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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:55

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Récapitulation des petites histoires à trous avec tous les épisodes des Trois copines

 

Avant de faire l'exercice, vous pouvez lire l'article :

Homophones/paronymes : Savoir reconnaitre l'ai l'aie l'aies l'ait l'aient l'es l'est l'ais les lait laie lai lais lé lez lei laid

 

QUIZ 40

  Maggy, Josée et la petite Philo (3)

Dans le petit bois de Parcimoneilles

 

Maggy-Hou ! Hou ! Josée ! l

Josée-Bonjour Maggy ! Je te remercie pour ton invitation. Bien que je ne ..... reçue que ce matin, je suis là. C'était court.

Maggy-Tu l'as vu mon cabriolet ? Je ..... eu pour mon anniversaire. Il n'est pas ....., hein ? Il est top ?

Josée-Oh oui, il ......

Maggy-Je te ..... écrit et je ne t'ai pas menti. Toujours avec ton teuf-teuf à ce que je vois ?

Josée- Si ..... et si poussif qu'il soit, il me rend bien des services.

Maggy-Il faudrait que tu ..... remplacé avant qu'il ne tombe en panne.

Josée-Mais je ne .....pas depuis longtemps et je ne ..... pas encore payé entièrement !

Maggy-Et Philo, cette grosse ....., ou cette grosse truie si tu veux, elle n'est pas avec toi ?

Josée-Oh, tu es dure ! Comment tu l'appelles ! Elle n'est pas si grosse !

Maggy-Oh si, elle ...... Comment se fait-il que tu ne ..... pas vue en short cet été ?

Josée-Mais je ..... vue. Elle est mignonne, et gentille.

Maggy-Ah ! La voilà ! Salut Philo !

Philo- J'étais allée chercher des pains au ...... Comment allez-vous ..... filles ?

Maggy-On disait que tu étais une copine super.

Philo-C'est vrai ?

Josée-Oh oui, tu ....., Philo.

Maggy-On t'aime Philo. Je ..... dit à Josée.

Philo-Je suis contente que tu ..... dit, Maggy.

Maggy-Et que je ..... pensé aussi.

Philo-Vous avez une idée où on va maintenant ?

Maggy-En route ! On retourne au petit bois de Parcimoneilles-.....-Sainté. On parcourra ..... ..... sans se perdre cette fois.

Josée-Tu veux dire ..... sentiers, Maggy. On est loin de ..... connaître tous.

Maggy-Tu as ton herbier, Philo ?

Philo-Oui, je ......

Josée-Il est superbe, Maggy, tu verras. 

Maggy-Je devine qu'il ......

Philo-On cueillera des végétaux de toutes sortes et je ..... classerai.

Maggy-Bien que je ne ..... jamais fait, je suppose que ce doit être excitant de confectionner un herbier. Toute cette flore morte à manipuler, ces odeurs à supporter ! Pouah!

Josée-Maggy !

Philo-Ne roule pas si vite Maggy ! ..... virages sont dangereux.

Maggy-Je ..... vois à peine ! Si tu veux savoir, je ..... rodée hier ma Mercédès.

Josée-Hier seulement ? Bien que tu ..... en main, comme tu le dis, fais attention, tu roules sur l'accotement, il ne semble pas stabilisé.

Maggy-Mais si, il ..... ! Tu es bien froussarde.

Josée-On s'arrête là.

Elles descendent de voiture.

Philo-Regarde le bûcheron, qu'est-ce qu'il fait ?

Josée-Il ..... ..... arbres pour marquer s'il seront abattus ou non.

Philo (elle chante) -Promenons-vous dans ..... bois, pendant que le loup n'y est pas.

Maggy (elle chuchote à Josée) -Et si on la perdait pour qu'elle ..... mauvaise, cette pauvre Philo ?

Josée-Comme c'est ....., ce que tu dis !

Maggy-Elle m'écorche ..... oreilles.

(Soudain)

Philo-Aaah !

Josée-Mon Dieu, elle est tombée au fond d'un trou ! Tends-lui la main Maggy !

Maggy-Ça y est, je ...... (Plouf !) Je ..... échappée.

Philo-À l'aide !

Josée-Tends les bras, Philo ! (tout bas) Il faut que je ..... et que je la tienne fermement. — Je ne te lâcherai pas Philo ! Accroche-toi !

Philo-Enfin sauvée ! Merci Josée !

Maggy-Tu m'as échappé sans que je ..... voulu. Tu es si lourde ! Comme tu es dégoûtante ma pauvre Philo !

Philo-Ouh ! Ouh ! Rentrons !

Maggy-Dommage pour .... pains au ..... !

 

Correction  

Maggy-Hou ! Hou ! Josée !

Josée-Bonjour Maggy ! Je te remercie pour ton invitation. Bien que je ne l'aie reçue que ce matin, je suis là. C'était court.

Maggy-Tu l'as vu mon cabriolet ? Je l'ai eu pour mon anniversaire. Il n'est pas laid, hein ? Il est top ?

Josée-Oh oui, il l'est.

Maggy-Je te l'ai écrit et je ne t'ai pas menti. Toujours avec ton teuf-teuf à ce que je vois ?

Josée- Si laid et si poussif qu'il soit, il me rend bien des services.

Maggy-Il faudrait que tu l'aies remplacé avant qu'il ne tombe en panne.

Josée-Mais je ne l'ai pas depuis longtemps et je ne l'ai pas encore payé entièrement.

Maggy-Et Philo, cette grosse laie, elle n'est pas avec toi ?

Josée-Oh, tu es dure ! Comment tu l'appelles ! Elle n'est pas si grosse !

Maggy-Oh si, elle l'est. Comment se fait-il que tu ne l'aies pas vue en short cet été ?

Josée-Mais je l'ai vue. Elle est mignonne, et gentille.

Maggy-Ah ! La voilà ! Salut Philo !

Philo- J'étais allée chercher des pains au lait. Comment allez-vous les filles ?

Maggy-On disait que tu étais une copine super.

Philo-C'est vrai ?

Josée-Oh oui, tu l'es, Philo.

Maggy-On t'aime Philo. Je l'ai dit à Josée.

Philo-Je suis contente que tu l'aies dit, Maggy.

Maggy-Et que je l'aie pensé aussi.

Philo-Vous avez une idée où on va maintenant ?

Maggy-En route ! On retourne au petit bois de Parcimoneilles-lez-Sainté. On parcourra les laies sans se perdre cette fois.

Josée-Tu veux dire les sentiers, Maggy. On est loin de les connaître tous.

Maggy-Tu as ton herbier, Philo ?

Philo-Oui, je l'ai.

Josée-Il est superbe, Maggy, tu verras.

Maggy-Je devine qu'il l'est.

Philo-On cueillera des végétaux de toutes sortes et je les classerai.

Maggy-Bien que je ne l'aie jamais fait, je suppose que ce doit être excitant de confectionner un herbier. Toute cette flore morte à manipuler, ces odeurs à supporter ! Pouah !

Josée-Maggy !

Philo-Ne roule pas si vite Maggy ! Les virages sont dangereux.

Maggy-Je les vois à peine ! Si tu veux savoir, je l'ai rodée hier ma Mercédès.

Josée-Hier seulement ? Bien que tu l'aies en main, comme tu le dis, fais attention, tu roules sur l'accotement, il ne semble pas stabilisé.

Maggy-Mais si, il l'est ! Tu es bien froussarde.

Josée-On s'arrête là.

Elles descendent de voiture.

Philo-Regarde le bûcheron, qu'est-ce qu'il fait ?

Josée-Il laie les arbres pour marquer s'il seront abattus ou non.

Philo (elle chante)-Promenons-vous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. 

Maggy (elle chuchote à Josée) -Et si on la perdait pour qu'elle l'aie mauvaise, cette pauvre Philo ?

Josée-Comme c'est laid, ce que tu dis !

Maggy-Elle m'écorche les oreilles.

(Soudain)

Philo-Aaah !

Josée-Mon Dieu, elle est tombée au fond d'un trou ! Tends-lui la main Maggy !

Maggy-Ça y est, je l'ai. Plouf ! Je l'ai échappée.

Philo-À l'aide !

Josée-Tends les bras, Philo ! (tout bas) Il faut que je l'aie et que je la tienne fermement. — Je ne te lâcherai pas Philo ! Accroche-toi !

Philo-Enfin sauvée ! Merci Josée !

Maggy-Tu m'as échappé sans que je l'aie voulu. Tu es si lourde ! Comme tu es dégoûtante ma pauvre Philo !

Philo-Ouh ! Ouh ! Rentrons !

Maggy-Dommage pour les pains au lait ! 

 

Cas où l'on a le subjonctif :

 

Bien que je ne l'aie reçue que ce matin, je suis là.

La locution conjonctive de concession bien que est suivie du subjonctif. Voir l'article Bien que

 

Il faudrait que tu l'aies remplacé avant qu'il ne tombe en panne.

Subjonctif après Il faut que.

 

Comment se fait-il que tu ne l'aies pas vue en short cet été ?

Le subjonctif est dans une subordonnée introduite par la conjonction de subordination que, la proposition principale est interrogative.

On pourrait aussi avoir l'indicatif :

Comment se fait-il que tu ne l'as pas vue en short cet été ?

 

Je suis contente que tu l'aies dit, Maggy.

Le subjonctif dans la subordonnée dépend d'une principale où s'exprime un sentiment : je suis contente.

 

Et que je l'aie pensé aussi.

Cette subordonnée coordonnée à la précédente suit la même règle.

 

Bien que je ne l'aie jamais fait, ça doit être excitant de confectionner un herbier.

Bien que tu l'aies en main, comme tu le dis, fais attention, tu roules sur l'accotement

Les deux propositions subordonnées sont introduites par bien que qui est toujours suivi du subjonctif.

 

Si on la perdait pour qu'elle l'aie mauvaise, Josée ?

La subordonnée de but est introduite par la locution conjonctive pour que qui est toujours suivie du subjonctif.

Voir l'article Pour que, pour... que

 

Il faut que je l'aie et que je la tienne fermement.

Il faut que est suivi du subjonctif

 

Tu m'as échappé sans que je l'aie voulu.

La locution conjonctive sans que est toujours suivie du subjonctif.

Voir l'article Sans que

 

Lire aussi Valeurs et emplois du subjonctif

et La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?  

 

  Retrouvez Maggy, Josée et la petite Philo dans :

>> Récapitulation des petites histoires à trous

 

Récapitulation de tous les exercices à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Orthographe grammaire pour les hésitants

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:51

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1- l'ai, l'aie, l'aies, l'ait, l'aient

ai, aie, aies, ait, aient précédés du pronom personnel élidé LE (l')

Verbe avoir ou auxiliaire avoir

 

Reprise en partie de l'article : Les homophones/ paronymes et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès Paragraphe 1 :

 

1 ai, aie, aies, ait, aient

Ce sont des formes du verbe et de l'auxiliaire avoir.

Pour savoir distinguer le verbe avoir de l'auxiliaire avoir, reportez vous à l'article :a as à ah ha + Notes sur le verbe et l'auxiliaire avoir

Verbe avoir

j'ai:première personne du singulier du présent de l'indicatif.

J'ai trois maisons comme Cadet Rousselle.

j'aie, tu aies, ils aient : deux premières personnes du singulier et troisième personne du pluriel du présent du subjonctif.

Il faut que j'aie mon bac cette année.

Bien tu aies une belle voiture, tu n'intéresses personne.

Je m'étonne qu'ils aient autant d'argent.

Auxiliaire avoir

j'ai + participe passé, passé composé.

J'ai parié dix euros que je gagnerai.

J'aie + participe passé, tu aies + participe passé, Ils aient + participe passé : subjonctif passé.

Qu'importe que j'aie tout perdu !

Il n'est pas impossible qu'il ait tout emporté.

Je leur ai tout pris sans qu'ils aient dit un seul mot.

 

Truc pour distinguer ai de aie : remplacez le sujet je par nous : 

Qu'importe que nous ayons tout perdu !

C'est un subjonctif puisque vous ne pouvez pas dire :

Qu'importe que nous avons tout perdu !

 

 

"Il faut que tu l'aies fait avant cinq heures.

- Voilà, je l'ai fait."

Attention ! ne pas confondre indicatif et subjonctif !
 

2- l'es, l'est

es, est, précédés du pronom personnel élidé LE (l')

Verbe être ou auxiliaire être, voir le paragraphe 3 de l'article :

Les homophones et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès

 

"Je suis bûcheron.

-Tu l'es vraiment ?"

 

3-les

article défini, masculin ou féminin, pluriel de LE ou de LA

Les jours sont-ils plus beaux que les nuits ?

 

4-l'ais

ais, substantif, précédé de l'article défini élidé LE (l')

voir les diverses acceptions de ais dans le paragraphe 7 de l'article :

Les homophones et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès

 

5-le lait

Ce pays de lait et de miel dont rêvaient les Hébreux, où donc se trouve-t-il aujourd'hui ?

cf. La Bible, voir par exemple le site :

Le pays ruisselant de lait et de miel - Textes bibliques

 

6-la laie

La femelle du sanglier

 

7-la laie, je laie, il laie

La laie ou le layon, espace déboisé rectiligne.

le layon, sentier tracé en forêt.

-layer un bois

Laye, Je laie ou je laye, tu laies ou tu layes, il laie ou il laye etc.

Un layeur trace des laies dans un bois ou marque les arbres que l'on veut couper (ou que l'on ne veut pas couper) dans un abattis.

-Layer une pierre,

Terme de construction. Dresser le parement d'une pierre avec la laie. Cf Littré

Faire des rayures sur une pierre.

Parement: Surface d'une pierre qui doit apparaître du côté extérieur du mur. Cf. Lexicographie - CNRTL

La laie ou la laye : cf. Littré : Marteau du tailleur de pierre dont le tranchant est dentelé. Traces formées sur la pierre par les dents du marteau.

 

8-le lai

poème lyrique ou narratif du Moyen Âge, Le Lai du Chèvrefeuille de Marie de France qui évoque l'amour de Tristan et d'Iseut que même la mort ne peut séparer.

Pour en savoir + sur le Lai du Chèvrefeuille voir l'article :

Petite histoire de la Langue Française - Chapitre 4 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXème AU XIIIème siècle

 

9-la laye

partie de l'orgue, caisse abritant les soupapes.

 

10-lai

qui se consacre aux travaux manuels dans un couvent, frère lai, soeur laie, frère convers, soeur converse.

 

11-le lais ou le legs

Les Lais des Testaments de Villon

Pour en savoir + sur Villon, voir l'article :

Chapitre 8 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVème AU XVIème SIÈCLE – 1re PARTIE

 

12-le lé

bande de tissu ou de tapisserie

 

13-lez les lès

=près de

site, lieu.

Plessis-lez-Tours, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Montfort-la-Cane-lez-Saint-Malo, Esquermes-lez-Lille 

 

14-le lei

(pluriel leu) unité monétaire roumaine.

La Roumanie n'est pas encore entrée dans la zone euro à ce jour.

 

15-laid

pas joli joli

 

Pour en savoir plus sur tout le vocabulaire :

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et littéraires

 

>> Et maintenant faisons l'exercice d'application (texte à trous)


Maggy, Josée et la petite Philo – Dans le bois de Parcimoneille (3)

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:38

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Récapitulation des petites histoires à trous avec tous les épisodes des Trois copines

 

Retrouvez les notes sur les paronymes dans l'article :

Les paronymes et est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès

 

Ces mots sont des paronymes plutôt que des homophones parce que la prononciation de certains d'entre eux est proche mais pas tout à fait semblable : on distingue ai [ɛ] de [e] par exemple.

 

Maggy, Josée et la petite Philo (épisode 2)

Invitation

Parcimoneilles, le 22 juin

Ma chère Josée,

Bien que tu ne m'..... pas invitée à ton anniversaire ..... que je t'..... invitée au mien, (tu ..... bien étourdie de n'être pas venue !) tu as vu que j'..... fait preuve de grandeur d'âme ..... que je t'..... complètement pardonné tes oublis. Il faut bien que j'..... une amitié sans faille. Je sais, ma très chère, que tu ne me ..... pas, bien au contraire, et je supporte ton silence, sans rancune. Je doute que tu ..... aussi peu de cervelle.

Je t'..... écrit trois lettres déjà et pas de réponse. Tu ..... bien paresseuse. Mais je sais que c'..... dans ton caractère et j'..... pour toi une patience qui n'..... pas près de s'éteindre.J'..... bon espoir qu'un jour tu auras le courage de prendre la plume pour m'écrire des gentillesses. Quoique je n'..... eu depuis longtemps (.....-ce six mois déjà ?) aucun signe amical de ta part qui m'..... prouvé que tu ... encore ma meilleure amie, j'..... toujours la conviction que tu me gardes une place de choix dans ton coeur. Si j'..... bien compris, tu n'.... pas en train de me mettre à l'épreuve, loin de là, tu veux seulement savoir si j'..... envie de garder ton amitié. Craindrais-tu que je t'..... oublié ? Vraiment, il n'..... pas utile que tu fasses tout ce cinéma, ..... pour que tu en ..... le coeur net, j'..... décidé de t'inviter à un petit pique-nique avec ton inséparable Philo. Elle ..... bien bête ..... bien naïve comme tu le sais, mais c'..... pour te montrer que je sacrifie mon amour-propre afin que tu ..... la preuve que j'..... envie de te faire plaisir. Qu'elle ..... joué la bécassine l'autre jour ne m'a pas trop gênée, j'..... l'habitude d'entendre ses niaiseries.

J'..... déjà préparé pour demain quelques petits en-cas comme je suis seule capable de les faire ..... nous nous régalerons.

..... bien, tout est prêt. J'..... l'intention de vous emmener dans ma petite décapotable. Ta teuf-teuf ..... par trop poussive, elle ..... bonne pour la casse, ma pauvre Josée, et je te plains de savoir que tu n'..... pas très argentée. Quant à Philo, elle n'..... même pas capable de rouler à bicyclette ! Si j'..... envie de vous distraire, ..... que j'..... le devoir de le faire, croyez-le, c'..... que je sais que vous vous languissez de moi. Ce n'..... pas parce que je serai bientôt docteur ..... lettres qu'il ne m'..... pas permis d'être aimable avec vous, ..... je pense très fort : "Qu'elles ..... une telle admiration pour moi ne les empêche pas d'être mes amies fidèles."

C'..... tout à votre honneur, mes chéries, de fréquenter la surdouée que j'..... toujours été.

Ma petite Josée, tu m'..... reconnaissante d'être comptée parmi mes intimes ..... Philo l'..... aussi. Comme l'amitié qui règne dans nos coeurs ..... forte ! Souhaitons qu'elle ..... encore de belles années devant elle !

À demain donc ! Pour ce qui ..... de Philo, si elle n'..... pas en mesure de venir, je n'en ferai pas une maladie !

Je t'embrasse sur les deux joues (si tu n'.... pas maquillée bien sûr.)

Maggie

 

Correction et explications

Ma chère Josée,

Bien que tu ne m'aies pas invitée à ton anniversaire et que je t' aie invitée au mien, (tu es bien étourdie de n'être pas venue !) tu as vu que j'ai fait preuve de grandeur d'âme et que je t'ai complètement pardonné tes oublis. Il faut bien que j'aie une amitié sans faille. Je sais, ma très chère, que tu ne me hais pas, bien au contraire, et je supporte ton silence, sans rancune. Je doute que tu aies aussi peu de cervelle.

Je t'ai écrit trois lettres déjà et pas de réponse. Tu es bien paresseuse. Mais je sais que c'est dans ton caractère et j'ai pour toi une patience qui n'est pas près de s'éteindre. J'ai bon espoir qu'un jour tu auras le courage de prendre la plume pour m'écrire des gentillesses. Quoique je n'aie eu depuis longtemps - est-ce six mois déjà ? - aucun signe amical de ta part qui m'ait prouvé que tu es encore ma meilleure amie, j'ai toujours la conviction que tu me gardes une place de choix dans ton coeur. Si j'ai bien compris, tu n'es pas en train de me mettre à l'épreuve, tu veux seulement savoir si j'ai envie de garder ton amitié. Craindrais-tu que je t'aie oublié ? Vraiment, il n'est pas utile que tu fasses tout ce cinéma, et pour que tu en aies le coeur net, j'ai décidé de t'inviter à un petit pique-nique avec ton inséparable Philo. Elle est bien bête et bien naïve comme tu le sais, mais c'est pour te montrer que je sacrifie mon amour-propre afin que tu aies la preuve que j'ai envie de te faire plaisir. Qu'elle ait joué la bécassine l'autre jour ne m'a pas trop gênée, j'ai l'habitude d'entendre ses niaiseries.

J'ai déjà préparé pour demain quelques petits en-cas dont nous nous régalerons.

Eh bien, tout est prêt. J'ai l'intention de vous emmener dans ma petite décapotable. Ta teuf-teuf est par trop poussive, elle est bonne pour la casse, ma pauvre Josée, et je te plains de savoir que tu n'es pas très argentée. Quant à Philo, elle n'est même pas capable de rouler à bicyclette ! Si j'ai envie de vous distraire, et que j'aie le devoir de le faire, croyez-le, c'est que je sais que vous vous languissez de moi. Ce n'est pas parce que je serai bientôt docteur ès lettres qu'il ne m'est pas permis d'être aimable avec vous et je pense très fort : "Qu'elles aient une telle admiration pour moi ne les empêche pas d'être mes amies fidèles." C'est tout à votre honneur, mes chéries, de fréquenter la surdouée que j'ai toujours été.

Ma petite Josée, tu m'es reconnaissante d'être comptée parmi mes intimes et Philo l'est aussi. Comme l'amitié qui règne dans nos coeurs est forte ! Souhaitons qu'elle ait encore de belles années devant elle !

À demain donc ! Pour ce qui est de Philo, si elle n'est pas en mesure de venir, je n'en ferai pas une maladie !

Je t'embrasse sur les deux joues (si tu n'es pas maquillée bien sûr.)

Maggy

 

Verbe avoir au subjonctif présent

ou auxiliaire avoir suivi du participe passé d'un verbe au subjonctif passé

que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'ils aient

 

Auxiliaire avoir - verbe au subjonctif passé

Bien que tu ne m'aies pas invitée à ton anniversaire et que je t'aie invité au mien...

aie invité, aies invité : subjonctif passé du verbe inviter, aie, aies est l'auxiliaire

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de concession bien que

Le deuxième que reprend bien que

 

Il faut bien que j'aie une amitié sans faille.

aie : subjonctif présent du verbe avoir

Subjonctif après il faut que §8

 

Je doute que tu aies aussi peu de cervelle.

aies : subjonctif présent du verbe avoir.

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, la proposition principale exprime le doute.

 

quoique je n'aie eu depuis longtemps aucun signe...

aie eu : subjonctif passé du verbe avoir,

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de concession quoique

 

aucun signe amical de ta part qui m'ait prouvé...

ait prouvé : subjonctif passé du verbe prouver

On a ici le subjonctif dans une proposition subordonnée relative avec une idée de conséquence.

 

pour que tu en aies le coeur net

aies : verbe avoir au subjonctif présent

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de but pour que

 

Craindrais-tu que je t'aie oublié ?

aie oublié : subjonctif passé du verbe oublier

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, la proposition principale exprime la crainte, la peur.

 

afin que tu aies la preuve...

aies : subjonctif présent du verbe avoir

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de but afin que

 

Si j'ai  l'envie de vous distraire, et que j'aie le devoir de le faire, croyez-le...

Cas où SI est remplacé par QUE dans une suite de propositions subordonnées coordonnées >> Que est suivi du subjonctif.  >> Le subjonctif  §60

 

Qu'elle ait joué la bécassine l'autre jour ne m'a pas trop gênée.

ait joué : subjonctif passé du verbe jouer.

Dans une phrase commençant par que >> le subj. §20, on a le subjonctif.

 

Qu'elles aient une telle admiration pour moi ne les empêche pas d'être mes amies fidèles.

aient : subjonctif présent du verbe avoir

Dans une phrase commençant par que >> §20, on a le subjonctif.

 

tu m'es reconnaissante que je t'aie comptée depuis toujours parmi mes intimes.

aie comptée : subjonctif passé du verbe compter

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, quand la proposition principale exprime un sentiment >> Le subj. §4 et 5

 

Souhaitons qu'elle ait encore de belles années devant elle !

ait : subjonctif présent su verbe avoir

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, quand la proposition principale exprime un souhait §4 et 5

 

Pour en savoir plus sur le subjonctif, voir les articles :

La clef des modes - Liste des conjonctions de subordination

Emplois et valeurs du subjonctif

 

Un petit truc pour repérer le subjonctif, remplacer le sujet par nous. Si l'on a "nous ayons", c'est le subjonctif.

 

Cas où l'on a le verbe être

es : deuxième personne du singulier, tu es.

est : troisième personne du singulier, elle est, c'est, est-ce...

 

Et, conjonction de coordination

 

Eh, dans : eh bien ! eh oui ! eh non !

et surtout pas Et bien

 

  Retrouvez Maggy, Josée et la petite Philo dans :

>> Récapitulation des petites histoires à trous

  Récapitulation de tous les exercices à trous

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:38

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Récapitulation des petites histoires à trous avec tous les épisodes des Trois copines

 

à lire avant ou après le quiz > Les homophones ou où hou ouh houx août houe

 

QUIZ 38

Les trois copines, Maggy, Josée, et la petite Philo (1er épisode)

 

Josée-Allô Maggy ? ..... es-tu ? Tu travailles ..... tu es en congé ?

C'est relâche ? Rejoins-moi là ..... tu sais. Tu viens ..... tu ne viens pas ?

Dring ! Dring !

Josée-Déjà toi !

Maggy-Je t'embrasse ..... pas, ma petite Josée ? Tu t'es maquillée ..... quoi ?

Des bises.

Josée-Qu'est-ce qu'on fait ? On reste ici ..... on va se promener ?

Maggy-Quoi qu'on fasse, ..... qu'on aille, on va s'éclater !

Josée-Allons au bois cueillir des fraises ..... des champignons !

Maggy-Si tu veux.

Josée-Regarde, c'est Philo.

Maggy et Josée-..... ! ..... ! Philo ! C'est nous !

Josée-Mais ..... donc regarde-t-elle ?

Maggy-Elle est sourde ..... elle nous fait la tête ?

Josée et Maggy- ..... ! ..... ! on est là !

Philo Salut les filles ! .....est-ce que vous allez comme ça ?

Maggy-À la foire ..... à la messe, on hésite.

Josée-Elle charrie1. On va au bois.

Philo-.....  est-il ce bois ?

Maggy-À deux ..... trois kilomètres.

Philo-Si loin que ça ?

Josée-Elle charrie. C'est à deux pas.

Maggy-On va cueillir du ......

Philo-Du ..... ? Ça pique au moment ..... on s'y attend le moins et on pleure.

Maggy-On veut voir quand tu pleures ..... quand tu gémis.

Josée-Elle charrie. Le ..... se cueille à Noël ! Pas maintenant !

Philo-Pour les petites boules ..... écarlates, ..... cramoisies ..... vermillon.

Josée-Les boules ..... les baies ?

Philo-..... êtes-vous, belles baies ..... belles boules de ...... ?

Josée-Mais on est au mois d'..... ! Pas de baies au mois d' .... !

Philo-Regardez ! Qu'est-ce que c'est que cet engin ?

Josée-Une ......

Philo-À quoi ça sert une ..... ?

Maggy-Le paysan a oublié sa ....., ..... il l'a laissée là pour te faire parler.

Josée-Elle charrie. Ne pleure pas Philo. Le paysan ..... avec sa ....., il bêche ..... encore il bine.

Philo-..... ! La méchante ! Papa ..... maman viendra te gronder, Maggy.

Maggy-"Viendront", pas "viendra", puisqu'ils peuvent venir tous les deux. Tu n'as pas appris ta leçon sur la conjonction de coordination ".....".2

Josée-Mais arrête de la faire pleurer, Maggy !

Maggy-Sèche tes larmes ..... on te laisse ici toute seule. Et ne renifle pas aussi fort.

Josée-Nous voilà dans la houssaie. Que de ..... !

Philo-Savez-vous que les arbres de ..... peuvent être mâles ou femelles ?

Josée-..... as-tu vu ça ?

Philo-Je fais un herbier et je ramasse des végétaux partout ..... il y en a.

Maggy-Et ..... vois-tu qu'ils sont mâles ..... bien femelles ?

Philo-Seules les femelles portent des boules.

Maggy-Des baies.

Josée-Comme tu en sais des choses, Philo ! 

Maggy-C'est dur au mois d'..... de distinguer les femelles dans la houssaie ! Ha ! Ha !

On entend :..... ! ..... !

Philo-Qu'est-ce que c'est ?

Maggy-..... une chevêche, ..... une effraie ..... alors une hulotte. Peut-être un loup qui ne sait pas ..... aller et qui va nous dévorer.

Josée-Elle charrie. Ne l'écoute pas Philo ..... autrement elle va te faire tourner en bourrique.

Maggy-On ne sait plus vers ..... on doit se diriger.

Josée-Mais par ..... on passe ?

Philo-..... ! Ouille ! Je me suis piquée au ..... ! Je veux rentrer !

Maggy-Tant pis pour l'herbier, Philo.

Philo-(Elle pleure) ..... ! ..... !

Notes

1-Charrier quelqu'un (populaire) se moquer de lui - le mener en bateau

2-Ou, conjonction de coordination – Ton père ou ta mère viendra OU viendront ?

 

Texte complété

Josée-Allô Maggy ? Où es-tu ? Tu travailles ou tu es en congé ?

C'est relâche ? Rejoins-moi là où tu sais. Tu viens ou tu ne viens pas ?

Dring ! Dring !

Josée-Déjà toi !

Maggy-Je t'embrasse ou pas, ma petite Josée ? Tu t'es maquillée ou quoi ?

Des bises.

Josée-Qu'est-ce qu'on fait ? On reste ici ou on va se promener ?

Maggy-Quoi qu'on fasse, où qu'on aille, on va s'éclater !

Josée-Allons au bois cueillir des fraises ou des champignons !

Maggy-Si tu veux.

Josée-Regarde, c'est Philo.

Maggy et Josée-Hou ! Hou ! Philo ! C'est nous !

Josée-Mais où donc regarde-t-elle ?

Maggy-Elle est sourde ou elle nous fait la tête ?

Josée et Maggy- Hou ! Hou ! on est là !

Philo-Salut les filles ! Où est-ce que vous allez comme ça ?

Maggy-À la foire ou à la messe, on hésite.

Josée-Elle charrie. On va au bois.

Philo-Où est-il ce bois ?

Maggy-À deux ou trois kilomètres.

Philo-Si loin que ça ?

Josée-Mais non, elle charrie. C'est à deux pas.

Maggy-On va cueillir du houx.

Philo-Du houx ? Ça pique au moment où on s'y attend le moins et on pleure.

Maggy-On veut voir quand tu pleures ou quand tu gémis.

Josée-Elle charrie. Le houx se cueille à Noël ! Pas maintenant !

Philo-Pour les petites boules ou écarlates ou cramoisies ou vermillon.

Josée-Les boules ou les baies ?

Philo-Où êtes-vous, belles baies ou belles boules de houx ?

Josée-Mais on est au mois d'août ! Pas de baies au mois d'août !

Philo-Regardez ! Qu'est-ce que c'est que cet engin ?

Josée-Une houe.

Philo-À quoi ça sert une houe ?

Maggy-Le paysan a oublié sa houe ou il l'a laissée là pour te faire parler.

Josée-Elle charrie. Ne pleure pas Philo. Le paysan houe avec une houe, il bêche ou encore il bine.

Philo-Ouh ! La méchante ! Papa ou maman viendra te gronder, Maggy.

Maggy-"Viendront", pas "viendra", puisqu'ils peuvent venir tous les deux. Tu n'as pas appris ta leçon sur la conjonction de coordination "ou".

Josée-Mais arrête de la faire pleurer, Maggy !

Maggy-Sèche tes larmes ou on te laisse ici toute seule. Et ne renifle pas aussi fort.

Josée-Nous voilà dans la houssaie. Que de houx !

Philo-Savez-vous que les arbres de houx peuvent être ou mâles ou femelles ?

Josée-Où as-tu vu ça ?

Philo-Je fais un herbier et je ramasse des végétaux partout où il y en a.

Maggy-Et où vois-tu qu'ils sont mâles ou bien femelles ?

Philo-Seules les femelles portent des boules.

Maggy-Des baies.

Josée-Comme tu en sais des choses, Philo !

Maggy-C'est dur au mois d'août de distinguer les houx femelles dans la houssaie ! Ha ! Ha !

On entend Hou ! Hou !

Philo-Qu'est-ce que c'est ?

Maggy-Ou une chevêche, ou une effraie ou alors une hulotte. Peut-être un loup qui ne sait pas où aller et qui va nous dévorer.

Josée-Elle charrie. Ne l'écoute pas Philo ou autrement elle va te faire tourner en bourrique.

Maggy-On ne sait plus vers où on doit se diriger.

Josée-Mais par où on passe ?

Philo-Ouh ! Ouille ! Je me suis piquée au houx ! Je veux rentrer !

Maggy-Tant pis pour l'herbier, Philo.

Philo-(Elle pleure) Ouh ! Ouh !

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:27

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>>>QUIZ 35 - Incipits - première partie

 

Un incipit est le commencement d'une oeuvre littéraire.
 

QUIZ 36 – deuxième partie

 

Accordez les incipits avec les titres des oeuvres d'où ils sont tirés et avec  le nom de leur auteur.

 

La solution suit.

 

888888888888888888888888888888888888888888888888

5ème série

 

 

21 Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m’en restera toujours pour toi.

Le Père Goriot

(1835)

Georges Perec

22 Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

Les liaisons dangereuses (1782)

Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

23 L'œil, d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient.

Crime et Châtiment (1866)

Choderlos de Laclos

24 Au commencement de juillet, par une soirée excessivement chaude, un jeune homme sortit de la petite chambre meublée qu’il occupait sous le toit d’une grande maison de cinq étages, dans le péréoulok S…, et, lentement, d’un air irrésolu, il se dirigea vers le pont de K…

Les Choses (1965)

Honoré

de Balzac

25 Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel.

Jacques le Fataliste (1773)

 Denis Diderot

888888888888888888888888888888888888888888888888

6ème série

 

 

26 La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri II. Ce prince était galant, bien fait, et amoureux : quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.

Lolita (1955)

La Bruyère

27 Je rends au public ce qu'il m'a prêté : j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage ; il est juste que, l'ayant achevé avec toute l'attention de la vérité dont je suis capable, et qu'il mérite de moi, je lui en fasse la restitution.

Le Testament Français (1995)

 Madame de la Fayette

28 Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme, Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bons le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo, li, ta.

Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita. 

La Princesse de Clèves (1678)

 

 Andréï Makine

29 Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés par leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu.

Désert (1980)

 Vladimir Nabokov

30 Encore enfant, je devinais que ce sourire très singulier représentait pour chaque femme une étrange petite victoire. Oui, une éphémère revanche sur les espoirs déçus, sur la grossièreté des hommes, sur la rareté des choses belles et vraies dans ce monde. Si l'avais su le dire à l'époque, j'aurais appelé cette façon de sourire "féminité"

Les Caractères

ou

les Moeurs de ce siècle (1688)

J.M.G Le Clézio

(Jean-Marie Gustave Le Clézio)

888888888888888888888888888888888888888888888888

7ème série

 

 

31 Alors que j'étais d'un âge plus tendre et plus vulnérable, je reçus de mon père un conseil que je n'ai cessé de retourner dans mon esprit depuis lors.

"Chaque fois que tu auras envie de critiquer quelqu'un me dit-il, songe d'abord que tout le monde n'a pas eu les mêmes chances que toi dans la vie." 

Zazie dans le métro (1959)

F. Scott

Fitzgerald

(Francis Scott Key Fitzgerald)

32 Plus de deux mois s'écoulèrent avant que des Esseintes pût s'immerger dans le délicieux repos de sa maison de Fontenay ; des achats de toutes sortes l'obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d'un bout à l'autre.

Voyage au centre de la Terre (1864)

Raymond Queneau

33 Ça a débuté comme ça

 

 

Voyage au bout de la nuit (1932)

Jules Verne

34 DOUKIPUDONKTAN, se demanda Gabriel excédé.

 

Gatsby

le Magnifique (1925)

Joris-Karl  Huysmans (Charles- Marie-Georges Huysmans 

35 Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.

À Rebours (1884)

Louis-Ferdinand Céline

 

 

Voici la solution

 

 

888888888888888888888888888888888888888888888888

5ème série

 

 

21 Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m’en restera toujours pour toi.

Les liaisons dangereuses (1782)

Choderlos de Laclos

22 Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

Jacques le Fataliste (1773)

Denis Diderot

23 L'œil, d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient.

Les Choses (1965)

Georges Perec

24 Au commencement de juillet, par une soirée excessivement chaude, un jeune homme sortit de la petite chambre meublée qu’il occupait sous le toit d’une grande maison de cinq étages, dans le péréoulok S…, et, lentement, d’un air irrésolu, il se dirigea vers le pont de K…

Crime et Châtiment (1866)

Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

25 Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel.

Le Père Goriot

(1835)

Honoré

De Balzac 

888888888888888888888888888888888888888888888888

6ème série

 

 

26 La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri II. Ce prince était galant, bien fait, et amoureux : quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.

La Princesse de Clèves (1678)

Madame de la Fayette

27 Je rends au public ce qu'il m'a prêté : j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage ; il est juste que, l'ayant achevé avec toute l'attention de la vérité dont je suis capable, et qu'il mérite de moi, je lui en fasse la restitution.

Les Caractères

ou

les Moeurs de ce siècle (1688)

La Bruyère

28 Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme, Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bons le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo, li, ta.

Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita. (traduit de l'anglais par E. H. Kahane)

Lolita (1955)

Vladimir Nabokov

29 Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés par leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu.

Désert (1980)

J.M.G Le Clézio

(Jean-Marie Gustave Le Clézio)

30 Encore enfant, je devinais que ce sourire très singulier représentait pour chaque femme une étrange petite victoire. Oui, une éphémère revanche sur les espoirs déçus, sur la grossièreté des hommes, sur la rareté des choses belles et vraies dans ce monde. Si l'avais su le dire à l'époque, j'aurais appelé cette façon de sourire "féminité"

Le Testament Français (1995)

Andréï Makine

888888888888888888888888888888888888888888888888

7ème série

 

 

31 Alors que j'étais d'un âge plus tendre et plus vulnérable, je reçus de mon père un conseil que je n'ai cessé de retourner dans mon esprit depuis lors.

"Chaque fois que tu auras envie de critiquer quelqu'un me dit-il, songe d'abord que tout le monde n'a pas eu les mêmes chances que toi dans la vie."(traduit de l'anglais par Michel Viel)

Gatsby

le Magnifique (1925)

F. Scott

Fitzgerald

(Francis Scott Key Fitzgerald)

32 Plus de deux mois s'écoulèrent avant que des Esseintes pût s'immerger dans le délicieux repos de sa maison de Fontenay ; des achats de toutes sortes l'obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d'un bout à l'autre.

À Rebours (1884)

 

Joris-Karl  Huysmans (Charles- Marie-Georges Huysmans 

 

33 Ça a débuté comme ça

 

 

Voyage au bout de la nuit (1932)

Louis-Ferdinand Céline

34 DOUKIPUDONKTAN, se demanda Gabriel excédé.

 

Zazie dans le métro (1959)

Raymond Queneau

35 Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.

Voyage au centre de la Terre (1864)

Jules Verne

 

  " Il n'est pas de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté."

Montesquieu

 

>>>QUIZ 35 - Incipits - première partie

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:43

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>>>QUIZ 36 – Incipits - deuxième partie

 

Un incipit est le commencement d'une oeuvre littéraire. 

 

QUIZ 35

 

Accordez les incipits avec les titres des oeuvres d'où ils sont tirés et avec  le nom de leur auteur.

La solution suit.

 

Incipits

Oeuvres

Auteurs

888888888888888888888888888888888888888888888888

1re série

 

 

1 Il était tard lorsque K. arriva

Aden Arabie (1931)

Nicolas Malebranche

2 Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples.

Le Dieu Manchot (1987)

Paul Nizan

3 J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

De la recherche de la vérité (1674-1675)

Alexandre Dumas

4 Dom João, cinquième du nom dans le catalogue des rois, se rendra cette nuit dans la chambre de son épouse, dona Maria Ana Josepha, venue d'Autriche il y a plus de deux ans afin de donner des infants à la couronne portugaise et qui jusqu'à aujourd'hui, n'a point encore conçu.

Le Château (1926)

Franz Kafka

5 L'erreur est la cause de la misère des hommes ; c'est le mauvais principe qui a produit le mal dans le monde ; c'est elle qui a fait naître et qui entretient dans notre âme tous les maux qui nous affligent, et nous ne devons point espérer de bonheur solide et vé­ritable qu'en travaillant sérieusement à l'éviter.

Le Comte de Monte-Cristo (1845-1846)


 

 

José Saramengo

888888888888888888888888888888888888888888888888

2e série

 

 

6 Longtemps je me suis couché de bonne heure.

Mon dernier rêve sera pour vous (1982)

Alain-Fournier

7 Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi.

Les Confessions (1782)

Jean d'Ormesson

8 Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

Du côté de chez Swann (1913)

Albert Camus Marcel Proust

9 Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189... Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.

Le Grand Meaulnes

La Bruyère

10 Dans les dernières années du règne de Louis-Philippe, roi des Français, les Parisiens que leurs habitudes ou leurs occupations amenaient aux abords de la rue du Bac, du côté où elle se perdait dans les jardins de Babylone, puis, plus loin encore, vers le faubourg Montparnasse, voyaient passer assez souvent, d'un pas ralenti par l'âge, un vieillard reconnu et salué par beaucoup.

L'Étranger (1942)

Jean-Jacques Rousseau

888888888888888888888888888888888888888888888888

3e série

 

 

11 Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers.

La lettre écarlate

(1850)

Victor Hugo

12 Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ?

Germinal (1885)

André Malraux

13 En 1815, Monsieur Charles-François-Bienvu Myriel était évêque de Digne. C'était un vieillard d'environ soixante-quinze ans ; il occupait le siège de Digne depuis 1806.

La Gloire de mon père (1957)

Émile Zola

14 Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.

Les Misérables

Nathaniel Hawthorne

15 Une foule d'hommes barbus, en vêtements de couleurs tristes et chapeaux gris à hautes calottes en forme de pain de sucre, mêlés de femmes, certaines portant capuchon, d'autres, la tête nue, se tenaient assemblés devant un bâtiment de bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était cloutée de fer.  

La Condition Humaine (1933)

Marcel Pagnol

888888888888888888888888888888888888888888888888

4e série

 

 

16 Voici bien des années que vivait à Zucknow un homme qui avait pour nom Mendel Singer. 

Le Rouge et le Noir (1830)

Homère

(fin du Xe siècle avant J.C.)

17 La petite ville de Verrières peut passer pour l'une des plus jolies de la Franche-Comté.

Le Journal d'une femme de chambre (1900)

Aldous Huxley

18 Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troie.

Le poids de la Grâce

(1830)

Octave Mirbeau

19 Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de l"entrée principale, les mots : CENTRE D'INCUBATION ET DE CONDITIONNEMENT DE LONDRES-CENTRAL, et, dans un écusson, la devise de l'état mondial : COMMUNAUTÉ, IDENTITÉ, STABILITÉ.

L'Odyssée

Joseph Roth

20 Aujourd’hui, 14 septembre, à trois heures de l’après-midi, par un temps doux, gris et pluvieux, je suis entrée dans ma nouvelle place.

Le meilleur des Mondes

(1931)

Stendhal

(Henri Beyle)

 

Solution

 

 

Incipits

Oeuvres

Auteurs

888888888888888888888888888888888888888888888888

1re série

 

 

1 Il était tard lorsque K. arriva

Le Château (1926)

Franz Kafka

2 Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples.

Le Comte de Monte-Cristo

(1845-1846)

Alexandre Dumas

3 J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

Aden Arabie (1931)

Paul Nizan

4 Dom João, cinquième du nom dans le catalogue des rois, se rendra cette nuit dans la chambre de son épouse, dona Maria Ana Josepha, venue d'Autriche il y a plus de deux ans afin de donner des infants à la couronne portugaise et qui jusqu'à aujourd'hui, n'a point encore conçu. (traduction de Geneviève Leihrich)

Le Dieu Manchot (1987)

José Saramengo

 

5 L'erreur est la cause de la misère des hommes ; c'est le mauvais principe qui a produit le mal dans le monde ; c'est elle qui a fait naître et qui entretient dans notre âme tous les maux qui nous affligent, et nous ne devons point espérer de bonheur solide et vé­ritable qu'en travaillant sérieusement à l'éviter.

De la recherche de la vérité (1674-1675)

 

 

Nicolas Malebranche

888888888888888888888888888888888888888888888888

2e série

 

 

6 Longtemps je me suis couché de bonne heure.

Du côté de chez Swann (1913)

Marcel Proust

7 Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi.

Les Confessions (1782)

Jean-Jacques Rousseau

8 Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

L'Étranger (1942)

Albert Camus

9 Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189... Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.

Le Grand Meaulnes

Alain-Fournier (1913

10 Dans les dernières années du règne de Louis-Philippe, roi des Français, les Parisiens que leurs habitudes ou leurs occupations amenaient aux abords de la rue du Bac, du côté où elle se perdait dans les jardins de Babylone, puis, plus loin encore, vers le faubourg Montparnasse, voyaient passer assez souvent, d'un pas ralenti par l'âge, un vieillard reconnu et salué par beaucoup.

Mon dernier rêve sera pour vous

(1982)

Jean d'Ormesson

888888888888888888888888888888888888888888888888

3e série

 

 

11 Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers.

La Gloire de mon père (1957)

Marcel Pagnol

12 Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ?

La Condition Humaine (1933)

André Malraux

13 En 1815, Monsieur Charles-François-Bienvu Myriel était évêque de Digne. C'était un vieillard d'environ soixante-quinze ans ; il occupait le siège de Digne depuis 1806.

Les Misérables

Victor Hugo

14 Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.

Germinal (1885)

Émile Zola

15 Une foule d'hommes barbus, en vêtements de couleurs tristes et chapeaux gris à hautes calottes en forme de pain de sucre, mêlés de femmes, certaines portant capuchon, d'autres, la tête nue, se tenaient assemblés devant un bâtiment de bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était cloutée de fer. (chap.1, traduction Marie Canavaggia)

La lettre écarlate

(1850)

Nathaniel Hawthorne

888888888888888888888888888888888888888888888888

4e série

 

 

16 Voici bien des années que vivait à Zucknow un homme qui avait pour nom Mendel Singer. (Traduit de l'allemand par P. Hofer-Bury)

Le poids de la Grâce

(1830)

Joseph Roth

17 La petite ville de Verrières peut passer pour l'une des plus jolies de la Franche-Comté.

Le Rouge et le Noir

(1830)

Stendhal

(Henri Beyle)

18 Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troie. (Traduit du grec par Leconte de Lisle)

L'Odyssée

Homère

(fin du Xe siècle avant J.C.)

19 Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de l"entrée principale, les mots : CENTRE D'INCUBATION ET DE CONDITIONNEMENT DE LONDRES-CENTRAL, et, dans un écusson, la devise de l'état mondial : COMMUNAUTÉ, IDENTITÉ, STABILITÉ. (traduit de l'anglais par Jules Castier)

Le meilleur des Mondes

(1931)

Aldous Huxley

20 Aujourd’hui, 14 septembre, à trois heures de l’après-midi, par un temps doux, gris et pluvieux, je suis entrée dans ma nouvelle place.

Le Journal d'une femme de chambre (1900)

Octave Mirbeau

 >>>QUIZ 36 – Incipits - deuxième partie
 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 06:09

FLORILÈGE

 

                                                                                                                       .

   Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                                        

 

 -10-

 

Le Roi Candaule

 

Théophile Gautier (1811 - 1872)  

 

Extrait du chapitre 5

 

Nyssia défit ensuite ses bracelets, mais ses mains, roidies par des contractions nerveuses, servaient mal son impatience. Elle rompit le fil d'un bracelet de grains d'ambre incrustés d'or, qui roulèrent avec bruit sur le plancher et firent rouvrir à Candaule des paupières qui commençaient à se fermer.

Chacun de ces grains pénétrait dans l'âme de Gygès comme une goutte de plomb fondu tombant dans l'eau. Ses cothurnes délacés, la reine jeta sa première tunique sur le dos du fauteuil d'ivoire. - Cette draperie, ainsi posée, produisit sur Gygès l'effet d'un de ces linges aux plis sinistres, dont on enveloppe les morts pour les porter au bûcher. - Tout dans cette chambre, qu'il trouvait la veille si riante et si splendide, lui semblait livide, obscur et menaçant. - Les statues de basalte remuaient les yeux et ricanaient hideusement. La lampe grésillait, et sa lueur s'échevelait en rayons rouges et sanglants comme les crins d'une comète ; dans les coins mal éclairés s'ébauchaient vaguement des formes monstrueuses de larves et de lémures. Les manteaux suspendus aux chevilles s'animaient sur la muraille d'une vie factice, prenaient des apparences humaines, et quand Nyssia, quittant son dernier voile, s'avança vers le lit, blanche et nue comme une ombre, il crut que la Mort avait rompu les liens de diamant dont Héraclès l'avait autrefois enchaînée aux portes de l'enfer lorsqu'il délivra Alceste, et venait en personne s'emparer de Candaule.

 

Texte complet :

Le Roi Candaule de Théophile Gautier (1844)

Retrouvez des extraits de textes d'auteurs dans :

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FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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.................................................................................

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:47

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Quand L'ON peut-il remplacer ON ou ne peut-il pas le remplacer ?

Quand vaut-il mieux qu'il le remplace?

Réponse §2 b

 

Les homophones sont des mots qui ont la même prononciation sans avoir forcément la même graphie (alors que les homonymes s'écrivent de la même manière).
 

1-ont

peut être soit le verbe avoir, soit l'auxiliaire avoir.

Pour savoir la différence entre le verbe avoir (sens, locutions verbales) et l'auxiliaire avoir, reportez-vous à l'article :

a as à ah ha + Notes sur le verbe et l'auxiliaire avoir

 

a-ont  verbe avoir

à la 3ème personne du pluriel du présent de l'indicatif.

Elles ont des marrons plein les poches. Et eux, ils n'en ont pas.
 

b-ont  auxiliaire avoir

à la troisième personne du pluriel du passé composé

Elles ont cueilli beaucoup de marrons et ils les leur ont volés.
 

c-l'ont

verbe ou auxiliaire avoir précédé du pronom personnel élidé le ou la (l')

Ce sont eux qui l'ont maintenant, le sac de marrons.

Ils l'ont bien eue, la petite Marie !

 

2- on – l'on  Pronom indéfini ***

Voir aussi : ON : c'est parfois quelqu'un ou tout le monde ou toi, moi, nous, vous, elle, lui, ou eux.

 

a- On

En ancien français, ON signifiait homme.

 

Écoute, on frappe à la porte.

On boit beaucoup de café en France.

 

Particularités de ON :

 

-Dans une même phrase deux ON ne peuvent représenter les mêmes sujets.

On frappa à la porte et on eut peur. Impossible

On précisera le 2ème on :

On frappa à la porte et nous eûmes peur / ils eurent peur.

 

-SOI et SOI-MÊME, sont les pronoms (compléments) qui correspondent à ON.

On parle beaucoup trop de soi.

On doit tout faire par soi-même dans cette maison !

Avec le possessif son :

On prend tout son temps quand on est retraité.

 

-Dans d'autres cas, on emploie NOUS/NOTRE, VOUS/VOTRE selon que l'on fait partie ou non du groupe représenté par ON.

On n'ose même pas imaginer que cela nous soit difficile. (... cela vous soit difficile)

On ne refuse pas de l'aide quand on frappe à notre porte. (... à votre porte)

 

-Dans la langue parlée familière, on emploie ON comme équivalent de NOUS :

Maintenant, on va tous prendre nos livres.(nous allons ...)

Cet usage est très répandu aujourd'hui.

Nous, on s'amuse bien à apprendre toutes ces choses.

Nous, on... comme Moi, je...

 

b-L'on

 

On peut utiliser L'ON au lieu de ON pour l'euphonie (pour que ce soit plus agréable à entendre) afin d'éviter l'hiatus (deux voyelles voisines : si, et, ou, où, quoi, qui, suivi de on)

Si on >> Si l'on vous dit d'apprendre, apprenez !

Où on >> Voilà un coin où l'on aime vivre.

Qu'on, puisqu'on, lorsqu'on... >> Il faut que l'on vous le dise.

Et on >> Et l'on vous dira des choses.

Quoi on >> Dites-moi à quoi l'on croit de nos jours.

Et même plus rare :

Comme on >> Faites comme l'on vous dira.

Choisir L'ON au lieu de ON n'est en rien obligatoire, cependant :

 

Particularités de L'ON

 

-Pour l'euphonie, les grammairiens conseillent d'éviter L'ON après DONT.

On lit le blog de mamiehiou dont on tire la substantifique moelle !

(et non pas dont l'on)

 

-Encore pour l'euphonie, on évite L'ON devant un verbe commençant par L

Si on longe le canal, on prend des risques. (et non pas si l'on longe)

 

-Toujours pour l'euphonie, on emploie L'ON après QUE si le mot suivant commence par CON-

Mieux vaut détourner les yeux de ce que l'on convoite. (et pas de ce qu'on convoite, répétition malvenue de la syllabe con-)

 

-L'ON en tête de phrase, tour littéraire.

 L'on n'aime pas toujours qui se veut trop aimable

 

-ON NE

Attention de ne pas oublier la négation NE (élidée en N') après ON dans une tournure négative.

On n'apprend rien ici. (ne rien)

On n'y voit pas grand chose. (ne pas)

L'oubli de NE vient de la liaison.

On prononce de la même façon :

on apprend, on n'apprend...

on y voit, on n'y voit...

 

-On répète ON devant chaque verbe coordonné.

On le voit, on rit, on est méchant de se moquer de lui.

 

3- Long

 

a-Adjectif qualificatif,

opposé à court.

opposé à large.

>De grande dimension : Le chemin est bien long.

>Qui dure longtemps : Long comme un jour sans pain.

Vos longs regards me prouvent votre amour pour moi.

Vous buviez à longs traits.

>Lent :Comme tu es longue à venir !

>Oeuvre ou texte long à lire ou à entendre. Un long discours.

>Dans certaines expressions

Il a les dents longues mais j'ai le bras long.

 

Cf. Littré : Faire courte messe et long dîner, aimer la bonne chère plus que la piété.

Vous m'avez donné le carême bien long, c'est-à-dire vous prenez un bien long terme.

Elliptiquement. Il ne la fera pas longue, c'est-à-dire il ne vivra pas longtemps.

 

b-Adverbe

Tu en sais bien long !

 

Voir les expressions avec long sur long– Wiktionnaire

 

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***Note sur les pronoms indéfinis

 

Les pronoms indéfinis sont des pronoms qui indiquent :

-une certaine quantité

tout, plusieurs, aucun, nul, moult, divers (vieux) maints (vieux)

-une identification non précisée, on, tel, certain, chacun, quelqu'un, autrui, on, personne, rien, autre, même, quiconque

 

Ne pas confondre les pronoms indéfinis avec les adjectifs indéfinis qui sont des déterminants suivis d'un substantif (nom)

Je n'ai pas vu d'autres enfants (adjectif)

Je n'en ai pas vu d'autres (pronom)

Tous les enfants sont arrivés à l'heure. (adjectif)

Tous sont arrivés à l'heure. (pronom)

 

Certains adverbes, la plupart des adverbes de degré, peuvent être employés comme pronoms indéfinis :

beaucoup, peu, moins, plus, trop, assez, tant, tellement, autant, guère, combien (qui peut-être aussi interrogatif ou exclamatif) pas mal,

Ce sont des déterminants indéfinis s'ils sont suivis de la préposition de.

Il reste moins de spectateurs qu'il y a une heure. (moins de, déterminant)

Il faisait froid, beaucoup sont partis, peu sont restés. (beaucoup, peu, adverbes employés comme pronoms indéfinis)

 

Les adjectifs numéraux peuvent être employés comme pronoms indéfinis.

Un, l'un, l'un d'eux, l'un d'entre vous, l'une de celles-ci...

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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> ON : c'est parfois quelqu'un ou tout le monde ou toi, moi, nous, vous, elle, lui, ou eux.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:41

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L'HÉRITIER

 

14 septembre 1981

Maître Valance de Lancogne avait envoyé une lettre à Paul Malmaison. Décacheter une lettre venant d'un notaire n'était pas chose courante pour Paul. Il la lut. Il fut frappé de stupeur.

Était-il possible qu'un jeune homme triste et solitaire, qui n'avait jamais eu un sou vaillant, prît connaissance d'une nouvelle aussi invraisemblable qu'inespérée ?

 

On lui parlait d'un oncle dont il était l'héritier ! Quel oncle ? Son père avait quitté sa mère lorsqu'il était tout petit et il n'avait jamais entendu parler de sa famille paternelle. Sa pauvre maman abandonnée, avait gardé, enfoui au fond de son coeur, un secret douloureux qu'elle ne voulut jamais raviver en donnant au jeune garçon des explications qu'elle jugeait vaines. Elle avait réussi à élever son enfant tant bien que mal, avec beaucoup d'amour il est vrai, mais l'argent avait toujours cruellement manqué. Un soir glacé de décembre, alors qu'elle avait lutté désespérément pour ne pas le laisser seul au monde, une pneumonie l'avait emportée.  

 

Ainsi donc Gaspard Malmaison avait-il fait de Paul son héritier, non qu'il l'eût voulu délibérément, s'en était-il un seul instant soucié ? mais le destin avait voulu que la seule personne qui restât de la famille fut son neveu, Paul, qu'il n'avait jamais rencontré. 

 

Le jeune homme ne pouvait pas croire à cette chance, et, sans savoir encore de quels biens il s'agissait, il se surprit à éprouver une joie hésitante et une certaine tendresse envers cet homme défunt. Il ne pourrait jamais le rencontrer pour le remercier. Le remercier ! Pourquoi d'ailleurs ?

 

....

 

Paul alla au rendez-vous fixé par le notaire. Il l'entendit lui lire des textes divers : des articles, des actes, des droits, en langue sibylline et à une vitesse peu commune. Il comprit peu de choses, si ce n'est l'essentiel : il devenait le propriétaire d'une maison, et un pécule assez coquet lui resterait après qu'il aurait payé les frais. Il signa et parapha un nombre incalculable de pages que le notaire tournait à une vitesse étonnante au fur et à mesure des signatures et des paraphes.

On lui remit des clefs.

Interloqué, il n'osait s'en saisir.

    « Elles sont à vous, il ne vous reste plus qu'à prendre possession des lieux. »

Et on l'attira poliment vers la sortie.

 

....

 

Un vieux car poussif longea une route de campagne interminable et s'arrêta à une croisée de chemins. 

      « C'est ici ! Vous pouvez descendre, dit aimablement le chauffeur à qui le jeune propriétaire avait demandé où se trouvait la Combe de l'Homme ».

 

Paul se rappela un conte de Charles Nodier qu'il avait lu naguère et qui s'intitulait La Combe de l'Homme Mort. Un frisson furtif le parcourut.

      « Suis-je bête, pensa-t-il. »

 

      « Vous allez chez qui comme ça ? J'peux vous renseigner ? »

Le jeune voyageur s'entendit répondre : « Chez monsieur Malmaison. »

Le chauffeur fronça le sourcil : « Vous ne le trouverez pas. Il est mort. »

Comme Paul se taisait, le chauffeur ajouta :  « C'est tout droit, là-haut, au bout du chemin, derrière le petit bois. »

 

Dès que Paul fut descendu du car, il reçut en plein visage une bouffée d'air frais et odorant qui le fit presque tituber.

Il était persuadé qu'il venait de tourner définitivement une page de son passé. Il en ressentit un vertige mêlé de plaisir. La ville ne lui avait jamais apporté de joies. Il avait dû toujours batailler pour survivre et il ne laissait derrière lui ni amour, ni travail. Ses joues creuses son teint blême, ses longs membres osseux témoignaient d'une fatigue depuis longtemps installée dans son grand corps efflanqué. À partir de ce jour-là pourtant, sa vie basculait. L'avenir ne pouvait que lui sourire.

 

Les arbres aux couleurs chatoyantes lui firent une haie d'honneur. Il avança au milieu d'un tourbillon de feuilles qui dansaient pour lui. La bise lui fouetta le sang. Soudain, alors qu'il suivait le chemin qui faisait le tour du bois, il sursauta. Une vieille maison de granit avait surgi devant lui.

     « C'est ma maison ! » pensa-t-il. 

À peine s'il pouvait y croire. 

Le jardin était rempli de fleurs automnales. Les chrysanthèmes pourpres et dorés faisaient de vastes tapis de lumière, les volubilis géants grimpaient le long de la barrière et offraient l'éclat de leurs clochettes blanches et roses, les hibiscus mauves n'avaient pas encore perdu leurs fleurs veloutées. Dans les deux grands érables rouge sang qui ponctuaient les limites du jardin, voltigeaient, joyeuses et agiles, de petites mésanges bleues.

      « C'est le paradis, pensa le jeune homme, stupéfait et ravi. »

Et il respira profondément.

 

Il ouvrit le portail et contempla un long moment ce spectacle qu'il ne pouvait quitter du regard. Soudain, il détourna les yeux. N'avait-il pas senti une présence derrière lui ? Sur le chemin, une toute jeune fille l'observait en souriant. Il fit quelques pas pour s'approcher d'elle. Aussi vive que l'éclair elle disparut on ne sait où. À ce moment-là, il aurait bien aimé ne pas être seul pour partager toutes ses joies.

     « Je l'apprivoiserai, se dit-il. »

 

Il entra dans la maison et il s'étonna qu'elle ne fût pas fermée à clef. Les murs étaient épais et il y faisait froid, mais la vaste cuisine lui sembla chaleureuse avec sa grande cheminée au manteau de chêne buriné. Paul n'avait jamais rien vu de pareil. Il allait faire un bon feu avec les bûches qu'il avait vues dehors, sur le côté de la maison. La chambre contiguë était petite et confortable. Il aimerait l'édredon de duvet qui faisait un gros ventre sur le lit.

Il était comblé.

     « Demain, je visiterai le village. »

 

....

 

Les rayons du soleil réveillèrent Paul Malmaison. Il n'avait pas fermé les volets et il avait regardé, des heures durant, avant de s'endormir, les chauves-souris voleter dans la nuit claire. La lumière dansait maintenant dans les voilages de guipure blanche.

     « Tout cela est à moi. Même le soleil s'invite dans ma chambre. »

Il tira l'édredon très haut sous le menton. Quelle jouissance de ne plus avoir peur du lendemain ! La petite fortune de son oncle le mettrait à l'abri pour quelque temps.

Il rêva à tout ce qu'il allait faire : mettre de l'ordre dans la maison, débarrasser le jardin de ses quelques fleurs fanées, descendre au village, rencontrer des gens à qui il se promettait de faire force sourires ; peut-être pourrait-il engager une conversation avec certains d'entre eux ! Il reverrait la jolie demoiselle qu'il avait aperçue la veille. Il marcherait longtemps dans la campagne et cela l'amusait d'imaginer qu'il prendrait des couleurs. Il mangerait des produits sains et délicieux ; il savourerait le lait bourru, les oeufs tout frais, les bons fromages, la cochonnaille, les légumes qu'il aimerait à faire pousser dans son jardin, les fraises sauvages et les airelles qu'il chercherait dans les bois ; il élèverait peut-être des poules et des lapins ; il s'instruirait en recettes paysannes ; il se voyait déjà se couper de larges tranches de gros pain de campagne et les tartiner de beurre frais.

Il prit faim, se leva, se vêtit. Il lui sembla que le regard que lui réfléchissait le miroir terni était gai, comme jamais encore il ne l'avait été.

 

...

 

Dehors, l'air, plus vif que la veille, lui fouettait le visage. Paul dévala le chemin caillouteux et s'approcha du village. Il avançait contre le vent et ne se sentait pas très solide sur ses jambes, ce qui le faisait vaciller parfois de droite ou de gauche. Deux paysans qui avaient l'air pressés le croisèrent sans lui adresser un regard.

Sur la place du village, — oh ! c'était un tout petit village ! — il eut plaisir à voir la boulangerie, l'épicerie et le petit café qui se côtoyaient. Il entra dans le café pour y commander un petit déjeuner. Les trois clients assis à une table cessèrent de bavarder.

     « On ne sert pas de petit déjeuner ici ! »

Paul voulut expliquer qu'un bol de lait aurait suffi, mais il ne put ajouter un mot : le regard d'acier du cafetier le mit mal à l'aise. Il sortit en s'excusant.

 

Une bouffée parfumée de pain chaud le saisit quand il ouvrit la porte de la boulangerie. Il acheta une grosse miche de pain qu'il serra fort contre lui. Il demanda à la boulangère peu affable où il pourrait se procurer du bon lait. Elle lui répondit que tous les fermiers donnaient leur lait à la coopérative et qu'ils ne vendaient pas le lait comme ça. Déçu, Paul se dirigea vers l'épicerie. La porte était close. Il insista pour l'ouvrir. Elle était bien verrouillée. Pourtant il lui semblait avoir vu bouger quelqu'un tout à l'heure, derrière les victuailles de la vitrine.

     « C'est trop fort ! s'exclama-t-il. »

Les larmes lui montèrent aux yeux. Il sentit confusément qu'on l'observait derrière les volets à demi clos des maisons sur la place. Il s'en retourna vite.

 

.....

 

Les langues allaient bon train au village depuis que Paul y avait mis les pieds. Personne n'avait su, à la mort du vieux Malmaison, qui hériterait du domaine, de ses champs et de ses bois. Il n'avait pas d'héritier, c'était sûr. Tout serait vendu aux enchères, c'était couru. Et les plus riches du village voyaient cela d'un très bon oeil. Ils s'étaient déjà mis d'accord pour se partager l'affaire en limitant les prix. Puis on avait appris, Dieu sait comment ! qu'il y avait un héritier, un homme de la ville, qui viendrait s'emparer de tout. Chaque jour, on avait guetté les voitures que l'on ne connaissait pas, on avait épié le car et ses voyageurs. Et il était arrivé.

 

Sans même qu'il s'en doutât, on l'avait observé, on l'avait regardé s'installer à la Combe. Voilà maintenant qu'il y restait ! Il faisait du feu. Il achetait de quoi manger. Et, en ce moment même, il arrangeait le jardin, il arrachait les mauvaises herbes.  

     « Mais, vous l'avez vu vu ce jeune homme, si maigre, si décharné que c'en n'est pas possible ? »

     « Vous savez qu'il a essayé de parler à la Corinne, la petite de la Combe ? Elle sait pas ce qu'elle risque la Corinne, de s'approcher d'un homme de la ville.  »

      « Il est si pâle. Il est malade, c'est sûr. Une de ces maladies qu'on n'attrape pas chez nous. »

       « Vous avez vu à la télé ? Y en a qui ont le sida. Ils sont maigres comme lui. Ils n'ont que la peau sur les os. Il est venu ici pour se soigner, pour respirer notre bon air. Il va nous l'empoisonner. » 

     « On va pas se laisser faire.  »

 

.....

 

On se persuada de la maladie du jeune Malmaison. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.

     « On va se débarrasser de lui, vous allez voir. Il va pas moisir chez nous.  »

      « Il va vite comprendre qu'on veut pas de lui ici, ça doit être un homo. Il doit être drogué. Faut pas croire qu'il va nous infecter. »

       « Vous avez entendu la Corinne comme elle prendrait pitié ? » 

     « Ah ! Si nos filles se mettent à le fréquenter, quel malheur pour not' village ! »

 

.....

 

Quand il fut revenu chez lui, Paul se dit qu'il ne se découragerait pas si vite, qu'après tout, il se faisait peut-être des idées. Les gens d'ici n'étaient pas aimables parce qu'ils répugnaient à voir s'installer chez eux un étranger. En fait, il ne se sentait pas vraiment un étranger puisqu'il était le neveu de Malmaison. On s'habituerait sûrement à lui. Ce n'était qu'une question de temps. Il descendrait tous les jours au village pour essayer de faire la connaissance de gens plus bienveillants. À force d'être salués aimablement, il y en aurait bien quelques-uns qui se rendraient compte qu'ils n'avaient rien à craindre de lui.

     « Avec le temps, se dit-il, avec le temps... »

Il s'assit à la grande table de chêne polie par les ans. Il la caressa un instant. La patine l'avait rendue douce comme une peau de femme. Il revit en pensée le visage de la jeune fille dont il eût bien aimé connaître le nom, et le seul regard humain qu'on lui eût jamais adressé ici.

     « Je la rencontrerai, et je lui parlerai, et nous deviendrons amis. »

Il se décida à entamer son très frugal repas, quelques  tranches de pain et un peu d'eau fraîche de son puits. Lorsqu'il coupa la miche de pain, horreur ! la croûte recouvrait une moisissure pestilentielle. Paul poussa un cri, un cri de rage.

     « C'en est trop ! Ces paysans sont des sauvages. Ils veulent me faire partir d'ici. Mais non, je ne céderai pas, je ne céderai jamais. Ils pourront me faire ce qu'ils voudront. Je suis chez moi. J'en ai vu d'autres. Ils n'arriveront pas à leurs fins ! »

 

.....

 

Il décida de réfléchir à une stratégie pour faire face. Il irait faire ses provisions au village voisin. Ce n'était pas si loin. Il y avait bien un vélo dans la remise. Cela lui ferait du bien de faire un peu de sport. Il se constituerait une petite réserve.

Il s'achèterait des livres aussi.

 

Il se prit à rêver à des plaisirs jusque-là impossibles. Plus tard, il aurait même la télévision. Il inviterait des amis, ses amis de mauvaise fortune qui viendraient bien le voir s'il leur payait le voyage. Ils parleraient de leurs jours de misère en buvant du champagne et en dégustant du foie gras. Il se réjouissait à l'avance de ces soirées chaleureuses où ils riraient, ils riraient...

 

.....

 

Il enfourcha le vieux vélo, et quelques heures plus tard, il revint, les sacoches pleines et un grand panier sanglé sur le porte-bagages. En passant dans le village, il vit des ombres qui s'esquivaient. Il avait envie de rire et de crier quelque chose, comme s'il leur avait joué un bon tour, mais il choisit de ne pas attiser leur méfiance. Il s'enivrait de l'air froid qui lui cinglait le visage, du soleil que buvaient les nuages, du paysage qui resplendissait de couleurs. Il n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Et sa joie revint.

Arrivé chez lui, il eut le sentiment d'être en état de siège. Toutes ces victuailles achetées ! N'était-il pas devenu fou ? Cette histoire ne tenait pas debout.

     « On verra bien, on verra bien, murmura-t-il. »

 

.....

 

Le calme ne régna pas, ce soir-là, au village. La veillée fut agitée. On réunit un véritable conseil. Un conseil d'hommes, bien sûr, d'hommes bien-pensants et déterminés.

      « Il nous nargue. »

      «  Avez-vous vu ce qu'il avait sur son vélo ? »

      « De quoi se nourrir pour un mois ! »

      « Il s'incruste. Rien ne pourra le faire changer d'avis. »

      « Il faut faire quelque chose. Pourquoi attendre ? »

 

.....

 

Une semaine passa, solitaire pour Paul. Il se familiarisait avec la campagne alentour qui le distrayait de son amertume. Ses longues marches lui faisaient du bien. Lorsqu'il s'approvisionnait au village voisin, les gens de là-bas ne le regardaient pas d'un mauvais oeil.

Comme il avait fort à faire à tenir sa maison, à préparer le jardin pour l'hiver, — cette activité nouvelle l'amusait beaucoup —  à casser du petit bois pour la cheminée, et surtout à rêver, à échafauder des projets pour l'avenir, à souffler un peu, enfin. Il en aurait presque oublié la présence du village, si proche pourtant.

 

.....

 

Un matin, il n'y eut pas de soleil pour réveiller Paul Malmaison. Il avait mal dormi. De drôles de cauchemars l'avaient assailli. Il eut le sentiment qu'il n'arriverait jamais à être heureux tout à fait. Elle était comme ça, sa vie, sa pauvre vie. 

Il faisait froid. Les bûches, dans la haute cheminée, s'étaient depuis longtemps consumées.

Il se leva et s'approcha de la fenêtre, attiré par d'étranges bruits. Il n'en crut pas ses yeux. Un homme était là, qui le regardait, un fusil à son côté. Paul ouvrit la fenêtre pour lui parler. L'homme mit en joue. Paul, sidéré, fit un bond en arrière. Il entendit un remue-ménage, des chars et des brouettes que l'on traînait sur le gravier.

 

Paul voit empilées devant lui, dans l'encadrement de la porte qu'il a ouverte pour s'enfuir, de grosses pierres scellées de mortier. Saisi d'horreur, il regarde fixement l'homme qui le vise. Il n'ose bouger. Il doit encore faire un mauvais rêve. Tous les hommes du village semblent s'être rassemblés autour de la maison. Personne ne dit mot. Inutile d'essayer de fuir par les fenêtres. Chacune est gardée par un homme armé. Paul les voit une à une se boucher sans qu'il puisse se défendre. Il est pétrifié. Aucun son ne peut sortir de sa bouche.

 

.....

 

Combien de jours a-t-il passé dans sa prison ? Il ne saurait le dire. Il ne lui reste plus rien à manger depuis des heures interminables.

Il a longtemps hurlé. Puis il s'est tu. Personne ne passe sur ce chemin perdu en haut de la colline.

     « Je vais mourir... Je vais mourir... »

 

.....  

 

Des mois passent.

Un promeneur égaré s'étonne de voir une maison sans porte, aux volets clos, et ceinturée de belles glycines en fleurs.

 

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CONTES, NOUVELLES ET POESIES DE MAMIEHIOU

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:20

FLORILÈGE

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Louise Labé, la Belle Cordière

vers 1524 - 1566

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Baise m'encor, rebaise-moi et baise...

 

Baise m'encor, rebaise-moi et baise :

Donne m'en un de tes plus savoureux,

Donne m'en un de tes plus amoureux :

Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

 

Las, te plains-tu ? ça que ce mal j'apaise,

En t'en donnant dix autres doucereux.

Ainsi mêlant nos baisers tant heureux

Jouissons-nous l'un de l'autre à notre aise.

 

Lors double vie à chacun en suivra.

Chacun en soi et son ami vivra.

Permets m'Amour penser quelque folie :

 

Toujours suis mal, vivant discrètement,

Et ne me puis donner contentement,

Si hors de moi ne fais quelque saillie.

 

Sonnet XVIII

 

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Pierre de Ronsard 

1524 - 1585

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Amourette

 

Or que l'hiver roidit la glace épaisse

Réchauffons-nous, ma gentille maîtresse,

Non accroupis près le foyer cendreux,

Mais aux plaisirs des combats amoureux.

Assisons-nous sur cette molle couche.

Sus ! baisez-moi, tendez-moi votre bouche,

Pressez mon col de vos bras dépliés,

Et maintenant votre mère oubliez.

Que de la dent votre tétin je morde,

Que vos cheveux fil à fil je détorde.

Il ne faut point, en si folâtres jeux,

Comme au dimanche arranger ses cheveux.

Approchez donc, tournez-moi votre joue.

Vous rougissez ? il faut que je me joue.

Vous souriez : avez-vous point ouï

Quelque doux mot qui vous ait réjoui ?

Je vous disais que la main j'allais mettre

Sur votre sein : le voulez-vous permettre ?

Ne fuyez pas sans parler : je vois bien

A vos regards que vous le voulez bien.

Je vous connais en voyant votre mine.

Je jure Amour que vous êtes si fine,

Que pour mourir, de bouche ne diriez

Qu'on vous baisât, bien que le désiriez ;

Car toute fille, encor' qu'elle ait envie

Du jeu d'aimer, désire être ravie.

Témoin en est Hélène, qui suivit

D'un franc vouloir Pâris, qui la ravit.

Je veux user d'une douce main-forte.

Hà ! vous tombez, vous faites jà la morte.

Hà ! quel plaisir dans le coeur je reçois !

Sans vous baiser, vous moqueriez de moi

En votre lit, quand vous seriez seulette.

Or sus ! c'est fait, ma gentille brunette.

Recommençons afin que nos beaux ans

Soient réchauffés de combats si plaisants.

 

Second livre des Amours

 

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Gérard de Nerval 

1808 - 1855

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El Desdichado

 

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte,
et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encore du baiser de la reine ;
J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

 

Les Chimères

 

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Alfred de Musset

1810 - 1857

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Chanson de Fortunio

 

Si vous croyez que je vais dire

― Qui j'ose aimer,

Je ne saurais, pour un empire,

― Vous la nommer.
 

Nous allons chanter à la ronde,

― Si vous voulez,

Que je l'adore et qu'elle est blonde

― Comme les blés.
 

Je fais ce que sa fantaisie

― Veut m'ordonner,

Et je puis, s'il lui faut ma vie,

― La lui donner.
 

Du mal qu'une amour ignorée

― Nous fait souffrir,

J'en porte l'âme déchirée

― Jusqu'à mourir.
 

Mais j'aime trop pour que je die

― Qui j'ose aimer,

Et je veux mourir pour ma mie

― Sans la nommer.

 

Poésies Nouvelles
 

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Henri de Régnier

1864 - 1936

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Odelette 2

 

Si j'ai parlé

De mon amour, c'est à l'eau lente

Qui m'écoute quand je me penche

Sur elle ; si j'ai parlé

De mon amour, c'est au vent

Qui rit et chuchote entre les branches ;

Si j'ai parlé de mon amour, c'est à l'oiseau

Qui passe et chante

Avec le vent ;

Si j'ai parlé

C'est à l'écho ;

Si j'ai aimé de grand amour,

Triste ou joyeux, Ce sont tes yeux ;

Si j'ai aimé de grand amour,

Ce fut ta bouche grave et douce,

Ce fut ta bouche ;

Si j'ai aimé de grand amour,

Ce furent ta chair tiède et tes mains fraiches,

Et c'est ton ombre que je cherche.

Les Jeux rustiques et divins 

 

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Charles Baudelaire

1821 - 1867

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L'Invitation au Voyage

 

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

 

Les Fleurs du Mal

 

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Jean-Paul Toulet

1867 - 1920

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En Arle

 

Dans Arle, où sont les Aliscamps
Quand l’ombre est rouge sous les roses,
            Et clair le temps,
 
Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
            Ton cœur trop lourd ;
 
Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas si c’est d’amour
            Au bord des tombes.

 

Contre-rimes

 

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Louis Aragon

1897 - 1982

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Les yeux d'Elsa

 

Je ne peux pas publier ce poème que j'aime. L'oeuvre n'est pas encore tombée dans le domaine public, mais, en cherchant bien, vous pouvez trouver le texte sur la toile. 

 

Quand un ouvrage peut-il tomber dans le domaine public ?

Lire : Pourquoi Apollinaire a mis 95 ans pour entrer dans le domaine public

 

Voir : Poèmes d'amour  Tome 1

Et d'autres textes d'auteurs dans "La pensée des autres"

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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