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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:56

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1er cas

Croyez-vous que je puisse vous dire : "Allez , faites tous les exercices que je vous ai concoctés avec amour. Il en restera toujours quelque chose !"

On ne met pas le point d'interrogation quand la phrase interrogative contient des paroles directes introduites par deux points et lorsque la citation se termine par un point d'exclamation ou un point d'interrogation.

 

2e cas

Ne vous ai-je pas dit mille fois : "Il faut lire et lire encore pour progresser en français." ?

Ici les paroles rapportées ne se terminent ni par un point d'interrogation, ni par un point d'exclamation, on peut mettre le point d'interrogation après les guillemets.

Si le discours rapporté est long, on peut omettre le point d'interrogation.

 

3e cas

Vous allez me dire, n'est-ce pas, que ces notions sont évidentes.

Il faudra bien vous en souvenir, que voulez-vous.

J'ai la nette impression, comment vous dire, que vous m'avez bien comprise.

Certaines sous-phrases, ou phrases incidentes ont perdu leur valeur interrogative comme :

que veux-tu, sais-tu, savez-vous, est-il besoin de le dire, n’est-ce pas, voyez-vous, voulez-vous, que dis-je, comment dire, comment dirais-je, comment vous dire, que voulez-vous. en veux-tu en voilà...

On peut mettre si l'on veut le point d'interrogation dans ces sous-phrases.

 

Locutions substantivées :

-le quand dira-t-on, le qui vive, à bouche que veux-tu...

 

4e cas

Que ne l'avez-vous dit plus tôt !

Mais que puis-je donc espérer dans ce monde incertain !

Pas de point d'interrogation dans l'interrogation fictive quand on ne prononce pas la phrase avec une intonation interrogative.

On peut même la prononcer comme une exclamative.

 

-Qu'importe que vous ne sachiez pas conjuguer les verbes au subjonctif si vous savez vous faire aimer !

Interrogation fictive qui équivaut à une exclamation

 

-Serais-je arrivée à mes fins que j'en aurais tous les avantages.

Interrogation fictive qui exprime une éventualité.

 

Pour en savoir +

> La phrase interrogative - L'interrogation disjonctive, fictive ou délibérative.

> Est-ce que – est-ce qui – La phrase interrogative

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:22

 

Vous avez lu les quatre premiers épisodes des Délires ? Vous ne les avez pas lus ? Qu'importe ! Vous pouvez faire le QCM suivant. Une seule réponse est la bonne sur les 4 réponses proposées. Laquelle ?

Notez sur une feuille le n° du mot suivi de la lettre correspondant à la bonne réponse. 

 La correction suit l'exercice.

 

Les explications peuvent être retrouvées dans les notes de l'épisode correspondant.

 

QCM

 

Questions à choix multiples

 

Délires n°1.......................................................

 

1-Proférer

a-dire 

b-crier 

c-injurier

d-sermonner

 

2-Un martyre

a-un saint du début de l'ère chrétienne

b-une personne martyrisée

c-une souffrance qui peut être ou non infligée par quelqu'un

d-jeux organisés par les Romains pour tuer les chrétiens

 

3-Férir

a-battre le fer quand il est chaud

b-rencontrer des difficultés

c-aiguiser son épée

d-frapper

 

4-Vernal

a-printanier

b-hivernal

c-estival

d-automnal

 

5-À l'envi

a-selon l'envie de ses partenaires

b-d'une tache sur la peau

c-à profusion

d-à qui mieux mieux

 

6-Vernaculaire

a-qui véhicule des maladies

b-dévoré par des insectes

c-se dit d'une langue régionale

d-funiculaire qui se déplace sur une pente abrupte

 

Délires n°2.......................................................

 

7-Conspuer

a-critiquer quelqu'un en catimini

b-appeler à la vindicte populaire

c-crier en groupe publiquement contre quelqu'un

d-faire un article contre quelqu'un dans la presse

 

8-Chaloir

a-importer

b-exporter

c-hisser

d-descendre

 

9-Supputer

a-sous-estimer

b-hypothéquer

c-calculer

d-crever ses pustules

 

10-Une satire

a-une méchante femme

b-une nymphomane

c-un écrit critique

d-une complainte chantée

 

11-Pestilentiel

a-puant

b-se dit d'une personne insupportable

c-qui fait peur comme la peste

d-qualifie l'interjection :"Peste soit... !"

 

12-Cynocéphale

a-qui a la tête d'un aigle

b-qui a la tête d'un taureau

c-qui a la tête d'un chacal

d-qui a la tête d'un serpent

 

Délires n°3.......................................................

 

13-Paroxysme

a-s'applique à une douleur aiguë, à une émotion intense.

b-excès de séborée

c-exagération, emphase dans le discours

d-sommet de l'hyperbole

 

14-Morphée

a-jeune femme endormie

b-jeune homme endormi

c-déesse du sommeil

d-fils du dieu Hypnos

 

15-Concomitant

a-qui se passe à la mi-temps d'un match de football

b-qui se passe simultanément avec un autre fait

c-qui a un effet bouffant

d-contemporain

 

16-Ébaubi

a-amusée

b-ébahie

c-endoctrinée

d-embrassée

 

17-Une rêne

a-un bois de cerf

b-femelle du caribou

c-une courroie

d-un fouet

 

18-La dyspraxie

a-incapacité de parler

b-incapacité de coordonner ses mouvements

c-incapacité à retenir l'orthographe des mots

d-incapacité de se taire

 

Délires n°4.......................................................

 

19-Nonobstant

a-préposition synonyme de malgré et adverbe synonyme de pourtant

b-préposition synonyme de avant et adverbe synonyme de néanmoins

c-préposition synonyme de pour et adverbe synonyme de couramment

d-préposition synonyme de en dépit de et adverbe synonyme de évidemment

 

20-Iniquité

a-Inégalité

b-acte contraire à la morale

c-condamnation injustifiée

d-procès d'intention

 

21-Blandices

a-fleurs de lys

b-beautés

c-jouissances

d-parfums

 

22-Ambages

a-ronds de jambe bien faits pour séduire

b-danses tahitiennes à caractère sensuel

c-discours élaboré et précieux

d-détours qu'un interlocuteur utilise pour ne pas aller au but directement.

 

23-Haut mal(vieilli)

a-maladie sexuellement transmissible

b-folie

c-épilepsie

d-maladie de Parkinson

 

24-Trivial

a-impoli

b-rapide

c-banal

d-qualifie une poursuite infernale

 

25-L'yeuse

a-le chêne vert

b-la herse mécanique

c-la pioche tranchante

d-le hêtre élastique

 

26-La hure

a-la tête du veau

b-la tête du cochon

c-la tête du cheval

d-la tête du mouton

 

27-Le boutoir

a-le bout de la truffe

b-le bout de la trompe

c-le bout du groin

d-le bout de la lorgnette

 

28-Regimber

a-se récrier

b-donner des coups

c-courir à hue et à dia

d-résister

 

29-Une échappatoire

a-une situation difficile d'où l'on veut sortir

b-un subterfuge pour paralyser son adversaire

c-un discours habile pour endormir son ennemi

d-un moyen de s'échapper

 

30-Bruisser ou bruire.

a-un de ces verbes ne vient pas du mot bruit

b-le passé simple de bruire fait : il bruissa

c-l'adjectif bruyant vient de l'ancien participe présent de bruire.

D-L'Académie admet bruisser mais pas bruire.

 

Réponses :

 

Délires n°1.......................................................

 

1a

Proférer, dire quelque chose, ou le dire à haute voix.

On l'entendait proférer des injures contre quiconque s'aventurait à lui adresser la parole, le benêt.

Il ne put proférer un seul mot quand elle lui fit sa déclaration, c'était à n'y pas croire.

2c

Un martyre, une souffrance vécue très douloureusement.

Il lui a fait subir un martyre. 

Cette rage de dents me fait souffrir le martyre.

 

Un martyr, une martyre :

-celui ou celle qui a souffert et mort pour sa foi.

Saint Irénée, grec de naissance et évêque de Lyon mourut en martyr. 

-victime, celui qui souffre ou a souffert physiquement ou psychologiquement.

3a

Férir, on rencontre ce verbe seulement dans sans coup férir = sans rencontrer de difficultés, sans combattre.

L'adjectif féru est de la même famille.

Dans les verbes défectifs.

4a

Vernal, estival, automnal, hivernal, un adjectif en AL pour chaque saison !

Vernal, littéraire, à rapprocher de printanier. Qui est relatif au printemps, qui se produit au printemps.

5d

À l'envi, littéraire. À qui mieux mieux.

6c

Vernaculaire

 >langue vernaculaire, langue parlée dans une région, ou par une petite communauté.

>nom vernaculaire, nom d'un animal ou d'une plante, plus commun que celui d'origine savante, latine ou grecque.

 

Délires n°2.......................................................

 

7c

Conspuer, crier publiquement en groupe contre quelqu'un un ou contre quelque chose.

8a

Chaloir, verbe défectif (un verbe défectif est un verbe auquel il manque des temps) Il m'en chaut. Peu me chaut. Que tu t'en ailles, peu m'en chaut ! Les verbes défectifs -  Pour peu qu'il vous en chaille !

9c

Supputer, faire un calcul d'estimation, évaluer.

À voir votre train de vie, je suppute votre situation financière.

10c

Une satire, un texte satirique.

Homonyme : Un satyre, divinité mythologique de la terre ayant un corps d'homme avec des cornes et des pieds de bouc. OU un homme lubrique.

11a

Qui a les caractères de la peste. Maladie pestilentielle.  Pestilenciel signifie aussi Qui donne la peste et, par extension, Qui est infecté. Un air pestilentiel. Vapeurs pestilentielles. Cf. l'Académie

Pestilence, pestilentiel. Le C devient généralement T dans la terminaison ENTIEL, essence, essentiel - démence, démentiel - confidence, confidentiel. Mais référenciel.

Et circonstanciel, tendanciel...

12c

Cynocéphale

-substantif, singe d'Afrique dont la tête ressemble à une tête de chien.

-adjectif, qui a une tête de chien, dont la tête ressemble à une tête de chien, qui a une tête de chacal, comme Anubis le dieu égyptien.

  

Délires n°3.......................................................

 

13a

Paroxysme, le point le plus intense d'une situation, d'un sentiment, d'une émotion, d'une maladie, de la douleur...

14c

Morphée, fils d'Hypnos, dieu du sommeil.

Dormir, être dans les bras de Morphée.

15b

Concomitant, qui se passe simultanément avec un autre fait.

Adverbe concomitamment (rare)

16b

Ébaubie, très étonnée, ébahie.

17c

Une rêne : courroie du harnais d'un animal permettant de le diriger. Homonymes : un renne (l'animal), une reine.

Le caribou est le renne du Canada.

18b

Dyspraxie, incapacité à faire des mouvements coordonnés et/ou à se situer dans l'espace.

L'aphonie est l'incapacité de parler.

La dysorthographie est la difficulté à apprendre l'orthographe.

 

Délires n°4.......................................................

 

19a

Nonobstant, préposition synonyme de malgré.

Ou adverbe, synonyme de pourtant, cependant, néanmoins, toutefois

20b

Iniquité, acte contraire à la morale.

21c

Blandices (nom féminin, s'emploie le plus souvent au pluriel)

Synonymes : délices, plaisirs, volupté, délectation.

d'après Littré : charmes, jouissances, flatteries pour gagner le coeur.

22d

Ambages, détours qu'un interlocuteur utilise pour ne pas aller au but directement.  

Sans ambages, sans s'embarrasser de circonlocutions, sans tourner autour du pot.

23c

Haut mal (vieux) épilepsie.

24c

Trivial, commun, banal, rebattu.

Pour en savoir + voir le Trésor  : TRIVIAL, -ALE, -AUX, adj.

25a

L'yeuse, le chêne vert. Pas de disjonction devant le Y. Le LE est élidé.

26b

La hure, la tête d'un sanglier ou d'un cochon.

27c

Le boutoir, le bout du groin.

Un coup de boutoir, une réflexion désagréable et blessante.

28d

Regimber, refuser avec force, résister.

Le cheval regimbe, il se cabre.

29d

Une échappatoire, on cherche une échappatoire pour sortir d'une situation difficile.

30c

Bruyant adjectif, ancien participe présent de bruire.

Bruissant participe présent de bruire et de bruisser.

L'Académie admet le verbe bruire mais pas le verbe bruisser (qui vient de bruire)

Le passé simple de bruire fait : Il bruit, ils bruirent. (rare)

Le passé simple de bruisser fait : Il bruissa, ils bruissèrent.

Pour en savoir + Ne pas confondre : feux et feus – sensé et censé – chaos et cahot – efficace et efficient – émotionné et ému - bruire et bruisser

 

.........................................................................

 

Comptez vos points.

30 sur 30 : Vous êtes très fort !

Entre 25 et 29 : C'est très bien !

Entre 20 et 25 : Ce n'est pas mal du tout, mais vous auriez pu lire mes Délires avec plus d'attention.

Moins de 20 : Vous avez des progrès à faire dans l'acquisition du vocabulaire !

Prenez votre courage à deux mains et lisez plus souvent.

 

 Pour les non habitués des Délires : Chaque épisode est truffé de mots assez peu usités, suivis de leur explication dans les notes.

 

LES DÉLIRES

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:53

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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FEU - FEUX - FEUS - FEUE - FEUES - ENFEU

 

UN FEU - DES FEUX

Attention au feu ! Les feux d'artifice. faire feu, feu-follet, feu fée, ,jeter de l'huile sur le feu°, mettre le feu aux poudres°, souffler sur le feu°, jeter feu et flammes°, il n'y a pas de fumée sans feu°, être tout feu tout flamme, feu Saint-Elme.

Oiseau de feu, oiseau légendaire du folklore russe.

Le feu, l'un des quatre éléments, des quatre principes : terre, air, eau, feu.

Les feux de la Saint-Jean (saint Jean le Baptiste, cousin de Jésus)

Pour en savoir + voir Le Trésor  (Cnrtl)

 

Littré (entre autres acceptions) :

prendre feu, s'émouvoir, s'irriter vivement et tout à coup.

De feu / en feu, passionné, ardent, très animé.

Les feux du diamant (des pierres précieuses) éclat que lance un diamant frappé par la lumière.

Le feu sacré, un des noms de l'érysipèle.

feu ardent, la bryone.

Etc.

Proverbes :

Il n'est feu que de bois vert, il n'y a pas d'activité plus grande que celle de la jeunesse.

Il n'est feu que de grand bois, c'est avec les choses les plus solides, avec les hommes les plus habiles ou les plus puissants qu'on réussit le mieux.

Le bois tortu fait le feu droit, c'est-à-dire peu importent certains défauts d'une chose pourvu que le résultat soit atteint.

Il n'y a dans cette maison ni pot au feu ni écuelles lavées, se dit d'une maison qu'on trouve en désordre.

 

FEU, FEUS, FEUE, FEUES.

Mes feus amis, mes défunts amis.

feu, feue, feus, feues.

Feu dans le sens de décédé récemment. 

>Invariable, Feu Monsieur. Feu Madame.

>Feu varie lorsque l'adjectif est placé entre le déterminant et le nom, la feue Princesse d'York, les feus enfants du Roi, votre feue famille.

 

"On dit feu la reine s’il n’y a pas de reine vivante, et la feue reine si une autre l’a remplacée." Cf. Littré

Grevisse précise que "cela est vrai pour feu la reine mais la feue reine est possible qu'il y ait une reine vivante ou non."

(Reprise de la note des Délires n° 145)

 

UN ENFEU

Cave dans une église pour la sépulture des corps morts. Littré

Ne pas confondre avec la locution adverbiale en feu.

Sauve qui peut ! La maison est en feu !

 

CENSÉ - SENSÉ

 

CENSÉ

= supposé

Il était censé faire ce travail, mais il ne l'a pas fait. Quel paresseux !

Vous êtes censés vous respecter les uns les autres, bande de nases !

Nul n'est censé ignorer la loi.

L'Académie donne : Qui est supposé, présumé, réputé faire, avoir fait, devoir faire quelque chose.

 

SENSÉ

qui a du bon sens, sage, raisonnable, rationnel, judicieux.

Vous êtes la femme la plus sensée que je connaisse !

Cf. Littré : 1-Qui a du bon sens, du jugement.

2-Conforme au bon sens, à la raison.

>> Contraire : insensé, absurde, farfelu...

 

CHAOS – CAHOT

 

CHAOS

Confusion, désordre, état d'enchevêtrement, ce qui est inorganisé, incohérent.

Quel chaos dans ta chambre ! Range donc un peu.

Les rochers s'étaient amoncelés dans le ravin en un chaos gigantesque.

Les révolutionnaires parcouraient la ville en un chaos effrayant.

Cf. Littré : Dans la théologie païenne, confusion générale des éléments avant leur séparation et leur arrangement pour former le monde.

>> chaotique

  

CAHOT

Secousse, soubresaut , à-coup, ballottement.

Quel inconfort dans votre diligence ! Que de cahots !

Votre ami à un comportement cahoteux. Comment pouvez-vous le supporter ?

Avec la crise, la bourse donne des résultats cahoteux. Quelle volatilité !

>> cahoté, cahoteux, cahotement

 

EFFICACE - EFFICIENT

 

EFFICACE

qui donne les résultats attendus

j'ai subtilisé votre crème. Elle est vraiment efficace. Je n'ai plus de boutons.

Tu as une secrétaire bien efficace. Quelle chance ! La mienne l'est bien peu.

 

EFFICIENT

1-Cf Littré : Terme de philosophie scolastique. Cause efficiente, cause qui produit effectivement son effet, une chose. Ex. Le soleil est la cause efficiente de la chaleur.

La cause efficiente de cette oeuvre d'art, c'est l'artiste qui l'a faite.

On n'emploie pas efficient pour qualifier une personne, on dira efficace.

2-qui donne de bons résultats

Anglicisme admis par l'Académie: compétent, efficace.

(traduction de efficient en anglais : efficace ( le Harrap'sne donne pas efficient comme traduction)

 

ÉMOTIONNÉ -  ÉMU

 

ÉMOTIONNÉ

familier : implique un choc, une perturbation, une émotion très vive.

Elle était tout émotionnée de voir l'enfant nouveau-né.

Vous ne nous étions pas revus depuis vingt ans. Nous nous livrâmes à des embrassades émotionnées.

>> émotionner, émotionnable

Certains puristes n'admettent pas ces termes.

 

ÉMU 

qui ressent, qui manifeste une émotion due à un choc affectif, esthétique, sentimental.

Moins démonstratif qu'émotionné. Se rapporte à quelque chose qui touche le coeur, qui rend triste.

>> émouvoir

 

BRUIRE - BRUISSER

 

BRUIRE 

Les points de vue sur bruire et sur bruisser divergent selon les grammairiens.

Précisons que les verbes dont les sujets sont des animaux ou des choses s'emploient le plus souvent à la 3e personne (du singulier ou du pluriel), rarement aux autres personnes, sauf dans les cas où l'on fait parler le sujet, cas où il est personnifié.

On dira : Les éléphants barrissent.

Plus rarement : Je barris ou il faut que je barrisse.

Bruire s'emploie rarement en dehors de l'infinitif et du participe présent bruissant.

Cependant, bien qu'il puisse s'employer à toutes les personnes et à tous les temps (comme le verbe finir) il ne se rencontre le plus généralement qu'à la 3e personne du singulier et du pluriel.  

Les arbres bruissent dans la brise légère. Le moteur bruissait de façon intolérable. Je n'avais pu dormir car la fuite du robinet avait brui toute la journée.

Au passé simple (style soutenu, rare) Il bruit, ils bruirent.

Le participe passé brui est invariable..

L'adjectif bruyant est un ancien participe présent de bruire.

 

BRUISSER

Le verbe bruisser est formé par analogie sur bruire. Il n'est pas encore reconnu par l'Académie.

Il se conjugue comme un verbe du 1er groupe. Il bruissa. Elles bruissaient.

 

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:48

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Interjections

Une interjection, c'est :

1°-une sorte de cri poussé lorsqu'on éprouve une vive émotion, un sentiment, une sensation (joie, douleur, colère, surprise, désespoir, effroi, tristesse, soulagement, etc.)

Aïe ! Brrr ! Chic ! Zut ! Ouf ! Mince ! Hélas ! Etc.

2°-une invocation

Mon Dieu ! Seigneur ! Etc.

3°-un juron

Sapristi ! Sacrebleu ! Etc.

4°-une onomatopée

Tic tac ! Glou glou ! Prout ! Etc.

 

Quelques interjections :

Eh : On écrit Eh bien... Eh oui ! Eh, pauvre imbécile !

Hou ! Hou ! L'interjection double est un appel.

Un seul Hou ! marque le mépris.

Ah ! ou Oh ! On est surpris ou désespéré, selon le ton.

Ah ! J'en ai vu des vertes et des pas mûres°. Le Ah ! renforce l'idée.

Aaaaaah ! On crie d'effroi.

Ha ha ! Interjection double qui marque le rire, la raillerie.

Han ! Exclamation de celui qui fait un effort. Le han du bûcheron.

Hi ! Hi ! On rit. Ou bien on pleure.

Ho ! Hé ! Holà ! Hep ! Ohé ! On appelle. Ho ! Toi, là-bas !

Brrr... On a froid, ou on a peur.

Grrr... On menace

Euh...On hésite.

Hue ! Huhau ! On fait démarrer un cheval. Hue cocotte !

Tirer à hue et à dia°. C'est faire vraiment n'importe quoi si on tire à droite et à gauche. Ou si l'on use de moyens contradictoires

Olé ! ou Ollé ! Vient de l'espagnol. On le crie dans l'arène.

Elle est un peu olé olé, elle n'est pas piquée des vers°.

Allô ! J'écoute !

Hein ? On est surpris.  

Il vaut mieux ne pas employer hein pour faire répéter quelqu'un, c'est vraiment trop familier. On dit alors Pardon ? Vous dites ? Plaît-il ? est un peu précieux.

Pouah ! C'est vraiment dégoûtant !

Aïe ! Ouille ! Ce n'est pas drôle du tout. Cela fait mal.

Chut ! Silence !

Ouf ! On est soulagé.

Kss ! Kss ! On est excité.

Pst ! est un appel discret.

Berk ! Beurk ! Exprime le dégoût.

Houp ! Sert pour appeler ou houper quelqu'un, ou pour exciter un cheval.

Gloups ou glou, onomatopée qui imite le bruit de la déglutition.

Hem ! Onomatopée qui imite le bruit de la toux pour attirer l'attention. Elle exprime l'hésitation et la défiance.

Les acceptions de HEM dans Le Littré

1-On s'en sert pour appeler.Hem, hem, venez çà.

2-On s'en sert aussi pour interroger. As-tu l'effronterie de m'assurer que tu n'as rien vu ? hem ! réponds, parle. [Hauteroche, Le Cocher supposé]

3-On l'emploie pour se débarrasser la gorge. La, la.... hem, hem, écoute avec soin, je te prie. [Molière, Les fâcheux]

nmSa façon de tousser, son hem, j'attrape tout. [Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité]

4-Hem, hem, se dit quelquefois pour faire comprendre, sans l'exprimer, une pensée, et surtout une pensée défavorable. Cette Raimond est assurément hem, hem, avec cette coiffe que vous connaissez. [Sévigné, 5 nov. 1676]

Voir les citations avec "hem"

Voir les acceptions de hem et hum dans Le Trésor

>>HEM, HUM

Hum ! On doute - Hum, interjection qui marque doute, réticence, impatience. Cf. Littré

Zest ! ou Zeste ! interjection qui marque :

qu'une action est soudaine et rapide. Un cambrioleur a pénétré dans ma maison. Les policiers doivent intervenir au plus tôt, zeste !

qu'on rejette les paroles, l'argument de son interlocuteur. Tu m'as assuré que tu voulais me faire plaisir, zeste !

Voir aussi les articles sur les homophones :

Hou hou ! - Hou ! - Ouh - Ouh là

DANS : ou où hou ouh houe houx août

Ah ! - Ha ha ! 

DANS : a as à ah ha

Hé ! Eh ...

DANS : ai aie hé eh ais hais hait et est aie ait ...

Houlà ! marque la surprise, l'étonnement. Ouh là là !

Waouh ! traduit la surprise, l'admiration. > Waouh !

à rapprocher de Wow ! Onomatopée anglo-saxonne

Waouh, onomatopée qui traduit l'aboiement d'un chien comme Wouf, Wouaf, Whouaf, Waf, et aussi ouah.

Ouah ! familièrement, synonyme de Ouais ! Bah !

VU DANS : Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

 

Onomatopées

Une onomatopée est une interjection qui reproduit approximativement un bruit émis par un objet ou un être vivant.

Exemples d'onomatopées :

Areu areu (gazouillis de bébé) - Atchoum (éternuement) - Boum (explosion) - Badaboum (chute) - Blablabla (bavardage inutile) – Bé bé (agneau, mouton, brebis, voir Le Trésor, BÉ, interj. - Clac, Crac, Clic (claquement, craquement) - Coin coin (canard) - Cocorico (coq) - Coa coa (grenouille) - Cot cot (poule) - - cui-cui (oiseau)' – coucou (cri du coucou) -Ding Dong Drelin Drelin (sonnette) - Dring (téléphone, sonnette) - Frou frou - Glou Glou (boire, se noyer) - Grrr -(tigre, lion) - Hi Han (âne) – Miam Miam (la faim, le plaisir de manger)- Miaou (chat) - Meuh (vache) – Pan (coup de feu) - Pif - Paf (gifle) – Plouf (quelque chose qui tombe dans l'eau) - Patati-Patata (bavardage) - Prout (pet) – Pschitt (quelque chose qui se dégonfle) - Snif (pleur, reniflement) - Tic Tac (horloge, réveil) - Toc Toc Toc (on frappe à la porte, à la fenêtre... ) - Tut tut (klaxon) - Vroum Vroum (moteur) - Waouh - Wouf - Wouaf-Waf (aboiement) - Zzz (ronflement, insectes volants)

Etc.

Bien qu'on entende la même chose, les cris ne sont pas "reproduits" de la même manière selon la langue du locuteur.

- Cri du canard, en français couin couin, en danois rap rap, en allemand gack gack, quack quack, en roumain mac mac, en italien qua qua, en russe kriak, en anglais quack, en catalan mech mech. Cf. Kristoffer Nyrop, linguiste danois 1858-1933 Dictionnaire historique de la langue française (t. III, §14)

- Cri du coq, en français cocorico, en allemand kikeriki, en anglais cock-a-doodle-do, etc.

Pour en savoir + Coq - Wikipédia

Des onomatopées qui peuvent être substantivées :

un cocorico, le tic-tac, le frou-frou, le glouglou, le pingpong (ou ping-pong), le crincrin, le blablabla, un prout, un boum, un plouf, etc.

Des onomatopées qui donnent lieu à des verbes et des substantifs :

bêler (bêlement) - miauler (miaulement) – ronronner (ronron, ronronnement) – caqueter (caquètement) – craquer, craqueter (craquement, craquettement) clapoter (clapotis, clapotement), meugler, beugler, mugir (meuglement, beuglement, mugissement) susurrer (susurrement), etc.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:15

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Les exercices que je vais vous décrire — je pense que probablement un bon nombre de mamans en ont eu l'idée comme moi — je les ai expérimentés il y a une trentaine d'années, lorsque ma fille était toute petite, et elle-même s'en est servi pour Victor, son enfant, et continue à s'en servir.

Ils visent non seulement à développer l'élocution des tout petits mais aussi leur attention, leur logique, leur sens de la déduction, leur mémoire, en un mot, leur pensée. Il se veulent "éducatifs" et en même temps ludiques.

 

Si, à deux mois, le bébé gazouille avec plaisir quand on lui parle, et fait toutes sortes de vocalises, il commence à babiller vers six ou sept mois. Il prononce alors des syllabes qui sont propres à sa langue maternelle. Et il aime la répétition de ces syllabes.

 

Toute mère sait que son bébé est très attentif lorsqu'elle s'adresse à lui. Non seulement il entend les sons qu'elle prononce mais il sait décrypter ses mimiques... et son sourire.

Il aura tôt fait de découvrir le plaisir de l'imiter. Et il comprendra vite qu'il peut la faire rire, ce qui lui plaira beaucoup.

 

Vers dix mois, il se met à prononcer quelques mots et c'est généralement à ce moment-là — et même parfois bien avant — qu'il dit papa.

Mais tous les enfants ne se ressemblent pas et il faudra attendre que certains aient 18 ou 19 mois pour qu'ils disent quelques mots. Il n'y a pas là de quoi s'inquiéter, chaque enfant a son rythme. Même s'il est très intelligent et qu'il comprend ce qu'on lui dit, il ne parle que s'il a envie de parler.

 

Exercice 1 - Répétition de syllabes doubles

12 -16 mois

Pratiquez l'exercice lorsque vous sentez qu'il est mûr pour le faire.

On n'insiste jamais s'il est réticent. S'il l'est, on essaie de nouveau un mois après.

Il maîtrise généralement les voyelles mais pas encore toutes les consonnes. Et on commence donc avec ce qui est le plus facile.

 

Jouez sur la répétition des sons

Vous lui dites par exemple, en le regardant bien en face "ba ba" et vous lui laissez le temps de répéter. Il comprendra vite qu'il faut répéter. Gratifiez-le d'un sourire s'il répète, même si le résultat n'est pas parfait. Vous pouvez même rire carrément si vous trouvez que votre enfant est drôle. Il appréciera.

Puis vous dites par exemple :

ba ba – bi bi – bo bo – bé bé - da da – di di – do do – dé dé – ti ti – etc.

 

Je vous livre ici la première "perle" de ma fille à l'âge de 15 mois alors que je lui faisais faire l'exercice — j'ai conservé toutes ses "perles" que j'ai eu plaisir à lui donner à lire quand elle a été grande.

 

Moi —Répète après moi : ba ba

Ma fille —ba ba

Moi —bi bi

Ma fille  bi bi

Moi  bou bou

Ma fille — bou bou

Moi  ta ta

Ma fille  ta ta

Moi  ti ti   

Ma fille  ti ti

Moi  tou tou

Ma fille ouah ! ouah !

Eh oui ! toutou > ouah ouah

Il fallait y penser !

 

Exercice 2 – Imiter les cris des animaux

Le tout petit s'intéresse aux animaux. Heureux celui qui pourra observer des animaux vivants, près de chez lui, à la campagne, etc.

On lui fera voir aussi des images d'animaux qu'on appellera par leur nom. Et on imitera leur cri en faisant des mimiques pour amuser l'enfant. Très vite il répètera ce cri en l'associant à l'image de l'animal ou en répondant à la question : "Comment fait le chat ? L'éléphant ? Le canard ? Etc."

 

Vous me direz : "Répéter le cri des animaux n'est pas parler." Je vous l'accorde. Mais je crois que cela aide à maîtriser les organes de l'élocution de reproduire le plus fidèlement possible des sons divers.

Si vous êtes à court d'imitations, écoutez sur la toile :

Vidéos correspondant aux cris des animaux

 

Nota bene : Si vous avez un animal chez vous, n'oubliez pas qu'il est porteur de germes pouvant provoquer des maladies graves. Ne le laissez pas lécher votre enfant ! Apprenez à votre enfant à ne jamais approcher son visage d'un animal. Tous les chiens, même les plus pacifiques, mordent, un jour ou l'autre — ne serait-ce que pour s'amuser.

Et lavez-vous soigneusement les mains et celles de votre enfant après avoir touché votre animal.

Apprenez à votre enfant, dès son plus jeune âge à respecter les animaux. Ce ne sont pas des jouets. Responsabilisez votre enfant.

 

Exercice 3 – Finir les phrases

Cet exercice peut débuter très tôt, dès que l'enfant prononce ses premiers mots, et continuer jusqu'à l'âge de cinq ou six ans.

Vous parlez à votre enfant sans dire le dernier mot de la phrase qu'il complétera ou vous laissez en suspens la dernière syllabe du mot.

Cet exercice demande une écoute et une anticipation du sens de la phrase dans une situation donnée.

 

Exemples :

Tu es fatigué je vais te mettre ton pyjama et tu vas faire un gros ....

Je vais chercher le pot, tu vas faire ton ...

Écoute qui arrive, c'est ...

Écoute. Qu'est-ce qui fait Broum ! Broum ! C'est une voi...

Tu as faim. Viens. On va man...

Regarde, je t'ai préparé ton bibe....

Qui t'a préparé ton biberon ? C'est ma... / C'est pa...

Je vais t'habiller on va aller se prome...

 

Au fil du temps les mots deviendront plus difficiles.

On va cueillir des fleurs pour faire un ....

On va faire des courses à (au, chez) ...

On va sortir, il faut que tu mettes tes ...

Il fait soleil tu mets ton ....

Cette glace que tu manges est très ...

On va dans le jardin, tu vas pouvoir ...

 

Cet exercice peut servir pour le réemploi d'un mot que l'enfant vient d'apprendre, histoire de retrouver le mot, de le répéter et de le mémoriser.

 

Attention de ne pas lasser l'enfant en faisant trop souvent ce genre d'exercice. Dans la conversation, pendant ses activités, on lui parlera de temps en temps en donnant une ou deux phrases incomplètes.

Surtout ne pas lui demander des choses difficiles sinon il refusera de se livrer à cet exercice. Il faut que ce soit un jeu qui titille sa vivacité d'esprit et il doit gagner à tous les coups (ou presque). On le félicitera à chaque fois. "Oui !" "C'est bien ! "Bravo !".

Si l'on répète la phrase ce sera pour lui donner la réponse qu'il n'a pas trouvée. Ne pas insister pour qu'il trouve. S'il ne trouve pas, ce n'est pas grave.

 

Lorsque vous lisez une histoire, moment privilégié d'intimité avec votre enfant, ne finissez pas quelques phrases. L'enfant retrouvera les mots qu'il a déjà entendus. Et cela parce que vous la lui aurez lue plusieurs fois.

Ses connaissances en vocabulaire croîtront de jour en jour.

 

Mon petit-fils a bientôt quatre ans et il aime toujours finir les phrases des histoires. Comme il a le sens de l'humour et qu'il a un bon public (sa mère éclate de rire à chaque fois qu'il fait un bon mot, et elle n'est pas la seule) il aime surprendre son auditoire en ne disant pas le mot attendu, soit qu'il le sache, soit qu'il ne le sache pas, mais en en donnant un autre auquel on ne s'attend pas, toujours du tac au tac, ce qui donne des phrases cocasses.

Exemple de Victor à 24 mois :

Tu me mets une tête comme une ba... bouche.

Tu n'en fais qu'à ta... strophe.

Oh ! un feu d'arti... chaut !

Exemple à 26 mois :

Dans la vie faut pas s'en... dormir.

 

Exercice 4 – Les homophones

3-4 ans

J'explique à mon petit-fils ce que sont les homophones. Des mots qui se prononcent de la même manière mais qui n'ont pas le même sens.

Je lui donne quelques exemples :

Ouvre la porte – Je porte un pantalon

Je ne vois rien – Écoute ma voix

Je me promène avec toi – le toit de la maison

J'ai trouvé un ver de terre – je bois dans un verre – Ton stylo est vert – je cours vers toi – Cendrillon avait une pantoufle de vair (fourrure)

Ton père s'amuse sur internet – J'ai une paire de chaussures

Le primeur vend des fruits et des légumes. Il fait vent dehors.

 

Il a vite compris.

Ce sont les situations dans lesquelles il emploie un mot qui a un homophone qui le feront s'exclamer : "J'ai trouvé un homophone !" Et voilà qu'il nous l'explique.

 

Exercice 5 - Si j'étais

Vous connaissez peut-être le jeu "Si j'étais" qui donne à deviner un personnage connu.

Vos partenaires vous posent une question et vous donnez une réponse qui a un rapport avec le personnage que vous êtes censé incarner et qu'il faut trouver.

Je vous donne un exemple :

Question -Si tu étais une fleur, que serais-tu ?

Ma réponse -Si j'étais une fleur je serais une rose.

Question -Si tu étais un jour, que serais-tu ?

Ma réponse -Si j'étais un jour, je serais un 6 mai.

Question -Si tu étais une qualité, que serais-tu ?

Ma réponse -Si j'étais une qualité je serais la normalité.

Inutile de vous dire la réponse, vous l'avez devinée.

 

Ce jeu s'adresse aux grands. Pour un petit de trois à quatre ans, j'ai détourné "Si j'étais" de la façon suivante :

Il n'y a rien à deviner.

Chaque joueur dit à son tour une phrase où il imagine ce qu'il pourrait être.

Exemple :

-Si j'étais une fourchette, je piquerais.

-Si j'étais du chocolat, je serais bon à manger.

Et c'est là que notre petit Victor (trois ans et demi) nous dit :

-Si j'étais des collants, je me mettrais sur les jambes des filles !

On rit. L'idée est pour le moins inattendue !

Excellent pour s'exercer à la structure grammaticale de ces phrases !

 

D'autres idées pour faire parler votre enfant

Et quand il sera capable de le faire, regardez des images, faites-le les décrire et posez-lui des questions.

Regardez par la fenêtre et demandez-lui ce qu'il voit. Décrivez-lui les choses.

Faites de même dans la rue, dans la forêt, etc.

Intéressez-vous à ce qu'il fait à l'école et demandez-lui de raconter.

Demandez le nom de ses copains et dites-lui de vous parler d'eux.

Demandez-lui de vous raconter une histoire, d'en inventer une ou de vous dire une histoire qu'il a entendue.

 

Et n'oubliez jamais que la manière que vous avez de l'écouter est essentielle pour qu'il se sache encouragé et qu'il acquière la confiance en lui, condition indispensable à son épanouissement futur.

Aussi serait-il préjudiciable à son développement de l'écouter d'un air distrait, de montrer votre impatience ou de l'interrompre et le reprendre systématiquement pour corriger toutes ses fautes de français.

Savoir réagir en lui manifestant l'intérêt que vous lui portez, savoir rire avec lui et lui montrer votre admiration, savoir l'encourager, savoir l'aimer, tout simplement, tout cela lui donnera des atouts pour sa vie entière.

 

 >>> RÉCAPITULATION des articles : Autour de l'enfant

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Ajout du 3 février 2014

« La rumeur signale qu'Albert Einstein n'aurait parlé qu'à 5 ans...»

> « Il est dyslexique, comme Einstein. » 

www.lecavalierbleu.com/images/30/extrait_193.pdf
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:20

 

 

Les 11, 12 et 13 mai, on fête respectivement saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais appelés les saints de glace.

 

La croyance populaire se base sur le fait qu'une baisse de la température surviendrait à cette période, ce qui ferait craindre des gelées. En fait les astro-physiciens ont décelé qu'à cette époque de l'année, la terre verrait les rayons du soleils obscurcis en traversant une région de poussières.

C'est la lune rousse.

 

Il y a belle lurette que ces saints ont disparu de notre calendrier, je doute que Mamert, Servais et Pancrace soient des noms qui courent les rues. Mais méfions-nous, les gelées peuvent toujours nous surprendre. D'ailleurs, nous aurez remarqué comme moi qu'il ne faisait pas très chaud ces derniers jours, dans le Forez que j'habite.

 

Jardiniers ! Soyez prêts, dès demain, à vous mettre à vos plantations. Plantez dans les jardins et dans vos jardinières, l'esprit tranquille !

Pour ma part, c'est ce que je vais m'appliquer à faire.

 

Pour en savoir + lire l'article sur Wikipédia : Les saints de glace

 

Et voici pour chaque jour de l'année une liste de saints et leurs dictons associés : Liste des Dictons (sur Nominis)

 

Mais pourquoi donc invoquer demain saint Matthias ?

 

14 mai
Saint Mathias casse la glace,
mais s'il n'en trouve pas il faut bien qu'il en fasse.

Aïe !

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:39

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

 

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Pour vous aider à faire les exercices, voyez les articles :

>> la conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

>> Valeurs et emplois du subjonctif

>> la clef des modes (liste des conjonctions et des locutions conjonctives introduisant des subordonnées)

>> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

 

1-Compléter avec un verbe

au subjonctif présent

L'exercice n'est pas aussi facile qu'il puisse paraître au prime abord, croyez-moi !

Rappelez-vous les terminaisons

-e -es -e -ions -iez -ent (sauf pour avoir et être)

 

1-Il semble qu'il (falloir) les convaincre.

 

2-Il faut absolument qu'on (assaillir) cet anarchiste.

 

3-Ne penses-tu pas qu'il serait bon que tu le (convaincre) ?

 

4-N'espère pas qu'il (résoudre) son problème. Espérer que - J'espère que, je n'espère pas que, espérez-vous que - Inutile que - Prendre garde que, à ce que - Faire attention que, à ce que

 

5-Inutile que tu (avoir) autant d'argent si tu n'as pas d'amis.

 

6-Nous ferons attention à ce que vous ne nous (contraindre) pas à faire l'impossible.

 

7-Prenez garde que je ne vous (astreindre) à mon bon vouloir !

 

8-Je ne pense pas qu'il (convenir) de lui dire la vérité.

 

9-Je vous le ferai savoir quoi qu'il (pouvoir advenir)

 

10-Je demande impérativement que votre leçon (être apprise) avant que vous ne (copier) sur votre voisin.

 

11-Je vous démontrerai que vous avez tort afin que vous en (convenir).

 

12-Je laisse à l'albatros tout le temps qu'il faut pour qu'il (déployer) ses ailes.

 

13-Est-il nécessaire que je (balayer) tout votre appartement et que je (nettoyer) vos toilettes ?

 

14-Je vous supplie, à seule fin que vous (se plier) aux exigences de bonne conduite.

 

15-Votre ami ne cesse de s'accrocher à vous bien que je (prévoir) que vous serez insensible à ses supplications.

 

16-Il nous faudra devenir bien indulgents d'ici à ce que nous (apprécier) son comportement. D'ici à ce que

 

17-Tu vas te laisser faire, j'en suis sûre, pour peu qu'elle (acquérir) quelque autorité sur toi.

 

18-Quelque généreuse que tu (pouvoir être), il ne te dira jamais merci, le pleutre.

 

19-De quelque ignominie qu'il (avoir) à se repentir, il ne doit pas s'attendre à ce qu'on l'(absoudre)

 

20-Forcez-vous donc un peu à faire des efforts pour vous sortir de cet imbroglio, pour peu qu'il vous en (chaloir) !

Voir dans le Trésor : Chaloir, verbe défectif impers

Et sur ce blog : Les verbes défectifs

 

21-Il faut qu'il (se faire) violence pour que la moindre idée (poindre) dans son esprit, le simplet !

 

22-En admettant que vous (atteindre) l'Everest, je ne vous en admirerais pas plus.

 

23-À supposer que vous (veiller) sur moi à chaque instant, je ne vous serais pas plus reconnaissante. À supposer que

 

24-Aussi loin qu'il (m'en souvenir) je suis bien sûre de ne vous avoir jamais rencontré, monsieur le fâcheux ! Aussi loin que

 

25-Il faudra bien que je (s'asseoir) si je ne veux pas tomber.

 

26-Je veux bien que votre tendresse (valoir) plus que tout l'or du monde, de là à me laisser dépouiller...

 

27-Quoique tu (courir) plus vite que moi, j'arriverai bien à te rattraper, lièvre ou pas !

 

28-Il sera recommandé que je me (vêtir) plus chaudement.

 

29-Si mes forces reviennent et que je (se mouvoir) avec plus d'agilité, je crois bien que j'escaladerai ce tertre, aussi maladroit que je (être). Aussi... que (ses deux sens)

 

30-Partez sur l'heure de crainte qu'elle ne vous (fuir).

 

31-Elle lui prodigue des baisers moyennant qu'il (accourir) à chacun de ses appels intempestifs. Moyennant que

 

32-Ah ! Il faut que je (voir) ça !

 

33-Il faut que l'eau ou le lait (bouillir) pendant 20 minutes pour qu'il soit stérilisé.

 

 

Correction des verbes au subjonctif présent

 

1-Il semble qu'il faille les convaincre.

2-Il faut absolument qu'on assaille cet anarchiste.

3-Ne penses-tu pas qu'il serait bon que tu le convainques ?

4-N'espère pas qu'il résolve son problème (subjonctif après le verbe espérer à l'impératif négatif ; mais on dira : J'espère qu'il le résoudra)

5-Inutile que tu aies autant d'argent si tu n'as pas d'amis.

6-Nous ferons attention à ce que vous ne nous contraigniez pas à faire l'impossible.

7-Prenez garde que je ne vous astreigne à mon bon vouloir !

8-Je ne pense pas qu'il convienne de lui dire la vérité.

9-Je vous le ferai savoir quoi qu'il puisse advenir.

10-Je demande impérativement que votre leçon soit apprise avant que vous ne copiiez sur votre voisin.

11-Je vous démontrerai que vous avez tort afin que vous en conveniez.

12-Je laisse à l'albatros tout le temps qu'il faut pour qu'il déploie ses ailes.

13-Est-il nécessaire que je balaie/balaye tout votre appartement et que je nettoie vos toilettes ?

14-Je vous supplie, à seule fin que vous vous pliiez aux exigences de bonne conduite.

15-Votre ami ne cesse de s'accrocher à vous bien que je prévoie que vous serez insensible à ses supplications.

16-Il nous faudra devenir bien indulgents d'ici à ce que nous appréciions son comportement.

17-Tu vas te laisser faire, j'en suis sûre, pour peu qu'elle acquière quelque autorité sur toi.

18-Quelque généreuse que tu puisses être, il ne te dira jamais merci, le pleutre.

19-De quelque ignominie qu'il ait à se repentir, il ne doit pas s'attendre à ce qu'on l'absolve.

20-Forcez-vous donc un peu à faire des efforts pour vous sortir de cet imbroglio, pour peu qu'il vous en chaille !

21-Il faut qu'il se fasse violence pour que la moindre idée poigne dans son esprit, le simplet !

22-En admettant que vous atteigniiez l'Everest, je ne vous en admirerais pas plus.

23-À supposer que vous veilliez sur moi à chaque instant, je ne vous serais pas plus reconnaissante.

24-Aussi loin qu'il m'en souvienne, je suis bien sûre de ne vous avoir jamais rencontré, monsieur le fâcheux !

25-Il faudra bien que je m'assoie/asseye si je ne veux pas tomber.

26-Je veux bien que votre tendresse vaille plus que tout l'or du monde, de là à me laisser dépouiller...

27-Quoique tu coures plus vite que moi, j'arriverai bien à te rattraper, lièvre ou pas !

28-Il sera recommandé que je me vête plus chaudement.

29-Si mes forces reviennent et que je me meuve avec plus d'agilité, je crois bien que j'escaladerai ce tertre, aussi maladroit que je sois. Dans la subordonnée introduite par la conjonction si, on a un indicatif présent, pour évitez la répétition de si, que la remplace et il est suivi du subjonctif.

30-Partez sur l'heure de crainte qu'elle ne vous fuie avant vous.

31-Elle lui prodigue des baisers moyennant qu'il accoure à chacun de ses appels intempestifs.

32-Ah ! Il faut que je voie ça !

33-Il faut que l'eau ou le lait bouille 20 minutes pour qu'il soit stérilisé.

 

2-Compléter avec un verbe

au subjonctif imparfait

 Rappelez-vous les terminaisons :

-sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.

Rappel : Le subjonctif imparfait s'emploie dans la langue soutenue.

Il est remplacé par le subjonctif présent dans la langue courante.

 

1-Les temps sont durs, me disais-je, il faudrait bien cependant que j'(accroître) mes revenus.

 

2-Si violente que (être) la crise, nous nous résolûmes à rester dans l'expectative.

 

3-Vous avez voté pour lui faute que vous ne (savoir) pas exactement ce qu'il ferait.

 

4-Au vu de ses impardonnables frasques, il aurait été bien difficile que nous l'(absoudre).

 

5-Je vins à ses funérailles bien que je ne l'(aimer) point.

 

6-Nous passâmes des vacances heureuses bien que tu (venir) nous abreuver de tes jérémiades.

 

7-Il prit beaucoup de soin avec ses deux filles afin qu'elles (croître) et (embellir).

 

8-Il me fallut faire tous les exercices grammaticaux concoctés par mamiehiou afin que j'(écrire) en faisant moins de fautes.

 

9-On demanda à cette sportive de manger 2 kilos de poulet par jour jusqu'à ce qu'elle (acquérir) les muscles dont elle rêvait.

 

10-Je voulus que tu n'(entreprendre) rien ce soir-là, sauf à ce que tu me (caresser) tendrement la main.

 

11-Ils ne me reprochèrent rien sinon que je (devoir) me taire.

 

12-Vous me harceliez pour que je (coudre) prestement toutes les déchirures de vos jeans.

 

13-Les Horace furent les seuls qui (vaincre) les Curiace. (relative)

 

14-C'était le seul endroit que je (connaître) bien. (relative)

 

15-Ne m'avez-vous pas dit qu'il fallait que je m'(asseoir) ici ?

 

16-Il était indispensable qu'un jour, enfin, nous (conclure) l'affaire.

 

17-Il était de bon ton que je me (tenir) coi.

 

18-Si j'étais un géant et que je (brandir) mon épée, je ne me laisserais pas défaire par un chétif David.

 

19-Vous bouillissiez d'impatience sans que vous (pouvoir) le dire.

 

20-Il n'était jamais content, soit qu'il (craindre) le froid, soit qu'il (fuir) le chaud.

 

21-Je lui promis de lui donner à boire à moins que je ne (boire) tout avant lui.

 

22-(Plaire) à Dieu que je me (sortir) de cet enfer !

 

23-Il fallait toujours que je (rire) de vos bons mots qui ne valaient pas un clou.

 

24- J'ai longtemps douté qu'elle (vivre) longtemps.

 

25-Il voulait toujours que je (mettre) du grain à moudre et que je le (moudre) moi-même.

 

26-Ce n'était pas le fait que je (naître) après lui, qui me navrait, ni qu'il (naître) avant moi, mais le fait que je (être) victime du droit d'aînesse.

 

27-Il vous estimait tant qu'il avait peur que vous ne (valoir) rien à mes yeux.

 

28- Bien que vous (savoir) que nous ne (vouloir) pas vous répondre, vous continuâtes à nous poser vos questions incongrues.

 

Correction des verbes au subjonctif imparfait

 

1-Les temps sont durs, me disais-je, il faudrait bien cependant que j'accrusse mes revenus. 

À noter : « On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel. Exemple : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt. »

Arrêtés ministériels du 31 juillet 1900 et du 26 février 1901 

2-Si violente que fût la crise, nous nous résolûmes à rester dans l'expectative.

3-Vous avez voté pour lui faute que vous ne sussiez pas exactement ce qu'il ferait.

4-Au vu de ses impardonnables frasques, il aurait été bien difficile que nous l'absolussions.

Le subjonctif imparfait du verbe absoudre n'est pas admis par tous les dictionnaires. Littré l'admet. Le Wiktionnaire le cite comme rare. L'Académie ne l'admet pas.

>> Les verbes défectifs

5-Je vins à ses funérailles bien que je ne l'aimasse point.

6-Nous passâmes des vacances heureuses bien que tu vinsses nous abreuver de tes jérémiades.

7-Il prit beaucoup de soin avec ses deux filles afin qu'elles crûssent et embellissent.

8-Il me fallut faire tous les exercices grammaticaux concoctés par mamiehiou afin que j'écrivisse en faisant moins de fautes.

9-On demanda à cette sportive de manger 2 kilos de poulet par jour jusqu'à ce qu'elle acquît les muscles dont elle rêvait.

10-Je voulus que tu n'entreprisses rien ce soir-là, sauf à ce que tu me caressasses tendrement la main.

11-Ils ne me reprochèrent rien sinon que je dusse me taire.

12-Vous me harceliez pour que je cousisse prestement toutes les déchirures de vos jeans.

13-Les Horace furent les seuls qui vainquissent les Curiace. (relative)

14-C'était le seul endroit que je connusse bien. (relative)

15-Ne m'avez-vous pas dit qu'il fallait que je m'assisse ici ?

16-Il était indispensable qu'un jour, enfin, nous conclussions l'affaire.

17-Il était de bon ton que je me tinsse coi.

18-Si j'étais un géant et que je brandisse mon épée, je ne me laisserais pas défaire par un chétif David.

19-Vous bouillissiez d'impatience sans que vous pussiez le dire.

20-Il n'était jamais content, soit qu'il craignît le froid, soit qu'il fuît le chaud.

21-Je lui promis de lui donner à boire à moins que je ne busse tout avant lui.

22-Plût à Dieu que je me sortisse de cet enfer ! (plût, subjonctif optatif)

23-Il fallait toujours que je risse de vos bons mots qui ne valaient pas un clou.

24- J'ai longtemps douté qu'elle vécût longtemps.

25-Il voulait toujours que je misse du grain à moudre et que je le moulusse moi-même.

26-Ce n'était pas le fait que je naquisse après lui, qui me navrait, ni qu'il naquît avant moi, mais le fait que je fusse victime du droit d'aînesse.

27-Il vous estimait tant qu'il avait peur que vous ne valussiez rien à mes yeux.

28-Bien que vous sussiez que nous ne voulussions pas vous répondre, vous continuâtes à nous poser vos questions incongrues.

 

 

À noter :Une proposition dépendant d’un verbe au subjonctif peut avoir, par attraction, son verbe au subjonctif.

Exemple :

Phrases au présent :

Vous ne savez pas que vous êtes belle.

>>Je doute que vous sachiez que vous êtes belle.

OU

>>Je doute que vous sachiez que vous soyez belle. (soyez subjonctif par attraction puisque la proposition dépend du verbe sachiez au subjonctif)

Phrases au passé :

Vous ne saviez pas que vous étiez belle.

>>Je doutais que vous vous sussiez que vous étiez belle.

OU

>>Je doutais que vous sussiez que vous fussiez belle. (fussiez subjonctif par attraction puisque la proposition dépend du verbe au subjonctif sussiez)

 

Rappel de la concordance des temps

Dans la plupart des cas :

a-Le verbe est au subjonctif présent ou au subjonctif passé lorsqu'il dépend d'un verbe au présent ou au futur ou à l'impératif.

Il faut que tu fasses ton devoir.

Il faudra qu'il soit arrivé avant cinq heures.

Fasse qu'un malheur ne se produise pas !

b-Il est au subjonctif imparfait ou au subjonctif plus-que-parfait lorsqu'il dépend d'un verbe au passé ou au conditionnel, dans le style soutenu ou littéraire. Plus couramment, on remplace aujourd'hui ces temps par le subjonctif présent ou le subjonctif passé.

Il fallait (faudrait) que tu fisses ton devoir.

Il aurait fallu que nous fussions arrivés avant la nuit.

On dit plus volontiers :

Il fallait (faudrait) que tu fasses ton devoir. Il aurait fallu que nous soyons arrivés avant la nuit.

 

Sur la concordance des temps, voir les articles :

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

**Suite de l'article sur la concordance des temps

***La concordance des temps - Exercices d'application

et aussi :

Le conditionnel ne serait-il plus un mode ?

 

Pour en savoir +

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Les exercices :

Quiz 28 Ex n°1 sur le subjonctif – Trouvez le mot qu'il faut

Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif -Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait.

Quiz 54 Ex. n°4 sur le subjonctif -Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent

Quiz 55 Ex. n° 5 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:19

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Malgré toutes les exhortations que je me faisais à moi-même pour en rester là et me tenir coite afin de me préserver de tout danger, je sentais que quelque chose me démangeait.

Mille fois déjà je m'étais fait la leçon.

« Oli, me disais-je, abstiens-toi de t'exposer à la rigueur d'une police aveugle. Prends garde de ne pas faire une folie en te lançant dans un acte téméraire qui pourrait te coûter la vie ! »

Mais la démangeaison était si forte qu'elle demandait impérativement à être soulagée. Il me fallait agir, coûte que coûte, la douleur m'étant aussi insupportable que celle ressentie lorsqu'une nuée de midges vous assaille.

 

Ma décision fut prise avant même d'être réfléchie mûrement. Je partirais revoir Marie Cratère. Je lui arracherais son secret. J'userais de tous les moyens dont je disposais pour la convaincre de me révéler tout ce qu'elle savait.

Pauvre insensée que j'étais ! La vieille Marie serait capable de débusquer toutes mes ruses, d'être insensible à toute séduction, orgueilleuse qu'elle était de jouir de sa puissance et de tenir chacun sous son joug.

C'était à n'y plus tenir. Je me sentis soudain capable de toutes les audaces comme le furent si courageusement tant de femmes exceptionnelles2 par le passé. Il faut se guider d'après de bons exemples.3

Ah, je ris ! Je ris de me voir si fragile et cependant prête à tout, tel le jeune David affrontant le Philistin4 haut de six coudées et un empan ! Marie Cratère n'avait pas une telle stature, certes, mais sa détermination à imposer pour jamais son pouvoir sur les êtres et sur les choses de ce monde ne se laissait pas si facilement fléchir.

« Je vais partir avant qu'il soit longtemps ! » m'exclamai-je à voix haute comme pour affermir mon courage. « J'irai, à la barbe de tous, ennemis de la liberté, se dressant le plus souvent les uns contre les autres, mordus, mordants5, punis, punissants, mystifiés, mystifiants... j'irai faire triompher la vérité ! »

Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, enchantée, tourmentée et comme possédée par le démon de mon cœur !6

 

C'est, calmée, que j'en vins à des considérations plus pragmatiques.

Je prendrais le temps de préparer mon périple aventureux et me barderais du bagage nécessaire — à dire vrai, je ne prendrais qu'un baluchon7, m'interdisant de m'embarrasser trop.

Je savais déjà que l'espace sauvage que j'allais traverser n'avait rien d'édénien.

....................................................................................................

*Titre- À coeur vaillant, rien d'impossible !

Devise de Jacques Coeur (vers 1395/1400-1456)

2-Des femmes exceptionnelles

Jeanne d'Arc, Olympe de Gouge, Madame Rolland, Charlotte Corday, Louise Michel, Rosa Luxembourg, Hannah Arendt, Simone Weil, voir la note du texte : 93 Délires sur l'enfermement - Rencontre avec des femmes extraordinaires de courage

3-Il faut se guider d'après de bons exemples. Cf. Littré (entrée : guider)

4-Goliath, le Philistin.

Goliath est un personnage biblique del'Ancien Testament (Samuel, 17).

C'est un géant « de six coudées et un empan » soit environ 2,90 m.

Il défend les Philistins contre Israël et lance le défi de combattre avec un homme voulant se mesurer à lui. Le jeune berger David, aidé de Dieu, le vainc en lui lançant une pierre en plein front avec sa fronde. David prend alors l'épée de son ennemi terrassé et lui coupe la tête.

5-Tous l'un de l'autre ennemis obstinés, Mordus, mordants, chansonneurs, chansonnés, Voltaire, Pauvre diable.

6-Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté et comme possédé par le démon de mon cœur !

Chateaubriand, René.

Voir l'article dans mon florilège : CHATEAUBRIAND - Mémoires d'Outre-Tombe

7-baluchon ou balluchon

 

NOTES

pour me tenir coite

coi, masculin / coite, féminin – silencieux, tranquille

Voir d'autres adjectifs irréguliers dans les notes du texte : 23 Délires d'une Marie bien chiche

 

Elle demandait à être soulagée.

Demander. Voir les différentes constructions de ce verbe, note du texte : 147 Délires troublants

 

la douleur ressentie lorsque des milliers de midges vous assaillent

 On rencontre les midges ou simulies dans les zones humides d'Écosse et d'Irlande (et dans d'autres continents).

Les midges, c'est une espèce de petit moucheron aussi venimeux que des serpents à sonnettes qui vous assaillent par millions et vous font venir sur la peau du visage et des mains des chaînes de montagnes horriblement démangeantes. (Mérimée, Lettres à la Comtesse de Boigne, 1870)

 

La vieille Marie serait capable de débusquer toutes mes ruses [...], orgueilleuse qu'elle était de jouir de sa puissance...

orgueilleuse, l'adjectif apposé à la vieille Marie, est prolongé par une proposition relative qu'elle était de jouir de sa puissance... dans laquelle le pronom relatif qu' (que) reprenant orgueilleuse est attribut.

 

C'était à n'y plus tenir, c'était difficilement supportable.

C'est à n'y pas tenir, c'est à n'y plus tenir. Style familier.

 

sa détermination à imposer pour jamais son pouvoir.

pour jamais, pour toujours.

Voir l'article : Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques... + Adverbes et locutions adverbiales de temps 

 

Avant qu'il soit longtemps, avant longtemps, avant peu, avant peu de temps, avant que peu de temps soit passé.  

 

mordus, mordants, punis, punissants, mystifiés, mystifiants

des participes employés comme adjectifs.

 

C'est, calmée, que j'en vins à des considérations plus pragmatiques.

En venir - Venir se construit avec la particule en qui lui donne plus de force en indiquant à l'esprit quelque chose d'antécédent d'où l'on part. Cf. Littré

Pragmatique, qui concerne la réalité, les faits réels, l'action.

 

l'espace sauvage n'avait rien d'édénien

Édénien ou édénique, qui se rapporte à l'Eden, le paradis perdu. [Cf. La Bible]

 

<< 147 Délires troublants - « Ce n'est point ici le pays de la vérité : elle erre inconnue parmi les hommes. »*

>> 149 Délires qui froissent l'amour-propre - « Ainsi en pleurant une séparation, c'est soi qu'on pleure »*

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:10

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La phrase interrogative

 

L'interrogation est disjonctive quand le locuteur énonce une alternative. 

Étais-je stupide ou simplement naïve ?

Vas-tu enfin me dire, oui ou non, que tu m'aimes ?

Tournure familière :

Avais-je pensé que tout était possible avec lui ? Ou quoi ? 

 

L'interrogation est fictive lorsqu'on n'attend aucune réponse. Elle équivaut à une exclamation ou à une interjection.

Que n'avais-je écouté Roboland ? (Pourquoi n'avais-je pas...)

Allais-je à l'avenir cesser enfin d'être confiante ?

>ou bien lorsque la réponse suit aussitôt la question :

Voulez-vous, chers lecteurs, que je vous dise ce que je vais faire ? Eh bien, je m'en vais délibérer avec moi-même.

 

L'interrogation fictive est dite rhétorique ou oratoire lorsque la réponse est évidente. On n'a pas besoin de répondre.

Ne vous avais-je pas avertis, lecteurs incrédules, que j'étais prête à vous entraîner avec moi dans ce monde en allant de déceptions en déceptions ? Est-il besoin de vous dire que vous brûlez comme moi de l'envie de connaître des jours meilleurs ?

Serais-je mieux avancée si j'avais accusé ouvertement Alcofribas, alors que je n'avais aucune preuve tangible pour étayer ma suspicion ?

 

L'interrogation délibérative permet, à celui qui parle ou qui pense, de réfléchir avant de prendre une décision.

Que ferai-je maintenant ? Qui voir ? À qui me fier ?

 

 Les phrases de l'article sont empruntées au texte :

127 Délires touchants d'une pauvre dupée

Pour en savoir +

> Cas où l'on peut ne pas mettre le point d'interrogation dans une phrase interrogative

> Est-ce que – est-ce qui – La phrase interrogative

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:59
Merci - remercier

Merci se construit avec la préposition de ou la préposition pour suivi de la chose dont on remercie.

L'Académie donne seulement merci de.  

Le Trésor donne les deux prépositions.

Merci de vos fleurs. Merci pour vos compliments.

 

De même remercier de et remercier pour.

Remercier de peut-être suivi de la façon de remercier.

Elle me remercia d'un baiser.

 

L'usage veut que l'on dise merci de devant un infinitif.

Merci de m'aider et de m'encourager.

 

On dit merci pour suivi de la personne qui remercie autre que le locuteur.

Je vous remercie pour mon frère.

 

Féliciter

Féliciter quelqu'un de quelque chose

Je te félicite de ton courage.

Féliciter quelqu'un pour quelque chose

Il m'a félicité pour mon mariage.

Féliciter quelqu'un sur quelque chose (style soutenu)

On l'a félicité sur son admirable prestation. 

 

Complimenter

Complimenter quelqu'un de quelque chose

Il m'a complimenté de mon travail.

Je fus complimenté d'avoir su mener à bien cette mission.

Complimenter quelqu'un pour quelque chose 

Je la complimentai pour l'éducation qu'elle avait donnée à son fils.

Note : Grevisse donne pour, mais pas l'Académie ni le Trésor.  

Complimenter quelqu'un sur quelque chose (style soutenu)

On l'a complimenté sur son bel appartement.

 

Savoir gré

Savoir gré à quelqu'un de quelque chose (ou de + infinitif) 

Être reconnaissant envers quelqu'un  

Je vous sais gré de vos bontés

Je vous sais gré de m'écouter.

Attention au barbarisme : Je vous suis gré...

 

Articles connexes

Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

 

Prépositions À ou DE : à vous de bien choisir ! – QUIZ 33

 

QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif - Texte Arnolphe et Isidore, les célibataires - Une journée si peu particulière

 

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - Exercices - 1re partie + QUIZ 30

 

Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? Exercices - 2e partie - QUIZ 31

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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