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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 08:54

FLORILÈGE

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 Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

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 -14-

 

 

Boule de Suif - 1880

 

Guy de Maupassant (1850-1893)
 


Dans une diligence, sur la route du Havre où grouillent les envahisseurs prussiens...*

 

[...]

La femme, une de celles appelées galantes, était célèbre par son embonpoint précoce qui lui avait valu le surnom de Boule de Suif. Petite, ronde de partout, grasse à lard, avec des doigts bouffis, étranglés aux phalanges, pareils à des chapelets de courtes saucisses ; avec une peau luisante et tendue, une gorge énorme qui saillait sous sa robe, elle restait cependant appétissante et courue, tant sa fraîcheur faisait plaisir à voir. Sa figure était une pomme rouge, un bouton de pivoine prêt à fleurir ; et là-dedans s’ouvraient, en haut, deux yeux noirs magnifiques, ombragés de grands cils épais qui mettaient une ombre dedans ; en bas, une bouche charmante, étroite, humide pour le baiser, meublée de quenottes luisantes et microscopiques.

Elle était de plus, disait-on, pleine de qualités inappréciables.

Aussitôt qu’elle fut reconnue, des chuchotements coururent parmi les femmes honnêtes, et les mots de « prostituée », de « honte publique » furent chuchotés si haut qu’elle leva la tête. Alors elle promena sur ses voisins un regard tellement provocant et hardi qu’un grand silence aussitôt régna, et tout le monde baissa les yeux à l’exception de Loiseau, qui la guettait d’un air émoustillé.

Mais bientôt la conversation reprit entre les trois dames, que la présence de cette fille avait rendues subitement amies, presque intimes. Elles devaient faire, leur semblait-il, comme un faisceau de leurs dignités d’épouses en face de cette vendue sans vergogne ; car l’amour légal le prend toujours de haut avec son libre confrère.

Les trois hommes aussi, rapprochés par un instinct de conservateurs à l’aspect de Cornudet, parlaient argent d’un certain ton dédaigneux pour les pauvres. Le comte Hubert disait les dégâts que lui avaient fait subir les Prussiens, les pertes qui résulteraient du bétail volé et des récoltes perdues, avec une assurance de grand seigneur dix fois millionnaire que ces ravages gêneraient à peine une année. M. Carré-Lamadon, fort éprouvé dans l’industrie cotonnière, avait eu soin d’envoyer six cent mille francs en Angleterre, une poire pour la soif qu’il se ménageait à toute occasion. Quant à Loiseau, il s’était arrangé pour vendre à l’Intendance française tous les vins communs qui lui restaient en cave, de sorte que l’État lui devait une somme formidable qu’il comptait bien toucher au Havre.

Et tous les trois se jetaient des coups d’œil rapides et amicaux. Bien que de conditions différentes, ils se sentaient frères par l’argent, de la grande franc-maçonnerie de ceux qui possèdent, qui font sonner de l’or en mettant la main dans la poche de leur culotte.

La voiture allait si lentement qu’à dix heures du matin on n’avait pas fait quatre lieues. Les hommes descendirent trois fois pour monter des côtes à pied. On commençait a s’inquiéter, car on devait déjeuner à Tôtes et l’on désespérait maintenant d’y parvenir avant la nuit. Chacun guettait pour apercevoir un cabaret sur la route, quand la diligence sombra dans un amoncellement de neige et il fallut deux heures pour la dégager.

L’appétit grandissait, troublait les esprits ; et aucune gargote, aucun marchand de vin ne se montraient, l’approche des Prussiens et le passage des troupes françaises affamées ayant effrayé toutes les industries.

Les messieurs coururent aux provisions dans les fermes au bord du chemin, mais ils n’y trouvèrent pas même de pain, car le paysan défiant cachait ses réserves dans la crainte d’être pillé par les soldats qui, n’ayant rien à se mettre sous la dent, prenaient par force ce qu’ils découvraient.

Vers une heure de l’après-midi, Loiseau annonça que décidément il se sentait un rude creux dans l’estomac. Tout le monde souffrait comme lui depuis longtemps ; et le violent besoin de manger, augmentant toujours, avait tué les conversations.

De temps en temps, quelqu’un bâillait ; un autre presque aussitôt l’imitait ; et chacun, à tour de rôle, suivant son caractère, son savoir-vivre et sa position sociale, ouvrait la bouche avec fracas ou modestement en portant vite sa main devant le trou béant d’où sortait une vapeur.

Boule de Suif, à plusieurs reprises, se pencha comme si elle cherchait quelque chose sous ses jupons. Elle hésitait une seconde, regardait ses voisins, puis se redressait tranquillement. Les figures étaient pâles et crispées. Loiseau affirma qu’il payerait mille francs un jambonneau. Sa femme fit un geste comme pour protester ; puis elle se calma. Elle souffrait toujours en entendant parler d’argent gaspillé, et ne comprenait même pas les plaisanteries sur ce sujet. « Le fait est que je ne me sens pas bien, dit le comte, comment n’ai-je pas songé à apporter des provisions ? » — Chacun se faisait le même reproche.

Cependant, Cornudet avait une gourde pleine de rhum ; il en offrit ; on refusa froidement. Loiseau seul en accepta deux gouttes, et, lorsqu’il rendit la gourde, il remercia : « C’est bon tout de même, ça réchauffe, et ça trompe l’appétit. » — L’alcool le mit en belle humeur et il proposa de faire comme sur le petit navire de la chanson : de manger le plus gras des voyageurs. Cette allusion indirecte à Boule de Suif choqua les gens bien élevés. On ne répondit pas ; Cornudet seul eut un sourire. Les deux bonnes sœurs avaient cessé de marmotter leur rosaire, et, les mains enfoncées dans leurs grandes manches, elles se tenaient immobiles, baissant obstinément les yeux, offrant sans doute au Ciel la souffrance qu’il leur envoyait.

Enfin, à trois heures, comme on se trouvait au milieu d’une plaine interminable, sans un seul village en vue, Boule de Suif se baissant vivement, retira de sous la banquette un large panier couvert d’une serviette blanche.

Elle en sortit d’abord une petite assiette de faïence, une fine timbale en argent, puis une vaste terrine dans laquelle deux poulets entiers, tout découpés, avaient confi sous leur gelée ; et l’on apercevait encore dans le panier d’autres bonnes choses enveloppées, des pâtés, des fruits, des friandises, les provisions préparées pour un voyage de trois jours, afin de ne point toucher à la cuisine des auberges. Quatre goulots de bouteilles passaient entre les paquets de nourriture. Elle prit une aile de poulet et, délicatement, se mit à la manger avec un de ces petits pains qu’on appelle « Régence » en Normandie.

Tous les regards étaient tendus vers elle. Puis l’odeur se répandit, élargissant les narines, faisant venir aux bouches une salive abondante avec une contraction douloureuse de la mâchoire sous les oreilles. Le mépris des dames pour cette fille devenait féroce, comme une envie de la tuer ou de la jeter en bas de la voiture, dans la neige, elle, sa timbale, son panier et ses provisions.

Mais Loiseau dévorait des yeux la terrine de poulet. Il dit : « À la bonne heure, madame a eu plus de précaution que nous. Il y a des personnes qui savent toujours penser à tout. » Elle leva la tête vers lui : « Si vous en désirez, monsieur ? C’est dur de jeûner depuis le matin. » Il salua : « Ma foi, franchement, je ne refuse pas, je n’en peux plus. À la guerre comme à la guerre, n’est-ce pas, madame ? » Et, jetant un regard circulaire, il ajouta : «  Dans des moments comme celui-ci, on est bien aise de trouver des gens qui vous obligent. » — Il avait un journal qu’il étendit pour ne point tacher son pantalon, et sur la pointe d’un couteau toujours logé dans sa poche, il enleva une cuisse toute vernie de gelée, la dépeça des dents, puis la mâcha avec une satisfaction si évidente qu’il y eut dans la voiture un grand soupir de détresse.

Mais Boule de Suif, d’une voix humble et douce, proposa aux bonnes sœurs de partager sa collation. Elles acceptèrent toutes les deux instantanément, et, sans lever les yeux, se mirent à manger très vite après avoir balbutié des remerciements. Cornudet ne refusa pas non plus les offres de sa voisine, et l’on forma avec les religieuses une sorte de table en développant des journaux sur les genoux.

Les bouches s’ouvraient et se fermaient sans cesse, avalaient, mastiquaient, engloutissaient férocement. Loiseau, dans son coin, travaillait dur, et, à voix basse, il engageait sa femme a l’imiter. Elle résista longtemps, puis, après une crispation qui lui parcourut les entrailles, elle céda. Alors son mari, arrondissant sa phrase, demanda à leur « charmante compagne » si elle lui permettait d’offrir un petit morceau à Mme Loiseau. Elle dit : « Mais oui, certainement, monsieur, » avec un sourire aimable, et tendit la terrine.

Un embarras se produisit lorsqu’on eût débouché la première bouteille de bordeaux : il n’y avait qu’une timbale. On se la passa après l’avoir essuyée. Cornudet seul, par galanterie sans doute, posa ses lèvres à la place humide encore des lèvres de sa voisine.

Alors, entourés de gens qui mangeaient, suffoqués par les émanations des nourritures, le comte et la comtesse de Bréville, ainsi que M. et Mme Carré-Lamadon souffrirent ce supplice odieux qui a gardé le nom de Tantale. Tout d’un coup la jeune femme du manufacturier poussa un soupir qui fit retourner les têtes ; elle était aussi blanche que la neige du dehors ; ses yeux se fermèrent, son front tomba : elle avait perdu connaissance. Son mari, affolé, implorait le secours de tout le monde. Chacun perdait l’esprit, quand la plus âgée des bonnes sœurs, soutenant la tête de la malade, glissa entre ses lèvres la timbale de Boule de Suif et lui fit avaler quelques gouttes de vin. La jolie dame remua, ouvrit les yeux, sourit et déclara d’une voix mourante qu’elle se sentait fort bien maintenant. Mais, afin que cela ne se renouvelât plus, la religieuse la contraignit à boire un plein verre de bordeaux, et elle ajouta : — « C’est la faim, pas autre chose. »

Alors Boule de Suif, rougissante et embarrassée, balbutia en regardant les quatre voyageurs restés à jeun : « Mon Dieu, si j’osais offrir à ces messieurs et à ces dames… » Elle se tut, craignant un outrage. Loiseau prit la parole : « Eh, parbleu, dans des cas pareils tout le monde est frère et doit s’aider. Allons, mesdames, pas de cérémonie, acceptez, que diable ! Savons-nous si nous trouverons seulement une maison où passer la nuit ? Du train dont nous allons nous ne serons pas à Tôtes avant demain midi. » — On hésitait, personne n’osant assumer la responsabilité du « oui ».

Mais le comte trancha la question. Il se tourna vers la grosse fille intimidée, et, prenant son grand air de gentilhomme, il lui dit : « Nous acceptons avec reconnaissance, madame. »

Le premier pas seul coûtait. Une fois le Rubicon passé, on s’en donna carrément. Le panier fut vidé. Il contenait encore un pâté de foie gras, un pâté de mauviettes, un morceau de langue fumée, des poires de Crassane, un pavé de Pont-l’Évêque, des petits-fours et une tasse pleine de cornichons et d’oignons au vinaigre, Boule de Suif, comme toutes les femmes, adorant les crudités.

On ne pouvait manger les provisions de cette fille sans lui parler. Donc on causa, avec réserve d’abord, puis, comme elle se tenait fort bien, on s’abandonna davantage. Mmes de Bréville et Carré-Lamadon, qui avaient un grand savoir-vivre, se firent gracieuses avec délicatesse. La comtesse surtout montra cette condescendance aimable des très nobles dames qu’aucun contact ne peut salir, et fut charmante. Mais la forte Mme Loiseau, qui avait une âme de gendarme, resta revêche, parlant peu et mangeant beaucoup.[...]

 

...........................

Mais bientôt vint l'ingratitude, l'ignoble ingratitude... (Précision de mamiehiou)

 N.B. Vocabulaire

Passer le Rubicon, franchir le Rubicon,

lire la note du texte des Délires : 138 

 

  Lire le texte intégral sur Wikisource :  

Boule de suif

 

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FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 12:47

 

 

 

  QUIZ 1  

 

Questions

Réponses

1 Tu as deux mains. L'une est la main droite.

Comment s'appelle l'autre main ?

On donne la réponse après chaque question. L'enfant pourra s'en servir pour répondre à la question suivante. 

On lui fait montrer sa main droite et sa main gauche.

 

Voir les réponses ci-dessous

2 Combien de doigts as-tu à chaque main ?

 

On compte avec lui en montrant chaque doigt, un deux trois quatre cinq. 

3 Si tu caches ton pouce de la main droite, combien te reste-t-il de doigts à cette main ?

On compte les doigts avec lui.

4 Combien d'orteils as-tu à chaque pied ?

On compte avec lui s'il ne peut pas compter seul et on lui fait répéter. 

5 Dessines-tu avec une main ou un pied ?

 

6 Peux-tu dire si tu dessines avec la main droite ou avec ta main gauche ?

 

7 Sais-tu que le soleil est une étoile ?

 

8 Sais-tu que la terre est une planète ?

 

9 La terre et le soleil ont la même forme. Ils ont la forme d'un ballon ou d'une orange. Ils sont ...

 

10 Sais-tu si c'est la terre qui tourne autour du soleil ou le soleil qui tourne autour de la terre ?

 

Ton papa (ou ta maman) peut prendre une orange qui représente le soleil et une toute petite boulette de pain qui représente la terre et il fera tourner la boulette autour de l'orange. Il expliquera que tout cela se passe dans l'espace, le ciel. Et tu adoreras ça.

 

 

Questions + Réponses

 

Questions

Réponses

1 point par réponse juste

1 Tu as deux mains. L'une est la main droite.

Comment s'appelle l'autre main ?

La main gauche

On lui fait montrer sa main droite et sa main gauche.

 


  

2 Combien de doigts as-tu à chaque main ?

 

Cinq

On compte avec lui en montrant chaque doigt, un deux trois quatre cinq.

3 Si tu caches ton pouce de la main droite, combien te reste-t-il de doigts à cette main ?

Quatre

un deux trois quatre

on compte les doigts avec lui.

4 Combien d'orteils as-tu à chaque pied ?

cinq

5 Dessines-tu avec une main ou un pied ?

Avec une main

6 Peux-tu dire si tu dessines avec la main droite ou avec ta main gauche ?

Avec la main ...

7 Sais-tu que le soleil est une étoile ?

oui

8 Sais-tu que la terre est une planète ?

oui

9 La terre et le soleil ont la même forme. Ils ont la forme d'un ballon ou d'une orange. Ils sont ...

Ils sont ronds

10 Sais-tu si c'est la terre qui tourne autour du soleil ou le soleil qui tourne autour de la terre ?

 

C'est la terre qui tourne autour du soleil.

Ton papa (ou ta maman) peut prendre une orange qui représente le soleil et une toute petite boulette de pain qui représente la terre et il fera tourner la boulette autour de l'orange. Il expliquera que tout cela se passe dans l'espace, le ciel. Et tu adoreras ça.

 

 

Score

Tu as répondu à 3 questions, c'est bien.

Tu as répondu à 6 questions, c'est très bien.

Tu as répondu à toutes les questions, tu es un petit garçon ou une petite fille qui sait beaucoup beaucoup de choses !

Tu n'as pas su répondre aux questions, ce n'est pas grave, tu pourras refaire ce quiz plus tard et tu répondras à beaucoup de questions.

 

 

Si ta maman ou ton papa veulent que tu réussisses à l'école et ailleurs, ils doivent te parler et te faire parler, ils doivent te faire raconter tes activités, ce que tu as fait en promenade, à l'école, chez ta grand-mère et ton grand-père, chez tes amis, etc.

Et qu'ils n'oublient pas de te lire ou de te raconter des histoires pour développer ton imagination !

 

J'espère que ce petit quiz a réussi à te faire t'exprimer !

 

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QUIZ 2

 

 

11 Comment sais-tu quand il y a du vent dehors ?

 Voir quelques propositions de réponses ci-dessous

12 Quand tu es dans une voiture, le conducteur, ton papa ou ta maman doivent-ils s'arrêter au feu rouge ou au feu vert ?

 

13 Peux-tu dire ce que fait un pompier ? 

 

14 Peux-tu dire ce que fait un policier ?

 

15 Peux-tu dire ce que fait un médecin, un docteur ? 

 

16 Connais-tu d'autres métiers ?

 

17 Quel métier voudrais-tu faire quand tu seras grand ?

 

18 Explique pourquoi.

 

19 Quand un petit garçon grandit, il devient plus tard un homme. Que devient une petite fille quand elle grandit ?

 

20 Connais-tu d'autres jours de la semaine que le lundi et le mardi ?

 

 

 

Réponses

 

11 Comment sais-tu quand il y a du vent dehors ?

Les feuilles des arbres bougent. Je sens le vent sur ma figure. Des feuilles et des papiers s'envolent....

Il suffit d'une bonne réponse pour compter 1 point

12 Quand tu es dans une voiture, le conducteur, ton papa ou ta maman doivent-ils s'arrêter au feu rouge ou au feu vert ?

Au feu rouge

13 Peux-tu dire ce que fait un pompier ?

 

Il sauve les gens en danger.

Il transporte les gens à l'hôpital.

Il éteint les feux.

...

14 Peux-tu dire ce que fait un policier ?

Il rend service.

Il fait la circulation.

Il empêche les voleurs de voler, les gens de se battre, les conducteurs de voitures d'aller trop vite...

Il suffit d'une bonne réponse pour compter 1 point   

 

15 Peux-tu dire ce que fait un médecin, un docteur ?

 

Il soigne les gens malades, il dit le nom des médicaments qu'il faut prendre, il écoute le coeur, il regarde au fond de la bouche (la gorge)...

Il suffit d'une bonne réponse pour compter 1 point

16 Connais-tu d'autres métiers ?

...

Un ou plusieurs métiers comptent 1 point

17 Quel métier voudrais-tu faire quand tu seras grand ?

...

Un ou plusieurs métiers comptent 1 point

18 Explique pourquoi.

...

Une idée ou plusieurs idées comptent un point

19 Quand un petit garçon grandit, il devient plus tard un homme. Que devient une petite fille quand elle grandit ?

Une femme

20 Connais-tu d'autres jours de la semaine que le lundi et le mardi ?

Il suffit qu'un seul jour soit cité pour avoir 1 point.

On peut lui faire répéter tous les jours dans l'ordre

 

 

Score

Tu as répondu à 3 questions, c'est bien.

Tu as répondu à 6 questions, c'est très bien.

Tu as répondu à toutes les questions, tu es un petit garçon ou une petite fille qui sait beaucoup beaucoup de choses !

Tu n'as pas su répondre aux questions, ce n'est pas grave, tu pourras refaire ce quiz plus tard et tu répondras à beaucoup de questions.

 

 

Aux parents :

Si votre enfant aime les chansons, il peut en trouver sur la toile, des chansons bien françaises que vous avez appris peut-être dans votre enfance.

Il est temps qu'il apprenne à faire se promener la souris pour choisir les chansons qui lui sont proposées sur You Tube.

On ne le laissera jamais seul devant l'écran bien sûr, pour éviter les pièges que vous pouvez imaginer.

mes premieres chansons compère guilleri - YouTube 

 

 >>> Voir Aidez votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant

 

>>> Voir d'autres quiz dans la catégorie : Contes et quiz pour les petits enfants

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 10:04

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La grammaire est, après le cheval,

et à côté de l'art des jardins,

l'un des sports les plus agréables.

Alexandre Vialatte

 

 

Posez donc les questions ci-dessous à vos amis

et aux personnes de votre entourage,

et comptez les points !

Les réponses suivent l'exercice.

 

Questions

 

À vous de jouer !

1-Quel est le seul verbe qui se termine par -ER à l'infinitif sans être du 1er groupe ?

 

2-Quels sont les deux verbes qui existent au passé simple et qui ne prennent pas d'accent circonflexe à la 1re ni à la 2e personne du pluriel ?

(comme par exemple : nous courûmes et vous éclatâtes)

 

3-Quels sont les 2 verbes qui ne se terminent pas par -E -ES -E aux 3 personnes du singulier du présent du subjonctif comme le font tous les verbes (sauf défectifs) : EX. (que) je croie, (que) tu coures, (qu') il meure ?

 

4-Quels verbes ne se terminent pas par -E, -T ou -D à la 3ème personne du singulier du présent de l'indicatif comme il miaule, il remplit, il attend ? Trouvez-en 4.

 

5-Dans quels cas particuliers TOUT, adverbe invariable, varie-t-il ? Et pourquoi ?

 

6-Quel est le verbe pronominal qui n'entre dans aucun des cas suivants ? 

-pronominal réfléchi

-pronominal réciproque

-pr. subjectif/essentiellement pr.

-pronominal. de sens passif

 

7-Quels sont les adverbes qui se terminent par ûment avec l'accent circonflexe ?

 

8-Quel est l'adjectif de couleur qui, employé avec un nom ou un pronom masculin, varie presque toujours en nombre et, avec un nom ou un pronom féminin peut, soit garder sa forme, soit prendre la forme féminine mais qui n’est pas généralisée, même dans l’usage familier.

cf. le Bon Usage

 

9-Quel est l'infinitif du verbe dans ci-gît ?

 

10-Donnez les deux formes du verbe faillir à la première personne du singulier au futur et au conditionnel présent.

 

11- Les verbes du 2e groupe font leur participe présent en -ISSANT. Quel verbe du 3ème groupe fait aussi -ISSANT ?

 

12-Quel est le verbe qui est seulement employé au participe passé TISSU, le plus souvent dans les temps composés ? (langue littéraire)

 

13-On dit : "Mon père ou ma mère viendra ou viendront ?"

 

14-Vous contredisez, vous médisez, vous prédisez, vous interdisez, mais vous dites. Quel autre verbe se conjugue comme dire ?

 

15-Au passé simple on a :

Il courut, il mourut, il cousut, il voulut, il vécut, il fut, il résolut, il disparut, il absolut, il eut, il put.

Y a-t-il une ou plusieurs fautes dans cette liste ?

 

16-Je étant féminin, y a-t-il une différence de sens entre :

Je suis tout à vous

et

Je suis toute à vous ?

Si oui, laquelle ?

 

17-Quelle différence de sens voyez-vous entre :

Ils ont tout déchiré leur chemise.

Ils ont tous déchiré leur chemise.

 

18-Y a-t-il faute ou non dans les phrases :

Elles étaient tout yeux et tout oreilles.

Elles sont tout feu, tout flamme.

 

19-Transformez les groupes nominaux en caractères gras en pronoms personnels ou adverbes de lieu : Y ou EN

Exemples :

Je doute de mes capacités.

>>J'en doute.

Je pense à mes vacances.

>>J'y pense.

Je reviens de Paris.

>>J'en reviens.

À vous !

Goûte de ce gâteau.

Réfléchis à cet exercice.

Envoyez des lettresa à Parisb.

 

20-Béni ou bénit ?

Un rameau que l'on avait béni/bénit était suspendu au-dessus de son lit.

 

21-Dites si l'on peut dire ou écrire :

1-sur les deux heures

2-sur les une heure

3-sur les midis

4-sur les minuits

 

22-De ces mots commençant par Y, lesquels se lient avec les mots qui les précèdent et admettent l'élision (L') et pas la disjonction (LE, LA)

(L'  et pas LE ou LA) )

yole, yacht, yeuse, yucca, ypérite, yeux, yourte.

 

23-Il ne parle jamais sans dire de bêtises.
Il parle sans dire de bêtises.   

Où est la faute ?

 

Réponses

 

Vous avez bien réfléchi ?

Bien, alors il est temps de vous donner les explications que vous brûlez de lire.

Questions

Réponses expliquées

1-Quel est le seul verbe qui se termine par -ER à l'infinitif sans être du 1er groupe ?

Aller est du 3ème groupe.

Son radical change : je vais, nous allons, il ira.

2-Quels sont les deux verbes qui existent au passé simple et qui ne prennent pas d'accent circonflexe à la 1re ni à la 2e personne du pluriel ?

(comme par ex. : nous courûmes et vous éclatâtes)

Haïr conserve son tréma.

Nous haïmes, vous haïtes

Ouïr, archaïque est peu usité au passé simple.

Nous ouïmes, vous ouïtes

De même à la 3e personne du singulier de l'imparfait du subjonctif.
Il était impossible qu'il me haït.

3-Quels sont les 2 verbes qui ne se terminent pas par -E -ES -E aux 3 personnes du singulier du présent du subjonctif comme le font tous les verbes (sauf défectifs) ? Ex. (que) je croie, tu coures, il meure.

Être

(que) je sois, tu sois, il soit.

Avoir ne prend pas de E à la troisième personne : (qu')il ait

 

4-Quels verbes ne se terminent pas par -E, -T ou -D à la 3ème personne du singulier du présent de l'indicatif comme il miaule, il remplit, il attend ? Trouvez-en 4.

Avoir, aller, vaincre, convaincre.

Il a, il va, il vainc, il convainc.

5-Dans quels cas particuliers TOUT, adverbe invariable, varie-t-il ?

Et pourquoi ?

Tout (adverbe signifiant très, fort, tout à fait, entièrement) varie lorsqu'il précède un mot féminin commençant par une consonne ou un h aspiré, pour l'euphonie.

Elle est toute folle, elle est toute honteuse.

Devant une voyelle ou un h muet, il reste invariable :

Elle est tout émue, elle est tout habitée par son désir.

Voir h muet et h aspiré dans l'article :

La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction 

Tout peut être :

-adverbe

-déterminant (adjectif indéfini)

-ou pronom indéfini.

6-Quel est le verbe pronominal qui n'entre dans aucun des cas suivants ? 

-pr. réfléchi

-pr. réciproque

-pr. subjectif/essentiellement pr.

-pr. de sens passif

 

 

pr.= pronominal

Succéder.

On notera qu'il n'y a pas d'accord possible du participe passé (jamais de complément d'objet direct placé avant lui)

Pour en savoir + lire :

Qu'est-ce qu'un verbe pronominal (réfléchi, réciproque, subjectif...) ? + QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux

7-Quels sont les adverbes qui se terminent par -ûment avec l'accent circonflexe ?

assidûment, continûment, goulûment, crûment, dûment, congrûment, incongrûment...

Mais on a sans accent :

éperdument, absolument, ambigument...

L'accent remplace la lettre e de l'adjectif au féminin.

Pour en savoir + sur les adverbes en -ument -ûment, voir la note du texte 141

La réforme de l'orthographe de 1990 supprime les accents. circonflexes.

8-Quel est l'adjectif de couleur qui, employé avec un nom ou un pronom masculin, varie presque toujours en nombre et, avec un nom ou un pronom féminin peut, soit garder sa forme, soit prendre la forme féminine mais qui n’est pas généralisée, même dans l’usage familier.

cf. le Bon Usage

Châtain.

Des cheveux châtains

une chevelure châtain ou châtaine

 

9-Quel est l'infinitif du verbe dans ci-gît ?

Gésir

Voir l'article :

Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

10-Donnez les deux formes du verbe faillir à la première personne du singulier au futur et au conditionnel présent.

Futur :

Je faudrai (vieilli)

je faillirai

Conditionnel présent :

je faudrais (vieilli)

je faillirais

Les verbes défectifs

11- Les verbes du 2e groupe font leur participe présent en -ISSANT. Quel verbe du 3ème groupe fait aussi -ISSANT ?

Maudire, maudissant

12-Quel est le verbe qui est seulement employé au participe passé TISSU, le plus souvent dans les temps composés ? (langue littéraire)

Tître

sens proche : tisser.

Ma vie est tissue d'expériences douloureuses.

13-On dit :"Mon père ou ma mère viendra ou viendront ?"

viendra

Quand la conjonction de coordination OU coordonne deux termes qui s'excluent l'un l'autre, le verbe porte la marque du singulier.

Voir l'article :

Les homophones ou où hou ouh houx août houe / Ton père ou ta mère viendra ou viendront ?

14-Vous contredisez, vous médisez, vous prédisez, vous interdisez, mais vous dites. Quel autre verbe se conjugue comme dire ?

Redire, vous redites.

Voir §80 de l'article :

La conjugaison des verbes

 

15-Au passé simple on a :

Il courut, il mourut, il cousut, il voulut, il vécut, il fut, il résolut, il disparut, il absolut, il eut, il put.

Y a-t-il une ou plusieurs fautes dans cette liste ?

Il cousit, pas il cousut.

 

Le verbe absoudre, n'apparaît ni au passé simple, ni au subjonctif imparfait dans de nombreux dictionnaires.

On le trouve dans Larousse.

 Littré écrit :

"J'absolus et j'absolusse sont peu usités ; mais on ne doit pas les exclure de l'usage, puisqu'on dit je résolus et je résolusse"

16-Je étant féminin, y a-t-il une différence de sens entre :

Je suis tout à vous

et

Je suis toute à vous ?

Laquelle ?

Je suis tout à vous, je suis à votre disposition, je m'occupe de vous.

Je suis toute à vous, je vous aime.

17-Quelle différence de sens voyez-vous entre :

Ils ont tout déchiré leur chemise.

Ils ont tous déchiré leur chemise.

Ils ont tout1 déchiré leur chemise = ils ont déchiré leurs chemises de partout. (style familier)

Il ont tous2 déchiré leur chemises = Tous2 ont déchiré leur chemise.

 

1-adverbe

2-pronom indéfini

18-Y a-t-il faute ou non dans les phrases :

Elles étaient tout yeux et tout oreilles.

Elles sont tout feu, tout flamme.

 

Pas de fautes.

tout yeux et tout oreilles   

tout feu, tout flamme 

expressions consacrées, tout adverbe est invariable.

19-Transformez les groupes nominaux en caractères gras en pronoms personnels ou adverbes de lieu : Y ou EN

Exemples :

Je doute de mes capacités.

>>J'en doute.

Je pense à mes vacances.

>>J'y pense.

Je reviens de Paris.

>>J'en reviens.

À vous !

Goûte de ce gâteau.

Réfléchis à cet exercice.

Envoyez des lettresa à Parisb.

Goûtes-en1

Réfléchis-y

Envoyez-y-en2

 

1-Goûte de ce gâteau - Goûtes-en à l'impératif affirmatif, goûte prend un s par euphonie (pour que ce soit plus agréable à entendre).

L'impératif négatif est N'en goûte pas.

Goûtes-y = Goûte à ce gâteau

Y suppose la préposition À

EN la préposition DE

 

2-Envoyez-y-en

En fait, même si Littré signale cette forme comme correcte, on ne parle ni n'écrit plus comme cela. Y+EN n'est plus usité.

20-Béni ou bénit ?

Un rameau que l'on avait béni/bénit était suspendu au-dessus de son lit.

Un rameau que l'on avait béni.

C'est un rameau bénit avec de l'eau bénite.

Béni est le participe passé de bénir.

Béni a un doublet bénit, qui s’emploie comme adjectif (épithète ou attribut) et qui se dit de choses consacrées par une bénédiction rituelle.

C'est pain bénit !

Expression : C'est une aubaine !

21-Dites si l'on peut dire ou écrire :

1-sur les deux heures

2-sur les une heure

3-sur les midis

4-sur les minuits

Le 1 et le 2 sont acceptés, mais on écrit

3-sur les midi

4-sur les minuit

Littré condamne sur les midis.

Il donne sur les une heure comme familier et abusif.

22-De ces mots commençant par Y, lesquels se lient avec les mots qui les précèdent et admettent l'élision (L') au singulier et pas la disjonction (LE, LA)

( Exemples : L'  et pas LE ou LA au singulier - et liaison) 

yole, yacht, yeuse, yucca, ypérite, yeux, yourte.

Le Y en début de mot.

Il ne se lie pas avec le mot précédent dans la plupart des cas, il y a donc disjonction (pas d'élision, pas de liaison) 

la yole, le yacht, les vénéneux yuccas (et pas z-yuccas)

Exceptions : 

les yeux (liaison z-yeux, d'où zyeuter ou zieuter), l'yeuse (chêne vert), l'ypérite (gaz moutarde qui servit d'arme de guerre).

 

 

23-Il parle sans dire de bêtises.

Il ne parle jamais sans dire de bêtises.

Où est la faute ?

Il parle sans dire de bêtises = Il ne dit pas de bêtises.

 Il ne parle jamais sans dire des bêtises. = Il dit des bêtises.

Après SANS on rétablit l'article indéfini complet (des) quand le verbe est à la forme négative.

Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE - l'article indéfini DES, DE - et l'article partitif DE, DU, DES

 

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> Petits jeux littéraires à pratiquer entre amis sans modération

 

Nous interroger sur notre belle langue est une source de délectation sans fin.

J'espère que cet exercice vous a plu. Je l'ai concocté pour votre plaisir, lecteur internaute que je connais ou que je ne connais pas et qui, j'ose l'espérer, aimez naviguer sur mon blog. Dans ce cas, j'en suis fort contente.

Votre grammaticalement dévouée,

mamiehiou

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 10:05

 

 

                                                                                                         

Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                         

 

 -11- 

 

Un coeur simple

 

Gustave Flaubert (1821 – 1880)

 

 

Chapitre IV

Le perroquet de Félicité

 

Il s’appelait Loulou. Son corps était vert, le bout de ses ailes rose, son front bleu et sa gorge dorée.

Mais il avait la fatigante manie de mordre son bâton, s’arrachait les plumes, éparpillait ses ordures, répandait l’eau de sa baignoire ; Mme Aubain, qu’il ennuyait, le donna pour toujours à Félicité.

Elle entreprit de l’instruire ; bientôt il répéta : « Charmant garçon ! Serviteur, monsieur ! Je vous salue, Marie ! » Il était placé auprès de la porte, et plusieurs s’étonnaient qu’il ne répondît pas au nom de Jacquot, puisque tous les perroquets s’appellent Jacquot. On le comparait à une dinde, à une bûche : autant de coups de poignard pour Félicité ! Étrange obstination de Loulou, ne parlant plus du moment qu’on le regardait !

Néanmoins il recherchait la compagnie ; car le dimanche, pendant que ces demoiselles Rochefeuille, M. de Houppeville et de nouveaux habitués : Onfroy l’apothicaire, M. Varin et le capitaine Mathieu, faisaient leur partie de cartes, il cognait les vitres avec ses ailes, et se démenait si furieusement qu’il était impossible de s’entendre.

La figure de Bourais, sans doute, lui paraissait très drôle. Dès qu’il l’apercevait, il commençait à rire, à rire de toutes ses forces. Les éclats de sa voix bondissaient dans la cour, l’écho les répétait, les voisins se mettaient à leurs fenêtres, riaient aussi ; et, pour n’être pas vu du perroquet, M. Bourais se coulait le long du mur, en dissimulant son profil avec son chapeau, atteignait la rivière puis entrait par la porte du jardin ; et les regards qu’il envoyait à l’oiseau manquaient de tendresse.

Loulou avait reçu du garçon boucher une chiquenaude, s’étant permis d’enfoncer la tête dans sa corbeille ; et depuis lors il tâchait toujours de le pincer à travers sa chemise. Fabu menaçait de lui tordre le col, bien qu’il ne fût pas cruel, malgré le tatouage de ses bras, et ses gros favoris. Au contraire ! il avait plutôt du penchant pour le perroquet, jusqu’à vouloir, par humeur joviale, lui apprendre des jurons. Félicité, que ces manières effrayaient, le plaça dans la cuisine. Sa chaînette fut retirée, et il circulait dans la maison.

Quand il descendait l’escalier, il appuyait sur les marches la courbe de son bec, levait la patte droite, puis la gauche ; et elle avait peur qu’une telle gymnastique ne lui causât des étourdissements. Il devint malade, ne pouvait plus parler ni manger. C’était sous sa langue une épaisseur, comme en ont les poules quelquefois. Elle le guérit, en arrachant cette pellicule avec ses ongles. M. Paul un jour, eut l’imprudence de lui souffler aux narines la fumée d’un cigare ; une autre fois que Mme Lormeau l’agaçait du bout de son ombrelle, il en happa la virole ; enfin, il se perdit.

Elle l’avait posé sur l’herbe pour le rafraîchir, s’absenta une minute ; et, quand elle revint, plus de perroquet ! D’abord, elle le chercha dans les buissons, au bord de l’eau et sur les toits, sans écouter sa maîtresse qui lui criait :

Prenez donc garde ! vous êtes folle !

Ensuite, elle inspecta tous les jardins de Pont-l’Évêque ; et elle arrêtait les passants.

Vous n’auriez pas vu, quelquefois, par, hasard, mon perroquet ?

À ceux qui ne connaissaient pas le perroquet, elle en faisait la description. Tout à coup, elle crut distinguer derrière les moulins, au bas de la côte, une chose verte qui voltigeait. Mais au haut de la côte, rien ! Un porte-balle lui affirma qu’il l’avait rencontré tout à l’heure à Saint-Melaine, dans la boutique de la mère Simon. Elle y courut. On ne savait pas ce qu’elle voulait dire. Enfin elle rentra épuisée, les savates en lambeaux, la mort dans l’âme ; et, assise au milieu du banc, près de Madame, elle racontait toutes ses démarches, quand un poids léger lui tomba sur l’épaule, Loulou ! Que diable avait-il fait ? Peut-être qu’il s’était promené aux environs ?

Elle eut du mal à s’en remettre, ou plutôt ne s’en remit jamais.

Par suite d’un refroidissement, il lui vint une angine ; peu de temps après, un mal d’oreilles. Trois ans plus tard, elle était sourde ; et elle parlait très haut, même à l’église. Bien que ses péchés auraient pu sans déshonneur pour elle, ni inconvénient pour le monde, se répandre à tous les coins du diocèse, M. le Curé jugea convenable de ne plus recevoir sa confession que dans la sacristie.

Des bourdonnements illusoires achevaient de la troubler. Souvent, sa maîtresse lui disait :

Mon Dieu ! comme vous êtes bête !

Elle répliquait

Oui, Madame, en cherchant quelque chose autour d’elle.

Le petit cercle de ses idées se rétrécit encore, et le carillon des cloches, le mugissement des bœufs n’existaient plus ! Tous les êtres fonctionnaient avec le silence des fantômes. Un seul bruit arrivait maintenant à ses oreilles, la voix du perroquet.

Comme pour la distraire, il reproduisait le tic-tac du tournebroche, l’appel aigu d’un vendeur de poisson, la scie du menuisier qui logeait en face ; et, aux coups de la sonnette, imitait Mme Aubain.

Félicité ! la porte, la porte !

Ils avaient des dialogues, lui, débitant à satiété les trois phrases de son répertoire, et elle, y répondant par des mots sans plus de suite, mais où son cœur s’épanchait. Loulou, dans son isolement était presque un fils, un amoureux. Il escaladait ses doigts, mordillait ses lèvres, se cramponnait à son fichu ; et, comme elle penchait son front en branlant la tête à la manière des nourrices, les grandes ailes du bonnet et les ailes de l’oiseau frémissaient ensemble.

Quand des nuages s’amoncelaient et que le tonnerre grondait, il poussait des cris, se rappelant peut-être les ondées de ses forêts natales. Le ruissellement de l’eau que crachaient les gouttières, excitait son délire ; il voletait éperdu, montait au plafond, renversait tout, et par la fenêtre allait barboter dans le jardin ; mais revenait vite sur un des chenets, et, sautillant pour sécher ses plumes, montrait tantôt sa queue, tantôt son bec.

Un matin du terrible hiver de 1837, qu’elle l’avait mis devant la cheminée, à cause du froid, elle le trouva mort au milieu de sa cage, la tête en bas, et les ongles dans les fils de fer. Une congestion l’avait tué, sans doute. Elle crut à un empoisonnement par le persil ; et, malgré l’absence de toute preuve, ses soupçons portèrent sur Fabu.

Elle pleura tellement que sa maîtresse lui dit :

Eh bien ! faites-le empailler !

Alors elle demanda conseil au pharmacien qui avait toujours été bon pour le perroquet.

[...]

 

Lire le texte complet sur Wikisource :  

>> Un cœur simple 

 

 Voir d'autres textes dans : 

>> Florilège - la pensée des autres 

 

À connaître : "Le Perroquet de Flaubert" de Julian Barnes, écrivain anglais francophile et flaubertien.

Paru en Janvier 2000

 

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FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:55

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Avant de faire l'exercice, vous pouvez lire l'article :

Homophones/paronymes : Savoir reconnaitre l'ai l'aie l'aies l'ait l'aient l'es l'est l'ais les lait laie lai lais lé lez lei laid

 

QUIZ 40

  Maggy, Josée et la petite Philo (3)

Dans le petit bois de Parcimoneilles

 

Maggy-Hou ! Hou ! Josée ! l

Josée-Bonjour Maggy ! Je te remercie pour ton invitation. Bien que je ne ..... reçue que ce matin, je suis là. C'était court.

Maggy-Tu l'as vu mon cabriolet ? Je ..... eu pour mon anniversaire. Il n'est pas ....., hein ? Il est top ?

Josée-Oh oui, il ......

Maggy-Je te ..... écrit et je ne t'ai pas menti. Toujours avec ton teuf-teuf à ce que je vois ?

Josée- Si ..... et si poussif qu'il soit, il me rend bien des services.

Maggy-Il faudrait que tu ..... remplacé avant qu'il ne tombe en panne.

Josée-Mais je ne .....pas depuis longtemps et je ne ..... pas encore payé entièrement !

Maggy-Et Philo, cette grosse ....., ou cette grosse truie si tu veux, elle n'est pas avec toi ?

Josée-Oh, tu es dure ! Comment tu l'appelles ! Elle n'est pas si grosse !

Maggy-Oh si, elle ...... Comment se fait-il que tu ne ..... pas vue en short cet été ?

Josée-Mais je ..... vue. Elle est mignonne, et gentille.

Maggy-Ah ! La voilà ! Salut Philo !

Philo- J'étais allée chercher des pains au ...... Comment allez-vous ..... filles ?

Maggy-On disait que tu étais une copine super.

Philo-C'est vrai ?

Josée-Oh oui, tu ....., Philo.

Maggy-On t'aime Philo. Je ..... dit à Josée.

Philo-Je suis contente que tu ..... dit, Maggy.

Maggy-Et que je ..... pensé aussi.

Philo-Vous avez une idée où on va maintenant ?

Maggy-En route ! On retourne au petit bois de Parcimoneilles-.....-Sainté. On parcourra ..... ..... sans se perdre cette fois.

Josée-Tu veux dire ..... sentiers, Maggy. On est loin de ..... connaître tous.

Maggy-Tu as ton herbier, Philo ?

Philo-Oui, je ......

Josée-Il est superbe, Maggy, tu verras. 

Maggy-Je devine qu'il ......

Philo-On cueillera des végétaux de toutes sortes et je ..... classerai.

Maggy-Bien que je ne ..... jamais fait, je suppose que ce doit être excitant de confectionner un herbier. Toute cette flore morte à manipuler, ces odeurs à supporter ! Pouah!

Josée-Maggy !

Philo-Ne roule pas si vite Maggy ! ..... virages sont dangereux.

Maggy-Je ..... vois à peine ! Si tu veux savoir, je ..... rodée hier ma Mercédès.

Josée-Hier seulement ? Bien que tu ..... en main, comme tu le dis, fais attention, tu roules sur l'accotement, il ne semble pas stabilisé.

Maggy-Mais si, il ..... ! Tu es bien froussarde.

Josée-On s'arrête là.

Elles descendent de voiture.

Philo-Regarde le bûcheron, qu'est-ce qu'il fait ?

Josée-Il ..... ..... arbres pour marquer s'il seront abattus ou non.

Philo (elle chante) -Promenons-vous dans ..... bois, pendant que le loup n'y est pas.

Maggy (elle chuchote à Josée) -Et si on la perdait pour qu'elle ..... mauvaise, cette pauvre Philo ?

Josée-Comme c'est ....., ce que tu dis !

Maggy-Elle m'écorche ..... oreilles.

(Soudain)

Philo-Aaah !

Josée-Mon Dieu, elle est tombée au fond d'un trou ! Tends-lui la main Maggy !

Maggy-Ça y est, je ...... (Plouf !) Je ..... échappée.

Philo-À l'aide !

Josée-Tends les bras, Philo ! (tout bas) Il faut que je ..... et que je la tienne fermement. — Je ne te lâcherai pas Philo ! Accroche-toi !

Philo-Enfin sauvée ! Merci Josée !

Maggy-Tu m'as échappé sans que je ..... voulu. Tu es si lourde ! Comme tu es dégoûtante ma pauvre Philo !

Philo-Ouh ! Ouh ! Rentrons !

Maggy-Dommage pour .... pains au ..... !

 

Correction  

Maggy-Hou ! Hou ! Josée !

Josée-Bonjour Maggy ! Je te remercie pour ton invitation. Bien que je ne l'aie reçue que ce matin, je suis là. C'était court.

Maggy-Tu l'as vu mon cabriolet ? Je l'ai eu pour mon anniversaire. Il n'est pas laid, hein ? Il est top ?

Josée-Oh oui, il l'est.

Maggy-Je te l'ai écrit et je ne t'ai pas menti. Toujours avec ton teuf-teuf à ce que je vois ?

Josée- Si laid et si poussif qu'il soit, il me rend bien des services.

Maggy-Il faudrait que tu l'aies remplacé avant qu'il ne tombe en panne.

Josée-Mais je ne l'ai pas depuis longtemps et je ne l'ai pas encore payé entièrement.

Maggy-Et Philo, cette grosse laie, elle n'est pas avec toi ?

Josée-Oh, tu es dure ! Comment tu l'appelles ! Elle n'est pas si grosse !

Maggy-Oh si, elle l'est. Comment se fait-il que tu ne l'aies pas vue en short cet été ?

Josée-Mais je l'ai vue. Elle est mignonne, et gentille.

Maggy-Ah ! La voilà ! Salut Philo !

Philo- J'étais allée chercher des pains au lait. Comment allez-vous les filles ?

Maggy-On disait que tu étais une copine super.

Philo-C'est vrai ?

Josée-Oh oui, tu l'es, Philo.

Maggy-On t'aime Philo. Je l'ai dit à Josée.

Philo-Je suis contente que tu l'aies dit, Maggy.

Maggy-Et que je l'aie pensé aussi.

Philo-Vous avez une idée où on va maintenant ?

Maggy-En route ! On retourne au petit bois de Parcimoneilles-lez-Sainté. On parcourra les laies sans se perdre cette fois.

Josée-Tu veux dire les sentiers, Maggy. On est loin de les connaître tous.

Maggy-Tu as ton herbier, Philo ?

Philo-Oui, je l'ai.

Josée-Il est superbe, Maggy, tu verras.

Maggy-Je devine qu'il l'est.

Philo-On cueillera des végétaux de toutes sortes et je les classerai.

Maggy-Bien que je ne l'aie jamais fait, je suppose que ce doit être excitant de confectionner un herbier. Toute cette flore morte à manipuler, ces odeurs à supporter ! Pouah !

Josée-Maggy !

Philo-Ne roule pas si vite Maggy ! Les virages sont dangereux.

Maggy-Je les vois à peine ! Si tu veux savoir, je l'ai rodée hier ma Mercédès.

Josée-Hier seulement ? Bien que tu l'aies en main, comme tu le dis, fais attention, tu roules sur l'accotement, il ne semble pas stabilisé.

Maggy-Mais si, il l'est ! Tu es bien froussarde.

Josée-On s'arrête là.

Elles descendent de voiture.

Philo-Regarde le bûcheron, qu'est-ce qu'il fait ?

Josée-Il laie les arbres pour marquer s'il seront abattus ou non.

Philo (elle chante)-Promenons-vous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. 

Maggy (elle chuchote à Josée) -Et si on la perdait pour qu'elle l'aie mauvaise, cette pauvre Philo ?

Josée-Comme c'est laid, ce que tu dis !

Maggy-Elle m'écorche les oreilles.

(Soudain)

Philo-Aaah !

Josée-Mon Dieu, elle est tombée au fond d'un trou ! Tends-lui la main Maggy !

Maggy-Ça y est, je l'ai. Plouf ! Je l'ai échappée.

Philo-À l'aide !

Josée-Tends les bras, Philo ! (tout bas) Il faut que je l'aie et que je la tienne fermement. — Je ne te lâcherai pas Philo ! Accroche-toi !

Philo-Enfin sauvée ! Merci Josée !

Maggy-Tu m'as échappé sans que je l'aie voulu. Tu es si lourde ! Comme tu es dégoûtante ma pauvre Philo !

Philo-Ouh ! Ouh ! Rentrons !

Maggy-Dommage pour les pains au lait ! 

 

Cas où l'on a le subjonctif :

 

Bien que je ne l'aie reçue que ce matin, je suis là.

La locution conjonctive de concession bien que est suivie du subjonctif. Voir l'article Bien que

 

Il faudrait que tu l'aies remplacé avant qu'il ne tombe en panne.

Subjonctif après Il faut que.

 

Comment se fait-il que tu ne l'aies pas vue en short cet été ?

Le subjonctif est dans une subordonnée introduite par la conjonction de subordination que, la proposition principale est interrogative.

On pourrait aussi avoir l'indicatif :

Comment se fait-il que tu ne l'as pas vue en short cet été ?

 

Je suis contente que tu l'aies dit, Maggy.

Le subjonctif dans la subordonnée dépend d'une principale où s'exprime un sentiment : je suis contente.

 

Et que je l'aie pensé aussi.

Cette subordonnée coordonnée à la précédente suit la même règle.

 

Bien que je ne l'aie jamais fait, ça doit être excitant de confectionner un herbier.

Bien que tu l'aies en main, comme tu le dis, fais attention, tu roules sur l'accotement

Les deux propositions subordonnées sont introduites par bien que qui est toujours suivi du subjonctif.

 

Si on la perdait pour qu'elle l'aie mauvaise, Josée ?

La subordonnée de but est introduite par la locution conjonctive pour que qui est toujours suivie du subjonctif.

Voir l'article Pour que, pour... que

 

Il faut que je l'aie et que je la tienne fermement.

Il faut que est suivi du subjonctif

 

Tu m'as échappé sans que je l'aie voulu.

La locution conjonctive sans que est toujours suivie du subjonctif.

Voir l'article Sans que

 

Lire aussi Valeurs et emplois du subjonctif

et La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?  

 

  Retrouvez Maggy, Josée et la petite Philo dans :

>> Récapitulation des petites histoires à trous

 

Récapitulation de tous les exercices à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Orthographe grammaire pour les hésitants

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:51

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1- l'ai, l'aie, l'aies, l'ait, l'aient

ai, aie, aies, ait, aient précédés du pronom personnel élidé LE (l')

Verbe avoir ou auxiliaire avoir

 

Reprise en partie de l'article : Les homophones/ paronymes et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès Paragraphe 1 :

 

1 ai, aie, aies, ait, aient

Ce sont des formes du verbe et de l'auxiliaire avoir.

Pour savoir distinguer le verbe avoir de l'auxiliaire avoir, reportez vous à l'article :a as à ah ha + Notes sur le verbe et l'auxiliaire avoir

Verbe avoir

j'ai:première personne du singulier du présent de l'indicatif.

J'ai trois maisons comme Cadet Rousselle.

j'aie, tu aies, ils aient : deux premières personnes du singulier et troisième personne du pluriel du présent du subjonctif.

Il faut que j'aie mon bac cette année.

Bien tu aies une belle voiture, tu n'intéresses personne.

Je m'étonne qu'ils aient autant d'argent.

Auxiliaire avoir

j'ai + participe passé, passé composé.

J'ai parié dix euros que je gagnerai.

J'aie + participe passé, tu aies + participe passé, Ils aient + participe passé : subjonctif passé.

Qu'importe que j'aie tout perdu !

Il n'est pas impossible qu'il ait tout emporté.

Je leur ai tout pris sans qu'ils aient dit un seul mot.

 

Truc pour distinguer ai de aie : remplacez le sujet je par nous : 

Qu'importe que nous ayons tout perdu !

C'est un subjonctif puisque vous ne pouvez pas dire :

Qu'importe que nous avons tout perdu !

 

 

"Il faut que tu l'aies fait avant cinq heures.

- Voilà, je l'ai fait."

Attention ! ne pas confondre indicatif et subjonctif !
 

2- l'es, l'est

es, est, précédés du pronom personnel élidé LE (l')

Verbe être ou auxiliaire être, voir le paragraphe 3 de l'article :

Les homophones et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès

 

"Je suis bûcheron.

-Tu l'es vraiment ?"

 

3-les

article défini, masculin ou féminin, pluriel de LE ou de LA

Les jours sont-ils plus beaux que les nuits ?

 

4-l'ais

ais, substantif, précédé de l'article défini élidé LE (l')

voir les diverses acceptions de ais dans le paragraphe 7 de l'article :

Les homophones et es est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès

 

5-le lait

Ce pays de lait et de miel dont rêvaient les Hébreux, où donc se trouve-t-il aujourd'hui ?

cf. La Bible, voir par exemple le site :

Le pays ruisselant de lait et de miel - Textes bibliques

 

6-la laie

La femelle du sanglier

 

7-la laie, je laie, il laie

La laie ou le layon, espace déboisé rectiligne.

le layon, sentier tracé en forêt.

-layer un bois

Laye, Je laie ou je laye, tu laies ou tu layes, il laie ou il laye etc.

Un layeur trace des laies dans un bois ou marque les arbres que l'on veut couper (ou que l'on ne veut pas couper) dans un abattis.

-Layer une pierre,

Terme de construction. Dresser le parement d'une pierre avec la laie. Cf Littré

Faire des rayures sur une pierre.

Parement: Surface d'une pierre qui doit apparaître du côté extérieur du mur. Cf. Lexicographie - CNRTL

La laie ou la laye : cf. Littré : Marteau du tailleur de pierre dont le tranchant est dentelé. Traces formées sur la pierre par les dents du marteau.

 

8-le lai

poème lyrique ou narratif du Moyen Âge, Le Lai du Chèvrefeuille de Marie de France qui évoque l'amour de Tristan et d'Iseut que même la mort ne peut séparer.

Pour en savoir + sur le Lai du Chèvrefeuille voir l'article :

Petite histoire de la Langue Française - Chapitre 4 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXème AU XIIIème siècle

 

9-la laye

partie de l'orgue, caisse abritant les soupapes.

 

10-lai

qui se consacre aux travaux manuels dans un couvent, frère lai, soeur laie, frère convers, soeur converse.

 

11-le lais ou le legs

Les Lais des Testaments de Villon

Pour en savoir + sur Villon, voir l'article :

Chapitre 8 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVème AU XVIème SIÈCLE – 1re PARTIE

 

12-le lé

bande de tissu ou de tapisserie

 

13-lez les lès

=près de

site, lieu.

Plessis-lez-Tours, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Montfort-la-Cane-lez-Saint-Malo, Esquermes-lez-Lille 

 

14-le lei

(pluriel leu) unité monétaire roumaine.

La Roumanie n'est pas encore entrée dans la zone euro à ce jour.

 

15-laid

pas joli joli

 

Pour en savoir plus sur tout le vocabulaire :

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et littéraires

 

>> Et maintenant faisons l'exercice d'application (texte à trous)


Maggy, Josée et la petite Philo – Dans le bois de Parcimoneille (3)

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:38

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Retrouvez les notes sur les paronymes dans l'article :

Les paronymes et est ai aie aies ait aient eh hé hais hait haie ais ès

 

Ces mots sont des paronymes plutôt que des homophones parce que la prononciation de certains d'entre eux est proche mais pas tout à fait semblable : on distingue ai [ɛ] de [e] par exemple.

 

Maggy, Josée et la petite Philo (épisode 2)

Invitation

Parcimoneilles, le 22 juin

Ma chère Josée,

Bien que tu ne m'..... pas invitée à ton anniversaire ..... que je t'..... invitée au mien, (tu ..... bien étourdie de n'être pas venue !) tu as vu que j'..... fait preuve de grandeur d'âme ..... que je t'..... complètement pardonné tes oublis. Il faut bien que j'..... une amitié sans faille. Je sais, ma très chère, que tu ne me ..... pas, bien au contraire, et je supporte ton silence, sans rancune. Je doute que tu ..... aussi peu de cervelle.

Je t'..... écrit trois lettres déjà et pas de réponse. Tu ..... bien paresseuse. Mais je sais que c'..... dans ton caractère et j'..... pour toi une patience qui n'..... pas près de s'éteindre.J'..... bon espoir qu'un jour tu auras le courage de prendre la plume pour m'écrire des gentillesses. Quoique je n'..... eu depuis longtemps (.....-ce six mois déjà ?) aucun signe amical de ta part qui m'..... prouvé que tu ... encore ma meilleure amie, j'..... toujours la conviction que tu me gardes une place de choix dans ton coeur. Si j'..... bien compris, tu n'.... pas en train de me mettre à l'épreuve, loin de là, tu veux seulement savoir si j'..... envie de garder ton amitié. Craindrais-tu que je t'..... oublié ? Vraiment, il n'..... pas utile que tu fasses tout ce cinéma, ..... pour que tu en ..... le coeur net, j'..... décidé de t'inviter à un petit pique-nique avec ton inséparable Philo. Elle ..... bien bête ..... bien naïve comme tu le sais, mais c'..... pour te montrer que je sacrifie mon amour-propre afin que tu ..... la preuve que j'..... envie de te faire plaisir. Qu'elle ..... joué la bécassine l'autre jour ne m'a pas trop gênée, j'..... l'habitude d'entendre ses niaiseries.

J'..... déjà préparé pour demain quelques petits en-cas comme je suis seule capable de les faire ..... nous nous régalerons.

..... bien, tout est prêt. J'..... l'intention de vous emmener dans ma petite décapotable. Ta teuf-teuf ..... par trop poussive, elle ..... bonne pour la casse, ma pauvre Josée, et je te plains de savoir que tu n'..... pas très argentée. Quant à Philo, elle n'..... même pas capable de rouler à bicyclette ! Si j'..... envie de vous distraire, ..... que j'..... le devoir de le faire, croyez-le, c'..... que je sais que vous vous languissez de moi. Ce n'..... pas parce que je serai bientôt docteur ..... lettres qu'il ne m'..... pas permis d'être aimable avec vous, ..... je pense très fort : "Qu'elles ..... une telle admiration pour moi ne les empêche pas d'être mes amies fidèles."

C'..... tout à votre honneur, mes chéries, de fréquenter la surdouée que j'..... toujours été.

Ma petite Josée, tu m'..... reconnaissante d'être comptée parmi mes intimes ..... Philo l'..... aussi. Comme l'amitié qui règne dans nos coeurs ..... forte ! Souhaitons qu'elle ..... encore de belles années devant elle !

À demain donc ! Pour ce qui ..... de Philo, si elle n'..... pas en mesure de venir, je n'en ferai pas une maladie !

Je t'embrasse sur les deux joues (si tu n'.... pas maquillée bien sûr.)

Maggie

 

Correction et explications

Ma chère Josée,

Bien que tu ne m'aies pas invitée à ton anniversaire et que je t' aie invitée au mien, (tu es bien étourdie de n'être pas venue !) tu as vu que j'ai fait preuve de grandeur d'âme et que je t'ai complètement pardonné tes oublis. Il faut bien que j'aie une amitié sans faille. Je sais, ma très chère, que tu ne me hais pas, bien au contraire, et je supporte ton silence, sans rancune. Je doute que tu aies aussi peu de cervelle.

Je t'ai écrit trois lettres déjà et pas de réponse. Tu es bien paresseuse. Mais je sais que c'est dans ton caractère et j'ai pour toi une patience qui n'est pas près de s'éteindre. J'ai bon espoir qu'un jour tu auras le courage de prendre la plume pour m'écrire des gentillesses. Quoique je n'aie eu depuis longtemps - est-ce six mois déjà ? - aucun signe amical de ta part qui m'ait prouvé que tu es encore ma meilleure amie, j'ai toujours la conviction que tu me gardes une place de choix dans ton coeur. Si j'ai bien compris, tu n'es pas en train de me mettre à l'épreuve, tu veux seulement savoir si j'ai envie de garder ton amitié. Craindrais-tu que je t'aie oublié ? Vraiment, il n'est pas utile que tu fasses tout ce cinéma, et pour que tu en aies le coeur net, j'ai décidé de t'inviter à un petit pique-nique avec ton inséparable Philo. Elle est bien bête et bien naïve comme tu le sais, mais c'est pour te montrer que je sacrifie mon amour-propre afin que tu aies la preuve que j'ai envie de te faire plaisir. Qu'elle ait joué la bécassine l'autre jour ne m'a pas trop gênée, j'ai l'habitude d'entendre ses niaiseries.

J'ai déjà préparé pour demain quelques petits en-cas dont nous nous régalerons.

Eh bien, tout est prêt. J'ai l'intention de vous emmener dans ma petite décapotable. Ta teuf-teuf est par trop poussive, elle est bonne pour la casse, ma pauvre Josée, et je te plains de savoir que tu n'es pas très argentée. Quant à Philo, elle n'est même pas capable de rouler à bicyclette ! Si j'ai envie de vous distraire, et que j'aie le devoir de le faire, croyez-le, c'est que je sais que vous vous languissez de moi. Ce n'est pas parce que je serai bientôt docteur ès lettres qu'il ne m'est pas permis d'être aimable avec vous et je pense très fort : "Qu'elles aient une telle admiration pour moi ne les empêche pas d'être mes amies fidèles." C'est tout à votre honneur, mes chéries, de fréquenter la surdouée que j'ai toujours été.

Ma petite Josée, tu m'es reconnaissante d'être comptée parmi mes intimes et Philo l'est aussi. Comme l'amitié qui règne dans nos coeurs est forte ! Souhaitons qu'elle ait encore de belles années devant elle !

À demain donc ! Pour ce qui est de Philo, si elle n'est pas en mesure de venir, je n'en ferai pas une maladie !

Je t'embrasse sur les deux joues (si tu n'es pas maquillée bien sûr.)

Maggy

 

Verbe avoir au subjonctif présent

ou auxiliaire avoir suivi du participe passé d'un verbe au subjonctif passé

que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'ils aient

 

Auxiliaire avoir - verbe au subjonctif passé

Bien que tu ne m'aies pas invitée à ton anniversaire et que je t'aie invité au mien...

aie invité, aies invité : subjonctif passé du verbe inviter, aie, aies est l'auxiliaire

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de concession bien que

Le deuxième que reprend bien que

 

Il faut bien que j'aie une amitié sans faille.

aie : subjonctif présent du verbe avoir

Subjonctif après il faut que §8

 

Je doute que tu aies aussi peu de cervelle.

aies : subjonctif présent du verbe avoir.

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, la proposition principale exprime le doute.

 

quoique je n'aie eu depuis longtemps aucun signe...

aie eu : subjonctif passé du verbe avoir,

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de concession quoique

 

aucun signe amical de ta part qui m'ait prouvé...

ait prouvé : subjonctif passé du verbe prouver

On a ici le subjonctif dans une proposition subordonnée relative avec une idée de conséquence.

 

pour que tu en aies le coeur net

aies : verbe avoir au subjonctif présent

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de but pour que

 

Craindrais-tu que je t'aie oublié ?

aie oublié : subjonctif passé du verbe oublier

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, la proposition principale exprime la crainte, la peur.

 

afin que tu aies la preuve...

aies : subjonctif présent du verbe avoir

On emploie le subjonctif près la locution conjonctive de but afin que

 

Si j'ai  l'envie de vous distraire, et que j'aie le devoir de le faire, croyez-le...

Cas où SI est remplacé par QUE dans une suite de propositions subordonnées coordonnées >> Que est suivi du subjonctif.  >> Le subjonctif  §60

 

Qu'elle ait joué la bécassine l'autre jour ne m'a pas trop gênée.

ait joué : subjonctif passé du verbe jouer.

Dans une phrase commençant par que >> le subj. §20, on a le subjonctif.

 

Qu'elles aient une telle admiration pour moi ne les empêche pas d'être mes amies fidèles.

aient : subjonctif présent du verbe avoir

Dans une phrase commençant par que >> §20, on a le subjonctif.

 

tu m'es reconnaissante que je t'aie comptée depuis toujours parmi mes intimes.

aie comptée : subjonctif passé du verbe compter

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, quand la proposition principale exprime un sentiment >> Le subj. §4 et 5

 

Souhaitons qu'elle ait encore de belles années devant elle !

ait : subjonctif présent su verbe avoir

Le subjonctif est employé après la conjonction de subordination que, quand la proposition principale exprime un souhait §4 et 5

 

Pour en savoir plus sur le subjonctif, voir les articles :

La clef des modes - Liste des conjonctions de subordination

Emplois et valeurs du subjonctif

 

Un petit truc pour repérer le subjonctif, remplacer le sujet par nous. Si l'on a "nous ayons", c'est le subjonctif.

 

Cas où l'on a le verbe être

es : deuxième personne du singulier, tu es.

est : troisième personne du singulier, elle est, c'est, est-ce...

 

Et, conjonction de coordination

 

Eh, dans : eh bien ! eh oui ! eh non !

et surtout pas Et bien

 

  Retrouvez Maggy, Josée et la petite Philo dans :

>> Récapitulation des petites histoires à trous

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:38

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Récapitulation des petites histoires à trous avec tous les épisodes des Trois copines

 

à lire avant ou après le quiz > Les homophones ou où hou ouh houx août houe

 

QUIZ 38

Les trois copines, Maggy, Josée, et la petite Philo (1er épisode)

 

Josée-Allô Maggy ? ..... es-tu ? Tu travailles ..... tu es en congé ?

C'est relâche ? Rejoins-moi là ..... tu sais. Tu viens ..... tu ne viens pas ?

Dring ! Dring !

Josée-Déjà toi !

Maggy-Je t'embrasse ..... pas, ma petite Josée ? Tu t'es maquillée ..... quoi ?

Des bises.

Josée-Qu'est-ce qu'on fait ? On reste ici ..... on va se promener ?

Maggy-Quoi qu'on fasse, ..... qu'on aille, on va s'éclater !

Josée-Allons au bois cueillir des fraises ..... des champignons !

Maggy-Si tu veux.

Josée-Regarde, c'est Philo.

Maggy et Josée-..... ! ..... ! Philo ! C'est nous !

Josée-Mais ..... donc regarde-t-elle ?

Maggy-Elle est sourde ..... elle nous fait la tête ?

Josée et Maggy- ..... ! ..... ! on est là !

Philo Salut les filles ! .....est-ce que vous allez comme ça ?

Maggy-À la foire ..... à la messe, on hésite.

Josée-Elle charrie1. On va au bois.

Philo-.....  est-il ce bois ?

Maggy-À deux ..... trois kilomètres.

Philo-Si loin que ça ?

Josée-Elle charrie. C'est à deux pas.

Maggy-On va cueillir du ......

Philo-Du ..... ? Ça pique au moment ..... on s'y attend le moins et on pleure.

Maggy-On veut voir quand tu pleures ..... quand tu gémis.

Josée-Elle charrie. Le ..... se cueille à Noël ! Pas maintenant !

Philo-Pour les petites boules ..... écarlates, ..... cramoisies ..... vermillon.

Josée-Les boules ..... les baies ?

Philo-..... êtes-vous, belles baies ..... belles boules de ...... ?

Josée-Mais on est au mois d'..... ! Pas de baies au mois d' .... !

Philo-Regardez ! Qu'est-ce que c'est que cet engin ?

Josée-Une ......

Philo-À quoi ça sert une ..... ?

Maggy-Le paysan a oublié sa ....., ..... il l'a laissée là pour te faire parler.

Josée-Elle charrie. Ne pleure pas Philo. Le paysan ..... avec sa ....., il bêche ..... encore il bine.

Philo-..... ! La méchante ! Papa ..... maman viendra te gronder, Maggy.

Maggy-"Viendront", pas "viendra", puisqu'ils peuvent venir tous les deux. Tu n'as pas appris ta leçon sur la conjonction de coordination ".....".2

Josée-Mais arrête de la faire pleurer, Maggy !

Maggy-Sèche tes larmes ..... on te laisse ici toute seule. Et ne renifle pas aussi fort.

Josée-Nous voilà dans la houssaie. Que de ..... !

Philo-Savez-vous que les arbres de ..... peuvent être mâles ou femelles ?

Josée-..... as-tu vu ça ?

Philo-Je fais un herbier et je ramasse des végétaux partout ..... il y en a.

Maggy-Et ..... vois-tu qu'ils sont mâles ..... bien femelles ?

Philo-Seules les femelles portent des boules.

Maggy-Des baies.

Josée-Comme tu en sais des choses, Philo ! 

Maggy-C'est dur au mois d'..... de distinguer les femelles dans la houssaie ! Ha ! Ha !

On entend :..... ! ..... !

Philo-Qu'est-ce que c'est ?

Maggy-..... une chevêche, ..... une effraie ..... alors une hulotte. Peut-être un loup qui ne sait pas ..... aller et qui va nous dévorer.

Josée-Elle charrie. Ne l'écoute pas Philo ..... autrement elle va te faire tourner en bourrique.

Maggy-On ne sait plus vers ..... on doit se diriger.

Josée-Mais par ..... on passe ?

Philo-..... ! Ouille ! Je me suis piquée au ..... ! Je veux rentrer !

Maggy-Tant pis pour l'herbier, Philo.

Philo-(Elle pleure) ..... ! ..... !

Notes

1-Charrier quelqu'un (populaire) se moquer de lui - le mener en bateau

2-Ou, conjonction de coordination – Ton père ou ta mère viendra OU viendront ?

 

Texte complété

Josée-Allô Maggy ? Où es-tu ? Tu travailles ou tu es en congé ?

C'est relâche ? Rejoins-moi là où tu sais. Tu viens ou tu ne viens pas ?

Dring ! Dring !

Josée-Déjà toi !

Maggy-Je t'embrasse ou pas, ma petite Josée ? Tu t'es maquillée ou quoi ?

Des bises.

Josée-Qu'est-ce qu'on fait ? On reste ici ou on va se promener ?

Maggy-Quoi qu'on fasse, où qu'on aille, on va s'éclater !

Josée-Allons au bois cueillir des fraises ou des champignons !

Maggy-Si tu veux.

Josée-Regarde, c'est Philo.

Maggy et Josée-Hou ! Hou ! Philo ! C'est nous !

Josée-Mais où donc regarde-t-elle ?

Maggy-Elle est sourde ou elle nous fait la tête ?

Josée et Maggy- Hou ! Hou ! on est là !

Philo-Salut les filles ! Où est-ce que vous allez comme ça ?

Maggy-À la foire ou à la messe, on hésite.

Josée-Elle charrie. On va au bois.

Philo-Où est-il ce bois ?

Maggy-À deux ou trois kilomètres.

Philo-Si loin que ça ?

Josée-Mais non, elle charrie. C'est à deux pas.

Maggy-On va cueillir du houx.

Philo-Du houx ? Ça pique au moment où on s'y attend le moins et on pleure.

Maggy-On veut voir quand tu pleures ou quand tu gémis.

Josée-Elle charrie. Le houx se cueille à Noël ! Pas maintenant !

Philo-Pour les petites boules ou écarlates ou cramoisies ou vermillon.

Josée-Les boules ou les baies ?

Philo-Où êtes-vous, belles baies ou belles boules de houx ?

Josée-Mais on est au mois d'août ! Pas de baies au mois d'août !

Philo-Regardez ! Qu'est-ce que c'est que cet engin ?

Josée-Une houe.

Philo-À quoi ça sert une houe ?

Maggy-Le paysan a oublié sa houe ou il l'a laissée là pour te faire parler.

Josée-Elle charrie. Ne pleure pas Philo. Le paysan houe avec une houe, il bêche ou encore il bine.

Philo-Ouh ! La méchante ! Papa ou maman viendra te gronder, Maggy.

Maggy-"Viendront", pas "viendra", puisqu'ils peuvent venir tous les deux. Tu n'as pas appris ta leçon sur la conjonction de coordination "ou".

Josée-Mais arrête de la faire pleurer, Maggy !

Maggy-Sèche tes larmes ou on te laisse ici toute seule. Et ne renifle pas aussi fort.

Josée-Nous voilà dans la houssaie. Que de houx !

Philo-Savez-vous que les arbres de houx peuvent être ou mâles ou femelles ?

Josée-Où as-tu vu ça ?

Philo-Je fais un herbier et je ramasse des végétaux partout où il y en a.

Maggy-Et où vois-tu qu'ils sont mâles ou bien femelles ?

Philo-Seules les femelles portent des boules.

Maggy-Des baies.

Josée-Comme tu en sais des choses, Philo !

Maggy-C'est dur au mois d'août de distinguer les houx femelles dans la houssaie ! Ha ! Ha !

On entend Hou ! Hou !

Philo-Qu'est-ce que c'est ?

Maggy-Ou une chevêche, ou une effraie ou alors une hulotte. Peut-être un loup qui ne sait pas où aller et qui va nous dévorer.

Josée-Elle charrie. Ne l'écoute pas Philo ou autrement elle va te faire tourner en bourrique.

Maggy-On ne sait plus vers où on doit se diriger.

Josée-Mais par où on passe ?

Philo-Ouh ! Ouille ! Je me suis piquée au houx ! Je veux rentrer !

Maggy-Tant pis pour l'herbier, Philo.

Philo-(Elle pleure) Ouh ! Ouh !

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:27

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>>>QUIZ 35 - Incipits - première partie

 

Un incipit est le commencement d'une oeuvre littéraire.
 

QUIZ 36 – deuxième partie

 

Accordez les incipits avec les titres des oeuvres d'où ils sont tirés et avec  le nom de leur auteur.

 

La solution suit.

 

888888888888888888888888888888888888888888888888

5ème série

 

 

21 Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m’en restera toujours pour toi.

Le Père Goriot

(1835)

Georges Perec

22 Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

Les liaisons dangereuses (1782)

Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

23 L'œil, d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient.

Crime et Châtiment (1866)

Choderlos de Laclos

24 Au commencement de juillet, par une soirée excessivement chaude, un jeune homme sortit de la petite chambre meublée qu’il occupait sous le toit d’une grande maison de cinq étages, dans le péréoulok S…, et, lentement, d’un air irrésolu, il se dirigea vers le pont de K…

Les Choses (1965)

Honoré

de Balzac

25 Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel.

Jacques le Fataliste (1773)

 Denis Diderot

888888888888888888888888888888888888888888888888

6ème série

 

 

26 La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri II. Ce prince était galant, bien fait, et amoureux : quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.

Lolita (1955)

La Bruyère

27 Je rends au public ce qu'il m'a prêté : j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage ; il est juste que, l'ayant achevé avec toute l'attention de la vérité dont je suis capable, et qu'il mérite de moi, je lui en fasse la restitution.

Le Testament Français (1995)

 Madame de la Fayette

28 Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme, Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bons le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo, li, ta.

Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita. 

La Princesse de Clèves (1678)

 

 Andréï Makine

29 Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés par leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu.

Désert (1980)

 Vladimir Nabokov

30 Encore enfant, je devinais que ce sourire très singulier représentait pour chaque femme une étrange petite victoire. Oui, une éphémère revanche sur les espoirs déçus, sur la grossièreté des hommes, sur la rareté des choses belles et vraies dans ce monde. Si l'avais su le dire à l'époque, j'aurais appelé cette façon de sourire "féminité"

Les Caractères

ou

les Moeurs de ce siècle (1688)

J.M.G Le Clézio

(Jean-Marie Gustave Le Clézio)

888888888888888888888888888888888888888888888888

7ème série

 

 

31 Alors que j'étais d'un âge plus tendre et plus vulnérable, je reçus de mon père un conseil que je n'ai cessé de retourner dans mon esprit depuis lors.

"Chaque fois que tu auras envie de critiquer quelqu'un me dit-il, songe d'abord que tout le monde n'a pas eu les mêmes chances que toi dans la vie." 

Zazie dans le métro (1959)

F. Scott

Fitzgerald

(Francis Scott Key Fitzgerald)

32 Plus de deux mois s'écoulèrent avant que des Esseintes pût s'immerger dans le délicieux repos de sa maison de Fontenay ; des achats de toutes sortes l'obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d'un bout à l'autre.

Voyage au centre de la Terre (1864)

Raymond Queneau

33 Ça a débuté comme ça

 

 

Voyage au bout de la nuit (1932)

Jules Verne

34 DOUKIPUDONKTAN, se demanda Gabriel excédé.

 

Gatsby

le Magnifique (1925)

Joris-Karl  Huysmans (Charles- Marie-Georges Huysmans 

35 Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.

À Rebours (1884)

Louis-Ferdinand Céline

 

 

Voici la solution

 

 

888888888888888888888888888888888888888888888888

5ème série

 

 

21 Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m’en restera toujours pour toi.

Les liaisons dangereuses (1782)

Choderlos de Laclos

22 Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

Jacques le Fataliste (1773)

Denis Diderot

23 L'œil, d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient.

Les Choses (1965)

Georges Perec

24 Au commencement de juillet, par une soirée excessivement chaude, un jeune homme sortit de la petite chambre meublée qu’il occupait sous le toit d’une grande maison de cinq étages, dans le péréoulok S…, et, lentement, d’un air irrésolu, il se dirigea vers le pont de K…

Crime et Châtiment (1866)

Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

25 Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel.

Le Père Goriot

(1835)

Honoré

De Balzac 

888888888888888888888888888888888888888888888888

6ème série

 

 

26 La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri II. Ce prince était galant, bien fait, et amoureux : quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.

La Princesse de Clèves (1678)

Madame de la Fayette

27 Je rends au public ce qu'il m'a prêté : j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage ; il est juste que, l'ayant achevé avec toute l'attention de la vérité dont je suis capable, et qu'il mérite de moi, je lui en fasse la restitution.

Les Caractères

ou

les Moeurs de ce siècle (1688)

La Bruyère

28 Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme, Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bons le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo, li, ta.

Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita. (traduit de l'anglais par E. H. Kahane)

Lolita (1955)

Vladimir Nabokov

29 Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés par leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu.

Désert (1980)

J.M.G Le Clézio

(Jean-Marie Gustave Le Clézio)

30 Encore enfant, je devinais que ce sourire très singulier représentait pour chaque femme une étrange petite victoire. Oui, une éphémère revanche sur les espoirs déçus, sur la grossièreté des hommes, sur la rareté des choses belles et vraies dans ce monde. Si l'avais su le dire à l'époque, j'aurais appelé cette façon de sourire "féminité"

Le Testament Français (1995)

Andréï Makine

888888888888888888888888888888888888888888888888

7ème série

 

 

31 Alors que j'étais d'un âge plus tendre et plus vulnérable, je reçus de mon père un conseil que je n'ai cessé de retourner dans mon esprit depuis lors.

"Chaque fois que tu auras envie de critiquer quelqu'un me dit-il, songe d'abord que tout le monde n'a pas eu les mêmes chances que toi dans la vie."(traduit de l'anglais par Michel Viel)

Gatsby

le Magnifique (1925)

F. Scott

Fitzgerald

(Francis Scott Key Fitzgerald)

32 Plus de deux mois s'écoulèrent avant que des Esseintes pût s'immerger dans le délicieux repos de sa maison de Fontenay ; des achats de toutes sortes l'obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d'un bout à l'autre.

À Rebours (1884)

 

Joris-Karl  Huysmans (Charles- Marie-Georges Huysmans 

 

33 Ça a débuté comme ça

 

 

Voyage au bout de la nuit (1932)

Louis-Ferdinand Céline

34 DOUKIPUDONKTAN, se demanda Gabriel excédé.

 

Zazie dans le métro (1959)

Raymond Queneau

35 Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.

Voyage au centre de la Terre (1864)

Jules Verne

 

  " Il n'est pas de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté."

Montesquieu

 

>>>QUIZ 35 - Incipits - première partie

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:43

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>>>QUIZ 36 – Incipits - deuxième partie

 

Un incipit est le commencement d'une oeuvre littéraire. 

 

QUIZ 35

 

Accordez les incipits avec les titres des oeuvres d'où ils sont tirés et avec  le nom de leur auteur.

La solution suit.

 

Incipits

Oeuvres

Auteurs

888888888888888888888888888888888888888888888888

1re série

 

 

1 Il était tard lorsque K. arriva

Aden Arabie (1931)

Nicolas Malebranche

2 Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples.

Le Dieu Manchot (1987)

Paul Nizan

3 J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

De la recherche de la vérité (1674-1675)

Alexandre Dumas

4 Dom João, cinquième du nom dans le catalogue des rois, se rendra cette nuit dans la chambre de son épouse, dona Maria Ana Josepha, venue d'Autriche il y a plus de deux ans afin de donner des infants à la couronne portugaise et qui jusqu'à aujourd'hui, n'a point encore conçu.

Le Château (1926)

Franz Kafka

5 L'erreur est la cause de la misère des hommes ; c'est le mauvais principe qui a produit le mal dans le monde ; c'est elle qui a fait naître et qui entretient dans notre âme tous les maux qui nous affligent, et nous ne devons point espérer de bonheur solide et vé­ritable qu'en travaillant sérieusement à l'éviter.

Le Comte de Monte-Cristo (1845-1846)


 

 

José Saramengo

888888888888888888888888888888888888888888888888

2e série

 

 

6 Longtemps je me suis couché de bonne heure.

Mon dernier rêve sera pour vous (1982)

Alain-Fournier

7 Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi.

Les Confessions (1782)

Jean d'Ormesson

8 Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

Du côté de chez Swann (1913)

Albert Camus Marcel Proust

9 Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189... Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.

Le Grand Meaulnes

La Bruyère

10 Dans les dernières années du règne de Louis-Philippe, roi des Français, les Parisiens que leurs habitudes ou leurs occupations amenaient aux abords de la rue du Bac, du côté où elle se perdait dans les jardins de Babylone, puis, plus loin encore, vers le faubourg Montparnasse, voyaient passer assez souvent, d'un pas ralenti par l'âge, un vieillard reconnu et salué par beaucoup.

L'Étranger (1942)

Jean-Jacques Rousseau

888888888888888888888888888888888888888888888888

3e série

 

 

11 Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers.

La lettre écarlate

(1850)

Victor Hugo

12 Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ?

Germinal (1885)

André Malraux

13 En 1815, Monsieur Charles-François-Bienvu Myriel était évêque de Digne. C'était un vieillard d'environ soixante-quinze ans ; il occupait le siège de Digne depuis 1806.

La Gloire de mon père (1957)

Émile Zola

14 Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.

Les Misérables

Nathaniel Hawthorne

15 Une foule d'hommes barbus, en vêtements de couleurs tristes et chapeaux gris à hautes calottes en forme de pain de sucre, mêlés de femmes, certaines portant capuchon, d'autres, la tête nue, se tenaient assemblés devant un bâtiment de bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était cloutée de fer.  

La Condition Humaine (1933)

Marcel Pagnol

888888888888888888888888888888888888888888888888

4e série

 

 

16 Voici bien des années que vivait à Zucknow un homme qui avait pour nom Mendel Singer. 

Le Rouge et le Noir (1830)

Homère

(fin du Xe siècle avant J.C.)

17 La petite ville de Verrières peut passer pour l'une des plus jolies de la Franche-Comté.

Le Journal d'une femme de chambre (1900)

Aldous Huxley

18 Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troie.

Le poids de la Grâce

(1830)

Octave Mirbeau

19 Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de l"entrée principale, les mots : CENTRE D'INCUBATION ET DE CONDITIONNEMENT DE LONDRES-CENTRAL, et, dans un écusson, la devise de l'état mondial : COMMUNAUTÉ, IDENTITÉ, STABILITÉ.

L'Odyssée

Joseph Roth

20 Aujourd’hui, 14 septembre, à trois heures de l’après-midi, par un temps doux, gris et pluvieux, je suis entrée dans ma nouvelle place.

Le meilleur des Mondes

(1931)

Stendhal

(Henri Beyle)

 

Solution

 

 

Incipits

Oeuvres

Auteurs

888888888888888888888888888888888888888888888888

1re série

 

 

1 Il était tard lorsque K. arriva

Le Château (1926)

Franz Kafka

2 Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples.

Le Comte de Monte-Cristo

(1845-1846)

Alexandre Dumas

3 J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

Aden Arabie (1931)

Paul Nizan

4 Dom João, cinquième du nom dans le catalogue des rois, se rendra cette nuit dans la chambre de son épouse, dona Maria Ana Josepha, venue d'Autriche il y a plus de deux ans afin de donner des infants à la couronne portugaise et qui jusqu'à aujourd'hui, n'a point encore conçu. (traduction de Geneviève Leihrich)

Le Dieu Manchot (1987)

José Saramengo

 

5 L'erreur est la cause de la misère des hommes ; c'est le mauvais principe qui a produit le mal dans le monde ; c'est elle qui a fait naître et qui entretient dans notre âme tous les maux qui nous affligent, et nous ne devons point espérer de bonheur solide et vé­ritable qu'en travaillant sérieusement à l'éviter.

De la recherche de la vérité (1674-1675)

 

 

Nicolas Malebranche

888888888888888888888888888888888888888888888888

2e série

 

 

6 Longtemps je me suis couché de bonne heure.

Du côté de chez Swann (1913)

Marcel Proust

7 Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi.

Les Confessions (1782)

Jean-Jacques Rousseau

8 Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

L'Étranger (1942)

Albert Camus

9 Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189... Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.

Le Grand Meaulnes

Alain-Fournier (1913

10 Dans les dernières années du règne de Louis-Philippe, roi des Français, les Parisiens que leurs habitudes ou leurs occupations amenaient aux abords de la rue du Bac, du côté où elle se perdait dans les jardins de Babylone, puis, plus loin encore, vers le faubourg Montparnasse, voyaient passer assez souvent, d'un pas ralenti par l'âge, un vieillard reconnu et salué par beaucoup.

Mon dernier rêve sera pour vous

(1982)

Jean d'Ormesson

888888888888888888888888888888888888888888888888

3e série

 

 

11 Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers.

La Gloire de mon père (1957)

Marcel Pagnol

12 Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ?

La Condition Humaine (1933)

André Malraux

13 En 1815, Monsieur Charles-François-Bienvu Myriel était évêque de Digne. C'était un vieillard d'environ soixante-quinze ans ; il occupait le siège de Digne depuis 1806.

Les Misérables

Victor Hugo

14 Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.

Germinal (1885)

Émile Zola

15 Une foule d'hommes barbus, en vêtements de couleurs tristes et chapeaux gris à hautes calottes en forme de pain de sucre, mêlés de femmes, certaines portant capuchon, d'autres, la tête nue, se tenaient assemblés devant un bâtiment de bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était cloutée de fer. (chap.1, traduction Marie Canavaggia)

La lettre écarlate

(1850)

Nathaniel Hawthorne

888888888888888888888888888888888888888888888888

4e série

 

 

16 Voici bien des années que vivait à Zucknow un homme qui avait pour nom Mendel Singer. (Traduit de l'allemand par P. Hofer-Bury)

Le poids de la Grâce

(1830)

Joseph Roth

17 La petite ville de Verrières peut passer pour l'une des plus jolies de la Franche-Comté.

Le Rouge et le Noir

(1830)

Stendhal

(Henri Beyle)

18 Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troie. (Traduit du grec par Leconte de Lisle)

L'Odyssée

Homère

(fin du Xe siècle avant J.C.)

19 Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de l"entrée principale, les mots : CENTRE D'INCUBATION ET DE CONDITIONNEMENT DE LONDRES-CENTRAL, et, dans un écusson, la devise de l'état mondial : COMMUNAUTÉ, IDENTITÉ, STABILITÉ. (traduit de l'anglais par Jules Castier)

Le meilleur des Mondes

(1931)

Aldous Huxley

20 Aujourd’hui, 14 septembre, à trois heures de l’après-midi, par un temps doux, gris et pluvieux, je suis entrée dans ma nouvelle place.

Le Journal d'une femme de chambre (1900)

Octave Mirbeau

 >>>QUIZ 36 – Incipits - deuxième partie
 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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