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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:24

 

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Exercice 1- Un billion en chiffres a combien de zéro ?

R- 1 000 000 000 000 : 12 zéros
Et en anglais one billion ?

R- un milliard,1000 000 000 : 9 zéros

Voir § 2 c-

Exercice 2- Les nombres suivants sont-ils écrits sans fautes ?

vingt-trois / quatre-vingts / quatre-vingt-cinq / soixante-dix /

cinq cents / cinq cent vingt / /cent cinq /

cent dix mille cinquante-sept / quatre cent mille quatre-vingt dix-huit /

trois mille cinq cent-vingt / L'an mille / L'an deux mil treize /

Un billion vaut un million de millions / Page quatre-vingt

> correction et explications en rouge à la fin de l'article.

Et voir aussi l'orthographe recommandée aujourd'hui.

 

  Sommaire de l'article

  1 Les adjectifs numéraux cardinaux sont-ils variables ou invariables ?

  2 Système décimal et système vigésimal (ou vicésimal)

  3 La nouvelle orthographe

  4 Liaison ou disjonction - Michel Serres nous dit comment il nous faut prononcer les nombres suivis d'un substantif.

 

RAPPEL

Les nombres sont des adjectifs numéraux :

adjectifs numéraux cardinaux : un deux trois, quatre...

adjectifs numéraux ordinaux : premier, deuxième, troisième, quatrième...

 

1 Les adjectifs numéraux cardinaux sont invariables

sauf exceptions.

Les mille parfums. Les quatre vérités. Les cent recommandations.
 
a-MILLE

-invariable, sauf lorsqu'il est un nom : les milles marins.

-adjectif numéral, exemple : deux mille cinq cent vingt-six

-Il peut s'écrire mil dans les dates lorsqu'il est suivi d'un nombre : Année 1980, mil (ou mille) neuf cent quatre-vingts  

Mais mil ne peut pas être précédé d'un nombre.

On trouve : l'an mil ou l'an mille - l'an mil (mille) deux-cents - l'an deux mille - Nous sommes en 2012 (deux mille douze)
-On écrit : des mille et des cents.
 
b-CENT et VINGT prennent un -s lorsqu'ils sont à la fois multipliés par un nombre qui les précède et non suivis d'un nombre.


-Cent, cent trois, deux cents, deux cent trente-quatre, cinq mille deux cents, trois cent mille, puisque mille est adjectif numéral.
 
-Vingt, vingt et un (pas de trait d'union), quatre-vingts, quatre-vingt-deux. Quatre-vingt-quinze. Invariable quand il suit cent et mille. Mille vingt, cent vingt. Quatre-vingts millions, quatre-vingts milliards.


Si quatre-vingt est employé comme ADJECTIF NUMÉRAL CARDINAL (=quatre-vingtième), il ne prend pas de s.

Page quatre-vingt (=quatre-vingtième page). Article quatre-vingt.

 

c-MILLION - MILLIARD - BILLION

Ce sont des noms, ils peuvent prendre la marque du pluriel.

Deux cents millions, quatre cents milliards.

Un milliard équivaut à mille millions

Un billion est un synonyme vieilli de milliard.

Le mot Billion a reçu une nouvelle valeur : un million de millions (1012), mais elle n'est pas entrée dans l'usage (décret de 1961).

 
ON NOTERA LA PLACE DES TRAITS D'UNION DANS TOUS LES EXEMPLES.

 

  Système décimal et système vigésimal (ou vicésimal) 

Notre système de numération est décimal. Nous comptons en base dix.

Cependant les nombres français (de 1 à 100, pour ne citer qu'eux) ne sont décimaux que jusqu'à 69.

Il sont, de 70 jusqu'à 99, vigésimaux (ou vicésimaux). Nous comptons en base 20.

soixante-dix : 70, (3X20)+10

quatre-vingts : 80, 4x20 etc.

 

le système décimal viendrait de ce que nous avons dix doigts.

Le système vigésimal (ou vicésimal) viendrait de ce que nous avons dix doigts et dix orteils.

Comparez soixante-dix et septante*, quatre-vingts et octante*, quatre-vingt-dix et nonante*.

*septante, octante, nonante sont utilisés en Suisse, en Belgique et dans quelques régions françaises, parfois aussi dans la finance pour éviter des erreurs de compréhension.

 

Wiktionnaire Entrée Quatre-vingts : Quatre-vingts (80) provient de l’ancien système vigésimal de numération (4×20), système qui était utilisé dans une grande partie de l’Europe au Moyen-Âge et en gaulois, notamment pour le commerce car plus pratique pour limiter le nombre d’unités nécessaires et ne nécessitant pas de savoir compter les grands nombres.

 

Entrée Vingt : Concernant la numération vigésimale (quatre-vingts) : les Celtes comptaient (comme le reste de l’humanité) avec leurs doigts mais, loin de s’arrêter aux seuls doigts des mains, continuaient avec les orteils et obtinrent ainsi une base vigésimale.

 

Nous mesurons la difficulté qu'ont nos chers petits lorsqu'ils apprennent les nombres (français) !

vingt et un, trente et un, quarante et un, cinquante et un, soixante et un, et brusquement soixante et onze... quatre-vingts, quatre-vingt-un, quatre-vingt-onze...

 

 

 3 La nouvelle orthographe

 Lire sur la nouvelle orthographe :

>> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

§1. Les éléments des numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d'union.

Ainsi, on peut écrire : deux-mille, mille-deux-cent-trente-et-un, cinq-cent-mille, l'emploi du trait d'union étant étendu à tous les numéraux qui forment un nombre complexe.

Lu sur le Cnrtl, entrée mille > MILLE

 

 4 En ce dimanche 29 janvier 2012, j'ai entendu Michel Serres, comme tous les dimanches, sur France Info, à 12 heures15.

Et je ne l'ai pas seulement entendu, ni même seulement écouté... j'ai bu ses paroles. Comme toujours.

Philosophe de notre temps, et non des moindres, il donne, à qui veut l'entendre, un éclairage sur notre monde, éclairage tout à la fois original, et simple, et plaisant, grâce à son immense savoir et à une observation fine qui force l'admiration.

Ainsi donc aujourd'hui nous fait-il observer que bon nombre de gens ne font pas la liaison entre l'adjectif numéral et le mot euro(s) lorsqu'ils parlent d'argent.

Tout était si facile au temps du franc, mot qui commençait par une consonne, ce qui ne nécessitait aucune liaison, partant, aucune réflexion orthographique !

Ainsi entend-on souvent, avec la disjonction, c'est-à-dire un arrêt de la voix entre deux mots, ce qui peut faire hiatus :

cent[...]euros

deux cents[...]euros

quatre-vingts[...]euros

cent vingt[...]euros

etc.

Monsieur Serres nous fait remarquer que, lorsqu'on dit les âges, on n'a aucune difficulté pour faire la liaison appropriée. On dira sans hésitation aucune :

quatre-vingts-z-ans

vingt-t-ans

cent-t-ans

Mais avec les euros il n'en va pas de même. À croire que l'on veuille cacher son ignorance de la règle qui exige que parfois les adjectifs numéraux cardinaux prennent la marque du pluriel.

Il faudrait dire :

cent-t-euros

deux cents-z-euros

quatre-vingts-z-euros

cent vingt-t-euros

etc.

Combien de fois ai-je entendu qu'on parlait de cent-z-euros ?

C'est comme si mes dents grinçaient.

Voilà !

Prenez donc plaisir comme moi à écouter notre philosophe.

Merci, Monsieur Serres !

Pour en savoir + et entendre les émissions hebdomadaires depuis novembre 2011 >Le sens de l'info - France Info

Articles connexes

>> La liaison - L'élision - l'enchaînement - La disjonction

>> Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

> Retour au début de l'article

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Exercice au début de l'article

Avez-vous tout retenu ? Où sont les erreurs ?

Il y a une seule faute : Trois mille cinq cent vingt

pas de trait d'union

 

vingt-trois / quatre-vingts / quatre-vingt-cinq / soixante-dix /

a-vingt-trois : on met un trait d'union entre les dizaines et les unités.

On écrira de même vingt-trois mille

b-vingts prend un -s lorsqu'il est multiplié par un chiffre qui le précède et qu'il n'est pas suivi  d'un nombre.

cinq cents / cinq cent vingt / cent cinq /

c-Même règle que pour vingt : cent prend un -s lorsqu'il est multiplié par un nombre qui le précède et qu'il n'est pas suivi d'un nombre

cent dix mille cinquante-sept / quatre cent mille quatre-vingt dix-huit /

d-mille est invariable, voir a- et c-

trois mille cinq cent vingt / L'an mille / L'an deux mil treize /

voir d- On écrit : L'an mille (ou l'an mil). On peut écrire mil dans les dates lorsqu'il est suivi d'un nombre. On ne peut pas écrire l'an trois mil par exemple.

Un billion vaut un million de millions /

un billion (voir ci-dessus dans le corps de l'article)

Page quatre-vingt /

e- quatre-vingt : pas de s à vingt ; il ne s'agit pas ici d'un nombre cardinal mais d'un nombre ordinal : c'est la quatre-vingtième page

> Retour au début de l'article

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:27

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Sitôt que Monsieur Pro eut engagé la conversation, ses forces l'abandonnèrent. Je compris qu'il ne serait pas en mesure d'expliquer quoi que ce fût sur le choix qu'il avait fait de venir se réfugier auprès de moi. N'avait-il donc pas en ce monde un ami qui eût pu lui venir en aide ? Et qu'aurais- je été capable de faire pour lui ?

« Monsieur Pro, lui dis-je pour le rassurer, vous êtes ici en sécurité. Reprenez vos forces. »

Je lui proposai une collation qu'il refusa. À voir l'attitude qu'il prenait, le dos courbé, les paupières s'alourdissant, et son silence soudain, je sus qu'il me faudrait m'armer de patience. Je lui proposai de se reposer là quelques heures. Je reviendrais le voir bientôt. Il ne se fit pas prier et s'affaissa sur l'ottomane. Je l'entendis qui balbutiait : « La vie est une grande surprise....* » 

Les derniers mots se perdirent.
Il tenait à la main ce que je crus être un message qu'il n'avait pas eu la force de me tendre, une feuille de papier qui glissa sur le sol. Je supposai qu'elle m'était destinée et je m'autorisai à tenter de déchiffrer la dizaine de lignes griffonnées, espérant qu'elles m'éclaireraient quelque peu sur les intentions de Monsieur Pro. Mais à ma grande stupéfaction, j'y vis une écriture étrange, en boustrophédon, me sembla-t-il. Je n'osai emporter le billet et le plaçai à côté du dormeur.
Avant de sortir de ma cachette, je disposai, sur un petit guéridon à portée de main, quelques fruits, des biscuits que j'avais confectionnés et un petit verre de ratafia, pour qu'il pût se sustenter au cas où il se réveillerait avant mon retour.

Rien n'aurait pu m'étonner davantage que cette visite inattendue et inexplicable. Monsieur Pro avait, non seulement risqué sa vie à venir ainsi jusqu'à moi – je songeai au chemin parcouru – mais il s'était aussi déterminé à risquer la mienne, car s'afficher ainsi avec moi aurait pu me rendre suspecte, à coup sûr. Je me mis à trembler à cette pensée et je lui en voulus de me mettre ainsi en danger.

Lorsque je retournai à l'école – j'avais un cours à assurer qui n'attendrait pas – je croisai Lio qui m'avait aperçue avec mon hôte et qui se faisait
un sang d'encre° à m'attendre.
Elle voulut des explications et je lui répondis évasivement, ce qui l'inquiéta d'autant plus, habituée qu'elle était à ma franchise. Elle insista. Je marmottai quelques mots sans suite et je la vis perplexe. Ne croyait-elle pas que je me perdais ainsi dans des évagations bien simulées pour
noyer le poisson°?

« Cela ne lui ressemble guère », pensa-t-elle.

Je ne faisais ainsi qu'exciter sa curiosité. Elle cessa enfin de me pousser dans mes derniers retranchements, craignant que je continuasse à lui parler amphibologiquement.
Je fus très contrariée de la décevoir et me querellai de n'avoir pu satisfaire sa curiosité. C'était bien là notre première anicroche. Qu'aurais-je pu faire d'autre ?

........................................... 

 *« La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n'en serait pas une plus grande ? »

 « Life is a great surprise. I don't see why death should not be an even greater one »
Vladimir Nabokov 1899-1977

 

NOTES

Sitôt que Monsieur Pro eut engagé la conversation, ses forces l'abandonnèrent...
eut engagé, passé antérieur

la locution conjonctive de temps (emploi littéraire) > Sitôt que

Il ne serait pas en mesure d'expliquer quoi que ce fût

quoi que ce soit, subjonctif présent
quoi que ce fût, subjonctif imparfait
> quoi que (ne pas confondre avec quoique)


son silence soudain
le mot soudain peut être :
adjectif, qui survient d'une manière inattendue, brusque.
Son silence soudain (silence auquel je ne m'attendais pas)

ou adverbe, tout à coup.

Il cessa soudain de parler.

N'avait-il donc pas en ce monde un ami qui eût pu lui venir en aide ?
eût pu, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé (conditionnel passé deuxième forme)
un ami qui aurait pu lui venir en aide
aurait pu, conditionnel passé première forme


Je reviendrais le voir bientôt, futur du passé, le texte étant au passé.

> Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur antérieur du passé - Le futur antérieur hypothétique - Exercice d'application

 

il s'affaissa sur l'ottomane

l'ottomane, voir la note des Délires n°71

espérant qu'elles m'éclaireraient quelque peu sur les intentions de Monsieur Pro

Quelque peu, un peu.

> Ne pas confondre : quoique, quoi... que – quelque, quelque... que, quel que

j'y vis une écriture étrange, en boustrophédon

écrire en boustrophédon

type d'écriture ancienne utilisé par les orientaux et les Grecs où une ligne se lit de gauche à droite, la suivante de droite à gauche, et ainsi de suite alternativement. Ce mouvement imite les sillons tracés dans les champs par des boeufs. Étymologie :Mot grec venant de boeuf et de tourner.


Des biscuits que j'avais confectionnés
accord du participe passé confectionnés avec le complément d'objet direct placé lui avant lui : que pronom relatif représentant biscuits.

> Règles de l'accord des participes passés

et un petit verre de ratafia

Ratafia. Liqueur spiritueuse, composée d'eau-de-vie, de sucre, et du jus de certains fruits ou de l'arôme de quelque fleur. cf. Littré

pour qu'il pût se sustenter au cas où il se réveillerait

Se sustenter, s'alimenter, se restaurer.

Je croisai Lio qui m'avait aperçue
aperçue, participe passé qui s'accorde avec le complément d'objet direct M' (ME élidé) mis pour je, c'est-à-dire Oli la narratrice.

Se faire un sang d'encre°, se faire du mauvais sang, se ronger les sangs, se faire du souci, se tourmenter.

 

je lui répondis évasivement, ce qui l'inquiéta d'autant plus, habituée qu'elle était à ma franchise

habituée adjectif apposé à l' (elle)

L'adjectif apposé habituée est prolongé par une proposition relative qu'elle était à ma franchise.

Le pronom relatif qu' (que)mis pour habituée est attribut de elle >> elle était habituée à ma franchise.

 

je marmottai quelques mots sans suite

Marmotter, parler d'une manière confuse, marmonner.

 

je me perdais ainsi dans des évagations

Une évagation. Littéraire. Disposition de l'esprit à se détacher de l'objet auquel il devrait se fixer. Se perdre dans des évagations.

Noyer le poisson°

Créer la confusion pour tromper quelqu'un, embrouiller les choses pour éluder une question.

craignant que je continuasse à lui parler amphibologiquement.

je continuasse, subjonctif imparfait

subjonctif dans une proposition qui dépend du verbe craindre

> Valeurs et emplois du subjonctif

amphibologiquement - Littéraire. De manière équivoque.
synonyme : ambigument (pas d'accent sur le u)


Je me querellai de n'avoir pu satisfaire sa curiosité

se quereller, pronominal réfléchi, se faire des reproches à soi-même.

c'était bien là notre première anicroche

Une anicroche. Familier, petite difficulté qui cause un désagrément passager.
 

<< 139 Délires d'une fuite éperdue "Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel."

>> 141 Délires qui plongent dans l'inconscient « On ne renie pas son enfance ; on l'enfouit au fond de son coeur... »*

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 16:02

 

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Définition du mot partitif

Cf. Littré :
Terme de grammaire. Qui désigne une partie d'un tout.
Noms partitifs, comme moitié.
Adjectifs partitifs, comme plusieurs.

La préposition de se prend souvent avec un sens partitif.
 

Cf. L'Académie 8ème édition :

Terme de grammaire qui désigne une partie d'un tout. De est partitif dans les phrases : Vendez-moi de votre vin; manger de bonne viande. Article partitif, Article précédé de la préposition de (du, de la, des) qui sert à exprimer un Tout dont on n'envisage qu'une partie. Boire du vin, de la bière. Donnez-moi des fruits de votre jardin.


DE peut être préposition (1),

article indéfini (2) ou partitif (3).


DU contraction de  DE + LE devant une consonne un h aspiré et un y. 

>du plaisir, du yacht

DE LA devant une consonne, un h aspiré et un y.

>de la boue, de la honte
DE L' (LE ou LA sont élidés) devant un mot masculin ou féminin commençant par une voyelle ou un h muet.

>de l'ennui, de l'école, de l'héroïsme, de l'horreur

(et devant yeuse et ypérite)

DES devant un pluriel, contraction de DE + LES

>(les enfants) des autres

D' (DE élidé)

>d'autres enfants, d'horribles jardins


Pour en savoir +

> LA LIAISON - L'ÉLISION - L'ENCHAÎNEMENT - LA DISJONCTION

 

1- La préposition DE

 

-suivie d'un substantif (syntagme nominal)
Avez-vous entendu les propos de la voisine ?
   >préposition + complément de nom

La voisine complément du groupe nominal les propos.


Connaissez-vous le nom des provinces françaises ?    

DES article défini contracté (DES = DE + LES)

    >préposition + complément de nom


Fermez la porte d'entrée. (DE élidé)
   >préposition + complément de nom


Visitez les belles villes de France.
   >préposition + complément de nom


Je viens de Paris, et lui du Maroc.

DU article défini contracté (DU = DE + LE)
   >préposition + complément de lieu

 

Je vais mourir de peur
   -préposition + complément de cause

 

Je n'ai pas dormi de la nuit
   -préposition + complément de temps

 

Je doute de vous
  >préposition + complément d'objet indirect

 

Vous parlez du chapeau bleu ?

Le naufrage du Costa Concordia, c'était le comble de l'horreur, de l'épouvante.

Je me repose à l'ombre de l'yeuse.
   >DU article défini contracté, contraction de la préposition DE avec l'article défini LE
   >LA s'élident en L' devant une voyelle et un h muet. 

Note : pas de disjonction devant yeuse. > La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

Vous vous méfiez des chiens après avoir été mordu.  

   >DES article défini contracté, contraction de la préposition DE et de l'article défini LES. 


-suivie d'un adjectif ou d'un participe passé

Il y eut deux enfants de malades
   >préposition + adjectif, attribut du sujet réel. (= deux enfants furent malades)
Il y aurait cent personnes de noyées.
   >préposition + participe passé, attribut du sujet réel (= cent personnes seraient noyées)
Avez-vous une case de vide ?
   >préposition + adjectif, attribut du complément d'objet direct (= une case est vide)

 

2- L'article indéfini


L'article indéfini s'emploie devant un nom qui désigne quelqu'un ou quelque chose que l'on ne connaît pas encore, dont on n'a pas encore parlé (UN, UNE, DES), au contraire de l'article défini (LE, LA, LES)
Sentez la nuance entre :
Des enfants arrivèrent. 
Les enfants arrivèrent. 

Lorsque le nom est précédé d'une épithète, DES est remplacé par DE dans la langue écrite et aussi dans la langue parlée de style soigné. Mais on emploie de plus en plus souvent DES.
Tu as de beaux yeux, tu sais.
Vous avez des enfants terribles.
Vous avez de très jolis enfants.

Après sans, on emploie DES, la forme pleine de l'article, quand le verbe est à la forme négative :
Il ne parle jamais sans dire des bêtises. = Il dit des bêtises.
Il parle sans dire de bêtises = Il ne dit pas de bêtises.

On emploie DES dans certaines locutions figées, des nouveaux venus, des jeunes mariés, des gros mots, des faux pas, des grandes personnes, des grands hommes, des mauvaises langues, etc.

 

3- L'article partitif  DE - DU - DE LA -DES


Il s'apparente à l'article indéfini.
Il s'emploie devant un nom (ou un pronom) et indique qu'il s'agit d'une quantité indénombrable. Il s'emploie aussi devant des noms abstraits.

De l'amour, avant toute chose !
On va prendre de la moutarde.
Je n'ai jamais rencontré de fille plus jolie. 
Nous n'avons plus à moudre du café.
Je vous ai préparé de la daurade et pour moi du hareng.
Cessez de boire de l'alcool.

De la sueur perlait sur son front.
Il a perdu de sa crédibilité.
Donnez-moi de votre patience.
Il n'a pas d'argent.
Il faut de tout pour faire un monde.
Il n'y a pas de bonheur plus immense.
Nous avons goûté de tous les plaisirs.

(différent de : Nous avons goûté à tous les plaisirs)

J'ai horreur de manger du riz.

Tournure négative : >Je ne mange jamais de riz.

Avoir du coeur et de la bonté, voilà ce qui compte.

>Et toi, tu n'as pas de coeur. Tu n'as pas de bonté. 


Les Compléments partitifs
Quelques-uns d'entre nous
Plusieurs parmi vous
Ceux d'entre eux
Personne des Dupont
Qui de vous
Qui d'entre nous
Laquelle choisissez-vous de ces photos ?
(de ces photos est séparé du mot dont il est complément laquelle)

 

>>Voir la liste des articles "Ne pas confondre..."

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 15:45

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Exercice : Où faut-il mettre des accents ?

Eut-il du le faire, il eut refusé.

Sitot qu'il dut m'aider, il partit.

A quoi sont dus ses vertiges ?

Il faudra bien qu'un jour ou l'autre je rembourse mes dus.

Correction en fin d'article

 

Vous pouvez faire le quiz avant ou après avoir lu la leçon qui suit.

QUIZ 65 Ecrire DU correctement

Texte à trous "Du coeur et de l'ardeur d'apprendre"

1-Du
Article défini contracté du

préposition de + article défini le
Je viens du marché.

2- Du
Partitif du

contraction de de + le
Donne-moi du pain, du lait et de la confiture.

3- Dû, dus, dut, dût
devoir + infinitif, semi auxiliaire ou auxiliaire de mode
= marque une obligation

Voici la somme que je dus lui payer.
Je dus partir très tôt.

= une éventualité

Il dut faire froid ce jour-là.
Il a dû probablement me le dire.

= une nécessité inéluctable etc.

Il a dû mourir puisque tout le monde meurt.

Voir l'article sur les semi auxiliaires, note des Délires N°43


4-Dû, dus, dut, dût
Verbe devoir = ce que l'on est tenu de s'acquitter, argent, dette, reconnaissance...
À partir de ce jour-là, je lui dus tout.
Je vous ai dû beaucoup d'argent dans le passé.

Formes de l'auxiliaire de mode [3] et du verbe [4] :
passé simple, je dus, tu dus, il dut
subjonctif imparfait, dût
participe passé qui sert à la formation des temps composés : dû

Exemples
J'ai dû travailler (passé composé)
Le train dut partir à l'heure. (passé simple)
Je craignais qu'il ne dût partir avant moi. (subjonctif imparfait)
Eût-il le faire, il eût refusé. (subjonctif plus-que-parfait)
S'il avait dû le faire il aurait refusé. (indicatif plus-que-parfait)
Dès qu'il eut dû m'aider, il s'en alla bien vite. (passé antérieur)
Ou
Dès qu'il dut m'aider, il s'en alla bien vite. (passé simple)

5-Dû, due, dus, dues
adjectif
= que l'on doit.
Je vous rends les sommes dues.
Cet hommage lui est dû.
Faites-moi ça en bonne et due forme.
= causé par
La justesse de son raisonnement est due à sa sagesse.
Ses vertiges sont dus à une forte fièvre.

6-Un dû, des dûs
nom commun = ce que l'on doit.
Il m'a réclamé son dû, je ne l'ai pas écouté. 

 

Résumé :
Dû s'écrit avec un accent :

-quand il est le substantif (le nom) : un dû, des dûs,

-quand il est le participe passé de devoir (verbe ou auxiliaire) : j'ai dû (sans terminaison), l'honneur dû à mon rang,

-quand il est au subjonctif imparfait : il dût.


Dû s'écrit sans accent :

-quand il est déterminant, article contracté (§1) ou partitif contracté (§2) : du,

-quand c'est devoir au passé simple : je dus, il dut
-quand le participe passé dû a la marque du pluriel ou du féminin : due, dus et dues.

 

J'ai dû bosser pour écrire cet article, me croiriez-vous ?

 

Exercice d'application > QUIZ 65

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Correction de l'exercice :

Exercice : Où faut-il mettre des accents ?

Eût-il le faire, il eût refusé. > Même s'il avait dû le faire, il aurait refusé.

Sitôt qu'il dut m'aider, il partit. > Dès qu'il dut m'aider, il partit. Les deux actions au passé simple sont considérées comme simultanées.

On pourrait dire : Sitôt qu'il eut dû m'aider, il partit. Le passé antérieur eut dû marque l'antériorité de l'action par rapport à celle de la proposition principale.

À quoi sont dus ses vertiges ?

Il faudra bien qu'un jour ou l'autre je rembourse mes dûs.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 08:39

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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Quoique


Quoique, conjonction de subordination qui introduit une proposition subordonnée de concession. Elle est suivie du subjonctif. Elle peut être remplacée par bien que.
Voir les articles :

bien que,

encore que,

malgré que

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?
Voir aussi l'article :

Valeurs et emplois du subjonctif § 48

Quoiqu'il fasse preuve de courage, il n'arrivera jamais à ses fins.
Il la perdit, sa dulcinée, quoiqu'il fît tout pour la reconquérir.


Quoi que


Quoi que, locution pronominale équivalant à :  quelle que soit la chose que/ qui. Elle exprime la  concession et elle est suivie du subjonctif.
Quoi, pronom interrogatif qui a perdu sa nuance interrogative.
 
Je te trouve assez peu convaincant quoi que tu dises.
Quoi que tu projettes, je ne te suivrai pas.   

Remarque 
Quel, quoi, qui, où, sont des interrogatifs - pronoms ou adverbe (où) -, mais aujourd'hui ils ont perdu la nuance interrogative dans les locutions quel que, qui que, quoi que, où que, d'où que, toutes suivies du subjonctif.

Si vous hésitez entre quoique et quoi que, remplacez par bien que. Si ça fonctionne, c'est quoique qu'il faut écrire. 

Quelque


-Déterminant, adjectif indéfini, variable.
Il m'a donné quelques piécettes, le rapiat.
-Adverbe, invariable = à peu près, environ (littéraire)
Il précéde un adjectif numéral cardinal
Je l'ai rencontré il y a quelque trois mois
quelque peu = un peu
Il m'a paru quelque peu éméché. L'alcool ne lui convient guère.
-Syntagme équivalant à un déterminant
quelque peu de = un peu de
-Pronoms indéfinis
quelqu'un, quelques-uns, quelqu'une, quelques-unes
quelque chose, quelque part
-Locutions adverbiales indéfinies
en quelque sorte, en quelque endroit


 Remarque : Il y a disjonction après quelque (pas d'élision), sauf dans quelqu'un et quelqu'une. On aura par exemple quelque autre...


Quelque... que


Quelque... que, locution conjonctive qui exprime la concession, suivie du subjonctif
Voir l'article : Valeurs et emplois du subjonctif § 48

1-quelque + substantif ou syntagme nominal + que
Quelques folies que vous fissiez, je ne vous en aimais que plus encore.
Quelque rage que tu puisses éprouver, je saurai bien te calmer

2-quelque + adjectif + que
Quelque amoureux qu'il soit, il sait bien que tous ses espoirs seront déçus.
Quelque avare qu'il pût être, il n'abandonna pas son enfant.
Quelque amical qu'il veuille paraître, je continue à me méfier de lui.
Quelque misérable qu'il fût, il n'en était pas moins homme. 
 
Quel que

Quel que, locution pronominale qui exprime la concession*  suivie du subjonctif 
Voir l'article   Valeurs et emplois du subjonctif § 48
Quel pronom interrogatif attribut, variable en genre et en nombre : quels, quelle, quelles

Quels que soient vos conseils, je n'en tiendrai pas compte.
 
Quel... (que) est suivi du verbe être au subjonctif ou d'un autre verbe attributif (=verbe d'état), paraître sembler, devenir, demeurer, rester, ces verbes pouvant être accompagnés d'un semi auxiliaire, pouvoir, devoir.

Quelles que puissent être mes intentions, rien ne te fera changer d'avis, n'est-ce pas ?
Quelle que dût être ta résolution, tu savais que je ne bougerais pas le petit doigt.
Je ne me souciais pas de vous, quels que dussent être vos espoirs.


Vocabulaire
Concession, concessif.
Une locution concessive  est une locution qui exprime la concession.
Une proposition concessive est une proposition subordonnée introduite par une conjonction de subordination de concession ou une locution concessive.

> Conjonctions de sub. et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:30

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Chronique familiale - Un Noël inattendu

Première partie
Samedi 24 décembre 2011

Une pyramide de cadeaux s'élevait déjà au milieu du salon quand mamie Kiki, papi Gilles et Mick, ma soeur, arrivèrent, cet après-midi du 24 décembre.

Après que les « Joyeux Noël ! » eurent retenti, après les embrassades, on compléta la pyramide avec les cadeaux nouvellement apportés. C'est alors que l'enfant Victor, trois ans et demi, l'unique, le sujet de tout notre amour et de toute notre attention, apparut, avec ses parents.
Ses yeux s'écarquillèrent, éblouis et stupéfaits à la vue du spectacle qui miroitait de tous les feux des gais emballages.
« Des cadeaux ! Des cadeaux ! » s'exclama-t-il.
« Es-tu sûr que ce sont des cadeaux ? » demandai-je ― un peu stupidement, je vous l'accorde.
« Mais oui, je le sais, je le vois ! »
Pas une minute à perdre. Les nouveaux venus installés, le café mis en route, les petits fours servis, Victor eut la charge d'apporter, à qui de droit, et l'un après l'autre, chaque cadeau, lequel arborait le nom du destinaire. Entre deux petits fours, on ouvrait les paquets, les boîtes et les enveloppes. On s'exclamait, on se remerciait. Tout comme c'est la coutume chez nous.
Aude, ma fille, disait :  « On se croirait chez mamie Paul à un Noël de mon enfance », à voir la profusion de tout ce qu'on découvrait.
On était bien, comme on peut l'être en famille quand tout le monde s'aime, quand il n'y a entre ses membres que chaleur, et confiance, et sympathie profonde. Nous avions la chance que tout se passât ainsi, ce soir-là, dans l'univers douillet d'une convivialité franche et sans ombre. Victor était aux anges, plein d'énergie comme à l'ordinaire.
« Il a quelques boutons », fit observer sa mère. « Fais donc voir ton dos Victor. »
En effet, un gros bouton rougeoyait au milieu du joli dos rose. « Et il en a un derrière l'oreille », ajouta son père, « et un autre là. »
« C'est peut-être la varicelle », dit quelqu'un.
« On verra bien. » C'est ce que nous pensâmes tous sans nous inquiéter trop. Les enfants nous réservent toujours des surprises. Ne gâchons pas l'instant.

Ce fut le réveillon. La conversation roula, comme elle le doit, sur des sujets divers et chacun eut son mot à dire.
On eut une pensée pour l'enfant qui naîtrait bientôt. Puis on se sépara.
Ma fille et son fils restèrent à la maison, le petit, épuisé, dormant à poings fermés quand la famille se dispersa.

Dimanche 25 décembre
Le lendemain matin, Julien, le papa, arriva à l'heure prévue pour garder Victor pendant que nous irions à la messe. Au retour, nous comptâmes les boutons qui s'étaient insidieusement multipliés pendant la nuit.
« On va consulter à l'hôpital pour savoir ce qu'il faut faire ». Aude, enceinte, pouvait craindre d'attraper cette maladie infectieuse qui, comme toutes les maladies de l'enfance peuvent être bien méchantes, quand, adultes, on se laisse attaquer pas leurs virus. Et les voilà tous les trois qui partent demander le secours de la médecine.
Julien voit un pédiatre pour son fils et Aude, aux urgences gynéco, s'entend dire des choses bien alarmantes. Ne craint-on pas qu'elle n'ait déjà attrapé la maladie ? Et le foetus aussi ! On l'informe incontinent qu'elle peut prendre une pneumopathie, et, pire encore, que l'enfant qu'elle porte pourrait avoir des malformations. « Ce serait plus risqué si vous étiez en fin de grossesse », lui assure-t-on. Ce sera la seule phrase qui adoucira le diagnostic. Puis c'est une prise de sang pour analyse.
La voilà qui revient avec un masque sur le visage.
Cet affreux virus de la varicelle se promène effrontément dans l'air, paraît-il.
La séparation est indispensable. La mère d'un côté, le père et le fils de l'autre. Aude va squatter le domicile de ses parents, le nôtre évidemment, et nous allons l'héberger, son père et moi, comme nous l'avons fait déjà, il y a trois ans et demi, quand elle était enceinte de Victor et qu'elle devait rester alitée. ― Mais c'est une autre histoire.
« Quand même, reconnaît-elle, c'est bien, des parents qui sont là quand on a besoin d'eux ! »
Julien et Victor s'en retournent chez eux, pour peu de temps à coup sûr, bien décidés à aller s'installer chez mamie Kiki et papi Gilles, les parents de Julien. Comme il est en vacances, les choses en seront facilitées, quelques jours pour le moins. Une chance que Victor soit ravi de rester chez mamie Kiki et papi Gilles !

On n'a plus qu'à attendre patiemment la suite des événements.
Mais l'angoisse est bien là et Aude pleure.
A-t-elle attrapé le virus aérien ? Nul ne le sait encore au moment où j'écris ces lignes. Il lui faut cependant prendre médecine.

Lundi matin, 26 décembre
Aude retourne à l'hôpital et voit le docteur qui lui prescrit du Valaciclovir contre les infections virales de la famille de la varicelle. Pas encore de résultats concluants. « Vous reviendrez dès qu'on aura reçu le médicament » — l'immunoglobuline à perfuser pour que les anticorps protègent de la maladie, le Varitect CP.
On attend la journée.
Aude fatiguée, essaie en vain de se reposer. Nous avons, elle et moi, tant de choses à nous dire. Égoïstement je chéris les moments qu'elle reste, forcée, auprès de sa mère, auprès de moi.
« Victor et Julien me manquent déjà ! » se plaint-elle. Mais il faudra attendre, attendre que les croûtes de Victor soient tombées, et bien tombées, pour qu'elle puisse à nouveau le serrer dans ses bras. Il faut aussi qu'on fasse une autre analyse de son sang, et cela dans quinze jours, pour savoir si elle a été infectée, envahie par ces bestioles dont la taille minuscule est inversement proportionnelle à leur perfidie !
À sept heures du soir, dans la nuit, dans le froid, la voilà qui part pour l'hôpital pour la troisième fois. On va la mettre sous perf.
« Mais on ne connaît pas ce médicament ! » s'exclament les infirmières chargées de l'affaire. « Vous savez, vous êtes un cas rare ! Et de plus, nous ne savons pas comment l'administrer. Doit-on le diluer avant de l'injecter ? Toutes les explications sont en allemand. Allons, perfusons, perfusons ! »
Voilà ma petite qui revient à la maison.
« Énorme était le tuyau me dit Aude, ça m'a fait sacrément mal. Et je ne sais même pas si j'ai la varicelle ! »
Germanophile, je traduis la notice qui décrit les effets secondaires et indésirables. Vous savez comment sont les notices, elles font plus de peur que de mal, mais je tiens toujours à les lire. Baisse brutale de tension, éruption cutanée, accélération du pouls, fièvre, allergies diverses, et j'en passe.
Nous restons dans l'expectative.
Et comme nous n'avons pas sommeil, trop retournées par les émotions, ma fille et moi, nous regardons "Esprits Criminels" à la télévision, un petit bout tout au plus, jusqu'à ce que le sommeil se fasse sentir.
La route sera longue jusqu'à la fin de l'histoire, jusqu'à ce que le petit, tant attendu, arrive.
Je suis contente que Aude ait un fils, et un autre bientôt.
Avec les filles, c'est compliqué. Souvent.

Deuxième partie
Aujourd'hui, mercredi 18 janvier 2012

 « Allô maman !
—Oui, ma chérie. »
J'écoute, elle sanglote.
 « Je suis heureuse, maman, je n'ai pas eu la varicelle ! »

L'hôpital vient de lui téléphoner les résultats de sa dernière analyse de sang. Les précédents nous avaient laissées sur un mot : « Incertain ».

Mais il y avait plus alarmant. J'avais moi-même attrapé la varicelle. Les boutons étaient apparus le 7 janvier, ils apparaissent toujours quatorze jours après la contamination. Et Aude qui était restée tout ce temps avec moi !

« Je suis heureuse, maman, je n'ai pas eu la varicelle ! »
Phrase magique et bouleversante.
On devrait mourir de joie quand l'émotion est trop forte. Eh bien non, on ne meurt pas. On est heureux, c'est tout.


Conclusion
Tout cela ne serait pas arrivé si l'information était passée : on doit se faire vacciner contre la varicelle avant d'être enceinte. On parle de la rubéole et de la toxoplasmose mais pas assez souvent de la varicelle.

Et pour ce qui est de la coqueluche, toute la famille devrait se faire vacciner, si elle n'est pas déjà immunisée, avant la venue d'un nouveau-né.

Parlez-en autour de vous.

 

> Quelques articles autour de l'enfant

> Sauvez des vies et sauvez la vôtre

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:25

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Une campagne "Alerte jaune" va être lancée par les pouvoirs publics.


Le bébés naissent pour la plupart avec un ictère (une jaunisse) qui est très facile à traiter. On met l'enfant à la lumière ; quand c'est plus grave, sous une lampe spéciale, et très vite tout rentre dans l'ordre.
Mais il arrive que l'ictère soit mal diagnostiqué et l'enfant risque de mourir s'il n'est pas soigné.
Un truc simple pour reconnaître un ictère existe cependant depuis des siècles :
Les selles du bébé doivent être normalement colorées, jaune vif, ocre ou jaune d'or. Si l'on remarque qu'elles sont claires, incolores, cela signifie que la bile ne passe plus et l'enfant est en danger.
Les carnets de santé vont inclure bientôt une page qui donnera la couleur des selles normales.
Vu et entendu dans le Magazine de la Santé la semaine dernière. L'émission avait invité une jeune femme qui avait perdu son bébé dans ces circonstances.

 

Sauvez des vies et sauvez la vôtre

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:04

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Le trait d'union


Très souvent on entend appeler tiret le trait d'union. Ce sont pourtant des signes qui ont des rôles très différents.


Cas où l'on emploie le trait d'union
1-quand un mot arrive à la fin d'une ligne et qu'on veut le couper en deux.
Exemples (on ne découpe pas le mot n'importe comment)


..........................................................Il s'éveil-
le
............................................................la ques-
tion
.............................................................le bon-
heur
................................................................arith-
métique

2-dans certaines unités lexicales (mot composé, locution, etc.), il unit un ou plusieurs mots.
Exemples : des à-coups, ce matin-là, quelques-uns, c'est-à-dire, un après-midi.

3-dans des unités grammaticales :
des inversions sujet /verbe, à l'impératif :
Viens, dit-il, partons.
Peut-être n'avez-vous rien compris à mon histoire.
Où allez-vous ?
Faites-le-moi savoir. Donnez-les-leur !

4-pour signifier que l'on crie : « C'est in-cro-yable ! » 

5-pour marquer un élément linguistique :
le préfixe in-
le suffixe -able

6-On peut s'amuser à faire une sorte de mot composé pour désigner quelque chose ou quelqu'un :
Le-petit-garçon-qui-ne-voulait-jamais-aller-se-coucher où peut-il bien se cacher ? 

Le tiret


Il est plus long que le trait d'union.


On l'emploie :
1-pour marquer le changement d"interlocuteur dans le dialogue avec éventuellement des guillemets.
—Que me dites-vous-là?
—Je dis que c'est très compliqué.
—Êtes-vous sérieux ?
—Je vous assure qu'il me faudra m'habituer.
—Après cinquante leçons, cela devrait aller.
—Ma technique n'est pas très au point, soupira-t-il en tournant le volant brusquement.
Ou bien
« Que me dites-vous-là?
—Je dis que c'est très compliqué.
—Êtes-vous sérieux ?
—Je vous assure qu'il me faudra m'habituer.
—Après cinquante leçons, cela devrait aller.
—Ma technique n'est pas très au point », soupira-t-il en tournant le volant brusquement.

2-pour isoler un mot, un membre de phrase, on utilise un ou deux tirets (comme on le ferait avec des parenthèses). En outre, ils peuvent servir à faire une mise en relief.
Il prit délicatement la hache — comme le faisait son père, pensa-t-il — puis il l"éleva plus haut que sa tête, et, brusquement, frappa.

Ce pauvre enfant que j"avais rencontré par hasard était bête — mais bête — comme on ne peut l'imaginer.
Je ne vous dirai rien pensa-t-il — avait-il jamais dit quelque chose ?
Quand la phrase est terminée, on ne met pas le deuxième tiret.


Articles connexes

>>Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

>>Des espaces en typographie - avant/après : la virgule, le point, le point-virgule, les points d'exclamation et d'interrogation, les deux points, les guillemets, etc.

>>L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

>>J'aime bien le point-virgule

et aussi

>>J'aime l'esperluette

On lira avec intérêt le texte de Hervé Bodin

> http://unmondesansfautes.blogspot.fr/2015/01/rue-du-trait-dunion-qui-rit.html

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:03

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Alcoolique - alcoolisé

alcoolique
Un alcoolique, substantif.
C'étaient tous des alcooliques dans sa famille.
alcoolique, adjectif.
Quand j'entrai dans ce bouge, je fus  étourdi par les odeurs alcooliques.
Le delirium tremens est une crise alcoolique grave qui surgit lors du sevrage.
La fermentation alcoolique permet, grâce aux levures, de transformer le sucre en alcool.
Sens vieilli, qui contient de l'alcool. On préférera alcoolisé.
 
alcoolisé
Buvez donc ! Cette bière est peu alcoolisée.
Qu'avez-vous ajouté dans ce jus de fruit ? On dirait qu'il est alcoolisé.
Un alcoolisé est un alcoolique.
Littré précise : Le langage médical a pris l'habitude de dire un alcoolique pour une personne qui se livre aux excès alcooliques ; mais cela n'est certainement pas bon ; dites un alcoolisé.

Remarque sur alcoolique et alcoolisé
Certains linguistes ne distinguent pas ces deux termes. D'autres précisent que alcoolisé qualifie une boisson dans laquelle on a ajouté de l'alcool, tandis que alcoolique convient à un liquide dans lequel l'alcool n'a pas été ajouté.

Rabattre – rebattre

Rabattre
Rabats ton jupon, enfin !
Je ne peux pas rabattre le capot, il est coincé.
Les couturières rabattent les coutures et les duellistes rabattent les coups.
Familier : Je lui ai rabattu le caquet, il ne pipe plus mot. (rabattre le caquet à quelqu'un ou de quelqu'un)

Rebattre
Elle m'a battu hier, elle me rebats aujourd'hui. C'est décidé. Je la quitte.
Vous me rebattez les oreilles avec vos histoires !

On ne rabat pas les oreilles !

 
Amener – apporter
Regarde, je t'ai amené les livres que tu aimes.
Non, non, et non. On n'amène pas des choses, on amène des personnes.
Correction : Je t'ai apporté les livres que tu aimes.
 
Dans le sens de tirer à soi, on amène la voile du bateau, un filet de pêcheur, un pavillon.
On amène quelqu'un à de meilleurs sentiments.
Dans le sens de guider, on amène un cheval à l'écurie, un bateau à son port d'attache.
Je vous amènerai bien à la raison !
Je l'ai amené à me dire des secrets.
Le car nous a amené beaucoup de touristes.
Familier- Quel bon vent vous amène ?


Le jais, un geai

le jais
Noir comme du jais, noir comme jais – Comparaison figée comme blanc comme neige
Le jais en minéralogie est une variété de lignite fossile, d'un beau noir brillant.
Il est utilisé en joaillerie, c'est une pierre fine.
La couleur de jais, d'un noir intense et brillant.
Sa chevelure de jais me séduisit dès l'abord.


un geai

Le geai est un oiseau que l'on peut rencontrer dans son jardin, l'hiver surtout, si on lui propose de la nourriture. C'est ce que je fais chaque année. Et il n'est pas le seul à venir s'empiffrer !

Cf. L'Académie : C'est un oiseau de la famille des Corvidés, au plumage gris mêlé de bleu, de noir et de rouge orangé sur les ailes.

L'expressionC'est le geai paré des plumes du paon,se dit, de quelqu'un qui veut se faire valoir par des qualités qu'il n'a pas.
Cf.Le geai paré des plumes du paon, fable de la Fontaine

Le geai jase ou cajole.


Jadis – naguère
Jadis
Adverbe de temps, style soutenu, littéraire et poétique.
Il y a longtemps, autrefois.
Le temps de jadis, le temps jadis, le temps passé, Ballade des dames du temps jadis (XVIe siècle,Villon)
Jadis, aussi loin qu'il m'en souvienne, je passai mes nuits à lire Verlaine.

Naguère
adverbe de temps, style soutenu, littéraire et poétique.
Contraction de "il n'y a guère".
Il y a peu de temps.
On ne doit pas employer naguère pour autrefois.
Recueil de poésie de Paul Verlaine :
Jadis et naguère (1884).

plus tôt,  plutôt

Plus tôt, moins tard

 

Plutôt, de préférence, plus exactement, assez

Vous êtes bête plutôt que méchant = plus exactement. 
Venez aujourd'hui plutôt que demain.* = de préférence à demain
Venez aujourd'hui plus tôt qu'hier.* = moins tard qu'hier

Il est plutôt gentil. =gentil, assez gentil

Il s'écria avec enthousiasme : "Plutôt deux fois qu'une !"


 >> Récapitulation des articles "Ne pas confondre... "


Pour en savoir + 

Lexicographie - Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales 

pour y retrouver le Trésor, l'Académie, etc.

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 14:10

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Mon propos ici est d'attirer votre attention

sur un point fort utile lorsque vous écrivez des poèmes :

Comment compter les syllabes des vers ?
 

 
Le problème réside principalement dans trois questions :
a- Une syllabe féminine compte-t-elle toujours pour une syllabe ?
b- Comment se comportent le h (aspiré ou muet) le y et le u en début de mot ?
c- N'importe quelle syllabe ne compte-t-elle que pour une seule syllabe ?

1-Si le vers se termine par une syllabe féminine avec -E, -ES, -ENT précédée d'une consonne, elle ne compte pas.

En fin de vers, les deux syllabes finales (en rouge) comptent pour une seule syllabe féminine.

libertine  (3 syllabes) li-ber-tine

mappemonde (3) ma-ppe-monde

époustouflante (4) é-pous-tou-flante

constitutionnelle (5) cons-ti-tu-tion-nelle

2-Une syllabe composée d'une consonne + -E, suivie d'un mot qui commence par une voyelle, se lie avec la syllabe suivante. Il y a enchaînement. Ces deux syllabes comptent pour une seule syllabe. 

la source enchantée, en tout, 5 syllabes la-sour-cen-chan-tée

la muse éplorée, 5 syllabes la-mu-zé-plo-rée

 

3-À l'intérieur du vers, une syllabe composée d'une consonne + -E, suivie d'un mot commençant par une consonne ou un h aspiré, compte pour une syllabe.

la source glacée, 5 syllabes la-sour-ce-gla-cée

la muse revenue, 6 syllabes la-mu-se-re-ve-nue

une parole honteuse u-ne-pa-ro-le-hon-teu-se 8 syllabes (le h est aspiré et se comporte comme une consonne, la honte)

Mais on aura :

une parole horrible u-ne-pa-ro-lo-rri-ble 7 syllabes (le h muet se comporte comme s'il n'existait pas, l'horreur, l'horrible)

 

Pour en savoir plus sur le H aspiré ou muet (le Y, le U, le O en début de mot), l'élision, la liaison, l'enchaînement et la disjonction, voir l'article :

La liaison - l'élision - l'enchaînement - la disjonction

 

Exercice d'entraînement :

Lisez à haute voix et comptez avec les doigts (c'est + pratique)

Le signe ~ indique les liaisons et les enchaînements. 
 

Quand à longs traits je bois l'amoureuse étincelle
Ronsard

 

Quan

d~à

longs

traits

je

bois

l'a

mou

reu

se~é

tin

celle

 1  

2 

4   

6  

8  

9  

10  

11 

12

 

Le vers est un alexandrin, celle compte pour une seule syllabe.

 

 

Comme un ange qui se dévoile
Hugo

Com

me~un

n~an

ge

qui

se

voile

1

2

3

4

5

6

7

8

 

Le vers est un octosyllabe,  ge, suivi d'une consonne, compte pour une syllabe, voile compte pour une syllabe.

 

4-Mais il ne suffit pas que le mot, se terminant par -E précédé d'une consonne, soit suivi d'une syllabe commençant par une voyelle pour qu'il y ait élision ou liaison ou enchaînement. Il se peut aussi que le mot qui suive commence par un h muet. Dans ces cas il y a aussi élision ou liaison ou enchaînement.

Exemples avec le h muet : l'humour (élision) les-z-hélicoptères (liaison) une sainte horreur (enchaînement)


Il n'est pas toujours facile, quand on a affaire à un h en début de mot, de savoir s'il est muet ou aspiré. Dans le doute, vérifiez dans un dictionnaire qui comporte la transcription phonétique du mot.
Le haricot, h aspiré – l'humanité, h muet
Le h aspiré se comporte comme une consonne, il n'y a ni élision, ni liaison mais disjonction.

 

Il y a disjonction devant le y en début de mot, le yacht, la yole, etc.

> Sauf devant yeuse, ypérite, yeux - l'yeuse, l'ypérite, les-z-yeux


Il y a disjonction devant le u de uhlan (le uhlan) et ululement (=hululement), encore que l'on trouve l'ululement et le ululement.

 

J'entendais au loin l'ululement du hibou (12 syllabes)

J'entendais au loin le hululement du hibou. (13 syllabes)

h aspiré dans hibou et hululement


5-L'enchaînement

a-Il y a enchaînement et non liaison (le s intérieur ne se liant pas) dans des cas comme :

des arcs-en-ciel (arkenciel, 3 syllabes)

b-À la 2ème personne du singulier (tu) au présent de l'indicatif et du subjonctif, on ne fait pas la liaison après le s. On prononce habituellement 6 syllabes dans Tu savoures un doux chant 

tu-sa-vou-run-doux-chant

- mais si c'est un vers on aura 7 syllabes :

tu-sa-vou-res-zun-doux-chant.

Dans ce cas on a une liaison avec le s et le mot qui suit.


6-La diérèse
Certaines syllabes qui, en prose, comptent 1, en vers, peuvent compter 2. Le son donné par les voyelles (diphtongues) se dédouble.
Si l'on prononce le mot passion en trois syllabes, il y a une diérèse (pa-ssi-on).

Si on le prononce en deux syllabes, il y a une synérèse (pa-ssion).


Vous souriez : avez-vous point ouï
Quelque doux mot qui vous ait réjoui ?
Ronsard 

 

Vous

sou

ri

ez

a

vez

vous

point

t ~ou

ï

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10


Le vers est un décasyllabe.

Quelques mots qui peuvent donner lieu à une diérèse :
furi-eux, émoti-on, jou-et, bru-ine, li-on, charri-ant, vou-a, etc.

 

Les vers ci-dessus sont extraits des articles sur ce blog :

> Poèmes d'amour - Tome 1

> Poèmes d'amour – Tome 2

...........

7 Remarque 1

Il faut éviter l'hiatus en poésie. Bâillement produit par deux voyelles qui se suivent. Mais il n'y a pas d'hiatus si les deux mots sont séparés par une virgule.

Cf. Baudelaire

"Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !" 

 

Remarque 2

Ne pas faire suivre la conjonction ET d'une voyelle (ou d'un h muet) car il y aurait hiatus, bien que ET se termine par T (le T ne se lie pas à la voyelle suivante)

On n'écrira pas "et une rose parfumée" mais "et la rose parfumée".

 

Remarque 3

Une syllabe comportant un -E précédé d'une voyelle compte 1, à la fin d'un vers ou à l'intérieur. Il n'en n'a pas toujours été ainsi, les anciennes règles de versification étant différentes de celles d'aujourd'hui ; c'est-à dire, depuis le XIXe siècle.

Elle est émue

Elles sont aimées

Vous êtes avertie

On ne fera pas rimer ces syllabes avec des syllabes sans e.

 

Remarque 4

Le poète s'autorise certaines licences poétiques comme :

-l'emploi de encor au lieu de encore

-et des paragoges (additions à la fin d'un mot)

Exemples :

avecque ou avecques pour avec

jusques pour jusque

Les paragoges permettent la mesure voulue du vers ou évitent une cacophonie.

jusqu'à Capri (caca) > jusques à Capri (jusqueza Capri)

Voir le poème "Jusques à quand" dans les Délires 153

...........


Il ne servirait à rien qu'un vers soit juste s'il ne vous procure pas d'émotion. Le poète lui donnera, avec son rythme, ses sonorités, son style propre, et ses images, tout ce qui fera vibrer le coeur.
À vos plumes, vos stylos ou vos claviers ! Il n'importe !
...........

Notes

*Les puristes répugnent à dire "pied" pour syllabe, le terme pied appartenant à la métrique latine ou grecque. On considérera que le mot pied, d'usage courant, est impropre.

 

On peut lire sur Wikipédia : Rimes masculines et féminines ne peuvent rimer ensemble, du moins jusqu'au XIXe siècle. Ainsi, on a longtemps considéré, soit pour des raisons sonores (tant que le e caduc a été prononcé en fin de vers), soit pour des raisons graphiques, que mer et amère ne pouvaient pas rimer plus que aimé et désirée. Actuellement, cette séparation entre rimes masculines et féminines est plus rarement respectée.

 

Pour en savoir +

Notions de versification française - chapitre 3 La prosodie

> La prosodie - Études littéraires

http://www.etudes-litteraires.com/prosodie.php#rime

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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