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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 18:41

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Le Dictionnaire de Trévoux est un ouvrage historique synthétisant les dictionnaires français du XVIIe siècle rédigé sous la direction des Jésuites entre 1704 et 1771.

Dictionnaire de Trévoux — Wikipédia

 

Dictionnaire universel françois* et latin

vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux

 

ENTRÉE AMOUR

1771 (Tome 1, pages 303-307).

Tome 1 A-BOU

AMOUR. substantif autrefois féminin aujourd’hui masculin au singulier, & féminin au pluriel, en Poësie* Amor. Sentiment par lequel le cœur se porte vers ce qui lui paroît aimable, & en fait l’objet de ses affections & de ses désirs. Amour en général signifie toute affection qui a son principe dans la nature, & qui entraîne le cœur, pour ainsi dire malgré lui, vers l’objet aimé. C’est enfin une complaisance dans cet objet : telles que sont la tendresse des amans, celle des époux, l’amour filial, & plus encore le paternel.

L’usage a déterminé ce terme à signifier plus particulièrement la forte sympathie que conçoivent des personnes d’un sexe pour celles de l’autre. Les sens en forment le nœud. C’est une passion inquiète & tumultueuse. Il ne peut subsister sans un mouvement continuel, aussi bien que le feu. Il s’éteint dès qu’il cesse d’espérer ou de craindre. L’Amour est une envie cachée & délicate, de posséder ce que l’on aime. de la Rochef.

On ne peut long-temps cacher l’Amour où il est, ni le feindre où il n’est pas. Id. L’Amour est l’enfant du loisir. Comme un de nos Auteurs a dit qu’il en est un de l’Amour comme de la petite vérole, qui est bien moins dangereuse quand on est jeune que dans un âge plus avancé.

Il n’y a point d’Amour sans estime : car nous ne pouvons nous défendre de trouver du prix aux choses qui nous plaisent, & notre cœur en grossit le mérite. Si les attraits qui nous charment, font plus d’impression sur les sens que sur l’ame, ce n’est point de l’Amour, c’est un appétit corporel. Il est du véritable Amour comme de l’apparition des esprits ; tout le monde en parle, peu de gens en ont vu. de la Rochef.

Amour, Galanterie, synonymes. L’Amour dit M. l’Abbé Girard, est plus vif que la galanterie : il a pour objet la personne : fait qu’on cherche à lui plaire dans la vûe de la posséder, & qu’on l’aime autant pour elle-même que pour soi : il s’empare brusquement du cœur, & doit sa naissance à un je ne sais quoi d’indéfinissable, qui entraîne les sentimens & arrache l’estime avant tout examen & sans aucune information. La galanterie est une passion plus voluptueuse que l’amour : elle a pour objet le sexe ; fait qu’on noue des intrigues dans le dessein de jouir, & qu’on aime plus pour sa propre satisfaction que pour celle de sa maîtresse ; elle attaque moins le cœur que les sens ; doit plus au tempérament & à la complexion qu’au pouvoir de la beauté, dont elle démêle pourtant le détail, & en observe le mérite avec des yeux plus connoisseurs ou moins prévenus que ceux de l’amour.

L’un a le pouvoir de rendre agréables à nos yeux les personnes qui plaisent à celle que nous aimons pourvû qu’elles ne soient pas du nombre de celles qui peuvent exciter notre jalousie. L’autre nous engage à ménager toutes les personnes qui sont capables de servir ou de nuire à nos desseins, jusqu’à notre rival même, si nous voyons jour à pouvoir en tirer avantage.

Le premier ne laisse pas la liberté du choix : il commande d’abord en maître, & règne ensuite en tyran, jusqu’à ce que ses chaînes soient usées par la longueur du temps, ou qu’elles soient brisées par l’effort d’une raison puissante, ou par le caprice d’un dépit soutenu.

La seconde permet quelquefois qu’une autre passion décide de la préférence : la raison & l’intérêt lui servent souvent de frein ; & elle s’accommode aisément à notre situation & à nos affaires.

l’Amour nous attache uniquement à une personne, & lui livre notre cœur sans aucune réserve ; en sorte qu’elle le remplit entièrement, & qu’il ne nous reste que de l’indifférence pour toutes les autres, quelque beauté & quelque mérite qu’elles aient. La galanterie nous entraîne généralement vers toutes les personnes qui ont de la beauté ou de l’agrément, nous unit à celles qui répondent à nos empressemens & à nos désirs ; de façon cependant qu’il nous reste encore du goût pour les autres.

Il semble que l’amour se plaise dans les difficultés : bien loin que les obstacles l’affoiblissent, ils ne servent d’ordinaire qu’à l’augmenter : on en fait toujours une de ses plus sérieuses occupations. Pour la galanterie, elle ne veut qu’abréger les formalités : le facile l’emporte souvent chez elle sur le difficile : elle ne sert quelquefois que d’amusement. C’est peut-être pour cette raison qu’il se trouve dans l’homme un fond plus inépuisable pour la galanterie que pour l’amour : car il est rare de voir un premier amour suivi d’un second ; & je doute qu’on ait jamais poussé jusqu’à un troisième : il en coûte trop au cœur pour faire souvent de pareilles dépenses : mais les galanteries sont quelquefois sans nombre, & se succèdent jusqu’à ce que l’âge vienne en tarir la source.

Il y a toujours de la bonne foi en amour ; mais il est gênant & capricieux ; on le regarde aujourd’hui comme une maladie ou comme foiblesse d’esprit. Il entre quelquefois un peu de friponnerie dans la galanterie ; mais elle est libre & enjouée ; c’est le goût de notre siècle.

l’Amour grave dans l’imagination, l’idée flatteuse d’un bonheur éternel, dans l’entière & constante possession de l’objet qu’on aime : la galanterie ne manque pas d’y peindre l’image agréable d’un plaisir singulier, dans la jouissance de l’objet qu’on poursuit : mais ni l’un ni l’autre ne peint alors d’après nature ; & l’expérience fait voir que leurs couleurs, quoique gracieuses, sont souvent trompeuses. Toute la différence qu’il y a, c’est que l’amour étant plus sérieux, on est plus piqué de l’infidélité de son pinceau ; & que le souvenir des peines qu’il a données, sert, en les voyant si mal récompensées, à nous dégoûter entièrement de lui ; au lieu que la galanterie étant plus badine, on est moins sensible à la tricherie de ses peintures ; & la vanité qu’on a d’être venu à bout de ses projets, console de n’avoir pas trouvé le plaisir qu’on s’étoit figuré.

En Amour, c’est le cœur qui goûte principalement le plaisir : l’esprit y sert en esclave sans se regarder lui-même ; & la satisfaction des sens y contribue moins à la douceur de la jouissance qu’un certain contentement dans l’intérieur de l’ame, que produit la douce idée d’être en possession de ce qu’on aime, & d’avoir les plus sensibles preuves d’un tendre retour. En galanterie, le cœur moins vivement frappé de l’objet ; l’esprit plus libre pour se replier sur lui-même, & les sens plus attentifs à se satisfaire, y partagent le plaisir avec plus d’égalité ; la jouissance y est plus agréable par la volupté que par la délicatesse des sentimens.

Lorsqu’on est trop tourmenté par les caprices de l’amour, on travaille à se détacher, & l’on devient indifférent. Quand on est trop fatigué par les exercices de la galanterie, on prend le parti de se reposer, & l’on devient sobre.

L’excès fait dégénérer l’amour en jalousie, & la galanterie en libertinage. Dans le premier cas, on est sujet à se troubler la cervelle. Dans le second, on est en danger de perdre la santé.

l’Amour ne messied pas aux filles ; mais la galanterie ne leur convient nullement, parce que le monde ne leur permet que de s’attacher & non de se satisfaire. Il n’en est pas ainsi à l’égard des femmes ; on leur passe la galanterie ; mais l’amour leur donne du ridicule. Il est à sa place qu’un jeune cœur se laisse prendre d’une belle passion ; le spectateur naturellement touché, s’intéresse assez volontiers à ce spectacle, & par conséquent n’y trouve point à blâmer. Au lieu qu’un cœur soumis au joug du mariage, qui cherche encore à se livrer à une passion aussi tyrannique qu’aveugle, lui paroît faire un écart digne de censure ou de risée. C’est peut-être par cette raison qu’une fille peut, avec l’amour le plus fort, se conserver encore la tendre amitié de ceux de ses amis qui se bornent aux sentimens que produisent l’estime & le respect ; & qu’il est bien difficile qu’une femme mariée, qui s’avise d’aimer quelqu’un de ce tendre & parfait amour, n’éloigne ses autres amis, ou qu’elle ne perde beaucoup de l’estime & de l’attachement qu’ils avoient pour elle. Cela vient de ce que, dans la première circonstance, l’Amour parle toujours son ton, & jamais ne prend celui de la simple amitié ; ainsi les amis ne perdant rien de ce qui leur est dû, ne sont point, alarmés de ce qu’on donne à l’amant : mais dans la seconde circonstance l’amour parle & se conduit sur l’un ou l’autre ton ; l’amant fait l’ami ; de façon que les autres, s’ils ne sont écartés, sentent du moins diminuer la confiance, voient changer les manières, & ont leur part de l’indifférence universelle qui naît de ce nouvel attachement ; ce qui suffit pour leur donner de justes alarmes ; de plus leur amitié est délicate, noble & fondée sur l’estime, plus ils sont touchés de se voir ôter ce qu’ils méritent, pour être accordé le plus souvent à un étourdi, que l’amour peint comme sage aux yeux d’une folle.

On a dit que l’amour étoit propre à conserver les bonnes qualités du cœur, mais qu’il pouvoit gâter l’esprit ; & que la galanterie étoit propre à former l’esprit, mais qu’elle pouvoit gâter le cœur. L’usage du monde justifie cet axiome en ce qui regarde l’esprit ; l’amour lui ôtant & la liberté & le discernement, au lieu que la galanterie en fait jouer les ressorts. Pour le cœur, c’est toujours le caractère personnel qui en décide. Ces deux passions s’y conforment dans les divers sujets qui en sont atteints ; & si l’une avoit du désavantage à cet égard, ce seroit sans doute l’amour, parce qu’étant plus violent que la galanterie, il excite plus de vindication contre ceux qui le barrent, ou qui lui occasionnent du mécontentement ; & qu’étant aussi plus personnel, il fait agir avec plus d’indifférence envers tous ceux qui n’en font point l’objet ou qui ne le flattent pas. La preuve en est dans l’expérience. On voit assez ordinairement une femme galante caresser son mari de bonne grâce & ménager ses amis ; au lieu que ceux-ci deviennent insipides, & le mari un objet d’aversion à une femme prise dans les filets de l’amour. On voit aussi plus de choix dans la galanterie ; c’est toujours ou la figure, ou l’esprit, ou l’intérêt, ou les services, ou la commodité du commerce qui déterminent. Mais dans l’amour toutes ces choses manquent quelquefois à l’objet auquel on s’attache ; & ses liens sont alors comme des miracles, dont la cause est également invisible & impénétrable,

Les anciens plaçoient le siège de l’Amour dans le foie, comme nous dans le cœur.

Le P. le Moine, dans sa Dissertation sur le Poëme Héroïque, a donné des règles pour les amours que l’on fait entrer dans un Poëme. Il veut 1°. Qu’on le renferme dans les épisodes, sans leur permettre pour quoi que ce soit, d’entrer dans l’action principale. 2°. Les amours qui entrent dans le Poëme, doivent être des amours de héros & d’héroïnes, & non pas des amours de coquets & de coquettes. 3°. Qu’il n’y ait rien que de bienséant & de modeste.

L’amour, fait faire des choses bien extraordinaires. En 1226, le Comte de Champagne devint amoureux de Blanche de Castille mere de S. Louis. Pour elle, il perdit Montereau Faut-Yone, Nogent & plusieurs autres places ; ensuite de quoi il se retira à Provins, pour faire des vers & des chansons amoureuses. Mezeray. De Rochef.

On dit d’une femme laide, que c’est un remède d’amour.

On dit qu’un jeune homme fait l’amour à une fille, quand il la recherche en mariage ; & en mauvaise part, qu’il s’est marié par amour, c’est à-dire, désavantageusement, & par l’emportement d’une aveugle passion.

On dit familièrement à une femme, m’amour. En ce cas amour est féminin.

On dit proverbialement, tout par amour, & rien de force. Et pour l’amour de Dieu, c’est-à dire, dans la seule vue de plaire à Dieu ; & dans le discours familier, pour dire, sans aucun intérêt. On dit aussi pour l’amour de quelqu’un, par la considération, par l’affection qu’on a pour lui. Causá, gratiá alicujus.

Amours, se dit au pluriel, pour signifier l’objet qu’on aime avec passion. Être avec ses amours, quitter ses amours. Dans ce sens on dit proverbialement, qu’il n’y a point de belles prisons, ni de laides amours.

On dit encore froides mains , chaudes amours ; pour dire, que la fraîcheur des mains marque d’ordinaire un tempérament chaud.

Amours, se dit encore au pluriel, Amores, de tout ce qu’on aime avec passion. Les livres, les tableaux sont ses amours.

Le mot d’amour étant joint avec divers termes, précédés des particules, de, du, des, reçoit divers sens, selon les divers termes avec lesquels il se joint. Quelquefois la particule de, dont il est suivi, sert à marquer de quelle nature est l’amour dont on parle ; & en ce sens, on dit amour de bienveillance, &c. Souvent ces particules servent à marquer l’objet vers lequel l’amour se porte. Ainsi on dit, l’amour de Dieu, &c. Enfin ces mêmes particules servent aussi à marquer le sujet dans lequel l’amour réside. Ainsi on dit l’amour des pères, l’amour des peuples, &c. Acad. Fr.

L’amour des peuples n’est jamais une preuve équivoque des vertus des Rois. Quand les Rois sont aimés, ils méritent de l’être. L’amour qu’on a pour eux, est l’enfant de l’amour-propre ; il est intéressé, & n’est point aveugle. Mongin.

On demande s’il faut dire Divin amour, ou Amour divin. L’un & l’autre sont bons ; mais dans une apostrophe que l’on feroit à l’amour divin, divin amour paroît mieux. L’amour divin, ou l’amour de Dieu, est celui qui a Dieu pour objet. Il est ou naturel, ou surnaturel. L’amour de Dieu naturel est celui par lequel on aime Dieu comme Auteur de la nature, & par les seules forces de la nature ; l’amour de Dieu surnaturel, est celui par lequel en aime Dieu comme Auteur de la grâce, & par le secours de la grâce. L’amour de Dieu est amour pur, quand on aime Dieu pour ses perfections infinies sans rapport à nous. On l’appelle aussi amour de charité. L’amour de Dieu intéressé, ou l’amour d’espérance, est celui par lequel on aime Dieu, comme bon par rapport à nous, à cause des biens qu’il nous a faits, & de ceux que nous en attendons. L’acte d’amour pur est très-parfait & très-méritoire ; mais l’état d’amour pur, c’est-à-dire, un état où l’on n’agiroit jamais que par amour pur, ne se peut admettre en cette vie, même dans les ames les plus saintes, parce qu’il excluroit l’espérance & les autres vertus. Amour de complaisance, c’est l’amour pur. Amour de bienveillance, est celui par lequel on souhaite du bien à l’objet aimé ; à Dieu, par exemple, que son saint nom soit connu & béni, qu’il ne soit point offensé. Amour de reconnoissance, c’est l’amour que l’on porte pour les biens que l’on a reçus de l’objet aimé, ou que l’on en espère. Amour affectif, amour effectif, amour appréciatif. Voyez ces épithètes en leur place. Le premier & le plus grand précepte du décalogue, est celui de l’amour de Dieu.

Amour-propre. Suî amor, philautia. Forte affection que la pure nature nous inspire pour nous-mêmes. Rien de si impétueux que ses désirs, rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que sa conduite. Rochef. L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs. Id. Dieu ne commande point d’étouffer absolument l’amour-propre ; au contraire l’amour de nous-mêmes est renfermé dans le précepte de Jésus-Christ, d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. L’amour-propre entre essentiellement dans l’exercice des vertus, & une bonne action n’est qu’une manière de s’aimer, plus noble que les autres. Abad. Dieu intéresse l’amour-propre par ses promesses & par ses menaces ; & bien loin de le condamner, il en tire des motifs pour nous porter à la sanctification. Id. L’amour-propre trahit ses intérêts à force d’être intéressé. S. Evr. Un amour désintéressé est une chimère : on n’aime que pour l’amour de soi-même. M. Scud. L’amour-propre nourrit avec complaisance une idée de nos perfections, qui est comme son idole, ne pouvant souffrir ce qui choque cette idée, comme le mépris & les injures, & recherchant au contraire avec passion tout ce qui la flatte & la grossit, comme l’estime & les louanges. Abad. L’amour-propre est la source en nous de tous les autres : lui seul allume, éteint & change nos désirs. Corn.

L’amour-propre a souvent des routes inégales :
S’il fait votre dérèglement,
Il est aussi le fondement
De toutes les vertus morales. Ab d’Hally.

Quelques Ecrivains ont distingué l’amour-propre de l’amour de nous-mêmes. Avec l’amour de nous-mêmes, disent-ils, on cherche hors de soi son bonheur ; on s’aime hors de soi davantage, que dans son existence propre : on n’est point soi-même son objet. L’amour-propre au contraire subordonne tout à ses commodités & à son bien être : il est à lui-même son objet & sa fin ; de sorte qu’au lieu que les passions qui viennent de l’amour de nous-mêmes, nous donnent aux choses, l’amour-propre veut que les choses se donnent à nous, & se fait le centre de tout. Quoiqu’il en soit, que cette distinction soit fondée, ou non, l’amour de nous-mêmes ne peut pêcher qu’en excès, en direction. Son dérèglement consiste en ce que nous nous aimons trop, ou en ce que nous nous aimons mal, ou dans l’un & l’autre de ces défauts joints ensemble.

L’amour de nous-mêmes ne pêche point en excès, puisqu’il est permis de s’aimer tant qu’on veut, quand on s’aime bien. En effet, s’aimer soi-même, c’est désirer son bien, craindre son mal, chercher son bonheur. S’il arrive qu’on désire trop, qu’on craigne trop, qu’on s’attache à son plaisir, ou à ce qu’on regarde comme son bonheur, avec trop d’ardeur : alors l’excès vient du défaut qui est dans l’objet de nos passions, & non pas de la trop grande mesure de l’amour de nous-mêmes ; puisque nous pouvons, & nous devons même désirer sans bornes la souveraine félicité, craindre sans bornes la souveraine misère, & qu’il y auroit même du dérèglement à n’avoir que des désirs bornés pour un bien infini.

Cette insatiable avidité du cœur de l’homme étoit nécessaire, afin qu’il se trouvât par-là disposé à chercher Dieu. Soit qu’on le regarde comme son souverain bien, soit qu’on se le représente comme un être infiniment parfait ; toujours est-il certain que l’amour qu’on a pour lui ne doit pas être limité ; & c’est à fin que l’homme fût capable en quelque sorte de la possession de ce bien infini, que le créateur a mis une espèce d’infinité dans ses connoissances & dans ses actions. Si cette infinité n’est pas dans l’acte, elle est dans la disposition du cœur naturellement insatiable.

Si nous nous aimions nous-mêmes par raison, l’amour de nous-mêmes pourroit être dans notre cœur dans une mesure limitée, car nous ne trouvons point une infinité de raisons dans notre esprit pour nous aimer : mais nous nous aimons par sentiment, & il n’est pas concevable que nous puissions sentir quelque plaisir & quelque joie, sans aimer nécessairement ce soi-même qui en est le sujet ; comme il y a une variété infinie & une infinité de degrés différens dans la joie que nous pouvons goûter, il n’y a point de mesure dans le désir du bonheur, dans lequel cette joie entre essentiellement, ni par conséquent dans l’amour de nous-mêmes, qui est le principe de ce désir.

La mesure de l’amour de soi-même, & ces désirs qui sont comme infinis, sont les seuls liens qui attachent l’homme à Dieu, puisque des désirs modérés ne peuvent lier le cœur de l’homme qu’avec des créatures, & que ce n’est point Dieu qu’on aime, mais un fantôme qu’on se forme à la place de Dieu, quand on l’aime médiocrement.

 C’est donc une folie d’opposer l’amour de nous-mêmes à l’amour divin, quand celui là est bien réglé. Car qu’est-ce que s’aimer soi-même comme il faut ? C’est aimer Dieu. Et qu’est-ce qu’aimer Dieu ? C’est s’aimer soi-même comme il faut. L’amour de Dieu est le bon sens de l’amour de nous-mêmes, c’en est l’esprit & la perfection. Quand l’amour de nous-mêmes se tourne vers d’autres objets, il ne mérite pas d’être appelé amour : il est plus dangereux que la plus cruelle haine. Mais quand l’amour de nous-mêmes se tourne vers Dieu, il se confond avec l’amour divin.

Prenons pour exemple les bienheureux, qui sans doute ne s’aiment point trop, ni trop peu, puisqu’ils sont dans un état de perfection. Je demande, dit Abadie, s’ils peuvent aimer Dieu sans bornes, sans sentir la joie de possession ; & je demande ensuite si l’on peut sentir de la joie sans s’aimer soi-même, à proportion du sentiment qu’on en a.

Il paroît donc que le mal n’est pas en ce que nous nous aimons trop, puisque nous pouvons nous aimer tant que nous voudrons, quand nous nous aimerons par rapport au souverain bien ; mais que le dérèglement consiste en ce que nous nous aimons mal, c’est-à-dire, par rapport à de faux objets. L’amour de nous-mêmes est innocent en soi : il est corrompu, quand il se tourne vers les créatures, & saint quand il se tourne vers Dieu.

L’Amour-propre est le principe général de toutes nos affections & de tous nos mouvemens. Si nous désirons, si nous craignons, si nous espérons, c’est toujours pour l’amour de nous-mêmes. A la vérité l’affection que nous avons pour les autres fait quelquefois naître nos désirs, nos craintes & nos espérances ; mais le principe de cette affection est l’amour de nous-mêmes. Considérez bien toutes les sources de nos amitiés, & vous trouverez qu’elles se réduisent à l’intérêt, la reconnoissance, la proximité, la sympathie & une convenance délicate que la vertu a avec l’amour de nous-mêmes, qui fait que nous croyons l’aimer pour elle-même, quoique nous l’aimions, en effet, pour l’amour de nous ; & que tout cela se réduit à l’amour de nous-mêmes.

Amour conjugal. Amor conjugum, conjugalis, ou conjugialis. L’amour conjugal a été représente par Alciat en ses emblèmes, par deux corneilles, dont l’amitié est inséparable, & pendant la vie & à la mort, selon Elien, L. 3, C. 9, Hist. de Roch. S. Chrysostôme dit que le cœur est le symbole de l’amour conjugal. Il meurt par la moindre division des parties.

Les caractères de l’amour conjugal ne sont point équivoques. Un mari a joui : la jouissance est la pierre de touche de l’amour. Le véritable y puise de nouveaux feux ; mais le frivole s’y éteint. Ce n’est que pour les libertins & les hommes déraisonnables, que le mariage devient le tombeau de l’amour. Je veux que l’amour soit plutôt la suite que le motif du mariage. Je veux un amour produit par la raison, un amour où nous fassions entrer la connoissance & le goût de nos devoirs.

Je ne crois pas qu’il soit plus difficile de continuer à être heureux dans le mariage, que de le devenir par le secours des précautions qui doivent le précéder. Il est vrai que rien n’est plus saint ni plus rare que d’aimer sa femme : mais si le plaisir est conforme à la loi, il en est plus pur ; & s’il est rare, il en est plus exquis. On peut même ajouter, sans craindre la raillerie, que le plaisir d’aimer sa femme est sans contredit le plus flatteur de tous les plaisirs. L’amour propre même trouve son compte à respecter toujours le choix qu’il a fait.

Amour paternel & filial. Nous aimons nos enfans, parce qu’ils sont nos enfans. S’ils étoient les enfans d’un autre, ils nous seroient indifférens. Ce n’est donc pas eux que nous aimons, mais la proximité qui nous lie avec eux. Il est bien vrai que les enfans n’aiment pas tant leurs peres, que les peres aiment leurs enfans, quoique ces deux affections paroissent fondées sur la même raison de proximité ; mais cette différence vient d’ailleurs. Les enfans se voient mourir dans la personne de leurs peres, & les peres au contraire, se voient revivre dans la personne de leurs enfans. Or la nature nous inspire l’amour de la vie & la haine de la mort.

D’ailleurs, les peres voyant dans leurs enfans d’autres eux-mêmes soumis & dépendans, ils se félicitent de les avoir mis au monde. Ils les considèrent avec plaisir, parce qu’ils les considèrent comme leur ouvrage. Ils sont ravis d’avoir des droits sacrés & inviolables sur eux. C’est là leur magistrature, leur royauté, leur empire. Mais le même orgueil qui fait que les peres aiment la supériorité, fait haïr aux enfans la dépendance. Rien ne nous accable tant qu’un bienfait, quand il est trop grand, parce qu’il nous assujettit trop. Nous le regardons comme une chaîne délicate, mais forte, qui lie notre cœur & qui contraint notre liberté. C’est le mystère caché dans la maxime connue : le sang ne remonte jamais.

Amour du prochain. L’amour que nous avons pour nous-mêmes, est la mesure & la règle de celui que nous devons avoir pour notre prochain. S’aimer soi-même, c’est désirer son bien, craindre son mal, rechercher son bonheur. L’amour du prochain nous impose les même devoirs par rapport aux autres. C’est de tous les sentimens le plus juste, & en même temps celui qui tourne le plus à notre profit.

Non-seulement la proximité est une source d’amitié ; mais encore nos affections varient selon le degré de la proximité que nous avons avec les personnes qui en sont l’objet. La qualité d’hommes que nous portons, fait cette bienveillance générale que nous appelons humanité. Homo sum, humani à me nihil alienum puto. Il est certain que, s’il n’y avoit que deux personnes au monde, elles s’aimeroient avec tendresse : mais cette proximité générale se confondant avec ce nombre infini de relations différentes que nous avons les uns avec les autres, il arrive aussi que cette affection naturelle qu’elle avoit fait naître, se perde dans la foule des passions que tant d’autres objets produisent dans notre cœur. Nous ne voyons point dans notre prochain la qualité d’homme par laquelle il nous ressemble, pendant que nous voyons en lui un rival, un envieux, un homme ennemi de notre prospérité, comme nous le sommes de la sienne ; un orgueilleux qui n’estime que lui-même, un homme qui par ses bonnes qualités attire l’estime & l’attention des autres, & nous jette dans l’oubli & dans l’obscurité, ou qui par ses passions est occupé à nous tendre des pièges, & à entreprendre sur ce qui nous appartient. Mais quand la mort l’a dépouillé de ces relations odieuses, nous trouvons en lui cette proximité générale qui nous le faisoit aimer, nous souvenant qu’il étoit homme, seulement quand il a cessé de l’être.

 

*Orthographe du XVIIIe siècle

OI ne s'était pas encore changé en AI :

françois connoisseurs affoiblissent reconnoissance foiblesse

paroît étoit pouvoit seroit plaçoient feroi excluroit auroit

Les accents ne s'étaient pas encore installés là où on les connaît :

Poësie Poëme ame mere peres

ou bien on ne les avait pas encore ôtés :

vûe pourvû

le T n'accompagnait pas EN ni AN au pluriel :

amans sentimens mouvemens empressemens enfans indifférens dépendans

Puis il y eut la réforme de la Langue Française de 1835, dans la sixième édition du Dictionnaire de l'Académie.

Les nombreuses réformes de la langue française

 

Vous trouverez dans ce blog des articles sur les dictionnaires :

Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

Lucifer - WILLIAM DUCKETT - Dictionnaire de la conversation et de la lecture

La Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité...

Le A au fil des dictionnaires 

Les mots ont une histoire - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage

Une petite histoire de la langue française - Chapitre 12 - XVIIe siècle 1 - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française

Une petite histoire de la langue française - Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE 2 - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

Pour en savoir plus :

CNRTL : Série des éditions du Dictionnaire de Trévoux

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 12:44

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On dit le onze. Il n'y a pas d'élision du e.

Mon enfant est âgé de onze ans.

Nous n'étions que onze à cette soirée.

 

ONZE en chiffres arabes* 11 - en chiffres romains** XI

 

onze - adjectif numéral cardinal

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Littré : (on-z' ; par exception, l'e muet de l'article le, de la préposition de et de la conjonction que, ne s'élide pas devant onze : le onze ; nous n'étions que onze ; de onze enfants, il n'en reste que trois ; cependant quelquefois dans la conversation cet e s'élide : l'onze du mois, nous n'étions qu'onze. Avec entre on élide toujours l'e muet : entre onze heures et midi ; dites : an-tron-z heures et midi. Les consonnes finales des mots qui précèdent onze ne se lient jamais : ils étaient onze, dites : ils é-tê onze, et non ils é-tê-t onze. Brossette dit que Boileau en récitant ce vers : Se vienne en nombre pair joindre à ses onze sœurs, ne liait pas l's de ses)

onze - adjectif numéral ordinal qui équivaut à le onzième, la onzième, les onzièmes.

Louis XI (Louis le 11ème)

Lisez la page onze (la onzième page)


Expression

Le bouillon de onze heures – Le bouillon d'onze heures : une boisson empoisonnée.

Voir l'article sur le site de Persée

Bouillon d'onze heures - Persée


NOTE

Bien qu'on parle de chiffres arabes, les chiffres n'ont pas été inventés par les Arabes mais par les Indiens. Les Arabes ont permis leur diffusion dans le monde occidental.

 

Articles annexes

Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

Expressions avec le nombre 36 Trente-six

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 17:39

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Il y a bien longtemps que je suis dans cette chambre. Trois jours, quatre jours, une éternité. J'ai crié des heures durant et ma gorge est meurtrie. Je n'ai plus de force. Je gis sur mon lit de douleur, écartelée, pieds et poings liés. Une odeur âcre et pestilentielle me donne des spasmes, mais je n'ai rien à vomir. Il ne faut pas que je m'endorme. Je guette chaque craquement autour de la maison. Qu'un promeneur passe, si je geins, il m'entendra, il viendra à mon secours. Je scrute le bruissement incessant des frondaisons. Parfois, des oiseaux lancent leurs cris. L'un d'eux, audacieux, s'est posé sur le rebord de la fenêtre ouverte et me regarde. Je ne sais pas son nom. Que n'ai-je appris à connaître le nom des oiseaux ! Sauve-moi oiseau ! Il s'est envolé, libre.

Je commence à délirer.

La soif me ronge le corps. Je songe aux torturés qui ont perdu l'espoir, à tous les torturés de par le vaste monde, aux milliards d'hommes qui meurent d'avoir faim.

Très jeune, d'aussi loin que je me souvienne, à l'âge où les enfants ne savent pas qu'on peut mourir, j'ai eu le sentiment que la mort viendrait tôt ou tard me chercher, un jour. Où que je sois, elle me trouverait. Il n'y a pas de cache. Loin de m'effrayer, elle m'apparaissait comme un fait ordinaire de la vie. Pourquoi en avoir peur ? On le sait bien, ce n'est pas d'elle qu'on a peur, c'est de l'idée qu'on s'en fait. Quand elle est là, on n'a plus le temps d'avoir aucun sentiment pour elle, c'en est fait de soi. La mort elle-même n'est rien. À quoi sert d'imaginer des choses après elle ? La seule chose qui devrait compter, c'est d'être en paix avec soi-même.

Mais je ne suis pas en paix. Qu'ai-je fait, mon Dieu ? Qu'ai-je fait ?

 

Combien de temps vais-je attendre encore ? Et pourquoi attendrais-je ? Je sais qu'on peut rester des semaines sans manger et sans boire. Les organes vitaux se nourrissent alors des tissus musculaires et graisseux jusqu'à ce que seule la peau recouvre l'os. Je sais que certains anorexiques vivent sans nourriture et hibernent dans le sommeil et l'immobilité. Je sais que quelques Bienheureux ne se sont nourris que de prières et d'hosties. Je sais tout cela, mais ce que je sais aussi, c'est que je vais mourir.

Seigneur, accorde-moi la grâce de l'inédie !

 

Je vais mourir ? Je refuse d'y croire encore. Que quelqu'un surgisse à l'instant, venu de nulle part, et j'ai toutes les chances de réchapper au pire. Je refuse de pécher contre l'Espérance ! Que m'aurait donc appris ma mère qui tant de fois a prié avec moi lorsque j'étais enfant ?

Maman, ma pauvre maman ! Que de souffrances te réserve l'avenir !

 

Est-il possible que j'aie été aussi bête ? J'ai toujours pensé que la bêtise en ce monde n'avait pas de limite et je me suis toujours moquée de ceux qui en portaient les stigmates. Orgueilleuse que j'étais ! Je suis tombée dans son piège !

..........................................................................................................................

Un jour s'est passé encore. Les mots qui me viennent à présent puisent leur ressort dans le désespoir le plus profond. La fin arrive. Je sens déjà ses miasmes putrides. Mon corps ne cesse de manger mon corps, roide et desséché. Et toutes ces mouches dans la chambre ! Elles se promènent sur ma peau dénudée et je ne sens plus leur piqûre. Elles savent qu'il viendra bientôt, le temps d'y pondre, et des légions de larves bientôt m'habiteront. Je leur parle, je les insulte, mais je n'ai plus la force de souffler pour qu'elles s'envolent en tourbillons nombreux. Sans états d'âme, elles me gravissent et volettent au-dessus du festin annoncé.

 

La vie pourtant m'avait tout donné. Il m'aurait suffi d'être sage et raisonnable.

Que ne l'ai-je été ?

La passion m'a surprise et prise dans sa toile. Voilà que je n'étais plus qu'une chair ardente, avide de sensations sans nom. Recherche de caresses délicates à chaque fois inventées. Jouissance éperdue frôlant l'inaccessible. Mon amant, mon unique ! Tantôt tu m'accordais, j'accompagnais tes chants, tantôt tu me brûlais, j'étais ton hérétique, tantôt tu m'emmenais sur la vague incertaine et nous voguions comblés au gré de nos envies. Ah ! Quels délices de nous réciter des vers en nous pâmant.! Et nos deux âmes nues savaient n'en faire qu'une.

Plaisirs toujours croissant, toujours nouveaux, toujours inassouvis. Adieu.!

..........................................................................................................................

Hier... que dis-je, il y a un mois peut-être, c'était déjà l'été et tu m'as amenée dans cette maison ancestrale, loin de tout, loin du regard ombreux des hommes, pour nous ébattre sans contraintes aucunes, impatients de désir, libérés de tout, sans crainte de repentir. Quel fantasme t'a pris de me lier avec le chanvre mortel ? Fou ! Tu as donné libre cours à ton imagination enfantine pour rendre nos ébats plus ludiques encore. Voilà que je deviens une victime innocente qu'il faut à tout prix délivrer de son piège. Soudain tu m'apparais, lumineux, vêtu de ton costume de Superman ! Frissons ! Tu gravis l'armoire séculaire comme si sauter de là-haut était un fait héroïque. Fantaisie grotesque d'un fougueux cavalier voulant enfourcher sa monture docile ! Imprudent ! Le toit de l'armoire vermoulue s'est affaissé soudain. Te voilà prisonnier dans le vieux meuble clos. Tu frappes. Tu hurles, les deux jambes cassées. Le verrou des battants fermé de l'extérieur est solide. Tu as beau tempêter et t'escrimer, c'est en vain. La grosse clef de fer, imperturbable, me nargue. Pas de main secourable pour la tourner. Tu te plains, tu gémis, un jour et une nuit. Ton sang s'est perdu et s'est tari. Il y a bien longtemps que tu ne parles plus. Et moi, l'enchaînée, la crucifiée, je vais bientôt me taire, mais avant de mourir que de tourments encore. Mes pensées se pressent et me cognent la tête.

..........................................................................................................................

Après la révolte, l'espoir et la résignation, j'attends, j'attends. Je me souviens de mauvais rêves que je faisais enfant, la tête peuplée de contes, tous horribles et cruels. Ma mère me disait : « Quand tu as peur, ma chère enfant, pense très fort à moi et dis : Maman, aide-moi ! » Elle entrait dans mon rêve, volait à mon secours. Mes terreurs s'apaisaient. Toutes les mamans devraient savoir cela.

Maman, aide-moi ! Aide-moi ! Pourquoi ne sens-tu pas que j'ai besoin de toi ?

 

Je n'ai plus faim ni soif. Mes paupières sont collées. Ma bouche sèche est grande ouverte. Je ne souffre plus. Bientôt, je ne penserai plus.

..........................................................................................................................

Je sens qu'on me soulève, qu'on me prend dans les bras. Est-ce un ange, Seigneur, qui m'emporte vers toi ?

 

 

CONTES, NOUVELLES, POÈMES ET RÉCITS DE MAMIEHIOU

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:47

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Franchement, quel m'as-tu-vu, ce Fernand ! Quel fier-à-bras !

Il se prend pour le nombril du monde.

Ma parole, il veut poèter plus haut que son luth - je veux dire : péter plus haut qu'on a le derrière et se faire un trou dans le dos. Autrement dit et moins poétiquement : péter plus haut que son cul.

Mais quand je l'ai battu cinq fois de suite aux échecs,

il a piqué un fard,

il n'était pas à la noce.

Ah ! il voulait prendre la lune entre les dents,

je lui ai rivé son clou,

il faisait le monsieur,

c'est un peu fort de café,

il a fait chou blanc,

il a bien fallu qu'il mette de l'eau dans son vin,

Il est bête comme ses pieds,

il est bête à manger du foin,

il est réduit à quia, (il ne peut plus répondre)

je lui ai rabaissé le caquet,

il ne faut pas tirer la couverture à soi,

c'est gros-jean qui en remontre à son curé,

je l'ai bien remis à sa place,

il est sous la braise,

je l'ai fait rentrer à cent pieds sous terre,

ça lui a mis du plomb dans la tête,

il a fait amende honorable,

il a cessé de se la jouer,

il s'est retiré sous la tente,

il est sur des charbons ardents,

il est à côté de ses pompes,

il n'a plus la grosse tête,

tout juste s'il ne faisait pas dans son froc,

il est dans le pétrin,

il n'a pas inventé la poudre,

il est gros-jean comme devant,

il est à la masse,

ç'a été la goutte qui a fait déborder le vase,

les bras lui en sont tombés,

il a versé des larmes de crocodile,

 

il s'en est guère fallu que je ne prenne une prune,

j'ai bien cru qu'il allait me rentrer dedans,

il est au bout de son latin,

la moutarde lui est montée au nez,

il a délogé sans tambour ni trompette,

il a pris les jambes à son cou,

il s'est échappé par la tangente/ il a pris la tangente,

il est reparti la queue entre les jambes,

il s'en est allé sans demander son reste,

il a pris la poudre d'escampette,

il avait le feu au derrière.

 

Non mais, il faut pas pousser Bobonne dans les orties !

Il croyait tenir le haut du pavé,

il a trouvé son maître,

il était fort en gueule,

maintenant il file doux,

et moi, je ris sous cape !

 

SUITE > Expressions françaises d'hier et d'aujourd'hui

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 22:10

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Des sujets divers

 

 

>> Sauvez des vies et sauvez la vôtre (récapitulation)

 

1er septembre 2017 Ces professeurs qui nous ont marqués

 

1er janvier 2017 L'assurance retraite – Montant du salaire minimal pour valider un trimestre de retraite

 

22 août 2015 Les blogueurs meurent aussi – Conseils aux futurs blogueurs

 

30 juin 2015 Les oeufs – Pourquoi choisir de les manger – Comment les choisir – Comment les conserver – Comment les cuisiner

 

10 juin 2014 De la politesse

 

6 juin 2014 Mangez bon !

 

4 mars 2014 Stupeur et tremblements* causés par Overblog

 

16 janvier 2014 « En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit.»

 

17 décembre 2013 "Comment dessaler la morue" par le Comité de propagande pour la consommation de la morue

 

25 juin 2013 Votre avion va s'écraser. Quelle est la meilleure position à prendre ?

 

25 juin 2013 Sauvez des vies et sauvez la vôtre

 

24 juin 2013 Votre bébé risque de mourir si vous dormez avec lui !

 

 10 avril 2013 Un peu d'éclairage sur 1°Les ampoules basse consommation (fluocompactes) 2° Les LED (à diodes électroluminescentes) 3°Les halogènes

 

4 janvier 2013 Dessine-moi un mouton – Une association pour aider à l'éducation et à la prise en charge du petit Paul, autiste - Témoignage

 

4 décembre 2012

GRAMMAIRE POUR LES NULS, LES ARCHINULS*, LES NULLISSIMES !

 

Santé 22 octobre 2012 J'aime tes seins. - Et si je n'en ai qu'un ? - Je l'aimerai pour deux - Et si je n'en ai plus ? - Je les réinventerai !

 

Santé 13 septembre 2012 Le miel, le pamplemousse, le soja, sont-ils dangereux pour la santé ?

 

10 juillet 2012 Comportements illogiques des Français - Le fait en France

 

Santé  29 août 2012

Femmes enceintes, voici quelques conseils sur les choses que j'ai apprises lors de mes grossesses, accouchements et allaitements et que j'aurais bien aimé connaître avant d'avoir tâtonné !

 

22 août 2012 Les fautes d'orthographe que vous faites vous énervent ?

 

11 juillet 2012 Comportements illogiques des Français

 

31 mai 2012 Mots d'enfant – Les perles de Victor

 

15 mai 2012 Aidez votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant

 

13 mai 2012 Jardiniers, n'ayez plus peur ! Les saints de glace sont passés !

 

16 mars 2012 Comment faire des progrès en français ?

 

26 février 2012 Nostalgie - Les films que j'ai tant aimés – Les ciné-clubs de la télé

 

Santé 26 février 2012 Savoir reconnaître et soigner l'ictère des bébés

 

Santé 18 janvier 2012 Varicelle : un danger pour les femmes enceintes. Jeunes filles, faites-vous vacciner si vous ne l'avez jamais eue !

 

Santé 29 septembre 2011 Le hoquet - Comment le faire passer ?

 

Santé 6 septembre 2011 La sauge – Femmes enceintes, attention !

 

Santé 5 septembre 2011La crampe – Comment la prévenir – Comment la soulager

 

30 août 2011 Qu'est-ce que le seuil de pauvreté ? - Le seuil de pauvreté en France, aux USA, en Chine, en Inde...

 

12 août 2011 Petits jeux littéraires à pratiquer entre amis sans modération

 

17 juillet 2011 Quelles choses faut-il savoir pour avoir la vie sauve et sauver la vie des autres dans des circonstances particulières ?

 

8 avril 2011 La folie du consumérisme* -"Prêt à jeter" - l'obsolescence programmée

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 11:33

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Note - On écrit : un vœu, des vœux

 

Jacques Brel - Des vœux qu'on voudrait avoir écrits

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences, je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

Vœux de Jacques Brel en 1968

♥ ♥ ♥

 

Rosemonde Gérard, des vœux universels et pleins d'aménité

> Définition de aménité

 

« Bonne année à toutes les choses,

Au monde, à la mer, aux forêts.

Bonne année à toutes les roses

Que l’hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui m’aiment

Et qui m’entendent ici-bas.

Et bonne année aussi, quand même,

À tous ceux qui ne m’aiment pas. »

Rosemonde Gérard, poétesse épouse de Edmond Rostand, (1866-1953)

♥ ♥ ♥

 

Philippe Geluck, une formule à l'emporte-pièce

« Meilleurs vœux pour toute la vie, comme ça, c'est fait une fois pour toutes. » Philippe Geluck, Le Tour du chat en 365 jours - 2006

♥ ♥ ♥

 

Épicure, pessimiste et lucide, hélas !

« Si les Dieux voulaient exaucer les vœux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain. »

Épicure, philosophe grec (342 ou 341 av. JC – 270 av. JC) Doctrines et maximes

♥ ♥ ♥

 

Lire d'autres vœux sur le site de Jean-Luc Mercier

https://scribium.com/jean-luc-mercier/a/citations-jolis-mots-celebres-de-nouvel-an-et-de-bonne-annee/

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 10:45

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Des règles pointues : Orthographe, grammaire, vocabulaire, styles, etc.

 

& Orthographe et grammaire pour les hésitants

Des règles de base

 

La clef des modes dans les conjonctives

Plus de 100 conjonctions de subordination, locutions conjonctives

et syntagmes introduisant des propositions subordonnées

 

LES QUIZ

 

AUTOUR DE L'ENFANT

Contes et quiz pour les petits enfants

 

MISCELLANÉES - ARTICLES DIVERS

 

Sauvez des vies et sauvez la vôtre !

 

CONTES, NOUVELLES, POÉSIES & RÉCITS DE MAMIEHIOU

 

LES DÉLIRES DE MAMIEHIOU - TITRES DES ÉPISODES

 Textes qui peuvent servir de dictées avec de nombreux commentaires sur la langue

 Pour les grands: ados et adultes

 

FLORILÉGE - LA PENSÉE DES AUTRES

 

 UNE PETITE HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

racontée par mamiehiou 

 

TRUCS ET ASTUCES GLANÉS ICI ET LÀ

 

D'autres articles récapitulatifs :

  Articles ayant un lien de près ou de loin

avec ma vie personnelle

VOCABULAIRE - EXERCICES

Vous voulez retrouver un article du blog

La Langue Française comme elle va - Ses réformes

Récapitulation des articles sur le subjonctif

Récapitulation des articles sur l'accord des participes passés

♥ Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Vous trouverez dans ce blog des articles sur les dictionnaires

Les petites histoires à trous de Mamiehiou

Récapitulation des exercices à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Florilège de quelques curiosités de la langue française

Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

Récapitulation des articles sur la prononciation des mots

Récapitulation des articles sur le Magazine LIRE

Articles du blog liés de près ou de loin à l'histoire et à la mythologie

Vous aimez les proverbes ? Amusez-vous !

Boulimie de mots - Comment jouer avec les mots

♥ Dictées

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 01:04

 

Miscellanées - Titres des articles

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Les trimestres sont validés en fonction du montant du salaire soumis à cotisations sans tenir compte de la durée réelle de l'activité, ni du moment de l'année où vous avez travaillé.

Smic - Urssaf.fr

>> Retraite dans le privé : durée d'assurance - Service-public.fr

Rémunération minimum ouvrant droit à validation d'un trimestre d'assurance

Années durant lesquelles vous avez été salarié

Revenus minimum ouvrant droit à validation d'un trimestre d'assurance

Avant 1972

Revenus au moins égal au montant trimestriel de l'allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS) déterminé au 1er janvier de chaque année au cours de laquelle vous avez travaillé

Entre le 1er janvier 1972 et le 31 décembre 2013

Revenus au moins égal au montant du Smic horaire prévu pour chaque période au cours de laquelle vous avez travaillé, multiplié par 200 heures

À compter de 2014

Revenus au moins égal au montant du Smic horaire prévu pour chaque période au cours de laquelle vous avez travaillé, multiplié par 150 heures.

Les trimestres rachetés permettent également de valider une période d'assurance, de même que les périodes de congé de formation au cours desquelles l'employeur n'a pas versé de rémunération et les cotisations versées tardivement par l'employeur (les cotisations arriérées).  

.............................................................................................

Bon à savoir :

Si vous avez une question concernant un renseignement sur votre retraite personnelle, vous pouvez appeler le 39 60 (CNAV) sur un poste fixe. 

 

L'année du départ à la retraite :

Pour valider 1 trimestre, partir au moins le 1er avril avec le salaire requis pour 1 trimestre.

Pour valider 2 trimestres, partir au moins le 1er juillet avec le salaire requis pour 2 trimestres.

Pour valider 3 trimestres, partir au moins le 1er octobre avec le salaire requis pour 3 tr.

Pour valider 4 trimestres, partir au moins le 1er janvier suivant avec le salaire requis pour 4 tr.

 

Salaire validant un trimestre - Legislation.cnav.fr - bareme

Extrait de l'article

Années

Salaire validant un trimestre

2017

1464,00 €

Circulaire Cnav 2016/55 du 30/12/2016

 

 

2016

 

1 450,50 €

2015

1 441,50 € 

2014

1 429,50 €

2013

1.886,00 €

2012

1.844,00 €

2011

1.800,00 €

2010

1.772,00 €

2009

1.742,00 €

 

Attention : Le calcul est différent pour les fonctionnaires

moins bien lotis que les salariés.

 

>>> Retour au début de l'article

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Note importante : Cet article ne prétend pas se substituer à ceux que donnent les sites administratifs officiels. Mais les informations sur la toile y sont si nombreuses et si touffues qu'il est parfois difficile de trouver rapidement la réponse simple à la question que je donne en titre.

Attention ! Chaque cas est particulier et pour ne manquer aucun de vos droits, reportez-vous aux sites administratifs.

À voir le grand nombre d'internautes qui lisent mon article, je crois qu'il est utile.

Mamiehiou

Cet article a été publié la première fois en 2011 et il a été mis à jour chaque année jusqu'en 2017

 

BUG sur overblog.- Dans les commentaires ci-dessous on constate parfois des erreurs de chronologie, mes réponses précédant parfois les commentaires des internautes.

 

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 07:17
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 09:10

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Chapitre 1 - Les Serments de Strasbourg

Chapitre 2 - Rollon - Guillaume le Conquérant

Chapitre 3 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Première Partie : Les Cantilènes – Les Chansons de geste

Chapitre 4 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe s.- Deuxième Partie : La poésie lyrique - La littérature antique - La littérature courtoise

Chapitre 5 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Troisième partie : La littérature bourgeoise

Chapitre 6 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Quatrième Partie : La naissance du théâtre de France

Chapitre 7 - L'ANCIEN FRANÇAIS DU IXe AU XIIIe SIÈCLE – Cinquième Partie : Les complaintes de Rutebeuf

Chapitre 8 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE – 1re PARTIE : Les misères de la France - L'évolution de la langue - Villon

Chapitre 9 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE - 2e PARTIE : La Renaissance – L'humanisme – Érasme - Rabelais 

Chapitre 10 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE - 3e PARTIE : La Pléiade - Ronsard, Du Bellay, et les autres... - Défense et illustration de la langue française  

Chapitre 11 - LE MOYEN FRANÇAIS DU XIVe AU XVIe SIÈCLE - 4e PARTIE : Montaigne 

Chapitre 12 - LE XVIIe SIECLE - 1re Partie - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française 

Chapitre 13 - LE XVIIe SIÈCLE - 2e Partie - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

Chapitre 14 - LE XVIIIe SIÈCLE - Le Siècle des Lumières, de la Révolution et de la République

ARTICLES CONNEXES

La nouvelle orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

Les nombreuses réformes de la langue française

Simplification de l'orthographe – Au fil des réformes

Les Epithètes de Maurice de la Porte – 1571 (Les lettres ramistes)

La lettre Q – QV – QU

GN ou IGN – OIGNON ou OGNON

Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?


Bibliographie

Dictionnaire amoureux des langues, Claude Hagège, éd. Plon, chez Odile Jacob, 2009

Histoire de la langue française, Jacques Leclerc, Québec, TLFO, Université Laval, 2006.

Le français, histoire d'un combat, Claude Hagège, chez Odile Jacob,1996

Histoire de la Littérature Française :

-Moyen Âge, Emmanuelle Baumgartner, éditions Bordas, 1988

-XVIe siècle, Marie-Luce Demonet-Launay, éd. Bordas, 1988

Collection Littéraire, André Lagarde et Laurent Michard, éd. Bordas,1970

Manuel des Etudes Littéraires françaises, P. Castex et P. Surer, éd. Hachette :

-Moyen Âge, Hachette, 1956

-XVIe siècle, Hachette, 1957

Littérature française, P. Martino et J. Caillat, éd. Masson & Cie, 1949

Histoire de la Littérature française, Gustave Lanson, éd. Hachette,1920

Morceaux choisis des Auteurs français,Ch.-M. Des Granges, éd. Hatier, 5ème édition, 1914

Histoire de la langue française par Ferdinand Brunot, 1905 

Histoire de la langue et de la littérature française des origines jusqu'à nos jours, Louis Petit de Julleville, Ed. Armand Colin, 1896-1899.

La littérature par les textes, René Canat, éd. Paul Delaplane, 1873 

Pellisson, Histoire de l'Académie Française, 1858.

 

et sur la toile :

Wikisource 

Wikipédia

 

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Oeuvres de Claude Hagège

Dictionnaire amoureux des langues 2009

Halte à la mort des langues 2000

L'enfant aux deux langues 1996

Le français et les siècles 2005

Le français, histoire d'un combat 1996

Le souffle de la langue : voies et destins des parlers d'Europe 

 

Pour en savoir + sur Claude Hagège : 

Claude Hagège, linguiste et Professeur au Collège de France (site du CNRS)  

sur ses livres

 

Dictionnaire amoureux des Langues, chez Odile Jacob, 2009 

Halte à la mort des langues, Paris, chez Odile Jacob, 2000

Le français, histoire d'un combat, chez Odile Jacob, 1996

Editions Plon

Claude Hagège

 

et aussi  

Vidéo Ina - Claude HAGEGE et Raymond DEVOS, vidéo Claude ...

Claude Hagège - YouTube

L'express - Claude Hagège: "L'anglais est une langue très difficile" -

 

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Je me corrige une faute dans mon commentaire, mea culpa

I should have written :"Your remark makes me guess..."

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  • : LE BLOG DE MAMIEHIOU - La langue française telle qu'on l'aime  De la grammaire, des exercices divers, des dictées commentées, des histoires, des textes d'auteurs, des infos pratiques...
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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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