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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:02

FLORILÈGE La Pensée des autres

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 LETTRES DE

MADAME MARCELLE ANTONIA FORTUNÉE B. NÉE RAVACHOL 

 

Marcelle et son mari, Michel B. eurent quatre enfants :

Francis, Paul, Marguerite et Madeleine.

Paul fut le préféré de sa mère.

Les lettres qui suivent lui furent adressées.

 

Il a 28 ans quand il reçoit la première lettre ci-dessous.

Son travail l'a obligé à quitter la maison familiale  

sise dans un Clos qui portait le nom de la famille

et qui se trouve aujourd'hui à l'emplacement et autour du square Simone Signoret

à Lorette dans la Loire.

À l'époque, Paul B. qui commençait sa vie professionnelle, devait loger chez l'habitant,

à Lyon puis à Saint-Etienne. 

 

1re lettre

 

*Monsieur Paul B. chez Mademoiselle Bonnard,

rue des Remparts d'Ainay, Lyon.*

Lorette, le 1er février 1930

Mon cher petit,

Comme la semaine s'est écoulée rapidement ! Nous voici à la fin, et toi prêt à partir au mariage de ton ami Ravel. J'espère que tu n'as pas oublié le petit noeud de cravate noire. Habille-toi bien, il ne fait pas chaud !

En feuilletant mon livre, je pense à toi qui as dû sûrement le lire et voir qu'un garçon d'honneur doit faire danser très souvent sa demoiselle d'honneur, il peut faire danser toutes les jeunes filles présentes à tour de rôle, mais toujours revenir à sa cavalière. Et comme vous dites, vous les jeunes gens, ne pas la laisser tomber. À moins que, car il y a autre chose ; c'est que si une jeune fille vous plaît beaucoup, et que l'on prenne le coup de foudre, il faut alors la rechercher de préférence et s'efforcer de lui plaire.

Les jeunes filles à présent ne sont pas timides, elles aiment qu'on leur parle.

Au cas, mon petit, où ton ami ou nos cousins auraient causé de toi à quelques familles, comporte-toi comme tu le dois, en jeune homme parfait, afin que, si quelqu'un t'observe, on te trouve très bien. Tu es si gracieux, si aimable, si homme du monde lorsque tu le veux. Eh bien ! Distingue-toi ce jour-là.

As-tu pensé à écrire à cousin Jo et à Lolo et à envoyer une carte de félicitations à Mmes et MM Bergeron et Copin ?

Je souhaite que vous passiez tous une excellente journée samedi. Tu voudras bien, à la sacristie, en adressant tes voeux de bonheur aux jeunes époux, leur dire que toute ta famille se joint à toi en ce jour de fête. Tu dois savoir que les garçons d'honneur sont les premiers à présenter leurs félicitations aux jeunes époux : ils offrent leurs voeux à la jeune mariée et donne une chaude poignée de main à leur camarade.

*En italique, en début de lettre, figure l'adresse écrite sur l'enveloppe.

 

2e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau*, Saint-Etienne

Lorette le 13 mars 1930

Mon petit Paul,

Excuse-moi de profiter ainsi de cette carte**, je n'en ai plus. J'espère que tu as mieux été cette semaine et que tu te sens plus fort. Pour te faire du bien, j'ai commandé du vin fortifiant à Charles Brunon qui doit te le faire passer chez Mme Bonjour. Tu en prendras un petit verre avant midi.

Si tu n'es pas las dimanche, et que cela te fasse plaisir, vous irez Francis et toi rejoindre M. Cornet à Bellecour. Mais Francis n'est pas d'avis d'aller au Palais de la Foire afin de ne pas vous lasser ; après un bon dîner et une petite promenade avec votre ami Cornet, vous pouvez reprendre un train pas trop tardif. Si tu veux, dis à Mme Bonjour que tu la prendras au Soleil, dimanche soir à 10 heures, et, si passée cette heure, elle ne te voit pas arriver, c'est que tu rentreras lundi matin. Cela te laissera la latitude d'aller à Lyon si tu le désires, ou bien de rester ici si tu préfères.

Nous allons bien, t'embrassons bien et un doux baiser de ta maman.

 

*La rue de Fontainebleau est aujourd'hui l'avenue Grüner

**C'est un horrible carton qui a déjà servi pour une correspondance que l'on a biffée.

 

3e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 7 mai 1930

Mon petit chéri,

J'ai été bien contente hier d'entendre ta voix car il me semble qu'il y a bien, bien longtemps que je n'ai vu mon tout petit. J'ai oublié chez Mme Coing un bulletin du club alpin que Georges m'a donné pour Francis et toi. Je te prie de passer un soir, en te rendant chez M. Coing et de me l'apporter samedi.

J'ai prévenu ce matin Mme Coing, en la remerciant de sa réception d'hier, que tu passerais le prendre.

Tu auras bien soin du chapeau samedi, je te le recommande. J'ai rapporté moi-même hier ceux de Chazelles que Cousine Jeanne m'a remis. Je t'assure que nous nous sommes trempées hier Mad* et moi. Il fallait vraiment avoir envie de faire plaisir pour courir par un temps pareil. Nous avons rencontré Mme Montès qui m'a dit que son fils t'avait vu dimanche et qu'il serait votre client. Je suis sûre que cela t'a fait plaisir de revoir tes camarades. J'aurais été contente que Francis fasse comme toi, cela l'aurait secoué et lui donnerait plus d'aisance également.

A samedi, mon petit, nous t'embrassons bien tous et serons si heureux de te voir revenir au logis.

Dis bien des choses aimables de notre part à Mme Bonjour. Bonne Maman et Mad se joignent à ta petite mère pour te faire des bisous bien doux.
Ta petite maman qui t'aime.

*Mad, Madeleine, sa fille

 

4e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Mme Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Ce lundi, mai 1930

Mon petit Paul,

Lorsque tu es parti ce matin, j'ai oublié de te dire de ne pas oublier le cacao et l'avoine de Marthe, tu seras bien gentil car elle n'en a plus.

Si tu veux, descends en ton auto samedi avec René que je viens de voir, car comme il ne travaille pas, il m'a apporté une des pièces du poste de TSF, et m'a dit qu'il te l'arrangerait très bien chez lui, dans son atelier, où il a tout ce qu'il faut. Tu iras lentement, car samedi, il va y avoir comme toujours pas mal de circulation.

J'ai oublié également de te mentionner que j'ai mis dans ta valise une chemise blanche pour aller souper chez Mme Coing lorsque tu iras, puisqu'elle me dit dans sa lettre qu'elle veut t'inviter vendredi ou dimanche soir. Tu lui diras bien mes amitiés et mes remerciements pour son amabilité à ton égard. Cela me fait bien plaisir pour toi.

A samedi mon petit, je compte sur toi et sur ta promesse de jadis : “de me rendre heureuse”. Je te serre sur mon coeur bien tendrement. Ta petite maman qui t'aime.

 

5e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

29 mai, 1930

Mon petit Paul,

C'est une bien triste nouvelle que je viens t'apprendre, nous avons reçu, ce matin, une dépêche de Marguerite nous apprenant la mort subite de Marcel*.

Papa et Mad sont partis à midi et ramèneront Marguerite.

Je ne sais quand auront lieu les funérailles, ni où, ni quand Papa rentrera. Ne te dérange pas. Je te ferai téléphoner. Songe seulement à apporter tes chaussures noires quand tu viendras. Pour le reste je m'en occuperai et mettrai un crêpe à ton vêtement. J'ai fait teindre le chapeau gris que tu portais à Lyon. Inutile d'en acheter.

Fais part de notre malheur à nos cousins et cousines et dis-leur que nous les préviendrons si l'enterrement a lieu ici. Je suis bien inquiète pour Marguerite, je t'assure. Heureusement que Mad est très forte de caractère, elle saura lui parler.

Ne te dérange pas si tu ne peux venir tout de suite, Francis te téléphonera en temps voulu.

Au revoir, mon petit chéri, je t'embrasse bien tendrement. Ta maman qui t'aime.

*Marcel, l'époux de Marguerite, sa fille.

 

6e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Mme Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 20 août 1930

Mon tout petit,

C'est la maman du tout petit qui a les yeux bleus, qui lui écrit pour lui dire qu'elle pense bien à lui à tous les instants du jour et le soir dans son grand lit. Elle sera bien contente de voir arriver son petit, samedi soir.

Papa m'a dit que tu avais téléphoné ce matin, Marguerite ne peut pas partir comme elle l'avait pensé ; le notaire a oublié une formalité qui doit se faire trois jours après la déclaration, ce qui fait que son départ est remis à lundi prochain. C'est dommage. A part cela, nous allons tous bien et Gaby*, à part quelques rares petites sérénades, dort et mange bien.

Papa a vu M. Gatty chez Bellon avant-hier et je crois qu'il a décidé l'achat d'une camionnette neuve Citroën qui va sortir dans quinze jours. Je préfère cette solution car ils auront une voiture qui marchera bien et longtemps, sans réparation.

Cet achat, étant plus important que nous ne voulions y mettre de prix, va retarder l'achat de la familiale. J'en parlerai à Jo prochainement pour lui dire ce que nous pensons faire, à moins qu'il ne trouve une réelle occasion comme celle de M. Policard, mais je crois que Papa préfère attendre le printemps afin de ne pas faire deux gros achats la même année. Je suis bien de cet avis, car voici bientôt les petits jours et nous n'en profiterions guère. Cela nous évitera quelques mois d'impôts car l'hiver, nous ne nous en servions guère, tandis que dès mars, on pourra regarder et chercher. Il faudrait trouver une voiture presque neuve.

Papa y mettrait bien 18 à 20 000 francs.

Je te charge d'expliquer tout cela à ton cousin, cela m'évitera de lui écrire. Si tu vois l'employé du garage, dis-le lui aussi. Recommande-lui de ne pas perdre cette affaire de vue, afin que dès mars, il ait une bonne occasion à nous proposer. Nous avions tant attendu, nous attendrons bien encore six mois, n'est-il pas vrai ? Et du moment que Francis** est content, je le suis aussi. L'essentiel est qu'il puisse faire son commerce comme il le désire, et il le pourra avec une bonne voiture.

Toute la maisonnée, y compris Bonne Maman, t'embrasse bien.

La petite maman du tout petit le prend dans ses bras pour le caliner et l'embrasser bien tendrement avec tout son coeur.

Ta petite maman Marcelle.

J'écris aussi à Mme Bonjour pour lui causer de ton déjeuner afin que tu te portes bien.

 

*Gaby, le petit Gabriel est le fils de Marguerite, le petit fils de Marcelle, l'auteur des lettres.

**Francis, le fils ainé de Marcelle a une affaire de graines à Lorette.

 

7e lettre

 

Monsieur Paul B. chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 25 février 1931

Mon petit Paul chéri,

J'espère que tu vas bien et que ton travail marche. Comme je ne vais pas te revoir de quinze jours, je viens de la part de Francis et de Marthe*, te prier d'aller, un soir ou de suite, un après-midi, un de ces jours, inviter Hubert Bernard. Tu diras ceci, à lui et à ses parents : « Mon frère se marie et comme les amis ne suffisent pas pour le nombre des jeunes filles invitées, je suis chargé d'inviter moi-même quelques-uns de mes amis ! J'ai pensé à Hubert et je viens de la part de mes parents et de mon père, le prier d'assister au mariage qui aura lieu vers mi-avril. Il nous fera le plus grand plaisir (...) Si on te parle de la tenue, c'est la même que pour Antoine Coing : smoking ou jaquette, cravate noire ou grise et gants crème.

Dès que tu auras la réponse, tu voudras bien me la communiquer. Ne tarde pas à faire l'invitation. Tu voudras bien dire toutes mes amitiés à Mme Bonjour.

J'ai eu, par Cousine Jeanne, des nouvelles de Misette.

Papa est à Dizinieux aujourd'hui à l'enterrement de Madame Bossu.

Si tu as besoin de quelque chose, écris-nous quoi, Mad pourrait te le donner en passant dimanche. Bonne maman et toute la maisonnée t'embrasse. Je te fais des baisers bien doux en attendant que mon petit revienne voir sa petite mère qui l'aime bien. 

Il faudra penser à m'apporter ton smoking afin que je le donne au tailleur pour qu'il le repasse. Tu m'enverras, dès que tu auras fait l'invitation, l'adresse de Mme et M. Bernard, pour que je les remercie, comme cela doit se faire. Tu sais que M. Bernard et Papa se connaissent bien. Vas-y cette semaine sans faute ou dimanche 29 au plus tard. A bientôt mon petit.

 

*Marthe, l'épouse de Francis, la belle-fille de Marcelle.

 

8e lettre

 

Monsieur B., chez Madame Bonjour, 40 rue Fontainebleau, Saint-Etienne.

Lorette, le 3 mars 1931

Mon petit Paul chéri,

Veux-tu je te prie me donner la réponse de ton ami Bernard, afin que nous puissions aviser, dans le délai voulu, par la politesse, au cas où il ne viendrait pas.

Il va se trouver en pays de connaissance car je crois qu'on lui mettra Paulette Ravel comme cavalière. Il se connaissent et leurs pères étaient amis.

Dimanche prochain, tu reverras Léon Decharge qui vient à la maison passer la journée et l'après-midi, nous aurons les célibataires d'Assailly, en même temps que Jean Perrichon qui vient montrer à Francis et à Marthe des vues de la Corse.

Mon petit va avoir ses 29 ans vendredi. Faut-il lui souhaiter de trouver cette année une petite femme pour faire comme Francis ? Oui, n'est-ce pas ! Cela viendra bien j'en suis sûre.

Veux-tu mon chéri, passez la révision de ton placard et voir si tu n'as pas de manchettes à blanchir ? Apporte aussi ton smoking, j'irai lui faire donner un coup de fer par le tailleur pour le remettre à neuf, il doit en avoir besoin et je ne veux pas attendre le dernier moment pour tout préparer, le temps passe si vite. Le temps me dure bien de te revoir. Quinze jours sans voir mon petit, c'est bien long. Écris-moi vite pour me faire prendre patience, et me donner de tes nouvelles de ta santé et de ton travail en même temps que la réponse que j'attends.

Dis-moi si Nisette va mieux et si elle est debout. J'ai écrit à Cousine Jeanne pour leur dire que le repas de fiançailles était fixé au 15 mars. J'espère bien qu'ils y viendront tous et que Nisette sera guérie. A samedi, mon chéri. Papa, mémère, frère, soeur, vont bien et l'embrassent.

Je te serre tendrement sur mon coeur en te faisant de douces bises.

Ta petite maman qui t'aime bien.

 

9e lettre

 

(Posté des Monts du Velay)

Monsieur Paul. B. Administrateur-Directeur de la Société Loire-Essence, 4 rue de St Chamond*, Saint-Etienne

13 mars 1931

 

Le temps s'est bien réchauffé depuis hier et il fait vraiment beau. Nous nous promenons bien et sommes allés hier voir jouer au tennis avec Mme Nallon. J'ai revu la jeune fille (du voyage), sa mère et son père, le père est dans la soierie. Je ne sais pourquoi cette jeune fille me paraît n'avoir pas de santé. J'ai fait la connaissance de Mme Maisonnet chez Mme Lioud, grand-mère des demoiselles Luquet de Saint-Germain. Nous avons causé, c'est une aimable personne. Les demoiselles Luquet également. Elles nous ont dit de te présenter à son père lorsque tu iras à Annonay. Son bureau est au 32, rue Sadi Carnot.

Si tu vas à Thiers, Marg aimerait un canif. Elle n'en a pas. Achète-moi douze bons couteaux de table si tu le peux.

Monsieur Maisonnet vient ici tous les jours et Monsieur Deville aussi, je crois. Téléphone donc à M. Maisonnet. Il t'amènerait bien. Tu viendras passer ces deux jours, ça te fera du bien. Apporte-nous un paquet de farine de blé vert et de seigle, regarde dans une pharmacie ou une bonne épicerie. Dis bien des choses de notre part à Madame Bonjour et reçois les baisers bien affectueux de ta maman, de tes soeurettes et de Gaby.

Je n'ai pas pris froid malgré nos chambres peu confortables. Madame Copain part ce soir et Marg va prendre sa chambre. Marg en aura une autre lundi. Il y a le chauffage et elles seront beaucoup mieux pour finir leur saison. Encore un bon baiser de ta petite mère.

 

*La rue de Saint-Chamond est la rue Vacher aujourd'hui.

 

10e lettre

 

Monsieur B., 4 rue de St Chamond, Saint-Etienne

aux bons soins de Monsieur Copain

mars 1931

Mon Paul chéri,

S'il ne pleut pas à verse demain vendredi, j'irai te voir car le temps me dure. Je serais allée mardi, mais il faisait trop mauvais temps. Je te charge de prévenir Mme Bonjour que j'irai lui demander à déjeuner puisqu'elle m'invite toujours si aimablement. Si tu as le temps, tu me mèneras voir la voiture dont tu as parlé.

Mad est arrivée à Soliès et nous a écrit que Marthe et Francis allaient aller les voir samedi.

J'espère que tu vas bien et que tu te ménages. Ici, tous trois sommes en bonne santé et t'embrassons très tendrement. Dis mes amitiés à Mme Bonjour et reçois les doux baisers de ta petite maman.

 

11e lettre

 

Monsieur Paul B., 4 rue de Saint-Chamond, St-Etienne

28 avril 1931

Mon petit Paul chéri,

J'espère que tu vas bien et que la danse n'a pas fait enflé tes chevilles, tu me diras cela.

Je t'envoie une lettre de Marguerite reçue ce matin avec celle de Bonne Maman. Je remettrai dimanche à Papa qui te les portera, ta bague et ton épingle de cravate que tu as oublié ici. Tu les prendras pour aller au pensionnat. Pense à les lui réclamer.

Dis à ton ami M. Bernard tout le plaisir que j'ai eu à faire sa connaissance et celle de sa mère. Qu'il me rappelle à ton bon souvenir.

Demande-lui son appréciation sur toutes les jeunes filles et sur chacune en particulier. Je suis curieuse de les connaître. C'est un garçon si sérieux et qui ne doit pas parler à tort et à travers.

Je t'engage bien à le conserver comme ami et à l'inviter à venir te voir quelquefois.

Imagine-toi que ce dégourdi de Cauda n'a pas photographié Cousine Jeanne et Cousin Jean à la sortie de l'église. Si au moins j'avais été prévenue lorsqu'il est revenu à l'hôtel et a repris Bonne Maman et son cavalier, je les aurais fait prendre eux aussi. Que doivent-ils penser ? J'en suis très fâchée pour eux et pour nous qui sommes privés de les avoir. Dis-le leur bien si tu les vois avant moi.

Amuse-toi bien dimanche, mon chéri, tâche de trouver tes camarades de classe. N'oublie pas de féliciter M. Béjat puisque c'est ses 50 ans d'enseignement que l'on fête à St-Louis*. Aussi dis-lui quelques mots affectueux puisque tu as fait partie de ses enfants de coeur. Il le mérite bien après tant d'années de dévouement à la jeunesse.

Comment as-tu jugé Mlle Voyant dans le retour en voiture jeudi, dis-moi ton appréciation sur elle. La trouves-tu mieux ou moins bien que Mlle Tardy ? Laquelle est mieux à ton avis, et laquelle te plairait mieux si tu choisissais ? Faisons cette supposition.

Nous avons eu des nouvelles d'Annie, elle va aussi bien que possible. Si tu vois Georges, ne manque pas d'en demander.

Je te charge de remercier Mme Bonjour de sa carte de félicitations. Dis-lui que je ne l'oublie pas et lui envoie mes amitiés. Toute la maisonnée t'embrasse bien fort, mon petit et ta maman serre son canard sur son coeur en lui faisant un tendre baiser.

Lorsque tu viendras le 9 mai, rapporte-moi, dans le carton que je t'ai donné, ta chemise glacée avec le col et les manchettes, les gants, la cravate et le smoking. Je remettrai le tout en état pour la prochaine fois. Va demander dans un magasin de stoppage ce que coûterait la réparation de ton pardessus, de cover tu me le diras et j'examinerai ce que je dois faire. Ou je la paierai ou je t'achèterai un neuf car c'est très laid et comme je prévois quelques sorties, je voudrais que ce soit mieux. Lundi M. Gelas a téléphoné à Modane à Marthe et à Francis. Ils se sont très bien entendus. Nous n'avons pas de nouvelles depuis, ils doivent être en Italie** et t'enverront probablement une carte.

*St-Louis est le Lycée privé de Saint-Etienne qu'a fréquenté Paul.

**En voyage de noces

 

12e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne 

Lorette, ce mardi 28 juillet 1931

Mon chéri,

Comment vas-tu ? As-tu senti des palpitations hier ? Je t'ai attendu un peu hier au soir car j'avais été dans l'après-midi payer le docteur Berthaud. J'y suis restée deux bonnes heures avec Mme Berthaud et Germaine. Avant de partir, j'ai revu le docteur, je lui ai parlé de ce que tu ressentais, alors il m'a dit :“Je passerai l'ausculter ce soir.” Il est venu en effet à 7h30 et comme tu n'étais pas rentré, il m'a annoncé qu'il viendrait dimanche matin. Nous n'irons pas à Montfaucon, je préfère te faire soigner, nous irons quelques jours après, rien ne presse. Les petites ne s'ennuient pas, elles vont goûter dans les bois avec Mme de la Narre et ses filles, et me disent que Lilette a souvent Gaby dans les bras, et qu'elle et sa soeur Simone leur rendent mille petits services. De plus, elles vont avoir Riquette dans quelques jours, ce sera parfait. Donc, point de souci à ce sujet. Je puis donc bien penser à toi et je veux que tu te soignes, et pour cela, nous allons en prendre les moyens. Et surtout ne t'effraie pas. Le docteur Berthaud trouve que tu t'effraies beaucoup. “Il ne le faut pas, m'a-t-il dit” car cela te fait du mal et il m'a assuré que tu n'avais pas le coeur malade, que chez toi, c'était nerveux : mauvaise digestion et surmenage. Il t'a trouvé le tempérament nerveux.

Il t'engage à ne pas te faire trop de souci pour les affaires, tu arriveras bien tout de même, c'est un pli à prendre. De même pour les écritures et les comptes, n'en fais pas pendant des heures sans t'arrêter, va de temps à autre prendre l'air à la porte ou voir un client pour ne pas rester trop longtemps penché sur les livres, c'est mauvais cela, je t'assure. Ecoute-moi bien, tu t'en trouveras bien.

Pour la table, dis gentiment à Mme Bonjour ce qui te convient, fais-toi acheter des sardines pour le matin pendant quelques temps, mange du pain de régime en petite quantité, ne bois pas en mangeant mais après le repas.

Allons, essaie tout cela et tu m'en diras des nouvelles, le temps me dure de te voir pour savoir si ça ira mieux en faisant ainsi et aussi pour que tu me racontes comment s'est passé le lunch de lundi et si tu t'es un peu amusé.

A samedi, mon petit chéri. Si tu vas chez Mme Jeune, dis-leur mon bon souvenir et repose-toi bien des affaires et des soucis. Je t'embrasse ainsi que Papa et Bonne Maman mais ta petite mère te fait les plus douces bises.

 

13e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

Jeudi 30 juillet 1931

Mon petit chéri,

Je pense bien à toi et je me demande comment tu vas. Je regrette de ne pas t'avoir dit de m'écrire.

Peux-tu samedi soir me faire un paquet de linge sale et m'y mettre les chaussettes de soie noire que je t'avais données lundi car elles sont à Francis. Tu as dû garder les tiennes dans ton placard. Rapporte-moi les gants de daim gris, ce sont ceux de papa. Apporte-moi aussi des cartes de votre commerce, je te ferai encore de la réclame. N'oublie pas. J'en ai besoin. J'ai donné ton adresse à Jean Nannen car il emmène sa femme et sa soeur à Montfaucon. Ils passeront à Saint-Etienne vers trois heures et comme il m'emporte un paquet, ils penseront peut-être à toi pour l'essence. Si tu le vois samedi ou au retour lundi, tu lui demanderas s'il ne veut pas t'emmener à Montfaucon le samedi 9. S'il accepte, tu lui diras que tu paieras ta part de frais et tu ajouteras “Eh bien, si ça ne te gêne pas, prends ma mère en passant car elle vient aussi avec moi. Fais-la prévenir la veille par mon père.”

Je suis amie avec sa femme et je connaissais bien sa mère, j'ai encore causé à sa soeur mardi chez Mme Gelas. Et pour paiement de ma commission, je vais remettre une boîte de bonbons à sa petite Denise. Cela lui fera plaisir et peut-être te prendra-t-il de l'essence. Vends-la au prix courant car il vaudra mieux lui en faire cadeau de quelques litres s'il nous emmène. Je vais écrire ce soir à Emile Jaboulay s'il te convoque ou te téléphone, soit très aimable afin qu'il devienne ton client.

Quelle chaleur aujourd'hui. Les petites sont bien en montagne et comme elles vont se refaire ! Si ça pouvait durer longtemps au moins.

A samedi mon petit chéri. Prends l'air aussi souvent que tu le peux, ne reste jamais plus d'une heure assis sans faire quelques tours.

Demande du thon à Mme Bonjour. Papa et Bonne Maman t'embrassent bien. Je te fais de grosses bises en attendant mon petit chéri samedi.

Ta petite maman qui t'aime.

 

14e lettre

Posté des Monts du Velay

M. Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond

Ce lundi 24 août 1931

Mon petit Paul,

Je t'ai laissé partir sans nous entendre pour notre départ. Comme il pleut aujourd'hui et que le temps est bien pris, nous partirons comme nous te l'avons dit, jeudi. Il faudrait que M. Salignat déjeune de bonne heure de façon à arriver ici vers une heure et demie ou deux heures, nous serons prêtes et embarquerons de suite. Nous ne voudrions partir plus tard car nous voulons arriver de bonne heure à cause de Gaby.

J'espère que tu as fait un bon retour et que Mme Bonjour n'a pas été fatiguée du voyage. Dis-lui tout le plaisir que nous avons eu toutes de la revoir et fais-lui nos amitiés.

Comme nous aurons quelques petits bagages à embarquer, dis à M. Salignat, au cas où il aurait plusieurs voitures, qu'il vienne avec une grande. Entends-toi avec lui pour le prix et traite dans de bonnes conditions. Nous te verrons quelques minutes en passant. Prépare ton linge sale que tu nous donneras. Nous te faisons toutes trois de bons baisers et Gaby une grosse bise.

Ta petite mère B.

 

15e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

Ce mercredi 4 novembre 1931

Mon petit Paul chéri.

Comment vas-tu ? Bien j'espère ! Je serai bienheureuse de te revoir samedi et de descendre avec toi. Fais ranger les freins de la voiture.

J'ai vu le contrôleur des Cars Rouges qui m'a dit qu'il y avait un directeur des cars et que tu ailles le demander au café Cotte place du Peuple, il s'appelle M. Meley. Car il paraît que la Direction des cars a fait installer une pompe et une citerne où ils doivent tous s'approvisionner et si tu pouvais avoir la fourniture pour cette citerne, ce serait peut-être intéressant. Si les deux cars qui se servaient chez toi te doivent quelque chose, tu pourrais réclamer ou en parler à ce directeur. Je tenais à te dire tout cela au cas où ça pourrait te servir.

Nous allons bien et je continue petit à petit à mettre ma maison en ordre. Je t'ai acheté hier une jolie cravate, j'espère qu'elle te plaira. Regarde dans ton placard si tu as des gants et apporte-les moi tous pour que je les révise. A samedi, mon petit Paul. Papa et Bonne maman t'embrassent bien tendrement. Je te serre sur mon coeur en te faisant de douces bises.

Ta petite maman qui t'aime bien.

 

*Les cars Rouges faisaient la navette Saint-Etienne-Lyon

 

16e lettre

 

Monssieur Paul B., Administrateur-Directeur de Loire-Essence, 4 rue de St-Chamond, Saint-Etienne

10 novembre 1931

Mon Paul chéri,

Comment vas-tu depuis hier ? Te sens-tu mieux ? Tu m'écriras pour me le dire. Je te prie de ne pas oublier mon collier dans ta poche, tu pourrais le perdre.

Dimanche, je t'avais prêté le parapluie neuf de papa. L'as-tu laissé dans ta voiture ? Regardes-y et rapporte-le moi samedi avec ton linge sale. Je pensais que tu avais laissé le parapluie chez Francis et suis allée le chercher en faisant mes commissions, il n'y était pas. Tu dois donc l'avoir emporté.

Mme Pommarat est morte, on va l'enterrer au Pouzin dans l'Ardèche.

Je vais écrire à Mme Jeune pour lui dire que j'irai avec toi à l'exposition du Chez Soi.

Tu devrais aller faire une petite visite de politesse à Ch. Brunon et lui dire tes remerciements pour Madame. A bientôt mon chéri, écris-moi un petit mot et à samedi la joie de te revoir et de t'embrasser.

Ta petite maman Marcelle.

Fais bien le nécessaire pour ta voiture afin de t'assurer la sécurité. Si ça te coûte un peu, j'ai de l'argent que je te donnerai et papa aussi. La négligence se paie trop cher parfois, agis vite. Bons baisers, mon petit chéri.

 

17e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

22 décembre 1931

Mon petit Paul chéri,

Je t'écris pour te tranquilliser, de mon petit lit où je suis restée toute la journée bien au chaud. Mad m'a fait des ventouses qui m'ont fait beaucoup de bien et Bonne Maman me fait boire de la bourrache, ce qui fait que je ne tousse presque plus, et l'oeil et le nez ne pleurent plus du tout. Après une autre bonne nuit, tout va bien.

Je pense à toi aussi car en sortant mercredi, il faudra bien relever ton col de par-dessus, et, pour danser, quitter ton pull-over, ce sera plus prudent.

Danse bien, observe bien, fais danser et fais causer, puisque tu connais le frère, cela te sera facile.

A jeudi, mon petit, si les chemins sont mauvais, arrive par le train de 6h30 ici et apporte-moi le flacon de biodynanime et le portrait de Mad, aies-en bien soin.

Ne t'inquiète plus pour moi, mon chéri puisque je vais mieux et reçois les baisers de ta soeurette, de ta Mèmère et de ta petite maman qui t'aime bien.

 

18e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

13 janvier 1932

Mon chéri petit enfant,

J'ai reçu ta carte et ma foi, tant pis pour le voyage, il valait mieux tout de même que tu te rendes compte. Tu es fixé sur ce point. Il n'y aura qu'à bien examiner ceux qui se présenteront bien posément et en tout connaissance de cause. Tu as encore quelques mois devant toi, Ne te presse pas trop car la chose est trop grave et il faut, avant de se décider, posséder toutes garanties de bonheur et de sécurité pour l'avenir. A toi qui est si calin,si affectueux, je te voudrais une petite femme bien aimante qui te rende heureux et c'est pour cela qu'il faut bien la choisir.

Il me manquera tant mon Paul chéri, que pour comprendre le chagrin de la séparation, je le veux bien heureux. Bonne Maman quoique faible, va de mieux en mieux et prend quantité de petits potages ou crèmes. D'ici deux ou trois jours, le docteur percera l'abcès et il ne sera ensuite plus question de rétablissement avec toutefois beaucoup de précautions car elle sera fragile, et Berthaud me disait qu'il redoutait toujours les convalescences de ces maladies-là.

Enfin, nous en aurons bien raison, puisque nous avons eu raison du début. Il faudra bien aussi que Bonne Maman soit plus raisonnable et ne sorte pas lorsqu'il fera froid, elle devra se méfier et prendre beaucoup de précautions.

Papa a l'estomac fatigué, il va se mettre au riz deux ou trois jours. Il ne veut pas consulter mais si Berthaud vient dans la journée, il n'y coupera pas. Cela m'ennuie à la fin de le voir toujours malade, puis par répercussion j'en subi toutes les conséquences.

Je ne lui ai pas dit pourquoi tu allais à Lezoux, c'est inutile, je lui ai simplement dit que tu étais invité par ton ami Hantelme.

Je vais mieux, je te le dis car je sais que tu te tracasses pour ma santé. Je bois du capillaire avec du vin tous les soirs et Mad me badigeonne de teinture. Ce capillaire m'a éclairci la voix et je ne tousse plus. Je crois que tu me trouveras tout à fait bien samedi. Et toi, Je pense bien que tu ne t'es pas enrhumé avec ce départ si matinal dimanche. Si tu tousses, achète du capillaire et fais-en faire à Mme Bonjour. Puis, prends quelques précautions, ne sors pas de ton bureau bien chaud sans pardessus et de temps en temps suce quelques pastilles.

Il faudra être bien gentil avec Mad, tu l'as fâchée avec la façon dont tu lui as parlé, car tu lui as vraiment mal parlé, tu sais. Pourtant elle a du mérite, tu sais, Sans elle, je n'aurais pu faire tout ce qu'on a fait à Bonne maman et jamais elle ne se plaint d'être lasse et de ne pas sortir, elle est admirable de patience et m'enlève tout ce qu'elle peut de travail. C'est avec gaieté qu'elle fait toutes choses. Je t'assure qu'elle est bien appréciée. Il faudra tâcher de réparer la mauvaise impression que tu lui a causée, car en me parlant de toi, alors que je lui demandais de t'écrire quelques mots, elle m'a répondu : “Il est si peu aimable pour moi !” Donc tu seras bien gentil, et tu la câlineras un peu. Elle oubliera tout.

A samedi, mon petit chéri, si tu avais le temps, tu me ferais plaisir d'aller prendre des nouvelles de Mme Thollet, elle serait peut-être fâchée qu'on ne le fasse pas. Je lui écrirai ensuite. Tu n'as pas besoin d'y séjourner longtemps, juste pour demander comment elle va et lui faire des voeux de bon rétablisssement ou les lui faire transmettre par sa soeur si c'est elle qui te répond. Je t'embrasse mille et mille fois, mon petit câlin.

As-tu pensé à écrire à Lezoux et à Madame (illisible) pour la remercier de son excellent accueil et pour s'être occupé de toi ? Prie-la de transmettre tes bonnes amitiés à ses enfants et présente-lui tes respectueux hommages. Il faut le faire cette semaine sans faute.

 

19e lettre

 

Monsieur Paul B. Administrateur-Directeur de la société Loire-Essence, 4, rue de Saint-Chamond, Saint-Etienne

29 février 1932

Mon petit Paul,

Nous venons de voir sur le Nouvelliste, le décès de Mlle Suzanne Michel. Papa ne voulant pas aller à ses funérailles me délègue pour le remplacer et si toutefois tu pouvais être libre pour m'accompagner, ce serait bien d'y aller à deux pour représenter la famille. Ce sera comme tu pourras, mais fais ton possible.

Je profiterai de mon voyage pour te porter la valise de linge.

Je viens de voir passer “Loire-Essence” à l'instant et il est 2h30.

Quel dommage que tu n'aies pas attendu hier un second car, je l'ai croisé en arrivant à la maison et il n'avait que 6 à 8 personnes. Tu as dû resté debout une partie du trajet et te fatiguer. J'ai vraiment regretté de ne t'avoir pas retenu. Il est probable que Mme Coing m'invitera, mais je préfère déjeuner avec toi, chez Mme Bonjour. Si toutefois je ne dois pas trop la déranger. Je verrai certainement Mme Ravon et nous prendrons date pour la semaine prochaine. A mercredi, mon petit Paul, je tâcherai d'arriver un peu tôt, pour te voir et te prendre. Si tu peux venir.

La maisonnée continue à bien aller. Tous t'embrassent bien. Ta petite mère te fait de grosses bises et sera contente de te voir.

.......................................................

Note de Mamiehiou

Marcelle B. écrira ainsi à son fils jusqu'en 1968, jusqu'à la fin de sa vie.

C'est la bisaïeule de ma fille (la grand-mère de son père, mon mari), la trisaïeule de mes petits-fils Victor (4 ans) et Maxime (trois semaines)

Je n'ai pas connu Marcelle B.

.................................................................

Les astérisques* renvoient à des notes de mamiehiou.

Vous trouverez les noms des rues de Saint-Etienne, l'histoire des noms qu'elles portent , et leurs anciens noms, sur le site :

Pour accéder à la fiche du lieu, cliquez sur : L'INDEX ALPHABETIQUE

 

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Retrouvez les couples !

Cherchez le nom de l'être aimé.

Les personnages de la 1re colonne aiment ceux de la seconde.

La réciproque n'est pas toujours vraie.

La solution est à la suite.

A

aime

B

Abraham

1

 

Isaac

2

 

Rachel

3

 

Ruth

4

 

Isis

5

 

Hera

6

 

Adonis

7

 

Amphitryon

8

 

Orphée

9

 

Ariane, soeur de Phèdre

10

 

Phèdre

11

 

Médée

12

 

Priam

13

 

Andromaque

14

 

Pâris

15

 

Oreste

16

 

Camille, soeur d'Horace

17

 

Pénélope

18

 

Daphnis

19

 

Astrée

20

 

Juliette

21

 

Don Quichotte

22

 

Tristan

23

 

Lancelot

24

 

Pierrot

25

 

Rodrigue

26

 

Titus

27

 

Alceste

28

 

La Princesse de Clèves

29

 

Paul

30

 

Candide

31

 

Lantier

32

 

Hernani

33

 

Werther

34

 

Faust

35

 

Ellénore

36

 

Emma Bovary

37

 

Frédéric Moreau

38

 

Mme de Rénal

39

 

Edmond Dantès

40

 

Anna Karénine

41

 

Marguerite Gautier

La Dame aux camélias

42

 

Carmen

43

 

Cyrano

44

 

Scarlet

45

 

Meaulnes

46

 

Fanny

47

 

Swann

48

 

Colin

49

 

Solal

50

 

 

f

Les voici retrouvés

 

M.E mythologie égyptienne

M.G. Mythologie grecque

M.R. Mythologie romaine

A

aime

B

Abraham

1

Sarah (Bible)

Isaac

2

Rebecca (Bible)

Rachel

3

Jacob (Bible)

Ruth

4

Booz ou Boaz (Bible)

Isis

5

Osiris M. E.

Hera M.G.

Junon M.R.

6

Zeus M.G.

Jupiter M.R.

Adonis

7

Aphrodite M.G.

Vénus M.R.

Amphitryon

8

Alcmène M. G

Orphée

9

Eurydice M.G.

Ariane

10

Thésée M. G

Phèdre

11

Hippolyte M. G

Médée

12

Jason, Argonaute M.G.

Priam, roi de Troie

13

Hécube M.G.

L'Iliade (Homère)

Andromaque 

14

Hector M.G

Fils de Priam et d'Hécube

Pâris, fils de Priam

15

Hélène, épouse de Ménélas M.G.

L'Iliade (Homère)

Oreste, fils d'Agamemnon, frère d'Iphygénie et d'Electre

16

Hermione M.G 

Andromaque

(Jean Racine)

Camille, soeur d'Horace

17

Curiace M.R

Horace

(Pierre Corneille)

Pénélope

mère de Télémaque

18

Ulysse M.G – L'Iliade

L'Odyssée (Homère)

Daphnis

19

Chloé

Daphnis et Chloé

Roman grec de Longus (pastorales)

Astrée

20

Céladon –

l'Astrée- Roman pastoral forézien

 

d'Honoré d'Urfé)

Juliette

21

Roméo

Roméo et Juliette

(William Shakespeare)

Don Quichotte

22

Dulcinée

Don Quichotte

(Miguel deCervantès)

Tristan

23

Iseult

Tristan et Iseult

(roman courtois – Béroul & Thomas))

Lancelot

24

Guenièvre, épouse du Roi Arthur

Les Chevaliers de la Table Ronde

Pierrot

25

Colombine

(Commedia d'el arte)

Rodrigue

26

Chimène

Le Cid

(Pierre Corneille)

Titus

27

Bérénice

Bérénice

(Jean Racine)

Alceste

28

Célimène

Le Misanthrope

(Molière)

La Princesse de Clèves

29

Le Duc de Nemours

La Princesse de Clèves

(Madame de la Fayette)

Paul

30

Virginie

Paul et Virginie

(Bernardin de Saint-Pierre)

Candide

31

Cunégonde

Contes (Voltaire)

Lantier

32

Gervaise

L'Assommoir

(Emile Zola)

Hernani

33

Doña Sol de Silva

Hernani

(Victor Hugo)

Werther

34

Lotte

Les souffrances du jeune Werther

(Johann Wolfgang von Goethe)

Faust

35

Marguerite

Faust

Ellénore

36

Adolphe - Adolphe

(Benjamin Constant)

Emma Bovary

37

Rodolphe - Mme Bovary

(Gustave Flaubert)

Frédéric Moreau

38

Mme Arnoux

L'Education sentimentale

(Gustave Flaubert)

Mme de Rénal

39

Julien Sorel

Le Rouge et le Noir (Stendhal)

Edmond Dantès

40

Mercedes

Le Comte de Monte-Cristo

(Alexandre Dumas)

Anna Karénine

41

Le Comte de Vronski

Anna Karénine  (LéonTolstoï)

Marguerite Gautier

42

Armand Duval

La Dame aux Camélias

(Alexandre Dumas Fils)

Carmen

43

Don José

Carmen

(Prosper Mérimée)

Cyrano

44

Roxane

Cyrano de Bergerac

(Edmond Rostand)

Scarlett

45

Rhett Butler

Autant en emporte le vent

(Margaret Mitchell)

Meaulnes

46

Yvonne de Galais

Le Grand Meaulnes

(Alain-Fournier)

Fanny

47

Marius

La Trilogie Marseillaise

(Marcel Pagnol)

Swann

48

Odette de Crécy

Un amour de Swann

(Marcel Proust)

Colin

49

Chloé

L'Écume des jours

(Boris Vian)

Solal

50

Ariane

Belle du Seigneur

(Albert Cohen)

 

On notera que, dans la pièce Andromaque de Racine, Andromaque, la Troyenne captive, veut rester fidèle à son défunt mari, Hector ; Pyrrhus, l'ennemi grec (fils d'Achille, le meurtrier d'Hector) aime Andromaque ; Oreste (fils d'Agamemnon qui fut assassiné par Clytemnestre son épouse aidée de son amant Egisthe) aime Hermione, elle-même passionnément amoureuse de Pyrrhus.

Une pareille histoire ne pouvait que mal finir !

Rappelez-vous le vers fameux qui traduit la folie d'Oreste :

"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 05:45

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C'est en écrivant l'article sur les lettres — Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ? — que je me suis interrogée : Est-ce qu'on connaît bien toutes les lettres numérales ? Il est évident que Philippe II, Yvan IV, Louis XV, Charles X, Henri VIII ou même Louis XVIII ne poseront aucun problème à la lecture. Mais si vous avez fait l'exercice sur les lettres de l'article susnommé, vous aurez peut-être eu quelques difficultés pour savoir ce que pouvait bien signifier le Z, et de surcroît, le Z surmonté d'un trait horizontal.

 

Quant à moi, j'étais bien ignorante au sujet du Z, mais aussi du T ou du P, du G, ou même du Q !

 

Si l'on parcourt le Nouveau vocabulaire de la langue française, de George Lambert Guentot -  Extrait du Dictionnaire de l'Académie et des Meilleurs Auteurs modernes(1827) — sur Google Books — on peut y lire les explications suivantes sur les lettres numérales.

 

 

C étoit une lettre qui valoit 100. Marquée d'un trait horizontal, elle signifie 100 000.

 

I – En chiffre romain, cette lettre vaut 1 ; devant un v ou x, elle diminue d'une unité leur valeur.

 

D, lettre numérale, qui en chiffre romain signifie 500.

 

G, chez les Anciens, étoit aussi une lettre numérale qui signifoit 400 ; et, avec un trait au-dessus, 40 000.

 

L- Dans les chiffres romains, elle vaut 50, et avec un trait horizontal 50 000.

 

M – C'est une lettre numérale qui vaut mille ; et, avec un trait au-dessus, elle vaut mille fois mille ou un million.

 

P, chez les Romains étoit une lettre qui, comme C, valait 100 ; et, surmontée d'une barre, valait 400 000.

 

Q, chez les Romains étoit une lettre qui valoit 500 ; et, surmontée d'une barre, valoit 50 000.

 

T – Anciennement c'était une lettre qui valait 160 ; et, surmontée d'une barre, valait 160 000.

 

V – Dans les chiffres romains, c'est une lettre numérale qui vaut 5 ; et, surmontée d'un trait, 5 000.

On l'appeloit anciennement u consonne

 

Z chez les Anciens étoit une lettre valant 2000, et, avec un trait horizontal au-dessus, 1000 fois 2000 ou 2 000 000.

 

 

Et le K ? me direz-vous.

"Cette lettre est étrangère à l'alphabet français ; on ne la rencontre dans aucun mot français, que dans celui de kyrielle. Hors de là, il n'est d'usage que dans les noms propres ou appellatifs pris de l'allemand, du russe, de l'arabe etc. Et partout il se prononce dur comme dans car et bec. Il répond au kappa des Grecs."(Cf. Dictionnaire cité ci-dessus)

 

J'ajouterai que le A n'est mal du tout. Voir : Le A au fil des dictionnaires

 

Pour ce qui est du W, reportez-vous à l'article précédent : Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ? - QUIZ 53

 

 

Numération classique des nombres en chiffres romains

 

Les chiffres romains se limitent à l'emploi de 7 lettres

pour écrire les nombres entiers.

I vaut 1

V vaut 5

X vaut 10

L vaut 50

C vaut 100

D vaut 500

M vaut 1000

 

On lit un nombre en chiffres romains de gauche à droite.

On ajoute le chiffre de droite au précédent :

MCCXVI = 1000 + 100 + 100 + 10 + 5 + 1 = 1216

 

Si le chiffre à gauche est inférieur au précédent, on le soustrait :

IV = 5 – 1 = 4

XL = 50 - 10 = 40

XCIX = 100 – 10 + 10 – 1 = 99

CD = 500 - 100 = 400

CM = 1 000 - 100 = 900

 

Le I peut s'écrire avant le V et le X.

IV, IX.

Le X peut s'écrire avant le L et le C.

XL, XC.

 

On écrit XCIX pour 99 et pas IC.

 

 

Exercice 1

Retrouvez la valeur en chiffres arabes des chiffres romains suivants :

 

(Les chiffres arabes sont appelés ainsi parce que les Européens les ont vu utiliser par les Arabes. En fait, les chiffres arabes sont indiens à l'origine.)

 

Chiffres romains                                  Chiffres arabes

1

XXXIII

CCX

MMMCCL

XLII

CD

 

2

CCLIV

LXXXII

MCCXIII

MXII

XXXIV

 

3

MMMXVII

DCLXX

MMCIX

CCCXVI

MMMMD

 

4

LXV

CXXXVII

DCCXIX

CMXVIII

DCCCXIV

 

5

XIX

XC

CMXIII

CCCIX

MMMMCDXL

 

6

MMMCX

MMCCXXII

en chiffres anciens

ZQ

MT

PP

 

 

Réponses

 

1

XXXIII

CCX

MMMCCL

XLII

CD

33 = XXXIII

210 = CCX

3250 = MMMCCL

42 = XLII

400 = CD

2

CCLIV

LXXXII

MCCXIII

MXII

XXXIV

254 = CCLIV

82 = LXXXII

1213 = MCCXIII

1012 = MXII

34 = XXXIV

3

MMMXVII

DCLXX

MMCIX

CCCXVI

MMMMD

3017 = MMMXVII

670 = DCLXX

2109 = MMCIX

316 = CCCXVI

4 500 = MMMMD

4

LXV

CXXXVII

DCCXIX

CMXVIII

DCCCXIV

65 = LXV

137 = CXXXVII

719 = DCCXIX

918 = CMXVIII

814 = DCCCXIV

5

XIX

XC

CMXIII

CCCIX

MMMMCDXL

19 = XIX

90 = XC

913 = CMXIII

309 = CCCIX

4440 = MMMMCDXL

6

MMMCX

MMCCXXII

ZQ

MT

PP

3 110 = MMMCX

2222 = MMCCXXII

2500 = ZQ

1160 MT

200 = PP

 

Exercice 2 

Retrouvez les nombres en chiffres romains :

850 =  

543 = 

945 = 

961 = 

1937 = 

4823 =  

3630 = 

 

Réponses

v

v

v

v

850 = DCCCL

543 = DXLIII

945 = CMXLV

961 = CMLXI

1937 = MCMXXXVII

4823 = MMMMDCCCXXIII

2345 = MMCCCXLV

3630 = MMMDCXXX

 

Jouissif, non ?

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 17:46

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 ACROSTICHE

 à ma fille Aude 

 

Ah ! cher ange au grand coeur, ma fille généreuse,

Une rose n'est pas plus exquise que toi.

De te voir, te sentir, je suis toujours heureuse,

Et je ris et je pleure en entendant ta voix.

 

 ♥♥♥

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 07:25

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LNNÉOPY

Si vous prononcez le nom de ces lettres à la suite, vous obtenez :

"Hélène est née au pays grec."

C'est un allographe.

Jean Stanislas, marquis de Boufflers, plus connu sous le nom du Chevalier de Boufflers (1738-1815), a écrit la "Vie d'Hélène de Troye"* qui est un long allographe.

 

À vous de le décrypter :

 

LNNÉOPYLIAMÉLIAÉTMÉLIARIT

 

LIAVQLIÈDCDACAGACKC

 

Si vous manquez de patience pour le faire, jetez un coup d'oeil à la fin de l'article.

...............................................................

Des lettres et des chiffres

Vous connaissez :

R.G. (Hergé), U2, NRJ, K7...

Et dans les SMS :

7wa = c'est toi
10 moi 8 = dis moi oui
Je 9 veux pas = je ne veux pas
4U, en anglais : for (four) you = pour toi

I O U en anglais : I owe you = je vous dois

>>an I O U : une reconnaissance de dettes

Allographe musical : do mi si la do ré

...............................................................

7192kc

Avec ça, vous n'aurez pas de quoi faire une grosse omelette.

J'ai le souvenir d'avoir lu cet allographe pour la première fois dans "Fripounet et Marisette", il y a très très longtemps. J'étais une enfant alors. C'était l'immatriculation d'un scooter qui figurait dans l'hebdomadaire illustré auquel j'étais abonnée. Ce qui amusait beaucoup des personnages de la bande dessinée. Et moi aussi !

Si j'écris cet allographe dans la recherche de google, je me rends compte qu'il a fait florès.

...............................................................

À rapprocher de l'allographe : les holorimes.

Voir sur ce blog la note du texte : 136 Délires sur le décryptage du monde + Poèmes holorimes

...............................................................

La vie d'Hélène de Troye*

 

LNNÉOPY Hélène est née au pays grec,

LIAMÉ elle y a aimé,

LIAÉTMÉ elle y a été aimée,

LIARIT elle y a hérité,

LIAVQ elle y a vécu,

LIÈDCDACAGACKC elle y est décédée assez âgée, assez cassée.
...............................................................

*Troye → Troie

 

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Articles connexes :

>> Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ?

>> Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:58

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Remplacez l'astérisque * par la lettre qui convient :

  B, H, K, U, V, W, X ou Z ?
 

Pas si facile !

Exercice composé en partie d'après le Littré

Pour voir la signification de toutes les lettres de l'alphabet,

vous pouvez vous reporter au Dictionnaire Littré (1873-1877) en ligne.

La correction suit l'exercice.

Exemple

1 Ne savoir ni A ni *, être fort ignorant.

Réponse

1 Ne savoir ni A ni B, être fort ignorant.

 

2 La lettre* se met après le g quand on veut donner au g un son dur devant e et i. 

 

3 Dans les lettres numérales, * vaut 2000, et, surmonté d'un trait, il vaut 2 millions.

 

4 En termes de libraire et d'imprimeur, *° signifie folio verso.

 

5 * : Lettre introduite dans notre alphabet pour conformer notre écriture à celle de plusieurs peuples du Nord ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'anglais, elle se prononce ou ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'allemand, elle se prononce comme notre *

 

Terme d'anatomie. * lingual, nom donné à deux rangées de papilles qui sont sur la langue et qui se rencontrent en forme de *.

 

7 Anciennement, être marqué à l' *, être battu.

 

8 Jambes en *, se dit des genoux tournés en dedans et se touchant.

 

10 Espèce de papillon.

 

11 Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Grenoble.

 

12 On distinguait autrefois deux sortes de *, le * voyelle et le * consonne qui est le *.

 

9 Monsieur Jourdain —Et toi, sais-tu bien comme il faut faire pour dire un * ?

Nicole Comment ?

Jourdain Oui ; qu'est-ce que tu fais quand tu dis * ?

Nicole Quoi  ?

M. Jourdain Dis un peu *, pour voir.

Nicole Eh bien ! *

Jourdain Qu'est-ce que tu fais ?

Nicole Je dis *.

Jourdain Oui ; mais quand tu dis *, qu'est-ce que tu fais ?... tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'en haut de celle d'en bas : *, vois-tu ? je fais la moue, *.

[Molière, Le Bourgeois Gentilhomme]

 

13 En marge des anciens manuscrits, * est une note critique qui indique une expression inusitée ou une figure trop hardie.

 

14 S'emploie en marine pour signifier variation.

 

15 *, sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à la Rochelle.

 

16 Familièrement, il est fait comme un *, se dit d'un homme tortu. Et ma tête se penchant sur mon estomac, je ne ressemble pas mal à un *. Scarron.

 

17 Sur les monnaies, est la marque de Lille.

 

18 * ou *- En musique, ces lettres servent quelquefois à indiquer les parties de violon dans une partition.

 

19 Dans les chiffres romains * vaut 5. Avec un tiret dans cette forme *, il signifiait cinq mille.

 

20 Dans la prononciation, * s'aspire ou est muette.

 

21 *- Espèce de phalène.

 

22 Chez les Latins, qui ne le faisaient guère servir que de lettre numérale, * signifiait deux cent cinquante ; avec un tiret par-dessus, il signifiait deux cent cinquante mille.

 

23 * s'emploie d'ordinaire, en algèbre, pour désigner l'inconnue ou une des inconnues.

 

24 *. A., Votre Altesse.

*.E., Votre Excellence, etc.

*. *. Vos.

 

25 * dans les chiffres romains, vaut 10. Surmonté d'un trait, dans cette forme * il vaut 10000 ; couché, il se prenait pour 1000.

 

26 Ne parler que par * et par F, employer fréquemment des jurements grossiers. Les *, les F voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec. [Gresset, Ver-Vert]

 

27 En musique, * chez les Allemands désigne le si

 

28 *- Nom donné familièrement aux élèves de l'école polytechnique.

 

29 *, dans les livres d'église, signifie verset.

 

30 Familièrement. Être marqué au *, être contrefait.

 

31 *est la marque des monnaies frappées à Bordeaux.

 

32 On met un tréma sur le * quand on veut indiquer qu'il se prononce séparément de la voyelle qui le précède.

 

33 Dans les manuscrits grecs, * se met devant les passages suspects.

 

34 Dans les observations météorologiques, * signifie vent.

 

35 Sur les anciennes médailles des empereurs, * signifie Constantin, et, dans les inscriptions du moyen âge, Charles

 

36 Un *, chez les tapissiers, est un petit tabouret dont les pieds croisés offrent la figure de cette lettre.

 

37 * surmontée d'une couronne indique une pièce frappée sous Henri III et sous Henri IV.

 

38 * se dit quelquefois figurément, dans le langage philosophique, d'une chose que l'on cherche.

 

39 Dans le commerce, */c, veut dire votre compte.

 

40 *, espèce de phalène.

 

41 * En musique signifie *olti, tourne. *. S. *olti subito.

 

42 *  sert quelquefois à noter les endroits remarquables.

 

43 Le * est la lettre dont nous faisons le moins et dont nous devrions faire le plus d'usage, attendu qu'il n'a jamais d'emploi vicieux. [Duclos, Gramm. P. R. Rem. Oeuv. t. IX, p. 14, dans POUGENS]

 

44 On l'appelait autrefois * consonne.

 

45 Familièrement, les *, l'algèbre, les mathématiques. Fort en *, fort en mathématiques. Des ** redoublés admirant la puissance, Il croit que Varignon est seul utile en France. [Voltaire, Poèmes et épîtres]

 

46 Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens, selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.

8888888888888888888888888888888888888888888888 

Réponses

 

2 La lettre u se met après le g quand on veut donner au g un son dur devant e et i : guenon, guide. 

La lettre U : Etymologie de QU et GU

> http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/u-prononc.html

 

3 Dans les lettres numérales, z vaut 2000, et, surmonté d'un trait, il vaut 2 millions.

 

4 En termes de libraire et d'imprimeur, V° signifie folio verso.

 

5 W- Lettre introduite dans notre alphabet pour conformer notre écriture à celle de plusieurs peuples du Nord ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'anglais, elle se prononce ou ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'allemand, elle se prononce comme notre v.

 

Terme d'anatomie. V lingual, nom donné à deux rangées de papilles qui sont sur la langue et qui se rencontrent en forme de v.

 

7 Anciennement, être marqué à l'H, être battu.

 

8 Jambes en X, se dit des genoux tournés en dedans et se touchant.

 

9 M. Jourdain : Et toi, sais-tu bien comme il faut faire pour dire un u ?

Nicole : Comment ?

M. Jourdain : Oui ; qu'est-ce que tu fais quand tu dis u ?

Nicole : Quoi ?

M. Jourdain : Dis un peu u, pour voir.

Nicole : Eh bien ! u.

M. Jourdain : Qu'est-ce que tu fais ?

Nicole : Je dis u.

M. Jourdain : Oui ; mais quand tu dis u, qu'est-ce que tu fais ?... tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'en haut de celle d'en bas : u, vois-tu ? je fais la moue, u.

[Molière, Le Bourgeois gentilhomme]

 

10 W- Espèce de papillon.

 

11 Z- Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Grenoble.

 

12 On distinguait autrefois deux sortes de u, le u voyelle et le u consonne qui est le v.

 

13 En marge des anciens manuscrits, X est une note critique qui indique une expression inusitée ou une figure trop hardie.

 

14 W- S'emploie en marine pour signifier variation.

 

15 H, sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à la Rochelle.

 

16 Familièrement, il est fait comme un z, se dit d'un homme tortu. Et ma tête se penchant sur mon estomac, je ne ressemble pas mal à un z. [Scarron, Portr.]

 

17 W- Sur les monnaies, est la marque de Lille.

 

18 V ou W- En musique, ces lettres servent quelquefois à indiquer les parties de violon dans une partition.

 

19 Dans les chiffres romains V vaut 5 ; VI, 6 ; VII, 7 ; VIII, 8 ; IV, 4. Avec un tiret dans cette forme V, il signifiait cinq mille.

 

20 Dans la prononciation, h s'aspire ou est muette. H muette ne se prononce pas : habile, huître, etc. dites : abile, uître etc. H initiale aspirée se prononce et empêche l'élision des voyelles ou la liaison des consonnes, s, t, etc. avec la voyelle qui suit. Ainsi on écrit et on prononce : le hasard, la haine, belle harangue, etc. Devant les noms féminins qui commencent par une h aspirée, l'adjectif possessif ne prend jamais la forme du masculin : ma haine, ta hauteur, sa honte. Je n'aime pas les h aspirées, cela fait mal à la poitrine, je suis pour l'euphonie ; on disait autrefois je hésite, et à présent on dit j'hésite ; on est fou d'Henri IV, et non plus de Henri IV. [Voltaire, Correspondance] Cette boutade de Voltaire n'est qu'un caprice individuel, l'aspiration est un son qui ne mérite aucune condamnation et qui se trouve dans les langues les plus harmonieuses. Aujourd'hui, surtout à Paris, beaucoup n'aspirent pas l'h et se contentent de marquer l'hiatus : le éros, la onte, etc. ; mais, dans plusieurs provinces, la Normandie entre autres, l'aspiration est très nettement conservée, et cela vaut mieux.

 

21 X, espèce de phalène.

 

22 Chez les Latins, qui ne le faisaient guère servir que de lettre numérale, K signifiait deux cent cinquante ; avec un tiret par-dessus, il signifiait deux cent cinquante mille.

 

23 X ou x s'emploie d'ordinaire, en algèbre, pour désigner l'inconnue ou une des inconnues.

 

24 V. A., Votre Altesse. V. E., Votre Excellence, etc. V. V. Vos.

 

25 X, dans les chiffres romains, vaut 10 ; XI, 11 ; XII, 12 ; XIII, 13 ; XIIII ou XIV, 14, etc. XX ; 20 ; XXX, 30 ; XXXX ou XL, 40, etc. Surmonté d'un trait, dans cette forme X il vaut 10000 ; couché, il se prenait pour 1000.

 

26 Ne parler que par B et par F, employer fréquemment des jurements grossiers. Les B, les F voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec. [Gresset, Ver-Vert]

 

27 En musique, H chez les Allemands désigne le si.

 

28 X Nom donné familièrement aux élèves de l'école polytechnique.

 

29 V ou v, dans les livres d'église, signifie verset.

 

30 Familièrement. Être marqué au b, être borgne, bossu, boiteux, etc.

 

31 K est la marque des monnaies frappées à Bordeaux.

 

32 On met un tréma sur le u quand on veut indiquer qu'il se prononce séparément de la voyelle qui le précède : Ésaü, Saül.

 

33 Dans les manuscrits grecs, Z se met devant les passages suspects.

 

34 V- Dans les observations météorologiques, signifie Vent.

 

35 K Sur les anciennes médailles des empereurs, il signifie Constantin, et, dans les inscriptions du moyen âge, Karolus [Charles)

 

36 Un x ou un ixe, chez les tapissiers, est un petit tabouret dont les pieds croisés offrent la figure de cette lettre.

 

37 H surmontée d'une couronne indique une pièce frappée sous Henri III et sous Henri IV.

 

38 X- Il se dit quelquefois figurément, dans le langage philosophique, d'une chose que l'on cherche.

 

39 Dans le commerce, v/c, veut dire votre compte.

 

40 X, espèce de phalène.

 

41 V En musique signifie volti, tourne. V. S. volti subito.

Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens, selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.

 

42 X Il sert aussi quelquefois à noter les endroits remarquables.

 

43 Le K est la lettre dont nous faisons le moins et dont nous devrions faire le plus d'usage, attendu qu'il n'a jamais d'emploi vicieux. [Duclos, Gramm. P. R. Rem. Oeuv. t. IX, p. 14, dans POUGENS]

 

44 On l'appelait autrefois u consonne. Un V majuscule. Un petit v.

 

45 Familièrement, les x, l'algèbre, les mathématiques. Fort en x, fort en mathématiques. Des xx redoublés admirant la puissance, Il croit que Varignon est seul utile en France. [Voltaire, Poèmes et épîtres]

 

46 X- Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.

 

ENCORE À PROPOS DES LETTRES

voir :  Le nom et le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, une ache - l's, le s, une esse - etc.

 

 

>> Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

 

>> L N N E O P Y – L'allographe du Chevalier de Boufflers

 

Voir aussi :

Le A au fil des dictionnaires

Le A, chez les Anciens vaut 500, surmonté d'un trait horizontal, il vaut 5000.

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 10:32

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Trois et Un font Quatre ! 

 

Du cercle familial je suis la quadrature.

Géométrie heureuse, œuvre de la nature.

Me voici applaudi, aussitôt qu'apparu,

L'enfançon, le marmot, le coissou, le mâtru* !

 

Des yeux autour de moi semblent tout ébahis

De voir que si petit déjà je m'ébaudis.

On guette avec bonheur soupirs, gazouillements,

Grimaces, ris ténus, rototos... forcément.

 

Ils m'aiment tant déjà, ceux-là qui me mignotent,

Et, avec précaution, me choient et me dorlotent.

De moi, sachez-le bien, ils vont beaucoup apprendre,

Prodiguant leurs baisers sur ma joue rose et tendre.

 

C'est bon de me lover, tout mou, dans la douceur

De leurs bras accueillants. J'entends battre leur coeur.

Ils me bercent, tremblant, craignant de me faire mal

Tant ils sont maladroits dans ce geste banal !

 

Croient-ils que je sois né de la dernière averse ?

J'ai tant et tant appris d'expériences diverses

Que m'a données maman à vivre dans son sein :

Et le bruit de son coeur, les goûts qui sont les siens,

 

Et le son de sa voix qu'entre toutes je sais,

Toutes ses émotions, ses désirs et ses souhaits.

Je connais les bienfaits qu'elle m'a dispensés,

Et son amour pour moi chaque jour centuplé.

 

Lorsqu'elle m'interroge et lorsqu'elle me sourit

Son regard bienveillant me porte en paradis.

Et quand coule son lait, suave et parfumé,

C'est avec les yeux clos que j'y goûte, enivré.

 

Souvent sur mon berceau une tête se penche,

Virile à dire vrai, de carnation moins blanche.

Je l'entends discourir avec sa grosse voix

Vibrant de doux accents. S'adresse-elle à moi ?

 

C'est papa à coup sûr qui me dit sa tendresse.

Si grand, si fort qu'il soit - malgré ma petitesse -

Sa stature et sa force en rien ne m'impressionnent

Quand il s'applique autant dans les soins qu'il me donne.

 

Il s'occupe de moi aussi bien que maman.

Mais qu'entends-je à l'instant ? des rires et des chants ?

N'est-ce pas un enfant qui court autour de moi ?

Et s'arrête soudain. C'est Victor ! Je le vois !

 

Encore si petit et déjà généreux,

Il m'a fait de la place. Et son regard heureux

Me réjouit très fort ! Nous voilà pour longtemps

Par des liens fraternels unis étroitement.

 

Le cercle a résolu ainsi sa quadrature.

Tranquille et protégé, je pars pour l'aventure

Avec tous les atouts dont je suis gratifié,

La confiance et l'amour, la paix et la bonté.

 

Maxime est né le le 9 juin 2012

.....

Nota bene

le coissou, le mâtru : petit enfant en gaga (parler stéphanois)

.....

Rappelez-vous Victor Hugo

 

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille

Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille

Fait briller tous les yeux,

Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,

Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,

Innocent et joyeux.

[...]

 

D'autres poèmes de mamiehiou

 pour Victor nouveau-né

pour les femmes ...

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:19

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L'euphonie est, en linguistique, ce qui rend la prononciation plus agréable, plus douce, plus facile.

(Euphonie s'oppose à cacophonie et à dissonance)

 

 

Voir ci-dessous en 2e partie > Les lettres euphoniques : S T L

 

1re partie

 

Ne se prononce pas généralement en liaison le S de la 2e personne du singulier

-des verbes du premier groupe

Tu chantes un air que je connais. (tu chantun air..)

-et de certains verbes du 3e groupe se terminant par ES précédé d'une consonne 

Tu cueilles une rose. (tu cueillune rose)

Tu m'offres un coeur aimant. (offrun)

Il faut que tu saches en reconnaître le prix. (tu sachen...)

-On fait généralement la liaison dans : tu es allé. (tu es-z-allé)

 

Ne se prononce pas dans la langue courante le X de veux, peux, vaux (prévaux, etc)

Je veux une preuve de ce que tu avances.

 

>>Exceptions, en langue soutenue ou en poésie.

Tu m'offres un bouquet. (tu m'offres-zun-bouquet)

Je veux un geste de ta part. (Je veux-z-un geste)

 

 

L'élision et l'introduction des lettres euphoniques permet d'éviter l'hiatus (ouverture de la bouche), bâillement qui se produit lorsqu'on prononce deux voyelles qui se suivent.

 

 

L'Académie considère comme des cas d'euphonie la contraction de l'article défini et l'élision.

 

La contraction de l'article défini

DE + LE devient DU

DE + LES devient DES

À + LE devient AU

À + LES devient AUX

Je reviens du cinéma. (de le cinéma)

J'ai parlé aux enfants. (à les enfants)

 

Pour en savoir plus

Lire l'article : Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE - l'article défini contracté DU DES - et l'article partitif DE DU DES

 

L'élision

Académie (4ème édition) : Suppression d'une voyelle dans un mot à la rencontre d'une autre voyelle.

-On élide la voyelle et on la remplace par une apostrophe devant une voyelle, un H muet, certains mots commençant par Y, comme dans : l'école (au lieu de la école), l'homme (au lieu de le homme), l'yeuse (au lieu de la yeuse), jusqu'à présent (au lieu de jusque à présent), parce qu'il pleure (au lieu de parce que il...), s'il (au lieu de si il), etc.

 

L'Académie : Dans la prononciation, il se fait beaucoup d'élisions qui ne se marquent pas dans l'écriture, comme, Il marche après lui.

C'est l'enchaînement linguistique.

Il s'agit, comme le font remarquer plusieurs linguistes, du phénomène sandhi. Une modification phonétique se produit lorsque les mots se suivent. Il n'y a pas de modifications visuelles.

Je me promène en forêt (promènen forêt)

>>pas de disjonction entre promène et en

Je la jette au panier (jettau panier)

Ils me mènent en bateau (mènen bateau)

       (Style soutenu ou en poésie, liaison: mènent-ten) 

 

Pour en savoir +

Voir l'article : L'élision, la liaison, la disjonction, l'enchaînement 

 

La connaissance de ce phénomène vaut pour le décompte des syllabes en poésie.

"Comme un ange qui se dévoile"
Victor Hugo

Com

me~un

n~an

ge

qui

se

voile

1

2

3

4

5

6

7

8

enchaînements : comme-un, un-ange

ge, suivi d'une consonne, compte pour une syllabe, voile compte pour une syllabe.

 

Pour en savoir +

Voir l'article : Versification. Comment compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

 

L'Académie remarque : Il se fait plusieurs élisions assez considérables dans la prononciation familière, qui n'ont pas lieu dans la prononciation soutenue.

..............................................................................................

2e partie

 

Les lettres euphoniques : S T L

Elles servent à rendre la prononciation plus facile, plus coulante.

 

-À l'impératif, les verbes du 1er groupe et certains du 3e groupe se terminant par E (et le verbe va) prennent S devant les pronoms EN et Y, non suivis d’un infinitif :

Chantes-en une (en, pronom = de tes chansons)

Vas-y tout de suite.

Aies-en soin.

Penses-y.

 

-Ces verbes ne prennent pas de S

1°devant les pronoms EN et Y s'ils sont suivis d'un infinitif

2°et devant la préposition EN.

On note qu'il n'y a pas de trait d'union.

Ose en parler à ta mère si tu veux. (en, pronom = parle de cela)

Laisse en donner à tout le monde. (en, pronom)

Articule en t'appliquant (en, préposition)

Va y mettre ton nez. (y, pronom)

Va en savoir plus. (en, pronom)

Laisse y réfléchir un peu. (y, pronom)

Parle en tant que représentant de notre groupe. (en tant que, locution dont le 1er mot est la préposition en)

Parle en anglais, s'il te plaît. (en, préposition)

Chante en sourdine, je te prie. (en, préposition)

Joue en faisant le moindre bruit possible. (en, préposition)

NOTE : EN et Y font partie du groupe qui suit le verbe à l'impératif, on peut faire dans certains cas une légère pause après ce verbe :

Va / y mettre ton nez - Laisse / y réfléchir - Va / en savoir plus...

 

-Avec les verbes pronominaux + EN.

s'en aller, s'en retourner, s'en mêler, etc.

Va-t'en ou c'est moi qui m'en vais.

Retourne-t'en immédiatement.

Mêle-t'en et tu vas voir.

Lave-t'en les mains et pense à autre chose.

On remarque l'apostrophe comme elle figure à l'infinitif.

Le T dans ce cas est le pronom lié au verbe, ce n'est pas la lettre euphonique.

s'en aller >>Va-t'en >> Allez-vous-en

t' est le pronom te dont le e est élidé.

 

Le Grevisse, le Trésor, l'Académie donnent : Va-t'en.

On rencontre parfois de façon erronée va-t-en.

Malbrough s'en va-t-en guerre

Babette s'en va-t-en guerre

Johnny s'en va-t-en guerre

 

À noter

Vas-y voir (familier)

 

Expression que l'on attribue aux marins :

À Dieu vat ! = À Dieu va ! (À la grâce de Dieu !)

On prononce généralement le t de vat

Vat est une forme de l'ancien français va.

 

-Le T dans certaines phrases interrogatives

Pourquoi cet orateur crie-t-il si fort dans son micro ?

Parle-t-on ici un français correct ?

Gardera-t-il la bouche cousue ?

 

-L'ON plutôt que ON

On peut employer l'on au lieu de on pour éviter l'hiatus.

si l'on, et l'on, ou l'on, où l'on, préposition + quoi l'on, qui l'on, etc.

Si on >> Si l'on vous dit d'apprendre, apprenez !

Où on >> Voilà un coin où l'on aime vivre.

 

Et on >> Et l'on vous dira des choses.

Quoi on >> Dites-moi à quoi l'on croit de nos jours.

 

Aussi après que, que l'on

Qu'on, puisqu'on, lorsqu'on... >> Il faut que l'on vous le dise.

Et même plus rare :

Comme on >> Faites comme l'on vous dira.

 

Choisir L'ON au lieu de ON n'est en rien obligatoire.

 

Particularités de L'ON - Quand vaut-il mieux l'éviter ?

-Pour l'euphonie, les grammairiens conseillent d'éviter l'on après dont.

On lit le blog de mamiehiou dont on tire la substantifique moelle !

(et non pas dont l'on)

-Encore pour l'euphonie, on évite l'on devant un verbe commençant par L

Si on longe le canal, on prend des risques. (et non pas si l'on longe)

-Toujours pour l'euphonie, on emploie l'on après que si le mot suivant commence par con-

Mieux vaut détourner les yeux de ce que l'on convoite. (et pas de ce qu'on convoite, répétition malvenue de la syllabe con-)

-L'on en tête de phrase, tour littéraire.

L'on me dit ici des choses bien extraordinaires.

 

Pour en savoir + sur ON et L'ON

Voir l'article :Les homophones ont, on - l'on, l'ont, long

 

Transformation des adjectifs possessifs MA, TA, SA.

Ils deviennent MON, TON, SON devant les mots au féminin qui commencent par une voyelle ou un h muet.

Mon amie, ton épaule, son horrible face de rat.

 

Une remarque sur "l'ancienne langue"

Lu dans le Littré (1880) :

T euphonique : lorsque le temps d'un verbe terminé par une voyelle est immédiatement suivi des pronoms il, elle, on, et lorsque l'adverbe voilà est immédiatement suivi du pronom il, on intercale un t : Dira-t-on, joue-t-elle, fera-t-il, va-t-il.

"Ainsi, n'ayant au coeur nul dessein pour Clitandre,

Que vous importe-t-il qu'on y puisse prétendre ?

Molière, Les Femmes Savantes.

Ce t est étranger à l'ancienne langue, du moins quant à la prononciation. Dans les très hauts temps, il s'écrivait, mais ne se prononçait pas le plus souvent. À la fin du XIIe et au XIIIe siècle, il ne s'écrivait ni ne se prononçait : les vers montrent que l'on disait aime il en deux syllabes, et non, comme nous, en trois syllabes, aime-t-il. Mais la prononciation actuelle était en vigueur dès le XVIe siècle au moins ; car les grammairiens de ce siècle nous apprennent que, bien qu'on écrive aime il, on prononce aime-t-il.

 

Pour en savoir plus, on regardera avec intérêt la vidéo

de M. Claude Fernandez

 

>> L'écriture euphonique - YouTube

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:45

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1re partie

La maman de Victor a consigné avec amour quelques-unes des jolies trouvailles de son fils.*

 

*Victor 21 mois (avril 2010)

Mamiehiou (raconte) —« Grand-mère comme tu as de grands yeux ! —C'est pour mieux te voir mon enfant. —Grand-mère comme tu as de grandes dents ! —C'est pour mieux te manger, mon enfant... »

La maman de Victor —Mamiehiou est en train de te raconter l'histoire du Petit Chaperon ...

Victor —Neige !                                       Cf. Blanche-Neige !                                                          


Deux bouteilles vides sont disposées devant Victor.

Sa maman —Compte ! Combien y a-t-il de bouteilles ?

Victor —a a.

Sa maman —On ne dit pas "a a". Tu sais compter. Combien y en a-t-il ?

Victor —Deux.

(Sa maman met une autre bouteille à côté.)

Sa maman —Et maintenant, combien y en a-t-il ?

Victor —Deux non. Trois !

 

Sa maman —Tu vas chercher tes chaussettes dans ta chambre, s'il te plaît  ?

(Victor revient, il n'en a trouvé qu'une.)

Victor —Chaussettes deux, non !

 

deux ans (juin 2010)

Sa maman —Tu me mets une tête comme une ba...

Victor —...bouche

 

Sa maman —Tu n'en fais qu'à ta ...

Victor —...strophe

 

25 mois

14 juillet

Sa maman —On va voir un feu d'arti...

Victor —...chaut !

 

26 mois

Sa maman —Dans la vie il ne faut pas s'en...

Victor —...dormir

 

À Besançon au musée des insectes et des araignées.

On voit une grosse migale.

Mamie Kiki fait semblant d'avoir peur des araignées.

Victor : "N'aie pas peur, Mamie, Victor est là !"

 

Victor ne maîtrise pas encore la forme interrogative, mais il a compris qu'il y avait une inversion du sujet.

Victor demande à son papa : Aime maman mouches ?

 

Il découvre le "Pourquoi ?"

Ses toutes premières questions avec pourquoi :

Pourquoi le vent ?

Pourquoi le thé fume ?

Pourquoi le plateau contre le mur ?

 

Il y a un grand planisphère fixé au mur et on lui parle des pays du monde en lui montrant où ils se trouvent. Il adore.

Victor —Pourquoi la France ?         

 Je pense au "Pourquoi la Grèce?" de Jacqueline de Romilly.

 

Victor regarde un doryphore dans le jardin.

Comme chacun le sait, le doryphore a des rayures jaunes et noires.

Victor —Il est en prison suilà (=celui-là)

 

29 mois

Victor fait de l'humour.

Sa maman —Tu sais qui a acheté ce délicieux jambon pour toi ?

Victor —Oui, c'est Sarkozy.

 

Après une chute.

Victor —Je suis glissé et j'ai tombé.

 

Victor rechigne à faire un bisou à quelqu'un. Il l'embrasse rapidement.

"Ça y est, c'est fait !"

 

Il regarde la télé.

Sa maman —Regarde ! C'est Londres.

Victor —C'est quoi Londres ?

Sa maman —C'est une ville anglaise.

Victor —Y a des Chinois à Londres ?

 

Victor, blasé, regarde ses peluches.

"Y en a marre avec tous ces animaux !"

 

Victor a été grippé.

Sa maman —Comment vas-tu ?

Victor —Ça va mieux maintenant. Je suis rassuré.

 

Dans la salle de bains avec sa maman.

Victor—J'aime quand tu me laves les mains. Ça me fait fondre.

 

Deux ans et demi (décembre 2010)

À Noël

Victor —Les parents achètent des jouets souvent. À quoi il sert le Père Noël, ben alors ?

 

Victor regarde un magazine publicitaire de jouets avec une photo de Père Noël.

Victor —Pourquoi les gens ils se déguisent en Père Noël ?

 

Sa maman —Est-ce que tu sais ce que veut dire "bagnole" ?

Victor —Oui, c'est de l'argot.

 

Son papa —Je vais te dire ce que sont les fourmis-miel. Ce sont des insectes qui vivent en Afrique et qui ont un liquide sucré dans le ventre.

Victor —Et tu connais les fourmis-confiture? Ce sont des insectes qui vivent en Afrique...

 

Quand Victor pose une question à sa maman et qu'elle lui répond : "Je ne sais pas", il lui dit : "Réfléchis !"

 

Victor à Papi Jacques — J'ai pété. T'as peur ?

 

2 ans et 7 mois (janvier  2011)

Victor —Maman, cette nuit j'ai fait un rêve, c'était un dessin animé. Je vais demander à Papa de me le télécharger !

 

Victor —Maman, je sais tout.

Sa maman —Il n'y a que Dieu qui sache tout.

Victor —Dieu et moi, on sait tout.

Sa maman (qui pense lui tendre un piège) —Alors combien font deux et deux ?

Victor —Deux et deux font quatre !

 

2ans et 8 mois

Victor fait pipi dans son petit pot.

Victor Papa, il n'y a plus de papier toilette ! (il lui tend le rouleau vide) Mets-le au recyclage s'il te plaît !

 

Il explique à son père : "Papi Gilles est un bon bricoleur, mais Papi Jacques, il faut pas le faire bricoler parce qu'il est maladroit !"

 

Victor (à ses parents) —Elle veut pas me croire que vous voulez un deuxième bébé, ma maîtresse Dominique.

 

Victor —Maman, tu vas mourir ?

Sa maman—Ne t'inquiète pas. Je ne vais pas mourir.

Victor —La maman de Tom Sawyer est morte. Et papa et toi, maman, vous êtes vieux.

 

Victor —Mamie, est-ce que tout le monde voit la même chose ? On n'a pas les mêmes yeux !

 

Victor était constipé.

Victor —Maman, viens voir le gros caca que j'ai fait !

Sa maman (avec un accent italien) —Bravo ! Bravo !

Victor —Arrête de parler anglais !

Sa maman—C'est pas de l'anglais, c'est de l'italien.

Victor —Ben alors, arrête de parler italien, je comprends rien !

 

Victor — Maman, tu vas aller voir une sorcière qui va te transformer en Victor. Et alors il y aura deux Victor.

Sa maman —Qu'est-ce que ça ferait ?

Victor  —Ce serait dramatique !

 

2ans et 11 mois (mai 2011)

Victor —Maman, je veux jouer à un jeu où je t'arrache la peau. (Il observe la réaction de sa maman) C'est une blague ! Elle est drôle ma blague ?

Sa maman —Non.

Victor —Tu as raison, elle est impressionnante.

 

Victor —Mamie, je veux dormir dans ton lit ce soir.

Mamie Kiki —Ah non ! Chacun dans son lit !

Victor —On fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie !

 

3 ans et 2 mois

On apprend les jours de la semaine.

Sa mamanlun...

Victor di

Sa mamanmar...

Victor di

Sa mamanmercre...

Victor di

Sa mamanjeu...

Victor di

Sa mamanvendre...

Victor di

Sa mamansame...

Victor di

Sa mamandi...

Victor sept juin !

(le 17 juin est le jour de son anniversaire)

 

Au cours d'une conversation, la maman de Victor le prend brusquement dans ses bras pour l'embrasser. Il la serre fort et lui dit : "Moi non plus, je pouvais plus me retenir !"

 

Victor se blesse.

Sa mamanOh, mon poussin !

Victor Non, moi c'est Victor quand même !

 

Victor montre un bibelot à sa maman.

Victor C'est quoi, ça?

Sa mamanC'est un verre de Murano.

Victor Il te l'a prêté ?

 

Victor dans la voiture, ne cesse de répéter "Impressonn-i-ant !"

Sa maman le corrige mais ça l'amuse de faire semblant de se tromper.

Au bout d'un moment, il s'exclame : Ils sont pas drôles ces parents !"

 

Sa maman —Est-ce que les lapins pondent des oeufs ?

Victor (du tac au tac) —Ben non, c'est des mammifères !

 

3 ans et trois mois

Victor joue "à la marchande".

Sa mamanVous avez des pommes ?

VictorNon.

Sa mamanVous avez des poires ?

VictorNon.

Sa mamanQu'est-ce qu'il vous reste alors ?

VictorDu pécu !

 

3ans et 2 mois

Sa mamanVictor, est-ce que les licornes existent ?

VictorNon.

Sa mamanEst-ce que les dragons existent ?

VictorNon.

Sa mamanEst-ce que les super-héros existent ?

VictorNon... Enfin si : Papa et moi.

 

Sa mamanRegarde, ta petite voiture fait des tonneaux. Comment est le conducteur ?

VictorIl est bouleversé.

 

Sa mamanVictor, es-tu heureux ?

VictorAbsolument !

 

3 ans et 3 mois

Rentrée des Classes.

Sa mamanNe t'inquiète pas. Je serai dans les parages.

VictorOù c'est, les parages ?

 

3 ans et demi

En regardant la télé

Sa mamanRegarde Victor, ce garçon a un œil au beurre ...

Victorsalé !

 

3 ans et 8 mois

"Maman, j'ai très faim. Je vais tellement manger à 4 heures que tu vas me voir grandir !"

 

Devant la glace.

Sa mamanOn se ressemble, tu trouves pas ?

VictorOui, sauf le rouge à lèvres !

 

VictorMaman, je suis triste.

Sa mamanPourquoi ?

VictorMa vie est foutue !

Sa mamanMais pourquoi ?

VictorParce que je voulais avoir une famille qu'avec des gens jeunes et que mes papis sont vieux.

(Dix minutes plus tard.)

VictorPapa, t'es vieux ?

Son papaNon !

VictorDis-moi la vérité, j'ai besoin de savoir !

 

3 ans et 9 mois

Victor casse la fermeture à glissière de son blouson.

"Ma veste est en piteux état !"

 

Victor joue avec une nouvelle marionnette.

Son papaQui c'est ?

VictorC'est François Hollande ! 

 

Sa mamanQui c'est qui décide de ce que peuvent faire les enfants et de ce qu'ils n'ont pas le droit de faire ?

Victor (du tac au tac) —Eh bien, c'est la Terre qui décide, ou les Parents, ou Dieu.

 

On joue à "Si j'étais" (version simplifiée**) et chacun dit une phrase.

"Si j'étais une fourchette, je piquerais, etc."

Quand vient le tour de Victor, il annonce : "Si j'étais des collants, je me mettrais sur les jambes des filles !

 

Victor met un pruneau entier dans sa bouche.

Sa mamanCrache, c'est trop gros !

VictorSi je m'étouffe, je pourrai mourir ?

Sa mamanOui !

VictorBen, je voudrais pas mourir tout de suite parce que je voudrais voir mon petit frère !

(Sa maman est enceinte.)

 

3 ans 11 mois

VictorComment on dit voiture en anglais ?

Sa mamanCar.

Victoret maison ?

Sa mamanHouse.

Victoret arbre ?

Sa mamanTree.

Victoret peine perdue ?

Sa maman?

VictorAh, je t'ai eue là, hein ?

 

>> La suite : 2e Partie Mots d'enfant

Les perles de Victor à partir de 4 ans

*Si vous avez lu mon article : Aidez votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant vous aurez compris un jeu (le n°3) qui consiste à ne pas finir les phrases (on omet le dernier mot ou la dernière syllabe). L'enfant termine la phrase avec le mot qu'il est censé connaître.

On n'énumère pas systématiquement une liste de phrases, ce qui lasserait l'enfant, mais on les propose de temps en temps au gré de situations diverses.

**Jeu" Si j'étais" - expliqué dans le même article.

 

AUTOUR DE L'ENFANT

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 08:47

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Vous trouverez ci-dessous la liste des verbes à l'infinitif, puis aux modes et aux temps suivants, dans l'ordre :

1-l'indicatif présent 

2-l'indicatif passé simple 

3-le subjonctif présent 

Terminaisons du subjonctif présent :

E, ES, E, IONS, IEZ, ENT, pour tous les verbes sauf être et avoir.

Ex. que je coure, que tu coures, qu'il coure, que nous courions, que vous couriez, qu'ils courent

4-le subjonctif imparfait 

Pour repérer la désinence du subjonctif imparfait, pensez au passé simple du verbe.

Il y a 4 désinences.

Exemples : tu allas, que tu allasses - tu fis, que tu fisses - tu voulus, que tu voulusses - tu vins, que tu vinsses (qu'il vînt, que nous vinssions)

Terminaisons du subjonctif imparfait :

SSE, SSES, ^T, SSIONS, SSIEZ, SSENT.

 

Les verbes du 1er groupe sont en vert.

Les verbes du 2e groupe sont en bleu.

Les verbes du 3e groupe sont en rouge.

 

Absoudre 1-j'absous 2-j'absolus 3-que j'absolve 4-que j'absolusse/qu'il absolût

ATTENTION ! Le passé simple (2) et le subjonctif imparfait (4) ne sont pas acceptés dans tous les dictionnaires. Beaucoup donnent absoudre comme verbe défectif.

Littré admet ces formes.

Voir en fin d'article la liste des verbes défectifs

 

Accroître, j'accrois, j'accrus, que j'accroisse, que j'accrusse / qu'il accrût

 

Acquérir, j'acquiers, j'acquis, que j'acquière, que j'acquisse / qu'il acquît

 

Aller, je vais, j'allai, que j'aille, que j'allasse / qu'il allât 

 

Appeler, j'appelle, j'appelai, que j'appelle, que j'appelasse

Les verbes en -ELER s'écrivent avec 2 L devant un e muet si l'on a le son è [ɛ] : j'appelle.

Le L n'est pas doublé si l'on a le son e [ə] : nous appelons.

Exceptions : Les verbes agneler, celer, déceler, receler, ciseler, démanteler, écarteler, encasteler, geler, dégeler, congeler, surgeler, marteler, modeler, peler. font ÈL sans doubler le L pour obtenir le son è [ɛ]

Exemples : je martèle, nous martelons.

 

Assaillir, j'assaille, j'assaillis, que j'assaille, que j'assaillisse/qu'il assaillît

 

Asseoir, j'assois ou j'assieds, j'assis, que j'assoie ou que j'asseye, que j'assisse

 

Balayer, je balaie ou je balaye, je balayai, que je balaie ou balaye, que je balayasse

Verbes en YER

Les verbes en AYER font aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent et du subjonctif présent AIE, AIES, AIE ou bien AYE, AYES, AYE.

Je paie, je paye, tu monnaies, tu monnayes, il raie, il raye.

Au futur, je balaierai ou je balayerai, etc.

MAIS les verbes en OYER et UYER ne conservent pas le y aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent et du subjonctif présent

je nettoie, tu déploies, il rudoie.

j'essuie, tu appuies, il ennuie.

Au futur, je nettoierai, tu essuieras, il rudoiera.

Le verbe grasseyer en EYER conserve le Y dans toute la conjugaison

je grasseye, tu grasseyais, il grasseyera...

 

Bâtir, je bâtis, je bâtis, que je bâtisse/qu'il bâtisse, que je bâtisse/qu'il bâtît

Les verbes du deuxième groupe ont la même forme à la 1re et à la 3e personne du subjonctif présent : ISSE

 

Battre, je bats, je battis, que je batte, que je battisse / qu'il battît

Les verbes en TRE font à l'indicatif présent S, S, T aux personnes du singulier

(Le T dans je bats, tu bats, fait partie du radical)

 

Boire, je bois, je bus, que je boive, que je busse.

 

Bouillir, je bous, je bouillis, que je bouille, que je bouillisse.

 

Connaître, je connais, je connus, que je connaisse, que je connusse.

 

Croire, je crois, je crus, que je croie, que je crusse.

 

Croître, je croîs, je crûs, que je croisse, que je crûsse.

Le verbe croître, outre qu'il prend un accent circonflexe sur le î devant le t (il croît, il croîtra, etc.) prend aussi un accent sur le u lorsqu'on peut le confondre avec le verbe croire (il a crû).

 

Clore, défectif.

 

Conclure, je conclus, je conclus, que je conclue, que je conclusse.

 

Conduire, je conduis, je conduisis, que je conduise, que je conduisisse.

 

Contredire, je contredis/vous contredisez, que je contredise, que je contredisse.

 

Coudre, je couds, je cousis, que je couse, que je cousisse.

 

Courir, je cours, je courus, que je coure, que je courusse.

 

Couvrir, je couvre, je couvris, que je couvre, que je couvrisse.

 

Craindre, je crains, je craignis, que je craigne, que je craignisse.

 

Cueillir, je cueille, je cueillis, que je cueille, que je cueillisse.

 

Dire, je dis/vous dites, je dis, que je dise, que je disse.

 

Ennuyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Faire, je fais, je fis, que je fasse, que je fisse.

 

Faillir, défectif, je faux (n'est plus usité) je faillis.

 

Fuir, je fuis, je fuis, que je fuie, que je fuisse.  

 

grasseyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Interpeller, j'interpelle, j'interpellai, que j'interpelle, que j'interpellasse.

Ce verbe conserve ses 2 L même lorsqu'on prononce e [ə].   

 

Jeter, je jette, je jetai, que je jette, que je jetasse.

Les verbes en -ETER s'écrivent avec 2T devant un e muet si l'on a le son è [ɛ] : je jette

Le T n'est pas doublé si l'on a le son e [ə] : nous jetons.

Exceptions : Les verbes acheter, racheter, bégueter, corseter, crocheter, fileter, fureter, haleter.. font ÈT sans doubler le T pour obtenir le son è [ɛ]

Exemples : j'achète, nous achetons.

 

Lire, je lis, je lus, que je lise, que je lusse.

 

Naître, je nais, je naquis, que je naisse, que je naquisse.

 

Maudire, je maudis/vous maudissez, je maudis, que je maudisse, que je maudisse

 

Mentir, je mens, je mentis, que je mente, que je mentisse

Les verbes en TIR font à l'indicatif présent S, S, T aux personnes du singulier. Le T du radical disparaît.

 

Mettre, je mets, je mis, que je mette, que je misse.

                 Voir les verbes en TRE ci-dessus

 

Moudre, je mouds, je moulus, que je moule, que je moulusse.

 

Mourir, je meurs, je mourus, que je meure, que je mourusse.

 

Mouvoir, je meus, je mus, que je meuve, que je musse.

 

Noyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Nuire, je nuis, je nuis, que je nuise, que je nuisse.

 

Partir, je pars, je partis, que je parte, que je partisse.

 

Paître, défectif, je pais, que je paisse.

 

Peindre, je peins, je peignis, que je peigne, que je peignisse

Les verbes en DRE font à l'indicatif présent DS, DS, D,

sauf les verbes en INDRE et SOUDRE qui font S, S,T

 

Pendre, je pends, je pendis, que je pende, que je pendisse

 

Plaindre, je plains, je plaignis, que je plaigne, que je plaignisse.

 

Plaire, je plais, je plus, que je plaise, que je plusse.

 

Pourvoir, je pourvois, je pourvus, que je pourvoie, que je pourvusse.

 

Pleuvoir, il pleut, il plut, qu'il pleuve, qu'il plût.

 

Pouvoir, je peux, je pus, que je puisse, que je pusse.

 

Prendre, je prends, je pris, que je prenne, que je prisse.

 

Prévoir, je prévois, je prévis, que je prévoie, que je prévisse.

 

Quérir, défectif.

 

Rendre, je rends, je rendis, que je rende, que je rendisse.

 

Repaître (se) , défectif, je me repais, je me repus, que je me repaisse, que je me repusse.

 

Résoudre, je résous, je résolus, que je résolve, que je résolusse.

 

Rire, je ris, je ris, que je rie, que je risse.

 

Rompre, je romps, je rompis, que je rompe, que je rompisse.

 

Savoir, je sais, je sus, que je sache, que je susse.

 

Sentir, je sens, je sentis, que je sente, que je sentisse.

 

Seoir, défectif, il sied.

 

Servir, je sers, je servis, que je serve, que je servisse.

 

Suffire, je suffis, je suffis, que je suffise, que je suffisse.

 

Suivre, je suis, je suivis, que je suive, que je suivisse.

 

Tenir, je tiens, je tins, que je tienne, que je tinsse/qu'il tînt. 

               Même chose pour les dérivés (contenir, retenir, soutenir...)

 

Traire, défectif, je trais, que je traie.

 

Vaincre, je vaincs / il vainc, je vainquis, que je vainque, que je vainquisse.

 

Valoir, je vaux, je valus, que je vaille, que je valusse.

 

Venir, je viens, je vins, que je vienne, que je vinsse/qu'il vînt.

Même chose pour les dérivés (devenir, convenir,parvenir...)

 

Vêtir, je vêts, je vêtis, que je vête, que je vêtisse.

 

Vivre, je vis, je vécus, que je vive, que je vécusse.

 

Voir, je vois, je vis, que je voie, que je visse.

>>Voir l'article sur les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

absoudre, accroire, adirer, apparoir, ardre (arder), bienvenir, braire, chaloir, choir, clore, reclore, déclore, comparoir, contondre, ester, falloir, faillir, férir, frire, gésir, issir, messeoir, occire, oindre, ouïr, paître, partir (sens de partager), poindre, quérir, raire, raller, ravoir, reclure, semondre, seoir, tître, traire (abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire, portraire, rentraire, attraire), urger, vouloir (remarque).

Un verbe défectif est un verbe qui n'existe pas à tous les modes, à tous les temps ou à toutes les personnes.

 

Particularités

Au passé simple, nous haïmes (2e groupe) et nous ouïmes (3ème groupe, défectif) ne prennent pas d'accent circonflexe.

 

Articles connexes :

L'indicatif présent pour les hésitants

Valeurs et emplois du subjonctif

Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Des règles pointues : Orthographe, grammaire, vocabulaire, styles, etc. 

& Orthographe et grammaire pour les hésitants

Des règles de base

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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