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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 13:18

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sortir - assortir - ressortir 

Attention au sens et à la conjugaison des verbes sortir, assortir, ressortir (intransitif) et ressortir à (transitif indirect).
-Sortir est du 3ème groupe. Je sors, il sort / Je sortais, il sortait/ Je suis sorti / sortant / etc
-Ressortir, intransitif, dans le sens de sortir de nouveau se conjugue comme sortir.
Attention à l'homonyme.
-Ressortir (à) transitif indirect, dans le sens de être du ressort de, relever de, concerner, appartenir à, se rapporter à, se rattacher à. Il se conjugue comme finir, 2ème groupe. Auxiliaire avoir aux temps composés. Cela ressortit à... Cela ressortissait à.../ Cela a ressorti à... / ressortissant à... /etc.
-Assortir, verbe du 2ème groupe se conjugue comme finir. Avec l'auxiliaire avoir aux temps composés.

1-Ne m'attends pas. Je sors ce soir.
2-Il n'est toujours pas là, il est ressorti il y a deux minutes.
3-Cette affaire a ressorti au tribunal de notre ville.
Les créations de ce parfumeur ressortissent à votre élégance.
4-Vous avez assorti votre chapeau à vos chaussures, quel raffinement !
 
Quelquefois - quelques fois
Quelquefois
On lit ou l'on écrit parfois la locution verbale quelques fois à la place de l'adverbe quelquefois. C'est une erreur dans la plupart des cas.
L'adverbe quelquefois résulte de l'agglutination du déterminant quelque et du nom fois (comme parfois, toutefois, aussitôt, tantôt, dedans, depuis, enfin et bien d'autres sont l'agglutination de prépositions, d'adverbes etc).

Voir l'article : L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...
Sens proche de quelquefois : parfois (régional ou langue plus soutenue), des fois (familier ou populaire), de temps en temps, de temps à autre, occasionnellement, à l'occasion, par moments.
Quelques fois
se rapproche de quelquefois et de parfois dans le sens d'un petit nombre de fois. (emploi rare)
Quelques fois suggère une idée de nombre : deux ou trois fois par exemple.


Je rencontre quelquefois mes amis à Paris.
Je les ai rencontrés quelques fois cet été. (= Je les ai rencontrés deux ou trois fois.)

Davantage - d'avantage
Davantage
-adverbe de degré proche de plus
Je parle beaucoup, certes, mais tu parles (bien) davantage.
-suivi de de, davantage de, déterminant indéfini,
Vous me devez davantage de considération.
-ou équivalent d'un pronom
Il a beaucoup d'amis, mais j'en ai davantage.
Elle a beaucoup péché, mais j'ai davantage à me faire pardonner.
Quelques-uns de mes amis me sont restés, davantage m'ont oubliée.
D'avantage

Un avantage, substantif - faveur, profit, bénéfice, privilège.
Vous lui faites des ronds de jambe, vous n'en tirerez pas d'avantage. (= aucun avantage)

Je n'ai pas obtenu d'avantage à lui rendre tous les services qu'il me demandait. (= de profit)

Je ne parlerai ni d'avantage ni d'inconvénient.



Bientôt - bien tôt
Bientôt 
adverbe de temps

sens proche des locutions adverbiales : dans peu de temps, incessamment, promptement (adv.), sans tarder, sous peu, d'un moment à l'autre...
Au revoir ! À bientôt !
Il va bientôt venir.
Bien tôt
sens proche de trop tôt, très tôt
Vous venez bien tôt ce matin !

Sitôt - si tôt
Sitôt
-adverbe de temps, sens proche de aussitôt
Sitôt dit, sitôt fait
Les présentations furent sitôt faites.
-sens vieilli, dans l'instant même
J'éclatai de rire, et sitôt, elle éclata en sanglots.
-sitôt que
locution conjonctive de temps, style soutenu, sens proche de aussitôt que, dès que, à peine + sujet inversé... + que
Sitôt que nos regards se croisèrent, je tombai fou amoureux d'elle. = Dès que nos regards se croisèrent, je tombai amoureux. = À peine nos regards se croisèrent-ils que je tombai amoureux.
Ou bien avec le passé antérieur qui indique qu'une action passée est antérieure à une autre action passée :
Sitôt que nos regards se furent croisés, je tombai fou amoureux d'elle. = Dès que nos regards se furent croisés, je tombai amoureux. = À peine nos regards se furent-ils croisés que je tombai amoureux.
Dans ces cas, on peut considérer que les actions sont tellement proches qu'elles sont presque simultanées, aussi peut-on employer le passé simple dans les deux propositions.
-plus rare, avec une nuance de cause, dès que, dès l'instant que
On entend une mouche voler sitôt qu'on demande au coupable de se dénoncer,  
Si tôt
L'adverbe de temps tôt est modifié par l'adverbe de quantité bien.
sens proche de si vite, dans un délai tellement court.
Pas de sitôt, pas avant longtemps
Si tôt contraire de si tard.
Il est venu si tôt ! J'étais encore en cheveux !

Près de - Prêt à
Il est près de partir, il est sur le point de partir.
Il est prêt à partir, il y est décidé, disposé, il s'y est préparé.

Une erreur courante : on prend prêt pour près.

 

Remarques

1-L'emploi de prêt de + infinitif est vieilli

Il est condamné aujourd'hui (communiqué de l'Académie du 19 novembre 1964, cf. Le Trésor)

2-Le Grevisse précise : Mais la langue littéraire (ou même la langue écrite) continue à employer prêt à avec le sens sur le point de.

 

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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Lire aussi quelques articles associés :
Les paronymes
Les mauvaises manières de parler le français
Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 11:21

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A- Mettre ou non une majuscule

Les règles sont difficiles et sont parfois très discutées.

On met la majuscule quand on s'adresse à quelqu'un et qu'on veut marquer une certaine déférence.

Merci, Monsieur Jacques.

 

Dans les autres cas, on ne met pas la majuscule.

J'ai envoyé mes hommages à madame Hiou.

 

Quand on s'adresse à une personne par écrit, on met la majuscule. Madame, Mademoiselle, Monsieur. 

 

Quand on rapporte des paroles, on écrit la minuscule encore que l'on trouve souvent la majuscule si l'on marque une déférence et si le mot n'est pas suivi d'un nom propre.

Cher Monsieur, si vous voulez honorer votre correspondant.  

Cher monsieur est plus neutre.

 

Quand on parle de quelqu'un on peut dire : J'ai parlé à madame Pinsec ce matin ou bien, J'ai rencontré Mademoiselle Husson, au choix.

 

Il est d'usage courant d'abréger en M., Mme, Mlle, MM., Mmes, Mlles devant le nom.

Mais dans un texte de bonne facture, on n'abrège pas monsieur, madame, mademoiselle.

 

Quand il constitue un titre, on met la majuscule : Monsieur le Président, Madame Mère, Monsieur le Comte, Madame la Directice...

 

On emploie la minuscule dans une circulaire, une lettre, etc.

Veuillez agréer, monsieur, mes sincères salutations.

Mais il est de plus en plus courant de mettre la majuscule dans ces cas-là. Histoire de se montrer déférent.

 

Avec un nom commun, une minuscule. C'est un grand monsieur, un petit monsieur, un vilain monsieur, un gentil monsieur !

Un monsieur apparut...

 

Quand on s'adresse à la troisième personne à son interlocuteur, les avis sont partagés.

Soit

J'ai l'honneur de souhaiter un bon voyage à Monsieur. 

 soit

à monsieur

 

B- Comment abréger ces mots

Monsieur devient M. (avec le point)

Madame devient Mme

Mademoiselle devient Mlle

Messieurs devient MM.

Mesdames devient Mmes

Mesdemoiselles devient Mlles

On met généralement le point après la lettre si elle commence le mot.  

M. Monsieur

On ne met pas le point si les dernières lettres de l'abréviation finissent le mot.

Mlles mesdemoiselles

 

Attention !

Mr veut dire Mister en anglais.

Mr. (Mr suivi d'un point) en anglais américain  

Mrs veut dire Misses, c'est-à-dire Madame.

Ms est un compromis entre Mrs [misiz] et Miss [mis]. Ms se prononce [miz] et s'emploie pour une femme mariée ou non.

On trouve malheureusement trop souvent Mr pour le Monsieur français.

Erreur !

Pourquoi La Banque Postale s'obstine-t-elle à écrire sur les enveloppes qu'elle envoie : Mr. ou Mme ... (pour un compte joint comme le mien) ?  Je frémis à chaque fois que je reçois un courrier d'elle. Pas un Français qui ne lui ait signalé la faute ! C'est à désespérer. Pourtant, ils sont nombreux à la Poste !

Et je ne cite qu'elle.

Vous ne me croirez pas. Il y a quelques années, alors que je déambulais dans les couloirs du Palais de Justice de ma ville, j'ai lu sur une plaque "Mrs Untel et Untel" pour "MM. Untel et Untel". Je ne sais pas si l'on a corrigé, je ne suis pas une habituée du Palais de Justice. Mais j'y pense encore.

 

Peut-être devrais-je faire mon mea-culpa et apporter une nuance (non négligeable) à ce que je viens d'affirmer aussi péremptoirement.

Les abréviations de Monsieur et de Messieurs en Mr et Mrs sont anciennes et peuvent être employées (dans certains cas) de nos jours.

Cf. Le tweet du 29 août 2014 de Vieillard Baron : "[…] nous avons tjrs accepté dans les examens les abréviations Mr et Mrs puisque imposées par l'EN."

 

Abréviations :

Mr, M. (singulier), Mrs, MM. (pluriel) dans le dictionnaire de l'Académie 1835, 1878

> La 6ème Édition, 1835 - Académie française - Atilf

Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5)

MONSIEUR. s. m. (Page 2:225)

Il fait au pluriel, Messieurs. Je vous prie, messieurs, d'observer que... Messieurs les membres de la chambre des députés. J'ai dit à ces messieurs ce que je pensais de l'affaire. On écrit souvent, par abréviation, au singulier Mr ou M., et au pluriel Mrs ou MM.

M. (singulier), MM. (pluriel) dans le dictionnaire de l'Académie 1935 

  >  MONSIEUR : Définition de MONSIEUR

L'Ecole Normale accepte Mr et Mrs dans les examens. (page 85)

Le maître de langues: les premiers enseignants d'allemand en France (1830-1850)

http://books.google.fr/books?id=aWc1iLJzqlAC&pg=PA85&lpg=PA85&dq=ecole+normale+accepte+Mr+et+Mrs+dans+les+examens&source=bl&ots=_ZT86T9imQ&sig=qljuNIj-u6dm2cZzMosOzn3L3as&hl=fr&sa=X&ei=U34BVJX7L4nVaquzgIAP&ved=0CCoQ6AEwAQ#v=onepage&q=ecole%20normale%20accepte%20Mr%20et%20Mrs%20dans%20les%20examens&f=false

 

Chers lecteurs, vous qui vous intéressez au français, puisque vous avez eu la patience de lire cet article jusqu'au bout, n'hésitez pas à dispenser autour de vous la bonne parole et indignez-vous quand vous trouverez de telles erreurs ! Puisque l'heure est à l'indignation, autant qu'elle serve à quelque chose !

Votre toujours dévouée,

mamiehiou

 

Commentaire

Ajout - le 13 février 2013

Une lectrice — nous l'appellerons Aurore Dupin, pour garder son anonymat — m'envoie un courriel qui prêterait à rire si l'anecdote n'était pas aussi navrante. Elle me permet de le publier.


Notre lectrice reçoit des lettres adressées à Mr Aurore Dupin (sic).

Elle m'écrit :
Bonjour,
Je suis membre, depuis cinq ans, d'une association d'anciens maires, et le secrétaire s'obstine à mettre comme adresse :
Mr Aurore Dupin et cela ne le choque pas !!!! A-t-il de la peine à intégrer le concept d'une femme maire ? De même, lorsqu'on me disait "Mme la Mairesse" je répondais "non" la mairesse est la femme du maire.......mais il n'y a pas de nom pour l'époux de Mme le Maire..............!!!!!!!


Le ridicule ne tue pas !
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Articles connexes :

>Différences sémantiques entre noms masculins et noms féminins. Les noms masculins ont-ils toujours des équivalents féminins et vice-versa ? QUIZ 59

>Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:10

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 Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

 

-16-

 

Lettre d'Héloïse à Abélard 

 
Héloïse (nom de famille inconnu) 1101 - 1164
Pierre Abélard 1079 - 1142
 
Internautes qui passez par hasard dans ce blog, connaissez-vous l'histoire tragique des deux amants, Héloïse et Abélard ?
Arrêtez-vous un instant pour la lire et pleurez sur les souffrances qu'ils ont endurées, pour leur seul crime : celui d'avoir trop aimé.

***

Héloïse est une délicieuse jeune fille, déjà savante à dix-sept ans* quand son oncle Fulbert, chanoine de Notre-Dame de Paris la confie à Abélard, pour qu'il soit son précepteur.
À quarante ans, Abélard est l'intellectuel le plus doué de son temps, philosophe, théologien, logicien, poète, compositeur. Il ose, par sa rigueur philosophique, s'opposer aux autorités ecclésiastiques, ce qui lui vaut d'être condamné pour hérésie.
Héloïse et Abélard tombent éperdument amoureux, et ils se marient en secret. Mais Abélard, en tant que clerc et chanoine n'a pas le droit de se marier. Fulbert se venge en organisant un guet-apens et fait castrer Abélard.
Abélard se retire à l'abbaye de Saint-Denis, Héloïse se retire dans le couvent d'Argenteuil où elle deviendra Prieure, sans avoir jamais eu de véritable vocation religieuse. 

*Certaines sources donnent vingt ans

Nous connaissons l'histoire de l'amour passionné d'Abélard et d'Héloïse grâce aux nombreuses lettres qu'ils ont échangées. En voici une d'Héloïse.

***

Extrait
Mon bien‑aimé, le hasard vient de faire passer entre mes mains la lettre de consolation que tu écrivis à un ami. Je reconnus aussitôt, à la suscription, qu'elle était de toi. Je me jetai sur elle et la dévorai avec toute l'ardeur de ma tendresse : puisque j’avais perdu la présence corporelle de celui qui l'avait écrite, du moins les mots ranimeraient un peu pour moi son image.
 
Après avoir raconté les per­sécutions dirigées contre toi par tes maîtres, puis l’injuste attentat perpétré sur ton corps, tu as peint l'exécrable jalousie et l'acharnement de tes condisciples [...]

Tu sais, mon bien‑aimé, et tous le savent, combien j'ai perdu en toi ; tu sais dans quelles terribles circonstances l'indignité d'une trahison publique m'arracha au siècle en même temps que toi ; et je souffre incomparablement plus de la manière dont je t'ai perdu que de ta perte même. Plus grand est l'objet de la douleur, plus grands doivent être les remèdes de la consolation. Toi seul, et non un autre, toi seul, qui seul es la cause de ma douleur, m'apporteras la grâce de la consolation. Toi seul, qui m’as contristée, pourras me rendre la joie, ou du moins soulager ma peine. Toi seul me le dois, car aveuglément j'ai accompli toutes tes volontés, au point que j'eus, ne pouvant me décider à t'opposer la moindre résistance, le courage de me perdre moi‑même, sur ton ordre. Bien plus, mon amour, par un effet incroyable, s'est tourné en tel délire qu'il s'enleva, sans espoir de le recouvrer jamais, à lui‑même l’unique objet de son désir, le jour où pour t'obéir je pris l'habit et acceptai de changer de coeur. Je te prouvai ainsi que tu règnes en seul maître sur mon âme comme sur mon corps. Dieu le sait, jamais je n'ai cherché en toi que toi‑même. C'est toi seul que je désirais, non ce qui t'appartenait ou ce que tu représentes. Je n'attendais ni mariage, ni avantages matériels, ne songeais ni à mon plaisir ni à mes volontés, mais je n'ai cherché, tu le sais bien, qu'à satisfaire les tiennes. Le nom d'épouse paraît plus sacré et plus fort ; pourtant celui d'amie m'a toujours été plus doux. J'aurais aimé, permets-moi de le dire, celui de concubine et de fille de joie, tant il me semblait qu'en m'humiliant davantage j’augmentais mes titres à ta reconnaissance et nuisais moins à la gloire de ton génie.
[...]
Quel roi, quel philosophe, pouvait égaler ta gloire ? Quel pays, quelle ville, quel village n'aspirait à te voir ? Qui donc, je le demande, lorsque tu paraissais en public, n'accourait pour te regarder et, quand tu t'éloignais, ne te suivait du regard, le cou tendu ? Quelle femme mariée, quelle jeune fille, ne te désirait en ton absence, ne brûlait quand tu étais là ? Quelle reine, quelle grande dame, n'a pas envié mes joies et mon lit ?
Tu possédais deux talents, entre tous, capables de séduire aussitôt le coeur d'une femme : celui de faire des vers, et celui de chanter. Nous savons qu'ils sont bien rares chez les philosophes. Ils te permettaient de te reposer, comme en jouant, des exercices philosophiques. Tu leur dois d'avoir composé, sur des mélodies et des rythmes amoureux tant de chansons dont la beauté poétique et musicale connut un succès public et répandit universellement ton nom. Les ignorants mêmes, incapables d'en comprendre le texte, les retenaient, retenaient ton nom, grâce à la douceur de leur mélodie. Telle était la raison principale de l'ardeur amoureuse que les femmes nourrissaient pour toi. Et, comme la plupart de ces chansons célébraient nos amours, bientôt mon nom se répandit en maintes contrées, excitant contre moi les jalousies féminines.
Quels charmes en effet de l'esprit et du corps n'embellissaient point ta jeunesse ? Quelle femme, alors mon envieuse, ne compatirait aujourd'hui au malheur qui me prive de telles délices ? Quel homme, quelle femme, fût-ce mon pire ennemi, ne s'attendrirait pas envers moi d'une juste pitié ?
Tant que je goûtai avec toi les voluptés de la chair, on a pu hésiter sur mon compte : agissais-je par amour, ou par simple concupiscence ? Mais aujourd'hui le dénouement de cette aventure démontre quels furent à son début mes sentiments. Je me suis interdit tout plaisir afin d'obéir à ta volonté. Je ne me suis rien réservé, sinon de me faire toute à toi. Vois quelle iniquité tu commets en accordant le moins à qui mérite le plus ; en lui refusant tout, alors même qu’il te serait facile de lui donner complètement le peu qu'il te demande.
[...] adieu, mon unique.

 
Dans "Abélard et Héloïse correspondance", Bibliothèque médiévale, texte établi et présenté par Paul Zumthor, 10/18, UGE, 1979

Pour lire le texte intégral de la lettre et d'autres lettres d''Héloïse, voir le site : 

Textes traduits d'Abelard, Heloise et autres

Pour en savoir +
Héloïse et Abélard - Étienne Gilson - Google Livres

(aperçu)  Lire, entre autres, les pages 17, 20 et suivantes

Librairie philosophique- J.Vrin

****

Ballade Des Dames Du Temps Jadis

de François Villon 
extrait
[...]
Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Abelard à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
[...]
Mais où sont les neiges d'antan ?

                                           essoine, ici, mutilation >  ESSOINE


Pour en savoir + sur Villon et retrouver "La Ballade des Dames du Temps jadis", voir dans l'article :  

Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou – Chapitre 8 - Le moyen français du XIVe au XVIe siècle - Les misères de la France - L'évolution de la langue - Villon 

 

D'autres textes choisis à lire dans  Florilège - La pensée des autres

Vous y trouverez d'autres lettres d'amour passionné : LETTRES PORTUGAISES (anonyme ?) - La passion amoureuse d'une religieuse 

***

Voir aussi : Comment dites-vous "Je t'aime" ? Je te kiffe, je ne te hais point, tu me bottes, je suis morgane de toi, je t'ai dans la peau, mon coeur s'est embrasé, etc. ?

 

 FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 20:41

 Exercice - Est-ce correct ? 

  1. Je n'ai de cesse de te chercher que je t'ai trouvé.
  2. Je serai parti avant que tu arrives.
  3. Il s'en est fallu de peu que je ne réussisse
  4. Il n'est pas impossible qu'il ne m'ait trahie 

Voir la correction à la fin de l'article

 

A- Le NE EXPLÉTIF peut être employé dans certaines propositions subordonnées conjonctives mais cet emploi n'est pas obligatoire.

Mon gâteau aura fini de cuire avant que la fête ne commence.

Mon gâteau aura fini de cuire avant que la fête commence.

Il peut exprimer une nuance de négation dans l'esprit du locuteur sans être un adverbe de négation.

J'emploierai tous les moyens pour te garder avant que tu ne te lasses de moi.

(>> Idée : Tu ne te lasseras pas de moi.)

J'ai bien peur qu'on ne se soit trompé sur son compte.

  (>> On ne s'est pas trompé)

Cette nuance est donnée dans le Grevisse.

 

B- Le NE EXPLÉTIF est employé facultativement :

-après des verbes ou des locutions verbales qui expriment la peur, la crainte, l'inquiétude (sans être à la forme négative)

J'ai grand peur que tu n'ailles te plaindre à qui de droit.

Il est à craindre que tu ne sois puni pour tes fautes.

Nous vivions dans la crainte (la peur, la terreur, l'inquiétude, l'angoisse... ) que ce monstre ne revînt.

Je tremble qu'il ne me fasse encore du mal.

J'appréhende que le sujet d'examen ne soit trop difficile pour moi.

 

On n'emploie pas le NE EXPLÉTIF quand le verbe exprimant la crainte est à la forme négative.

Je n'ai pas peur que tu ailles te plaindre à qui de droit.

Il n'est pas à craindre que tu sois puni pour tes fautes.

Je ne tremble plus qu'il veuille encore me faire du mal, je saurai me défendre.

 

Mais on peut ou non mettre le NE EXPLÉTIF à la forme interro-négative.

N'as-tu pas peur que j'aille me plaindre à qui de droit ?

Ou

N'as-tu pas peur que je n'aille me plaindre à qui de droit ?

N'est-il pas à craindre que tu (ne) sois puni pour tes fautes.

N'appréhende-t-il pas que le sujet d'examen (ne) soit trop difficile pour lui ?

 

On emploie le négation NE PAS, NE POINT... dans la proposition conjonctive quand on ne craint pas que l'action ne se produise pas.

Je ne crains pas que mon projet ne se réalise pas.

(>> Tout compte fait, il n'est pas très important pour moi s'il ne se réalise pas, tant pis !)

 

C- Le NE EXPLÉTIF peut être employé facultativement après :

-(faire) attention que, attention que

Attention qu'un tsunami (ne) nous emporte un jour pour de bon.

-prendre garde que, prendre garde à ce que

Je prends garde que ma joie de vivre (ne) cesse.

dans le sens de remarquer, prendre garde se construit sans le NE

Prenez garde que le feu passe au rouge !

-s'attendre à ce que

Puis-je m'attendre à ce que mes vieilles amies (ne) m'envoient un signe d'amitié pour Noël ?

-éviter que

Puis-je éviter que vous (ne) vous trompiez lourdement sur mon compte ?

-empêcher que

Je ne pourrai jamais empêcher que ma tristesse (ne) grandisse chaque jour davantage

-Gare que (rare)

Gare que je (ne) sombre tout à fait dans l'amertume la plus profonde.

-se méfier que

On ne se méfie jamais assez que le ciel (ne) nous tombe sur la tête

 

D- Le NE EXPLÉTIF peut être employé facultativement après un verbe ou une expression qui exprime le doute ou la négation (aux formes négative et interrogative) :

-douter que

-il n'y a pas de doute que

-il n'est pas douteux que

-nul doute que

Je ne doute pas que vous (ne) reconnaissiez bien vite vos erreurs passées.

-désespérer que

Ne devrais-je pas désespérer que mon chat Caramel ne rentre à la maison ? Il s'est perdu aujourd'hui même.

-nier que

Vous ne nierez pas que je (n')aie là matière à pleurer ?

- disconvenir que

Vous ne disconviendrez pas qu'il (ne) me faille à présent cesser mes jérémiades.

-contester que

Ah ! Vous ne contestez pas que je (ne) veuille m'en tenir là !

-il n'est pas impossible que

Il ne me semble pas impossible que je (ne) reprenne du poil de la bête.

Et il n'est pas invraisemblable que je (ne) retrouve un deuxième souffle.

-etc.

 

Pas de NE EXPLÉTIF quand ces verbes et locutions sont à la forme affirmative :

Je doute que vous ayez tout votre bon sens.

Pas de NE explétif quand la proposition subordonnée n'est pas au subjonctif :

Je doutais qu'elle viendrait.

 

E- Le NE EXPLÉTIF est souvent employé dans les propositions corrélatives qui suivent un adverbe d'inégalité, plus, moins, et meilleur, mieux, pire, pis, moindre, autre (... que)

Je suis bien moins naïve que tu (ne) le crois.

 

Bien que l'on ne doive pas employer le NE EXPLÉTIF dans une corrélative qui suit un adverbe d'égalité, aussi, autant (... que), et cela, même avec une négation, on le trouve parfois.

Mieux vaut dire ou écrire :

Elle est aussi cruche qu'on le dit.

Vous n'êtes pas aussi méchante qu'on le pense.

 

F- Le NE EXPLÉTIF peut être employé facultativement avec s'en falloir.

Il s'en est fallu de peu que tu (ne) gagnes à ce jeu débile.

ou

Il s'en est fallu de peu pour que tu (ne) gagnes à ce jeu débile.

   

G- Autres cas, autres exemples où le NE est facultatif aux formes interrogative et négative.

-Il tient à... que

En ce temps-là il ne tenait qu'à un fil que je (n')allasse faire le tour du monde. Il ne tenait à rien que je (n')en finisse avec mon passé.

-il dépend de... que

Il ne dépend pas de vous que je (ne) sois satisfaite. 

 

À la forme affirmative, pas de NE ou bien NÉGATION COMPLÈTE (ne pas, ne point...)

 Il tient à moi que cela se fasse, que cela ne se fasse pas (Littré).

 

H- NE EXPLÉTIF facultatif après les locutions conjonctives :

-avant que

Je prends mes jambes à mon cou avant que le loup (ne) m'attrape.

-jusqu'à ce que

Je m'installerai chez toi jusqu'à ce que ma présence (ne) te devienne insupportable

-en attendant que

J'attendrai le temps qu'il faudra en attendant que Godot (n')arrive.

-à moins que

Ce sera dur pour Gilles de construire une autre cabane pour son deuxième petit-fils à moins que quelqu'un (ne) se décide à lui donner un coup de main.

-sans que :

L'Académie condamne le NE EXPLÉTIF après sans que :

  « sans que doit se construire sans négation, même s’il est suivi d’un mot comme aucun, personne ou rien, qui ont dans ces phrases un sens positif » (1966)

L'usage emploie souvent le NE

Il est préférable de dire ou d'écrire :

On abattit les arbres sans que personne l'ait voulu.

 

I- Pas de NE EXPLÉTIF après :

-défendre que

Je défends qu'on me blesse.

-interdire que

Et j'interdis qu'on me stresse, je ne veux pas user mes télomères !

 

J-N'avoir (pas) de cesse + NE obligatoire

Il n'aura de cesse de vouloir me plaire qu'il ne soit arrivé à ses fins.

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Correction de l'exercice

1-Je n'ai de cesse de te chercher que je ne t'aie trouvé.

*aie trouvé, subjonctif passé.

*le NE est obligatoire après n'avoir (pas) de cesse.

Les autres phrases sont correctes.

On peut dire aussi :

2-Je serai parti avant que tu n'arrives

3-Il s'en est fallu de peu que je réussisse

4-Il n'est pas impossible qu'il m'ait trahie 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 19:10

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Les locutions que vous lirez dans cet article sont :

-des locutions nominales,

-des locutions adverbiales,

-des locutions prépositionnelles.

 

(L')au-delà

ou (l')au delà

Locutions nominales

= substantifs/noms

au delà ou au-delà,

par delà ou par-delà

locutions adverbiales

=adverbes

Au delà de,

ou au-delà de

locutions prépositionnelles

ou prépositives

= préposition

 

Pour en savoir + voir l'article :

Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

 

Certaines locutions prépositionnelles sont formées en ajoutant DE aux locutions adverbiales.

Exemples

au delà, au delà de – en dehors, en dehors de – au-dessus, au-dessus de, etc.

 

Locutions avec au

au delà, au-delà

au-deçà

au-dedans, au dedans, 

au-dessous, au-dessus

au-devant

au-dehors, au dehors

au-dessus, au-devant, cf le Robert

au-dessus, au-dedans, au-dehors, au-delà, au-devant , cf. l'Académie

au dedans, au dehors, au delà, cf. le Robert 

 

Locutions avec en

en deçà, en delà

en dehors

en dessus, en dessous

en dedans ou en-dedans

en dedans, en dehors, en deçà, en delà, en dessous, cf. l'Académie

 

Locutions avec par

par ici, par là

par-dedans, par-derrière

par dehors

par-dessus, par-dessous

      (un) pardessus, substantif

par le haut, par le bas

par devant, par derrière

par-delà, par delà

par-ci par-là

par au-delà, ou par au delà

>>vieux, rare ou régional = au-delà

 

par-dedans, par-derrière, par-dessus, par-devant, par-delà, etc. cf. l'Académie.

par-dessous, par-dessus, par-devant, cf. le Robert.

par delà, par derrière, cf. le Robert.

 

Locutions avec de

de dedans, de dehors

de dessus, de dessous

de devant, de derrière

de là

de-ci de-là , cf. le Robert

      

Locutions commençant par ci, ici ou là

ci-dessus, ci-dessous

ci-après

ci-contre 

ci-devant 

là-dessus, là-dessous

là-bas, ici-bas

là dedans ou là-dedans

là-haut

 

Autres locutions

d'ici là ou d'ici-là

çà et là

jusque-là (Académie 1935), jusque là (Académie 2000)

sens devant derrière

sens dessus dessous

deçà, delà, vieux = Ici et là

Deçà et delà = De côté et d'autre.

Oh là là ! (interjection)

 

Articles connexes

 

> L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

> Ne pas confondre : trait d'union et tiret

 

Pour retrouver ces locutions et pour en savoir +

Cnrtl, site du CNRS (Le Trésor, l'Académie)

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

 

Par exemple pour rechercher au-delà (ou au delà), cherchez à l'entrée Delà :

DELÀ, prép. et adv.

Faire de même pour les autres locutions.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 19:11

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C'est bien d'oeuvrer pour la défense du français !

Je ne saurais que saluer de pareilles initiatives.

Monsieur Lepers a voulu bien faire, mais il veut corriger des fautes qui n'en sont pas. D'où tient-il donc ses sources ?

C'est un fait, il souffre d'hypercorrectisme. Dommage pour ses lecteurs !

Pour en savoir + voir l'article :

Second ou deuxième ? Voire ou voire même ? Que doit-on dire Monsieur Lepers?

 

Monsieur Bernard Pivot — ce cher monsieur Bernard Pivot ! — avait fait très fort avec les dictées qu'il proposait. Et ses livres sur l'orthographe et la grammaire, ses "dicos d'or", et ses "100 expressions à sauver (Albin Michel, 2008) ô combien savoureuses ! — sont d'incontournables livres de chevet !

Il se dévoile dans "Les mots de ma vie" (Albin Michel, 2011)

J'ai une tendresse particulière pour cet animateur hors pair, que j'ai fréquenté si longtemps pour avoir suivi ses émissions culturelles ; je ne les aurais manquées pour rien au monde ! Ouvrez les Guillemets, Apostrophes, Bouillon de culture, Double je.

Je lui suis reconnaissante pour tout ce que je sais, grâce à lui, pour tous les auteurs que j'ai côtoyés, grâce à lui, pour tous les plaisirs de la lecture que j'ai eus, grâce à lui. Et je ne parle pas des émotions qu'il savait si bien susciter chez les téléspectateurs lorsque ses invités mettaient leur coeur à nu. Ah ! que de nostalgie !

Merci Monsieur Pivot.

..............................................................................................

Ouvrages de référence dont je me sers pour écrire mes articles

 

Voir sur la toile :

Julien Lepers chez Laurent Ruquier :  

On n'est pas couché - 05/11/2011 - YouTube  

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:24

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Savez-vous quelle est la nature de la locution C'EST-À-DIRE QUE ?

Une locution conjonctive de coordination ?

Une locution conjonctive de subordination ?

Voir la réponse à la fin de l'article.

 

Une locution est un groupe de mots qui forment une unité lexicale. Les mots sont séparés par des blancs.

 

Exemples de locutions

♦ Locutions nominales : fer à repasser, boute en train, cheval de bataille, adjectif possessif, etc.

 

Locutions adjectivales ou adjectives : à la mode, comme il faut, à pic, bête comme chou, vert bouteille, de fraîche date, frais émoulu, etc. 

 

Locutions pronominales : quelque chose, qui que ce puisse être, qui que ce soit, etc.

 

Locutions verbales : avoir l'air, prendre garde, faire face, avoir beau, faire front, etc.

 

Locutions adverbiales

Locutions adverbiales équivalant à des déterminants indéfinis (adjectifs indéfinis) contenant un adverbe de degré ou un adverbe de quantité suivies de DE (de, du, d', de la ou des) : plus de, moins de, tant de, tellement de, autant de, assez de, beaucoup de, peu de, trop de, suffisamment de, énormément de, passablement de,  la plupart de, bien des, plein de (familier),etc.

Ces déterminants indéfinis peuvent être suivis d'un singulier (un peu de, un petit peu de, quelque peu de...) ou d'un pluriel (beaucoup de ou des, beaucoup d'entre nous, trop d'entre vous, beaucoup des vôtres, beaucoup de ceux-là, etc)

Note : Certaines de ces locutions peuvent être des pronoms indéfinis si elles sont suivies d'un verbe au singulier : plus d'un (dans le sens de plusieurs, maint)

Plus d'un s'est endormi pendant mon discours.

 

Locutions adverbiales de temps : d'ores et déjà, à jamais, des fois,  etc. / de manière : en vitesse, de n'importe quelle manière, de toute façon, etc. / de lieu : en avant, en arrière, quelque part, au delà / etc. 

         > Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques... + Adverbes et locutions adverbiales de temps

 

Locutions prépositionnelles ou prépositives : en dépit de, en attendant de, à cause de, quant à, etc.

 

Locutions conjonctives : si tant est que, attendu que, comme si, pour autant que, en même temps que, bien que, etc.

Voir :

♦ Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

♦ Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

Locutions conjonctives de coordination : en effet, et puis, c'est-à-dire que, par conséquent, etc

c'est-à-dire est une conjonction de coordination

 

Locutions interjectives que l'on appelle aussi locutions-phrases : Qu'importe ! Au secours !  À Dieu-vat ! Minute papillon ! Vaille que vaille ! Eh bien !

 

La locution équivaut à un mot simple. On n'a pas à analyser ses composantes.

Il a découvert le pot aux roses (locution nominale)

= Il a découvert le  secret. (nom)

 

Elle va se promener en dépit de la pluie (locution prépositionnelle) = Elle va se promener malgré la pluie (préposition)

 

Je partirai dès qu'il arrivera. (locution conjonctive)

=Je partirai quand il arrivera. (conjonction de subordination)

 

Les proverbes peuvent être considérés comme des sortes de locutions, leur sens étant pris dans leur globalité.

À bon entendeur, salut !

 

Pour en savoir +

Locution pronominale – Wiktionnaire 

Locutions nominales en français - Wiktionnaire

Etc.

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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 Quelle est la nature de la locution C'EST-À-DIRE QUE ?

Une conjonction de coordination ? Une locution conjonctive de subordination ?

 

C'est-à-dire est une conjonction de coordination  

C'est-à-dire que est une locution conjonctive de coordination 

Locution composée de deux mots : le mot composé c'est-à-dire et que.

Ces locutions ajoutent une explication, une information complémentaire ou une restriction à ce qui précède.

synonymes : autrement dit, à savoir (que), soit...

Je viendrai vous voir bientôt, c'est-à-dire dans une semaine, ou dans un mois, nous verrons.

Je viendrai vous voir bientôt, c'est-à-dire que je ne suis pas très libre en ce moment, dans un mois peut-être.
 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:59

 

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Cette nouvelle rubrique mérite, ô combien, d'être signalée, et plutôt deux fois qu'une.

Elle va tout à fait dans la direction où mon blog entraîne, tant bien que mal, les internautes qui s'y aventurent.

 

Ce qu'il faut dire et ce qu'il ne faut pas dire, c'est bien là la question !

Messieurs les Académiciens, je suis fort aise que vous vous soyez lancés dans cette entreprise de dénonciation d'expressions horripilantes, s'il en fut. C'est Monsieur Michel Serres — je ne saurais dire combien ce penseur force mon admiration — qui en a parlé sur les ondes dimanche dernier. Et me voilà tout émoustillée à l'idée de m'engouffrer dans cette foire aux mots et expressions qui me font dresser les cheveux sur la tête.

Merci, Monsieur le Philosophe. 

.......... 

Je prends ici la liberté de m'inspirer de quelques exemples de MM. les Académiciens.

Que devriez-vous dire au lieu de :

Il travaille sur Marseille maintenant.
Vous allez sur Lyon ? demanda l'autostoppeur.
On cherche un appartement sur la Bretagne.

Au niveau de la campagne électorale, ça va fort.
Rien n'a été fait au niveau de nos revendications.

Ce roman est nul au niveau du style.

La crise impacte le niveau de vie des Européens.

Le laxisme impacte la rentabilité de notre entreprise.

La critique incessante relayée par les médias impacte l’opinion.

 

Il gère mal son divorce.
Difficile de gérer les ados au quotidien.

Ce patron gère mal ses employés.

Vous trouverez des pistes pour la solution sur le site :

Académie française : Dire, Ne pas dire 

À la question : Parlez-vous français ?

on entend parfois comme réponse :

Absolument le calque de "absolutely"

Effectivement,

Tout à fait,

Exactement,

Parfaitement...

 

Pourquoi ne pas répondre oui tout simplement. On ne sait plus dire oui. Quand on ne dit pas ouais !

 

Si vous voulez élargir ce sujet qui n'en finira pas de faire bouillonner les esprits, reportez-vous donc aux articles que je vous ai concoctés sur mon blog :  

 

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes + Quiz

Les barbarismes vous irritent-il ou vous amusent-ils ? + Quiz

Paronymie et paronamase + QUIZ

Des fautes qu'il ne faut plus jamais faire

Quiz sur le subjonctif. Trouver le mot qu'il faut

Quiz sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

Règles d'orthographe et de grammaire en lien avec les Délires

etc.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:07

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FLORILÈGE – Textes d'auteurs

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

 Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

 

-15-

 

Lucifer

Entrée dans le :

 

Dictionnaire de la conversation et de la lecture

 

William Duckett (1805-1873)

Journaliste français

célèbre pour son dictionnaire encyclopédique

 

LUCIFER, que les Hellènes1 appelaient Phosphore, était fils de Jupiter (la pluie ou la rosée) et de l'Aurore. Ces deux noms, l'un latin, l'autre grec, signifient porte-lumière. En effet, revêtu d'une douce et candide lumière, ce charmant génie figure dans le ciel oriental la belle étoile du matin, compagne et messagère de l'astre du jour, qu'elle suit du levant au couchant par une éternelle attraction, phénomène que les anciens, avant Newton, appelaient amour. Aussi Vénus, ou Astarté, qui était la même déesse chez les Phéniciens, fut-elle une de ses appellations. On pensait qu'elle était la productrice des rosées : dès lors, on en fit la déesse de la génération. La mythologie persane en a formé une Vénus-Uranie2, sous le nom harmonieux d'Anahid, la chaste étoile d'orient. Cette étoile est Vénus (v.), brillante planète inférieure, la plus voisine de la terre, et qui tourne autour du soleil, dont elle est éloignée de 25 millions de lieues. Visible trois ou quatre heures, elle luit avant le lever et après le coucher de cet astre, tour à tour, comme lui, sur l'horizon oriental et occidental. Les anciens, les Chaldéens sans doute exceptés, la prenaient pour deux étoiles différentes ; ils la nommaient Hesper ou Vesper, l'occidentale, à son apparition du soir. Les modernes l'appellent l'étoile du berger, parce qu'elle est pour celui-ci le signal de la retraite dans les beaux jours ; et les cœurs tendres, l'étoile des amants, dont elle est le discret et mystérieux flambeau. L'ardente imagination des Grecs peuplant de divinités le ciel et la terre, donnant à tout une âme, un corps, un office, représenta Lucifer comme le conducteur des astres. C'est lui, selon eux, qui attelait, aidé des Heures couronnées de palmes droites sur le front, les chevaux de feu du Soleil au char de ce dieu, qu'il précédait lui-même, une étoile sur la tête, doucement emporté comme la Diana-Lucifera, la lune, par deux coursiers aux blanches crinières, qui ont donné à l'Aube ou Alba (la Blanche) son doux nom. En effet, dit, en analysant les teintes du jour naissant, l'auteur des Harmonies de la nature : « D'abord, une blancheur s'élevant au-dessus de l'horizon se décompose en différentes nuances de jaune qui parvient au jaune doré ; puis ce jaune doré, relevé d'un peu de vermillon, forme la couleur de l'aurore proprement dite, s'élevant ensuite par différentes teintes de rouge jusqu'au carmin, au zénith. » Ainsi, l'observation simple de la nature, chez les anciens, suppléait à l'analyse et aux fourneaux de nos physiciens. Le mythe grec fut depuis copié par les mythes indoustans. À Lucifer, le chef de l'armée mélodieuse des étoiles, ils substituèrent une chaste vierge dont nous avons parlé plus haut, la belle Anahid, créature accomplie. Vainement des génies ravissants de jeunesse et d'amour tendirent des pièges à cette vertu éthérée ; dans leur admiration, ils la transportèrent au centre de l'étoile du matin, d'où elle règle les chœurs des astres aux sons harmonieux de sa lyre. Les chevaux de main, que les Latins nommaient desultorii, étaient consacrés à Lucifer : ces fiers animaux furent aussi en grande vénération chez les Perses, qui les sacrifiaient au soleil, comme n'ayant point de plus nobles victimes à lui offrir. Job appelle Lucifer, ou l'étoile du matin, Boker, textuellement en hébreu le petit jour, et ailleurs Khima, que plusieurs prétendent être les Pléiades. Saint Jérôme traduit par Lucifer le mot sakar (aurore) du psalmiste, qui dit, en parlant au Verbe par la voix de Jéhovah3 : Ante Luciferum genui te (je t'ai enfanté avant Lucifer). Sakar, en hébreu, signifie tirant sur le noir, parce que, en effet, l'aurore est le crépuscule du matin ; et c'est avec la même justesse d'image que nous appelons celui du soir la brune. Le Christ* est quelquefois nommé dans les saintes écritures Lucifer, allusion à la lumière spirituelle qu'il est venu apporter au monde. Enfin, dans Isaïe, selon des talmudistes (interprètes), Lucifer était le plus beau et le plus brillant des esprits de lumière que Dieu ait créé, celui qu'il plaça dans la sphère paisible de l'étoile du matin, et qu'il vêtit des candides rayons de cet astre. Tombé du ciel depuis sa révolte contre son créateur, dans la nuit infernale, il frémit à cette interrogation du Voyant, qui, l'œil tourné vers le firmament oriental, son ancien palais, s'écrie d'une voix sombre :

 

Du haut de ton ciel pur, de la voûte éclatante,
Comment es-tu tombée, étoile éblouissante ?

 

D'abord, riant et frais comme l'Aurore sa mère, après toutes les malheureuses phases qu'il eut à subir dans nos légendes, Lucifer devint un objet de terreur. Cette appellation brillante fut depuis le titre tristement mémoratif de sa primitive splendeur, du prince des ténèbres, de satan, du diable, puisqu'il faut l'appeler par son nom. Écoutons La Fontaine, dans sa fable si poétique, si funèbre, de L'Ivrogne et sa femme :

 

Là-dessus son épouse, en habit d'Alecton,
Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton ,
Vient au prétendu mort, approche de sa bière,
Lui présente un chaudeau propre pour Lucifer ;
L'époux alors ne doute en aucune manière,
Qu'il ne soit citoyen d'enfer.

 

À ce seul nom de Lucifer, les enfants poussent des cris d'effroi, et nos dévotes sont saisies de tremblement et d'horripilation, depuis que notre Jacques Callot4 a forcé ce roi des rois des pays bas du globe à venir poser devant son grotesque burin. Qui d'entre eux se sent assez de courage pour lever les regards sur la seule représentation de cet ennemi du genre humain par ce graveur-poète, sur ces cornes de bouc, ces cheveux roussis, ces yeux dont deux charbons ardents sont les prunelles, cette bouche de faune, ces ongles d'oiseau de proie, cette chair de cuivre, ces pieds couleur de feu, où sont entées des griffes ; et surtout cette queue immonde, et ce bras démesuré qui balance une fourche, avec laquelle incessamment il remue les damnés dans des chaudières d'huile bouillante ? Mais il était réservé au sublime et sombre Milton5, génie qui participait du ciel et de l'enfer, de porter un indicible et involontaire effroi dans les âmes les plus vigoureuses par cette peinture gigantesque de l'ange des ténèbres, débris vivant d'une sphère étoilée, et pour lequel le nom de Lucifer n'est plus qu'une sanglante épigramme : « Son bouclier pesant, d'une trempe éthérée, massif, large et rond, est suspendu derrière son dos ; on voit cette vaste circonférence pendre sur ses épaules comme l'orbe de la lune ; et sa lance est égale en hauteur au plus haut pin, coupé sur les rocs de la Norwége, destiné à être le grand mât de quelque vaisseau amiral. » Qu'il est beau, enfin, d'entendre cet ange rebelle, après sa chute d'un empyrée, rugir fièrement ce vers :

 

Better to reign in hell than serve in heaven.

Il vaut mieux régner dans les Enfers que d'être esclave aux Cieux.

.......

Notes de mamiehiou :

 

*Lucifer, "Porteur de lumière" a désigné Jésus, le Christ, pendant les premiers siècles après J.C.

Lucifer a désigné Satan à partir du Haut Moyen Âge. (Traduction de la Bible de l'hébreu en latin par saint Jérôme : La Vulgate - fin XIVe- début XVe siècle, premier livre imprimé par Gutenberg)

 

1Les Hellènes, les anciens Grecs

 

2Vénus-Uranie

[...] Or Mitra ou Anahid ou Anaïtis sont une seule et même déesse, l'étoile du matin ou le génie qui est supposé l'habiter, génie femelle qui préside à l'amour, qui donne la lumière, qui réside aux cieux, la Diana phosphora des Grecs, la Vénus-Uranie [ou Céleste] d'Hérodote,l'Athene ou l'Arthemis Persica de Strabon, Zaretis ou Sohre, qui dans la mythologie des Persans modernes, dirige la marche harmonieuse des astres avec les sons de sa lyre dont les rayons du soleil forment les cordes. (Soukra, la planète de Vénus chez les Hindous) 

Cf. "Religions de l'antiquité considérées principalement dans leurs formes symboliques et mythologiques", par Georg Friedrich Creuzer, J.D. Guigniaut, 1825. Pages 731, 732.

 

3Jéhovah

Le tétragramme (quatre lettres) hébreu YHWH (יהוה)

ne comportant pas de voyelles, on ne connaît pas la véritable prononciation du nom de Dieu, celle-ci s'est perdue dans la nuit des temps.

Histoire. Les Hébreux s'interdirent de prononcer le nom de Dieu puisque le troisième commandement était : « Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain... »

Les prêtres ne prononçaient le nom de Dieu dans le Temple de Jérusalem qu'en deux occasions : le Grand Prêtre, dans le Saint des Saints, le jour de l'Expiation, et les prêtres, dans l'enceinte du Temple, lors des bénédictions au peuple, chaque matin.

Un Juif lit   Adonaï lorsqu'il rencontre le tétragramme.

Le chanoine Augustin Crampon (1826-1894), traducteur et exégète de la Bible conserva la transcription  Jéhovah en combinant les consonnes du tétragramme YHWH avec les voyelles du mot hébreu  Adonaï (« Seigneur »)

La Bible de Jérusalem donne Yahvé.

L'Église Catholique préconise aujourd'hui l’appellation « le Seigneur » pour YHWH. 

 

4Jacques Callot, 1592-1635, dessinateur et graveur lorrain fut célèbre pour ses gravures et ses eaux-fortes.

Entre autres oeuvres, Lucifer sur son trône dans les Enfers.

 

5John Milton, 1608-1674, écrivain britannique fit apparaître Satan qu'il nomme aussi Lucifer dans son célèbre long poème en vers Paradise Lost - Le Paradis perdu. Gustave Doré illustra le livre.

 

La chute de Lucifer, Gustave Doré.
(emprunt à Wikipédia)

 

.......

Lucifer du latin lux, lumière et de ferre, porter, apparaît dans la Vulgate (la Bible traduite en latin par saint Jérôme, 347-420) dans le livre d'Hénoch. Il est l'Archange déchu puni par Dieu pour son orgueil. Il entraîna dans sa chute d'autres anges qui devinrent les démons.

.......

« Comment es-tu tombé des Cieux
Astre du Matin, fils de l’Aurore
Comment as-tu été jeté par terre
Toi qui vassalisais toutes les Nations
Toi qui disais en ton cœur :
J’escaladerai les Cieux par-dessus les étoiles de Dieu
J’érigerai mon trône, je siégerai sur la montagne de l’assemblée, dans les profondeurs du Nord,
Je monterai au sommet des nuages noirs
Je ressemblerai au Très Haut
Comment ! Te voila tombé au Schéol, dans les profondeurs de l’abîme »
ISAÏE XIV : 12-15

Esaïe ou Isaïe

.......

Le Paradis Perdu de John Milton, texte en anglais : 

Paradise Lost  by John Milton

 

Traduction de François-René de Chateaubriand du Paradis Perdu de John Milton.

Sur Wikisource : Livre I et suivants 

 

Retrouvez cet article de William Duckett dans Google Books : 

Volume 36 - Lucifer page 46

 

Tous les volumes :

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

À lire dans ce blog :

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

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FLORILÈGE – Textes d'auteurs

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:32

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CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

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D'après une histoire historiquement vraie


Le voilà qui paraît sur son drakkar farouche, ivre de sang, ivre de conquêtes, ivre de victoires.
Debout, tel un mât de beaupré, fier, sans foi ni loi.


Il crie à qui veut l'entendre :
"Je suis le maître du monde !"
Il l'est, certes. Et sa voix de tonnerre fait frissonner ses hommes, les valeureux Vikings, tout soumis à son pouvoir suprême, Danois et Norvégiens que l'on nomme Normands.
Ainsi accostent-ils sur notre terre de France.

"J'en ai plus qu'assez de ces pillards sauvages, gronde notre roi Charles. Je veux donner à ce Rollon quelque os à ronger. Cédons-leur donc Rouen et la presqu'île qu'ils affectionnent tant, que lorsqu'ils sont passés nulle herbe n'y repousse."

"Tope-là, dit Rollon. Elle sera normande.

Et dès ce soir, compagnons, nous nous régalerons du beurre de Normandie."
 

C'est ainsi que le Viking fameux nomma la nouvelle terre conquise.

 

C'était en l'an 911.

.......................................................

 Raccourci de l'histoire de Rollon qui devint le Duc de Normandie, Robert Ier le Riche (Raoul, Rodolphe, Ralph...)

 

Retrouvez Rollon au chapitre II de :  

Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou

 

Texte publié dans "Abribus, La Stéphanoise d'écriture" le 11 décembre 2010

Jeu de la Soupière d'Abribus : Faire un texte court avec Beurre/normand

http://lasoupiere.abribus.over-blog.com/article-texte-jeu-soupiere-beurre-normand-63900335.html

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CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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