux sein de ma mère

En paraissant au jour telle une nymphe émue.

On s'étonne de voir que je suis si menue ;

Poucette était aussi gracieuse et légère.


Comme la fleur déclôt sa robe parfumée

Prête à s'épanouir, ô miracle inouï,

Je me donne, en confiance, aux regards éblouis

Qui me disent déjà combien je suis aimée.


J'entends bruire tout bas des murmures discrets ;

Je vois autour de moi des lueurs et des ombres.

Curieuse de tout, je découvre en grand nombre

Les choses de la vie. Je saurai leurs secrets


Si tant est que l'on m'aide à former mon esprit,

À connaître et le Beau et le Bon et le Bien.

Sachez que mes parents ne négligeront rien

Qui puisse m'élever. N'ont-ils pas tant appris

 

De choses sur le monde aux deux petits enfants

Que j'entends babiller ? Je les sens près de moi,

Et leur souffle m'effleure à l'instant où leur voix

Exquisément susurre : « Approchons doucement.


Pour ne pas l'effrayer ne faisons pas de bruit.

Nous lui raconterons des choses bien gentilles.

Petite soeur chérie, toute petite fille

Arrivée parmi nous et qui nous a choisis. »


C'est mon frère et ma soeur, Gabriel et Adèle

Qui tiennent ces propos si doux, si délicats.

Sur eux je compterai lors de mes premiers pas.

J'aurai besoin de lui et j'aurai besoin d'elle.

 

Pour l'heure je veux bien me laisser mignoter

Et jouir à l'envi du plaisir que j'y prends.

De brûler une étape il n'est point encor temps !

Ma maman, mon papa savent bien m'écouter ;


J'exige beaucoup d'eux pour qu'ils me rendent heureuse :

« Veuillez me caresser et puis me bisouter,

Vous occuper des soins qu'il vous faut me donner,

M'apaiser dans vos bras, me chanter des berceuses,


Être à l'écoute enfin de mes cris, de mes pleurs,

Vous appliquer sans faille et puis recommencer ! »

Vous allez sans relâche, ô parents dévoués,

Me donner votre amour : il emplit votre coeur !

 

 

Agathe est née le 19 octobre 2012 

NOTES

 

♥ Une nymphe émue

Allusion à la rose ancienne, cuisse de nymphe émue et à sa couleur.

Images correspondant à une nymphe émue

 

Poucette était aussi gracieuse et légère.

Poucette, personnage éponyme du conte d'Andersen

Gracieuse, diérèse : gra/ci/eu/se, cieu compte pour deux syllabes.

 

Comme la fleur déclôt sa robe parfumée

déclore = ouvrir (vieux verbe)

clore = fermer

 

Curieuse de tout, je découvre en grand nombre...

Curieuse, diérèse : cu/ri/eu/se, rieu compte pour deux syllabes.

 

Petite soeur chérie, toute petite fille

Arrivée parmi nous et qui nous a choisis.

Françoise Dolto pensait que les enfants qui naissaient choisissaient leur famille. C'est assez difficile à croire, mais pourquoi pas ?

Dans son étude sur la psychologie de l'enfant elle a décrypté tant de sens cachés !

 

Encor

Licence poétique. On peut écrire encor au lieu de encore.

 

à l'envi = à qui mieux mieux

 

.......Je les sens près de moi,

Et leur souffle m'effleure à l'instant où leur voix

Exquisément susurre...

 

Leur souffle et leur voix

ou bien

Leurs souffles et leurs voix


 

Lire d'autres poèmes pour mes petits-fils nouveau-nés dans :

CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU



Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans contes-nouvelles-poèmes
commenter cet article
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 09:50

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

 

Je viens de retrouver une vieille feuille de papier où j'ai griffonné, il y a quelques années, ce court dialogue. Sauriez-vous quel est le nom de son auteur ? Je ne l'ai pas noté. Et je voudrais bien rendre à César...

Quel joli poème d'amour ! Et d'espoir !

 

   « J'aime tes seins.

Et si je n'en ai qu'un ?

Je l'aimerai pour deux.

Et si je n'en ai plus ?

Je les réinventerai !  »

 

Le cancer du sein - Une histoire de femme - Récit

.................................................................

Une femme sur neuf a ou aura un cancer du sein.

Trois personnes sur quatre qui contractent un cancer du sein s'en sortent bien.

Il y a vingt-cinq ans, elles n'étaient environ que deux sur quatre.

Faites-vous dépister, mesdames !

Messieurs, savez-vous que vous n'êtes pas à l'abri d'un cancer du sein ?

.................................................................

Ajout

8 février 2013
La survie à cinq ans est passée de 81 %, en 1990, à 89 % en 2002.

Lu sur Ouest France

.................................................................

Ajout

2015 - Aujourd'hui, la prise en charge des cancers du sein est efficace et environ 85 % des femmes atteintes en guérissent.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/maladie/cancers/185-cancer-du-sein.html

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Miscellanées
commenter cet article
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:48

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

Je vais t'apprendre

Une série d'articles destinés aux enfants,

et à leurs parents qui veulent discuter avec eux.

À partir de trois ou quatre ans ou plus.

À retrouver dans  >> Autour de l'enfant

 

 

 "Pourquoi est-ce qu'il y a des gens qui se battent ?" demande l'autre jour mon petit-fils Victor (4 ans). "Pourquoi est-ce qu'il y a des méchants ?"

 

 

 

Il faut bien lui donner une réponse, bien qu'à quatre ans il soit difficile de soulever la question du bien et du mal, celle de l'inné et de l'acquis, celle aussi du normal et du pathologique.

Et pourtant ce sont là des questions fondamentales que certains parents omettent de se poser.

Pourquoi ne pas aborder ces questions avec un enfant trop jeune ?

 

♦ Il serait malvenu qu'un enfant se fasse une opinion caricaturale et qu'il pense que telle personne est bonne et telle personne est mauvaise. Personne n'est jamais ni bon ni mauvais à 100%. Pour ce qui est de l'inné et de l'acquis, personne n'est jamais déterminé irrémédiablement par l'inné, on peut toujours changer au cours de sa vie. Quant au normal et au pathologique, on peut se demander où est la frontière, bien que certains enfants très perturbés aient besoin de l'aide d'un pédopsychiatre.

 

Il me semble que Victor, en vrai petit philosophe, fait un grand pas dans la réflexion en se posant ces questions. Il faut dire que, lorsqu'on l'observe avec ses copains, il n'est pas de ceux qui agressent. Mais il se fait parfois agresser, ce qui ne signifie pas que les autres ne le supportent pas : il a de très bons copains qu'il aime et qui l'aiment bien. Mais dans leurs jeux, il se fait parfois bousculer ou s'entend dire des choses désagréables. Comme il est sensible, il en souffre et il en parle souvent pendant plusieurs jours.

 

Je ne peux pas lui dire que ses camarades sont méchants. Je ne peux pas lui dire qu'ils sont mal élevés, que leurs parents n'ont pas su dès leur plus jeune âge leur apprendre à se comporter selon les règles du bien vivre en société. Je ne peux pas lui dire qu'ils vivent dans des milieux défavorisés et qu'ils n'ont sous les yeux que des exemples de violence. D'ailleurs la violence se trouve dans tous les milieux. Je ne peux pas lui dire que certaines familles ont de gros problèmes et que c'est pour ça que leur enfant est agressif. Je ne peux pas non plus lui dire de rester silencieux et calme quand il souffre du mal qu'on lui fait. Ni lui dire qu'il faut accepter les autres tels ils sont et qu'on ne peut rien faire.

 

 

Alors que puis-je lui dire ?

>> Tous les hommes, toutes les femmes et tous les enfants ont en eux une certaine agressivité, cela fait partie de leur nature. On est agressif quand on se met en colère, quand on ne supporte pas ce que disent les autres, quand on a envie de jeter un objet par terre, quand on ne veut pas obéir et qu'on a une grande envie de désobéir, quand on crie si l'on n'a pas ce qu'on veut et tout de suite, quand on a envie de dire des méchancetés, quand on bouscule ou qu'on frappe quelqu'un.

Demandez à votre enfant quelques exemples de situations où il a été agressif, et rappelez-lui quelques-unes des circonstances où vous avez été vous-même agressif. Car il faut aussi se connaître soi-même. On ne peut pas demander à un enfant de ne pas exprimer sa violence alors qu'on est soi-même violent et qu'on crie à tous propos.

 

>> Il y a des enfants qui expriment leurs sentiments avec des mots, et d'autres, quand ils ne sont pas contents, s'expriment avec des gestes violents, parce qu'ils n'ont pas les mots. Pour eux, il est plus facile de donner un coup, que de parler et d'expliquer ce qui ne va pas. Cela vient peut-être de ce que les parents ne parlent pas assez avec eux, qu'ils ne leur expliquent pas assez, ou qu'ils se mettent eux-mêmes trop vite en colère quand quelque chose ne va pas avec leurs enfants.

 

>> Imaginons qu'on se promène dans la rue et qu'on rencontre des gens qui se battent. Que penserais-tu ?

Laissez répondre l'enfant.

Suggestions : Il faut savoir que la police les emmènerait au commissariat, et ils paieraient une amende. Ils pourraient même aller en prison. On n'a pas le droit de se battre. C'est interdit.

 

>> L'éducation que les parents donnent aux enfants va faire d'eux des hommes et des femmes. Et pour bien vivre ensemble, il faut savoir être poli, et aussi garder son calme même quand c'est difficile.

Est-ce que tu dis : "Bonjour, merci, pardon, excuse(z)-moi" ?

Donne-moi des exemples où tu dis ces paroles de politesse.

Laissez répondre l'enfant.

Suggestions : Quand je rencontre une personne de ma famille, ou des voisins, quand j'entre dans un magasin, quand je vais voir le docteur, quand je téléphone à quelqu'un...

À ton avis, à quoi cela sert-il d'être poli ?
Laissez répondre l'enfant.

La politesse fait que les gens montrent qu'ils veulent avoir de bonnes relations avec les autres, qu'ils veulent bien s'entendre avec les autres, qu'ils savent vivre avec les autres, qu'ils connaissent les règles du bien vivre en société.

Quand un enfant dit bonjour ou merci avec le sourire, tout le monde est ravi. Cela se remarque parce que beaucoup d'enfants n'ont pas appris à dire ni bonjour, ni merci. Quand tu dis bonjour, c'est comme un cadeau que tu fais aux autres. Tu leur souhaites une bonne journée. C'est très gentil.

 

>> Tu peux dire au copain qui n'a pas été gentil avec toi :

Pourquoi tu n'es pas gentil avec moi ?

Je souffre que tu m'aies donné un coup. Tu m'as donné un coup, j'ai mal.

Employer le JE incite l'autre à se mettre à sa place, à faire preuve d'empathie.

 

>> Tu sais, lorsque tu connaîtras mieux l'histoire des hommes, tu verras beaucoup d'exemples où ils se battent.

Peux-tu me donner des exemples ?

Laissez répondre l'enfant.

 

Et si vous avez une religion, vous pouvez lui dire que Dieu n'aime pas qu'on fasse du mal aux autres.

 

Voir l'article : Prévenir la violence des enfants| Psychologies.com

"Psychologues et enseignants sont unanimes : les comportements violents sont des symptômes, qui doivent être entendus tôt et pris en charge rapidement. Comment différencier le normal du pathologique ? Quels comportements doivent alerter les parents ? Et surtout, quand et de quelle façon intervenir en amont ?"

 

Voir aussi : L'enfantagressif

Pourquoi un enfant est-il agressif ?

"Avant l’âge de 3 ans, c’est souvent une impulsion qui est à l’origine de l’agressivité et non le désir de blesser quelqu’un. Le trottineur a tendance à se battre pour prendre possession d’objets. Il sait simplement qu’il veut une chose et qu’il la veut maintenant !"

 

  >> Autour de l'enfant

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Autour de l'enfant
commenter cet article
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 08:18

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

 

Je vais t'apprendre

Une série d'articles destinés aux enfants,

et à leurs parents qui veulent discuter avec eux.

À partir de trois ou quatre ans ou plus.

À retrouver dans  >> Autour de l'enfant

 

Les enfants, en général, adorent les dinosaures. Cette page concerne ceux qui ont déjà une certaine connaissance de ces animaux. On commencera par leur demander ce qu'ils en savent.

 

Si l'enfant est trop petit pour être longtemps attentif, on pourra ne faire que la moitié de l'exercice et on lui montrera quelques images de dinosaures sur la toile.

Un tel exercice ne doit jamais lasser l'enfant. Il doit y prendre du plaisir.

 

 

 

Questions

Suggestions de réponses

Toujours laisser parler librement l'enfant avant de lui donner une réponse. Il sait beaucoup plus de choses qu'on ne croit. Lui donner le temps de réfléchir et ne pas parler à sa place.

Où as-tu déjà vu des dinosaures ?

S'il hésite, pour l'aider : Dans des livres ? À la télé ? Dans des bandes dessinées ? Sur des photos ? En petits jouets qui les représentent ?

Peux-tu me décrire un dinosaure ?

(Dis-moi comment il est fait.)

...

Ne pas l'interrompre, lui demander des noms de dinosaures s'il en connaît.

A la fin de cet exercice, ou un autre jour, on pourra lui montrer des images des plus connus (sur Wikipédia) diplodocus, plésiosaure, brontosaure, le stégosaure et ses plaques osseuses, le tyrannosaure, le tricératops, le vélociraptor, l'edmontonia.

Est-ce un gros ou un petit animal à ton avis ?

Il y a des dinosaures très gros, certains sont gros comme dix éléphants, et il y en a de tout petits, comme des poulets, des pigeons.

Le sauroposeidon mesurait 18 mètres et sa taille pouvait atteindre une fenêtre au 6e étage.

Un dinosaure encore plus grand, le Amphicoelias fragillimus, pouvait mesurait 58 mètres de long et pesait 120 tonnes.

Pour comparer, on montrera à l'enfant, si possible, un immeuble de six étages, une distance d'environ 58 mètres : "D'ici à......"

On n'hésitera pas à dire le nom des dinosaures. Les enfants aiment les mots extraordinaires, on ne lui demande pas de les retenir ! - On n'hésite pas à employer des mots qu'il ne connaît pas comme mètres, tonnes, etc. Toutes ces notions difficiles s'organiseront petit à petit dans sa tête, au fil des mois et des années

Est-ce qu'on peut en voir dans des zoos ?

Est-ce que tu pourrais en rencontrer dans les rues ?

Sais-tu pourquoi ?

Non, on ne peut pas en voir dans les zoos ni dans les rues, ni même dans les forêts, parce qu'ils ont disparu, il y a très très longtemps, il y a 65 millions d'années. L'homme n'existait pas encore sur la terre.

Les hommes n'ont jamais rencontré de dinosaures.

Sais-tu comment ils ont disparu ?

En donnant les explications, on peut faire de grands gestes qui donneront une idée de ce qu'est une explosion, etc. L'enfant doit se créer des images, des représentations pour imaginer les choses

Une grosse météorite est tombée sur la terre, dans le pays qui s'appelle le Mexique. Il y a eu une explosion gigantesque, énorme, et beaucoup de terre, de poussières et de rochers ont été projetés en l'air, jusqu'au ciel. On ne pouvait plus voir le soleil. Il y a eu une très très longue nuit.

Comme les plantes ont besoin de la lumière du soleil pour vivre, presque toutes les plantes, les prés, les forêts ont disparu. Les dinosaures n'avaient plus rien à manger et ils sont morts. Seulement quelques dinosaures ont survécu (ne sont pas morts) les plus petits. Les oiseaux que l'on voit aujourd'hui sont les descendants des dinosaures les lointains petits-enfants des dinosaures.

Vous aurez eu soin de vous procurer une carte du monde, un planisphère ou un globe terrestre et vous lui montrerez où est le Mexique après lui avoir montré où est son pays, la France.

Vous pouvez vous procurer un (assez grand) planisphère et l'épingler sur un mur, celui de la cuisine par exemple ou celui de sa chambre, à sa hauteur, pour qu'il soit toujours à disposition quand vous parlez d'un pays. Il comprendra vite à quoi sert cette carte et s'habituera petit à petit à quelques notions de géographie.

Puisqu'ils ont disparu, comment sait-on qu'ils ont existé ?

On peut retrouver ce qu'on appelle des fossiles. Les fossiles sont dans la terre, ce sont les restes d'animaux ou de plantes qui ont existé il y a longtemps. On reconnaît les os des dinosaures, les crânes, les vertèbres, les os des pattes, les dents, etc. montrer sur le corps de l'enfant où est son crâne, où sont les vertèbres, etc.

On peut reconstituer le squelette comme un puzzle et on imagine l'animal tel qu'il était quand il était vivant. Les paléontologues recherchent les fossiles et les étudient.

Voir les images dans : Paléontologie - Wikipédia 

Fossile - Wikipédia

Images correspondant à fossiles

On pourra regarder sur internet des images de dinosaures. Dans l'article de Wikipédia par exemple, on lui fera voir les images correspondant à la chute de la météorite sur la terre, la photo d'un fossile, etc. 

Dinosaure - Wikipédia    

Voir aussi : Dinosaure- Vikidia, l'encyclopédie des 8-13 ans

.......................................................

Vous trouverez des vidéos, des extraits de films sur You Tube mais les images sont trop violentes pour les tout petits.

Voir la récapitulation dans l'article : Autour de l'enfant

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Autour de l'enfant
commenter cet article
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:27

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

 

Questions 

1-Doit-on dire jusqu'aujourd'hui ou jusqu'à aujourd'hui ?

2-Aujourd'hui est-il un nom ?

Réponses à la fin de l'article

Jusque : préposition.

jusqu'à (au, aux) : locution prépositive.

 

Variante (littéraire) : jusques devant un mot qui commence par une voyelle.

J'ai enfoui mon amour jusques au plus profond de mon coeur.

Je vous ai attendu jusques aujourd'hui.

Il m'a examiné de la tête jusques aux pieds.

 

Dans les expressions :

♦ jusques et y compris (la limite est incluse), jusques et non compris (la limite n'est pas incluse).

Vous me ferez les exercices jusques et y compris le n°44.

 

♦ jusques est également employé par les poètes pour la métrique des vers.

Les paragoges (additions à la fin d'un mot)

Exemples :

avecque ou avecques pour avec

jusques pour jusque

Les paragoges permettent la mesure voulue du vers ou évitent une cacophonie.

jusqu'à Capri (caca) > jusques à Capri (jusqueza Capri)

Voir le poème "Jusques à quand" dans les Délires 153

 

♦ Le plus souvent, jusque est suivi de la préposition à, mais il peut être suivi par d'autres prépositions.

Accompagne-moi jusque chez moi, je crains la nuit sans lune.

Nous faisions chaque jour une longue promenade jusque dans le petit bois.

 

On trouve :

♦ jusqu'il y a peu de temps, jusqu'il y a peu, jusqu'à aujourd'hui ou jusqu'aujourd'hui, jusqu'à hier et jusqu'à demain, jusqu'à la semaine dernière, jusqu'à quand, jusqu'à cinq heures, jusqu'à maintenant, jusqu'à présent, jusqu'alors...

♦ jusqu'à mille euros...

♦ jusqu'où, jusqu'à Paris, jusqu'en Angola, jusqu'ici, jusque-là...

♦ Tu me donnerais jusqu'à ta culotte (COD)

♦ J'ai en jusque-là, j'en ai assez ou j'ai trop mangé.

 

♦ Il n'est pas jusqu'à, il n'y a pas jusqu'à (littéraire)

Il ne fut pas jusqu'à ses pires ennemis qui ne versèrent des larmes à ses funérailles.

= Même ses pires ennemis versèrent...

ne, ici, ne peut être supprimé.

 

Jusqu'à ce que, locution conjonctive suivie généralement du subjonctif. On trouve l'indicatif passé simple.

Je vous attendrai jusqu'à ce que vous décidiez de venir.

Il l'attendit jusqu'à ce qu'il décida (ou décidât) de venir.

>> jusqu'au moment où, jusqu'à l'instant où, jusqu'à l'heure où...

Voir l'article : Jusqu'à ce que, jusqu'à tant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

jusqu'à tant que est régional.

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

 

 

 

1-Doit-on dire jusqu'aujourd'hui ou jusqu'à aujourd'hui ?

2-Aujourd'hui est-il un nom ?

Lu dans Le Littré à l'entrée AUJOURD'HUI

1-Les grammairiens condamnent la locution jusqu'à aujourd'hui sur ce motif que la préposition à est déjà dans aujourd'hui (à le jour de hui). Massillon, dans les exemples cités ci-dessus, dit jusques aujourd'hui sans la préposition à, ce qui est la forme ancienne et régulière (voy. l'historique) ; cependant l'Académie admet jusqu'à aujourd'hui. Il est mieux de dire et d'écrire jusqu'aujourd'hui, comme nos anciens.

2-nom masculin Les hommes n'ont qu'un aujourd'hui. Il semble que nous nous croyions immortels et que nous devions au moins passer de plusieurs siècles cet aujourd'hui que le Fils de Dieu nous a toutefois marqué comme l'unique objet de nos soins et où il veut que nous les renfermions. [Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 59]

............................................

Aujourd'hui est un adverbe de temps qui peut être employé substantivement

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 17:06

LES DÉLIRES Tous les épisodes

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

 

La journée fut longue comme un jour sans pain°, le chemin semé d'embûches et de guets-apens. Chaque obstacle franchi nous renforçait ; jusqu'à Prétatou qui ne se plaignait plus.

La conversation vint à rouler sur Marie Cratère que nous rencontrerions bientôt.

« Je ne brûle point de l'envie de vous voir toutes les deux vous entr'affronter, soupira Prétatou.

Mais peut-être nous verras-tu nous entr'accoler ! rétorquai-je en riant pour faire baisser la tension du sentiment de peur qui l'étreignait.

Tu me l'a dépeinte en des termes si peu amènes qu'à les évoquer je ne puis que trembler. Et je n'ai nul désir de la rencontrer sitôt. Qui pis est, d'être à sa merci. Je n'aurais pas de cesse que tu ne t'éloignes de ce lieu maudit. »

Je me contentai de hausser les épaules. N'avait-il pas pris lui-même, tout clebs qu'il était, l'initiative de me suivre dans cette entreprise délicate ?

« Je sais, tu es prête à me rappeler que c'est moi qui ai pris l'initiative de te suivre dans cette entreprise hasardeuse et dommageable à coup sûr, mais Oli, comprends bien : jamais je n'aurais pu rester avec Lio que je n'apprécie guère et qui aurait négligé — j'en suis certain — de me donner ma pâtée et les caresses qui font de moi ce que je suis. Jamais, ce qu'à Dieu ne plaise, je ne fraierais (frayerais) avec elle.

Ainsi donc, comme je le croyais, ne m'as-tu pas accompagnée pour la simple raison de venir à mon secours au cas où le besoin s'en serait fait sentir ! Je comprends maintenant pourquoi tu t'es montré si couard dans l'adversité ! Que diable ne t'es-tu pas muni d'un en-tout-cas pour te préserver des tourments que tu vas affronter ?

Continue de me railler ainsi avec d'élégantes et de légères épithètes qui me vont droit au coeur, et traite-moi, si bon te semble, de peureux, de lâche, de timoré, de poltron, de froussard, de pleutre, et j'en passe — oserais-tu "dégonflé" ou "foireux" ?

Tout au plus pusillanime, mon cher Prétatou. Comme tu prends la mouche° ! Pouvais-je imaginer que le coeur t'aurait manqué lorsque nous rencontrâmes inopinément Messire Ours**?

Comment as-tu pu garder ton sang-froid devant ce grand hallebreda ? Je me le demande encore.

 

 On entendit grillotter dans les buissons.

« Qui va là ? aboya Prétatou. Ne vois-je pas ici dessous des pieds fourchus qui avancent en notre direction ? »

Prétatou se tapit au ras du sol, flairant autant qu'il le pouvait l'odeur d'un animal. Mais était-ce bien un animal ?

« Qui que tu sois, montre-toi, poursuivit-il, montrant ainsi un courage dont il s'étonna lui-même. »

Comme nulle réponse ne venait nous éclairer et que le bruit ténu continuait, Prétatou frémissant, murmura : « Es-tu un sylvain ? Es-tu un faune qui hante ces bois ? »

Mais il n'en était rien, et je me mis à rire lorsque soudain une chèvre inoffensive surgit du fourré et s'enfuit comme l'éclair.

As-tu nom Amalthée ? lui criai-je.

 

Ma voix fut sans écho dans la forêt profonde

..........................................

*« La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers. »

Charles Baudelaire - Correspondances

 

**La rencontre avec Messire Ours : 150 Délires ursins

 

NOTES

La journée fut longue comme un jour sans pain

Voir l'article : Comparaisons – léger comme... méchante comme... long comme... nu comme... sourd comme... solide comme... ronfler comme... sauter comme... battre comme... jurer comme... menteur comme... QUIZ 52

 

le chemin semé d'embûches et de guets-apens

Un guet-apens, des guets-apens, pas de liaison intérieure mais un enchaînement comme dans des arcs-en-ciels, des fers à repasser, etc.

Voir l'article : La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

Je ne brûle point d'envie de vous voir toutes les deux

Je n'ai pas grande envie de...

Peut-on dire : J'ai très envie, très plaisir, très peur, très faim, très sommeil... Cela me fait très envie, très plaisir, très peur... ?

 

S'entr'accoler, s'entr'affronter se trouvent dans Le Littré (1863-1872) mais pas dans l'Académie ni dans le Trésor

Voir l'article sur l'agglutination : L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

 

je n'ai nulle envie de la rencontrer sitôt

Sitôt (vieilli quand il est employé seul) adverbe de temps, si tôt, si vite.

 

qui pis est d'être à sa merci

Qui pis est, ce qui est pis, ce qui est pire.

qui plus est, qui mieux est, qui pis est – expressions figées

être à la merci d'une personne, être dans une dépendance totale vis-à-vis d'elle.

 

Je n'aurais pas de cesse que tu ne t'éloignes de ce lieu maudit.

que tu ne t'éloignes : Ici le NE n'est pas explétif et il ne peut pas être supprimé.

Voir l'article : NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je (ne) - avant que je (ne) - je crains que tu (ne) - j'empêche que tu (ne) - je m'attends à ce que tu (ne) - je ne nie pas que tu (ne)...

Académie 8e édition : cesse, le fait de cesser.

Il s'emploie toujours sans article et seulement dans les expressions suivantes. Sans cesse. N'avoir point de cesse, Ne point cesser. Il n'aura point de cesse que vous ne lui ayez donné ce qu'il demande. Il n'a ni repos ni cesse.

 

n'a-t-il pas pris lui-même, tout clebs qu'il était, l'initiative

Clebs, cabot, populaire pour chien.

 

Ce qu'à Dieu ne plaise

à Dieu ne plaise, Dieu m'en garde, subjonctif optatif.

Voir le subjonctif optatif, §29 dans : Valeurs et emplois du subjonctif 

 

jamais je ne fraierai avec elle ou frayerai

frayer se conjugue comme balayer

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Frayer avec quelqu'un - Cf. Académie 8e édition : Être en relation avec quelqu'un. C'est un homme avec lequel je ne fraye point, avec lequel je ne veux point frayer. Il signifie aussi Se convenir mutuellement. Ces deux hommes ne frayent pas ensemble.

 

Que diable ne t'es-tu pas muni d'un en-tout-cas

que dans le sens de pourquoi

Un en-tout-cas, ou un en-cas, XIXe siècle, vieilli.

Cf. Littré : espèce de parapluie qui est plus petit que la forme ordinaire des parapluies et un peu plus grand qu'une ombrelle, et qui sert à abriter de la pluie ou du soleil.

Au pluriel, des en-tout-cas.

 

Les adjectifs couard, peureux, lâche, timoré, poltron, froussard, dégonflé, pleutre, foireux, pusillanime appartiennent au même champ lexical mais pas au même registre de langue.

Dégonflé, foireux, populaire

pusillanime, qui a l'âme faible et timide, Littré.

Voir l'article : Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes 

 

Prendre la mouche, se fâcher, se piquer sans grande raison – Littré

 

Pouvais-je imaginer que le coeur te manquerait

que le courage te manquerait

 

comment as-tu pu garder ton sang-froid devant ce grand hallebreda ?

Hallebreda, mot baroque, se dit de quelqu'un un qui a une taille gigantesque. Dictionnaire du bas langage, d'Hautel.

 

ne vois-je pas ici-dessous des pieds fourchus ?

Pied fourchu, pied attribué dans la mythologie romaine aux divinités des forêts, les sylvains et aux faunes.

Le diable aussi a les pieds fourchus, dans l'iconographie chrétienne.

Littré. Fig. Il a le pied fourchu, se dit d'un homme méchant, dangereux, mécréant. J'ai reconnu le pied fourchu, j'ai deviné ses mauvaises intentions.

Les boeufs, les béliers, les chèvres, les gazelles, les bubales, les chevrotains, le lama, la vigogne, la girafe, l'élan, le renne, les cerfs, les daims, les chevreuils, etc. sont tous des pieds fourchus et composent en tout un nombre d'environ quarante espèces BUFFON Quadrup. t. VII, p. 27

 

As-tu nom Amalthée ? lui criai-je.

Dans la mythologie grecque, Amalthée serait la chèvre qui allaita Zeus enfant.

Avoir nom, avoir pour nom, s'appeler, porter un/le nom (de)

J'ai pour nom mamiehiou.

Je porte un nom qui me va bien.

Ma rue porte le nom d'un poète.

 

<< 154 Délires dans la plus pénétrante obscurité de l'avenir

>> 156 Délires autour d'une rencontre fantomatique

 

 LES DÉLIRES Tous les épisodes

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

 Tous les articles du blog

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans LES DELIRES
commenter cet article

Présentation

  • : LE BLOG DE MAMIEHIOU - La langue française telle qu'on l'aime  De la grammaire, des exercices divers, des dictées commentées, des histoires, des textes d'auteurs, des infos pratiques...
  • : Pour tous ceux qui aiment la langue française. Son histoire, sa grammaire et son orthographe. Des dictées commentées, des exercices ébouriffants, un florilège de textes d'auteurs, etc.
  • Contact

Mon Profil

  • mamiehiou.over-blog.com
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.

Rechercher Un Mot Du Blog