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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:45

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1re partie

La maman de Victor a consigné avec amour quelques-unes des jolies trouvailles de son fils.*

 

*Victor 21 mois (avril 2010)

Mamiehiou (raconte) —« Grand-mère comme tu as de grands yeux ! —C'est pour mieux te voir mon enfant. —Grand-mère comme tu as de grandes dents ! —C'est pour mieux te manger, mon enfant... »

La maman de Victor —Mamiehiou est en train de te raconter l'histoire du Petit Chaperon ...

Victor —Neige !                                       Cf. Blanche-Neige !                                                          


Deux bouteilles vides sont disposées devant Victor.

Sa maman —Compte ! Combien y a-t-il de bouteilles ?

Victor —a a.

Sa maman —On ne dit pas "a a". Tu sais compter. Combien y en a-t-il ?

Victor —Deux.

(Sa maman met une autre bouteille à côté.)

Sa maman —Et maintenant, combien y en a-t-il ?

Victor —Deux non. Trois !

 

Sa maman —Tu vas chercher tes chaussettes dans ta chambre, s'il te plaît  ?

(Victor revient, il n'en a trouvé qu'une.)

Victor —Chaussettes deux, non !

 

deux ans (juin 2010)

Sa maman —Tu me mets une tête comme une ba...

Victor —...bouche

 

Sa maman —Tu n'en fais qu'à ta ...

Victor —...strophe

 

25 mois

14 juillet

Sa maman —On va voir un feu d'arti...

Victor —...chaut !

 

26 mois

Sa maman —Dans la vie il ne faut pas s'en...

Victor —...dormir

 

À Besançon au musée des insectes et des araignées.

On voit une grosse migale.

Mamie Kiki fait semblant d'avoir peur des araignées.

Victor : "N'aie pas peur, Mamie, Victor est là !"

 

Victor ne maîtrise pas encore la forme interrogative, mais il a compris qu'il y avait une inversion du sujet.

Victor demande à son papa : Aime maman mouches ?

 

Il découvre le "Pourquoi ?"

Ses toutes premières questions avec pourquoi :

Pourquoi le vent ?

Pourquoi le thé fume ?

Pourquoi le plateau contre le mur ?

 

Il y a un grand planisphère fixé au mur et on lui parle des pays du monde en lui montrant où ils se trouvent. Il adore.

Victor —Pourquoi la France ?         

 Je pense au "Pourquoi la Grèce?" de Jacqueline de Romilly.

 

Victor regarde un doryphore dans le jardin.

Comme chacun le sait, le doryphore a des rayures jaunes et noires.

Victor —Il est en prison suilà (=celui-là)

 

29 mois

Victor fait de l'humour.

Sa maman —Tu sais qui a acheté ce délicieux jambon pour toi ?

Victor —Oui, c'est Sarkozy.

 

Après une chute.

Victor —Je suis glissé et j'ai tombé.

 

Victor rechigne à faire un bisou à quelqu'un. Il l'embrasse rapidement.

"Ça y est, c'est fait !"

 

Il regarde la télé.

Sa maman —Regarde ! C'est Londres.

Victor —C'est quoi Londres ?

Sa maman —C'est une ville anglaise.

Victor —Y a des Chinois à Londres ?

 

Victor, blasé, regarde ses peluches.

"Y en a marre avec tous ces animaux !"

 

Victor a été grippé.

Sa maman —Comment vas-tu ?

Victor —Ça va mieux maintenant. Je suis rassuré.

 

Dans la salle de bains avec sa maman.

Victor—J'aime quand tu me laves les mains. Ça me fait fondre.

 

Deux ans et demi (décembre 2010)

À Noël

Victor —Les parents achètent des jouets souvent. À quoi il sert le Père Noël, ben alors ?

 

Victor regarde un magazine publicitaire de jouets avec une photo de Père Noël.

Victor —Pourquoi les gens ils se déguisent en Père Noël ?

 

Sa maman —Est-ce que tu sais ce que veut dire "bagnole" ?

Victor —Oui, c'est de l'argot.

 

Son papa —Je vais te dire ce que sont les fourmis-miel. Ce sont des insectes qui vivent en Afrique et qui ont un liquide sucré dans le ventre.

Victor —Et tu connais les fourmis-confiture? Ce sont des insectes qui vivent en Afrique...

 

Quand Victor pose une question à sa maman et qu'elle lui répond : "Je ne sais pas", il lui dit : "Réfléchis !"

 

Victor à Papi Jacques — J'ai pété. T'as peur ?

 

2 ans et 7 mois (janvier  2011)

Victor —Maman, cette nuit j'ai fait un rêve, c'était un dessin animé. Je vais demander à Papa de me le télécharger !

 

Victor —Maman, je sais tout.

Sa maman —Il n'y a que Dieu qui sache tout.

Victor —Dieu et moi, on sait tout.

Sa maman (qui pense lui tendre un piège) —Alors combien font deux et deux ?

Victor —Deux et deux font quatre !

 

2ans et 8 mois

Victor fait pipi dans son petit pot.

Victor Papa, il n'y a plus de papier toilette ! (il lui tend le rouleau vide) Mets-le au recyclage s'il te plaît !

 

Il explique à son père : "Papi Gilles est un bon bricoleur, mais Papi Jacques, il faut pas le faire bricoler parce qu'il est maladroit !"

 

Victor (à ses parents) —Elle veut pas me croire que vous voulez un deuxième bébé, ma maîtresse Dominique.

 

Victor —Maman, tu vas mourir ?

Sa maman—Ne t'inquiète pas. Je ne vais pas mourir.

Victor —La maman de Tom Sawyer est morte. Et papa et toi, maman, vous êtes vieux.

 

Victor —Mamie, est-ce que tout le monde voit la même chose ? On n'a pas les mêmes yeux !

 

Victor était constipé.

Victor —Maman, viens voir le gros caca que j'ai fait !

Sa maman (avec un accent italien) —Bravo ! Bravo !

Victor —Arrête de parler anglais !

Sa maman—C'est pas de l'anglais, c'est de l'italien.

Victor —Ben alors, arrête de parler italien, je comprends rien !

 

Victor — Maman, tu vas aller voir une sorcière qui va te transformer en Victor. Et alors il y aura deux Victor.

Sa maman —Qu'est-ce que ça ferait ?

Victor  —Ce serait dramatique !

 

2ans et 11 mois (mai 2011)

Victor —Maman, je veux jouer à un jeu où je t'arrache la peau. (Il observe la réaction de sa maman) C'est une blague ! Elle est drôle ma blague ?

Sa maman —Non.

Victor —Tu as raison, elle est impressionnante.

 

Victor —Mamie, je veux dormir dans ton lit ce soir.

Mamie Kiki —Ah non ! Chacun dans son lit !

Victor —On fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie !

 

3 ans et 2 mois

On apprend les jours de la semaine.

Sa mamanlun...

Victor di

Sa mamanmar...

Victor di

Sa mamanmercre...

Victor di

Sa mamanjeu...

Victor di

Sa mamanvendre...

Victor di

Sa mamansame...

Victor di

Sa mamandi...

Victor sept juin !

(le 17 juin est le jour de son anniversaire)

 

Au cours d'une conversation, la maman de Victor le prend brusquement dans ses bras pour l'embrasser. Il la serre fort et lui dit : "Moi non plus, je pouvais plus me retenir !"

 

Victor se blesse.

Sa mamanOh, mon poussin !

Victor Non, moi c'est Victor quand même !

 

Victor montre un bibelot à sa maman.

Victor C'est quoi, ça?

Sa mamanC'est un verre de Murano.

Victor Il te l'a prêté ?

 

Victor dans la voiture, ne cesse de répéter "Impressonn-i-ant !"

Sa maman le corrige mais ça l'amuse de faire semblant de se tromper.

Au bout d'un moment, il s'exclame : Ils sont pas drôles ces parents !"

 

Sa maman —Est-ce que les lapins pondent des oeufs ?

Victor (du tac au tac) —Ben non, c'est des mammifères !

 

3 ans et trois mois

Victor joue "à la marchande".

Sa mamanVous avez des pommes ?

VictorNon.

Sa mamanVous avez des poires ?

VictorNon.

Sa mamanQu'est-ce qu'il vous reste alors ?

VictorDu pécu !

 

3ans et 2 mois

Sa mamanVictor, est-ce que les licornes existent ?

VictorNon.

Sa mamanEst-ce que les dragons existent ?

VictorNon.

Sa mamanEst-ce que les super-héros existent ?

VictorNon... Enfin si : Papa et moi.

 

Sa mamanRegarde, ta petite voiture fait des tonneaux. Comment est le conducteur ?

VictorIl est bouleversé.

 

Sa mamanVictor, es-tu heureux ?

VictorAbsolument !

 

3 ans et 3 mois

Rentrée des Classes.

Sa mamanNe t'inquiète pas. Je serai dans les parages.

VictorOù c'est, les parages ?

 

3 ans et demi

En regardant la télé

Sa mamanRegarde Victor, ce garçon a un œil au beurre ...

Victorsalé !

 

3 ans et 8 mois

"Maman, j'ai très faim. Je vais tellement manger à 4 heures que tu vas me voir grandir !"

 

Devant la glace.

Sa mamanOn se ressemble, tu trouves pas ?

VictorOui, sauf le rouge à lèvres !

 

VictorMaman, je suis triste.

Sa mamanPourquoi ?

VictorMa vie est foutue !

Sa mamanMais pourquoi ?

VictorParce que je voulais avoir une famille qu'avec des gens jeunes et que mes papis sont vieux.

(Dix minutes plus tard.)

VictorPapa, t'es vieux ?

Son papaNon !

VictorDis-moi la vérité, j'ai besoin de savoir !

 

3 ans et 9 mois

Victor casse la fermeture à glissière de son blouson.

"Ma veste est en piteux état !"

 

Victor joue avec une nouvelle marionnette.

Son papaQui c'est ?

VictorC'est François Hollande ! 

 

Sa mamanQui c'est qui décide de ce que peuvent faire les enfants et de ce qu'ils n'ont pas le droit de faire ?

Victor (du tac au tac) —Eh bien, c'est la Terre qui décide, ou les Parents, ou Dieu.

 

On joue à "Si j'étais" (version simplifiée**) et chacun dit une phrase.

"Si j'étais une fourchette, je piquerais, etc."

Quand vient le tour de Victor, il annonce : "Si j'étais des collants, je me mettrais sur les jambes des filles !

 

Victor met un pruneau entier dans sa bouche.

Sa mamanCrache, c'est trop gros !

VictorSi je m'étouffe, je pourrai mourir ?

Sa mamanOui !

VictorBen, je voudrais pas mourir tout de suite parce que je voudrais voir mon petit frère !

(Sa maman est enceinte.)

 

3 ans 11 mois

VictorComment on dit voiture en anglais ?

Sa mamanCar.

Victoret maison ?

Sa mamanHouse.

Victoret arbre ?

Sa mamanTree.

Victoret peine perdue ?

Sa maman?

VictorAh, je t'ai eue là, hein ?

 

>> La suite : 2e Partie Mots d'enfant

Les perles de Victor à partir de 4 ans

*Si vous avez lu mon article : Aidez votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant vous aurez compris un jeu (le n°3) qui consiste à ne pas finir les phrases (on omet le dernier mot ou la dernière syllabe). L'enfant termine la phrase avec le mot qu'il est censé connaître.

On n'énumère pas systématiquement une liste de phrases, ce qui lasserait l'enfant, mais on les propose de temps en temps au gré de situations diverses.

**Jeu" Si j'étais" - expliqué dans le même article.

 

AUTOUR DE L'ENFANT

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 08:47

  LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Les règles orthographiques sont grisées


Vous trouverez ci-dessous la liste des verbes à l'infinitif, puis aux modes et aux temps suivants, dans l'ordre :

1-l'indicatif présent 

2-l'indicatif passé simple 

3-le subjonctif présent 

Terminaisons du subjonctif présent :

E, ES, E, IONS, IEZ, ENT, pour tous les verbes sauf être et avoir.

Ex. que je coure, que tu coures, qu'il coure, que nous courions, que vous couriez, qu'ils courent

4-le subjonctif imparfait 

Pour repérer la désinence du subjonctif imparfait, pensez au passé simple du verbe.

Il y a 4 désinences.

Exemples : tu allas, que tu allasses - tu fis, que tu fisses - tu voulus, que tu voulusses - tu vins, que tu vinsses (qu'il vînt, que nous vinssions)

Terminaisons du subjonctif imparfait :

SSE, SSES, ^T, SSIONS, SSIEZ, SSENT.

 

Les verbes du 1er groupe sont en vert.

Les verbes du 2e groupe sont en bleu.

Les verbes du 3e groupe sont en rouge.

 

Absoudre 1-j'absous 2-j'absolus 3-que j'absolve 4-que j'absolusse/qu'il absolût

ATTENTION ! Le passé simple (2) et le subjonctif imparfait (4) ne sont pas acceptés dans tous les dictionnaires. Beaucoup donnent absoudre comme verbe défectif.

Littré admet ces formes.

Voir en fin d'article la liste des verbes défectifs

 

Accroître, j'accrois, j'accrus, que j'accroisse, que j'accrusse / qu'il accrût

 

Acquérir, j'acquiers, j'acquis, que j'acquière, que j'acquisse / qu'il acquît

 

Aller, je vais, j'allai, que j'aille, que j'allasse / qu'il allât 

 

Appeler, j'appelle, j'appelai, que j'appelle, que j'appelasse

Les verbes en -ELER s'écrivent avec 2 L devant un e muet si l'on a le son è [ɛ] : j'appelle.

Le L n'est pas doublé si l'on a le son e [ə] : nous appelons.

Exceptions : Les verbes agneler, celer, déceler, receler, ciseler, démanteler, écarteler, encasteler, geler, dégeler, congeler, surgeler, marteler, modeler, peler. font ÈL sans doubler le L pour obtenir le son è [ɛ]

Exemples : je martèle, nous martelons.

 

Assaillir, j'assaille, j'assaillis, que j'assaille, que j'assaillisse/qu'il assaillît

 

Asseoir, j'assois ou j'assieds, j'assis, que j'assoie ou que j'asseye, que j'assisse

 

Balayer, je balaie ou je balaye, je balayai, que je balaie ou balaye, que je balayasse

Verbes en YER

Les verbes en AYER font aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent et du subjonctif présent AIE, AIES, AIE ou bien AYE, AYES, AYE.

Je paie, je paye, tu monnaies, tu monnayes, il raie, il raye.

Au futur, je balaierai ou je balayerai, etc.

MAIS les verbes en OYER et UYER ne conservent pas le y aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent et du subjonctif présent

je nettoie, tu déploies, il rudoie.

j'essuie, tu appuies, il ennuie.

Au futur, je nettoierai, tu essuieras, il rudoiera.

Le verbe grasseyer en EYER conserve le Y dans toute la conjugaison

je grasseye, tu grasseyais, il grasseyera...

 

Bâtir, je bâtis, je bâtis, que je bâtisse/qu'il bâtisse, que je bâtisse/qu'il bâtît

Les verbes du deuxième groupe ont la même forme à la 1re et à la 3e personne du subjonctif présent : ISSE

 

Battre, je bats, je battis, que je batte, que je battisse / qu'il battît

Les verbes en TRE font à l'indicatif présent S, S, T aux personnes du singulier

(Le T dans je bats, tu bats, fait partie du radical)

 

Boire, je bois, je bus, que je boive, que je busse.

 

Bouillir, je bous, je bouillis, que je bouille, que je bouillisse.

 

Connaître, je connais, je connus, que je connaisse, que je connusse.

 

Croire, je crois, je crus, que je croie, que je crusse.

 

Croître, je croîs, je crûs, que je croisse, que je crûsse.

Le verbe croître, outre qu'il prend un accent circonflexe sur le î devant le t (il croît, il croîtra, etc.) prend aussi un accent sur le u lorsqu'on peut le confondre avec le verbe croire (il a crû).

 

Clore, défectif.

 

Conclure, je conclus, je conclus, que je conclue, que je conclusse.

 

Conduire, je conduis, je conduisis, que je conduise, que je conduisisse.

 

Contredire, je contredis/vous contredisez, que je contredise, que je contredisse.

 

Coudre, je couds, je cousis, que je couse, que je cousisse.

 

Courir, je cours, je courus, que je coure, que je courusse.

 

Couvrir, je couvre, je couvris, que je couvre, que je couvrisse.

 

Craindre, je crains, je craignis, que je craigne, que je craignisse.

 

Cueillir, je cueille, je cueillis, que je cueille, que je cueillisse.

 

Dire, je dis/vous dites, je dis, que je dise, que je disse.

 

Ennuyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Faire, je fais, je fis, que je fasse, que je fisse.

 

Faillir, défectif, je faux (n'est plus usité) je faillis.

 

Fuir, je fuis, je fuis, que je fuie, que je fuisse.  

 

grasseyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Interpeller, j'interpelle, j'interpellai, que j'interpelle, que j'interpellasse.

Ce verbe conserve ses 2 L même lorsqu'on prononce e [ə].   

 

Jeter, je jette, je jetai, que je jette, que je jetasse.

Les verbes en -ETER s'écrivent avec 2T devant un e muet si l'on a le son è [ɛ] : je jette

Le T n'est pas doublé si l'on a le son e [ə] : nous jetons.

Exceptions : Les verbes acheter, racheter, bégueter, corseter, crocheter, fileter, fureter, haleter.. font ÈT sans doubler le T pour obtenir le son è [ɛ]

Exemples : j'achète, nous achetons.

 

Lire, je lis, je lus, que je lise, que je lusse.

 

Naître, je nais, je naquis, que je naisse, que je naquisse.

 

Maudire, je maudis/vous maudissez, je maudis, que je maudisse, que je maudisse

 

Mentir, je mens, je mentis, que je mente, que je mentisse

Les verbes en TIR font à l'indicatif présent S, S, T aux personnes du singulier. Le T du radical disparaît.

 

Mettre, je mets, je mis, que je mette, que je misse.

                 Voir les verbes en TRE ci-dessus

 

Moudre, je mouds, je moulus, que je moule, que je moulusse.

 

Mourir, je meurs, je mourus, que je meure, que je mourusse.

 

Mouvoir, je meus, je mus, que je meuve, que je musse.

 

Noyer, voir les verbes en YER ci-dessus

 

Nuire, je nuis, je nuis, que je nuise, que je nuisse.

 

Partir, je pars, je partis, que je parte, que je partisse.

 

Paître, défectif, je pais, que je paisse.

 

Peindre, je peins, je peignis, que je peigne, que je peignisse

Les verbes en DRE font à l'indicatif présent DS, DS, D,

sauf les verbes en INDRE et SOUDRE qui font S, S,T

 

Pendre, je pends, je pendis, que je pende, que je pendisse

 

Plaindre, je plains, je plaignis, que je plaigne, que je plaignisse.

 

Plaire, je plais, je plus, que je plaise, que je plusse.

 

Pourvoir, je pourvois, je pourvus, que je pourvoie, que je pourvusse.

 

Pleuvoir, il pleut, il plut, qu'il pleuve, qu'il plût.

 

Pouvoir, je peux, je pus, que je puisse, que je pusse.

 

Prendre, je prends, je pris, que je prenne, que je prisse.

 

Prévoir, je prévois, je prévis, que je prévoie, que je prévisse.

 

Quérir, défectif.

 

Rendre, je rends, je rendis, que je rende, que je rendisse.

 

Repaître (se) , défectif, je me repais, je me repus, que je me repaisse, que je me repusse.

 

Résoudre, je résous, je résolus, que je résolve, que je résolusse.

 

Rire, je ris, je ris, que je rie, que je risse.

 

Rompre, je romps, je rompis, que je rompe, que je rompisse.

 

Savoir, je sais, je sus, que je sache, que je susse.

 

Sentir, je sens, je sentis, que je sente, que je sentisse.

 

Seoir, défectif, il sied.

 

Servir, je sers, je servis, que je serve, que je servisse.

 

Suffire, je suffis, je suffis, que je suffise, que je suffisse.

 

Suivre, je suis, je suivis, que je suive, que je suivisse.

 

Tenir, je tiens, je tins, que je tienne, que je tinsse/qu'il tînt. 

               Même chose pour les dérivés (contenir, retenir, soutenir...)

 

Traire, défectif, je trais, que je traie.

 

Vaincre, je vaincs / il vainc, je vainquis, que je vainque, que je vainquisse.

 

Valoir, je vaux, je valus, que je vaille, que je valusse.

 

Venir, je viens, je vins, que je vienne, que je vinsse/qu'il vînt.

Même chose pour les dérivés (devenir, convenir,parvenir...)

 

Vêtir, je vêts, je vêtis, que je vête, que je vêtisse.

 

Vivre, je vis, je vécus, que je vive, que je vécusse.

 

Voir, je vois, je vis, que je voie, que je visse.

>>Voir l'article sur les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

absoudre, accroire, adirer, apparoir, ardre (arder), bienvenir, braire, chaloir, choir, clore, reclore, déclore, comparoir, contondre, ester, falloir, faillir, férir, frire, gésir, issir, messeoir, occire, oindre, ouïr, paître, partir (sens de partager), poindre, quérir, raire, raller, ravoir, reclure, semondre, seoir, tître, traire (abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire, portraire, rentraire, attraire), urger, vouloir (remarque).

Un verbe défectif est un verbe qui n'existe pas à tous les modes, à tous les temps ou à toutes les personnes.

 

Particularités

Au passé simple, nous haïmes (2e groupe) et nous ouïmes (3ème groupe, défectif) ne prennent pas d'accent circonflexe.

 

Articles connexes :

L'indicatif présent pour les hésitants

Valeurs et emplois du subjonctif

Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Des règles pointues : Orthographe, grammaire, vocabulaire, styles, etc. 

& Orthographe et grammaire pour les hésitants

Des règles de base

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:22

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Combien de fautes voyez-vous dans la phrase suivante ?

Fais un quizz et manges des sandwiches à cents euros

malgrés tes ennuis pécuniers, bien coit, dans un coin exiguë

Voir la correction à la fin de l'article

 

QUIZ 45

Cet exercice vous propose de choisir

le mot ou la phrase sans faute.

Il peut y avoir plusieurs solutions.

 

1 embarasser / débarasser – embarrasser / débarrasser

2 artichaut - artichaud

3 cauchemard - cauchemar

4 sens dessus dessous - sans dessus dessous

5 qu'est-ce que vous faites ? – quesque vous faites ?

6 recouvrer ou retrouver ou recouvrir la vue, l'ouïe, l'odorat, l'usage de la parole... 

7 de plain-pied – de plein-pied

8 malgré - malgrés

9 parmi -parmis

10 hormi - hormis

11 un quiz -un quizz

12 des quiz - des quizz - des quizzes

13 des sandwich – des sandwiches - des sandwichs

14 il se tient coi (=tranquille) - il se tient coit

15 des ennuis pécuniers – pécunières - pécuniaires

16 un bijou – un bijoux

17 monsieur Dupont >> Mr. Dupont – M. Dupont

messieurs Dupuy >> Mrs Dupuy – MM. Dupuy

18 madame Dubois >> Mrs Dubois - Mme Dubois

mesdames Duculot >> Mmes Duculot – MMes Duculot

19 mademoiselle Dubonnet >> Mlle Dubonnet – Melle Dubonnet

mesdemoiselles Desjoyaux >> Melles Desjoyaux - Mlles Desjoyaux

20 cents euros – cent euros

21 addresse - adresse

22 cela - celà

23 ceuillir - cueillir

24 dilemme - dilemne

25 indemne - indemme

26 évidemment - évidament - évidement

27exiguë - exigüe

28 infractus - infarctus

29 example - exemple

30 gynécologue - génycologue

31ascenceur - ascenseur

32 hazard - hasard

33 langage - language

34 proffession - profession

35 séance - scéance

36 essenciel - essentiel

37 si il a tord ou raison – s'il a tort ou raison 

38 trafic - traffic

39 wagon – waggon

40 etc. - etc...

41absence -abscence - absisse -abscisse

42 vraisemblable - vraissemblable

43 il résout, il absout – il résoud, il absoud  

44 il coud, il moud – il cout, il mout  

45 il peint, il pend – il peind, il pend  

46 vaincre : il vaint - il vainc - il vint

47 Il faut que je le vois – il faut que je le voie

48  Il ne fallait pas que je meurs - il ne fallait pas que je mourus - il ne fallait pas que je meure - il ne fallait pas que je mourusse

49 Passé simple : il tînt bon, nous tinmes bon – il tint bon, nous tînmes bon

50 P. simple : il cousit – il cousut

51 P. simple : il vainquit – il vaincut

52 Marches à l'ombre ! - Marche à l'ombre !

53 Je vous serai gré de votre gentillesse – Je vous saurai gré...

54 Et bien ! - Eh bien !

55 tranquilité, imbécilité - tranquillité, imbécillité - tranquillité, imbécilité

56 s'il pleut je resterais chez moi - s'il pleut je resterai chez moi.

57 fantome, fantôme - fantomatique, fantômatique

(Article suivant : Les verbes difficiles à conjuguer)

Correction

1 embarrassé – débarrasser - embarras, débarras, 2R

2 artichaut

3 cauchemar – verbe cauchemarder

4 sens dessus dessous

5 qu'est-ce que vous faites ?

est-ce que, est-ce qui sont des introducteurs dans la phrase interrogative.

Est-ce que vous partez ? >> Partez-vous ?

qu'est-ce que tu dis >> que dis-tu ?,

qu'est-ce qui fait du bruit ,

qui est-ce que tu accuses >> qui accuses-tu ?

Qui est-ce qui parle ? >> Qui parle ?

A qui est-ce que tu parles ? >> A qui parles-tu ?

Pourquoi est-ce que tu pleures ? >> Pourquoi pleures-tu ?

Qu'est-ce que c'est que tu racontes ?  >> Que racontes-tu ?

Double introducteur, tournure familière : est-ce que + c'est que

6 recouvrer la vue, l'ouïe, l'usage de la parole...

7 de plain-pied la maison est de plain-pied, au même niveau que le sol.

8 Malgré, préposition – évitez : malgré que (=bien que)

>>Malgré que

9 parmi, préposition

10 hormis (=sauf) préposition marquant l'exception.

– hormis que, sauf que, hors que, locutions conjonctives

11 un quiz

12 des quiz

les mots se terminant par s, z, x sont invariables au pluriel.

Quizzes est le pluriel de quiz en anglais.

13 des sandwiches - des sandwichs les deux graphies sont admises.

14 coi  (=tranquille, silencieux) Il se tient coi, elle se tient coite.

15 des ennuis pécuniaires - pécunier et pécunière sont des barbarismes. 

Voir les articles :

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes + QUIZ 30

Les barbarismes vous irritent-il ou vous amusent-ils ? + QUIZ 31

16 un bijoudes bijoux

Noms en ou au singulier qui font oux au pluriel : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou.

Ripoux verlan de pourri, admis par Larousse.

Tripous ou tripoux, l'usage hésite.

Chouchous ou chouchoux, non admis par les dictionnaires.

Les autres mots se terminant par ou font ous au pluriel, un verrou, des verrous, un clou des clous etc.

17 (monsieur) M. Dupont - (messieurs) MM. Dupont

Attention à l'anglicisme Mr. qui signifie Mister et Mrs qui signifie Misses (madame en anglais).

18 Mme Dubois – Mmes Duculot

19 Mlle Duvert – Mlles Desjoyaux

Voir : Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc ? Comment abréger ces mots

20 Cent euros : cent n'est pas multiplié

>>deux cents, cent (variable) est multiplié et non suivi d'un nombre.

>>Mais deux cent trois (invariable quand il est multiplié et suivi d'un nombre)

même chose avec l'adjectif numéral vingt.

Voir : Savoir orthographier les adjectifs numéraux cardinaux (cent ou cents, vingt ou vingts...

21 adresse ne pas confondre avec le mot anglais address

22 cela ne prend jamais d'accent.

SA, ÇA, ÇÀ - Homophones

1- cela = ça

2- le ça de Freud, pulsions inconscientes (le moi, le surmoi)

3- Ah ça alors ! =étonnement.

4- Çà et là, ici et là

5- Ah çà, allez-vous sortir ! =colère

6- Or çà ! Déjeunons ! (vieilli) =ordre, incitation

7-deçà dela (deci dela) – en deçà – au-deçà – au deçà (de ce côté-ci) par rapport à au-delà (de l'autre côté)

23 cueillir le u se met après le c pour éviter le son [s]

24 dilemme

25 indemne

26 évidemment

Les adverbes formés sur les adjectifs qui finissent par ENT font EMMENT, et par ANT font AMMENT

élégamment, prudemment, etc.

sauf lent, lentement, formé sur l'adjectif au féminin lente.

27 exiguë, féminin de exigu

contiguë, ambiguë...

La réforme de l'orthographe de 1990 donne exigüe, mais elle n'est pratiquement pas appliquée.

28 infarctus

29 exemple le mot anglais est example.

30 gynécologue

31 ascenseur - ascension

32 hasard

33 langage - le mot anglais est language

34 profession, professionnel, professeur, professer

35 séance Mais on écrit science

36 essentiel

Le C devient généralement T dans la terminaison ENTIEL, démence, démentiel - confidence, confidentiel. Exception : référence, référenciel.

Et circonstanciel, tendanciel...

37 s'il a tort ou raison

S'il : Ici, on n'a pas de disjonction mais une élision : le i de si disparaît pour éviter l'hiatus i-i (si il)

Mais : Il tord (tordre)

38 Trafic  dans le sens de trafiquer, faire un trafic, faire du trafic.

Le mot traffic en anglais signifie circulation.

39 wagon – anglais wagon ou waggon

40 etc.

41 absence - abscisse

42 vraisemblable le s se prononce ici [s] bien qu'il soit entre deux voyelles

absence

43 il résout, il absout

Les verbes en -DRE font -DS, -DS, -D aux 3 personnes du singulier de l'indicatif présent

Mais les verbes en -SOUDRE et en -INDRE font S, S, T

44 il coud, il moud

voir la règle ci-dessus.

Coudre et moudre se terminent par -DRE pas par -SOUDRE.

45 il peint, il pend

Verbes peindre et pendre. voir la règle au n°43

je peins, tu peins, il peint,

je pends, tu pends, il pends.

46 il vainc

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

47 il faut que je le voie

je vois : indicatif présent

que je voie, subjonctif présent

Terminaison de tous les verbes au subjonctif présent :

E, ES, E, IONS, IEZ, sauf pour le verbe être et avoir.

Voir : La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

48 il ne fallait pas que je meure - OU - il ne fallait pas que je mourusse.

je meurs, ind. présent

que je meure, subj. présent - style courant

OU

que je mourusse, subjonctif imparfait pour la concordance des temps, le verbe de la proposition principale étant au passé (indicatif imparfait) - style soutenu.

Voir l'article ci-dessus

49 Passé simple : il tint bon, nous tînmes bon

50 Passé simple : il cousit

51 Passé simple : il vainquit, il convainquit.

52 Marche à l'ombre !

L'impératif présent des verbes se terminant par E ne prennent pas de S : joue, sache, chante, crie...

sauf dans certains cas, lorsqu'ils sont suivis de Y et de EN (par euphonie, pour que ce soit plus agréable à entendre)

parles-en (parle de cela), penses-y (pense à cela), manges-en (mange de cela), passes-y (passe chez elle)

De même : Va ! Vas-y !

> L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus – Vas-y ET Va y comprendre quelque chose ! – Va-t'en OU Va-t-en ?

53 Je vous saurai gré

locution verbale savoir gré.

Je vous saurai gré de bien vouloir me donner un coup de main.

54 Eh bien ! Eh oui ! Eh, dis-moi.

55 tranquillité - imbécillité (mais imbécile)

56 s'il pleut je resterai chez moi

S'il pleuvait je resterais chez moi  

S'il pleut, je resterai chez moi.

Voir : La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

57 fantôme - fantomatique

Conseil : Si vous avez fait des fautes, ne vous contentez pas de lire la correction. Demandez à quelqu'un de vous faire faire la dictée de ces mots dans un ou deux jours. Vous les retiendrez définitivement !

 

Voir aussi les articles :

  Les paronymes : 

 agonir, agoniser – conjecture, conjoncture – percepteur, précepteur – ennoblir, anoblir – infecter, infester – bailler, bâiller, bayer -infraction, effraction - infesté, infecté - imminence, éminence - armistice, amnistie - collision, collusion - luxurieux, luxuriant - épigramme, épitaphe, épithalame, etc.  

Des fautes qu'il ne faut plus jamais faire 

 Champ lexical - Champ sémantique - Registre de langue (ou style), soutenu,

 courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire – Archaïsmes  

Articles : "Ne pas confondre... " 

              Orthographe grammaire pour les hésitants

  Suite de  l'article - Pour en savoir +

Les verbes difficiles à conjuguer à l'indicatif présent, au passé simple,

au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 Retour au début de l'article

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 Combien de fautes voyez-vous dans la phrase suivante ?

Fais un quizz et manges des sandwiches à cents euros

malgrés tes ennuis pécuniers, bien coit, dans un coin exiguë

 Il y a sept fautes.

Fais un quiz et mange des sandwiches ou sandwichs à cent euros

malgré tes ennuis pécuniaires, bien coi, dans un coin exigu.

Coi, coite > tranquille

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:13

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Voir la correction avec les explications grammaticales dans l'article : *La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

 

 

Mettre le verbe au mode et au temps qui conviennent.

Exemple :

Je viens s'il (faire) beau.

1 Je viens s'il fait beau.

 

 

Je viendrai s'il (faire) beau.

2

 

Je viendrais s'il (faire) beau)

3

 

Je serais venu s'il (faire) beau.

4

 

Je fusse venu s'il (faire) beau.

5 style soutenu

 

Tu sais que je (venir) ce soir à 20h. 2 phrases 

6 a- présent à valeur de futur proche

6 b- futur

   

Tu sais que je (venir) ce soir à 20h. Il est 22h. Je t'attends toujours.

7  

 

Tu sais que je (venir) ce soir si je peux.

8 a- Futur

 

Tu sais que je (venir) ce soir dès que je (pouvoir).

8 b- Les deux verbes au futur

 

Tu sais que je (venir) hier soir dès que je (pouvoir).

9

 

Tu sais que je (venir) ce soir si je pouvais

10

 

Tu savais que je (ne pas venir) même si tu me l'avais demandé.

11

 

Je ne fusse pas venu même si tu me le (demander)  

12 Style soutenu

 

Il faut que tu (savoir) que je (ne pas venir) même si tu me l'avais demandé.

13

 

Il faudrait que tu (savoir) que je (ne pas venir) même si tu me l'avais demandé.

14 style courant

15 style soutenu

 

Il aurait fallu que tu (savoir) que je (ne pas venir au conditionnel passé) même si tu me l'avais demandé.

16 style courant 

17 style soutenu  Il eût fallu

 

 

Style indirect avec une complétive introduite par QUE

Exemple :

18 Je te dis : "Je viens ce soir." 

19 >>Je te dis que je viens ce soir.

Note : Je dis est à l'indicatif présent 

 

 

20 Je t'ai dit : "Je viens ce soir."

21 >>Je t'ai dit que

 

22 Je te dis : "Je viendrai ce soir."

23 >>Je te dis maintenant que je

 

24 Je t'ai dit : "Je viendrai ce soir."

25 >>Je t'ai dit que

 

26 Je t'ai dit : "Je viendrais si je pouvais." (Et je ne suis pas venu)

27 >>Je t'ai dit que

 

28 Je t'avais dit : "Je viendrai ce soir." 

29 >>Je t'avais dit que je

 

30 Je t'avais dit : "Je suis venu ce soir." 

31 >>Je t'avais dit que

 

32 Je t'aurais dit : "Je suis venu hier soir"

33 >>Je t'aurais dit que je

 

34 Je t'aurais dit : " Je ne viendrai pas demain."

35 >>Je t'aurais dit que je

 

36 "Partez !"

37 >>Je demande que vous

 

38 "Qu'il parte !"

39 style courant >>J'ai exigé qu'il

40 style soutenu >>J'exigeai qu'il

 

 

Complétez avec une subordonnée interrogative indirecte

Tu me poses une foule de questions.

 

Exemple

41 Tu me demandes : "Viens-tu ?

(OU style courant >> Est-ce que tu viens ?)"

42 Tu me demandes si je viens.

 

 

43 Tu m'as demandé : " Viens-tu ?"

44 >>Tu m'as demandé si

 

45 Tu me demandes : " Viendras-tu ? " (OU "Est-ce que tu viendras ?")

46 >>Tu me demandes si

 

47 Tu me demandes : "Viendrais-tu si tu le pouvais ?"

48 Tu me demandes si

 

Même idée, mais la condition n'est pas exprimée :

49 Tu me demandes : "Viendrais-tu ?"

50 >>Tu me demandes si

 

51 Tu m'as demandé: "Serais-tu venu ?"

52 >>Tu m'as demandé si

 

53 Tu m'as demandé : "Quand viens-tu ?"

(OU "Quand est-ce que tu viens ? -style familier)

54 >>Tu m'as demandé quand

 

55 Tu me demandes : "Quand viendras-tu ?"

56 >>Tu me demandes

 

57 Tu m'as demandé : "Quand viendras-tu ?"

58 >>Tu m'as demandé

 

59 Tu me demandes : "Qu'est-ce que tu as fait hier ?" et "Qu'est-ce que tu veux faire demain ?"

60 >>Tu me demandes

 

61 Mardi dernier, tu m'as demandé : "Qu'est-ce que tu as fait hier ?" et "Qu'est-ce que tu veux faire demain ?"

62 >>Mardi dernier tu m'as demandé

 

Et maintenant c'est moi qui me pose des questions à ton sujet.

 

63 Que feras-tu aujourd'hui ? M'écriras-tu enfin ?

64 >>Je ne sais pas ce que tu

65 >>Il y a trois jours  je ne savais toujours pas ce que tu

 

66 Qu'as-tu fait ce jour-là ?

67 >>Je ne sais pas

68 >>Je n'ai pas su

 

69 Qu'as-tu fait la semaine dernière ?

70 >>Je ne sais pas

71 >>Je n'ai pas su

 

72 Que décideras-tu de faire la semaine prochaine ?

73 >>Je ne sais pas

74 >>Je ne savais pas

 

Correction > *La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

Voir aussi > **Suite de l'article sur la concordance des temps

et d'autres exercices :

> Quel mode et quel temps choisir ? Exercice sur le subjonctif n° 1 - QUIZ 28

> Passé simple ou subjonctif imparfait ? Passé antérieur, ou subjonctif plus-que-parfait ou conditionnel passé ? QUIZ 29 – Exercice sur le subjonctif n° 2

> Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et au subjonctif imparfait. Exercices sur le subjonctif n°3 - QUIZ 42 

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:51

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Voir aussi l'article précédent :

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

et l'article suivant :

***La concordance des temps - Exercices d'application

 

En introduction à la concordance des temps, j'ai écrit dans l'article précédent :

 

 

La concordance des temps veut

que le temps du verbe de la proposition subordonnée

dépende du temps du verbe de la principale.

Mais ce n'est pas mécanique.

Il faut se fier au sens de la phrase.

 

 

On pourrait supposer qu'au mode et au temps donnés d'un verbe d'une proposition principale corresponde mécaniquement un mode et un temps du verbe de la proposition subordonnée.

C'est ce que la plupart des articles concernant ce problème de la concordance des temps voudraient nous faire croire (articles nombreux que vous pouvez trouver sur la toile).

Et on peut y lire des tableaux qu'on supposerait immuables et qui résoudraient tous les problèmes.

 

Je vous donne un exemple :

 

 

 

Phrases

On a dans la proposition principale

>

On a dans la proposition subordonnée

1-Je pense qu'il est malade.

Un verbe à l'indicatif présent (je pense)

>

Un verbe à l'indicatif présent (il est)

2-Je pensais qu'il était malade.

Un verbe à l'indicatif imparfait (je pensais)

>

Un verbe à à l'indicatif imparfait (il était)

3-Je veux qu'il guérisse.

Un verbe à l'indicatif présent (je veux)

>

Un verbe au subjonctif présent (il est)

4-Je voulais qu'il guérisse.

Un verbe à l'indicatif imparfait (je pensais)

>

Un verbe au subjonctif présent (il guérisse)

5-Je ne sors pas s'il pleut.

Un verbe à l'indicatif présent (je ne sors pas)

>

Un verbe à l'indicatif présent après la conjonction SI (s'il pleut)

6-Je ne sortirais pas s'il pleuvait.

 

Un verbe au conditionnel présent (je ne sortirais pas)

>

Un verbe à à l'indicatif imparfait après SI (s'il pleuvait)

7-Je ne serais pas sorti s'il avait plu.

Un verbe au conditionnel passé (je ne serais pas sorti)

>

Un verbe à l'indicatif plus-que-parfait après SI (s'il avait plu)

 

Conclusion : on a toujours un indicatif après : SI

  FAUX !

 

Remarque 1

Si la plupart des analyses faites dans ce tableau sont correctes, on remarque qu'elles sont très incomplètes.

Il faudrait ajouter par exemple :

dans les cases 1 et 2 :

1-Je pense qu'il est malade.

Je pense qu'il a été malade.

Je pense qu'il sera malade.

Je pense qu'il aura été malade (après tous ces excès de gourmandise)

Je pense qu'il serait malade (s'il mangeait tout le chocolat).

Je pense qu'il aurait été malade (s'il ne m'avait pas écoutée).

2-dans la case 4 :

Je voulais qu'il guérisse. Style courant - subjonctif présent 

Je voulais qu'il guérît. Style soutenu - subjonctif imparfait

3-Je pensais qu'il était malade.

J'ai pensé qu'il était malade.

Je pensais qu'il avait été malade.

Je pensais qu'il aurait été malade.

J'avais pensé qu'il était malade.

J'avais pensé qu'il serait malade.

Je pensai qu'il était malade.

J'aurais pensé qu'il aurait été malade.

J'eusse pensé qu'il eût été malade (s'il eût fait bombance).

Etc.

 

Remarque 2

Pour les exemples des phrases 6 et 7 où l'on trouve l'indicatif après la conjonction de subordination Si (que ce soit l'imparfait ou le plus-que parfait) on omet de signaler le cas du subjonctif :

Je ne fusse pas sorti s'il eût plu.

Le subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé s'emploie dans le style soutenu. On le rencontre dans des textes littéraires.

On peut l'employer soit dans une proposition soit dans l'autre

Je ne fusse pas sorti s'il avait plu.

Je ne serais pas sorti s'il eût plu.

 

Remarque 3

Et pourquoi se limiterait-on à l'emploi de la conjonction de condition si ?

Il y a bien d'autres locutions conjonctives de sens proche (condition, supposition, hypothèse, éventualité) qui demanderaient à être étudiées, chacune d'entre elles ayant une construction particulière.

 

Conjonctions et locutions conjonctives de condition

À moins que 

À part que 

À supposer que   

Au cas où, au cas que

Dans le cas où, dans le cas que

En cas que, au cas que

En supposant que(En supposant que, supposé que, à supposer que, admettons que, en admettant que, une supposition que, supposition que (régional ou familier), dans la supposition que (rare)

Excepté que

Loin que, aussi loin que, d'aussi loin que, du plus loin que, bien loin que

Lors que, lors même que 

Lorsque

Même si (avec une nuance concessive)

Moyennant que

Pour autant que

Pour peu que

Pourvu que

Quand

Quitte à ce que

Sauf que, sauf à ce que, sauf si

Selon que

Si

Si ce n'est que

Si tant est que

Soit que... soit que

Sous (la) condition que

Supposé que

Supposition que

Suivant que

 

Il en va de même pour les conjonctions de subordination et les locutions conjonctives exprimant le temps, la cause, la conséquence, la concession, le but, l'alternative, la restriction, la proportion, etc.

Vous trouverez ces conjonctions et leurs nuances dans l'article :

La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel ?

Autres exemples avec des subordonnées concessives, propositions subordonnées introduites par une conjonction ou une locution conjonctive de concession :

Je sors bien qu'il pleuve.

Je sors même s'il pleut.

(même si, locution conj. de condition avec une nuance concessive)

Je sors alors même qu'il pleut.

Je sors lors qu'il pleut.

Je sors lors même qu'il pleut.

Je sortirais quand bien même il pleuvrait.

Je sortirais quand même il pleuvrait.

Je sortirais quand bien il pleuvrait.

Je sortirais même lorsqu'il pleuvrait (lorsque concessif rare)

lors, quand et lorsque (cas rare) peuvent s'employer dans un sens concessif sans être accompagnés de même, mais on peut les confondre avec leur valeur temporelle sans nuance concessive.

 

Pleuvrait-il, je sortirais.

Eût-il plu, je serais sorti. / je fusse sorti.

Interrogatives fictives – la première proposition (sous-phrase) est à valeur conditionnelle.

 

Les phrases grisées ont des tournures vieillies et peu usitées.

Il n'importe ! Elles existent.

 

Quand et lorsque sont des conjonctions de temps mais elle ont ici une nuance concessive dès lors qu'elles sont suivies du conditionnel.

 

Ces exemples montrent toute la complexité de la concordance des temps.
 

CONCLUSION

On voudrait nous faire croire qu'un tableau donnant des correspondances entre les modes et les temps peut résumer tous les cas possibles. C'est faux.

On voudrait nous faire croire qu'on peut tirer de quelques exemples des règles rigides et immuables, c'est faux.

La langue française est riche de nuances pour traduire la pensée. Elle ne se laisse pas si facilement emprisonner dans un cadre restreint.

Et c'est tant mieux !

Réjouissons-nous donc d'en vouloir connaître toutes ses subtilités !

 

Nota bene

Par exemple, si vous avez mémorisé que quand bien même est suivi du conditionnel, vous serez peut être étonné de savoir qu'il est suivi parfois de l'indicatif.

Voir : Quand §3

.............................

Voir l'article précédent : 

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

et l'article suivant :

***La concordance des temps - Exercices d'application

.............................

Quelques exercices de circonstance :

Quel mode et quel temps choisir ? Exercice sur le subjonctif n° 1 - QUIZ 28

 

Passé simple ou subjonctif imparfait ? Passé antérieur, ou subjonctif plus-que-parfait ou conditionnel passé ? QUIZ 29 – Exercice sur le subjonctif n° 2

 

Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait. Exercices sur le subjonctif n°3 - QUIZ 42

 

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

Valeurs et emplois du subjonctif

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:06

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1re partie

 

La concordance des temps veut que le temps

du verbe de la proposition subordonnée

dépende du temps du verbe de la principale.

Mais ce n'est pas mécanique.

Il faut se fier au sens de la phrase.

 

 

1 Je viens s'il fait beau.

Dans une subordonnée circonstancielle

s'il fait beau, proposition subordonnée conjonctive (conditionnelle), introduite par la conjonction de subordination SI, complément circonstanciel de condition de viens.

2 Je viendrai s'il fait beau.

Phrases 1 et 2 L'indicatif présent et le futur dans la principale

>> l'indicatif présent dans la subordonnée

3 Je viendrais s'il faisait beau.

Je viendrais, futur hypothétique (conditionnel présent)

>> s'il faisait beau, indicatif imparfait dans la subordonnée

La chose n'existe pas, elle ne s'accomplit pas dans le présent, c'est l'irréel du présent.

4 Je serais venu s'il avait fait beau

Je serais venu, futur antérieur hypothétique (conditionnel passé)

>> s'il avait fait beau, indicatif plus-que-parfait

La chose n'a pas eu lieu, c'est l'irréel du passé.

 

 

Il faut savoir que le conditionnel n'est plus aujourd'hui

considéré comme un mode

mais comme un temps de l'indicatif.

On distingue :

1-le futur hypothétique et le futur antérieur hypothétique

avec une condition exprimée ou non,

anciennement appelé conditionnel-mode.

2-le futur du passé et le futur antérieur du passé

anciennement appelé conditionnel-temps.

> Le conditionnel ne serait-il plus un mode ?

 

 

5 Je fusse venu s'il eût fait beau.

Même sens que la phrase 4.

Style soutenu.

Je fusse venu – il eût fait :

subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé.

On peut l'utiliser dans les deux propositions ou dans une seule.

 

 

Le subjonctif imparfait et le subjonctif plus-que-parfait

appartiennent à la langue soutenue.

On ne les emploie pas dans la langue courante

mais on les trouve parfois dans des textes littéraires.

Grevisse nous dit justement

que c'est "leur rareté qui les rend difficiles,

et non leur difficulté qui les rend rares."

 

Pour éviter la confusion à l'écrit

entre je viendrai et je viendrais, utilisez NOUS à la place de JE.

Ce qui donne pour les phrases 2, 3, 8 et 9 :

2 bis Nous viendrons (futur) s'il fait beau.

3 bis Nous viendrions (conditionnel) s'il faisait beau

8 bis Tu sais que nous viendrons ce soir si nous le pouvons.

9 bis Tu sais que nous viendrions ce soir si nous le pouvions.

 

 

6a Tu sais que je viens ce soir

Dans une complétive

que je viens ce soir, proposition subordonnée conjonctive (dite complétive), introduite par la conjonction de subordination QUE, complémént d'objet direct de sais.

6b Tu sais que je viendrai ce soir.

6a-je viens : indicatif présent à valeur de futur proche

6b-je viendrai, futur.

7 Tu sais que je suis venu ce soir pour te faire plaisir

8a Tu sais que je viendrai ce soir si je peux. 

8b Tu sais que je viendrai ce soir dès que je pourrai

 je viendrai, futur 

9 Tu sais que je suis venu hier soir dès que j'ai pu.

10 Tu sais que je viendrais ce soir si je pouvais.  

 je viendrais, futur hypothétique (conditionnel présent) >> si je pouvais, indicatif Imparfait

(Je n'ai aucune chance de venir)

 11 Tu savais que je ne serais pas venu même si tu me l'avais demandé.

Tu savais, temps passé (indic. imparfait)

que je ne serais pas venu, futur antérieur hypothétique (conditionnel passé)

>>même si tu me l'avais demandé, subordonnée conjonctive de condition avec une nuance concessive. Indicatif plus-que-parfait .

12 Je ne fusse pas venu même si tu me l'eusses demandé.

Style soutenu

subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé dans les deux  propositions.

13 Il faut que tu saches que je ne serais pas venu même si tu me l'avais demandé.

que je ne serais pas venu, futur antérieur hypothétique (conditionnel passé)

14 Il faudrait que tu saches que je ne serais pas venu même si tu me l'avais demandé. (Voir l'encadré ci-dessous.)

15 Il faudrait que tu susses que je ne fusse pas venu même si tu me l'eusses demandé.

Style soutenu

tu susses, subjonctif imparfait

je fusse venu - eusses demandé : subjonctif plus-que-parfait  à valeur de conditionnel passé.

 

 

À noter :

« On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait

dans les propositions subordonnées

dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel.

Exemple : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt. »

Arrêtés ministériels du 31 juillet 1900 et du 26 février 1901

 

 

16 Il aurait fallu que tu saches que je ne serais pas venu même si tu me l'avais demandé.

Style courant

17 Il eût fallu que tu susses que je ne fusse pas venu même si tu me l'eusses demandé.

Style soutenu

 

2e partie

Style (ou discours) direct

Style (ou discours) indirect - Discours rapporté

 

Phrases 18 à 74

Style direct ou discours direct :

les paroles sont données intégralement

et mises entre guillemets.

 

Style indirect ou discours indirect :

les paroles sont rapportées 

a-dans une proposition interrogative indirecte

(introduite par un adverbe interrogatif -si, quand, comment...

un pronom ou un adjectif interrogatif - quel, lequel...) 

verbe de la proposition principale

- (se) demander, vouloir savoir, ignorer...

b-dans une complétive*

(proposition subordonnée conjonctive

introduite par que)

complément d'un verbe déclaratif

-  dire, déclarer, affirmer, etc.

ou (dans une phrase injonctive) - demander, exiger, ordonner...
 

Fonction de ces subordonnées :

complément d'objet direct du verbe de la proposition principale.

 

Phrases 75 et 76

 Style indirect libre : pas de proposition principale

annonçant les paroles dans une subordonnée.

>> style alerte et léger

 

*La plupart des grammairiens réservent le nom de complétive aux subordonnées qui ont pour fonction d'être complément d'objet direct sujet ou attribut du verbe de la proposition principale. Cf. Le Trésor de la Langue Française

 

 

18 Je te dis : "Je viens ce soir"

19 >>Je te dis que je viens ce soir

Dans une complétive complément d'un verbe déclaratif (dire, affirmer, préciser, ajouter, etc.

que je viens ce soir, proposition subordonnée conjonctive (complétive), introduite par la conjonction de subordination QUE, complément d'objet direct de dis.

20 Je t'ai dit : "Je viens ce soir."

21 >>Je t'ai dit que je venais ce soir.

Je t'ai dit, action passée au passé composé

>>je venais, indicatif imparfait dans la subordonnée

22 Je te dis : "Je viendrai ce soir."

23 >>Je te dis que je viendrai ce soir.

je viendrai, futur

24 Je t'ai dit : "Je viendrai ce soir."

25 >>Je t'ai dit que je viendrais ce soir.

je t'ai dit, passé composé >>je viendrais, futur du passé (conditionnel présent) dans la subordonnée

26 Je t'ai dit : "Je viendrais si je pouvais."  

                  Je viendrais, futur hypothétique (condition)

27 >>Je t'ai dit que je serais venu si j'avais pu (venir).

Je serais venu, futur antérieur hypothétique (conditionnel passé) >> si j'avais pu venir, indicatif plus-que-parfait

28 Je t'avais dit : "je viendrai ce soir." 

29 >>Je t'avais dit que je viendrais ce soir-là.

30 Je t'avais dit : "je suis venu ce soir." 

31 >>Je t'avais dit que j'étais venu ce soir-là.  

32 Je t'aurais dit : "Je suis venu hier soir"

33 >>Je t'aurais dit que j'étais venu la veille au soir.

34 Je t'aurais dit : " Je ne viendrai pas demain."

35 >>Je t'aurais dit que je ne viendrais pas le lendemain.

36 "Partez !"

verbe à l'impératif présent. Injonction.

37 >>Je demande que vous partiez

Verbes des phrases injonctives : demander, ordonner, exiger, commander, etc.

que vous partiez, complétive (=proposition conjonctive introduite par que)

partiez est au subjonctif présent

OU je vous demande de partir.

38 "Qu'il parte !"

Proposition introduite par que, verbe au subjonctif présent. Injonction.

39 >>J'ai exigé qu'il parte.

Style courant

Passé composé >> subjonctif présent

40 >>J'exigeai qu'il partît.

Style soutenu

Passé simple >> subjonctif imparfait.

 

La subordonnée interrogative indirecte

C'est une complétive. Elle est complément d'objet direct du verbe de la proposition principale. Elle est introduite par un adverbe interrogatif (si, quand, comment, pourquoi, etc.) un pronom interrogatif (lequel, laquelle, etc.) un groupe nominal avec un adjectif interrogatif (quel + nom, quels + nom, etc.)

41 Tu me demandes : "Viens-tu ? (OU : est-ce que tu viens ?)"

42 Tu me demandes si je viens.

43 Tu m'as demandé : " Viens-tu ?"

44 Tu m'as demandé si je venais.

45 Tu me demandes : " Viendras-tu ? " (OU : "Est-ce que tu viendras ?" -style courant)

46 Tu me demandes si je viendrai.

Je viendrai, futur

47 Tu me demandes : "Viendrais-tu si tu pouvais ?"

viendrais-tu, futur hypothétique (cond.)

48 Tu me demandes si je viendrais au cas où je le pourrais.

Au cas où : pour éviter la répétition de si.

si je viendrais , si est adverbe interrogatif, il introduit la subordonnée interrogative indirecte.

Au cas où je le pourrais = si je le pouvais   

au cas où, locution conjonctive, introduit la subordonnée conjonctive conditionnelle.

si (dans si je le pouvais) conjonction de subordination, même fonction que au cas où. 

Même idée, mais la condition n'est pas exprimée :

49 Tu me demandes : "Viendrais-tu ?" (si, au cas où, etc.)

Viendrais-tu, futur hypothétique (conditionnel présent)

50 Tu me demandes si je viendrais.

51 Tu m'as demandé: "Serais-tu venu ?" (si...)

52 Tu m'as demandé si je serais venu . 

si je serais venu,  futur antérieur hypothétique (la condition est sous-entendue)

53 Tu m'as demandé : "Quand viens-tu ?" (OU "Quand est-ce que tu viens ? -style familier)

54 Tu m'as demandé quand je venais.

55 Tu me demandes : "Quand viendras-tu ?"

56 Tu me demandes quand je viendrai.

57 Tu m'as demandé : "Quand viendras-tu ?" 

58 Tu m'as demandé quand je viendrais.

Je viendrais, futur du passé (conditionnel présent)

59 Tu me demandes : "Qu'est-ce que tu as fait hier ? et "Qu'est-ce que tu veux faire demain ?"

60 Tu me demandes ce que j'ai fait hier et ce que je veux faire demain.

>> Attention : On ne dit pas : Tu me demandes qu'est-ce que tu veux... C'est une faute !

61 Mardi dernier, tu m'as demandé : "Qu'est-ce que tu as fait hier ? et "Qu'est-ce que tu veux faire demain ?" 

62 Mardi dernier, tu m'as demandé ce que j'avais fait la veille et ce que je voulais faire le lendemain.

On remarque dans les subordonnées non seulement un changement de temps mais un changement de personne tu >> je et un changement des adverbes de temps :

hier >> la veille

demain >> le lendemain

maintenant >> alors

la semaine (le mois, l'année) dernière >> la semaine suivante, la semaine d'après...

d'autres changements peuvent intervenir (adjectifs possessifs, pronoms, etc.)

 

63 Que feras-tu aujourd'hui ? M'écriras-tu enfin ?

64 Je ne sais pas ce que tu feras aujourd'hui, si tu m'écriras enfin.

65 Il y a trois jours  je ne savais toujours pas ce que tu ferais ce jour-là, si tu m'écrirais enfin.

66 Qu'as-tu fait ce jour-là ?

67 Je ne sais pas ce que tu as fait ce jour-là.

68 Je n'ai pas su ce que tu avais fait ce jour-là.

69 Qu'as-tu fait la semaine dernière ?

70 Je ne sais pas ce que tu as fait la semaine dernière.

71 Je n'ai pas su ce que tu avais fait la semaine précédente (la semaine d'avant...)

72 Que décideras-tu de faire la semaine prochaine ?

73 Je ne sais pas ce que tu décideras de faire la semaine prochaine.

74 Je ne savais pas ce que tu aurais décidé de faire la semaine suivante (la semaine d'après...)

 

Style indirect libre 

75 J'arrête ici mon exercice. Vous en aurez compris l'essentiel, mais ce n'est pas sûr.

Style direct : En aurez-vous compris l'essentiel ?

Style indirect : je me demande si vous en aurez compris l'essentiel.

76 Je me suis posé beaucoup de questions en l'écrivant. Les digressions seraient très nombreuses, certaines phrases poseraient des problèmes.

Style direct : Les digressions ne seront-elles pas trop nombreuses ? Certaines phrases ne poseront-elles pas des problèmes ?

Style indirect : Je me suis demandé si les digressions ne seraient pas trop nombreuses et si certaines phrases ne poseraient pas de problèmes.

 

Exemple d'après le texte : 127 Délires touchants d'une pauvre dupée

(style direct) « Que ferai-je maintenant ? me dis-je. Qui voir ? À qui me fier ? »

(style indirect libre)  J'allais à l'avenir m'empêcher de croire à la générosité, à la bonté ; je cesserais d'être toujours en quête de tendresse, de compassion, d'amitié ; ou je devrais me livrer encore, pieds et poings liés avec un impardonnable indiscernement, au premier venu. Voilà ce que je craignais.

Le futur du passé, la forme conjuguée, est le conditionnel présent. Ici le futur du passé se trouve dans des phrases indépendantes au style indirect libre.

Comparer avec :

Je me demandais si je cesserais à l'avenir... si je devrais...

Je me demande si je cesserai à l'avenir... si je devrai...

Si vous voulez en savoir + > Le discours indirect libre
 

Voir aussi sur le blog

> **Suite de l'article sur la concordance des temps

 > ***La concordance des temps - Exercices d'application

Voir sur la toile 

> Les verbes de parole - EspaceFrançais.com

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:56

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1er cas

Croyez-vous que je puisse vous dire : "Allez , faites tous les exercices que je vous ai concoctés avec amour. Il en restera toujours quelque chose !"

On ne met pas le point d'interrogation quand la phrase interrogative contient des paroles directes introduites par deux points et lorsque la citation se termine par un point d'exclamation ou un point d'interrogation.

 

2e cas

Ne vous ai-je pas dit mille fois : "Il faut lire et lire encore pour progresser en français." ?

Ici les paroles rapportées ne se terminent ni par un point d'interrogation, ni par un point d'exclamation, on peut mettre le point d'interrogation après les guillemets.

Si le discours rapporté est long, on peut omettre le point d'interrogation.

 

3e cas

Vous allez me dire, n'est-ce pas, que ces notions sont évidentes.

Il faudra bien vous en souvenir, que voulez-vous.

J'ai la nette impression, comment vous dire, que vous m'avez bien comprise.

Certaines sous-phrases, ou phrases incidentes ont perdu leur valeur interrogative comme :

que veux-tu, sais-tu, savez-vous, est-il besoin de le dire, n’est-ce pas, voyez-vous, voulez-vous, que dis-je, comment dire, comment dirais-je, comment vous dire, que voulez-vous. en veux-tu en voilà...

On peut mettre si l'on veut le point d'interrogation dans ces sous-phrases.

 

Locutions substantivées :

-le quand dira-t-on, le qui vive, à bouche que veux-tu...

 

4e cas

Que ne l'avez-vous dit plus tôt !

Mais que puis-je donc espérer dans ce monde incertain !

Pas de point d'interrogation dans l'interrogation fictive quand on ne prononce pas la phrase avec une intonation interrogative.

On peut même la prononcer comme une exclamative.

 

-Qu'importe que vous ne sachiez pas conjuguer les verbes au subjonctif si vous savez vous faire aimer !

Interrogation fictive qui équivaut à une exclamation

 

-Serais-je arrivée à mes fins que j'en aurais tous les avantages.

Interrogation fictive qui exprime une éventualité.

 

Pour en savoir +

> La phrase interrogative - L'interrogation disjonctive, fictive ou délibérative.

> Est-ce que – est-ce qui – La phrase interrogative

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:22

 

Vous avez lu les quatre premiers épisodes des Délires ? Vous ne les avez pas lus ? Qu'importe ! Vous pouvez faire le QCM suivant. Une seule réponse est la bonne sur les 4 réponses proposées. Laquelle ?

Notez sur une feuille le n° du mot suivi de la lettre correspondant à la bonne réponse. 

 La correction suit l'exercice.

 

Les explications peuvent être retrouvées dans les notes de l'épisode correspondant.

 

QCM

 

Questions à choix multiples

 

Délires n°1.......................................................

 

1-Proférer

a-dire 

b-crier 

c-injurier

d-sermonner

 

2-Un martyre

a-un saint du début de l'ère chrétienne

b-une personne martyrisée

c-une souffrance qui peut être ou non infligée par quelqu'un

d-jeux organisés par les Romains pour tuer les chrétiens

 

3-Férir

a-battre le fer quand il est chaud

b-rencontrer des difficultés

c-aiguiser son épée

d-frapper

 

4-Vernal

a-printanier

b-hivernal

c-estival

d-automnal

 

5-À l'envi

a-selon l'envie de ses partenaires

b-d'une tache sur la peau

c-à profusion

d-à qui mieux mieux

 

6-Vernaculaire

a-qui véhicule des maladies

b-dévoré par des insectes

c-se dit d'une langue régionale

d-funiculaire qui se déplace sur une pente abrupte

 

Délires n°2.......................................................

 

7-Conspuer

a-critiquer quelqu'un en catimini

b-appeler à la vindicte populaire

c-crier en groupe publiquement contre quelqu'un

d-faire un article contre quelqu'un dans la presse

 

8-Chaloir

a-importer

b-exporter

c-hisser

d-descendre

 

9-Supputer

a-sous-estimer

b-hypothéquer

c-calculer

d-crever ses pustules

 

10-Une satire

a-une méchante femme

b-une nymphomane

c-un écrit critique

d-une complainte chantée

 

11-Pestilentiel

a-puant

b-se dit d'une personne insupportable

c-qui fait peur comme la peste

d-qualifie l'interjection :"Peste soit... !"

 

12-Cynocéphale

a-qui a la tête d'un aigle

b-qui a la tête d'un taureau

c-qui a la tête d'un chacal

d-qui a la tête d'un serpent

 

Délires n°3.......................................................

 

13-Paroxysme

a-s'applique à une douleur aiguë, à une émotion intense.

b-excès de séborée

c-exagération, emphase dans le discours

d-sommet de l'hyperbole

 

14-Morphée

a-jeune femme endormie

b-jeune homme endormi

c-déesse du sommeil

d-fils du dieu Hypnos

 

15-Concomitant

a-qui se passe à la mi-temps d'un match de football

b-qui se passe simultanément avec un autre fait

c-qui a un effet bouffant

d-contemporain

 

16-Ébaubi

a-amusée

b-ébahie

c-endoctrinée

d-embrassée

 

17-Une rêne

a-un bois de cerf

b-femelle du caribou

c-une courroie

d-un fouet

 

18-La dyspraxie

a-incapacité de parler

b-incapacité de coordonner ses mouvements

c-incapacité à retenir l'orthographe des mots

d-incapacité de se taire

 

Délires n°4.......................................................

 

19-Nonobstant

a-préposition synonyme de malgré et adverbe synonyme de pourtant

b-préposition synonyme de avant et adverbe synonyme de néanmoins

c-préposition synonyme de pour et adverbe synonyme de couramment

d-préposition synonyme de en dépit de et adverbe synonyme de évidemment

 

20-Iniquité

a-Inégalité

b-acte contraire à la morale

c-condamnation injustifiée

d-procès d'intention

 

21-Blandices

a-fleurs de lys

b-beautés

c-jouissances

d-parfums

 

22-Ambages

a-ronds de jambe bien faits pour séduire

b-danses tahitiennes à caractère sensuel

c-discours élaboré et précieux

d-détours qu'un interlocuteur utilise pour ne pas aller au but directement.

 

23-Haut mal(vieilli)

a-maladie sexuellement transmissible

b-folie

c-épilepsie

d-maladie de Parkinson

 

24-Trivial

a-impoli

b-rapide

c-banal

d-qualifie une poursuite infernale

 

25-L'yeuse

a-le chêne vert

b-la herse mécanique

c-la pioche tranchante

d-le hêtre élastique

 

26-La hure

a-la tête du veau

b-la tête du cochon

c-la tête du cheval

d-la tête du mouton

 

27-Le boutoir

a-le bout de la truffe

b-le bout de la trompe

c-le bout du groin

d-le bout de la lorgnette

 

28-Regimber

a-se récrier

b-donner des coups

c-courir à hue et à dia

d-résister

 

29-Une échappatoire

a-une situation difficile d'où l'on veut sortir

b-un subterfuge pour paralyser son adversaire

c-un discours habile pour endormir son ennemi

d-un moyen de s'échapper

 

30-Bruisser ou bruire.

a-un de ces verbes ne vient pas du mot bruit

b-le passé simple de bruire fait : il bruissa

c-l'adjectif bruyant vient de l'ancien participe présent de bruire.

D-L'Académie admet bruisser mais pas bruire.

 

Réponses :

 

Délires n°1.......................................................

 

1a

Proférer, dire quelque chose, ou le dire à haute voix.

On l'entendait proférer des injures contre quiconque s'aventurait à lui adresser la parole, le benêt.

Il ne put proférer un seul mot quand elle lui fit sa déclaration, c'était à n'y pas croire.

2c

Un martyre, une souffrance vécue très douloureusement.

Il lui a fait subir un martyre. 

Cette rage de dents me fait souffrir le martyre.

 

Un martyr, une martyre :

-celui ou celle qui a souffert et mort pour sa foi.

Saint Irénée, grec de naissance et évêque de Lyon mourut en martyr. 

-victime, celui qui souffre ou a souffert physiquement ou psychologiquement.

3a

Férir, on rencontre ce verbe seulement dans sans coup férir = sans rencontrer de difficultés, sans combattre.

L'adjectif féru est de la même famille.

Dans les verbes défectifs.

4a

Vernal, estival, automnal, hivernal, un adjectif en AL pour chaque saison !

Vernal, littéraire, à rapprocher de printanier. Qui est relatif au printemps, qui se produit au printemps.

5d

À l'envi, littéraire. À qui mieux mieux.

6c

Vernaculaire

 >langue vernaculaire, langue parlée dans une région, ou par une petite communauté.

>nom vernaculaire, nom d'un animal ou d'une plante, plus commun que celui d'origine savante, latine ou grecque.

 

Délires n°2.......................................................

 

7c

Conspuer, crier publiquement en groupe contre quelqu'un un ou contre quelque chose.

8a

Chaloir, verbe défectif (un verbe défectif est un verbe auquel il manque des temps) Il m'en chaut. Peu me chaut. Que tu t'en ailles, peu m'en chaut ! Les verbes défectifs -  Pour peu qu'il vous en chaille !

9c

Supputer, faire un calcul d'estimation, évaluer.

À voir votre train de vie, je suppute votre situation financière.

10c

Une satire, un texte satirique.

Homonyme : Un satyre, divinité mythologique de la terre ayant un corps d'homme avec des cornes et des pieds de bouc. OU un homme lubrique.

11a

Qui a les caractères de la peste. Maladie pestilentielle.  Pestilenciel signifie aussi Qui donne la peste et, par extension, Qui est infecté. Un air pestilentiel. Vapeurs pestilentielles. Cf. l'Académie

Pestilence, pestilentiel. Le C devient généralement T dans la terminaison ENTIEL, essence, essentiel - démence, démentiel - confidence, confidentiel. Mais référenciel.

Et circonstanciel, tendanciel...

12c

Cynocéphale

-substantif, singe d'Afrique dont la tête ressemble à une tête de chien.

-adjectif, qui a une tête de chien, dont la tête ressemble à une tête de chien, qui a une tête de chacal, comme Anubis le dieu égyptien.

  

Délires n°3.......................................................

 

13a

Paroxysme, le point le plus intense d'une situation, d'un sentiment, d'une émotion, d'une maladie, de la douleur...

14c

Morphée, fils d'Hypnos, dieu du sommeil.

Dormir, être dans les bras de Morphée.

15b

Concomitant, qui se passe simultanément avec un autre fait.

Adverbe concomitamment (rare)

16b

Ébaubie, très étonnée, ébahie.

17c

Une rêne : courroie du harnais d'un animal permettant de le diriger. Homonymes : un renne (l'animal), une reine.

Le caribou est le renne du Canada.

18b

Dyspraxie, incapacité à faire des mouvements coordonnés et/ou à se situer dans l'espace.

L'aphonie est l'incapacité de parler.

La dysorthographie est la difficulté à apprendre l'orthographe.

 

Délires n°4.......................................................

 

19a

Nonobstant, préposition synonyme de malgré.

Ou adverbe, synonyme de pourtant, cependant, néanmoins, toutefois

20b

Iniquité, acte contraire à la morale.

21c

Blandices (nom féminin, s'emploie le plus souvent au pluriel)

Synonymes : délices, plaisirs, volupté, délectation.

d'après Littré : charmes, jouissances, flatteries pour gagner le coeur.

22d

Ambages, détours qu'un interlocuteur utilise pour ne pas aller au but directement.  

Sans ambages, sans s'embarrasser de circonlocutions, sans tourner autour du pot.

23c

Haut mal (vieux) épilepsie.

24c

Trivial, commun, banal, rebattu.

Pour en savoir + voir le Trésor  : TRIVIAL, -ALE, -AUX, adj.

25a

L'yeuse, le chêne vert. Pas de disjonction devant le Y. Le LE est élidé.

26b

La hure, la tête d'un sanglier ou d'un cochon.

27c

Le boutoir, le bout du groin.

Un coup de boutoir, une réflexion désagréable et blessante.

28d

Regimber, refuser avec force, résister.

Le cheval regimbe, il se cabre.

29d

Une échappatoire, on cherche une échappatoire pour sortir d'une situation difficile.

30c

Bruyant adjectif, ancien participe présent de bruire.

Bruissant participe présent de bruire et de bruisser.

L'Académie admet le verbe bruire mais pas le verbe bruisser (qui vient de bruire)

Le passé simple de bruire fait : Il bruit, ils bruirent. (rare)

Le passé simple de bruisser fait : Il bruissa, ils bruissèrent.

Pour en savoir + Ne pas confondre : feux et feus – sensé et censé – chaos et cahot – efficace et efficient – émotionné et ému - bruire et bruisser

 

.........................................................................

 

Comptez vos points.

30 sur 30 : Vous êtes très fort !

Entre 25 et 29 : C'est très bien !

Entre 20 et 25 : Ce n'est pas mal du tout, mais vous auriez pu lire mes Délires avec plus d'attention.

Moins de 20 : Vous avez des progrès à faire dans l'acquisition du vocabulaire !

Prenez votre courage à deux mains et lisez plus souvent.

 

 Pour les non habitués des Délires : Chaque épisode est truffé de mots assez peu usités, suivis de leur explication dans les notes.

 

LES DÉLIRES

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:53

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

Tous les articles du blog

 

FEU - FEUX - FEUS - FEUE - FEUES - ENFEU

 

UN FEU - DES FEUX

Attention au feu ! Les feux d'artifice. faire feu, feu-follet, feu fée, ,jeter de l'huile sur le feu°, mettre le feu aux poudres°, souffler sur le feu°, jeter feu et flammes°, il n'y a pas de fumée sans feu°, être tout feu tout flamme, feu Saint-Elme.

Oiseau de feu, oiseau légendaire du folklore russe.

Le feu, l'un des quatre éléments, des quatre principes : terre, air, eau, feu.

Les feux de la Saint-Jean (saint Jean le Baptiste, cousin de Jésus)

Pour en savoir + voir Le Trésor  (Cnrtl)

 

Littré (entre autres acceptions) :

prendre feu, s'émouvoir, s'irriter vivement et tout à coup.

De feu / en feu, passionné, ardent, très animé.

Les feux du diamant (des pierres précieuses) éclat que lance un diamant frappé par la lumière.

Le feu sacré, un des noms de l'érysipèle.

feu ardent, la bryone.

Etc.

Proverbes :

Il n'est feu que de bois vert, il n'y a pas d'activité plus grande que celle de la jeunesse.

Il n'est feu que de grand bois, c'est avec les choses les plus solides, avec les hommes les plus habiles ou les plus puissants qu'on réussit le mieux.

Le bois tortu fait le feu droit, c'est-à-dire peu importent certains défauts d'une chose pourvu que le résultat soit atteint.

Il n'y a dans cette maison ni pot au feu ni écuelles lavées, se dit d'une maison qu'on trouve en désordre.

 

FEU, FEUS, FEUE, FEUES.

Mes feus amis, mes défunts amis.

feu, feue, feus, feues.

Feu dans le sens de décédé récemment. 

>Invariable, Feu Monsieur. Feu Madame.

>Feu varie lorsque l'adjectif est placé entre le déterminant et le nom, la feue Princesse d'York, les feus enfants du Roi, votre feue famille.

 

"On dit feu la reine s’il n’y a pas de reine vivante, et la feue reine si une autre l’a remplacée." Cf. Littré

Grevisse précise que "cela est vrai pour feu la reine mais la feue reine est possible qu'il y ait une reine vivante ou non."

(Reprise de la note des Délires n° 145)

 

UN ENFEU

Cave dans une église pour la sépulture des corps morts. Littré

Ne pas confondre avec la locution adverbiale en feu.

Sauve qui peut ! La maison est en feu !

 

CENSÉ - SENSÉ

 

CENSÉ

= supposé

Il était censé faire ce travail, mais il ne l'a pas fait. Quel paresseux !

Vous êtes censés vous respecter les uns les autres, bande de nases !

Nul n'est censé ignorer la loi.

L'Académie donne : Qui est supposé, présumé, réputé faire, avoir fait, devoir faire quelque chose.

 

SENSÉ

qui a du bon sens, sage, raisonnable, rationnel, judicieux.

Vous êtes la femme la plus sensée que je connaisse !

Cf. Littré : 1-Qui a du bon sens, du jugement.

2-Conforme au bon sens, à la raison.

>> Contraire : insensé, absurde, farfelu...

 

CHAOS – CAHOT

 

CHAOS

Confusion, désordre, état d'enchevêtrement, ce qui est inorganisé, incohérent.

Quel chaos dans ta chambre ! Range donc un peu.

Les rochers s'étaient amoncelés dans le ravin en un chaos gigantesque.

Les révolutionnaires parcouraient la ville en un chaos effrayant.

Cf. Littré : Dans la théologie païenne, confusion générale des éléments avant leur séparation et leur arrangement pour former le monde.

>> chaotique

  

CAHOT

Secousse, soubresaut , à-coup, ballottement.

Quel inconfort dans votre diligence ! Que de cahots !

Votre ami à un comportement cahoteux. Comment pouvez-vous le supporter ?

Avec la crise, la bourse donne des résultats cahoteux. Quelle volatilité !

>> cahoté, cahoteux, cahotement

 

EFFICACE - EFFICIENT

 

EFFICACE

qui donne les résultats attendus

j'ai subtilisé votre crème. Elle est vraiment efficace. Je n'ai plus de boutons.

Tu as une secrétaire bien efficace. Quelle chance ! La mienne l'est bien peu.

 

EFFICIENT

1-Cf Littré : Terme de philosophie scolastique. Cause efficiente, cause qui produit effectivement son effet, une chose. Ex. Le soleil est la cause efficiente de la chaleur.

La cause efficiente de cette oeuvre d'art, c'est l'artiste qui l'a faite.

On n'emploie pas efficient pour qualifier une personne, on dira efficace.

2-qui donne de bons résultats

Anglicisme admis par l'Académie: compétent, efficace.

(traduction de efficient en anglais : efficace ( le Harrap'sne donne pas efficient comme traduction)

 

ÉMOTIONNÉ -  ÉMU

 

ÉMOTIONNÉ

familier : implique un choc, une perturbation, une émotion très vive.

Elle était tout émotionnée de voir l'enfant nouveau-né.

Vous ne nous étions pas revus depuis vingt ans. Nous nous livrâmes à des embrassades émotionnées.

>> émotionner, émotionnable

Certains puristes n'admettent pas ces termes.

 

ÉMU 

qui ressent, qui manifeste une émotion due à un choc affectif, esthétique, sentimental.

Moins démonstratif qu'émotionné. Se rapporte à quelque chose qui touche le coeur, qui rend triste.

>> émouvoir

 

BRUIRE - BRUISSER

 

BRUIRE 

Les points de vue sur bruire et sur bruisser divergent selon les grammairiens.

Précisons que les verbes dont les sujets sont des animaux ou des choses s'emploient le plus souvent à la 3e personne (du singulier ou du pluriel), rarement aux autres personnes, sauf dans les cas où l'on fait parler le sujet, cas où il est personnifié.

On dira : Les éléphants barrissent.

Plus rarement : Je barris ou il faut que je barrisse.

Bruire s'emploie rarement en dehors de l'infinitif et du participe présent bruissant.

Cependant, bien qu'il puisse s'employer à toutes les personnes et à tous les temps (comme le verbe finir) il ne se rencontre le plus généralement qu'à la 3e personne du singulier et du pluriel.  

Les arbres bruissent dans la brise légère. Le moteur bruissait de façon intolérable. Je n'avais pu dormir car la fuite du robinet avait brui toute la journée.

Au passé simple (style soutenu, rare) Il bruit, ils bruirent.

Le participe passé brui est invariable..

L'adjectif bruyant est un ancien participe présent de bruire.

 

BRUISSER

Le verbe bruisser est formé par analogie sur bruire. Il n'est pas encore reconnu par l'Académie.

Il se conjugue comme un verbe du 1er groupe. Il bruissa. Elles bruissaient.

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:48

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Interjections

Une interjection, c'est :

1°-une sorte de cri poussé lorsqu'on éprouve une vive émotion, un sentiment, une sensation (joie, douleur, colère, surprise, désespoir, effroi, tristesse, soulagement, etc.)

Aïe ! Brrr ! Chic ! Zut ! Ouf ! Mince ! Hélas ! Etc.

2°-une invocation

Mon Dieu ! Seigneur ! Etc.

3°-un juron

Sapristi ! Sacrebleu ! Etc.

4°-une onomatopée

Tic tac ! Glou glou ! Prout ! Etc.

 

Quelques interjections :

Eh : On écrit Eh bien... Eh oui ! Eh, pauvre imbécile !

Hou ! Hou ! L'interjection double est un appel.

Un seul Hou ! marque le mépris.

Ah ! ou Oh ! On est surpris ou désespéré, selon le ton.

Ah ! J'en ai vu des vertes et des pas mûres°. Le Ah ! renforce l'idée.

Aaaaaah ! On crie d'effroi.

Ha ha ! Interjection double qui marque le rire, la raillerie.

Han ! Exclamation de celui qui fait un effort. Le han du bûcheron.

Hi ! Hi ! On rit. Ou bien on pleure.

Ho ! Hé ! Holà ! Hep ! Ohé ! On appelle. Ho ! Toi, là-bas !

Brrr... On a froid, ou on a peur.

Grrr... On menace

Euh...On hésite.

Hue ! Huhau ! On fait démarrer un cheval. Hue cocotte !

Tirer à hue et à dia°. C'est faire vraiment n'importe quoi si on tire à droite et à gauche. Ou si l'on use de moyens contradictoires

Olé ! ou Ollé ! Vient de l'espagnol. On le crie dans l'arène.

Elle est un peu olé olé, elle n'est pas piquée des vers°.

Allô ! J'écoute !

Hein ? On est surpris.  

Il vaut mieux ne pas employer hein pour faire répéter quelqu'un, c'est vraiment trop familier. On dit alors Pardon ? Vous dites ? Plaît-il ? est un peu précieux.

Pouah ! C'est vraiment dégoûtant !

Aïe ! Ouille ! Ce n'est pas drôle du tout. Cela fait mal.

Chut ! Silence !

Ouf ! On est soulagé.

Kss ! Kss ! On est excité.

Pst ! est un appel discret.

Berk ! Beurk ! Exprime le dégoût.

Houp ! Sert pour appeler ou houper quelqu'un, ou pour exciter un cheval.

Gloups ou glou, onomatopée qui imite le bruit de la déglutition.

Hem ! Onomatopée qui imite le bruit de la toux pour attirer l'attention. Elle exprime l'hésitation et la défiance.

Les acceptions de HEM dans Le Littré

1-On s'en sert pour appeler.Hem, hem, venez çà.

2-On s'en sert aussi pour interroger. As-tu l'effronterie de m'assurer que tu n'as rien vu ? hem ! réponds, parle. [Hauteroche, Le Cocher supposé]

3-On l'emploie pour se débarrasser la gorge. La, la.... hem, hem, écoute avec soin, je te prie. [Molière, Les fâcheux]

nmSa façon de tousser, son hem, j'attrape tout. [Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité]

4-Hem, hem, se dit quelquefois pour faire comprendre, sans l'exprimer, une pensée, et surtout une pensée défavorable. Cette Raimond est assurément hem, hem, avec cette coiffe que vous connaissez. [Sévigné, 5 nov. 1676]

Voir les citations avec "hem"

Voir les acceptions de hem et hum dans Le Trésor

>>HEM, HUM

Hum ! On doute - Hum, interjection qui marque doute, réticence, impatience. Cf. Littré

Zest ! ou Zeste ! interjection qui marque :

qu'une action est soudaine et rapide. Un cambrioleur a pénétré dans ma maison. Les policiers doivent intervenir au plus tôt, zeste !

qu'on rejette les paroles, l'argument de son interlocuteur. Tu m'as assuré que tu voulais me faire plaisir, zeste !

Voir aussi les articles sur les homophones :

Hou hou ! - Hou ! - Ouh - Ouh là

DANS : ou où hou ouh houe houx août

Ah ! - Ha ha ! 

DANS : a as à ah ha

Hé ! Eh ...

DANS : ai aie hé eh ais hais hait et est aie ait ...

Houlà ! marque la surprise, l'étonnement. Ouh là là !

Waouh ! traduit la surprise, l'admiration. > Waouh !

à rapprocher de Wow ! Onomatopée anglo-saxonne

Waouh, onomatopée qui traduit l'aboiement d'un chien comme Wouf, Wouaf, Whouaf, Waf, et aussi ouah.

Ouah ! familièrement, synonyme de Ouais ! Bah !

VU DANS : Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

 

Onomatopées

Une onomatopée est une interjection qui reproduit approximativement un bruit émis par un objet ou un être vivant.

Exemples d'onomatopées :

Areu areu (gazouillis de bébé) - Atchoum (éternuement) - Boum (explosion) - Badaboum (chute) - Blablabla (bavardage inutile) – Bé bé (agneau, mouton, brebis, voir Le Trésor, BÉ, interj. - Clac, Crac, Clic (claquement, craquement) - Coin coin (canard) - Cocorico (coq) - Coa coa (grenouille) - Cot cot (poule) - - cui-cui (oiseau)' – coucou (cri du coucou) -Ding Dong Drelin Drelin (sonnette) - Dring (téléphone, sonnette) - Frou frou - Glou Glou (boire, se noyer) - Grrr -(tigre, lion) - Hi Han (âne) – Miam Miam (la faim, le plaisir de manger)- Miaou (chat) - Meuh (vache) – Pan (coup de feu) - Pif - Paf (gifle) – Plouf (quelque chose qui tombe dans l'eau) - Patati-Patata (bavardage) - Prout (pet) – Pschitt (quelque chose qui se dégonfle) - Snif (pleur, reniflement) - Tic Tac (horloge, réveil) - Toc Toc Toc (on frappe à la porte, à la fenêtre... ) - Tut tut (klaxon) - Vroum Vroum (moteur) - Waouh - Wouf - Wouaf-Waf (aboiement) - Zzz (ronflement, insectes volants)

Etc.

Bien qu'on entende la même chose, les cris ne sont pas "reproduits" de la même manière selon la langue du locuteur.

- Cri du canard, en français couin couin, en danois rap rap, en allemand gack gack, quack quack, en roumain mac mac, en italien qua qua, en russe kriak, en anglais quack, en catalan mech mech. Cf. Kristoffer Nyrop, linguiste danois 1858-1933 Dictionnaire historique de la langue française (t. III, §14)

- Cri du coq, en français cocorico, en allemand kikeriki, en anglais cock-a-doodle-do, etc.

Pour en savoir + Coq - Wikipédia

Des onomatopées qui peuvent être substantivées :

un cocorico, le tic-tac, le frou-frou, le glouglou, le pingpong (ou ping-pong), le crincrin, le blablabla, un prout, un boum, un plouf, etc.

Des onomatopées qui donnent lieu à des verbes et des substantifs :

bêler (bêlement) - miauler (miaulement) – ronronner (ronron, ronronnement) – caqueter (caquètement) – craquer, craqueter (craquement, craquettement) clapoter (clapotis, clapotement), meugler, beugler, mugir (meuglement, beuglement, mugissement) susurrer (susurrement), etc.

 

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