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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 11:01

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QUIZ 120

 

 

Choisissez dans la 2e colonne du tableau les termes qui conviennent pour compléter les phrases de la 1re colonne.

La correction suit tous les trois tableaux.. Elle est surlignée en bleu.

Pour en savoir plus, cliquez sur les mots de la 2e colonne en lien

avec le Cnrtl > Lexicographie.

Certains mots ont plusieurs acceptions.

1

Le professeur n'était pas maître de ses élèves. Quel ...... dans sa classe !

tapage

La foule se pressait en ...... pour acclamer ses champions.

chahut

On a fait un tel ...... autour de cette histoire. C'était indécent.

tintamarre

Le ...... dans les fan-zones quand un but était marqué !

tumulte

 

2

Notre sommeil était perturbé par la ...... de la fête qui parvenait jusqu'à nous.

chanson

C'est toujours la même ....... Cesse de ressasser !

explosion

Je remarquais, terrifiée, la ...... de sa respiration.

crépitation

Le bruit de la fête fut dominé par une ...... qui mit tout le monde en fuite.

rumeur

 

3

Je freinai brusquement et j'entendis clairement un ...... de pneus sur l'asphalte

carillon

Nous étions essorillés par le ...... des bombes alentour.

bacchanal

Big Ben, il va sans dire, a un ...... reconnaissable entre tous.

crissement

Notre réunion entre amis devint à ce point orgiaque qu'il se fit un grand .......

éclatement

 

1

Le professeur n'était pas maître de ses élèves. Quel chahut dans sa classe !

tapage

La foule se pressait en tumulte pour acclamer ses champions.

chahut

On a fait un tel tapage autour de cette histoire. C'était indécent.

tintamarre

Le tintamarre dans les fan-zones quand un but était marqué !

tumulte

 

2

Notre sommeil était perturbé par la rumeur de la fête qui parvenait jusqu'à nous.

chanson

C'est toujours la même chanson. Cesse de ressasser !

explosion

Je remarquais, terrifiée, la crépitation de sa respiration.

crépitation

Le bruit de la fête fut dominé par une explosion qui mit tout le monde en fuite.

rumeur

 

3

Je freinai brusquement et j'entendis clairement un crissement de pneus sur l'asphalte.

carillon

Nous étions essorillés par l'éclatement des bombes qui pleuvaient alentour.

bacchanal

Big Ben, je vous assure, a un carillon reconnaissable entre tous.

crissement

Notre réunion entre amis devint à ce point orgiaque qu'il se fit un grand bacchanal.

éclatement

 

4

Les musiciens étaient mauvais et je supportais mal la ...... dont ils nous gratifiaient.

voix

Les troupes soldatesques défilaient en .......

stridulation

La cigale dit à la fourmi : "Laissez-vous charmer par ma ...... et cessez de vous moquer de moi."

fanfare

Des éclats de...... dans la pièce voisine me tirèrent brusquement de mon sommeil.

cacophonie

 

5

Le feu d'artifice se termina par une ...... assourdissante.

clameur

Le pauvre comédien raté ne put que fuir sous les ...... de l'auditoire.

déflagration

De l'immeuble en feu s'élevait une ...... effrayante.

pétarade

Je lui dis un mot de trop et il me répondit par une ...... de colère.

huée

 

6

On s'inquiétait que le/la ...... aigu de l'air enflât dans les tuyaux du vieux poële.

sonnerie

La chasse était ouverte. Un/une ...... nous fit sursauter.

brondissement

Les enfants s'amusaient à jeter du sel sur les braises pour entendre un/une .......

détonation

Il était l'heure de sortir. Le/la ...... avait retenti.

décrépitation

 

4

Les musiciens étaient mauvais et je supportais mal la cacophonie dont ils nous gratifiaient.

voix

Les troupes soldatesques défilaient en fanfare.

stridulation

La cigale dit à la fourmi : "Laissez-vous charmer par ma stridulation et cessez de vous moquer de moi."

fanfare

Des éclats de voix dans la pièce voisine me tirèrent brusquement de mon sommeil.

cacophonie

 

5

Le feu d'artifice se termina par une pétarade assourdissante.

clameur

Le pauvre comédien raté ne put que fuir sous les huées de l'auditoire.

déflagration

De l'immeuble en feu s'élevait une clameur effrayante.

pétarade

Je lui dis un mot de trop et il me répondit par une déflagration de colère.

huée

 

6

On s'inquiétait que le brondissement aigu de l'air enflât dans les tuyaux du vieux poële.

sonnerie

La chasse était ouverte. Une détonation nous fit sursauter.

brondissement

Les enfants s'amusaient à jeter du sel sur les braises pour entendre une décrépitation.

détonation

Il était l'heure de sortir. La sonnerie avait retenti.

décrépitation

 

7

Je ne suis pas d'accord avec lui. Je vais faire un/une ...... du diable.

canonnade

Chaque jour donnait lieu à un/une ...... sans fin. C'était l'enfer.

jacasserie

Était-il possible qu'il fussent sous le feu du/de la ......?

chamaille

vieux, littéraire

Telles des pies, elles se livraient à des ...... sans fin.

pétard

 

8

Il lâchait des ...... tout en douceur et l'air en était empuanti.

bourdonnement

Je ne puis me débarrasser de mes acouphènes qui sont un/une ...... incessant.

murmure

Je n'oubierai jamais le/la ...... de tes lèvres.

chuchotis

Il nous fallait taire nos ...... au risque de nous faire gronder.

vesse (féminin)

rare, familier, vx

 

9

Je m'allongeais sur la mousse et me laissais bercer par le ...... de la brise sur les feuilles.

susurrement

Les oiseaux arrivaient et l'on percevait le ...... de leurs ailes.

chuchotement

Il aurait fallu qu'il tendît l'oreille pour percer nos .......

friselis frisselis

J'aimais les doux ...... de ta voix légèrement sifflante.

bruissement

 

7

Je ne suis pas d'accord avec lui. Je vais faire un pétard du diable.

canonnade

Chaque jour donnait lieu à une chamaille sans fin. C'était l'enfer.

jacasserie

Était-il possible qu'il fussent sous le feu de la canonnade ?

chamaille

vieux, littéraire

Telles des pies, elles se livraient à des jacasseries sans fin.

pétard

 

8

Il lâchait des vesses tout en douceur et l'air en était empuanti.

bourdonnement

Je ne puis me débarrasser de mes acouphènes qui sont un bourdonnement incessant.

murmure

Je n'oubierai jamais le murmure de tes lèvres.

chuchotis

Il nous fallait taire nos chuchotis au risque de nous faire gronder.

vesse

 

9

Je m'allongeais sur la mousse et me laissais bercer par le friselis de la brise sur les feuilles.

susurrement

Les oiseaux arrivaient et l'on percevait le bruissement de leurs ailes.

chuchotement

Il aurait fallu qu'il tendît l'oreille pour percer nos chuchotements.

friselis frisselis

J'aimais les doux susurrements de ta voix légèrement sifflante.

bruissement

 

10

J'en ai assez de vos chamailleries qui font un ...... de tous les diables !

fracas

Les tramways qui passent sous ma fenêtre font un de ces ...... !

cri

"Qu'est-ce que c'est que ce ...... ? ― J'ai fait tomber la pile d'assiettes !"

potin

Elle poussa un ......d'épouvante lorsqu'elle rencontra le loup-garou.

vacarme

 

11

Silence, les garçons ! Vous faites un tel ...... qu'on ne s'entend plus

boucan

Le ...... de son violon me causait une véritable horripilation.

raffut

Vous n'êtes donc pas incommodés par le ...... que vous faites tous les soirs ? Moi si !

grondement

Le ...... du tonnerre me fait frémir à chaque fois que je l'entends.

crincrin

 

12

Notre voisine pointilleuse ne va jamais supporter le ...... qu'on fait.

ronflement

Il semblait qu'un ...... rebelle refusait de répéter exactement ce que je criais. Bizarre.

charivari

Le ...... hoquetant du moteur m'inquiète. Arrêtons-nous.

barouf

argot, familier

Le mariage mal assorti a suscité un beau ...... sur la place du village.

écho

 

9

Je m'allongeais sur la mousse et me laissais bercer par le friselis ou le bruissement de la brise sur les feuilles.

susurrement

Il aurait fallu qu'il tendît l'oreille pour entendre nos chuchotements.

chuchotement

Je m'allongeais sous mon arbre pour jouir du bruissement des frondaisons.

friselis frisselis

Tu aimais me susurrer des douceurs de ta voix légèrement sifflante.

bruissement

 

 

10

J'en ai assez de vos chamailleries qui font un potin de tous les diables !

fracas

Les tramways qui passent sous ma fenêtre font un de ces vacarmes !

cri

"Qu'est-ce que c'est que ce fracas ? ― J'ai fait tomber la pile d'assiettes !"

potin

Elle poussa un cri d'épouvante lorsqu'elle rencontra le loup-garou.

vacarme

 

11

Silence, les garçons ! Vous faites un tel raffut qu'on ne s'entend plus

boucan

Le crincrin de son violon me causait une véritable horripilation.

raffut

Vous n'êtes donc pas incommodés par le boucan que vous faites tous les soirs ? Moi si !

grondement

Le grondement du tonnerre me fait frémir à chaque fois que je l'entends.

crincrin

 

12

Notre voisine pointilleuse ne va jamais supporter le barouf qu'on fait.

ronflement

Il semblait qu'un écho rebelle refusait de répéter exactement ce que je criais. Bizarre.

charivari

Le ronflement hoquetant du moteur m'inquiète. Arrêtons-nous.

barouf

argot, familier

Le mariage mal assorti a suscité un beau charivari sur la place du village.

écho

 

13

Quand M. et Mme Smith se disputaient, ça faisait du ......, je ne vous dis pas !

grabuge

familier

L'échauffourée se mua en véritable ....... Les policiers n'en pouvaient mais.

bastringue

populaire

Le ...... de mon chat m'apaise et me fait baisser ma pression artérielle quand je l'entends.

hurlement

C'était pitié d'entendre les ...... des torturés.

ronron

 

14

Le ...... des trompettes attira mon attention. Que célèbre-t-on ? demandai-je.

chambard

familier

Mon ventre s'exprime en ....... C'est parfois très gênant.

borborygme

Ces musiciens sont devenus fous. Quel ............ ils font !

coup

Passe-moi le brigadier que je frappe les trois ....... La pièce va commencer.

hourvari

 

15

Parfois je n'entends plus les ...... de mon coeur. J'ai besoin d'un stimulateur cardiaque.

ramdam

populaire

On a prévu de faire du ......, ce soir, au cabaret.

ton

Arrêtez ce ...... ou j'appelle la police. Vous avez vu l'heure ?

battement

Baisse d'un ......, s'il te plaît. Je suis ta mère.

bousin bouzin trivial, vieilli

 

13

Quand M. et Mme Smith se disputaient, ça faisait du bastringue, je ne vous dis pas !

grabuge

familier

L'échauffourée se mua en véritable grabuge. Les policiers n'en pouvaient mais.

bastringue

populaire

Le ronron de mon chat m'apaise et me fait baisser ma pression artérielle.

hurlement

C'était pitié d'entendre les hurlements des torturés.

ronron

 

14

Le hourvari des trompettes attira mon attention. Que célèbre-t-on ? demandai-je.

chambard

familier

Mon ventre s'exprime en borborygmes. C'est parfois très gênant.

borborygme

Ces musiciens sont devenus fous. Quel chambard ils font !

coup

Passe-moi le brigadier que je frappe les trois coups. La pièce va commencer.

hourvari

 

15

Parfois je n'entends plus les battements de mon coeur. J'ai besoin d'un stimulateur cardiaque.

ramdam

populaire

On a prévu de faire du bousin, ce soir, au cabaret.

ton

Arrêtez ce ramdam ou j'appelle la police. Vous avez vu l'heure ?

battement

Baisse d'un ton, s'il te plaît. Je suis ta mère.

bousin bouzin

trivial, vieilli

 

16

On n'entend rien. Monte le .......

ronronnement

Il réagissait immédiatement à mon ...... de doigts.

râle râlement

Le ...... du moribond ne s'arrêtera-t-il donc jamais ?

son

Le ...... régulier de l'avion apaisait mes craintes.

claquement

 

17

Mais que se passe-t-il soudain sur la place ? On ne s'entend plus. Quel ...... !

grésillement

J'entends un ...... dans la cuisine. Tu fais des frites ?

bordel

argot, vulgaire

Écoute le ...... des feuilles de nos arbres. C'est lugubre.

brouhaha

J'aime le ...... joyeux de mes invités.

froissement

 

 

18

Le ...... du tambour annonce que le crieur s'apprête à nous lire des avis municipaux.

Frou-frou

froufroutement

Peut-on imaginer la sensation délicieuse que me procure le ...... des robes ?

pétillement

Quand le ...... du champagne nous rend gais, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

retentissement

Chaque matin, j'écoutais avec angoisse le ...... de ses pas.

roulement

 

16

On n'entend rien. Monte le son.

ronronnement

Il réagissait immédiatement à mon claquement de doigts.

râle râlement

Le râle du moribond ne s'arrêtera-t-il donc jamais ?

son

Le ronronnement régulier de l'avion apaisait mes craintes.

claquement

 

17

Mais que se passe-t-il soudain sur la place ? On ne s'entend plus. Quel bordel !

grésillement

J'entends un grésillement dans la cuisine. Tu fais des frites ?

bordel

argot, vulgaire

Écoute le froissement des feuilles de nos arbres. C'est lugubre.

brouhaha

J'aime le brouhaha joyeux de mes invités.

froissement

 

18

Un roulement de tambour annonce que le crieur s'apprête à nous lire des avis municipaux.

Frou-frou

froufroutement

Peut-on imaginer la sensation délicieuse que me procure le frou-frou des robes ?

pétillement

Quand le pétillement du champagne nous rend gai, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

retentissement

Chaque matin, j'écoutais avec angoisse le retentissement de ses pas

roulement

 

19

Tout ce ...... depuis hier ! J'ai une tête comme une citrouille. Vivement le repos !

souffle

Le ...... des mouches m'a empêchée de fermer l'oeil.

babil

J'aime le ...... de mon bébé.

tintouin

familier

La nuit, elle guettait avec bonheur le ...... de son amoureux.

vrombissement

 

20

Le ...... de l'arbitre retentit et brisa l'élan des joueurs.

foin

populaire

Ah, ces gosses ! Ils font un tel ...... qu'ils vont faire pleurer le plus petit.

cornage

Comme c'est brouillé ! Il y a plein de ...... sur la ligne.

parasites

Vous serez affectés au ...... et vous nous avertirez quand vous verrez l'ennemi approcher.

sifflet

 

21

Un ...... coquin me fit tourner la tête. M'était-il adressé ?

gargouillement gargouillis

Quel désordre ! Quel ...... à Gauche ! Je crains qu'ils n'en viennent aux insultes.

bazar

La gouttière près de ma fenêtre ne cesse de faire des ...... quand il pleut.

boulevari

Peut-on supporter un ...... pareil ? Oh, hé, oh ! doucement les basses !

sifflement

 

19

Tout ce tintouin depuis hier ! J'ai une tête comme une citrouille. Vivement le repos !

souffle

Le vrombissement des mouches m'a empêchée de fermer l'oeil.

babil

J'aime le babil de mon bébé.

tintouin familier

La nuit, elle guettait avec bonheur le souffle de son amoureux.

vrombissement

 

20

Le sifflet de l'arbitre retentit et brisa l'élan des joueurs.

foin populaire

Ah, ces gosses ! Ils font un tel foin qu'ils vont faire pleurer le plus petit !

cornage

Comme c'est brouillé ! Il y a plein de parasites sur la ligne.

parasites

Vous serez affectés au cornage et vous nous avertirez quand vous verrez l'ennemi approcher.

sifflet

 

21

Un sifflement coquin me fit tourner la tête. M'était-il adressé ?

gargouillement gargouillis

Quel désordre ! Quel boulevari à gauche ! Je crains qu'ils n'en viennent aux insultes.

bazar

La gouttière près de ma fenêtre ne cesse de faire des gargouillis quand il pleut.

boulevari

Peut-on supporter un bazar pareil ? Oh, hé, oh ! doucement les basses !

sifflement

 

22

Je ne supporte plus le ...... de mes portes. "Jacques, fais quelque chose !"

chuintement

Je ne puis éviter les ............ du plancher quand je marche.

clapotis

Le silence de la nuit me permettait de percevoir les ...... des oiseaux nocturnes.

craquement

Allongée sur le sable, je me laissai bercer par le ...... des vagues.

grincement

 

23

Le ...... de la Savoyarde, la plus grosse cloche de France, m'émeut jusqu'aux larmes. Celui du Bourdon de Notre-Dame aussi.

crépitement

La pluie s'annonce par son ...... sur mes vitres.

tintement

Le ...... nerveux et continu de tes doigts sur la table, traduit, chez toi, une grande nervosité. Serait-ce un toc ?

déclic

Tu ne prendras pas la photo si tu n'appuies pas sur le bouton du ......, pauvre niais !

tapement

 

24

Mon petit-fils éclate de rire quand il fait un ....... "Mamie, j'ai pété !" s'exclame-t-il, radieux.

clapotage

Qu'est-ce donc que ce ...... de clefs ? On veut entrer chez moi ?

clappement

Cesse ce ...... de langue, s'il te plaît. Cela m'exaspère.

Cliquetis

Vieux et rare :

Cliquètement/ cliquettement

"Vous souffrez d'un ...... gastrique, lui dit son médecin. ― C'est grave, docteur ? "

prout

familier

 

22

Je ne supporte plus le grincement de mes portes. "Jacques, fais quelque chose !"

chuintement

Je ne puis éviter les craquements du plancher quand je marche.

clapotis

Le silence de la nuit me permettait de percevoir le chuintement des oiseaux nocturnes.

craquement

Allongée sur le sable, je me laissai bercer par le clapotis des vagues.

grincement

 

23

Le tintement de la Savoyarde, la plus grosse cloche de France, m'émeut jusqu'aux larmes. Celui du Bourdon de Notre-Dame aussi.

crépitement

La pluie s'annonce par son crépitement sur mes vitres.

tintement

Le tapement nerveux et continu de tes doigts sur la table traduit, chez toi, une grande nervosité. Serait-ce un toc ?

déclic

Tu ne prendras pas la photo si tu n'appuies pas sur le bouton du déclic, pauvre niais !

tapement

 

24

Mon petit-fils éclate de rire quand il fait un prout. "Mamie, j'ai pété !" s'exclame-t-il, radieux.

clapotage

Qu'est-ce donc que ce cliquetis de clefs ? On veut entrer chez moi ?

clappement

Cesse ce clappement de langue, s'il te plaît. Cela m'exaspère.

Cliquetis

cliquètement rare

"Vous souffrez d'un clapotage gastrique, lui dit son médecin. ― C'est grave, docteur ? "

prout familier

 

25

On cria ...... sur le baudet. Et le baudet, c'était moi. J'étais pourtant bien innocent.

tam-tam

J'arrivai à la foire et j'y rencontrai là tout un/une ...... de gens et de choses disparates.

haro

On ne l'entendait s'exprimer qu'en ...... qui traduisaient ses émotions.

tohu-bohu

Le/la ...... se répandit, portant son message dans la jungle épaisse.

onomatopée

 

26

"Alors, s'enquit mon chirurgien après m'avoir opérée, dites-moi, avez-vous fait des ...... ?"

craquètement

Le ...... des cigognes m'annoncent qu'elles ont bâti leur nid tout près de chez moi.

rafale

Des tirs en ...... épouvantèrent l'avant-garde de l'armée.

vent gaz

En ce début de printemps, j'étais charmée par le ...... des petits oiseaux.

pépiement

 

27

Le printemps m'offre sans compter les roucoulades de la gent ailée.

grognement

grommellement

Le tic-tac de la pendule me rappelle incessamment que je me rapproche de ma fin.

Trille

.................

cocorico coquerico

Tes grognements continus d'insatisfaction m'insupportent. Souris donc quelquefois !

roucoulement roucoulade

Entends ce qui me réveille le matin, les trilles des merles et les cocoricos des coqs. La campagne heureuse, quoi !

tic-tac

tic tac

 

25

On cria haro sur le baudet. Et le baudet, c'était moi. J'étais pourtant bien innocent.

tam-tam

J'arrivai à la foire et j'y rencontrai là tout un tohu-bohu de gens et de choses disparates.

haro

On ne l'entendait s'exprimer qu'en onomatopées qui traduisaient ses émotions.

tohu-bohu

Le tam-tam se répandit, portant son message dans la jungle épaisse.

onomatopée

 

26

"Alors, s'enquit mon chirurgien après m'avoir opérée, dites-moi, avez-vous fait des vents ?"

craquètement

Le craquètement des cigognes m'annoncent qu'elles ont bâti leur nid tout près de chez moi.

rafale

Des tirs en rafales épouvantèrent l'avant-garde de l'armée.

vent gaz

En ce début de printemps, j'étais charmée par le pépiement des petits oiseaux.

pépiement

 

27

Le printemps m'offre sans compter les roucoulades/roucoulements de la gent ailée.

grognement ou

grommellement

Le tic-tac de la pendule me rappelle incessamment que je me rapproche de ma fin.

Trille

.................

cocorico

coquerico

Tes grognements/grommellements continus d'insatisfaction m'insupportent. Souris donc quelquefois !

roucoulement roucoulade

Entends ce qui me réveille le matin, les trilles des merles et les cocoricos/coquericos des coqs. La campagne heureuse, quoi !

tic-tac

tic tac

>> RETOUR au début de l'article

Si vous voulez connaître ou revoir les cris des animaux,

lisez : Délires pour un bestiaire

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 09:50

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Une foule de gens m'empêchait de passer.

Une foule de gens m'empêchaient de passer.

 

Un groupe de jeunes étudiants envahit le quartier.

Un groupe de jeunes étudiants envahirent le quartier.

 

Une nuée d'hirondelles s'envola lorsque le train siffla.

Une nuée d'hirondelles s'envolèrent lorsque le train siffla.

 

Une joyeuse ribambelle d'enfants passa sous ma fenêtre en chantant.

Une joyeuse ribambelle d'enfants passèrent sous ma fenêtre en chantant.

 

La cohorte de nécessiteux que j'ai vue aux Restaurants du coeur m'a émue jusqu'aux larmes

La cohorte de nécessiteux que j'ai vus aux Restaurants du coeur m'ont émue jusqu'aux larmes

On remarque l'accord du participe passé.

 

Le nom collectif ayant un complément de nom peut-être suivi du singulier ou du pluriel :

> du singulier si la pensée s'attache à l'ensemble, à la totalité du groupe,

> du pluriel si elle retient la pluralité des êtres ou des choses.

 

Quelques noms collectifs

foule groupe multitude ramassis amas grouillement profusion troupe troupeau armée essaim cortège kyrielle infinité procession quantité suite assemblée horde harde suite succession flot série quantité infinité chapelet défilé file tas pléiade collection cascade litanie masse procession nuée brassée afflux peuple affluence cohorte division bordée (régional) tinée (argot, populaire) suée (populaire, vieilli) tapée (populaire) flopée ou floppée (populaire, argot) chiée (vulgaire) et j'en passe.

 

ATTENTION AU SENS

Un défilé de joyeux lurons s'étirait d'ici jusqu'à Pontoise.

C'est le défilé qui s'étirait.

 

Le groupe de jeunes nouveaux bacheliers que j'ai félicités ce matin étaient ravis de leur réussite.

Ce sont des bacheliers qui sont ravis.

 

Pour en savoir plus > LES NOMS COLLECTIFS La plupart d'entre nous souffrait, souffraient ou souffrions ?

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:58

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J'ai l'habitude de programmer les sous-titres lorsque je regarde un film ou une émission à la télévision. Cela me permet de baisser le son surtout tard le soir ou la nuit.

Lire les sous-titres m'amuse souvent. Leurs auteurs ne manquent pas d'imagination. Malheureusement les fautes d'orthographe comme les équivoques, certaines dues souvent à une incompréhension du texte, sont légion.

Pour ne citer qu'un exemple, j'ai lu l'autre jour, "macro" au lieu de "maquereau" (pas le poisson) dans un épisode de la série "Un cas pour deux" (Ein Fall für zwei).

[À ce propos, je ne vous cacherai pas que j'éprouve une certaine affection pour Matula (Claus Theo Gärtner), le personnage principal de la série.]

 

Lorsqu'on choisit de lire les sous-titres pour malentendants, on est gratifié de moult détails auxquels parfois on ne s'attend pas. Certains répètent l'image et sont tout à fait inutiles (Exemple : Il renverse son verre). Si l'on est sourd, on n'est pas aveugle, Dieu merci !

Pour la traduction simultanée en direct, l'épreuve du sous-titreur est difficile et on lit parfois des phrases qui n'ont aucun sens, qui sont incomplètes ou qui passent comme l'éclair ; les noms propres un peu difficiles sont occultés, ainsi que souvent les termes argotiques.

 

Pour ce qui est de la musique qui veut donner une idée de l'atmosphère qu'elle suscite, celle qui évoque un sentiment, une sensation qui doit naître chez le spectateur, les sous-titreurs usent d'une pléthore de qualificatifs.

 

J'ai regardé, il y a peu Prédictions (Knowing) réalisé par Alex Proyas (2009)

J'ai relevé les sous-titres suivants :

musique intrigante

musique sombre

musique angoissante

musique triste

musique inquiétante

musique mélodramatique

musique de suspense

musique de tension

musique pesante

musique dramatique

musique grandiloquente

musique émouvante

musique grave

musique douce

musique épique

musique fascinante

 

Dans Le Casse du Siècle Flawless de Michael Radford (2006)

On peut lire aussi :

musique de dilemme

musique de sensation

musique surprenante

musique jazzy

musique mystérieuse

musique touchante

musique pesante

etc.

 

Difficile de savoir ce que les sourds ou les malentendants imaginent lorsqu'ils lisent ces sous-titres.

Ils comprennent, certes, ce que les mots veulent dire et ajoutent à la scène filmée, mais la musique, la musique... c'est autre chose, comme les couleurs pour les aveugles, c'est intraduisible, c'est inexprimable, irreprésentable, extraordinaire.

 

Sous-titreur est un métier. Ne l'est pas qui veut. Le lecteur de sous-titres supporte mal les fautes d'orthographe. Lorsqu'il y a beaucoup de texte, le sous-titreur doit être à même de donner l'essentiel, de ne pas trop encombrer l'écran et de laisser au spectateur le temps à la fois de lire le sous-titre et de voir l'image.

Les sous-titreurs des journaux télévisés et des émissions en direct ont beaucoup de progrès à faire pour être lisibles.

> Sous-titreur = un métier ? - YouTube

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 10:55

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QUIZ 119

1 L'homme coquet et la femme galante vont assez de pair/de paire/de pers.

2 Ce jour-là, je rosis de plaisir après qu'il m'a embrassée/m'eût embrassée/m'ait embrassée/m'eut embrassée.

3 Ronsard s'est amusé sur une anagramme/un anagramme AIMER MARIE que l'on retrouve aujourd'hui dans une pub alimentaire.

4 J'ai coupé cours/cour/court à notre entretien. C'était franchement trop dur d'écouter des niaiseries.

Mais sa réaction m'a pris de cours/cour/court. Elle m'a pris au dépourvu.

Je suis à cours/cour/court d'argent. Peux-tu me donner 10 euros ?

5 On lui répète à cor et à cri /à corps et à cris qu'on veut de vraies réformes.

6 Pour éviter qu'on voie les fautes d'orthographe, le cancre avait trouvé une échappatoire/un échappatoire : il faisait des pâtés sur les mots.

"Mais que faire avec l'ordinateur ?" s'interroge-t-il.

7 J'écris sur l'enveloppe à qui la lettre est adressée :

Mairie de Saint-Etienne

À l'attention/À l'intention de Monsieur le Maire Gaël Perdriau

8 Lors de notre dernière réunion, je n'ai pas ouvert la bouche, puisque je n'avais pas droit/voix au chapitre.

 

Correction

1 L'homme coquet et la femme galante vont assez de pair. [La Bruyère, III]

de pair : sur le même rang

> Homophones pers père pair paire perd(s)

2 Ce jour-là, je rosis de plaisir après qu'il m'eut embrassée

> Après que est suivi de l'indicatif, pas du subjonctif.

Eut embrassée : passé antérieur

3 Ronsard s'est amusé sur une anagramme AIMER MARIE que l'on retrouve aujourd'hui dans une pub alimentaire.

> Anagrammes L'anagramme d'un mot ou d'une phrase, c'est le mot ou la phrase dont on a interverti les lettres.

4 J'ai coupé court à notre entretien. C'était franchement trop dur d'écouter des niaiseries.

Mais sa réaction m'a pris de court. Elle m'a pris au dépourvu.

Je suis à court d'argent. Peux-tu me donner 10 euros ?

5 On lui répète à cor et à cri/à cors et à cris qu'on veut de vraies réformes.

à cor et à cri OU à cors et à cris : expression qui vient de la chasse.

Le cor est un instrument à vent.

Chasser à cor et à cri, en faisant grand bruit.

Sens figuré : réclamer à cor et à cri, avec insistance.

6 Pour éviter qu'on voie les fautes d'orthographe, le cancre avait trouvé une échappatoire : il faisait des pâtés sur les mots.

"Mais que faire avec l'ordinateur ?" s'interroge-t-il.

7 J'écris sur l'enveloppe à qui la lettre est adressée :

Mairie de Saint-Etienne

À l'attention de Monsieur le Maire Gaël Perdriau

8 Lors de notre dernière réunion, je n'ai pas ouvert la bouche, comme je n'avais pas voix au chapitre.

 

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Entre autres :

> Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - 1re partie + QUIZ

> Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? 2e partie - QUIZ

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 17:48

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Des adverbes et des locutions adverbiales de temps

qui marquent la fréquence

 

DES FOIS est populaire.

Des fois, je la vois passer devant ma fenêtre.

 

QUELQUEFOIS

Il m'est quelquefois arrivé de lui dire bonjour.

 

PARFOIS, langue soignée, employé souvent à l'écrit

Elle me lançait parfois un regard amical. J'étais comblé.

J'aurais aimé lui parler, impérieusement parfois.

 

PLUSIEURS FOIS, DEUX FOIS, TROIS FOIS, etc.

PAR DEUX FOIS, etc.

CHAQUE FOIS, TOUTES LES FOIS

Je lui ai fait deux fois un petit signe de la main.

Elle a baissé les yeux les deux fois.

Par trois fois j'ai ouvert ma fenêtre.

Elle s'est enfuie en courant (à) chaque fois.

 

Langue soignée :

DE NOMBREUSES FOIS, BIEN DES FOIS, MAINTES FOIS

J'ai soupiré maintes fois en la regardant s'éloigner.

 

TANT DE FOIS, TELLEMENT DE FOIS, TROP DE FOIS, UNE QUANTITE DE FOIS...

Croyez-moi, je l'ai suivie du regard trop de fois pour l'oublier.

 

SOUVENTES FOIS expression vieillie

Souventes fois je rêve d'elle, et j'emporterai avec moi son souvenir.

 

D'autres locutions adverbiales de temps qui marquent la fréquence

DE TEMPS EN TEMPS, DE TEMPS À AUTRE, PAR MOMENTS, OCCASIONNELLEMENT, À L'OCCASION, etc.

 

D'autres adverbes

Constamment, continuellement, continûment, habituellement, incessamment, fréquemment, régulièrement, souvent, jamais, toujours, éternellement, sempiternellement, invariablement, etc.

 

Des locutions conjonctives de subordination

> Des fois que

> Chaque fois que

> Toutes les fois que

> Une fois que

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 15:48

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1-vrai 2-beau 3-grand 4-triste 5-bas 6-long 7-heureux 8-brave 9-jeune 10-curieux 11-pauvre 12-mou 13-méchant 14-sacré 15-propre 16-les adjectifs de couleurs

Un vrai casse-tête !

Où placer ces adjectifs ? Avant ou après le nom ? Pour un non francophone, c'est un exercice difficile. Mais parfois les francophones, les Français, entre autres, hésitent aussi.

Quand l'adjectif est placé avant le nom, on dit qu'il est antéposé.

Quand l'adjectif est placé après le nom, on dit qu'il est postposé.

 

Des règles aux multiples exceptions (la liste n'est pas exhaustive)

On peut dire que, généralement, ...

 

on ne place pas un adjectif long devant un nom d'une seule syllabe.

Il me parle toujours d'un ton affectueux.

Mais :

Tu es incommensurablement niais !

un adjectif de sens figuré se place devant l'adjectif ; un adjectif de sens propre se place après.

C'est un bon garçon. Mais il a épousé une mauvaise femme.

Elle ne lui fait que de mauvais gâteaux, des gâteaux immangeables.

un adjectif de sens subjectif se place devant le nom ; les adjectifs subjectifs expriment un sentiment ou une appréciation.

Quel insupportable enfant ! Quel enfant insupportable !

Il a fait preuve d'un remarquable cran./ d'un cran remarquable.

un adjectif suivi de son complément, modifié par un adverbe ou dans une suite coordonnée se place après le nom.

C'était un homme riche comme Crésus.

J'ai eu affaire à son fils infiniment généreux.

Il avait un chien intelligent, affectueux et docile.

Mais : Ce doux et bel enfant, c'est mon petit-fils.

les participes employés comme adjectifs se placent après le nom.

Je sortais chaque soir à la nuit tombée et j'admirais les étoiles scintillantes.

se placent après le nom les adjectifs dérivés de noms propres

Le doute cartésien, un choix cornélien

Parfois, on peut antéposer un adjectif long si l'on veut faire un effet de style, poétique ou emphatique.

Je viens de vivre une épouvantable mésaventure.

C'est charmant ; il m'a offert de magnifiques fleurs pour ma fête.

Se placent après le nom les adjectifs dérivés de noms propres

 

Des adjectifs qui ont des acceptions différentes

1 Vrai, vraie

C'était une vraie blonde. La couleur de ses cheveux est naturelle.

Elle avait ses vraies dents à 90 ans. Pas de fausses dents.

On a dû le relâcher puisqu'il avait un vrai passeport, de vrais papiers. Qui ne peut être suspecté d'aucune intention de tromperie.

C'est un vrai Picasso. Un tableau peint par Picasso. Pas une copie.

C'est une histoire vraie. Conforme à la réalité.

C'est une vraie histoire de fou. Une véritable histoire de fou. Pas forcément vraie.

Il voulait faire du cinéma vrai. À partir de la vie réelle. Qui s'inspire de la réalité humaine, concrète, quotidienne

Pour ce journaliste rien ne comptait que le petit fait vrai. Conforme à la réalité.

Je trouverai le vrai remède pour résoudre vos problèmes. Le remède adéquat, celui qui convient le mieux.

Ce buste de Socrate est en vrai bronze. Par opposition à faux, artificiel.

Ce sont des écus en or véritable que vous avez dans votre cassette. On ne dit pas en vrai or.

Vous êtes donc un vrai marquis !

Pour en savoir + lire sur le Cnrtl VRAI

2 Beau, bel, masculin – belle, féminin

J'ai rencontré hier une femme très belle. Une très belle femme. On ne dit pas : J'ai rencontré hier une femme belle.

C'était une femme belle et élégante. Deux adjectifs coordonnés postposés

J'aime bien papoter avec ma belle voisine.

Je vis un beau garçon qui marchait devant moi , avec une belle prestance et de belles manières. Apparence générale d'une personne.

On sortait du théâtre et on ne rencontrait que du beau monde. Des gens riches et élégants.

Tout me réussit. Je suis dans une belle veine, pensais-je. Peut-être parce que de beaux sentiments m'animent.

Comment peux-tu fréquenter ce vieux beau ? Il a trois fois ton âge et ne cherche qu'à séduire les femmes.

Voir dans ce blog l'article > Vieux ou vieil ? Beau ou bel ? Nouveau ou nouvel ? Fou ou fol ? Mou ou mol ? Un vieux monsieur et un vieil homme - Un beau monsieur et un bel homme...

sur le Cnrtl BEAU

3 Grand, grande

C'était un grand gaillard qui me dépassait d'un demi-mètre. Un homme grand, on dirait plutôt : un homme de grande taille.

Les grandes personnes sont parfois petites. Ma maman mesurait un mètre cinquante. Les grandes personnes : les adultes.

Les personnes de grande taille n'ont pas besoin d'escabeau pour atteindre le haut des placards. On ne dit pas : les personnes grandes.

Me suivait une grande femme qui marchait en se dandinant.

Ils étaient riches et vivaient sur un grand pied. Ils dépensaient beaucoup.

Celui qui avait toute mon estime était un grand homme. Il surpassait les autres par son génie et par ses qualités morales.

Littré : Un grand homme est un homme d'un grand mérite intellectuel et moral. Un homme grand est un homme d'une grande taille.

Grande avec femme ne signifie que la taille, et l'on ne dit ni : c'est une grande femme, pour exprimer c'est une femme de grand mérite, comme on dit c'est un grand homme ; ni les grandes femmes de l'antiquité, comme les grands hommes de l'antiquité.

> L'agglutination – grand'mère ou grand-mère

La Grand Rue (La Grand'Rue, la grand-rue) de Sainté mesure sept kilomètres de La Terrasse à Bellevue.

Cnrtl GRAND

4 Triste

Tu as l'air triste, un regard triste, un sourire triste. Que t'est-il donc arrivé ?

Tu fais triste mine et tu ressasses de tristes propos.

Cesse de boire ! Tu as le vin triste. Un abus d'alcool peut rendre gai ou triste.

J'habite un quartier triste, dans une ville triste. Austère, lugubre, sinistre.

Je viens de faire une triste expérience ; je me suis laissé embarquer par un triste sire qui m'a rouée de coups. Un sale individu.

Cnrtl TRISTE

5 Bas, basse

Quand on eut découvert sa forfaiture, il s'en alla la tête basse.

J'ai grondé Médor ; le voilà qui s'en va la queue basse.

J'ai la vue basse, je n'y vois presque plus.

On devait se courber pour entrer dans cette chambre basse. Dont le plafond est bas

Il a fait main basse sur ma fortune. Quelle naïve j'ai été ! Faire main basse : voler.

Je me perdis dans un monde abject peuplé d'âmes basses animées par de bas instincts, occupées par de basses besognes. Adjectif antéposé : Vil(es), intéressé(es)

Votre fils a de basses vues sur votre héritage.

Cnrtl BAS

6 Long, longue

Il a de longs bras et de longues jambes.

Il a le bras long. Il a beaucoup de pouvoir, il jouit d'une grande influence.

Il a les dents longues et serait capable de tout pour parvenir à ses fins. Sens figuré : Être ambitieux, avide d'honneurs ou d'argent. Avoir des dents qui rayent le parquet ou qui arrachent la moquette. [Anciennement : Il est affamé]

Cnrtl LONG

7 Heureux, heureuse

J'ai gagné beaucoup sur le 5. J'ai eu la main heureuse. J'ai bien choisi de miser sur ce numéro.

Je vis avec un homme d'une heureuse constitution et d'un heureux caractère. Que demander de plus ? Il est doué de qualités exceptionnelles !

Grâce à toi, ma chérie, je suis un homme heureux. Je savoure mon bonheur

Un heureux hasard m'a fait te rencontrer. Adjectif antéposé : qui tient du hasard, du destin

Cnrtl HEUREUX

8 Brave

Goriot était un brave homme, mais il s'est fait duper par ses filles. Brave antéposé : Honnête et simple

J'ai rencontré rarement, pour ne pas dire jamais, des hommes braves. La bravoure serait-elle en voie de disparition ? Brave postposé : courageux devant le danger, devant l'adversité

Littré : 1-Un brave homme est un honnête homme ; un homme brave est un homme qui a de la bravoure. Cette distinction, qui est maintenant établie par l'usage, ne l'était pas au XVIIe siècle ; et, comme on peut voir dans les exemples, Corneille a dit constamment un brave homme pour un homme brave. Quant à braves gens, il a les deux sens et signifie soit des hommes vaillants, soit des hommes bons et obligeants.

2-Le sens de bon que brave a dans : c'est un brave homme, est étendu, dans le Midi, à toutes sortes d'emplois qui sont vicieux : notre curé est fort brave, voilà de braves poulets ; il faut dire : notre curé est un brave homme ; ces poulets sont beaux. Un brave curé, c'est un curé qui est un excellent homme ; un curé brave serait un curé qui aurait de la bravoure.

Cnrtl BRAVE

9 Jeune

Pourquoi ce vieux monsieur est-il donc bouleversé quand il croise une jeune femme belle comme le jour ? Belle est suivi d'un complément de l'adjectif

Il est près de s'évanouir quand il croise une femme jeune et belle. Jeune postposé quand il fait partie d'une énumération.

Le vieux monsieur épousa ainsi une femme étonnament jeune. Jeune postposé lorsqu'il est modifié par un adverbe : étonnamment

Dans les années soixante, le Nouveau Roman faisait partie de la jeune littérature. Qui existe depuis peu de temps

Une jeune fille dans l'article :

Les mots ont une histoire - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage

Cnrtl JEUNE

10 Curieux, curieuse

Mon petit-fils est un enfant curieux de tout. Tout l'intéresse. Envie de savoir - éprouver de l'intérêt pour quelque chose.

Vous avez une curieuse façon de vous adresser à moi. Soyez poli ! Une étrange façon, une façon bizarre

J'ai une voisine curieuse ; elle n'hésite pas à regarder par le trou de la serrure pour m'épier. Emploi péjoratif, indiscrète.

Cnrtl CURIEUX

11 Pauvre

Tu m'as trahie. Tu es vraiment un pauvre type. Vil, méprisable

Quand je vois les hordes d'émigrants qui fuient leurs pays dévastés, je me dis que ce sont vraiment de pauvres gens. Des gens misérables

Les gens riches n'ont aucune idée de ce que peuvent vivre et ressentir les gens pauvres. Les pauvres, ceux qui n'ont pas assez d'argent pour vivre décemment.

Cnrtl PAUVRE

12 Mou, mol - Mou(s) et mol(s) masculin, molle féminin

J'ai failli m'étrangler avec un caramel mou. Dans l'usage courant, on emploie l'adjectif mou après le substantif.

J'ai les jambes molles. Elles sont fatiguées.

Je me laissais bercer par le mol balancement de l'eau. Mol(s) emploi littéraire et désuet

Littré : Dans le style soutenu et surtout en poésie, on dit quelquefois mol au masculin quand le mot qui suit commence par une voyelle : un mol abandon.

Cnrtl MOU

13 Méchant, méchante

J'ai été embarqué dans une méchante affaire. Une affaire pleine de désagréments

Martine, mais jetez-moi donc ce méchant tapis ! Il est hors d'usage. En mauvais état

Si tu vas dans la forêt, tu y rencontreras une méchante sorcière. Malfaisante

Attention au chien méchant. Cruel, féroce

Cnrtl MÉCHANT

14 Sacré, sacrée

J'ai rencontré aujourd'hui un sacré bonhomme. Antéposé : peu ordinaire, étonnant

On me lisait chaque soir quelques pages d'un livre sacré. Postposé : religieux

Cnrtl SACRÉ

15 Propre

Prends donc une chemise propre, tu sens mauvais ! Contraire : sale

Mais prends donc ta propre chemise, pas la mienne ! Celle qui t'appartient.

Chaque Britannique se fait sa propre opinion pour rester dans l'UE ou pour le Brexit. Aujourd'hui, le vote. Suspense ! Son opinion personnelle

Comment vous n'avez pas reçu ma convocation ? On vous l'a pourtant remise en mains propres. Directement, sans passer par un intermédiaire.

Mon cher mari, sachez que vous n'hériterez pas de mes biens propres. Biens personnels qui n'entrent pas dans la communauté.

J'ai fait des paris à Paris et j'ai perdu. Tant pis ! Grammaire : Paris nom propre (la ville de paris), (des) paris nom commun.

Cnrtl PROPRE1 PROPRE2

16 les adjectifs de couleurs se placent après le nom

sauf dans des titres ou des noms propres comme :

Jaune revolver

Rose bonbon

Les Blancs-Manteaux

Wikipédia : Le terme Blancs-Manteaux est, à l'origine, le surnom donné, à Paris, de 1258 à 1277, aux moines mendiants de l’ordre des Servites de Marie en raison de la couleur de leur habit, le blanc, symbole de la virginité de Marie. « Blancs-Manteaux » s'est appliqué ensuite aux Guillemites, puis aux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Ce terme s'applique aujourd'hui, à Paris, dans le quartier du Marais à une église, à une rue, à un ancien marché et à un théâtre.

> Jeux sur les couleurs

des couleurs prises dans un sens figuré :

Méfiez-vous. Ils fomentent de noirs desseins. De sombres projets

et des expressions ou des phrases poétiques :

Je m'en irai marcher dans les verts pâturages.

Le vert paradis dans le poème :

Moesta et errabunda - Charles BAUDELAIRE

[extrait]

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
- Mais le vert paradis des amours enfantines,

[...]

>> Retour au début de l'article

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 15:52

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Appliquons-nous à éviter le parler bébé ou le parler populaire.

On entend trop souvent POUR PAS QUE ou POUR NE PAS QUE ou POUR PLUS QUE. C'est une faute.

On dit POUR QUE, locution conjonctive, qui introduit une proposition dont le verbe est à la forme négative.

 

Exemple

Si l'on veut parler correctement, on ne dit pas :

Je te conseille de prendre un tablier pour pas que tu te salisses.

ni :

Je te conseille de prendre un tablier pour ne pas que tu te salisses.

mais on dit :

Je te conseille de prendre un tablier pour que tu ne te salisses pas.

 

Lorsque le sujet de la proposition principale est le même que celui de la proposition subordonnée, on emploie un infinitif.

On ne dit pas :

Je prendrai un tablier pour pas que je me salisse.

mais on dit :

Je prendrai un tablier pour ne pas me salir.

 

Corrigez les phrases

Chaque soir, Maman me mettait le pot à côté de mon lit pour pas que je mouille mes draps. Sitôt que j'avais envie, je sautais à bas du lit. Le pot était là, tout près, pour pas que j'aie à traverser l'appartement. C'était vite fait. Parfois je m'oubliais. Les draps étaient trempés. Alors je disais à Maman que j'avais été malade pour pas qu'elle me gronde ; ou bien j'allais chercher des draps propres et je cachais les draps souillés sous l'armoire pour pas qu'elle les voie.

Papa disait : "Ce petit a un problème de vessie. On va l'emmener chez le docteur pour plus qu'il fasse pipi n'importe où."

Il m'arrivait aussi d'inonder ma chaise à l'école. Un jour j'ai fait caca, ma grosse commission si vous voulez. J'ai rien dit pour pas que la maîtresse le voie. Mais Julien, mon voisin, a senti. Je l'ai menacé pour pas qu'il me dénonce. J'en avais plein les cuisses et je me suis mis à pleurer. La maîtresse a compris et m'a nettoyé pour pas que je reste comme ça, tout plein de caca. Elle est gentille ma maîtresse. Je crois que je recommencerai pas pour pas qu'elle ait de nouveau à faire ça.

Pour pas que je m'essuie quand je vais au cabinet (j'ai horreur de ça) j'appelle Maman. Aujourd'hui elle m'a dit : "C'est ton anniversaire, tu as huit ans. Je t'essuierai plus les fesses à l'avenir pour plus que tu te comportes comme un bébé."

C'est dur de grandir.

 

Correction

Chaque soir, Maman me mettait le pot à côté de mon lit pour que je ne mouille pas mes draps. Sitôt que j'avais envie, je sautais à bas du lit. Le pot était là, tout près, pour que je n'aie à traverser l'appartement. C'était vite fait. Parfois je m'oubliais. Les draps étaient trempés. Alors je disais à Maman que j'avais été malade pour qu'elle ne me gronde pas ; ou bien j'allais chercher des draps propres et je cachais les draps souillés sous l'armoire pour qu'elle ne les voie pas.

Papa disait : "Ce petit a un problème de vessie. On va l'emmener chez le docteur pour qu'il ne fasse plus pipi n'importe où."

Il m'arrivait aussi d'inonder ma chaise à l'école. Un jour j'ai fait caca, ma grosse commission si vous voulez. Je n'ai rien dit pour que la maîtresse ne le voie pas. Mais Julien, mon voisin, a senti. Je l'ai menacé pour qu'il ne me dénonce pas. J'en avais plein les cuisses et je me suis mis à pleurer. La maîtresse a compris et m'a nettoyé pour que je ne reste pas comme ça, tout plein de caca. Elle est gentille ma maîtresse. Je crois que je ne recommencerai pas pour qu'elle n'ait pas de nouveau à faire ça.

Pour ne pas m'essuyer quand je vais au cabinet (j'ai horreur de ça) j'appelle Maman. Aujourd'hui elle m'a dit : "C'est ton anniversaire, tu as huit ans. Je ne t'essuierai plus les fesses à l'avenir pour que tu ne te comportes plus comme un bébé.

C'est dur de grandir.

 

Des équivalences :

Maman me mettait le pot à côté de mon lit pour que je ne mouille pas mes draps.

Maman me mettait le pot à côté de mon lit afin que je ne mouille pas mes draps.

Maman me mettait le pot à côté de mon lit de peur que je (ne*) mouille mes draps.

Maman me mettait le pot à côté de mon lit de crainte que je (ne*) mouille mes draps.

(ne* est explétif, on peut ne pas le mettre)

 

Voir les articles :

Pour que , Afin que

De crainte que, De peur que

Remarque : On emploie le subjonctif après ces locutions conjonctives de but.

Voir aussi :

NE explétif - Quand peut-on l'employer ?

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

***

 

Le petit texte que j'ai osé commettre ci-dessus me fait irrésistiblement penser à un chapitre du roman Poil de Carotte de Jules Renart.

Le voici :

 

 

LE POT

I

Comme il lui est arrivé déjà plus d’un malheur au lit, Poil de Carotte a bien soin de prendre ses précautions chaque soir. En été, c’est facile. À 9 heures, quand madame Lepic l’envoie se coucher, Poil de Carotte fait volontiers un tour dehors ; et il passe une nuit tranquille.

L’hiver, la promenade devient une corvée. Il a beau prendre, dès que la nuit tombe et qu’il ferme les poules, une première précaution, il ne peut espérer qu’elle suffira jusqu’au lendemain matin. On dîne, on veille, 9 heures sonnent, il y a longtemps que c’est la nuit, et la nuit va durer encore une éternité. Il faut que Poil de Carotte prenne une deuxième précaution.

Et ce soir, comme tous les soirs, il s’interroge.

Ai-je envie ? se dit-il ; n’ai-je pas envie ?

D’ordinaire il se répond « oui », soit que, sincèrement, il ne puisse reculer, soit que la lune l’encourage par son éclat. Quelquefois M. Lepic et grand frère Félix lui donnent l’exemple. D’ailleurs la nécessité ne l’oblige pas toujours à s’éloigner de la maison, jusqu’au fossé de la rue, presque en pleine campagne. Le plus souvent il s’arrête au bas de l’escalier ; c’est selon.

Mais, ce soir, la pluie crible les carreaux, le vent a éteint les étoiles et les noyers ragent dans les prés.

Ça se trouve bien, conclut Poil de Carotte, après avoir délibéré sans hâte, je n’ai pas envie.

Il dit bonsoir à tout le monde, allume une bougie, et gagne au fond du corridor, à droite, sa chambre nue et solitaire. Il se déshabille, se couche et attend la visite de madame Lepic. Elle le borde serré, d’un unique renfoncement, et souffle la bougie. Elle lui laisse la bougie et ne lui laisse point d’allumettes. Et elle l’enferme à clef parce qu’il est peureux. Poil de Carotte goûte d’abord le plaisir d’être seul. Il se plaît à songer dans les ténèbres. Il repasse sa journée, se félicite de l’avoir fréquemment échappé belle, et compte, pour demain, sur une chance égale. Il se flatte que, deux jours de suite, madame Lepic ne fera pas attention à lui, et il essaie de s’endormir avec ce rêve.

À peine a-t-il fermé les yeux qu’il éprouve un malaise connu.

C’était inévitable, se dit Poil de Carotte.

Un autre se lèverait. Mais Poil de Carotte sait qu’il n’y a pas de pot sous le lit. Quoique madame Lepic puisse jurer le contraire, elle oublie toujours d’en mettre un. D’ailleurs, à quoi bon ce pot, puisque Poil de Carotte prend ses précautions ?

Et Poil de Carotte raisonne, au lieu de se lever.

Tôt ou tard, il faudra que je cède, se dit-il. Or, plus je résiste, plus j’accumule. Mais si je fais pipi tout de suite, je ferai peu, et mes draps auront le temps de sécher à la chaleur de mon corps. Je suis sûr, par expérience, que maman n’y verra goutte.

Poil de Carotte se soulage, referme ses yeux en toute sécurité et commence un bon somme.

II

Brusquement il s’éveille et écoute son ventre.

Oh ! oh ! dit-il, ça se gâte !

Tout à l’heure il se croyait quitte. C’était trop de veine. Il a péché par paresse hier soir. Sa vraie punition approche.

Il s’assied sur son lit et tâche de réfléchir. La porte est fermée à clef. La fenêtre a des barreaux. Impossible de sortir.

Pourtant il se lève et va tâter la porte et les barreaux de la fenêtre. Il rampe par terre et ses mains rament sous le lit à la recherche d’un pot qu’il sait absent.

Il se couche et se lève encore. Il aime mieux remuer, marcher, trépigner que dormir et ses deux poings refoulent son ventre qui se dilate.

Maman ! maman ! dit-il d’une voix molle, avec la crainte d’être entendu, car si madame Lepic surgissait, Poil de Carotte, guéri net, aurait l’air de se moquer d’elle. Il ne veut que pouvoir dire demain, sans mentir, qu’il appelait.

Et comment crierait-il ? Toutes ses forces s’usent à retarder le désastre.

Bientôt une douleur suprême met Poil de Carotte en danse. Il se cogne au mur et rebondit. Il se cogne au fer du lit. Il se cogne à la chaise, il se cogne à la cheminée, dont il lève violemment le tablier et il s’abat entre les chenets, tordu, vaincu, heureux d’un bonheur absolu.

Le noir de la chambre s’épaissit.

III

Poil de Carotte ne s’est endormi qu’au petit jour, et il fait la grasse matinée, quand madame Lepic pousse la porte et grimace, comme si elle reniflait de travers.

Quelle drôle d’odeur ! dit-elle.

Bonjour, maman, dit Poil de Carotte.

Madame Lepic arrache les draps, flaire les coins de la chambre et n’est pas longue à trouver.

J’étais malade et il n’y avait pas de pot, se dépêche de dire Poil de Carotte, qui juge que c’est là son meilleur moyen de défense.

Menteur ! menteur ! dit madame Lepic.

Elle se sauve, rentre avec un pot qu’elle cache et qu’elle glisse prestement sous le lit, flanque Poil de Carotte debout, ameute la famille et s’écrie :

Qu’est-ce que j’ai donc fait au ciel pour avoir un enfant pareil ?

Et tantôt elle apporte des torchons, un seau d’eau, elle inonde la cheminée comme si elle éteignait le feu, elle secoue la literie et elle demande de l’air ! de l’air ! affairée et plaintive.

Et tantôt elle gesticule au nez de Poil de Carotte :

Misérable ! tu perds donc le sens ! Te voilà donc dénaturé ! Tu vis donc comme les bêtes ! On donnerait un pot à une bête, qu’elle saurait s’en servir. Et toi, tu imagines de te vautrer dans les cheminées. Dieu m’est témoin que tu me rends imbécile, et que je mourrai folle, folle, folle !

Poil de Carotte, en chemise et pieds nus, regarde le pot. Cette nuit il n’y avait pas de pot, et maintenant il y a un pot, là, au pied du lit. Ce pot vide et blanc l’aveugle, et s’il s’obstinait encore à ne rien voir, il aurait du toupet.

Et, comme sa famille désolée, les voisins goguenards qui défilent, le facteur qui vient d’arriver, le tarabustent et le pressent de questions :

Parole d’honneur ! répond enfin Poil de Carotte, les yeux sur le pot, moi je ne sais plus. Arrangez-vous.

 

Pour lire Poil de Carotte en entier, reportez-vous à Wikisource :

> Poil de Carotte/Texte entier - Wikisource

https://fr.wikisource.org/wiki/Poil_de_Carotte/01

 

> Retour au début du texte

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 14:57

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QUIZ 118

Retrouvez la bonne définition des 10 mots

parmi celles données ci-dessous

 

1

Résipiscence

2

Yponomeute

3

Alexithymie

4

Catabase

5

Pogonologie

6

Tartempion

7

Camouflet

8

Chattemite

9

Cautèle

10

Rabouillère

 

Définitions en vrac :

-Insecte lépidoptère nocturne dont la chenille, s'attaquant aux arbres fruitiers, tisse des toiles denses pour en dévorer les feuilles.

-Science de la barbe. Manière de la tailler, signification socioculturelle.

-Bidule, chose, Duchmol, machin, machin-chose, machine, madame Michu, monsieur Tout-le-monde, "Pierre, Paul, Jacques", trucmuche...

-Vexation humiliante, affront.

-Reconnaissance de sa faute avec volonté de s'amender.

-Hypocrite qui affecte, pour tromper, un air doux, humble et flatteur

-Terrier du lapin de garenne.

-Descente d'un vivant aux Enfers.

-Difficulté à identifier et à exprimer ses émotions, ou parfois celles d'autrui. Troubles du spectre autistique et symptômes psychosomatiques.

-Précaution mêlée de défiance et de ruse.

 

Les mots et leurs définitions

 

1

Résipiscence

\ʁe.si.pi.sɑ̃s\

ou \ʁe.zi.pi.sɑ̃s\

Venir à résipicence : regretter une faute en promettant de se corriger

2

Yponomeute

Insecte lépidoptère nocturne dont la chenille, s'attaquant aux arbres fruitiers, tisse des toiles denses pour en dévorer les feuilles

3

Alexithymie

difficulté à identifier et à exprimer ses émotions, ou parfois celles d'autrui. Troubles du spectre autistique et symptômes psychosomatiques

4

Catabase

 

Descente d'un vivant aux Enfers. Mythologie grecque

Orphée,Héraklès, Enée, Ulysse.

Contraire : anabase, montée de l'esprit

5

Pogonologie

Science de la barbe. Manière de la tailler, signification socioculturelle.

6

Tartempion

Duchmol, Machin, etc.

7

Camouflet

Vexation humiliante, affront.

8

Chattemite

Hypocrite qui affecte, pour tromper, un air doux, humble et flatteur

Faire la chattemite

9

Cautèle

Précaution mêlée de défiance et de ruse

10

Rabouillère

Terrier du lapin de garenne.

 

D'autres mots

QUIZ 27 Trouver le mot qu'il faut - Paronymes et paronomase

 

QUIZ 111 (1) acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique

QUIZ 111 (2) vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire

QUIZ 111 (3) munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire

QUIZ 111 (4) donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction

 

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Je rends hommage à Monsieur Alain Horvilleur dont le blog est un trésor.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:51

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La descente fut rude - longue, longue, longue*.

Si interminable qu'elle parût, je ne doutais pas qu'elle s'achèverait.

Elle s'acheva.

Je me retrouvai au fond, tout au fond d'une cheminée ; c'est pour le moins la sensation que j'éprouvais. Et je n'étais pas seule, loin s'en faut* que dis-je, loin de là. Dans la cavité qui s'élargissait, un peuple souterrain grouillait, celui-là même dont Utopinambourg avait voulu se débarrasser, dont il s'était débarrassé définitivement, en tout cas le croyait-il, sans crainte de voir revenir ces parias précipités sans merci dans les oubliettes. Mais voilà, ils ne s'y étaient pas abîmés une fois pour toutes. Ils étaient là, bien vivants, blessés, mutilés, meurtris, crapoteux, mais déterminés à passer dans un monde qu'ils espéraient meilleur, un monde qu'ils étaient près d'atteindre, de découvrir, enfin.

Mon sauveur me prit par la main et m'accompagna dans un coin où l'on pouvait se rafraîchir. Je le remerciai et il me sourit. Une source claire jaillissait de la paroi rocheuse et prodiguait ses bienfaits. Nous recueillîmes l'eau bienfaisante dans nos mains jointes en coupes et nous la bûmes, lentement, avec délices.

J'étais dans un état de malpropreté à nulle autre pareille. J'aurais voulu au plus tôt me désaffubler, me débarrasser de l'accoutrement qui me mettait au supplice, mais la situation ne s'y prêtait guère. Non que j'eusse, à ce moment-là, l'envie de coqueter pour plaire à mon nouvel ami, mais j'imaginais avec horreur l'image qu'il avait de moi. Je m'étais appliquée à ressembler à une gueuse et j'y avais réussi. Comment m'y prendrais-je pour l'ôter d'un doute sans trahir le rôle que j'avais joué dans cette affaire ?

Carloman, c'était son nom, était aux petits soins pour moi. Comme il m'avait sauvée d'une mort certaine, il se sentait redevable. Il était rien de moins que reconnaissant de m'avoir tiré d'un mauvais pas. Vous me direz que j'inverse ici les rôles et que c'était moi qui étais son obligée. Que nenni ! Ne lui avais-je pas permis d'être plus heureux qu'il ne l'était ? Pour rien au monde il n'eût voulu se faire gloire d'être mon bienfaiteur.

La gorge nouée, il grasseya : "Que ne vous ai-je rencontrée plus tôt !" Il me laissa deviner la suite, me donna un baiser du bout des lèvres et fut, sur-le-champ, absous de son audace.

.................................................................................

*La descente fut rude - longue, longue, longue*.

Phrase inspirée par Charles Cros.

Voir son poème à la fin de l'article : Le Hareng saur

 

Notes

Si interminable qu'elle parût, je ne doutai pas qu'elle s'achèverait.

Voir > Si... que §2° expression de la concession

 

*Je n'étais pas seule, tant s'en faut / loin de là

> Loin s'en faut

C'est une faute que d'écrire l'expression Loin s'en faut ; elle vient de la confusion entre les expressions Loin de là et Tant s'en faut.

 

ces parias précipités sans merci dans les oubliettes

sans merci, sans pitié.

 

ils ne s'y étaient pas abîmés une fois pour toutes

ils n'étaient pas tombés dans un abîme, dans un gouffre

 

Ils étaient là, bien vivants, blessés, mutilés, meurtris, crapoteux

crapoteux – Larousse donne crasseux, sordide.

Crapoteux n'est pas admis dans le Trésor ni dans L'Académie

 

un monde qu'ils étaient près d'atteindre

qu'ils étaient sur le point d'atteindre

> près de, prêt à

 

J'étais dans un état de malpropreté à nulle autre pareille

à nulle autre pareil(le), littéraire.

sans pareil(le), sans égal(e), incomparable.

 

J'aurais voulu au plus tôt me désaffubler

ou me défubler, ôter mon affublement, enlever mon accoutrement.

 

Non que j'eusse, à ce moment-là, l'envie de coqueter pour plaire à mon nouvel ami, mais...

Non que introduit la négation d'une cause > Non que, non pas que, non moins que, non plus que, non point que

coqueter, faire la coquette.je coquette, elle coquettera...

 

Il était rien de moins que reconnaissant

= Il était reconnaissant

Voir > Mosaïque de quelques curiosités de la Langue Française

 §9  rien moins que – rien de moins que

 

Pour rien au monde il n'eût voulu se faire gloire d'être mon bienfaiteur.

eût voulu, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé.

Pour rien au monde il n'aurait voulu se vanter/se fait fort d'être mon bienfaiteur.

 

La gorge nouée, il grasseya : "Que ne vous ai-je rencontrée plus tôt !"

Grasseyer Littré - Prononcer les r d'une manière vicieuse. Ceux qui grasseyent ou parlent gras ont de la peine à prononcer la lettre r, et ils lui substituent souvent la lettre l.

Je grasseye, tu grasseyais, ils grasseyeront...

Que ne vous ai-je... : Pourquoi ne vous ai-je pas rencontrée plus tôt ?

 

[il] fut sur le champ absous de son audace.

Le participe passé du verbe absoudre : absous, absoute.

La Nouvelle Orthographe (réforme de 1990) recommande : Il est absout

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

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  Charles Cros
(1842-1888)

Le hareng saur
 

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
 
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
 
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur nu - nu, nu, nu.
 
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
 
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
 
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
 
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,

Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,

Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

 

> FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 17:20

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"Ce soir, je préfèrerais rester chez nous plutôt que d'aller au restaurant.

—Moi aussi, j'aimerais mieux rester ici que de sortir.

Ensuite, je préfèrerais un bon livre à un film."

 

La faute la plus courante est d'employer que au lieu de à devant un substantif :

Exemple : Je préfèrerais un livre qu'un film.

 

Préférer suivi d'un substantif :

On préfère quelqu'un à quelqu'un.

Je préfère ma voisine à mon voisin. Oui, je la préfère à M. Dupond qui ne me salue jamais, lui.

 

On préfère quelque chose à quelque chose.

Je préfère le café au thé, il va sans dire. On s'intoxique avec le thé bon marché parce qu'il contient trop de fluor.

 

Préférer suivi d'un infinitif :

Préférer + infinitif

Préférez-vous vous distraire avec moi ou vous ennuyer avec elle ?

 

Préférer de + infinitif ¨(tournure vieillie)

Vous préférez de vous ennuyer avec moi.

 

Préférer + infinitif ... plutôt que

Je préfère garder les enfants plutôt qu'aller me promener avec toi.

 

Préférer + infinitif ... plutôt que de + inf

Elle préfère danser avec moi plutôt que de rester assise à m'écouter.

 

Préférer + infinitif ... que + inf

Je préfère t'écouter que te regarder avec ta verrue sur le nez.*

 

Préférer + infinitif ... que de + inf

Franchement je préfère rester chez moi que de faire le ménage chez toi.*

 

*Grevisse signale que la constuction sans plutôt est condamnée par les puristes.

 

Aimer mieux

Aimer mieux ... que

Comme compagnie, j'aimerais mieux mon voisin que ma voisine.

J'aimerais mieux passer pour un étourdi que pour un imbécile, si tu veux savoir.

 

Aimer mieux... que de + infinitif

Elle aimerait mieux danser avec toi que de rester assise à t'écouter.

J'aime mieux ne rien faire que de tricoter.

Tu aimerais mieux garder les enfants que d'aller te promener avec moi !

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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