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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 17:48

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QUIZ 116 Sauriez-vous répondre à ces questions ?

Comment s'appelle la femelle de l'aigle ? Le mâle de l'alouette ? La femelle de l'âne ? Le mâle de la bécasse ? Celui de l'abeille ? La femelle du buffle ? Celle du cerf ? Celle du chameau ? Celle du daim ? Celle du lièvre ?

Quel mâle et quelle femelle ont pour petit une civelle ? un barbillon ? Un cabri ? Un canichon ? Un faon ? Un foal ? Un colinot ? Un griannot ? Un cornillat ? Un pouillard ? Un oison ? Un marcassin ? Un tigreau ? Un tigron ?

Et j'en passe.

 

Mes sources : L'Académie, Le Trésor, Le Littré, Larousse, Wikipédia, le Wiktionnaire.

Certains noms ne sont reconnus ni par l'Académie ni par le Trésor

Pour vérifier : TLFi-Académie Exemple LOUVAT, LOUVART, LOUVARD,

 

Le signe // indique que la femelle et le mâle portent le même nom du même genre.

 

Le mâle (un ou une)

La femelle

Le petit (un ou une)

un aigle

une aigle

un aiglon, une aiglonne

une alouette, un alouet

une alouette

 

un âne

un baudet, un bourricot (familier, âne de petite taille ou âne d'Afrique), un bourriquet (âne de petite taille)

une ânesse

une bourrique

une bourriquette

un ânon

une autruche

//

un autruchon

une anguille

//

une civelle ou une pibale (noms régionaux désignant l'alevin de l'anguille européenne)

une baleine

//

un baleineau

un barbeau, un barbot

//

un barbillon

un bécard ou beccard

une bécasse

un bécasseau, un bécot

un bourdon
un faux-bourdon

une abeille,

une ouvrière,

une reine

une larve
une nymphe

un bison

une bisonne

un bisonneau

une bisonnette n'est pas une petite bisonne.

un boeuf (voir taureau)

un bouvillon, jeune boeuf

 

 

un bouc

une chèvre

 

un chevreau, un cabri, un bicot,

une chevrette, une biquette (familier)

un brochet

//

un brocheton, un poignard

un buffle

une bufflesse
une bufflonne

un bufflon, un buffletin
une bufflette

une caille

//

un cailleteau

un canard

une cane

un caneton, un canichon

une canette

un halbran (canard sauvage)

une carpe

un carpillon, très petite carpe

//

un carpeau, un carpiau

un carpillon

un cerf

une biche

un faon, une faonne (emploi rare)
un hère, jeune cerf ou daim de six mois à un an qui ne possède pas encore ses bois

un daguet, jeune cerf ou daim portant ses dagues

un chameau

une chamelle

un chamelon

un chat

un matou, un minou, un minet...

une chatte

un chaton

un cheval

> CHEVAL synonymes

une jument

un poulain, une pouliche

un foal, poulain né dans l'année

un yearling, poulain de plus d'un an

un chevreuil

un vieux broquard a plus de deux ans

une chevrette

un faon

un brocard, broquard, brochard (chevreuil d'un an)
un chevrotin, un chevrillard

une faonne (emploi rare)

un chien

un corniaud, un clébard, un clebs, un clabaud...

une chienne

un chiot

une cigale

//

un cigalon

une cigogne

//

un cigogneau

un cochon, un porc, un verrat

un pourceau (vieux ou littéraire)

une truie

une coche (vieux)

un porcelet

un nourrain ou nourrin, jeune porc après le sevrage et au début de la période d’engraissement.

un goret

un colin, un merlu (synonymes)

un merluchon, merlu de petite taille

//

un colinot

un merluchon

un coq

un chapon (coq castré)

un chaponneau (petit chapon)

une poule

un poussin, un poulet, un cochet, un cochelet, un coquelet,

un coq de bruyère

//

un grianneau

un corbeau

//

un corbillat, un corbillot

une corneille

//

un corneillon, petit de la corneille ou du corbeau freux

un corneillard, petit de la corneille noire et du choucas

cornillas ou cornillat, variantes de corneillard

une couleuvre

//

un couleuvron

un crapaud

une crapaude

un têtard
un crapelet

un daim

une daine

un faon, une faonne

un hère, jeune cerf ou daim de six mois à un an qui ne possède pas encore ses bois.

un daguet, jeune cerf ou daim portant ses dagues

un dindon

une dinde

dindonne est un barbarisme

un dindonneau

un éléphant

une éléphante

un éléphanteau

un faisan

une faisane

un faisandeau, un faisanneau

un pouillard : Jeune perdreau ou jeune faisan, jusqu'à la quatrième semaine après l'éclosion.

Un faucon

//

un fauconneau

Genre faucon :

un sacre, un gerfaut, un laneret, un hobereau, un émerillon ou émérillon

un tiercelet (faucon ou épervier mâle)

un lanier (femelle du laneret)

 

une grenouille

une rainette

 

//

un têtard

une grenouillette (petite grenouille)

une girafe

//

un girafeau, un girafon

un gorille

//

Un gorillon

un hérisson

une hérissonne

 

une hirondelle

//

un hirondeau

un jars

une oie

un oison

un lapin

une lapine

un lapereau

un lièvre

une hase

un levraut, un levreau,

un liévreteau

un lion

une lionne

un lionceau

un loup

une louve

un louveteau,

un jeune loup : un louvat, un louvart, un louvard

un manchot

une manchote

un poussin

un merle

une merlette

un merleau, un merlot

un moineau

une moinelle

Un moinillon n'est pas un jeune moineau.

un mouton, un bélier

une brebis

une vacive (régional, Berry) brebis dans sa deuxième année, qui n'a pas encore porté.

un agneau, un agnelet
une agnelle

un vassiveau (Berry), agneau de moins de deux ans.

un mulet (hybride engendré par un âne et une jument)

une mulasse (jeune mulet ou jeune mule)

Une mule

(hybride engendré par un âne et une jument ou un cheval et une ânesse)

 le mulet et la mule sont stériles

un oiseau

(en poésie un oisel)

une oiselle (en poésie)

un oisillon

un ours

une ourse

un ourson

un paon

une paonne

un paonneau

un papillon

//

une chenille
une chrysalide

une perdrix

//

un perdreau

un pouillard : Jeune perdreau ou jeune faisan, jusqu'à la quatrième semaine après l'éclosion.

un pigeon

une pigeonne

un pigeonneau

une pintade

//

un pintadeau

un poisson

//

Le frai (oeufs de poisson)

un alevin

un rat

une rate

un raton

un renard

une renarde

un renardeau

un sanglier

un mâle adulte, une bête noire ou bête de compagnie à un an ; un ragot à deux ans ; un tiers-an, ou tiers-ans, à trois ans ; un quartanier, ou quartannier, De 4 à 5 ans ; un vieux sanglier à six ans ; et un grand vieux sanglier à sept ans et plus. Un solitaire est un sanglier qui vit seul

une laie

un marcassin à moins de 6 mois

une bête rousse, de 6 mois à 1 an


 

 

un saumon

un bécard ou beccard, saumon, brochet ou truite d'une certaine taille ou variété

//

un saumoneau

un tacon (saumon de 2 ou 3 ans vivant encore dans l'eau douce)
un smolt

un serin

une serine

 

un serpent

//

un serpenteau

un taureau (un boeuf)

une vache

 

 

un veau, une velle

un taurillon, jeune taureau

une génisse, jeune vache une taure, ou une vachette

un singe

une guenon

un singeteau (rare XVIIIe siècle)

une souris

//

un souriceau

un tigre

une tigresse

un tigreau

et pas un tigron qui est un hybride (tigre et lionne)

La liste n'est pas exhaustive.

 

Quelques animaux pour lesquels je n'ai trouvé qu'un nom, sans rapport avec le sexe, et pas de noms pour les petits, pour ne citer que ceux-là :

une chauve-souris, un crocodile, un dauphin, un hibou, une chouette, un koala, un zébu...

 

Articles connexes

Les animaux hybrides QUIZ 91

QUIZ 6 Les habitations des animaux

Cris des animaux > 15 Délires pour un bestiaire. QUIZ 3

Proverbes animaliers 1re partie – Retrouvez le nom de l'animal QUIZ 103

 

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J'ai rencontré, sur la toile, beaucoup d'erreurs dans les articles traitant du même sujet. 

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 08:39

 

LES PATINEURS

Ils dansent, aériens, sur la piste glacée,

Et glissent, enlacés sitôt désenlacés.

Dans l'excellence ils portent la grâce incarnée ;

Et les regards sur eux s'émeuvent, subjugués.

 

> Gabriella PAPADAKIS / Guillaume CIZERON ... - YouTube

2016 European Championships

 

Les poèmes de mamiehiou

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 17:30

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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J'étais entourée d'un monde de traîne-misère affichant guenilles et mâchoires démeublées. Ces infortunés avaient perdu tout souci de civilité et, pour avoir souffert mille maux, manifestaient une rancœur mordicante. Amers étaient leurs propos sibyllins, bégayés le plus souvent.

Ils étaient si nombreux que je ne retrouvai pas Alcmène et je tâchai de m'introduire le plus discrètement possible dans la horde qui se dirigeait lentement vers le gouffre.

Il fallut descendre périlleusement dans l'antre obscur en s'accrochant à des échelles de fortune, craignant à chaque pas de perdre pied, s'écorchant à la paroi rocheuse. Quelques rares flambeaux supportant des flammes tremblotantes, brandons enduits de résine, fumelaient dans l'atmosphère empuantie.

Je me sentais accablée, obnubilée par une sensation cenesthésique qui m'ôtait toute aptitude à réfléchir, une impression confuse de malaise que j'avais de mon corps.

Soudain, je sentis mon pied glisser. Je voulus me retenir et m'agriffai désespérément aux aspérités de la roche. Je craignis pour ma vie. N'allais-je pas tomber sur le malheureux qui était sur le degré au-dessous de moi ? N'allais-je pas l'entraîner dans ma chute inéluctable ? Au moment de lâcher, je ne pus retenir un cri. Je sentis alors qu'on m'empoignait une jambe, suffisamment fermement pour m'éviter de choir, et je pus sitôt recouvrer mon assiette. Je penchai la tête pour apercevoir celui qui venait de m'agripper avec tant d'efficacité ; et je distinguai, sous mes pieds, un tout jeune homme au visage crasseux qu'on eût dit pénombré, et qui me souriait. Je doutai qu'il eût entendu mon merci à peine marmotté.

 

Une chaleur subite envahit tout mon être, une douceur que seule peut procurer la compassion qu'on devine dans le regard d'autrui.

 

Notes

Titre : Délires tout empreints d'angoisse

empreints (littéraire) marqués par l'angoisse.

Participe passé du verbe empreindre

tout, adverbe

> Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe variable dans certains cas et substantif

 

un monde de traîne-misère affichant guenilles et mâchoires démeublées

un monde de gueusaille, de miséreux vêtus de loques, de sans-dents.

 

pour avoir souffert mille maux

parce qu'ils avaient souffert mille maux

Expression de la cause - La préposition pour est suivie d'un infinitif passé (avoir souffert)

 

leurs propos sibyllins

sibyllins, mystérieux, hermétiques, difficiles à comprendre, comme ceux de la sibylle, ceux des oracles.

 

Ils manifestaient une rancœur mordicante

mordicant, âcre, picotant, corrosif ; au figuré, acerbe

 

obnubilée par une sensation cenesthésique ou coenesthésique

Oli est privée de lucidité, hypnotisée par une sensation qui l'envahit.

Cénesthésie - Terme de physiologie. L'espèce de sentiment vague que nous avons de notre être, indépendamment du concours des sens. Littré

 

Quelques rares flambeaux fumelaient

fumeler (hapax), dégager de la fumée.

> Hapax, mots-valises, mots fantômes et autres mots étranges

 

Je m'agriffai désespérément

s'agriffer, s'accrocher avec ses griffes, ses ongles.

 

le malheureux qui était sur le degré au-dessous de moi

au-dessous de, locution prépositive.

au-dessous, adverbe.

Y a-t-il un trait d'union ou pas ? Au delà ou au-delà ? Par delà ou par-delà ? AU ou PAR ou EN etc. + deçà, delà, devant, derrière, avant, arrière, dessus, dessous, dedans, dehors, haut, bas

 

je pus sitôt recouvrer mon assiette

sitôt, à l'instant même, aussitôt.

recouvrer (littéraire) récupérer ce qui était perdu, recouvrer la vue, la santé, la liberté...

l'assiette, manière de se poser, d'être posé. Littré

 

Un visage crasseux qu'on eût dit pénombré

pénombré, néologisme rare : orné d'une pénombre

qu'on eût dit, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé

qu'on aurait dit

 

Je doutai qu'il eût entendu mon merci à peine marmotté.

Douter que est suivi du subjonctif

qu'il eût entendu subjonctif plus-que-parfait

Douter que, se douter que / Je doute que, nul doute que, il n'est pas douteux que

marmotter, parler confusément entre ses dents. Littré

 

Une chaleur subite envahit tout mon être

subit, subite : adjectif, brusque, soudain, soudaine.

Ne pas confondre avec le participe passé de subir : subi, subie

Voyez les épreuves qu'elle a subies.

 

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>> 184 Délires au fond de l'abîme

 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 15:27

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En parodiant La Fontaine, je dirai :

Quiconque a beaucoup [lu]

Peut avoir beaucoup retenu.

 

QUIZ 115

Retrouvez les titres des œuvres où se trouvent les personnages et les noms de leurs auteurs.

L'astérisque indique que l'œuvre est une pièce de théâtre.

Les solutions sont données toutes les dix propositions.

 

de 1 à 10

 

1-*Rodrigue, Chimène (1637)

 

2-Julien Sorel, Mme Louise de Rênal, Mathilde de la Mole -1830

 

3-Odette de Crécy -1913

 

4-Meursault -1942 

 

5-Arsène Lupin, Isidore Beautrelet -1909

 

6-Gervaise, Coupeau -1876

 

7-*Harpagon -1668

 

8-Un aviateur, un renard -1943

 

9-Fermina -1910

 

10-*Figaro -1775

 

Réponses de 1 à 10

 

1-*Rodrigue, Chimène (1637) Le Cid Pierre Corneille

 

2-Julien Sorel, Mme Louise de Rênal, Mathilde de la Mole -1830 Le Rouge et le Noir Stendhal

 

3-Odette de Crécy -1913 Un amour de Swann (À la recherche du temps perdu) Marcel Proust

 

4-Meursault -1942 L’Étranger Albert Camus

 

5-Arsène Lupin, Isidore Beautrelet -1909 L'aiguille creuse, Maurice Leblanc

 

6-Gervaise, Coupeau -1876 L'Assommoir Emile Zola

 

7-*Harpagon -1668 L'Avare Molière

 

8-Un aviateur, un renard -1943 Le Petit Prince Antoine de Saint-Exupéry

 

9-Fermina -1910 Fermina Márquez Valéry Larbaud

 

10-*Figaro -1775 Le Barbier de Séville ou La Précaution inutile Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

 

de 11 à 20

 

11-Augustin, Yvonne de Galais -1913

 

12-Jean Floressas Duc des Esseintes -1884

 

13-Adolphe, Ellénore -1816

 

14-*M. et Mme Smith, Mary, la bonne -1950

 

15- Atala -1801

 

16-Colin, Chloé -1947

 

17-*Alcmène, Jupiter -1929

 

18-L'oncle, la nièce, l'officier allemand : Werner von Ebrennac -1942

 

19-L'abbé Donissan, Mouchette -1926

 

20-Robinson -1967

 

Réponses de 11 à 20

 

11-Augustin, Yvonne de Galais, 1913 Le Grand Meaulnes Alain-Fournier

 

12-Jean Floressas Duc des Esseintes -1884 À Rebours Joris-Karl Huysmans

 

13-Adolphe, Ellénore -1816 Adolphe Benjamin Constant

 

14-*M. et Mme Smith, Mary, la bonne -1950 La Cantatrice chauve Eugène Ionesco

 

15-Atala -1801 Atala François-René de Chateaubriand

 

16-Colin, Chloé -1947 L'Écume des jours Boris Vian

 

17-*Alcmène, Jupiter -1929 Amphitryon 38 Jean Giraudoux

 

18-L'oncle, la nièce, l'officier allemand : Werner von Ebrennac -1942 Le Silence de la mer Vercors

 

19-L'abbé Donissan, Mouchette -1926 Sous le soleil de Satan Georges Bernanos

 

20-Robinson -1967 Vendredi ou les Limbes du Pacifique Michel Tournier

 

de 21 à 30

 

21-Nour, Lalla -1980

 

22-*Dona Prouhèze, le capitaine Don Rodrigue -1929

 

23-Léon Delmont -1957

 

24-Jean-Paul Sartre -1964

 

25-Eugène de Rastignac 1835

 

26-Léon de Coantré et son oncle Élie de Coëtquidan -1934

 

27-Brasse-Bouillon, Focoche -1948

 

28-Thérèse, son mari Bernard -1927

 

29-Autobiographie : Enfant, elle est surnommée Tachok, Tachotchek et Pigalitza -1983

 

30-Madame Rosa, Momo -1975

 

Réponses de 21 à 30

 

21-Nour, Lalla -1980 Désert Jean-Marie Gustave Le Clézio

 

22-*Dona Prouhèze, le capitaine Don Rodrigue -1929 Le Soulier de satin Paul Claudel

 

23-Léon Delmont -1957 La Modification Michel Butor

 

24-Jean-Paul Sartre -1964 Les Mots Jean-Paul Sartre

 

25-Eugène de Rastignac 1835 Le Père Goriot Honoré de Balzac

On retrouve le personnage dans d'autres romans de La Comédie Humaine : Le Bal de Sceaux Illusions perdues Le Cabinet des Antiques Étude de femme L'Interdiction La Peau de chagrin La Maison Nucingen Le Député d'Arcis Les Comédiens sans le savoir Splendeurs et misères des courtisanes Melmoth réconcilié Ursule MirouëtLes Secrets de la princesse de Cadignan Autre étude de femme La Cousine Bette La Maison du chat-qui-pelote Béatrix.

 

26-Léon de Coantré et son oncle Élie de Coëtquidan -1934 Les Célibataires Henry de Montherlant

 

27-Brasse-Bouillon, Focoche -1948 Vipère au poing Hervé Bazin

 

28-Thérèse, son mari Bernard -1927 Thérèse Desqueyroux ou l’itinéraire d’une femme libre François Mauriac

 

29-Autobiographie : Enfant, elle est surnommée Tachok, Tachotchek et Pigalitza -1983 Enfance Nathalie Sarraute

 

30-Madame Rosa, Momo -1975 La vie devant soi Emile Ajar (& Romain Gary deux pseudonymes de Roman Kacew)

 

de 31 à 40

 

31-Zazie -1959

 

32-Suzanne, le Chinois de Cholen -1984

 

33-Ferdinand Bardamu -1932

 

34-Un empereur romain, Antinoüs -1951

 

35-Cassandre, Marie, Hélène -1552/1555

 

36-*Oreste, Hermione, Pyrrhus -1667

 

37-Tartarin -1872

 

38-Angelo -1951

 

39-*Créon, Ismène, Hémon -1944

 

40-Céladon, Galathée et Astrée -de 1607 à 1627

 

Réponses de 31 à 40

 

31-Zazie -1959 Zazie dans le métro Raymond Queneau

 

32-Suzanne, le Chinois de Cholen -1984, L'Amant, Marguerite Duras

 

33-Ferdinand Bardamu -1932 Voyage au bout de la nuit Louis-Ferdinand Céline

 

34-Un empereur romain, Antinoüs -1951 Mémoires d'Hadrien Marguerite Yourcenar

 

35-Cassandre, Marie, Hélène -1552/1555 Les Amours (poèmes), Pierre de Ronsard

 

36-*Oreste, Hermione, Pyrrhus -1667 Andromaque Racine

 

37-Tartarin -1872 Les aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon, Alphonse Daudet

 

38-Angelo -1951 Le Hussard sur le toit, Jean Giono

 

39-*Créon, Ismène, Hémon -1944 Antigone Jean Anouilh

 

40-Céladon, Galathée et Astrée -de 1607 à 1627 L'Astrée, Honoré d'Urfé

 

de 41 à 50

 

41-Aucassin -fin du XIIe siècle ou de la première moitié du XIIIe siècle

 

42-Aurélia -1855

 

43-George Duroy -1885

 

44-Solal -1968

 

45-Cécile, Elsa -1954

 

46-Henri de Lagardère, Philippe de Gonzague, Philippe de Nevers -1857

 

47-D'Artagnan -1844

 

48-Candide, Cunégonde, Pangloss -1759

 

49-Émile -1762

 

50-Le baron de Sigognac, Isabelle 1863

 

Réponses de 41 à 50

 

41-Aucassin -fin du XIIe siècle ou de la première moitié du XIIIe siècle Aucassin et Nicolette (chantefable), anonyme

 

42-Aurélia -1855 Aurélia ou le rêve et la vie Gérard de Nerval

 

43-George Duroy -1885 Bel-ami Guy de Maupassant

 

44-Solal -1968 Belle du Seigneur, Albert Cohen (Suisse)

 

45-Cécile, Elsa -1954 Bonjour Tristesse, Françoise Sagan

 

46-Henri de Lagardère, Philippe de Gonzague, Philippe de Nevers -1857 Le Bossu, Paul Féval

 

47-D'Artagnan -1844 Les trois Mousquetaires Alexandre Dumas

 

48-Candide, Cunégonde, Pangloss -1759 Candide ou l'optimisme Voltaire

 

49-Émile -1762 Émile ou De l'éducation Jean-Jacques Rousseau

 

50-Le baron de Sigognac, Isabelle 1863 Le Capitaine Fracasse, Théophile Gautier

 

de 51 à 60

 

51-*Marianne, Cœlio, Octave -1833

 

52-Colomba -1840

 

53-Gertrude, le pasteur, Jacques -1919

 

54-Esmeralda -1831

 

55-Emma, Rodolphe -1857

 

56-Léa de Lonval, Fred Peloux dit Chéri -1920

 

57-Yvain -vers 1176-1181

 

58-Jérome et Sylvie -1965

 

59-Henri d'Effiat, marquis de Cinq-Mars -1826

 

60-Chen, Kyo -1933

 

Réponses de 51 à 60

 

51-*Marianne, Cœlio, Octave -1833 Les Caprices de Marianne Alfred de Musset

 

52-Colomba -1840 Colomba Prosper Mérimée

 

53-Gertrude, Jacques -1919 La Symphonie Pastorale André Gide

 

54-Esmeralda -1831 Notre-Dame de Paris Victor Hugo

 

55-Emma, Rodolphe -1857 Madame Bovary Gustave Flaubert

 

56-Léa de Lonval, Fred Peloux dit Chéri -1920 Chéri Colette

 

57-Yvain -vers 1176-1181 Yvain ou le Chevalier au lion Chrétien de Troyes

 

58-Jérome et Sylvie -1965 Les Choses Georges Perec

 

59-Henri d'Effiat, marquis de Cinq-Mars -1826 Cinq-Mars ou Une conjuration sous Louis XIII , Alfred de Vigny

 

60-Chen, Kyo -1933 La Condition Humaine André Malraux

 

de 61 à 71

 

61-Petit Poucet -1697

 

62-*Roxane -1897

 

63-Armand Duval, Marguerite Gautier -1848

 

64-Caïn Marchenoir, Alexis Dunaurier (1886)

 

65-Dominique de Bray -1862

 

66-Le narrateur (sans nom), Jacques, Marthe -1923

 

67-Pierre et Françoise, Xavière -1943

 

68-Valmont, la marquise de Merteuil -1782 Les Liaisons dangereuses, sous-titré Lettres recueillies dans une société et publiées pour l'instruction de quelques autres Pierre Choderrlos de Laclos

 

69-Une princesse, le duc de Neumours -1678

 

70-Marie, Germain, le Petit Pierre -1846

 

71-Télémaque -1699

 

Réponses de 61 à 71

 

61-Petit Poucet -1697 Le Petit Poucet (Les Contes de ma mère l'Oye) Charles Perrault

 

62-*Roxane -1897 Cyrano de Bergerac Edmond Rostand

 

63-Armand Duval, Marguerite Gautier -1848 La Dame aux camélias Alexandre Dumas fils

 

64-Caïn Marchenoir, Alexis Dunaurier (1886) Le Désespéré Léon Bloy

 

65-Dominique de Bray -1862 Dominique Eugène Fromentin

 

66-Le narrateur (sans nom), Jacques, Marthe -1923 Le Diable au corps Raymond Radiguet

 

67-Pierre et Françoise, Xavière -1943 L'invitée Simone de Beauvoir

 

68-Valmont, la marquise de Merteuil -1782 Les Liaisons dangereuses, sous-titré Lettres recueillies dans une société et publiées pour l'instruction de quelques autres Pierre Choderlos de Laclos

 

69-Une princesse, le duc de Neumours -1678 La Princesse de Clèves Marie-Madeleine de La Fayette

 

70- Marie, Germain, le Petit Pierre -1846 La Mare au diable George Sand

 

71-Télémaque -1699 Les aventures de Télémaque Fénelon

 

Articles connexes

QUIZ 35 - Incipits - première partie

QUIZ 36 – Incipits - deuxième partie

De la recherche difficile de l'auteur d'une citation & Des fausses citations

QUIZ 5 Complétez les citations (1re série)

QUIZ 12 Complétez les citations (2e série)

 

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 18:10

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QUIZ 114

Compléter par un homophone de lieu/lieue

 

1-Ces ...... sont sinistres. N'y voit-on pas parfois s'y promener le loup ?

2-N'est-ce pas ici qu'a eu ...... jadis un sabbat de sorcières ?

3-Ce ...... ne m'inspire guère, l'on y entend parfois un hurlement épouvantable.

4-Ha ha ! Vous étiez à mille ...... de vous en douter !

5-T'en souvient-il ma mie ? On s'était gavé de ...... jaunes et de ...... noirs, de merlans et de colins. Quelle bombance poissonnière !

6-J'ai marché cinq ...... pour te rencontrer en ce ...... mémorable et je me suis perdu au ...... de t'y voir.

7-Quand tu m'as connu, je n'avais ni feu ni ...... . (nulle part où habiter)

8-Je vais errer de ...... en ...... comme un pauvre hère.

9-Et je te chercherai en toute heure et en tout ...... . (toujours et partout)

10-Une ...... , c'est environ quatre kilomètres.

11-Imagine les pas de l'ogre chaussé de ses bottes de sept ......  !

12-Je ne t'énumèrerai pas le nom des ...... que j'ai hantés.

13-Je connais un ...... de rêve où passer nos vacances. Viendras-tu ?

 

Texte complété

 

1-Ces lieux sont sinistres. N'y voit-on pas parfois s'y promener le loup ?

2-N'est-ce pas ici qu'a eu lieu jadis un sabbat de sorcières ?

3-Ce lieu ne m'inspire guère, l'on y entend parfois un hurlement épouvantable.

4-Ha ha ! Vous étiez à mille lieues de vous en douter !

5-T'en souvient-il ma mie ? On s'était gavé de lieus jaunes et de lieus noirs, de merlans et de colins. Quelle bombance poissonnière !

6-J'ai marché cinq lieues pour te rencontrer en ce lieu mémorable et je me suis perdu au lieu de t'y voir.

7-Quand tu m'as connu, je n'avais ni feu ni lieu. (nulle part où habiter)

8-Je vais errer de lieu en lieu comme un pauvre hère.

9-Et je te chercherai en toute heure et en tout lieu. (toujours et partout)

10-Une lieue, c'est environ quatre kilomètres.

11-Imagine les pas de l'ogre chaussé de ses bottes de sept lieues !

12-Je ne t'énumèrerai pas le nom des lieux que j'ai hantés.

13-Je connais un lieu de rêve où passer nos vacances. Viendras-tu ?

Un lieu, un endroit - des lieux

Un lieu, un poisson - des lieus

Une lieue, une mesure de longueur ancienne – des lieues

 

Le ciel, les ciels, les cieux

 

Emploi du pluriel ciels

lorsqu'on s'attache à la description de son aspect : nous avons chez nous des ciels particulièrement beaux.

en général en peinture et en dessin, les ciels de Turner, de Monet, etc.

quand on parle de climats : les ciels torrides du désert.

dans l'aéronautique, cette compagnie sillonnent tous les ciels.

on dit des ciels de lits. Le ciel de lit est un dais placé au-dessus d'un lit avec des rideaux.

Un ciel d'airain, un temps sec et aride, pendant lequel il ne tombe ni pluie ni rosée. Académie 8e édition. La 9e édition ne donne plus l'expression "ciel d'airain" et je le déplore.

Airain, littéraire – Bronze, alliage à base de cuivre et de différents métaux (étain ou autres)

 

Charles Baudelaire, L'Invitation au Voyage. (extrait)

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

De tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

Emploi du pluriel cieux :

en astronomie : les astres évoluent dans l'immensité des cieux.

ce qu'on voit du ciel au-dessus de notre tête jusqu'à l'horizon, la voûte des cieux.

dans d'autres pays que le nôtre, sous d'autres cieux.

La religion nous parle des cieux ou séjournent Dieu, les anges, et les élus après la mort.

"Notre Père qui es au cieux..." - Le royaume des cieux.

 

Récapitulation des exercices à trous

Récapitulation des articles "Ne pas confondre"

> Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous

 

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 18:24

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Ce disant, nous nous chuchotâmes au revoir, espérant que l'avenir nous réunirait de nouveau. Nous nous retînmes de nous serrer dans les bras l'une de l'autre pour ne donner à voir aucun signe d'aucune sorte aux yeux alentour.

Je m'enfuis en catimini et retournai pressément sur mes pas, échappant tout juste à l'attention des hommes oryctères qui retournaient creuser leur galerie souterraine.

Prétatou n'était pas loin, à l'affût de me voir revenir. Il avança mollement vers moi, l'air chagrin.

"Cher Prétatou, que t'arrive-t-il ? Tu me sembles t'être bien cotonisé. As-tu cru me perdre ?"

Mais rien ne sortit de la gueule de mon chien d'ordinaire si loquace. Je ne m'aventurai pas à lui dire quoi que ce fût sur son aphasie que je n'aurais su blâmer ― Plût à Dieu qu'elle ne fût que temporaire !  car je ne voulais en aucun cas froisser son ego. Ne l'avais-je pas laissé là, à ronger son frein, sans qu'il sût de quoi il retournait. Peut-être avait-il imaginé que j'étais partie sans retour.

"Nous rentrons à Utopinambourg", lui dis-je.

Je sursautai comme il me répondit : "Enfin !"

Nous traversâmes sans embûches l'obscure forêt inhospitalière*, que nous connaissions comme notre poche. Que de lieues y avions-nous déjà parcourues !

 

Je ne retrouvai pas la Cité telle que je l'avais laissée.

Le bruit qui courait avait enflé : on n'était pas libre dans ce coin du monde ; et personne ne semblait expliquer les disparitions mystérieuses.

Quelques Utopinambourgeois déchaînés jusqu'à l'hystérie avaient essayé de forcer les frontières qui s'étaient révélées comme les murs d'une prison invisibles, inattingibles ; le mystère s'épaississait. On en vint à croiser dans les rues des gens au comportement somnambulesque, hagards et stupéfiés, perdus, incapables de retrouver leur chemin. Le nombre des harangueurs s'était décuplé, et résonnaient de toutes parts les mots d'Isma** : "rationalisma, impérialisma, nihilisma, anarchisma, machiavelisma, amoralisma, fétichisma..." Le souffle de la révolution emportait les plus fidèles hier à l'ordre établi. Seuls quelques traditionalistes, mainteneurs de la Règle tentaient de juguler les débordements. D'autres, pétrifiés, béaient de stupeur. Divaguaient çà et là des hommes et des femmes contus, hurlant et gémissant. Quel charivari !

Et comme il en est ainsi lors des périodes troublées, on assassinait à tout va, qui le représentant de l'autorité, qui le donneur de leçon, qui son voisin, qui son frère même. Qui eût dit que la Cité naguère opulente et policée décherrait ainsi ?

Je me précipitai vers l'école où j'avais enseigné tout ce qu'il fallait savoir pour vivre en bonne intelligence avec les autres, leçons qui semblaient, à l'évidence, ne pas avoir porté de fruits.***

J'éclatai en sanglots. Le bâtiment était rasé et les fumerolles qui s'élevaient de la place où, il y a peu, il se dressait si fièrement, témoignaient du désastre.

Je pensai à Lio, mon alter ego. Avait-elle échappé aux flammes ? Où la retrouverais-je ?

J'aurais bien voulu me faire entendre et crier : "Ah çà, allez-vous cesser de vous entretuer, vauriens, scélérats, assassineurs, égorgeurs sans foi ni loi !" Mais ma voix se serait perdue et je n'aurais pas donné cher de ma peau.

De guerre lasse, je décidai de quitter cet enfer et de rebrousser chemin.

..............................................

*La forêt obscure, la selva oscura. Dante La Divine Comédie

Durante degli Alighieri (Durante, le prénom, syncopé en Dante)

La selva oscura, voir la note du texte 158 Délires sur de froides retrouvailles dans la forêt obscure

**"rationalisma, impérialisma, nihilisma, anarchisma, machiavelisma, amoralisma, fétichisma..."

Retrouver les harangueurs dans l'article : 180 Délires sur la conquête de la liberté

***QUIZ 25 Test sur la politesse, le savoir-vivre et l'art de la table

 

NOTES

Nous nous retînmes de nous serrer dans les bras.

retînmes, passé simple de retenir.

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

l'avenir nous réunirait de nouveau

Ne pas confondre À NOUVEAU et DE NOUVEAU

DE NOUVEAU, Locution adverbiale, une fois de plus, encore une fois, derechef.

À NOUVEAU, Locution adverbiale, pour la seconde fois, de façon complètement différente. L'Académie

 

je retournai pressément sur mes pas

pressément, dans le dictionnaire du Moyen français : d'une manière pressante.

Le terme est désuet.

 

Je m'enfuis en catimini

en cachette, sans se faire voir

Littré.- Étymologie : catamini a signifié les menstrues des femmes

Les femmes cachant avec soin cet état, catamini, ou par altération catimini, a pu prendre le sens de cachette, mystère [...]

Lu sur le site Le garde-mots :

Étymologie : soit du grec katamênia, menstrues, règles, lui-même pluriel substantivé de katamênios, de chaque mois -  du fait que, traditionnellement, les femmes cachent avec soin leur état à ce sujet ; soit du picard catte-mini, chatteminette, avec la même idée d’hypocrisie que chattemite.
Synonymes : à la dérobée, à la sourdine, à l’insu de, à huis clos, à muche-pot (en se cachant, synonyme : musse-pot), clandestinement, dans l'ombre, discrètement, à titre privé, en cachette, en catifaillons (sans bruit), en catimuchon (en se cachant), clandestinement, dans sa barbe, de manière confidentielle, en contrebande, en douce, en secret, en sourdine, en sous-main, en tapinois, furtivement,  incognito, in petto, par en-dessous, sans tambour ni trompette, sournoisement, sous cape, sous le manteau,  sous la table, subrepticement.

Chattemite :

C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un Chat faisant la chattemite,
Un saint homme de Chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.

Jean de la Fontaine, Le chat, la belette et le petit lapin

 

des hommes oryctères qui retournaient creuser leur galerie souterraine

oryctère, terme de zoologie. Qui creuse la terre. Insectes oryctères.

 

Il avança mollement vers moi, l'air chagrin.

L'air triste, mélancolique.

 

Tu me sembles t'être bien cotonisé

se cotoniser Littré.- Néologisme. Devenir semblable à du coton, devenir mou, sans ressort.

 

son aphasie que je n'aurais su blâmer

aphasie, les fonctions du langage sont atteintes. Prétatou ne peut plus parler.

 

Ronger son frein

L'Académie : Retenir son dépit, son ressentiment en soi-même et n'en laisser rien éclater au-dehors.

 

Que de lieues y avions-nous déjà parcourues !

Une lieue, environ quatre kilomètres.

parcourues : le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui : lieues.

 

les murs d'une prison, invisibles, inattingibles

inattingibles, littéraire pour inatteignables, que l'on ne peut atteindre.

 

D'autres, pétrifiés, béaient de stupeur.

béer, regarder bouche ouverte, en proie à un sentiment, ici la stupeur.

 

des hommes et des femmes contus

contus du verbe contondre (défectif rare) contusionnés, qui ont reçu des coups.

Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

 

Quel charivari !

bruit discordant et tumultueux. Littré

 

Qui eût dit que la Cité naguère opulente et policée décherrait ainsi ?

opulent, prospère, riche.

Policée, disciplinée. N'oublions pas qu'elle devait suivre la Règle à la lettre.

Qui aurait dit que la Cité décherrait ainsi ?

Décherrait ou déchoirait, conditionnel présent de déchoir, verbe défectif.

déchoir, se dégrader, Littré : Tomber dans un état inférieur à celui où l'on était.

 

tout ce qu'il fallait savoir pour vivre en bonne intelligence avec les autres

Cours qui fut donné par Oli et Lio : Test sur la politesse et le savoir-vivre

 

où, il y a peu, il se dressait si fièrement

il y a peu, il y a peu de temps, naguère.

 

Je n'aurais pas donné cher de ma peau

cher, adverbe.

Ne pas confondre les homophones : (adjectif) cher, (adverbe) cher, substantifs) la chère, la chair, la chaire, la cheire.

 

De guerre lasse, je décidai de quitter cet enfer

de guerre lasse

Autrefois on prononçait le S de las comme dans hélas.

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Page 332

LAS, latin lassum. Dérivés : lassitude lasser, d'où délasser, délassement, inlassable. L'interjection Hélas contient l'adjectif las au sens ancien de malheureux.

Dans l'expression De guerre lasse, lasse est toujours au féminin.

Il semblerait qu'on ait confondu l'adjectif las au masculin avec lasse au féminin.

Las de la guerre.

Littré : Fig. Faire quelque chose de guerre lasse, le faire après avoir longtemps résisté. Je lui ai cédé de guerre lasse.

> Mosaïque de quelques curiosités de la Langue Française

 

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 16:17

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>> ON : c'est parfois quelqu'un ou tout le monde, ou toi, moi, nous, vous, elle, lui, elles ou eux.

 

ON, le pronom indéfini, ne signifie pas toujours la même chose. Il peut représenter une ou plusieurs personnes ; c'est le contexte qui révèle son sens.

Remarque

ON n'est pas traduisible dans toutes les langues. On doit donc employer des équivalents.

Par exemple, en anglais, on peut écrire ou dire selon le sens : we, you, they, people, someone, one ou mettre la phrase à la voix passive.

 

Exercice

Remplacer ON par un équivalent dans les phrases suivantes :

1-On propose une réforme du code du travail.

2-Tu as entendu la radio ? On a parlé de grève aujourd'hui.

3-Tu viens Lucie ? On va descendre dans la rue et manifester.

4-On sera convoqués par le directeur demain.

5-C'est sûr, et on nous reprochera notre absence en cours.

6-On a besoin d'être soutenus par les parents.

7-On est prié de ne pas fumer ici ! tonna le conférencier.

8-On a vu hier en Indonésie une éclipse totale de soleil.

9-Vous rappelez-vous celle qu'on a regardée en France le 11 août 1999 ?

10-Allez, on se lève, mamie ! me dit mon petit-fils en entrant dans ma chambre.

11-On se fait de la bile pour toi, mon petit chéri.

12-On a découvert la pénicilline en 1928.

13-Grâce aux antibiotiques, on a sauvé beaucoup de vies.

14-On recommande de ne pas boire de café avant d'aller dormir.

15-"Qu'est-ce que tu as fait à l'école aujourd'hui ? - On a fait des maths avec Jacques Prévert et une Page d'écriture : deux et deux quatre quatre et quatre huit huit et huit font seize… C'était chouette quand on a vu l'oiseau-lyre passer dans le ciel.

16-On ne pète pas dans un ascenseur.
17-Peut-on dire : On a allumé la télé ; on y parlait de gens qui faisaient des lapsus. Qu'est-ce qu'on a rigolé !

 

ON remplacé par des équivalents :

1-On propose une réforme du code du travail.

Le gouvernement propose une réforme du code du travail.

La ministre du travail propose une réforme du code du travail.

Une réforme du code du travail est proposée. Forme passive.

 

2-Tu as entendu la radio ? On a parlé de grève aujourd'hui.

Ils [les journalistes] ont parlé de grève aujourd'hui.

 

3-Tu viens Lucie ? On va descendre dans la rue et manifester avec les autres.

Nous allons descendre dans la rue et manifester avec les autres.

 

4-On sera convoqués par le directeur demain.

convoqués avec un S : emploi sylleptique de ON.

La syllepse est une figure de style qui permet d'exprimer notre pensée sans pour autant suivre les règles grammaticales.

Nous serons convoqués par le directeur demain.

Le directeur nous convoquera demain.

 

5-C'est sûr, et on nous reprochera notre absence au cours.

C'est sûr, et il nous reprochera notre absence au cours.

C'est sûr, et notre absence au cours nous sera reprochée.

 

6-On a besoin d'être soutenus par les parents.

Nous avons besoin d'être soutenus par les parents.

 

7-On est prié de ne pas fumer ici ! tonna le conférencier.

Vous ne devez pas fumer ici ! tonna le conférencier.

 

8-On a vu hier en Indonésie une éclipse totale de soleil.

Les gens ont vu hier en Indonésie une éclipse totale de soleil.

 

9-Vous rappelez-vous celle qu'on a regardée en France le 11 août 1999 ?

Vous rappelez-vous celle que nous avons regardée en France le 11 août 1999 ?

 

10-Allez, on se lève, mamie ! s'écrie mon petit-fils en entrant dans ma chambre.

Allez, tu te lèves, mamie !

 

11-On se fait de la bile pour toi, mon petit chéri.

Nous nous faisons du souci pour toi, mon petit chéri.

 

12-On a découvert la pénicilline en 1928.

La pénicilline a été découverte en 1928.

 

13-Grâce aux antibiotiques, on a sauvé beaucoup de vies.

Grâce aux antibiotiques, beaucoup de vies ont été sauvées.

 

14-On recommande de ne pas boire de café avant d'aller dormir.

Il est recommandé de ne pas boire de café avant d'aller dormir.

 

15-"Qu'est-ce que tu as fait à l'école aujourd'hui ? - On a fait des maths avec Prévert et une Page d'écriture : deux et deux quatre quatre et quatre huit huit et huit font seize… * C'était chouette quand on a vu l'oiseau-lyre passer dans le ciel.

Nous avons fait des maths avec Jacques Prévert. C'était chouette quand nous avons vu l'oiseau-lyre passer dans le ciel.

 

6-On ne pète pas dans un ascenseur.

Il ne faut pas péter dans un ascenseur.

Vous ne devez pas péter dans un ascenseur.

 

On ne peut pas dire

17-On a allumé la télé ; on y parlait de gens qui faisaient des lapsus. Qu'est-ce qu'on a rigolé !

parce que les ON représentent des sujets différents.

Nous avons allumé la télé ; le journaliste y parlait de gens qui faisaient des lapsus. Qu'est-ce que nous avons rigolé !

 

Note sur la phrase 15 : J'ai parcouru la toile pour retrouver cette Page d'écriture de Jacques Prévert. Et aucune reproduction ne m'a satisfaite : j'y ai trouvé de multiples fautes - fautes d'orthographe, mots disparus par comme par enchantement, ponctuation fantaisiste, majuscules inappropriées, lignes sautées.

Prévert a été trahi !

Je ne reproduirai pas ici cette Page d'écriture puisque l'oeuvre de Prévert n'est pas encore tombée dans le domaine public.

 

>> ON : c'est parfois quelqu'un ou tout le monde, ou toi, moi, nous, vous, elle, lui, elles ou eux.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:08

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Question préliminaire : Comment écririez-vous huit heures trente ?

8h.30 - 8h 30 - 8 h 30

Réponse 8 h 30 

Comment ne plus faire de fautes d'orthotypographie

QUIZ 113

Lire le texte et repérer les fautes de typographie

Correction à la suite

 

Clara sous l'abribus

Errare humanum est , perseverare diabolicum

Si vous saviez dans quelle galère je me suis trouvée ce matin , vous n'allez pas me croire .

J' attendais mon autobus , le No5 à 8h30 comme d'ordinaire , quand Cédric ( mon ex-petit ami ) est venu s'asseoir à côté de moi sur le petit banc de l'abribus . C'était la 1ère fois que nous nous revoyions depuis notre rupture .

Y aura-t-il une 2eme fois?

Bon , je continue .

Le voilà qui se met à bavarder comme si j'avais envie de l'écouter . Nous ne nous étions pas séparés en très bon termes et il me pose des questions comme si nous étions restés bons amis: «Comment vas-tu?» «Est-ce que tu te plais dans ton nouvel emploi?» Etc...

Moi , je fais semblant de l'écouter d'une oreille et je ne lui réponds pas . Après tout , je n'ai pas de comptes à lui rendre . Il continue à me parler , cet indélicat , et cela jusqu 'à 11h30 .

Chaque fois qu 'un autobus arrivait , Cédric me retenait sur le banc .

«Tu as bien une minute?» me disait-il .

Et il reprenait son monologue . Il lui fallait me donner des détails de son entreprise et j'ai appris qu'il avait engrangé plus de 25% de bénéfice cette année .

Vous me direz que j'ai eu beaucoup de patience et que , comme toujours , je me suis fait manipuler .

Mais je l 'aime encore tellement que j'ai retiré de cette situation , qui semblait ne pas devoir finir , un plaisir indescriptible .

Et soudain brusquement , il s'est levé et il a agité les bras .

«Julie! Julie!» a-t-il crié . Et il a couru vers elle sans me dire au revoir .

Texte avec des fautes

Les fautes corrigées en rouge

Errare humanum est, perseverare diabolicum

 

Si vous saviez dans quelle galère je me suis trouvée ce matin , vous n'allez pas me croire .

J' attendais mon autobus , le No5 à 8h30 comme d'ordinaire , quand Cédric ( mon ex-petit ami ) est venu s'asseoir à côté de moi sur le petit banc de l'abribus . C'était la 1ère fois que nous nous revoyions depuis notre rupture .

Y aura-t-il une 2ème fois?

Bon , je continue .

Le voilà qui se met à bavarder comme si j'avais envie de l'écouter . Nous ne nous étions pas séparés en très bon termes et il me pose des questions comme si nous étions restés bons amis: «Comment vas-tu?» «Est-ce que tu te plais dans ton nouvel emploi?» Etc...

Moi , je fais semblant de l'écouter d'une oreille et je ne lui réponds pas; après tout , je n'ai pas de comptes à lui rendre . Il continue à me parler , cet indélicat , et cela jusqu 'à 11h30 .

Chaque fois qu 'un autobus arrivait ,dric me retenait sur le banc .

«Tu as bien une minute?» me disait-il .

Et il reprenait son monologue . Il lui fallait me donner des détails de son entreprise et j'ai appris qu'il avait engrangé plus de 25% de bénéfice cette année .

Vous me direz que j'ai eu beaucoup de patience et que , comme toujours , je me suis fait manipuler . 

Mais je l 'aime encore tellement que j 'ai retiré de cette situation , qui semblait ne pas devoir finir , un plaisir indescriptible .

Et soudain brusquement , il s'est levé et il a agité les bras .

«Julie! Julie!» a-t-il crié . Et il a couru vers elle sans me dire au revoir .

Errare humanum est, perseverare diabolicum.

 

Si vous saviez dans quelle galère je me suis trouvée ce matin, vous n'allez pas me croire.

J'attendais mon autobus, le n° 5 à 8 h 30 comme d'ordinaire, quand Cédric (mon ex-petit ami) est venu s'asseoir à côté de moi sur le petit banc de l'abribus. C'était la 1re fois que nous nous revoyions depuis notre rupture.

Y aura-t-il une 2e fois ?

Bon, je continue.

Le voilà qui se met à bavarder comme si j'avais envie de l'écouter. Nous ne nous étions pas séparés en très bon termes et il me pose des questions comme si nous étions restés bons amis : « Comment vas-tu ? » « Est-ce que tu te plais dans ton nouvel emploi ? » Etc.

Moi, je fais semblant de l'écouter d'une oreille et je ne lui réponds pas ; après tout, je n'ai pas de comptes à lui rendre. Il continue à me parler, cet indélicat, et cela jusqu'à 11 h 30.

Chaque fois qu'un autobus arrivait, Cédric me retenait sur le banc.

« Tu as bien une minute ? » me disait-il.

Et il reprenait son monologue. Il lui fallait me donner des détails de son entreprise et j'ai appris qu'il avait engrangé plus de 25 % de bénéfice cette année.

Vous me direz que j'ai eu beaucoup de patience et que, comme toujours, je me suis fait manipuler.

Mais je l'aime encore tellement que j'ai retiré de cette situation, qui semblait ne pas devoir finir, un plaisir indescriptible.

Et soudain brusquement, il s'est levé et il a agité les bras.

« Julie ! Julie ! » a-t-il crié. Et il a couru vers elle sans me dire au revoir.

Remarques

Les citations et les mots étrangers (latin) sont en italique.

Errare humanum est, perseverare diabolicum

L'erreur est humaine, persévérer (dans son erreur) est diabolique.

« ... » guillemets français avec des espaces

"..." guillemets anglais sans espaces

1er (ou 1re) 1ers 2e 3e ou 1er (1re) 2e 3e

1° 2° 3° primo secundo tertio

n° 5 

8 h 30

25 %

Etc.

Point d'exclamation et point d'interrogation précédés d'une espace*.

*Espace est féminin en typographie, un blanc.

Point-virgule précédé* et suivi d'une espace.

Deux points précédés* et suivis d'une espace.

*Espace insécable - Tapez : alt 255

XXIe siècle ou XXIe siècle

 

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Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle etc. ? Comment abréger ces mots. Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

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Versification. Comment compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 12:12

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COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

 Correction à la fin de l'exercice

 

26 opprimé & oppressé / opprimer & oppresser

a-Parle, je te prie ; ton silence m'........ .

b-Peut-on s'imaginer le nombre de peuples ........ qui aspirent à leur libération ?

c-Elle s'est toujours sentie ........ par un mari autoritaire et narcissique.

d-Cette situation m'........ à tel point que je ne peux plus respirer.

 

27 hiverner & hiberner

a-J'........ dans mon château et n'en ressortirai que le printemps revenu.

b-Laissez donc en paix la marmotte qui ........ !

c-N'........ pas dans ton passé. Fais face à la réalité d'aujourd'hui.

d-........ a parfois le sens de ........

 

28 émigrer émigré immigrer immigré migrer migrant

a-Quand on aime la France, son pays, comment peut-on ........ ?

b-Je suis un ........ venu de Syrie et je cherche où aller.

c-Au XIXe siècle, les ........ irlandais connurent des débuts difficiles aux États-Unis.

 

29 repaire & repère

a-Je suis perdu ; je n'ai point de ........ pour retrouver ma route.

b-Votre maison est devenue un ........ de brigands.

c-J'ai poursuivi une belette et l'ai vue brusquement disparaître dans son ........ .

 

30 différent & différend

Il conteste, il chicane ; il ne cesse d'avoir des ........ avec ses ........ locataires.

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

PHRASES COMPLÈTES

Cliquez sur les liens pour lire les définitions du CNRTL

 

26 opprimé & oppressé / opprimer & oppresser

a-Parle, je te prie ; ton silence m'oppresse.

b-Peut-on s'imaginer le nombre de peuples opprimés qui aspirent à leur libération ?

c-Elle s'est toujours sentie opprimée par un mari autoritaire et narcissique.

d-Cette situation m'oppresse à tel point que je ne peux plus respirer.

OPPRIMER, verbe trans.

OPPRIMÉ, -ÉE, participe passé, adjectif et substantif

OPPRESSER, verbe trans.

OPPRESSÉ, -ÉE, participe passé et adjectif

 

27 hiverner & hiberner

a-J'hivernerai dans mon château et n'en ressortirai que le printemps revenu.

b-Laissez donc en paix la marmotte qui hiberne !

c-N'hiverne pas dans ton passé. Fais face à la réalité d'aujourd'hui.

d-Hiverner a parfois le sens de hiberner.

HIVERNER, verbe

HIBERNER, verbe intransitif

 

28 émigrer immigrer émigré immigré migrer migrant

a-Quand on aime la France, son pays, comment peut-on émigrer ?

b-Je suis un migrant venu de Syrie et je cherche où aller.

c-Au XIXe siècle, les immigrés irlandais connurent des débuts difficiles aux États-Unis.

MIGRER, verbe intrans.

ÉMIGRER, verbe intrans.

IMMIGRER, verbe intrans.

MIGRANT, -ANTE, adjectif et substantif

Images correspondant à migrant

 

29 repaire & repère

a-Je suis perdu ; je n'ai point de repère pour retrouver ma route.

b-Votre maison est devenue un repaire de brigands.

c-J'ai poursuivi une belette et l'ai vue brusquement disparaître dans son repaire.

REPAIRE, subst. Masc.

REPÈRE, subst. Masc.

 

30 différent & différend

Il conteste, il chicane ; il ne cesse d'avoir des différends avec ses différents locataires.

DIFFÉRENT, ENTE, adj.

DIFFÉREND, subst. Masc.

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

Paronymes – Paronomase + QUIZ N°27 - agonir et agoniser, anoblir et ennoblir, bâiller, bailler et bayer, conjecture et conjoncture, ablation et ablution, recouvrer et recouvrir...

 

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:54

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Note de Mamiehiou.- On ne s'étonnera pas que je veuille ici, en donnant des extraits de l'oeuvre de M. Littré, faire honneur à sa mémoire. Mon blog s'émaille de définitions et de références à son Dictionnaire auquel je retourne sans cesse.

J'ai choisi de reproduire ici les entrées : Charme, Espiègle, Épiloguer, Fille, Flagorner, Garce-garçon-gars, Garnement, Gauche, Gent, Ladre, Marionnette, Merci, Papillote, Personne, Poison, Sensé, Suffisant. Vous lirez comment ces mots se sont transformés au fil du temps et les acceptions inattendues qu'ils ont aujourd'hui.

Pour lire tout le texte, vous pouvez vous reporter sur Wikisource :

Livre : Littré - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage - 1880

 

Préface de M. Littré

Sous ce titre, je comprends les malformations (la cour au lieu de la court, épellation au lieu d’épelation), les confusions (éconduire et l’ancien verbe escondire), les abrogations de signification, les pertes de rang (par exemple, quand un mot attaché aux usages nobles tombe aux usages vulgaires ou vils), enfin les mutations de signification.

Notre langue est écrite depuis plus de six cents ans. Elle est tellement changée dans sa grammaire, dans ses constructions et même en son dictionnaire, qu’il faut une certaine étude, qui d’ailleurs n’est pas bien longue et que j’ai toujours recommandée, pour comprendre couramment l’ancienne. Malgré tout, un grand nombre de mots ont traversé ce long intervalle de temps, ils ont été employés par tous les Français, il est vrai, habitant le même pays, mais soumis à d’infinies variations de mœurs, d’opinions, de gouvernements. On doit admirer la constance de la tradition sans s’étonner des accrocs qu’elle a subis çà et là.

 

Pages 18 & 19

Charme. — Le mot charme, qui vient du latin carmen, chant, vers, ne signifie au propre et n’a signifié originairement que formule d’incantation chantée ou récitée. C’est le seul sens que l’ancienne langue lui attribue ; même au seizième siècle il n’a pas encore pris l’acception de ce qui plaît, ce qui touche, ce qui attire du moins mon dictionnaire n’en contient aucun exemple. C’est vers le dix-septième siècle que cet emploi néologique s’est établi. La transition est facile à concevoir. Aujourd’hui la signification primitive commence à s’obscurcir, à cause que l’usage du charme incantation, banni tout à fait du milieu des gens éclairés, se perd de plus en plus parmi le reste de la population. Mais considérez à ce propos jusqu’où peut aller l’écart des significations : le latin carmen en est venu à exprimer les beautés qui plaisent et qui attirent. L’imaginer aurait été, si l’on ne tenait les intermédiaires, une bien téméraire conjecture de la part de l’étymologiste.

 

Page 35

Espiègle. — On peut admirer comment une langue sait faire de la grâce et de l’agrément avec un mot qui semblait ne pas s’y prêter. Il y a en allemand un vieux livre intitulé Till Ulespiegle, qui décrit la vie d’un homme ingénieux en petites fourberies. Remarquons que Ulespiegel signifie miroir de chouette. Laissant de côté ce qui pouvait se rencontrer de peu convenable dans les faits et gestes du personnage, notre langue en a tiré le joli mot espiègle, qui ne porte à l’esprit que des idées de vivacité, de grâce et de malice sans méchanceté. C’est vraiment, qu’on me passe le jeu de mot, une espièglerie de bon aloi, que d’avoir ainsi transfiguré le vieil et rude Ulespiegel. 

Charles De Coster - Till l'Espiègle/ Thyl Ulenspiegel

 

Pages 34 & 35

Épiloguer. — Les mots ne nous appartiennent pas ; ils proviennent non de notre fonds, mais d’une tradition. Nous ne pouvons en faire sans réserve ce que nous voulons, ni les séparer de leur nature propre pour les transformer en purs signes de convention. On est donc toujours en droit de rechercher, dans les remaniements que l’usage leur inflige, ce qui reste, si peu que ce soit, de leur acception primordiale et organique. Épiloguer exista dans les quinzième et seizième siècles. Je n’en connais pas d’exemple qui remonte plus haut, à moins qu’on ne suppose l’existence du verbe grâce à l’existence du substantif verbal, attestée au quatorzième siècle par une citation de Du Cange « Épilogacion, c’est longue chose briefment récitée. » Épilogue, epilogus, ἐπίλογος, signifient discours ajouté à un autre discours ; aussi le verbe qui en dérive n’a-t-il dans ces deux siècles que le sens de résumer, récapituler. Jusque-là tout va de soi ; mais le dix-septième siècle, qui reçoit le mot, n’en respecte pas la signification, et il l’emploie sans vergogne au sens de critiquer, trouver à redire. Est-ce pure fantaisie ? non, pas tout à fait ; dans ces écarts il y a de la fantaisie sans doute, mais il y a aussi un rémora imposé par le passé. À ce terme manifestement d’origine savante et qui lui déplut comme terme courant, l’usage, en un moment d’humeur, s’avisa de lui infliger une signification péjorative ; et, cela fait, on passa sans grande peine de résumer, récapituler, à critiquer, trouver à redire.

 

Pages 35 & 36

Fille. — Ce mot, si noble et si doux, est un de ceux que la langue moderne a le plus maltraités ; car elle y a introduit quelque chose de malhonnête. L’ancienne langue exprimait par fille uniquement la relation de l’enfant du sexe féminin au père ou à la mère ; elle avait plusieurs mots pour désigner la jeune femme, mescine, touse, bachele et son diminutif bachelette, garce (voy. ce mot plus loin), enfin pucelle, qui n’avait pas le sens particulier d’aujourd’hui et qui représentait, non pour l’étymologie, mais pour la signification, le latin puella. La perte profondément regrettable de ces mots essentiels a fait qu’il n’a plus été possible de rendre, sinon par une périphrase (jeune fille), le latin puella, ou bien l’allemand Mädchen et l’anglais maid. Mais ce n’a pas été le seul dommage ; fille a été dégradé jusqu’à signifier la femme qui se prostitue. L’usage est parfois bien intelligent et bien ingénieux ; mais ici il s’est montré dénué de prévoyance et singulièrement grossier et malhonnête.

 

Page 38

Flagorner. — Quelle que soit l’étymologie de ce mot, qui demeure douteuse, le sens ancien (on n’a pas d’exemples au delà du quinzième siècle) est bavarder, dire à l’oreille ; puis ce sens se perd, et sans transition, du moins je ne connais pas d’exemple du dix-septième siècle, on voit au dix-huitième flagorner prendre l’acception qui est seule usitée présentement. Quelle est la nuance qui a dirigé l’usage pour infliger au verbe cette considérable perversion ? Est-ce que, inconsciemment, on a attribué par une sorte de pudeur linguistique, à la flagornerie le soin de parler bas, de ne se faire entendre que de près et à voix basse ? Ou bien plutôt, est-ce que, la syllabe initiale fla étant commune à flagorner et à flatter, l’usage, qui ne sait pas se défendre contre ces sottes confusions, a cru à une communauté d’origine et de sens ?

 

Pages 42 & 43

Garce, garçon, gars. — Ces trois mots n’en font qu’un, proprement : gars est le nominatif, du bas latin garcio, avec l’accent sur gar ; garçon est le régime, de garciónem, avec l’accent sur o : garce est le féminin de gars. Dans l’ancienne langue, gars, garçon, signifie enfant mâle, jeune homme ; mais, de bonne heure, il s’y mêle un sens défavorable, et souvent ce vocable devient un terme d’injure, signifiant un mauvais drôle, un lâche. Cette acception fâcheuse n’a pas pénétré dans la langue moderne. Il n’en est pas de même de garce. Tandis que, dans l’ancienne langue, garce signifie une jeune fille, en dehors de tout sens mauvais, il est devenu dans la langue moderne un terme injurieux et grossier. Il semblerait que le mot n’a pu échapper à son destin : en passant dans l’usage moderne, garçon s’est purifié, mais garce s’est dégradé. Il vaut la peine de considérer d’où provient ce jeu de significations. Le sens propre de garçon, garce, est jeune homme, jeune femme. Comme les jeunes gens sont souvent employés en service, le moyen âge donna par occasion à garçon l’acception de serviteur d’un ordre inférieur, au-dessous des écuyers et des sergents. Une fois cette habitude introduite, on conçoit qu’une idée péjorative ait pris naissance à l’égard de ce mot, comme il est arrivé pour valet. De là le sens injurieux que l’ancienne langue, non la moderne, attribua à garçon. Ceci est clair ; mais comment garce est-il tombé si bas qu’il ne peut plus même être prononcé honnêtement ? Je ne veux voir là que quelque brutalité de langage qui malheureusement a pris pied, flétrissant ce qu’elle touchait ; brutalité qui se montre, à un pire degré encore, dans fille, dont il faut comparer l’article à celui de garce.

 

Page 44

Garnement. — Garnement, anciennement garniment, vient de garnir. Comment un mot issu d’une telle origine a-t-il pu jamais arriver au sens de mauvais drôle, de vaurien ? Le sens original est ce qui garnit : vêtement, ornement, armure. Dans les hauts temps, il n’y en a pas d’autre. Mais, au quatorzième siècle (car ce grand néologisme d’acception ne nous appartient pas, il appartient à nos aïeux), l’usage transporte hardiment ce qui garnit à celui qui est garni ; et, avec l’épithète de méchant, de mauvais, il fait d’une mauvaise vêture un homme qui ne vaut pas mieux que son habillement. Il va même (car il ne dit jamais un bon garnement) jusqu’à supprimer l’épithète méchant, mauvais, sans changer le sens : un garnement. On doit regretter que, pour la singularité des contrastes, le sens de vêtement n’ait pas été conservé à côté de celui de mauvais sujet.

 

Page 45   

Gauche. — L’ancienne langue ne connaît que senestre, en latin sinister. Puis au quinzième siècle apparaît un mot (gauche) signifiant qui n’est pas droit, qui est de travers. Au quinzième siècle, senestre commence à tomber en désuétude, et c’est gauche qui le remplace. Pourquoi ? peut-être parce que, le sentiment de l’usage attachant une infériorité à la main de ce côté, senestre n’y satisfait pas. Il y avait satisfait dans la latinité ; car sinister a aussi un sens péjoratif que nous avons conservé dans le vocable moderne sinistre. En cet état, l’usage se porta sur gauche, qui remplit la double condition de signifier opposé au côté droit et opposé à adresse. L’italien, mû par un même mobile, a dit la main gauche de deux façons : stanca, la main fatiguée, et manca, la main estropiée.

 

Pages 46 & 47

Gent, s. f. — Il est regrettable, je dirais presque douloureux, que des mots excellents et honorables subissent une dégradation qui leur inflige une signification ou basse ou moqueuse et qui les relègue hors du beau style. Gent en est un exemple. Encore au commencement du dix-septième siècle, il était d’un usage relevé, et Malherbe disait la gent qui porte turban ; le cardinal du Perron, une gent invincible aux combats ; et Segrais, cette gent farouche. Aujourd’hui cela ne serait pas reçu : on rirait si quelque chose de pareil se rencontrait dans un vers moderne de poésie soutenue ; car gent ne se dit plus qu’en un sens de dénigrement ou qu’en un sens comique. À quoi tiennent ces injustices de l’usage ? à ce que gent, tombant peu à peu en désuétude, est devenu archaïque. Sous ce prétexte, on l’a dépouillé de la noblesse, et on en a fait un roturier ou un vilain.

 

Pages 56 & 47

Ladre. — Il est dans l’Évangile un pauvre nommé Lazare, qui, couvert d’ulcères, gémit à la porte du riche. Le moyen âge spécifia davantage la maladie dont ce pauvre homme était affecté, et il en fit un lépreux. Après cette spécification, Ladre (Lázarus, avec l’accent sur a, a donné Ladre au français), perdant sa qualité de nom propre, est devenu un nom commun et signifie celui qui est affecté de lèpre. Ceci est un procédé commun dans les langues. Les dérivations ne se sont pas arrêtées là. Le nom de la lèpre qui affecte l’homme a été transporté à une maladie particulière à l’espèce porcine et qui rend la chair impropre aux usages alimentaires. À ce point, ayant de la sorte une double maladie physique qui diminue notablement la sensibilité de la peau de l’individu, homme ou bête, on est passé (qui on ? on représente ici la tendance des groupes linguistiques à modifier tantôt en bien, tantôt en mal, les mots et leurs significations), on est passé, dis-je, à un sens moral, attribuant à ladre l’acception d’avare, de celui qui lésine, qui n’a égard ni à ses besoins ni à ceux des autres. Il n’y a aucune raison de médire de ceux qui, les premiers, firent une telle application ; ils n’ont pas été mal avisés, si l’on ne considère que la suite des dérivations et l’enrichissement du vocabulaire. Mais à un autre point de vue, qui aurait prédit au Lazare de l’Évangile que son nom signifierait le vice de la lésinerie ? et ne pourrait-on pas regretter qu’un pauvre digne de pitié ait servi de thème à une locution de dénigrement ? Heureusement, le jeu de l’accent a tout couvert. Lazare est devenu ladre ; et, quand on parle de l’un, personne ne songe à l’autre. Ainsi sont sauvés, quant aux apparences, le respect dû à la souffrance et l’ingéniosité du parler courant.

 

Page 62

 Marionnette. — Ce mot est un assez joli mot, et sa descendance est assez jolie aussi. L’ancienne langue avait mariole, diminutif de Marie, et désignant de petites figures de la Sainte Vierge. Le diminutif mariolette se corrompit en marionnette ; et, par un procédé qui n’est pas rare, l’usage transporta le nom de ces effigies sacrées à une autre espèce de figures, mais celles-là profanes. En même temps le sens ancien s’oblitéra complètement ; car, autrement, comment aurait-on commis l’impiété d’appliquer le nom des figures de la Sainte Vierge à des figures de spectacle et d’amusement ? La dégradation du sens s’est ici compliquée d’une offense aux bienséances catholiques.

 

Pages 63 & 64

Merci. — La pathologie en ce mot affecte le genre, qui, féminin selon l’étymologie en don d’amoureuse merci, est masculin dans un grand merci. L’usage n’aime guère les casse-tête grammaticaux, et il s’en tire d’ordinaire fort mal. Le casse-tête gît ici dans le mot grand : cet adjectif est, selon la vieille langue, très correctement masculin et féminin, comme le latin grandis ; mais, suivant la moderne, il a les deux genres, grand, grande. L’usage, quand il reçut la locution toute faite grand merci, a pris grand avec son air apparent, et du tout il a fait un grand merci. La signification n’est pas non plus sans quelque pathologie. Le sens primitif, qui est faveur, récompense, grâce (du latin mercedem), s’est rétréci de manière à ne plus figurer que dans quelques locutions toutes faites : don d’amoureuse merci, Dieu merci. Puis le sens de miséricorde qui épargne se développe amplement, et atrophie l’acception primitive. La miséricorde n’est point dans le latin merces ; mais elle est, on peut le dire, une sorte de faveur ; et la langue n’a pas failli à la liaison des idées, même subtile, quand elle a ainsi détourné à son profit le vocable latin.

 

Page 69

Papillote. — Il faut vraiment admirer le joli de certaines imaginations dont l’usage est capable. La langue avait, à côté de papillon, une forme moins usitée, papillot. Au quinzième siècle, on va dénicher ce papillot et en tirer une assimilation avec le morceau de papier qui sert à envelopper les boucles de cheveux des dames avant de les friser. Celui qui l’a fait mérite toute louange pour cet ingénieux néologisme. Notez, en outre, les sens variés de papilloter, tous dérivés de ce papillon qu’une heureuse et riante imagination a logé dans la papillote.

 

Pages 72 & 73 

Personne. — Personne est un exemple des mots d’assez basse origine qui montent en dignité. Il provient du latin persona, qui signifie un masque de théâtre. Que le masque ait été pris pour l’acteur même, c’est une métathèse qui s’est opérée facilement. Cela fait, notre vieille langue, s’attachant uniquement au rôle public et considérable que la persona jouait autrefois, et la purifiant de ce qu’elle avait de profane, se servit de ce mot pour signifier un ecclésiastique constitué en quelque dignité. C’est encore le sens que ce mot a dans la langue anglaise (parson), qui nous l’a emprunté avec sa métamorphose d’acception. Nous avons été moins fidèles que les Anglais à la tradition ; et, délaissant le sens que nous avions créé nous-mêmes, nous avons imposé à personne l’acception générale d’homme ou de femme quelconques. Le mot anglais, qui est le nôtre, n’a pas subi cette régression, ou plutôt n’a pas laissé percer le sens, ancien aussi, d’homme ou femme en général. En effet, cette acception se trouve dès le treizième siècle. On peut se figurer ainsi le procédé du français naissant à l’égard du latin persona : deux vues se firent jour ; l’une, peut-être la plus ancienne, s’attachant surtout aux grands personnages que le masque théâtral recouvrait, fit de ces personnes des dignitaires ecclésiastiques ; l’autre, plus générale, se borna à prendre le masque pour la personne.

 

Pages 74 & 75

Poison. — Deux genres de pathologie affectent ce mot : il n’a jamais dû être masculin, et jamais non plus il n’a dû signifier une substance vénéneuse. Poison est féminin d’origine ; car il vient du latin potionem ; toute l’ancienne langue lui a donné constamment ce genre ; le peuple est fidèle à la tradition, et il dit la poison, au scandale des lettrés qui lui reprochent son solécisme, et auxquels il serait bien en droit de reprocher le leur. C’est avec le dix-septième siècle que le masculin commence. Pourquoi cet étrange changement de genre ? On n’en connaît pas les circonstances, et on ne se l’explique guère, à moins de supposer que poisson, voisin de poison par la forme, l’a attiré à soi et l’a condamné au solécisme. Mais là n’est pas la seule particularité que ce mot présente ; il n'a aucunement, par lui-même, le sens de venin ; et longtemps la langue ne s’en est servi qu’en son sens étymologique de boisson. Toutefois, il n’est pas rare que la signification d’un mot, de générale qu’elle est d’abord, devienne spéciale ; c’est ainsi que, dans l’ancienne langue, enherber, qui proprement ne signifie que faire prendre des herbes, avait reçu le sens de faire prendre des herbes malfaisantes, d’empoisonner. Semblablement la poison, qui n’était qu’une boisson, a fini par ne plus signifier qu’une sorte de boisson, une boisson où une substance toxique a été mêlée. Puis, le sens de toxique empiétant constamment, l’idée de boisson a disparu de poison ; et ce nom s’est appliqué à toute substance, solide ou liquide, qui, introduite dans le corps vivant, y porte le trouble et la désorganisation.

 

Pages 79 & 80

Sensé. — C’est un des cas de pathologie que certains mots, sans raison valable, cessent de vivre. Verborum vetus interit ætas*, a dit Horace.

L’ancien adjectif sené (qui vient de l’allemand sinn, comme l’italien senno, sens, jugement) a été victime de ces accidents de l’usage. Mais sa disparition laissait une lacune regrettable, et c’est vers la fin du seizième et le commencement du dix-septième siècle qu’il a été remplacé par sensé. Quel est le téméraire qui le premier tira sensé de sens, ou, si l’on veut, du latin sensatus ? Nous n’en savons rien. Nous le saurions peut-être, si quelque Vaugelas s’était récrié contre son introduction. Personne ne se récria ; le purisme du temps ne lui chercha aucune chicane ; et aujourd’hui on le prend pour un vieux mot, tandis qu’il n’est qu’un vieux néologisme.

*Verborum vetus interit ætas

Ainsi tombent de vétusté les mots qui florissaient autrefois.

 

Page 84 & 85

Suffisant. — Suffisant a ceci de pathologique qu’il a pris néologiquement un sens péjoratif que rien ne lui annonçait ; car ce qui suffit est toujours bon. Bien plus, ce sens péjoratif est en contradiction avec l’acception propre du mot ; car tout défaut est une insuffisance, comme défaut l’indique par lui-même. On voit que suffisant a été victime d’une rude entorse. Elle s’explique cependant, et, s’expliquant, se justifie jusqu’à un certain point. Il existe un intermédiaire aujourd’hui oublié ; dans le seizième siècle, notre mot s’appliqua aux personnes et s’employa pour capable de ; cela ne suscita point d’objection : un homme capable d’une chose est suffisant à cette chose. La construction de suffisant avec un nom de personne ne plut pas au dix-septième siècle ; du moins il ne s’en sert pas. En revanche et comme pour y marquer son déplaisir, il lui endossa un sens de dénigrement relatif à un défaut de caractère, le défaut qui fait que l’on se croit fort capable et qu’on le témoigne par son air ; si bien que le suffisant ne suffit qu’en apparence.

Note : Un air suffisant,

un homme suffisant, vaniteux, prétentieux, imbu de sa personne.

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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