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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 04:00

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QUIZ 6

 

Où habitent-ils ?

En italique sont les habitations proposées par les hommes, en caractères gras, les endroits communs à plusieurs espèces.

Retrouvez l'habitation de chaque animal.

Si vous imprimez le quiz,  mettez le bon numéro dans la colonne du milieu.

Il peut y en avoir plusieurs.

 

Exemple : Fourmi

0

0 Une fourmilière

a- Bouc, chèvre

 

1 Un antre

b- Lapin

 

2 Un gîte

c- Cochon

 

3 Une forme

d- Sanglier

 

4 Un refuge

e- Faisan

 

5 Un repaire

f- Pigeon

 

6 Une retraite

g-Vache, bœuf

 

7 Une tanière

h- Chauve-souris

 

8 Un terrier

i- Aigle, oiseau de proie

 

9 Un ressui

j- Renard

 

10 Une soue

k- Loup

 

11 Une bergerie

l- Écureuil

 

12 Un clapier

m- Lion, fauves

 

13 Un pigeonnier

n- Faisan

 

14 Un poulailler

o- Abeille

 

15 Une écurie

q- Lièvre

 

17 Une ruche

r- Hirondelle

 

18 Une porcherie

s- Serpent

 

19 Une étable

t- Bêtes sauvages qui veulent se sécher àprès la pluie.

 

20 Un nid sous le rebord des toits et dans les habitations tranquilles où l'on laisse une fenêtre ouverte

u- Rongeurs

 

21 Une caverne

v- Cheval, mule, mulet

 

22 Une juchée

w- Animaux de la basse-cour

 

23 Une catiche (cattiche)

x- Loutre

 

24 Une renardière

y- Ours

 

25 Une bauge, + précisément, une loge

z- Coucou

 

26 Un trou d'arbre

 

 

27 Des galeries

 

 

28 Une bauge, + précisément, une souille

 

 

29 Un nid ou une anfractuosité.

 

 

30 Une aire

 

 

31 Le nid des autres espèces

 

Où habitent-ils ?   Réponses

 

a- Bouc, chèvre

11 Une bergerie

b- Lapin

8 Un terrier 12 Un clapier

c- Cochon

10 Une soue 25 Une bauge, + précisément, une loge

d- Sanglier

28 Une bauge, + précisément, une souille

e- Faisan

22 Une juchée

f- Pigeon

13 Un pigeonnier

g- Vache, bœuf

19 Une étable

h- Chauve-souris

21 Une caverne

i- Aigle, oiseau de proie

30 Une aire

j- Renard

3 Une forme 24 Une renardière

k- Loup

7 Une tanière

l- Écureuil

26 Un trou d'arbre

m- Lion, fauves

1 Un antre 5 Un repaire

n- Faisan

22 Une juchée

o- Abeille

17 Une ruche

q- Lièvre

2 Un gîte 3 Une forme

r- Hirondelle

20 Un nid sous le rebord des toits et dans les habitations tranquilles où l'on laisse une fenêtre ouverte

s- Serpent

5 Un repaire

t- Bêtes sauvages qui veulent se sécher àprès la pluie.

9 Un ressui

u- Rongeurs

27 Des galeries

v- Cheval, mule, mulet

15 Une écurie

w- Animaux de la basse-cour

14 Un poulailler

x- Loutre

23 Une catiche (cattiche)

y- Ours

7 Une tanière

z- Coucou

31 Le nid des autres espèces

On peut considérer qu'un refuge et une retraite concernent la plupart des animaux sauvages.

Beaucoup affectionnent les cavernes.

Le gîte abrite le gibier en général, plus spécifiquement le lièvre.

Les bêtes malfaisantes se réfugient dans leur repaire.

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 03:41

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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Quelque autre que moi eût été bouleversé par un discours aussi, disons... aussi impressionnant. Je ne cillai point, au grand dam de la maîtresse des lieux qui feignait d'ignorer le détachement que j'affectais. J'aurais bien fait ma sucrée en lui rétorquant que j'étais sensible aux efforts qu'elle déployait pour m'en imposer, mais je ne voulus lui donner aucun motif qui l'eût exaspérée. Avec elle, on ne savait jamais vraiment sur quel pied danser°.

Je choisis très mal ce moment pour lui annoncer sans préambule que j'avais une envie irrésistible d'aller faire un tour dans un lieu mieux fréquenté. Et je tournai les talons sans prêter attention à ses récriminations injustifiées. Elle devint blême, à coup sûr. Ce que je ne pris pas le temps de m'assurer. Un jour de plus auprès d'elle et cette histoire aurait fini en eau de boudin° ou en poursuite infernale2.

 

Je sortis sans plus attendre et voulus informer ma suidée préférée de mon départ. Je la hélai, en vain. Me vint l'idée de jeter un coup d'oeil dans la bauge qu'elle affectionnait. Baucent tout2 hérissé de ses jarres rêches me fit un accueil tonitruant.       

« T'inquiète ! soupira Sissi, il casse la noisette°, mais je vais te le rendre doux comme un agneau°. »

 

Ce disant, elle lui asséna un bon coup du plat de la patte en l'intimant de se tenir, devant la demoiselle que j'étais.

Le couard s'était mis à filer un mauvais coton°. Deux jours seulement qu'il avait rejoint sa moitié et le torchon brûlait°.

................................................................................ 

1-La Poursuite infernale, My darling Clementine, film de John Ford, 1947.

 

2-tout hérissé, H aspiré pas de liaison, disjonction.

La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

NOTES

Quelque autre que moi eût été bouleversé

> Un autre que moi...

♦  quelque autre, pas d'élision après quelque, sauf dans quelqu'un, quelqu'une.

> Quoique, puisque, lorsque, quelque, et presque s'élident-ils ? 

eût été, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé (2e forme) du verbe être, style soutenu.

= aurait été bouleversé (1re forme)

 

au grand dam de la maîtresse des lieux qui feignait d'ignorer le détachement que j'affectais

au grand dam, au grand regret, au grand dommage (dam vient du mot damner)

qui feignait, du verbe feindre, qui faisait semblant.

 

on ne savait jamais vraiment sur quel pied danser°

Ne pas savoir sur quel pied danser

Ne pas savoir quel comportement adopter avec quelqu'un pour bien faire.

 

j'aurais bien fait ma sucrée en lui rétorquant

Faire sa sucrée, faire sa mijaurée.

 

Je ne voulus lui donner aucun motif qui l'eût exaspérée.

♦ qui l'eût exaspérée, qui l'aurait exaspérée, conditionnel passé du verbe exaspérer.

ou

♦ subjonctif plus-que-parfait dans une relative exprimant une conséquence.

♦ Le participe passé employé avec AVOIR exaspérée s'accorde avec L' (LA élidé qui remplace Marie), complément d'objet direct placé avant.

 

Cette histoire aurait fini en eau de boudin°

Cette histoire aurait mal tourné, elle aurait fini en queue de poisson.°

 

Je voulus informer ma suidée de mon départ

Le sanglier appartient à la famille des suidés.

La bauge, la souille, résidence des sangliers.

Les jarres (un jarre) poil rigide de certains animaux (les soies)  

Quand il se sent en danger, le sanglier claque des dents violemment, on dit qu'il casse la noisette°.

> QUIZ 6 Les habitations des animaux

 

Baucent me fit un accueil tonituant

Accueil, UE et non EU pour éviter le son [s]

 

T'inquiète ! familier pour Ne t'inquiète pas.

 

Ce disant, en disant cela. Ce faisant, en faisant cela.

 

en l'intimant de se tenir, devant la demoiselle que j'étais.

Se tenir, se tenir bien.

 

Le couard s'était mis à filer un mauvais coton°  

Couard, peureux, la couardise.  

Filer un mauvais coton°. Être très malade ou mener une vie désordonnée.

 

Deux jours seulement qu'il avait rejoint sa moitié et le torchon brûlait°.

Lorsqu'il y a des querelles dans un ménage, on dit que le torchon brûle°.

 

<< 48 Délires qui n'attirent aucune bénédiction -"Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate." 

>> 50 Délires occasionnés par la perspective d'un départ douloureux."Il est fort dangereux de s'accoutumer à une bonne compagnie ; la séparation en est étrange."

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:15

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J'étais tout à la fois abasourdie* et écœurée par l'aplomb sans vergogne qu'elle m'opposait, et le désir me prit de la pousser dans ses derniers retranchements. Une gageure*!

(D'aucuns penseraient de moi à cet instant : « Ma foi, voilà une jeune fille qui n'a pas froid aux yeux ! »)

 

Mon audace se renforçait, attisée par la curiosité, à telle enseigne que je ne savais prudence garder.  

« Et Marisa-Loup entre dans ton jeu ? voulus-je savoir.

—Elle s'y complaît. Quel monde délicieux que celui où l'on a chassé maladies et difformités !

—Un jour, ta vanité sera si grande que tu voudras en chasser le péché, m'aventurai-je à dire, pour voir jusqu'où Marie voulait aller.

—Sur ce point-là, ma fille, répondit-elle, acerbe, on voit que tu as beaucoup à apprendre de Marie Cratère, la sulfureuse, la volcanique, l'infernale. »

 

En disant ces mots épouvantables qui la dépeignaient si bien, je la vis suer, et rouge, comme si elle surgissait tout droit du neuvième cercle de l'Enfer dantesque, d'où, en fait, l'on ne revient jamais.

N'est-il pas écrit sur sa porte en lettres de feu : Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate ?*

................................................... 

Le titre : Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate... Laissez toute espérance, vous qui entrez.

L'Enfer, de Dante Alighieri, dans Divina Commedia, La Divine Comédie (1308-1321)

 

*abasourdi, prononcer le s [z] pas [s]

une gageure, prononcer jure, pas jeure.

> Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

et > Prononciation problématique de quelques mots en français : gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, abasourdi, blinis, Auxerre, Bruxelles, Cassis...

 

NOTES

j'étais abasourdie par l'aplomb sans vergogne

sans honte, sans scrupules.

 

une gageure ! un défi.

On entend souvent le mot challenge qui vient de l'anglais. À éviter dans ce sens.

Pour la petite histoire, sachez que les Anglais nous ont emprunté le mot, et qu'il nous est revenu.

 

Deux mots sur l'origine de l'anglais

Si la langue anglaise a pour origine principalement des langues germaniques du nord de l'Europe (des Angles, des Saxons, des Frisons), elle a été enrichie par l'apport du français lors des invasions normandes.

Les Vikings (ou Normands) s'étaient installés en France après que le roi Charles le Simple, eut donné à Rollon (846-931)), pour qu'il cessât ses pillages, les terres qui devinrent la Normandie.

Guillaume le Conquérant, William The Conqueror, (1028-1087)Duc de Normandie conquiert le trône d'Angleterre à la célèbre bataille d'Hastings (1066) où il défait le dernier roi anglo-saxon. Il apporte avec lui sa langue, le français.

Si l'on trouve en anglais la plus grande majorité de mots venant de l'anglo-saxon, il ne vous aura pas échappé d'y trouver un grand nombre d'origine française datant de Guillaume, mais aussi du français moderne. Nous ne parlerons pas des autres langues venues l'enrichir.

 

La langue française, elle, regorge d'anglicismes.

On peut considérer que c'est un enrichissement si l'on est attentif à ne pas l'abîmer à force de tournures anglaises inappropriées qui deviennent des fautes de français.

Exemples

Définitivement(calque de definitly) POUR certainement.

Je suis désolé((calque de I am sorry) pour excusez-moi.

Mr (mister) pour l'abréviation de Monsieur, en français, on doit avoir M.

M. Dupont = Monsieur Dupont,  Mr Smith = Mister Smith

Et pour le pluriel MM. (messieurs) et non pas Mrs. qui veut dire Madame en anglais (misses)

C'est un comble !

Quand on lit des courriers divers, on a l'impression que tous les messieurs français sont des misters ou des misses !

Pour en savoir +

> Des anglicismes à traduire

 

D'aucuns penseraient de moi à cet instant

aucun(s), aucune(s), d'aucuns

À l'origine,  AUCUN avait une valeur positive et signifiait quelque, quelqu'un. Il a aujourd'hui le plus souvent une valeur négative et s'accompagne de NE

1- adjectif indéfini. 

 Il prend généralement la marque du singulier.  

Aucun livre ne l'intéresse.

2- pronom indéfini.  

Comme l'adjectif, il est le plus souvent au singulier. 

J'attendais des amis, aucun n'est venu.  

sauf dans les cas où le nom qui le suit n'existe qu'au pluriel.

Je ne lui commanderai aucuns travaux.

ou si le nom a, au pluriel, un sens particulier qu'il n'a pas au singulier. 

Vous ne paierez aucuns frais.

L’acquéreur n’est tenu d’aucuns dommages et intérêts (Code civil, art. 1750)

A partir de cette année-là, je décidai que je n'irais plus jamais à aucunes eaux..

3-D'aucuns (littéraire) pronom indéfini, certains, plusieurs. 

D'aucuns pourront critiquer ces élucubrations, je m'en bats l'oeil°.

 

mon audace se renforçait, attisée par la curiosité, à telle enseigne que je ne savais prudence garder.

À telle enseigne que (vieux), à telles enseignes que, à tel point que, si bien que, locutions conjonctives de conséquence.

> À telle enseigne que

je ne savais prudence garder

par analogie avec le proverbe (locution-phrase) : Il faut savoir raison garder : Il faut savoir ne pas exagérer.

L'audace, sens proches : l'outrecuidance, l'effronterie (familier : le culot, le toupet ) etc.

"Pour les vaincre Messieurs, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée !"  Danton.

Discours de Danton à retrouver dans :> De la rhétorique - De l'éloquence - De la langue de bois - Des périphrases - Appeler un chat un chat

 

Marie répondit, acerbe

acerbe, désagréable, sévère, dur.

acerbe est rarement employé pour qualifier les personnes.

des propos, des paroles, un ton acerbe/ acerbes.

 

Je la vis suer, et rouge comme si elle surgissait tout droit du neuvième cercle de l'Enfer

Une liberté bien audacieuse que je prends avec la coordination de deux mots de natures et de fonctions différentes !

La coordination se doit d'unir des éléments de même statut, on le sait. Mais on rencontre souvent des coordinations qui n'ont pas cette exigence. Ma phrase, qui se donne un effet de style, est à la limite de la faute grammaticale et le puriste doit la considérer comme incorrecte.

 

<< 47 Délires sur les effets d'une dictature inédite - "Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie."

>> 49 Délires qui se caractérisent par une flagrante insensibilité à la menace + QUIZ 6 Où habitent-ils, tous ces animaux que vous connaissez ?

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 06:19

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Tout s'éclairait. Marie Cratère avait fait main basse sur la ville**, sur la campagne et la forêt, sur la contrée tout entière. Son ambition, sa soif du pouvoir, son orgueil, tout concourait à mettre ses semblables sous son joug. Comment eût-on pu lutter contre celle qui détenait les fils qu'elle tirait impunément et avec tant de volupté ?

Dansez marionnettes ! Chantez ! Un faux pas, et vous retrouvez les maux prêts à fondre sur vos pauvres carcasses suppliciées !

Retirer aux hommes leur liberté ! Même Dieu n'avait pas voulu cela. Assurément Marie serait damnée.

« Mais Marie, si tu tiens au creux de ta main les plus infortunés, iceux comme icelles qui n'ont pas recours à toi n'ont pas à se plier à tes caprices ?

—Caprices dis-tu ? me répondit-elle en ricanant. Ne vois-tu pas que j'œuvre pour le bienfait de l'humanité ?

—L'humanité ! C'est un trop grand mot pour qui n'en possède pas une once. Ta prétendue bienveillance n'est qu'un leurre lorsque tu imposes ta loi.

—Je reconnais que tu n'as pas la langue dans ta poche° et que tu ne crains personne. Es-tu sortie de la cuisse de Jupiter°, de Jupin dieu suprême de Rome, ha ! ha!  comme le fit Bacchus, ou bien de la tête de Zeus, l'Hellène souverain, telle Athéna, tout armée, brandissant sa lance et son bouclier ? Pour ce qui est d'iceux qui ne souffrent d'aucune imperfection, sache qu'il n'en est pas un qui, dans sa propre famille, n'ait quelqu'un à protéger. Et ma vengeance tomberait sur sa tête. Tous ont pieds et poings liés°. Je fais en sorte que tous me craignent. »

.........................................................................

*Titre : "Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie."  La Bruyère

**Main basse sur la ville, film de Francesco Rosi, 1963.

 

NOTES

Comment eût-on pu lutter contre celle qui tirait les fils impunément

eût-on pu lutter, conditionnel passé 2e forme.  = aurait-on pu lutter -1re forme.

impunément, sans être puni, sans risquer aucun inconvénient.

 

un faux pas, et vous retrouverez les maux

LES NOMS MASCULINS SE TERMINANT PAR AL font généralement leur pluriel en AUX

un cheval, des chevaux...

SAUF les noms suivants qui ont un pluriel en ALS,

bal, carnaval, cérémonial, chacal, choral, fest

ival, pal, récital, régal, santal.

Un festival, des festivals...

REMARQUES

- CHORAL fait chorals ou choraux (nom, chorals / adjectif, chorals ou choraux)

des ensembles chorals ou choraux (qui concernent des choeurs), des chants choraux, des chorals religieux, des chorals sur orgues, clavecins...

- IDÉAL fait idéals ou idéaux (nom ou adjectif)

- BANAL (adjectif) fait banals ou banaux dans :

des fours, des moulins banaux,

et banals au sens figuré, des romans banals, des gens banals...

LES NOMS MASCULINS SE TERMINANT PAR AIL font généralement leur pluriel en AILS

un portail, des portails...

Un travail, pluriel des travails, est l'appareil dans lequel on place les chevaux pour les ferrer.

SAUF les noms suivants qui ont un pluriel en AUX,

bail, corail, émail, fermail, soupirail, travail, vantail et vitrail – baux, coraux, etc

Le nom AIL fait au pluriel AILS ou AULX

LES NOMS COMMUNS SE TERMINANT PAR AU, EAU, EU OEU prennent un X au pluriel.

un tuyau, des tuyaux, un boyau, des boyaux, un essieu, des essieux, un neveu, des neveux, un cheveu, des cheveux, un oiseau, des oiseaux, un voeu, des voeux...

SAUF landau, sarrau, bleu, émeu, lieu (poisson) pneu – (des) landaus, sarraus, bleus, émeus, lieus, pneus.

 

Assurément, Marie serait damnée

Mots comportant MN

les mots suivants et leurs dérivés :

prononcer [n] damner, automne,

prononcer [mn] indemne, indemnité, somnambule, insomnie etc.

Mnémo, élément du grec signifiant mémoire.

Mnése, mnésie, mnésique (qui a trait à la mémoire)

Mnémonique, mnémotechnique, amnésique, etc.

Mais attention à dilemme qui a 2M.

 

iceux et icelles qui n'ont pas recours à toi

Icelui, iceux, icelle(s) vieilli pour celui ou celui-ci, ceux ou ceux-ci et celle(s) ou celle(s)-ci

 

pour qui n'en possède pas une once [d'humanité]

une once, une très petite quantité de quelque chose.

Sous l'Ancien Régime une once, 30,59 grammes, est la seizième partie de la livre de Paris 

 

Zeus, père des dieux et des hommes (Homère) dans la mythologie grecque, et Jupiter, dans la mythologie romaine ne sont qu'un seul et même dieu souverain qui siège sur l'Olympe.

Se croire né (ou sorti) de la cuisse de Jupiter, se croire supérieur au commun des mortels.

 

Dionysos, dieu grec du vin et de la vigne (=Bacchus, dieu romain) s'est développé en tant que fœtus dans la cuisse de son père.  

 

telle Athéna, tout armée

Tout est ici adverbe

Voir l'article : Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe (variable dans certains cas) et substantif 

Athéna, fille de Zeus (= la Minerve romaine) est sortie de la tête de son père qui avait avalé sa mère Métis.

 

Jupin, nom drolatique de Jupiter.

Voir La Fontaine. Les Grenouilles qui demandent un roi.

Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique, 
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique...

 

L'Hellène souverain, c'est-à dire Zeus

Hellène, (nom et adjectif) de la Grèce antique. Les Hellènes, les Grecs de l'antiquité.

 

46 Délires de ma persécutrice qui veut encore m'épater + QUIZ N°5 Complétez les citations (1re série)

48 Délires qui n'attirent aucune bénédiction -"Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate."

 

Voir le QUIZ 73 Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ou -"Tonton et Jeannot"

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 13:13

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« Au fil des décennies qui nous séparent du jour où Madame de Saint-Ange donna ce bal inoubliable, m'expliqua la vieille femme, les filles aînées de cette famille honorable ont gardé, de génération en génération, l'habitude de venir quérir chez moi les remèdes aux maux dont souffraient les jeunes gens et les jeunes filles du comté, euh... de la cité, dirais-tu.... »

 

Marie suspendit son discours pour jouir de l'effet de ses paroles que je buvais avec délectation.

Je me sentis alors griller sur des charbons ardents° et fus excédée qu'elle se jouât ainsi de mon impatience.

 

« Sache, reprit-elle avec volupté, que tu ne rencontreras jamais par ici aucun d'entre eux laid, difforme ou souffreteux. Certains savent garder ces atouts leur vie entière si tant est qu'ils veuillent demeurer honnêtes avec moi. Mais s'ils dérogent à la Règle que je leur impose, les philtres que je leur concocte par l'intermédiaire de Mademoiselle Marie-Loup de Saint-Ange, perdent de leur effet salutaire. Ces gens deviennent aussitôt les plus affreux du monde jusqu'à souffrir les pires tortures, et de surcroît, jusqu'à se voir à jamais reniés par leurs congénères.

Les catarrheux et les boiteux, les névropathes et les prognathes, les sourds et les balourds, les manchots et les culs-de-jatte, les lépreux et les scrofuleux, les morfals et les hydrocéphales, les catatoniques et les dysphasiques, les parkinsoniens et les moins que rien, ceux qui souffrent de diarrhées incoercibles, d'érythèmes indurés, d'ulcérations purulentes, de testicules enflammés (ou orchite pour les puristes), ou même de blépharophimosis... doivent alors s'exiler sans retour, au risque... au risque d'être lynchés.

- Aaah ! criai-je horrifiée. » 

Marie jubilait. 

« Elle se prend pour Dieu, ma parole », pensai-je.

Ainsi Elephant Man pourrait-il paraître en Adonis sans que personne le sût ?

.......................

NOTES

Au fil des décennies qui nous séparent du jour

une décennie, dix ans.

Une décade, dix jours. L'emploi de décade pour décennie est critiqué.

 

[elles] ont gardé, de génération en génération, l'habitude

de génération en génération, de père en fils, de branche en branche, d'écho en écho, de fleur en fleur (singulier), de père en fils, de branche en branche, d'écho en écho, de fleur en fleur (singulier).

 

dont souffraient les jeunes gens et les jeunes filles du comté

Les jeunes gens, pluriel de un jeune homme.

L'expression des jeunes hommes est vieillie. Cf. le Trésor

 

 On entend dire parfois  jeunes hommes,

prononcé sans même le souci du S pour la liaison :

des jeunommes

QUELLE ERREUR ! QUELLE HORREUR ! 

 

♦ L'expression des jeunes gens peut aussi signifier des jeunes des deux sexes. 

♦ Pour jeunes filles, et dans ce sens-là, on ne dit pas filles, qui a une nuance péjorative.

♦ Fille s'emploie en parallèle avec fils.

♦ Quand on dit à une étrangère "ma fille", comme le fait Marie Cratère à Oli, on note une nuance de mépris.

 

être sur des charbons ardents°

être sur la braise°, ne plus pouvoir se contenir. 

 

Certains savent garder ces atouts, si tant est qu'ils le veuillent

> si tant est que, locution conjonctive qui exprime une supposition mais elle est douteuse. 

si tant est que est suivi du subjonctif ou de l'indicatif

Si tant est qu'ils le veuillent ou si tant est qu'ils le veulent...

Venez donc à ce bal si tant est que cela vous plaise.

 

Ainsi Elephant man pourrait-il paraître en Adonis...

♦ Elephant man, film américain de David Lynch 1980 qui met en scène un personnage dont la vie est inspirée de celle de Joseph Merrick (1862-1890) qui souffrait du syndrome de Protée, une maladie génétique qui affecte la croissance des tissus et entraîne des déformations. 

♦  Adonis, très beau jeune homme aimé d'Aphrodite. Mythologie grecque.

♦ Ainsi suivi d'une inversion du sujet

> L'inversion du sujet après ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, encore, du moins, pour le moins, tout au plus, encore moins, toujours est-il, encore, à plus forte raison.

 

<< 45 Délires de Marie qui me laisse brûler à petit feu°

>> 47 Délires sur les effets d'une dictature inédite."Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie."

>>Retour au début de l'article

 

QUIZ 5

 

CULTURE ! ....VOUS AVEZ DIT CULTURE ?

Plutôt réflexes littéraires.

Cherchez donc la suite et le nom de l'auteur si cela vous amuse.

 

1- Le coeur a ses raisons...

2- Et comme chaque jour je t'aime davantage...

3- Pour qui sont ces serpents...

4- Il faut aimer sans cesse...

5- Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre...

6- To be or not to be...

7- Messieurs les Anglais...

8- O temps, suspends ton vol...

9- Si l'on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en disant “Parce que c'était lui...

10- Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire...

11-Vingt fois sur le métier...

12- Je ne vous dirai pas : changez de caractère,

      Car on n'en change point, je ne le sais que trop.

      Chassez le naturel...

13- Qui veut noyer son chien...

14- Dansons la Carmagnole, 

      Vive le son ! Vive le son !

      Dansons la Carmagnole...

15- L'appétit vient...

16- N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut. C'est un bon serviteur...

17- O rage, ô désespoir...

19- Je ne cherche pas...

18- Le dernier argument :...

20- De l'audace...

21- Ma foi sur l'avenir, bien fou qui s'y fiera,

      Tel qui rit vendredi...

22- Baise m'encor, rebaise-moi...

23- Et rose elle a vécu ce que vivent les roses...

24- J'ai failli...

25- Souvent femme varie...

26- On n'a pas bâti Rome...

27-Sans doute serais-je chrétien si les chrétiens...

28- Je ne suis ni Athénien ni Grec...

29- Il pleure dans mon coeur...

30- Et le combat cessa...

31- Science sans conscience...

32- Aimez qu'on vous conseille...

33- Il ne f aut point parler de corde...

34- Souhaitons que l'esprit soit sain...

35- Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable...

36- La critique est aisée, et...

37- La culture est ce qui subsiste...

38- Il n'y a pas d'hommes cultivés, il n'y a...

39- S'il en demeure dix, je serai le dixième ;

      Et s'il n'en reste qu'un...

40- Si Dieu n'existait pas...

41- Tel donne à pleines mains qui n'oblige personne ;

      La façon de donner...

42- Sois sage, ô ma douleur et...

43- Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille...

44- L'enfer, c'est...

45- Bon voyage Monsieur Dumollet ! 

    À Saint-Malo débarquez sans naufrage.

      Bon voyage Monsieur Dumollet !...

46- Quand nous chanterons le temps des cerises 

      Et gai rossignol, et merle moqueur 

      Seront  tous en fête.

      Les belles auront la folie en tête, 

      Et les amoureux du soleil au coeur. 

      Quand nous chanterons le temps des cerises...

47- C'est la lutte finale. 

      Groupons-nous et demain 

      L'Internationale...

48- L'enfer est pavé...

49- Monsieur Le Président, ...

      Je vous fais une lettre

50-I can resist everything...

51- Tous ceux qui useront de l'épée...

52- L'autre jour, au fond du vallon,

      Un serpent piqua Jean Fréron ;

      Que pensez-vous qu'il arriva ?...

53- L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure

54- Faites ce que je dis et...

55- Familles...

56- Les femmes sont extrêmes : elles sont meilleures...

57-Je suis contre les femmes...

58- Sous le pont Mirabeau coule la Seine 

      Et nos amours 

      Faut-il qu'il m'en souvienne 

      La joie venait toujours après la peine 

      Vienne la nuit sonne l'heure...

59-Je veux être Chateaubriand...

60- Nathanaël, à présent,...

  Voici les citations complétées

 

CULTURE ! ....VOUS AVEZ DIT CULTURE ?

 

1- Le coeur a ses raisons que la raison ignore.

Blaise Pascal, Pensées.

2- Et comme chaque jour je t'aime davantage,

      Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.  

Rosemonde Gérard (l'épouse d'Edmond Rostand), Les Pipeaux.

3- Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?  

Jean Racine, Andromaque.

4- Il faut aimer sans cesse après avoir aimé.  

Alfred de Musset, La Nuit d'Août.

5- Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction.  

Saint-Exupéry, Terre des hommes.

6- To be or not to be. That is the question.

Shakespeare, Hamlet.

7- Messieurs les Anglais, tirez les premiers !

Le Comte d'Anterroche à la bataille de Fontenoy.

8- O temps, suspends ton vol,

      Et vous, heures propices,

      Suspendez votre cours !

      Laissez-nous savourer les rapides délices

      Des plus beaux de nos jours.

Lamartine, Le Lac.

9- Si l'on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en disant “Parce que c'était lui, parce que c'était moi” 

Michel de Montaigne, Essais.

10- Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : “Adieu prudence.”

La Fontaine, Le Lion Amoureux.

11-Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;

    Polissez-le sans cesse et le repolissez.

Boileau, L'Art Poétique.

12- Je ne vous dirai pas : changez de caractère ;

      Car on n'en change point, je ne le sais que trop,

      Chassez le naturel, il revient au galop.

Ph. Destouches, Les Glorieux.

13- Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

Molière, Les Femmes Savantes.

14- Dansons la Carmagnole,

      Vive le son ! Vive le son !

      Dansons la Carmagnole,

      Vive le son du canon !

Anonyme 1792 

15- L'appétit vient en mangeant.

Rabelais, Gargantua.

16- N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut. C'est un bon serviteur et un mauvais maître.

Alexandre Dumas fils, La Dame aux Camélias (Préface)

17- Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie !

      Que n'ai-je tant vécu que pour cette infamie !

Corneille, Le Cid.

18- Le dernier argument des rois.

Louis XVI . Gravé sur ses canons : Ultima ratio regum 

19- Je ne cherche pas, je trouve.

Pablo Picasso.

20- De l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace !

Danton, Assemblée Législative, 2-9-1792 

21- Ma foi sur l'avenir, bien fou qui s'y fiera,

      Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.

Racine, Les Plaideurs.

22 - Baise m'encor, rebaise-moi et baise ;

      Donne m'en un de tes plus savoureux,

     Donne m'en un de tes plus amoureux :

    Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.    

Louise Labé, Sonnets. 

23- Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,

     L'espace d'un matin.

Malherbe, Stances à Monsieur du Périer.

24- J'ai failli attendre.

Louis XVI, attendant son carrosse.

25- Souvent femme varie,

      Bien fol est qui s'y fie.

Corneille

26- On n'a pas bâti Rome en un jour.

Miguel de Cervantes, Don Quichotte.

27-Sans doute serais-je chrétien si les chrétiens l'étaient 24 heures par jour. Ghandi.

28- Je ne suis ni Athénien ni Grec, mais un citoyen du monde.

Socrate cité par Plutarque

29- Il pleure dans mon coeur

      Comme il pleut sur la ville ;

      Quelle est cette langueur

      Qui pénètre mon coeur ?

Verlaine, Romances sans paroles.

30- Et le combat cessa, faute de combattants.

Corneille, Le Cid.

31- Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.

Rabelais, Pantagruel.

32- Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue.

Boileau, L'Art Poétique.

33- Il ne faut point parler de corde dans la maison d'un pendu.

Cervantes, Don Quichotte.

34- Souhaitons que l'esprit soit sain dans un corps sain.

Juvénal

35- Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.

Voltaire, Zadig.

36- La critique est aisée, et l'art est difficile.

Destouches, Le Glorieux.

37- La culture est ce qui subsiste quand on a oublié tout ce qu'on avait appris. Selma Lagerlöf

38- Il n'y a pas d'hommes cultivés, il n'y a que des hommes qui se cultivent.

Maréchal Foch.

39- S'il en demeure dix, je serai le dixième ;

      Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là.

Victor Hugo, Les Châtiments.

40- Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.

Voltaire, Épîtres.

41- Tel donne à pleines mains qui n'oblige personne ;

      La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne.

Corneille, Le Menteur.

42- Sois sage, ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille.

Baudelaire, Nouvelles Fleurs du Mal.

43- Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille

      Applaudit à grands cris.

Victor Hugo, Les Feuilles d'Automne.

44- L'enfer, c'est les autres.

Sartre, Huis-clos.

45- Bon voyage Monsieur Dumollet !

    À Saint-Malo débarquez sans naufrage. 

      Bon voyage Monsieur Dumollet !

      Et restez-y si le pays vous plaît !

M-A Désaugier,

M. Dumollet était supposé être Louis XVIII.

46- Quand nous chanterons le temps des cerises

     Et gai rossignol, et merle moqueur

      Seront tous en fête.

      Les belles auront la folie en tête,

      Et les amoureux du soleil au coeur.

      Quand nous chanterons le temps des cerises,

      Sifflera bien mieux le merle moqueur.

J.B. Clément, chanson associée à la Commune de Paris.

47- C'est la lutte finale.

      Groupons-nous et demain

      L'Internationale

      Sera le genre humain.

Eugène Pottier

48- L'enfer est pavé de bonnes intentions.

S. Johnson, cité par Boswell dans La vie de Johnson.

49- Monsieur Le Président

    Je vous fais une lettre

      Que vous lirez peut-être

      Si vous avez le temps.

Boris Vian, Le déserteur.

50- I can resist everything except temptation.

Oscar Wilde  

> Je peux résister à tout, sauf à la tentation.

51- Tous ceux qui useront de l'épée, périront par l'épée.

Matthieu, Nouveau Testament.

52- L'autre jour, au fond du vallon,

      Un serpent piqua Jean Fréron ;

      Que pensez-vous qu'il arriva ?

      Ce fut le serpent qui creva.

Voltaire contre Fréron qu'il ne pouvait souffrir.

53- L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.

Montesquieu, Pensées diverses.

54- Faites ce que je dis et non ce que je fais.

C.Delavigne, Louis XI.

55- Familles, je vous hais.

André Gide, les Nourritures terrestres.

56- Les femmes sont extrêmes : elles sont meilleures ou pires que les hommes.

La Bruyère, Les Caractères.

57-Je suis contre les femmes : tout contre...

Sacha Guitry.

58- Sous le pont Mirabeau coule la Seine

      Et nos amours

      Faut-il qu'il m'en souvienne

      La joie venait toujours après la peine

      Vienne la nuit sonne l'heure

      Les jours s'en vont je demeure.

Guillaume Apollinaire, Alcools, le pont Mirabeau.

59-Je veux être Chateaubriand ou rien.

Victor Hugo 

60-Nathanaël, à présent, jette mon livre !

André Gide, Les Nourritures terrestres.  

 

Combien de bonnes réponses sur soixante ? Trente, la moyenne ? C'est bien.

Mais ne vous endormez pas sur vos lauriers et continuez à lire !

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 06:30

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J'avais écouté Marie Cratère sans l'interrompre comme elle me l'avait demandé. Comment aurais-je pu enfreindre son injonction ? Du reste, je n'en eus aucune envie.

Ah ! Comme elle avait su me captiver ! Mais je me serais bien gardée de lui dire que j'avais été envoûtée par sa voix ; elle n'avait eu aucune peine à la rendre expressive et lancinante lorsqu'elle avait évoqué un monde à la fois précieux et vulnérable. Elle avait perdu son air revêche et me lançait des regards malicieux. Croyait-elle vraiment pouvoir exercer sur moi quelque empire ? 

Il semblait qu'un véritable jeu de cache-cache se fût établi entre nous.

 

Le personnage de Marisa m'avait bouleversé. Quelle belle âme !

Au ciel, un ange n'a rien d'exceptionnel*.

Hélas ! Je suis bien forcée de reconnaître que sur terre il n'en est pas de même. Aussi la rencontre de l'un deux suscite-t-elle une émotion qui nous rapproche du divin. Et l'on se sent meilleur, sans qu'on ait rien fait pour cela. L'amour du bien est contagieux. C'est tout au moins l'effet qu'il donne à mon âme en quête de sublime, arrachée quelques instants à ce monde de turpitudes.

 

Cette Marisa était un ange. Ses paroles généreuses m'auraient fait verser des larmes, mais je parvins à garder mon calme et affectai même une certaine froideur, histoire de ne pas révéler une fêlure dans ma sensibilité à fleur de peau, de peur que Marie ne s'en servît contre moi un jour ou l'autre.

Chat échaudé craint l'eau froide°.

Et féline comme je l'étais...

 

Un immense soupir de soulagement me délivra cependant, à la fin de cette histoire, qui ne devait être qu'un commencement en somme, et j'enviai ceux et celles qui venaient au secours des désespérés.

Une chose me taraudait maintenant et je sentais l'impatience me gagner. Il me fallait savoir enfin pourquoi Marie Cratère recevait secrètement Marisa-Loup. Je la pressai de me répondre. Elle ne se fit pas prier trop longtemps, me voyant suer sang et eau pour lui arracher l'explication que j'attendais.

............................................................ 

*In Heaven an angel is nobody in particular. Au ciel, un ange n'a rien d'exceptionnel.

Du dramaturge irlandais George Bernard Shaw.

 

 NOTES

ACCORD DES PARTICIPES PASSÉS  

J'avais écouté Marie Cratère sans l'interrompre, comme elle me l'avait demandé.

Cas où LE placé avant le participe passé remplace une proposition, une phrase, un infinitif.

Pas d'accord.

Le pronom personnel le élidé (l') est le représentant de  l'idée contenue dans la proposition  précédente (l'antécédent)  

J'avais écouté Marie Cratère comme elle m'avait demandé de l'écouter. 

 

LE PARTICIPE PASSE FAIT suivi d'un infinitif

Il est toujours invariable.

Ses paroles généreuses m'auraient fait verser des larmes

Je vous ai fait passer un mauvais quart d'heure, mes amis.

> L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés 

Pour en savoir plus sur les participes passés : QUIZ 26

 

J'avais écouté Marie Cratère sans l'interrompre

Interrompre, 2R, inter+rompre

adjectif interruptible (rare) qui est susceptible d'être interrompu.

 

Du reste, je n'en eus aucune envie

du reste, en outre, d'ailleurs

 

Et l'on se sent meilleur sans qu'on ait rien fait pour cela.

Le NE explétif est à éviter après la locution conjonctive sans que.

> NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je ne - avant que je ne - je crains que tu ne - j'empêche que tu ne - je m'attends à ce que tu ne - je ne nie pas que tu ne...

> Sans que est suivi du subjonctif.

Emploi de ON et L'ON > Les homophones ont, on - l'on, l'ont, long

 

Comment aurais-je pu enfreindre son injonction ?

Enfreindre, ne pas respecter, enfreindre une règle, un code, la loi...

Voir la conjugaison des verbes en DRE, et des verbes en INDRE et SOUDRE, au présent de l'indicatif, note du texte n°7.

J'enfreins, tu enfreins, nous enfreignons etc.

 

J'avais été envoûtée par sa voix

plus-que-parfait de envoùter, à la voix passive

(sa voix m'avait envoûtée, voix active)

 

Il semblait qu'un véritable jeu de cache-cache se fût établi entre nous

se fût établi, subjonctif plus-que-parfait

> Il semble que, il me semble que, il paraît que – Faire que, faire en sorte que – Indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ? 

établi : i participe passé

Revoir les terminaisons en i, is, it, ît

> Verbes se terminant par I, IE, IS, IES, IT, ou ÎT - QUIZ 74

 

Croyait-elle pouvoir exercer sur moi quelque empire ?

Quelques acceptions du mot empire :

Exercer son empire, son autorité, l'empire des sens, être sous l'empire des mots, avoir de l'empire sur soi-même (pouvoir se contrôler)

 

Quelle belle âme !

> Beau, bel, beaux, belle(s) – Adjectif, substantif ou élément d'un syntagme, d'une locution verbale, nominale, adverbiale ou prépositive – Exercice à trous – QUIZ 66

 

Elle me lançait des regards malicieux

Malicieux a perdu aujourd'hui son sens fort : méchant, mauvais, qui a de la malice, de la malignité, de la méchanceté.

On l'emploie plus volontiers dans le sens de farceur, d'espiègle.

 

de peur que Marie ne s'en servît contre moi

ici, le NE n'est pas négatif, mais explétif. On emploie le NE explétif qui n'a pas de véritable valeur grammaticale, dans certaines expressions (il tend à disparaître) exprimant la crainte ou le doute.

Il est facultatif.

Les verbes craindre, appréhender, désespérer, douter, empêcher, éviter... Je crains que je ne... de crainte que je ne... avant que je ne... de peur que je ne...

Voir l'article donné plus haut NE explétif

Locutions conjonctives de but De crainte que, de peur que 

Tous ces cas sont suivis du subjonctif

de peur qu'elle ne s'en servît, subjonctif imparfait avec l'accent circonflexe

Pour en savoir + voir les articles :

Valeurs et emplois du subjonctif

La conjugaison du subjonctif - Comment déjouer ses difficultés  

 

Chat échaudé craint l'eau froide°.

QUIZ 103 Proverbes animaliers 1re partie – Retrouvez le nom de l'animal

 

me voyant suer sang et eau pour lui arracher l'explication que j'attendais

Suer sang et eau. Y a-t-il liaison ou disjonction ? Les dictionnaires ont des avis différents. Ils proposent soit de ne pas faire la liaison soit de la faire, dans ce cas, le g se prononce [k] sang k et eau  (Littré).

> La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

<< 44 Délires en abyme (Un conte dans le conte) Le bal de Madame de Saint-Ange

>> 46 Délires de ma persécutrice qui veut encore m'épater + QUIZ N°5 Complétez les citations (1re série)

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 19:37

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Chaque année, à pareille époque, Madame Cécile-Clémence de Saint-Ange donnait un bal. C'était un événement dont on parlait des semaines à l'avance dans tout le canton. Qui serait convié à la soirée fameuse de Carnaval ? Telle était la question qui soulevait maintes conjectures et mettait en émoi tous les jeunes gens et les jeunes filles susceptibles d'y prendre part. Car Madame de Saint-Ange n'invitait que la jeunesse digne d'être distinguée. Cent jeunes coeurs seraient les élus, pas un de plus. On attendait avec fébrilité. Chacun de ceux et de celles qui entraient dans la tranche d'âge requise, de dix-huit à vingt-cinq ans, frémissait d'impatience à l'idée qu'il, ou elle, pourrait recevoir le carton d'invitation convoité. Mais la sélection ne se limitait pas au jeune âge. Madame de Saint-Ange triait sur le volet, ne choisissant que les jeunes personnes dotées de grandes qualités de coeur et d'intelligence — on chuchotait même qu'elles devaient répondre aux canons de la beauté. Une condition cependant était exigée, que nul ne se dévoilât jamais, pour garder un anonymat parfait. Il était strictement interdit de crier sur tous les toits que Madame de Saint-Ange avait choisi d'adresser une invitation à tel ou telle, même s'il démangeait qu'on arborât fièrement son carton, histoire de faire des envieux, sous peine d'encourir à l'avenir le mépris de la population et de se couvrir définitivement d'opprobre. Il y avait bien parfois des rumeurs qui couraient çà et là, donnant à deviner qui viendrait à ce bal, mais elles étaient le plus souvent infondées et malheur à celui qui les répandait et n'attirait sur lui que des regards où l'on pouvait lire le dédain, le dégoût même.

 

Le soir du bal, les malheureux qui n'avaient pas été choisis se terraient chez eux afin que personne ne pût les apercevoir, pour laisser croire qu'ils avaient été invités. Il restait ainsi un mystère autour de cette affaire, de sorte que le lendemain, chacun des jeunes gens déçus pouvait laisser supposer qu'il avait pris part aux joyeusetés, sans jamais, bien sûr, n'en dire un traître mot.

De toute façon, aucune des personnes qui y avait participé n'avait le droit d'en raconter un seul détail. On gardait tout par-devers soi, comme un trésor caché, un souvenir secret.

 

Le silence mythique qui entourait ces circonstances était tel qu'il excitait les imaginations au plus haut point. Certains esprits chagrins, qui n'avaient pas eux-mêmes vécu la chose, arrivaient parfois à se demander si des faits à la limite de la décence ne devaient pas s'y passer, mais Madame de Saint-Ange était femme à ne susciter aucune méfiance tant son honnêteté était proverbiale et son intégrité sans faille. Certains autres disaient, pour se consoler, que toute cette histoire était bien montée, afin que le bal demeurât le point d'orgue des festivités carnavalesques, moment de l'année prisé entre tous, tant on l'attendait avec impatience, et qu'il ne devait son succès qu'au halo de mystère dont il s'entourait, pour que Madame de Saint-Ange gardât la notoriété à laquelle elle tenait jalousement ; et elle profitait ainsi de cet état de choses qu'elle parvenait à faire perdurer, pour qu'on lui fît, tout au long de l'année, des courbettes à n'en plus finir, des ronds de jambes bien tournés, cela parce qu'on espérait qu'elle inviterait un jour ou l'autre, qui2 son fils, qui sa fille, qui un neveu ou une nièce, ou une jeune personne protégée.

Mais aussitôt, et pour les mêmes raisons énoncées plus haut, on se retenait vite d'émettre une telle ignominie à haute voix et l'on se fustigeait d'avoir pu penser une telle horreur.

Et les choses restaient en l'état.

 

Ainsi donc cette année-là, arriva le jour tant attendu. Madame de Saint-Ange avait envoyé discrètement les invitations. Elle organisait avec soin les festivités en s'occupant du moindre détail qui arracherait à coup sûr des cris d'étonnement et d'admiration aux invités. Il lui fallait faire preuve d'une imagination sans bornes3 pour inventer ce qui saurait capter l'attention et susciter l'effet de surprise le plus heureux, et il n'était pas question de renouveler certaines trouvailles de l'année précédente puisque quelques jeunes hôtes privilégiés, qui n'étaient pas nés de la dernière pluie, connaissaient les usages pour avoir déjà assisté au célèbre bal.

Madame de Saint-Ange se faisait fort de rameuter la gent huppée des alentours, sûre de ses choix, exigeante en tous points sur la tenue et les manières, ce qui était certain de conférer à la soirée une ambiance à la fois feutrée et galante. Et si d'aventure une minuscule anicroche en venait troubler la perfection que chacun s'appliquait à faire régner, la maîtresse de maison eût tôt fait d'y mettre bon ordre.

 

Le soir venu, les calèches anonymes, affrétées par l'instigatrice de l'événement, sillonnèrent les rues des villes afin de rassembler les brillants invités. Tout juste si l'on pouvait voir surgir on ne sait d'où, les ombres furtives, drapées de capes noires, qui s'y engouffraient pour parcourir la courte distance, jusqu'au lieu magique qui les attendait.

 

On les réunit tous, en un premier temps, dans le hall immense de l'hôtel particulier de Madame de Saint-Ange, qui offrit le spectacle d'un lieu bien peu banal. On y avait suspendu, pour aveugler les hautes fenêtres, de lourds rideaux de velours cramoisi qui donnaient, par leurs plis mouvants, l'impression d'une vague sanguine. D'immenses candélabres en bronze doré jetaient leurs feux sur la foule multicolore qui se pressait calmement, chacun prenant soin de garder entre lui et les autres une distance convenable. On se contentait d'aimables courbettes et révérences, esquissées entre gens de sexe opposé, comme pour rompre la glace. Un majordome se tenait debout près de l'entrée de la grande salle de bal où il s'appliquait à filtrer les convives qui lui remettaient en passant leur carton d'invitation. Toute personne qui n'aurait pas eu le sésame4 indispensable aurait été refoulée irrémédiablement, mais nul ne se serait risqué à faire aucun scandale pour forcer l'entrée.

 

Les jeunes gens et les jeunes filles, tous vêtus et parés plus élégamment les uns que les autres, entraient incognito comme il était convenu. Aucun signe distinctif n'était censé se faire apercevoir pour que personne ne pût deviner à qui l'on avait affaire. Les riches costumes avaient été confectionnés avec un goût très sûr ; chacun d'eux montrait une originalité particulière qui laissait deviner un choix mûrement réfléchi, propre à provoquer une admiration non feinte. Les soies, les damas, les satins, les dentelles froufroutaient en un concert diffus et se mêlaient aux ors, aux perles et aux pierreries. Tout ce monde se mouvait en gestes mesurés et gracieux. Les parfums les plus frais et les plus capiteux flottaient dans l'air par moments et leurs effluves étaient bien faits pour enivrer les sens.

On se mit à bavarder avec des airs que l'on voulait détachés, bien qu'on sentît que rien ici ne pourrait passer pour ordinaire. L'intelligence aidant, on s'efforçait de ne pas succomber à des accès de timidité qui auraient à coup sûr tout gâché. Et l'on prenait des poses naturelles comme si tout allait de soi.

 

Madame de Saint-Ange parut soudain, alors que tout le monde était aligné autour de la salle dont les murs étaient tendus de tapisseries qui représentaient des amours courtoises. Chacun la salua en un mouvement de vague merveilleusement coordonné. Elle salua à son tour en souhaitant à tous la bienvenue. Elle souligna, avec la délicate modestie dont elle était coutumière, qu'elle était très flattée qu'ils eussent répondu à son invitation et leur dit tout l'espoir qu'elle avait qu'ils passeraient une belle soirée.

 

« Musique ! » demanda-t-elle.

 

Et les musiciens, tout prêts sur leur estrade décorée de guirlandes et de fleurs, s'ébranlèrent en un joyeux intermède. Les jeunes demoiselles, comme il se doit, restaient un peu sur leur quant-à-soi, et attendaient que les jeunes messieurs se décidassent à s'approcher d'elles, et à leur faire la conversation. Elles n'attendirent pas longtemps. On commença à échanger quelques banalités, puis à se grouper selon les sympathies que l'on se découvrait, et bientôt de petits rires fusèrent, les bavardages s'animèrent, jusqu'au moment où l'orchestre entama une valse viennoise. Des couples se formèrent, et l'on n'était pas étonné que les Mousquetaires invitassent les Muses, que les petits marquis tendissent la main à des bergères, et que des reines couronnées se laissassent enlacer par de preux chevaliers. Hamlet5, sous son masque d'une pâleur à faire frémir, tournait sans cesse dans sa main le crâne du cher Yorick, exhumé du cimetière de Elseneur. Il y avait bien aussi quelques monstres destinés à faire peur, pour mettre un peu de piquant dans l'assemblée quelque peu trop léchée, comme un loup-garou6 prêt à dévorer la plus innocente victime, une Carabosse7 très enrubannée qui faisait bruisser l'air dans ses tourbillons, un Diable Amoureux8, tout de rouge vêtu, qui sifflait ses baisers dispensés dans les directions cardinales, une sorcière, comme échappée d'une Nuit de Walpurgis9, dont les oripeaux couleur de feu voletaient autour d'elle et lui composaient les flammes du bûcher où elle semblait se consumer ; on eût dit que des étincelles fusaient de toutes parts lorsqu'elle tournait dans sa danse infernale. Un grand escogriffe de Neptune noir en courroux brandissait son trident et faisait pousser des cris stridents aux jeunes filles effrayées, ou pour le moins, feignant de l'être. Don Quichotte se tenait au milieu de la piste, tout maigre et dégingandé, effaré, effondré même d'avoir à tout jamais perdu sa Dulcinée. Tout ce petit monde évoluait sans se reconnaître car il était inconcevable que l'on retirât son masque, parfaitement hermétique, bien fait pour cacher la moindre partie du visage et les cheveux qui eussent pu laisser deviner à qui ils appartenaient.

 

Au fil des heures de la nuit, on sentait que tout devenait plus simple et plus détendu. On tournoyait incessamment au son des valses, des polkas, des contredanses et des mazurkas. Quelques liqueurs capiteuses faisaient leur oeuvre. On se sentit libre de ses gestes et de ses propos. Tout devint gai.

Madame de Saint-Ange veillait à ce qu'il n'y eût pas d'excès. Elle fit annoncer qu'un buffet était dressé dans la salle contiguë, et la jeunesse affamée par la dépense d'énergie dont elle avait usé et abusé au cours de la soirée, ne se l'entendit pas dire deux fois. Et voilà que les plats délicieux et si merveilleusement disposés se vident en un tournemain. Les lèvres doivent se dévoiler un peu mais on les cache bien vite.

Tout semblait se dérouler dans le plus grand bonheur.

 

À minuit sonnant, un incident se produisit. Une petite personne, qui avait revêtu la robe de lumière de Peau d'âne10, recouverte de l'horrible peau de l'animal, monta sur l'estrade musicale et fit faire silence. Le timbre cristallin de sa voix était celui d'une toute jeune fille qui donnait à imaginer qu'elle devait être délicieuse. Soudain, elle laissa glisser jusqu'au sol le hideux camouflage, et elle apparut, fragile et délicate, la taille bien prise et le décolleté tout à fait séduisant. Des murmures assourdirent l'air qu'on hésita un instant de respirer, tant la stupeur paralysa les spectateurs qui s'attendaient à ce que la jeune inconnue fît tomber le masque. Quel scandale c'eût été !

 

« N'ayez aucune crainte, dit-elle d'un ton assuré. Je m'en vais vous faire part d'une décision que j'ai prise, envers et contre tous les principes que vous avez respectés jusqu'à cet instant. N'en prenez point ombrage, je vous en conjure, mais il faut qu'une fois pour toute la vérité éclate dans cette demeure qui a vu mille d'entre vous s'adonner aux plaisirs que Madame de Saint-Ange a cru bon de vous prodiguer. Madame de Saint-Ange est ma mère, ajouta-t-elle dans un souffle, je suis Marisa-Louise. »

À cet instant précis, elle arracha le précieux masque vénitien qui laissait supposer recouvrir un visage des plus adorables, et ce que l'on vit fut reçu avec des cris et des larmes. Les jeunes filles ne se retinrent pas de tomber dans les bras de leurs cavaliers qui avaient de la peine à les soutenir, tant elles étaient secouées de tremblements incoercibles. Trop dure était l'épreuve qu'on devait supporter, à voir la face noire et zébrée de cicatrices trop roses dont l'aspect était des plus épouvantables, les paupières boursouflées anéantissaient le regard, les cheveux semblaient avoir été arrachés par touffes et laissaient entrevoir des plaques nues sur le crâne dévasté.

« Qu'ai-je à me faire pardonner de vous, mes soeurs et mes frères... mes semblables ? N'êtes-vous pas vous aussi les victimes d'une nature injuste, abominable même, ou d'accidents affreux qui ont décidé de vous faire les plus laids du monde ? Vous êtes comme moi, de pauvres innocents marqués par le destin. »

 

C'en était trop. À ces mots, les invités mesurèrent l'horreur de la situation : ils étaient découverts.

« N'ayez aucune crainte, continua-t-elle, je ne demanderai pas de révéler à tous votre infortune, quand bien même j'en aurais le pouvoir, mais sachez qu'il n'est pas bon de vous terrer dans vos maisons et de vous empêcher de vivre sous prétexte que vous n'êtes pas faits selon les exigences de la beauté. Il faut de tout ici-bas, de la beauté certes, mais aussi de l'intelligence et de la bonté. Si vous n'avez pas la première de ces qualités, celle qui semble être, pour notre condition, indispensable pour paraître en pleine lumière, sachez que votre liberté peut faire voler en éclats le carcan qu'on vous inflige. Je veux être le témoin de l'absurdité qui fait que nous vivons dans un monde d'orgueil, uniquement soucieux des apparences, le monde de ceux qui nous entourent, de nos parents qui ne ressentent pour nous que honte ou pitié. Faisons-leur savoir que nous sommes des personnes à part entière, leurs enfants dignes d'avoir une vie décente, leurs enfants dignes d'être aimés. »

 

Le silence profond qui s'était établi pendant ce discours laissait pressentir que des pensées subversives naissaient petit à petit dans les cerveaux bouillants de cette jeunesse sacrifiée. Vrai ! N'était-il pas temps de secouer le joug pesant que l'on devait porter chaque jour et qui se dissipait si bien lorsqu'on passait le seuil de cette demeure, en étant assuré que personne ne saurait ?

Il n'y eut jamais, de mémoire d'homme, si douce enfant qui eût à coeur d'aider les plus infortunés.

 

Madame de Saint-Ange écoutait sa fille admirable. Comment aurait-elle pu imaginer un seul instant à quel point la portait son courage ? Marisa-Louise la dépassait en humanité.

 

C'est alors qu'une jeune fille se dressa de toute sa hauteur et s'avança pour être vue de tous. D'un geste rapide, elle mit bas son masque, et bien qu'on s'attendît à être en face d'une horreur, on fut bien étonné de reconnaître qu'on avait devant soi, l'une des plus belles créatures qui fussent au monde.

« Mais quelle est cette mascarade ? Voilà bien la preuve qu'on nous ment ici ! cria quelqu'un. »

 

À la seconde même, une autre jeune fille s'approcha de la beauté en personne et ôta son propre masque sans ménagement. Des murmures de dégoût accompagnèrent ce geste résolu. Elle invectiva la première qui se laissait admirer tout à loisir.

« Je te reconnais, dit la jeune fille au visage ingrat. Et je sais bien ce que tu as manigancé pour venir à ce bal. L'invitation ne t'était pas destinée ! Avoue ! Je sais que tu l'as dérobée à ta soeur qui s'est plainte à moi et je n'ai pu sécher ses larmes si grand était son chagrin. Ne laisse pas croire que tous les visages qui se cachent derrière les masques sont aussi beaux que le tien ! »

Elle se tourna vers l'assemblée qui ne savait quoi penser, chacun, doutant encore, croyant qu'il était l'un des rares déshérités.

 

La jeune traîtresse se laissa aller à un ricanement qui provoqua un frisson dans l'âme des plus aguerris.

« Je sais bien ce qu'il me reste à faire, dit-elle comme un défi. Demain, la ville se tordra de rire quand je... »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase criminelle, les Mousquetaires avaient dégainé leur épée qu'ils brandissaient déjà, la pointe à la hauteur du visage de la belle.

« Un seul mot de tout cela, lui dit l'un d'eux d'une voix on ne peut plus menaçante, et jamais plus à l'avenir on ne reconnaîtra vos traits ! »

Bouleversée, elle pâlit, et s'évanouit, sans que personne tentât de freiner sa chute.   

Et un mouvement, comme un miracle inattendu, se produisit. Un à un, les masques tombèrent. Un à un, les visages apparurent, tous plus tristes et plus affreux les uns que les autres.

 

L'un était couvert de cratères creusés par la petite vérole, un autre semblait avoir subi les lacérations d'une cravache cruelle, un autre encore montrait ses boutons purulents, une enfant avait perdu sa mâchoire inférieure et ses dents orphelines saillaient démesurément, une autre souffrait d'un goitre énorme et repoussant, ses yeux hallucinés sortaient de son visage. Toute une multitude de monstruosités qui s'offraient aux regards. Personne ne pleurait plus, personne ne criait plus. Ils ne se prenaient pas en pitié parce qu'ils étaient tous pareils, ces êtres qui souffraient sans mot dire, depuis des lustres, et s'ils avaient accepté leur situation en silence jusqu'alors, qu'adviendrait-il d'eux maintenant que leur conscience s'éveillait ?

La sage Marisa-Louise, qui avait tant effrayé l'auditoire lorsqu'elle s'était découverte, reprit la parole. On s'était déjà presque habitué à sa figure peu ordinaire et on la regardait, plein de l'espoir d'une autre vie possible, une vie qu'elle leur avait fait entrevoir.

« Je déplore que nous ne soyons ici qu'une petite partie des malheureux qui vivent près de nous. Il fallait bien ne choisir que ceux dont le corps ne laissait deviner aucune difformité, rien ne devait jeter le trouble dans ce bal. N'étiez-vous pas censés être la fine fleur de nos familles ? Pensons maintenant aux contrefaits, aux paralytiques, aux boiteux et bossus que l'on cache encore dans nos maisons. N'ont-ils pas droit, eux aussi, à être reconnus ? »

On entendit des murmures d'approbation.

 

Il s'ensuivit des commentaires nombreux, on discuta avec ardeur pour améliorer le sort de tous ceux qui croyaient avoir reçu une terrible malédiction, si terrible qu'elle ne les autorisait jamais à paraître dans le monde. S'ils avaient enfreint la règle qui les retenait de vivre au grand jour, ils seraient morts de honte à l'idée de porter un coup fatal à la haute estime et au respect qu'on témoignait à leurs parents.

Vanité des vanités, tout est vanité !11

Des voix s'élevèrent : « Laissons parler nos coeurs ! Faisons preuve de courage ! N'ayons plus peur ! »

La petite jeune fille qui paraissait si fragile avait su lever le voile. Dès cet instant, personne ne pourrait plus oublier qu'il était possible et même nécessaire d'envisager sa vie d'une autre manière, en ayant l'audace, inimaginable il y a peu, de paraître aux yeux de tous, le visage mis à nu, tel que la vie l'avait façonné. On se sentit fort d'être ensemble.

Marisa-Louise se saisit alors d'une baguette, descendit de son estrade et s'approcha d'une console sur laquelle se dressait une imposante potiche chinoise bleue où couraient les Sentiers Célestes. La jeune fille donna un coup sec sur la porcelaine qui retentit d'un son mat et vola en éclat. Une cascade d'or en jaillit comme un prodige et s'étala sur le sol. On recula un peu pour que tout le monde pût la voir. On poussa des cris de surprise, ébloui par les écus qui brillaient sous la lumière des lustres de cristal.

 

Marisa-Louise expliqua :

« Mes chers amis, ne croyez pas que vos mères soient insensibles à votre souffrance. Chaque année, sachez-le, à l'occasion de ce bal fait pour réunir la jeunesse des familles les plus en vue, elles priaient désespérément que leur enfant disgracieux y fût invité. Pour forcer le destin, elles demandaient audience à Madame de Saint-Ange, ma chère mère, (à ce moment elle jeta un coup d'oeil à celle qu'elle aimait et elle vit que des larmes inondaient son visage bienveillant) et elles la suppliaient de vous choisir, vous plutôt qu'un autre, vous plutôt qu'une autre, vous qui n'aviez aucune chance de l'être. Mais l'occasion était trop belle, se persuadaient-elles, pour que vous pussiez passer la plus merveilleuse soirée de votre vie, bien cachés sous votre masque. Cette situation, cependant, vous pouvez bien l'imaginer, avait un revers, car vous alliez alors mesurer à quel point les plaisirs du monde vous étaient refusés. Vous n'en sortiriez pas indemnes. Vos mères croyaient bien faire, elles se jetaient aux genoux de celle qui avait le pouvoir de distribuer l'invitation attendue avec tant de fièvre, et elles déversaient leur bourse remplie pour acheter cette faveur qu'elles brûlaient de vous offrir. Les écus que vous voyez sont ceux que ma mère n'a pas voulus pour elle-même, peut-être attendait-elle ce jour pour qu'il en fût fait bon usage.

Qu'en dites-vous ? Que décidez-vous ? Ils sont le prix de l'amour maternel. Ils ne sont à personne. »

 

Après un court conciliabule, on décida que la petite fortune serait remise à l'hospice de la ville pour secourir les malades.

« C'est bien ! dit Marisa-Louise.

Et maintenant, musique ! »

 

On célébra de drôles de mariages cette année-là.

Et dans les années qui suivirent...

 

NOTES

Le titre : Un conte en abyme

Ce conte s'inscrit au coeur d'un autre conte : Les Délires.

*1 Mise en abyme (plus rarement en abîme)

Construction particulière qui veut que deux ou plusieurs éléments s'imbriquent les uns dans les autres comme un jeu de miroirs :

- une peinture dans une peinture, Les époux Anolfini de Jan Van Eyck,  Les Ménines de Diego Velasquez...

- un récit dans un récit, Les Mille et une nuits, Le Manuscrit trouvé à Saragosse (roman fantastique) de Jan Potocki...

- une pièce dans une pièce, Hamlet de William Shakespeare...

- une image dans une image, La Vache qui rit...

- un film dans un film, La Nuit Américaine de François Truffaut... 

 - etc.

 

2 Répétition de qui  (distributif)  : qui son fils, qui sa fille, qui une nièce ou un neveu...

L'un...  l'autre... Celui-ci... celui-là...

 

3 Sans bornes  

Locution adverbiale, bornes au pluriel 

 

4  Sésame, ouvre-toi ! Formule magique prononcée dans Ali Baba et les quarante voleurs, une des histoires racontées par Shéhérazade dans Les Mille et une nuits.

Mille et une veut dire un très grand nombre.

 

5 Hamlet, prince danois, est  le héros éponyme de la pièce de Shakespeare dont la vie est secouée de drames terribles. (éponyme, qui donne son nom)

Rappelons le nom de celle qu'il aime, Ophélie, qui aura, elle aussi, un destin tragique.

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles,

La blanche Ophélia flotte comme un grand lys. 

Rimbaud

 

Yorick, personnage de la pièce dont le crâne exhumé du cimetière de Elseneur (ville du Danemark) suggère, au Prince Hamlet, une méditation sur la mort.

  Acte V scène 1.

  Alas poor Yorick ! I knew him, Horatio, a fellow of infinite jest, of most excellent fancy, he hath borne me on his back a thousand times, and now, how abhorred in my imagination it is ! My gorge rises at it. Here hung those lips that I have kissed I know not how oft. Where be your gibes now ? your songs ? your gambols ?...

 

Hamlet, près de la tombe ouverte, considére le crâne de Yorick et parle à son ami Horatio.

  Hélas Pauvre Yorick ! Je l'ai bien connu, Horatio, c'était un type qui faisait preuve d'un humour sans bornes et d'une imagination débordante, il m'a porté sur son dos mille fois, et maintenant, quelle horreur j'éprouve en y pensant ! Cela me soulève le coeur. C'est là qu'étaient ces lèvres que j'ai embrassées je ne sais combien de fois. Où sont donc maintenant tes plaisanteries ? tes chansons ? tes cabrioles ? ....  

Cette traduction n'engage que moi. Les oeuvres de Shakespeare n'ont pas de traductions exemplaires. Autant de traducteurs, autant de traductions ! 

 

6 Le loup-garou ou lycanthrope sévit dans toutes les légendes du monde. L'homme qui devient loup, le plus souvent à la pleine lune.

On a aimé Thriller de Michael Jackson, et beaucoup d'autres histoires, récits ou films, où le loup-garou ne cesse de terroriser les aficionados avec bonheur. 

 

7 La fée Carabosse,  bossue à trente-six carats dispense sa méchanceté à tout va.

Elle apparaît dans des contes au XIIème siècle comme une très méchante fée. Chez Charles Perrault, elle porte son nom de Carabosse (pas encore dans La Belle au bois dormant).

Chez Grimm, elle est la treizième fée.

Chez Disney, elle a pour nom Maléfique.

 

8 Le Diable Amoureux, roman fantastique de Jacques Cazotte, écrit en 1772.

Thème repris par le psychanalyste Jacques Lacan  qui s'en servit lors d'un de ses séminaires pour expliquer les lois perverses et le graphe du désir. 

 

 9  La Nuit de Walpurgis, entre le 30 avril et le 1er mai, c'est Le Sabbat des Sorcières. On connaît cette célébration depuis des temps très anciens. Elle fut condamnée par l'Eglise Chrétienne.

Aujourd'hui encore on fête la nuit qui précède la Sainte Walpurge dans des pays comme l'Allemagne, la Suède, la Tchéquie, la Roumanie, en faisant de grands feux, comme à notre Nuit de la Saint-Jean (Saint-Jean-Baptiste)

La Nuit de Walpurgis est un thème repris maintes fois par les écrivains, les peintres et les musiciens.  

 

10 Peau d'Âne, conte de Charles Perrault  qui traite de l'inceste.

Un roi promet à sa femme mourante qu'il ne pourra épouser qu'une femme plus belle qu'elle. Son choix se porte sur sa fille, mais celle-ci, pour échapper à son père, revêt une peau d'âne et s'enfuit... 

 

11 Vanité des vanités, tout est vanité.

Dans L'Ecclésiaste,  l'un des livres de la Bible, l'Ancien Testament.

Traduction textuelle, Souffle des souffles, ou bien Vapeur des vapeurs.

Cette phrase renvoie l'homme à sa propre mort en soulignant que la vie humaine est éphémère et que les plaisirs du monde sont vains.

De nombreux artistes (des peintres en autres) se sont inspirés de cette parole de sagesse.

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 19:13

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Que savais-je de ma beauté ? La seule chose que je connaissais de mon visage était le reflet frissonnant dans le ruisseau lorsque je me penchais pour y boire. Je n'avais jamais joué les Narcisse. Mais cette remarque de Marie m'alla droit au coeur.

La beauté est une promesse de bonheur.**

Je me berçai brièvement d'un voeu qui me fit rêver d'une autre vie.

Marie reprit la parole : « Et maintenant mon enfant, écoute l'histoire édifiante de Madame de Saint-Ange. »

Je n'oubliais pas qu'elle venait de me faire subir des choses épouvantables, et la voilà qui, maintenant, se gargarisait de douceurs à mon endroit. Croyait-elle un instant que j'allais lui pardonner ? 

Je dus me plier à son bon vouloir.

Après que nous nous fûmes installées dans de profonds fauteuils, un peu usagés à mon goût, les ressorts fatigués blessant méchamment les parties sensibles de notre anatomie, de la mienne sans conteste, Marie prit l'air grave des conteurs et commença. 

Blottie là, à croupetons, immobile, je regardais de biais Marie Cratère, pour ne pas devoir soutenir son regard de front ; la perspective gauchie que j'avais d'elle, exacerbait ses yeux exorbités.

....................................................................

*Titre : La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. Beauty is in the eye of the beholder. Oscar Wilde

**La beauté est une promesse de bonheur.  Stendhal.

 

NOTES

Je n'avais jamais joué les Narcisse

Narcisse (mythologie grecque), jeune homme que la légende dit être tombé amoureux de son propre reflet dans une fontaine. Cet amour impossible le fera mourir de désespoir.

À cet endroit même où il trépasse, pousse la fleur qui porte son nom.

 

Je me berçai brièvement d'un voeu

Bref, brève, brièvement, en bref, Bref !

Pépin, dit Le Bref, parce qu'il était petit, si différent de son fils Charlemagne.

►  un voeu,des voeux, voir le pluriel des noms qui se terminent en EU,  ŒU, AU.

> Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous

 

blessant méchamment les parties sensibles de notre anatomie, de la mienne sans conteste

► notre anatomie, ici, notre corps.

sans conteste, incontestablement, assurément.

 

Blottie là, à croupetons, immobile,

Se tenir à croupetons, se tenir accroupi.

 

Après que nous nous fûmes installées dans de profonds fauteuil, Marie prit un air grave...

 RAPPEL. On a l'indicatif après APRES QUE, pas le subjonctif  

Ici, c'est le passé antérieur. > Après que

 

la perspective gauchie que j'avais d'elle,

Gauchi (de gauchir) déformé, tordu.

 

exacerbait ses yeux exobités

Exacerbait (exagérait), exorbités (hors de leur orbite).

Voir les mots en EX, EXH, note du texte 9

 

LES AUXILIAIRES ET LES SEMI AUXILIAIRES

Je n'avais jamais joué les Narcisse.

Après que nous nous fûmes installés...

Elle venait de me faire subir des choses...

J'allais pardonner.

Je dus me plier à son bon vouloir.

 

LES DEUX AUXILIAIRES AVOIR ET ÊTRE

 

1- Ils servent à conjuguer les verbes aux temps composés. 

Les verbes qui se conjuguent avec avoir sont les plus nombreux.

J'ai fait du grabuge. (passé composé)

Nous avions pris la poudre d'escampette. (plus-que-parfait)

Elle eût rué dans les brancards si elle eût pu le faire. (conditionnel passé 2e forme – subjonctif plus-que-parfait)

Quand tu auras gagné au loto tu pourras me faire signe. (futur antérieur)

Quelques verbes se conjuguent avec être (aller, venir, tomber, mourir, etc.)

Ils sont venus pour nous embêter.

Tu serais donc allé à Vierzon ?

Il est mort sans s'en apercevoir.

Il sera tombé dans la bassine d'eau bouillante.

Les verbes pronominaux se conjuguent avec être.

Il se sera moqué de mon gros pif, c'est sûr.

Ils se seraient emparés de mes atouts.

Elles se sont fait prendre.

> le participe passé FAIT suivi d'un infinitif est invariable.

 

2- L'auxiliaire être sert à former la voix passive.

Elle a été punie par son professeur.

Voix active : Son professeur l'a punie.

Nous serons chassés comme des malpropres.

Voix active : On nous chassera comme des malpropres.

 

LES SEMI-AUXILIAIRES

 

Le semi-auxiliaire est un verbe qui perd son sens ou une partie de son sens. Il se combine à un autre verbe qui le suit.

Exemple le verbe et le semi-auxiliaire ALLER :

Le verbe aller : Je vais à mon bureau. J'y vais.

Le semi-auxiliaire : Je vais partir. Je suis sur le point de partir.

 

Parmi les semi-auxiliaires, on peut distinguer :

Les semi-auxiliaires de temps

un futur proche : aller, être sur le point de, devoir.

Je vais partir, le taxi doit venir me chercher.

un passé récent : venir de.

Elle vient (juste) de se faire enlever !

 

Les semi-auxiliaires de mode

pouvoir : possibilité, souhait, probabilité, autorisation.

Peut-il soulever cette enclume ? Est-il assez fort ?

Puissé-je te revoir un jour ! J'aimerais te revoir demain.

Il se peut qu'elle me cède enfin. Elle me cèdera peut-être.

Puis-je vous aider ? M'autorisez-vous à vous aider ?

devoir, obligation, probabilité, concession.

On doit aider son prochain.

Tu dois obéir aux ordres.

Il a dû me laisser quelque chose. Peut-être m'a-t-il laissé un kopek.

Dussé-je attendre mille ans, je ne t'oublierai pas. Même si je devais t'attendre...

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Les semi-auxiliaires d'aspect

Début de l'action : commencer à ou de, se mettre à.

Tu commences à me plaire.

Il se mit à parler avec enthousiasme.

Durée de l'action (aspect duratif) : être en train de

Mais qu'est-ce que tu es en train de faire ?

Fin de l'action (aspect conclusif) : finir de, cesser de

A-t-elle fini de dire des bêtises ?

Cesse donc de te plaindre !

 

AUTRES

Aller

Va voir ailleurs si j'y suis !

Va me chercher des gâteaux !

Faire OU se faire

Fais-toi couper les cheveux, Antoine.

D'accord, je les ferai couper, demain peut-être.

Vouloir

Tu veux sucer ces sucres d'orge ?

Paraître – sembler

Il paraît être plus bête qu'il ne l'est en réalité.

Il semble jouer mieux que vous.

 

Article connexe : Vous hésitez entre l'auxiliaire être et l'auxiliaire avoir ?

 

<< 42 Délires sur les prémices d'une révélation -"What and Why and When and How and Where and Who"

>> 44 Délires en abyme* (Un conte dans le conte) Le bal de Madame de Saint-Ange

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 06:14

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Et c'est ainsi que Marie voulut bien me conter l'origine de l'histoire de ses relations avec la jeune femme.   

« Si j'ai commerce avec elle, cela ne date pas d'hier, me confia-elle. Il faut remonter à l'époque où vivait sa trisaïeule Madame Cécile-Clémence de Saint-Ange qui se rendit célèbre par sa prodigalité, et dont on a gardé la mémoire dans notre comté. Il n'y a pas ici une seule famille qui ne jouisse encore aujourd'hui de la générosité de notre bienfaitrice.  

Que me dis-tu là, Marie ? Tu oses prétendre avoir connu une dame qui a vécu il y a des siècles ?

Il y a tant de choses que tu ne peux comprendre, mon enfant, et que je m'interdis de révéler. Tu m'as demandé de t'éclairer au sujet de la visite que m'a faite Mademoiselle Marisa-Loup de Saint-Ange, j'y consens. Tiens-toi coite, cesse de m'interrompre à tout propos et écoute ce que j'ai à te dire, pour ton édification, ma fille, pour que tu en prennes de la graine°. Tu comprendras peut-être alors, que je ne puis me permettre de divulguer mes secrets, fût-ce à toi, à qui je suis la plus attachée.

La dame est bien jolie, ne pus-je m'empêcher d'ajouter avant que Marie ne commençât son récit, au risque de me faire gourmander.

Bien jolie, certes. Mais sa beauté n'égale pas la tienne, laissa-t-elle échapper, comme si cet atout que j'avais, pouvait lui nuire un jour. »

 

Elle resta un instant songeuse en me regardant.

.....................................................................

 *I KEEP six honest serving-men
(They taught me all I knew) ;
Their names are What and Why and When
And How and Where and Who.
I send them over land and sea,
I send them east and west;
But after they have worked for me,
I give them all a rest.

The elephant's child, Rudyard Kipling1865-1936

 

Je garde toujours auprès de moi six amis fidèles

(Tout ce que je sais, c'est eux qui me l'ont appris) ;

Ils ont pour noms Quoi et Pourquoi et Quand

Et Comment et Où et Qui.

Je les envoie parcourir terre et mer,

Je les envoie à l'orient et à l'occident ;

Mais après qu'ils ont travaillé pour moi,

Je leur permets à tous de se reposer.

Traduction de mamiehiou

NOTES

Titre - Délires sur les prémices d'une révélation

Les prémices, à ne pas confondre avec son homophone, les prémisses. 

Prémices, toujours au pluriel, le commencement.

Autre acception : les prémices étaient, dans l'antiquité, chez les Grecs, les Romains, les Hébreux etc., les offrandes aux dieux : les premiers fruits, les premiers nés d'un troupeau.

Une prémisse

En logique,une des deux propositions d'où découle une conclusion.

le syllogisme aristotélicien (Aristote 384-322 avant J.C.) se compose de trois propositions : deux prémisses, la majeure et la mineure et d'une conclusion.

Tous les hommes sont mortels,

or les Grecs sont des hommes,

donc les Grecs sont mortels. 

Si les deux prémisses sont supposées vraies elles doivent conduire à une conclusion que l'on pourrait croire vraie aussi. Mais on sait que certains syllogismes fallacieux (faux) sont absurdes.

Les sophistes se sont joué (participe passé invariable) des syllogismes pour abuser de leur auditoire.

 

Tiens-toi coite

Se tenir coi (coite), se tenir tranquille et se taire.

 

Il faut remonter à l'époque où vivait sa trisaïeule

sa trisaïeule, la grand-mère de sa grand-mère

Ne pas confondre aïeuls et aïeux
► aïeux, ancêtres
► aïeul(s), aïeule(s), grand-père(s), grand-mère(s),
► bisaïeul, bisaïeule, père et mère des aïeuls,
► trisaïeuls, leurs grand-père et grand-mère.

 

Elle se rendit célèbre par sa prodigalité

prodigalité, générosité.

célèbre par ou célèbre pour

 

Comté, département, canton, pays, Marie Cratère sur laquelle le temps n'a pas de prise comme on le sait, ne veut pas faire la différence.

 

Je ne puis me permettre (style soutenu)

Je ne peux (pas) me permettre...

Puis s'emploie obligatoirement dans l'interrogative : Puis-je... ?

> Ne pas confondre : je peux, je puis, je pus, je puisse, je pusse - puis-je, puissé-je ou puissè-je...

 

fût-ce à toi = même si c'était à toi.

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Mais sa beauté n'égale pas la tienne, laissa-t-elle échapper,...

laissa-t-elle échapper, proposition indépendante incise, ou intercalée. Dans le dialogue, elle permet de savoir qui parle.

 

En prendre de la graine°

En tirer une leçon, s'en servir d'exemple pour l'avenir.

 

au risque de me faire gourmander

 gronder, réprimander, morigéner.

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 07:00

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Rien ne pourrait décrire la reconnaissance que j'éprouvais pour ma chère Sissi, ma providence incarnée. J'implorai son pardon pour avoir douté d'elle. Son infinie bonté me bouleversait. Grâce à son intervention que je tenais pour miraculeuse, j'avais pu jeter aux orties° les habits du malheur*, pour revêtir la robe immaculée de l'espérance que le ciel m'avait départie.

Elle fut abasourdie par mon discours grandiloquent et mon emphase déplacée. Elle n'osait m'interrompre, si grande était l'empathie qu'elle éprouvait en cet instant, et elle me regardait, ébahie, éberluée, étonnée même que je fusse à ce point dépendante de mon émotion.

« Merci, conclus-je. »

Il fallait bien que j'entretinsse cette amitié qui venait de faire preuve d'une efficacité rare et sans couac(s).

 

Après cet intermède où j'avais entre autres pour dessein d'entretenir avec Sissi une relation nécessaire au cas où je me retrouverais, on ne sait jamais, dans une situation semblable, d'où elle pourrait me tirer d'affaire derechef, je m'apprêtai à mettre Marie Cratère à l'épreuve des promesses qu'elle m'avait faites.

 « Il faut battre le fer quand il est chaud°, me dis-je. »

 

Je ne m'embarrassai donc d'aucune circonlocution en lui demandant tout de go qui était la jeune femme que j'avais entraperçue et dont elle m'avait jalousement caché l'existence, comme si ce fût une affaire d'état.

« Ça l'est, me répondit-elle, à mon grand étonnement. »

J'étais prête à donner quelque crédit à son allégation bien qu'il me restât encore quelques doutes sur sa sincérité. N'avais-je pas été déjà par trop échaudée ? Quelle échappatoire pourrait-elle inventer pour se soustraire à mes reproches ?

............................................................ 

*The suits of woe, Les habits de malheur, Hamlet de Skakespeare.

 

NOTES

Sissi, ma providence incarnée

incarné, qui s'est fait chair.

 

la robe immaculée de l'espérance que le ciel m'avait départie

départir, accorder.

 

si grande était l'empathie qu'elle éprouvait

grande, attribut de l'empathie

l'empathie avec un TH

du grec pathos, souffrance, passion.

le pathos, en rhétorique, moyens employés pour émouvoir l'auditeur. S'emploie souvent dans un sens péjoratif pour émettre une critique.

Sympathie, antipathie, pathétique, homéopathie etc.

 

une efficacité rare et sans couac ou sans couacs 

Sans, s'en, sens, sent, c'en, cent, sang, des homophones à ne pas confondre – Sans suivi d'un singulier ou d'un pluriel ?

 

j'avais entre autres pour dessein

remarquez le pluriel = entre autres choses.

 

Je ne m'embarrassai donc d'aucune circonlocution en lui demandant tout de go

aucune circonlocution - tout de go

Ces deux expressions dans une même phrase constituent un PLÉONASME. C'est une faute évidemment. Mais ne puis-je pas tout me permettre dès l'instant où je me dénonce ? Et n'ai-je pas déjà fait mon mea culpa avec La Grande Armée napoléonnienne ?

"Non, pas d'excuses, entends-je un lecteur murmurer.”

J'en prends acte.

 

dont elle m'avait jalousement caché l'existence.

Pas d'accord avec le participe passé caché employé avec avoir. Le complément d'objet direct l'existence est placé après lui, m' est un complément d'objet second (à moi). On l'appelle second parce que le verbe a un complément d'objet direct.

 

Il fallait bien que j'entretinsse cette amitié.

entretinsse subjonctif imparfait 

Imparfait puisque la phrase est au passé

 Il faut bien que je l'entretienne. Présent

RAPPEL - Quand la proposition principale comporte : il faut,  on a le mode subjonctif dans la subordonnée.

entretenir se conjugue comme tenir et ses dérivés.

Pour trouver le subjonctif imparfait entretinsse, on pense au passé simple, je tins, j'entretins, et on ajoute la terminaison du subjonctif imparfait

il fallait que je TINSSE, que tu TINSSES, qu'il TÎNT (avec l'accent circonflexe, que nous TINSSIONS, que vous TINSSIEZ, qu'ils TINSSENT

Tenir se conjugue comme venir (et leurs dérivés)

Voir l'article :

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

j'étais prête à donner quelque crédit à son allégation

quelque crédit, un certain crédit.

une allégation, une affirmation.
 

Il faut battre le fer quand il est chaud°

Il faut agir quand la situation s'y prête, sans attendre.

 

N'avais-je pas été déjà par trop échaudée

Par trop (littéraire) excessivement, beaucoup trop, vraiment très.

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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