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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 10:38

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Complétez par à,  de, ou rien.

1- J'ai accepté … vous voir … mon corps défendant.

 

Nous avons accepté ... ce truand l'offre que vous savez et vous n'êtes pas obligés … nous croire.

 

... vous entendre, vous avez accepté … sa présence chez vous pendant dix ans !

 

Si j'ai accepté … elle qu'elle me tienne compagnie, vous n'avez pas … me le reprocher.

 

5- Ce coquin ... Sganarelle accompagnait partout … son maître Dom Juan. Ce faisant, ils se querellaient ... l'envi.

 

Accompagné … Sancho Pança, Don Quichotte ... la Mancha parcourait l'Espagne.

 

Son caractère s'accompagnait … une sensiblité hyperdéveloppée.

 

Elle avait accouché ... une jolie petite fille tout ébouriffée.

 

Pourquoi l'avez-vous accusé ... mentir ?

-Il m'a déjà menti plus que ... raison.

 

10- L'avais-je accusé ... quoi que ce soit ?

 

J'ai acheté ... ma fille le plus beau … tous les cadeaux. 

"Tu es pourtant ... court ... argent, m'a-t-elle dit.

C'est vrai, je gagne peu ... la journée, 5 euros ... l'heure ... tout casser."

 

Il ne s'agit ... parler maintenant !

 

Allez ! Aidez-moi ... retenir ce tank !

 

J'aime ... regarder avec vous les nuages, les merveilleux nuages.

 

15-J'aime mieux vous entendre pleurer plutôt que ... vous voir sourire.

 

"Je vous aime ... une tendre affection.

Et moi, suis-je aimée … vous ?"

 

Les soldats étaient malades. Le médecin ajourna ... les examiner. C'est ... sa faute s'il sont passés ... vie ... trépas.

 

J'ajourne ... jour en jour … retourner la voir.

 

On dit « je vais ... Paris », mais on ne dit pas « je pars à Paris ».

 

20-Je vais ... vélo, tu roules plus vite ... moto, mais nous ne faisons pas du cent ... l'heure. 

 

Il m'a dit qu'il était amoureux ... moi, comme si ... rien n'était,  mais j'ai peine ... le croire.

 

Vous vous amusez ... vouloir me plaire, pourquoi ?

 

Il amuse ...toute la galerie avec ses pitreries. Cela amuse ... ma curiosité.

 

Il s'amuse ... la moindre peccadille. Et moi, cela ne m'amuse plus ... m'amuser.

 

25-Tu t'amuses toujours ... me titiller, C'est crispant !

 

Je m'amuse … la moutarde et je perds mon temps … des riens.

 

Pourquoi t'arrêtes-tu … des bagatelles ?

 

Je m'étais amusée ... le guérir malgré lui.

 

Mon petit poulain va s'amuser ... grandir dans mon jardin.

 

30- La fonction ... l'écrivain est ... appeler un chat un chat. Si les mots sont malades, c'est ... nous ... les guérir. Au lieu ... cela, beaucoup vivent ... cette maladie. Jean-Paul Sartre

 

"Il s'appelle Karavinovitch.

C'est un nom ... coucher dehors !"

 

C'est ... Longchamp que vous avez appris ... grand peine ... miser sur le bon cheval.

 

J'ai appris ...gémir … mon chien, je lui pince fort la queue.

 

... force de le fouetter en comptant mes coups, j'ai appris l'arithmétique ... ce mal embouché.

 

35-Vous vous êtes approchée trop près ... moi, mon amie. Gare ... vous !

- Comment gare ... moi ?

 

Il approcha sa chaise ... la table pour ne rien laisser choir ... terre.

 

J'approchai ... son cou mes lèvres brûlantes.

 

"Vous vous êtes approchée ... moi, trop près ... moi, mon amie, gare ... vous !

Qu'ai-je ... craindre ... vous ?"    

 

"On a arrêté …. le commissaire.

Pour … vrai ?"

 

40-Cette femme élégante a arrêté … mes regards illico.

 

Il a arrêté … la machine … explorer le temps, laquelle menaçait … exploser.

 

Arrête-toi ... crier sinon je te roue … coups et je te passe … tabac.

 

Arrête ... m'embêter !

 

Ne t'arrête pas ... son apparence. Elle gagne ... être connue.

 

45-Si j'étais ... vous, je l'arrêterais ... tourner en rond.

 

Arriverez-vous … avaler ces trois douzaines d'oeufs ? Pauvre taré !

 

Il n'arrivera jamais … ses fins, il est trop couard.

 

Il m'arrive ... essayer ... refaire ma vie, ... repartir ... zéro.

 

Avez-vous assisté ... son mariage ? Non ? Vous n'avez rien perdu … cette mascarade. C'était ... pleurer !

 

50-Il a assisté … son épouse jusque ... son dernier souffle. 

 

Je vous assure ... ma fidélité indéfectible.

 

Elle a assuré ... son ami qu'elle lui serait toujours dévouée.

 

J'ai assuré cette enfant ... sa capacité... réussir.

 

"Il m'avait assurée ... son obéissance", dit Maria.

 

55-Nous leur avons assuré ...notre concours.

 

Nous les avons assurés ... notre concours.

 

Ils se sont assurés ... notre bon vouloir. 

 

 

Nous aurions avantage ... bâtir une maison qui aurait accès direct ... la route

 

J'ai besoin ... quelqu'un pour m'aider ... faire le ménage, mais j'ai du mal ... trouver quelqu'un ... confiance.

 

60-J'ai toujours envie ... manger du chocolat, mais j'ai honte ... ne pouvoir résister et j'aurais intérêt ... me raisonner.

 

Elle a vraiment l'air ... se prendre pour une souillon et n'a pas l'intention ... s'améliorer. Elle ferait bien ... prendre le temps ... s'arranger.

 

Tu as peur ... prendre des risques et tu as raison ... tergiverser, mais tu pourrais avoir recours ... quelqu'un ... fort … qui tu pourrais demander ... t'aider.

 

Tu as tendance ... te moquer des gens. Tu n'as aucun scrupule ... le faire. Sache que tu as tort ... blesser leur amour-propre. C'est ... mon tour maintenant ... te taquiner.

 

 

Phrases complétées

 

inf : infinitif

qn : quelqu'un

qch : quelque chose

 

accepter de + inf

accepter qn ou qch

accepter qch de qn

1-J'ai accepté de vous voir à mon corps défendant.

Nous avons accepté de ce truand l'offre que vous savez et vous n'êtes pas obligés de nous croire.

À vous entendre, vous avez accepté sa présence chez vous pendant dix ans !

Si j'ai accepté d'elle qu'elle me tienne compagnie, vous n'avez pas à me le reprocher.

 

accompagner qn

accompagné de qch ou de qn

s'accompagner de qch 

Ce coquin de Sganarelle accompagnait partout son maître Dom Juan. Ce faisant, ils se querellaient à l'envi.

à l'envi, à qui mieux mieux, autant que faire se peut.

5-Accompagné de Sancho Pança, Don Quichotte de la Mancha parcourait l'Espagne.

Son caractère s'accompagnait d'une sensiblité hyperdéveloppée.

 

accoucher de qn ou de qch

Elle avait accouché d'une jolie petite fille tout ébouriffée.

 

accuser qn de + inf

Pourquoi l'avez-vous accusé de mentir ?

Il m'a déjà menti plus que de raison.

plus que de raison,  plus qu'il est juste, sage et convenable de faire.

 

accuser qn de qch

10-L'avais-je accusé de quoi que ce soit ?

 

acheter qq. ch. à qqn,

J'ai acheté à ma fille le plus beau des cadeaux.

"Tu es pourtant à court d'argent", m'a-t-elle dit.

C'est vrai, je gagne peu à la journée, 5 euros à l'heure à tout casser."

Je gagne tant à la journée, ou par jour, à l'heure.

On dit aussi (cinq euros) de l'heure. 

 

Il s'agit de + inf

Il ne s'agit pas de parler maintenant !

 

 aider à + inf

Allez ! Aidez-moi à retenir ce tank !

 

aimer + inf

aimer à + inf [vieux]

aimer mieux + inf + plutôt que de

aimer de + complément de manière

aimer de ou aimer par + complément d'agent

J'aime regarder avec vous les nuages, les merveilleux nuages.

J'aime à regarder avec vous les nuages, les merveilleux nuages.

15-J'aime mieux vous entendre pleurer plutôt que de vous voir sourire.

"Je vous aime d'une tendre affection.

Et moi, suis-je aimée de vous ?"

 

ajourner de + inf

ajourner à est plus rare

Les soldats étaient malades. Le médecin ajourna de/à les examiner. C'est sa faute/ de sa faute s'il sont passés de vie à trépas.

C'est ma faute

ou

c'est de ma faute (implique une cause = par ma faute) 

J'ajourne de jour en jour de/à retourner la voir.

 

aller + à vélo, à bicyclette, à moto...

mais aller en voiture, en avion...

On dit « je vais à Paris », mais on ne dit pas « je pars à Paris ».

On dit « je pars pour Paris »

20-Je vais à vélo, tu roules plus vite à moto, mais nous ne faisons pas du cent à l'heure.

On dit : à l'heure, et pas : par heure. 

 

amoureux de qn ou de qch

Il m'a dit qu'il était amoureux de moi, comme si de rien n'était, mais j'ai peine à le croire.

comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était passé.

 

amuser qn

s'amuser de qch

s'amuser à qch

s'amuser à + inf

s'amuser de + inf, moins courant

Vous vous amusez à vouloir me plaire, pourquoi ?

Vous vous amusez de vouloir me plaire, pourquoi ?

Il amuse toute la galerie avec ses pitreries. Cela amuse ma curiosité.

Il s'amuse de la moindre peccadille. Et moi, cela ne m'amuse plus de m'amuser.

25-Tu t'amuses toujours à me titiller, C'est crispant !

Je m'amuse à la moutarde et je perds mon temps à des riens.

Familier. S'amuser à la moutarde. S'arrêter à des bagatelles, perdre son temps à des riens

Je m'étais amusée à le guérir malgré lui.

Mon petit poulain va s'amuser à grandir dans mon jardin.

ou

Mon petit poulain va s'amuser de grandir dans mon jardin.

 

appeler qn, appeler qch, s'appeler

30-La fonction de l'écrivain est d'appeler un chat un chat. Si les mots sont malades, c'est à nous de les guérir. Au lieu de cela, beaucoup vivent de cette maladie. Jean-Paul Sartre

"Il s'appelle Karavinovitch.

C'est un nom à coucher dehors !"

On peut dire aussi : C'est un nom à coucher à la porte. Expression plus rare

 

apprendre à + inf

apprendre à qn à + inf

apprendre qch à qn

C'est à Longchamp que vous avez appris à grand peine à miser sur le bon cheval.

J'ai appris à gémir à mon chien, je lui pince fortement la queue.

À force de le fouetter en comptant mes coups, j'ai appris l'arithmétique à ce mal embouché.

 

approcher qch (de qn ou de qch)

s'approcher de qn ou de qch

Il approcha sa chaise de la table pour ne rien laisser choir à terre.

à terre ou par terre.

J'approchai de son cou mes lèvres brûlantes.

35-"Vous vous êtes approchée de moi, trop près de moi, mon amie, gare à vous !

Comment, gare à moi ?"   

 

arrêter qch ou qn

s'arrêter de + inf

arrêter de + inf

arrêter qn de + inf

arrêter qn ou qch

arrêter qch de + inf

S'arrêter à

On a arrêté le commissaire.

40-Cette femme élégante a arrêté mes regards illico.

Il a arrêté la machine à explorer le temps, laquelle menaçait d'exploser

Àrrête-toi de crier sinon je te roue de coups.

Arrête de m'embêter !

=Cesse …de m'embêter !

Ne t'arrête pas son apparence. Elle gagne à être connue.

45-Si j'étais vous, je l'arrêterais de tourner en rond

Si j'étais de vous...

Si j'étais que de vous... 

 

arriver à qch

arriver à + inf

il m'arrive de + inf, forme impersonnelle

Arriverez-vous à avaler ces trois douzaines d'oeufs ? Pauvre taré !

Il n'arrivera jamais à ses fins, il est trop couard.

Il m'arrive d'essayer de refaire ma vie, de repartir à zéro.

Avez-vous assisté à son mariage ? Non ? Vous n'avez rien perdu de cette mascarade. C'était à pleurer ! 

50-Il a assisté son épouse jusqu'à son dernier souffle.

jusqu'à, élision du e  

 

assurer qch à qn

ou assurer qn de qch

s'assurer qch ou de qch

voir l'article :

Les différentes constructions des verbes assurer et persuader et l'accord de leur participe passé

 

Le complément d'objet direct est en rouge

Je vous assure de ma fidélité indéfectible.

Ou

Je vous assure ma fidélité

Elle a assuré à son ami qu'elle lui serait fidèle.

Ou

Elle a assuré son ami qu'elle lui serait fidèle.

J'ai assuré cette enfant de sa capacité à réussir.

"Il m'avait assurée de son obéissance", dit Maria.

ou

Il m'avait assuré son obéissance

Nous leur avons assuré notre concours

55-Nous les avons assurés de notre concours.

Ils se sont assurés de votre bon vouloir.

Le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui. Repérez dans les phrases la place du complément direct qui justifie ou non l'accord. 

 

avoir accès à + inf

avoir avantage à + inf

Nous aurions avantage à bâtir une maison qui aurait accès direct à la route

 

avoir besoin de + inf

avoir besoin de qch ou de qn

avoir du mal à + inf 

J'ai besoin de quelqu'un pour m'aider à faire le ménage, mais j'ai du mal à trouver quelqu'un de confiance.

 

avoir envie de + inf

avoir envie de qch ou de qn

avoir honte de + inf

avoir honte de qch ou de qn

avoir intérêt à + inf

60-J'ai toujours envie de manger du chocolat, mais j'ai honte de ne pouvoir résister et j'aurais intérêt à me raisonner.

 

avoir l'air de + inf

avoir l'air de qn ou de qch

avoir l'intention de + inf

avoir le temps de + inf

Elle a vraiment l'air de se prendre pour une souillon et n'a pas l'intention de s'améliorer. Elle ferait bien de prendre le temps de s'arranger.

 

avoir peur de + inf

avoir peur de qn ou de qch

avoir qch ou qn à + inf

avoir raison de + inf

avoir recours à qch ou qn

Tu as peur de prendre des risques et tu as raison de tergiverser, mais tu pourrais avoir recours à quelqu'un de fort à qui tu pourrais demander de t'aider

 

avoir scrupule à + inf

avoir tendance à + inf

avoir tort de + inf

Tu as tendance à te moquer des gens. Tu n'as aucun scrupule à le faire. Sache que tu as tort de blesser leur amour-propre.  C'est (à) mon tour maintenant de te taquiner.

C'est mon tour  ou c'est à mon tour.  

 

Exercices connexes :

QUIZ 34 Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif - "Arnolphe et Isidore, les célibataires – Une journée si peu particulière"

 

Orthographe grammaire pour les hésitants Com

Vous aimez les exercices à trous ? Récapitulation

Récapitulation des petites histoires à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 09:16

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Ton père ou ta mère viendra,

Ou Ton père ou ta mère viendront ? (§1)

 

Ces mots sont des homophones. Ils ont la même prononciation sans avoir la même graphie.

[u] ou [hu] signes phonétiques internationaux

 

1-ou - ou que

2-où - où que

3-hou - ouh

4-houx

5-août

6-houe

 

Lire l'article et faire l'exercice à trous ou vice versa

Compléter par ou, où, houe, houx, ouh, hou, août - QUIZ 38

 

1- Ou

Conjonction de coordination1 qui marque l'alternative.

> ou bien

> elle peut être répétée, ou... ou... = soit... soit... 

Je viendrai ou je ne viendrai pas. Je viendrai ou bien je ne viendrai pas. Ou je viendrai ou je ne viendrai pas. Soit je viendrai soit je ne viendrai pas.

 

a-Avec deux noms au singulier coordonnés par OU, on a la marque du singulier ou du pluriel selon que l'un exclut l'autre ou pas (sens voisin de et).

Valeur exclusive :

Son père ou sa mère viendra. (l'un ou l'autre)

Le Président de la République ou le premier Ministre présidera à cette réunion.

La douceur ou la menace aura raison de lui.

 

Valeur inclusive :

Les filles ou les garçons joueront avec mon fils. (les uns comme les autres)

Vous portez bien la jupe ou la robe longues.

La guerre ou la famine les ont décimés.

 

Lorsque les sujets sont au singulier et qu’ils peuvent tous deux faire l’action exprimée par le verbe, l’accord se fait au pluriel : l’idée d’addition prévaut : les deux sujets peuvent faire l’action.

Jean ou Jacques viendront m'aider à faire mes devoirs. Ils sont vraiment sympas.

 

Si un seul sujet peut faire l'action, le verbe est au singulier : l'idée d'exclusion prévaut dans ce cas.

Jean ou Jacques m'épousera, mais je ne sais pas encore lequel des deux.

 

b-Quand les deux noms sont synonymes, on a la marque du singulier.

Le nom de famille ou patronyme doit figurer sur votre feuille de route.

Quand ma tante ou la soeur de ma mère viendra, elle m'apportera un cadeau.

 

c- Ou, pour être renforcé, peut être suivi, des expressions sinon, autrement, bien, alors : ou alors, ou autrement, ou bien, ou sinon.

 

d-Pas de OU dans une phase négative, mais NI

Il n'a pas d'argent ni d'amis, le pauvre homme.

Reprise de la note des Délires n°35

 

Ou que

Ou que, locution conjonctive de subordination marquant l'alternative, introduit une seconde proposition subordonnée pouvant remplacer la première (temps, but, cause, conséquence, concession, condition, supposition, etc.).

 

Je sortirai qu'il pleuve ou qu'il vente. (concession)

Je sors quand il pleut ou qu'il neige. (temps)

 

Ne pas confondre avec où que, voir ci-dessous. 

 

2- Où

Où Pronom relatif

-Il représente un antécédent.

-Il introduit une proposition subordonnée relative.

 

-Il est complément circonstanciel2 de lieu ou de temps dans la subordonnée relative.

 

Le pays où j'irai sera un paradis.

Où représente l'antécédent pays dans la proposition subordonnée relative où j'irai (j'irai dans un pays)

Où est complément circonstanciel de lieu de irai

 

Le jour où je te verrai, je te reconnaîtrai.

Où représente l'antécédent le jour

subordonnée relative où je te verrai (je te verrai le jour)

Où est complément circonstanciel de verrai

 

-Parfois le pronom relatif où n'a pas d'antécédent.

J'irai où tu veux.

la proposition subordonnée où tu veux est complément de lieu du verbe aller .

 

On rencontre où dans des expressions

Le jour où, la nuit où, l'instant où...

Au moment où

Au cas où, dans l'hypothèse où

Dès l'instant où

Dans la mesure où

Voir les articles sur le blog s'y rapportant.

On peut remplacer  par que

le jour que..., au moment que, au cas que, dès l'instant que.

 

-D'où marque une conséquence

où a pour antécédent une phrase

Il est difficile aujourd'hui d'avoir un emploi, d'où l'importance de travailler à l'école pour obtenir des diplômes.

 

-où se combine aussi avec les prépositions par et jusque

Vois par où il a passé.

je courrai jusqu'où je pourrai.

 

Où adverbe interrogatif

-dans une interrogation directe :

Où vas-tu ?

Familièrement : Tu vas où ? Où est-ce que tu vas ?

-dans une interrogation indirecte :

Je me demande où tu vas.

Dans cette phrase, où tu vas est une proposition subordonnée interrogative introduite par où pronom interrogatif, elle est complément du verbe se demander.

 

Outre que se combine avec par et jusque (élidé), on peut trouver l'adverbe interrogatif précédé des prépositions vers et pour.

Jusqu'où ira-t-il ainsi ?

Par où passeras-tu ?

Il ne m'a pas dit vers où il se dirigeait ni pour où il partait.

 

Où que

Voir

 >Où que tu ailles, qui que tu sois, quoi que tu fasses 

 

3-Hou ! Ouh !

 

Hou

-Interjection

Hou ! Hou ! Deux fois hou est un appel.

Un seul Hou ! marque le mépris.

Hou ! fit le fantôme.

On crie Hou ! pour faire peur à quelqu'un.

Pour en savoir + sur les interjections voir l'article :

Les homophones a as à ah ha + Notes sur le verbe et l'auxiliaire avoir, les prépositions, les interjections, les pronoms personnels + Exercice à trous

 

-Onomatopée

Cri du hibou

Cri du caribou - On met en même temps les mains de part et d'autre de la tête comme les bois de l'animal pour l'imiter.

Lire les cris des animaux dans l'article Délires pour un bestiaire. QUIZ 3

 

Ouh ! Ouh là ! Ouh là là !

Les interjections expriment

-la douleur Ouille ! Aïe ! Ouh ! quel supplice !

-la désapprobation Ouh ! l'hypocrite !

-la raillerie, le sarcasme Ouh ! Qu'il s'est bien fagoté !

Ouh là là ! C'est qu'il voudrait nous faire la leçon !

- l'avertissement Ouh là là, mais vous allez vous faire des ennemis.!

- l'admiration Ouh là là, qu'elle est belle ta nana !

Note : Certains dictionnaires ne mentionnent pas ouh

 

4-Houx

Substantif masculin le houx. Il y a disjonction parce que le h est aspiré.

Pour en savoir + sur le h aspiré, le h muet, l'élision, la liaison la disjonction lire la note du texte des Délires n°115

Le mot houx vient du francique3. Il a donné le verbe houspiller.

Un lieu planté de houx s'appelle une houssaie ou une houssière.

Le houx est un arbre toujours vert dont les feuilles sont luisantes et armées de piquants. cf. Littré

 

Noms au singulier se terminant par oux :

courroux, époux, houx, jaloux, redoux, roux, saindoux, sioux, toux

 

Noms se terminant par ou au singulier et oux au pluriel :

bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux

un bijou, un caillou, un chou, un genou, un hibou, un joujou, un pou

 

tripoux s'emploie le plus souvent au pluriel, les tripoux d'Auvergne.

 

Le pluriel des autres mots se terminant par ou au singulier font leur pluriel en ous :

les bisous, les fous, les verrous etc.

 

Pour en savoir + Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous

 

5-Août

Huitième mois de l'année grégorienne

Prononciation ou [u] & out  [ut]

Le a ne se prononce pas

Quelques personnes prononcent a-ou

Le t ne se lie pas : Août / est de l'année le mois que je préfère.

Pour la mi-août, prononcez la mi-ou

 

6-Houe

substantif féminin. La houe, le h est aspiré [hu]

La houe est un outil agricole.

Synonymes : arrache-racines, bêchard, bêche, bêchon, binette, bineuse, déchaussoir, fossoir, houette, hoyau, marre, pioche, serfouette, tranche.

Le verbe houer signifie travailler la terre avec une houe.

 

Voici les notes

 

 1 Pour en savoir + sur la conjonction de coordination

voir l'article "Et"

 

2 Certains grammairiens (comme Grevisse dans le Bon Usage) appellent le complément circonstanciel le complément adverbial, c'est un adverbe ou un complément qui peut être remplacé par un adverbe. Ce terme n'est pas accepté par tous les grammairiens.

 

Le francique est une langue qui vient de l'ancien haut-allemand, elle est différente de l'alsacien.

Elle survit aujourd'hui dans des dialectes franciques du Nord et de l'Est de la France : "le francique luxembourgeois, le francique mosellan et le francique rhénan". D'après Claude Hagège, Dictionnaire amoureux des langues

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:33

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Lire avant ou après l'exercice à trous :

Les homophones a as à ah ha + Notes sur le verbe et l'auxiliaire avoir,

les prépositions, les interjections, les pronoms personnels

 

Compléter par a, as, ah, ha.

La correction est à la suite

 

Une saynette - Maman et Papa Faichouin

 

Papa―... ! ma chérie, comme tu m'... manqué ! Qu'...-tu fait pendant tout le temps qu'il m'... fallu t'attendre ?

Maman―Je suis allée ... la gare.

Papa―Tu ... acheté un billet de train ? Tu  ... voulu t'en aller ? Mais ta fille ... la rougeole, elle ... pleuré toute la nuit, et toi tu n'en ... rien ... faire ?  

Maman―Tu n'... qu'... t'occuper d'elle. J'ai autre chose ... penser.

5Papa―Tu manques ... tous tes devoirs !

Maman―Tu n'es pas mon maître ... raisonner ! Qu'...-tu ... me faire la morale ?

Papa― Je ne te reconnais plus, tu n'... plus rien de ma petite bête ... Bon Dieu, de mon petit lapin ... lunettes.Tu m'... fait de la peine. Me laisser ainsi, livré ... moi-même !

Maman―Je me suis décidée ... te laisser quelques responsabilités.

Papa―... ! ... ! ... quoi tu joues ? ... me faire enrager ?

10Maman ―Mais non ! Regarde, je m'en vais de ce pas me dévouer ... ma fille. Dis-moi. Qu'...-t-elle dit ?

Papa―Elle ... couru pour te retenir. Elle ... eu peur.

Maman―Et tu l'... consolée, j'en suis sûre. Qu'...-tu ... me regarder avec des yeux de merlans frits ? C'est ... mourir de rire.

Papa―Oh ! Tu m'... donc raconté une histoire ? Me quitter pour toujours, partir ... jamais !

Maman―Et tu m'... crue ! ... la bonne heure !

15Papa―Tu m'... laissé tout seul avec la petite.

Maman―Tu ... beau dire, je ne peux pas me fier ... toi.

Papa―Mets-toi ... ma place.

Maman―Tu ... gambergé ?

Papa― " ..., je me suis dit, si jamais elle ... affaire ... moi, elle va voir !"

20Maman―Mais tu ... toujours besoin de moi ! Je suis ... bout !

Papa―M'abandonner ainsi ... mon triste sort !

Maman―C'est ... n'y pas croire ! Je m'absente cinq minutes, et tout va ... vau-l'eau.

Papa―Toi seule ... les solutions ... tous les problèmes, ma chérie.

Maman―Je n'ai qu'... me dévouer corps et âme, c'est cela ?

25Papa―C'est toi qui l'... dit. Eh bien, puisqu'il en est ainsi, je te laisse ... tes occupations familiales, et je téléphone ... Noah.

Allô Noah ? Ça y est, je suis prêt ... faire un match de foot. ... tout de suite.

Maman―... ! tu pars ? J'ai droit ... un petit baiser ?

Papa―Pas le temps ! ... tout ... l'heure !

 

Correction 

P―Ah ! ma chérie, comme tu m'as manqué ! Qu'as-tu fait pendant tout le temps qu'il m'a fallu t'attendre ?

M―Je suis allée à la gare.

P―Tu as acheté un billet de train ? Tu as voulu t'en aller ? Mais ta fille a la rougeole, elle a pleuré toute la nuit, et toi tu n'en as rien à faire ?

M―Tu n'as qu'à t'occuper d'elle. J'ai autre chose à penser.

5P―Tu manques à tous tes devoirs !

M―Tu n'es pas mon maître à raisonner ! Qu'as-tu à me faire la morale ?

P―Je ne te reconnais plus, tu n'as plus rien de ma petite bête à Bon Dieu, de mon petit lapin à lunettes.Tu m'as fait de la peine. Me laisser ainsi livré à moi-même !

M―Je me suis décidée à te laisser quelques responsabilités.

P―Ha ! Ha ! à quoi tu joues ? à me faire enrager ?

10M―Mais non ! Regarde, je m'en vais de ce pas me dévouer à ma fille. Dis-moi. Qu'a-t-elle dit ?

P―Elle a couru pour te retenir. Elle a eu peur.

M―Et tu l'as consolée, j'en suis sûre. Qu'as-tu à me regarder avec des yeux de merlans frits ? C'est à mourir de rire.

P―Oh ! Tu m'as donc raconté une histoire ? Me quitter pour toujours, partir à jamais.

M―Et tu m'as crue ! À la bonne heure !

15P―Tu m'as laissé tout seul avec la petite.

M―Tu as beau dire, je ne peux pas me fier à toi.

P―Mets-toi à ma place.

M―Tu as gambergé ?

P―"Ah ! je me suis dit, si jamais elle a affaire à moi, elle va voir !"

20M―Mais tu as toujours besoin de moi ! Je suis à bout.

P―M'abandonner ainsi à mon triste sort !

M―C'est à n'y pas croire ! Je m'absente cinq minutes, et tout va à vau-l'eau.

P―Toi seule as les solutions à tous les problèmes, ma chérie.

M―Je n'ai qu'à me dévouer corps et âme, c'est cela ?

25P―C'est toi qui l'as dit. Eh bien, puisqu'il en est ainsi, je te laisse à tes occupations familiales, et je téléphone à Noah.

Allô Noah ? Ça y est, je suis prêt à faire un match. À tout de suite.

M―Ah tu pars ? J'ai droit à un petit baiser ?

P―Pas le temps ! À tout à l'heure !

 

 >> Récapitulation des petites histoires à trous

>> Récapitulation de tous les exercices à trous

>> Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... " 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:50

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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Les mots a, as, à, ah et ha se prononcent de la même façon

mais s'écrivent différemment. Ce sont des homophones.

 

SOMMAIRE

a, as, verbe ou auxiliaire avoir

à, préposition

ah, ha, interjections

notes sur

-les pronoms personnels

-la préposition

-l'interjection

 

1- a as : Verbe avoir 

a

Verbe avoir conjugué au présent de l'indicatif à la troisième personne du singulier.1

Avec une idée d"appartenance 

Il a un copain, Elle a quatre euros.

Pour dire son âge

Il a vingt ans. Ah ! le bel âge!

Dans des locutions verbales : avoir beau, avoir affaire, avoir droit, avoir besoin, avoir froid/chaud, avoir facile/difficile, l'avoir dure/ belle/ mauvaise, avoir l'air, avoir mal...

Sa fiancée est une peste, il l'a mauvaise !

 

as

Verbe avoir à la deuxième personne du singulier

Tu as raison. Tu as de la chance. Tu as beau courir, tu ne l'attraperas pas.

 

2- a as : Auxiliaire avoir2 

Auxiliaire avoir qui sert à faire le passé composé à la deuxième et à la troisième personne du singulier  

Paul a mangé, il a été malade, sa copine l'a vu, elle l'a soigné.

Tu l'as vu ?

 

Un truc pour reconnaître qu'on a affaire au verbe ou à l'auxiliaire avoir, on remplace le présent de l'indicatif par l'imparfait.

Elle l'avait trahi, il l'avait mauvaise ! Tu avais raison. Tu avais de la chance. Tu avais beau courir.... Paul avait mangé, il avait été malade, sa copine l'avait vu, elle l'avait soigné. Tu l'avais vu ?

Si cela ne marche pas, il y a des chances pour que ce soit la préposition à, voir le § suivant. 

 

3- à : Préposition3 

La préposition à introduit un complément

-de lieu

Je vais à Paris, tu vis à la campagne, il s'ennuie à l'ïle d'Elbe.

-de temps

Reviens à 5h. Je te dis "À demain !"

-de moyen

Je roule à vélo, tu fais la course à moto. Je pêche à la mouche

-de manière

Il prie à genoux. Elle marche à grands pas.

-de prix

Les billets de théâtre sont à 20 euros

 À introduit un complément d'objet indirect

Il commence à parler. Tu veux nuire à ton ami. Il apprend à marcher.

À introduit un nom ou un pronom dans les appels ou les souhaits

À l'aide ! À l'abordage ! À moi ! À bas les régimes ! À table !

Dans certaines locutions

quant à.

Quant à vous, vous avez intérêt à vous taire !

Jusqu'à, à part que, à cause de...

À introduit un complément de relation

La préposition à marque l'appartenance

C'est un ami à moi. Vous avez une façon de parler bien à vous.

Ce couteau est à moi. Cette maison est à mes parents.

C'est une fourchette à trois dents

Elle renforce un possessif qui précède.

C'était ma manière à moi de lui plaire.

C'est notre premier baiser à tous les deux.

La préposition à dans les expressions figées

La barbe à papa, la tête à Mathieu, un fils à papa, une bête à Bon Dieu, la bande à Bonnot, la fête à la grenouille, la tournée à Zazie...

Ce sont des cas exceptionnels, l'usage veut que les compléments de relation soient introduits par DE

le chapeau de mon grand-père, le fils de M. Vantard, la fête de ma ville.

 

La préposition à se contracte avec les articles définis le  et les :

Je vais au marché (à le marché)

Je pense aux enfants (à les enfants) 

 

4- ah & ha : interjections4

-Ah !

Interjection qui marque une émotion vive, la surprise, l'admiration, le désappointement, la colère, le doute...

Ah ! quel malheur !

Ah ! que c'est beau !

Ah ! que je suis déçu !

Ah ! comme je le déteste !

Ah ! mon Dieu !

Ah oui !

Ah ! que non

Ah ! monsieur, vous ne me croyez pas ?

Ah ! ça alors !

Ah ! mais !

Ah ! tu vas voir ce qui t'attend !

 

-Ha ha !

Interjection (double) qui exprime le rire

Ha Ha ! je ris de me voir si belle en ce miroir !

-la raillerie

Ha ha ! Vous m'en direz tant ! 

 

5- a dans des expressions latines

    (ou dans d'autres langues)

   

a priori, a posteriori, a maxima, a minima, a mundo, a condito, a parte...

Rappelons que le latin n'a jamais d'accent et s'écrit en italique dans un texte.

Cependant certaines expressions sont francisées.

à priori, à postériori, etc

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

a cappella, expression italienne...

on écrit aussi à capella, a capella, alla cappella. 

 

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

NOTES

1 Les pronoms personnels

Voici les pronoms personnels sujet :

je, tu, il ou elle, nous, vous, ils ou elles.

 

je, première personne du singulier

Quand je dis (ou que j'écris) je, il n'y a qu'une personne : celle qui parle (moi) et celle dont je parle (moi)

tu, deuxième personne du singulier

Quand je dis tu, il y a deux personnes

1°celle qui parle (moi)

2°et celle à qui je parle (toi)

il, elle troisième personne du singulier

Quand je dis il ou elle, il y a trois personnes

1°celle qui parle (moi),

2°celle à qui je parle, (toi)

3°et celle dont je parle (lui ou elle)

nous, première personne du pluriel

Quand je dis nous, il n'y a qu'un groupe de personnes dont je fais partie.

vous, deuxième personne du pluriel

Quand je dis vous, il y a :

1°moi ou nous qui parlons

2°toi ou vous qui écoutez

- le vous de politesse se conjugue comme la deuxième personne du pluriel. Vous êtes mon maître, monsieur.

ils, elles, troisième personne du pluriel

Quand je dis ils ou elles, il y a :

1°moi ou nous qui parlons

2°toi ou vous qui écoutez

3°eux et/ou elles dont on parle

 

Remarques sur quelques cas particuliers

-les pronoms personnels représentent des personnes, mais ils peuvent représenter des animaux, si on les fait parler (contes, fables) ou si on leur parle. "Tu veux bien te tenir tranquille, Médor !"

-Tournure de politesse, emploi de la 3ème personne au lieu de la 2ème. Madame voudra bien me donner ses ordres.

Sa Majesté est-elle satisfaite de son serviteur ?

-Nous au lieu de je, le pluriel de modestie. Nous sommes heureux d'avoir réussi à vous plaire, monsieur.

-Nous au lieu de il ou elle. Façon qu'a un avocat de s'exprimer pour parler au nom de son client qu'il représente.

-Nous au lieu de vous, dans un style familier : "Bonjour mademoiselle, alors, nous avons bien dormi ?"

 

Pronoms personnels compléments

moi, me, toi, te, le, lui, la, elle, soi, nous, vous, les, leur, eux, y, en.

Tu le leur fais savoir. Nous la lui recommandons. Vous partirez avec moi. Chacun prend garde à soi. Chante-la avec eux, Faites-le nous connaître. J'en parle. Il y réfléchit. Etc.

On notera que:

-le la les peuvent être aussi des articles définis,

-leur peut être adjectif possessif ou pronom possessif dans le leur, la leur,

-en peut être préposition ou adverbe de lieu

-y peut être adverbe de lieu, et on le trouve aussi dans la locution il y a.

 

 2 Un auxiliaire accompagne :

-un verbe à un temps composé (auxiliaire être ou avoir : je suis tombée dans la boue, j'ai crié de peur) 

-ou un verbe à la voix passive (auxiliaire être, je suis piquée par un moustique)

Pour en savoir + sur les auxiliaires et les semi auxiliaires, voir la note des Délires n°43

3  La préposition

La préposition est un mot invariable qui établit un lien entre les mots ou les syntagmes.

à, de, pour, avec, sur, sous, en, sans, etc.

locutions prépositives ou prépositionnelles :

au-dessus de, jusqu'à, afin de, à la manière de, etc.

> Des prépositions et des locutions prépositives

 

4 L'interjection

C'est :

-une sorte de cri poussé lorsqu'on ressent une vive émotion, un sentiment, une sensation.

Aïe ! Brrr ! Chic ! Zut ! Ouf ! Mince ! Hélas ! Etc.

-une invocation

Mon Dieu ! Seigneur ! Etc.

-un juron

Sapristi ! Sacrebleu ! Etc.

-une onomatopée

Tic tac ! Glou glou ! Prout !

 

Pour en savoir +

> Qu'est-ce qu'une interjection ? Qu'est-ce qu'une onomatopée ?  

 

Comme suite à cet article : Exercice à trous :

> Les homophones - Compléter par a, as, à, ah, ha - QUIZ 37

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 18:25

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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Ainsi couraient les jours, les mois et les saisons. Mais mon esprit ne pouvait se laisser distraire entièrement par les devoirs que je m'étais imposés.

Nous étions maintenant au plus profond de l'hiver et je luttais serré contre l'engourdissement implacable de la routine qui eût eu raison de moi, comme agit le froid insidieux qui se glisse le long des membres, y pénètre jusqu'à l'intimité des muscles naguère si prompts, les immobilisant sans qu'ils y prennent garde, puis, lentement, fige la moelle, glisse le long des nerfs jusqu'à ralentir le rythme vital, à force d'exercer sa tyrannie silencieuse, le coeur s'engourdissant peu à peu, jusqu'à ce que, instant fatal, le point de non-retour survienne, sans crier gare, surprenant celui qui lâche prise, paralysé qu'il est d'ores et déjà retenu dans les rets de l'inéluctable, et qui, sans le moindre sursaut — lequel eût pu le sauver, à son corps défendant — consent ainsi, sans mot dire, sans résistance aucune, à se laisser emporter en des lieux d'où jamais nul ne revint.

Ainsi eussent couru encore longtemps les jours, les mois et les saisons, si mon esprit ne fût resté en éveil. Mais il ne se laissa point corrompre par la torpeur perverse de la routine.

 

NOTES

Le titre : Délires dans la triste froidure

La froidure, le froid qu'il fait.

Ne pas confondre avec froideur qui a un sens propre et un sens figuré : manque de sensibilité, de chaleur humaine...

"Oh ! qu'après la triste froidure,

Nos yeux amis de la verdure

Sont enchantés de son retour !"

Jean-Baptiste Rousseau, 1671–1741.

 

Les devoirs que je m'étais imposés

Le participe passé imposés s'accorde avec que (antécédent devoirs), complément d'objet direct placé avant lui.

Voir l'article sur les règles de l'accord des participes passés 

 

Je luttais serré, je luttais bien fort.

Serré est ici pris adverbialement.

Il gèle (bien) serré. Il vous a embrassé serré. Nous avons joué serré (sans jouer au hasard).

Mentir serré, vulgairement pour dire mentir effrontément, impudemment nous précise l'Académie dans sa 4ème édition.

 

La routine qui eût eu raison de moi, conditionnel passé 2e forme.

la routine qui aurait eu raison de moi. (1re forme)

Avoir raison de quelqu'un / ou de quelque chose, en venir à bout, triompher de lui.

 

jusqu'à ce que, instant fatal, le point de non-retour survienne

Le point de non-retour - Le moment à partir duquel on ne peut plus reculer, ni arrêter l'action dans laquelle on s'est engagé. >> On a franchi le Rubicon

Jusqu'à ce que le point de non-retour survienne. Subjonctif

Voir l'article jusqu'à ce que

 

Franchir le Rubicon°  fait référence à la rivière, le Rubicon, au nord de l'Italie et qui délimitait la frontière entre l'Italie romaine et la Gaule cisalpine, frontière que Rome interdisait de franchir avec une armée. C'est ce que fit Jules César le 12 janvier 49 en lançant la fameuse formule Alea jacta est, le sort en est jeté.

 

des muscles naguère si prompts

Naguère, il y a peu de temps.

Jadis, il y a longtemps.

 

celui qui, paralysé qu'il est d'ores et déjà

D'ores et déjà, désormais, dès à présent, dorénavant.

 

retenu dans les rets de l'inéluctable

Les rets, les filets, le piège, le lacs, prononcer [la].

tomber dans ses rets, être pris dans des rets, tomber dans le lacs (être dans l'embarras)

L'inéluctable, ce à quoi on ne peut échapper, qui est inévitable et fatal.

 

celui qui lâche prise [...] et qui, sans le moindre sursaut — lequel eût pu le sauver à son corps défendant — consent à se laisser emporter...

lequel, pronom relatif s'emploie comme sujet lorsqu'il se distingue de qui, pour éviter une confusion, les deux pronoms ne se rapportant pas au même antécédent.

Lequel a pour antécédent sursaut

Qui a pour antécédent celui (qui lâche prise)

le moindre sursaut eût pu le sauver

le moindre sursaut aurait pu le sauver, conditionnel passé

à son corps défendant

sens propre, en résistant à une attaque (pour défendre son corps)

sens figuré, malgré lui, à regret, contre son gré.

 

Ainsi eussent couru encore longtemps les jours...

ainsi auraient couru encore longtemps les jours... conditionnel passé

sujet inversé après ainsi

 

si mon esprit ne fût resté en éveil

subjonctif plus-que-parfait après si (littéraire) >> la conjonction Si

>> si mon esprit n'était pas resté en éveil, indicatif plus-que-parfait

 

<< 137 Délires sur la guérison souhaitable et programmée de ceux qui n'hésitent pas à manquer gravement à la bienséance - L'École des Hommes

>> 139 Délires d'une fuite éperdue - « Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel.»

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:22

 

 

Un muscle durcit brusquement. Vous souffrez. C'est une crampe. Elle ne dure que quelques minutes et vous laisse le muscle (de la jambe le plus souvent) meurtri.

 

Il faut vite étirer le muscle et attendre que ça passe. Par exemple, vous repliez le pied vers le tibia si la crampe est au mollet, comme vous l'avez vu faire aux sportifs au milieu du terrain. Vous pouvez rafraîchir votre jambe mais ne mettez pas de glace.

 

Buvez une eau riche en potassium et bicarbonatée — Le bicarbonate neutralise l'acide lactique contenu dans le muscle qui a travaillé.

Exemples d'eaux minérales qui en contiennent le plus :

St-Yorre, potassium132 mg/l – bicarbonate 4368 mg/l

Vichy Célestins, potassium 66 mg/l – bicarbonate 2989 mg/l

Arvie, potassium 130 – bicarbonate 2195

Vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil sur les étiquettes des litres d'eaux minérales pour savoir ce qu'elles contiennent.

 

Les sportifs doivent savoir qu'il est nécessaire de boire avant l'effort, sans attendre d'avoir soif. Se priver de boire est mauvais pour la santé.

 

Conseil à suivre absolument : N'allez jamais nager loin seul. Une crampe pourrait vous être fatale.

 

Si vous avez souvent des crampes :

Peut-être avez-vous une subcarence en oligoéléments, cuivre, manganèse, cobalt, potassium, et aussi calcium et magnésium. Parlez-en à votre pharmacien. 

 

Suivez le remède de nos grand-mères, mettez donc un morceau de savon de Marseille au fond du lit près de vos pieds. C'est souverain. Le vrai savon de Marseille contient du potassium, il est fait à base de potasse et de l'huile d'olive.

 

Et les bananes, y avez-vous pensé ? Elles sont très riches en potassium et autres oligo-éléments. Les manger mûres.

Pour 100 grammes :


potassium : 358 mg magnésium : 27 mg phosphore : 22 mg calcium : 5 mg
sodium : 1 mg cuivre : 78 µg fer : 26 µg zinc : 15 µg

 

Vous pouvez aussi vous masser avec de l'huile d'arnica, ou recourir à l'homéopathie.

 

Digression

En parlant d'eaux minérales, savez-vous que les eaux sulfatées peuvent vous aider en cas de constipation passagère ou chronique ? L'Hépar est même conseillée pour les tout petits s'ils sont constipés.

Hépar, sulfates 1479 mg/l 

Aucune autre ne fait mieux !

 

Conseils, trucs et stuces

Page 1 de A à K

Page 2 de L à Z

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 16:32

 

Dans l'émission Le Magazine de la Santé, sur la 5, présentée par le Docteur Marina Carrère d'Encausse* (la fille de l'Académicienne Hélène Carrère dite Carrère d'Encausse, née Hélène Zourabichvili, au cas où cela vous aurait échappé) et Michel Cimes, notre médecin facétieux, j'ai entendu qu'il suffisait de mettre un glaçon dans le nombril pour que passe le hoquet.

Remède de nos grand-mères qui y versaient une goutte d'éther, véritable fluide glacial ; mais on se contentera aujourd'hui d'un glaçon puisque les petits flacons bleus d'éther ne hantent plus, aujourd'hui, nos boîtes à pharmacie.

Vivement que j'ai le hoquet pour essayer !

Attention tout de même à ne pas vous brûler l'ombilic, qu'il soit « innie » ou bien « outie » comme disent les Anglais, en y laissant trop longtemps le glaçon à moins 21°.

 

*Marina vous permettez que je l'appelle Marina, je passe tous les jours tant de temps en sa charmante compagnie  — nous a appris l'autre jour qu'elle descendait d'Attila. Elle n'en n'est pas moins sympathique !    

Que croire ? 

On a découvert comment savoir, grâce à l'étude de nos gènes, qui étaient nos ancêtres. 

Étonnant non ?

Je parie que les Français de souche descendent tous de saint Louis.

 

En savoir +

La généalogie par adn, recherche des ancêtres par le sequencage du génome   

 

>>> Voir aussi Trucs et astuces glanés ici et là 

 


 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 19:27

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"Il faut jouer pour devenir sérieux"

Aristote

 

     "Le mois de jouer est le premier mois de vacances,

après vient le mois doux

puis le mois de s'étendre."

Extrait du Dictionnaire des mots tordus

 

Sommaire

1-Le jeu du dico

2-Le jeu des barbarismes

3-Cadavres exquis

4-Logo-rallye

5-Jeu d'entraînement au scrabble

6-Curiosités grammaticales + QUIZ 41

7-Amusez-vous à faire la dictée de Mérimée (suivie de l'explication par le menu de ses difficultés)

8-Voir aussi l'article : Tautogramme et virelangue

9- Exercice grammatical en guise de jeu : Variations sur des phrases 1-Tu m'as menti, je ne suis pas restée. 2-Tu m'as menti, je suis restée. 

10- Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercices

Quelques dictionnaires bien peu académiques

11-  QUESTION

Pourriez-vous citer des noms qui sont au masculin ou au féminin avec des sens différents ? http://mamiehiou.over-blog.com/article-feminin

 

Et vous pouvez faire aussi tous les Quiz du blog

Je vous recommande les quiz sur le jeu des prénoms qui plaisent beaucoup. À faire quand on est nombreux.

QUIZ 7 Le jeu des prénoms (1re série)

QUIZ 8 Le jeu des prénoms (2e série)

 

1-Le jeu du dico

Règle

Il faut avoir un bon dictionnaire, autant de feuilles que de participants et autant de stylos.

Plus on est de fous plus on rit.

 

1-Tous les joueurs ont une feuille en main et y écrivent leur nom.

2-Le meneur de jeu dispose d'un dictionnaire. Il y choisit un mot un peu connu ou pas connu du tout.

3-Chaque joueur, hormis le meneur de jeu, écrit, sur sa feuille, le mot suivi d'une définition qu'il imagine.

4-Le meneur de jeu écrit la définition du dictionnaire sur sa propre feuille. S'il y a plusieurs acceptions dans la définition donnée, il en choisit une seule.

5-Le meneur de jeu relève les feuilles, les mélange avec la sienne et donne un numéro à chaque définition.

Il écrit les numéros sur les feuilles qu'il a en main.

6-Il lit à haute voix les définitions et celle du dictionnaire parmi les autres, sans signe distinctif, en annonçant leurs numéros.

(Personne ne connaît la définition du dictionnaire ni ce qu'a écrit son voisin, évidemment)

7-Lors de la lecture, chaque joueur (sauf le meneur de jeu) choisit un numéro, celui qui correspond à la définition qu'il croit être celle du dictionnaire.

8-Le meneur de jeu rend ensuite les feuilles appartenant aux participants respectifs.

9-Chacun note sur sa feuille le numéro de la définition choisie comme étant la bonne pour qu'il n'y ait pas de litige.

10-Le meneur de jeu annonce : Qui a choisi la définition n°1 ?

On compte le nombre de voix.

11-Celui qui a imaginé la réponse n° 1 a autant de points que de voix. Il note sur sa feuille le nombre de ses points.

12-Même chose pour la définition n° 2 et ainsi de suite.

13-Ceux qui ont trouvé la réponse du dictionnaire, s'attribuent 1 point.

14-Si personne n'a trouvé la définition du dictionnaire, le meneur de jeu s'attribue deux points à cette partie, sinon rien.

15-Partie suivante : On change de meneur de jeu. 

On ne peut arrêter la partie que lorsque chaque participant a été meneur de jeu.

16-On peut décider alors si l'on fait une autre partie, les nouveaux points venant s'ajouter aux points déjà obtenus.

Le gagnant, à la fin, est celui qui a le plus grand nombre de points, vous l'aurez deviné !

Note

Il faut que tous les participants aient une certaine aisance pour s'exprimer, sinon leur définition ne sera pas crédible.

 

Le jeu peut-il être drôle ?

Si l'on a vraiment envie de s'amuser, sans aucun doute, il le sera !

Des définitions cocasses et imprévues peuvent être très drôles, même celles données par le dictionnaire, celles auxquelles on ne s'attend pas. L'art du meneur de jeu est de savoir les choisir. Il n'a pas plus d'une minute pour cela.

 

Faisons l'expérience suivante :

Je vous donne les mots Grandesse, Nuiteuse, Taphophilie, Penthiobarbital que je viens de trouver au hasard dans le Dictionnaire Le Petit Robert. Que leur donneriez-vous comme définitions ?

Réfléchissez...

 

Voici les réponses :

Grandesse, dignité de grand d'Espagne

Nuiteuse, prostituée travaillant la nuit (argot)

Taphophilie, attrait pour les cimetières et les tombes

Penthiobarbital, sérum de vérité  

 

2-Le jeu des barbarismes

Recherchez des expressions ou des phrases (que tout le monde, ou presque, connaît) où l'on entend une mauvaise manière de parler le français.

Règle :

1-Faites d'abord une recherche individuelle de 10 minutes ou plus et notez vos trouvailles sur une feuille.

2-Mettez en commun, chacun donnant ses phrases à son tour.

3-Toute phrase acceptée par la majorité des participants compte un point.

4-Toute phrase proposée par tous les participants compte deux points.

5-Comptez vos points.

6-Celui qui a le plus grand nombre de points a gagné.

Cf. quiz 30 et quiz 31 où vous trouverez plus d'une centaine d'exemples de barbarismes, avec corrections et commentaires grammaticaux.

 

Exemples de fautes corrigées que vous retrouverez dans ces quiz :

Je reviens de suite.

Nous pallierons à ces difficultés.

J'espère bien qu'ils viennent ce soir.

Nous avons convenu de nous voir à six heures.

Bien le bonjour à votre dame !

Nous avons joué ensemble après que leurs parents soient partis.

Elle s'est faite griffer par le chat

Etc.

 

3-Cadavres exquis,  jeu surréaliste

Vous trouverez ce jeu auquel s'adonnaient les Surréalistes dans la note des Délires n°117

 

4-Le Logo-rallye

Raymond Queneau, dans ses "Exercices de style*" nous fait connaître le logo-rallye.

Il s'agit, à partir d'une liste de mots plus hétéroclites les uns que les autres de composer un petit texte où ils seront utilisés obligatoirement dans l'ordre.

 

1-On peut demander à chacun des participants de donner un mot pour établir la liste qui devra contenir environ sept mots appartenant à des registres différents.

2-Les joueurs écrivent un texte court en y incorporant les mots. Le temps donné à la rédaction sera déterminé par les joueurs, dix minutes à un quart d'heure semble un temps raisonnable.

3- Chacun lit son texte.

 

Note

Dans "Exercices de style", la liste de mots établie était : dot, baïonnette, ennemi, chapelle, atmosphère, Bastille, correspondance. On peut repérer son texte sur la toile.

*1947, Raymond Queneau raconte dans "Exercices de style" 99 fois la même histoire de façons différentes, en des styles différents.

 

Pour une recherche sur les styles et le vocabulaire, voir l'article

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire – Archaïsmes

 

5-Jeu d'entraînement à la manière du scrabble

Celui qui trouve le plus vite l'anagramme du mot donné marque un point.

Il peut y avoir plusieurs solutions.

Le nombre de mots que l'on peut trouver pour chaque mot est indiqué. Le pluriel est accepté ainsi que les verbes conjugués.

(Le Littré en ligne peut vous indiquer certaines définitions des mots difficiles)

 

coussin-1

verdure-1

loguera-1

spalter-3

seneçon-1

ulcérer-1

servile-4

tarsien-19

dilater-1

abriant-1

étolien-1

agnelin-1

quinter-1

caramel-5

pénates-3

spadicé-1difficile

lascive-1 difficile

tréfilé-5

bélière-1

lavasse-1

camélia-2

patagon-1 difficile

nageurs-3

gobetis-1

gélines-1

nigaudes-1

intérêt-5

pétoles-1

censier-3

sinisât-1

carafer-1

génépis-1 

tercera-5

 

Solution

coussin-1... cousins

verdure-1... verdeur

loguera-1... roulage

spalter-3... plâtres, prélats, replats

seneçon-1... énoncés

ulcérer-1... reculer

servile-4... léviers, livrées, réveils, lièvres

tarsien-19... entrais, insérât, ratines, rentais, riantes, résinât, sentira, satiner, serinât, seriant, tsarine, transie, traînes, taniser, tarines, retsina, arisent, inertas, arétins

dilater-1... délirât

abriant-1... tabarin

étolien-1... entoilé

agnelin-1... enligna

quinter-1... trinque

caramel-5... clamera, réclama, caméral, maclera,calmera

pénates-3... népétas, patènes, pesante

spadicé-1... capside

lascive-1... vésical

tréfilé-5... fertile, fileter, filtrée,flétrie,relifté

bélière-1... libérée

lavasse-1... vassale

camélia-2... amicale, malacie

patagon-1 ... pagnota

nageurs-3... surnage, nargues, nursage

gobetis-1... bigotes

gélines-1... lignées

nigaudes-1... endiguas

intérêt-5... retenti, reteint, retient, étirent, étreint

pétoles-2... pelotés, potelés

censiers-3... sincère, incrées, rincées

sinisât-1... insista

chorial-2... chaloir, chlorai

carafer-1... farcera

génépis-2...- peignes, pignées

tercera-5... cratère, recréât, reterça, retrace, écarter

 

Alors, c'était facile ou difficile ?

 

Des Dictionnaires bien peu académiques

Vous les connaissez peut-être.

ABC de la langue française Langue populaire, argot  Bob ¶ 

Le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, 1880

Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis, Pierre Desproges, 1985

Dictionnaire humoristique de A à Z des surréalistes et des dadaïstes par Pierre Drachline

Un dictionnaire Larousse qui s'intitule : 500 jeux avec les mots

L'Obsolèle, Dictionnaire des mots perdus de Larousse

Le Dicomochele dictionnaire des mots moches (vraiment jouissif !)

Le Dictionnaire des mots tordus, Pef

Dictionnaire des idées revues de Jacques Sternberg 

 

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QUIZ 1 Vous avez dit proverbes ? (1re série)

QUIZ 2 Vous avez dit proverbes ? (2e série)

QUIZ 5 Complétez les citations (1re série)

QUIZ 12 Complétez les citations (2e série)

QUIZ 14 Proverbes à retrouver d'après leur définition

QUIZ 15 Trouvez les hommes et les femmes célèbres dont le nom commence par PA

QUIZ 16 Rends à César ce qui est à César et trouve les auteurs des oeuvres suivantes.

QUIZ 17 Des tirades fameuses à retrouver pour le plaisir

QUIZ 18 Quatorze personnages en quête d'auteurs

QUIZ 19 1re partie Les pseudonymes des écrivains et des écrivaines 

QUIZ 19 2e partie

QUIZ 19 3e partie

QUIZ 20 Trouvez des personnages réels ou imaginaires dont le nom commencent par PI

QUIZ 62 Cherchez l'intrus parmi les synonymes

QUIZ 63 Jeux sur les couleurs : 1-Complétez les phrases avec des noms de couleurs 2-Trouvez la couleur dans les titres des films 3-Cherchez l'intruse

Et bien d'autres encore !

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 19:26

 

 

Vaste programme ! Mais programme qu'il faudrait bien inscrire dans toutes les écoles. Ces questions, si elles étaient bien illustrées, frapperaient les esprits. On se souviendrait forcément des solutions sans même faire l'effort de les apprendre.

 

 

 

 

LE FEU

 

Vous êtes dans un tunnel qui offre une certaine déclivité. Le feu prend dans un véhicule, une voiture, la vôtre peut-être, le train où vous vous trouvez ou bien le funiculaire.

Vous arrivez à sortir du véhicule, dans quel sens vous sauvez-vous en courant ?

1-Vers le haut ?

2--Vers le bas ?

Attention, si vous vous trompez vous êtes mort !

 

C'est ce qui est arrivé à plus de 150 skieurs, sportifs de haut niveau pour bon nombre d'entre eux, à Kaprun en Autriche, le 11 novembre 2000. Ils sont morts parce qu'ils ont pris la mauvaise direction !

 

Ce dimanche 10 juillet 2011, je regarde la télé, la 8, qui donne à 13h10 l'émission La Minute de Vérité. La catastrophe de Kaprun y est décrite par le menu. Un concours de circonstances malheureuses et des vices de fabrication font qu'un feu se déclare dans le funiculaire qui se déplace automatiquement et qui est hermétiquement clos. Il n'y a aucun moyen aux passagers de se sauver, ni de téléphoner.

L'un d'entre eux parvient à grand peine à briser une vitre de plastique très épais et douze passagers s'enfuient. Il réchapperont au feu.

Quelques minutes plus tard, la station de contrôle alertée, les portes du funiculiaire s'ouvrent, tous les passagers s'enfuient le long du tunnel. Mais ces derniers prennent la mauvaise direction, ils mourront tous.

 

Tout le monde sait qu'un feu dégage des fumées toxiques mortelles, du monoxyde de carbone en particulier. Elles se dirigent vers le haut.

Les personnes qui se trouvent dans la station à la sortie supérieure du tunnel sont asphyxiées par l'arrivée des fumées et meurent sauf une, sauvée de justesse.

Vous l'aurez compris, il faut toujours s'enfuir vers le bas.

Réponse 2.

 

Les personnes qui sont sorties du funiculaire et sont parties vers le haut n'ont fait que quelques mètres, puis sont tombées, asphyxiées, puis carbonisées.

 

Pourquoi les douze personnes qui se sont dirigées vers le bas ont-elles choisi cette direction ? Alors qu'elles s'apprêtaient à monter, l'une d'entre elles leur a crié de descendre. C'était un pompier volontaire. Lui, il savait. Et il a sauvé le groupe qui l'a suivi. Il est considéré comme un héros. Et cependant, lorsqu'il parcourt les rues de Kaprun, son coeur se serre, car il sait que dans chaque maison il manque, ici un père, là un frère ou une soeur, et d'autres encore.

 

Racontez cette histoire à ceux qui prennent des tunnels. Qu'ils sachent.

 

Et suggérez donc habilement à la directrice ou au directeur de l'école de votre enfant qu'il invite un pompier pour informer les élèves comment se comporter quand il y a le feu.

 

 

L'EAU

 

Je me souviens de cette histoire racontée lors du tsunami de 2004, et j'ai vite fait de la retrouver en ligne.

 

Quand un tsunami va se produire, l'eau de la mer se retire. Impression étrange. Ne restez pas à bader* devant le phénomène, mais sauvez-vous vite en direction de l'endroit le plus haut possible. La vague va venir en force quelques instants plus tard et provoquer la catastrophe.

 

Extrait d'un article du journal Science&Vie Junior n°203.

" Le 26 décembre 2004, Tilly une petite fille anglaise de 10 ans, était en vacances sur la plage de Maikhao, en Thaïlande, avec sa famille. Ce jour-là, Tilly s'est souvenue de ses cours de géographie sur la formation des tsunamis et elle a reconnu le danger. Grâce à elle, toute la plage et les personnes de l'hôtel voisin ont été évacuées. Alors que la catastrophe a fait près de 250 000 morts et disparus, ailleurs sur les côtes asiatiques. Sur la petite plage de Maikhao, personne n'a été tué ni blessé."

 

Comme quoi, on apprend des choses intéressantes et utiles dans les écoles anglaises !

 

*bader, dans le sens de "regarder bouche bée ce qui se passe, d'admiration parfois, mais ici de sottise, d'ignorance plutôt ! " Badauds et badaudes s'abstenir sous peine de noyade assurée !

 

 

L'étouffement

 

Étouffement par inhalation d'un corps étranger.

Fausse route (on a avalé de travers), la trachée est obstruée, on ne peut plus respirer.

Apprenez la méthode de Heimlich. (pression sur le thorax)

Il ne faut faire ce geste que lorsque la gorge de la personne est complètement obstruée : pas de son, pas de souffle, la personne devient bleue. Si l'air passe un peu il ne faut surtout ni taper dans le dos ni faire Heimlich qui pourrait contribuer à obstruer complètement.

Avant Heimlich il faut taper 3 fois dans le dos.

Appeler les secours.

C'est sur un enfant de moins de un an qu'il ne faut pas faire Heimlich, ni sur une femme enceinte.

 

Pour un bébé c'est une autre méthode.

 

Informez-vous ! Inscrivez-vous donc à un cours de secourisme et inscrivez-y aussi votre enfant. Ça va lui plaire et peut-être vous sauvera-t-il la vie !

 

 

Le syndrome de l'enfant secoué

 

Depuis le temps qu'on en parle, vous devriez savoir qu'il ne faut jamais secouer un bébé. Son cerveau, qui n'est pas fixé au crâne, s'écrase contre les parois de la boîte crânienne et les vaisseaux se rompent. Les séquelles sont épouvantables et irréversibles. Tous les handicaps sont possibles. La mort même.

 

Si vous êtes énervé, ne secouez pas votre bébé ni celui des autres. Allez plutôt vous promener.

 

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Sauvez des vies et sauvez la vôtre

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 16:38

FLORILÈGE

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 Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

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-9-

 

Mes mémoires

 

Alexandre Dumas (1802-1870)

 

Enfin on parlait de Géricault, absent, presque autant que de tous ceux qui étaient présents.

C'est qu'en effet, l'école nouvelle, qui attendait un chef, sentait que ce chef était en lui ; et, cependant, Géricault n'avait guère fait que des études. Il venait d'achever Le Hussard et Le Cuirassier – que le musée a racheté dernièrement à la succession du roi Louis-Philippe – et il était en train de finir sa Méduse.

Pauvre Géricault ! Lui aussi, sa Méduse achevée, il devait mourir, et mourir douloureusement.

Huit jours avant sa mort, je le vis.

Comment avais-je connu Géricault ?

Comme j'ai connu Béranger et Manuel.

Dans mes dîners hebdomadaires chez Monsieur Arnault, j'avais bien souvent rencontré le colonel Bro, bon et brave soldat, à qui tout souvenir de l'armée était cher, et qui m'avait pris en amitié, par cela seulement que j'étais le fils d'un général de la Révolution.

[...]

Un jour qu'on avait parlé de Géricault, qui s'en allait mourant, Bro me dit : « Venez donc voir son tableau de La Méduse, et le voir lui-même, afin que, s'il meurt, vous ayez vu au moins un des plus grands peintres qui aient jamais existé. »

Je n'eus garde de refuser, comme on comprend bien. Rendez-vous fut pris pour le lendemain.

De quoi mourait Géricault ?

Écoutez, et voyez combien, parfois, l'homme a un signe fatal gravé à côté de son nom.

Géricault possédait quelque fortune, une douzaine de mille livres de rente ; Géricault aimait les chevaux, qu'il peignait si bien. Un jour, au moment de monter à cheval, il s'aperçoit que la boucle de son pantalon manque ; il lie les deux pattes et part au galop ; son cheval le jette à terre : il tombe sur le noeud, et le noeud froisse deux vertèbres de l'épine dorsale. Une maladie dont Géricault était en train de se traiter en ce moment vient faire de cette contusion une plaie, et Géricault, l'espérance de tout un siècle, meurt d'une carie aux vertèbres – c'est-à dire d'une maladie les plus longues et les plus douloureuses qu'il y ait !

Quand nous entrâmes chez lui, il était occupé à dessiner sa main gauche avec sa main droite.

—Que diable faites-vous donc là, Géricault ? lui demanda le colonel ?

—Vous le voyez, mon cher, dit le mourant ; je m'utilise. Jamais ma main droite ne trouvera une étude d'anatomie pareille à celle que lui offre ma main gauche, et l'égoïste en profite.

En effet Géricault était arrivé à un tel état de maigreur, qu'à travers la peau, on voyait les muscles de sa main, comme on les voit sur ces plâtres d'écorchés que l'on donne pour modèles aux élèves.

Eh bien, mon cher ami, lui demanda Bro, comment avez-vous supporté l'opération d'hier ?

Très bien... C'était très curieux. Imaginez-vous que ces bourreaux-là m'ont charcuté pendant dix minutes.

Vous avez dû souffrir horriblement ?

Pas trop... Je pensais à autre chose.

À quoi pensiez-vous ?

À un tableau.

Comment cela ?

C'est bien simple. J'avais fait tourner la tête de mon lit en face de la glace, de sorte que, pendant qu'ils travaillaient sur mes reins, je les regardais faire en me soulevant sur mes coudes [Ah, si j'en reviens, je vous réponds que je ferai un fier pendant à l'étude d'anatomie d'André Vésale ! Seulement, mon étude d'anatomie, à moi, sera faite sur un homme vivant] [... ]

Bro demanda au malade la permission de me montrer sa Méduse.

« Faites, dit Géricault, vous êtes chez vous. »

Et il continua de dessiner sa main.

Je restai longtemps en face de ce merveilleux tableau, quoique je fusse bien loin, à cette époque, ignorant en art comme je l'étais, de l'estimer à sa juste valeur.

En sortant, je marchais sur l'envers d'une toile ; je ramassai cette toile, et, la regardant à l'endroit, j'aperçus une merveilleuse tête d'ange déchu. Je la donnai à Bro. « Voyez donc, lui dis-je, voyez ce que je trouve sous mon pied ? »

Bro revint au malade.

Ah çà ! Êtes-vous fou, mon cher, de laisser traîner de pareilles choses ?

Savez-vous ce que c'est que cette tête ? demanda Géricault en riant.

Non.

Eh bien, mon cher, c'est le fils de votre portier. Il est entré, l'autre jour, dans mon atelier, et j'ai été étonné du parti qu'on pouvait tirer de sa tête. Je l'ai fait asseoir, et en dix minutes, j'ai fait cette étude d'après lui... La voulez-vous ? Prenez-la.

Mais, si c'est une étude, vous l'avez faite dans un but ?

Oui, dans le but d'étudier.

Elle peut vous être utile un jour ?

Un jour, mon cher Bro, c'est bien loin, et d'ici là, il passera beaucoup d'eau sous le pont, et beaucoup de morts par la porte du cimetière Montmartre.

Eh bien ! eh bien ! dit Bro.

Prenez-là toujours, mon ami, dit Géricault ; si j'en ai besoin, je la retrouverai chez vous.

Puis il nous fit de la tête un signe d'adieu, et nous sortîmes.

Bro emporta sa tête d'ange.

Huit jours après, Géricault était mort et de Dreux-d'Orcy, l'ami intime de Géricault, et son exécuteur testamentaire, vendait avec grand peine, six mille francs à l'administration des beaux-arts, La Méduse, cette toile aujourd'hui l'une des plus précieuses du Musée.

Encore le gouvernement ne l'achetait-il que pour en faire couper cinq ou six têtes, dont il comptait faire des têtes d'étude pour les élèves.

De Dreux-d'Orcy obtint heureusement que ce sacrilège restât à l'état de projet. 

 

..................................

*Le Radeau de la Méduse, 1817 - 1819

Lors de cet épisode, Alexandre Dumas avait 22 ans.

 

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FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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