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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:37
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:26

La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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Toutes les fois que (temps) indicatif

 

Le fait donné par le verbe de la principale se répète quand se produit l'action du verbe de la subordonnée

à rapprocher de  :  chaque fois que, à chaque fois que, toutes les fois que, les quatre ou cinq fois que, chaque fois où, les fois où... 

 

Je dois me taire toutes les fois que tu ouvres la bouche. Est-ce vraiment normal ?

 

 Voir quand

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:20

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Les diverses catégories (ou tags)

 

CRIBOULE ET FERNAND

 

Une histoire de mamiehiou pour les tout petits,

à partir de deux ans.

inspirée par le poème en prose de Charles Baudelaire

Le Joujou du pauvre

 

Il était une fois un enfant qui s'appelait Criboule et qui vivait avec ses parents dans une pauvre maison à la lisère d'une grande forêt. Criboule aimait bien courir dans les champs et les bois. Il était libre d'aller où il voulait.

Il cueillait dans les champs et les prés de jolies fleurs pour sa maman. Il ramassait dans la forêt des champignons pour le dîner, des airelles bleues et des fraises délicieuses.

 

Un jour il alla très loin, plus loin que d'habitude, en parcourant le chemin qui traversait le grand bois. Et devant lui, soudain, il vit se dresser un beau château.

Une grande barrière grillée entourait le château. Criboule aperçut un jeune enfant derrière la barrière et qui avait l'air tout triste. Il l'appela : Hou ! Hou !

L'enfant s'approcha de Criboule et lui dit :

«  Bonjour, comment t'appelles-tu ?

Je m'appelle Criboule, répondit Criboule. Et toi ? Comment tu t'appelles ?

Je m'appelle Fernand.

Tu habites ce château ? demanda Criboule.

Oui, j'habite ce château, avec mon père et ma mère.

 

Mais Criboule et Fernand ne pouvaient pas jouer ensemble parce que la barrière les séparait.

Tu t'amuses dans ton château ? demanda Criboule.

Oh, j'ai beaucoup de jouets, dit Fernand, et un poney, et une grande voiture pour moi tout seul. Mais je suis tout seul et je m'ennuie.

Fernand regardait Criboule qui avait pris une baguette, un rameau de coudrier. Criboule jouait avec une jolie petite souris toute grise qui passait par là. Il faisait tourner sa baguette et la souris chicotait et sautait, et sautait, et sautait. Et Criboule riait.

Fernand riait aussi.

J'aimerais bien m'amuser avec toi, dit Fernand, mais je ne peux pas passer la barrière.

Et Criboule continuait de jouer avec la petite souris qui poussait ses petits cris et qui faisait des cabrioles.

Pauvre Fernand ! lui dit Criboule, tu es prisonnier dans ton grand château et moi je suis libre. Libre de courir à travers champs, libre de courir à travers bois ! Je peux aller où je veux.

Fernand se mit à pleurer.

Et moi, je n'ai pas le droit de passer la barrière. Je suis prisonnier et je n'ai pas d'amis.

Il faut que je rentre chez moi, dit Criboule, il se fait tard et ma maison est loin.

Reviendras-tu me voir ? lui demanda Fernand.

Oui, je te le promets, lui dit Criboule en s'en allant, je te le promets.

 

Criboule rentra chez lui.

Son papa et sa maman lui demandèrent d'où il venait.

D'où viens-tu, Criboule ? Dis-nous d'où tu viens si tard.

J'ai rencontré un petit garçon, leur dit Criboule. Il s'appelle Fernand.

Fernand ! Fernand ! C'est le prince ! s'écrièrent le papa et la maman de Criboule. C'est le Prince Fernand !

Eh bien, leur dit Criboule, j'irai demain voir mon Prince, c'est mon ami. Je le lui ai promis.

 

 

Poème en prose par Baudelaire
 

LE JOUJOU DU PAUVRE


 

Je veux donner l’idée d’un divertissement innocent. Il y a si peu d’amusements qui ne soient pas coupables !

Quand vous sortirez le matin avec l’intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, — telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l’enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, — et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s’agrandir démesurément. D’abord ils n’oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s’enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l’homme.

Sur une route, derrière la grille d’un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d’un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.

Le luxe, l’insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu’on les croirait faits d’une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.

À côté de lui, gisait sur l’herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d’une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l’enfant ne s’occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu’il regardait :

De l’autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l’œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l’enfant pauvre montrait à l’enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c’était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l’un à l’autre fraternellement, avec des dents d’une égale blancheur.


Voir aussi

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:10

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Tout... que (concession) indicatif ou subjonctif  

Cas exceptionnel où l'on a une locution conjonctive de concession suivie de l'indicatif 

 

 avec l'indicatif 

Tout amoureux qu'il était, il se comportait méchamment. Une vraie teigne !

Tout enfant qu'il est, sa logique est implacable

 

avec le subjonctif 

Tout amoureux qu'il fût...

Tout enfant qu'il soit...

 

Voir  les emplois du subjonctif § 48 

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:05

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A-Tant

B-Tellement

 

Rappel le conditionnel est aujourd'hui un temps de l'indicatif. Dans la plupart des cas les propositions données à l'indicatif peuvent se mettre au conditionnel.

Pour en savoir plus >  Les modes et les temps, ne pas les confondre.

 

A-TANT

 

1°Tant et si bien que (conséquence) indicatif

Je le caressai avec fougue tant et si bien qu'il me griffa — mon chat, il va sans dire !

 

2°Tant que 

-(temps, idée de durée) indicatif  = aussi longtemps que

Je t'aiderai tant que je le pourrai 

-(conséquence) indicatif voir Remarque 7

Je t'aime tant que sans toi, il m'est impossible de vivre. 

 

3°Tant... que : tant + verbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir   Remarque 7

Il a tant forcé, le pauvre, qu'il s'est donné un beau lumbago ! 

 

4°Tant de... que

Tant de (déterminant indéfini) + syntagme nominal + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Tu m'as donné tant de preuves de patience que je n'en suis pas encore revenue.  

 

5°Tant... que

Tant (+ adjectif ou adverbe) que (concession) archaïsme, subjonctif

tant malade que je sois / si malade que je sois / tout malade que je suis.

 

6°Si et tant que (conséquence ) indicatif, vieilli.

Il parlait si et tant que j'en avais plein les oreilles.

Dans ce même sens, si que, archaïque.

 

7°Voir aussi l'article 

Tant et tant que, non point tant pour.. que pour, tant s'en faut que - tant soit peu, tant qu'à faire, en tant que de besoin, tous autant que vous êtes...

 

B-TELLEMENT

 

Tellement + adjectif ou adverbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il parle tellement vite que je n'y comprends rien.

  

2°Tellement + verbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il boit tellement qu'il en est devenu tout chancelant.

 

3°Tellement + adjectif ou adverbe + que (conséquence) ind. ou cond.

Il était tellement beau à l'époque que toutes les filles - ou presque - tombaient dans ses bras.

= Si... que : Il était si beau...

 

4°Tellement de (déterminant) + nom + que (conséquence) indicatif

J'ai tellement d'amour pour les chats que j'aimerais qu'on les respecte partout et toujours.

= tant de... que : J'ai tant d'amour...

 

3°Tellement que

(conséquence) indicatif. Familier / ou se rencontre dans des textes littéraires.

Je lui donne des caresses, des baisers, des preuves d'amour tellement qu'il en reste tout étourdi.

On peut avoir aussi "tant que".

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:55

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Tant et tant que (conséquence ) indicatif (= tant que, la répétition donne plus d'importance à la chose)

Il m'a tant et tant attendu qu'il s'est endormi.

Je l'ai tant et tant charrié qu'il en a fait une dépression.

 

Non point tant pour... que pour (but) subjonctif

Je te racontais des histoires non point tant pour te distraire que pour que tu veuilles bien t'intéresser à moi.

Je suis venu m'installer chez toi  non (point) tant pour te faire plaisir que pour que je puisse prendre mes aises dans ta belle maison

(= Je suis venu m'installer chez toi pour que je puisse prendre mes aises.)

 

Tant s'en faut que (concession) subjonctif = il s'en faut de beaucoup que, bien loin que, voir les expressions avec loin que

Tant s'en faut que je puisse vous convaincre malgré tous mes arguments.
Tant s'en faut qu'il accepte de m'aider, il me laissera plutôt dans la panade.

 

Tant soit peu (= un peu), tant qu'à faire (= pendant que tu y es), tant s'en faut, tant que de besoin, en tant que de besoin (= tant que le besoin s'en fait sentir, vient de "en tant que cela est de besoin", aujourd'hui inusité).

autant que de besoin est incorrect.

 

Tous tant qu'ils sont, tout autant qu'ils sont = absolument tous

Vous tous autant que vous êtes = vous tous sans exception 

Je n'ai rien à voir avec cette histoire, tant s'en faut.

Du thé ? Donnez m'en tant soit peu.

Je renonce à son amitié et je lui ai demandé de rendre ce qu'il me devait, tant qu'à faire. 

Je m'occuperai de toi, je te soignerai, je te mignoterai, tant que de besoin. 

   

Voir >> Tant - tellement - autant  

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:48

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Tant et si bien que (conséquence) indicatif

Je le caressai avec fougue tant et si bien qu'il me griffa — mon chat, il va sans dire ! 

 

Voir d'autres locutions conjonctives avec tant

 

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Locutions conjonctives formées avec les adverbes

A-Tant 

B-Tellement

 

Rappel - On considère aujourd'hui le conditionnel comme un temps de l'indicatif. Dans la plupart des cas les propositions données à l'indicatif peuvent se mettre au conditionnel.

Pour en savoir plus

> Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur antérieur du passé - Le futur antérieur hypothétique

> Les modes et les temps. Ne pas les confondre.

 

A-TANT

 

1°Tant et si bien que (conséquence) indicatif

Je le caressai avec fougue tant et si bien qu'il me griffa — mon chat, il va sans dire !

 

2°Tant que 

-(temps, idée de durée) indicatif  = aussi longtemps que

Je t'aiderai tant que je le pourrai 

-(conséquence) indicatif

voir Remarque 7

 

Je t'aime tant que sans toi, il m'est impossible de vivre. 

 

3°Tant... que : tant + verbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il a tant forcé, le pauvre, qu'il s'est donné un beau lumbago ! 

 

4°Tant de... que

Tant de (déterminant indéfini) + syntagme nominal + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Tu m'as donné tant de preuves de patience que je n'en suis pas encore revenue.  

 

5°Tant... que

Tant (+ adjectif ou adverbe) que (concession) archaïsme, subjonctif

tant malade que je sois / si malade que je sois / tout malade que je suis.

 

6°Si et tant que (conséquence ) indicatif, vieilli.

Il parlait si et tant que j'en avais plein les oreilles.

Dans ce même sens, si que, archaïque.

 

7°Voir aussi l'article

tant (de) (que), tellement-, autant-, pour autant que, d'autant (plus, mieux, moins) que, tant pis (mieux), non point tant que, en tant que, autant pour moi, tant s'en faut, tant soit peu jusqu'à tant que, tant qu'à faire, en tant que de besoin, tous autant que vous êtes...

 

B-TELLEMENT

 

Tellement + adjectif ou adverbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il parle tellement vite que je n'y comprends rien.

  

2°Tellement + verbe + que (conséquence) indicatif ou conditionnel, voir Remarque 7

Il boit tellement qu'il en est devenu tout chancelant.

 

3°Tellement + adjectif ou adverbe + que (conséquence) ind. ou cond.

Il était tellement beau à l'époque que toutes les filles - ou presque - tombaient dans ses bras.

= Si... que : Il était si beau...

 

4°Tellement de (déterminant indéfini) + nom + que (conséquence) indicatif

J'ai tellement d'amour pour les chats que j'aimerais qu'on les respecte partout et toujours.

= tant de... que : J'ai tant d'amour...

 

3°Tellement que

(conséquence) indicatif. Familier / ou se rencontre dans des textes littéraires.

Je lui donne des caresses, des baisers, des preuves d'amour tellement qu'il en reste tout étourdi.

On peut avoir aussi "tant que". 

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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