Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 20:41

Tous les articles de la catégorie :

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

 

 Exercice - Est-ce correct ? 

  1. Je n'ai de cesse de te chercher que je t'ai trouvé.
  2. Je serai parti avant que tu arrives.
  3. Il s'en est fallu de peu que je ne réussisse
  4. Il n'est pas impossible qu'il ne m'ait trahie 

Voir la correction à la fin de l'article

 

A- Le NE EXPLÉTIF peut être employé dans certaines propositions subordonnées conjonctives mais cet emploi n'est pas obligatoire.

Mon gâteau aura fini de cuire avant que la fête ne commence.

Mon gâteau aura fini de cuire avant que la fête commence.

Il peut exprimer une nuance de négation dans l'esprit du locuteur sans être un adverbe de négation.

J'emploierai tous les moyens pour te garder avant que tu ne te lasses de moi.

(>> Idée : Tu ne te lasseras pas de moi.)

J'ai bien peur qu'on ne se soit trompé sur son compte.

  (>> On ne s'est pas trompé)

Cette nuance est donnée dans le Grevisse.

 

B- Le NE EXPLÉTIF est employé facultativement :

-après des verbes ou des locutions verbales qui expriment la peur, la crainte, l'inquiétude (sans être à la forme négative)

J'ai grand peur que tu n'ailles te plaindre à qui de droit.

Il est à craindre que tu ne sois puni pour tes fautes.

Nous vivions dans la crainte (la peur, la terreur, l'inquiétude, l'angoisse... ) que ce monstre ne revînt.

Je tremble qu'il ne me fasse encore du mal.

J'appréhende que le sujet d'examen ne soit trop difficile pour moi.

 

On n'emploie pas le NE EXPLÉTIF quand le verbe exprimant la crainte est à la forme négative.

Je n'ai pas peur que tu ailles te plaindre à qui de droit.

Il n'est pas à craindre que tu sois puni pour tes fautes.

Je ne tremble plus qu'il veuille encore me faire du mal, je saurai me défendre.

 

Mais on peut ou non mettre le NE EXPLÉTIF à la forme interro-négative.

N'as-tu pas peur que j'aille me plaindre à qui de droit ?

Ou

N'as-tu pas peur que je n'aille me plaindre à qui de droit ?

N'est-il pas à craindre que tu (ne) sois puni pour tes fautes.

N'appréhende-t-il pas que le sujet d'examen (ne) soit trop difficile pour lui ?

 

On emploie le négation NE PAS, NE POINT... dans la proposition conjonctive quand on ne craint pas que l'action ne se produise pas.

Je ne crains pas que mon projet ne se réalise pas.

(>> Tout compte fait, il n'est pas très important pour moi s'il ne se réalise pas, tant pis !)

 

C- Le NE EXPLÉTIF peut être employé facultativement après :

-(faire) attention que, attention que

Attention qu'un tsunami (ne) nous emporte un jour pour de bon.

-prendre garde que, prendre garde à ce que

Je prends garde que ma joie de vivre (ne) cesse.

dans le sens de remarquer, prendre garde se construit sans le NE

Prenez garde que le feu passe au rouge !

-s'attendre à ce que

Puis-je m'attendre à ce que mes vieilles amies (ne) m'envoient un signe d'amitié pour Noël ?

-éviter que

Puis-je éviter que vous (ne) vous trompiez lourdement sur mon compte ?

-empêcher que

Je ne pourrai jamais empêcher que ma tristesse (ne) grandisse chaque jour davantage

-Gare que (rare)

Gare que je (ne) sombre tout à fait dans l'amertume la plus profonde.

-se méfier que

On ne se méfie jamais assez que le ciel (ne) nous tombe sur la tête

 

D- Le NE EXPLÉTIF peut être employé facultativement après un verbe ou une expression qui exprime le doute ou la négation (aux formes négative et interrogative) :

-douter que

-il n'y a pas de doute que

-il n'est pas douteux que

-nul doute que

Je ne doute pas que vous (ne) reconnaissiez bien vite vos erreurs passées.

-désespérer que

Ne devrais-je pas désespérer que mon chat Caramel ne rentre à la maison ? Il s'est perdu aujourd'hui même.

-nier que

Vous ne nierez pas que je (n')aie là matière à pleurer ?

- disconvenir que

Vous ne disconviendrez pas qu'il (ne) me faille à présent cesser mes jérémiades.

-contester que

Ah ! Vous ne contestez pas que je (ne) veuille m'en tenir là !

-il n'est pas impossible que

Il ne me semble pas impossible que je (ne) reprenne du poil de la bête.

Et il n'est pas invraisemblable que je (ne) retrouve un deuxième souffle.

-etc.

 

Pas de NE EXPLÉTIF quand ces verbes et locutions sont à la forme affirmative :

Je doute que vous ayez tout votre bon sens.

Pas de NE explétif quand la proposition subordonnée n'est pas au subjonctif :

Je doutais qu'elle viendrait.

 

E- Le NE EXPLÉTIF est souvent employé dans les propositions corrélatives qui suivent un adverbe d'inégalité, plus, moins, et meilleur, mieux, pire, pis, moindre, autre (... que)

Je suis bien moins naïve que tu (ne) le crois.

 

Bien que l'on ne doive pas employer le NE EXPLÉTIF dans une corrélative qui suit un adverbe d'égalité, aussi, autant (... que), et cela, même avec une négation, on le trouve parfois.

Mieux vaut dire ou écrire :

Elle est aussi cruche qu'on le dit.

Vous n'êtes pas aussi méchante qu'on le pense.

 

F- Le NE EXPLÉTIF peut être employé facultativement avec s'en falloir.

Il s'en est fallu de peu que tu (ne) gagnes à ce jeu débile.

ou

Il s'en est fallu de peu pour que tu (ne) gagnes à ce jeu débile.

   

G- Autres cas, autres exemples où le NE est facultatif aux formes interrogative et négative.

-Il tient à... que

En ce temps-là il ne tenait qu'à un fil que je (n')allasse faire le tour du monde. Il ne tenait à rien que je (n')en finisse avec mon passé.

-il dépend de... que

Il ne dépend pas de vous que je (ne) sois satisfaite. 

 

À la forme affirmative, pas de NE ou bien NÉGATION COMPLÈTE (ne pas, ne point...)

 Il tient à moi que cela se fasse, que cela ne se fasse pas (Littré).

 

H- NE EXPLÉTIF facultatif après les locutions conjonctives :

-avant que

Je prends mes jambes à mon cou avant que le loup (ne) m'attrape.

-jusqu'à ce que

Je m'installerai chez toi jusqu'à ce que ma présence (ne) te devienne insupportable

-en attendant que

J'attendrai le temps qu'il faudra en attendant que Godot (n')arrive.

-à moins que

Ce sera dur pour Gilles de construire une autre cabane pour son deuxième petit-fils à moins que quelqu'un (ne) se décide à lui donner un coup de main.

-sans que :

L'Académie condamne le NE EXPLÉTIF après sans que :

  « sans que doit se construire sans négation, même s’il est suivi d’un mot comme aucun, personne ou rien, qui ont dans ces phrases un sens positif » (1966)

L'usage emploie souvent le NE

Il est préférable de dire ou d'écrire :

On abattit les arbres sans que personne l'ait voulu.

 

I- Pas de NE EXPLÉTIF après :

-défendre que

Je défends qu'on me blesse.

-interdire que

Et j'interdis qu'on me stresse, je ne veux pas user mes télomères !

 

J-N'avoir (pas) de cesse + NE obligatoire

Il n'aura de cesse de vouloir me plaire qu'il ne soit arrivé à ses fins.

 

.................................................................................

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL & SOMMAIRE

.............................................................................

Correction de l'exercice

1-Je n'ai de cesse de te chercher que je ne t'aie trouvé.

*aie trouvé, subjonctif passé.

*le NE est obligatoire après n'avoir (pas) de cesse.

Les autres phrases sont correctes.

On peut dire aussi :

2-Je serai parti avant que tu n'arrives

3-Il s'en est fallu de peu que je réussisse

4-Il n'est pas impossible qu'il m'ait trahie 

 

> RETOUR au début de l'article

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 19:10

ACCUEIL

Tous les articles du blog

Les locutions que vous lirez dans cet article sont :

-des locutions nominales,

-des locutions adverbiales,

-des locutions prépositionnelles.

 

(L')au-delà

ou (l')au delà

Locutions nominales

= substantifs/noms

au delà ou au-delà,

par delà ou par-delà

locutions adverbiales

=adverbes

Au delà de,

ou au-delà de

locutions prépositionnelles

ou prépositives

= préposition

 

Pour en savoir + voir l'article :

Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

 

Certaines locutions prépositionnelles sont formées en ajoutant DE aux locutions adverbiales.

Exemples

au delà, au delà de – en dehors, en dehors de – au-dessus, au-dessus de, etc.

 

Locutions avec au

au delà, au-delà

au-deçà

au-dedans, au dedans, 

au-dessous, au-dessus

au-devant

au-dehors, au dehors

au-dessus, au-devant, cf le Robert

au-dessus, au-dedans, au-dehors, au-delà, au-devant , cf. l'Académie

au dedans, au dehors, au delà, cf. le Robert 

 

Locutions avec en

en deçà, en delà

en dehors

en dessus, en dessous

en dedans ou en-dedans

en dedans, en dehors, en deçà, en delà, en dessous, cf. l'Académie

 

Locutions avec par

par ici, par là

par-dedans, par-derrière

par dehors

par-dessus, par-dessous

      (un) pardessus, substantif

par le haut, par le bas

par devant, par derrière

par-delà, par delà

par-ci par-là

par au-delà, ou par au delà

>>vieux, rare ou régional = au-delà

 

par-dedans, par-derrière, par-dessus, par-devant, par-delà, etc. cf. l'Académie.

par-dessous, par-dessus, par-devant, cf. le Robert.

par delà, par derrière, cf. le Robert.

 

Locutions avec de

de dedans, de dehors

de dessus, de dessous

de devant, de derrière

de là

de-ci de-là , cf. le Robert

      

Locutions commençant par ci, ici ou là

ci-dessus, ci-dessous

ci-après

ci-contre 

ci-devant 

là-dessus, là-dessous

là-bas, ici-bas

là dedans ou là-dedans

là-haut

 

Autres locutions

d'ici là ou d'ici-là

çà et là

jusque-là (Académie 1935), jusque là (Académie 2000)

sens devant derrière

sens dessus dessous

deçà, delà, vieux = Ici et là

Deçà et delà = De côté et d'autre.

Oh là là ! (interjection)

 

Articles connexes

 

> L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

> Ne pas confondre : trait d'union et tiret

 

Pour retrouver ces locutions et pour en savoir +

Cnrtl, site du CNRS (Le Trésor, l'Académie)

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

 

Par exemple pour rechercher au-delà (ou au delà), cherchez à l'entrée Delà :

DELÀ, prép. et adv.

Faire de même pour les autres locutions.

ACCUEIL

Tous les articles du blog

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 19:11

ACCUEIL

C'est bien d'oeuvrer pour la défense du français !

Je ne saurais que saluer de pareilles initiatives.

Monsieur Lepers a voulu bien faire, mais il veut corriger des fautes qui n'en sont pas. D'où tient-il donc ses sources ?

C'est un fait, il souffre d'hypercorrectisme. Dommage pour ses lecteurs !

Pour en savoir + voir l'article :

Second ou deuxième ? Voire ou voire même ? Que doit-on dire Monsieur Lepers?

 

Monsieur Bernard Pivot — ce cher monsieur Bernard Pivot ! — avait fait très fort avec les dictées qu'il proposait. Et ses livres sur l'orthographe et la grammaire, ses "dicos d'or", et ses "100 expressions à sauver (Albin Michel, 2008) ô combien savoureuses ! — sont d'incontournables livres de chevet !

Il se dévoile dans "Les mots de ma vie" (Albin Michel, 2011)

J'ai une tendresse particulière pour cet animateur hors pair, que j'ai fréquenté si longtemps pour avoir suivi ses émissions culturelles ; je ne les aurais manquées pour rien au monde ! Ouvrez les Guillemets, Apostrophes, Bouillon de culture, Double je.

Je lui suis reconnaissante pour tout ce que je sais, grâce à lui, pour tous les auteurs que j'ai côtoyés, grâce à lui, pour tous les plaisirs de la lecture que j'ai eus, grâce à lui. Et je ne parle pas des émotions qu'il savait si bien susciter chez les téléspectateurs lorsque ses invités mettaient leur coeur à nu. Ah ! que de nostalgie !

Merci Monsieur Pivot.

..............................................................................................

Ouvrages de référence dont je me sers pour écrire mes articles

 

Voir sur la toile :

Julien Lepers chez Laurent Ruquier :  

On n'est pas couché - 05/11/2011 - YouTube  

 

ACCUEIL

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:24

ACCUEIL

Savez-vous quelle est la nature de la locution C'EST-À-DIRE QUE ?

Une locution conjonctive de coordination ?

Une locution conjonctive de subordination ?

Voir la réponse à la fin de l'article.

 

Une locution est un groupe de mots qui forment une unité lexicale. Les mots sont séparés par des blancs.

 

Exemples de locutions

♦ Locutions nominales : fer à repasser, boute en train, cheval de bataille, adjectif possessif, etc.

 

Locutions adjectivales ou adjectives : à la mode, comme il faut, à pic, bête comme chou, vert bouteille, de fraîche date, frais émoulu, etc. 

 

Locutions pronominales : quelque chose, qui que ce puisse être, qui que ce soit, etc.

 

Locutions verbales : avoir l'air, prendre garde, faire face, avoir beau, faire front, etc.

 

Locutions adverbiales

Locutions adverbiales équivalant à des déterminants indéfinis (adjectifs indéfinis) contenant un adverbe de degré ou un adverbe de quantité suivies de DE (de, du, d', de la ou des) : plus de, moins de, tant de, tellement de, autant de, assez de, beaucoup de, peu de, trop de, suffisamment de, énormément de, passablement de,  la plupart de, bien des, plein de (familier),etc.

Ces déterminants indéfinis peuvent être suivis d'un singulier (un peu de, un petit peu de, quelque peu de...) ou d'un pluriel (beaucoup de ou des, beaucoup d'entre nous, trop d'entre vous, beaucoup des vôtres, beaucoup de ceux-là, etc)

Note : Certaines de ces locutions peuvent être des pronoms indéfinis si elles sont suivies d'un verbe au singulier : plus d'un (dans le sens de plusieurs, maint)

Plus d'un s'est endormi pendant mon discours.

 

Locutions adverbiales de temps : d'ores et déjà, à jamais, des fois,  etc. / de manière : en vitesse, de n'importe quelle manière, de toute façon, etc. / de lieu : en avant, en arrière, quelque part, au delà / etc. 

         > Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques... + Adverbes et locutions adverbiales de temps

 

Locutions prépositionnelles ou prépositives : en dépit de, en attendant de, à cause de, quant à, etc.

 

Locutions conjonctives : si tant est que, attendu que, comme si, pour autant que, en même temps que, bien que, etc.

Voir :

♦ Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

♦ Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

Locutions conjonctives de coordination : en effet, et puis, c'est-à-dire que, par conséquent, etc

c'est-à-dire est une conjonction de coordination

 

Locutions interjectives que l'on appelle aussi locutions-phrases : Qu'importe ! Au secours !  À Dieu-vat ! Minute papillon ! Vaille que vaille ! Eh bien !

 

La locution équivaut à un mot simple. On n'a pas à analyser ses composantes.

Il a découvert le pot aux roses (locution nominale)

= Il a découvert le  secret. (nom)

 

Elle va se promener en dépit de la pluie (locution prépositionnelle) = Elle va se promener malgré la pluie (préposition)

 

Je partirai dès qu'il arrivera. (locution conjonctive)

=Je partirai quand il arrivera. (conjonction de subordination)

 

Les proverbes peuvent être considérés comme des sortes de locutions, leur sens étant pris dans leur globalité.

À bon entendeur, salut !

 

Pour en savoir +

Locution pronominale – Wiktionnaire 

Locutions nominales en français - Wiktionnaire

Etc.

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL & SOMMAIRE


 

 Quelle est la nature de la locution C'EST-À-DIRE QUE ?

Une conjonction de coordination ? Une locution conjonctive de subordination ?

 

C'est-à-dire est une conjonction de coordination  

C'est-à-dire que est une locution conjonctive de coordination 

Locution composée de deux mots : le mot composé c'est-à-dire et que.

Ces locutions ajoutent une explication, une information complémentaire ou une restriction à ce qui précède.

synonymes : autrement dit, à savoir (que), soit...

Je viendrai vous voir bientôt, c'est-à-dire dans une semaine, ou dans un mois, nous verrons.

Je viendrai vous voir bientôt, c'est-à-dire que je ne suis pas très libre en ce moment, dans un mois peut-être.
 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:59

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

 

Cette nouvelle rubrique mérite, ô combien, d'être signalée, et plutôt deux fois qu'une.

Elle va tout à fait dans la direction où mon blog entraîne, tant bien que mal, les internautes qui s'y aventurent.

 

Ce qu'il faut dire et ce qu'il ne faut pas dire, c'est bien là la question !

Messieurs les Académiciens, je suis fort aise que vous vous soyez lancés dans cette entreprise de dénonciation d'expressions horripilantes, s'il en fut. C'est Monsieur Michel Serres — je ne saurais dire combien ce penseur force mon admiration — qui en a parlé sur les ondes dimanche dernier. Et me voilà tout émoustillée à l'idée de m'engouffrer dans cette foire aux mots et expressions qui me font dresser les cheveux sur la tête.

Merci, Monsieur le Philosophe. 

.......... 

Je prends ici la liberté de m'inspirer de quelques exemples de MM. les Académiciens.

Que devriez-vous dire au lieu de :

Il travaille sur Marseille maintenant.
Vous allez sur Lyon ? demanda l'autostoppeur.
On cherche un appartement sur la Bretagne.

Au niveau de la campagne électorale, ça va fort.
Rien n'a été fait au niveau de nos revendications.

Ce roman est nul au niveau du style.

La crise impacte le niveau de vie des Européens.

Le laxisme impacte la rentabilité de notre entreprise.

La critique incessante relayée par les médias impacte l’opinion.

 

Il gère mal son divorce.
Difficile de gérer les ados au quotidien.

Ce patron gère mal ses employés.

Vous trouverez des pistes pour la solution sur le site :

Académie française : Dire, Ne pas dire 

À la question : Parlez-vous français ?

on entend parfois comme réponse :

Absolument le calque de "absolutely"

Effectivement,

Tout à fait,

Exactement,

Parfaitement...

 

Pourquoi ne pas répondre oui tout simplement. On ne sait plus dire oui. Quand on ne dit pas ouais !

 

Si vous voulez élargir ce sujet qui n'en finira pas de faire bouillonner les esprits, reportez-vous donc aux articles que je vous ai concoctés sur mon blog :  

 

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes + Quiz

Les barbarismes vous irritent-il ou vous amusent-ils ? + Quiz

Paronymie et paronamase + QUIZ

Des fautes qu'il ne faut plus jamais faire

Quiz sur le subjonctif. Trouver le mot qu'il faut

Quiz sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

Règles d'orthographe et de grammaire en lien avec les Délires

etc.

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Les diverses catégories (ou tags)

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:07

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Articles classés par catégories (tags)

FLORILÈGE – Textes d'auteurs

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

 Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

 

-15-

 

Lucifer

Entrée dans le :

 

Dictionnaire de la conversation et de la lecture

 

William Duckett (1805-1873)

Journaliste français

célèbre pour son dictionnaire encyclopédique

 

LUCIFER, que les Hellènes1 appelaient Phosphore, était fils de Jupiter (la pluie ou la rosée) et de l'Aurore. Ces deux noms, l'un latin, l'autre grec, signifient porte-lumière. En effet, revêtu d'une douce et candide lumière, ce charmant génie figure dans le ciel oriental la belle étoile du matin, compagne et messagère de l'astre du jour, qu'elle suit du levant au couchant par une éternelle attraction, phénomène que les anciens, avant Newton, appelaient amour. Aussi Vénus, ou Astarté, qui était la même déesse chez les Phéniciens, fut-elle une de ses appellations. On pensait qu'elle était la productrice des rosées : dès lors, on en fit la déesse de la génération. La mythologie persane en a formé une Vénus-Uranie2, sous le nom harmonieux d'Anahid, la chaste étoile d'orient. Cette étoile est Vénus (v.), brillante planète inférieure, la plus voisine de la terre, et qui tourne autour du soleil, dont elle est éloignée de 25 millions de lieues. Visible trois ou quatre heures, elle luit avant le lever et après le coucher de cet astre, tour à tour, comme lui, sur l'horizon oriental et occidental. Les anciens, les Chaldéens sans doute exceptés, la prenaient pour deux étoiles différentes ; ils la nommaient Hesper ou Vesper, l'occidentale, à son apparition du soir. Les modernes l'appellent l'étoile du berger, parce qu'elle est pour celui-ci le signal de la retraite dans les beaux jours ; et les cœurs tendres, l'étoile des amants, dont elle est le discret et mystérieux flambeau. L'ardente imagination des Grecs peuplant de divinités le ciel et la terre, donnant à tout une âme, un corps, un office, représenta Lucifer comme le conducteur des astres. C'est lui, selon eux, qui attelait, aidé des Heures couronnées de palmes droites sur le front, les chevaux de feu du Soleil au char de ce dieu, qu'il précédait lui-même, une étoile sur la tête, doucement emporté comme la Diana-Lucifera, la lune, par deux coursiers aux blanches crinières, qui ont donné à l'Aube ou Alba (la Blanche) son doux nom. En effet, dit, en analysant les teintes du jour naissant, l'auteur des Harmonies de la nature : « D'abord, une blancheur s'élevant au-dessus de l'horizon se décompose en différentes nuances de jaune qui parvient au jaune doré ; puis ce jaune doré, relevé d'un peu de vermillon, forme la couleur de l'aurore proprement dite, s'élevant ensuite par différentes teintes de rouge jusqu'au carmin, au zénith. » Ainsi, l'observation simple de la nature, chez les anciens, suppléait à l'analyse et aux fourneaux de nos physiciens. Le mythe grec fut depuis copié par les mythes indoustans. À Lucifer, le chef de l'armée mélodieuse des étoiles, ils substituèrent une chaste vierge dont nous avons parlé plus haut, la belle Anahid, créature accomplie. Vainement des génies ravissants de jeunesse et d'amour tendirent des pièges à cette vertu éthérée ; dans leur admiration, ils la transportèrent au centre de l'étoile du matin, d'où elle règle les chœurs des astres aux sons harmonieux de sa lyre. Les chevaux de main, que les Latins nommaient desultorii, étaient consacrés à Lucifer : ces fiers animaux furent aussi en grande vénération chez les Perses, qui les sacrifiaient au soleil, comme n'ayant point de plus nobles victimes à lui offrir. Job appelle Lucifer, ou l'étoile du matin, Boker, textuellement en hébreu le petit jour, et ailleurs Khima, que plusieurs prétendent être les Pléiades. Saint Jérôme traduit par Lucifer le mot sakar (aurore) du psalmiste, qui dit, en parlant au Verbe par la voix de Jéhovah3 : Ante Luciferum genui te (je t'ai enfanté avant Lucifer). Sakar, en hébreu, signifie tirant sur le noir, parce que, en effet, l'aurore est le crépuscule du matin ; et c'est avec la même justesse d'image que nous appelons celui du soir la brune. Le Christ* est quelquefois nommé dans les saintes écritures Lucifer, allusion à la lumière spirituelle qu'il est venu apporter au monde. Enfin, dans Isaïe, selon des talmudistes (interprètes), Lucifer était le plus beau et le plus brillant des esprits de lumière que Dieu ait créé, celui qu'il plaça dans la sphère paisible de l'étoile du matin, et qu'il vêtit des candides rayons de cet astre. Tombé du ciel depuis sa révolte contre son créateur, dans la nuit infernale, il frémit à cette interrogation du Voyant, qui, l'œil tourné vers le firmament oriental, son ancien palais, s'écrie d'une voix sombre :

 

Du haut de ton ciel pur, de la voûte éclatante,
Comment es-tu tombée, étoile éblouissante ?

 

D'abord, riant et frais comme l'Aurore sa mère, après toutes les malheureuses phases qu'il eut à subir dans nos légendes, Lucifer devint un objet de terreur. Cette appellation brillante fut depuis le titre tristement mémoratif de sa primitive splendeur, du prince des ténèbres, de satan, du diable, puisqu'il faut l'appeler par son nom. Écoutons La Fontaine, dans sa fable si poétique, si funèbre, de L'Ivrogne et sa femme :

 

Là-dessus son épouse, en habit d'Alecton,
Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton ,
Vient au prétendu mort, approche de sa bière,
Lui présente un chaudeau propre pour Lucifer ;
L'époux alors ne doute en aucune manière,
Qu'il ne soit citoyen d'enfer.

 

À ce seul nom de Lucifer, les enfants poussent des cris d'effroi, et nos dévotes sont saisies de tremblement et d'horripilation, depuis que notre Jacques Callot4 a forcé ce roi des rois des pays bas du globe à venir poser devant son grotesque burin. Qui d'entre eux se sent assez de courage pour lever les regards sur la seule représentation de cet ennemi du genre humain par ce graveur-poète, sur ces cornes de bouc, ces cheveux roussis, ces yeux dont deux charbons ardents sont les prunelles, cette bouche de faune, ces ongles d'oiseau de proie, cette chair de cuivre, ces pieds couleur de feu, où sont entées des griffes ; et surtout cette queue immonde, et ce bras démesuré qui balance une fourche, avec laquelle incessamment il remue les damnés dans des chaudières d'huile bouillante ? Mais il était réservé au sublime et sombre Milton5, génie qui participait du ciel et de l'enfer, de porter un indicible et involontaire effroi dans les âmes les plus vigoureuses par cette peinture gigantesque de l'ange des ténèbres, débris vivant d'une sphère étoilée, et pour lequel le nom de Lucifer n'est plus qu'une sanglante épigramme : « Son bouclier pesant, d'une trempe éthérée, massif, large et rond, est suspendu derrière son dos ; on voit cette vaste circonférence pendre sur ses épaules comme l'orbe de la lune ; et sa lance est égale en hauteur au plus haut pin, coupé sur les rocs de la Norwége, destiné à être le grand mât de quelque vaisseau amiral. » Qu'il est beau, enfin, d'entendre cet ange rebelle, après sa chute d'un empyrée, rugir fièrement ce vers :

 

Better to reign in hell than serve in heaven.

Il vaut mieux régner dans les Enfers que d'être esclave aux Cieux.

.......

Notes de mamiehiou :

 

*Lucifer, "Porteur de lumière" a désigné Jésus, le Christ, pendant les premiers siècles après J.C.

Lucifer a désigné Satan à partir du Haut Moyen Âge. (Traduction de la Bible de l'hébreu en latin par saint Jérôme : La Vulgate - fin XIVe- début XVe siècle, premier livre imprimé par Gutenberg)

 

1Les Hellènes, les anciens Grecs

 

2Vénus-Uranie

[...] Or Mitra ou Anahid ou Anaïtis sont une seule et même déesse, l'étoile du matin ou le génie qui est supposé l'habiter, génie femelle qui préside à l'amour, qui donne la lumière, qui réside aux cieux, la Diana phosphora des Grecs, la Vénus-Uranie [ou Céleste] d'Hérodote,l'Athene ou l'Arthemis Persica de Strabon, Zaretis ou Sohre, qui dans la mythologie des Persans modernes, dirige la marche harmonieuse des astres avec les sons de sa lyre dont les rayons du soleil forment les cordes. (Soukra, la planète de Vénus chez les Hindous) 

Cf. "Religions de l'antiquité considérées principalement dans leurs formes symboliques et mythologiques", par Georg Friedrich Creuzer, J.D. Guigniaut, 1825. Pages 731, 732.

 

3Jéhovah

Le tétragramme (quatre lettres) hébreu YHWH (יהוה)

ne comportant pas de voyelles, on ne connaît pas la véritable prononciation du nom de Dieu, celle-ci s'est perdue dans la nuit des temps.

Histoire. Les Hébreux s'interdirent de prononcer le nom de Dieu puisque le troisième commandement était : « Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain... »

Les prêtres ne prononçaient le nom de Dieu dans le Temple de Jérusalem qu'en deux occasions : le Grand Prêtre, dans le Saint des Saints, le jour de l'Expiation, et les prêtres, dans l'enceinte du Temple, lors des bénédictions au peuple, chaque matin.

Un Juif lit   Adonaï lorsqu'il rencontre le tétragramme.

Le chanoine Augustin Crampon (1826-1894), traducteur et exégète de la Bible conserva la transcription  Jéhovah en combinant les consonnes du tétragramme YHWH avec les voyelles du mot hébreu  Adonaï (« Seigneur »)

La Bible de Jérusalem donne Yahvé.

L'Église Catholique préconise aujourd'hui l’appellation « le Seigneur » pour YHWH. 

 

4Jacques Callot, 1592-1635, dessinateur et graveur lorrain fut célèbre pour ses gravures et ses eaux-fortes.

Entre autres oeuvres, Lucifer sur son trône dans les Enfers.

 

5John Milton, 1608-1674, écrivain britannique fit apparaître Satan qu'il nomme aussi Lucifer dans son célèbre long poème en vers Paradise Lost - Le Paradis perdu. Gustave Doré illustra le livre.

 

La chute de Lucifer, Gustave Doré.
(emprunt à Wikipédia)

 

.......

Lucifer du latin lux, lumière et de ferre, porter, apparaît dans la Vulgate (la Bible traduite en latin par saint Jérôme, 347-420) dans le livre d'Hénoch. Il est l'Archange déchu puni par Dieu pour son orgueil. Il entraîna dans sa chute d'autres anges qui devinrent les démons.

.......

« Comment es-tu tombé des Cieux
Astre du Matin, fils de l’Aurore
Comment as-tu été jeté par terre
Toi qui vassalisais toutes les Nations
Toi qui disais en ton cœur :
J’escaladerai les Cieux par-dessus les étoiles de Dieu
J’érigerai mon trône, je siégerai sur la montagne de l’assemblée, dans les profondeurs du Nord,
Je monterai au sommet des nuages noirs
Je ressemblerai au Très Haut
Comment ! Te voila tombé au Schéol, dans les profondeurs de l’abîme »
ISAÏE XIV : 12-15

Esaïe ou Isaïe

.......

Le Paradis Perdu de John Milton, texte en anglais : 

Paradise Lost  by John Milton

 

Traduction de François-René de Chateaubriand du Paradis Perdu de John Milton.

Sur Wikisource : Livre I et suivants 

 

Retrouvez cet article de William Duckett dans Google Books : 

Volume 36 - Lucifer page 46

 

Tous les volumes :

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

À lire dans ce blog :

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

ACCUEIL & SOMMAIRE

Tous les articles du blog

Articles classés par catégories (tags)

FLORILÈGE – Textes d'auteurs

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Florilège - la pensée des autres
commenter cet article
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:32

ACCUEIL

CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

Tous les articles du blog

 

D'après une histoire historiquement vraie


Le voilà qui paraît sur son drakkar farouche, ivre de sang, ivre de conquêtes, ivre de victoires.
Debout, tel un mât de beaupré, fier, sans foi ni loi.


Il crie à qui veut l'entendre :
"Je suis le maître du monde !"
Il l'est, certes. Et sa voix de tonnerre fait frissonner ses hommes, les valeureux Vikings, tout soumis à son pouvoir suprême, Danois et Norvégiens que l'on nomme Normands.
Ainsi accostent-ils sur notre terre de France.

"J'en ai plus qu'assez de ces pillards sauvages, gronde notre roi Charles. Je veux donner à ce Rollon quelque os à ronger. Cédons-leur donc Rouen et la presqu'île qu'ils affectionnent tant, que lorsqu'ils sont passés nulle herbe n'y repousse."

"Tope-là, dit Rollon. Elle sera normande.

Et dès ce soir, compagnons, nous nous régalerons du beurre de Normandie."
 

C'est ainsi que le Viking fameux nomma la nouvelle terre conquise.

 

C'était en l'an 911.

.......................................................

 Raccourci de l'histoire de Rollon qui devint le Duc de Normandie, Robert Ier le Riche (Raoul, Rodolphe, Ralph...)

 

Retrouvez Rollon au chapitre II de :  

Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou

 

Texte publié dans "Abribus, La Stéphanoise d'écriture" le 11 décembre 2010

Jeu de la Soupière d'Abribus : Faire un texte court avec Beurre/normand

http://lasoupiere.abribus.over-blog.com/article-texte-jeu-soupiere-beurre-normand-63900335.html

ACCUEIL

CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU

Tous les articles du blog

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans contes-nouvelles-poèmes
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:48

ACCUEIL

Tous les articles du blog

Tautogramme, du grec tauto = même et gramma = lettre.

Un tautogramme est un texte dont tous les mots commencent par la même lettre.

Exemples :

Didon dîna, dit-on, du dos d'un dodu dindon.

On utilise souvent le tautogramme dans le virelangue, phrase ou petit texte difficile à prononcer et même parfois à comprendre.

Chaussez-vous chou, chic et par cher. (pub)

 

Dans "Langage cuit", Robert Desnos, jonglant avec le M et le N nous donne :

"Mon mal meurt mais mes mains miment

Noeuds, nerfs, non anneaux. Nul nord

Même amour mol ? Mames mord

Nus nénés nonne ni Nine."

 

Wikipédia nous propose moult exemples de virelangues, casse-langues, fourchelangues, et cela dans plusieurs langues. Les polyglottes apprécieront.

 

Entre autres, d'anciens virelangues que je m'amusais à dire dans mon enfance :

 

Il était une fois,
Une marchande de foie,
Qui vendait du foie,
Dans la ville de Foix.
Elle se dit ma foi,
C’est la première fois
Et la dernière fois,
Que je vends du foie,
Dans la ville de Foix.

 

Un chasseur sachant chasser sans son chien est un bon chasseur.

 

Pie niche haut,

Caille niche bas,

Hibou niche ni haut ni bas.

 

Quand la phrase est difficilement intelligible, on l'appelle trompe-oreilles.

Chat vit rôt chaud,
Rôt tenta chat,
Chat mit patte à rôt,
Rôt brûla patte à chat, 
Chat lâcha rôt.

Excellent exercice quand on répète très vite ces phrases.

Je veux et j'exige - Je veux et j'exige - Je veux et j'exige - Je veux et j'exige - Je veux et j'exige - Je veux et j'exige - Je veux et j'exige...

La langue en est toute déliée — ou embrouillée !

 

Écoutez, chantées par Ray Ventura,

Les chemises de l'archiduchesse

"Les chemises de l'archiduchesse
Sont-elles sèches archisèches
Pour dire cette phrase avec adresse
Il ne faut pas qu'la langue soit rêche 
Si elle est encore mouillée,
Alors faut répéter :
Les chemises de l'archiduchesse
Sont-elles sèches, archisèches."

 

Jeu entre amis

Chaque participant compose un tautogramme en choisissant une lettre qui commencera par exemple tous les noms et les verbes d'une phrase, ou – plus dur de deux vers.

On peut proposer un thème.

Un exemple de mon cru avec P

Propos provincial pas permis :

"L'patron part pour Paris, les potes. Prêts à parier qu'il s'prend une poivrade, le porc ?

[L'patron paraît]... Pfui ! Peuchère ! Pardon patron !"

Bof !

 

Au lieu d'une lettre, on peut choisir une syllabe qui se retrouvera dans les noms et les verbes.

 

Faites donc faire des tautogrammes à vos enfants. Cela les amusera beaucoup.

On peut leur donner le ou les premiers mots

Exemple : Ma maman... Pour papa... Ces souliers... Paul peut... Cherche... Recherche...

     Ma maman m'a mis mes mitaines aux mains

     Ces souliers sont sans semelles.

     Cherche chihuahua chinois.

 

Voir aussi l'article :

Petits jeux littéraires à pratiquer entre amis sans modération

 

ACCUEIL

Tous les articles du blog

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:00

Tous les articles de la catégorie :

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

 

ACCUEIL & SOMMAIRE

Articles classés par catégories (tags)

Tous les articles du blog

 

Qu'écririez-vous ?

À FAIRE ou AFFAIRE ?

1-Laisse-moi, j'ai ... .

2-J'ai mieux ... que de t'écouter.

3-Qu'ai-je donc ... de ta patience ?

Réponses à la fin de l'article

 

N'hésitez plus longtemps sur le choix que vous avez à faire entre ces deux graphies. Dans la plupart des cas, on a affaire au mot affaire.

 

AVOIR À FAIRE

-Dans le cas où vous devez écrire avoir à faire, vous pouvez le remplacer par devoir faire : la première phrase de cet article devient alors : N'hésitez plus sur le choix que vous devez faire entre ces deux graphies.

Autrement dit, avoir à faire est ce qui est à faire.

J'ai à faire un travail difficile. J'ai un travail difficile à faire.

-Le complément peut ne pas être exprimé :

avoir à faire : avoir du travail, de l'occupation.

       Pourquoi pars-tu si tôt ?

       J'ai à faire /ou J'ai affaire.

-Avoir à faire à, avoir à faire avec :

On a ici à faire à une expression particulière.

-Avoir mieux à faire que de + infinitif, avoir quelque chose de plus important à faire que de... :

J'ai mieux à faire que de m'intéresser à des détails.

 

Et aussi :

Tant qu'à faire

Quand on fait quelque chose, pourquoi s'interdire d'en faire davantage, tant qu'à faire, pendant qu'on y est.

Nuance ironique ou dépréciative.

Tu as acheté dix jouets pour ton fils ? Tant qu'à faire, pourquoi pas toute la boutique ?

 

AVOIR AFFAIRE - UNE AFFAIRE - DES AFFAIRES 

 

Avoir affaire à quelqu'un suppose avoir un rapport avec quelqu'un.

Tous les jours j'ai affaire à toutes sortes de gens.

Dans cette aventure, j'ai eu affaire à un fieffé coquin.

 

Avoir affaire de ou avoir à faire de = avoir besoin de

Qu'ai-je donc affaire de ses compliments fallacieux ?

Ou

Qu'ai-je donc à faire de ses compliments fallacieux ?

 

Avoir affaire peut impliquer un rapport de force.

Il a eu affaire à moi, ce belître !

 

Faire affaire (avec)

ou

Faire des affaires (avec) = faire du commerce, conclure un marché

Dans le même sens on a : un voyage d'affaires, des gens d'affaires, le chiffre d'affaires...

Pour construire ma maison, j'ai fait affaire avec les meilleurs entrepreneurs de la région.

Voilà un homme qui réussit en affaires, ou je ne m'y connais pas.

 

En affaires est complémént d'un adjectif.

Il est vraiment mauvais en affaires, le pauvre homme.

 

Être dans les affaires, faire carrière dans les affaires.

On n'utilisera pas dans ce sens-là l'anglicisme être en affaires (to be in business)

       Que faites-vous dans la vie ?

       —Je suis dans les affaires.

 

Autres emplois

 

Vous souvenez-vous de l'affaire Dreyfus ?

Alors, elle marche bien votre petite affaire ?

Il va régler une affaire importante ce soir.

C'est une affaire d'honneur (un duel)

Toute affaire cessante / toutes affaires cessantes, je vais m'occuper de ce cas particulier. (On interrompt tout ce dont on était en train de s'occuper pour s'intéresser à quelque chose de plus important.)

Tu as vu les belles culottes ? C'est l'affaire du jour ! Je les ai achetées, j'ai fait une bonne affaire.

Elle a pour unique affaire d'empocher ses dividendes.

Regarde Victor jouer avec ses legos, il est tout à son affaire !

Quelle poussière ! C'est l'affaire d'un coup de plumeau !

      —Il va se casser les reins !

      —Laisse tomber, j'en fais mon affaire.

Entre ma soeur et ton frère, c'est une affaire d'amour. (a love affair)

Connaissez-vous madame De*? Elle est en affaire avec Herr Von**!

Le problème des pays européens est une affaire de dettes.

Arrêtez ! N'en faites pas toute une affaire !

             —Pas terrible, ce livre.

      —C'est une affaire de goût.

Ce poste que vous briguez fera votre affaire.

Ah si je le tiens, je lui ferai son affaire ! (Je le punirai. ou Je le tuerai.)

Ça y est, l'affaire est conclue !

Le recyclage des déchets, c'est l'affaire de tous.

Vous êtes irritable, ma chère. Auriez-vous vos (petites) affaires ? (vos règles)

Arrête de fouiller dans mes affaires !

Il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu'à ses saints.

Il m'a mis sur une affaire. (populaire, un délit, un crime)

J'ai eu une affaire avec lui. (Je me suis battu)

J'ai sauté sur cette affaire en or.

Il m'a proposé une affaire juteuse.

J'ai de l'affur, de l'afflure. (argot, j'ai de l'argent)

Il s'affourche sur ses ancres. (argot. Il se retire des affaires)

Tu vas avoir affaire avec le pavé / avec l'asphalte. (argot. Tu vas tomber.)

 

Viennent du mot anglais business, affaires, les expressions argotiques :

*bizenesse, bissness, bisness, biseness, bisenesse, bizness, bisnesse, être au business, faire le business, faire le bisness, faire le bizness, aller au bisness, faire son business, faire le biseness.

Business is business.

 

Œuvres

"Les Affaires sont les Affaires." (On ne mêle pas le sentiment dans des affaires d'argent) Comédie d'Octave Mirbeau – 1903.

"Une Ténébreuse Affaire", roman de Honoré de Balzac, 1841.

 

ÉTYMOLOGIQUEMENT, affaire vient de à faire.

 

S'affairer (à quelque chose – à faire quelque chose), être très occupé – Le sujet peut montrer une certaine agitation.

Je voyais chaque jour ma mère s'affairer sans relâche au ménage.

L'affairement, activité excessive.

Elle aimait la campagne et fuyait, étourdie, l'affairement des villes. 

 

>>Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

Pour en savoir +

Lexicographie- CNRTL  (Le Trésor, le Dictionnaire de l'Académie, etc.) 

 

Dictionnaire Littré en ligne

 

Pour la langue familière, populaire, argotique, reportez-vous à :

   Bob  - ABC de la langue française

 

.................................................................................

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL

.................................................................................

 

Qu'écririez-vous ?

À FAIRE ou AFFAIRE ?

Réponses :

1-Laisse-moi, j'ai à faire Ou j'ai affaire.

2-J'ai mieux à faire que de t'écouter.

3-Qu'ai-je donc à faire OU affaire de ta patience ?

 

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 16:53

ACCUEIL

Jamais, adverbe de temps = à un moment quelconque, en un jour quelconque, en un temps quelconque. Jamais, par lui-même, n'est pas négatif. Cf. Littré

Ne jamais, adverbe avec la négation = en nul temps

Jamais : à un moment quelconque, en un jour quelconque, en un temps quelconque

Avez-vous jamais vu un film aussi effroyable ?

On notera, dans la langue courante et familière qu'on dit souvent :

 N'as-tu jamais vu un film aussi effroyable ? OU Tu as déjà vu un film aussi effroyable ?

Pour dire :

As-tu jamais vu un film aussi effroyable ? T'est-il arrivé de voir un film aussi effroyable ?

Il m'est plus attaché que jamais.

Son fils est très dévoué, s'il en fut jamais.

J'ignore s'il a jamais avoué.

A-t-on jamais vu pareil énergumène ?

Parviendra-t-il jamais au but qu'il s'est fixé ?

Vit-on jamais visage plus gracieux ?

Si vous venez jamais me voir, je vous ferai goûter de mon thé de Chine

Ou, tour plus courant : Si jamais vous venez me voir...

 

Interrogation supposée entraîner une réponse négative :

M'avez-vous jamais rien refusé ?

 

Notez le conditionnel dans :

Si jamais vous auriez dû faire votre déclaration, c'était bien avant qu'elle se marie.

Si jamais vous auriez dû gagner au loto, c'eût été ce jour-là.

 

Dans une proposition relative avec le subjonctif, après un superlatif dans la proposition principale, ou après le premier, le dernier, le seul, l'unique...

C'est un des plus beaux spécimens que j'aie jamais rencontrés.

C'est l'explication la plus claire que j'aie jamais lue.

 

Ne jamais : en nul temps

Phrases négatives ou de sens négatif

 

Vous ne m'avez jamais autant aimée.

Parlez-moi de votre attente jamais désespérée.

Quand je songe douloureusement que, dans sa longue vie, elle n'a jamais connu aucun homme qui l'eût aimée, jamais entendu de douces paroles, jamais senti la caresse d'un être qui lui fût cher, je ne puis retenir mes larmes.

La plupart des femmes n'ont-elles jamais connu la compréhension d'un ami dévoué, et n'ont jamais reçu tous les égards qui leur sont dus !

Moi qui, de toute ma vie, ne me suis jamais fait emberlificoter !

Jamais désespoir ne servit de rien, c'est ce qu'elle dut se dire avant de se venger

ne servir à rien (expression courante)

ne servir de rien (expression vieillie et littéraire)

Nous fûmes toutes prêtes à exécuter un projet qui n'étonne jamais que soi.

La mère et sa fille se dirent que, moins que jamais, elles ne succomberaient au charme de ce voyou.

Moins que, pas plus que.

Moins que suivi de jamais, est un renforcement de jamais.

Ah ! Que cette petite peste ne fût jamais la passion de mon coeur !

 Souhait impossible.

 

Place de jamais :

Jamais je ne l'aimerai. Jamais plus je ne l'aimerai.

Je ne l'aimerai jamais. Je ne l'aimerai plus jamais.

Je ne l'ai jamais aimé. Jamais je ne l'ai aimé. 

Jamais au grand jamais je ne le reverrai.

Il ne m'a encore jamais parlé.

 

Jamais encore

On t'a demandé de t'épouser ? Jamais encore je ne t'avais vue aussi radieuse !

 

Plus jamais - jamais plus - Jamais, au grand jamais -

> renforcent jamais.

Tu ne feras plus jamais ça ? Jure-le-moi !

Jamais, au grand jamais je ne le referai !

 

Jamais - expressions (familières) synonymes

Quand les poules auront des dents

À la Saint-Glinglin

 

Place de EN & de Y :

Petit exercice :

 Placer y ou en dans les phrases suivantes :

Tu m'as confié un secret et je te promets de ne jamais parler.

Je me suis promené dans le petit bois près de chez moi et j'ai eu tellement peur que je jure bien de ne jamais retourner.

Tu m'as dit que je ne pourrais jamais faire allusion.

Ma mère a fait des croquants délicieux et elle m'a demandé de ne jamais goûter. Quel supplice !

Correction

JAMAIS précède le verbe à l'infinitif

Tu m'as confié un secret et je te promets de n'en jamais parler.

Je me suis promené dans le petit bois près de  chez moi et j'ai eu tellement peur que je jure bien de n'y jamais retourner.

Tu m'as dit que je n'y pourrais jamais faire allusion.

Ma mère a fait des croquants délicieux et elle m'a demandé de n'y jamais goûter. Quel supplice ! (de ne jamais goûter à ces gâteaux)

OU

Ma mère à fait des croquants délicieux et elle m'a demandé de n'en jamais goûter. Quel supplice ! (de ne jamais goûter de ces gâteaux)

> La place de Y et de EN dans la phrase.

 

 Jamais, même sans négation, par ellipse d'une négation impliquée dans ce qui précède = en nul temps.

 

Avez-vous été à Paris ?

Jamais.

Comme elle est indifférente ! Jamais l'ombre d'un sourire.

 

Phrase adverbiale averbale (sans verbe)

Moi Arsène, un brigand, un voleur, jamais !

 

Il travaille sans jamais rien dire.

sans jamais (sans négatif)

 

Autres tours

 

C'est le cas ou jamais.

Je suis guérie à tout jamais de l'envie d'en connaître un autre qui lui ressemble !

Par ce serment, nous serons liés à jamais.

Adieu pour jamais !

Locutions adverbiales, à jamais, à tout jamais, pour jamais = pour toujours, dans tout le temps à venir.

Tiens, prends cet argent, si jamais...

(pour le cas où... sinon... parce que... au cas où)

Langue familière, phrase suspendue contenant une éventualité.

Ces expressions si jamais, au cas où, en cas, pour le cas où, peuvent se figer et signifier le cas échéant, à toutes fins utiles.

Prends ton parapluie si tu sors, si jamais. (au cas où, plus courant que si jamais)

Je ferai cela en mil huit cent (=jamais). cf. Littré

 

 Phrases exclamatives

Plus jamais ça !

Jamais de la vie ! en aucun cas, absolument jamais

Jamais de jamais ! absolument jamais.

 

Expressions courantes

On ne sait jamais.

Sait-on jamais ?

C'est le moment où jamais

 

Substantifs formés sur jamais

Jamais-dit (vu, entendu, etc.), substantif masculin singulier. Ce qui n'a jamais été dit (vu, entendu, etc.)

-le sentiment de jamais-vu

-Doit-on craindre le jamais-dit ?

 

La Jamais Contente.

Nom donné à la voiture qui a dépassé pour la première fois les cent kilomètres à l'heure.

 

On dit proverbialement :

 

La semaine des trois jeudis, trois jours après jamais.

N'avouez jamais. (Sagesse populaire)

Mieux vaut tard que jamais.

Il ne faut jamais désespérer.

Jamais deux sans trois.

Bien mal acquis ne profite jamais.

Un malheur n'arrive jamais seul (Rabelais)

etc.

 

Étymologie

Jamais vient de , déjà et de mais, adverbe latin magis qui signifie plus, davantage.

  > déjà et jamais.

L'ancien adverbe mais est conservé dans l’expression figée N’en pouvoir mais.

Je n'en peux mais >  je n'en peux plus, je n'en suis plus capable.

On la retrouve aussi dans l'adverbe désormais (synonymes : dorénavant, d'ores et déjà)

 

Oncques = synonyme de jamais (du lat. umquam ; avec s adverbial (oncques, onques, onc)

vieux terme, emploi littéraire ou pour plaisanter.

Oncques ne vit-on plus galant homme. Je l'aimai et ne fus oncques plus malheureuse.

 

Des livres et des films

 

Jamais sans ma fille (Not Without My Daughter) est un roman autobiographique écrit par Betty Mahmoody publié en 1987. On en a tiré un film en 1991, réalisé par Brian Gilbert avec Sally Field.

Jamais plus jamais, Never say never again, 1983, film britannique réalisé par Irvin Kershner

Je me souviens à l'époque d'une interview de Sean Connery (James Bond) qui précisait que le titre du film "Jamais plus jamais" avait été imaginé par sa femme, française, Micheline Roquebrune, qui, disait-il, avait toujours de bonnes idées.  

L’An 2440, rêve s’il en fut jamais, roman de science fiction de Louis-Sébastien Mercier, 1771.

Vous pouvez trouver le texte sur Wikisource :

L’An deux mille quatre cent quarante

 

Pour plus de précisions et de citations d'auteurs, reportez-vous, entre autres, aux dictionnaires suivants sur la toile.

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Il propose : Le Trésor de la Langue Française, le Dictionnaire de l'Académie, etc.

 

Dictionnaire universel de Furetière (1690)

"JAMAIS, adverbe de temps, qui se dit de toute la succession des siècles, des temps passez & futurs." Furetière

(passez, pour passés)

 

Dictionnaire Littré en ligne

 

>> Retour au début de l'article

 

Juin 2013

Une internaute me fait remarquer que j'aurais dû écrire :

"Si jamais vous aviez dû gagner au loto c'eût été ce jour là", au lieu de "si jamais vous auriez dû gagner au loto..."

Je réponds :

"Si jamais vous auriez dû gagner au loto c'eût été ce jour là", l'emploi ici du conditionnel est spécifique dans la proposition subordonnée commençant par si jamais.
Pour justifier le conditionnel présent après si, je peux vous signaler une remarque que vous trouverez dans mon article sur Si + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

À savoir :
Dans certains cas, quand le présent de l'indicatif ou l'imparfait ne peuvent exprimer la nuance voulue, on trouve le conditionnel après "si".
Exemple : Il semble que si tu devrais te sentir bien dans ta peau, c'est un peu grâce à moi.

 

Autres adverbes et locutions adverbiales de temps 

adverbes

alors

après-demain

aujourd’hui

auparavant

aussitôt

autrefois

avant-hier

bientôt

continuellement

déjà

demain

derechef

désormais

dorénavant

enfin

encore

ensuite

entre-temps ou entretemps

hier

incessamment

incontinent = aussitôt

jadis

jamais

longtemps

maintenant

naguère = récemment

- On l'utilise abusivement dans le sens d'autrefois.

présentement - vieilli, courant au Québec, cf. le Bon usage.

puis

quand (interrogatif)

parfois

piéça, terme vieilli : il ya longtemps, il y a quelque temps

plus

quelquefois

sitôt

soudain

souvent

subito, subito presto, illico presto (familier)

tantôt

tard tôt (plus tôt, à ne pas confondre avec plutôt = de préférence)

toujours 

locutions adverbiales de temps :

d'ores et déjà

de temps en temps

en peu de temps

avant longtemps

au bout d'un temps

avec le temps

de tout temps

dans le temps

la plupart du temps

quelque temps

peu de temps avant / après

à jamais

pour toujours

des fois

souventes fois, terme vieilli

tout de suite

de bonne heure

sur l'heure

à l'instant, à l'instant même

à chaque instant,

à tout instant, à tous (les) instants

d'instant en instant

sur-le-champ

en ce moment

à ce moment-là

à tout moment , à tous moments (plus rare)

dans le moment (même), littéraire

d'un moment à l'autre

par moment, par moments (+ rare)

pour le moment

sur le moment, sur l'instant (rare)

etc.

 

Retour au début de l'article

...............................................................

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

ACCUEIL & SOMMAIRE

...............................................................

Repost 0
Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
commenter cet article

Présentation

  • : LE BLOG DE MAMIEHIOU - La langue française telle qu'on l'aime  De la grammaire, des exercices divers, des dictées commentées, des histoires, des textes d'auteurs, des infos pratiques...
  • : Pour tous ceux qui aiment la langue française. Son histoire, sa grammaire et son orthographe. Des dictées commentées, des exercices ébouriffants, un florilège de textes d'auteurs, etc.
  • Contact

Mon Profil

  • mamiehiou.over-blog.com
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.

Rechercher Un Mot Du Blog