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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 18:02

 

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Je m'en voulus de n'avoir pu être d'aucun secours à ma protectrice et je me sentis un peu coupable. N'étais-je pas, sans le vouloir, à l'origine de cette fâcheuse affaire ? Je ne savais que lui dire pour lui témoigner ma compassion, le moindre geste de ma part l'eût fait éclater en sanglots et l'expression de mon empathie lui eût nui plutôt qu'elle ne l'eût aidée.

 

Elle baissa les yeux quelques instants et déglutit. Ses larmes séchées, elle se tourna vers moi pour mesurer à quel point l'émotion m'avait atteinte. Je lui souris. Nous étions liées à jamais.

Il n'était pas question que je larmoyasse ou que je m'appesantisse davantage sur cet incident regrettable. Le temps pressait.

Les tables, jonchées des reliefs du repas, demandaient d'urgence à être nettoyées. Je passai un ramasse-miettes furtif et préalablement désinfecté.

Les spectateurs, un instant médusés, reprenaient lentement leurs gestes coutumiers. Il n'y eut pas de commentaires circonstanciés. On se contint.

.....................................................

 

NOTES

Le moindre geste l'eût fait éclater en sanglots.

Rappel. Le participe passé FAIT est invariable lorsqu'il est suivi d'un infinitif.

eût fait... aurait fait. Conditionnel passé.

Voir : L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

 

L'expression de mon empathie lui eût nui plutôt qu'elle ne l'eût aidée.

l'empathie, faculté que l'on a de pouvoir se mettre à la place des autres et de ressentir les mêmes joies et les mêmes douleurs.

- sympathie, antipathie
eût nui, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé - conditionnel passé 2e forme - style soutenu.

> lui aurait nui (conditionnel passé 1re forme)

ici pas d'accord du participe passé nui employé avec avoir, il n'y a pas de COD. Nuire à quelqu'un un. Voir :  Règles de l'accord des participes passés 

 

plutôt 1-de préférence 2-assez, c'est plutôt agréable

plus tôt, moins tard, avant l'heure.

Voir l'article : Ne pas confondre : alcoolique, alcoolisé – rabattre, rebattre - amener, apporter – geai, jais - jadis, naguère – plutôt, plus tôt

 

Venez aujourd'hui plutôt que demain.

aujourd'hui, c'est préférable

Venez aujourd'hui plus tôt qu'hier.

hier, vous êtes venu un peu tard.

 

plutôt qu'elle ne l'eût aidée.

aidée s'accorde avec le COD l' placé avant.


Aider. Je l'aide ou bien je lui aide ?

Aider une personne transitif direct.  

J'aide ma soeur, je l'aide.

Transitif indirect, vieilli ou régional, aider à une personne.

J'aide à ma soeur, je lui aide.

Transitif indirect, aider à une chose, faciliter.  

Ce remède aide à sa guérison, il l'aide à guérir.

S'aider, pronominal réfléchi.

Aide-toi, le ciel t'aidera.

Pronominal réciproque.

Nous nous sommes aidés dans l'adversité, nous nous sommes entraidés.

 

Il n'était pas question que je larmoyasse ou que je m'appesantisse...

subjonctif imparfait dans les subordonnées 

Voir : Valeurs et emplois du subjonctif

imparfait puisque le verbe de la principale est à un temps passé (était, imparfait de l'indicatif)

Il n'est pas question que je larmoie ou que je m'appesantisse...

la principale étant au présent de l'indicatif, les verbes de la subordonnée sont ici au présent du subjonctif.
Rappel : les verbes du 2e groupe (comme appesantir) ont la même forme au présent et à l'imparfait du subjonctif sauf à la 3ème personne du singulier.

il n'est pas question qu'il s'appesantisse...

Il n'était pas question qu'il s'appesantît...

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

  

Un ramasse-miettes, des ramasse-miettes

Le pluriel des noms composés

Voir le QUIZ > Les noms composés - Quiz 97 Ma soirée avec Jojo

 Il faut se fier au sens

Un nom suivi d'un adjectif, les deux mots ont généralement la marque du pluriel, des coffres-forts, des wagons-lits...

Un verbe et un nom, seul le nom peut être au pluriel, selon le sens, un ramasse-miettes, un couvre-chef...

Deux noms, seul le premier est au pluriel si le second est ou peut être un complément de nom avec préposition, des timbres-poste = des timbres de la poste, des choux-fleur = des choux en fleur, des gueules-de-loup...

un nom et un mot invariable, seul le nom peut être au pluriel, des arrière-trains, des en-têtes...

deux mots, si le premier se termine par o, seul le second peut varier, des afro-américains...

un adjectif et un nom, généralement, les deux mots se mettent au pluriel, des plates-bandes, des courtes-pointes, des hauts-de-chausses...

Mais

grand au masculin prend un s au pluriel, des grands-oncles, des grands-pères...

grand au féminin est invariable des grand-mères, les grand-rues, les grand-messes...

quelques noms composés :

des on-dit, des coq-à-l'âne, des va-nu-pieds, des pot-au-feu, des ayant-cause et des ayants-droit, des pur-sang, des tête-à-tête, des après-midis...

Les règles changent avec la Nouvelle Orthographe

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

les spectateurs, un instant médusés, frappés de stupeur.

La Méduse, figure mythologique peu sympathique. Elle changeait en pierre ceux qu'elle regardait. C'est l'une des trois Gorgones avec Euryale et Sthéno.

Vous la reconnaissez, Médousa avec sa tête surmontée de serpents.

 

Des commentaires circonstanciés, détaillés.

 

On se contint, ils se continrent, nous nous contînmes, etc.

se contenir, contenir, refréner, ficeler, réprimer, brider ses émotions. 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 18:01

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Et l'intermède cessa, faute de contestataires*.

Avant de s'en aller, le sergent prévaricateur jeta un regard circulaire pour s'assurer qu'aucun regard désapprobateur n'était dirigé sur lui.

Il savoura l'instant.

Tous s'efforçaient d'affecter un air indifférent comme si rien ne s'était passé. Ils n'en pensaient pas moins.

Je ressentis dans l'air des transmissions télépathiques ondulatoires nées d'une frustration commune intenable. La vibration émise était néfaste et électrisait mes chakras. L'atmosphère était empuantie tant on transpirait.

Les fonctionnaires de l'état se dirigèrent lentement vers la sortie, non sans oublier de rebrancher les caméras qui n'avaient pas transmis leurs agissements coupables. À peine s'était-on aperçu qu'ils les avaient aveuglées tantôt, si forte avait été la surprise occasionnée par leur arrivée intempestive.

Ils disparurent enfin.

L'air vicié gonfla les poitrines qui avaient trop longtemps retenu leur souffle. L'appétit était coupé.

Alcmène continua de sangloter quelques instants en prenant soin de ne pas gâter de ses larmes les plats qu'elle servait, puis elle se calma.

L'incident était clos. 

........................................................................... 

*"Et le combat cessa, faute de combattants", le Cid, Corneille.

 

NOTES

le sergent prévaricateur jeta un regard circulaire

prévaricateur, corrompu, se dit par exemple d'un fonctionnaire coupable d'un grave manquement dans sa fonction.

 

la vibration émise électrisait mes chakras

Chakra (du sanskrit) canal d'énergie du corps humain.

 

ils les avaient aveuglées tantôt [les caméras]

♦ aveuglées, rendues aveugles.

aveuglées, participe passé employé avec avoir, s'accorde avec  le complément d'objet direct les placé avant lui, qui remplace caméras. 

♦ tantôt (vieilli) ici dans un passé récent, c'est-à-dire, quand les policiers sont arrivés.

Tantôt peut être employé aussi pour un futur proche (bientôt).

 

L'incident était clos

clore et clôturer 

clore, vieux, ou littéraire le plus souvent. Mettre un terme, boucher, fermer.

L'incident est clos. La séance est close.

Verbe défectif, l'imparfait de l'indicatif et le passé simple n'existent pas, ni l'imparfait du subjonctif.

INDICATIF Prés. Je clos, tu clos, il clôt, ils closent, pas de nous/vous.

Futur, je clorai etc.

SUBJONCTIF présent. Que je close etc

CONDITIONNEL présent. Je clorais

PARTICIPES passé clos, présent, closant. 

Clôturer, fermer, enclore.  

clôturer un compte, clôturer un champ, enclore un terrain.

Un clos, un enclos, une clôture.

Et déclore

Ne pensez-vous pas aussitôt à l'Ode à Cassandre de Pierre de Ronsard ?

 

Mignonne, allons voir si la rose

Qui ce matin avait déclose

Sa robe de pourpre au Soleil

A point perdu cette vêprée,

Les plis de sa robe pourprée,

Et son teint au vôtre pareil.

 

Las ! voyez comme en peu d'espace,

Mignonne, elle a dessus la place

Las ! las ses beautés laissé choir !

Ô vraiment marâtre Nature,

Puisqu'une telle fleur ne dure

Que du matin jusques au soir !

 

Cueillez, cueillez votre jeunesse :

Comme à cette fleur la vieillesse

Fera ternir votre beauté.

 

(dans le texte de Ronsard, desclose, vesprée, vostre, beautez, cheoir, vrayment, marastre, puis que)

Déclore ne s'emploie qu'à l'infinitif et au participe passé déclos, déclose.

Déclore un terrain, un champ, en enlever la clôture.

Et aussi dans le sens désuet que nous venons de rencontrer chez Ronsard : ouvrir.

Voir l'article :

> Les verbes défectifs. Pour peu qu'il vous en chaille !

> Confusions : Débattre (de, sur ?) se rappeler (de ?) clore ou clôturer, qu'est-ce qui lui (le ?) prend ? Aller (au, chez) quid (de, sur ?) battre froid (à ?) contredire (à ?) c'est, ce sont...

 

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>> 66 Délires après le choc

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 07:52

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Les deux compères se dirigèrent vers mon Alcmène tout effarouchée et l'intimèrent de justifier sur le champ le hurlement qu'elle avait poussé quelque dix minutes auparavant, rappelez-vous. Je remarquai qu'ils n'avaient pas fait fissa, et que, si mon amène amie eût couru un danger imminent, ils ne l'eussent point sauvée, pas même de justesse.

Elle marmonna quelques excuses, et se mélangea les pinceaux°. Des larmes non retenues glissèrent sur ses joues rosies par l'émotion incontinente.

Le galonné grinça, rugit, menaça, Alcmène trissa, rougit, acquiesça.

Mais rien ne sortit de sa bouche, qui pût me mettre en danger.

Faute avouée, n'est pas forcément pardonnée**.

 

Amphi dut cracher au bassinet° une somme considérable pour que le chef de la sûreté ne donnât pas suite à cette affaire. Le gardien de la loi empocha une liasse qu'il fourrerait sans état d'âme dans son matelas bien rembourré. Mieux valait que le sous-fifre gardât la bouche cousue°, il se sentait déjà bien coupable d'avoir été le témoin d'un acte de corruption patent. Il se tiendrait résolument coi.

............................................................

*N'avouez jamais ! (sagesse populaire)

**Faute avouée, n'est pas forcément pardonnée

D'après le proverbe (détourné) : Faute avouée est à moitié pardonnée. 

 

NOTES

Titre : une échappatoire

Une échappatoire, une dérobade, un faux-fuyant, un moyen de se tirer d'affaire. Voir les mots où l'on hésite entre le féminin et le masculin,

> Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

 

quelque cinq minutes auparavant

ici, quelque est un adverbe (invariable) environ cinq minutes...

 

Faire fissa°, (argot,  populaire) faire vite, se hâter. 

Fissa, vient de l’arabe في ساعة, fy sāʿah signifiant dans l’instant. 

Mot déjà employé avant 1870 par les soldats français en Afrique du Nord.

"Fais fiça, grouille-toi !"  Raymond Queneau

 

Se mélanger les pinceaux°, s'embrouiller.

Les pinceaux sont les jambes.

 

Si elle eût couru un danger imminent, ils ne l'eussent point sauvée.

eussent... sauvée conditionnel passé 2ème forme ( = ils ne l'auraient point sauvée). Voir l'expression de la condition, la subordonnée introduite par Si + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

sauvée, participe passé, s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant (l' qui représente Alcmène)

Pour en savoir plus sur les participés passés > QUIZ 26

 

ses joues rosies par l'émotion incontinente

incontinent, que l'on ne peut contenir, qui s'extériorise malgré soi.

 

Alcmène trissa, rougit, acquiésça

L'hirondelle trisse quand elle est en danger, quand elle est prise au piège.

Voir les cris des animaux > quiz 3 texte 15 délires pour un bestiaire.

Aussi trisser = faire trois fois / bisser = deux fois

 

rien qui pût me mettre en danger

Le mode subjonctif est ici dans une proposition relative qui contient une idée de conséquence.

On remarque que le pronom relatif qui est éloigné de son antécédent rien, il y a disjonction.

 

pour qu'il ne donnât pas suite à cette affaire

donnât, subjonctif imparfait.

Le mode subjonctif parce que la subordonnée finale est introduite par la conjonction de subordination > Pour que, pour... que.

Le temps imparfait, puisque la principale est à un temps passé

 

une liasse qu'il fourrerait dans son matelas rembourré

fourrer, rembourrer, 2R.

fourrure, bourre, bourrelets...


Amphi dut cracher au bassinet une somme considérable

Cracher au bassinet°, payer à regret

Ne pas confondre : du dû dus dut, due, dues, et dût

 

mieux valait que le sous-fifre gardât la bouche cousue

sous-fifre, (familier), un subordonné, un subalterne.

Garder la bouche cousue°, garder un secret.

 

il se tiendrait résolument coi

coi (coite), silencieux.

Voir les adjectifs féminins irréguliers, note du texte 23.

 

<< 63 Délires sur Big Brother

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 05:43

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Tenir leur rôle en toutes circonstances sans jamais se laisser prendre au dépourvu, c'est bien ce que tous ces gens s'efforçaient de faire autour de moi. Il n'était que de scruter leur mine, que d'étudier chaque détail de leurs gestes et de leur attitude pour m'apercevoir qu'ils affectaient des poses, se retenaient d'exprimer leurs sentiments, évitaient tout rictus qui eût trahi leurs émotions. Je me rendis compte que quelque chose ne tournait pas rond°. Tout se passait comme si des caméras invisibles espionnaient leurs réactions, fussent-elles les plus banales. Ils se tenaient sur leurs gardes, la plupart du temps silencieux. C'était criant.

Un Big Brother les épiait-il ? Je l'eusse parié. Nous en étions donc arrivés là !

 

Un drôle de sergent galonné survint, talonné par un acolyte subalterne, visiblement à la botte° du premier, lequel le foudroyait du regard à chaque fois que le susdit subordonné, tout ballonné de rancœur, hoquetait, comme si le pauvre animal venait de recevoir une violente semonce qu'il avait du mal à digérer. Pauvre animal, c'était l'épithète choisie par son collègue à la mine chafouine, en manque d'humanité. On ne rigolait pas avec la hiérarchie policière de ce pays !

 

Je caressai Prétatou prêt à bondir. Il comprit d'instinct le message subliminal. Notre connivence se renforçait.

............................................................................. 

* « The best books [...] are those that tell you what you know already. »

« Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà. »

George Orwell

 

NOTES

Big Brother est un personnage allégorique du roman 1984 de l'écrivain britannique George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair (1903-1950).

Il est à la tête de l'appareil gouvernemental d'une société qui prive le citoyen de toutes ses libertés.

1984, c'est une anticipation, une prévision (!) une extrapolation, une prophétie (qui sait ?), une dystopie.

une dystopie, une contre-utopie. Si une utopie présente un monde parfait, une dystopie, au contraire, imagine le monde où l'homme est le plus malheureux possible.

1984, inversion du 8 et du 4, 1948, année où a été écrit le livre.

 

Il n'était que de scruter leur mine

Il n'est que de + infinitif, il suffit de, il n'y a qu'à...

Il n'est que d'être roi pour être heureux au monde. André Chénier

Leur mine, leur attitude, au singulier. Chacun d'eux a une mine, une attitude.

On peut écrire aussi : leurs mines, leurs attitudes.

 

tout rictus qui eût trahi leurs émotions

eût trahi, subjonctif plus-que parfait à valeur de conditionnel passé (2ème forme).

dans une proposition subordonnée comportant une idée de conséquence.

un rictus, une grimace de la bouche, le plus souvent involontaire. Il peut marquer une émotion ou le mépris, la moquerie, etc.

trahi, participe passé du verbe du 2e groupe, trahir

> Verbes se terminant par I, IE, IS, IES, IT, ou ÎT - QUIZ 74

 

leurs réactions, fussent-elles les plus banales,

même si elle étaient les plus banales

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

la plupart du temps silencieux. C'était criant.

Antithèse, figure de style : silencieux, criant.
criant, évident, patent.

 

Un Big Brother les épiait-il ? je l'eusse parié

eusse parié, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel (passé 2e forme)

je l'aurais parié, conditionnel passé du verbe parier.

Question d'orthographe

Les mots suivants s'écrivent-ils avec 1 N ou 2 N ?

canton(n)al, canton(n)er, déton(n)er, réson(n)er, asson(n)ance, réson(n)ance, million(n)ième, s'époumon(n)er

> Réponse

LES DÉRIVÉS DES NOMS QUI FINISSENT PAR ON s'écrivent le plus généralement avec deux N

Galon, galonné, talon, talonné, ballon, ballonné.

SAUF national, cantonade, cantonal (mais cantonner, cantonnement, cantonnier), patronal, patronage, patronat (mais patronner etc.), régional, détoner (exploser, mais détonner quand on chante), détonation, détonateur, donation, donataire (de don), s'époumoner (ou s'époumonner), limoner, millionième, violoner, violoniste, sonore (de son), sonorité, assonance , assoner, résonance, résonateur, résonant (ou résonnant)...

Voir d'autres mots de leur famille.

 

un acolyte subalterne

LES MOTS QUI COMMENCENT PAR ACC, AC, voir la note du texte n°8

 

Être à la botte de quelqu'un°, être sous sa domination.

 

pauvre animal, c'était l'épithète choisie

Une épithète peut louer une personne ou l'injurier, c'est selon !

> Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

 

son collègue à la mine chafouine, sournoise.

 

il comprit d'instinct le message subliminal

subliminaire, qui parle à l'inconscient.

 

Notre connivence se renforçait

Connivence, entente, complicité parfois.

 

<< 62 Délires en costume adéquat - LES MOTS

>> 64 Délires qui n'admettent aucune échappatoire

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 17:00

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La position où je me trouvais, sans l'avoir voulue vraiment, me seyait à merveille. Je n'avais plus d'un seul coup à me préoccuper ni du gîte ni du couvert, et l'alliée que j'avais trouvée semblait toute dévouée à ma cause. Qu'exiger de plus?

 

When there's a will there's a way1, disent les Anglais

 

Légère et court vêtue2, un petit tablier blanc à dentelle ceint autour de ma taille fine et une coiffe on ne peut plus désuète perchée sur ma chevelure cuivrée, je m'apprêtai à servir la clientèle.

Allais-je être à la hauteur de ma tâche ? Je n'aurais su le dire, mais il fallait en passer par là et l'idée ne me serait pas venue de me plaindre.

Je pourrais ainsi tout à loisir observer et écouter les autochtones qui s'installeraient et leur table et deviseraient sans me remarquer, ce qui ne manquerait pas de m'ouvrir au monde que j'allais découvrir.

 

Je compris que l'on donnait dans ce pays une grande importance à ce que chacun se tînt à sa place et donnât le meilleur de lui-même, et j'étais toute disposée à ne pas prêter le flanc° ni à la critique ni au ridicule, ce qui vous tombe parfois dessus sans crier gare°.

Il me faudrait à l'avenir brider ma spontanéité dont j'avais souffert les revers, ficeler résolument mon amour-propre, déguiser tous propos innocents, cesser de monter comme une soupe au lait° à chaque fois que surgissait l'insupportable, et par surcroît contenir mon humeur si jamais quelque malotru s'avisait de me titiller, de me taquiner, de me provoquer même.

J'apprendrais à devenir exemplaire, à l'image de cette société nouvelle dans laquelle je prenais pied. J'apprendrais à sourire malgré l'orage, à dissimuler ma candeur, à louvoyer comme les navires qui dansent en zigzags pour remonter au vent, à biaiser afin d'arriver coûte que coûte à mes fins, à jouer la comédie du mieux possible sur cette scène de marionnettes, microcosme qui, je le supposais, n'avait rien à envier au reste du monde, et tout cela sans me faire épingler°.

 

Cynique ? Moi ? Non ! Flexible tout au plus ! Mieux encore, souple, modulable à souhait !

J'apprendrais, en un mot, à me civiliser, pour survivre, en suivant à la lettre° le conseil camusien :

Tout le monde ment. Bien mentir, voilà ce qu'il faut3.

..................................................................................

1-When there's a will, there's way. Vouloir, c'est pouvoir.

Et si vous germanisez : Wer will, der kann.

Ma devise a toujours été : Wage ! Dulde ! Die Welt is dein. Ose ! Endure ! Le monde est à toi. Ernst Morik Arndt 1769-1860

Bluffant, non ?

 

2-Légère et court vêtue, comme la Perrette de la Fontaine, plus jolie même, mais moins niaise.

 

3-Tout le monde ment. Bien mentir, voilà ce qu'il faut.  Albert Camus 1913-1960, Les Justes.

 

NOTES

La position où je me trouvais, sans l'avoir voulue vraiment, me seyait à merveille.

Le participe passé voulue est employé avec avoir, il s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui : LE élidé L' , pronom personnel qui remplace la position.

Seyait imparfait de l'indicatif du verbe seoir, bien aller, convenir.

Verbe défectif déjà rencontré, voir note du texte 22 (seyant, sis etc.)

 

L'alliée que j'avais trouvée

le complément d'objet direct du verbe trouver est placé avant le participe passé, accord avec que qui a pour antécédent alliée.

 

un petit tablier ceint autour de ma taille

Ceint, participe passé du verbe ceindre, mots de la même famille : enceinte, ceinture etc.

Pour connaître les particularités de la conjugaison des verbes en DRE et ceux en INDRE > Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

et une coiffe on ne peut plus désuète

Désuet (désuète), suranné, archaïque, vieillot, démodé, obsolète.

 

je m'apprêtai à servir la clientèle

je me préparai, je me disposai.

 

Je pourrais ainsi tout à loisir observer et écouter les autochtones... J'apprendrais... J'apprendrais...

les autochtones, ceux qui sont originaires de ce pays.

En fait, Oli se trompe en parlant d'autochtones puisque aucun des habitants de Utopinambourg n'est originaire de la cité.

Le futur du passé > Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur (antérieur) du passé - Le futur (antérieur) hypothétique - Exercice d'application

 

on donnait à ce pays une grande importance à ce que chacun se tînt à sa place

À ce que

se tînt, imparfait du subjonctif

 

prêter le flanc à la critique, s'exposer, donner prise à la critique.

 

flexible, souple, docile, malléable, maniable.

 

Souplesse et flexibilité

Pour moi, la souplesse s'accompagne d'une grâce particulière que n'a pas la flexibilité qui se donne un air contraint. On ne sait pas jusqu'à quel point une chose flexible que l'on a forcée revient aisément à sa position première et s'il ne reste pas une blessure. C'est un sentiment tout personnel, une sensation inexplicable.

Les mots nous parlent, nous caressent et nous enchantent, ou nous blessent et nous torturent. Nous pénétrons dans leur mystère, nous les manipulons, nous les interprétons, nous les enrichissons de nos émotions, nous les faisons nôtres ou nous les rejetons. Les mots sont vivants, ils exaltent notre esprit ou nous abaissent. Ils nous chuchotent des choses étranges. Ils sont de ce monde et nous entraînent dans tous les mondes possibles.

Tel mot que j'aime, vous le haïssez. Tel autre que j'abomine, vous vous en gargarisez.

Nos souvenirs les ont déformés, embellis ou maltraités, abîmés ou cristallisés. Ils sont le reflet de nous-mêmes. Sans eux que serions-nous ?

LES MOTS !

Je propose un développement sur le thème des mots dans l'article du 2 décembre 2013 : LES MOTS

 

<< 61 Délires hégéliens* + QUIZ 13 Au revoir Monsieur Chabrol

>> 63 Délires sur Big Brother "Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà."

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 06:36

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Toutes les choses de la vie sont perpétuellement

en fuite devant nous**.

S'il est une chose désagréable pour une personne normalement constituée, c'est bien de sentir sur ses épaules le poids d'être immensément redevable à quelqu'un d'inconnu qui lui a voulu du bien.

Je fus saisie soudain de la conscience malheureuse qui naquit du vif sentiment de gratitude. N'allais-je pas devoir porter à l'avenir le fardeau d'une aliénation perpétuelle ? Je devrais témoigner à cette jeune femme une reconnaissance sans bornes, situation qui ferait de moi son esclave d'une certaine manière. À coup sûr, n'espérerait-elle pas que j'adopterais pour toujours, envers elle, une attitude particulière qui rappellerait à tout instant que je lui devais la vie ?

Et, si d'aventure, elle allait rester sans cesse en alerte de ma reconnaissance pour le bienfait dont elle venait de me combler, histoire de maintenir l'image positive qu'elle voudrait avoir d'elle-même, cela dépendrait sans aucun doute de mon aptitude à répondre à son attente, à savoir lui prodiguer un dévouement sans limite pour l'acte héroïque — disons-le — dont elle avait fait preuve, ayant couru le risque de se voir elle-même accusée d'infraction à la Règle qui régissait le pays, ce qui n'était pas rien !

 

Mais trêve d'analyse psychologique due probablement aux bribes d'une vague réflexion hégélienne* qui refaisait surface à propos.

Je me contentai de servir à ma bienfaitrice un merci très bref et très sec pour qu'elle ne se fît aucune illusion sur moi.

....................................................................  

*Titre : Délires hégéliens - Georg Wilhelm Friedrich Hegel, 1770-1831, philosophe allemand dont l'étude s'attache au Savoir Absolu. Il a influencé toute la philosophie moderne (art, phénoménologie, science, histoire, politique, religion droit... ). Incontournable pour qui s'intéresse à la philosophie.

Phénoménologie de l'esprit, Encyclopédie des sciences philosophiques, etc.

 

**Toutes les choses de la vie sont perpétuellement en fuite devant nous.

Qui saurait mieux que moi se bercer de ta pensée, Victor ?

J'ai dit Victor ?

Hugo, bien sûr.

Qui d'autre ?

 

NOTES

sentir sur ses épaules le poids d'être redevable

NOMS AU SINGULIER FINISSANT PAR DS

Le s en rouge se prononce

poids, surpoids, fonds (à ne pas confondre avec fond), tréfonds, défends (ou défens), remords

NOMS AU SINGULIER FINISSANT PAR TS

mets, puits, starets (ou stariets)

Ne sont pas donnés ici tous les mots composés comme :

coupe-jarrets, cure-dents, lave-ponts, cache-pots, pèse-moûts nu-pieds, bas-fonds...

Ni (évidemment) les mots que l'on trouve seulement au pluriel, comme :

achards, rets, goguenots, rotoplots...

NOMS AU SINGULIER FINISSANT PAR CS

lacs, tomber dans le lacs, dans le piège. prononcer [la]

NOMS AU SINGULIER FINISSANT PAR PS

corps (et ses composés anticorps, etc.), temps (et ses composés, printemps, contretemps, etc.), biceps, quadriceps, triceps, reps, seps, blaps, laps, relaps, schnaps, tricératops, cynips...

NOMS AU SINGULIER FINISSANT PAR LS

fils (féminin fille), beau-fils.

NOMS AU SINGULIER FINISSANT PAR RS

cours (et les mots contenant cours : parcours, concours, recours, etc.) volontiers, vers, envers, devers, convers, univers, divers, revers, travers, velours, tiers, secours, rebours, recors...

MOTS FINISSANT PAR UNE VOYELLE + S

Ils sont très nombreux : taffetas, propos, procès, bonus, malus, crocus...

 

Je devrais témoigner à cette jeune femme une reconnaissance sans bornes

Sans bornes, locution adverbiale au pluriel, sauf dans certains cas en poésie.

Voir : Sans, s'en, sens, sent, c'en, cent, sang, des homophones à ne pas confondre – Sans suivi d'un singulier ou d'un pluriel ?

 

l'acte héroïque dont elle avait fait preuve

héroïque, H muet - élision dans l'héroïne, l'héroïsme.

Mais le héros, H aspiré.

Le bel homme, mais le beau héros. 

La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

savoir lui prodiguer un dévouement sans limite

NOMS FINISSANT PAR OUEMENT, IEMENT, UEMENT, OIEMENT, AIEMENT.

Par ouement :

Dévouement, ennouement, dénouement, renouement, enrouement, engouement, enjouement, ébrouement, échouement, ébrouement, renflouement, secouement.

On retrouve les verbes dont ces noms sont dérivés, dévouer, ennouer (mettre dans des liens, enchaîner) etc.

De même on a : remercier, remerciement, replier, repliement etc.

nettoyer, nettoiement, fourvoyer, fourvoiement, etc.

remuer, remuement, engluer, engluement, etc.

égayer, égaiement, déblayer, déblaiement, payer, paiement, etc.

 

trêve d'analyse psychologique

assez d'analyse psychologique , arrêtons là !

 

les bribes d'une vague réflexion

une bribe, un petit morceau.

Les bribes de conversation, les bribes de phrases, de fromage, de tabac...

 

pour qu'elle ne se fît aucune illusion

proposition subordonnée de but introduite par Pour que + subjonctif

fît, verbe faire au subjonctif imparfait

 

<< 60 Délires salvateurs – Celui qui sauve une vie sauve le monde entier.

>> 62 Délires en costume adéquat – Vouloir, c'est pouvoir

 

12 septembre 2010

Au revoir Monsieur Chabrol !

Avez-vous vu tous ses films ?

Non ?... Quelle chance ! Que de bons moments en perspective....

Oui ?… Ah, vous voulez les voir ou les revoir !...

Vous pouvez en retrouver les titres, avec quelques indices :

 

  QUIZ n°13

1959 Le beau...

1959 Les c...

1959 A double...

1960 Les Bonnes...

1960 Les go...

1962 Les sept... (sketch, l'...)

1962 L'oeil...

1963 Op...

1963 La...u

1964 Les plus belles escroqueries du monde (sketch, l'homme... )

1964 … la chair fraîche

1965 Paris vu par (sketch, La M... )

1965 Marie-Chantal contre...

1965 Le tigre... à la dynamite

1966 La ligne...

1967 Le... le.

1967 La route de...

1968 Les bi...

1969 La femme...

1969 … meure.

1970 Le... er

1970 La ru...

1971 ... avant la nuit.

1971 La... prodigieuse

1972 ... Popaul

1973 … rouges

1974 Na...

1975 Une partie...

1975 … mains sales.

1976 Les ma...

1976 … bourgeoises

1977 Alice ou

1978 Les liens...

1978 ….ette ….re

1980 Le cheval...

1982 Les fantômes...

1984 Le sang...

1984 Poul...

1986 …din.

1987 Ma...

1988 Le cri...

1988 … de femmes

1990 … à Clichy

1990 … M

1991 Madame

1992 ...ette ...

1993 L'oeil... (montage de documents historiques)

1994 l'en...

1995 La ...nie

1997 Rien...

1999 Le coeur...

2000 Merci...

2003 … du mal.

2004 … Honneur.

2006 L'ivresse...

2007 … en deux

2009 Bel...

 

Cinéphiles, à vos corrections !

 

1959 : Le beau Serge

1959 : Les Cousins

1969 : À double tour

1960 : Les Bonnes femmes

1961 : Les Godelureaux

1962 : Les sept Péchés capitaux ( sketch L'avarice)

1962 : L'Œil du Malin

1963 : Ophelie

1963 : Landru

1964 : Les plus belles Escroqueries du monde (sketch L'homme qui vendit la Tour Eiffel))

1964 : Le Tigre aime la chair fraîche

1965 : Paris vu par...(sketch La Muette)

1965 : Marie-Chantal contre docteur Kha

1965 : Le Tigre se parfume à la dynamite

1966 : La Ligne de démarcation

1967 : Le Scandale

1967 : La Route de Corinthe

1968 : Les biches

1969 : La Femme infidèle

1969 :  Que la Bête meure. 

1970 : Le Boucher

1970 : La rupture

1971 : Juste avant la nuit

1971 : La Décade prodigieuse

1972 : Docteur Popaul

1973 : Les Noces Rouges

1974 : Nada

1975 : Une partie de plaisir

1975 : Les innocents aux mains sales

1976 : Les Magiciens

1976 : Folies bourgeoises

1977 : Alice ou la Dernière Fugue

1978 : Les Liens de sang

1978 : Violette Nozière 

1980 : Le Cheval d'Orgueil

1982 : Les Fantômes du Chapelier

1984 : Le Sang des autres

1985 : Poulet au vinaigre 

1986 : Inspecteur Lavardin

1987 : Masques

1988 : Le Cri du Hibou

1988 : Une Affaire de femmes 

1990 : Jours tranquilles à Clichy

1990 : Docteur M

1991 : Madame Bovary 

1992 : Betty

1993 : L'Oeil deVichy )

1994 : L'enfer

1995 : La Cérémonie 

1997 : Rien ne va plus

1999 : Au cœur du Mensonge

2000 : Merci pour le chocolat

2003 : La Fleur du mal

2004 : La Demoiselle d'Honneur

2006 : L'ivresse du pouvoir 

2007 : La Fille coupée en deux

2009 : Bellamy

Merci Monsieur Chabrol !

> Retour au début de l'article 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 15:13

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Je ne craignais rien.

Alcmène, l'amène Alcmène, eut tôt fait d'apporter une solution à ce problème périlleux qui menaçait l'intégrité de ma personne.

Elle me chuchota, toute tremblante, qu'elle ne supporterait pas un instant de jouer les délatrices et de m'envoyer au bourreau. Bien que je me rendisse compte, de mieux en mieux, que je vivais maintenant dans une cité de barbares, je compris qu'on y pouvait trouver des gens charmants.

Amphi ne saisit pas un mot de son baragouin quand elle avança ses arguments pour m'embaucher comme serveuse à ses côtés. Je voyais qu'il était d'usage dans cette maison que le mari revendiquât à qui mieux mieux ses prérogatives, mais sa femme était finaude et savait l'emberlificoter, tant et si bien que, son subtil galimatias ayant fait son oeuvre, il se pliât à sa supplique... Je fis l'hypothèse qu'il était frappé de quérulence, à lui chercher sans fin querelle pour une paille en croix°.

La pauvre Alcmène ne devait pas toujours être à la noce°

 

  « Vous êtes bien à plaindre, lui dis-je, vous n'avez, avec cet excentrique râleur, ni repos ni cesse°.

  —Voulez-vous bien ne rien dire qui puisse provoquer son ire. Il a les ouies en estafette qui se promènent ici et là et j'ai bien peur qu'il n'ait deviné nos manigances. »

 

Si, au prime abord, cette jeune femme semblait témoigner d'une servilité au plus haut degré dès l'instant où elle se trouvait en présence de son mari, j'avais vite débusqué sa nature profonde qui, vaille que vaille, s'exprimait par des moyens détournés. Elle ne s'en laissait point conter.

...............................................................................  

*"Celui qui sauve une seule vie sauve le monde entier" le Talmud

 

NOTES

Alcmène, l'amène Alcmène, eut tôt fait d'apporter une solution

Amène (aménité) doux, aimable

EMPLOI PARTICULIER DU PASSE ANTERIEUR

Dans une proposition indépendante, dans le cas où l'action est passée, vite achevée et lorsqu'elle s'accompagne d'un adverbe ou d'un complément de temps, bientôt, tôt, en un instant, ou d'un adverbe de manière, vite, rapidement... 

 

bien que je me rendisse compte, de mieux en mieux, que je vivais dans une cité de barbares

mode subjonctif après la locution conjonctive de concession bien que.

temps imparfait

Mieux, le mieux, comparatif et superlatif de l'adverbe bien.

De mieux en mieux, en progrès.

À qui mieux mieux, qui fera mieux que l'autre = à l'envi (littéraire)

Proverbe : Le mieux est l'ennemi du bien.

Le plus tôt sera le mieux.

Comparatifs, superlatifs, voir note du texte 30

 

je fis l'hypothèse qu'il était frappé de quérulence

Quérulence, état pathologique de celui qui ne cesse de revendiquer, de quereller, en un mot, d'enquiquiner tout le monde.

 

à lui chercher sans fin querelle pour une paille en croix

Une paille en croix, un rien, une peccadille.

 

Elle ne devait pas toujours être à la noce

Ne pas être à la noce, être dans une situation pénible, désagréable.

 

Vous n'avez ni repos ni cesse

n'avoir pas de cesse.

Voir la note du texte : 155 Délires inquiétants - « La Nature est un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles... »*

 

il était d'usage que le mari revendiquât ses prérogatives

Les prérogatives sont des avantages dont jouit une personne qui exerce une certaine fonction.

 

ne rien dire qui puisse provoquer son ire

L'ire, la colère.

Irascible, qui se met facilement en colère.

 

il a les ouïes en estafette

Les ouïes pour les oreilles.

Estafette, vocabulaire militaire, agent de liaison chargé de porter les ordres.

 

Si, au prime abord, cette femme semblait témoigner d'une servilité au plus haut degré

Au prime abord, au premier abord, dès l'abord.

Alcmène semblait être très docile, très obéissante.

 

<< 59 Délires conjugaux chez Alcmène et Amphi - « Plus je songe à la vie humaine, plus je crois qu'il faut lui donner pour témoins et pour juges l'ironie et la pitié. »

>> 61 Délires hégéliens* + QUIZ 13 Au revoir Monsieur Chabrol

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 17:07

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Lorsque je relevai la tête, Alcmène, qui n'en croyait pas ses oreilles, me prit pour une folle à entendre mon jargon canin dont elle ne comprit pas un traître mot. Elle poussa un hurlement retentissant qui résonna à faire se fissurer quelques briques disjointes.

 

Un monsieur, l'air courroucé, apparut, et demanda après son épouse. Mon interlocutrice interloquée, car c'était elle, s'était effondrée et, pantelante, prononçait présentement des paroles incompréhensibles.

Il m'interrogea cavalièrement. Mais je n'eus pas le temps de répondre. La jeune Alcmène avait repris ses esprits et marmottait : « Ce n'est rien, ce n'est rien. Amphi, ne t'occupe pas de moi. »

 

Quelques clients épars avaient regardé la scène sans sourciller, car il n'est pas de bon ton de s'étonner. Et cet incident serait passé inaperçu si je ne m'étais émue du drame que vivait cette chère Alcmène qui semblait se faire beaucoup de souci pour moi.

Je venais d'apprendre, de la gueule même de Prétatou, qu'on n'enfreignait pas les règles impunément à Utopinambourg, et que le moindre manquement était passible de la sentence ultime.

 

«  Mais dans quel monde me suis-je fourvoyée ? pensai-je.  

Mais dans quel monde t'es-tu fourvoyée ! s'exclama Prétatou en écho. »

 

Je ne sus dire comment je me trouvais là, dans cette contrée inhospitalière et par quel moyen j'avais franchi, ce que d'aucuns appelaient La Frontière.

J'attendrais le moment propice où je pourrais interroger Alcmène qui m'éclairerait quand elle aurait recouvré son assiette.

 

Plus je songe à la vie humaine, plus je crois qu'il faut lui donner pour témoins et pour juges l'ironie et la pitié.* 

........................... 

*Plus je songe à la vie humaine, plus je crois qu'il faut lui donner pour témoins et pour juges l'ironie et la pitié.

Anatole France, prosateur magnifique, qu'on aurait presque oublié et qui mérite tellement qu'on évoque sa pensée !

 

NOTES

Elle me prit pour une folle à entendre mon jargon canin.

Jargon, langage propre à un groupe - langage difficile à comprendre - langage sibyllin, abscons, abstrus, amphigourique...

charabia, baragouin, galimatias. 

le jargon des médecins, des mathématiciens, des spécialistes de toutes sortes.

Voir l'article : Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

Un monsieur, l'air courroucé, demanda après son épouse.

l'air courroucé, l'air en colère.

le courroux, littéraire pour la colère.

Demander après quelqu'un, rechercher la présence de quelqu'un ou désirer voir quelqu'un pour un entretien.

 

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle ?

Les règles sont difficiles parfois sujettes à discussion.

On met la majuscule quand on s'adresse à quelqu'un et que l'on veut marquer une certaine déférence.

Merci, Monsieur Jacques.

Dans les autres cas, on ne met pas la majuscule.

J'ai envoyé mes hommages à madame Hiou.

Quand on s'adresse à une personne par écrit, on met la majuscule.Madame, Mademoiselle, Monsieur.

Quand on rapporte des paroles, on écrit la minuscule encore que l'on trouve souvent la majuscule si l'on marque une déférence et si le mot n'est pas suivi d'un nom propre.

Cher Monsieur, si vous voulez honorer votre correspondant. 

Cher monsieur est plus neutre.

Quand on parle de quelqu'un on peut dire. J'ai parlé à madame Pinsec ce matin ou bien, j'ai rencontré Mademoiselle Husson,au choix.

Il est d'usage courant d'abréger en M. Mme, Mlle MM. Mmes, Mlles devant le nom.

Mais dans un texte de bonne facture, on n'abrège pas monsieur, madame, mademoiselle.

Quand il constitue un titre, on met la majuscule : Monsieur le Président, Madame Mère, Monsieur le Comte.

On emploie la minuscule dans une circulaire, une lettre etc.

Veuillez agréer, monsieur, mes sincères salutations.

Mais il est de plus en plus courant de mettre la majuscule dans ces cas-là. Histoire de se montrer déférent.

Avec un nom commun, une minuscule. C'est un grand monsieur, un petit monsieur, un vilain monsieur, un gentil monsieur !

Un monsieur apparut...

Quand on s'adresse à la troisième personne à son interlocuteur, les avis sont partagés.

Soit

J'ai l'honneur de souhaiter un bon voyage à Monsieur. 

 soit

à monsieur

Pour en savoir +

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc.? Comment abréger ces mots ? Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

...........................

Amphi diminutif d'Amphitryon

Dans cette histoire, c'est le mari d'Alcmène.  

Un amphitryon, nom commun. Hôte chez qui l'on est invité à manger.

 aussi je pris très tranquillement place à la droite de mon amphitryon, et, doué d'un excellent appétit, je fis honneur à toute cette bonne chère. — Edgar Poe, traduction de Charles Baudelaire.

Ne pas confondre les homophones : (adjectif) cher, (adverbe) cher, (substantifs) la chère, la chair, la chaire, la cheire.

 

Amphitryon et Alcmène, personnages mythologiques.

On sait que le divin Zeus, voulant séduire Alcmène, l'innocente mortelle, profite de l'absence du roi Amphitryon, le mari. Facile, puisqu'il a pris l'apparence du bien-aimé ! Pour la petite histoire, Hélios, le dieu du Soleil ne se lèvera pas pendant trois jours pour laisser le temps à leurs ébats. De leur union naîtra le demi-dieu Héraklès (l'Hercule romain).

Voir les œuvres d'Homère, Plaute, Molière, Giraudoux.

 

Alcmène marmottait

marmonnait

Verbes en OTER, OTTER

Voir sur Mots et sons : études grapho-phonétiques

> https://sites.google.com/site/motsetsons/verbes-en--otter

Il existe (ou existait) 28 verbes en -otter.

La réforme de 1990 par souci de cohérence avec les 90 verbes en -oter préconise de supprimer un t... sauf pour les verbes qui sont de la famille d'un mot en -otte.- (Ajoutons cette incohérence : un fayot (= celui qui fait du zèle pour se faire bien voir), une fayotte [Petit Larousse illustré] et le verbe fayoter.)

elle semblait se faire beaucoup de souci pour moi

Un souci, PAS DE S au singulier, des soucis.

 

ce que d'aucuns appelaient La Frontière.

d'aucuns, certains.

Voir : aucun, aucuns, aucune, aucunes, d'aucuns

   

J'attendrais le moment propice où je pourrais interroger Alcmène qui m'éclairerait quand elle aurait recouvré son assiette. 

J'attendrais... je pourrais interroger... qui m'éclairerait... futur du passé

... quand elle aurait recouvré son assiette. futur antérieur du passé

Les verbes de cette phrase ne sont pas au conditionnel, il n'y a pas de condition.

Si le récit était au présent, Oli penserait : "J'attendrai... où je pourrai... qui m'éclairera... quand elle aura recouvré...

Les verbes sont alors conjugués au futur et au futur antérieur.

Voir l'article : Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? Le futur (antérieur) du passé - Le futur (antérieur) hypothétique - Exercice d'application

quand elle aurait recouvré son assiette. Pas recouvrir, ni retrouver !

Recouvrer. Voir l'article : Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

son assiette, son état normal

ne pas être dans son assiette, ne pas être dans son état normal.

 

<< 58 Délires sur une punition pour le moins sévère + À propos du nom des lettres

>> 60 Délires salvateurs - Celui qui sauve une vie sauve le monde entier

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 15:54

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Désespérant d'obtenir de la jeune personne une explication claire et plausible, vu l'état émotionnel où elle se trouvait, je me penchai pour voir de dessous la table le cabot qui s'était mis à sommeiller en toute quiétude, lové entre mes deux jambes hospitalières, indifférent aux tremblements incoercibles de sa maîtresse qui ne cessait de répéter d'une façon presque inaudible :« l'Amende, l'Amende, l'Amende... comment faire pour y échapper ? »

 

« Comment s'appelle donc votre chien? dis-je pour faire diversion.

—Prétatou, entendis-je entre deux gémissements. »

 

Et elle recommença sa litanie monocorde.

Je me penchai alors sur Prétatou, qui, comme son nom ne l'indiquait pas forcément, voudrait bien m'informer de ce qui arrivait à la pauvre demoiselle.

 

« Prétatou, mon ami, lui demandai-je avec la plus exquise des courtoisies, car je devais faire de lui mon allié dans cette situation peu commune, que connais-tu donc de cette Amende qui terrifie ta maîtresse ?

Grrr, geignit-il. Alcmène te fait comprendre que tu as fait une grosse bêtise, et qu'ici, à Utopinambourg, les bêtises sont sanctionnées on ne peut plus sévèrement.

Que dois-je entendre par là ? m'enquis-je.

Les condamnations à la peine capitale sont de rigueur. Dommage, je commençais à t'avoir à la bonne°.

Tu es par trop aimable de me mettre au parfum°, ponctuai-je. »

 

Et il s'installa derechef tout naturellement dans sa position initiale, pelotonné sur mes petits petons.

 

NOTES

le cabot, lové entre mes deux jambes hospitalières

Hospitalier, hôpital, fenêtre, défenestrer, bâton, bastonner, fête, festoyer...

L'esse (> la lettre s > le s) de l'ancien français a été remplacée par l'accent circonflexe.

Le nom et le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, une ache - l's, le s, une esse - etc. 

 

indifférent aux tremblements incoercibles de sa maîtresse

Incoercible, qu'on ne peut retenir.

 

Comment faire pour y échapper ?

Échapper à- / de-

Échapper à quelque chose, à un danger, à un accident. J'y ai échappé.

Elle a échappé au pouvoir de cet immonde personnage.

Échapper de quelque chose, s'évader, se sauver. J'ai échappé de ce violent orage. Je m'en suis échappée.

Ce mot m'a échappé.

Le plat de gratin m'a échappé.

Réchapper à- / de-

J'ai réchappé à la crise financière, dit un spéculateur.

Et moi, j'ai réchappé de mes deux cancers ! Comme quoi  !

Qui a dit jamais deux sans trois ?

 

je commençais à t'avoir à la bonne

Familier - avoir quelqu'un à la bonne°, éprouver de la sympathie pour quelqu'un

 

tu es par trop aimable de me mettre au parfum°

par trop, trop aimable (littéraire)

mettre au parfum, (populaire) mettre au courant.

être au parfum, avoir connaissance de quelque chose.

 

pelotonné sur mes petits petons

MOTS SE TERMINANT PAR ON. Ils doublent généralement le N avec un suffixe.

émotion, émotionnel / sanction, sanctionné / bon, bonne / peloton, pelotonné

Quelques exceptions

national, méridional, septentrional, cantonal, patronal, régional et les mots de leur famille.

Pour en savoir +

Les mots finissant par ON et leurs dérivés – QUIZ 101 - détoner ou détonner ?

 

<< 57 Délires sur un crime abominable + QUIZ 12 Complétez les citations (2ème série)

>> 59 Délires conjugaux chez Alcmène et Amphi - « Plus je songe à la vie humaine, plus je crois qu'il faut lui donner pour témoins et pour juges l'ironie et la pitié. »

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:40

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Lorsque l'addition me fut apportée, je dis le plus simplement du monde que je n'avais pas un sou vaillant° et je priai mon interlocutrice effarée de trouver une solution à cette situation imprévue.

Ses yeux exorbités roulèrent de droite et de gauche. Elle me fit signe de ne pas me faire remarquer en me demandant de parler tout bas, et la plus gênée des deux n'était pas celle à qui l'on aurait pensé.

« D'où sortez-vous ? » me demanda ma charmante hôtesse, car je la considérais comme telle jusqu'alors. « On pourra se goberger... se goinfrer... et partir sans payer quand les poules auront des dents° », hoqueta-t-elle. « Êtes-vous donc tombée de la dernière averse°, ou bien voulez-vous mourir à tout prix ? »

Je pensai qu'elle plaisantait, à user de cette manière impertinente de s'adresser à moi, mais son air n'avait rien à voir avec celui d'une joyeuse luronne.

« Mourir de faim, c'est ce qui m'attendait, lui répondis-je le plus innocemment du monde. Ma foi, pour honorer mon dû, improvisai-je, je vous propose mes services, si vous le voulez bien.

Parlez bas, je vous prie, ou vous risquez l'Amende.

Une amende ? Je n'ai rien.

Je parle de l'Amende qui ne fait pas de quartiers°, l'Amende que tous ici craignent — et moi la première — l'Amende qui réduit le condamné en bouillie, pauvre insensée.

Ma parole, vous déparlez ? fis-je irrévérencieusement. »

 

NOTES

l'addition me fut apportée.

Le participe passé employé avec l'auxiliaire être s'accorde avec le sujet

Le temps est le passé simple.

Ici c'est la voix passive.

Voix active : On m'apporta l'addition.

>>L'accord des participes passés - QUIZ 26

 

Ne pas avoir (un) sou vaillant, ne pas avoir d'argent ni de biens.

Littré : Vaillant est un participe archaïque de valoir. Aussi au XVIIIe siècle on hésitait entre avoir vaillant et avoir valant ; la province disait valant ; Paris disait vaillant. C'est Paris qui l'a emporté.

 

ses yeux exorbités roulèrent de droite et de gauche

Rappel. Mots commençant par EX ou EXH

Voir la note du texte 9

de droite et de gauche, de tous côtés

 

la plus gênée des deux n'était pas celle à qui l'on aurait pensé

Gêner, elle est gênée, la gêne, à ne pas confondre avec le gène du génotype. Question d'accents !


Quand les poules auront des dents pour ainsi dire, jamais.

Quando gli asini voleranno, quand les ânes voleront, disent les Italiens.

Cuando las ranas crien pelos, quand les grenouilles auront des poils, disent les Espagnols.

Wanneer de kalveren op het ijs dansen, quand les veaux danseront sur la glace, disent les Néerlandais.

When pigs might fly, quand les cochons pourront voler, disent les Anglosaxons.

Wenn die Esel lateinisch reden, quand les ânes parleront latin, disent les Allemands.

Et les autres, que disent-ils donc ? 

 

êtes-vous tombée de la dernière averse ?

Ne pas être tombé de la dernière pluie°, avoir de l'expérience.

 

pour honorer mon dû, je vous propose mes services

son dû - Voir : Ne pas confondre : du, dû, dus, due, dues, dut et dût

 

Ma foi ! Homophones

Une fois, j'ai eu mal au foie. Comme j'ai foi en la médecine, j'ai couru voir mon médecin à FOIX.

"Foi d'honnête homme, je vous apprends que vous avez un cancer du foie ! me dit-il. Vous tremblez ? Par ma foi, vous avez les foies !”

(Bof !)

On va me dire que j'ai oublié de parler de FOY et de SAINTE-FOY. C'est fait.

 

Ne pas faire de quartier°, être impitoyable.

 

Ma parole, vous déparlez ! fis-je irrévérencieusement

Déparler, dire n'importe quoi.

Une figure de style - LE POLYPTOTE est la répétition d'un terme de même racine dans une même phrase. 

Irrévérencieusement voir le préfixe IN (qui devient IR, IL, IM) note du texte 4

 

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QUIZ N°12

 

 CULTURE ?... VOUS AVEZ DIT CULTURE ? (2e série) 

QUIZ N°5 Complétez les citations 1re série

 

Complétez les citations, pour beaucoup, poétiques,

tellement poétiques...

 

1-Ce toit tranquille où marchent les colombes,

      Entre les pins palpite, entre les tombes ;

      Midi le juste y compose de feux

      La mer, la mer,...

2-Sur mes cahiers d'écolier

      Sur mon pupitre et les arbres

      Sur le sable et sur la neige

      J'écris..

3-Les maux ne savent seuls venir ;

      Tout ce qui pouvait m'advenir

      Est advenu.

      Que sont les amis devenus, 

      Que j'avais de si près tenus

      Et tant aimés ?

      Je crois qu'ils sont trop clairsemés :

      Ils ne furent pas...

4-Le temps a laissié son manteau

      De vent de froidure et de pluye,

      Et s'est vestu de broderye,...

5-Dictes moy, n'en quel pays,

      Est Flora, la Belle Romaine,

      Archipiades, ne Thaïs,

      Qui fut sa cousine germaine.

      Echo partant quand bruyt on maine

     Dessus rivière ou sus estan,

      Qui beauté ot trop plus qu'humaine,

      Mais où sont...

6-Pour tout homme le premier pays est sa patrie, et le second,...

7-La guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier ...

8-L'habitude est une...

9-Hâte-toi...

10-L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais...

11-Borné dans sa nature, infini dans ses voeux,

      L'homme est un dieu tombé, qui...

12-L'humanité marche à reculons vers l'avenir, les yeux...

13-Ah ! Qu'il est doux de ne rien faire

      Quand...

14-Savoir par coeur n'est pas...

15-Le silence éternel de ces espaces infinis...

16-Vos femmes sont pour vous une terre labourée ; allez comme vous voudrez à...

17-Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain ;

      Cueillez dès aujourd'hui...

18-Mais si l'on veut les séparer

      Le coudrier meurt promptement,

      Le chèvrefeuille mêmement,

      Belle amie, ainsi est de nous :

      Ni vous sans moi,...

19-On n'est jamais si bien servi ...

20-Quand les bougies sont éteintes, toutes les femmes...

21-Le bon sens est la chose au monde...

22-Où il y a de la vie, il y a ...

23-Le style est...

24-L'homme est la mesure de...

25-Tous pour un...

26-Vanités des vanités, tout...

27-Sur les ailes du Temps, la tristesse...

28-Travailler, c'est ...

29-Arbeit macht...

30-La vérité, l'âpre...

31-Quand vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, même improbable...

32-Aime et fais ce...

33-Légère et court-vêtue, elle allait à grands pas,

      Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

     Cotillon simple...

34-Booz ne savait pas qu'une femme était là ;

      Et Ruth ne savait pas ce que Dieu voulait d'elle.

      Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles ;

      Les souffles de la nuit...

35-Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,

      Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.

      Meuse adieu : j'ai déjà commencé ma partance

      En des pays nouveaux...

36-Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

      Ou comme cestuy-là qui conquit la toison

      Et puis est retourné plein d'usage et raison

      Vivre entre ses parents...

37-Qu'un ami véritable est une douce chose !

      Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;

      Il vous épargne la pudeur de les découvrir vous-même ;

      Un son, un rien, tout lui fait peur

      Quand il s'agit de...

38-Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,

      Chagrin d'amour...

39-On est laid à Nanterre,

      C'est la faute à Voltaire,

      Et bête à Palaiseau,

      C'est...

40-Je me presse de rire de tout de peur d'être obligé...

41-Ne vous mettez pas en souci du lendemain, car le lendemain aura souci de lui-même ; à chaque jour...

42-Le journalisme mène à tout à condition...

43-Selon que vous serez puissants ou misérables,

      Les jugements de cour vous rendront...

44-Je vis de bonne soupe et non de...

45-Entre deux mots, il faut choisir le moindre. Paul Valéry.

46-A noir, E blanc, I rouge, U vert,...

47-Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir...

48-La fille de Minos...

49-Soldats ! Droit au...

50-Tirez le rideau, la farce...

51-Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre...

52-J'aime les nuages... Les nuages qui passent... là-bas... là-bas...

53-Honni soit qui...

54-Que l'importance soit dans ton regard, non dans...

55-Ne remettez-pas au lendemain ce que...

56-La plus perdue de toutes les journées est celle où...

57-Il faut rire avant d'être heureux de peur de mourir...

58-Poète prends ton luth, et...

59-Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire,

      J'ai vu tous les soleils y venir se mirer,

      S'y jeter à mourir tous les désespérés,

      Tes yeux sont si profonds que...

60-Mon enfant, ma soeur,

      Songe à la douceur

       D'aller là-bas vivre ensemble !

      Aimer à loisir,

      Aimer et mourir

      Au pays qui te ressemble !

    Les soleils mouillés

      De ces ciels brouillés

      Pour mon esprit ont des charmes

      Si mystérieux

      De tes traîtres yeux,

      Brillant à travers leurs larmes. 

 

      Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

      Calme...

 

Avant de regarder les citations complètes,

faites le QUIZ ci-dessus.

Retour au début de l'article

 

Voici les citations complétées :

 

1-Ce toit tranquille où marchent les colombes,

      Entre les pins palpite, entre les tombes ;

      Midi le juste y compose de feux

      La mer, la mer, toujours recommencée.

Paul Valéry, Le Cimetière marin.

2-Sur mes cahiers d'écolier

      Sur mon pupitre et les arbres

      Sur le sable et sur la neige

      J'écris ton nom.

Paul Eluard, Liberté.

3-Les maux ne savent seuls venir ;

      Tout ce qui pouvait m'advenir

      Est advenu.

      Que sont les amis devenus,

      Que j'avais de si près tenus

      Et tant aimés ?

      Je crois qu'ils sont trop clairsemés :

      Ils ne furent pas bien semés, 

      Point n'ont levé.

Rutebeuf, La complainte.

 4-Le temps a laissié son manteau

      De vent de froidure et de pluye,

      Et s'est vestu de broderye,

      De soleil raiant cler et beau.

Charles d'Orléans, Rondel.

5-Dictes moy, n'en quel pays,

      Est Flora, la Belle Romaine,

      Archipiades, ne Thaïs,

      Qui fut sa cousine germaine.

      Echo partant quand bruyt on maine

      Dessus rivière ou sus estan,

      Qui beauté ot trop plus qu'humaine,

      Mais où sont les neiges d'antan?

François Villon, Ballade des Dames du temps jadis.

6-Pour tout homme le premier pays est sa patrie, et le second, c'est la France.

Thomas Jefferson

7-La guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires. Georges Clémenceau

8-L'habitude est une seconde nature.

Augustin d'Hippone > Saint-Augustin, Contre Julien.

9-Hâte-toi lentement !

Auguste, cité par Suétone, Vies des douze César.

10-L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant. Blaise Pascal.

11-Borné dans sa nature, infini dans ses voeux,

      L'homme est un dieu tombé, qui se souvient des cieux.

Lamartine, Premières Méditations poétiques.

12-L'humanité marche à reculons vers l'avenir, les yeux tournés vers le passé.

Gugliemo Ferrero

13-Ah ! Qu'il est doux de ne rien faire

      Quand tout s'agite autour de nous.

Barbier et Carre, Galatée.

14-Savoir par coeur n'est pas savoir.

Michel de Montaigne, Essais.

15-Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

Pascal, Pensées.

16-Vos femmes sont pour vous une terre labourée ; allez comme vous voudrez à votre labourage.

Mahomet, Le Coran.

17-Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain ;

      Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

Ronsard, Sonnets pour Hélène, À Hélène.

18-Mais si l'on veut les séparer

      Le coudrier meurt promptement,

      Le chèvrefeuille mêmement,

      Belle amie, ainsi est de nous :

      Ni vous sans moi, ni moi sans vous.

Marie de France, Lai du Chèvrefeuille. (Il s'agit de Tristan et d'Iseut)

19-On n'est jamais si bien servi que par soi-même.  

Charles-Guillaume Étienne, Brueis et Palaprat.

20-Quand les bougies sont éteintes, toutes les femmes sont jolies.

Plutarque, Préceptes conjugaux.

21-Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée.

Descartes, Discours de la méthode.

22-Où il y a de la vie, il y a de l'espoir.

Miguel de Cervantes, Don Quichotte.

23-Le style est l'homme même.

Georges-Louis Leclerc de Buffon, Discours sur le style.

24-L'homme est la mesure de toute chose.

Protagoras d'Abdère

25-Tous pour un. Un pour tous.

Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires.

26-Vanités des vanités, tout est vanité.

Ancien Testament, L'Ecclésiaste.

27-Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole.

La Fontaine, La Jeune Veuve.

28-Travailler, c'est prier.

Devise des moines bénédictins

29-Arbeit macht frei.

Lu à l'entrée des camps de concentration.

30-La vérité, l'âpre vérité.

Danton

31-Quand vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, même improbable, doit être la vérité.

Sir Arthur Conan Doyle, Le Signe Des Quatre.

32-Aime et fais ce que tu veux.

Augustin d'Hippone > Saint-Augustin

33-Légère et court-vêtue, elle allait à grands pas,

      Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

      Cotillon simple et souliers plats.

La Fontaine, La Laitière et le Pot au lait.

34-Booz ne savait pas qu'une femme était là ;

      Et Ruth ne savait pas ce que Dieu voulait d'elle.

      Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles ;

      Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

Victor Hugo, Booz endormi.

35-Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,

     Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.

      Meuse adieu : j'ai déjà commencé ma partance

      En des pays nouveaux où tu ne coules pas.

Charles Péguy, Adieux à la Meuse. (Jeanne d'Arc quitte son village.)

36-Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

      Ou comme cestuy-là qui conquit la toison

      Et puis est retourné plein d'usage et raison

      Vivre entre ses parents le reste de son âge.

Joachim Du Bellay, Sonnet.

37-Qu'un ami véritable est une douce chose !

      Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;

      Il vous épargne la pudeur de les découvrir vous-même ;

      Un son, un rien, tout lui fait peur

     Quand il s'agit de ce qu'il aime.

La Fontaine, Les Deux Amis.

38-Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,

      Chagrin d'amour dure toute la vie.

Florian et Martini.

39-On est laid à Nanterre,

      C'est la faute à Voltaire,

      Et bête à Palaiseau, 

      C'est la faute à Rousseau.

Victor Hugo, Les Misérables, La Chanson de Gavroche.

40-Je me presse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer.

Beaumarchais, Le Barbier de Séville.

41-Ne vous mettez pas en souci du lendemain, car le lendemain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.

Nouveau Testament, Matthieu, VI, 34.

42-Le journalisme mène à tout à condition d'en sortir.

Attribué à Jules Janin

43-Selon que vous serez puissants ou misérables,

      Les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs.

La Fontaine, Les animaux malades de la peste.

44-Je vis de bonne soupe et non de beau langage. Molière, Les Femmes savantes.

45-Entre deux mots, il faut choisir le moindre.

Paul Valéry

46-A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, voyelles.

Arthur Rimbaud, Poésies, Voyelles.

47-Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïta l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Nouveau Testament, Matthieu VI, 24.

48-La fille de Minos et de Pasiphæ.

Jean Racine, Phèdre.

49-Soldats ! Droit au coeur !

Maréchal Ney commandant son peloton d'exécution.

50-Tirez le rideau, la farce est jouée.

Rabelais, dernier mot avant sa mort.

51-Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.

Blaise Pascal, Pensées.

52-J'aime les nuages... Les nuages qui passent... là-bas... là-bas...Les merveilleux nuages.

Baudelaire, le Spleen de Paris.

53-Honni soit qui mal y pense !

Edouard III (devise de la Jarretière)

54-Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée.

Gide, Les Nourritures Terrestres.

55-Ne remettez-pas au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même.

Benjamin Franklin, Maximes du pauvre Richard.

56-La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.

Chamfort, Maximes et Pensées.

57-Il faut rire avant d'être heureux de peur de mourir sans avoir ri.

Jean de La Bruyère, Les Caractères.

58-Poète prends ton luth, et me donne un baiser.

Alfred de Musset, La Nuit De Mai.

59-Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire,

      J'ai vu tous les soleils y venir se mirer,

      S'y jeter à mourir tous les désespérés,

      Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire.

Louis Aragon, Les yeux d'Elsa.

60-Mon enfant, ma soeur,

      Songe à la douceur

      D'aller là-bas vivre ensemble !

      Aimer à loisir,

      Aimer et mourir

      Au pays qui te ressemble ! 

     Les soleils mouillés

      De ces ciels brouillés 

      Pour mon esprit ont des charmes

      Si mystérieux

      De tes traîtres yeux,

      Brillant à travers leurs larmes.

 

      Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

      Calme luxe et volupté.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, Invitation au Voyage.

   

Cher lecteur, j'espère que vous avez pris beaucoup de plaisir à lire ou à relire quelques-uns de nos grands auteurs.

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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