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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 17:47

 

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Exercice - Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

1- Il n'y a aucun doute que tu réussisses ton bac cette année.

2- Mais je doute si Paul réussira.

Voir la réponse à la fin de l'article

Douter : ne pas être sûr
 

a- On a généralement le subjonctif dans les subordonnées qui dépendent d'une principale exprimant le doute.

Je doute que tu viennes.

Il est douteux qu'il veuille te voir

 

b- Quand la principale comporte une négation, on a l'indicatif (ou le conditionnel*), puisqu'il n'y a plus de doute. D'après Le Bon usage.

(On note quelques divergences chez les grammairiens)

Il n'y a pas le moindre doute que l'on pourra un jour résoudre l'énigme de l'énergie noire.

Il n'y a aucun doute qu'il verra une supernova dans son télescope, s'il est patient.

Nul doute qu'un météore nous tombera sur la tête un jour ou l'autre.

Il est hors de doute que nous irions sur Mars si nos vaisseaux spatiaux étaient plus rapides.

Je ne doute pas qu'il saura m'expliquer l'expansion de l'univers.

Il n'est pas douteux qu'on trouvera un jour le secret des trous noirs.

 

On trouve cependant l'emploi erroné du subjonctif dans ces cas. Comme il y a un mot  de la famille de doute, cela entraîne une idée de doute. 

 

Ainsi peut-on dire :

Je ne doute pas qu'il viendra demain.

Je ne doute pas qu'il ne vienne demain.

Je ne doute pas qu'il viendrait demain s'il le pouvait.

Je ne doutais pas qu'il viendrait le lendemain.

Il n'est pas douteux que je peux / puisse / pourrais le faire.

Nul doute que c'est / ce soit / ce serait une épreuve difficile.

 

c- Il en est de même dans les phrases interrogatives

Douterais-je que vous m'avez / m'ayez menti ?

 

d- Vieilli : Je doute si  

Je doute s'il viendra demain.

 

Cf. Littré

 

douter que

Ne savoir si l'on doit croire ou ne pas croire quelque chose.

Je doute qu'il vienne. Je ne doute pas qu'il ne vienne.

Douter si.

Je doute si je serai en mesure d'accomplir ma promesse.

Douter où, ne pas savoir en quel lieu.

 

Douter suivi de QUE veut toujours le subjonctif :

Je doute que cela soit vrai.

Lorsque la phrase est négative, le verbe au subjonctif prend NE. Cependant on peut supprimer le NE.

 

Si la phrase est interrogative, on met ordinairement NE :

Doutez-vous que cela ne soit vrai ?

cependant NE peut être supprimé :

Doutez-vous que cela soit vrai ?

En cet emploi on peut, s'il s'agit d'une action qui n'est pas encore faite, mettre le futur de l'indicatif :

Je ne doute pas qu'il fera tout ce qu'il pourra.

 

Pour en savoir +

Voir les dictionnaires : Le Trésor et L'Académie sur le site du CNRTL

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et lexicales

 

Se douter : conjecturer, soupçonner, croire.

 

Se douter que n'est pas suivi du subjonctif, mais de l'indicatif, même à la forme négative.  

Je me doute bien qu'il viendra.

Il ne se doute pas que je viendrai.

 

On peut rencontrer le subjonctif exprimant le doute après une proposition principale négative ou interrogative. 

Il ne se doutait pas qu'il eût rien fait de mal.

Il ne se doutait pas qu'il pût accomplir cette tâche.

Pouvions-nous nous douter qu'elle tînt bon ?

 

*Le conditionnel est considéré aujourd'hui comme temps de l'indicatif, voir l'article :

Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur (antérieur) du passé - Le futur (antérieur) hypothétique - Exercice d'application

  

Retrouver cet article dans :

Valeurs et emplois du subjonctif §6

 

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Correction des phrases en début d'article.

Exercice - Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

1-Il n'y a aucun doute que tu réussisses ton bac cette année.

Correction : > Il n'y a aucun doute que tu réussiras ton bac cette année.

Quand la principale comporte une négation, on a l'indicatif (ou le conditionnel), puisqu'il n'y a plus de doute.

Mais, comme il y a un mot  de la famille de doute, cela entraîne une idée de doute. C'est pourquoi on trouve parfois le subjonctif. Cela peut être considéré comme une faute.

 

2-La phrase suivante est correcte.

Mais je doute si Paul réussira.

La tournure je doute si est vieillie

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 17:13

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Il semble que – il me semble que – il paraît que

Tournure impersonnelle

Il semble que

Il me semble que / me, complément d'objet indirect

 

1-Lorsque sembler à la forme affirmative a un complément indirect, on a le plus souvent l'indicatif après que.

Il me semble que vous avez commis une faute grave.

Il vous semble donc que je vous aurais menti*

On a parfois le subjonctif dans la langue littéraire.

Il me sembla à cet instant que vous eussiez mieux fait de vous taire.

 

2-Il semble, sans objet indirect, admet l'indicatif ou le subjonctif

Il semble que vous êtes bien pâle aujourd'hui.

Il semble que vous soyez malade.

Il semble que vous devriez* vous soigner.

 

3-Il semble, à la forme interrogative ou à la forme négative, qu'il soit employé avec ou sans l'objet indirect, est suivi le plus souvent du subjonctif, mais l'indicatif est possible.

Ne vous semble-t-il pas que cela soit possible ?

Il ne vous semble pas qu'il vous a menti, n'est-ce pas ?

 

Il paraît que est généralement suivi de l'indicatif.

Il paraît que je suis jolie.

 

Faire que - faire en sorte que

1- = Avoir pour résultat que.

Lorsque le sujet de faire est inanimé, on a généralement l'indicatif après que

Le mouvement rapide de cette turbine fait que son action est efficace.

 

On peut avoir le subjonctif si la réalisation de l'action n'est pas assurée.

Vos agissements dans l'avenir feront que tout puisse changer / que tout pourra changer / que tout pourrait changer.

 

Dans une phrase interrogative ou négative, on a le plus souvent le subjonctif.

Ses efforts n'ont jamais fait qu'il pût (puisse) atteindre son but.

Qu'est-ce qui aurait fait que tu disparusses (disparaisses) pour de bon ?

 

2- = Agir de façon que, veiller que.

Lorsque le sujet est animé, on a

a- soit le subjonctif :  but ou conséquence sans certitude, souhait, désir.

Elle pouvait faire en sorte qu'il fût (soit) toujours heureux.

Faites qu'une telle chose ne puisse jamais se reproduire ! (ici le sujet n'est pas exprimé à l'impératif mais c'est une personne)

b-soit l'indicatif dans le cas où la conséquence est considérée comme certaine.

J'ai fait en sorte que tout le monde s'est amusé à mon anniversaire.

 

3-Langue familière, indicatif dans la tournure suivante :

Qu'est-ce qu'il t'a donc fait ? - Il m'a fait que je ne veux plus le voir.

 

*Rappel

Le conditionnel est aujourd'hui considéré comme un temps de l'indicatif (futur hypothétique ou futur du passé)

 

> Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur et le futur antérieur du passé - Le futur et le futur antérieur hypothétique

> Conjonctions de sub. et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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Toutes les fois que (temps) indicatif

 

Le fait donné par le verbe de la principale se répète quand se produit l'action du verbe de la subordonnée

à rapprocher de  :  chaque fois que, à chaque fois que, toutes les fois que, les quatre ou cinq fois que, chaque fois où, les fois où... 

 

Je dois me taire toutes les fois que tu ouvres la bouche. Est-ce vraiment normal ?

 

 Voir quand

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:20

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CRIBOULE ET FERNAND

 

Une histoire de mamiehiou pour les tout petits,

à partir de deux ans.

inspirée par le poème en prose de Charles Baudelaire

Le Joujou du pauvre

 

Il était une fois un enfant qui s'appelait Criboule et qui vivait avec ses parents dans une pauvre maison à la lisère d'une grande forêt. Criboule aimait bien courir dans les champs et les bois. Il était libre d'aller où il voulait.

Il cueillait dans les champs et les prés de jolies fleurs pour sa maman. Il ramassait dans la forêt des champignons pour le dîner, des airelles bleues et des fraises délicieuses.

 

Un jour il alla très loin, plus loin que d'habitude, en parcourant le chemin qui traversait le grand bois. Et devant lui, soudain, il vit se dresser un beau château.

Une grande barrière grillée entourait le château. Criboule aperçut un jeune enfant derrière la barrière et qui avait l'air tout triste. Il l'appela : Hou ! Hou !

L'enfant s'approcha de Criboule et lui dit :

«  Bonjour, comment t'appelles-tu ?

Je m'appelle Criboule, répondit Criboule. Et toi ? Comment tu t'appelles ?

Je m'appelle Fernand.

Tu habites ce château ? demanda Criboule.

Oui, j'habite ce château, avec mon père et ma mère.

 

Mais Criboule et Fernand ne pouvaient pas jouer ensemble parce que la barrière les séparait.

Tu t'amuses dans ton château ? demanda Criboule.

Oh, j'ai beaucoup de jouets, dit Fernand, et un poney, et une grande voiture pour moi tout seul. Mais je suis tout seul et je m'ennuie.

Fernand regardait Criboule qui avait pris une baguette, un rameau de coudrier. Criboule jouait avec une jolie petite souris toute grise qui passait par là. Il faisait tourner sa baguette et la souris chicotait et sautait, et sautait, et sautait. Et Criboule riait.

Fernand riait aussi.

J'aimerais bien m'amuser avec toi, dit Fernand, mais je ne peux pas passer la barrière.

Et Criboule continuait de jouer avec la petite souris qui poussait ses petits cris et qui faisait des cabrioles.

Pauvre Fernand ! lui dit Criboule, tu es prisonnier dans ton grand château et moi je suis libre. Libre de courir à travers champs, libre de courir à travers bois ! Je peux aller où je veux.

Fernand se mit à pleurer.

Et moi, je n'ai pas le droit de passer la barrière. Je suis prisonnier et je n'ai pas d'amis.

Il faut que je rentre chez moi, dit Criboule, il se fait tard et ma maison est loin.

Reviendras-tu me voir ? lui demanda Fernand.

Oui, je te le promets, lui dit Criboule en s'en allant, je te le promets.

 

Criboule rentra chez lui.

Son papa et sa maman lui demandèrent d'où il venait.

D'où viens-tu, Criboule ? Dis-nous d'où tu viens si tard.

J'ai rencontré un petit garçon, leur dit Criboule. Il s'appelle Fernand.

Fernand ! Fernand ! C'est le prince ! s'écrièrent le papa et la maman de Criboule. C'est le Prince Fernand !

Eh bien, leur dit Criboule, j'irai demain voir mon Prince, c'est mon ami. Je le lui ai promis.

 

 

Poème en prose par Baudelaire
 

LE JOUJOU DU PAUVRE


 

Je veux donner l’idée d’un divertissement innocent. Il y a si peu d’amusements qui ne soient pas coupables !

Quand vous sortirez le matin avec l’intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, — telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l’enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, — et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s’agrandir démesurément. D’abord ils n’oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s’enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l’homme.

Sur une route, derrière la grille d’un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d’un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.

Le luxe, l’insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu’on les croirait faits d’une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.

À côté de lui, gisait sur l’herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d’une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l’enfant ne s’occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu’il regardait :

De l’autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l’œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l’enfant pauvre montrait à l’enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c’était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l’un à l’autre fraternellement, avec des dents d’une égale blancheur.


Voir aussi

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:10

La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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Tout... que (concession) indicatif ou subjonctif  

Cas exceptionnel où l'on a une locution conjonctive de concession suivie de l'indicatif 

 

 avec l'indicatif 

Tout amoureux qu'il était, il se comportait méchamment. Une vraie teigne !

Tout enfant qu'il est, sa logique est implacable

 

avec le subjonctif 

Tout amoureux qu'il fût...

Tout enfant qu'il soit...

 

Voir  les emplois du subjonctif § 48 

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:05

La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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A-Tant

B-Tellement

 

Rappel le conditionnel est aujourd'hui un temps de l'indicatif. Dans la plupart des cas les propositions données à l'indicatif peuvent se mettre au conditionnel.

Pour en savoir plus >  Les modes et les temps, ne pas les confondre.

 

A-TANT

 

1°Tant et si bien que (conséquence) indicatif

Je le caressai avec fougue tant et si bien qu'il me griffa — mon chat, il va sans dire !

 

2°Tant que 

-(temps, idée de durée) indicatif  = aussi longtemps que

Je t'aiderai tant que je le pourrai 

-(conséquence) indicatif voir Remarque 7

Je t'aime tant que sans toi, il m'est impossible de vivre. 

 

3°Tant... que : tant + verbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir   Remarque 7

Il a tant forcé, le pauvre, qu'il s'est donné un beau lumbago ! 

 

4°Tant de... que

Tant de (déterminant indéfini) + syntagme nominal + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Tu m'as donné tant de preuves de patience que je n'en suis pas encore revenue.  

 

5°Tant... que

Tant (+ adjectif ou adverbe) que (concession) archaïsme, subjonctif

tant malade que je sois / si malade que je sois / tout malade que je suis.

 

6°Si et tant que (conséquence ) indicatif, vieilli.

Il parlait si et tant que j'en avais plein les oreilles.

Dans ce même sens, si que, archaïque.

 

7°Voir aussi l'article 

Tant et tant que, non point tant pour.. que pour, tant s'en faut que - tant soit peu, tant qu'à faire, en tant que de besoin, tous autant que vous êtes...

 

B-TELLEMENT

 

Tellement + adjectif ou adverbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il parle tellement vite que je n'y comprends rien.

  

2°Tellement + verbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il boit tellement qu'il en est devenu tout chancelant.

 

3°Tellement + adjectif ou adverbe + que (conséquence) ind. ou cond.

Il était tellement beau à l'époque que toutes les filles - ou presque - tombaient dans ses bras.

= Si... que : Il était si beau...

 

4°Tellement de (déterminant) + nom + que (conséquence) indicatif

J'ai tellement d'amour pour les chats que j'aimerais qu'on les respecte partout et toujours.

= tant de... que : J'ai tant d'amour...

 

3°Tellement que

(conséquence) indicatif. Familier / ou se rencontre dans des textes littéraires.

Je lui donne des caresses, des baisers, des preuves d'amour tellement qu'il en reste tout étourdi.

On peut avoir aussi "tant que".

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:55

 La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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Tant et tant que (conséquence ) indicatif (= tant que, la répétition donne plus d'importance à la chose)

Il m'a tant et tant attendu qu'il s'est endormi.

Je l'ai tant et tant charrié qu'il en a fait une dépression.

 

Non point tant pour... que pour (but) subjonctif

Je te racontais des histoires non point tant pour te distraire que pour que tu veuilles bien t'intéresser à moi.

Je suis venu m'installer chez toi  non (point) tant pour te faire plaisir que pour que je puisse prendre mes aises dans ta belle maison

(= Je suis venu m'installer chez toi pour que je puisse prendre mes aises.)

 

Tant s'en faut que (concession) subjonctif = il s'en faut de beaucoup que, bien loin que, voir les expressions avec loin que

Tant s'en faut que je puisse vous convaincre malgré tous mes arguments.
Tant s'en faut qu'il accepte de m'aider, il me laissera plutôt dans la panade.

 

Tant soit peu (= un peu), tant qu'à faire (= pendant que tu y es), tant s'en faut, tant que de besoin, en tant que de besoin (= tant que le besoin s'en fait sentir, vient de "en tant que cela est de besoin", aujourd'hui inusité).

autant que de besoin est incorrect.

 

Tous tant qu'ils sont, tout autant qu'ils sont = absolument tous

Vous tous autant que vous êtes = vous tous sans exception 

Je n'ai rien à voir avec cette histoire, tant s'en faut.

Du thé ? Donnez m'en tant soit peu.

Je renonce à son amitié et je lui ai demandé de rendre ce qu'il me devait, tant qu'à faire. 

Je m'occuperai de toi, je te soignerai, je te mignoterai, tant que de besoin. 

   

Voir >> Tant - tellement - autant  

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:48

   La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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Tant et si bien que (conséquence) indicatif

Je le caressai avec fougue tant et si bien qu'il me griffa — mon chat, il va sans dire ! 

 

Voir d'autres locutions conjonctives avec tant

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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