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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 20:29

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CECI - CELA

Ne pas dire ni écrire Ceci dit, mais plutôt Cela dit.

CECI annonce ce qui suit.

Retenez bien ceci : Vous n'arriverez à rien si vous ne comptez que sur votre bonne étoile.

CELA reprend ce qui précède.

Je vous ai dit ce que je pensais de vous. Avez-vous aimé cela ?

Et pas d'accent à cela, ni à ça quand il remplace cela.

Dans l'article > Tel (accord) - que je (le) (ne) crois - moult (variable ou invariable) - Emploi de ceci et de cela - ainsi - martyr ou martyre - des jeunes gens et non de jeunes hommes - rouge et or (accord)

 

SCÉNETTE - SAYNETTE

Une scénette est un lieu, une petite scène (de théâtre) sur laquelle on joue.

Une saynette est une courte pièce comique avec peu de personnages.

Synonyme : sketch.

Le mot saynette vient de l'espagnol.

Ni l'Académie, ni Le Trésor (Cnrtl) ne reconnaissent le mot.

Pour illustrer mon propos sur l'orthographe et la grammaire, j'ai écrit plusieurs saynettes dans ce blog. En voici quelques-unes :

> Papa et maman Faichouin

> Un couple bien ordinaire, Prunille et Théo

> Léo n'aime plus Léa !

> Scène de la vie ordinaire - Anaëlle et Léon

> Les célibataires, Arnolphe et Isidore

Récapitulation des articles précisant les règles illustrées :

> Les petites histoires à trous de mamiehiou

entre autres la série des épisodes Les Trois copines

et aussi

> Récapitulation des articles : "Ne pas confondre...

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:30

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Méfions-nous de ces bonshommes aux airs bonhommes.

La bonhomie qu'ils affichent n'augure rien qui vaille.

 

Nom d'un petit bonhomme ! Au pluriel, le substantif bonshommes est différent de l'adjectif bonhommes.

Bonshommes : prononcer bon-z-ommes

On va faire des bonshommes de neige cet hiver, j'en suis sûr.

Mon petit-fils, petit bonhomme de quatre ans, aime dessiner des petits bonshommes.

C'était un vieillard doux et pacifique qui, à chaque fois qu'il me croisait, me gratifiait de sourires bonhommes.

 

De la nécessité de ne pas oublier le NE de l'adverbe de négation pour éviter l'équivoque

 

On néglige de plus en plus NE dans les phrases négatives, à l'oral et parfois même à l'écrit, dans les tweets, dans les sous-titres à la télé...

NE accompagne les adverbes de la négation : PAS, PLUS, JAMAIS, QUE, RIEN...

 

On a pas vécu ça.

Elle a plus vingt ans.

T'as jamais menti.

Il a rien dit.

Je veux qu'un bonbon.

On n'a pas vécu ça.

Elle n'a plus vingt ans.

Tu n'as jamais menti.

Il n'a rien dit.

Je ne veux qu'un bonbon.

Ne... que = seulement

 

Aujourd'hui il a plus d'amis.

On ne sait pas s'il en a davantage, ou plus du tout.

À l'écrit, il y a une équivoque si l'on omet NE (Il n'a plus d'amis)

Pas à l'oral puisque PLUS ne se prononce pas de la même façon.

Il a plus d'amis. [plusse]

OU

Il n'a plus d'amis. [plu]

 

Ne pas confondre NE négatif et NE explétif

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je (ne) - avant que je (ne) - je crains que tu (ne) - j'empêche que tu (ne) - je m'attends à ce que tu (ne) - je ne nie pas que tu (ne)...

FLE – Comprendre le français parlé rapidement

 

Articles connexes

Curiosités grammaticales QUIZ

Écrire et ne pas écrire – Les fautes les plus usuelles

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Homonymes, homophones, paronymes

Paronymie et paronomase + QUIZ

agonir, agoniser - conjecture, conjoncture - percepteur, précepteur - ennoblir, anoblir - infecter, infester – bailler, bâiller, bayer - infraction, effraction - infesté, infecté - imminence, éminence - armistice, amnistie - collision, collusion - luxurieux, luxuriant - épigramme, épitaphe, épithalame, etc.

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - (1) QUIZ

Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? - (2) QUIZ

Mosaïque de quelques curiosités de la Langue Française

16- Las, lasse, hélas, de guerre lasse

15- tout de suite - de suite - à la suite - comme suite

14- À toute ! À toute suite ! ou À tout de suite ?

13- Accoutumer à - Avoir coutume de

12- Gaiement - gaîment - gaiment

11- Grave - gravement - grièvement

10- Plein - plain - plains - plaint

9- rien moins que - rien de moins que

8- Assavoir

7- Absous ou absout / absoute

6- Pourquoi SA onzième année plutôt que SON ?

5- Ne pas confondre complément d'objet direct

avec complément circonstanciel de mesure

4- Tant plutôt que autant

3- La conjugaison irrégulière des verbes en ayer, uyer, oyer, eyer

2- Avoir l'air : Elle a l'air niais ou Elle a l'air niaise.

1- Cent hommes tués ou cent hommes de tués

Indicatif ou subjonctif après ...

Il semble que, il me semble que, il paraît que – Faire (en sorte) que

Douter que, douter si, se douter que, nul doute que, il n'est pas douteux que...

Je ne sache pas que, que je sache. pas que je sache – Le moyen que – D'où vient que – Si... il est à craindre que

Espérer que - Inutile que - Prendre garde (à ce) que - Faire attention (à ce) que

Je veux bien que - Le hasard/le malheur veut que - Le malheur veut que - Oublier que - de ce que

Le fait que - Je ne dis pas que - Cela ne veut pas dire que - Ce n'est pas/point que - ignorer que - Il n'empêche que

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:10

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Articles classés par catégories (tags)

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Tous les épisodes des "Trois copines" et d'autres textes

Voir dans la 2e partie de l'article : Les petites histoires à trous

 

 * Les exercices les plus faciles

**pas si faciles

***difficiles

 

Paronymes – Paronomase + QUIZ 27 Trouver le mot qu'il faut : agonir et agoniser - anoblir et ennoblir - bâiller, bailler et bayer - conjecture et conjoncture - ablation et ablution - recouvrer et recouvrir...***

Comparaisons – léger comme... méchante comme... long comme... nu comme... sourd comme... solide comme... ronfler comme... sauter comme... battre comme... jurer comme... menteur comme... QUIZ 52**

Les synonymes – la synonymie - Quiz 61**

Cherchez l'intrus parmi les synonymes - Quiz 62***

Rapports que les mots ont entre eux, sens particuliers, figures de style, forme poétique, etc - QUIZ 68***

QUIZ 33 Prépositions À ou DE : à vous de bien choisir !**

QUIZ 28  Exercice n°1 sur le subjonctif***

QUIZ 32 Accord du participe passé des verbes pronominaux***

QUIZ 29  Exercice n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou subjonctif imparfait / Passé antérieur ou subjonctif plus-que-parfait***

Jeux sur les couleurs : 1-Complétez les phrases avec des noms de couleurs* 2-Trouvez la couleur dans les titres des films** 3-Cherchez l'intruse*** - QUIZ 63

QUIZ 23 Mots commençant par si, ci, sci, sy, cy, scy***

Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Nouveau ou nouvel ? fou ou fol ? Mou ou mol ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme - Exercice**

Entraînement à l'emploi du subjonctif***

Ceux-là même ou ceux-là mêmes ? Celles-là même ou celles-là mêmes – cela même, ici même, là même, par là même, aujourd'hui même... QUIZ 64**

Confusions Débattre (Ø, de, sur ?) se rappeler (Ø, de ?) clore ou clôturer, qu'est-ce qui lui (le ?) prend ? Aller (au, chez) quid (de, sur ?) battre froid (Ø, à ?) contredire (Ø, à ?) c'est, ce sont***

La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver. + QUIZ 67**

De la difficulté de bien placer les pronoms personnels compléments dans la phrase. Suite du QUIZ 67 - Dites-le-moi OU dites-moi-le ?

Des chiasmes célèbres - QUIZ 70**

Les suffixes nominaux -té, -eté, et -ité - QUIZ 71***

Les mots qui commencent par MULTI- Quiz 84**

C'est eux ou Ce sont eux ? C'est ceux ou Ce sont ceux ?**

C'est ou ce sont ? C'était ou c'étaient ? Etc.*

L'accord ou non des participes passés : vu, ci-annexé, ci-inclus, ci-joint, attendu, y compris, entendu, excepté, ouï, supposé, approuvé, lu + QUIZ 92**

LES NOMS COLLECTIFS La plupart d'entre nous souffrait, souffraient ou souffrions ? QUIZ 93**

Les mots finissant par ON et leurs dérivés – QUIZ 101 détoner ou détonner ?**

CET ou CETTE - H aspiré & H muet - Quiz 102*

Mots finissant par o, aud, eau, au, eau, ot, aut, os, ault – QUIZ 106***

Adjectifs et participes passés qui ont un féminin irrégulier – QUIZ 107***

Les mots commençant par AB et ABB, AC et ACC, AD et ADD, AF et AFF, AG et AGG, AL et ALL, AM et AMM, AN et ANN, etc.**

Consonnes doubles ou pas – QUIZ 108**

Les adverbes en -MENT - Quiz 109**

LE QUIZ 111**

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

Remplacer ON par ce qu'il représente – QUIZ 114**

Ne pas confondre LIEU (2) et LIEUE – CIELS et CIEUX **

 

Les petites histoires à trous

 

Prunille et Théo, un couple bien ordinaire
Accord des participes passés

Du coeur et de l'ardeur d'apprendre

du, dû, due, dues, dut, dût

 

Maman et Papa Faichouin*

Les homophones a, as, à, ah, ha


Les célibataires, Arnolphe et Isidore
Compléter par à, de ou rien

Un professeur qui n'en peut mais
participe présent, adjectif verbal, ou gérondif

 

Jo le rebelle

La dérivation - Les suffixes

 

Les confidences de Sidonie Lalèche

Ne pas confondre les homophones : leur, leurs, l'heure, leurre et l'heur

 

Tonton et Jeannot

Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous

 

Le petit chat de Madeleine est parti

Verbes se terminant par I, IE, IS, IES, IT, ou ÎT

 

Léo n'aime plus Léa

Non ! Ah ça non ! Mais non ! Non mais ! Mais pourquoi non ? p'têt ben qu'non. Que nenni !

Savoir dire non.

 

 L'insoutenable Alphonse

Je ne marche pas, je ne vois point, je ne mange mie, je ne bois goutte

Les divers emplois de NE

 

Ma soirée avec Jojo

Les noms composés

 

Scène de la vie ordinaire - Anaëlle et Léon

L'art d'avoir toujours raison – La dialectique éristique

 

Une lettre d'amour truffée de fautes à corriger

 

Florimond raconte Peau d'Âne

Le passé simple – Exercice d'application

 

Philomène & Pamphile – Une histoire à dormir debout

Les pronoms relatifs

 

Clara sous l'abribus

Typographie Espaces Ponctuation Majuscules Caractères

 

Maggy, Josée et la petite Philo - Les trois copines (épisode 1)

Les homophones ou, où, ouh, hou, houx, houe, août

Maggy, Josée et la petite Philo - Invitation (épisode 2)

Les homophones es, est, et, ai, aie, aies, aient, haie, hais, ès

Maggy, Josée et la petite Philo – Dans le bois de Parcimoneille (3)

Les homophones et paronymes l'es, l'est, l'ai, l'aie, l'aies, l'aient, lai laid, les, lès, lez, lé

 

Maggy, Josée et la petite Philo – Irons-nous au bois ? (4)

Beau, bel, beaux, belle, belles (adjectif, éléments de syntagmes, locutions nominales, adverbiales, prépositives, locutions phrases...)

 

Maggy, Josée et la petite Philo - Philo se pique au cactus (5)

SI ou S'Y ?

 

Maggy, Josée et la petite Philo - L'orange (6)

Est-ce que - est-ce qui - La Phrase interrogative

 

Maggy,Josée et la petite Philo- La garden-party (7)

Les homophones sa, ça, çà.

 

Maggy, Josée et la petite Philo - A la foire (8)

Les homophones eu, eus, eue, eues, eut, eût, hue.

 

Maggy, Josée, la petite Philo & Kevin (9)

Les homophones ses, ces, c'est, s'est, cet, sait, sais, sai.

 

Phrases à corriger 

QUIZ 30  Les mauvaises manières de parler - Barbarismes et solécismes***

QUIZ 31  Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?***
Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles**  

 

 → Retour au début de l'article

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Orthographe grammaire pour les hésitants

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 13:28

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Gustave Flaubert a écrit un Dictionnaire des Idées reçues paru en 1913.

Je m'en empare sans vergogne et je vais, à mon tour, m'amuser à écrire des aphorismes et des réflexions que m'inspirent les mots que Flaubert a choisis pour entrées dans son dictionnaire.

 

Le dictionnaire de Mamiehiou

à la manière de Gustave Flaubert

Le Dictionnaire des idées reçues

de Gustave Flaubert

LE CATALOGUE DES OPINIONS

PAS CHICS

LE CATALOGUE DES OPINIONS

CHICS

A

A

Académie française. Faite de gens honorables qu'on dit bien lents au travail. La 9e édition du Dictionnaire, commencée en 1986 (30 ans déjà) n'en est qu'à la lettre Q.

Agriculture. Toujours en crise quoi qu'on promette.

Affaires (Les). Font souffrir nos politiciens longtemps après qu'ils ont été blanchis.

Airain. Demandez autour de vous de quoi il est fait. Peu sauront que c'est le bronze. Mythologie grecque : La biche de Cérynie aux cornes dorées et aux sabots d'airain.

Albâtre. Le bel albâtre. Une femme aux pieds d'albâtre, au cou d'albâtre, aux seins d'albâtre... C'est Vénus à coup sûr, sur qui le temps n'a pas de prise !

Académie française. La dénigrer, mais tâcher d’en faire partie si on peut.

Agriculture. Manque de bras.

Affaires (Les). Passent avant tout. — Une femme doit éviter de parler des siennes. — Sont dans la vie ce qu’il y a de plus important. — Tout est là.

Airain. Métal de l’antiquité.

Albâtre. Sert à décrire les plus belles parties du corps de la femme.

Allemands. Nos ennemis jurés puis nos amis... pour toujours.

Ange. Mon Ange ! Petit mot doux qu'on dit pour se faire pardonner.

Argent. Money ! Money ! C'est le pompon en Amérique mais la Chine n'a pas dit son dernier mot.

Architectes. Ménagent depuis peu des espaces de verdure, sur les murs, sur les toits... Bienvenue aux insectes !

Architecture. On critique beaucoup les "chefs d'oeuvre nouveaux" et puis, on s'y habitue.

Allemands. Peuple de rêveurs (vieux).

Ange. Fait bien en amour et en littérature.

Argent. Cause de tout le mal. — Dire : Auri sacra fames.

Architectes. Tous imbéciles. — Oublient toujours l’escalier des maisons.

Architecture. Il n’y a que quatre ordres d’architecture. — Bien entendu qu’on ne compte pas l’égyptien, le cyclopéen, l’assyrien, l’indien, le chinois, gothique, roman, etc.

Aspic. Qui s'y frotte s'y pic.

Astronomie. Envahit la connaissance exponentielle de l'espace qui se multiplie paraît-il en plusieurs univers.

Athée. Se défend de croire.

Auteur. Auteur de quoi ? Par exemple : "Dieu, principe de toute chose", sauf pour l'athée.

Autruche. J'en connais, oh oui, j'en connais qui pratiquent sa politique.

Aspic. Animal connu par le panier de figues de Cléopâtre.

Astronomie. Belle science. — Très utile pour (n’est utile que pour) la marine. — Et, à ce propos, rire de l’astrologie.

Athée. Un peuple d’athées ne saurait subsister.

Auteur. On doit « connaître des auteurs » ; inutile de savoir leur nom.

Autruche. Digère les pierres.

Avocats. Bons ou mauvais. Les manger mûrs avec une petite vinaigrette.

Abricots. Ah ! La confiture qu'on fait soi-même ! Mes papilles en sont tout émoustillées.

Alcoolisme. Les tumeurs malignes en font leurs choux gras.

Archimède. Qui peut énoncer son principe ? Par exemple (avec des variantes) :

Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé.

Abélard. Castré pour avoir aimé.

Les tragiques amours d'Héloise et d'Abélard – Lettre d'Héloïse

 

Avocats. Trop d’avocats à la Chambre. — Ont le jugement faussé. — Dire d’un avocat qui parle mal : oui, mais il est fort en droit.

Abricots. Nous n’en aurons pas encore cette année.

Alcoolisme. Cause de toutes les maladies modernes.

Archimède. Dire à son nom : « Eurèka ». — « Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde. » — Il y a encore la vis d’Archimède ; mais on n’est pas tenu de savoir en quoi elle consiste.

Abélard. Inutile d’avoir la moindre idée de sa philosophie, ni même de connaître le titre de ses ouvrages. — Faire une allusion discrète à la mutilation opérée sur lui par Fulbert. — Tombeau d’Héloïse et d’Abélard ; si l’on vous prouve qu’il est faux, s’écrier : « Vous m’ôtez mes illusions. »

Absinthe. La fée verte, l'horreur absolue. Après avoir été interdite, elle réapparaît. Histoire de faire de nouveaux ravages.

Actrices. Adulées, encensées, jalousées, enviées, elles ont perdu leur mauvaise réputation.

Air. Souvent irrespirable par les temps qui courent.

Antiquité. La Renaissance fut un retour à l'amour de l'Antiquité. Depuis lors, les musées ne désemplissent pas.

Antiquités (Les). J'ai un cabinet de curiosités qui commence à encombrer sérieusement mon salon. Je vais bientôt ne plus pouvoir y faire un pas. Saletés d'antiquités !

Amérique. Le Melting Pot bien fragilisé.Trump et Hillary en lice. Encore six jours de suspense. La face du monde va-t-elle être changée ? L'Amérique fait-elle toujours rêver ?*

Absinthe. Poison extra-violent. — A tué plus de soldats que les Bédouins.

Actrices. La perte des fils de famille. — Sont d’une lubricité effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions (finissent à l’hôpital). — Pardon ! il y en a qui sont bonnes mères de famille !

Air. Toujours se méfier des courants d’air. — Invariablement le fond de l’air est en contradiction avec la température : si elle est chaude, il est froid, et l’inverse.

Antiquité. Et tout ce qui se (sic) rapporte, poncif, embêtant.

Antiquités (Les). Sont toujours de fabrication moderne.

Amérique. Bel exemple d’injustice : c’est Colomb qui la découvrit et elle tient son nom d’Améric Vespucci. — Faire une tirade sur le self-government.

Appartement de garçon. En existent-il encore ? Au prix où sont les appartements.

Anglais. Le Brexit m'a clouée. Les Britanniques l'ont voté sans savoir ce qu'ils faisaient.

Anglaises. On ne se coiffe plus en se faisant de belles anglaises. Pour votre mariage peut-être.

Artistes. C'est un lieu commun de croire qu'ils gagnent beaucoup d'argent. La plupart sont impécunieux. Si vous saviez comment se calcule leur assurance chômage ! "Je m'voyais déjà" comme le chantait Charles Aznavour. Lui s'y est vu.

Arsenic. Quand on compte, à la télévision, le nombre d'émissions intitulées Crimes, on se rend compte que les poisons, les armes à feu, les cordes, les baignoires, les coups et autres joyeusetés font florès aujourd'hui. Il n'y a pas de limite à l'imagination mortifère.

Arts. L'art n'a jamais adouci les moeurs. Les bourreaux et les médecins de la morts de la 2e Guerre Mondiale écoutaient des symphonies avant d'aller commettre les atrocités que l'on sait.

Appartement de garçon. Toujours en désordre. — Avec des colifichets de femme traînant çà et là. — Odeur de cigarette. — On doit y trouver des choses extraordinaires.

Anglais. Tous riches.

Anglaises. S’étonner de ce qu’elles ont de jolis enfants.

Artistes. Tous farceurs. — Vanter leur désintéressement (vieux). — S’étonner de ce qu’ils sont habillés comme tout le monde (vieux). — Gagnent des sommes folles, mais les jettent par les fenêtres. — Souvent invités à dîner en ville. — Femme artiste ne peut être qu’une catin.

Arsenic. Se trouve partout. Rappeler Mme Lafarge (?). — Cependant, il y a des peuples qui en mangent.

Arts. Sont bien inutiles, puisqu’on les remplace par des machines qui fabriquent même plus promptement.

* Mr. Trump a été élu. No comment. Wait and see.

 

La lettre A m'a occupée ce matin. J'écrirai peut-être quelque chose, un jour, autour de la lettre B, si j'en ai le loisir, si Dieu me prête vie.

Vous pouvez continuer à lire Flaubert si le coeur vous en dit.

Dictionnaire des idées reçues/Texte entier - Wikisource

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_des_idées_reçues/Texte_entier

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 10:16

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Waouh ! Une interjection qui marque la surprise, l'admiration, la joie.

"Waouh, c'est incroyable ! C'est top !"

"Waouh ! Je n'en crois pas mes yeux !"

Le mot vient de l'anglo-saxon Wow.

 

On trouve WAOUH dans le Larousse, dans le Robert, dans l'Internaute, dans le dictionnaire francophone-eXionnaire, dans le Wiktionnaire ; mais pas dans le Dictionnaire de l'Académie ni sur le site du Cnrtl.

 

Un article dans le Monde : Waouh ! - Le Monde

On parle même de l'effet Waouh dans Le Droit de Réussir (où on lit par ailleurs une belle faute dans le titre). Faites s'écrit sans accent !

Faîtes-vous un "effet Waouh" ? - Le Droit de Réussir

 

Remarque : Waouh ! remplace souvent aujourd'hui les Oh ! et les Ah ! prononcés selon ce qu'ils traduisent : la joie, la surprise, l'admiration mais aussi la déception, la tristesse, etc.

 

Article connexe où vous trouverez une longue liste des interjections qui traduisent nos émotions :

Qu'est-ce qu'une interjection ? Qu'est-ce qu'une onomatopée ?

 

Je m'interroge. Fallait-il que je fasse un article sur Waouh alors que des Waouh, on en trouve à tire-larigot sur internet ?

Mais oui ! Pour les écrivains en herbe qui ne sauraient pas que le mot n'a pas été reconnu, officialisé, homologué par les instances compétentes que sont l'Académie et le Trésor (voir le Cnrtl, autrement dit, le Centre national de ressources textuelles et lexicales).

Je vous salue bien.

http://www.cnrtl.fr/definition/waouh

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 09:18

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Les menstrues (substantif féminin)

 

Cf. Littré -Terme de physiologie. Évacuation sanguine qui se fait chez les femmes tous les mois tant qu'elles sont aptes à procréer des enfants. Des menstrues abondantes, régulières, retardées, avancées.

REMARQUE

Ce mot ne se dit qu'au pluriel ; cependant il a pu avoir un singulier ; et de fait on trouve dans Voltaire : La femme à Loth, quoique sel devenue, Est femme encor, car elle a sa menstrue.*

*Dans le Dictionnaire Philosophique de Voltaire

- Entrée ASPHALTE

Synonymes de menstrues

En lien avec le Cnrtl :

règles

ours

ménorrhée

mois

histoires

anglais

affaires

époques

flux menstruel

flux cataménial

être indisposé

 

Argot – Sur le site de Bob

argagnasses

avoir sa rue barrée

avoir ses carlets

casser la gueule à son porteur d'eau

coquelicots

drapeau-rouge

les anglais débarquent

ragnagnas

Lire la suite :

>http://www.languefrancaise.net/?n=Bob.713&action=search&q=menstrues

 

Un menstrue

 

Cf. Littré -1 Terme de chimie. Liqueur propre à dissoudre les corps solides. L'eau régale est le menstrue de l'or.

On dit aujourd'hui de préférence dissolvant

2 Terme d'alchimie. Menstrue blanchi, menstrue puant, menstrue essentiel, menstrue des philosophes, le mercure des sages.

 

ÉTYMOLOGIE

Bas-latin menstruum, à cause d'une analogie supposée par les alchimistes avec les menstrues

 

Pour en savoir +

voir les mots sur le TLFi (Cnrtl)

 

Article connexe

> Les noms toujours ou généralement au pluriel - QUIZ 75

Vous trouverez dans cet article les mots :

Ténèbres Funérailles Tripes Moeurs Sévices Abois Auspices Décombres Doléances Entrefaites Arrhes Affres Calendes Fiançailles Aguets Frais Alentours Rillettes Ambages Condoléances Gens Annales Confins Honoraires Appointements Dépens Matines Laudes Complies Thermes Archives Ébats Us Armoiries Entrailles Obsèques Vêpres Arrérages Épousailles Pénates Victuailles Relevailles Babines Emplettes Fripes ou frippes Blandices Retrouvailles Ouailles Semailles Oubliettes Accordailles Agrès Comics Écrouelles Effondrilles Environs Errements Fringues Hardes Frusques Effondrilles Grègues Tripous ou Tripoux Ravages Intempéries Lochies Mamours Pouilles Menstrues Prémices Mânes Gémonies Royalties Tricoises Prolégomènes Ancêtres Bestiaux Catacombes Tripes

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 06:35

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 Bonjour à mes lecteurs !

Je croyais que mes articles étaient en sécurité sur Overblog et que rien ne pouvait leur arriver. Erreur !

 

2e BUG octobre 2016

Je tweete OverblogSupport le 26 octobre 2016

@OverblogSupport Nouvelle galère ! Overblog me demande de découper les sections trop longues de mes articles en nouvelles sections. Pourquoi ? Je dois vérifier 898 articles !

OVERBLOG ME REPOND :
Overblog Support@OverblogSupport

@mamiehiou Cela concerne uniquement les articles que vous souhaitez éditer ou mettre à jour. Inutile de le faire sur les 898 d'un coup.

 

N'empêche que je dois être très prudente et ne pas me faire piéger lorsque j'ajoute quelque chose à un article ancien.

Il serait - on ne sait jamais - amputé sans que je m'en aperçoive.

AJOUT : En fait non, je ne le pense pas parce que je ne peux pas (re)publier tant que je n'ai pas saucissonné l'article. Ouf !

 AJOUT : La galère, je ne vous dis pas, quand on doit découper un grand tableau.

 

1er BUG décembre 2013

Je m'aperçois le 11 décembre 2013 que les articles un peu longs que j'ai publiés sont brusquement raccourcis, ce qui leur donne un caractère bien bancal.

Overblog n'a pas prévenu. C'est comme un couperet qui me serait tombé sur la tête. Me faudra-t-il vérifier mes 650 articles pour compléter ce qui leur manque en leur ajoutant de nouvelles sections ? - Oui.

Cela va me prendre des lustres ! (1 lustre = 5 ans)

Certes, il n'y a pas mort d'homme mais je suis très affligée pour tout ce temps qu'il me faudra, un temps qui me sera volé sur celui des articles que j'aurais écrits, un temps qui me sera volé sur les lectures que je suis en train de faire.

Je vous prierai, chers lecteurs, de me signaler les articles qui vous semblent incomplets dans un commentaire à cet article même, ou à celui de l'article concerné. Je vous remercie d'avance.

>> J'avertis en outre mes abonnés qu'ils ne reçoivent plus par courriel les articles que je publie, alors que l'envoi se faisait automatiquement. Je leur conseille de jeter un coup d'oeil à mon blog de temps en temps pour qu'ils n'en manquent aucun. Le problème a commencé lors que la publication de l'article du 2 décembre : LES MOTS

Ajout du 4 janvier : Je suis arrivée à envoyer quelques nouveaux articles à mes abonnés, mais avec difficulté.

Je ne suis pas la seule à souffrir, puisque je lis des plaintes sur le forum d'overblog.

Je m'en vais de ce pas me mettre au travail !

Heureusement que j'avais tout sauvegardé sur fichier.

>> ACCUEIL & SOMMAIRE

>> Vous voulez retrouver un article du blog

Le 16 décembre 2013 à midi.

J'ai revu mes 650 articles. Bon nombre d'entre eux ont dû être rétablis dans leur version originelle  - j'espère que je n'en ai oublié aucun. J'ai mis 40 heures. J'en ai rajouté des sections textes !

Overblog, je vous supplie de ne plus me faire ce coup-là !

Que mon expérience malheureuse serve au moins à quelque blogueur passant par là.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ajout le 22-12-2013

Instructif, le blog IV OAM : 

> Nouvel overblog - infos, nouveautés administration, bugs, thèmes

qui met un lien avec mon article : "La galère" dans le § : 10-12-13 : Quand Overblog coupe les articles

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

> Problème parution d'articles

> http://fr.forum.over-blog-kiwi.com/discussion/1708/en-attente-probleme-d039affichage-des-commentaires-sur-nos-blogs#Item_7

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

le 23-12-2013

Il semblerait bien que les commentaires soient de nouveau possibles. 

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 Voir aussi l'article du 4 mars 2014

> Stupeur et tremblements causés par Overblog

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ajout du 30 mai 2014

J'ai publié ma nouvelle JUDITH un long texte que j'ai décidé de mettre en lien sur blogger, ce qui m'évitera de le couper en tranches avec d'innombrables sections textes.

Et je me ravise. N'est-il pas plus judicieux de le publier en PDF ? Quelle n'est pas ma surprise de voir qu'il est impossible de joindre un fichier si l'on n'est pas premium ? Je vérifie s'il n'y a pas d'infos à ce sujet sur le blog IV OAM : 

> Nouvel overblog - infos, nouveautés administration, bugs, thèmes

En effet, je lis que cette restriction nous est assénée depuis le 28 mai.

Nouvelle déception.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ajout du 31 août 2014 Zut ! de la pub !

Sur ma page d'accueil :

La publicité me dérange et peut déranger les lecteurs. Overblog me l'impose à mon corps défendant.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ajout décembre 2014

Amélioration dans la facilité à ajouter des sections pour allonger les articles.

Ne désespérons pas qu'Overblog veuille encore être plus attractif. mais il y a encore beaucoup à faire.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ajout avril 2015

Commentaires : Une erreur de maintenance d'overblog a embrouillé parfois

l'ordre des questions et des réponses.

Les guillemets ont été transformés malencontreusement par "

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ajout des 17 et 18 juin 2017

Je me suis aperçue que les phrases en exergue dans les notes de mes Délires ont été "polluées" par une mise en caractères gras "titre 2" au lieu de rester dans le "normal", ce qui donne un aspect brouillon à mes articles. j'ai passé deux jours à parcourir mes 192 Délires pour corriger.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel désagrément se produit. je me suis retrouvée un jour avec des parties de mes articles en police Times New Roman sans que j'aie fait quoi que ce soit.

Je perds un temps fou à tout remettre en place.

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 17:06

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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J'en étais là de mon chemin semé de chausse-trapes, désenchantée, abîmeuse en douleur, et je me défublai à jamais de tout espoir.

J'avais cru m'approcher si près du but ; la déception était d'autant plus cruelle.

"Où fuir ? Où ne pas fuir ?"* me dis-je. "Devrais-je désormais comme le Juif errant ** parcourir les contrées, sans repos ? les contrées  que dis-je  l'espace clos, arrêté de murailles invisibles qui m'enserraient irrémédiablement, moi et les captifs ignorants du piège qu'un jour on leur avait tendu."

Je cherchais en vain l'ardeur qui m'avait animée pendant de si longs mois, en quête d'une échappatoire. Et soudain j'avais cru entrevoir une lumière ; elle était là, brillante, au bout d'un tunnel. Chimère ! J'avais été dupée, embabouinée. Tout me sembla illusoire, vide de sens, insupportable. À moi, il y a peu, la jeune fille au courage à tous crins. J'eusse abatailler les fantômes.

Prétatou m'avait rejointe lorsque j'étais ressortie de la caverne innommable, l'enfer ignominieux où les hommes se ravalent au niveau le plus bas, celui de l'esclave, celui de la bête, l'oppresseur n'étant que la contrepartie de l'opprimé, l'exigence impitoyable de l'un contrebalançant la docilité pitoyable de l'autre.

"Où fuir ? Où ne pas fuir ?"

Prétatou, la queue basse et le flair aux aguets, n'osait piper ; lui, si loquace, si disert en toutes circonstances, en avait perdu la voix. Qui l'eût cru ? J'esquissai un pâle sourire à son endroit. Il rabattit les deux oreilles sur ses yeux pour voiler son désabusement.

"No future" lâchai-je, trahissant sans vergogne ma langue natale.

Les bras m'en tombèrent. C'est à peine si je me reconnus.

.............................................................................

*"Où fuir ? Où ne pas fuir ?"

Où courir ? Où ne pas courir ? Molière


**Le Juif errant, personnage légendaire.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-du-juif-errant/

Le Juif errant, roman de Eugène Sue 1844-1845

 

NOTES

Titre : Délires sans issue

Issue, issu, dérivés du verbe issir (vieux et rare) sortir.


J'en étais là de mon chemin semé de chausse-trapes, abîmeuse en douleur

Chausse-trape ou chausse-trappe, piège, embûche.

Abîmeux, abismeux en douleur, qui plonge dans la douleur - Cf. D.M.F. Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500)


je me défublai à jamais de tout espoir.

S'affubler, s'habiller d'une manière bizarre, ridicule.

se défubler/desfubler, se désaffubler, enlever ce qui affuble.

 

en quête d'une échappatoire.

Une échappatoire - Littré : Excuse frivole, subterfuge pour s'échapper, pour sortir d'embarras.

 

J'avais été dupée, embabouinée.

Embabouiner, familier - embobeliner, embobiner, entortiller

 

la jeune fille au courage à tous crins

À tous crins, énergique, à toute épreuve

 

J'eusse abatailler les fantômes.

Abatailler, combattre - Cf. D.M.F.

J'aurais combattu les fantômes.

 

les hommes se ravalent au niveau le plus bas

Se ravaler, s'abaisser, s'avilir – Littré

 

Prétatou [...] n'osait piper

Piper, piper mot, dire un mot

 

Qui l'eût cru ?

Subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé

Qui aurait cru cela ?

>> L'enseignement du français n'est plus ce qu'il était. Money Drop, Le Cid, Mauriac.


"No future !" lâchai-je, trahissant sans vergogne ma langue natale.

Langue natale, langue maternelle.

Sans vergogne, sans scrupule, sans honte.

 

Les bras m'en tombèrent.

Familièrement. Les bras m'en tombent, ma surprise est extrême. Littré

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 16:27

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Sommaire de l'article

A- Les épithètes homériques - Quiz 121

B- Expressions ayant la mythologie pour origine

 

A- Les épithètes homériques & Quiz 121

L'adjectif homérique est dérivé du nom Homère, poète de la fin du VIIIe siècle avant J.C., auquel on attribue les deux premières oeuvres de la littérature occidentale : l'Iliade et l'Odyssée.

 

L'Iliade raconte la Guerre de Troie où s'affrontent les Grecs et les Troyens.

L'Odyssée relate le retour chez lui d'Ulysse après la guerre de Troie, retour qui durera dix ans et sera émaillé de nombreuses aventures.

 

On rencontre dans ces textes des noms propres (des dieux, des héros, des villes, etc.) suivis d'épithètes homériques.

Épithètes sous la forme d'un complément de nom Achille à la course légère, d'un groupe nominal apposé Athéna, fille invincible née de la tête de Zeus, d'un adjectif épithète le divin Ulysse, d'une proposition relative introduite par qui Zeus qui aime la foudre.

 

Trouvez dans la deuxième colonne les épithètes homériques correspondant aux noms de la première colonne.

Les noms propres sont en liens avec les articles de Wikipédia.

 

1 Zeus

aux yeux pers

2 Apollon

aux doigts de rose

3 Aphrodite

le souverain maître

4 Ulysse

la fidèle

5 Pélée

au pied léger

6 Hermès

la brillante

7 Hector

l'ébranleur du sol

8 Héra

aux cheveux bouclés

9 Muses

aux larges avenues

10 Athéna

la déesse aux bras blancs

11 Aurore

archer glorieux

12 Agamemnon

père des dieux et des hommes

13 Pénélope

aux mille ruses

14 Achille

meneur de char

15 Ithaque

le messager des dieux

16 Poséidon

au casque étincelant

17 Calypso

amie des sourires

18 Troie

des olympiennes demeures

 

Ce qu'il fallait trouver :

 

1 Zeus

père des dieux et des hommes

2 Apollon

archer glorieux

3 Aphrodite

amie des sourires

4 Ulysse

aux mille ruses

5 Pélée

meneur de char

6 Hermès

le messager des dieux

7 Hector

au casque étincelant

8 Héra

la déesse aux bras blancs

9 Muses

des olympiennes demeures

10 Athéna

aux yeux pers

11 Aurore

aux doigts de rose

12 Agamemnon

le souverain maître

13 Pénélope

la fidèle

14 Achille

au pied léger

15 Ithaque

la brillante

16 Poséidon

l'ébranleur du sol

17 Calypso

aux cheveux bouclés

18 Troie

aux larges avenues

La liste des épithètes homériques n'est pas ici exhaustive.

 

B- On trouve, sur la toile, quelques sites qui donnent

des expressions ayant la mythologie pour origine.

 

> Les expressions d'origine mythologique - fiche pédagogique

http://www.cndp.fr/crdp-creteil/telemaque/comite/mythologie-expressions.htm

Se croire sorti de la cuisse de Jupiter

Un travail d’Hercule

Le supplice de Tantale

Le tonneau des Danaïdes

Se perdre dans un dédale

Ouvrir la boîte de Pandore

Être le sosie de quelqu’un

Cette femme est une harpie

Le fil d’Ariane

Toucher le pactole

Le talon d’Achille

Avoir une voix de Stentor

Être médusé

Tomber de Charybde en Scylla

Un travail de Titan

Être dans les bras de Morphée

 

> EXPRESSIONS FRANÇAISES - MYTHOLOGIE

http://www.les-expressions.com/resultats.php?toid=7

La roue de la Fortune

Agir comme une furie

Une pomme de discorde

 

> Mythologie-vocabulaire - La Grèce antique

http://jfbradu.free.fr/GRECEANTIQUE/GRECE%20CONTINENTALE/PAGES%20THEMATIQUES/voc-mytho.php3

le complexe d'Œdipe

Le rocher de Sisiphe

Le tonneau des Danaïdes

Un colosse aux pieds d'argile

Le cheval de Troie

Une mégère

Sortir tout armé de la tête de quelqu'un

Une panacée

Les yeux d'Argus

Une odyssée

Un travail de Titan

Une chimère

Un cerbère

La corne d'abondance

L'écho

Le lit de Procuste

Une personne narcissique (du nom Narcisse)

Taquiner la muse

La tunique de Nessus

Un travail de Pénélope

Une voix de sirène

Les yeux d'Argus

Etc.

Articles connexes :

Articles du blog liés à l'histoire et à la mythologie

 

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 13:35

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Je viens de retrouver un texte dans mes "vieux papiers". Je vérifie si on le trouve sur la toile.

Oui, il y est, parfois tronqué.

Je n'ai pas retrouvé le nom de l'auteur qui s'est amusé à y faire des calembours. Dommage ! Il méritait d'être cité pour la postérité.

Sommaire de l'article

Qu'est-ce qu'un calembour ?

Texte Décès à l'abbaye

Le Marquis de Bièvre – Son article écrit dans l'Encyclopédie

Quelques calembours du Marquis

Littré

CALEMBOUR : Jeu de mots fondé sur des mots se ressemblant par le son, différant par le sens, comme quand M. de Bièvre disait que le temps était bon à mettre en cage, c'est-à-dire serein (serin).

 

DÉCÈS A L'ABBAYE

Un grand malheur est arrivé à l'abbaye Saint Pathique et j'ai la terrible mission de vous en faire part. Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait le salut, l'abbé Quille tomba subitement dans les bras du père Iscope. Le père Turbé, son voisin, fit interrompre la cérémonie. Le père Plexe montra son étonnement mais le père Spicace saisit rapidement la situation. Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur plus grand soutien. Même le père Sécuteur, fut affligé. Un seul restait joyeux, le père Fide. Mais le père Cutant le pria sévèrement de compatir ; quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le Saint Plet intervienne et lui parle, car lui, au moins, il l'aurait aidé à comprendre. C'est l'abbé Rébask qui prit sous son bonnet de l'éclairer. Le père Iphérique courut chercher le père Manganate et le père Itoine, les deux médecins de l'Abbaye. Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains. Ils le confièrent au père Manant, qui contacta la soeur Ingue et la mère Curochrome, du couvent voisin. Mais elles ne surent que répondre. Le père Quisition constata le décès, et le lendemain fut donc célébré l'enterrement. Chacun fut appelé à l'Abbaye par les célèbres cloches sonnées par le père Sonnage. Le pape Arazzi lui-même fut prévenu. Il venait tout juste de succéder au pape Yion, le plus éphémère de nos papes, qui avait pris la suite du pape A. Tango-Charli. La messe fut dite sur une musique de l'abbé Thoven. Le père Ocquet fut chargé du sermon pour décharger l'abbé Gueille et, comme il n'avait pas de chaire, il monta sur les épaules du père Choir. A la fin de l'homélie, le père Cepteur et l'abbé Néfisse firent la quête et remirent les dons à l'abbé N'Pé. On nota bien que le réverend Lemoi ne donna rien. Après la messe, une grande discussion s'engagea : pour se rendre au cimetière, l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs. Le père Clus s'y opposait. L'abbé Casse et le père Midechasse en étaient enchantés. Le père Missif s'en moquait bien. Mais le père Vers et le père Nicieux en profitèrent pour semer la pagaille dans les esprits. Finalement, on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillère serait chargé du transfert du corps du défunt, et on passerait par la route. Le père Misdeconduire et l'abbé MW récupéreraient les retardataires. Devant la tombe creusée par le père Forateur, en l'absence du père Missionnaire, l'abbé Nédiction donna l'absoute. Puis on plaça la pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse. Enfin l'abbé Tabondieu et l'abbé Bêtequimonte fleurirent la tombe avec des bouquets assemblés par le père Venche et l'abbé Gonia, fidèles disciples du Saint Ethique. Sur le chemin du retour, le spectacle était déchirant. Le père Pendiculaire était plié en deux de douleur, l'abbé Vitré était plein de larmes Le père Pétuité fit voeu de pleurer à vie. La mère Cédès et la mère Ideparis, invitées à l'inhumation, fermaient la marche en compagnie du frère du père Igord et du Lama Jorette, moine boudhiste, ami d'enfance du défunt. Le père Uvien était aussi venu de loin pour l'occasion. Même le pope Corn du centre orthodoxe proche avait voulu se joindre aux moines dans la peine. L'abbé R'Lue avait demandé l'itinéraire du retour au père Dition, mais ils disparurent avec le père Dudevue. Plus tard, on retrouva la père Du qui s'était égaré. A l'arrivée, le père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas à la place de l'abbé Ration, tout en consultant les livres de Saint Doux. La soeur Pilière se propos pour aider. Le père NO et le père Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.

 

L'abbé Cédaire

 

Marquis de Bièvre
François-Georges Maréchal
(1747-1789)

Kalembour

Article extrait du Supplément à l'Encyclopédie – 1777

(orthographe du XVIIIe siècle)

KALEMBOUR, ou CALEMBOUR, (Gramm) c’est l’abus que l’on fait d’un mot susceptible de plusieurs interprétations, tel le mot piece, qui s’emploie de tant de manieres : pieces de théâtre, pieces de plein pied, pieces de vin, etc. Par exemple, en disant qu’on doit donner à la comédie une fort jolie piece de deux sols, on fera de ce mot l’abus que nous appellons kalembour. C’est dans ce style que le sieur Devaux dos Caros écrivit en 1630 l’histoire de sa mie de pain mollet, que de nos jours on a donné celle du bacha Bilboquet qui avoit des bras de mer, & nous citerons encore pour des modeles la lettre du sieur, du scieur, de bois flotté à madame la comtesse Tation, la contestation, & la tragédie de Vercingétorix.

Les amateurs séveres veulent que le kalembour puisse s’écrire, & que l’orthographe n’en souffre pas. Ils assurent qu’alors il est plus exact ; mais comme ce n’est point un genre, qu’il trouve mieux sa place dans la conversation que dans un ouvrage, & que vraisemblablement nous avons parlé long-tems avant que de savoir écrire, c’est bien assez pour le kalembour de ne pas choquer l’oreille. D’ailleurs, s’il n’est ni gai ni piquant, il aura beau être très-exact, ce ne sera jamais qu’une sottise très-exactement dégoûtante ; au lieu qu’il est toûjours sûr de son effet, même en dépit de l’orthographe, lorsqu’il est assaisonné de quelque sel, ou qu’il présente à l’esprit quelque contraste vraiment plaisant. Il falloit être de bien mauvaise humeur pour condamner ces deux vers qui sont dans la bouche de Vercingétorix :

Je sus, comme un cochon, résister à leurs armes,
Et je pus, comme un bouc, dissiper vos alarmes.

Ceci est exécrable, disoit-on à l’auteur, vous écrivez je sus & je pus avec un s à la fin, il faudroit qu’on pût y mettre un e pour que le kalembour fût exact : celui-ci répondit au censeur : eh bien ! Monsieur, je ne vous empêche point d’y mettre le vôtre, un nez pour un e.

Cette derniere tournure differe de celle que nous avons indiquée d’abord : aussi le kalembour se présente-t-il de bien des manieres, tantôt c’est une question : par exemple, savez-vous quels sont les ouvriers avec qui l’on s’arrange le mieux ?non : – eh bien ! ce sont les perruquiers, parce qu’il sont tout-à-fait accomodans. Quelquefois c’est une pantomime ; tel est celui d’un musicien qui fatigué de ce qu’on lui demandoit pour la quatrieme fois un autre air que celui qu’il jouoit, fini par aller ouvrir la fenêtre. Tantôt il présente une idée qui avec l’apparence du sens commun est cependant assez obscure pour obliger d’en demander une explication. C’est un jeu auquel les plus fins sont attrapés, pourvu que le moment soit bien saisi : par exemple, comment trouvez vous ce thé là ? savez vous que c’est monsieur .... qui me l’a fait venir de Hollande ? – ah ! ah ! je croyois que c’était monsieur le duc de … qui vous l’avoit donné ; – pourquoi ? – parce qu’on dit dans le monde qu’il a beaucoup de bonté, bon thé, pour vous. Tantôt l’idée du kalembour n’a pas l’ombre du bon sens, mais alors il n’en est que plus plaisant, parce qu’il transporte tout-à-coup l’imagination fort loin du sujet dont on parle, pour ne lui offrir ensuite qu’une puérilité. Marchons toûjours avec l’exemple : n’est-il pas cruel de voir que les hommes soient toûjours cachés & dissimulés, & qu’on ne puisse jamais lire dans leur ame ? cela est affreux. Enfin il n’y a plus que les gens d’écurie qui soient vrais aujourd’hui, – comment ? – sans doute, il ne font point ordinairement un mystere de leur façon de penser, panser les chevaux.

On a vu par l’exemple qui a précédé celui-ci, que le kalembour dépend souvent de la construction que l’on donne à la phrase : car le mot bonté ne pourroit être pris pour bon thé, si l’on disoit, sa bonté, ses bontés, etc. il y a aussi des verbes qui ne présentent d’équivoque que dans quelques-uns de leur tems ; tels que peindre & peigner que l’on pourra prendre l’un pour l’autre, lorsqu’on dira, nous peignons, vus peignez, etc. mais c’est toûjours la maniere d’amener & de placer le kalembour qui le rend plus ou moins plaisant : par exemple, ce seroit une platitude bien froide de dire : cet homme-là mérite d’être cru, il ne faut pas le cuire ; mais on sera sûr de faire rire avec le même équivoque, en supposant un homme condamné à être brûlé qui, au moment où l’on va mettre le feu au bûcher, veut parler encore pour sa justification, & en admettant un interlocuteur qui lui adresse ces mots : va, mon ami, ce que tu dis là & rien, c’est la même chose, tu ne sera plus cru.

Le kalembour devient aussi plus piquant par des circonstances que le hasard seul peut amener ; par exemple, un officier de marine faisoit à table un fort long récit d’une tempête qu’il avoit essuyée vingt ans auparavant : enfin, dit-il, nous jettâmes l’ancre, & nous donnâmes de nos nouvelles ; vous aviez donc perdu la tête tout-à-fait, reprit quelqu’un, puisque voulant donner de vos nouvelles, vous avez commencé par jetter l’encre. Voilà ceux que les dissertateurs & les conteurs ne pardonnent pas, ainsi que les prétendus beaux esprits, parce qu’alors on les abandonne pour rire, & qu’on n’y revient plus. Le kalembour employé de cette maniere seroit une armée défensive assez utile en société ; mais de quoi n’abuse-t-on pas ? On en a fait quelquefois une arme très offensive, tel est ce fameux mot de Moliere au parterre, le jour que le premier président de Harlai, qu’on croyait reconnoître dans Tartuffe, en fit suspendre la représentation : Messieurs, nous comptions avoir l’honneur de vous donner aujourd’hui Tartuffe, mais M. le premier président ne veut pas qu’on le joue. Telle est encore cette répartie d’un homme à une femme qui lui demandoit pourquoi il la considéroit si attentivement, je vous regarde, madame, répondit-il, mais je ne vous considere pas.

Il y a une remarque assez singuliere à faire sur ceux qui écoutent un kalembour ; c’est que le premier qui le devine le trouve toûjours excellent, & les autres plus ou moins mauvais, à raison du tems qu’ils ont mis à le deviner, ou du nombre des personnes qui l’ont entendu avant eux ; car dans le monde moral, c’est l’amour-propre qui abhorre le vuide.

Il paroît qu’il n’y a point de langue morte ou vivante qui prête plus au kalembour que la françoise. Les François en font tous les jours sans qu’ils s’en aperçoivent, mais les étrangers sur-tout y sont pris à chaque instant ; on connoît celui de cet Anglois qui trouvoit ses bottes trop équitables, trop justes, & qui croyoit parler plus honnêtement, en disant qu’il revenoit du dévoyement de Saint-Germain. Au reste toutes les langues du monde fournissent nécessairement une ample matiere aux équivoques ; la nature est si riche, nous sommes remués par tant de causes, que notre articulation ne peut suffire à distinguer les nuances que nos yeux & notre esprit peuvent apercevoir, ainsi les kalembours doivent être aussi anciens que les hommes. Si nous voulions parler ici des doutes & de l’obscurité que des rapports de mots ont jettés dans l’histoire ancienne, des changemens et des malheurs qui ne sont arrivés que faute de s’entendre, nous trouverions moyen de donner quelque importance au kalembour, & de remonter peut-être à l’origine de l’antipathie qui existe entre la philosophie & lui ; mais nous nous contenterons d’ajouter qu’il faudroit avoir bien de la rancune pour le bannir absolument de la société, aujourd’hui que nous sommes assez éclairés pour qu’il ne puisse plus nous donner que matiere à rire.

Pour finir dignement cet article, nous devrions indiquer son étymologie : mais nous avons le courage d’avouer que nous ne la connoissons pas. On croit bien y trouver le mot latin calamus : mais il faudroit quelque chose de plus ; d’ailleurs cette origine ne conviendroit point à une plaisanterie que l’oreille seule peut admettre. On doit nous trouver bien généreux de convenir ainsi de notre impuissance, car il ne tiendroit qu’à nous de dire qu’il dérive du composé lizotruq, se divisant en beaux rameaux, ce qui exprimeroit assez bien les différentes significations d’un même mot. C’est ici le seul lieu de parler de deux autres rébus connus sous le nom de charade & de contrepetterie, qui, sans avoir aujourd’hui les mêmes ressources que le kalembour, ont pu produire autrefois les mêmes erreurs.

Pour faire une charade, il faut choisir un mot composé de deux syllabes qui chacune fasse un mot, tel que mouton, alors on propose ce mot à deviner, en disant, ou à peu-près : mon premier désigne ce qui n’a point de consistance : sans mon second, il n’y auroit point de musique, mon tout est un animal pacifique. Ainsi la charade est toûjours une plaisanterie préparée.

On fait une contrepetterie lorsqu’on transpose la premiere lettre de deux mots, ce qui arrive fréquemment à ceux qui parlent avec trop de volubilité ; mais pour qu’elle soit exacte, il faut que la phrase ait toûjours sens, tel ridicule qu’il soit : exemples, un feu trop près du port, pour un peu trop près du fort ; le caire se mouche, pour le maire se couche.

La contrepetterie offre quelquefois des contrastes assez plaisans : la charade peut quelquefois être un madrigal & même un épigramme, mais elle ressemble toûjours à un commentaire, & ne se présente jamais que sous le même aspect ; on voit d’ailleurs que ces deux sortes de rébus sont si dénués de gaieté par leur construction, que les plus plaisans sont ceux que nous ne pouvons citer ici. (D. B.)

Calembours du Marquis de Bièvre

Apprenant à un ami qu'un homme s'était jeté dans un puits par désespoir d'amour.

"Dans un puits? Mais c'est là se conduire comme un fou !

Dites plutôt comme un sot !" (un seau)

 

"Ma santé est bien altérée", se plaignait un vieux libertin.

Eh bien, que ne la faites-vous boire" lui répondit le marquis Georges de Bièvre.

 

Le marquis aimait se promener avec ses jolies invitées dans un bosquet planté de six ifs : "Madame, s'écriait-il voici l'endroit décisif !" (des six ifs)

 

Dernier calembour en mourant à Spa, où il était allé prendre les eaux.

"Mes amis ! je m'en vais de ce pas." (de Spa)

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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