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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 18:00

La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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À chaque fois que (temps) indicatif

Le fait donné par le verbe de la principale se répète quand se produit l'action du verbe de la subordonnée

à approcher de : chaque fois que,  toutes les fois que, les quatre ou cinq fois que, chaque fois où, les fois où... 

 

Je dois me taire à chaque fois que tu ouvres la bouche. Est-ce vraiment normal ?

 

Voir aussi    quand

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:59

La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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À ce que 

1-(conséquence, but) indicatif - Emploi assez rare

Parfois synonyme de "que"

 

Ces demoiselles ont des joues roses et appétissantes, ...

des joues à ce qu'on leur donne des baisers

des joues qu'on leur donnerait des baisers

des joues à leur donner des baisers

 

2-Certains verbes qui se construisent avec la préposition à + groupe nominal peuvent être suivis de propositions :

avec "à ce que"

Je m'attends à ce qu'elle fasse tout un barouf de cette histoire pendable.

ou avec "que"

Je m'attends aussi que tu ne restes pas de glace.

Tournure moins usitée aujourd'hui.

 

s'attendre à ce que (ou que) + subjonctif, l'indicatif est plus rare.

tenir à ce que + subjonctif, indicatif quand le sujet de tenir est inanimé.

réfléchir à ce que + indicatif

penser à ce que + indicatif

Je tiens vraiment à ce que tu viennes me distraire ce soir.

Cela tiendra à ce que tu seras capable de faire.

Réfléchis donc à ce qu'il va t'arriver, à ce qu'il pourrait t'arriver.

Je pense à ce que nous allons faire ensemble.

Elle demande à ce que je parte immédiatement.

Je consens à ce qu'elle me rende service.

Est-ce que tu t'habitues à ce que je te demande de faire ?

 

3- > Ne pas confondre les locutions conjonctives de temps : de là à ce que, d'ici à ce que, et d'ici que.

 

Rappel

Le conditionnel est aujourd'hui considéré comme un temps de l'indicatif (futur hypothétique ou futur du passé)

Voir l'article  Les modes et les temps, ne pas les confondre

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:54

La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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À cause que (cause) vieilli, populaire ou régional. Indicatif

 

Locution conjonctive qui équivaut à une conjonction de subordination formée de plusieurs mots.

= parce que, du fait que, comme.

Il est malade à cause qu'il a trop mangé.

 

Rappel

Le conditionnel est aujourd'hui considéré comme un temps de l'indicatif (futur hypothétique ou futur du passé)

Voir l'article  Les modes et les temps, ne pas les confondre.

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:34

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PÉPÉ ET LE PETIT PEDRO

 

(Pour enfants à partir de dix-sept mois)

 

Il était une fois un pépé qui s'appelait Pépé. Il avait un petit garçon, et ce petit garçon s'appelait Pedro.

Pépé aimait beaucoup les voitures et il avait beaucoup de voitures. Il avait une voiture rouge, une voiture bleue, une voiture jaune et une voiture verte. Un jour Pépé dit au petit Pedro :

Pedro, je t'emmène faire une promenade en voiture.

Oh oui ! Oh oui ! lui dit le petit Pedro. Je veux aller me promener en voiture avec toi, Pépé !

Quelle voiture choisis-tu pour partir en promenade, petit Pedro ? lui demande Pépé. La voiture rouge ? la voiture bleue ? la voiture jaune ? ou la voiture verte ?

La rouge ! La rouge ! lui dit le petit Pedro. Je choisis la rouge.

Pépé et le petit Pedro montent dans la voiture rouge, et les voilà partis.

 

Broum, broum, broum fait la voiture sur la route. Broum, broum, broum.

Pépé est content d'être avec le petit Pedro et le petit Pedro est content d'être avec Pépé. Broum, broum, broum fait la voiture qui roule sur la route et emmène Pépé et le petit Pedro.

Arrête Pépé ! Arrête Pépé ! Regarde, il y a un petit lapin sur la route. Vite, Pépé ! Arrête la voiture pour ne pas écraser le joli petit lapin !

Et le lapin passe sur la route.

Youp ! Youp ! Youp ! fait le petit lapin.

Au revoir petit lapin, crie le petit Pedro quand le petit lapin a traversé la route.

 

Pépé démarre la voiture, broum, broum, broum. Et voilà le petit Pedro avec Pépé qui continuent leur promenade.

Arrête Pépé ! Arrête Pépé ! Regarde, il y a un petit chat sur la route. Vite, Pépé ! Arrête la voiture pour ne pas écraser le joli petit chat !

Et le petit chat passe sur la route . Miaou ! Miaou ! Miaou ! dit le petit chat.

Au revoir petit chat ! dit le petit Pedro quand le petit chat a traversé la route.

 

Pépé démarre la voiture, broum, broum, broum. Et voilà le petit Pedro avec Pépé qui continuent leur promenade.

Arrête Pépé ! Arrête Pépé ! Regarde, il y a un petit écureuil sur la route. Vite, Pépé ! Arrête la voiture pour ne pas écraser le joli petit écureuil !

Et le petit écureuil passe sur la route. Pschitt ! Pschitt ! Pschitt ! Le petit écureuil court vite, il court très très vite.

Au revoir petit écureuil, crie le petit Pedro quand le petit écureuil a traversé la route.

 

Pépé démarre la voiture, broum, broum, broum. Et voilà le petit Pedro avec Pépé qui continuent leur promenade.

Arrête Pépé ! Arrête Pépé ! Regarde, il y a un petit canard qui traverse la route. Vite, Pépé ! Arrête la voiture pour ne pas écraser le joli petit canard !

Et le petit canard passe sur la route. Coin ! Coin ! Coin ! dit le petit canard.

 

Quand le petit canard a traversé la route, Pépé démarre la voiture, broum, broum, broum. Et voilà le petit Pedro avec Pépé qui continuent leur promenade. Au revoir, petit canard !

Arrête Pépé ! Arrête Pépé ! Regarde, il y a un petit cochon qui traverse la route. Vite, Pépé ! Arrête la voiture pour ne pas écraser le joli petit cochon !

Mais le petit cochon s'assoit au milieu la route. Il ne veut pas passer.

Allez, petit cochon, passe !

Mais le petit cochon ne veut pas passer. Il reste assis au milieu de la route.

Grrr, grrr, grrr ! fait le petit cochon. Je ne veux pas passer. Je cherche un ami.

Tu cherches un ami ? lui dit le petit Pedro. Veux-tu que je sois ton ami ?

Oh oui ! Oh oui ! Sois mon ami ! Sois mon ami ! lui dit le petit cochon.

Alors le petit cochon monte dans la voiture avec le petit Pedro. Le petit Pedro est content d'avoir un ami et le petit cochon est content d'avoir un ami. Il se font plein de caresses.

Je t'aime petit cochon, dit Pedro.

Je t'aime petit Pedro, dit le petit cochon, avec sa queue en tire-bouchon.

Broum, broum, fait la voiture de Pépé.

 

Lire aussi

Conte pour les tout petits, "Criboule et Fernand" suivi du poème en prose de Charles Baudelaire, "Le joujou du pauvre"

AUTOUR DE L'ENFANT

Contes et quiz pour les petits enfants

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 05:35

 

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Rappel important concernant les locutions qui sont suivies de l'indicatif

Le conditionnel est considéré aujourd'hui comme un temps de l'indicatif.

Dans la plupart des cas où une locution conjonctive peut être suivie de l'indicatif, elle peut l'être aussi du conditionnel.

Exemples

Je sais que tu viendras. -indicatif

Je savais que tu viendrais. futur du passé concordance des temps)

Je sais que tu viendrais  (si tu le pouvais). -futur hypothétique (avec une condition exprimée ou sous-entendue)

 

Si vous voulez en savoir plus sur le conditionnel, temps de l'indicatif, qu'il soit futur hypothétique ou futur du passé, reportez-vous à l'article : Les modes et les temps, ne pas les confondre

 

Remarque 1

Les locutions conjonctives attendu que, étant donné que, étant admis que, vu que, excepté que, hormis que, hors que, loin que, bien loin que, outre que, sauf que, à part que (familier), étaient autrefois des prédicats de propositions absolues.

 

Remarque 2

de ce que, sur ce que, en ce que, pour ce que, etc. sont suivis la plupart du temps de l'indicatif.

 

Remarque 3 

Les propositions corrélatives, définition :

Les propositions corrélatives sont des propositions subordonnées introduites par "que" ou par "pour que", elles sont en corrélation avec un mot, généralement un adverbe placé dans une autre proposition, et qui appelle logiquement la subordonnée.

 

-Adverbes de degré entraînant une conséquence  : si, tant, tellement (... que).

Autres adverbes : ailleurs, ainsi, autrement,différemment, plutôt, en outre, assez, suffisamment, trop, trop peu, suivi ou non de pour que.

 

-Adverbes de degré entraînant une comparaison : plus, moins, autant, aussi, davantage (... que)

Adjectifs synthétiques (plus +adj.) : moindre (comparatif de petit), mieux (de bien), pire ou pis (de mal ou mauvais)

L'adjectif pareil, dans pareil que, est familier.

 

Voir pour le "ne explétif", remarque 4

 

Propositions corrélatives comparatives (=comparaison)

 

a-avec des adverbes de degré de comparaison

-Vous êtes beaucoup plus intelligent que je (ne) le croyais.

-Elle est aussi heureuse que moi (que moi, proposition elliptique, que je le suis) 

-J'ai autant travaillé que vous. (= que vous avez travaillé)

-J'ai bien plus d'amis que vous n'en aurez jamais

 

b-avec des déterminants indéfinis :  plus de... que, moins de... que, autant de... que.

 

Le mode dans ces subordonnées est l'indicatif (ou le conditionnel s'il y a une condition exprimée ou non).

 

Tu as moins travaillé que je te l'avais demandé.

Tu as moins travaillé aujourd'hui que tu l'avais fait hier.*

Tu as moins travaillé que tu l'aurais fait si j'avais été là.*

Tu as moins travaillé que tu l'aurais dû.

Tu as fait moins de travail que ce à quoi je m'attendais.

 

*Ici le verbe faire, verbum vicarium, évite la répétition du verbe travailler. 

 

Remarque 4

Ne explétif

On emploie souvent le ne explétif (facultatif) dans les subordonnées corrélatives appelées par des adverbes de degré (inégalité) plus, moins, moindre (comparatif de petit), meilleur (comp. de bon), mieux (comp. de bien), pire, pis (comp. de mal, mauvais)

Tu n'es ni pire ni meilleur que je ne le suis.

Pour en savoir + voir l'article :

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je (ne) - avant que je (ne) - je crains que tu (ne) - j'empêche que tu (ne) - je m'attends à ce que tu (ne) - je ne nie pas que tu (ne)...

 

Remarque 5 

on a une proposition sujet d’une phrase averbale dans   

-à preuve que indicatif, subjonctif rare

 

Remarque 6

Dans les locutions qui que, quoi que, quel, que, où que, les éléments qui, quoi, quel, où sont anciennement des pronoms interrogatifs (où est adverbe) qui ont perdu leur nuance interrogative.

Qui est attribut : Qui que vous soyez.

Quoi est sujet réel, attribut ou complément d'objet direct : Quoi qu'il en soit, Quoi qu'il devienne, quoi que vous pensiez.

Quel est attribut : Quelle que soit ton opinion, j'agirai ainsi.

Où (ou d'où que) est complément de lieu. Je te suivrai où que tu ailles.

 

Remarque 7  

 

Voir la définition des subordonnées corrélatives, remarque 3.

 

Propositions corrélatives consécutives (=conséquence)

 

1-si + adjectif ou adverbe + que

Il est si beau que cela me rend folle de lui.

Il chante si merveilleusement que ma raison vacille.

 

2-tellement + adjectif ou adverbe + que

Il est  tellement intelligent que je ne me lasse pas de l'entendre.

Il court tellement vite que personne ne l'égale.

 

3-tellement + verbe + que

Il m'épate tellement que vous ne pourriez croire à quel point.

 

4-tant + verbe + que

Jel'aime tant que j'en pleure parfois.

 

5-tant de (déterminant indéfini) + nom + que

J'ai tant d'admiration pour ses qualités que cela m'étonne moi-même.

 

6-tellement de (déterminant indéfini) + nom + que

Il a tellement de gentillesse que plus gentil que lui tu meurs.

 

Remarque 8

Avec "alors que", "en même temps que", "comme", "pendant que", "tandis que", "tant que", les faits donnés dans les propositions principales et subordonnées impliquent une simultanéité et le plus souvent une durée.   

 

Remarque 9

Cas, éventualité, hypothèse(condition)

Après les expressions qui contiennent les mots cas, éventualité, hypothèse, on met le conditionnel, l'indicatif parfois le subjonctif. Voir le §57 dans  Les emplois du subjonctif

 

Dans le cas où, au cas où, dans l'éventualité où, dans l'hypothèse où, etc. (condition)

 

N'oublie pas de m'apporter ce que je t'ai demandé dans le cas où tu viendrais / viens / viennes. 

 

Rare : dans le cas que, pour le cas que + subjonctif

Langue écrite littéraire (expressions peu appréciées aujourd'hui.)

 

Dans le cas que tu eusses quelque mission urgente, tu me l'eusses fait savoir.

 

Remarque 10

Cas où l'on a une proposition relative où l'antécédent est un adverbe de temps :

Maintenant que, à présent que, aujourd'hui que, présentement que (vieux)

aujourd'hui où, naguère où, etc.

Littéraire. L'antécédent est un nom (précédé d'un déterminant) indiquant le temps : les jours que, les moments que, cette nuit que, à l'instant que, aux instants que, etc.

Dans ces exemples, on peut avoir "où" à la place de "que" le jour où, le moment où, etc.

Ces syntagmes peuvent être considérés comme des locutions conjonctives (Cf. L'Académie) mais, comme ils ne sont pas figés, on peut en décomposer leurs éléments, pronom relatif et antécédent.

 

 Remarque 11

Eussé-je, orthographe traditionnelle

Eussè-je orthographe rectifiée en 1990 du fait de la prononciation [ɛ]

De même fussé-je, dussé-je

et les anciennes formes des verbes se terminant par e avec sujet inversé : me trompé-je, fustigé-je, chanté-je...

Style recherché et peu usité même à l'écrit.

Voir l'article : eussé-je

 

000000000000000000000000000000000000000

 

  Récapitulation des articles sur le subjonctif

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 10:49

 

Une phrase simple contient un seul prédicat, en général un verbe conjugué, mais certaines phrases (averbales) sont sans verbe.

Une phrase complexe contient plusieurs propositions.

Certaines propositions sont appelées traditionnellement propositions subordonnées, elles peuvent avoir pour fonctions toutes les fonctions du nom. Elles commencent par  :

—un pronom relatif

—une conjonction de subordination 

—ou un mot interrogatif (pronom interrogatif, adjectif interrogatif (+ nom) ou adverbe interrogatif).

 

Les conjonctions de subordination sont : que, comme, si, quand, lorsque, puisque.

Les locutions conjonctives sont composées de plusieurs mots : alors que, en même temps que, si tant est que, dans l'hypothèse où, sans que, attendu que, même si, etc.

(Voir la liste dans l'article noté ci-dessous : la clef des modes)

Les conjonctions de subordination et les locutions conjonctives introduisent des propositions subordonnées conjonctives.


Un article est consacré à chaque conjonction, locution conjonctive et autre syntagme avec les modes qu'ils régissent  et leur signification dans l''article : 

 

La clef des modes

 

voir aussi l'article Remarques

 

La conjonction de subordination ou la locution conjonctive régit des modes différents, indicatif ou subjonctif, selon la fonction de la subordonnée qu'elle introduit, selon les circonstances — temps, cause, conséquence, but, concession, comparaison, condition, restriction, etc —  et aussi selon certaines nuances, ou usages (familier ou régional - langue littéraire).

On aura ainsi certaines locutions qui peuvent être suivies soit de l'indicatif, soit du subjonctif.


Important : On peut, dans de nombreux cas où l'indicatif est employé dans la proposition subordonnée, avoir à sa place un verbe au conditionnel, autrement dit au "futur du passé" ou au "futur hypothétique", qu'il y ait une condition exprimée ou non.  

Le conditionnel est aujourd'hui considéré comme temps de l'indicatif.

 

Exemples :

Tu t'amuses alors que je travaille. Indicatif


Je travaille alors que je m'amuserais aussi si je le pouvais. (conditionnel ou futur hypothétique, la condition est exprimée : si je le pouvais.)


Je travaille alors que je m'amuserais bien aussi. (conditionnel ou futur hypothétique, la condition n'est pas exprimée)


Tu me disais que je pourrais m'amuser quand j'aurais fini mon travail. 

La proposition principale au passé, tu me disais, entraîne :

-le conditionnel présent ou futur du passé, je pourrais,

-le conditionnel passé ou futur antérieur du passé, j'aurais fini,

 

C'est la concordance des temps.

Avec un verbe au présent dans la proposition principale, on a :

Tu me dis que je pourrai m'amuser quand j'aurai fini mon travail.

La principale au présent entraîne le futur et le futur antérieur dans les subordonnées. 

 

Pour en savoir +

Les modes et les temps, ne pas les confondre. Le conditionnel est-il un mode ?


 

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 09:02

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Vous lisez cet article.

Le mode du verbe de cette phrase est l'indicatif parce que l'action est réelle.

Le temps est le présent parce que l'action se passe en ce moment.

 

Sommaire de l'article

Les modes - définition

Les temps § de A à H

Le conditionnel :

a-le futur hypothétique (anciennement appelé conditionnel-mode)

b-le futur du passé (anciennement appelé conditionnel-temps)

L'impératif 

Le mode infinitif et le mode participe

Récapitulation de la conjugaison (tous les modes, tous les temps)

Le rôle des auxiliaires avoir et être pour former les temps composés (être pouvant servir aussi pour la voix passive)  

 

 

LES MODES

 

Le mode est un point de vue.

Le verbe exprime une action réelle, c'est l'indicatif.

L'action est supposée, douteuse, désirée, ou dépend d'un sentiment, c'est le subjonctif.

Dans les phrases injonctives (contenant un ordre ou une interdiction) et les phrases optatives (un souhait), on emploie l'impératif.

L'action est soumise à une condition, une supposition, une hypothèse, c'est le conditionnel (le futur hypothétique, qui est considéré aujourd'hui comme un indicatif.)

Le mode impersonnel comporte un verbe à la forme impersonnelle (il...).

Le verbe peut se présenter sous la forme du mode infinitif ou du mode participe.

 

Si cela se passait toujours comme cela, comme ce serait facile ! Mais voilà, le français est truffé d'exceptions.

 

Le dictionnaire Littré (1877) donne la définition suivante :

Le mode

Terme de grammaire. Nom donné aux différentes formes du verbe employées pour affirmer plus ou moins la chose dont il s'agit, et pour exprimer non pas le temps, mais les différents points de vue auxquels on considère l'existence ou l'action. Les modes sont, en français, l'indicatif, l'impératif, le subjonctif, le conditionnel, l'infinitif et le participe. Les modes s'accordent entre eux, c'est-à-dire que, dans deux propositions qui se commandent, si la première est au présent, la seconde doit être mise au présent ; si la première est au passé, la seconde doit être aussi au passé : je veux que vous fassiez cela ; je voulais, j'ai voulu, j'avais voulu que vous fissiez cela.

 

L'article date un peu, du temps où le conditionnel était considéré comme un mode. Mais je donne ici cette définition, car elle me semble la plus élégante et la plus simple à comprendre que j'aie rencontrée jusqu'à ce jour dans les grammaires (savantes) et les dictionnaires que j'ai compulsés.

 

 

 

LES TEMPS

 

Imaginez une ligne représentant le temps qui passe.

Situons sur cette ligne l'action ou l'existence exprimée par les verbes des phrases données ci-dessous.

 

A

J'écris cet article. Je suis en train de l'écrire.

J'en ai écrit un hier.

J'en écrirai un autre article demain.

 

.............1................+..............2..............> 

Passé           Présent      Futur

 

Le verbe de la phrase J'écris cet article (+) exprime une action qui se situe au moment présent, sur la petite croix.

J'en ai écrit un hier se situe en (1) dans le passé.

J'écrirai un autre article demain se situe en (2) dans le futur.

 

B

J'avais déjà rédigé cet article quand tu m'as demandé de l'écrire.

 

....3........1................+.............................>

Passé             Présent      Futur

 

J'avais déjà rédigé (3) plus-que-parfait de l'indicatif.

tu m'as demandé de l'écrire (1) passé composé

Le plus-que-parfait de l'indicatif indique que l'action est passée par rapport à une autre action passée. (= antérieure à une action passée)

 

C

On n'est pas toujours puni après qu'on a menti.

 

.............1 ....................................>                      

 

On n'est pas toujours puni (..........) après qu'on a menti (1)

On n'est pas puni, présent de l'indicatif.  

après qu'on a menti, passé composé.

L'action au passé composé est antérieure à celle énoncée au présent.

On notera qu'ici le présent a valeur de vérité générale. L'action de mentir peut se passer à n'importe quel moment.

 Notons en passant que la locution conjonctive après que est toujours suivie de l'indicatif. Voir l'article sur la locution conjonctive Après que

 

D

Je leur montrai cet article après qu'ils me l'eurent demandé.

 

....3........1................+.............................>

Passé             Présent       Futur

 

Je leur montrai cet article (1) après qu'ils me l'eurent demandé (3).

Je leur montrai cet article (1) passé simple

après qu'ils me l'eurent demandé (3) passé antérieur

Le passé antérieur, de même que le plus-que-parfait de l'indicatif, indique que l'action est passée par rapport à une autre action passée. (= antérieure à une action passée) 

 

E

Tu auras lu mon article quand je te demanderai ton avis.

 

.............................+.........4.....2.............>

Passé          Présent        Futur

 

Tu auras lu (4) mon article quand je te demanderai (2) ton avis.

Tu auras lu (4) futur antérieur

je te demanderai (2) futur

Le futur antérieur indique que l'action est future et elle est passée par rapport à une autre action future.

 

Même chose pour la phrase :

Tu pourras partir en vacances (2) après que tu auras repeint la cuisine (4).

Le futur antérieur se trouve ici dans la subordonnée.

 

F

Je te ferai un bisou quand tu partiras.

 

.............................+..............2..............>

Passé           Présent       Futur

 

Je te ferai un bisou (2) quand tu partiras (2).

Les deux actions sont simultanées dans le futur, elles se trouvent en 2.

Voir l'article sur la conjonction "quand"

 

G

Je t'aurai bien dit de faire attention avant que tu ne tombes !

 

.............................+..........4....2..............>

Passé           Présent         Futur

 

Je t'aurai bien dit (4) de faire attention avant que tu (ne) tombes !(2)

Je t'aurai bien dit (4) futur antérieur

avant que tu ne tombes (2) on a le présent du subjonctif puisque le futur du subjonctif n'existe pas. L'action est future.

Le futur antérieur indique que l'action est future mais passée par rapport à une autre action future.

La locution conjonctive "avant que" est toujours suivie du subjonctif.

Voir l'article sur la locution conjonctive "avant que" 

 

H

Je lisais quand tu es arrivé.

Je lisais quand il arriva.

J'étais en train de lire quand vous êtes arrivés.

 

.........ooooo1................+............................>

Passé              Présent         Futur

 

Je lisais (ooooo1) quand tu es arrivé (1).

Je lisais (ooooo1) quand il arriva (1).

J'étais en train de lire (ooooo1) quand vous êtes arrivés (1).

Je lisais, j'étais en train de lire, (ooooo1), l'imparfait de l'indicatif indique que l'action est passée et qu'elle a ici une certaine durée ooooo

quand tu es arrivé (1), quand vous êtes arrivés (1), quand il arriva (1), le passé composé comme le passé simple (llittéraire) indique ici que l'action s'est passée à un moment précis du passé sans idée de durée.

 

Pour connaître les autres emplois de l'imparfait et du passé simple voir la note des Délires n°24

 

 

Le conditionnel

 

 

Et qu'en est-il du conditionnel ?

On distingue :

-le futur hypothétique qui implique le point de vue de la condition, de la supposition, de l'hypothèse,  

-et le futur du passé  

Aujourd'hui, les linguistes s'accordent pour ranger le conditionnel (présent et passé) dans les temps de l'indicatif.

 

 

Le futur du passé (ou conditionnel-temps)

 

1-Je ne savais pas si tu viendrais faire des courses avec moi.

 

.............1......5..........+............................>

 

Je ne savais pas (1) si tu viendrais faire des courses avec moi (5).

Je ne savais pas (1) imparfait de l'indicatif

si tu viendrais (5) futur du passé

Le futur du passé exprime une action passée (5) mais future par rapport à une autre action passée.

 

2-J'étais sûre (1) que tu viendrais (5) faire des courses avec moi.

3-Tu m'as dit (1) que tu viendrais (5)

 

Mettons les phrases 1, 2 et 3 au présent :

4-Je ne sais pas si tu viendras faire des courses avec moi.

5-Je suis sûre que tu viendras faire des courses avec moi.

6-Tu me dis que tu viendras.

On constate que si on a le présent dans la proposition principale, on a le futur dans la subordonnée.

Dans les phrases 1,2 et 3, le temps passé de la principale a entraîné un futur du passé (conditionnel-temps) dans la subordonnée.

C'est ce qu'on appelle la concordance des temps.

 

7-Elle affirme que tu arriveras avant elle. (le présent entraîne un futur)

8-Elle affirmait/a affirmé,/affirma que tu arriverais avant elle. (l'imparfait, ou le passé composé ou le passé simple) entraîne le futur du passé (=conditionnel présent)

9-J'avais bien dit que tu serais arrivée avant moi, et que tu aurais mangé tous les gâteaux !

J'avais bien dit, plus-que-parfait de l'indicatif

tu serais arrivée/ tu aurais mangé, futur antérieur du passé (=conditionnel passé)

 

Le futur hypothétique (ou conditionnel-mode)

 

Si j'avais une bonne amie (maintenant) je serais heureux.  

Je dormirais si tu n'étais pas aussi bruyant.

serais, dormirais, conditionnel présent

La chose n'existe pas, elle ne s'accomplit pas dans le présent, c'est l'irréel du présent. Mais il n'est pas exclu qu'elle survienne.

 

Si j'avais eu une bonne amie j'aurais été heureux.  

Si j'avais eu une bonne amie j'eusse été heureux.  

J'aurais dormi si j'avais eu un peu de silence.

J'eusse dormi si tu me l'eusses permis.

j'aurais été heureux, j'aurais dormi, conditionnel passé 1re forme

j'eusse dormi, conditionnel passé 2e forme

La chose n'a pas eu lieu, c'est l'irréel du passé.

Le conditionnel passé 2e forme appartient à la langue soutenue et littéraire.

 

On rencontre le conditionnel dans des cas spécifiques comme après les conjonctions de subordination quand, quand même, quand bien même (dans le sens de même si)

ou dans des propositions soumises à une condition comme :

Je serais venu si j'avais su.

Voir l'article sur la clef des modes

 

 Pour en savoir + sur le conditionnel et faire un exercice d'application, voir l'article :

Le conditionnel ne serait-il plus un mode ?

 

 

 L'impératif

 

1-Phrases injonctives (ordre ou interdiction)

Léon, range ta chambre ! Ne rentre pas tard ce soir !

2-Phrases optatives (souhait)

Veuillez me faire grâce de vos remarques.

 

Trois personnes dont le sujet n'est pas exprimé.

Les 2e personnes du singulier et du pluriel : Chante-moi une berceuse ! Prenez la porte !

La 1re personne du pluriel : Vivons heureux, vivons cachés !

 

Pour les personnes qui manquent, on peut prendre le subjonctif :

Que le ciel vous entende !

Vienne la nuit sonne l'heure. Les jours s'en vont je demeure. Guillaume Apollinaire

 

Ses temps

Le présent : Sois belle et tais-toi !

Le passé : Sois rentré avant 10h et aie fait tes devoirs avant midi !

 

 

Attention ! Les verbes se terminant par E (ceux du 1er groupe et quelques-uns du 3ème groupe) ne prennent pas de S à la 2e personne du singulier (qui correspond à tu)

1er groupe : Parle ! Saute ! Ne bétifie pas ! Nettoie ! Essuie ! Balaie !

3ème groupe : Cueille... ! Sache... ! Veuille... !  

 

Le mode infinitif

 

Les fonctions de l'infinitif sont les mêmes que celles du nom.

Souffler n'est pas jouer. Je te demande de venir. Elle aime lire mon blog. 

 

 

 Le mode participe

 

Les fonctions du participe sont celles de l'adjectif qualificatif.

Je cherche quelqu'un sachant m'expliquer le conditionnel. Une règle bien expliquée se retient facilement. 

 

 

 Le gérondif

 

Le gérondif équivaut à un adverbe, il est complément circonstanciel. 

Il lit mon blog en espérant y trouver quelque chose qui vaille la peine.

 

 

Récapitulation des modes et des temps

Conjugaison

l'indicatif

les temps simples :

présent : j'écris

imparfait : j'écrivais

passé simple : j'écrivis

futur : j'écrirai

les temps composés

le passé composé: j'ai écrit

le plus-que-parfait : j'avais écrit

le passé antérieur : j'eus écrit

le futur antérieur : j'aurais écrit

 

le subjonctif

temps simples

présent : (il faut que) j'écrive / il écrive

imparfait : (il fallait que) j'écrivisse / il écrivît

temps composés

passé : (il faut que) j'aie écrit cela avant demain. / il ait écrit

plus-que-parfait : (il fallait que) j'eusse écrit cela avant le lendemain. / il eût écrit

 

le conditionnel (considéré aujourd'hui comme un temps de l'indicatif)

futur (antérieur) hypothétique et futur (antérieur) du passé

temps simple

présent : j'écrirais 

temps composés

le passé 1re forme : j'aurais écrit (ou futur antérieur hypothétique ou futur antérieur du passé) de même :

le passé 2e forme : j'eusse écrit (même forme que le subjonctif plus-que-parfait)

 

l'impératif

temps simple

présent : écris !

temps composé

passé : aie écrit cet article avant que je me fâche !

 

l'infinitif

présent : écrire

passé : avoir écrit

 

le participe

présent : écrivant

passé : écrit

 

Notes

Les temps composés se forment avec les auxiliaires être ou avoir. Les verbes qui se conjuguent avec avoir sont les plus nombreux.

J'ai écrit, je suis arrivé.

Certains verbes peuvent se conjuguer avec avoir ou être selon le sens.

Exemple : déchoir

 

Déchoir se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand il exprime une action : depuis ce moment il a déchu de jour en jour ; et avec l'auxiliaire être, quand il exprime un état : il y a longtemps qu'ils sont déchus de ces privilèges. Dictionnaire Littré

 

L'auxiliaire être sert aussi à former la voix passive (des verbes transitifs directs)

Cette nouvelle est écrite par mamiehiou. (indicatif présent)

Le roman fut écrit il y a bien longtemps. (passé simple)

Ces articles auraient été écrits hier. (conditionnel passé)

Les lettres seront écrites de votre propre main.

il a été écrit, il serait écrit, elle aurait été écrite, ils eussent été écrits, être écrit, avoir été écrit, ayant été écrit, etc.

 

Attention ! Ne pas confondre le rôle des auxiliaires

Elle écrit, présent, voix active

Elle est écrite, présent, voix passive

elle a écrit, passé composé, voix active

Elle a été écrite passé composé, voix passive

En bleu, l'auxiliaire être de la voix passive.

 

Pour en savoir plus sur les auxiliaires et semi auxiliaires voir la note du texte 43

 

Nota bene

Toutes les nuances des temps ne sont pas traitées dans cet article.

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 04:16

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Tous les articles du blog

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Exercice sur le subjonctif  

 

QUIZ 29  

 

Exemple de question à se poser :

Choisiriez-vous de dire : eus -eussé- OU eusse dans la phrase :

.....-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'.....pas bougé d'un pouce

> Voir dans la partie correction (grisée) la phrase n°14

 

Voir : > Les valeurs et les emplois du subjonctif

> La conjugaison des verbes au subjonctif - comment déjouer ses difficultés.

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

> Récapitulation de tous les articles sur le subjonctif

 

Exercice

Reconnaissez le mode et le temps.

Vous avez affaire :

-au passé simple de l'indicatif ou à l'imparfait du subjonctif,

-ou bien au passé antérieur de l'indicatif ou au plus-que-parfait du subjonctif.

Le plus-que-parfait du subjonctif a la même forme que le conditionnel passé 2e forme.

 

Barrez ce qui est faux dans les phrases suivantes :

 

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra - obtempérât pas immédiatement.

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez  menti de la sorte.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses  raconté des sornettes ?

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

 

5-Comment ne l'eus-je – l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus – n'eusse jamais quitté mon village.

 

7-A peine eussé-je - eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer.

 

8-Le danger, eut-il - eût-il été imminent, nous n'eûmes – eussions pas bougé d'un pouce.

 

9-Peut-être eût-il - eut-il raconté comme vous les pires balivernes.

 

10-Je lui parlerais tout de go, fût-il - fut-il le roi d'Espagne.

 

Eût-il - eut-il raison que je ne le croirais aucunement.

 

Ils travaillèrent le temps d'amasser un petit pécule, si mince fut-il - fût-il.

 

Bête tout enfant, il le fut - fût, il le resta.

 

Eussé-je - eus-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'eus - n'eusse pas bougé d'un pouce

 

15-Après qu'il eut - eût quitté la scène, il s'effondra.

 

M'eût-il - eut-il aimée s'il m'eût - m'eut connue plus jeune de vingt ans ?

 

Eût-il - eut-il décroché la lune pour elle ?

 

Eût-il - eut-il été là, rien n'aurait été comme avant.

 

Elle avait ses projets, soit qu'elle eût - eut un fils ou une fille.

 

20-Il serait possible qu'à nous deux, nous n'eûmes - n'eussions qu'une seule secrétaire.

 

Sans ses crises d'angoisses, il eût été – eut été le plus heureux du monde

 

Le plus rapide de tous ne l'eût - eut pas rattrapé.

 

Quand il l'eut - eût choisie, son avenir s'éclaira.

 

C'était l'homme le plus distingué qu'elle eût - eut jamais vu.

 

25-Le bateau à quai, il nous eût – eut fallu rejoindre notre capitaine en goguette.

 

À votre âge, madame, m'eût-il - m'eut-il dit, il ne faut point rêver !

 

Qu'il eût – eut été heureux de la retrouver après vingt ans !

 

M'occuper d'elle comme l'eût – eut fait une infirmière, et qui plus est, la distraire, eut - eût été au-dessus de mes forces.

 

C'eut été - eût été, comme eût dit - eut dit le bouffon, rien moins qu'un roi sans grande magnificence.

 

30-Trop douce, on l'eût - eut accusée de tous les faiblesses.

 

Il eut - eût beau crier, personne ne l'entendit.

 

Sitôt qu'elle eut - eût avalé son verre de gin, on la vit tituber.

 

Il semblait, me dit-il qu'elle n'eût jamais eu - n'eut jamais eu vingt ans.

 

35-Il y eut - eût un soir, il y eut – eût un matin, ce fut – fût le premier jour.

 

Il y eut – eût ce jour-là plus de dix mille morts.

 

Elle s'évanouit sitôt après qu'elle l'eut - eût vu mort.

 

A peine cette phrase lui eut-elle - eût-elle échappé qu'elle éclata en sanglots.

 

Il fit mille bêtises sans qu'elle le sût – sut.

 

40-Je me demandais parfois si je n'eusse – n'eus pas mieux fait de me jeter dans ses bras.

 

Ce film, à peine l'eussent-ils vu - l'eurent-ils ils vu,  ils en furent tout abasourdis. 

 

Son comportement, dussent – durent tous ses amis ne pas l'apprécier, était le plus galant qui se put – pût voir.

 

Rien n'aurait pu le fâcher, dût-il - dut-il revenir sur ses pas.

 

 

888888888888888888888888888888888888888888888888888

 

CORRECTION

 

On peut avoir plusieurs solutions.

 

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra  n'obtempérât pas immédiatement.

Subjonctif après ordonner, vouloir etc (verbes qui expriment la volonté), regretter (le sentiment)

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez  menti de la sorte.

Le subjonctif et l'indicatif sont possibles.

L'indicatif insiste sur la réalité du fait.

Discours direct : Comment se fait-il que vous m'avez menti de la sorte ?

Le subjonctif implique un doute.

Comment se fait-il que vous m'ayez menti ? Vraiment, j'ai peine à y croire !

Ce cas reste à discuter.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses  raconté des sornettes ?

Le subjonctif et l'indicatif sont possibles.

 

 

 

"Comment se fait-il que depuis des années qu'on a les 35 heures, pas un seul pays au monde ne nous a imité ? Alors soit on est des génies, soit ce n'est pas sûr qu'on ait raison."   [Nicolas Sarkozy]
Extrait de l'émission 'J'ai une question à vous poser' TF1 - 5 Février 2007

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

Conditionnel passé (2e forme) qui équivaut à un subjonctif plus-que-parfait  

=Comment ne l'aurait-elle pas reconnu ? (conditionnel passé 1re forme)

 

5-Comment ne l'eus-je  l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

Idem.

Comment ne l'aurais-je pas réussi ?

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus  n'eusse jamais quitté mon village.

Subjonctif. Le verbe est accompagné d'une négation ne jamais - la principale est impersonnelle. 

Mais on pourrait discuter ce cas.

 

À peine eussé-je  eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer. 

L'action est réelle et elle est passée par rapport à une autre action passée, c'est le passé antérieur.

On rencontre donc l'indicatif après à peine.

>> Eussé-je, fussé-je

>>Dussé-je / dussè-je

La prononciation actuelle étant [ɛ] le Conseil supérieur de la langue française a recommandé en 1990 de remplacer ce é par un è. 

 

Le danger, eut-il  eût-il été imminent, nous n'eûmes  eussions pas bougé d'un pouce.

Le subjonctif équivaut au conditionnel

= Le danger, s'il eût été/même s'il avait été imminent, nous n'aurions pas bougé d'un pouce.

>> Voir même si

 

Peut-être eût-il – eut-il raconté comme vous les pires balivernes.

Idem

 

10-Je lui parlerais tout de go, fût-il –  fut-il  le roi d'Espagne.

L’imparfait du subjonctif équivaut à un conditionnel passé dans une sous-phrase ayant le sens d'une proposition commençant par même si (langue littéraire). 

 >> Voir même si

 

Eût-il – eut-il  raison que je ne le croirais aucunement.

Conditionnel - Il aurait-il raison / même s'il avait raison

 

Ils travaillèrent le temps d'amasser un petit pécule, si mince fut-il fût-il.

Idée de concession, bien qu'il fût mince. Sujonctif

>> si

 

Bête tout enfant, il le fut –  fût,  il le resta.

Fut, passé simple

 

14-Eussé-je – eus-je  senti la terre entière se dérober sous mes pas,  je n'eus n'eusse pas bougé d'un pouce

Eussé-je senti, plus-que-parfait du subj. = même si j'avais senti

Même si j'avais senti la terre bouger sous mes pas, je n'aurais pas bougé d'un pouce. 

 

15-Après qu'il eut –  eût quitté la scène, il s'effondra.

Fait réel, indicatif. L'action de quitter la scène est antérieure à l'autre action.

Passé antérieur. Jamais de subjonctif après après que, et toujours un temps composé à l'indicatif

>> après que

 

M'eût-il – m'eut-il aimée s'il m'eût - m'eut  connue plus jeune de vingt ans ? 

M'eût-il aimée = m'aurait-il aimée, conditionnel passé

S'il m'eût connue, conditionnel passé après si = s'il m'avait connue

 

Eût-il – eut-il décroché la lune pour elle ?

Aurait-il décroché la lune ? Conditionnel

 

Eût-il – eut-il été là, rien n'aurait été comme avant.

Subjonctif plus-que-parfait en tête de phrase. Même s'il avait été là / il aurait été là

 

Elle avait ses projets, soit qu'elle eût – eut  un fils ou une fille.

Soit que locution conjonctive de condition entraînant le subjonctif.

>> soit que

 

20-Il serait possible qu'à nous deux, nous n'eûmes n'eussions qu'une seule secrétaire.

Subj. Idée de possibilité dans la principale impersonnelle- Fait non encore réalisé.

>> emplois du subjonctif

 

Sans ses crises d'angoisses, il eût été eut été le plus heureux du monde

= il aurait été

 

Le plus rapide de tous ne l'eût – eut  pas rattrapé.

= cond. passé. = Il ne l'aurait pas rattrapé.

 

Quand il l'eut – eût choisie, son avenir s'éclaira.

Action passée (réelle) par rapport à une autre action passée, passé antérieur.

 

C'était l'homme le plus distingué qu'elle eût – eut  jamais vu.

Subjonctif dans une relative qui suit un superlatif, le plus...

 

25-Le bateau à quai, il nous eût – eut  fallu rejoindre notre capitaine en goguette.

Il nous aurait fallu, cond.

 

À votre âge, madame, m'eût-il eut-il dit, il ne faut point rêver !

Cond. = m'aurait-il dit

 

Qu'il eût eut été heureux de la retrouver après vingt ans !

Souhait. Subj. = Comme il aurait été heureux

 

M'occuper d'elle comme l'eût eut fait une infirmière, et qui plus est, la distraire, eut eût été au-dessus de mes forces.

comme l'eût fait une infirmière subj. plus-que-parfait à valeur de cond. passé aurait fait.

eût été idem. aurait été au-dessus de mes forces.

 

C'eut été eût été, comme eût dit eut dit le bouffon, rien moins qu'un roi sans grande magnificence.

Cela aurait été, comme aurait dit le bouffon...

 

30-Trop douce, on l'eût eut  accusée de tous les faiblesses.

idée de condition, si elle avait été trop douce, on l'aurait accusée

 

Il eut eût  beau crier, personne ne l'entendit.

Fait réel, indicatif – passé simple

 

Sitôt qu'elle eut eût  avalé son verre de gin, on la vit tituber.

Passé antérieur - Fait réel, indicatif

 

On peut écrire :

Sitôt qu'elle avala son verre de gin, on la vit tituber. 

Dans une phrase au passé, après : dès que, aussitôt que, sitôt que, le verbe peut être soit au passé antérieur, soit au même temps que le verbe principal, car on peut considérer que les actions se succèdent immédiatement, comme presque simultanées.

Cf. le Grevisse

 

Il semblait, me dit-il qu'elle n'eût jamais eu n'eut  jamais eu vingt ans.

Subjonctif plus-que-parfait

Principale impersonnelle, il semblait que

 

35-Il y eut – eût un soir, il y eut eût un matin, ce fut fût  le premier jour.

Fait biblique La Génèse (donné comme réel), indicatif, passé simple.

 

Il y eut eût  ce jour-là plus de dix mille morts.

Fait réel, indicatif

action passée, passé simple, temps du récit

 

Elle s'évanouit sitôt après qu'elle l'eut eût  vu mort.

Passé antérieur. L'action est passée par rapport à une autre action passée.

Pas de subjonctif après  après que mais l'indicatif.

 

À peine cette phrase lui eut-elle eût-elle  échappé qu'elle éclata en sanglots.

Assurément un passé antérieur, action passée par rapport à une autre action passée.

Le subjonctif plus-que-parfait peut-il se discuter ?

 

Il fit mille bêtises sans qu'elle le sût sut.

Subjonctif après sans que

>> sans que

 

40-Je me demandais parfois si je n'eusse n'eus  pas mieux fait de me jeter dans ses bras.

conditionnel passé =si je n'aurais pas mieux fait. Discours indirect

Je me demandais parfois  : "Ne ferais-je pas mieux de me jeter dans ses bras ?"

 

Ce film, à peine l'eussent-ils l'eurent-ils ils vu,  ils en furent tout abasourdis.

Passé antérieur, action passée par rapport à une autre action passée.

Comme la phrase 7 

 

Son comportement, dussent – durent  tous ses amis ne pas l'apprécier, était le plus galant qui  se put se pût voir.

Même si tous ses amis ne devaient pas l'apprécier

 dût et dussent acceptent l'inversion comme eussé-je, dussé-je, fussé-je.

 

Rien n'aurait pu le fâcher, dût-il –  dut-il  revenir sur ses pas.

 

888888888888888888888888888888888888888888888888888

 

« Les imparfaits du subjonctif. C’est affaire de mesure. Il n’est pas plus ridicule de se servir de l’imparfait du subjonctif que de dire : "Je fus… Je fis… Nous partîmes…" Mais il ne faut pas abuser ; le passé défini nous lasse vite. De beaux parleurs ne cessent pas de s’en servir. »

(Jules Renard, Journal)

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:09

  ACCUEIL & SOMMAIRE

LES QUIZ

EUSSÉ-je senti la terre entière se dérober sous mes pas,

je n' EUSSE pas bougé d'un pouce

 

Exercice sur le subjonctif - QUIZ 28 

 

Les numéros que vous trouverez dans l'exercice correspondent aux divers paragraphes de l'article qui donne les règles régissant le subjonctif et ses temps dans : Valeurs et emplois du subjonctif

La conjugaison des verbes au subjonctif - comment déjouer ses difficultés

   

Exercice : Conjuguez les verbes mis entre parenthèse. Plusieurs réponses sont souvent possibles.

Peut-être trouverez-vous d'autres solutions que celles proposées dans la correction.

 

Rappel. Dans les cas où l'on a l'imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif, on a affaire à la langue soutenue et littéraire. N'omettez pas de les employer quand la phrase s'y prête.

 

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Exemples :

1-Je demande qu'il (partir) avant cinq heures. 

2-J'exigeai qu'il (s'en aller) avant la nuit.

 

1-Je demande qu'il (partir) avant cinq heures. -parte, soit parti

Je demande qu'il parte avant cinq heures. Subjonctif présent

Je demande qu'il soit parti avant cinq heures. Subjonctif passé

 

2-J'exigeai qu'il (s'en aller) avant la nuit. -s'en allât, s'en fût allé

Dans ce cas la langue est soignée (avec le passé simple de exigeai)

J'exigeai qu'il s'en allât  avant la nuit. Subjonctif imparfait

J'exigeai qu'il s'en fût allé avant la nuit. Subjonctif plus-que-parfait

 

 

...........................................................................

 

Lire à la fin de l'article suivant ce que pensent du subjonctif imparfait et plus-que-parfait quelques écrivains fameux.

 

 

La correction suit l'exercice

1

Il ne faut pas que tu le (voir) mourir.

Tu as raison, il ne fallait pas que je le (voir) mourir, mon pauvre chien que j'aimais tant.

Il faudrait qu'elle (pouvoir) sécher ses larmes.

Il aurait fallu que tu (chanter) plus juste pour gagner un prix.

Il fallait que nous (venir) te voir jouer pour que nous (pouvoir) donner notre avis.

Il était probable qu'il (arriver) quelque chose.

Il ne s'attendait pas à ce que je (venir).

 

2

Nous ne nous attendions pas à ce que tu nous (convaincre). 

Tu avais décidé de renoncer à la cigarette bien avant que je te le (demander).

 

3, 4 & 5

Il n'est pas certain qu'il me (rester) fidèle.

Nous doutons qu'il (pouvoir) comprendre cet exercice difficile.

Se peut-il qu'elle y (parvenir) ?

Se pouvait-il que nous (s'attendre) à ce qu'elle nous (pardonne) ?

Je ne suis pas vraiment sûr que vous (venir) tous à la manifestation demain.

 

6

Nous ne doutions pas qu'il (savoir) bien s'y prendre.

Je n'ai jamais douté qu'il (partir) ce jour-là.

Nul doute que vous (combattre) avec ferveur.

 

7

Je me doute que tu ne (résoudre) jamais ce problème.

Je me doute bien que tu ne (savoir) pas grand chose, mon pauvre petit.

 

8

J'interdisais qu'il (s'introduire) ici sans autorisation.

Il convenait que vous (retenir) votre souffle.

Je proposerai que tout le monde (résoudre) cette difficulté sur le champ.

Elle supplia qu'il la (absoudre).

Il ne fallait pas que vous (s'excuser).

Il convient que vous la (plaindre).

 

9

Il était bien improbable qu'il me (mentir).

Peut me chaut qu'il (pouvoir gagner) !

 

10

Nous avions considéré comme nul que vous nous (demander) des comptes.

J'ai trouvé un peu cavalier que vous me (parler) comme cela.

 

11

Le fait que vous (savoir) ce secret est incroyable.

 

12 

Ce n'est pas que je (être) regardante, mais tout de même ! -sois, suis

Ce n'était point que je (vouloir) vous abuser, sachez-le.

 

13

Rien ne sera comme avant, je ne crois pas que vous en (prendre) conscience.

 

14

Je ne dis pas qu'il me (convaincre) toujours.

Cela ne veut pas dire qu'un jour vous la (comprendre).

Vous ne pouvez pas dire non plus que vous (voir) le bout du tunnel. 

 

15

Le malheur veut que vous (faire) la bête.

Il n'empêche que vous (se mettre) toujours en quête de la petite bête.

Vous ignorez que votre fille (avoir) un accident il y a quinze jours !

Vous ignoriez qu'elle (être) blessée.

 

16

J'oubliais que le destin le (emporter) si vite.

 

17

Il se plaignit de ce que vous ne (faire) pas votre devoir comme vous le (devoir).

Je me réjouis aujourd'hui de ce que la vie vous (être) douce.

Vous indignez-vous parfois de ce que je (prendre) beaucoup de plaisir à vous agacer ?

 

18

J'espère bien qu'ils (venir) à mon anniversaire. -viendront

Pour ce qui est de Paul, je n'espère pas qu'il me (faire) cette faveur.

J'espérais que tu ne (faire) pas autant de tapage.

Tu n'espérais tout de même pas que je te (prendre) pour quelqu'un d'intelligent !

Pouvait-elle espérer qu'il lui (envoyer) une carte postale ?

N'espérez pas que vous me (faire) changer d'avis !

 

19

Que le ciel (fondre) sur lui !

Qu'on ne le (revoir) jamais !

 

20

Qu'il (falloir) manger pour vivre, est une évidence, pauvre Harpagon !

Que vous (faire) bombance chaque soir ne m'importune guère.

 

21

Que la vie (être) facile sans vous !

 

22

(Venir) le printemps, (venir) les beaux jours !

 

23

Probable qu'on le (maintenir) en vie

Impossible qu'il (courir) aussi vite que le champion !

 

24

Moi ! Qu'on me (faire) travailler pour des clopinettes !

 

25

Il n'était pas pensable que tu (agir) ainsi.

 

26

Supposition que tu (croire) à Dieu et à Diable et que tu (mourir) aujourd'hui.

 

27

Pourvu qu'elle (se taire) pour de bon !

 

28

Prends garde qu'il ne te (nuire) pas.

 

29

(Plaire) à Dieu qu'il ne (partir) pas pour de bon. -Plaise, Plût / parte, partît, soit parti, fût parti

(Pouvoir) vos forces vous revenir !

 

30a

"Elle ne s'entend pas avec lui.. Croyez-vous qu'elle (aller) rompre ?

Non, pas que je (savoir)"

 

30b

Je ne (savoir ) pas qu'il (se rendre) coupable d'une pareille ignominie.

 

31

Non pas que je t'en (vouloir) que tu me (donner) un nom d'oiseau ce jour-là, mais le coup fut rude.

 

32

Le moyen que je te (faire) enrager, dis-le moi.

 

33

D'où vient que vous (être) si mal embouché ?  

 

34

Que je (être) heureuse qu'il me (épouser) en 1928 !

 

35

Je regardais autour de moi ; il n'y avait que des herbes folles ; on (dire) des touffes d'asphodèles. 

 

 

Exercice sur le subjonctif

Correction 

 

1

Il ne faut pas que tu le (voir) mourir. -voies

 

Tu as raison, il ne fallait pas que je le (voir) mourir, mon pauvre chien que j'aimais tant. -voie, visse

voie, subj. présent, langue courante

visse, subj. imparfait, langue soignée. On respecte ici la concordance des temps

 

Il faudrait qu'elle (pouvoir) sécher ses larmes. - puisse, pût 

« On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel. Exemple : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt. »

Arrêtés ministériels du 31 juillet 1900 et du 26 février 1901

 

>>De même le passé du subjonctif au lieu du plus-que parfait.

 

Il aurait fallu que tu (chanter) plus juste pour gagner un prix. -chantes, chantasses -aies chanté, eusses chanté

 

Il fallait que nous (venir) te voir jouer pour que nous (pouvoir) donner notre avis. -venions/puissions, -vinssions /pussions- soyons venus/ ayons pu- fussions venus/ eussions pu

 

Il était probable qu'il (arriver) quelque chose. -arrive, arrivât, soit arrivé, fût arrivé

 

Il ne s'attendait pas à ce que je (venir). -vienne, vinsse

 

2

Nous ne nous attendions pas à ce que tu nous (convaincre).

-convainques, convainquisses

 

Tu avais décidé de renoncer à la cigarette bien avant que je ne te le (demander). -l'aie demandé, l'eusse demandé

 

3, 4 & 5

Il n'est pas certain qu'il me (rester) fidèle. -reste, soit resté, resterait, serait resté 

 

Nous doutons qu'il (pouvoir) comprendre cet exercice difficile. -puisse, ait pu

 

Se peut-il qu'elle y (parvenir) ? -parvienne, soit parvenue

 

Se pouvait-il que nous (s'attendre) à ce qu'elle nous (pardonne) ? -nous attendions, pardonne / nous soyons attendu, ait pardonnés / nous attendissions, pardonnât / nous eussions attendus, eût pardonnés

 

Je ne suis pas vraiment sûr que vous (venir) tous à la manifestation demain. -viendrez, veniez

 

6

Nous ne doutions pas qu'il (savoir) bien s'y prendre. -savait, saurait, sache, sût, a su, avait su, ait su, eût su, aurait su

 

Je n'ai jamais douté qu'il (partir) ce jour-là. -parte, partait, partirait, soit parti, partît, serait parti, fût parti

 

Nul doute que vous (combattre) avec ferveur. - combattiez,

combatissiez, ayez combattu, eussiez combattu, combattez, avez combattu, combattriez, auriez combattu,

 

7

Je me doute que tu ne (résoudre) jamais ce problème. -résoudras

 

Je me doute bien aussi que tu ne (savoir) pas grand chose, mon pauvre petit. -sais

Jamais de subjonctif après se douter que.

 

8

J'interdisais qu'il (s'introduire) ici sans autorisation. -s'introduise, s'introduisît

 

Il convenait que vous (retenir) votre souffle. -reteniez, retinssiez

 

Je proposerai que tout le monde (résoudre) cette difficulté sur le champ. -résolve

 

Elle supplia qu'il la (absoudre). -l'absolve, lui donnât l'absolution ou l'absolût.

Peut-être avez-vous cru à un piège. Bon nombre de dictionnaires affirment que le verbe absoudre n'a ni passé simple, ni subjonctif imparfait (ex. le Robert) et cependant le Littré propose j'absolus, tu...et que j'absolusse, tu...

Voir les verbes défectifs

 

Il ne fallait pas que vous (s'excuser). -vous excusiez, vous excusassiez

 

Il convient que vous la (plaindre). -plaigniez   

 

9

Il était bien improbable qu'il me (mentir). -mente, mentît, ait menti, eût menti, mentirait (si...) aurait  menti (si...)

 

Peut me chaut qu'il (pouvoir) gagner ! -puisse, pût, ait pu, eût pu

 

10

Nous avions considéré comme nul que vous nous (demander) des comptes. -demandiez, ayez demandé, eussiez demandé

 

J'ai trouvé un peu cavalier que vous me (parler) comme cela. - parliez, m'ayez parlé 

 

11

Le fait que vous (savoir) ce secret est incroyable. -sachiez, sussiez, ayez su, eussiez su

 

12 

Ce n'est pas que je (être) regardante, mais tout de même ! -sois, suis

 

Ce n'était point que je (vouloir) vous abuser, sachez-le. -veuille, voulusse, voulais, voulus

 

13

Rien ne sera comme avant, je ne crois pas que vous en (prendre) conscience. -prenez, preniez

 

14

Je ne dis pas qu'il me (convaincre) toujours. - convainque, convainc, m'ait convaincue, a convaincue, convaincra

 

Cela ne veut pas dire qu'un jour vous la (comprendre). -compreniez,

 

Vous ne pouvez pas dire non plus que vous (voir) le bout du tunnel. -voyiez

subjonctif après vouloir dire, pouvoir dire.

   

15

Le malheur veut que vous (faire) la bête. -faites, fassiez  

 

Il n'empêche que vous (se mettre) toujours en quête de la petite bête. -vous mettez, mettiez (subj. rare)

 

Vous ignorez que votre fille (avoir) un accident il y a quinze jours ! -a eu, ait eu (subj. rare)

 

Vous ignoriez qu'elle (être) blessée. -était, fût

 

16

J'oubliais que le destin le (emporter) si vite. -l'a si vite emporté, l'avait emporté, l'eut emporté, l'ait emporté, l'eût emporté (subjonctif rare)  

 

 

17

Il se plaignit de ce que vous ne (faire) pas votre devoir comme vous le (devoir). -faites / devez, devriez / faisiez, n'avez pas fait, n'aviez pas fait, fassiez, fissiez / deviez, auriez dû

 

Je me réjouis aujourd'hui de ce que la vie vous (être) douce. -soit, est

 

Vous indignez-vous parfois de ce que je (prendre) beaucoup de plaisir à vous agacer ? -prenne, prends

 

 

18

J'espère bien qu'ils (venir) à mon anniversaire. -viendront, jamais de subjonctif après espérer à la forme affirmative.

 

Pour ce qui est de Paul, je n'espère pas qu'il me (faire) cette faveur. -fasse, fera

 

J'espérais que tu ne (faire) pas autant de tapage. -ferais (futur du passé)  pas de subjonctif

 

Tu n'espérais tout de même pas que je te (prendre) pour quelqu'un d'intelligent ! -prendrais, prenne 

 

Pouvait-elle espérer qu'il lui (envoyer) une carte postale ?.-enverrait, envoie, envoyât 

 

N'espérez pas que vous me (faire) changer d'avis ! -fassiez 

Toujours le subj. après l'impératif négatif d'espérer.

 

Note 

Espérer que à la forme affirmative est suivi, normalement, de l’indicatif.

On trouve de plus en plus fréquemment le subjonctif dans la langue orale comme après souhaiter ou des verbes exprimant des sentiments.

 Le grammairien Hanse estime que cet emploi du subjonctif « supprime la différence essentielle » entre espérer, « qui exprime une confiance dans la réalisation du fait » et souhaiter.

(Cité dans le Bon usage de Grevisse)

 

19

Que le ciel (fondre) sur lui ! -fonde

 

Qu'on ne le (revoir) jamais ! -revoie 

 

 

20

Qu'il (falloir) manger pour vivre, est une évidence, pauvre Harpagon ! -faille

 

Que vous (faire) bombance chaque soir ne m'importune guère. -fassiez 

 

 

21

Que la vie (être) facile sans vous ! -eût été

 

 

22

(Venir) le printemps, (venir) les beaux jours ! -Vienne le printemps ! Viennent les beaux jours ! 

 

 

23

Probable qu'on le (maintenir) en vie -maintienne, l'ait maintenu

 

Impossible qu'il (courir) aussi vite que le champion ! -coure, ait couru

 

24

Moi ! Qu'on me (faire) travailler pour des clopinettes ! -fasse, fît 

 

25

Il n'était pas pensable que tu (agir) ainsi. -agisses, aies agi, eusses agi 

 

26

Supposition que tu (croire) à Dieu et à Diable et que tu (mourir) aujourd'hui. -croies, meures 

 

27

Pourvu qu'elle (se taire) pour de bon ! -se taise, se soit tue

 

28

Prends garde qu'il ne te (nuire) pas. -nuise 

 

29

(Plaire) à Dieu qu'il ne (partir) pas pour de bon. -Plaise, Plût / parte, partît, soit parti, fût parti

 

(Pouvoir) vos forces vous revenir ! -puissent

 

30a

"Elle ne s'entend pas avec lui. Croyez-vous qu'elle (aller) rompre ?

Non, pas que je (savoir)"

-aille, va /sache 

 

30b

Je ne (savoir ) pas qu'il (se rendre) coupable d'une pareille ignominie. -sache / rende, rendît, se soit rendu, se fût rendu,  toujours le subj. après je ne sache pas que

 

31

Non pas que je t'en (vouloir) que tu me (donner) un nom d'oiseau ce jour-là, mais le coup fut rude. -veuille, aie voulu /m'aies donné, -eusse voulu / m'eusses donné 

 

32

Le moyen que je te (faire) enrager, dis-le moi. -fasse

 

33

D'où vient que vous (être) si mal embouché ? -soyez  

 

34

Que je (être) heureuse qu'il me (épouser) en 1928 ! -eusse été / m'eût épousée

 

35

Je regardais autour de moi ; il n'y avait que des herbes folles ; on (dire) des touffes d'asphodèles. -aurait dit, eût dit, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé

 

Il reste à voir la multitude des conjonctions et des locutions conjonctives suivies du subjonctif.

Reportez-vous à la liste

et à l'article précédent, à partir du paragraphe n°36

 

  Récapitulation des articles sur le subjonctif

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 04:33

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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La Pléiade
 

« Un gentilhomme vendomois, Pierre de Ronsard, obligé dit-on par une surdité précoce, de renoncer à la cour, se remet à l'étude : pendant sept ans, avec un de ses amis, Antoine de Baïf, il travaille le grec et pratique les écrivains anciens sous la direction de l'helléniste Daurat ; il rêve de fabriquer à sa patrie une littérature égale aux chefs-d'oeuvre qu'il admire : il rencontre dans une hôtellerie Joachim Du Bellay, le doux angevin, plein des mêmes ambitions et des mêmes espérances. D'autres se groupent auprès de ces trois et Ronsard forme « La Brigade » qui bientôt et plus superbement devint « La Pléiade » : champions d'abord, astres ensuite de la poésie française. Avec Ronsard, Baïf et Du Bellay, Belleau, Ponthus de Thiard, Jodelle et Daurat complétèrent la constellation. »
La Pléiade est aristocratique et érudite.
(G. Lanson, Histoire de la littérature française)

 


« Défense et Illustration de la langue Française »

 Cet ouvrage capital et brillant, rédigé par Du Bellay en 1549, marque la fin de la poésie du Moyen Âge et annonce l'ère du classicisme. Ce manifeste est à la fois un pamphlet, un plaidoyer et un art poétique. Il contient les idées essentielles de La Pléiade.
 
Il faut, comme l'indique le titre, défendre la langue contre ces « reblanchisseurs de murailles », ces « latineurs » et « grécaniseurs » qui ont étudié le latin et le grec « à l'école à coups de verges » et qui sont fiers d'« avoir recousu et rabobiné je ne sais quelles vieilles rapetasseries de Virgile et de Cicéron ». C'est une critique des érudits qui n'écrivent qu'en latin et des imitateurs qui ne sont que des copistes et des traducteurs des oeuvres anciennes.
Il faut la défendre contre les ignorants qui ne savent que du mauvais latin. Seule l'étude apprend la façon qu'avaient les Anciens, les Grecs et les Latins, de faire des chefs-d'oeuvre. L'étude cependant ne suffit pas, le poète doit avoir du génie.
 
Il faut illustrer la langue française en lui donnant ses lettres de noblesse. Ronsard et Du Bellay apprenaient l'italien et leur enthousiasme allait vers les oeuvres de Dante, Boccace, Pétrarque, l'Arioste. Ils voulaient donner à la langue française une grande littérature, comme l'avaient fait les Italiens qui avaient imité les Anciens.
 
Pour enrichir notre langue qui était pauvre alors, Du Bellay et Ronsard proposent, pour donner « grande majesté aux poèmes », de retrouver de vieux mots dont on a perdu l'usage et que l'on retrouve dans « tous ces vieux romans et poètes français », « principalement ceux du langage wallon et picard, lequel nous reste par tant de siècles l'exemple naïf de la langue française ».
 
« Use de mots purement françois, non toute fois trop communs, non point aussi trop inusitez, si tu ne voulois quelquefois usurper et quasi comme enchasser, ainsi qu'une pierre precieuse et rare, quelques mots insignes en ton poeme à l'exemple de Virgile. »
 
Ils conseillent d'emprunter des mots aux dialectes provinciaux, eux-mêmes venant du latin, « quand tu n'en auras pas trouvé de si bons et de si propres en ta nation », et aussi « tu composeras hardiment des mots à l'imitation des Grecs et des Latins ».
La langue devra s'étoffer des mots puisés dans le langage des métiers, qu'ils ne demeurent pas seulement celui des spécialistes, « toutes sortes d'ouvriers, et de gens mécaniques, comme mariniers, fondeurs, peintres, engraveurs et autres, savoir leurs inventions, les noms des matières, des outils et et les termes usités en leurs arts et métiers, pour tirer de là ces belles comparaisons et vives descriptions ».
On peut inventer des mots par provignement, en leur faisant reprendre racine. « Si les vieux mots abolis par l'usage ont laissé quelques rejetons, comme les branches des arbres coupés se rajeunissent de nouveaux drageons, tu pourras provigner, amender et cultiver afin qu'ils se repeuplent de nouveau. » Ainsi peut-on former des mots dérivés grâce aux suffixes.
Ils préconisent « la sage hardiesse d'inventer des vocables nouveaux, pourvu qu'ils soient moulés et façonnés sur un patron déjà reçu du peuple. »
 
Non seulement la recherche de mots nouveaux est nécessaire, mais il faut y ajouter celle des tournures et des figures de rhétorique pour « orner le style poétique ».
 
On reconnaît que Ronsard et Du Bellay ont fait preuve de prudence dans leurs conseils, insistant toujours sur le respect de l'harmonie de la langue et de son génie.
 
Je ne finirai pas cet article sans donner une oeuvre de Ronsard et une autre de Du Bellay, deux poèmes que nous aimons et qui chantent en nos mémoires, fines fleurs de notre patrimoine poétique.
 
 

Joachim Du Bellay (1522 - 1560)
 
Heureux qui comme Ulysse
 
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage

Ou comme cestuy-là qui conquit la Toison,
Et puis est retourné plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
 
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage ?
 
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine.
 
Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

« Les Regrets »
 
NOTES
Un mot sur le recueil « Les Regrets ».
Forcé de rester à Rome auprès de son oncle le cardinal Jean Du Bellay qui est en ambassade pour le roi de France auprès du pape, il est son secrétaire et son intendant, Joachim Du Bellay compose des poèmes élégiaques où il évoque les lieux qui lui sont chers, « [son] petit village », « le clos de [sa] pauvre maison », « [son] Loire gaulois », « [son] petit Liré », « le séjour qu'ont bâti [ses] aïeux ». Au fil des vers, il les compare aux beautés de Rome qui l'ont déçu.Le « front majestueux » des « palais romains », « le marbre dur », « le Tibre », fleuve qui traverse Rome,« le Mont Palatin », l'une des sept collines, « l'air marin »... n'ont pas autant de charme que ce qu'il a laissé.
Il lui plaît d'évoquer dans des sonorités très douces, fluides, bien faites pour faire naître la nostalgie dans nos coeurs, « l'ardoise fine », « la douceur angevine »...

Un mot sur Ulysse.
Ulysse, héros grec, mettra dix ans après avoir participé à la guerre de Troie, pour retourner dans son île, Ithaque, et rejoindre les siens, Pénélope sa femme et Télémaque son fils . Ce périple forcé qui sillonne la méditerranée est raconté dans « L'Odyssée » d'Homère.
 
Un mot sur un Argonaute fameux.
« cestuy-là qui conquit la Toison »(celui-là...) ici, c'est de Jason qu'il est question.
Dans la mythologie grecque encore, on rencontre Jason envoyé traîtreusement en Colchide pour aller chercher La Toison d'or. Il y rencontrera Médée, la magicienne, qui lui donnera des enfants. Elle les tuera pour se venger des amours coupables de Jason, mais ceci est une autre histoire... 
 
« Heureux qui comme Ulysse »a été mis en chanson par Georges Brassens et on peut en entendre une version par Ridan.
Àécouter sur leur site.
 
 

Pierre de Ronsard (1524-1585)

Ronsard, Prince des poètes et poète des princes, reste surtout célèbre pour ses odes et ses sonnets où il a célébré ses amours, Hélène, Marie, Cassandre, et, avec elles, la fuite du temps, la jeunesse perdue. 
 
À Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
 
Ode à Cassandre


desclos(e), ouvert(e)
ceste vesprée, ce soir.

 Hommage
Nous ne pouvons qu'être reconnaissants envers ceux qui ont eu le courage, à force d'études, de passion et de génie, de prendre à bras le corps, malgré les critiques et les résistances, ce travail qui paraissait impossible, ce défi qui allait changer notre langue, pour la défendre, et l'illustrer.
 

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

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Vous avez pu déjà rencontrer Du Bellay et Ronsard

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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