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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 14:13

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Il y a deux sortes de compléments d'objet :

♦ le complément d'objet direct qu'il ne faut pas confondre avec un complément circonstanciel (ou adverbial) ni avec un attribut.

♦ le complément d'objet indirect qui est relié au verbe par une préposition.

Le complément d'objet second, indirect, se rencontre toujours dans la proposition avec le complément d'objet direct (l'objet premier) 

 

DIRECT signifie que le complément n'est pas relié au verbe par une préposition.

INDIRECT signifie qu'il est relié par une préposition (à, de, pour...). La préposition n'est pas toujours visible dans le cas où le complément est un pronom.

Exemples : Je parle à Jacques, je lui parle.

Mais : Je pense à mes enfants. Je pense à eux. 

 

Le complément d'objet direct (COD)

 

Le complément d'objet direct est complément d'un verbe d'action à la forme active. Il répond aux questions qui ? ou quoi ?

Il se construit directement, ce qui veut dire qu'l n'est pas relié au verbe par une préposition.

Paul mange une banane.

Il a mangé une banane.

On mangera des bananes.

 

À la voix passive le COD devient le sujet du verbe 

Paul mange une banane.

> Une banane est mangée (par Paul - Paul complément d'agent).

Il a mangé une banane.

> Une banane a été mangée (par lui).

On mangera des bananes.

> Des bananes seront mangées.

Il n'est pas toujours possible de transformer une phrase comportant un COD à la voix passive.

 

Le complément d'objet direct peut-être :

-un nom

Je connais ton nom

-un pronom

J'ai aperçu quelqu'un.

-un infinitif

Je veux m'amuser.

Certains verbes se construisent avec de + infinitif : 

Je regrette d'avoir parlé (je regrette mes paroles)

Je redoute de partir. Je crains de souffrir. J'appréhende de sauter.

-une proposition infinitive

J'entends les oiseaux chanter. (les oiseaux : sujet de chanter dans la proposition infinitive)

-une proposition complétive (proposition conjonctive introduite par que)

J'espère que tu viendras.

-une proposition interrogative indirecte

Je me demande comment tu t'appelles.

-une proposition relative 

Je fais ce que je dis. 

 

Il ne faut pas confondre un complément d'objet direct avec un complément circonstanciel que l'on appelle aussi complément adverbial.

Il chante la bouche grande ouverte.

la bouche grande ouverte : complément circonstanciel de manière (qui répond à la question comment ?)

Il avance les yeux fermés.

les yeux fermés : complément circonstanciel de simultanéité (de temps) il marche et en même temps il a les yeux fermés.

Il mesure deux mètres : complément de mesure

 

Il ne faut pas confondre le complément d'objet direct avec l'attribut


Qu'est-ce qu'un attribut ?

En vert, les attributs.

1-L'attribut du sujet est relié au sujet par des verbes d'état ou verbes copules comme :

être, devenir, rester, paraître, apparaître, demeurer, être considéré comme, se nommer, s'appeler, passer pour, se rendre, se croire, se faire, se montrer, etc.

Je suis persévérante.- persévérante attribut de je.

Il passe pour un imbécile.- imbécile attribut de il.

Mon désir est que tout se passe bien. que tout se passe bien attribut de désir.

Vouloir, c'est pouvoir. Pouvoir attribut de vouloir. (C' représente vouloir)

 

2-L'attribut de l'objet est relié à l'objet (COD du verbe) par des verbes comme :

juger, trouver, estimer, considérer comme, regarder comme, laisser, rendre, faire, proclamer, nommer, élire, traiter de, appeler, montrer, etc.

Il la trouve stupide.- stupide attribut de la.

Elle me rend complètement dingue.- complètement dingue attribut de me.

 

3- Les verbes précédemment cités dans le 2 peuvent se mettre à la voix pronominale, le pronom réfléchi ou réciproque devient alors complément d'objet direct.

se juger, se trouver, s'estimer, se considérer comme, se regarder comme, se laisser, se rendre, se faire, se proclamer, se nommer, se traiter de, s'appeler, semontrer, etc.

Remarque : Le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui.

Ils se sont jugés vraiment  trop bêtes.

 Nous nous sommes faits des redresseurs de torts.

Elle s'est rendue malade. 

 

Le complément d'objet second (COS)

 

Il n'existe que s'il y a aussi un COD (objet premier) dans la phrase.

Le COS s'appelait autrefois complément d'attribution.

C'est forcément un complément indirect puisqu'il est introduit par une préposition.

 

Le COS est introduit généralement par les prépositions à ou de.

Je donne le plus beau cadeau à votre enfant.

Je donne le plus beau cadeau (COD) à votre enfant (COS).

Je retire mon enfant (COD) de ce groupe (COS)

Lorsque le COS est un pronom, la préposition peut disparaïtre.

Je lui donne le plus beau cadeau.

Je lui (COS) donne le plus beau cadeau (COD)

Je le donne à votre enfant.

Je le (COD) donne à votre enfant (COS)

Je le lui donne.

Je le (COD) lui (COS) donne.

Je donne les plus beaux cadeaux à ces enfants-là.

ou

Je donne à ces enfants-là les plus beaux cadeaux.

Je les (COD) donne à ceux-là (COS).

Je les leur donne.

Je leur ôte l'envie de rire.

Je leur (COS) ôte l'envie de rire (COD).

J'ai volé des bonbons (COD) à mes petits camarades (COS).
Il ne distingue pas ses amis (COD) d'avec ses ennemis COS).

 

Le complément d'objet indirect (COI)

 

Le complément d'objet indirect est rattaché au verbe par une préposition, le plus souvent à ou de (mais aussi en, sur, contre, avec, d'avec...)

Il répond généralement aux questions à qui ? à quoi ? de qui, de quoi ?...

 

Je pense à mon anniversaire. J'y pense.

Je pense à mes amis. Je pense à eux.

Je me souviens de mes dernières vacances. Je m'en souviens.

Je me souviens de mes vieilles camarades. Je me souviens d'elles.

 

Prépositions autres que à ou de : en, contre, avec, dans, après, avec, d'avec.

On compte sur vous.

Je ne me fâcherai jamais contre toi .  

Il ne distingue pas ses amis d'avec ses ennemis.

Il ne croit pas en sa bonne étoile.

Je crois en vous. J'aime bien bavarder avec toi. Votre fortune consiste en plusieurs immeubles. Votre énergie consiste dans votre bonne santé. Je n'ai pas attendu après vous pour faire cela (familier). Vous ne discernez pas les bons auteurs d'avec les mauvais. 

 

La préposition disparaît parfois quand le COI est un pronom personnel,

J'y pense. Je m'en souviens.

Souviens-t'en. (Et pas souviens-toi-z-en !)

Penses-y. ((Le s de penses-y est ici pour raison d'euphonie.)

Elle me nuit. Il va me succéder.Vous en doutez.Je vous parle.

 

Le complément d'objet indirect n'est pas toujours suivi d'une préposition devant un infinitif.

Je me souviens avoir passé d'excellentes vacances cette année-là.

Pas de préposition lorsque le verbe est suivi d'une complétive.

Je me souviens qu'il a fait très chaud.

Je doute que vous m'ayez dit cela.

 

Il ne faut pas confondre un complément d'objet indirect avec un complément circonstanciel que l'on appelle aussi complément adverbial.  

Il va à l'école.

à l'école, complément circonstanciel de lieu. 

 

Un même verbe peut avoir soit un complément d'objet direct, soit un complément d'objet indirect.

Je compte mes amis. On compte sur vous !

Je l'aide. Je lui aide (régional).

J'ai atteint mon but.

Il atteint à la perfection.

Je crois à la prière. Je crois en la bonté.

Je ne crois rien de ce que vous me dites.

Etc.

 

Pour en savoir +

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

> QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif

> Prépositions À ou DE : à vous de bien choisir ! – QUIZ 33  

 

Ne pas confondre la préposition DE et les articles partitifs DE, DU, DE LA, DES.

Il parle de la moutarde - de, préposition

Il mange de la moutarde - de la, partitif

> Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE - l'article indéfini DES, DE - et l'article partitif DE, DU, DES

 

REMARQUE

Un même verbe peut avoir à la fois un complément d'objet direct et un complément d'objet indirect (trouver, voir, connaître, supposer)

La préposition à marque l'appartenance.

 

Je trouve beaucoup de qualités à votre mari.

Je lui suppose une grande patience.

 Me voyez-vous beaucoup de rides ?

Je ne connais à cette pauvre femme aucun ami.

 

 

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Voir

>>La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver. + QUIZ 67

>>De la difficulté de bien placer les pronoms personnels compléments dans la phrase. Suite du QUIZ 67 - Dites-le-moi OU dites-moi-le ?

 

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Nota bene

J'ai remarqué des erreurs sur certains sites que vous visiterez peut-être sur la toile. 

Par exemple, je lis : 

Le Complément d'Objet Second (C.O.S.) indique à qui profite ou à qui nuit l'action faite par le sujet. Ce complément, introduit par une préposition, est rattaché à un verbe qui est déjà construit avec un COD (après ce dernier, il vient donc en second) :
- Roméo porte la valise de Juliette.
 

ERREUR : Juliette n'est pas COS.

Roméo porte la valise de Juliette. 

La valise de Juliette est un groupe nominal complément d'objet direct de porte.

Juliette est complément du nom valise.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:21

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Variations sur des phrases.

1 Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

2 Tu m'as menti, je suis restée.

 

Jouez à plusieurs partenaires, prenez quelques minutes de réflexion et mettez vos trouvailles en commun.

 

Règle du jeu

Recherchez des phrases de sens proche.

Conservez l'idée de la phrase de départ en utilisant :

-les mêmes personnes, je et tu

-les verbes mentir, rester, dire des mensonges (à d'autres temps et d'autres modes) ou le substantif mensonges dans un groupe nominal.

Vous pouvez inverser l'ordre des propositions, faire des propositions indépendantes, principales ou subordonnées.

Commentez les phrases que vous avez trouvées du point de vue du sens et de celui de la grammaire.

 

Rappel

Voir les articles :

Qu'est-ce qu'une proposition ? Qu'est-ce que l'analyse logique d'une phrase ?

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

1- Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Deux propositions indépendantes juxtaposées (séparées par une virgule)

On a dans cette phrase une idée de cause exprimée dans la proposition tu m'as menti et une idée de conséquence dans je ne suis pas restée.

 

Tu m'as menti et je ne suis pas restée.

Deux propositions indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination et.

 

Je ne suis pas restée parce que tu m'as menti.

Je ne suis pas restée, proposition principale

parce que tu m'as menti, proposition subordonnée conjonctive de cause (ou subordonnée causale) introduite par la locution conjonctive parce que.

 

C'est parce que tu m'as menti que je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Mise en relief de la subordonnée conjonctive de cause (causale) en tête de phrase avec c'est... que.

 

Je ne suis pas restée puisque que tu m'as menti.

Voir le sens de : Puisque

 

Je ne suis pas restée à cause de tes mensonges.

à cause de tes mensonges, groupe prépositionnel nominal complément circonstanciel de cause de rester.

 

C'est à cause de tes mensonges que je ne suis pas restée.

Mise en relief du groupe nominal de tes mensonges. complément circonstantiel de cause.

 

Tu ne m'aurais pas menti, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

La première proposition contient une idée de condition.

C'est un irréel du passé. Cela ne s'est pas du tout passé comme cela.

 

Tu ne m'aurais pas dit de mensonges, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

 

Je serais restée, mais tu m'as menti.

serais restée, conditionnel passé

as menti passé composé

deux indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination mais qui marque la concession (l'opposition)

 

Tu m'as menti, donc je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

deux indépendantes coordonnées

Donc, conjonction de coordination

= c'est pourquoi, par conséquent, en conséquence, c'est la raison pour laquelle, locutions jouant le rôle de conjonctions de coordination à valeur de conséquence.

 

Tu m'as menti si bien que je ne suis pas restée.

si bien que je ne suis pas restée, subordonnée de conséquence (consécutive) introduite par la locution conjonctive si bien que.

Locutions conjonctives de sens proche entraînant une conséquence : si bien que, de (telle) sorte (manière, façon) que, tant et si bien que.

Tu m'as menti tant et si bien que je ne suis pas restée.

Voir : Tant et si bien que

 

Ne serais-je pas restée si tu ne m'avais pas menti ?

Phrase interro-négative qui n'admet pas forcément une réponse. C'est une évidence.

 

Si tu ne m'avais pas menti, je serais restée.

si tu m'avais pas menti, proposition subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la conjonction de subordination si

 

Je serais restée si tant est que tu ne m'aies pas menti.

Si tant est que, locution conjonctive de condition suivie du subjonctif, ici le subjonctif passé.

Voir : Si tant est que  

 

Je serais restée à (la) condition que tu ne m'aies pas menti.

Je serais restée, conditionnel passé 1re forme

à condition que tu ne m'aies pas menti, subjonctif passé, subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la locution conjonctive à condition que.

 

Je fusse restée à (la) condition que tu ne m'eusses pas menti.

fusse restée, conditionnel passé 2e forme

tu ne m'eusses pas menti, subjonctif plus-que-parfait

Langue soutenue

 

N'étaient les mensonges que tu m'as dits, je serais restée.

N'eussent été tes mensonges, je fusse restée.

 

Ne m'aurais-tu pas menti que je serais restée.

 

Il aurait suffi que tu ne me mentes pas pour que je reste.

Il aurait suffi que tu ne me mentisses pas pour que je restasse.

Il eût suffi...

 

Il s'en est fallu de peu que je ne reste, mais tu m'as menti.

Il s'en fallut de peu que je ne restasse, mais tu me mentis.

Peu s'en fallut ...

Il ne s'en est fallu guère que je ne reste mais tu m'as menti.

Pour un peu je serais restée, mais tu m'as menti.

Pour un peu je fusse restée, mais tu me mentis.

Pour un peu je restais, mais tu m'as menti.

......................................................................

2- Tu m'as menti, je suis restée.

Ici, il y a une idée de concession, d'opposition.

 

Sens >> J'aurais dû partir puisque tu m'as menti, mais je suis restée quand même, malgré cela.

L'opposition est marquée par mais, conjonction de coordination

Voir le sens de puisque (ci-dessus)

 

Je suis restée malgré tes mensonges.

Malgré préposition

synonyme en dépit de (moins souvent usité)

Malgré tes mensonges, complément prépositionnel de concession

 

Je suis restée bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti

aies menti : subjonctif passé du verbe mentir

bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti, subordonnées concessives

Voir :Quoique

 

Tu me mens, je reste.

Je reste même si tu me mens

même si tu me mens, subordonnée conditionnelle et concessive

 

Même si tu me mentais, je resterais

Même si tu me mentais, subordonnée conditionnelle et concessive.

L'imparfait mentais n'indique pas que l'action est au passé.

L'action peut-être au présent ou au futur. Elle peut se produire mais ce n'est pas sûr.

 

M'eusses-tu menti, je serais restée/ je fusse restée.

Deux indépendantes juxtaposées. 

La première proposition M'eusses-tu menti est au subjonctif plus-que-parfait, avec l'inversion du sujet.

Je serais restée/ je fusse restée, conditionnel passé 1re et 2e forme

Voir l'article : Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Quand même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand tu m'aurais menti, je serais restée.

Ces 4 phrases ont le même sens, les subordonnées concessives sont introduites par la conjonction quand (ici quand n'a pas la nuance du temps mais de la concession), et par les locutions conjonctives quand même, quand bien même, quand bien.

aurait menti, conditionnel passé 1re forme.

serais restée, conditionnel passé 1re forme.

Voir l'article : Quand - même quand - quand même - quand bien même - quand bien - quand même que

 

Mêmes phrases avec le conditionnel passé 2e forme :

Style littéraire, style soutenu.

Quand même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand tu m'eusses menti, je fusse restée.

 

Tu as beau me mentir, je reste.

Tu auras beau me mentir, je resterai.

Tu as eu beau me mentir, je suis restée.

Avoir beau, locution verbale.

Les phrases sont composées chacune de deux propositions indépendantes juxtaposées.

On remarque la concordance des temps.

 

On peut trouver d'autres variantes.

 

Je vous propose de jouer sur les phrases suivantes.

N'oubliez pas de varier des modes et les temps !

 

3-Elle m'offre un cadeau, je la quitte.

 

4-Mes chaussures prennent l'eau, je ne marche pas dans la boue.

 

5-Mariette me poursuit, je me cache.

 

6-J'aime les mangas, tu as horreur de ça, tu les lis pour me faire plaisir.

 

7-Il est très petit, je suis plus grand que lui, je peux toucher le plafond.

           >>> Voir la remarque  n° 3  sur les propositions comparatives dans l'article Remarques

 

8-Il pleut, nous allons tous nous promener.

 

9-J'adore la grammaire, je veux faire des progrès en français, je fais tous les exercices de mamiehiou.

Faire des propositions causales, consécutives, finales...

 

Pour les propositions finales (complément circonstanciel de but) voir :

          >>> Afin que - À seule fin que - À telle enseigne que - À telles enseignes que - Pour que, pour... que  

 

voir la récapitulation des conjonctions et locutions conjonctives dans l'article :

           >>> La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?

 

 

Retrouvez une variation sur des phrases avec des registres différents dans l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:21

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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La langue française a été, plus qu'aucune autre langue en Europe, un instrument politique.

 

D'abord "langue du Roi", rappelons-le, elle sera le facteur de l'unification de la France divisée en de nombreuses provinces où l'on parle des dialectes différents. Il faut établir des lois pour amener les Français à communiquer et à se comprendre.

Le premier texte législatif, l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, impose le français comme acte juridique. Mais que de temps devra s'écouler encore pour que tous les villages français parlent la même langue !

Au XVIIIe siècle, la langue classique, forte de ses belles lettres ne se parle et ne s'écrit bien que dans le cercle étroit de l'aristocratie et de la classe aisée de la capitale. Les grammairiens et l'Académie Française créée en 1634 ont joué un rôle capital dans l'élaboration d'une langue qui est parvenue jusqu'à nous.  

 

(Voir le chapitre 12 - XVIIe siècle (1) - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française)

 

« Au XVIIIe siècle un dixième des Français seulement la parlent couramment1. »

 

La langue française se répand peu à peu dans tout le pays.

 

Au siècle de la révolution et de l'avènement de la République, le français porte les idées nouvelles de liberté, d'égalité, de fraternité, de patrie, de nation.

Barère, membre du comité de Salut Public clame à la tribune de la Convention montagnarde :

 

« Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la République parlent allemand, la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. [...]

Cassons ces instruments de dommage et d'erreur ! [...]

La monarchie avait des raisons de ressembler à la tour de Babel ; dans la démocratie, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale, incapables de contrôler le pouvoir, c'est trahir la patrie. [... ]

Chez un peuple libre, la langue doit être une et la même pour tous.

Le français deviendra la langue universelle, étant la langue du peuple. »

 

Talleyrand oeuvre pour développer l'instruction publique pour tous. L'instruction devient laïque (mais pas encore obligatoire).

Le décret du 8 pluviôse de l'an II (1794)2 stipule que chaque commune doit avoir un instituteur parlant le français (mais ce décret est difficilement applicable par manque d'enseignants). Il enseignera la langue française et la Déclaration des Droits de l'homme3.  

 

2 Thermidor An II Décret complémentaire de celui du 8 pluviôse :

 

Tout fonctionnaire ou officier public, ou agent du gouvernement qui, à dater du jour de la présente loi, dressera, écrira ou souscrira, dans l'exercice de ses fonctions, des procès-verbaux, jugements, contrats ou autres actes généralement quelconques conçus en idiomes ou langues autres que la française, sera traduit devant le tribunal de police correctionnelle de sa résidence, condamné à six mois d'emprisonnement, et destitué.

 

Le français, langue internationale.

 

La langue française se répand dans les cours européennes. Les traités signés entre les nations le sont en français.

L'abbé Grégoire4 dit ceci de la langue française :

 

« Dans sa marche claire et méthodique, la pensée se déroule facilement ; c'est ce qui lui donne un caractère de raison, de probité, que les fourbes eux-mêmes trouvent plus propres à les garantir des ruses diplomatiques. »

 

L'élite des pays européens parle et écrit le français. Il n'est que de citer Catherine de Russie qui correspond avec Voltaire, d'Alembert et Diderot dont elle achètera la bibliothèque, Frédéric II de Prusse qui se lie avec Voltaire et l'invitera à son château de Sans-Souci, l'Italien Giacomo Casanova qui rédige ses mémoires en français, l'Anglais Horace Walpole, Premier Ministre et écrivain britannique, le Prince de Ligne, maréchal autrichien, ami de Voltaire et de Casanova, Joseph II et Marie-Thérèse d'Autriche, et d'autres encore, Danois, Suédois, Norvégiens, Hongrois, Polonais, sans oublier ceux du Canada, de la Louisiane, de l'Acadie, des Antilles...

 

Notons ici la perte malheureuse du Canada,, de l'Acadie et d'une partie de la Louisiane dont s'emparent les Britanniques au traité de Paris en 1763. La Nouvelle France disparaît. Napoléon raye définitivement de la carte les derniers territoires de la Louisiane (qui recouvrent 22,3 % de la superficie actuelle des USA) en 1803, lorsqu'il les céde aux Américains, au prix de 390 milliards de dollars (valeur 2003, soit 3 cents l'acre)5. On mesure très vite cet abandon irréparable.

 

Nos philosophes des Lumières :

François-Marie Arouet dit Voltaire(1694-1778)

Denis Diderot (1713-1784)

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

...

Au cours de ce siècle qui allait renverser l'Ancien régime, la féodalité et les privilèges, s'élève la voix de nos écrivains et de nos philosophes, précurseurs de ce bouleversement, à l'origine de la Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen, dont se réclament encore aujourd'hui les démocraties du monde.

 

Voltaire, apôtre de la tolérance, combat les injustices et le fanatisme religieux.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire »*

Il participe à l'élaboration de L'Encyclopédie sous la Direction de Diderot et d'Alembert, laquelle veut embrasser tous les savoirs et toutes les connaissances. Cent quarante collaborateurs donnent la première version qui compte 72000 articles en 17 volumes de texte et 11 volumes de planches5. Elle est éditée de 1751 à 1772.

Jean-Jacques Rousseau mène une réflexion sur l'Inégalité des Hommes et son Contrat Social traite du principe de souveraineté du peuple. Les révolutionnaires se réclameront de sa philosophie politique.

« L'homme est né libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux. » (Le Contrat social)

 

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En conclusion à ce siècle tourmenté qui a enfanté avec douleur les fondements de la démocratie, je laisse, à Voltaire, les derniers mots sur la langue française6 :

 

« On appelle génie d’une langue son aptitude à dire de la manière la plus courte et la plus harmonieuse ce que les autres langages expriment moins heureusement. »

 

« Le français, par la marche naturelle de toutes ses constructions, et aussi par sa prosodie, est plus propre qu’aucune autre à la conversation. Les étrangers, par cette raison même, entendent plus aisément les livres français que ceux des autres peuples. Ils aiment dans les livres philosophiques français une clarté de style qu’ils trouvent ailleurs assez rarement. »

....................................................................

*On doute que Voltaire ait prononcé cette phrase, mais elle correspond bien à sa pensée. Voir : Citation apocryphe - Wikipédia

 

NOTES

Écouter sur France Info, dans l'émission le sens de l'info,  la rubrique de Michel Serres, philosophe, en hommage à Jean-Jacques Rousseau dont c'est, cette année, le tricentenaire de la naissance.

Rousseau, les indignés

 

1- Claude Hagège, Le Français, histoire d'un combat, éditions Michel Hagège 1996.

 

2-Voir le détail de la loi (document du CRDP de Strasbourg): Décret du 8 pluviôse an II(27 janvier 1794)

 

3-Voir sur Wikipédia : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789

 

4-Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française, ou Rapport Grégoire, de Henri Grégoire (surnommé l'abbé Grégoire) rapport présenté à la Convention nationale le 4 juin 1794 (16 prairial an II) sur l'état de la langue française en France.

 

5-Chiffres recueillis sur Wikipédia

 

6-« Ainsi la Langue Françoise ne doit plus être appelée que la Langue de Voltaire : sans lui , ce seroit une Langue déjà morte pour le reste du Monde. » Jean-Marie-Bernard Clément, Essais de critique sur la littérature ancienne et moderne, 1785

 

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:44

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Vous êtes au collège, au lycée ou vous avez quitté l'école, peut-être depuis longtemps, et vous voulez progresser en français. Vous êtes très très motivé.

 

Et cela pour plusieurs raisons.

Vous aimez la langue française et vous voudriez en connaître les règles d'orthographe et de grammaire, en débusquer toutes les difficultés.

Vous êtes un passionné et un curieux.

Vous n'avez jusqu'à présent pas été très fort à l'école mais aujourd'hui vous avez soif de savoir.

Vous vous dites : "Moi je n'ai pas eu la chance d'avoir des parents qui parlaient très bien le français. C'était difficile d'obtenir de bonnes notes, mais si je m'y colle, si je m'y mets vraiment, je suis sûr que je suis capable de m'améliorer."

Vous vous dites aussi peut-être : "Tout est possible si tant est que je veuille faire des efforts. Après tout, d'autres sont parvenus à l'excellence et ils n'étaient pas plus intelligents que moi."

Il ne faut jamais se sous-estimer.

 

À quoi sert de connaitre mieux le français ?

Il est plus facile de s'intégrer dans tous les milieux de la société si l'on connaît le registre de langue de ceux à qui l'on s'adresse. Vous parlez d'une certaine manière avec vos copains ou dans votre famille, mais vous voudriez aussi être à l'aise dans toutes les situations (quand il faudra que vous aidiez vos enfants à faire leurs devoirs, quand vous rencontrerez un patron à un entretien d'embauche, quand vous voudrez passer un concours, etc.)

Sur ce sujet vous pourrez lire dans mon blog l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

Mais voilà, vous ne savez pas comment vous y prendre pour progresser en français.

La première chose à faire, c'est de lire.

"Mais quoi ? me direz-vous."

Vous aimez les bandes dessinées ? C'est bien, mais ce n'est pas suffisant.

Allez dans des librairies dignes de ce nom, pas les grandes surfaces, ni les grands magasins de livres comme la Fnac par exemple où l'on ne saura pas vous renseigner, mais les vraies librairies avec de vrais libraires, et demandez conseil. Vous aurez peut-être la chance de trouvez un bon guide.

"Mais les livres sont chers, pensez-vous."

Avez-vous jamais poussé la porte d'une bibliothèque municipale ? Renseignez-vous, beaucoup de bibliothèques sont gratuites.

Quelqu'un sera là pour vous conseiller. C'est son métier. Dites-lui vos goûts. Il saura bien vous orienter vers des ouvrages que vous aimerez. Si vous trouvez le livre trop difficile, changez-le jusqu'à ce vous trouviez quelque chose qui vous plaise.

Lire ne doit jamais devenir une corvée.

Les grandes surfaces ne sont pas à proscrire pour autant. On ne vous dira rien, je suppose, si vous feuilletez des livres qui s'offrent à la vue dans le rayon et même si vous en lisez quelques passages. Vous pourrez repérer les auteurs de ceux qui vous plaisent et qui se trouvent peut-être dans la bibliothèque que vous fréquentez.

 

À quoi cela sert-il de lire ?

Au fil de vos lectures, vous acquerrez des mots nouveaux, des tournures que vous ne connaissez pas encore, et que vous allez faire vôtres sans que vous vous en rendiez vraiment compte. Vous découvrirez des styles divers : chaque écrivain a le sien. Vous vous imprégnerez de toutes ces choses inconnues jusqu'alors et qui affineront votre pensée.

Peut-être griffonnerez-vous sur un petit carnet quelques mots qui vous auront particulièrement plu. Et vous les retiendrez.

Peut-être irez-vous voir leur signification sur un dictionnaire que vous avez ou sur le Dictionnaire de l'Académie  ou sur le Trésor de la langue française (TFLi) sur le site du CNRS en ligne :

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Cela vous semble-t-il trop dur, trop contraignant ? Ne vous découragez surtout pas à la première difficulté. Les choses s'organiseront petit à petit dans votre tête, même si vous ne comprenez pas tout du premier coup.

Dans la vie, on n'a rien sans rien.

Mais cela, vous devez déjà le savoir.

 

Mais, me direz-vous, où et quand trouver le temps ?

Quand vous avez la chance d'avoir un livre en main, emportez-le avec vous.

Ouvrez-le pendant vos temps libres, si courts soient-ils, faites-le voir à vos copains. Pourquoi ne pas leur faire partager vos lectures ? leur faire goûter un petit passage que vous avez particulièrement aimé ? les inciter à lire, et discuter avec eux du livre que vous aurez lu ? Faites-leur voir votre enthousiasme. Organisez un petit comité de lecture.

"Vous rêvez, me dites-vous ?

—Oui, je rêve que tout le monde aime lire. C'est l'un des premiers pas vers l'évasion, vers la liberté. Et quel plaisir on peut en retirer !"

Cette intimité que l'on éprouve avec les grands auteurs quand on découvre leurs oeuvres qui ont traversé le temps, quel délice vraiment !

 

Peut-être vous faudra-t-il sacrifier quelques moments de télévision ou de jeux vidéo. Mais ce jeu-là n'en vaut-il pas la chandelle?

 

Ce n'est pas tout de lire, il faut aussi savoir écrire.

Et vous ambitionnez d'écrire en faisant moins de fautes. C'est bien. C'est un travail de longue haleine, vous le savez. Mais vous êtes déterminé à progresser, puisque vous lisez cet article. Alors au travail !

Vous pouvez aller voir un prof de français que vous avez eu ou encore votre "vieille" institutrice - qui sera étonnée et charmée, j'en suis sûre, de vous revoir, même si vous avez été un très mauvais élève qui la faisait parfois enrager. Elle vous conseillera quelques livres d'orthographe et de grammaire de votre niveau puisqu'elle vous connaît. Elle vous donnera peut-être un de ses livres qu'elle n'utilise plus. Elle vous indiquera où trouver, dans votre ville, une librairie de livres scolaires d'occasion. Et elle sera fière de vous.

Elle vous parlera sûrement des incontournables Bled ou Bescherelle qui donnent des règles et des exercices. Vous vous en procurerez et vous vous y plongerez avec courage.

Un conseil : si vous êtes bien décidé à progresser, faites tous les jours un ou deux exercices et le lendemain, reprenez la règle que vous avez apprise la veille pour la réviser puisqu'on sait depuis belle lurette qu'il faut toujours répéter les choses pour bien s'en souvenir. Et si vous aimez apprendre le soir, sachez que la nuit votre cerveau travaille en dormant et emmagasine ce que vous avez appris la veille.

Faites une balade dans mon blog. Vous y trouverez des articles qui vous éclaireront sur de nombreux points d'orthographe et de grammaire.

Parcourez les catégories :

Le français dans tous ses états (orthographe, grammaire, vocabulaire, littérature, etc.)

orthographe grammaire pour les hésitants

La clef des modes dans les conjonctives

 

Pour apprendre à écrire, il faut écrire.

C'est la seule façon de se rendre compte de ce que l'on ne sait pas. Tenez un petit carnet où vous consignerez un ou deux événements de votre journée, ou une pensée que vous développerez. Un texte court suffira. Vous écrirez avec vos mots, en faisant des phrases courtes. Sachez mettre des points. Cela vous rappellera les rédactions que l'on vous demandait de faire à l'école.

Cela permet de mettre ses idées en ordre et d'exprimer ses émotions, ses sentiments même. Vous avez le choix du sujet !

Et quand vous êtes satisfait de votre texte, vous pouvez le lire à votre famille ou à vos amis. Ils n'en reviendront pas !

Et tant mieux si l'on vous traite d'intello !

 

Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, c'est bon signe.

Il ne vous reste plus qu'à trouver un bon livre. Le livre-papier est bien agréable à manipuler mais vous avez en ligne une foultitude de livres gratuits à votre disposition sur Wikisource, sur In Libro Veritas, sur ABUsur Google Livres, ou Gallica.

Ne vous en privez pas.

 

Cherchez, fouillez, musardez. Vous y trouverez des oeuvres très diverses, romans d'aventures, romans d'amour, contes fantastiques, textes philosophiques, etc.

Si vous n'avez pas du tout l'habitude de lire, et que vous ne sachiez pas par où commencer, plongez-vous, par exemple, dans :

 

Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires (1844)

                                                    Le Comte de Monte-Cristo, (1845) 

 

Jules Verne Le Tour du monde en quatre-vingts jours1873)

Les Révoltés de la Bounty (1879)

Cinq Semaines en ballon (1863)

 

Guy de Maupassant Le Horla (1887)

Une vie (1883)

 

Victor Hugo Notre-Dame de Paris1831)

Les Misérables (1862)

 

Gustave Flaubert Un cœur simple (1877)

 

Aldebert von Chamisso  Histoire merveilleuse de Peter Schlémihl - L'homme qui a perdu son ombre (1813)

 

Léon Tolstoï La Mort d'Ivan Ilitch (1886)

 

Voltaire Zadig (1747)

Candide, ou l’Optimisme (1759)

 

Robert Louis Stevenson L’Île au trésor (1883)

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886)

 

Alphonse Daudet Le Petit Chose (1868)

 

Emile Zola  Germinal(1885)

 

Ivan Tourgueniev Premier amour (1860)

 

George Sand  François le Champi (1850)

 

Herman Melville Moby-Dick (1851)

 

Daniel Defoe Robinson Crusoé (1719)

 

Raymond Radiguet  Le Diable au corps (1923) 

 

Alphonse Allais  À se tordre (1891)

 

et bien d'autres textes encore que vous aurez plaisir à découvrir.

Vous avez le choix entre des milliers ! Ils vous appartiennent. C'est votre héritage, le riche héritage que vous ont légué ceux qui vous ont précédés. Dévorez-le sans modération !

Nota bene : Ne sont pas en ligne la plupart des ouvrages du XXe et ceux du XXIe siècle car ils ne sont pas dans le domaine public.

 

Je vous souhaite de tout coeur de mener à bien votre projet ambitieux.

Votre littérairement dévouée,

mamiehiou.

Lire aussi  Les fautes d'orthographe que vous faites vous énervent ?

 

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Je constate que les réponses que j'ai faites aux commentaires de mes articles ont pris une allure quelque peu bizarre depuis que je suis passée sur la plateforme du Nouvel Overblog. Je pense en avoir découvert la cause : j'avais écrit des titres avec des liens ; ils ont disparu, cela n'a pas fonctionné ; aussi peut-on lire aujourd'hui des phrases incomplètes ou mal présentées.

Réponse au commentaire de Lilianne (en clair)

Bonjour Lilianne,
Je suis très touchée par vos compliments et je vous en remercie.
Voici l'explication de l'emploi du subjonctif dans la phrase que vous avez relevée :

"Si vous n'avez pas du tout l'habitude de lire,

et que vous ne sachiez pas par où commencer, plongez-vous dans..."

On pourrait aussi employer l'indicatif : savez.

Voyez le §60 de l'article du blog : Valeurs et emplois du subjonctif  :

§60-Que remplaçant si : Si l'on a plusieurs subordonnées conditionnelles coordonnées,

la première commençant par si,

les autres propositions peuvent commencer par que dans le sens de si.

On met dans ces propositions les verbes au subjonctif (langue soignée) ou à l'indicatif .

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 19:47

FLORILÈGE

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                              

 

  -17-
 


 ALEXANDRE DUMAS - MES MÉMOIRES
 

 Deux noms "prédestinés" : Victor et Hugo


Alexandre Dumas 1802-1870

Victor Hugo 1802-188


Mes Mémoires, Chapitre CXXVI (extraits)

 

Consacrons quelques pages à l'auteur de Marion Delorme, de Notre Dame de Paris et des Orientales. Nous estimons qu'il mérite bien que nous fassions une halte pour lui.

Victor Hugo naquit le 26 février 18031.

Où, comment et dans quelles conditions ? Ouvrons le livre des Feuilles d'Automne et le poëte2 va nous le dire lui-même dès la première page.

Ce siècle avait deux ans. Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,

Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,
C'est moi. –

Cet enfant était si faible, en effet, que, quinze mois après sa naissance, il n'était pas parvenu à redresser sur ses épaules sa tête, qui, comme si elle eût déjà contenu toutes les pensées dont elle ne renfermait que le germe, s'obstinait à tomber sur sa poitrine.

Ainsi le poëte continua-t-il :

 

                  Je vous dirai peut-être quelque jour

Quel lait pur, que de soins, que de voeux, que l'amour,

Prodigués pour ma vie, en naissant condamnée,

M'ont fait deux fois le fils de ma mère obstinée.

 

Cette mère, au sang breton, qui, obstinée deux fois comme une bretonne et comme mère, disputait et arrachait son enfant à la mort, était fille d'un riche armateur de Nantes, petite fille d'un des chefs de la grande bourgeoisie de cette terre d'opposition [...]

Quant à madame Hugo, elle se nommait Sophie Trébuchet.[...]

[...] ce que nous dirons, nous qui croyons aux noms prédestinés, c'est qu'en vieil allemand, le nom hugo est l'équivalent du nom latin spiritus, souffle, âme, esprit.

Plus l'enfant était faible, plus il fallait se hâter de le baptiser. Le chef de bataillon, Sigisber Hugo3, qui commandait alors à Besançon le dépot d'un régiment corse, en voyant son fils naître si chétif, jeta les yeux autour de lui, et lui choisit pour parrain4 Victor Faneau de la Horie fusillé en 1812 comme ayant été l'âme de la conspiration dont Mallet était le bras.

Ce fut de lui que le poëte reçut le prénom de Victor, qui, réuni au nom, soit qu'il le précède ou qu'il le suive, ne peut se traduire autrement que par ces mots : « Esprit vainqueur, — âme triomphante, — souffle victorieux ! »

.....................................

NOTES

1-En réalité, c'est en 1802 qu'il est né

2- poëte, aujourdhui nous écrivons poète.

3-Le père de Victor, Sigisber Hugo, Joseph-Léopold-Sigisbert Hugo, qui deviendra le Général Hugo.

4- La coutume était de donner au filleul le prénom de son parrain.

 

Alexandre DUMAS (père) : Alexandre DAVY de la PAILLETERIE, écrivain français. Il porte le nom de sa grand-mère. 
Il est le fils de Thomas Alexandre Davy de la Pailletterie, le Général Dumas qui combattit pendant la Révolution française et le petit-fils du Marquis Davy de la Pailleterie qui émigra à Saint-Domingue et épousa une haïtienne, esclave affranchie, d'origine africaine, Marie-Cessette Dumas.  
Il écrivit près de trois cents romans dont Les Trois Mousquetaires.   
C'était un homme plein d'esprit en butte parfois au racisme de ceux qui le jalousaient. Un jour, l'un d'eux s'adressa à lui par ces mots : 
« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?
Mais très certainement. Mon père était un mulâtre mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »
Ce fut là sa réponse.
Il est le père de l'écrivain Alexandre Dumas fils (1824-1895) dit Dumas fils, auteur entre autres de La Dame aux Camélias.
Nous avons déjà rencontré parmi d'autres écrivains célèbres Alexandre Dumas dans le QUIZ 19 (1re partie) Les pseudonymes des écrivains    

Vous pouvez trouver Mes Mémoires dans Google books et ce passage précisément page 190 : 

Mes mémoires: 1.-10. Alexandre Dumas- Google Books

Et retrouvez d'autres textes d'auteurs dans la catégorie

Florilège - la pensée des autres

Vous pouvez y lire un autre extrait (bouleversant) de Mes Mémoires d'Alexandre Dumas : La mort de Géricault

............................................................................

  J'ai beaucoup d'admiration et de tendresse pour Alexandre Dumas qui était un homme exquis. Ses romans sont baignés d'Histoire. Son livre "Mes Mémoires" sont d'une grande richesse d'événements et d'émotions.

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Victor ! Comme ce prénom m'est doux, à la fois éclatant et doux. Victor, mon petit-fils !

mamiehiou

 

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FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:54

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♦ Vieux et vieil sont des adjectifs au masculin.

Le pluriel de vieux et de vieil est vieux.

Vieille(s) est féminin.

Vieux, vieille sont aussi des substantifs.

un vieux, une vieille

Beau et bel sont des adjectifs au masculin. 

Le pluriel de beau et de bel est beaux.

Belle(s) est féminin.

Beau et belle sont aussi des substantifs.

(1) Bel et bien est une locution adverbiale figée.

Nouveau et nouvel sont des adjectifs au masculin.

Le pluriel de l'adjectif nouveau et nouvel est nouveaux

Nouvelle(s) est féminin.

Nouveau et nouvelle sont aussi des substantifs.

un nouveau, une nouvelle

Attention > Ne pas confondre NOUVEAU l'adjectif (un nouvel ami) et l'adverbe (des nouveau-nés), les locutions adverbiales À NOUVEAU et DE NOUVEAU – nouvellement – une nouvelle - le renouveau ...

Fou et fol sont des adjectifs au masculin.

Fous est le pluriel de fou.

Folle(s) est le féminin. 

L'adjectif fou, autrefois antéposé* est postposé* au XIXe siècle

*antéposé : placé avant le nom - postposé : après le nom.

Un fol amour devient un amour fou.

         François Ier a écrit sur les vitraux de Chambord :

         "Souvent femme varie,
          Bien fol est qui s’y fie."

Fou et Fol sont aussi des substantifs

 Un fol (archaïque) peut être employé par plaisanterie. (des fols) 

Mou et mol sont des adjectifs au masculin.

mou, mous au pluriel

féminin : molle, molles

mol(s) (emploi littéraire et désuet)  

Dans l'usage courant, on emploie l'adjectif mou qui se place après le substantif.

Dans le style soutenu et surtout en poésie, on dit quelquefois mol au masculin quand le mot qui suit commence par une voyelle : un mol abandon.(Cf. Littré)

On rencontre parfois mol après le substantif.

"Et tous mes voeux pour vous seront mols et timides", Corneille, Héraclite, III, 1. (citation donnée par Littré)

mou et molle peuvent être substantivés > un mou, une molle > un mollasson, une mollassonne.

(2)  On écrit vieil devant un nom masculin commençant par une voyelle ou un h muet. On fait de même pour beau et bel, pour nouveau et nouvel, pour mou et mol, pour fou et fol. 

Un vieux monsieur, un vieil homme, un vieux Hollandais.

Un beau monsieur, un bel homme, un beau hâbleur.  

(3)   Un bel homme, un beau et charmant homme. (beau devant la conjonction de coordination et)

On peut trouver un bel et charmant homme, mais cela ne suit pas la règle.

Un nouvel orage, un nouveau et violent orage. (ou un nouvel et violent orage).

Une particularité :

Le mot gens peut être masculin ou féminin.

Des gens vieux - De vieilles gens

(4)   Lorsque l'adjectif précède le mot gens, il se met au féminin pluriel (vieilles)

Lorsqu'il suit le mot gens, il se met au masculin pluriel (vieux).

Étonnant non ?

 

Vous hésitez sur le genre d'un substantif :

> Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

Vous hésitez entre le H muet et le H aspiré

Grammaire aidenet >"h" aspiré et muet liste alphabétique

et

> La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

EXERCICE À TROUS

Complétez par beau, bel, beaux, belle, ou belles 

Méfiez-vous ! cet exercice n'est peut-être pas aussi facile

que vous pouvez le penser.

 

1-Comme vous avez de ...... enfants, madame !

De ma vie je n'ai vu un aussi ...... enfant que votre jeune Victor.

C'est vraiment un ...... et charmant enfant !

Quel ...... animal ! Approche donc ...... petit chat.

5-Je suis si jeune et si ......, me dit-elle.

Quel ...... profil ! Quelle ...... chevelure ! Quel ...... entrain !

Elle est ...... et bien tombée dans le ravin.

Cet individu a un ...... air ; méfiez-vous de lui.

Il appartient au ...... monde et il habite les ...... quartiers.

10-J'ai un ...... arbre dans mon jardin.

Il va me donner de ...... fleurs et de ...... fruits

C'est un ...... hall que vous avez là.

J'admire votre ...... hamster au pelage roux.

Vous pêchez avec un bien ...... hameçon. Est-il en or ?

15-Nous habitons un ...... hameau au creux de la vallée.

Quel ...... hangar ! Vous l'avez tout décoré.

Goùte-moi ce ...... haricot !

Regarde ces pauvres écureuils. La foudre a fait une ...... hécatombe.

L'empereur dit avoir un ...... habit neuf, mais il est ...... et bien tout nu !

 

Correction

Les chiffres (1) (2) (3) (4)  renvoient au texte explicatif 

 

1-Comme vous avez de beaux enfants, madame !

De ma vie je n'ai vu un aussi bel enfant que votre jeune Victor.

C'est vraiment un beau et charmant enfant !  (3)

Quel bel animal ! Approche donc beau petit chat.

5-Je suis si jeune et si belle, me dit-elle.

Quel beau profil ! Quelle belle chevelure ! Quel bel entrain !  (2)

Elle est bel et bien tombée dans le ravin. (1)

Cet individu a un bel air ; méfiez-vous de lui.

Il appartient au beau monde et il habite les beaux quartiers.

10-J'ai un bel arbre dans mon jardin. Il va me donner de belles fleurs et de beaux fruits.

C'est un beau hall que vous avez là. (2)

J'admire votre beau hamster au pelage roux.  (2)

Vous pêchez avec un bien bel hameçon. Est-il en or ?  (2)

Nous habitons un beau hameau au creux de la vallée. (2)

15-Quel beau hangar ! Vous l'avez tout décoré.  (2)

Goùte-moi ce beau haricot !  (2)

Regarde ces pauvres écureuils. La foudre a fait une belle hécatombe.

J'ai rencontré dans ce village de vieilles gens bien courtois. (4)

L'empereur dit avoir un bel habit neuf, mais il est bel et bien tout nu !

 

Notes

Le beau monde. Les gens élégants et riches.

Les beaux quartiers. Les quartiers où habite le beau monde.

On a un h aspiré dans : le hall, le hamster, le hameau, le hangar, le haricot et un h muet dans l'hameçon et l'habit.

Un article connexe > CET ou CETTE - Quiz 102

 

Le français dans tous ses états

Les QUIZ + Exercices d'orthographe et de grammaire

Vous aimez les exercices à trous ? Récapitulation de ceux que vous trouverez dans le blog

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:18

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Définition de la proposition

 

Le Dictionnaire de l'Académie (8e édition) : Membre de phrase composé essentiellement d'un sujet et d'un verbe et accessoirement d'un complément ou d'un attribut. Dans la plupart des phrases, il y a une proposition principale, à laquelle se rattachent diverses propositions accessoires, subordonnées, incidentes.

Le Dictionnaire de l'Académie (9e édition) > PROPOSITION (§ Grammaire)

................................

Une phrase simple est composée d'une proposition indépendante qui s'articule généralement autour d'un verbe appelé prédicat. La phrase est dite complexe si elle a plusieurs propositions.

 

Les différentes propositions sont, traditionnellement : 

o Les propositions indépendantes

o Les propositions principales

o Les propositions subordonnées :

o Les subordonnées conjonctives sont introduites par des conjonctions de subordination ou des locutions conjonctives.

Voir les articles

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

La clef des modes - Liste des conjonctions de subordination...

 

o Les subordonnées relatives sont introduites par des pronoms relatifs.

 

o Les subordonnées interrogatives indirectes sont introduites par un mot interrogatif, adverbe interrogatif, pronom interrogatif ou syntagme* avec un adjectif interrogatif.

*Un syntagme est un groupe de mots formant une unité lexicale.

Voir Syntagme- Wiktionnaire

 

o Les propositions incises sont intercalées dans une phrase (par exemple, pour préciser le locuteur dans des paroles rapportées).

 

o Les propositions infinitives contiennent un infinitif accompagné de son sujet.

 

o Les propositions participiales contiennent un participe (présent ou passé) accompagné de son sujet.

.................................

Le Grevisse (le Bon Usage) renonce aux termes de propositions principales et propositions subordonnées.

Pour le Grevisse, la phrase simple comporte un prédicat (en général un verbe).

Une phrase contenant plusieurs verbes résulte de la réunion de plusieurs phrases simples, phrases et sous-phrases.

................................. 

Il existe des phrases sans verbe (phrases averbales)

le mot averbal est un néologisme formé sur l'adjectif verbal et le préfixe privatif a-. On ne le trouve pas dans la plupart des dictionnaires.

 

Exemples

Quel âne !

Bêtises que tout cela !

 

« Quelle langue parlez-vous ?

L'anglais. » (phrase elliptique, je parle l'anglais)

L'ellipse est un raccourci, un sous-entendu.

.................................

 

Analyse logique

de quelques phrases-types

 

L'analyse logique d'une phrase est l'analyse grammaticale de ses propositions ; elle précise leurs natures (comment elles s'appellent) et leurs fonctions (le rôle qu'elles jouent dans la phrase).

 

Exemples de propositions :

Louise dort.

Proposition indépendante.

 

Louise dort, je la regarde.

Deux propositions indépendantes juxtaposées.

 

Louise dort et je la regarde.

Deux propositions indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination et.

 

"Louise dort, dis-je, et je la regarde"

dis-je, proposition indépendante incise.

 

Je regarde Louise quand elle dort.

Je regarde Louise, proposition principale.

quand elle dort, proposition subordonnée conjonctive, introduite par la conjonction de subordination quand, complément de temps du verbe regarder.

 

Je me demande si Louise dort.

(comment, quand, pourquoi, où, dans quelles conditions....)

Je me demande, proposition principale.

si Louise dort, proposition interrogative indirecte complément d'objet direct de se demander.

Interrogation directe : "Louise, dort-elle ?"

SI est adverbe interrogatif, il introduit l'interrogative indirecte.

Ne pas le confondre avec SI conjonction de subordination de condition.

 

Tu ne savais pas qui je regardais.

(quelle fille, laquelle...)

Tu ne savais pas, proposition principale.

qui je regardais, proposition interrogative indirecte, complément d'objet direct de savoir.

Interrogation directe :

"Qui regardes-tu ?" m'as-tu demandé.

QUI est pronom interrogatif. Ne pas le confondre avec QUI, pronom relatif.

concordance des temps : la principale est à un temps passé, la subordonnée est elle aussi à un temps passé.

 

Je regarde Louise qui dort.

Je regarde Louise, proposition principale.

Qui dort, proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif qui, complément de l'antécédent Louise.

Qui représente l'antécédent Louise.

Fonction du pronom relatif qui : sujet de dort.

 

Qui vivra verra (Celui qui vivra verra)

Qui vivra, proposition relative substantive (sans antécédent) sujet de verra.

 

J'entends les enfants chanter.

Les enfants chanter, proposition infinitive complément d'objet direct de entendre.

 

La nuit tombant, nous nous hâtâmes de rentrer.

La nuit tombant, proposition participiale, complément circonstanciel de temps et de cause de se hâter de rentrer.

(=comme la nuit tombait)

 La nuit est sujet du participe présent tombant. À ne pas confondre avec l'adjectif "tombante"

Voir :

Ne pas confondre participes présents, gérondifs et adjectifs verbaux, (en) fatiguant fatigant – (en) convainquant convaincant – (en) émergeant émergent – (en) résidant résident...

 

La famille réunie, nous fêtions l'anniversaire de Louise.

La famille réunie, proposition participiale, complément circonstanciel de temps de fêter.

(=quand la famille était réunie)

 Réunie, participe passé (verbal), à ne pas confondre avec l'adjectif.

   

 >> Exercice grammatical en guise de jeu 

Variations sur des phrases

1-Tu m'as menti, je ne suis pas restée. 2-Tu m'as menti, je suis restée.

 

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Note sur les commentaires : Bug chez overblog. Erreur de maintenance.

On a mélangé les commentaires ci-dessous :

les questions et les réponses ne se suivent pas logiquement.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:48

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Une anagramme 

C'est l'interversion des lettres d'un mot, parfois d'un syntagme* ou d'une phrase, pour former un autre mot ou un autre syntagme ou une autre phrase.

*Un syntagme est un groupe de mots formant une unité lexicale.

 

L'anagrammatisme, est l'art de faire des anagrammes.

Dans un sens péjoratif, et rare, c'est l'art compliquer un mot ou une phrase qui devient alors incompréhensible à la plupart des gens.

Anagrammatiser un mot, une phrase, c'est faire des anagrammes, s'amuser à en faire.

anagrammer, son synonyme, s'emploie au participe passé. Un mot anagrammé.

 

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum.

Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.

>>Virgo serena, pia, munda et immaculata.

Vierge sereine, pieuse, pure et immaculée

 

Quid est veritas ? (question de Pilate)

Qu'est-ce que la vérité ?

>> Est vir qui adest

C'est l'homme qui est ici

 

Horatio Nelson

>>Honor est a Nilo

en latin, l'honneur vient du Nil

Honor est a Nilo, titre du poème sur la victoire de Nelson à la bataille du Nil, le 1er août 1798.

a poem based on Horatio Nelson's victory at the Battle of the River Nile, 1st. August 1798

Horatio Nelson - Wikipédia

Florence Nightingale

>>Flit on, cheering angel 

Poursuis ton vol, ange de bonté

Florence Nightingale - Wikipédia

Alien form >> Life on mars

Tom Cruise >> So I'm cuter

Clint Eastwood >> Old West action

Diplomacy >> Mad policy

Dirty room >> Dormitary

Disraeli >> I lead, Sir

William Ewart Gladstone >> Wild agitator means well

Astronomer >> Moonstarer 

Ptolemaios >> Apo melitos

                    (fait de miel, allusion à la bonté du roi)

Arsinoh >> Ion Hras

                (violette de Héra)

Viala désigne les pensées et les violettes en latin. Ion en grec signifie violet.

Selon la mythologie grecque, Zeus, pour nourrir sa bien aimée Io, crée Ion, la Viala, la violette —  Io dont il était l'amoureux et l'amant et qu'il avait transformée en une génisse blanche pour la protéger de Héra son épouse et sa soeur, jalouse d'elle.

Pythagore croyait que les anagrammes cachaient des mystères philosophiques. Platon et ses disciples pensaient que les anagrammes révélaient la divinité et la destinée.

 

Voir : Anagrams FAQ Page - What is the history of anagrams ?

Pierre de Ronsard

 « Marie, qui voudroit vostre beau nom tourner 

 Il trouveroit aimer : aimez-moi donc, Marie »

 

Marie >>aimer

anagramme du nom du poète >>Rose de Pindare

Beaucoup se sont amusés à rechercher pour pseudonyme une anagramme de leur nom ou bien leur nom est une anagramme du nom de quelqu'un d'autre.
Pascal Obispo >>Pablo Picasso
Paul Verlaine >>Pauvre Lélian.
Voltaire<< (François Marie) Arouet Le Jeune,  probablement AROVET LE IEUNE (le u devient v, le j devient i)
Boris Vian >>Bison ravi, Brisavion, Baron Visi
Jean-Paul Sartre >>Jean Sol Partre  dans L'Écume des jours de Boris Vian
François Rabelais >>Alcofribas Nasier
Salvador Dalí >>Avida dollars (surnom donné par André Breton)
Raymond Queneau >>Don Evané Marquy ou Rauque Anonyme
André Breton >>Étron de Bran

Marguerite de Crayencour >>Marguerite Yourcenar
        (il manque un c)

Honoré (de Balzac) >>Lord R’hoone
Margaret Thatcher : >>Rather great match

Quiz sur les pseudonymes des écrivains :

QUIZ 19 (1) , QUIZ 19 (2) & QUIZ 19 (3)

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:23

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Vous êtes-vous jamais demandé quels films ont marqué votre vie ? Si vous aviez à donner quatre ou cinq titres de films, comme ça, rapidement, sans y réfléchir longtemps, que diriez-vous ? Réfléchir, ce serait raisonner et ce n'est pas ici une question de raison, c'est plutôt l'émotion que vous avez ressentie quand vous les avez vus, qui doit ressurgir1 et vous faire dire : « Ces films-là, je les aime parce qu'ils font partie de moi-même. »

Si toutes les expériences de la vie nous construisent, il en est de même des livres et des films. Tel film que j'aime, vous l'avez peut-être vu sans vous émouvoir et vous vous étonnez de ce qu'on puisse y prêter autant d'attention.

 

Je ne veux pas vous parler de tous les films que j'ai aimés, mon blog n'y suffirait pas, mais de ceux-là mêmes qui ont laissé une empreinte profonde, indélébile et qui me reviennent en mémoire tout au long de ma vie, à propos d'un rien, d'une image, d'un nom entendu par hasard, d'une musique, d'une pensée, mais surtout d'un certain frémissement du coeur et de l'âme.

 

Sans ordre chronologique, sans ordre de préférence, les voilà bientôt qui accourent, alors que je donne libre cours à ma rêverie.

Je veux vous en donner une courte liste.

 

Autant en emporte le vent - 1939

Je l'ai aimé pour l'esthétique de l'oeuvre en Technicolor, pour la grandeur de l'épopée, pour les acteurs et le jeu de leur personnage, pour l'intrigue et les rebondissements, pour l'intelligence et la sensibilité de l'auteur du livre2 — que j'ai lu, après avoir vu le film, il y a bien longtemps déjà.

Mais je l'ai aimé surtout — et c'est pour cela qu'il figure ici — pour la violence des passions, qui bouleverse, qui vous prend tout entier, jusqu'à vous couper le souffle. Et vous vous exclamez : « Est-il possible d'aimer ainsi ? Et moi, un jour, aimerai-je avec autant de force ? »

 

Le Bois de Bouleaux - 1970

Les images, un bois de bouleaux où le regard se perd parmi les arbres, si beaux. L'histoire est empreinte de tristesse, de nostalgie, à la fois de douceur et de violence, et les liens tendus entre les deux frères font chavirer le coeur. La menace de la mort est là, qui rôde. Quelle retenue et quelle pudeur la décrivent ! Et puis ce mort, qu'on lave avec vénération.

Et qui nous renvoie à notre propre fin, inéluctable.

 

Fanny et Alexandre - 1982

Film flamboyant où les personnages — et la maison — évoluent au coeur d'une vaste famille qui, à l'apparence unie et heureuse, se perd, se cherche, se trouve, nouant et dénouant les fils de l'amour tendre et de la passion, de la fidélité et de la trahison, des déceptions et de l'espérance.

Film magnifique dont le scénario raconte une réalité qui s'émaille çà et là d'instants tenant du fantastique, ou mieux, du merveilleux, et qui nous faire dire : « En ce monde, tout est donc possible ! »

Ingmar Bergman y a mis de sa propre vie.

 

Ordet - 1943

On s'interroge. Qui est-il, cet homme qui ose prêcher en haut de la colline et annoncer la fin des temps ? Est-ce un fou ?

Au-delà des apparences, au-delà de ce que le spectateur incrédule pourrait croire, il n'en est rien. Un prophète de notre temps, un visionnaire. Tout en lui est improbable, inédit, déraisonnable ; mais au fil de l'histoire un sentiment s'installe en nous qui pourrait nous laisser croire à une part de vérité.

Et le dénouement nous éclaire et nous frappe comme la foudre.

À noter l'atmosphère mystérieuse et mystique, le cadre sauvage d'un coin perdu au Danemark, le noir et blanc, et la patine des vieux films qu'on ne rencontrent plus beaucoup sur nos écrans de télévision.

 

Le Nom de la Rose - 1986

On s'embourbe ici dans le marasme d'une abbaye moyenâgeuse où les moines lisent et recopient sans cesse les manuscrits non frappés par l'Index. Et soudain des meurtres inexpliqués. Voilà pour l'intrigue. Mais l'histoire va bien au-delà et ce sont les déchirements vécus par les protagonistes qui remuent les consciences. La religion dans ses états les plus sulfureux. Ici, la religion catholique, certes, en proie aux remous de cette époque-là, mais la question, plus vaste, nous amène à évoquer toutes les doctrines religieuses qui oppriment, et le terrorisme, la torture, les inquisitions, l'interdiction des libertés, les lois partiales et inhumaines, les censures qui brident les esprits. L'intolérance, quoi ! 

 

Je dois aussi vous dire que la bibliothèque fascinante dans laquelle on déambule et où l'on risque sa vie à chaque pas, m'a donné une émotion particulière. J'aime les bibliothèques, celles qui font rêver, celles qui n'en finissent pas de vous ensorceler, les mystérieuses, les tentaculaires, les labyrinthiques où l'on aime à se perdre. Je me suis déjà laissé aller à délirer sur les bibliothèques dans un article que j'ai fait, jusqu'à parodier la bibliothèque borgésienne.

111 Délires hitchcockiens (et suivants)

 

Je ne vous parlerai pas du roman dont j'ai suivi avec volupté les fils enchevêtrés — encore heureux que je l'aie lu avant de voir le film — ni de l'auteur du roman, Umberto Eco que j'aime et que j'admire pour son intelligence, l'étendue de ses connaissances, et son humour ! Un plaisir de l'entendre.

 

Le Bal des Vampires - 1967

La fantaisie, le fantastique et l'humour, voilà les ingrédients précieux qui me ravissent.

La meilleure histoire de vampires que j'ai vue, et j'en ai beaucoup vu !

 

Été violent - 1959

La passion, c'est la passion qui domine le film. La passion, filmée dans ses détails les plus ténus — un regard... — dans son expression la plus violente.

Tout est sacrifié pour cette passion qui se rit douloureusement des convenances et des dangers. Une passion poussée à son paroxysme sur fond de décor fasciste, entre deux êtres qui se ressemblent si peu.

Et cette fin, où la séparation, l'insupportable séparation, inévitable, irrémédiable, déchire les deux personnages.

Qui n'a jamais vécu une telle séparation ne peut en ressentir tout le tourment.

 

Les Sept Samouraïs - 1954

Sûrement le film qui m'a le plus impressionnée. Parce qu'il est EXTRAORDINAIRE à tous points de vue. L'art est consommé : le jeu des personnages, l'expression de leurs sentiments, de leurs émotions, l'héroïsme des samouraïs, les scènes filmées d'une manière tout à fait étonnante, tout concourt à faire de ce film un film hors du commun.

 

Mort à Venise – 1971

Un chant sur le désir, le désir inassouvi, et sur la mort.

1911 – La Belle époque

Un vieil homme* a passé sa vie à côté de la vraie vie (je pense à Faust). Le voilà, par un pur hasard, dans un hôtel à Venise. S'immisce dans son esprit, dans son coeur, dans son corps, un désir auquel le spectateur ose à peine croire.

« Tadzio ! »

Une mère appelle son enfant sur la plage, un bel enfant au seuil de l'adolescence, blond, gracile, presque frêle.

Et pour rester le plus longtemps possible à pouvoir le côtoyer, à pouvoir le regarder, alors qu'il sait que Venise est menacée par une épidémie de choléra — que cachent tant bien que mal les autorités — le vieux compositeur restera là, et il s'éteindra doucement sur le rivage, en contemplant l'objet aimé, sans jamais lui avoir dit un seul mot.

 

J'avais lu deux ou trois fois la nouvelle de Thomas Mann chargée de détails autobiographiques et de connotations littéraires, et qui m'avait fascinée. J'étais jeune alors.

Le film fut, pour moi, une révélation.

La magnificence. Voilà ce que nous offre Luchino Visconti. Et la musique de Gustav Mahler, somptueuse, sublime.

 

*Gustav von Aschenbach, le personnage, est écrivain dans la nouvelle, compositeur dans le film. N'est-il pas en quelque sorte un avatar de Gustav Mahler ?

...........................

« Mais, me direz-vous, aucun film français parmi ceux-là ? » Et je vous répondrai que bon nombre de films français m'ont plu, beaucoup plu, mais devrais-je mentir ? C'est venu comme ça.

 

Autant en emporte le vent (film) – Wikipédia

Le Bois de bouleaux- Wikipédia 

Andreïjz Wajda Le Bois de bouleaux (1970) - the never ending blog

>> Blog très intéressant que je viens de découvrir.

Il y a trois jours que son auteur a fait un article sur Le Bois de Bouleaux !

Fanny et Alexandre– Wikipédia

Ordet– Wikipédia

Le Nom de la rose (film, 1986) – Wikipédia

Le Bal des vampires– Wikipédia

Été violent– Wikipédia

Les Sept Samouraïs — Wikipédia

Mort à Venise– le film - Wikipédia

La Mort à Venise– la nouvelle – Wikipédia

Vous pourriez croire, lecteurs cinéphiles, que ces films, je les ai vus à leur sortie (!) Il n'en est rien. J'en ai vu sur des écrans de cinéma mais, pour les plus anciens, je les ai rencontrés par hasard dans les ciné-clubs de la télévision.

Et voilà que revient, une fois encore, la nostalgie.

 

Les ciné-clubs

Jamais je n'aurais manqué un film de ciné-club au temps où les ciné-clubs étaient dignes de ce nom.

 

o-De 1971 à 1996, Le "Ciné-Club", présenté par Claude-Jean Philippe était un trésor. Pendant plusieurs semaines, on se plongeait dans les films d'un cinéaste, et au final, on avait l'impression de le connaître. C'était géant !

Puis on passait à un autre génie.

Le vendredi soir était sacré. Il y avait, sur la 2e chaîne de l'ORTF, "Apostrophe" présenté par ce cher Bernard Pivot et puis le "Ciné-Club". Il était parfois bien tard lorsque le film finissait et mes yeux papillotaient. On n'avait pas de magnétoscope pour enregistrer !

Je garde de ce temps-là un souvenir ébloui.

 

o-Le "Ciné-Club" diffusé aujourd'hui sur France 2 tous les mois, ne ressemble plus à celui que j'ai tant aimé. Quelle culture cinématographique auront nos jeunes – ceux qui aiment vraiment le cinéma - si on ne leur propose pas des films de valeur avec des commentaires intelligents et judicieux ?

 

o-Le ciné-club "Le Cinéma de Minuit" a été crée en 1976. Il était aussi bien intéressant et nous donnait de nombreux vieux films le dimanche soir. Résonne encore à mes oreilles la voix monocorde du présentateur.

 

o-De 1982 à 1998, on s'est régalé à "La Dernière Séance" présentée de façon tout à fait charmante par Eddy Mitchel et qui donnait des films américains. Je suis bien sûre de ne pas être la seule à la regretter.

...........................

1982. C'était la quatrième année des Rencontres Cinématographiques Internationales à Saint-Étienne.

Elles proposaient plusieurs films pour chaque cinéaste choisi. C'est là que j'ai découvert Andrzej Wajda et son Bois de Bouleaux. Je me souviens, comme si c'était hier, des films signés de lui que j'ai vus à cette occasion. Quel enthousiasme c'était !

 

1957 : Ils aimaient la vie (Kanał)

1958 : Cendres et diamant (Popiół i diament)

1970 : Paysage après la bataille (Krajobraz po bitwie)

1970 : Le Bois de bouleaux (Brzezina)

1974 : La Terre de la grande promesse (Ziemia obiecana)1

1977 : L'Homme de marbre (Człowiek z marmuru)

1979 : Les Demoiselles de Wilko (Panny z Wilka)

1980 : Le Chef d'orchestre (Dyrygent)

1981 : L'Homme de fer (Człowiek z żelaza)

 

Et vous, chers lecteurs internautes qui avez eu la patience de me lire jusque-là, je suis bien sûre que vous pourriez énumérer les films qui vous ont marqués, bouleversés, subjugués.

 

1-Orthographe resurgir ou ressurgir

2- L'auteur de Autant en emporte le vent est l'Américaine Margaret Mitchell.

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:47

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Est-il correct de dire :

"J'ai très envie de vous voir. Cela me ferait très plaisir."

> Réponse §3

 

1-TRÈS est un adverbe de degré qui s'emploie généralement avec un adjectif, un autre adverbe, ou une préposition, mais pas avec un verbe.

Il est très beau.

Il parle très mal.

Il s'installe très loin de Paris.

 

2-TRÈS peut-il s'employer avec un NOM ?

Il a très peur.

Cela me fait très plaisir.

Elle est très enfant.

J'ai très besoin de vous.

Il a très faim et très soif.

J'ai très mal aux pieds.

Elle a très honte de ce qu'elle a fait.

Il a très hâte de me revoir.

Faites très attention à ce que vous dites.

Nous avons très sommeil.

Il a très raison d'insister.

C'est très dommage que vous ne veniez pas.

 

On rencontre quelques exemples de cet usage de TRÈS suivi d'un nom dans la littérature.

 

3-Qu'en pensent les grammairiens  ?

Certains condamnent cet usage, d'autres le qualifient de familier.

On peut raisonnablement penser que l'usage prend le pas sur ces considérations et que l'on peut employer TRÈS dans les locutions verbales suivantes :

-avoir très faim, très soif, très peur, très mal, très sommeil, très envie.

-faire très mal, très peur, très attention.

alors que d'autres locutions avec TRÈS (par exemple très plaisir) ne sont généralement pas admises par la plupart des usagers.

Est-il correct de dire :

"J'ai très envie de vous voir. Cela me ferait très plaisir."

Réponse : très envie est admis par l'usage, très plaisir est à éviter.

Remarque :

On admet les expressions :

-avoir très chaud, très froid - il fait très chaud, très froid. Cas particuliers où chaud et froid sont des noms mais aussi des adjectifs dans des locutions verbales figées.

On dit aussi avoir (très) frais.

Je me suis réfugiée au sous-sol pour avoir frais.

 

4-Que peut-on utiliser à la place de très ?

Des adverbes qui peuvent modifier des verbes comme :

-bien, fort, joliment, extrêmement, terriblement, etc.

J'ai terriblement peur. J'ai vraiment envie de pleurer. Etc.

Remarque :

On ne peut pas employer beaucoup pour très.

On ne peut pas dire : J'ai beaucoup faim. Cela me fait beaucoup envie. Etc.

 

-grand

avoir grand-faim, grand-soif, grand-peine, grand-peur / c’est grand-pitié.

L'emploi de grand peut paraître recherché à certains.

Pourtant on admettra volontiers que dire la phrase incorrecte : Cela me fait très plaisir de vous voir, c'est moins élégant que : J'ai grand plaisir à vous voir.

 

5-Plutôt que de dire...

> Plutôt que de dire : J'ai très envie - Cela me fait très envie

> on peut dire :

J'ai bien envie de...

J'ai une extrême envie, une furieuse envie de...

Je meurs d'envie de...

J'ai bonne envie de... (+ rare)

 

> Plutôt que de dire : J'ai très plaisir... - Cela me fait très plaisir

> on peut dire :

-J'ai grand plaisir à.. j'ai beaucoup de plaisir... j'éprouve un grand plaisir...

-avec beaucoup de plaisir, avec grand plaisir.

-Bien du plaisir, dans l'expression Je vous souhaite bien du plaisir ! Formule ironique quand vous prenez congé de quelqu'un qui peut s'attendre à quelque chose de désagréable. Ou Je lui souhaite bien du plaisir !

 

> Plutôt que de dire : J'ai très peur - Cela me fait très peur

> on peut dire :

J'ai bien peur. Cela me fait bien peur, vraiment peur.

J'ai grand-peur.

J'ai eu grand'peur. (vieilli)

J'ai eu une belle peur.

J'ai eu joliment peur.

Proverbe: Tel menace qui a grand peur. (= celui qui a grand peur menace.)

 

> Plutôt que de dire : J'ai très faim

> on peut dire :

J'ai une grande faim. J'ai une grosse faim.

J'ai une faim dévorante.

j'ai extrêmement faim.

Par plaisanterie Je n'ai pas grande faim de souffrir.

 

> Plutôt que de dire : J'ai très sommeil

> on peut dire :

J'ai grande envie de dormir.

Je tombe de sommeil.

J'ai un grand besoin de dormir.

Je suis accablé de sommeil.

 

> On peut employer de la même façon : assez, bien, fort et trop.

Vous avez fort envie d'être agréable avec moi et assez envie qu'on se réconcilie.

J'ai bien envie de vous dire ce que je pense, et pas trop envie de rester avec vous.

 

Remarque 1

Le même problème se pose avec l'adverbe si.

On préférera dire :

-Il a tellement honte qu'il se tait.

à

Il a si honte qu'il se tait.

-Il a tellement peur qu'il tremble.

à

il a si peur qu'il tremble.

-J'ai tellement faim que je te mangerais.

à

J'ai si faim que je te mangerais.

 

Remarque 2

Je n'ai trouvé aucune expression formée de très+nom dans les dictionnaires de l'Académie, ni dans le Trésor, ni dans le Littré.

 

Pour retrouver ces dictionnaires, voir l'article :

Ouvrages de référence dont je me sers pour écrire mes articles

 

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