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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 17:46

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 ACROSTICHE

 à ma fille Aude 

 

Ah ! cher ange au grand coeur, ma fille généreuse,

Une rose n'est pas plus exquise que toi.

De te voir, te sentir, je suis toujours heureuse,

Et je ris et je pleure en entendant ta voix.

 

 ♥♥♥

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 07:25

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LNNÉOPY

Si vous prononcez le nom de ces lettres à la suite, vous obtenez :

"Hélène est née au pays grec."

C'est un allographe.

Jean Stanislas, marquis de Boufflers, plus connu sous le nom du Chevalier de Boufflers (1738-1815), a écrit la "Vie d'Hélène de Troye"* qui est un long allographe.

 

À vous de le décrypter :

 

LNNÉOPYLIAMÉLIAÉTMÉLIARIT

 

LIAVQLIÈDCDACAGACKC

 

Si vous manquez de patience pour le faire, jetez un coup d'oeil à la fin de l'article.

...............................................................

Des lettres et des chiffres

Vous connaissez :

R.G. (Hergé), U2, NRJ, K7...

Et dans les SMS :

7wa = c'est toi
10 moi 8 = dis moi oui
Je 9 veux pas = je ne veux pas
4U, en anglais : for (four) you = pour toi

I O U en anglais : I owe you = je vous dois

>>an I O U : une reconnaissance de dettes

Allographe musical : do mi si la do ré

...............................................................

7192kc

Avec ça, vous n'aurez pas de quoi faire une grosse omelette.

J'ai le souvenir d'avoir lu cet allographe pour la première fois dans "Fripounet et Marisette", il y a très très longtemps. J'étais une enfant alors. C'était l'immatriculation d'un scooter qui figurait dans l'hebdomadaire illustré auquel j'étais abonnée. Ce qui amusait beaucoup des personnages de la bande dessinée. Et moi aussi !

Si j'écris cet allographe dans la recherche de google, je me rends compte qu'il a fait florès.

...............................................................

À rapprocher de l'allographe : les holorimes.

Voir sur ce blog la note du texte : 136 Délires sur le décryptage du monde + Poèmes holorimes

...............................................................

La vie d'Hélène de Troye*

 

LNNÉOPY Hélène est née au pays grec,

LIAMÉ elle y a aimé,

LIAÉTMÉ elle y a été aimée,

LIARIT elle y a hérité,

LIAVQ elle y a vécu,

LIÈDCDACAGACKC elle y est décédée assez âgée, assez cassée.
...............................................................

*Troye → Troie

 

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Articles connexes :

>> Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ?

>> Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:58

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Remplacez l'astérisque * par la lettre qui convient :

  B, H, K, U, V, W, X ou Z ?
 

Pas si facile !

Exercice composé en partie d'après le Littré

Pour voir la signification de toutes les lettres de l'alphabet,

vous pouvez vous reporter au Dictionnaire Littré (1873-1877) en ligne.

La correction suit l'exercice.

Exemple

1 Ne savoir ni A ni *, être fort ignorant.

Réponse

1 Ne savoir ni A ni B, être fort ignorant.

 

2 La lettre* se met après le g quand on veut donner au g un son dur devant e et i. 

 

3 Dans les lettres numérales, * vaut 2000, et, surmonté d'un trait, il vaut 2 millions.

 

4 En termes de libraire et d'imprimeur, *° signifie folio verso.

 

5 * : Lettre introduite dans notre alphabet pour conformer notre écriture à celle de plusieurs peuples du Nord ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'anglais, elle se prononce ou ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'allemand, elle se prononce comme notre *

 

Terme d'anatomie. * lingual, nom donné à deux rangées de papilles qui sont sur la langue et qui se rencontrent en forme de *.

 

7 Anciennement, être marqué à l' *, être battu.

 

8 Jambes en *, se dit des genoux tournés en dedans et se touchant.

 

10 Espèce de papillon.

 

11 Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Grenoble.

 

12 On distinguait autrefois deux sortes de *, le * voyelle et le * consonne qui est le *.

 

9 Monsieur Jourdain —Et toi, sais-tu bien comme il faut faire pour dire un * ?

Nicole Comment ?

Jourdain Oui ; qu'est-ce que tu fais quand tu dis * ?

Nicole Quoi  ?

M. Jourdain Dis un peu *, pour voir.

Nicole Eh bien ! *

Jourdain Qu'est-ce que tu fais ?

Nicole Je dis *.

Jourdain Oui ; mais quand tu dis *, qu'est-ce que tu fais ?... tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'en haut de celle d'en bas : *, vois-tu ? je fais la moue, *.

[Molière, Le Bourgeois Gentilhomme]

 

13 En marge des anciens manuscrits, * est une note critique qui indique une expression inusitée ou une figure trop hardie.

 

14 S'emploie en marine pour signifier variation.

 

15 *, sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à la Rochelle.

 

16 Familièrement, il est fait comme un *, se dit d'un homme tortu. Et ma tête se penchant sur mon estomac, je ne ressemble pas mal à un *. Scarron.

 

17 Sur les monnaies, est la marque de Lille.

 

18 * ou *- En musique, ces lettres servent quelquefois à indiquer les parties de violon dans une partition.

 

19 Dans les chiffres romains * vaut 5. Avec un tiret dans cette forme *, il signifiait cinq mille.

 

20 Dans la prononciation, * s'aspire ou est muette.

 

21 *- Espèce de phalène.

 

22 Chez les Latins, qui ne le faisaient guère servir que de lettre numérale, * signifiait deux cent cinquante ; avec un tiret par-dessus, il signifiait deux cent cinquante mille.

 

23 * s'emploie d'ordinaire, en algèbre, pour désigner l'inconnue ou une des inconnues.

 

24 *. A., Votre Altesse.

*.E., Votre Excellence, etc.

*. *. Vos.

 

25 * dans les chiffres romains, vaut 10. Surmonté d'un trait, dans cette forme * il vaut 10000 ; couché, il se prenait pour 1000.

 

26 Ne parler que par * et par F, employer fréquemment des jurements grossiers. Les *, les F voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec. [Gresset, Ver-Vert]

 

27 En musique, * chez les Allemands désigne le si

 

28 *- Nom donné familièrement aux élèves de l'école polytechnique.

 

29 *, dans les livres d'église, signifie verset.

 

30 Familièrement. Être marqué au *, être contrefait.

 

31 *est la marque des monnaies frappées à Bordeaux.

 

32 On met un tréma sur le * quand on veut indiquer qu'il se prononce séparément de la voyelle qui le précède.

 

33 Dans les manuscrits grecs, * se met devant les passages suspects.

 

34 Dans les observations météorologiques, * signifie vent.

 

35 Sur les anciennes médailles des empereurs, * signifie Constantin, et, dans les inscriptions du moyen âge, Charles

 

36 Un *, chez les tapissiers, est un petit tabouret dont les pieds croisés offrent la figure de cette lettre.

 

37 * surmontée d'une couronne indique une pièce frappée sous Henri III et sous Henri IV.

 

38 * se dit quelquefois figurément, dans le langage philosophique, d'une chose que l'on cherche.

 

39 Dans le commerce, */c, veut dire votre compte.

 

40 *, espèce de phalène.

 

41 * En musique signifie *olti, tourne. *. S. *olti subito.

 

42 *  sert quelquefois à noter les endroits remarquables.

 

43 Le * est la lettre dont nous faisons le moins et dont nous devrions faire le plus d'usage, attendu qu'il n'a jamais d'emploi vicieux. [Duclos, Gramm. P. R. Rem. Oeuv. t. IX, p. 14, dans POUGENS]

 

44 On l'appelait autrefois * consonne.

 

45 Familièrement, les *, l'algèbre, les mathématiques. Fort en *, fort en mathématiques. Des ** redoublés admirant la puissance, Il croit que Varignon est seul utile en France. [Voltaire, Poèmes et épîtres]

 

46 Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens, selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.

8888888888888888888888888888888888888888888888 

Réponses

 

2 La lettre u se met après le g quand on veut donner au g un son dur devant e et i : guenon, guide. 

La lettre U : Etymologie de QU et GU

> http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/u-prononc.html

 

3 Dans les lettres numérales, z vaut 2000, et, surmonté d'un trait, il vaut 2 millions.

 

4 En termes de libraire et d'imprimeur, V° signifie folio verso.

 

5 W- Lettre introduite dans notre alphabet pour conformer notre écriture à celle de plusieurs peuples du Nord ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'anglais, elle se prononce ou ; quand elle se trouve dans des mots provenant de l'allemand, elle se prononce comme notre v.

 

Terme d'anatomie. V lingual, nom donné à deux rangées de papilles qui sont sur la langue et qui se rencontrent en forme de v.

 

7 Anciennement, être marqué à l'H, être battu.

 

8 Jambes en X, se dit des genoux tournés en dedans et se touchant.

 

9 M. Jourdain : Et toi, sais-tu bien comme il faut faire pour dire un u ?

Nicole : Comment ?

M. Jourdain : Oui ; qu'est-ce que tu fais quand tu dis u ?

Nicole : Quoi ?

M. Jourdain : Dis un peu u, pour voir.

Nicole : Eh bien ! u.

M. Jourdain : Qu'est-ce que tu fais ?

Nicole : Je dis u.

M. Jourdain : Oui ; mais quand tu dis u, qu'est-ce que tu fais ?... tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'en haut de celle d'en bas : u, vois-tu ? je fais la moue, u.

[Molière, Le Bourgeois gentilhomme]

 

10 W- Espèce de papillon.

 

11 Z- Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Grenoble.

 

12 On distinguait autrefois deux sortes de u, le u voyelle et le u consonne qui est le v.

 

13 En marge des anciens manuscrits, X est une note critique qui indique une expression inusitée ou une figure trop hardie.

 

14 W- S'emploie en marine pour signifier variation.

 

15 H, sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à la Rochelle.

 

16 Familièrement, il est fait comme un z, se dit d'un homme tortu. Et ma tête se penchant sur mon estomac, je ne ressemble pas mal à un z. [Scarron, Portr.]

 

17 W- Sur les monnaies, est la marque de Lille.

 

18 V ou W- En musique, ces lettres servent quelquefois à indiquer les parties de violon dans une partition.

 

19 Dans les chiffres romains V vaut 5 ; VI, 6 ; VII, 7 ; VIII, 8 ; IV, 4. Avec un tiret dans cette forme V, il signifiait cinq mille.

 

20 Dans la prononciation, h s'aspire ou est muette. H muette ne se prononce pas : habile, huître, etc. dites : abile, uître etc. H initiale aspirée se prononce et empêche l'élision des voyelles ou la liaison des consonnes, s, t, etc. avec la voyelle qui suit. Ainsi on écrit et on prononce : le hasard, la haine, belle harangue, etc. Devant les noms féminins qui commencent par une h aspirée, l'adjectif possessif ne prend jamais la forme du masculin : ma haine, ta hauteur, sa honte. Je n'aime pas les h aspirées, cela fait mal à la poitrine, je suis pour l'euphonie ; on disait autrefois je hésite, et à présent on dit j'hésite ; on est fou d'Henri IV, et non plus de Henri IV. [Voltaire, Correspondance] Cette boutade de Voltaire n'est qu'un caprice individuel, l'aspiration est un son qui ne mérite aucune condamnation et qui se trouve dans les langues les plus harmonieuses. Aujourd'hui, surtout à Paris, beaucoup n'aspirent pas l'h et se contentent de marquer l'hiatus : le éros, la onte, etc. ; mais, dans plusieurs provinces, la Normandie entre autres, l'aspiration est très nettement conservée, et cela vaut mieux.

 

21 X, espèce de phalène.

 

22 Chez les Latins, qui ne le faisaient guère servir que de lettre numérale, K signifiait deux cent cinquante ; avec un tiret par-dessus, il signifiait deux cent cinquante mille.

 

23 X ou x s'emploie d'ordinaire, en algèbre, pour désigner l'inconnue ou une des inconnues.

 

24 V. A., Votre Altesse. V. E., Votre Excellence, etc. V. V. Vos.

 

25 X, dans les chiffres romains, vaut 10 ; XI, 11 ; XII, 12 ; XIII, 13 ; XIIII ou XIV, 14, etc. XX ; 20 ; XXX, 30 ; XXXX ou XL, 40, etc. Surmonté d'un trait, dans cette forme X il vaut 10000 ; couché, il se prenait pour 1000.

 

26 Ne parler que par B et par F, employer fréquemment des jurements grossiers. Les B, les F voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec. [Gresset, Ver-Vert]

 

27 En musique, H chez les Allemands désigne le si.

 

28 X Nom donné familièrement aux élèves de l'école polytechnique.

 

29 V ou v, dans les livres d'église, signifie verset.

 

30 Familièrement. Être marqué au b, être borgne, bossu, boiteux, etc.

 

31 K est la marque des monnaies frappées à Bordeaux.

 

32 On met un tréma sur le u quand on veut indiquer qu'il se prononce séparément de la voyelle qui le précède : Ésaü, Saül.

 

33 Dans les manuscrits grecs, Z se met devant les passages suspects.

 

34 V- Dans les observations météorologiques, signifie Vent.

 

35 K Sur les anciennes médailles des empereurs, il signifie Constantin, et, dans les inscriptions du moyen âge, Karolus [Charles)

 

36 Un x ou un ixe, chez les tapissiers, est un petit tabouret dont les pieds croisés offrent la figure de cette lettre.

 

37 H surmontée d'une couronne indique une pièce frappée sous Henri III et sous Henri IV.

 

38 X- Il se dit quelquefois figurément, dans le langage philosophique, d'une chose que l'on cherche.

 

39 Dans le commerce, v/c, veut dire votre compte.

 

40 X, espèce de phalène.

 

41 V En musique signifie volti, tourne. V. S. volti subito.

Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens, selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.

 

42 X Il sert aussi quelquefois à noter les endroits remarquables.

 

43 Le K est la lettre dont nous faisons le moins et dont nous devrions faire le plus d'usage, attendu qu'il n'a jamais d'emploi vicieux. [Duclos, Gramm. P. R. Rem. Oeuv. t. IX, p. 14, dans POUGENS]

 

44 On l'appelait autrefois u consonne. Un V majuscule. Un petit v.

 

45 Familièrement, les x, l'algèbre, les mathématiques. Fort en x, fort en mathématiques. Des xx redoublés admirant la puissance, Il croit que Varignon est seul utile en France. [Voltaire, Poèmes et épîtres]

 

46 X- Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.

 

ENCORE À PROPOS DES LETTRES

voir :  Le nom et le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, une ache - l's, le s, une esse - etc.

 

 

>> Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

 

>> L N N E O P Y – L'allographe du Chevalier de Boufflers

 

Voir aussi :

Le A au fil des dictionnaires

Le A, chez les Anciens vaut 500, surmonté d'un trait horizontal, il vaut 5000.

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 10:32

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Trois et Un font Quatre ! 

 

Du cercle familial je suis la quadrature.

Géométrie heureuse, œuvre de la nature.

Me voici applaudi, aussitôt qu'apparu,

L'enfançon, le marmot, le coissou, le mâtru* !

 

Des yeux autour de moi semblent tout ébahis

De voir que si petit déjà je m'ébaudis.

On guette avec bonheur soupirs, gazouillements,

Grimaces, ris ténus, rototos... forcément.

 

Ils m'aiment tant déjà, ceux-là qui me mignotent,

Et, avec précaution, me choient et me dorlotent.

De moi, sachez-le bien, ils vont beaucoup apprendre,

Prodiguant leurs baisers sur ma joue rose et tendre.

 

C'est bon de me lover, tout mou, dans la douceur

De leurs bras accueillants. J'entends battre leur coeur.

Ils me bercent, tremblant, craignant de me faire mal

Tant ils sont maladroits dans ce geste banal !

 

Croient-ils que je sois né de la dernière averse ?

J'ai tant et tant appris d'expériences diverses

Que m'a données maman à vivre dans son sein :

Et le bruit de son coeur, les goûts qui sont les siens,

 

Et le son de sa voix qu'entre toutes je sais,

Toutes ses émotions, ses désirs et ses souhaits.

Je connais les bienfaits qu'elle m'a dispensés,

Et son amour pour moi chaque jour centuplé.

 

Lorsqu'elle m'interroge et lorsqu'elle me sourit

Son regard bienveillant me porte en paradis.

Et quand coule son lait, suave et parfumé,

C'est avec les yeux clos que j'y goûte, enivré.

 

Souvent sur mon berceau une tête se penche,

Virile à dire vrai, de carnation moins blanche.

Je l'entends discourir avec sa grosse voix

Vibrant de doux accents. S'adresse-elle à moi ?

 

C'est papa à coup sûr qui me dit sa tendresse.

Si grand, si fort qu'il soit - malgré ma petitesse -

Sa stature et sa force en rien ne m'impressionnent

Quand il s'applique autant dans les soins qu'il me donne.

 

Il s'occupe de moi aussi bien que maman.

Mais qu'entends-je à l'instant ? des rires et des chants ?

N'est-ce pas un enfant qui court autour de moi ?

Et s'arrête soudain. C'est Victor ! Je le vois !

 

Encore si petit et déjà généreux,

Il m'a fait de la place. Et son regard heureux

Me réjouit très fort ! Nous voilà pour longtemps

Par des liens fraternels unis étroitement.

 

Le cercle a résolu ainsi sa quadrature.

Tranquille et protégé, je pars pour l'aventure

Avec tous les atouts dont je suis gratifié,

La confiance et l'amour, la paix et la bonté.

 

Maxime est né le le 9 juin 2012

.....

Nota bene

le coissou, le mâtru : petit enfant en gaga (parler stéphanois)

.....

Rappelez-vous Victor Hugo

 

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille

Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille

Fait briller tous les yeux,

Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,

Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,

Innocent et joyeux.

[...]

 

D'autres poèmes de mamiehiou

 pour Victor nouveau-né

pour les femmes ...

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:19

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L'euphonie est, en linguistique, ce qui rend la prononciation plus agréable, plus douce, plus facile.

(Euphonie s'oppose à cacophonie et à dissonance)

 

 

Voir ci-dessous en 2e partie > Les lettres euphoniques : S T L

 

1re partie

 

Ne se prononce pas généralement en liaison le S de la 2e personne du singulier

-des verbes du premier groupe

Tu chantes un air que je connais. (tu chantun air..)

-et de certains verbes du 3e groupe se terminant par ES précédé d'une consonne 

Tu cueilles une rose. (tu cueillune rose)

Tu m'offres un coeur aimant. (offrun)

Il faut que tu saches en reconnaître le prix. (tu sachen...)

-On fait généralement la liaison dans : tu es allé. (tu es-z-allé)

 

Ne se prononce pas dans la langue courante le X de veux, peux, vaux (prévaux, etc)

Je veux une preuve de ce que tu avances.

 

>>Exceptions, en langue soutenue ou en poésie.

Tu m'offres un bouquet. (tu m'offres-zun-bouquet)

Je veux un geste de ta part. (Je veux-z-un geste)

 

 

L'élision et l'introduction des lettres euphoniques permet d'éviter l'hiatus (ouverture de la bouche), bâillement qui se produit lorsqu'on prononce deux voyelles qui se suivent.

 

 

L'Académie considère comme des cas d'euphonie la contraction de l'article défini et l'élision.

 

La contraction de l'article défini

DE + LE devient DU

DE + LES devient DES

À + LE devient AU

À + LES devient AUX

Je reviens du cinéma. (de le cinéma)

J'ai parlé aux enfants. (à les enfants)

 

Pour en savoir plus

Lire l'article : Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE - l'article défini contracté DU DES - et l'article partitif DE DU DES

 

L'élision

Académie (4ème édition) : Suppression d'une voyelle dans un mot à la rencontre d'une autre voyelle.

-On élide la voyelle et on la remplace par une apostrophe devant une voyelle, un H muet, certains mots commençant par Y, comme dans : l'école (au lieu de la école), l'homme (au lieu de le homme), l'yeuse (au lieu de la yeuse), jusqu'à présent (au lieu de jusque à présent), parce qu'il pleure (au lieu de parce que il...), s'il (au lieu de si il), etc.

 

L'Académie : Dans la prononciation, il se fait beaucoup d'élisions qui ne se marquent pas dans l'écriture, comme, Il marche après lui.

C'est l'enchaînement linguistique.

Il s'agit, comme le font remarquer plusieurs linguistes, du phénomène sandhi. Une modification phonétique se produit lorsque les mots se suivent. Il n'y a pas de modifications visuelles.

Je me promène en forêt (promènen forêt)

>>pas de disjonction entre promène et en

Je la jette au panier (jettau panier)

Ils me mènent en bateau (mènen bateau)

       (Style soutenu ou en poésie, liaison: mènent-ten) 

 

Pour en savoir +

Voir l'article : L'élision, la liaison, la disjonction, l'enchaînement 

 

La connaissance de ce phénomène vaut pour le décompte des syllabes en poésie.

"Comme un ange qui se dévoile"
Victor Hugo

Com

me~un

n~an

ge

qui

se

voile

1

2

3

4

5

6

7

8

enchaînements : comme-un, un-ange

ge, suivi d'une consonne, compte pour une syllabe, voile compte pour une syllabe.

 

Pour en savoir +

Voir l'article : Versification. Comment compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

 

L'Académie remarque : Il se fait plusieurs élisions assez considérables dans la prononciation familière, qui n'ont pas lieu dans la prononciation soutenue.

..............................................................................................

2e partie

 

Les lettres euphoniques : S T L

Elles servent à rendre la prononciation plus facile, plus coulante.

 

-À l'impératif, les verbes du 1er groupe et certains du 3e groupe se terminant par E (et le verbe va) prennent S devant les pronoms EN et Y, non suivis d’un infinitif :

Chantes-en une (en, pronom = de tes chansons)

Vas-y tout de suite.

Aies-en soin.

Penses-y.

 

-Ces verbes ne prennent pas de S

1°devant les pronoms EN et Y s'ils sont suivis d'un infinitif

2°et devant la préposition EN.

On note qu'il n'y a pas de trait d'union.

Ose en parler à ta mère si tu veux. (en, pronom = parle de cela)

Laisse en donner à tout le monde. (en, pronom)

Articule en t'appliquant (en, préposition)

Va y mettre ton nez. (y, pronom)

Va en savoir plus. (en, pronom)

Laisse y réfléchir un peu. (y, pronom)

Parle en tant que représentant de notre groupe. (en tant que, locution dont le 1er mot est la préposition en)

Parle en anglais, s'il te plaît. (en, préposition)

Chante en sourdine, je te prie. (en, préposition)

Joue en faisant le moindre bruit possible. (en, préposition)

NOTE : EN et Y font partie du groupe qui suit le verbe à l'impératif, on peut faire dans certains cas une légère pause après ce verbe :

Va / y mettre ton nez - Laisse / y réfléchir - Va / en savoir plus...

 

-Avec les verbes pronominaux + EN.

s'en aller, s'en retourner, s'en mêler, etc.

Va-t'en ou c'est moi qui m'en vais.

Retourne-t'en immédiatement.

Mêle-t'en et tu vas voir.

Lave-t'en les mains et pense à autre chose.

On remarque l'apostrophe comme elle figure à l'infinitif.

Le T dans ce cas est le pronom lié au verbe, ce n'est pas la lettre euphonique.

s'en aller >>Va-t'en >> Allez-vous-en

t' est le pronom te dont le e est élidé.

 

Le Grevisse, le Trésor, l'Académie donnent : Va-t'en.

On rencontre parfois de façon erronée va-t-en.

Malbrough s'en va-t-en guerre

Babette s'en va-t-en guerre

Johnny s'en va-t-en guerre

 

À noter

Vas-y voir (familier)

 

Expression que l'on attribue aux marins :

À Dieu vat ! = À Dieu va ! (À la grâce de Dieu !)

On prononce généralement le t de vat

Vat est une forme de l'ancien français va.

 

-Le T dans certaines phrases interrogatives

Pourquoi cet orateur crie-t-il si fort dans son micro ?

Parle-t-on ici un français correct ?

Gardera-t-il la bouche cousue ?

 

-L'ON plutôt que ON

On peut employer l'on au lieu de on pour éviter l'hiatus.

si l'on, et l'on, ou l'on, où l'on, préposition + quoi l'on, qui l'on, etc.

Si on >> Si l'on vous dit d'apprendre, apprenez !

Où on >> Voilà un coin où l'on aime vivre.

 

Et on >> Et l'on vous dira des choses.

Quoi on >> Dites-moi à quoi l'on croit de nos jours.

 

Aussi après que, que l'on

Qu'on, puisqu'on, lorsqu'on... >> Il faut que l'on vous le dise.

Et même plus rare :

Comme on >> Faites comme l'on vous dira.

 

Choisir L'ON au lieu de ON n'est en rien obligatoire.

 

Particularités de L'ON - Quand vaut-il mieux l'éviter ?

-Pour l'euphonie, les grammairiens conseillent d'éviter l'on après dont.

On lit le blog de mamiehiou dont on tire la substantifique moelle !

(et non pas dont l'on)

-Encore pour l'euphonie, on évite l'on devant un verbe commençant par L

Si on longe le canal, on prend des risques. (et non pas si l'on longe)

-Toujours pour l'euphonie, on emploie l'on après que si le mot suivant commence par con-

Mieux vaut détourner les yeux de ce que l'on convoite. (et pas de ce qu'on convoite, répétition malvenue de la syllabe con-)

-L'on en tête de phrase, tour littéraire.

L'on me dit ici des choses bien extraordinaires.

 

Pour en savoir + sur ON et L'ON

Voir l'article :Les homophones ont, on - l'on, l'ont, long

 

Transformation des adjectifs possessifs MA, TA, SA.

Ils deviennent MON, TON, SON devant les mots au féminin qui commencent par une voyelle ou un h muet.

Mon amie, ton épaule, son horrible face de rat.

 

Une remarque sur "l'ancienne langue"

Lu dans le Littré (1880) :

T euphonique : lorsque le temps d'un verbe terminé par une voyelle est immédiatement suivi des pronoms il, elle, on, et lorsque l'adverbe voilà est immédiatement suivi du pronom il, on intercale un t : Dira-t-on, joue-t-elle, fera-t-il, va-t-il.

"Ainsi, n'ayant au coeur nul dessein pour Clitandre,

Que vous importe-t-il qu'on y puisse prétendre ?

Molière, Les Femmes Savantes.

Ce t est étranger à l'ancienne langue, du moins quant à la prononciation. Dans les très hauts temps, il s'écrivait, mais ne se prononçait pas le plus souvent. À la fin du XIIe et au XIIIe siècle, il ne s'écrivait ni ne se prononçait : les vers montrent que l'on disait aime il en deux syllabes, et non, comme nous, en trois syllabes, aime-t-il. Mais la prononciation actuelle était en vigueur dès le XVIe siècle au moins ; car les grammairiens de ce siècle nous apprennent que, bien qu'on écrive aime il, on prononce aime-t-il.

 

Pour en savoir plus, on regardera avec intérêt la vidéo

de M. Claude Fernandez

 

>> L'écriture euphonique - YouTube

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:45

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1re partie

La maman de Victor a consigné avec amour quelques-unes des jolies trouvailles de son fils.*

 

*Victor 21 mois (avril 2010)

Mamiehiou (raconte) —« Grand-mère comme tu as de grands yeux ! —C'est pour mieux te voir mon enfant. —Grand-mère comme tu as de grandes dents ! —C'est pour mieux te manger, mon enfant... »

La maman de Victor —Mamiehiou est en train de te raconter l'histoire du Petit Chaperon ...

Victor —Neige !                                       Cf. Blanche-Neige !                                                          


Deux bouteilles vides sont disposées devant Victor.

Sa maman —Compte ! Combien y a-t-il de bouteilles ?

Victor —a a.

Sa maman —On ne dit pas "a a". Tu sais compter. Combien y en a-t-il ?

Victor —Deux.

(Sa maman met une autre bouteille à côté.)

Sa maman —Et maintenant, combien y en a-t-il ?

Victor —Deux non. Trois !

 

Sa maman —Tu vas chercher tes chaussettes dans ta chambre, s'il te plaît  ?

(Victor revient, il n'en a trouvé qu'une.)

Victor —Chaussettes deux, non !

 

deux ans (juin 2010)

Sa maman —Tu me mets une tête comme une ba...

Victor —...bouche

 

Sa maman —Tu n'en fais qu'à ta ...

Victor —...strophe

 

25 mois

14 juillet

Sa maman —On va voir un feu d'arti...

Victor —...chaut !

 

26 mois

Sa maman —Dans la vie il ne faut pas s'en...

Victor —...dormir

 

À Besançon au musée des insectes et des araignées.

On voit une grosse migale.

Mamie Kiki fait semblant d'avoir peur des araignées.

Victor : "N'aie pas peur, Mamie, Victor est là !"

 

Victor ne maîtrise pas encore la forme interrogative, mais il a compris qu'il y avait une inversion du sujet.

Victor demande à son papa : Aime maman mouches ?

 

Il découvre le "Pourquoi ?"

Ses toutes premières questions avec pourquoi :

Pourquoi le vent ?

Pourquoi le thé fume ?

Pourquoi le plateau contre le mur ?

 

Il y a un grand planisphère fixé au mur et on lui parle des pays du monde en lui montrant où ils se trouvent. Il adore.

Victor —Pourquoi la France ?         

 Je pense au "Pourquoi la Grèce?" de Jacqueline de Romilly.

 

Victor regarde un doryphore dans le jardin.

Comme chacun le sait, le doryphore a des rayures jaunes et noires.

Victor —Il est en prison suilà (=celui-là)

 

29 mois

Victor fait de l'humour.

Sa maman —Tu sais qui a acheté ce délicieux jambon pour toi ?

Victor —Oui, c'est Sarkozy.

 

Après une chute.

Victor —Je suis glissé et j'ai tombé.

 

Victor rechigne à faire un bisou à quelqu'un. Il l'embrasse rapidement.

"Ça y est, c'est fait !"

 

Il regarde la télé.

Sa maman —Regarde ! C'est Londres.

Victor —C'est quoi Londres ?

Sa maman —C'est une ville anglaise.

Victor —Y a des Chinois à Londres ?

 

Victor, blasé, regarde ses peluches.

"Y en a marre avec tous ces animaux !"

 

Victor a été grippé.

Sa maman —Comment vas-tu ?

Victor —Ça va mieux maintenant. Je suis rassuré.

 

Dans la salle de bains avec sa maman.

Victor—J'aime quand tu me laves les mains. Ça me fait fondre.

 

Deux ans et demi (décembre 2010)

À Noël

Victor —Les parents achètent des jouets souvent. À quoi il sert le Père Noël, ben alors ?

 

Victor regarde un magazine publicitaire de jouets avec une photo de Père Noël.

Victor —Pourquoi les gens ils se déguisent en Père Noël ?

 

Sa maman —Est-ce que tu sais ce que veut dire "bagnole" ?

Victor —Oui, c'est de l'argot.

 

Son papa —Je vais te dire ce que sont les fourmis-miel. Ce sont des insectes qui vivent en Afrique et qui ont un liquide sucré dans le ventre.

Victor —Et tu connais les fourmis-confiture? Ce sont des insectes qui vivent en Afrique...

 

Quand Victor pose une question à sa maman et qu'elle lui répond : "Je ne sais pas", il lui dit : "Réfléchis !"

 

Victor à Papi Jacques — J'ai pété. T'as peur ?

 

2 ans et 7 mois (janvier  2011)

Victor —Maman, cette nuit j'ai fait un rêve, c'était un dessin animé. Je vais demander à Papa de me le télécharger !

 

Victor —Maman, je sais tout.

Sa maman —Il n'y a que Dieu qui sache tout.

Victor —Dieu et moi, on sait tout.

Sa maman (qui pense lui tendre un piège) —Alors combien font deux et deux ?

Victor —Deux et deux font quatre !

 

2ans et 8 mois

Victor fait pipi dans son petit pot.

Victor Papa, il n'y a plus de papier toilette ! (il lui tend le rouleau vide) Mets-le au recyclage s'il te plaît !

 

Il explique à son père : "Papi Gilles est un bon bricoleur, mais Papi Jacques, il faut pas le faire bricoler parce qu'il est maladroit !"

 

Victor (à ses parents) —Elle veut pas me croire que vous voulez un deuxième bébé, ma maîtresse Dominique.

 

Victor —Maman, tu vas mourir ?

Sa maman—Ne t'inquiète pas. Je ne vais pas mourir.

Victor —La maman de Tom Sawyer est morte. Et papa et toi, maman, vous êtes vieux.

 

Victor —Mamie, est-ce que tout le monde voit la même chose ? On n'a pas les mêmes yeux !

 

Victor était constipé.

Victor —Maman, viens voir le gros caca que j'ai fait !

Sa maman (avec un accent italien) —Bravo ! Bravo !

Victor —Arrête de parler anglais !

Sa maman—C'est pas de l'anglais, c'est de l'italien.

Victor —Ben alors, arrête de parler italien, je comprends rien !

 

Victor — Maman, tu vas aller voir une sorcière qui va te transformer en Victor. Et alors il y aura deux Victor.

Sa maman —Qu'est-ce que ça ferait ?

Victor  —Ce serait dramatique !

 

2ans et 11 mois (mai 2011)

Victor —Maman, je veux jouer à un jeu où je t'arrache la peau. (Il observe la réaction de sa maman) C'est une blague ! Elle est drôle ma blague ?

Sa maman —Non.

Victor —Tu as raison, elle est impressionnante.

 

Victor —Mamie, je veux dormir dans ton lit ce soir.

Mamie Kiki —Ah non ! Chacun dans son lit !

Victor —On fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie !

 

3 ans et 2 mois

On apprend les jours de la semaine.

Sa mamanlun...

Victor di

Sa mamanmar...

Victor di

Sa mamanmercre...

Victor di

Sa mamanjeu...

Victor di

Sa mamanvendre...

Victor di

Sa mamansame...

Victor di

Sa mamandi...

Victor sept juin !

(le 17 juin est le jour de son anniversaire)

 

Au cours d'une conversation, la maman de Victor le prend brusquement dans ses bras pour l'embrasser. Il la serre fort et lui dit : "Moi non plus, je pouvais plus me retenir !"

 

Victor se blesse.

Sa mamanOh, mon poussin !

Victor Non, moi c'est Victor quand même !

 

Victor montre un bibelot à sa maman.

Victor C'est quoi, ça?

Sa mamanC'est un verre de Murano.

Victor Il te l'a prêté ?

 

Victor dans la voiture, ne cesse de répéter "Impressonn-i-ant !"

Sa maman le corrige mais ça l'amuse de faire semblant de se tromper.

Au bout d'un moment, il s'exclame : Ils sont pas drôles ces parents !"

 

Sa maman —Est-ce que les lapins pondent des oeufs ?

Victor (du tac au tac) —Ben non, c'est des mammifères !

 

3 ans et trois mois

Victor joue "à la marchande".

Sa mamanVous avez des pommes ?

VictorNon.

Sa mamanVous avez des poires ?

VictorNon.

Sa mamanQu'est-ce qu'il vous reste alors ?

VictorDu pécu !

 

3ans et 2 mois

Sa mamanVictor, est-ce que les licornes existent ?

VictorNon.

Sa mamanEst-ce que les dragons existent ?

VictorNon.

Sa mamanEst-ce que les super-héros existent ?

VictorNon... Enfin si : Papa et moi.

 

Sa mamanRegarde, ta petite voiture fait des tonneaux. Comment est le conducteur ?

VictorIl est bouleversé.

 

Sa mamanVictor, es-tu heureux ?

VictorAbsolument !

 

3 ans et 3 mois

Rentrée des Classes.

Sa mamanNe t'inquiète pas. Je serai dans les parages.

VictorOù c'est, les parages ?

 

3 ans et demi

En regardant la télé

Sa mamanRegarde Victor, ce garçon a un œil au beurre ...

Victorsalé !

 

3 ans et 8 mois

"Maman, j'ai très faim. Je vais tellement manger à 4 heures que tu vas me voir grandir !"

 

Devant la glace.

Sa mamanOn se ressemble, tu trouves pas ?

VictorOui, sauf le rouge à lèvres !

 

VictorMaman, je suis triste.

Sa mamanPourquoi ?

VictorMa vie est foutue !

Sa mamanMais pourquoi ?

VictorParce que je voulais avoir une famille qu'avec des gens jeunes et que mes papis sont vieux.

(Dix minutes plus tard.)

VictorPapa, t'es vieux ?

Son papaNon !

VictorDis-moi la vérité, j'ai besoin de savoir !

 

3 ans et 9 mois

Victor casse la fermeture à glissière de son blouson.

"Ma veste est en piteux état !"

 

Victor joue avec une nouvelle marionnette.

Son papaQui c'est ?

VictorC'est François Hollande ! 

 

Sa mamanQui c'est qui décide de ce que peuvent faire les enfants et de ce qu'ils n'ont pas le droit de faire ?

Victor (du tac au tac) —Eh bien, c'est la Terre qui décide, ou les Parents, ou Dieu.

 

On joue à "Si j'étais" (version simplifiée**) et chacun dit une phrase.

"Si j'étais une fourchette, je piquerais, etc."

Quand vient le tour de Victor, il annonce : "Si j'étais des collants, je me mettrais sur les jambes des filles !

 

Victor met un pruneau entier dans sa bouche.

Sa mamanCrache, c'est trop gros !

VictorSi je m'étouffe, je pourrai mourir ?

Sa mamanOui !

VictorBen, je voudrais pas mourir tout de suite parce que je voudrais voir mon petit frère !

(Sa maman est enceinte.)

 

3 ans 11 mois

VictorComment on dit voiture en anglais ?

Sa mamanCar.

Victoret maison ?

Sa mamanHouse.

Victoret arbre ?

Sa mamanTree.

Victoret peine perdue ?

Sa maman?

VictorAh, je t'ai eue là, hein ?

 

>> La suite : 2e Partie Mots d'enfant

Les perles de Victor à partir de 4 ans

*Si vous avez lu mon article : Aidez votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant vous aurez compris un jeu (le n°3) qui consiste à ne pas finir les phrases (on omet le dernier mot ou la dernière syllabe). L'enfant termine la phrase avec le mot qu'il est censé connaître.

On n'énumère pas systématiquement une liste de phrases, ce qui lasserait l'enfant, mais on les propose de temps en temps au gré de situations diverses.

**Jeu" Si j'étais" - expliqué dans le même article.

 

AUTOUR DE L'ENFANT

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 08:47

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

 

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Vous trouverez ci-dessous la liste des verbes à l'infinitif, puis aux modes et aux temps suivants, dans l'ordre :

1-l'indicatif présent 

2-l'indicatif passé simple 

3-le subjonctif présent 

Terminaisons du subjonctif présent :

E, ES, E, IONS, IEZ, ENT, pour tous les verbes sauf être et avoir.

Ex. que je coure, que tu coures, qu'il coure, que nous courions, que vous couriez, qu'ils courent

4-le subjonctif imparfait 

Pour repérer la désinence du subjonctif imparfait, pensez au passé simple du verbe.

Il y a 4 désinences.

Exemples : tu allas, que tu allasses - tu fis, que tu fisses - tu voulus, que tu voulusses - tu vins, que tu vinsses (qu'il vînt, que nous vinssions)

Terminaisons du subjonctif imparfait :

SSE, SSES, ^T, SSIONS, SSIEZ, SSENT.

 

Les verbes du 1er groupe sont en vert.

Les verbes du 2e groupe sont en bleu.

Les verbes du 3e groupe sont en rouge.

 

Absoudre 1-j'absous 2-j'absolus 3-que j'absolve 4-que j'absolusse/qu'il absolût

ATTENTION ! Le passé simple (2) et le subjonctif imparfait (4) ne sont pas acceptés dans tous les dictionnaires. Beaucoup donnent absoudre comme verbe défectif.

Littré admet ces formes.

Voir en fin d'article la liste des verbes défectifs

 

Accroître, j'accrois, j'accrus, que j'accroisse, que j'accrusse / qu'il accrût

 

Acquérir, j'acquiers, j'acquis, que j'acquière, que j'acquisse / qu'il acquît

 

Aller, je vais, j'allai, que j'aille, que j'allasse / qu'il allât 

 

Appeler, j'appelle, j'appelai, que j'appelle, que j'appelasse

Les verbes en -ELER s'écrivent avec 2 L devant un e muet si l'on a le son è [ɛ] : j'appelle.

Le L n'est pas doublé si l'on a le son e [ə] : nous appelons.

Exceptions : Les verbes agneler, celer, déceler, receler, ciseler, démanteler, écarteler, encasteler, geler, dégeler, congeler, surgeler, marteler, modeler, peler. font ÈL sans doubler le L pour obtenir le son è [ɛ]

Exemples : je martèle, nous martelons.

 

Assaillir, j'assaille, j'assaillis, que j'assaille, que j'assaillisse/qu'il assaillît

 

Asseoir, j'assois ou j'assieds, j'assis, que j'assoie ou que j'asseye, que j'assisse

 

Balayer, je balaie ou je balaye, je balayai, que je balaie ou balaye, que je balayasse

Verbes en YER

Les verbes en AYER font aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent et du subjonctif présent AIE, AIES, AIE ou bien AYE, AYES, AYE.

Je paie, je paye, tu monnaies, tu monnayes, il raie, il raye.

Au futur, je balaierai ou je balayerai, etc.

MAIS les verbes en OYER et UYER ne conservent pas le y aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent et du subjonctif présent

je nettoie, tu déploies, il rudoie.

j'essuie, tu appuies, il ennuie.

Au futur, je nettoierai, tu essuieras, il rudoiera.

Le verbe grasseyer en EYER conserve le Y dans toute la conjugaison

je grasseye, tu grasseyais, il grasseyera...

 

Bâtir, je bâtis, je bâtis, que je bâtisse/qu'il bâtisse, que je bâtisse/qu'il bâtît

Les verbes du deuxième groupe ont la même forme à la 1re et à la 3e personne du subjonctif présent : ISSE

 

Battre, je bats, je battis, que je batte, que je battisse / qu'il battît

Les verbes en TRE font à l'indicatif présent S, S, T aux personnes du singulier

(Le T dans je bats, tu bats, fait partie du radical)

 

Boire, je bois, je bus, que je boive, que je busse.

 

Bouillir, je bous, je bouillis, que je bouille, que je bouillisse.

 

Connaître, je connais, je connus, que je connaisse, que je connusse.

 

Croire, je crois, je crus, que je croie, que je crusse.

 

Croître, je croîs, je crûs, que je croisse, que je crûsse.

Le verbe croître, outre qu'il prend un accent circonflexe sur le î devant le t (il croît, il croîtra, etc.) prend aussi un accent sur le u lorsqu'on peut le confondre avec le verbe croire (il a crû).

 

Clore, défectif.

 

Conclure, je conclus, je conclus, que je conclue, que je conclusse.

 

Conduire, je conduis, je conduisis, que je conduise, que je conduisisse.

 

Contredire, je contredis/vous contredisez, que je contredise, que je contredisse.

 

Coudre, je couds, je cousis, que je couse, que je cousisse.

 

Courir, je cours, je courus, que je coure, que je courusse.

 

Couvrir, je couvre, je couvris, que je couvre, que je couvrisse.

 

Craindre, je crains, je craignis, que je craigne, que je craignisse.

 

Cueillir, je cueille, je cueillis, que je cueille, que je cueillisse.

 

Dire, je dis/vous dites, je dis, que je dise, que je disse.

 

Ennuyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Faire, je fais, je fis, que je fasse, que je fisse.

 

Faillir, défectif, je faux (n'est plus usité) je faillis.

 

Fuir, je fuis, je fuis, que je fuie, que je fuisse.  

 

grasseyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Interpeller, j'interpelle, j'interpellai, que j'interpelle, que j'interpellasse.

Ce verbe conserve ses 2 L même lorsqu'on prononce e [ə].   

 

Jeter, je jette, je jetai, que je jette, que je jetasse.

Les verbes en -ETER s'écrivent avec 2T devant un e muet si l'on a le son è [ɛ] : je jette

Le T n'est pas doublé si l'on a le son e [ə] : nous jetons.

Exceptions : Les verbes acheter, racheter, bégueter, corseter, crocheter, fileter, fureter, haleter.. font ÈT sans doubler le T pour obtenir le son è [ɛ]

Exemples : j'achète, nous achetons.

 

Lire, je lis, je lus, que je lise, que je lusse.

 

Naître, je nais, je naquis, que je naisse, que je naquisse.

 

Maudire, je maudis/vous maudissez, je maudis, que je maudisse, que je maudisse

 

Mentir, je mens, je mentis, que je mente, que je mentisse

Les verbes en TIR font à l'indicatif présent S, S, T aux personnes du singulier. Le T du radical disparaît.

 

Mettre, je mets, je mis, que je mette, que je misse.

                 Voir les verbes en TRE ci-dessus

 

Moudre, je mouds, je moulus, que je moule, que je moulusse.

 

Mourir, je meurs, je mourus, que je meure, que je mourusse.

 

Mouvoir, je meus, je mus, que je meuve, que je musse.

 

Noyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Nuire, je nuis, je nuis, que je nuise, que je nuisse.

 

Partir, je pars, je partis, que je parte, que je partisse.

 

Paître, défectif, je pais, que je paisse.

 

Peindre, je peins, je peignis, que je peigne, que je peignisse

Les verbes en DRE font à l'indicatif présent DS, DS, D,

sauf les verbes en INDRE et SOUDRE qui font S, S,T

 

Pendre, je pends, je pendis, que je pende, que je pendisse

 

Plaindre, je plains, je plaignis, que je plaigne, que je plaignisse.

 

Plaire, je plais, je plus, que je plaise, que je plusse.

 

Pourvoir, je pourvois, je pourvus, que je pourvoie, que je pourvusse.

 

Pleuvoir, il pleut, il plut, qu'il pleuve, qu'il plût.

 

Pouvoir, je peux, je pus, que je puisse, que je pusse.

 

Prendre, je prends, je pris, que je prenne, que je prisse.

 

Prévoir, je prévois, je prévis, que je prévoie, que je prévisse.

 

Quérir, défectif.

 

Rendre, je rends, je rendis, que je rende, que je rendisse.

 

Repaître (se) , défectif, je me repais, je me repus, que je me repaisse, que je me repusse.

 

Résoudre, je résous, je résolus, que je résolve, que je résolusse.

 

Rire, je ris, je ris, que je rie, que je risse.

 

Rompre, je romps, je rompis, que je rompe, que je rompisse.

 

Savoir, je sais, je sus, que je sache, que je susse.

 

Sentir, je sens, je sentis, que je sente, que je sentisse.

 

Seoir, défectif, il sied.

 

Servir, je sers, je servis, que je serve, que je servisse.

 

Suffire, je suffis, je suffis, que je suffise, que je suffisse.

 

Suivre, je suis, je suivis, que je suive, que je suivisse.

 

Tenir, je tiens, je tins, que je tienne, que je tinsse/qu'il tînt. 

               Même chose pour les dérivés (contenir, retenir, soutenir...)

 

Traire, défectif, je trais, que je traie.

 

Vaincre, je vaincs / il vainc, je vainquis, que je vainque, que je vainquisse.

 

Valoir, je vaux, je valus, que je vaille, que je valusse.

 

Venir, je viens, je vins, que je vienne, que je vinsse/qu'il vînt.

Même chose pour les dérivés (devenir, convenir,parvenir...)

 

Vêtir, je vêts, je vêtis, que je vête, que je vêtisse.

 

Vivre, je vis, je vécus, que je vive, que je vécusse.

 

Voir, je vois, je vis, que je voie, que je visse.

>>Voir l'article sur les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

absoudre, accroire, adirer, apparoir, ardre (arder), bienvenir, braire, chaloir, choir, clore, reclore, déclore, comparoir, contondre, ester, falloir, faillir, férir, frire, gésir, issir, messeoir, occire, oindre, ouïr, paître, partir (sens de partager), poindre, quérir, raire, raller, ravoir, reclure, semondre, seoir, tître, traire (abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire, portraire, rentraire, attraire), urger, vouloir (remarque).

Un verbe défectif est un verbe qui n'existe pas à tous les modes, à tous les temps ou à toutes les personnes.

 

Particularités

Au passé simple, nous haïmes (2e groupe) et nous ouïmes (3ème groupe, défectif) ne prennent pas d'accent circonflexe.

 

Articles connexes :

L'indicatif présent pour les hésitants

Valeurs et emplois du subjonctif

Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Des règles pointues : Orthographe, grammaire, vocabulaire, styles, etc. 

& Orthographe et grammaire pour les hésitants

Des règles de base

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:22

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Combien de fautes voyez-vous dans la phrase suivante ?

Fais un quizz et manges des sandwiches à cents euros

malgrés tes ennuis pécuniers, bien coit, dans un coin exiguë

Voir la correction à la fin de l'article

 

QUIZ 45

Cet exercice vous propose de choisir

le mot ou la phrase sans faute.

Il peut y avoir plusieurs solutions.

 

1 embarasser / débarasser – embarrasser / débarrasser

2 artichaut - artichaud

3 cauchemard - cauchemar

4 sens dessus dessous - sans dessus dessous

5 qu'est-ce que vous faites ? – quesque vous faites ?

6 recouvrer ou retrouver ou recouvrir la vue, l'ouïe, l'odorat, l'usage de la parole... 

7 de plain-pied – de plein-pied

8 malgré - malgrés

9 parmi -parmis

10 hormi - hormis

11 un quiz -un quizz

12 des quiz - des quizz - des quizzes

13 des sandwich – des sandwiches - des sandwichs

14 il se tient coi (=tranquille) - il se tient coit

15 des ennuis pécuniers – pécunières - pécuniaires

16 un bijou – un bijoux

17 monsieur Dupont >> Mr. Dupont – M. Dupont

messieurs Dupuy >> Mrs Dupuy – MM. Dupuy

18 madame Dubois >> Mrs Dubois - Mme Dubois

mesdames Duculot >> Mmes Duculot – MMes Duculot

19 mademoiselle Dubonnet >> Mlle Dubonnet – Melle Dubonnet

mesdemoiselles Desjoyaux >> Melles Desjoyaux - Mlles Desjoyaux

20 cents euros – cent euros

21 addresse - adresse

22 cela - celà

23 ceuillir - cueillir

24 dilemme - dilemne

25 indemne - indemme

26 évidemment - évidament - évidement

27exiguë - exigüe

28 infractus - infarctus

29 example - exemple

30 gynécologue - génycologue

31ascenceur - ascenseur

32 hazard - hasard

33 langage - language

34 proffession - profession

35 séance - scéance

36 essenciel - essentiel

37 si il a tord ou raison – s'il a tort ou raison 

38 trafic - traffic

39 wagon – waggon

40 etc. - etc...

41absence -abscence - absisse -abscisse

42 vraisemblable - vraissemblable

43 il résout, il absout – il résoud, il absoud  

44 il coud, il moud – il cout, il mout  

45 il peint, il pend – il peind, il pend  

46 vaincre : il vaint - il vainc - il vint

47 Il faut que je le vois – il faut que je le voie

48  Il ne fallait pas que je meurs - il ne fallait pas que je mourus - il ne fallait pas que je meure - il ne fallait pas que je mourusse

49 Passé simple : il tînt bon, nous tinmes bon – il tint bon, nous tînmes bon

50 P. simple : il cousit – il cousut

51 P. simple : il vainquit – il vaincut

52 Marches à l'ombre ! - Marche à l'ombre !

53 Je vous serai gré de votre gentillesse – Je vous saurai gré...

54 Et bien ! - Eh bien !

55 tranquilité, imbécilité - tranquillité, imbécillité - tranquillité, imbécilité

56 s'il pleut je resterais chez moi - s'il pleut je resterai chez moi.

57 fantome, fantôme - fantomatique, fantômatique

(Article suivant : Les verbes difficiles à conjuguer)

Correction

1 embarrassé – débarrasser - embarras, débarras, 2R

2 artichaut

3 cauchemar – verbe cauchemarder

4 sens dessus dessous

5 qu'est-ce que vous faites ?

est-ce que, est-ce qui sont des introducteurs dans la phrase interrogative.

Est-ce que vous partez ? >> Partez-vous ?

qu'est-ce que tu dis >> que dis-tu ?,

qu'est-ce qui fait du bruit ,

qui est-ce que tu accuses >> qui accuses-tu ?

Qui est-ce qui parle ? >> Qui parle ?

A qui est-ce que tu parles ? >> A qui parles-tu ?

Pourquoi est-ce que tu pleures ? >> Pourquoi pleures-tu ?

Qu'est-ce que c'est que tu racontes ?  >> Que racontes-tu ?

Double introducteur, tournure familière : est-ce que + c'est que

6 recouvrer la vue, l'ouïe, l'usage de la parole...

7 de plain-pied la maison est de plain-pied, au même niveau que le sol.

8 Malgré, préposition – évitez : malgré que (=bien que)

>>Malgré que

9 parmi, préposition

10 hormis (=sauf) préposition marquant l'exception.

– hormis que, sauf que, hors que, locutions conjonctives

11 un quiz

12 des quiz

les mots se terminant par s, z, x sont invariables au pluriel.

Quizzes est le pluriel de quiz en anglais.

13 des sandwiches - des sandwichs les deux graphies sont admises.

14 coi  (=tranquille, silencieux) Il se tient coi, elle se tient coite.

15 des ennuis pécuniaires - pécunier et pécunière sont des barbarismes. 

Voir les articles :

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes + QUIZ 30

Les barbarismes vous irritent-il ou vous amusent-ils ? + QUIZ 31

16 un bijoudes bijoux

Noms en ou au singulier qui font oux au pluriel : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou.

Ripoux verlan de pourri, admis par Larousse.

Tripous ou tripoux, l'usage hésite.

Chouchous ou chouchoux, non admis par les dictionnaires.

Les autres mots se terminant par ou font ous au pluriel, un verrou, des verrous, un clou des clous etc.

17 (monsieur) M. Dupont - (messieurs) MM. Dupont

Attention à l'anglicisme Mr. qui signifie Mister et Mrs qui signifie Misses (madame en anglais).

18 Mme Dubois – Mmes Duculot

19 Mlle Duvert – Mlles Desjoyaux

Voir : Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc ? Comment abréger ces mots

20 Cent euros : cent n'est pas multiplié

>>deux cents, cent (variable) est multiplié et non suivi d'un nombre.

>>Mais deux cent trois (invariable quand il est multiplié et suivi d'un nombre)

même chose avec l'adjectif numéral vingt.

Voir : Savoir orthographier les adjectifs numéraux cardinaux (cent ou cents, vingt ou vingts...

21 adresse ne pas confondre avec le mot anglais address

22 cela ne prend jamais d'accent.

SA, ÇA, ÇÀ - Homophones

1- cela = ça

2- le ça de Freud, pulsions inconscientes (le moi, le surmoi)

3- Ah ça alors ! =étonnement.

4- Çà et là, ici et là

5- Ah çà, allez-vous sortir ! =colère

6- Or çà ! Déjeunons ! (vieilli) =ordre, incitation

7-deçà dela (deci dela) – en deçà – au-deçà – au deçà (de ce côté-ci) par rapport à au-delà (de l'autre côté)

23 cueillir le u se met après le c pour éviter le son [s]

24 dilemme

25 indemne

26 évidemment

Les adverbes formés sur les adjectifs qui finissent par ENT font EMMENT, et par ANT font AMMENT

élégamment, prudemment, etc.

sauf lent, lentement, formé sur l'adjectif au féminin lente.

27 exiguë, féminin de exigu

contiguë, ambiguë...

La réforme de l'orthographe de 1990 donne exigüe, mais elle n'est pratiquement pas appliquée.

28 infarctus

29 exemple le mot anglais est example.

30 gynécologue

31 ascenseur - ascension

32 hasard

33 langage - le mot anglais est language

34 profession, professionnel, professeur, professer

35 séance Mais on écrit science

36 essentiel

Le C devient généralement T dans la terminaison ENTIEL, démence, démentiel - confidence, confidentiel. Exception : référence, référenciel.

Et circonstanciel, tendanciel...

37 s'il a tort ou raison

S'il : Ici, on n'a pas de disjonction mais une élision : le i de si disparaît pour éviter l'hiatus i-i (si il)

Mais : Il tord (tordre)

38 Trafic  dans le sens de trafiquer, faire un trafic, faire du trafic.

Le mot traffic en anglais signifie circulation.

39 wagon – anglais wagon ou waggon

40 etc.

41 absence - abscisse

42 vraisemblable le s se prononce ici [s] bien qu'il soit entre deux voyelles

absence

43 il résout, il absout

Les verbes en -DRE font -DS, -DS, -D aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent

Mais les verbes en -SOUDRE et en -INDRE font S, S, T

44 il coud, il moud

voir la règle ci-dessus.

Coudre et moudre se terminent par -DRE pas par -SOUDRE.

45 il peint, il pend

Verbes peindre et pendre. voir la règle au n°43

je peins, tu peins, il peint,

je pends, tu pends, il pends.

46 il vainc

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

47 il faut que je le voie

je vois : indicatif présent

que je voie, subjonctif présent

Terminaison de tous les verbes au subjonctif présent :

E, ES, E, IONS, IEZ, sauf pour le verbe être et avoir.

Voir : La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

48 il ne fallait pas que je meure - OU - il ne fallait pas que je mourusse.

je meurs, ind. présent

que je meure, subj. présent - style courant

OU

que je mourusse, subjonctif imparfait pour la concordance des temps, le verbe de la proposition principale étant au passé (indicatif imparfait) - style soutenu.

Voir l'article ci-dessus

49 Passé simple : il tint bon, nous tînmes bon

50 Passé simple : il cousit

51 Passé simple : il vainquit, il convainquit.

52 Marche à l'ombre !

L'impératif présent des verbes se terminant par E ne prennent pas de S : joue, sache, chante, crie...

sauf dans certains cas, lorsqu'ils sont suivis de Y et de EN (par euphonie, pour que ce soit plus agréable à entendre)

parles-en (parle de cela), penses-y (pense à cela), manges-en (mange de cela), passes-y (passe chez elle)

De même : Va ! Vas-y !

> L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus – Vas-y ET Va y comprendre quelque chose ! – Va-t'en OU Va-t-en ?

53 Je vous saurai gré

locution verbale savoir gré.

Je vous saurai gré de bien vouloir me donner un coup de main.

54 Eh bien ! Eh oui ! Eh, dis-moi.

55 tranquillité - imbécillité (mais imbécile)

56 s'il pleut je resterai chez moi

S'il pleuvait je resterais chez moi  

S'il pleut, je resterai chez moi.

Voir : La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

57 fantôme - fantomatique

Conseil : Si vous avez fait des fautes, ne vous contentez pas de lire la correction. Demandez à quelqu'un de vous faire faire la dictée de ces mots dans un ou deux jours. Vous les retiendrez définitivement !

 

Voir aussi les articles :

  Les paronymes : 

 agonir, agoniser – conjecture, conjoncture – percepteur, précepteur – ennoblir, anoblir – infecter, infester – bailler, bâiller, bayer -infraction, effraction - infesté, infecté - imminence, éminence - armistice, amnistie - collision, collusion - luxurieux, luxuriant - épigramme, épitaphe, épithalame, etc.  

Des fautes qu'il ne faut plus jamais faire 

 Champ lexical - Champ sémantique - Registre de langue (ou style), soutenu,

 courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire – Archaïsmes  

Articles : "Ne pas confondre... " 

              Orthographe grammaire pour les hésitants

  Suite de  l'article - Pour en savoir +

Les verbes difficiles à conjuguer à l'indicatif présent, au passé simple,

au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 Retour au début de l'article

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 Combien de fautes voyez-vous dans la phrase suivante ?

Fais un quizz et manges des sandwiches à cents euros

malgrés tes ennuis pécuniers, bien coit, dans un coin exiguë

 Il y a sept fautes.

Fais un quiz et mange des sandwiches ou sandwichs à cent euros

malgré tes ennuis pécuniaires, bien coi, dans un coin exigu.

Coi, coite > tranquille

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:13

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Voir la correction avec les explications grammaticales dans l'article : *La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

 

 

Mettre le verbe au mode et au temps qui conviennent.

Exemple :

Je viens s'il (faire) beau.

1 Je viens s'il fait beau.

 

 

Je viendrai s'il (faire) beau.

2

 

Je viendrais s'il (faire) beau)

3

 

Je serais venu s'il (faire) beau.

4

 

Je fusse venu s'il (faire) beau.

5 style soutenu

 

Tu sais que je (venir) ce soir à 20h. 2 phrases 

6 a- présent à valeur de futur proche

6 b- futur

   

Tu sais que je (venir) ce soir à 20h. Il est 22h. Je t'attends toujours.

7  

 

Tu sais que je (venir) ce soir si je peux.

8 a- Futur

 

Tu sais que je (venir) ce soir dès que je (pouvoir).

8 b- Les deux verbes au futur

 

Tu sais que je (venir) hier soir dès que je (pouvoir).

9

 

Tu sais que je (venir) ce soir si je pouvais

10

 

Tu savais que je (ne pas venir) même si tu me l'avais demandé.

11

 

Je ne fusse pas venu même si tu me le (demander)  

12 Style soutenu

 

Il faut que tu (savoir) que je (ne pas venir) même si tu me l'avais demandé.

13

 

Il faudrait que tu (savoir) que je (ne pas venir) même si tu me l'avais demandé.

14 style courant

15 style soutenu

 

Il aurait fallu que tu (savoir) que je (ne pas venir au conditionnel passé) même si tu me l'avais demandé.

16 style courant 

17 style soutenu  Il eût fallu

 

 

Style indirect avec une complétive introduite par QUE

Exemple :

18 Je te dis : "Je viens ce soir." 

19 >>Je te dis que je viens ce soir.

Note : Je dis est à l'indicatif présent 

 

 

20 Je t'ai dit : "Je viens ce soir."

21 >>Je t'ai dit que

 

22 Je te dis : "Je viendrai ce soir."

23 >>Je te dis maintenant que je

 

24 Je t'ai dit : "Je viendrai ce soir."

25 >>Je t'ai dit que

 

26 Je t'ai dit : "Je viendrais si je pouvais." (Et je ne suis pas venu)

27 >>Je t'ai dit que

 

28 Je t'avais dit : "Je viendrai ce soir." 

29 >>Je t'avais dit que je

 

30 Je t'avais dit : "Je suis venu ce soir." 

31 >>Je t'avais dit que

 

32 Je t'aurais dit : "Je suis venu hier soir"

33 >>Je t'aurais dit que je

 

34 Je t'aurais dit : " Je ne viendrai pas demain."

35 >>Je t'aurais dit que je

 

36 "Partez !"

37 >>Je demande que vous

 

38 "Qu'il parte !"

39 style courant >>J'ai exigé qu'il

40 style soutenu >>J'exigeai qu'il

 

 

Complétez avec une subordonnée interrogative indirecte

Tu me poses une foule de questions.

 

Exemple

41 Tu me demandes : "Viens-tu ?

(OU style courant >> Est-ce que tu viens ?)"

42 Tu me demandes si je viens.

 

 

43 Tu m'as demandé : " Viens-tu ?"

44 >>Tu m'as demandé si

 

45 Tu me demandes : " Viendras-tu ? " (OU "Est-ce que tu viendras ?")

46 >>Tu me demandes si

 

47 Tu me demandes : "Viendrais-tu si tu le pouvais ?"

48 Tu me demandes si

 

Même idée, mais la condition n'est pas exprimée :

49 Tu me demandes : "Viendrais-tu ?"

50 >>Tu me demandes si

 

51 Tu m'as demandé: "Serais-tu venu ?"

52 >>Tu m'as demandé si

 

53 Tu m'as demandé : "Quand viens-tu ?"

(OU "Quand est-ce que tu viens ? -style familier)

54 >>Tu m'as demandé quand

 

55 Tu me demandes : "Quand viendras-tu ?"

56 >>Tu me demandes

 

57 Tu m'as demandé : "Quand viendras-tu ?"

58 >>Tu m'as demandé

 

59 Tu me demandes : "Qu'est-ce que tu as fait hier ?" et "Qu'est-ce que tu veux faire demain ?"

60 >>Tu me demandes

 

61 Mardi dernier, tu m'as demandé : "Qu'est-ce que tu as fait hier ?" et "Qu'est-ce que tu veux faire demain ?"

62 >>Mardi dernier tu m'as demandé

 

Et maintenant c'est moi qui me pose des questions à ton sujet.

 

63 Que feras-tu aujourd'hui ? M'écriras-tu enfin ?

64 >>Je ne sais pas ce que tu

65 >>Il y a trois jours  je ne savais toujours pas ce que tu

 

66 Qu'as-tu fait ce jour-là ?

67 >>Je ne sais pas

68 >>Je n'ai pas su

 

69 Qu'as-tu fait la semaine dernière ?

70 >>Je ne sais pas

71 >>Je n'ai pas su

 

72 Que décideras-tu de faire la semaine prochaine ?

73 >>Je ne sais pas

74 >>Je ne savais pas

 

Correction > *La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

Voir aussi > **Suite de l'article sur la concordance des temps

et d'autres exercices :

> Quel mode et quel temps choisir ? Exercice sur le subjonctif n° 1 - QUIZ 28

> Passé simple ou subjonctif imparfait ? Passé antérieur, ou subjonctif plus-que-parfait ou conditionnel passé ? QUIZ 29 – Exercice sur le subjonctif n° 2

> Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et au subjonctif imparfait. Exercices sur le subjonctif n°3 - QUIZ 42 

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:51

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Voir aussi l'article précédent :

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

et l'article suivant :

***La concordance des temps - Exercices d'application

 

En introduction à la concordance des temps, j'ai écrit dans l'article précédent :

 

 

La concordance des temps veut

que le temps du verbe de la proposition subordonnée

dépende du temps du verbe de la principale.

Mais ce n'est pas mécanique.

Il faut se fier au sens de la phrase.

 

 

On pourrait supposer qu'au mode et au temps donnés d'un verbe d'une proposition principale corresponde mécaniquement un mode et un temps du verbe de la proposition subordonnée.

C'est ce que la plupart des articles concernant ce problème de la concordance des temps voudraient nous faire croire (articles nombreux que vous pouvez trouver sur la toile).

Et on peut y lire des tableaux qu'on supposerait immuables et qui résoudraient tous les problèmes.

 

Je vous donne un exemple :

 

 

 

Phrases

On a dans la proposition principale

>

On a dans la proposition subordonnée

1-Je pense qu'il est malade.

Un verbe à l'indicatif présent (je pense)

>

Un verbe à l'indicatif présent (il est)

2-Je pensais qu'il était malade.

Un verbe à l'indicatif imparfait (je pensais)

>

Un verbe à à l'indicatif imparfait (il était)

3-Je veux qu'il guérisse.

Un verbe à l'indicatif présent (je veux)

>

Un verbe au subjonctif présent (il est)

4-Je voulais qu'il guérisse.

Un verbe à l'indicatif imparfait (je pensais)

>

Un verbe au subjonctif présent (il guérisse)

5-Je ne sors pas s'il pleut.

Un verbe à l'indicatif présent (je ne sors pas)

>

Un verbe à l'indicatif présent après la conjonction SI (s'il pleut)

6-Je ne sortirais pas s'il pleuvait.

 

Un verbe au conditionnel présent (je ne sortirais pas)

>

Un verbe à à l'indicatif imparfait après SI (s'il pleuvait)

7-Je ne serais pas sorti s'il avait plu.

Un verbe au conditionnel passé (je ne serais pas sorti)

>

Un verbe à l'indicatif plus-que-parfait après SI (s'il avait plu)

 

Conclusion : on a toujours un indicatif après : SI

  FAUX !

 

Remarque 1

Si la plupart des analyses faites dans ce tableau sont correctes, on remarque qu'elles sont très incomplètes.

Il faudrait ajouter par exemple :

dans les cases 1 et 2 :

1-Je pense qu'il est malade.

Je pense qu'il a été malade.

Je pense qu'il sera malade.

Je pense qu'il aura été malade (après tous ces excès de gourmandise)

Je pense qu'il serait malade (s'il mangeait tout le chocolat).

Je pense qu'il aurait été malade (s'il ne m'avait pas écoutée).

2-dans la case 4 :

Je voulais qu'il guérisse. Style courant - subjonctif présent 

Je voulais qu'il guérît. Style soutenu - subjonctif imparfait

3-Je pensais qu'il était malade.

J'ai pensé qu'il était malade.

Je pensais qu'il avait été malade.

Je pensais qu'il aurait été malade.

J'avais pensé qu'il était malade.

J'avais pensé qu'il serait malade.

Je pensai qu'il était malade.

J'aurais pensé qu'il aurait été malade.

J'eusse pensé qu'il eût été malade (s'il eût fait bombance).

Etc.

 

Remarque 2

Pour les exemples des phrases 6 et 7 où l'on trouve l'indicatif après la conjonction de subordination Si (que ce soit l'imparfait ou le plus-que parfait) on omet de signaler le cas du subjonctif :

Je ne fusse pas sorti s'il eût plu.

Le subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé s'emploie dans le style soutenu. On le rencontre dans des textes littéraires.

On peut l'employer soit dans une proposition soit dans l'autre

Je ne fusse pas sorti s'il avait plu.

Je ne serais pas sorti s'il eût plu.

 

Remarque 3

Et pourquoi se limiterait-on à l'emploi de la conjonction de condition si ?

Il y a bien d'autres locutions conjonctives de sens proche (condition, supposition, hypothèse, éventualité) qui demanderaient à être étudiées, chacune d'entre elles ayant une construction particulière.

 

Conjonctions et locutions conjonctives de condition

À moins que 

À part que 

À supposer que   

Au cas où, au cas que

Dans le cas où, dans le cas que

En cas que, au cas que

En supposant que(En supposant que, supposé que, à supposer que, admettons que, en admettant que, une supposition que, supposition que (régional ou familier), dans la supposition que (rare)

Excepté que

Loin que, aussi loin que, d'aussi loin que, du plus loin que, bien loin que

Lors que, lors même que 

Lorsque

Même si (avec une nuance concessive)

Moyennant que

Pour autant que

Pour peu que

Pourvu que

Quand

Quitte à ce que

Sauf que, sauf à ce que, sauf si

Selon que

Si

Si ce n'est que

Si tant est que

Soit que... soit que

Sous (la) condition que

Supposé que

Supposition que

Suivant que

 

Il en va de même pour les conjonctions de subordination et les locutions conjonctives exprimant le temps, la cause, la conséquence, la concession, le but, l'alternative, la restriction, la proportion, etc.

Vous trouverez ces conjonctions et leurs nuances dans l'article :

La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel ?

Autres exemples avec des subordonnées concessives, propositions subordonnées introduites par une conjonction ou une locution conjonctive de concession :

Je sors bien qu'il pleuve.

Je sors même s'il pleut.

(même si, locution conj. de condition avec une nuance concessive)

Je sors alors même qu'il pleut.

Je sors lors qu'il pleut.

Je sors lors même qu'il pleut.

Je sortirais quand bien même il pleuvrait.

Je sortirais quand même il pleuvrait.

Je sortirais quand bien il pleuvrait.

Je sortirais même lorsqu'il pleuvrait (lorsque concessif rare)

lors, quand et lorsque (cas rare) peuvent s'employer dans un sens concessif sans être accompagnés de même, mais on peut les confondre avec leur valeur temporelle sans nuance concessive.

 

Pleuvrait-il, je sortirais.

Eût-il plu, je serais sorti. / je fusse sorti.

Interrogatives fictives – la première proposition (sous-phrase) est à valeur conditionnelle.

 

Les phrases grisées ont des tournures vieillies et peu usitées.

Il n'importe ! Elles existent.

 

Quand et lorsque sont des conjonctions de temps mais elle ont ici une nuance concessive dès lors qu'elles sont suivies du conditionnel.

 

Ces exemples montrent toute la complexité de la concordance des temps.
 

CONCLUSION

On voudrait nous faire croire qu'un tableau donnant des correspondances entre les modes et les temps peut résumer tous les cas possibles. C'est faux.

On voudrait nous faire croire qu'on peut tirer de quelques exemples des règles rigides et immuables, c'est faux.

La langue française est riche de nuances pour traduire la pensée. Elle ne se laisse pas si facilement emprisonner dans un cadre restreint.

Et c'est tant mieux !

Réjouissons-nous donc d'en vouloir connaître toutes ses subtilités !

 

Nota bene

Par exemple, si vous avez mémorisé que quand bien même est suivi du conditionnel, vous serez peut être étonné de savoir qu'il est suivi parfois de l'indicatif.

Voir : Quand §3

.............................

Voir l'article précédent : 

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

et l'article suivant :

***La concordance des temps - Exercices d'application

.............................

Quelques exercices de circonstance :

Quel mode et quel temps choisir ? Exercice sur le subjonctif n° 1 - QUIZ 28

 

Passé simple ou subjonctif imparfait ? Passé antérieur, ou subjonctif plus-que-parfait ou conditionnel passé ? QUIZ 29 – Exercice sur le subjonctif n° 2

 

Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait. Exercices sur le subjonctif n°3 - QUIZ 42

 

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

Valeurs et emplois du subjonctif

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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