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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 12:40

 Florilège

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

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Érasme 1467,1466 ou 1469 -1536

  

ou Érasme de Rotterdam (Desiderius Erasmus Roterodamus)

Philosophe, écrivain latin, humaniste et théologien de la Renaissance.

 

Érasme a bousculé les idées de son temps en luttant contre l'obscurantisme. Après avoir accumulé un savoir encyclopédique dans sa jeunesse (il a étudié la Bible et les auteurs anciens), il parcourt l'Europe. Il écrit, en latin, Les Adages, puis une oeuvre dédiée à son ami Thomas More (auteur de Utopia*), l'Éloge de la Folie qui deviendra le best-seller de son époque.

Extraits : Les Adages & l'Éloge de la Folie

Les Adages sont un recueil d'adages (des proverbes, des citations d'auteurs anciens) auxquels Érasme a ajouté un commentaire.

Quelques Adages recueillis sur Adages — Wikipédia

 Hâte-toi lentement (Festina lente)

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois 

Juste ce qu'il faut  

L'habit fait l'homme

Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent

C'est toujours la même chanson

Vivre au jour le jour

Avoir un pied dans la tombe

Les ravages du temps

Laisser la proie pour l'ombre

En son âme et conscience

L'habitude est une seconde nature

Décrocher la lune

Quand on parle du loup

Très peu pour moi

Voter avec les pieds

Aussitôt dit, aussitôt fait

Aide-toi le ciel t'aidera

Soigner le mal par le mal

Connais-toi toi-même

Être dans le même bateau

Vivre au jour le jour

Bon gré, mal gré

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir

Tondre un chauve

Les Adages sont des notes de lectures

qu'Érasme publie en 1500 à Paris.

4 151 adages sont publiés en 1536.

 

Ne pisse pas face au soleil

Je pense que c'est un conseil de modestie. Mais Pline lui attribue une case superstitieuse au livre 28, chapitre 6. Voici ce qu'il dit : L'urine fournit des indices sur la santé. Si elle est claire le matin, puis rouge, cela signifie dans le premier cas que la digestion est en cours, dans le second qu'elle est achevée. Rouges, elles sont mauvais signe, noires, très mauvais. Écumeuses et épaisses, c'est mauvais signe. Si elles contiennent des dépôts blancs, c'est signe qu'on va avoir des douleurs aux articulations et au ventre. Verte, elle indique des maux de ventre, blanche, de la bille, rouge, du sang.Si on y voit des grumeaux et des taches, c'est mauvais signe. Si elle est diluée et blanche, elle est viciée. Une odeur forte et épaisse est annonciatrice de mort, tout comme chez les enfants quand elle est faible et diluée. C'est pour cette raison que les Mages interdisent de se mettre nu face au soleil ou à la lune, ainsi que d'uriner sur l'ombre de quelqu'un. Hésiode conseille de le faire contre un mur de crainte d'offenser quelque dieu par sa nudité. Le passage que Pline cité et dont le précepte pythagoricien semble tiré, se trouve dans l'ouvrage intitulé Les Travaux et les Jours :

N'urine pas debout tourné vers le soleil,

Ni entre le coucher de l'astre et son lever,

Ni marchant en chemin, ni sur les bas-côtés,

Ni en te dénudant. Car les nuits sont aux dieux.

L'homme pieux satisfait ce besoin accroupi

Ou bien contre le mur d'une cour bien fermée.

À retrouver pages 7 & 8 sur >> ISSUU - Les Adages d'Érasme by marie ciric

Livre Les Adages, Érasme de Rotterdam – Les Belles Lettres

Page 4 :

De la grande utilité de connaître les adages

La connaissance des adages conduit en particulier à quatre choses, parmi une foule d'autres : à la philosophe, à la capacité de persuader, à la beauté et grâce du discours, à la compréhension des meilleurs auteurs […].

Aristote estime que les adages ne sont rien d'autre que les reliques d'une ancienne philosophie, disparues lors des plus terribles catastrophes de l'histoire humaine. On les a conservées en partie pour leur concision et leur brièveté, en partie pour leur enjouement et leur charme : c'est pourquoi nous les considérons d'un œil, non pas nonchalant ni endormi, mais particulièrement attentif et scrutateur. Ce sont en effet, dirait-on, comme les étincelles d'une vieille sagesse qui fut bien plus clairvoyante dans sa quête de la vérité que les philosophes qui ont suivi. [...]

Voir l'avant-propos « ce qu'est un adage » par Érasme page 2 > ISSUU

D'autres adages que vous trouverez dans le livre

Je tiens un loup par les oreilles

Jeter les sexagénaires du haut d'un pont

Mener par le bout du nez

Pour un malade, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir

etc.

S'il est une œuvre que j'aime lire, et relire, c'est bien l'Éloge de la folie. Elle fait partie de mes livres de chevet, de ces livres qui sont à la portée de ma main, de ceux que je ne range pas dans ma bibliothèque mais que je laisse traîner ici ou là, toujours prêts à être saisis, feuilletés, caressés même. Elle fait partie de ces livres dont j'admire les auteurs pour leur intelligence, pour leur savoir, pour leur courage et pour le cœur qu'ils ont mis à vouloir changer les hommes, en bien évidemment, afin de les rendre lucides et ouverts aux autres, des auteurs qui ont éclairé le monde et qui l'illumineront toujours.

Note de mamiehiou

L'Éloge de la Folie - 1509

L'oeuvre dénonce des superstitions et des pratiques religieuses du haut clergé et des grands, de tous ceux qui trahissent les idéaux chrétiens.

C'est la Folie qui parle, et à travers ses propos, c'est bien Érasme qu'on entend.

Début - Extrait

Quels que soient les propos que le monde tienne sur mon compte (car je n'ignore pas combien la Folie est mal famée, même auprès des plus fous), il n'est pas moins vrai que c'est moi, oui, moi seule, qui ai le secret d'égayer les dieux et les hommes. Ce qui le prouve hautement, c'est qu'aussitôt que j'ai paru au milieu de cette nombreuse assemblée pour prendre la parole, une joie extraordinaire a brillé sur toutes les figures. Soudain, vos fronts se sont déridés ; vous avez applaudi par des rires si aimables et si joyeux qu'assurément, tous tant que vous êtes, vous me paraissez ivres du nectar des dieux d'Homère, mélangé de népenthès, quand tout à l'heure, sombres et soucieux sur vos bancs, on vous eût pris pour des échappés de l'antre de Trophonius. De même que quand le soleil montre à la terre sa face éclatante et radieuse, ou que, après un rude hiver, le printemps reparaît, ramené par les zéphyrs, tout change aussitôt d'aspect, la nature rajeunie se pare de riantes couleurs ; de même, dès que vous m'avez aperçue, vos visages se sont transformés. Ainsi, tandis que d'habiles rhéteurs, par de longs discours soigneusement préparés, parviennent difficilement à dissiper l'ennui, moi je n'ai eu qu'à me montrer pour en venir à bout.
Quant au sujet qui m'amène aujourd'hui dans cet appareil inusité, vous allez le savoir, si vous daignez m'écouter, non pas avec les oreilles que vous prêtez aux sermons des prédicateurs, mais avec celles que vous avez coutume de dresser sur la foire devant les charlatans, les baladins et les bouffons, ou bien celles que notre cher Midas montra jadis à Pan. Il m'a pris fantaisie de philosopher un moment avec vous, non certes comme ces pédants qui, de nos jours, farcissent la tête des enfants de bagatelles assommantes et leur enseignent à disputer avec plus d'entêtement que des femmes, mais à l'exemple de ces anciens qui, pour échapper au nom décrié de sages, adoptèrent celui de sophistes. Ils s'appliquaient à célébrer par des éloges la gloire des dieux et des héros. Vous allez donc entendre un éloge, non d'Hercule ni de Solon, mais le mien propre, celui de la Folie.

Ce n'est pas pour rien qu'on a appelé Erasmus, du nom d'Érasme, le programme d'échange d'étudiants et d'enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes.

*ERASMUS, acronyme signifiant EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students (Programme d'Action Européen pour la Mobilité des Étudiants)

 Florilège

 

*Utopia de Thomas More < Utopia — Wikipédia 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:53

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FLORILÈGE – Textes d'auteurs

 

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 Un florilège de textes choisis par mamiehiou

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- 40 -

 

Victor Hugo 1802-1885

poète - dramaturge - romancier - homme politique

 Talleyrand 1754-1838

Homme d'état – Diplomate français

Dans Choses vues : Talleyrand

 19 mai 1838

Rue Saint-Florentin, il y a un palais et un égout.

Le palais, qui est d’une noble, riche et morne architecture, s’est appelé longtemps : Hôtel de l’infuntado ; aujourd’hui on lit sur le fronton de sa porte principale : Hôtel Talleyrand. Pendant les quarante années qu’il a habité cette rue, l’hôte dernier de ce palais n’a peut-être jamais laissé tomber son regard sur cet égout.

C’était un personnage étrange, redouté et considérable ; il s’appelait Charles-Maurice de Périgord ; il était noble comme Machiavel, prêtre comme Gondi, défroqué comme Fouché, spirituel comme Voltaire et boiteux comme le diable. On pourrait dire que tout en lui boitait comme lui ; la noblesse, qu’il avait faite servante de la république, la prêtrise, qu’il avait traînée au Champ de Mars, puis jetée au ruisseau, le mariage, qu’il avait rompu par vingt scandales et par une séparation volontaire, l’esprit, qu’il déshonorait par la bassesse. Cet homme avait pourtant sa grandeur.

Les splendeurs des deux régimes se confondaient en lui ; il était prince du vieux royaume de France, et prince de l’empire français.

Pendant trente ans, du fond de son palais, du fond de sa pensée, il avait à peu près mené l’Europe. Il s’était laissé tutoyer par la révolution, et lui avait souri, ironiquement, il est vrai ; mais elle ne s’en était pas aperçue. Il avait approché, connu, observé, pénétré, remué, retourné, approfondi, raillé, fécondé tous les hommes de son temps, toutes les idées de son siècle, et il y avait eu dans sa vie des minutes où, tenant en sa main les quatre ou cinq fils formidables qui faisaient mouvoir l’univers civilisé, il avait pour pantin Napoléon Ier, empereur des français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin, médiateur de la confédération suisse. Voilà à quoi jouait cet homme.

Après la révolution de Juillet, la vieille race, dont il était grand chambellan, étant tombée, il s’était retrouvé debout sur un pied et avait dit au peuple de 1830, assis, bras nus, sur un tas de pavés : Fais-moi ton ambassadeur.

Il avait reçu la dernière confession de Mirabeau et la première confidence de Thiers. Il disait lui-même qu’il était un grand poëte et qu’il avait fait une trilogie en trois dynasties : acte Ier, l’empire de Buonaparte ; acte II, la maison de Bourbon ; acte III, la maison d’Orléans.

Il avait fait tout cela dans son palais, et, dans ce palais, comme une araignée dans sa toile, il avait successivement attiré et pris héros, penseurs, grands hommes, conquérants, rois, princes, empereurs, Bonaparte, Sieyès, Mme de Staël, Chateaubriand, Benjamin Constant, Alexandre de Russie, Guillaume de Prusse, François d’Autriche, Louis XVIII, Louis-Philippe, toutes les mouches dorées et rayonnantes qui bourdonnent dans l’histoire de ces quarante dernières années. Tout cet étincelant essaim, fasciné par l’œil profond de cet homme, avait successivement passé sous cette porte sombre qui porte écrit sur son architrave : Hôtel Talleyrand.

Eh bien, avant-hier 17 mars 1838, cet homme est mort. Des médecins sont venus, et ont embaumé le cadavre. Pour cela, à la manière des Égyptiens, ils ont retiré les entrailles du ventre et le cerveau du crâne. La chose faite, après avoir transformé le prince de Talleyrand en momie et cloué cette momie dans une bière tapissée de satin blanc, ils se sont retirés, laissant sur une table la cervelle, cette cervelle qui avait pensé tant de choses, inspiré tant d’hommes, construit tant d’édifices, conduit deux révolutions, trompé vingt rois, contenu le monde.

Les médecins partis, un valet est entré, il a vu ce qu’ils avaient laissé : Tiens ! ils ont oublié cela. Qu’en faire ? Il s’est souvenu qu’il y avait un égout dans la rue, il y est allé, et a jeté ce cerveau dans cet égout.

 

Merci, Alexandre Jardin, de nous avoir donné à lire ce texte de Victor Hugo à partir d'un de vos tweets (le 7 février 2015)

A lire aussi dans ce blog le texte poignant :

VICTOR HUGO - La mort d'Honoré de Balzac - Choses vues

 

A retrouver sur Wikisource : Victor Hugo Choses vues – Talleyrand

http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Hugo_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes,_Impr._nat.,_Choses_vues,_tome_I.djvu/47

 

 

D'autres textes d'auteurs dans FLORILÈGE

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:01

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Textes d'auteurs à retrouver dans la catégorie > Florilège - La pensée des autres

 

SUITE > Les magazines LIRE de 2015 

 Introduction > Les magazines LIRE - Le rêve d'un classement  

& quelques autres magazines dans l'article :

> Les magazines LIRE à bâtons rompus

 

Le choix des articles que vous trouverez dans les « mini-sommaires » que je donne pour chaque numéro de Lire est évidemment partiel et partial.

Ce travail de récapitulation est en chantier. Je l'enrichirai au fil du temps.

Pour retrouver un auteur, une oeuvre, une date, un mot, etc., faites Ctrl f

 

Tweet de  Julien Bisson (Chef de service au magazine LIRE / Associate editor at LIRE magazine 

@julienbisson 14 déc. 2014

@mamiehiou Beau travail ! Félicitations ! A conserver pour tous les amoureux de littérature...

 

2005

N°331 décembre 2004 - janvier 2005

Editorial de François Busnel  - Chronique des jours heureux

François Busnel rend hommage au critique littéraire Jean-Jacques Brochier qui vient de disparaître.

Extrait

"Vous ne lirez donc plus la chronique de Jean-Jacques Brochier "Sous le signe du Capricorne". Un cancer l'a rattrapé, le capricorne. [...] Avec Jean-Jacques Brochier, un maître s'en va. Une époque disparaît ; celle des jours heureux [...] Il faut se lancer à corps perdu "à la rencontre des disparus". Salut mon vieux camarade, salut."

Extraits :

Le soleil des Scorta par Laurent Gaudé - Un secret par Philippe Grimbert

Une vie française par Jean-Paul Dubois - Suite française par Irène Némirovski

L'entretien : Jean-Pierre Vernant

Michael Chabon est mis sur le gril avec

le questionnaire de Proust selon le magazine LIRE

Le bonheur parfait selon vous ? Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ? La dernière fois que vous avez explosé de rire ? La dernière fois que vous avez pleuré ? Quel est votre principal trait de caractère ? Votre principal défaut ? A quelle figure historique vous identifiez-vous le mieux? Quels sont vos héros aujourd'hui ? Votre héros de fiction ? Votre voyage préféré ? Quelle est la qualité que vous préférez chez un homme ? Et chez une femme ? Vos écrivains préférés ? Vos compositeurs préférés ? La chanson que vous siffflez sous la douche ? Votre livre-culte ?  Vos peintres préférés ? Votre couleur préférée ? Votre boisson préférée ? Que considérez-vous comme votre plus grande réussite ? Votre plus vif regret ? Ce que vous détestez le plus ? Votre plus grande déception ? Votre devise ? Comment aimeriez-vous mourir ? Quelle serait votre  épitaphe ? Si vous rencontriez Dieu, qu'aimeriez-vous qu'il vous dise ?

Le vrai questionnaire de Proust  >Le Questionnaire de Proust (1886)

 

Les écrivains du bac George Orwell

L'oppression coloniale, le fascisme ou le communisme... George Orwell ne cessa de dénoncer dans son oeuvre l'injustice et la dictature. La Ferme des animaux et 1984, ses deux ouvrages phares, font de cet écrivain du XXe siècle non seulement un grand dénonciateur du totalitarisme mais, plus encore, un visionnaire. Jean Montenot

 

n°332 février 2005

Enquête Qui était vraiment Jules Verne ?

Sait-on vraiment qui est Jules Verne? Né le 8 février 1828, mort il y a cent ans, le 24 mars 1905, il est à vingt mille lieues des clichés réducteurs qui l'enferment dans un genre. Enquête sur un enchanteur génial à l'incroyable postérité.

Un de ses meilleurs biographes, Jean-Paul Dekiss, retrace le destin de cet écrivain prolifique, grand voyageur, amateur de théâtre, homme de son monde, et dont l'imagination de génie le rapproche de ses personnages.

Mais qu'est devenue Lee ?

Elle s'appelle Harper Lee. Elle est l'auteur d'un unique roman, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. [...] Lorsqu'on demande aux Américains quels ouvrages ont transformé leur vie, l'ouvrage de Harper Lee arrive en deuxième position après la Bible et un sondage récent a désigné Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur comme l'un des trois plus grands romans du siècle. (Michel Grisolia)

Faut-il avoir peur de BHL ? Extrait : BHL une biographie par Philippe Cohen

Autres extraits : Pour l'amour des livres par Jean-Jacques Brochier, Après l'équinoxe par Philippe le Guillou, J'y suis presque par Nuala O'Faolain

L'entretien J.G Ballard, profession : visionnaire (Auteur de Millenium people)

"Nous vivons dans une culture du divertissement : plus rien n'est vrai, plus rien n'est faux."

"Nous allons vers des temps de plus en plus dangereux, dominés par l'instabilité psychologique de nos dirigeants et de nos minorités, par le consumérisme à tous crins, la culture du divertissement. la politique et la religion sont discréditées en Occident ; il ne nous reste que la consommation. Là gît le danger. Car la consommation entraîne, tôt ou tard, l'insatisfaction. Et de l'insatisfaction naît l'ennui. Or de l'ennui peut naître la révolte [...] F. B

Les écrivains du bac Marcel Proust

 

n°333 mars 2005

L'éditorial de François Busnel

"Il n'y a qu'une seule façon de comprendre l'époque dans laquelle le destin, farceur, nous a précipités : lire. Lire les livres. Tous les livres. Jusqu'à l'ivresse.[...]

Comment se faire éditer ?

Enquête Ce que gagnent les écrivains

Spécial Russie

Entretien Zinoviev

Extrait Ludmila Oulitskaia

Inédit Colum McCann Le piéton de Saint-Petersbourg

Après Da Vinci Code : les extraits du nouveau Dan Brown.

Révélations sur l'affaire Houellebecq

Extraits Dan Brown – Christian Oster – Simon Winchester

Les écrivains du bac Dostoievski

 

n°334 avril 2005

Dossier Sartre Aron Destins croisés des enfants du siècle

"Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron" [adage]

"Si le Juif n'existait pas, l'antisémite l'inventerait. C'est bien en pensant à son petit camarade que Sartre écrivit cette phrase, restée fameuse, dans ses "Réflexions sur la question juive" : à l'image d'un juif déjudaïsé (comme Aron) qui demeure juif pour autrui", ce qui constitue la singularté juive n'est pas une essence, mais d'abord la décision de la collectivité de considérer les juifs comme différents. Autrement dit, le judaïsme selon Sartre n'a pas d'autre origine que la haine des antisémites elle-même. [...]" Raphaël Enthoven

Entretien Imre Kertész – Prix Nobel de littérature

Extraits - Jean-Paul Sartre Petite anthologie – Simonetta Agnelo Hornby La tante Marguerite – Aerturo Pérez-Reverte Le Hussard – Marcel Rufo Détache-moi

Enquête Papa, maman, la psy et moi...

Les écrivains du bac Jean-Paul Sartre

 

n°335 mai 2005

Du monde entier 50 écrivains pour demain

Le meilleur de la littérature du XXIe siècle

COLUM McCANN . MICHAEL COLLINS . ROBERT McLIAM WILSON . KETH RIDGWAY . HUGO HAMILTON . ALISON LOUISE KENNEDY . PANOS KARNEZIS . ZADIE SMITH . ADAM THIRLWELL . SARAH HALL . ZSUZSA BANK . SHERKO FATAH . PETER STAMM . JUAN MANUEL DE PRADA . CARLOS RUIZ ZAFON . ALEKSANDAR HEMON . MARICA BODROZIC . ANDREÏ KOURKOV . ANDREÏ GUELASSIMOV . VIKTOR PELEVINE . ALONA KIMHI . ATIQ RAHIMI . ASLI ERDOGAN . CHANG-RAE LEE . RICK MOODY . JONATHAN SAFRAN FOER . JEFFREY EUGENIDES . SHERMAN ALEXIE . COLSON WHITEHEAD . BRAD WATSON . MICHEL FABER . GUILLERMO ARRIAGA . IGNACIO PADILLA . EDWIDGE DANTICAT . ROHINTON MISTRY . PATRICIA MELO . HARI KUNZRU . AKHIL SHARMA . ROMESH GUNESEKERA . ABDOURAHMAN A. WABER . ALAIN MABANCKOU . MA JIAN  . IBRAHIM AL-KONI  .  DAMON GALGUT . ELLIOT PERLMAN . TIM WINTON . NIKKI GEMMELL . HITONARI TSUJI . HWANG SOK-YONG .

Extraits : Michel Faber La rose pourpre et le lys - Brad Watson Le paradis perdu de Mercury - Gabriel Garcia Marquez Mémoire de mes putains tristes - Milan Kundera Le Rideau

Reportage Oxford Mississipi - A l'ombre de Faulkner

Orsenna Portrait du Gulf Stream

Moby Dick en français homérique

Entretien Jacques Le Goff  :

"Une partie de l'histoire est devant nous;"
"Il faut redire à quel point la littérature est importante pour la compréhension de l'histoire, elle permet d'avoir une vue synthétique."

Les écrivains du bac Stendhal

n°336 juin 2005

Les livres de votre été

L'univers d'un écrivain Boris Vian

Enquête Les nouvelles voix du polar

Entretien Harlan Coben avec François Busnel 

Busnel : "C'est le nouveau maître de vos nuits blanches"

"Un suspense à couper le souffle. A partir de situations quotidiennes, Coben parvient à créer la plus extraordinaire des intrigues."

Spécial BD

L'odyssée de Terre Humaine

T. Savin :

Aujourd'hui, Terre Humaine  compte 83 ouvrages vendus à près de onze millions d'exemplaires,"une institution éditoriale", "un monument dans la pensée française", "une encyclopédie de la condition humaine".

Le dernier des structuralistes par J. Montenot :

"En avril 1981, Lire avait demandé aux écrivains, journalistes, étudiants d'alors de désigner l'intellectuel vivant  le plus influent sur l'évolution des idées dans le domaine des lettres, des arts, des sciences. Lauréat de la consultation : Claude Levy-Strauss, l'auteur de "Tristes Tropiques"(1955), bien avant Aron, Foucault ou Lacan."

Claude Levy-Strauss : "Tristes Tropiques est un accident que j'ai expédié en quatre mois."
 

Extraits Ch. Blain, Boucq et Jodorovsky, Erik Orsenna, Gonzague Saint Bris, Pierre Boulle

Les écrivains du bac Wittgenstein

n°337 juillet & août 2005

La NOUVELLE mode d'emploi

Qu'est-ce qu'une bonne nouvelle ?

Quels sont les secrets des grands nouvellistes ? Etc.

Extraits Pataut - Haslett - Tillman

L'univers d'un écrivain Michel Déon - Esthète naturaliste

Pierre Bérès Cet homme est le plus grand libraire du monde

Marc Lévy Pourquoi ses livres emballent les foules

Dossier Astronomie  - Les secrets de l'Univers - Jean-Pierre Luminet

"Edgar Allan Poe a publié en 1848 une nouvelle de 80 pages "Euréka" dans laquelle il développe un ensemble de considérations mystico-cosmologiques. Il y a là beaucoup de choses désuètes, mais il eut une intuition fondamentale, donnant pour la première fois l'explication correcte du paradoxe de la lune noire. Or il a fallu attendre le début du XXe siècle pour que ce paradoxe soit redécouvert par ... Paul Valéry, puis par des scientifiques."

Le paradoxe de la lune noire > http://www.astropolis.fr/espace-culture/foire-aux-questions/Pourquoi-la-nuit-est-elle-noire.html#paradoxe

Les écrivains du bac Epicure

 

n°338 septembre 2005

Le mystère Houellebecq

Tout sur son nouveau roman - La possibilité d'une île

L'éditorial François Busnel : La possibilité du nul - Nous avons lu "La possibilité d'une île". Verdict : Bof pas terrible. Pas complètement nul, non. Houellebecq est un écrivain et il sait vous fabriquer un roman au-dessus de la moyenne. mais laborieux et sans surprise. Pour ma part, j'ajouterai : sinistre et déprimant. Houellebecq me donne le sentiment de bégayer.

Comment il a conquis le monde

Les réactions de Michel Onfray et de Philippe Muray

Michel Onfray : "[...]Houelbecq jouit minutieusement des passions tristes.

Que sont ces passions tristes ? La haine, moteur essentiel du romancier ; haine de soi d'abord et bien vite, haine de tout le reste : haine des autres, des femmes du monde, du plaisir de la joie, de la vie, de l'existence, haine du corps. [...] "

Amélie Nothomb crée la vraie polémique de la rentrée

Entretien Yasmina Reza

Portrait la face cachée de Maurice G. Dantec

Extraits Weyergans, nothomb Kaddou, Ozic

Les écrivains du bac Balzac

n°339 octobre 2005

Harry Potter 

Les raisons de son succès

Pourquoi il fait du bien à la littérature -"Harry Potter donne envie de lire !"

Entretien Boris Cyrulnik : "Pour l'orphelin la mort est réelle très tôt."

Extraits Douglas Kennedy, Russel Banks, Salman Rushdie

Les nouveaux maîtres du rire : SAGALOVITSCH - KEMP - PAASILINNA - GUNZIG - PAGE - JIMENES - PARIS - LELU - MEYER - GREENLAND - ALLEN

Entretien Tom Sharpe "Il faudrait inventer le rire impérissable"

Psy - A-t-on (encore) besoin de Dolto ?

Les écrivains du bac Schopenhauer

 

n°340 novembre 2005

Numéro anniversaire Trente ans déjà

Lire en 300 couvertures

Et dans 30 ans ? J.J. Servan- Schreiber

Entretien Bernard Pivot raconte

Bret Easton Ellis Attention chef-d'oeuvre ! Luna Park

Spécial Roumanie - Une littérature qui s'éveille

L'univers d'un écrivain François Nourissier

Eloge du pragmatisme - La volonté de croire par William James

 

n°341 décembre 2005 & janvier 2006

Une nouvelle inédite de Romain Gary, Géographie humaine

Reportage : A la nouvelle Louisiane Eddy Harris

Extraits : Michel Quint L'espoir d'aimer en chemin

Alona Kimhi Lily la tigresse

Entretien Paul Veyne Le retour de l'Antiquité

Spéciale BD - Comment la littérature inspire la BD

Les écrivains du bac Maupassant

 

Les 20 meilleurs livres de l'année 2005

1. Lunar Park, Bret Easton Ellis (Robert Laffont)

2. Waltenberg, Hédi Kaddour (Gallimard)

3. Louis XVI, Jean-Christian Petitfils (Perrin)

4. Chroniques. Volume I, Bob Dylan (Fayard)

5. L'Intérieur de la nuit, Léonora Miano (Plon)

6. Le Rideau, Milan Kundera (Gallimard)

7. Un pedigree, Patrick Modiano (Gallimard)

8. Ambiguïtés, Elliot Perlman (Robert Laffont)

9. Dans la luge d'Arthur Schopenhauer, Yasmina Reza (Albin Michel)

10. Un monde vacillant, Cynthia Ozick (L'Olivier)

11. Mister Bones, Seth Greenland (Liana Levi)

12. Mémoires de la mer, Collectif (L'iconoclaste)

13. Paris-Doisneau, Robert Doisneau (Flammarion)

14. L'Âme du chasseur, Deon Meyer (Seuil)

15. Le Royaume de leurs rêves, Neal Gabler (Calmann-Levy)

16. Troisième nuit de Walpurgis, Karl Kraus (Agone)

17. La Douceur des hommes, Simonetta Greggio (Stock)

18. Notes pour une histoire de guerre, Gipi (Actes Sud) (BD)

19. Vous n'êtes pas seul ici, Adam Haslett (L'Olivier)

20. Le Roman des Jardin, Alexandre Jardin (Grasset)

 

2006

n°342 février 2006 (voir janvier ci-dessus)

la France va-t-elle si mal ? Huit livres choc

Michel Onfray – Enquête

Entretien : "Apprendre à mener une vie philosophique."

Extraits J.M.G. le Clézio – Ourania son dernier roman

Frans de Waal Le singe en nous

Un reportage de Jim Harrison – La bouffe, la forme et la mort.

Et Patrick Grainville, Michael Crichton, Haruki Murakami, Marc Bloch

Les écrivains du Bac : Platon

 

n°343 mars 2006

Stephen King – L'écrivain qui fait frémir le monde - Comment un jeune prof de lettres est devenu le grand maître de l'angoisse

Spéciale Francophonie – Place de la langue française dans l'enseignement et dans l'édition à travers le monde

BHL Comment le Frenchy a bluffé les Yankees

Extrait : American Vertigo de BHL

Extrait : Villa Amalia dePascal Quignard

Extrait : J'étais derrière toi de Nicolas Fargues

Extrait : Quel temps fait-il en Afrique ? de Martha Gellhorn

Et kasuo Ishiguro, J. M. Coetzee, Nancy Midford, Jim Harrisson, Julian Barnes...

L'Allemagne nazi (trois ouvrages détonants)

Qui écrit l'histoire ?

Entretien : Jean-Claude Brisville

Les écrivains du bac Marc Aurèle

 

N°344 avril 2006

Spécial Polars – La bibliothèque idéale

"Comment j'écris..." par Donald Westlake

Entretien & extrait : Tom Wolfe

Extrait : La défense Lincoln de Michael Connelly

Malraux carnets du Front populaire

Les écrivains du bac : Beckett a cent ans

 

N°345 mai 2006

Les femmes et le roman

Jane Austen

Entretien : Elisabeth Badinter

Extraits : Dans les bois éternels de Fred Vargas, People or not people de L. Weisberger, Lipstick jungle de Candace Bushnell, Les règles de la fiction E. Wharton.

Les écrivains du bac : Virginia Woolf

 

N°346 juin 2006

Partir ! Cent livres pour voyager

A la rencontre de l'Inde et de ses écrivains

Extraits : Le complot contre l'Amérique de Philip Roth, La traversée du labyrinthe de Hugo Pratt, Le minuscule Mousquetaire t3 de Joann Sfar.

L'entretien : Philippe Labro

Les écrivains du bac : le Mahâbhârata

No347 juillet - août 2006

Le guide des livres de votre été

Extraits : L'histoire de l'art pour les nuls par Breton, Cachau, Williate, henri ou Henry le roman de mon père de Didier Decoin, Les Anti-lumières du XVIIIe siècle à la guerre froide de Zeev Sternhell...

Qui a (encore ) peur d'Angelot Rinaldi ?

Camus, Dan Chaon (le Livre de Jonas), Elizabeth Kostova (L'historienne et Drakula)

Le plaisir de philosopher Jeremy Bentham(Déontologie ou science de la morale)

Les écrivains du bac : Corneille

 

No348 sept 2006

Amélie Nothomb, enquête

Entretien Michel Schneider Qui a tué Marylin ?

Extraits : Inédits A reculons comme une écrivisse de Umberto Eco – Le portatif de Philippe Muray

Les bienveillantes de Jonathan Littell, Contours du jour qui vient Léonora Miano

Le point d'orgue d'une vie : Le Grand Large du soir, Journal de Julien Green

Révélations sur la Guerre d'Espagne : Elie Faure (Méditations catastrophiques) - Michel Lefèbvre (Kessel, Moral, deux reporters dans la guerre d'Espagne)

Les écrivains du Bac : Baudelaire

 

No349 octobre 2006

La vraie vie amoureuse des écrivains

Sartre et Beauvoir – Le secret de Marguerite Duras

Spécial Amérique Entretien avec John Irving

Extraits : Tête-à-tête de Hazel Rowley – Adultères de Aldo Naouri – Extrêment fort et incroyablement près de P. T. Nicolas Hurtaut

Les écrivains du bac : Levinas

 

No350 novembre 2006

Freud - Ce que Freud a vraiment dit – Une journée dans la vie de Sigmund Freud

L'univers d'un écrivain : Bernard Werber

Extraits : Lettres à Wilhelm Fliess de Freud – Une femme à Berlin, anonyme – Imperium de Robert Harris – Tours et détours de la vilaine fille de Mario vargas Llosa

Entretien : Alain Fleischer "La dictée redonne à l'écriture toute sa dimension musicale"

La langue à la lettre par Jean-Pierre Dufreigne (Collection Le goût des mots)

Spécial Nouvelle-Zélande : Lire et écrire ua pays des Kiwis par tristan Savin :

Le naturalisme fantastique, Elizabeth Knox (La veine du vigneron) - Revanche posthume, R. H. Morriesson (L'épouvantail) – Katherine Mansfield, l'éternelle vagabonde...

 

No351 décembre 2006 et janvier 2007 

Les 20 meilleurs livres de l'année 2006

1. Roman : Les Bienveillantes, Jonathan Littell (Gallimard)

2. Roman : Le temps où nous chantions, Richard Powers

3. Roman : Les Sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra

4. Roman : Ravel, Jean Echenoz

5. Essai : La Construction de soi, Alexandre Jollien (Seuil)

6. Roman : L'Immeuble Yacoubian, Alaa al-Aswany (Actes Sud)

7. Roman : Le Retour du hooligan : une vie, Norman Manea (Seuil)

8. Biographie : Dominique Aury, Angie David (Leo Scheer)

9. Roman : Ouest, François Vallejo (Viviane Hamy)

10. Essai : Le Soufre et le Moisi. La droite littéraire après 1945, François Dufay (Perrin)

11. ex aequo. Roman : L'Histoire de l'amour, Nicole Krauss (Gallimard)

11. ex aequo. Roman : Karoo Boy, Troy Blacklaws (Flammarion)

13. Biographie : Tête-à-tête. Beauvoir et Sartre: un pacte d'amour, Hazel Rowley (Grasset)

14. Roman : Une pièce montée, Blandine Le Callet

15. Nouvelles : Un sentiment d'abandon, Christopher Coake (Albin Michel)

16. Roman : Rhésus, Héléna Marienské (P.O.L)

17. Livre jeunesse : 365 pingouins, Jean-Luc Fromental (Naïve)

18. Livre d'art : L'Ennui des deux Vénitiennes, Edouard Dor (Sens et Tonka)

19. Essai : American parano, Jean-Philippe Immarigeon (Bourin)

20. Biographie : Kerguelen. Le voyageur du pays de l'ombre, Isabelle Autissier (Grasset)

2007

No352 février 2007 (voir janvier ci-dessus)

Molière, Corneille, Paul Auster

 

No353 mars 2007

353 autobiographie, mémoires, souvenirs

Françoise Chandernagor

Extraits Irène Némirovski, Jean-Christophe Grangé

 

No354 avril 2007

Spécial polar

Fred Vargas

Les meilleurs romans 2007

Extrait John Grisham

Comment j'écris par Henning Mankel

 

No355 mai 2007

Corto Maltese

Entretien Douglas Kennedy

Extrait James Harrison

 

No356 juin 2007

Beigbeder

ce que font les écrivains pour sauver la planète

Nouvelles inédites de Rick Moody, Marie Darrieussecq, Tick Bas

 

No357 juillet août 2007

Livres de votre été

La rentrée littéraire en 15 extraits Nothomb, Darrieussecq, Fottotino, O &P Poivre d'Arvor, Dantzig, Adam, Taillandier, PH. Claudel, M. G. Dantc, Chevillard, Hatzfeld, Desaï, McCann, Ondaatje, Vollmann

No358 sept 2007

Extrait John Le Carré

Entretien Mandelson

le guide littéraire

 

No359 oct  2007

Nobel, Goncourt, Pulitzer

Les petits secrets des prix littéraires

Daniel Pennac réforme l'école

Modiano par Douglas Kennedy

 

No360 nov 2007

Michel Onfray, son abécédaire, extraits

Entretien : Schmidt

Extraits Roth, Goscinny

Harry Potter

 

No361 déc 2007 & janvier 2008

Umberto Eco Une histoire de la laideur

Extraits, Besson, McCarthy, Moix, Mankel

 

Les 20 meilleurs livres de l'année 2007

1. Meilleur livre de l'année : Les Disparus, Daniel Mendelsohn (Flammarion)

2. Roman français : Dans le café de la jeunesse perdue, Patrick Modiano (Gallimard)

3. Roman étranger : Un homme, Philip Roth (Gallimard)

4. Révélation roman étranger : La Vie secrète de E. Robert Pendleton, Michael Collins (Christian Bourgois)

5. ex aequo. Révélation roman français : Cercle, Yannick Haenel (Gallimard)

5. ex aequo. Révélation roman français : No et moi, Delphine de Vigan (JC Lattès)

6. Autobiographie : Istanbul, Orhan Pamuk (Gallimard)

7. Premier roman étranger : Les Belles Choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu (Albin Michel)

8. Sciences : Les Neurones de la lecture, Stanislas Dehaene (Odile Jacob)

9. Littérature "verte" : Les Bisons du Cœur-Brisé, Dan O'Brien (Au diable vauvert)

10. Biographie : Mazarin, le maître du jeu, Simone Bertière (Editions de Fallois)

11. Voyage : Nullarbor, David Fauquemberg (Hoëbeke)

12. Nouvelles : Nouvelles histoires du Wyoming, Annie Proulx (Grasset)

13. Histoire : Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Paul Veyne (Albin Michel)

14. Littérature érotique : Journal d'une femme adultère, Curt Leviant (Anatolia)

15. Cuisine : Chaud brûlant, Bill Buford (Christian Bourgois)

16. Polar : Mister Boxe, Eddie Muller (Fayard Noir)

17. Essai : La Société de défiance, Yann Algan et Pierre Cahuc (Rue d'Ulm)

18. Art : L'Atelier infini, 30 000 ans de peinture, Jean-Christophe Bailly (Hazan)

19. Jeunesse : Le Tour du monde de Mouk à vélo et en gommettes !, Marc Boutavant (Albin Michel Jeunesse)

20. Chroniques : Odeur du temps, Jean d'Ormesson (Héloïse d'Ormesson)

2008

No362 fév (voir janvier ci-dessus)

La vérité sur Sagan

Le Totem du Loup (Extraits reportages à Pékin)

Simone de Beauvoir sans complaisance 1908-2008

 

 No363 mars 2008

La littérature juive : Burg - - 30 auteurs incontournables - Torah, Talmud, Kabbale

Extraits : Updike, Banks + Orsenna

 

No364 avril 2008

Gavalda

Extraits : Jardin raconte les femmes de sa vie, Maupin (Chroniques de San Francisco)

Don Delillo (clefs de son oeuvre)

 

No365 mai 2008

La philosophie et le sexe – Platon, Kant, Nietsche, Freud, Sartre

Interview de la mère de Houellebecq

 

No366 juin 2008

Spécial Polar – Des classiques à Millénium

Les secrets des grands maîtres – Saint-Exupéry, la fin du mystère

Tout sur 007 – Le nouvau James Bond pzar Faulks

 

No367 Les livres de votre été juillet-août 2008

Nothomb, Dubois, Khadra, Ferney, Sithers,Ségur, Gaudé, Angot,Jauffret, Vallejo, Appery, Ford, Johnson, Mcewan

Une nouvelle de Jim Harrison

No368 La rentrée littéraire sept 2008

Extraits : David Lodge

Entretien : Millet – A la découverte de Verlaine

 

No369 Spécial Etats-Unis oct 2008

Spécial Amérique – Entretien : Richard Ford

Portraits Pynchon, Johnson, Russo

Extraits: JMJ Le Clézio, Ruschdie - Tolkien, Echenoz

 

No370 Le Clézio Prix Nobel nov 2008

Le Clézio, Prix Nobel de Littérature, sa vie, ses oeuvres, ses entretiens historiques

John Le Carré, reportage en Cornouailles, extraits

Les belles étrangères

 

No371 Spécial beaux livres déc 2008 & janvier 2009

Extraits : Seul dans le noir de Paul Auster- La vie d'un inconnu d'Andrï Makine  En bas les nuages de Marc Dugain - Sgt Kirk de Hugo Pratt - Archives de l'intime, collectif (F. Dolto)

Dolto intime

Les 20 meilleurs livres de l'année 2008,

1. Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra

2. La Route, Cormac Mc Carthy

3. Les Déferlantes, Claudie Gallay

4. La Montagne volante, Christoph Ransmayr

5. Les Années, Annie Ernaux

6. Zone, Mathias Enard

7. La Vie en sourdine, David Lodge

8. Beautiful people, Saint Laurent, Lagerfeld, Splendeurs et misères de la mode, Alicia Drake

9. Le Soldat et le Gramophone, Sasa Stanisic

10. La Meilleure Part des hommes, Tristan Garcia

11. Comment le peuple juif fut inventé, Shlomo Sand

12. Journal 1966-1974, Jean-Patrick Manchette

13. Brandebourg, Henry Porter

14. Over, visions aériennes de l'American way of life: une absurdité écologique, Alex MacLean

15. Contes carnivores, Bernard Quiriny

16. Fugitives, Alice Munro

17. La Famille qui ne dormait pas, Daniel T. max

18. Le Petit Prince, Joann Sfar

19. Mireille Havet. L'enfant terrible, Emmanuelle Retaillaud-Bajac

20. Les Chroniques de Pont-aux-rats (tome 1: Au bonheur des monstres), Alan Snow

2009

No372 févr (voir janvier ci-dessus)

Nietzsche, philosophe de la vie

Entretien Mabanckopu

Extraits Julian Barnes

 

No373 mars 2009

Comment se faire éditer ?

Spécial Mexique : De Fuentes à la nouvelle génération

Extraits: Harrison, Gordimer, Coben

 

No374 avril 2009

Boris Vian : même pas mort !

Extrait : Morrison Murakami, Littell, Powers...

 

No375 mai 2009

Spécial Italie – le meilleur de la littérature italienne

Extraits :Kennedy, Grimbert,Giraudeau, Teulé

 

No376 juin 2009

Spécial Polar - les dix meilleurs de l'année – Polars nordiques

Extrait & entretien : Beevor

Les secrets de la Résistance Cordier, secrétaire de Jean Moulin

 

No377 Juillet-août 2009

René de Obaldia, rentrée littéraire.

No378 No37sept 2009

Extrait Justine Lévy – Entretien Finkelkraut, Eloge de la littérature.

 

No379 oct 2009

Jean d'Ormesson L'idole des jeunes

Roth,Conroy, Mccann, Price

Extraits : Mankel, McInerney

 

No380  nov 2009

Socrate : enquête sur l'inventeur de la philosophie.

Sophistes d'aujourd'hui

Belles étrangères, 12 écrivains américains

Extraits Les Mémoires de Ballard – L'idylle Arendt-Heidegger...

 

No381 décembre 2009 & janvier 2010

Extraits James Ellroy...

Entretien: Luchini "les livres de ma vie"

 

Les 20 meilleurs livres de l'année 2009

1. Meilleur livre de l'année : Et que le vaste monde poursuive sa course folle, Colum McCann

2. Récit français : D'autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère

3. Roman étranger : Exit le fantôme, Philip Roth

4. ex aequo. Autobiographie : Le lièvre de Patagonie, Claude Lanzmann

4. ex aequo. Autobiographie : Alias Caracalla, Daniel Cordier

6. Roman français : L'énigme du retour, Dany Laferrière

7. Polar : Un pays à l'aube, Dennis Lehane

8. Découverte étranger : Chez nous, Marilynne Robinson

9. Révélation française : Démon, Thierry Hesse

10. Premier roman étranger : La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano

11. Histoire : Le siècle juif, Yuri Slezkine

12. Biographie : Une vie, Gabriel García Márquez

13. Roman Gonzo : Comme la grenouille sur son nénuphar, Tom Robbins

14. Essai critique : Un coeur intelligent, Alain Finkielkraut

15. Philosophie : Le secret de Socrate pour changer la vie, François Roustang

16. Cuisine : Delizia! Une histoire culinaire de l'Italie, John Dickie

17. Nouvelles : Le temps vieillit vite, Antonio Tabucchi

18. Classique revisité : Novembre 1918. Une révolution allemande, Alfred Döblin

19. Bande dessinée : Rébétiko, David Prudhomme

20. Jeunesse : Le temps des miracles, Anne-Laure Bondoux

2010

janv 2010 (voir déc 2009)

Achat Magazine LIRE n°382 en numérique – MadeinPresse.fr février 2010

Tout sur Camus : le romancier, le philosophe, le dramaturge, le séducteur Et ...

Le texte intgral du Discours de Stockholm (Prix Nobel 1957)

 

magazine Lire n° 383 Freud : pionnier ou ... - mars 2010

Freud : pionnier ou imposteur ? Portrait à charge d'Onfray

Extrait : Modiano, Boyd, Grass

 

magazine Lire n° 384 avril 2010

Ce que gagnent les écrivains. Agents littéraires, transferts juteux

Entretien : Djian – Règlement de comptes à St-Germain des prés

 

magazine Lire n° 385 mai 2010

La vraie vie de San Antonio - F. Dard, 10 ans après

Extraits : Chevalier, R. Camus, Huston, Kennedy, Diamond

Entretien : Semprun (shoah)

 

magazine Lire n° 386 Spécial polar – Relay.com juin 2010

Selection 2010 Manchette, Tardy

Extrait Hauder, Updike, Fournier

 

magazine Lire n° 387 Les livres de votre été juillet août 2010

Extraits rentrée littéraire ! Nothomb, Harrisson, Gallay, Adam,Le Callet, Quiniry, Mabanckou, Condé, Gaudé, Gugain, Coetzee, Delillo, Forest, Pynchon, Russo...

Les livres numériques

Tout sur Pagnol

magazine Lire n° 388 La rentrée littéraire 2010 ...sept 2010

Amélie Nothomb fend (enfin) l'armure

 

magazine Lire n° 389 Spécial Etats-Unis oct 2010

10 ans de littérature américaine -les auteurs culte, les nouveaux talents

Les extraits Tom Robbins, Hunter S. Thompson

Extrait du nouvel album Lucky Luke par Pennac,Benacquista et Achdé.

 

magazine Lire n° 390 Epicure nov 2010

Epicure et les philosophes du bonheur

Sa vie de Samos à Athènes – Maître et disciples – Une philosophie du quotidien

Le nouveau Blake et Mortimer

Entretien Yves Bonnefoy - le plus grand poète français

Extrait Henning Mankel - la dernière enquête de Wallander.

 

magazine Lire n° 391 Les 20 meilleurs livres ...décembre 2010 & janvier 2011

Michel Houellebecq.

Les 20 meilleurs livres de l'année 2010

1. Meilleur livre de l'année : Hammerstein ou l'Intransigeance. Une histoire allemande, Hans Magnus Enzensberger

2. Roman étranger : L'Été de la vie (Summertime. Scenes from Provincial Life), J.M. Coetzee, traduit de l'anglais par Catherine Lauga du Plessis

3. Roman français : Photo de groupe au bord du fleuve, Emmanuel Dongala

4. Découverte France : HHhH, Laurent Binet

5. Découverte étranger : Purge (Puhdistus), Sofi Oksanen, traduit du finnois par Sébastien Cagnoli

6. Premier roman français : La Centrale, Elisabeth Filhol

7. Premier roman étranger : L'Intrusion (Union Atlantic), Adam Haslett, traduit de l'américain par Laurence Viallet

8. Roman historique : Underworld USA (Blood's a Rover), James Ellroy, traduit de l'américain par Jean-Paul Gratias

9. Biographie : Gertrude Stein, Nadine Satiat

10. Histoire : Une histoire de Paris par ceux qui l'ont fait, Graham Robb, traduit de l'anglais par Isabelle Taudière

11. Polar : Noir Océan (Skipid), Stefán Máni, traduit de l'islandais par Eric Boury

12. Gastronomie : Nature. Simple, sain et bon, Alain Ducasse

13. Essai : Une tombe au creux des nuages, Jorge Semprún

14. Enquête : De bons petits soldats, David Finkel, traduit de l'américain par Jean-Paul Mourlon

15. Nouvelles : Nocturnes (Nocturnes), Kazuo Ishiguro, traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch

16. Classique revisité : Sur la route (On the Road), Jack Kerouac, édition établie par Howard Cunnell, traduit de l'américain par Josée Kamoun

17. Autobiographie : Une autre vie (Ett annat liv), Per Olov Enquist, traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

18. Livre audio : Des éclairs

19. Roman jeunesse : La douane volante

20 Bande dessinée : Gaza 1956. En marge de l'Histoire

2011

magazine Lire n° 392 Hemingway, il y a 50 ... févr (voir janvier ci-dessus)

Hemingway -Il y a 50 ans, un géant disparaissait

Christine Angot, Jonathan Coe, James Ellroy, Camilla Lâckberg...

Entretien : Le retour de John Irving

 

magazine Lire n° 393 Le guide des littératures ...mars 2011

Le guide des littératures nordiques

Björn Larsson, Kafka.

 

magazine Lire n° 394 Bernard Pivot se livre ...avril 2011

Apostrophe, L'incroyable saga

Les nouveaux romans de Umberto Eco et de John Le Carré

 

magazine Lire n° 395 Spécial Londres - Relay ...mai 2011

Londres, les lieux, l'atmosphère, l'histoire, raconés par les écrivains

L'entretien avec Hanif Kureishi

Extraits des nouveaux livres de J.C. Rufin, Laurent Gaud, isabel Allende, Amistead Maupin

Mark Watson

 

magazine Lire n° 396 Spécial Polar – Relay.com juin 2011

Spécial polar Sélection 2011 : Les 10 meilleurs polars

Avant-première Le perroquer des Batigolles

Tardi, Boujut, & Stanislas

Entretien avec Fred Vargas – Extraits Donald Westlake, Kem Nunn, Renaud Camus, Don Delillo

 

magazine Lire n° 397 Les livres de votre été ...juillet – août 2011

Colette, Jacques, Kornprobst, rentée littéraire

Véronique Ovaldé – Eric Fottorino – Delphine de Vigan – Marie Darieussecqu – Michel Schneider – etc.

magazine Lire n° 398 La rentrée littéraire ...sept 2011

L'entretien avec David Grossman à Jérusalem, pou son nouveu roman

Frédéris Beigbeder, Haruki Murakami, Lacan, Paul Claudel, rentrée littéraire.

 

magazine Lire n° 399 Spécial Etats-Unis ...oct 2011

Extraits Philip Roth, J.C. Oates; Mario Vargas Losa, Pascal Quignard, Martin Veuron.

Entretien : Laura Kasischke

Sénèque

 

magazine Lire n° 400 Saint Augustin - Relay ...nov 2011

Pourquoi est-il toujours d'actualité ? Les clefs de sa pensée.

De la chute de Rome au 11 septembre : où vont les civilisations ?

Olivier Frébourg

La cause des livres : Entretien avec Mona Ozouf

Extraits : Le Clézio, Styron, Carlos Ruiz Zafon, Camilla Läckberg

Sherlock Holmes ressuscité par Horowitz !

 

magazine Lire n° 401 les 20 meilleurs livres ... décembre 2011 & janvier 2012

Les meilleurs livres de l'année 2011

1. Meilleur livre de l'année : Une femme fuyant l'annonce, David Grossman

2. Roman français : Kampuchéa, Patrick Deville

3. Premier roman français : L'art français de la guerre, Alexis Jenni

4. Polar français : Guerre sale, Dominique Sylvain

5. Découverte France : Ward, Frédéric Werst

6. Roman étranger : La vie très privée de Mr Sim, Jonathan Coe

7. Premier roman étranger : D'acier, Silvia Avallone

8. Polar étranger : Tijuana Straits, Kem Nunn

9. Découverte étranger : Les privilèges, Jonathan Dee

10. Histoire : Trotski, Robert Service

11. Récit : Limonov, Emmanuel Carrère

12. Roman historique : L'homme qui aimait les chiens, Leonardo Padura

13. Histoire littéraire : Une histoire des best-sellers, Frédéric Rouvillois

14. Journal : Le journal des cinq saisons, Rick Bass

15. Bande dessinée : Blast, Manu Larcenet

16. Livre scientifique : Au pays des enfants rares, Isabelle Attané

17. Livre audio : Nouvelles orientales, Marguerite Yourcenar

18. Recueil de nouvelles : Pulsations, Julian Barnes

19. Biographie d'écrivains : Rabelais, Mireille Huchon

20. Roman jeunesse : Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre, Ruta Sepetys

2012

magazine Lire n° 402 Victor Hugo Relay février (voir janvier ci-dessus)

Entretiens : Bayard, Cunningham, Amis

Victor Hugo Il y a 150 ans Les Misérables.  [...]

Entretien avec David Lodge, Galois, le mathématicien maudit, Jean-Claude Pirotte  Journal d'un poète, Le Festival de la BD d'Angoulême, Opération Mincemeat, Proust était un neuroscientifique

 

magazine Lire n° 403 Le guide de la littérature ... mars 2012

Le guide de la littérature japonaise

Le roman inédit de Kawabata

Tout savoir sur Jane Austen

Gérard Oberlé Livres oubliés ou méconnus

Philippe Alexandre La politique en volume

 

magazine Lire n° 404 Spécial romans d'amour ... - Rela avril 2012

Entretien avec Russel Banks

Algérie, Boris Pasternak, Corps Etrangers, Cynthia Ozick, Jean-Christophe Rufin, Jean-Loup Trassard, Le Perec jeune, Marc Dugain, Russell Banks, Simon Leys, Tom Sharpe.

 

magazine Lire n° 405 Le Moyen Age - Relay ...mai 2012

Le Moyen Age – Pourquoi il fascine les romanciers – Les 10 oeuvres incontournables – Ce que l'on sait vraiment de l'homme médiéval

Jack Kerouac raconté par les siens

Entretien : Elfriede Jellnek

Extraits : Nancy Huston, Amaldur Indridason...

 

magazine Lire n° 406 Spécial polar : les 10 ...juin 2012

Spécial Polar

le dernier amour d'Arsène Lupin

Entretien : R.J. Ellory

Harlan Coben (L'Univers)

Jean-Patrick Manchette, sa vie, son oeuvre

Extraits : Caryl Férey, P.D. James, Ross macDonald, Carl Hiaasen...

 

magazine Lire n° 407 Les livres de votre été + ...juillet août 2012

Georgette Elgey, Homeric, la sélection poche, les livres de l'été, Madame de La Fayette, rentrée littéraire.

Olivier Adam,Patrick Deville, Philippe Djan, Jérome Ferrari, Lionel duroy, Simonetta Greggo...

Toni Morrison, Christa Wolf...

 

magazine Lire n° 408 La rentrée littéraire ..sept  2012

Les incontournables et les découvertes

Olivier Adam, rentrée littéraire, romans français.

Angot, Djian, Duroy, Nothomb, Joncour, Bellanger...

Entretien : Olivier Adam

 

magazine Lire n° 409 La rentrée littéraire ... oct 2012

Au sommaire : Bernard Pivot, Christian Bobin, David Van Reybrouck, Jean Echenoz, Neil Young, Philip Roth.

La rentrée littéraire, spécial romans étrangers

Extraits : Philip Roth, Neil Young, Christian Bobbin, Bernard Pivot

Entretien : Comment j'écris par Jean Echenoz

 

magazine Lire n° 410 Berlin : nouvelle ... - Relay. nov 2012

Alessandro Baricco, Alexandre Jardin, Arno Geiger, Berlin, Jerome Charyn, l'affaire Dreyfus, la bibliothèque idéale

411 beaux livres, entretien avec Robert Misrahi, Salman Rushdie.

 

magazine Lire n° 411 Les 20 meilleurs livres ...déc 2012 &  janv 2013

Les 20 meilleurs livres de l'année 2012

1. Meilleur livre de l'année : Le Diable, tout le temps, Donald Ray Pollock

2. Roman français : La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker

3. Roman étranger : Dans la nuit des temps, Antonio Muñoz Molina

4. Polar français : Mapuche, Caryl Férey

5. Essai : Les Gauches françaises 1762-2012, Jacques Julliard

6. Découverte étrangère : Certaines n'avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka

7. Autobiographie : La Nacre et le Rocher, Robert Misrahi

8. Biographie : Chateaubriand, Jean-Claude Berchet

9. Histoire : Congo, une histoire, David Van Reybrouck

10. Classique redécouvert : L'Autobiographie de Mark Twain, Mark Twain

11. Premier roman étranger : Un concours de circonstances, Amy Waldman

12. Sorti du purgatoire : Joyeux, fais ton fourbi, Julien Blanc

13. Livre audio : Mémoires d'outre-tombe, de François-René de Chateaubriand, extraits lus par Daniel Mesguich

14. Découverte roman français : Quel trésor!, Gaspard-Marie Janvier

15. Nouvelles : Le Lanceur de couteaux, Steven Millhauser

16. Premier roman français : Les Sauvages, Sabri Louatah

17. Jeunesse : Les Trois Vies d'Antoine Anacharsis, Alex Cousseau

18. BD : Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage

19. Sport : Anquetil tout seul, Paul Fournel

20. Sciences : Dans le secret des êtres vivants, Nicole Le Douarin

2013

magazine Lire n° 412 Spécial bonheur février (voir janvier ci-dessus)

Au bonheur des philosophes, Christian Robin, Haruki Murakami, Jean-François Parot, Liao Yiwu, Marguerite Duras, Marie Ndiaye, Régis Debré...

Françoise Héritier, Robert Misrahi, Michel Onfray, yasmina Khadra...

Extraits : Régis Debray, Marie Ndiaye, M. Duras, H. Murakami,L. Yiwu (le Sojénitsyne chinois)

 

magazine Lire n° 413 Irrésistibles vampires ... mars 2013

Irrésistibles vampires - Monstres ou dandys - la vampirothèque idéale

Edgar Alan Poe et les revenants – Norman Manea

Les confidences d'Anne Rice

Lettres Roumaines

Les mémoires de Paul Auster : extrait et entretien

Extraits : Jean Teulé, Jean-Marc Roberts, Stephen King, Davis Vann...

Article connexe :  La langue française en 5 idées reçues** - Lire – L'Express

 

magazine Lire n° 414 Spécial polar : les 10 ... avril 2013

Spécial Polar

Extraits : Blody Miami de Tom Wolfe – Denis lehane – Martin Suter

Le Simenon préféré des écrivains

L'antre de Camilleri

L'entretien : Elisabeth George

 

magazine Lire n° 415 Diderot : le philosophe ... mai 2013

Denis Diderot Le philosophe du plaisir, sa vie, son oeuvre.

Agnès Desarte

Entretien : Tom Wolfe

 

magazine Lire n° 416 Oscar Wilde : "J'ai mis ... juin 2013

Oscar Wilde, son Paris, ses plus cinglants traits d'esprit, sa philosophie...

La bibliothèque idéale

Entretien : Carlos Fuentes, Camilla Läckberg, Malaparte...

Le Poche à l'heure de vérité

Robert Littell

 

magazine Lire n° 417 Les livres de votre été ... juillet août 2013

Stéphan Zweig, sa vie, ses chefs-d'oeuvre

Livres de l'été : Chalandon, Darrieussecq, Jean-Louis Fournier, etc.

magazine Lire n° 418 La rentrée littéraire ... sept  2013

N° spécial romans français

Extraits D'Ormesson, Pierre Jourde, Pierre Mérot, Arnaldur Indridason

 

magazine Lire n° 419 Romans étrangers  oct 2013

Entretien Anna Gavalda – Romans étrangers

Extraits John Le Carré, Douglas Kennedy, Blacksad

 

magazine Lire n° 420 Albert Camus – Relay.com nov 2013

Stephen King (extrait)

entretien avec Jaume Cabré, l'auteur de Confiteor

 

magazine Lire n° 421 Les 20 meilleurs livres de l'année... déc 2013 & janv 2014

1. Meilleur livre de l'année : La Fin de l'homme rouge, Svetlana Alexievitch

2. Roman français : Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre

3. Roman étranger : Mudwoman, Joyce Carol Oates

4. Premier roman étranger : Yellow Birds, Kevin Powers

5. Révélation roman français : Voir du pays, Delphine Coulin

6. Nouvelles : Chiennes de vie, Franck Bill

7. Premier roman français : L'esprit de l'ivresse, Loïc Merle

8. Voyage : Béton armé, Philippe Rahmy

9. Fantastique - anticipation : Docteur Sleep, Stephen King

10. Autobiographie : Fille de la campagne, Edna O'Brien

11. Découverte étranger : Un monde beau, fou et cruel, Troy Blacklaws

12. Polar : Le tueur se meurt, James Sallis

13. Histoire : Quattrocento, Stephen Greenblatt

14. Biographie : Flaubert, Michel Winock

15. Essai : Le monde jusqu'à hier, Jared Diamond

16. Sciences : En cherchant Majonara, Etienne Klein

17. BD : Mauvais genre, Chloé Cruchaudet

18. Audio : Immortelle randonnée, Jean-Christophe Rufin, lu par Vincent Schmitt

19. Jeunesse : Pam Munoz Ryan, traduit de l'anglais par Pascale Houssin, ill. Peter Sis

20. Gastronomie : Des abysses à la lumière, Gérald Passédat

Entretien Jared Diamond

2014

magazine Lire n° 422  févr 2014 (voir janvier ci-dessus)

Numéro spécial Marguerite Duras

Ian McEwan, Jonathan Coe, les coups de coeur des libraires.

Extraits Christian Bobin, Jonathan Coe, Arnaldur, Indridason...

 

magazine Lire n° 423 14-18 : les écrivains et la guerre... mars 2014

Le meilleur de la Littérature Argentine

entretien avec Antoine Compagnon

l'Argentine à la croisée des mondes

les écrivains du bac : Jorge Luis Borges

 

magazine Lire n° 424 Spécial polar : les 10 meilleurs ... avril 2014

La saga James Ellroy

Indridason, Pelecanos, Jo Nesbo

L'univers de Yasmina Khadra

correspondance : Sur Arthur Rimbaud

entretien avec Michel Onfray

entretien avec Arnaldur Indridason

 

magazine Lire n° 425 Romain Gary – Relay.com mai 2014

Entretien avec Maylis de Kerangal

Romain Gary Vie, oeuvres, extrait

 

magazine Lire n° 426 Spécial livres de poche ... juin 2014

Spécial Livres de poche

Extraits Charles Dickens, Alexande Soljenitsine, Camilla Läckberg...

entretien avec Maurice Godelier

 

magazine Lire n° 427 Les livres de votre été .. .juillet-août 2014

ETE 15 Extraits rentrée littéraire

Orhan Pamuk : l'entretien

entretien croisé Sylvain Tesson et Sylvain Venayre

extraits spécial rentrée littéraire : Amélie Nothomb, Frédéric Beigbeder, Patrick Deville...

 

juillet 2014 Hors-série n°18 2014

mots croisés, questions sur la langue française, classiques de la littérature française

 Lire n°428 – Relay.com sept 2014

Emmanuel Carrère Entretien, extrait

Dany Laferrière, Philipp Meyer, Elie Barnavi

 

Lire n°429 - Romans étrangers – Relay.com oct 2014

Le phénomène: James Salter, le succès imprévu de la rentrée, Entretien + dossier

Nouvelle traduction Le Seigneur des Anneaux

 

magazine Lire n° 430 Patrick Modiano, Prix ... nov 2014

Prix Nobel Patrick Modiano Dossier complet

Extraits Jacques Tardy, David Lodge, Stéphane de Groodt

Témoin du mois : Roberto Saviano

 

431 Magazine Lire, Lire, telecharger magazine ... déc 2014 & janv 2015

Extraits rentrée 2015: Laurent Gaudé Russel Banks de Justine Lévy

Spécial fêtes: Le guide des beaux livres

Entretien avec Nicolas Grimaldi

Anton Tchekhov

 

Les 20 meilleurs livres de l'année 2014

1. Meilleur livre de l'année : Le Royaume, Emmanuel Carrère (P.O.L)

2. Roman étranger : Et rien d'autre, James Salter (L'Olivier)

3. Roman français : Réparer les vivants, Maylis de Kerangal (Verticales), ex-aequo avec L'Amour et les forêts, Eric Reinhardt (Gallimard)

5. Révélation étrangère : Le Fils, Philipp Meyer (Albin Michel)

6. Révélation française : Les Grands, Sylvain Prudhomme (L'Arbalète/Gallimard)

7. Premier roman français : Debout-payé, Gauz (Le Nouvel Attila)

8. Premier roman étranger : Notre quelque part, Nii Ayikwei Parkes (Zulma)

9. Récit : Tristesse de la terre, Eric Vuillard (Actes Sud)

10. Polar : Après la guerre, Hervé Le Corre (Rivages)

11. Roman noir : Une terre d'ombre, Ron Rash (Seuil)

12. Enquête : Extra pure. Voyage dans l'économie de la cocaïne, Roberto Saviano (Gallimard)

13. Biographie : Fouché. Les silences de la pieuvre, Emmanuel de Waresquiel (Tallandier/Fayard)

14. Histoire : Le Feu aux poudres. Qui a déclenché la guerre en 1914 ?, Gerd Krumeich (Belin)

15. Autobiographie : Et dans l'éternité je ne m’ennuierai pas, Paul Veyne (Albin Michel)

16. Sciences : Le Code de la conscience, Stanislas Dehaene (Odile Jacob)

17. Voyage : Les Oies des neiges, William Fiennes (Hoëbeke)

18. BD : La Technique du périnée, Ruppert & Mulot ((Dupuis/Aire libre)

19. Jeunesse : Adam et Thomas, Aharon Appelfeld (L'Ecole des loisirs)

20. Livre audio : Éloge de l'ombre, Junichirô Tanizaki, lu par Angelin Preljocaj (Naïve)

> 431 LeKiosk

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Articles d'auteurs à retrouver dans la catégorie > Florilège - La pensée des autres

 

Comment puis-je imaginer un instant qu'on puisse critiquer François Busnel ?

Son travail est remarquable. Ses qualités en tant qu'homme et journaliste sont si rares qu'on cherche longtemps avant de trouver quelqu'un qui puisse l'égaler. Je ne le connais pas personnellement, mais, lorsqu'on le voit, lorsqu'on l'entend, on est forcément conquis par la manière dont il accueille et interviewe ses invités, toujours aimable, toujours souriant, toujours à l'écoute. Ajouté à cela un charme auquel on ne peut rester insensible.

 

"J’aime aimer, oui. D’autres préfèrent haïr, moquer, taquiner, et se mettre en avant. Pas moi. Je préfère la bonne littérature à la mauvaise, du coup je cherche... et je trouve, chaque semaine." F. Busnel

Dans :

http://bscnews.fr/201205072218/Les-Grandes-Interviews/francois-busnel-le-charme-discret-de-l-independance.html

Le 7 mai 2012

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 16:56

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                      

   -39-

 

Pensées

 

Blaise Pascal (1623 - 1662)

 

Mathématicien, physicien, inventeur,

philosophe, moraliste

et théologien

[Extraits]

Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste ; on jette enfin de la terre sur la tête & en voilà pour jamais.

[Pensées]

**********************


Quand je considère la petite durée de ma vie absorbée dans l’éternité précédente et suivante memoria hospitis unius diei praetereuntis* le petit espace que je remplis et même que je vois abîmé dans l’infinie immensité des espaces que j’ignore et qui m’ignorent, je m’effraye et m’étonne de me voir ici plutôt que là, car il n’y a point de raison pourquoi ici plutôt que là, pourquoi à présent plutôt que lors. Qui m’y a mis ? Par l’ordre et la conduite de qui ce lieu et ce temps a-t-il été destiné à moi ? [Pensées]

*memoria hospitis unius diei praetereuntis

(Sagesse de Salomon, V, 14)

Traductions lues sur la toile : Le souvenir de l'hôte d'un jour

OU : La mémoire d'un hôte logé pour un jour, qui passe outre

Sagesse V 14- Oui, l'espoir de l'impie est comme la bale** emportée par le vent, comme l'écume légère chassée par la tempête ; il se dissipe comme fumée au vent, il passe comme le souvenir de l'hôte d'un jour.

**La balle ou bale ou bâle (moins usité)

Littré : Terme d'agriculture. Petite paille ou capsule qui sert d'enveloppe au grain dans l'épi. Balles d'avoine, réunion de toutes les petites enveloppes florales qui restent après le battage de l'avoine.

 

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Retrouvez Blaise Pascal dans quelques articles de mon blog :

BLAISE PASCAL - Pensées - Les deux infinis

dans Florilège la Pensée des Autres,

 

11 Délires pascaliens - "L'homme n'est qu'un roseau..."

dans le conte surréaliste Les Délires,

 

57 Délires sur un crime abominable + QUIZ 12 Complétez les citations (2ème série)

dans le Quiz 12 qui donne, entre autres citations dont vous devez trouver les auteurs, quelques-unes de Pascal.

 

Note de Mamiehiou : C'est en lisant l'étude et l'analyse de Fortunat Strowski sur les Pensées de Pascal (1930) qu'il m'est venu l'envie de vous donner à découvrir ou à redécouvrir ces deux courts extraits.

Les œuvres de M. Strowski de l'Académie Française ne sont pas encore dans le domaine public.

Les Pensées de Pascal ne sont pas un livre.[...]

Ces fragments sont en réalité les points d'affleurement de la Pensée de Pascal, pendant les six dernières années de son existence. Ce sont les notes où se fixait, par place, selon les heures et les circonstances, la vie de sa Pensée.

F. Strowski

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Pensées de B. Pascal: précédées de la vie de Pascal

Par Blaise Pascal, Madame Gilberte Perier, sa soeur

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

On lira avec intérêt une étude du style de Pascal :

http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/le_style_pascalien.htm

 

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Read it in English :
When I consider the brief span of my life absorbed into the eternity which precedes and will succeed it — memoria hospitis unius diei praetereuntis (remembrance of a guest who tarried but a day) — the small space I occupy and which I see swallowed up in the infinite immensity of spaces of which I know nothing and which know nothing of me, I take fright and am amazed to see myself here rather than there: there is no reason for me to be here rather than there, now rather than then. Who put me here ? By whose command and act were this place and time allotted to me ?”

 
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:15

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 Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

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 -38-

  

 Jonathan Swift

Écrivain anglo-irlandais 1667-1745

 

Quand je parle à un autre, je crois toujours me tromper de langue.

Jonathan Swift

 

Tout le monde connaît Jonathan Swift pour être l'auteur [des] Voyages de Gulliver. On les a lus ou l'on en a vu une adaptation au cinéma ou au théâtre, ou bien encore on s'est plu à regarder des dessins animés racontant ses aventures extraordinaires.

On croit souvent que cette histoire était destinée aux enfants. Erreur ! C'est principalement une satire sociale mêlant, sur le mode du pamphlet ou de la description narrative, de la philosophie, de la logique, du fantastique et de la science-fiction. (Wikipédia)

Le texte > Les Voyages de Gulliver, sur Wikisource

 

On ne connaît pas aussi bien les autres oeuvres de Jonathan Swift qui ne sont pas moins réjouissantes, si tant est qu'on aime l'humour noir.

 

Les Bonnes Manières

Instructions aux domestiques

Treatise on Good Manners and Good Breeding

Extrait

« Vous devez regarder la cuisine comme votre cabinet de toilette ; mais il ne faut pas laver vos mains avant d’avoir été aux lieux d’aisance, d’avoir embroché votre viande, troussé votre poulet, épluché votre salade, pas avant d’avoir envoyé votre second service ; car vos mains seront salies dix fois plus par toutes les choses que vous êtes forcée de manier ; mais quand votre ouvrage est fini un seul lavage servira pour tous.

Il est une seule partie de votre toilette que j’admettrais tandis que vous surveillez vos bouillis, vos rôtis et vos ragoûts ; c’est de peigner votre tête, ce qui ne vous fait pas perdre de temps, car vous pouvez faire votre dîner d’une main, tandis que vous vous peignez de l’autre.

Si l’on trouve des cheveux dans le manger, vous pouvez, en toute sûreté, jeter la faute sur quelque valet de pied, qui vous aura vexée, attendu que ces messieurs sont sujets parfois à malice, si vous refusez de leur tremper un morceau de pain dans la casserole, ou une tranche de rôti ; bien plus encore lorsque vous déchargez sur leurs jambes une pleine cuiller de soupe bouillante, ou que vous les envoyez à leurs maîtres avec un torchon au derrière. »

http://fr.wikisource.org/wiki/Instructions_aux_domestiques/Instructions_aux_domestiques

 

Humble Proposition (ou Modeste Proposition)

Ce texte a été désigné comme « pierre angulaire de l'humour noir » par Isaac Asimov et figure au premier chapitre de l'Anthologie de l'humour noir d'André Breton, selon qui « tout désigne [Swift] comme le véritable initiateur » Wikipédia

 

Humble* proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande

d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays

et pour les rendre utiles au public

*ou Modeste Proposition

Extrait

« En supposant que mille familles de cette ville deviennent des acheteurs réguliers de viande de nourrisson, sans parler de ceux qui pourraient en consommer à l’occasion d’agapes familiales, mariages et baptêmes en particulier, j’ai calculé que Dublin offrirait un débouché annuel d’environ vingt mille pièces. »

 

Titre original :

A Modest Proposal for preventing the children of poor people in Ireland,

from being a Burden on Their parents or Country,

and for making Them Beneficial to the Public

« Supposing that one thousand Families in this city would be constant Customers for Infants Flesh, besides others who might have it at Merry-meetings, particularly at Weddings and Christenings, I compute that Dublin would take off annually about twenty thousand Carcases, and the rest of the Kingdom (where probably they will be sold somewhat Cheaper) the remaining eight thousand. »

 

Quelques pensées de Swift bien faites pour nous apprendre à réfléchir

Pensées sur divers sujets moraux et divertissants (1745)
Traduction par Léon de Wally
À l’enseigne du pot cassé, 1929.
Swift et Pope étaient convenus de mettre par écrit les pensées détachées qui leur seraient venues chaque jour, sans se préoccuper ni de leur forme ni de leur ordre. Ceci est la part de Swift.
 

Extrait

Lorsqu’un vrai génie apparaît dans le monde, vous le reconnaîtrez à ce signe que les sots sont tous ligués contre lui.

 

On fait dans les discussions comme dans les armées, où le plus faible allume de grands feux et fait un grand bruit pour tromper l’ennemi sur son nombre et sur sa force.

 

Certaines gens, dans l’idée de déraciner nos préjugés, détruisent la vertu, l’honnêteté et la religion.

 

Il n’y a que trois moyens pour un homme de se venger de la censure du monde : la mépriser, rendre la pareille, ou tâcher de vivre de façon à l’éviter. Le premier de ces moyens se simule ordinairement ; le dernier est presque impossible ; la pratique universelle est pour le second.

 

Si l’on tenait registre de toutes ses opinions sur l’amour, la politique, la religion, l’instruction, etc., en commençant par son jeune âge et en allant jusqu’à la vieillesse, quel amas d’inconséquences et de contradictions !

 

Cette méthode stoïque de subvenir à nos besoins en supprimant nos désirs, équivaut à se couper les pieds pour n’avoir plus besoin de chaussure.

 

L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c’est ainsi qu’on grimpe dans la même posture que l’on rampe.

 

Pensées (Swift) - Wikisource

http://fr.wikisource.org/wiki/Pens%C3%A9es_%28Swift%29

 
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
 

Avez-vous jamais essayé d'écrire quelques-unes de vos pensées comme elles vous viennent à l'esprit et avant qu'elles ne s'envolent ?

Non ?

Moi si !

Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

Retrouvez d'autres textes d'auteurs dans FLORILÈGE

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:02

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                                     

 

-37-

 

GEORGE SAND

pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant.

1804-1876

 

Journal intime (Posthume)

rédigé en 1834, publié en 1926 par Aurore Sand, sa petite fille.

Entretiens journaliers

avec le très docte et très habile Docteur Piffoël

 

Note de mamiehiou :

Je n'ai trouvé aucune version numérique de cet ouvrage sur la toile.

Voici un extrait de ce texte puisé page 58 dans la dixième édition –

Calmann-Lévy, éditeur (1926)

 

L'homme se sait nécessaire à la femme.

Il a trop d'imbécile confiance et, soit cupidité, soit galanterie, soit vanité, la plupart des femmes sont trop intéressées par leur amour pour qu'il ne s'arroge pas un pouvoir despotique sur elles, dans l'amour, comme dans la haine.

La femme n'a qu'un moyen d'alléger son joug et de conserver son tyran, quand son tyran lui est nécessaire : c'est de le flatter bassement. Sa soumission, sa fidélité, son dévouement, ses soins, n'ont aucun prix aux yeux de l'homme ; sans tout cela, selon lui, il ne daignerait pas se charger d'elle. Il faut qu'elle se prosterne et lui dise : « Tu es grand, sublime, incomparable. Tu es plus parfait que Dieu ! Ta face rayonne, ton pied distille l'ambroisie, tu n'as pas un vice et tu as toutes les vertus. Aucun mortel ne peut t'être comparé, je ne dis pas par moi qui suis éblouie de l'éclat de tes regards, mais par ce peuple stupide qui devrait se prosterner quand tu passes et t'élire roi de l'univers ; quand tu me frappes, je suis glorieuse , quand tu me repousses du pied, mon sort est préférable à celui de tous les êtres, t'appartenir est une telle gloire que le genre humain tout entier voudrait se mettre à ma place s'il savait quel honneur y est attaché. » Et pourtant, ces aberrations sont quelquefois dans l'amour le plus pur et le plus vrai. Mais si elles ne sont suivies de réactions violentes, n'y crois pas, homme imbécile, car celle qui t'adore sans cesse, te méprise en secret, celle-la seule qui t'accepte imparfait, et te subit injuste, t'aime avec désintéressement. Mais, fat imprudent, tu ne veux pas qu'on te pardonne, tu veux qu'on croie et qu'on prétexte n'avoir rien à te pardonner. Tu veux qu'on baise la main qui frappe et la bouche qui ment. Cherche donc l'objet de ton amour dans la fange, et empêche tout un rêve d'en sortir tant que tu seras toi-même une idole debout, car si la femme n'ennoblissait, tu serais forcé, pour demeurer son supérieur, de t'ennoblir et de te purifier aussi et c'est ce que tu ne sais, ne peux, ni ne veux faire.

George Sand a écrit plus de soixante-dix romans, cinquante volumes d'œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. Wikipédia

 

Les amants de George Sand :

Jules Sandau, écrivain (1831-1833) Le nom de Sand vient de Sandeau.

Alfred de Musset, poète (1833-1835)

Pagello, médecin italien (1834)

Michel de Bourges (1835-1837)

Frédéric Chopin, compositeur (1838-1847)

Alexandre Manceau, avocat (1850-1865)

 

George Sand, une grande amoureuse, et ne l'oublions pas une femme engagée, intelligente et courageuse, qui a lutté, envers et contre tous, pour la dignité de la femme comme le font encore aujourd'hui bon nombre de femmes dans le monde.

Vous pourriez dire, cher lecteur, que ce portrait qu'elle fait des hommes est outrancier, qu'il ne correspond plus aux hommes d'aujourd'hui. Ce serait oublier qu'en France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint.

www.lepoint.fr › Société

 

Et dans d'autres pays, des milliers de femmes sont méprisées, battues, torturées, tuées, sans qu'on y fasse rien.

 

Lire d'autres textes d'auteurs dans FLORILÈGE

Permettez-moi d'ajouter à cet article un extrait de "Souvenirs personnels" de George Sand, texte qui me réjouit fort ; il se trouve dans le même volume, page 232 .

On a tort de croire que la vieillesse est une pente de décroissement : c'est le contraire. On monte et avec des enjambées surprenantes. Le travail intellectuel se fait aussi rapide que le travail physique chez l'enfant. On ne s'en approche pas moins du terme de sa vie, mais comme d'un but et non comme d'un écueil.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:50

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                                     

 

-36-

 

 Rabelais 1483 (ou 1494) - 1553

Écrivain humaniste de la Renaissance

 

François Rabelais, alias Alcofribas Nasier, narre ici les vifs sentiments sans pareils qu'éprouve le grand géant Gargantua, sa douleur bien grande d'avoir perdu Badebec, son épouse tant aimée, morte en couches, à laquelle, croyait-il, immortalité appartenait de droit, et conjointement son immense joie de voir son fils Pantagruel qui vient de naître, si beau, si riant, si joli.

 

Les horribles et espoventables
faictz et prouesses du très renommé
Pantagruel, roy des Dipsodes,
filz du grand géant Gargantua ,
Composez nouvellement
par Maistre
Alcofrybas
Nasier.

Note - Lire :

ne, né (il n'y avait pas d'accent à l'époque de Rabelais)

ie, je – iamais, jamais

tant ioyeux, si joyeux

dung couste, d'un coup

dung coste, d'un côté

 ung Millan prins au lasset, un milan pris au lacet (au piège)

 dueil, deuil

Du dueil que mena Gargantua de la mort de sa femme Badebec
Chapitre III [extrait]

Quand Pantagruel fut ne, qui fut bien esbahy et perplex ce fut Gargantua son pere : car voyant dung couste sa femme Badebec morte et de laultre son fils Pantagruel ne, tant beau et grand, il ne scavoit que dire ny que faire. Et le doubte qui troubloit son entendement estoit, assavoir mon sil debvoit pleurer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la ioye de son fils ? Dung coste et daultre il avoit dargumens sophisticques qui le suffocquoient : car il les faisoit tresbien in modo et figura, mais il ne les pouvoit souldre. Et par ce moyen demouroit empestre comme ung Millan prins au lasset. Pleureray ie, disoit il ? Ouy : car pourquoy ? Ma tant bonne femme est morte, qui estoit la plus cecy et cela qui fut au monde. Jamais ie ne la verray, iamais ie nen recouvreray une telle : ce mest une perte inestimable. O mon dieu, que te avoys ie faict pour ainsi me punir ? que ne menvoyas tu la mort a moy premier qua elle ? car vivre sans elle ne mest que languir ? Ha Badebec ma mignonne, ma mye, mon petit con (toutefois elle en avoyt bien trois arpens et deux sexterees) ma tendrette, ma braguette, ma savatte, ma pantoufle iamais ie ne te verray. Ha faulce mort tant tu me es malivole, tant tu me es oultrageuse de me tollir celle a laquelle immortalite appartenoit de droict. Et ce disant pleuroit comme une vache : mais tout soubdain ryoit comme ung veau, quand Pantagruel luy venoit en memoire. Ho mon petit fils, disoit il : mon couillon, mon peton, que tu es ioly : et tant ie suis tenu a dieu de ce quil me a donne ung si beau fils tant ioyeux, tant ryant, tant ioly. Hohohoho que ie suis ayse, beuvons ho laissons toute melancholie, apporte du meilleur, rince les verres, boutte la nappe, chasse les chiens, souffle ce feu, allume ceste chandelle, ferme ceste porte, envoyez ces pauvres, tiens ma robbe, que ie me mette en pourpoint pour mieulx festoyer les comeres. Et en ce disant il ouyt la letanie et les mementos des prebstres qui portoient sa femme en terre : dont laissa son bon propos et tout soubdain fut ravi ailleurs : disant, Jesus faut il que ie me contriste encores, cela me fasche, le temps est dangereux, ie pourray prendre quelque fiebvre, voy me la affolle. Foy de gentilhomme il vault mieulx pleurer moins, et boire davantaige. Ma femme est morte, et bien : par dieu ie ne la ressusciteray pas par mes pleurs : elle est bien, elle est en paradis pour le moins si mieulx ne est : elle prie dieu pour nous, elle est bien heureuse, elle ne se soucie plus de nos miseres et calamitez, autant nous en pend à lœil : dieu gard le demourant, il me faut penser den trouver une aultre. Mais voicy que vous ferez, dist il es saiges femmes : allez vous en a lenterrement delle, et ce pendant ie berceray icy mon fils : car ie me sens bien fort altere : et seroys en dangier de tomber malade, mais beuvez quelque peu devant : car vous vous en trouverez bien, et men croyez sur mon honneur. A quoy obtemperant allerent a lenterrement et funerailles : et le pauvre Gargantua demoura a lhostel : mais ce pendant il fist lepitaphe pour estre engrave en la maniere que sensuyt.

Elle en mourut la noble Badebec
Du mal denfant, qui tant me sembloit nice :
Car elle avoit visaige de rebec,
Corps despaignole, et ventre de souyce.
Priez a dieu, qua elle soit propice,
Luy pardonnant sen riens oultrepassa :
Cy gist son corps
au quel vesquit sans vice,
Et mourut lan et iour que trespassa.

Pantagruel/Édition Nourry, 1530

A lire sur Wikisource :

http://fr.wikisource.org/wiki/Pantagruel/%C3%89dition_Nourry,_1530

 

Pour retrouver un mot ancien dans le dictionnaire Godefroy

Dictionnaire Godefroy

http://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/

Ecrire le mot que vous cherchez dans la case : Entrer un mot

 

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Les pseudonymes anagrammes de François Rabelais : Alcofribas Nasier et Séraphin Calobarsy.

QUIZ 19 1re partie Ces écrivains et ces écrivaines dont on ne connaît parfois que les pseudonymes

Pourquoi écrivait-on ainsi à l'époque de Rabelais ? Lire le § 5 de l'article > Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ?

Anagrammes - Virgo serena, pia, munda et immaculata

134 Délires d'Oli et de Lio + L'anagramme

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:07

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                                     

 

-35-

 

Baudelaire

Les Fleurs du Mal 1868

Spleen et Idéal

 

Sonnet

LES CHATS


Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Érèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.


 

Comment ne pas être séduit par l'étrangeté des chats tels que nous les donne à voir Baudelaire ? Si les amoureux et les savants aiment les côtoyer, c'est qu'ils leur ressemblent ; ainsi s'établit-il entre eux une osmose étonnante. Et si l'on sait regarder ces félins fiers et nobles, on entre avec eux dans un monde fantastique.

Les chats m'ont accompagnée toute ma vie. Je les ai aimés plus que de raison, comme peuvent le mesurer ceux qui nourrissent pour eux une grande passion. Je ne peux pas dire que j'étais la maîtresse de mes chats ni qu'ils étaient mes maîtres ; je les considérais comme mes égaux. Jamais je ne les grondais, jamais ils ne me jetaient un oeil noir. Nous nous nous respections et nous nous prodiguions des caresses. Je suis parvenue à faire de certains chats mal aimés et agressifs, que j'ai recueillis, les chats les plus doux du monde.

 


 

Un sonnet se compose de quatre strophes : deux quatrains (4 vers) et deux tercets (3 vers)

L'agencement des rimes de ce sonnet est ABBA CDDC EEF GFG,

Les vers sont des alexandrins (12 syllabes)

Dans le vers : "Qui semblent s'endormie dans un rêve sans fin ;"  on remarquera l'allitération des nasales (répétition des sons en/an, un, in) et l'allitération des sifflantes s et des fricatives f, v.

Pour en savoir plus, voir sur ce blog :

> Versification. Comment compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

> Que les consonnes sonnent !

 

 

FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 17:01

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-34-

 

Goethe 1749-1832

 

1re partie Chapitre 5 [extrait]

 

Charlotte :

Les hommes s’occupent surtout des faits isolés et du présent, parce que leur vie est tout entière dans l’action, et par conséquent dans le présent. Les femmes, au contraire, ne voient que l’enchaînement des divers événements, parce que c’est de cet enchaînement que dépend leur destinée et celle de leur famille, ce qui les jette naturellement dans l’avenir et même dans le passé.

Traduction par Aloïse de Carlowitz

Lire le texte intégral sur Wikisource

 

Die Männer denken mehr auf das Einzelne, auf das Gegenwärtige, und das mit Recht, weil sie zu tun, zu wirken berufen sind; die Weiber hingegen mehr auf das, was im Leben zusammenhängt, und das mit gleichem Recht, weil ihr Schicksal, das Schicksal ihrer Familien an diesen Zusammenhang geknüpft ist, und auch gerade dieses Zusammenhängende von ihnen gefordert wird. Lass uns deswegen einen Blick auf unser gegenwärtiges, auf unser vergangenes Leben werfen, [...]

Die Wahlverwandtschaften Erster Teil

Johann Wolfgang von Goethe @ www.Wissen-im-Netz.info

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:07

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-33-

 

Alexandre Dumas 1802-1870

Mes Mémoires

 

Charles Nodier 1780-1844

romancier, poète, grammairien, bibliophile, politique.

Les Soirées de l'Arsenal

 

Alexandre Dumas, dans Mes Mémoires, évoque la vie de Charles Nodier. Il nous raconte l'amitié et l'admiration qu'il portait à cet écrivain érudit et fait revivre les Soirées de l'Arsenal.

C'est dans le salon de Nodier, alors conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal que se côtoient les premiers romantiques.


Mes Mémoires - Extrait

C'était un homme adorable que Nodier ; je n'ai rien vu et rien connu de si savant, de si artiste et de si bienveillant à la fois – excepté Méry peut-être. Au reste, n'ayant pas un vice, mais plein de défauts, de ces défauts charmants qui font l'originalité de l'homme de génie.
Nodier était prodigue, insouciant, flâneur ; oh ! mais flâneur avec délices, comme Figaro était paresseux. Peut-être pouvait-on lui reprocher d'aimer un peu trop tout le monde ; mais, cela, c'était encore par insouciance, pour ne pas se donner la peine de faire la division de ses sentiments.
Puis, disons-le, c'était le commun des martyrs que Nodier aimait de cette façon-là ; il avait un cercle de privilégiés qu'il aimait avec son coeur, ceux là ; les autres, il ne les aimait qu'avec son esprit.
Nodier était l'homme savant par excellence ; il savait tout, puis encore une foule de choses au-delà de ce tout. D'ailleurs, Nodier avait le privilège des hommes de génie : quand il ne savait pas, il inventait, et ce qu'il inventait, il faut l'avouer, était bien autrement probable, bien autrement coloré, bien autrement poétique, bien autrement ingénieux, et j'oserai dire bien autrement vrai que la réalité. On comprend facilement qu'avec cette faculté inventive, Nodier était un véritable sac à paradoxes... Seulement, ses paradoxes, il ne vous forçait nullement à les adopter ; Nodier créait les trois quarts de ses paradoxes pour son amusement particulier.
Un jour que j'avais déjeuné chez un ministre, on me demandait :
- Comment s'est passé le déjeuner ?
- Bien, répondis-je ; mais, sans moi, je m'y serais cruellement ennuyé !
Eh bien, c'était la même chose pour Nodier : de peur de s'ennuyer, il créait des paradoxes, comme moi, je raconte des histoires.
Je reviens sur ce que j'ai dit, que Nodier aimait un peu trop tout le monde ; ma phrase a presque l'air d'un reproche : on se tromperait en la prenant ainsi. Nodier aimait comme le feu réchauffe, comme la torche éclaire, comme le soleil luit : il aimait parce que l'amour et l'amitié étaient ses fruits, à lui, aussi bien que le raisin est le fruit de la vigne. Qu'on me permette de faire un mot pour cet homme qui en a tant fait, c'était un
aimeur.
J'ai dit en amour et en amitié, parce qu'il en était, pour Nodier, des femmes comme des hommes. De même que Nodier aimait tous les hommes d'amitié, Nodier, dans sa jeunesse – et jamais Nodier ne fut vieux – Nodier aimait toutes les femmes d'amour. Combien en aima-t-il ainsi ? C'est ce qu'il lui eût été impossible de dire. D'ailleurs comme tous les esprits éminemment poétiques, Nodier confondait toujours le rêve avec l'idéal, l'idéal avec la matière ; pour Nodier, toutes les fantaisies de son imagination avaient existé : Thérèse Aubert, la Fée aux miettes, Inès de las Sierras ; il vivait au milieu de toutes ces créations de son génie, et jamais sultan n'eut un plus magnifique harem.
Il est assez curieux de savoir comment travaillait un écrivain qui a produit tant de livres, et des livres si amusants. Je vais vous le dire.
L'homme que nous allons prendre, c'est le Nodier de la semaine, le Nodier romancier, savant, bibliophile, le Nodier écrivant le
Dictionnaire des Onomatopées, Trilby, les Souvenirs de jeunesse
.
Le matin, après deux ou trois heures d'un travail facile, après avoir couvert d'une écriture lisible, régulière, sans rature aucune, douze ou quatorze pages de papier de six pouces de haut sur quatre de large, Nodier jugeait sa tâche du matin finie, et sortait.
Une fois sorti, Nodier errait à l'aventure, suivant tantôt l'une ou l'autre allée des boulevards, tantôt la ligne de l'un ou de l'autre quai.
Qu'il fit cette route-ci ou celle-là, trois choses le préoccupaient : les étalages de bouquiniste, les boutiques de libraire, les magasins des relieurs
.; car Nodier était presque aussi friand de fines reliures que de livres rares, et je ne jurerais pas que, dans son esprit, il n'eût mis au même rang Deneuil, Derome, Thouvenin et les trois Elzévirs.
Cette course aventureuse de Nodier, retardée par les trouvailles de livres ou les rencontres d'amis, commençait d'ordinaire sur le midi, et aboutissait presque toujours, entre trois et quatre heures, chez Crozet ou chez Techener.
Là se réunissait, vers cette heure, le congrès des bibliophiles de Paris.[...]

[...] on s'asseyait et l'on causait de omni re scibili et quibusdam aliis*.
La causerie durait jusqu'à cinq heures. [...]

À six heures, Nodier dînait en famille.
Après le dîner, la tasse de café savourée en véritable sybarite, à petites et longues gorgées, on enlevait la nappe et ce qui la couvrait, et, sur la table nue, on apportait trois chandelles.
Trois chandelles, et non pas trois bougies. Nodier préférait la chandelle à la bougie. Pourquoi ? Personne ne l'a jamais su. C'était un des caprices de Nodier.
Ces trois chandelles, jamais plus, jamais moins, étaient placées en triangle. Nodier apportait son travail commencé, ses plumes d'oie – il exécrait les plumes de fer – et il travaillait jusqu'à neuf ou dix heures du soir.

À cette heure, il sortait une seconde fois ; mais, alors pour suivre invariablement la ligne des boulevards ; et, selon l'affiche, il entrait à la Porte-Saint-Martin, à l'Ambigu ou aux Funambules. On a vu que c'est à la Porte-Saint-Martin que je l'ai rencontré pour la première fois. [...]
Les six jours de la semaine s'écoulaient parfaitement semblables les uns aux autres. puis venait le dimanche. [...]

[...] la famille de Nodier se composait de sa femme, de sa fille, de sa soeur madame de Tercy, et de sa nièce.
À six heures, la table était mise chez Nodier. Trois ou quatre couverts en plus des couverts de la famille attendaient les dîneurs de fondation. [...]
Trois ou quatre autres couverts attendaient les dîneurs de hasard.
Les dîneurs de hasard étaient Bixio, le grand Saint-Valery et moi.
Saint-Valery était bibliothécaire comme Nodier. Il avait six pieds un pouce de hauteur. C'était un homme fort instruit, mais sans aucune originalité, ni aucun esprit. C'est sur lui que Méry fit ce vers :
          "Il se baisse, et ramasse un oiseau dans les airs !"
Lorsqu'il était à sa bibliothèque, c'était chose bien rare qu'il fût obligé de prendre une échelle pour atteindre un livre, si haut qu'il fût placé. Il allongeait un de ses longs bras, se haussait sur la pointe de ses longs pieds, et allait chercher, reposât-il sous la frise, le livre demandé.
Au reste, susceptible au plus haut degré, et ne pouvant digérer des plaisanteries, si inoffensives qu'elles fussent, sur sa grande taille ; il m'en voulut très longtemps, parce qu'un jour qu'il se plaignait à madame Nodier d'un violent rhume de cerveau, je lui demandai s'il n'avait pas eu froid aux pieds l'année dernière.
Une fois admis dans cette douce et bonne intimité de la maison, on allait dîner chez Nodier à son plaisir. S'il fallait ajouter un, deux, trois couverts, aux couverts d'attente, on les ajoutait. S'il fallait allonger la table, on l'allongeait. Mais malheur à celui qui arrivait le treizième ! Celui-là dînait impitoyablement à une petite table, à moins qu'un quatorzième convive, encore plus inattendu que lui, ne vînt le relever de sa pénitence.
Bientôt je fus un de ces intimes dont je parlais tout à l'heure, et ma place à table fut fixée, une fois pour toutes, entre madame Nodier et Marie Nodier. Quand j'apparaissais à la porte, on me recevait avec des cris de joie, et il n'y avait pas jusqu'à Nodier qui n'allongeât vers moi ses deux grands bras pour me serrer les mains ou pour m'embrasser. Au bout d'un an, ce qui n'était qu'un point de fait devint un point de droit : cette place m'attendait vide jusqu'à l'enlèvement du potage ; alors, on se hasardait à la donner ; mais, fût-elle donnée, celui qui me remplaçait eût-il été là depuis dix minutes, depuis un quart d'heure, depuis une demi-heure, fût-ce au dessert que j'arrivasse, il se levait ou on le faisait lever, et ma place m'était rendue.
Nodier prétendait que j'étais une bonne fortune pour lui, en ce que je le dispensais de causer ; mais ce qui, en pareil cas, était la joie du paresseux maître de maison, était le désespoir de ses convives : dispenser de causer le plus charmant causeur qu'il y eût au monde, c'était presque un crime : il est vrai qu'une fois chargé de cette vice-royauté de la conversation, je mettais un amour-propre inouï à bien remplir ma charge. Il y a des maisons où l'on a de l'esprit sans s'en douter, et d'autres maisons où l'on est bête malgré soi. Moi, j'avais trois maisons de prédilection, trois maisons où flambaient incessamment ma verve, mon entrain, ma jeunesse : c'étaient la maison de Nodier, la maison de madame Guyet-Desfontaines, et la maison de ­immermann. Partout ailleurs, j'avais encore quelque esprit, mais l'esprit de tout le monde.
Au reste, soit que Nodier parlât – et, alors, grands et petits enfants se taisaient pour l'écouter – ; soit que son silence livrât la conversation à Dauzats, à Bixio et à moi, on arrivait toujours, sans avoir compté les heures, à la fin d'un dîner charmant, enviable par le prince le plus puissant de la terre, pourvu que ce prince fût un prince spirituel.

À la fin de ce dîner, on servait le café à la table même. Nodier était bien trop sybarite pour se lever de table, et pour aller prendre son moka, debout et mal à son aise, dans un salon encore mal chauffé, quand il pouvait le prendre allongé sur sa chaise, dans une salle à manger bien tiède, et bien parfumée de l'arôme des fruits et des liqueurs.
Pendant ce dernier acte, ou plutôt cet épilogue du dîner, madame Nodier se levait avec Marie pour aller éclairer le salon. Moi qui ne prends ni café ni liqueurs, je les suivais pour les aider dans cette tâche, où ma longue taille, qui me permettait d'allumer le lustre et les candélabres sans monter sur les fauteuils, leur était bien utile. Il va sans dire que, si Saint-Valery était là, comme il avait un pied de plus que moi, la charge d'allumeur lui revenait de droit.
Grâce à nous donc, le salon s'illuminait – c'était une solennité qui n'avait lieu que le dimanche ; les autres jours, on était reçu dans la chambre de madame Nodier – ; en s'illuminant, le salon éclairait des lambris peints en blanc avec les moulures du temps de Louis XV, un ameublement de la plus grande simplicité, composé de douze chaises ou fauteuils et d'un canapé recouverts en casimir rouge, et complété par des rideaux de même couleur, par un buste d'Hugo, par une statue d'Henri IV enfant, par un portrait de Nodier, et par un paysage de Regnier représentant une vue des Alpes.

À gauche en entrant, dans un enfoncement pareil à une immense alcôve, était le piano de Marie. Cet enfoncement avait assez de largeur pour que les amis de la maison pussent, comme dans la ruelle d'un lit du temps de Louis XIV, rester près de Marie et causer avec elle, tandis qu'elle jouait, du bout de ses doigts si agiles et si sûrs, des contredanses et des valses.
Mais ces contredanses et ces valses n'arrivaient qu'à un moment donné
.; deux heures étaient invariablement consacrées – de huit à dix heures – à la causerie ; de dix heures à une heure du matin, on dansait.
Cinq minutes après l'éclairage du salon par madame Nodier, Marie et moi, entraient Taylor et de Cailleux d'abord, qui étaient chez eux bien plus que Nodier n'était chez lui ; puis Nodier, appuyé au bras de Dauzats, de Francis Wey ou de Bixio ; car, quoique Nodier n'eût guère que trente-huit ou quarante ans à cette époque, Nodier, comme ces grandes plantes grimpantes qui couvrent toute une muraille de feuilles et de fleurs, avait déjà besoin de s'appuyer à quelqu'un.
Derrière Nodier entrait le reste des convives, avec la petite fille dansant et sautant.
Dix minutes après, commençaient d'arriver les habitués. [...]

Si Nodier, en sortant de table, allait s'étendre dans son fauteuil à côté de la cheminée, c'est qu'il voulait, sybarite égoïste, savourer à son aise, en suivant un rêve quelconque de son imagination, ce moment de béatitude qui suit le café ; si, au contraire, faisant un effort pour rester debout, il allait s'adosser au chambranle de la cheminée, les mollets au feu, le dos à la glace, c'est qu'il allait conter. Alors on souriait d'avance au récit prêt à sortir de cette bouche aux lignes fines, spirituelles et moqueuses ; alors, on se taisait ; alors, se déroulait une de ces charmantes histoires de sa jeunesse, qui semblent un roman de Longus ou une idylle de Théocrite. C'était à la fois Walter Scott et Perrault ; c'était le savant aux prises avec le poète. c'était la mémoire en lutte avec l'imagination. Non seulement Nodier était amusant à entendre, mais encore il était charmant à voir : son long corps efflanqué, ses longs bras maigres, ses longues mains pâles, son long visage, plein d'une mélancolique sérénité, tout cela s'harmoniait, se fondait avec sa parole un peu traînante, et avec cet accent franc-comtois dont j'ai déjà parlé ; et, soit que Nodier eût entamé le récit d'une histoire d'amour, d'une bataille dans les plaines de la Vendée, d'un drame sur la place de la Révolution, d'une conspiration de Cadoudal ou d'Oudet, il fallait écouter presque sans souffle, tant l'art admirable du conteur savait tirer le suc de chaque chose – ceux qui entraient faisaient silence, saluaient de la main, et allaient s'asseoir dans un fauteuil, ou s'adosser contre le lambris ; et le récit finissait toujours trop tôt ; il finissait on ne savait pourquoi, car on comprenait que Nodier eût pu puiser éternellement dans cette bourse de Fortunatus qu'on appelle l'imagination. On n'applaudissait pas, on n'applaudit pas le murmure d'une rivière, le chant d'un oiseau, le parfum d'une fleur ; mais, le murmure éteint, le chant évanoui, le parfum évaporé, on écoutait, on attendait, on désirait encore !
Mais Nodier se laissait doucement glisser du chambranle de la cheminée sur son grand fauteuil ; il souriait, il se tournait vers Lamartine ou vers Hugo :
- Assez de prose comme cela, disait-il ; des vers, des vers, allons !
Et, sans se faire prier, l'un ou l'autre poète, de sa place, les mains appuyées au dossier d'un fauteuil, ou les épaules assurées contre le lambris, laissait tomber de sa bouche le flot harmonieux et pressé de sa poésie ; et, alors, toutes les têtes se retournaient, prenant une direction nouvelle, tous les esprits suivaient le vol de cette pensée qui, portée sur ses ailes d'aigle, jouait alternativement dans la brume des nuages, parmi les éclairs de la tempête, ou au milieu des rayonnements du soleil.
Cette fois, on applaudissait ; puis, les applaudissements éteints, Marie allait se mettre à son piano, et une brillante fusée de notes s'élançait dans les airs. C'était le signal de la contredanse ; on rangeait chaises et fauteuils ; les joueurs se retranchaient dans les angles, et ceux qui, au lieu de danser, préféraient causer avec Marie, se glissaient dans l'alcôve.
Nodier était un des premiers à la table de jeu : longtemps il n'avait voulu jouer qu'à la bataille, et s'y prétendait d'une force supérieure ; enfin, il avait fait une concession au goût du siècle, et jouait à l'écarté.
Le bal commençait, et Nodier, qui avait d'ordinaire fort mauvais jeu, demandait des cartes.
À partir de ce moment, Nodier s'annihilait, disparaissait, était complètement oublié. Nodier, c'était l'hôte antique qui s'efface pour faire place à celui qu'il reçoit, lequel, alors, devient chez lui maître en son lieu et place.
D'ailleurs, après avoir disparu un peu, Nodier disparaissait tout à fait. Il se couchait de bonne heure, ou plutôt, on le couchait de bonne heure. C'était à madame Nodier qu'était réservé ce soin d'endormir le grand enfant ; elle sortait, en conséquence, la première du salon, et allait préparer la couverture. Alors, l'hiver, dans les grands froids, quand par hasard il n'y avait pas de feu à la cuisine, on voyait, au milieu des danseurs, une bassinoire passer, s'approcher de la cheminée du salon, ouvrir sa large gueule, y recevoir la cendre chaude, et entrer dans la chambre à coucher.
Nodier suivait la bassinoire, et tout était dit.
Voilà ce qu'était Nodier, voilà quelle était la vie de cet homme excellent.
Un jour, nous le trouvâmes humble, embarrassé, honteux.
L'auteur du
Roi de Bohême et ses Sept Châteaux venait d'être nommé académicien.
Il nous fit ses excuses bien humbles, à Hugo et à moi ; nous lui pardonnâmes.
Après avoir été refusé cinq fois, Hugo fut nommé à son tour.
Il ne me fit pas ses excuses, et il eut raison, car je ne lui eusse pas pardonné, à lui !

Notes

*De omni re scibili et quibusdam aliis « De toutes les choses qu'on peut savoir et aussi de quelques autres. »

Charles Nodier fut élu à l'Académie le 17 octobre 1833, Victor Hugo le 7 janvier 1841.

Alexandre Dumas était un jeune homme lorsque le rencontra Charles Nodier qui avait 22 ans de plus que lui.

 

Voir le texte intégral sur le site :

dumaspere.com, le site officiel de la Société des Amis d'Alexandre Dumas ...

La page :

http://dumaspere.com/pages/bibliotheque/chapitre.php?lid=m3&cid=121

 

Pour lire la liste des oeuvres de Charles Nodier : 

fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Charles_Nodier

Si vous n'avez encore rien lu de lui, vous pouvez commencer par son célèbre conte fantastique : Trilby ou le Lutin d'Argail 

Œuvres de Charles Nodier: Smarra. Trilby ... - Google Books page 193
 

J'ai déjà écrit, dans ce blog, que j'avais une tendresse particulière pour Alexandre Dumas. Vous pouvez y retrouver d'autres textes de Mes Mémoires qui sont particulièrement émouvants :

Alexandre Dumas - Mes Mémoires La mort de Géricault 

et

Alexandre Dumas – Mes Mémoires La naissance de Victor Hugo - Deux noms prédestinés : Victor et Hugo

 

FLORILÈGE - LA PENSÉE DES AUTRES (titres des textes)

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