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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:17

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Petit exercice : Accordez ou non les participes passés dans la phrase :

Ils se sont rencontré, se sont souri, se sont parlé, et ils se sont aimé ;

puis ils se sont menti et nui et fait du mal  ;

et finalement ils se sont quitté après s'être rendu compte qu'ils s'étaient torturé bêtement.

Solution à la fin de l'article

 

Rappel de la règle générale : Le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct (COD) s'il est placé avant lui.

Verbes conjugués aux temps composés, employés avec l'auxiliaire avoir et verbes pronominaux.

La difficulté est de savoir si le verbe pronominal a un complément d'objet direct.

> L'accord des participes passés des verbes pronominaux

 

succédé

Il a succédé à son père.

Le verbe n'a pas de COD mais un complément d'objet indirect (COI) relié au verbe par la préposition à.

Ils se sont succédé de père en fils.

Le pronom se est COI. Pas d'accord.

Remarque : SE n'est pas un pronom réciproque. Si l'un succède à l'autre, l'autre ne succède pas à l'un !

 

parlé* - souri

Le jour de notre première rencontre, nous nous sommes souri, puis nous nous sommes parlé.

Le pronom réciproque nous est complément d'objet indirect (à qui ?)

J'ai souri à cette jeune femme, j'ai parlé à cette charmante demoiselle...

*REMARQUE : le participe passé du verbe se parler de sens passif s'accorde avec le sujet.

Les langues régionales se sont parlées après que le français a été imposé en France. Elles se parlent encore et ne sont pas près de s'éteindre.

 

menti - nui

Vous vous êtes menti et vous vous êtes nui. Quel dommage !

Le pronom réciproque vous est complément d'objet indirect (à qui ?)

Paul a menti (nui) à Julien et Julien a menti (nui) à Paul.

 

Plu - déplu

Nous nous sommes plu immédiatement.

Ils se sont déplu et se sont regardés en chiens de faïence.

Les pronoms se de se plaire et se déplaire sont COI. Pas de COD.

Sonia a plu à Serge et Serge a plu à Sonia

 

complu

Ils se sont complu à la contredire.

Complu toujours invariable. Le pronom se est inanalysable.

Pas de COD

 

ri - joué

Elles ont ri. Elles ont joué.

Pas de COD, pas d'accord.

Elles se sont ri de nous.

Elles se sont joué de nous.

Le pronom se est inanalysable.

Pas de COD.

 

ils se sont fait mal /tort/justice

ils se sont rendu compte...

ils se sont donné rendez-vous

...

Le COD suit le verbe, donc pas d'accord.

Elle s'est fait mal.

Ils se sont fait tort (du tort).

Nous ne nous sommes rendu compte de rien.

Vous vous êtes donné rendez-vous le lendemain.

 

ils se sont fait/laissé mordre...

Nous nous sommes fait mordre par ce sale cabot !

Elles se sont laissé raconter des sornettes.

fait et laissé suivi d'un infinitif sont invariables.

Pour voir les divers cas concernant les participes fait et laissé, lire l'article : L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

 

Pour en savoir +

> Qu'est-ce qu'un complément d'objet direct ? un complément d'objet second ? un complément d'objet indirect ? Qu'est-ce qu'un attribut ?

> Règles de l'accord des participes passés

> L'accord des participes passés + Quiz 26

> L'accord des participes passés des verbes pronominaux + Quiz 32

> L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

> Les différentes constructions des verbes assurer et persuader et l'accord de leur participe passé

 

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Petit exercice du début de l'article : Accordez ou non les participes passés dans la phrase :

Ils se sont rencontrés, se sont souri, se sont parlé, et se sont aimés ; puis ils se sont menti et nui et fait du mal  ; et finalement ils se sont quittés après s'être rendu compte qu'ils s'étaient torturés bêtement.

 

Solution :

rencontrés : participe passé d'un verbe pronominal réciproque, s'accorde avec le cod (complément d'objet direct) SE (pronom réciproque) placé avant lui

souri, parlé, pas de complément d'objet direct, SE est COI (complément d'objet indirect). parler à, sourire à, mentir à, nuire à.

aimés, comme rencontrés.

menti, nui, comme souri.

fait du mal, le cod DU MAL est après le participe passé, pas d'accord.

quittés, comme rencontrés.

rendu compte, le cod COMPTE est après, pas d'accord.

torturés : On peut considérer qu'ils se sont torturés l'un l'autre, donc verbe pronominal réciproque, OU que chacun d'eux s'est torturé lui-même, le verbe est alors pronominal réfléchi.

Dans les deux cas, accord avec le pronom SE placé avant le participe passé.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 16:52

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Lorsque je regarde des jeux télévisés où les participants s'achoppent à des difficultés d'ordre grammatical, je me dis : Que n'ont-ils lu les articles de mon blog !

Je suis étonnée qu'on passe tant et tant d'heures à l'école à ressasser des règles, et qu'après quelques années, il en reste si peu de choses.

« Mais, » me direz-vous, « la culture n'est-elle pas ce qui reste après avoir tout oublié ?* »

*D'après la citation attribuée à Édouard Herriot (1872-1957)

Il n'empêche.                        

              
Hier deux personnalités que j'apprécie beaucoup, Hélène Segara et Anthony Kavanagh ont dû quitter le plateau de "Qui veut gagner des millions" sur TF1, très tôt, trop tôt, parce qu'ils ne savaient pas qu'un participe passé employé avec avoir, ou celui de certains* verbes pronominaux, s'accordait avec le complément d'objet direct placé avant eux.

Ils ont préféré : "Elles se sont succédées" à : "Elles se sont succédé".

Pas de complément d'objet direct, donc pas d'accord.

On succède à + complément d'objet indirect

Dommage pour le gain manqué pour Sidaction !

*Qu'est-ce qu'un verbe pronominal réfléchi, réciproque, subjectif... ?

Accord du participe passé des verbes pronominaux
 

Quelques jours auparavant, une mère et sa fille, heureuses d'être parvenues à la dernière étape de "Money Drop", toujours sur TF1, ont choisi d'écrire en abrégé pour messieurs : Mrs au lieu de MM. (Mrs signifie mesdames en anglais). Elles ont perdu les 20 000 euros qu'elles avaient épargnés jusque-là.

Déception !             

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle,etc ? Comment abréger ces mots. Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

 

Alors, si vous êtes joueur, promenez-vous dans les articles de grammaire de mon blog. Un jour, peut-être, cela vous rapportera-t-il gros !  

 

EXTRAITS DE QUELQUES ARTICLES DU BLOG :

>>> Reportez-vous aux articles pour avoir le test complet et la correction.

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Curiosités grammaticales + QUIZ 41

Questions

1-Quel est le seul verbe qui se termine par ER à l'infinitif sans être du 1er groupe ?

2-Quels sont les deux verbes qui existent au passé simple et qui ne prennent pas d'accent circonflexe à la 1re ni à la 2e personne du pluriel  ? (comme : nous courûmes et vous éclatâtes)

3-Quels sont les 2 verbes qui ne se terminent pas par E ES E aux 3 personnes du singulier du présent du subjonctif comme le font tous les verbes (sauf défectifs) : EX. (que) je croie, tu coures, il meure ?

4-Quels verbes ne se terminent pas par E, T ou D à la 3ème personne du singulier du présent de l'indicatif comme il miaule, il remplit, il attend ?Trouvez-en 4

5-Dans quels cas particuliers TOUT, adverbe invariable, varie-t-il ? Et pourquoi ?

6-Quel est le verbe pronominal qui n'entre dans aucun des cas suivants ? 1-pronominal réfléchi 2-pronominal réciproque3 -pronominal subjectif (essentiellement pr.) 4-pronominal de sens passif

7-Quels sont les adverbes qui se terminent par ûment avec l'accent circonflexe ?

Etc.

SUITE > Curiosités grammaticales + QUIZ 41

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L'accord des participes passés + Quiz 26

Accordez le participe passé s'il le faut : 

 

Extrait de la saynète [...]

ELLE- Vraiment ? C'est de cette péronnelle qu'il t'a parlé ? Et il lui en a donné beaucoup de ses roses? Des roses de son jardin ? Mais combien lui en a-t-il donné ? De ses roses, que je n'ai jamais vu fleurir !!

LUI- Pourtant, tu les as vu planter, et arroser, et bichonner tout le printemps ! Toute cette peine qu'il s'est donné ! Tous ces efforts qu'il a fait !

ELLE- Ah oui, ses pauvres fleurs ! J'ai vu comment il les a planté et arrosé, et bichonné. Je les ai même regardé pousser... de là à s'épanouir ! Tous ses efforts se sont succédé sans relâche, je te l'accorde. Quel gâchis !

En revanche, j'admire les parterres qui ont fleuri, dans notre jardin, grâce à toi. Ils sont bien réussi. Mais je me suis piqué quelquefois aux chardons.

[...]

SUITE > L'accord des participes passés + Quiz 26

 

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L'accord des participes passés des verbes pronominaux 

 

Accordez le participe passé s'il le faut :

10-Ils ne parleront jamais des choses dérobées qu'ils se sont approprié.

11-Nous nous sommes imposé des règles drastiques.

12-Elle s'est imaginé que sa chance ne la quitterait pas.

13-Ils se sont fait un plaisir de nous inviter à dîner.

14-Mes parents se sont juré qu'il resteraient intraitables.

15-Messieurs, vous vous êtes enfin rendu compte de votre erreur.

16-Elle s'est piqué les jambes aux orties.

17-Des arguments contre le Médiator se sont fait jour.

[...]

52-Vous vous êtes suffi à vous-mêmes trop longtemps, vous avez besoin de nous maintenant.

53-Ils se sont nui trop souvent en s'envoyant des invectives blessantes.

54-Pauvres niais, vous êtes-vous aperçu de votre erreur ?

55-Non, ils ne se sont douté de rien.

56-Et nous nous sommes plaint de leur bêtise.

57-Elles se sont joué de lui et ne se sont pas repenti.

58-Elle s'est  moqué de moi et s'est esclaffé: "Quel borné !"

59-Ta voix se serait entendu jusqu'à Pontoise si tu n'avais pas cessé de crier.

[...]

SUITE > L'accord des participes passés des verbes pronominaux 

 

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L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

 

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Paronymie et paronamase + QUIZ 27

 

Compléter la phrase avec le mot qu'il faut.

1- On l'entendait crier jusqu'ici, Il vous ........ d'injures.  Quelle pitié ! (agonissait ou agonisait)

2- Difficile de venir en aide aux agriculteurs dans cette ........ (conjecture ou conjoncture)

3- Mon fils n'ira pas à l'école, il étudiera à la maison avec un ........ (percepteur ou précepteur)

4- Ce preux chevalier a été ........ par le roi. (ennobli ou anobli)

5- Je vous ........ gré de ne pas oublier de me rendre mon dû. (saurai, serai)

6- Au Moyen Âge, les grands chemins étaient ........ de brigands. (infectés,infestés)

7- Quel malotru ! Il m'a ........ trente coups de bâtons. (baillé, bâillé, bayé)

8- Qu'avez-vous donc à ........ ainsi aux corneilles. Remuez-vous ! (bailler, bâiller, bayer)

9- Vu ........ du danger, nous devons fuir sans attendre. (l'imminence, l'éminence)

10- Ce condamné à mort ne bénéficiera pas de ........ qu'il attendait. (l'armistice, l'amnistie)

11- Tout est sens dessus dessous ! On est entré par ........ dans l'appartement ! (infraction, effraction)

SUITE > Paronymie et paronamase + QUIZ 27

 

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Quiz 28 sur le subjonctif 

 

Trouver le mot qu'il faut

1

Il ne faut pas que tu le (voir) mourir.

Tu as raison, il ne fallait pas que je le (voir) mourir, mon pauvre chien que j'aimais tant.

Il faudrait qu'elle (pouvoir) sécher ses larmes.

Il aurait fallu que tu (chanter) plus juste pour gagner un prix.

Il fallait que nous (venir) te voir jouer pour que nous (pouvoir) donner notre avis.

Il était probable qu'il (arriver) quelque chose.

Il ne s'attendait pas à ce que je (venir).

 

2

Nous ne nous attendions pas à ce que tu nous (convaincre). 

Tu avais décidé de renoncer à la cigarette bien avant que je te le (demander).

 

3, 4 & 5

Il n'est pas certain qu'il me (rester) fidèle.

Nous doutons qu'il (pouvoir) comprendre cet exercice difficile.

Se peut-il qu'elle y (parvenir) ?

Se pouvait-il que nous (s'attendre) à ce qu'elle nous (pardonne) ?

Je ne suis pas vraiment sûr que vous (venir) tous à la manifestation demain.

 

6

Nous ne doutions pas qu'il (savoir) bien s'y prendre.

Je n'ai jamais douté qu'il (partir) ce jour-là.

Nul doute que vous (combattre) avec ferveur.

SUITE > Quiz 28 sur le subjonctif 


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Quiz 29 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

 

Trouvez le mot juste.

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra - obtempérât pas immédiatement.

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez menti de la sorte.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses raconté des sornettes ?

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

 

5-Comment ne l'eus-je – l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus – n'eusse jamais quitté mon village.

 

7-A peine eussé-je - eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer.

 

8-Le danger, eut-il - eût-il été imminent, nous n'eûmes – eussions pas bougé d'un pouce.

SUITE > Quiz 29 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

 

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Les mauvaises manières de parler le français et de l'écrire - Barbarismes et solécismes + QUIZ 30

 

Corrigez les phrases.

1-Nous avons convenu de nous voir à cinq heures. 

 

2-Nous avons fait une escalade dangereuse et nous avons rencontré beaucoup d'aléas.

 

3-Et bien, tu as eu raison !

 

4- J'ai tombé dans les escaliers et j'ai échappé mes pommes de terre. Quel fracas !

 

5-J'ai cassé ma tasse, je l'ai faite tomber.  

 

6-Tu avais pris ta valise ? - Oui, je suis parti avec.

 

7-Ça va (bien ou mal) se finir.

 

8-T'as pas dix balles ?

 

9-Je reviens de suite.

 

10-J'espère qu'il vienne.

SUITE > Les mauvaises manières de parler le français et de l'écrire - Barbarismes et solécismes + QUIZ 30

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Les barbarismes vous irritent-il ou vous amusent-ils ? + QUIZ 31

 

Corrigez

2-Vous n'êtes pas sans ignorer que la vie n'est pas un lit de roses.

 

3-Tous ces billets de loterie que tu as achetés ! Tu risques de gagner cette fois !

 

4-Une terrible secousse sismique a été enregistrée au Japon, le 11 mars 2011.

 

5-Il s'en est suivi un désastre épouvantable.

SUITE > Les barbarismes vous irritent-il ou vous amusent-ils ? + QUIZ 31

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Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4.

Quel est le genre des mots suivants ?

Certains peuvent être au féminin et au masculin.

pupille

acné

barde

algèbre

acrostiche

crêpe

ambre

anagramme

emblème

esclandre

ecchymose

greffe

foudre

garenne

manoeuvre

mémoire

ombre

pendule

solde

oriflamme

impasse

écritoire

amour... etc.

SUITE > Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4.

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Voir aussi :

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercices

 

Prononciation problématique de quelques mots en français : gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, abasourdi, Auxerre, Bruxelles, Cassis...

 

Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe (variable dans certains cas) et substantif

 

Savoir orthographier les adjectifs numéraux cardinaux (cent ou cents, vingt ou vingts...) + des millions, des milliards, des billions + Une réflexion sur "les liaisons dangereuses" de Michel Serres

 

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc ? Comment abréger ces mots. Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

 

Avoir affaire ou avoir à faire ? Les affaires, une affaire de coeur, j'en fais mon affaire, je lui ai fait son affaire, une ténébreuse affaire, faire le bizness...

 

Mots commençant par SI – CI – SCI – SY – CY – SCY + QUIZ 2   

 

Vous aimez les exercices à trous ? Récapitulation de ceux que vous trouverez dans le blog

 

Voir tous les quiz du blog  

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:57

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NOUVEAU, adjectif, récent, neuf, qui apparaît pour la première fois ou qui est apparu depuis peu de temps, dont on vient de prendre connaissance.

 

L'adjectif nouveau varie en genre et en nombre.

-au masculin nouveau ou nouvel*  

-au féminin nouvelle

-au pluriel nouveaux, nouvelles

 

Un nouveau parfum, un nouveau héros, un nouvel hélicoptère, un nouvel ami, de nouveaux jeux, de nouvelles épreuves.

Il peut se placer parfois avant ou après le substantif : une nouvelle vie ou une vie nouvelle.

 

*Nouvel devant un substantif masculin commençant par une voyelle ou un h muet.

Un nouvel ennui, un nouvel horizon...

Un nouvel ami, mais (disjonction devant et) un nouveau et doux ami.

Un nouveau et terrible orage.

On trouve parfois dans la littérature la forme un nouvel et terrible orage. (Cf. Le Grevisse)

 

Voir l'article : Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Nouveau ou nouvel ? Fou ou fol ? Mou ou mol ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme...


NOUVEAU, adverbe invariable, nouvellement.

Dans des adjectifs et des substantifs composés

(nouveau + participe)

 

Adjectifs :Qu'ils sont craquants ces enfants nouveau-nés ! Des filles nouveau-nées.

Substantifs :des nouveau(-)venus, des nouveau-nés.

Nous avons bien accueilli les nouveau venus.

 

Littré - Adverbe, nouvellement. Du beurre nouveau battu. Des vins nouveau percés. Les nouveau-nés. Une fille nouveau-née.

Avec d'autres participes que né et qui sont pris substantivement, il est adjectif et s'accorde.

Les nouveaux venus. Une nouvelle venue. Une nouvelle convertie.

 

 

DE NOUVEAU

Locution adverbiale

une fois de plus. L'Académie

encore une fois, derechef. Littré

 

Ah ! Tu t'es trompé de nouveau !

À NOUVEAU

Locution adverbiale

pour la seconde fois, de façon complètement différente. l'Académie

d'une manière différente, sur de nouvelles bases, comme si c'était la première fois. Le Trésor

 

Ta dissertation est vraiment nulle, tu dois y réfléchir à nouveau.

 

-Le Trésor de la langue française  donne : à nouveau, synonyme de de nouveau (par extension) mais pas l'Académie ni le Littré.

 

UNE NOUVELLE  substantif 

Alors quelles nouvelles ?

(la nouvelle arrivée)-Tu as vu la nouvelle ? Pas mal, hein ?

 

LE RENOUVEAU substantif

-le renouvellement, le retour

-le printemps

............................................................

 

La Promenade

de Marie-Joseph Chénier

1805

 

Roule avec majesté tes ondes fugitives,

Seine ; j'aime à rêver sur tes paisibles rives,

En laissant comme toi la reine des cités.

Ah ! Lorsque la nature à mes yeux attristés,

Le front orné de fleurs, brille enfin renaissante ;

Lorsque du renouveau l'haleine caressante

Rafraîchit l'univers de jeunesse paré,

Sans ranimé mon front pâle et décoloré ;

Du moins, auprès de toi que je retrouve encore

Ce calme inspirateur que le poète implore,

Et la mélancolie errante au bord des eaux.

[...]

 

Page 303 des oeuvres complètes de M. J. Chénier

voir sur google livre.

 

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:47

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J'écris en rouge la prononciation simplifiée au cas où le lecteur ne connaîtrait pas l'alphabet phonétique international donné par convention entre crochets [...]

signifie approximativement.

 

Imbroglio (pluriel imbroglios) mot qui vient de l'italien.

Embrouillement, confusion – Situation embrouillée

Prononciations possibles : [ɛ̃.bʁɔ.ljo] ou [ɛ̃.bʁɔ.ɡli.jo]

Les formes francisées (on les rencontre rarement) sont imbroille (Cf. Littré et le Dictionnaire de l'Académie 1762) et imbroïlle, une variante dans le Dictionnaire de l'Académie 1878.

 

Gageure : Action qui tient du pari, du défi.

Prononcer >gajure [gaʒy:ʀ]

Orthographe réformée : gageüre

Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

Geôle >jôle, de même pour geôlier, geôlière

Prison, gardien(ne) de prison.

 

Almanach : Vous connaissez peut-être l'Almanach Vermot, livre populaire qui est publié chaque année depuis 126 ans.

Je me souviens que je le lisais chez ma grand-mère lorsque j'étais enfant. On y trouvait un calendrier donnant pour chaque jour des articles météorologiques, astronomiques, pratiques, l'histoire du saint du jour, des petites histoires sur des sujets variés, des blagues et des illustrations. Il y a bien longtemps. Je croyais qu'il appartenait au passé et je découvre qu'il est encore publié aujourd'hui.

 

On ne prononce pas le ch du mot almanach [almana]. On entend K quand il se lie avec une voyelle. Exemple : Un almana-k-étonnant.

 

Pour connaître les acceptions d'almanach, voir le Trésor (TFLi) et l'Académie sur le site du CNRS :

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et lexicales 

 

Lacs. Un lacs est un cordon.

Prononcer [la]

Tomber dans le lacs, tomber dans le piège. Par confusion on dit souvent aujourd'hui tomber dans le lac.

 

Mas. Maison provençale traditionnelle.

On peut prononcer >ma ou masse [ma(s)]

 

Handball. On fait la confusion avec football.

Handball vient de l'allemand, hand (main) ball (ballon)

Le a de handball se prononce >a et non >o

 

Abasourdi. On prononce [z].

Certains prononcent [s] par analogie avec l'adjectif sourd. C'est une faute.

abasourdi, étourdi comme quelqu'un qui a reçu un coup sur la tête.

Voir Le Trésor TFLi et l'étymologie sur le cnrtl

 ABASOURDIR


Blinis ou blini, pluriel de blini

Source :  dufau.com : les blini

« on prononce « BLINI », même au pluriel, et non « blinisse », pas plus que spaghettisse ou macaronisse... [...] D'ailleurs, blini est déjà, en russe, le pluriel de blin. » 

Je pense qu'on peut faire confiance à Mme Dufau. Elle semble s'y connaître en blini, elle donne même la recette.

L'Académie a ajouté le mot dans sa dernière édition (la 9ème)   

  >> BLINI, substantif

 

Carrousel [z] On prononce parfois fautivement >carroussel.

 

Lamaserie.  Prononcer [z]  

J'ai rencontré parfois le mot lamasserie, mais il ne figure ni dans le Littré, ni dans le Trésor, ni dans l'Académie, ni dans le Petit Robert...

 

Particularité du verbe faire 

Faisons se prononce > feson

Faisais,-ait se prononce >fezê 

Faisiez se prononce >fezié 

Faisant se prononce >fezan  

 

QU- se prononce souvent [k] > k- parfois [kw] >kou-

quadrupède [kwa] >koua

quadragénaire [kwa] >koua

quadrilatère [kwa] ou [ka]

Quid ? [kwid] Mot latin qui signifie Qu'en est-il ?

« Évidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ? » Woody Allen

 

Coreligionnaires, de la même religion. Par extension, qui pratique les mêmes rites, qui a les mêmes opinions que le groupe auquel il appartient.

Il n'y a pas d'accent sur le e de core-

Prononciation [kɔʀ(ə)liʒjɔnε:ʀ] ou [kɔʀeliʒjɔnε:ʀ] c'est-à dire >core- ou coré-

Pourquoi l'Académie, qui écrit corrélation, corrélatif, avec deux r, écrit-elle coreligionnaire avec une seule r ? question sur le Littré

 

Les / haricots (pas de liaison, disjonction) et non les-zaricots, le h étant aspiré.

De même les / handicaps et les / handicapés pas les-zandicaps ni les-zandicapés.

Voir l'article : La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction 

 

Des villes et des lieux

 

Bruxelles  >Brusselles 

Auxerre  >Ausserre

Cassis  >Cassi

Metz >Messe [mes]

Leicester >≈Lesteur -  ville anglaise

Bonn > ne pas prononcer comme Beaune mais comme bonne.

 

 

 

Roanne >Rouanne
Ville qui se situe dans la Loire.Elle s'appelait autrefois Rouanne.

En artipan (francoprovençal) Rouana.

Rouanne, 1610, le 10 May : Veue de la Ville de Roanne

 

Priest se prononce >prié dans Saint-Priest-en-Jarez > jarê près de Saint-Étienne.

Mais toutes les lettres se prononcent dans Priest de Saint-Priest près de Lyon.

 

Le Forez >forê

Le Forez, ancienne province française correspondant à une partie de la Loire, de la Haute-Loire, et du Puy-de-Dôme.

Je suis une forézienne de souche et je parle le forézien (dialecte de la langue franco-provençale) si je le veux, et en particulier le gaga, (dialecte de Saint-Étienne) avec l'accent s'il vous plaît.

Pour en savoir + sur le gaga, lire sur Wikipédia :

 Parler gaga - Wikipédia

 

 

Lez, lès ces deux mots signifient proche de, près de (lieu)

Prononcer >lê

Il y a liaison avec le mot qui suit s'il commence par une voyelle ou un h muet.

Plessis-lez-Tours, Auchy-lez-Orchies, Saint-Denis-lez-Paris, Aulnoy-lez-Valenciennes, Bougy-lez-Neuville, etc.

Bourg-lès-Valence. 

 

Le Gers >  on peut prononcer le S ou pas [ʒɛʁs ] ou [ʒɛːʁ]

Affluent de la Garonne et département français

 

Des noms et des prénoms :

 

De Broglie,prononcer [dəbʁɔj] >debreuil

 

Comment prononcer le W dans les mots allemands.

Par confusion on prononce fautivement à l'anglaise le W [ w] >ou- dans les mots venant de l'allemand alors qu'il se prononce [v]

Pour le prénom Walter par exemple qui est anglais mais aussi allemand on prononcera >≈ ouolteur en anglais et  >≈ valtère en allemand.

 

De même pour le prénom Peter, en anglais >≈piteur / en allemand >≈péteur

 

Prononcer

Peter Pan >≈piteur panne

Peter Weis >≈péteur va-isse

Sean (Connery) > le son est entre chêne et cheune

(Richard) Gere >g-ir et pas jire, mais la plupart des Français disent jire.

Sinead (O'Connor) prononciation irlandaise  > chnéid

 

Pour en savoir +

>Mots difficiles à prononcer - Risques de fautes de prononciation et d'orthographe - antienne, patio, argutie, cation, kantien, hématie, facétie, argutie, varech, pers, ischion, handicap ...

>Quelques mots qu'on ne prononce pas toujours comme il faut.

>Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

>Le A se prononce [o] dans hall, football... mais [a] dans handball, balltrap...

>Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

>La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

>Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

>Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes

>Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 10:19

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Qu'écririez-vous ? Fait ou faite ? Laissé ou laissée ?

Elle s'est fait mordre et s'est laissé soigner.

Fait et laissé suivis d'un infinitif sont invariables.

Rappel de la règle générale

Le participe passé d'un verbe conjugué s'accorde avec le complément d'objet direct (COD) si celui-ci est placé avant lui.

          Qu'est-ce qu'un complément d'objet direct ? 

 

EXEMPLES

J'ai composé une jolie chanson. (COD placé après, pas d'accord)

Je l'ai composée hier. (COD l' placé avant, accord)

La chanson que j'ai composée est bien jolie. (COD que mis pour l'antécédent chanson, placé avant, accord)

 

Même chose pour fait.

J'ai fait une jolie chanson. (COD placé après, pas d'accord)

Je l'ai faite hier. (COD l' placé avant, accord)

La chanson que j'ai faite est bien jolie. (COD que mis pour l'antécédent chanson, placé avant, accord)

 

Même chose pour laissé.

Je t'ai laissé une jolie chanson sur ton PC.(COD placé après, pas d'accord)

Je l'ai laissée hier. (COD l' placé avant, accord)

La chanson que je t'ai laissée est bien jolie. (COD que mis pour l'antécédent chanson, placé avant, accord)

 

Le pronom réfléchi ou réciproque d'un verbe pronominal peut être COD, dans ce cas aussi le participe s'accorde avec l'un ou l'autre.

Elle s'est faite toute seule.

 

Pour en savoir + voir les articles

 Règles de l'accord des participes passés

 Qu'est-ce qu'un verbe pronominal (réfléchi, réciproque, subjectif...) ? L'accord du participe passé des verbes pronominaux

 

Le participe passé FAIT

 

Fait suit la règle générale et s'accorde avec le COD placé avant.

Ils vont expier les fautes qu'ils ont faites.

 

Se faire un devoir, un plaisir...

Ils se sont fait un devoir de le dénoncer.

Elle s'est fait un plaisir de m'inviter.

FAIT suit la règle générale ci-dessus, le COD est placé après, pas d'accord

SE est un pronom réfléchi dans ces deux phrases, il est complément d'objet second (COS)

Pour en savoir + voir l'article :

           Qu'est-ce qu'un complément d'objet second ?

 

Se faire l'écho

ACCORD du participe passé avec le pronom réfléchi se.

Ils se sont faits l'écho d'une bien triste nouvelle.

Ils se sont faits (eux-mêmes)...

Cette feuille de chou s'est faite l'écho de sondages erronés.

On trouve des dictionnaires qui acceptent FAIT invariable dans ce cas.

 

Se faire fort

FAIT est invariable dans cette locution verbale figée.

Cette année-là, elles s'étaient fait fort de réussir leur bac.

 

FAIT suivi d'un infinitif est invariable

Elle s'est fait faire une superbe coupe de cheveux.

Ils se sont fait avoir, ces naïfs.

Ils sont bien utiles, les cadeaux que nous nous sommes fait offrir.

Elle s'est fait rattraper par les policiers.

 

 

 

Le participe passé LAISSÉ

 

Laissé suit la règle générale et s'accorde avec le COD s'il est placé avant lui.

Ne t'inquiète donc pas, j'ai bien utilisé la grosse somme que tu m'as laissée.

 

Règle de l'accord des participes passés suivis d'un infinitif.

Il y a plusieurs cas que vous retrouverez dans l'article :  

Règles de l'accord des participes passés (chapitre I § 2 3 4)

LAISSÉ suivi d'un infinitif

Le Conseil supérieur de la langue française* recommande l’invariabilité de ce participe (ainsi que Littré et l'Académie)

Vos enfants, je les ai laissé parler aussi longtemps qu'ils l'ont voulu.

Nous nous sommes laissé dire que vous étiez un peu toqué.

 

Mais on trouve encore parfois l'accord avec le COD placé avant si ce COD fait l'action de l'infinitif.

Vos enfants, je les ai laissés parler aussi longtemps qu'ils l'ont voulu. (ils ont parlé)

 

88888888888888888888888888888888888888888888888

 

En résumé, si vous écrivez fait et laissé invariables lorsqu'ils sont suivis d'un infinitif, vous ne faites pas de fautes.

Dans les autres cas, ils suivent la règle générale des participes passés. 

 

88888888888888888888888888888888888888888888888

 

*Le Conseil supérieur de la langue française, créé par Michel Rocard en 1989 est chargé de veiller à la qualité de la langue française. Un rapport public a été publié le 6 décembre 1990 dans le Journal Officiel.

>> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 14:13

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Il y a deux sortes de compléments d'objet :

♦ le complément d'objet direct qu'il ne faut pas confondre avec un complément circonstanciel (ou adverbial) ni avec un attribut.

♦ le complément d'objet indirect qui est relié au verbe par une préposition.

Le complément d'objet second, indirect, se rencontre toujours dans la proposition avec le complément d'objet direct (l'objet premier) 

 

DIRECT signifie que le complément n'est pas relié au verbe par une préposition.

INDIRECT signifie qu'il est relié par une préposition (à, de, pour...). La préposition n'est pas toujours visible dans le cas où le complément est un pronom.

Exemples : Je parle à Jacques, je lui parle.

Mais : Je pense à mes enfants. Je pense à eux. 

 

Le complément d'objet direct (COD)

 

Le complément d'objet direct est complément d'un verbe d'action à la forme active. Il répond aux questions qui ? ou quoi ?

Il se construit directement, ce qui veut dire qu'l n'est pas relié au verbe par une préposition.

Paul mange une banane.

Il a mangé une banane.

On mangera des bananes.

 

À la voix passive le COD devient le sujet du verbe 

Paul mange une banane.

> Une banane est mangée (par Paul - Paul complément d'agent).

Il a mangé une banane.

> Une banane a été mangée (par lui).

On mangera des bananes.

> Des bananes seront mangées.

Il n'est pas toujours possible de transformer une phrase comportant un COD à la voix passive.

 

Le complément d'objet direct peut-être :

-un nom

Je connais ton nom

-un pronom

J'ai aperçu quelqu'un.

-un infinitif

Je veux m'amuser.

Certains verbes se construisent avec de + infinitif : 

Je regrette d'avoir parlé (je regrette mes paroles)

Je redoute de partir. Je crains de souffrir. J'appréhende de sauter.

-une proposition infinitive

J'entends les oiseaux chanter. (les oiseaux : sujet de chanter dans la proposition infinitive)

-une proposition complétive (proposition conjonctive introduite par que)

J'espère que tu viendras.

-une proposition interrogative indirecte

Je me demande comment tu t'appelles.

-une proposition relative 

Je fais ce que je dis. 

 

Il ne faut pas confondre un complément d'objet direct avec un complément circonstanciel que l'on appelle aussi complément adverbial.

Il chante la bouche grande ouverte.

la bouche grande ouverte : complément circonstanciel de manière (qui répond à la question comment ?)

Il avance les yeux fermés.

les yeux fermés : complément circonstanciel de simultanéité (de temps) il marche et en même temps il a les yeux fermés.

Il mesure deux mètres : complément de mesure

 

Il ne faut pas confondre le complément d'objet direct avec l'attribut


Qu'est-ce qu'un attribut ?

En vert, les attributs.

1-L'attribut du sujet est relié au sujet par des verbes d'état ou verbes copules comme :

être, devenir, rester, paraître, apparaître, demeurer, être considéré comme, se nommer, s'appeler, passer pour, se rendre, se croire, se faire, se montrer, etc.

Je suis persévérante.- persévérante attribut de je.

Il passe pour un imbécile.- imbécile attribut de il.

Mon désir est que tout se passe bien. que tout se passe bien attribut de désir.

Vouloir, c'est pouvoir. Pouvoir attribut de vouloir. (C' représente vouloir)

 

2-L'attribut de l'objet est relié à l'objet (COD du verbe) par des verbes comme :

juger, trouver, estimer, considérer comme, regarder comme, laisser, rendre, faire, proclamer, nommer, élire, traiter de, appeler, montrer, etc.

Il la trouve stupide.- stupide attribut de la.

Elle me rend complètement dingue.- complètement dingue attribut de me.

 

3- Les verbes précédemment cités dans le 2 peuvent se mettre à la voix pronominale, le pronom réfléchi ou réciproque devient alors complément d'objet direct.

se juger, se trouver, s'estimer, se considérer comme, se regarder comme, se laisser, se rendre, se faire, se proclamer, se nommer, se traiter de, s'appeler, semontrer, etc.

Remarque : Le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui.

Ils se sont jugés vraiment  trop bêtes.

 Nous nous sommes faits des redresseurs de torts.

Elle s'est rendue malade. 

 

Le complément d'objet second (COS)

 

Il n'existe que s'il y a aussi un COD (objet premier) dans la phrase.

Le COS s'appelait autrefois complément d'attribution.

C'est forcément un complément indirect puisqu'il est introduit par une préposition.

 

Le COS est introduit généralement par les prépositions à ou de.

Je donne le plus beau cadeau à votre enfant.

Je donne le plus beau cadeau (COD) à votre enfant (COS).

Je retire mon enfant (COD) de ce groupe (COS)

Lorsque le COS est un pronom, la préposition peut disparaïtre.

Je lui donne le plus beau cadeau.

Je lui (COS) donne le plus beau cadeau (COD)

Je le donne à votre enfant.

Je le (COD) donne à votre enfant (COS)

Je le lui donne.

Je le (COD) lui (COS) donne.

Je donne les plus beaux cadeaux à ces enfants-là.

ou

Je donne à ces enfants-là les plus beaux cadeaux.

Je les (COD) donne à ceux-là (COS).

Je les leur donne.

Je leur ôte l'envie de rire.

Je leur (COS) ôte l'envie de rire (COD).

J'ai volé des bonbons (COD) à mes petits camarades (COS).
Il ne distingue pas ses amis (COD) d'avec ses ennemis COS).

 

Le complément d'objet indirect (COI)

 

Le complément d'objet indirect est rattaché au verbe par une préposition, le plus souvent à ou de (mais aussi en, sur, contre, avec, d'avec...)

Il répond généralement aux questions à qui ? à quoi ? de qui, de quoi ?...

 

Je pense à mon anniversaire. J'y pense.

Je pense à mes amis. Je pense à eux.

Je me souviens de mes dernières vacances. Je m'en souviens.

Je me souviens de mes vieilles camarades. Je me souviens d'elles.

 

Prépositions autres que à ou de : en, contre, avec, dans, après, avec, d'avec.

On compte sur vous.

Je ne me fâcherai jamais contre toi .  

Il ne distingue pas ses amis d'avec ses ennemis.

Il ne croit pas en sa bonne étoile.

Je crois en vous. J'aime bien bavarder avec toi. Votre fortune consiste en plusieurs immeubles. Votre énergie consiste dans votre bonne santé. Je n'ai pas attendu après vous pour faire cela (familier). Vous ne discernez pas les bons auteurs d'avec les mauvais. 

 

La préposition disparaît parfois quand le COI est un pronom personnel,

J'y pense. Je m'en souviens.

Souviens-t'en. (Et pas souviens-toi-z-en !)

Penses-y. ((Le s de penses-y est ici pour raison d'euphonie.)

Elle me nuit. Il va me succéder.Vous en doutez.Je vous parle.

 

Le complément d'objet indirect n'est pas toujours suivi d'une préposition devant un infinitif.

Je me souviens avoir passé d'excellentes vacances cette année-là.

Pas de préposition lorsque le verbe est suivi d'une complétive.

Je me souviens qu'il a fait très chaud.

Je doute que vous m'ayez dit cela.

 

Il ne faut pas confondre un complément d'objet indirect avec un complément circonstanciel que l'on appelle aussi complément adverbial.  

Il va à l'école.

à l'école, complément circonstanciel de lieu. 

 

Un même verbe peut avoir soit un complément d'objet direct, soit un complément d'objet indirect.

Je compte mes amis. On compte sur vous !

Je l'aide. Je lui aide (régional).

J'ai atteint mon but.

Il atteint à la perfection.

Je crois à la prière. Je crois en la bonté.

Je ne crois rien de ce que vous me dites.

Etc.

 

Pour en savoir +

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

> QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif

> Prépositions À ou DE : à vous de bien choisir ! – QUIZ 33  

 

Ne pas confondre la préposition DE et les articles partitifs DE, DU, DE LA, DES.

Il parle de la moutarde - de, préposition

Il mange de la moutarde - de la, partitif

> Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE - l'article indéfini DES, DE - et l'article partitif DE, DU, DES

 

REMARQUE

Un même verbe peut avoir à la fois un complément d'objet direct et un complément d'objet indirect (trouver, voir, connaître, supposer)

La préposition à marque l'appartenance.

 

Je trouve beaucoup de qualités à votre mari.

Je lui suppose une grande patience.

 Me voyez-vous beaucoup de rides ?

Je ne connais à cette pauvre femme aucun ami.

 

 

8888888888888888888888888888888888888888888888

Voir

>>La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver. + QUIZ 67

>>De la difficulté de bien placer les pronoms personnels compléments dans la phrase. Suite du QUIZ 67 - Dites-le-moi OU dites-moi-le ?

 

8888888888888888888888888888888888888888888888


Nota bene

J'ai remarqué des erreurs sur certains sites que vous visiterez peut-être sur la toile. 

Par exemple, je lis : 

Le Complément d'Objet Second (C.O.S.) indique à qui profite ou à qui nuit l'action faite par le sujet. Ce complément, introduit par une préposition, est rattaché à un verbe qui est déjà construit avec un COD (après ce dernier, il vient donc en second) :
- Roméo porte la valise de Juliette.
 

ERREUR : Juliette n'est pas COS.

Roméo porte la valise de Juliette. 

La valise de Juliette est un groupe nominal complément d'objet direct de porte.

Juliette est complément du nom valise.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:21

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Variations sur des phrases.

1 Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

2 Tu m'as menti, je suis restée.

 

Jouez à plusieurs partenaires, prenez quelques minutes de réflexion et mettez vos trouvailles en commun.

 

Règle du jeu

Recherchez des phrases de sens proche.

Conservez l'idée de la phrase de départ en utilisant :

-les mêmes personnes, je et tu

-les verbes mentir, rester, dire des mensonges (à d'autres temps et d'autres modes) ou le substantif mensonges dans un groupe nominal.

Vous pouvez inverser l'ordre des propositions, faire des propositions indépendantes, principales ou subordonnées.

Commentez les phrases que vous avez trouvées du point de vue du sens et de celui de la grammaire.

 

Rappel

Voir les articles :

Qu'est-ce qu'une proposition ? Qu'est-ce que l'analyse logique d'une phrase ?

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

1- Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Deux propositions indépendantes juxtaposées (séparées par une virgule)

On a dans cette phrase une idée de cause exprimée dans la proposition tu m'as menti et une idée de conséquence dans je ne suis pas restée.

 

Tu m'as menti et je ne suis pas restée.

Deux propositions indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination et.

 

Je ne suis pas restée parce que tu m'as menti.

Je ne suis pas restée, proposition principale

parce que tu m'as menti, proposition subordonnée conjonctive de cause (ou subordonnée causale) introduite par la locution conjonctive parce que.

 

C'est parce que tu m'as menti que je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Mise en relief de la subordonnée conjonctive de cause (causale) en tête de phrase avec c'est... que.

 

Je ne suis pas restée puisque que tu m'as menti.

Voir le sens de : Puisque

 

Je ne suis pas restée à cause de tes mensonges.

à cause de tes mensonges, groupe prépositionnel nominal complément circonstanciel de cause de rester.

 

C'est à cause de tes mensonges que je ne suis pas restée.

Mise en relief du groupe nominal de tes mensonges. complément circonstantiel de cause.

 

Tu ne m'aurais pas menti, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

La première proposition contient une idée de condition.

C'est un irréel du passé. Cela ne s'est pas du tout passé comme cela.

 

Tu ne m'aurais pas dit de mensonges, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

 

Je serais restée, mais tu m'as menti.

serais restée, conditionnel passé

as menti passé composé

deux indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination mais qui marque la concession (l'opposition)

 

Tu m'as menti, donc je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

deux indépendantes coordonnées

Donc, conjonction de coordination

= c'est pourquoi, par conséquent, en conséquence, c'est la raison pour laquelle, locutions jouant le rôle de conjonctions de coordination à valeur de conséquence.

 

Tu m'as menti si bien que je ne suis pas restée.

si bien que je ne suis pas restée, subordonnée de conséquence (consécutive) introduite par la locution conjonctive si bien que.

Locutions conjonctives de sens proche entraînant une conséquence : si bien que, de (telle) sorte (manière, façon) que, tant et si bien que.

Tu m'as menti tant et si bien que je ne suis pas restée.

Voir : Tant et si bien que

 

Ne serais-je pas restée si tu ne m'avais pas menti ?

Phrase interro-négative qui n'admet pas forcément une réponse. C'est une évidence.

 

Si tu ne m'avais pas menti, je serais restée.

si tu m'avais pas menti, proposition subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la conjonction de subordination si

 

Je serais restée si tant est que tu ne m'aies pas menti.

Si tant est que, locution conjonctive de condition suivie du subjonctif, ici le subjonctif passé.

Voir : Si tant est que  

 

Je serais restée à (la) condition que tu ne m'aies pas menti.

Je serais restée, conditionnel passé 1re forme

à condition que tu ne m'aies pas menti, subjonctif passé, subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la locution conjonctive à condition que.

 

Je fusse restée à (la) condition que tu ne m'eusses pas menti.

fusse restée, conditionnel passé 2e forme

tu ne m'eusses pas menti, subjonctif plus-que-parfait

Langue soutenue

 

N'étaient les mensonges que tu m'as dits, je serais restée.

N'eussent été tes mensonges, je fusse restée.

 

Ne m'aurais-tu pas menti que je serais restée.

 

Il aurait suffi que tu ne me mentes pas pour que je reste.

Il aurait suffi que tu ne me mentisses pas pour que je restasse.

Il eût suffi...

 

Il s'en est fallu de peu que je ne reste, mais tu m'as menti.

Il s'en fallut de peu que je ne restasse, mais tu me mentis.

Peu s'en fallut ...

Il ne s'en est fallu guère que je ne reste mais tu m'as menti.

Pour un peu je serais restée, mais tu m'as menti.

Pour un peu je fusse restée, mais tu me mentis.

Pour un peu je restais, mais tu m'as menti.

......................................................................

2- Tu m'as menti, je suis restée.

Ici, il y a une idée de concession, d'opposition.

 

Sens >> J'aurais dû partir puisque tu m'as menti, mais je suis restée quand même, malgré cela.

L'opposition est marquée par mais, conjonction de coordination

Voir le sens de puisque (ci-dessus)

 

Je suis restée malgré tes mensonges.

Malgré préposition

synonyme en dépit de (moins souvent usité)

Malgré tes mensonges, complément prépositionnel de concession

 

Je suis restée bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti

aies menti : subjonctif passé du verbe mentir

bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti, subordonnées concessives

Voir :Quoique

 

Tu me mens, je reste.

Je reste même si tu me mens

même si tu me mens, subordonnée conditionnelle et concessive

 

Même si tu me mentais, je resterais

Même si tu me mentais, subordonnée conditionnelle et concessive.

L'imparfait mentais n'indique pas que l'action est au passé.

L'action peut-être au présent ou au futur. Elle peut se produire mais ce n'est pas sûr.

 

M'eusses-tu menti, je serais restée/ je fusse restée.

Deux indépendantes juxtaposées. 

La première proposition M'eusses-tu menti est au subjonctif plus-que-parfait, avec l'inversion du sujet.

Je serais restée/ je fusse restée, conditionnel passé 1re et 2e forme

Voir l'article : Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Quand même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand tu m'aurais menti, je serais restée.

Ces 4 phrases ont le même sens, les subordonnées concessives sont introduites par la conjonction quand (ici quand n'a pas la nuance du temps mais de la concession), et par les locutions conjonctives quand même, quand bien même, quand bien.

aurait menti, conditionnel passé 1re forme.

serais restée, conditionnel passé 1re forme.

Voir l'article : Quand - même quand - quand même - quand bien même - quand bien - quand même que

 

Mêmes phrases avec le conditionnel passé 2e forme :

Style littéraire, style soutenu.

Quand même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand tu m'eusses menti, je fusse restée.

 

Tu as beau me mentir, je reste.

Tu auras beau me mentir, je resterai.

Tu as eu beau me mentir, je suis restée.

Avoir beau, locution verbale.

Les phrases sont composées chacune de deux propositions indépendantes juxtaposées.

On remarque la concordance des temps.

 

On peut trouver d'autres variantes.

 

Je vous propose de jouer sur les phrases suivantes.

N'oubliez pas de varier des modes et les temps !

 

3-Elle m'offre un cadeau, je la quitte.

 

4-Mes chaussures prennent l'eau, je ne marche pas dans la boue.

 

5-Mariette me poursuit, je me cache.

 

6-J'aime les mangas, tu as horreur de ça, tu les lis pour me faire plaisir.

 

7-Il est très petit, je suis plus grand que lui, je peux toucher le plafond.

           >>> Voir la remarque  n° 3  sur les propositions comparatives dans l'article Remarques

 

8-Il pleut, nous allons tous nous promener.

 

9-J'adore la grammaire, je veux faire des progrès en français, je fais tous les exercices de mamiehiou.

Faire des propositions causales, consécutives, finales...

 

Pour les propositions finales (complément circonstanciel de but) voir :

          >>> Afin que - À seule fin que - À telle enseigne que - À telles enseignes que - Pour que, pour... que  

 

voir la récapitulation des conjonctions et locutions conjonctives dans l'article :

           >>> La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?

 

 

Retrouvez une variation sur des phrases avec des registres différents dans l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:10

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Chapitre 1 - Les Serments de Strasbourg

Chapitre 2 - Rollon - Guillaume le Conquérant

Chapitre 3 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Première Partie : Les Cantilènes – Les Chansons de geste

Chapitre 4 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe s.- Deuxième Partie : La poésie lyrique - La littérature antique - La littérature courtoise

Chapitre 5 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Troisième partie : La littérature bourgeoise

Chapitre 6 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Quatrième Partie : La naissance du théâtre de France

Chapitre 7 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Cinquième Partie : Les complaintes de Rutebeuf

Chapitre 8 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE – 1re PARTIE : Les misères de la France - L'évolution de la langue - Villon

Chapitre 9 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE - 2e PARTIE : La Renaissance – L'humanisme – Érasme - Rabelais 

Chapitre 10 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE - 3e PARTIE : La Pléiade - Ronsard, Du Bellay, et les autres... - Défense et illustration de la langue française  

Chapitre 11 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE - 4e PARTIE : Montaigne 

Chapitre 12 - LE XVIIe SIECLE - 1re Partie - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française 

Chapitre 13 - LE XVIIe SIÈCLE - 2e Partie - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

Chapitre 14 - LE XVIIIe SIÈCLE - Le Siècle des Lumières, de la Révolution et de la République

et

1990 - Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

Les réformes de la langue française

Article connexe : Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?


Bibliographie

Dictionnaire amoureux des langues, Claude Hagège, éd. Plon, chez Odile Jacob, 2009

Histoire de la langue française, Jacques Leclerc, Québec, TLFO, Université Laval, 2006.

Le français, histoire d'un combat, Claude Hagège, chez Odile Jacob,1996

Histoire de la Littérature Française :

-Moyen Âge, Emmanuelle Baumgartner, éditions Bordas, 1988

-XVIe siècle, Marie-Luce Demonet-Launay, éd. Bordas, 1988

Collection Littéraire, André Lagarde et Laurent Michard, éd. Bordas,1970

Manuel des Etudes Littéraires françaises, P. Castex et P. Surer, éd. Hachette :

-Moyen Âge, Hachette, 1956

-XVIe siècle, Hachette, 1957

Littérature française, P. Martino et J. Caillat, éd. Masson & Cie, 1949

Histoire de la Littérature française, Gustave Lanson, éd. Hachette,1920

Morceaux choisis des Auteurs français,Ch.-M. Des Granges, éd. Hatier, 5ème édition, 1914

Histoire de la langue française par Ferdinand Brunot, 1905 

Histoire de la langue et de la littérature française des origines jusqu'à nos jours, Louis Petit de Julleville, Ed. Armand Colin, 1896-1899.

La littérature par les textes, René Canat, éd. Paul Delaplane, 1873 

Pellisson, Histoire de l'Académie Française, 1858.

 

et sur la toile :

Wikisource 

Wikipédia

 

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Oeuvres de Claude Hagège

Dictionnaire amoureux des langues 2009

Halte à la mort des langues 2000

L'enfant aux deux langues 1996

Le français et les siècles 2005

Le français, histoire d'un combat 1996

Le souffle de la langue : voies et destins des parlers d'Europe 

 

Pour en savoir + sur Claude Hagège : 

Claude Hagège, linguiste et Professeur au Collège de France (site du CNRS)  

sur ses livres

 

Dictionnaire amoureux des Langues, chez Odile Jacob, 2009 

Halte à la mort des langues, Paris, chez Odile Jacob, 2000

Le français, histoire d'un combat, chez Odile Jacob, 1996

Editions Plon

Claude Hagège

 

et aussi  

Vidéo Ina - Claude HAGEGE et Raymond DEVOS, vidéo Claude ...

Claude Hagège - YouTube

L'express - Claude Hagège: "L'anglais est une langue très difficile" -

 

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Une faute dans mon commentaire, mea culpa

I should have written :"Your remark makes me guess..."

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:21

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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La langue française a été, plus qu'aucune autre langue en Europe, un instrument politique.

 

D'abord "langue du Roi", rappelons-le, elle sera le facteur de l'unification de la France divisée en de nombreuses provinces où l'on parle des dialectes différents. Il faut établir des lois pour amener les Français à communiquer et à se comprendre.

Le premier texte législatif, l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, impose le français comme acte juridique. Mais que de temps devra s'écouler encore pour que tous les villages français parlent la même langue !

Au XVIIIe siècle, la langue classique, forte de ses belles lettres ne se parle et ne s'écrit bien que dans le cercle étroit de l'aristocratie et de la classe aisée de la capitale. Les grammairiens et l'Académie Française créée en 1634 ont joué un rôle capital dans l'élaboration d'une langue qui est parvenue jusqu'à nous.  

 

(Voir le chapitre 12 - XVIIe siècle (1) - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française)

 

« Au XVIIIe siècle un dixième des Français seulement la parlent couramment1. »

 

La langue française se répand peu à peu dans tout le pays.

 

Au siècle de la révolution et de l'avènement de la République, le français porte les idées nouvelles de liberté, d'égalité, de fraternité, de patrie, de nation.

Barère, membre du comité de Salut Public clame à la tribune de la Convention montagnarde :

 

« Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la République parlent allemand, la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. [...]

Cassons ces instruments de dommage et d'erreur ! [...]

La monarchie avait des raisons de ressembler à la tour de Babel ; dans la démocratie, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale, incapables de contrôler le pouvoir, c'est trahir la patrie. [... ]

Chez un peuple libre, la langue doit être une et la même pour tous.

Le français deviendra la langue universelle, étant la langue du peuple. »

 

Talleyrand oeuvre pour développer l'instruction publique pour tous. L'instruction devient laïque (mais pas encore obligatoire).

Le décret du 8 pluviôse de l'an II (1794)2 stipule que chaque commune doit avoir un instituteur parlant le français (mais ce décret est difficilement applicable par manque d'enseignants). Il enseignera la langue française et la Déclaration des Droits de l'homme3.  

 

2 Thermidor An II Décret complémentaire de celui du 8 pluviôse :

 

Tout fonctionnaire ou officier public, ou agent du gouvernement qui, à dater du jour de la présente loi, dressera, écrira ou souscrira, dans l'exercice de ses fonctions, des procès-verbaux, jugements, contrats ou autres actes généralement quelconques conçus en idiomes ou langues autres que la française, sera traduit devant le tribunal de police correctionnelle de sa résidence, condamné à six mois d'emprisonnement, et destitué.

 

Le français, langue internationale.

 

La langue française se répand dans les cours européennes. Les traités signés entre les nations le sont en français.

L'abbé Grégoire4 dit ceci de la langue française :

 

« Dans sa marche claire et méthodique, la pensée se déroule facilement ; c'est ce qui lui donne un caractère de raison, de probité, que les fourbes eux-mêmes trouvent plus propres à les garantir des ruses diplomatiques. »

 

L'élite des pays européens parle et écrit le français. Il n'est que de citer Catherine de Russie qui correspond avec Voltaire, d'Alembert et Diderot dont elle achètera la bibliothèque, Frédéric II de Prusse qui se lie avec Voltaire et l'invitera à son château de Sans-Souci, l'Italien Giacomo Casanova qui rédige ses mémoires en français, l'Anglais Horace Walpole, Premier Ministre et écrivain britannique, le Prince de Ligne, maréchal autrichien, ami de Voltaire et de Casanova, Joseph II et Marie-Thérèse d'Autriche, et d'autres encore, Danois, Suédois, Norvégiens, Hongrois, Polonais, sans oublier ceux du Canada, de la Louisiane, de l'Acadie, des Antilles...

 

Notons ici la perte malheureuse du Canada,, de l'Acadie et d'une partie de la Louisiane dont s'emparent les Britanniques au traité de Paris en 1763. La Nouvelle France disparaît. Napoléon raye définitivement de la carte les derniers territoires de la Louisiane (qui recouvrent 22,3 % de la superficie actuelle des USA) en 1803, lorsqu'il les céde aux Américains, au prix de 390 milliards de dollars (valeur 2003, soit 3 cents l'acre)5. On mesure très vite cet abandon irréparable.

 

Nos philosophes des Lumières :

François-Marie Arouet dit Voltaire(1694-1778)

Denis Diderot (1713-1784)

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

...

Au cours de ce siècle qui allait renverser l'Ancien régime, la féodalité et les privilèges, s'élève la voix de nos écrivains et de nos philosophes, précurseurs de ce bouleversement, à l'origine de la Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen, dont se réclament encore aujourd'hui les démocraties du monde.

 

Voltaire, apôtre de la tolérance, combat les injustices et le fanatisme religieux.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire »*

Il participe à l'élaboration de L'Encyclopédie sous la Direction de Diderot et d'Alembert, laquelle veut embrasser tous les savoirs et toutes les connaissances. Cent quarante collaborateurs donnent la première version qui compte 72000 articles en 17 volumes de texte et 11 volumes de planches5. Elle est éditée de 1751 à 1772.

Jean-Jacques Rousseau mène une réflexion sur l'Inégalité des Hommes et son Contrat Social traite du principe de souveraineté du peuple. Les révolutionnaires se réclameront de sa philosophie politique.

« L'homme est né libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux. » (Le Contrat social)

 

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En conclusion à ce siècle tourmenté qui a enfanté avec douleur les fondements de la démocratie, je laisse, à Voltaire, les derniers mots sur la langue française6 :

 

« On appelle génie d’une langue son aptitude à dire de la manière la plus courte et la plus harmonieuse ce que les autres langages expriment moins heureusement. »

 

« Le français, par la marche naturelle de toutes ses constructions, et aussi par sa prosodie, est plus propre qu’aucune autre à la conversation. Les étrangers, par cette raison même, entendent plus aisément les livres français que ceux des autres peuples. Ils aiment dans les livres philosophiques français une clarté de style qu’ils trouvent ailleurs assez rarement. »

....................................................................

*On doute que Voltaire ait prononcé cette phrase, mais elle correspond bien à sa pensée. Voir : Citation apocryphe - Wikipédia

 

NOTES

Écouter sur France Info, dans l'émission le sens de l'info,  la rubrique de Michel Serres, philosophe, en hommage à Jean-Jacques Rousseau dont c'est, cette année, le tricentenaire de la naissance.

Rousseau, les indignés

 

1- Claude Hagège, Le Français, histoire d'un combat, éditions Michel Hagège 1996.

 

2-Voir le détail de la loi (document du CRDP de Strasbourg): Décret du 8 pluviôse an II(27 janvier 1794)

 

3-Voir sur Wikipédia : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789

 

4-Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française, ou Rapport Grégoire, de Henri Grégoire (surnommé l'abbé Grégoire) rapport présenté à la Convention nationale le 4 juin 1794 (16 prairial an II) sur l'état de la langue française en France.

 

5-Chiffres recueillis sur Wikipédia

 

6-« Ainsi la Langue Françoise ne doit plus être appelée que la Langue de Voltaire : sans lui , ce seroit une Langue déjà morte pour le reste du Monde. » Jean-Marie-Bernard Clément, Essais de critique sur la littérature ancienne et moderne, 1785

 

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:44

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Vous êtes au collège, au lycée ou vous avez quitté l'école, peut-être depuis longtemps, et vous voulez progresser en français. Vous êtes très très motivé.

 

Et cela pour plusieurs raisons.

Vous aimez la langue française et vous voudriez en connaître les règles d'orthographe et de grammaire, en débusquer toutes les difficultés.

Vous êtes un passionné et un curieux.

Vous n'avez jusqu'à présent pas été très fort à l'école mais aujourd'hui vous avez soif de savoir.

Vous vous dites : "Moi je n'ai pas eu la chance d'avoir des parents qui parlaient très bien le français. C'était difficile d'obtenir de bonnes notes, mais si je m'y colle, si je m'y mets vraiment, je suis sûr que je suis capable de m'améliorer."

Vous vous dites aussi peut-être : "Tout est possible si tant est que je veuille faire des efforts. Après tout, d'autres sont parvenus à l'excellence et ils n'étaient pas plus intelligents que moi."

Il ne faut jamais se sous-estimer.

 

À quoi sert de connaitre mieux le français ?

Il est plus facile de s'intégrer dans tous les milieux de la société si l'on connaît le registre de langue de ceux à qui l'on s'adresse. Vous parlez d'une certaine manière avec vos copains ou dans votre famille, mais vous voudriez aussi être à l'aise dans toutes les situations (quand il faudra que vous aidiez vos enfants à faire leurs devoirs, quand vous rencontrerez un patron à un entretien d'embauche, quand vous voudrez passer un concours, etc.)

Sur ce sujet vous pourrez lire dans mon blog l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

Mais voilà, vous ne savez pas comment vous y prendre pour progresser en français.

La première chose à faire, c'est de lire.

"Mais quoi ? me direz-vous."

Vous aimez les bandes dessinées ? C'est bien, mais ce n'est pas suffisant.

Allez dans des librairies dignes de ce nom, pas les grandes surfaces, ni les grands magasins de livres comme la Fnac par exemple où l'on ne saura pas vous renseigner, mais les vraies librairies avec de vrais libraires, et demandez conseil. Vous aurez peut-être la chance de trouvez un bon guide.

"Mais les livres sont chers, pensez-vous."

Avez-vous jamais poussé la porte d'une bibliothèque municipale ? Renseignez-vous, beaucoup de bibliothèques sont gratuites.

Quelqu'un sera là pour vous conseiller. C'est son métier. Dites-lui vos goûts. Il saura bien vous orienter vers des ouvrages que vous aimerez. Si vous trouvez le livre trop difficile, changez-le jusqu'à ce vous trouviez quelque chose qui vous plaise.

Lire ne doit jamais devenir une corvée.

Les grandes surfaces ne sont pas à proscrire pour autant. On ne vous dira rien, je suppose, si vous feuilletez des livres qui s'offrent à la vue dans le rayon et même si vous en lisez quelques passages. Vous pourrez repérer les auteurs de ceux qui vous plaisent et qui se trouvent peut-être dans la bibliothèque que vous fréquentez.

 

À quoi cela sert-il de lire ?

Au fil de vos lectures, vous acquerrez des mots nouveaux, des tournures que vous ne connaissez pas encore, et que vous allez faire vôtres sans que vous vous en rendiez vraiment compte. Vous découvrirez des styles divers : chaque écrivain a le sien. Vous vous imprégnerez de toutes ces choses inconnues jusqu'alors et qui affineront votre pensée.

Peut-être griffonnerez-vous sur un petit carnet quelques mots qui vous auront particulièrement plu. Et vous les retiendrez.

Peut-être irez-vous voir leur signification sur un dictionnaire que vous avez ou sur le Dictionnaire de l'Académie  ou sur le Trésor de la langue française (TFLi) sur le site du CNRS en ligne :

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Cela vous semble-t-il trop dur, trop contraignant ? Ne vous découragez surtout pas à la première difficulté. Les choses s'organiseront petit à petit dans votre tête, même si vous ne comprenez pas tout du premier coup.

Dans la vie, on n'a rien sans rien.

Mais cela, vous devez déjà le savoir.

 

Mais, me direz-vous, où et quand trouver le temps ?

Quand vous avez la chance d'avoir un livre en main, emportez-le avec vous.

Ouvrez-le pendant vos temps libres, si courts soient-ils, faites-le voir à vos copains. Pourquoi ne pas leur faire partager vos lectures ? leur faire goûter un petit passage que vous avez particulièrement aimé ? les inciter à lire, et discuter avec eux du livre que vous aurez lu ? Faites-leur voir votre enthousiasme. Organisez un petit comité de lecture.

"Vous rêvez, me dites-vous ?

—Oui, je rêve que tout le monde aime lire. C'est l'un des premiers pas vers l'évasion, vers la liberté. Et quel plaisir on peut en retirer !"

Cette intimité que l'on éprouve avec les grands auteurs quand on découvre leurs oeuvres qui ont traversé le temps, quel délice vraiment !

 

Peut-être vous faudra-t-il sacrifier quelques moments de télévision ou de jeux vidéo. Mais ce jeu-là n'en vaut-il pas la chandelle?

 

Ce n'est pas tout de lire, il faut aussi savoir écrire.

Et vous ambitionnez d'écrire en faisant moins de fautes. C'est bien. C'est un travail de longue haleine, vous le savez. Mais vous êtes déterminé à progresser, puisque vous lisez cet article. Alors au travail !

Vous pouvez aller voir un prof de français que vous avez eu ou encore votre "vieille" institutrice - qui sera étonnée et charmée, j'en suis sûre, de vous revoir, même si vous avez été un très mauvais élève qui la faisait parfois enrager. Elle vous conseillera quelques livres d'orthographe et de grammaire de votre niveau puisqu'elle vous connaît. Elle vous donnera peut-être un de ses livres qu'elle n'utilise plus. Elle vous indiquera où trouver, dans votre ville, une librairie de livres scolaires d'occasion. Et elle sera fière de vous.

Elle vous parlera sûrement des incontournables Bled ou Bescherelle qui donnent des règles et des exercices. Vous vous en procurerez et vous vous y plongerez avec courage.

Un conseil : si vous êtes bien décidé à progresser, faites tous les jours un ou deux exercices et le lendemain, reprenez la règle que vous avez apprise la veille pour la réviser puisqu'on sait depuis belle lurette qu'il faut toujours répéter les choses pour bien s'en souvenir. Et si vous aimez apprendre le soir, sachez que la nuit votre cerveau travaille en dormant et emmagasine ce que vous avez appris la veille.

Faites une balade dans mon blog. Vous y trouverez des articles qui vous éclaireront sur de nombreux points d'orthographe et de grammaire.

Parcourez les catégories :

Le français dans tous ses états (orthographe, grammaire, vocabulaire, littérature, etc.)

orthographe grammaire pour les hésitants

La clef des modes dans les conjonctives

 

Pour apprendre à écrire, il faut écrire.

C'est la seule façon de se rendre compte de ce que l'on ne sait pas. Tenez un petit carnet où vous consignerez un ou deux événements de votre journée, ou une pensée que vous développerez. Un texte court suffira. Vous écrirez avec vos mots, en faisant des phrases courtes. Sachez mettre des points. Cela vous rappellera les rédactions que l'on vous demandait de faire à l'école.

Cela permet de mettre ses idées en ordre et d'exprimer ses émotions, ses sentiments même. Vous avez le choix du sujet !

Et quand vous êtes satisfait de votre texte, vous pouvez le lire à votre famille ou à vos amis. Ils n'en reviendront pas !

Et tant mieux si l'on vous traite d'intello !

 

Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, c'est bon signe.

Il ne vous reste plus qu'à trouver un bon livre. Le livre-papier est bien agréable à manipuler mais vous avez en ligne une foultitude de livres gratuits à votre disposition sur Wikisource, sur In Libro Veritas, sur ABUsur Google Livres, ou Gallica.

Ne vous en privez pas.

 

Cherchez, fouillez, musardez. Vous y trouverez des oeuvres très diverses, romans d'aventures, romans d'amour, contes fantastiques, textes philosophiques, etc.

Si vous n'avez pas du tout l'habitude de lire, et que vous ne sachiez pas par où commencer, plongez-vous, par exemple, dans :

 

Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires (1844)

                                                    Le Comte de Monte-Cristo, (1845) 

 

Jules Verne Le Tour du monde en quatre-vingts jours1873)

Les Révoltés de la Bounty (1879)

Cinq Semaines en ballon (1863)

 

Guy de Maupassant Le Horla (1887)

Une vie (1883)

 

Victor Hugo Notre-Dame de Paris1831)

Les Misérables (1862)

 

Gustave Flaubert Un cœur simple (1877)

 

Aldebert von Chamisso  Histoire merveilleuse de Peter Schlémihl - L'homme qui a perdu son ombre (1813)

 

Léon Tolstoï La Mort d'Ivan Ilitch (1886)

 

Voltaire Zadig (1747)

Candide, ou l’Optimisme (1759)

 

Robert Louis Stevenson L’Île au trésor (1883)

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886)

 

Alphonse Daudet Le Petit Chose (1868)

 

Emile Zola  Germinal(1885)

 

Ivan Tourgueniev Premier amour (1860)

 

George Sand  François le Champi (1850)

 

Herman Melville Moby-Dick (1851)

 

Daniel Defoe Robinson Crusoé (1719)

 

Raymond Radiguet  Le Diable au corps (1923) 

 

Alphonse Allais  À se tordre (1891)

 

et bien d'autres textes encore que vous aurez plaisir à découvrir.

Vous avez le choix entre des milliers ! Ils vous appartiennent. C'est votre héritage, le riche héritage que vous ont légué ceux qui vous ont précédés. Dévorez-le sans modération !

Nota bene : Ne sont pas en ligne la plupart des ouvrages du XXe et ceux du XXIe siècle car ils ne sont pas dans le domaine public.

 

Je vous souhaite de tout coeur de mener à bien votre projet ambitieux.

Votre littérairement dévouée,

mamiehiou.

Lire aussi  Les fautes d'orthographe que vous faites vous énervent ?

 

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Je constate que les réponses que j'ai faites aux commentaires de mes articles ont pris une allure quelque peu bizarre depuis que je suis passée sur la plateforme du Nouvel Overblog. Je pense en avoir découvert la cause : j'avais écrit des titres avec des liens ; ils ont disparu, cela n'a pas fonctionné ; aussi peut-on lire aujourd'hui des phrases incomplètes ou mal présentées.

Réponse au commentaire de Lilianne (en clair)

Bonjour Lilianne,
Je suis très touchée par vos compliments et je vous en remercie.
Voici l'explication de l'emploi du subjonctif dans la phrase que vous avez relevée :

"Si vous n'avez pas du tout l'habitude de lire,

et que vous ne sachiez pas par où commencer, plongez-vous dans..."

On pourrait aussi employer l'indicatif : savez.

Voyez le §60 de l'article du blog : Valeurs et emplois du subjonctif  :

§60-Que remplaçant si : Si l'on a plusieurs subordonnées conditionnelles coordonnées,

la première commençant par si,

les autres propositions peuvent commencer par que dans le sens de si.

On met dans ces propositions les verbes au subjonctif (langue soignée) ou à l'indicatif .

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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