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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:00

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De nombreuses expressions émaillent la conversation des deux copines, Lili-Rose et Marie-Lou. Le style est familier parfois même argotique. L'adverbe de négation NE est souvent omis.

 

À en tomber raide

1Lili-Rose-Ah, Marie-Lou ! Si tu savais. J'aimerais être à cent pieds sous terre.

2 Marie-Lou-Tu m'as pas l'air dans ton assiette.

3Lili-Rose-J'ai fait une boulette. Je me pardonnerai jamais. J'aurais mieux fait d'avaler ma langue.

4 Marie-Lou- Mais tu es toute retournée. Et de plus, tu es fichue comme l'as de pique. Raconte !

5Lili-Rose-Je sors de mon oral d'histoire et je n'ai débité que des fagots.

6 Marie-Lou-Tu veux me faire prendre des vessies pour des lanternes, toi qui es au top niveau en Histoire.

7Lili-Rose-Tu ris sous cape ? Tu t'en fous comme de l'an 40 ?

8 Marie-Lou-Oh mais, faut pas pousser mémé dans les orties ! Je dis ça je dis rien. Arrête de pleurer comme une madeleine.

9Lili-Rose-Je le vois bien, tu t'en laves les mains !

10Marie-Lou-Ta raison s'égare, ma Loute, tu sais bien que tu es ma petite caille, ma copine à la vie à la mort.

11Lili-Rose-Tu vendras pas la mèche, dis ? J'veux pas passer pour une bécasse, ou une courge, ou une cruche, encore moins pour une quiche !

12Marie-Lou-Bien sûr que non ! Mais crache le morceau. Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

13Lili-Rose-Je crois que j'ai une araignée au plafond. Je me suis mélangé les pinceaux. J'ai confondu Napoléon Bonaparte et Jules César.

14Marie-Lou-Deux grands conquérants ! À cette différence près que César n'aimait pas trop occire les vaincus.

15Lili-Rose-Revenons à nos moutons. L'examinateur s'est tenu les côtes. Il a cru que je me payais sa tête.

16 Marie-Lou-Il t'a assaisonnée un max ?

17Lili-Rose-Non, il m'a félicitée grave pour mon humour. Il a cru que je lui faisais du plat.

18 Marie-Lou-Ah ! Ah ! Il s'est fourré le doigt dans l'oeil !

19Lili-Rose-Je te dis pas. Il m'a filé un rencard !

Rencart, rancart, rencard, rancard.

20 Marie-Lou-Non ! Tu me bourres le mou ! Arrête ton char !

21Lili-Rose-T'inquiète ! Je lui poserai un lapin.

22 Marie-Lou-Tu me balades ! Tu me la fais à l'envers !

23Lili-Rose-Croix de bois, croix de fer...

24Marie-Lou- Et quelle note il t'a mise ?

25Lili-Rose-19 bien sûr.

26Marie-Lou-Tu te mouches pas du coude ! Avec ça tu vas décrocher ton bac, c'est dans la poche.

27Lili-Rose-Y a pas de souci ! Il n'empêche, ça m'a tourné les sangs.

28Marie-Lou-Allez, arrête de miauler !

 

Le sens de quelques expressions :

Académie : Il voudrait être à cent pieds sous terre, Il voudrait pouvoir se cacher à tout le monde, tant il est confus, honteux. Il se dit aussi d'un Homme qui a quelque grand sujet de chagrin, qui est dégoûté de la vie. Je voudrais que cet homme fût à cent pieds sous terre, Je voudrais qu'il fût mort. http://www.cnrtl.fr/definition/academie8/pied

Bob : avaler sa langue Ne rien dire, se taire, se retenir

Bob : retourner Émouvoir beaucoup, émouvoir, donner un choc moral

Bob : débiter des fagots Raconter des niaiseries ; faire le niais

Bob : prendre des vessies pour des lanternes Être crédule, inintelligent, idiot, naïf ; tromper, berner, se moquer de quelqu'un, faire croire des choses insensées, faire croire des choses énormes, débiter de gros mensonges ; mensonge type

Bob : pleurer comme une madeleine Pleurer

Bob : s'en laver les mains N'y avoir rien à faire, être indifférent, se déclarer irresponsable, ne pas en accepter la responsabilité

Bob : vendre la mèche Trahir un secret, publier ce qui était secret, dévoiler, monter, faire des révélations, avouer, dénoncer

Bob : quiche Terme de mépris général : idiot, imbécile ; prendre pour un idiot, pour une idiote

Internaute : avoir une araignée au plafond : Avoir un côté farfelu, un comportement un peu fou, qui ne dérange pas les autres.

Wiktionnaire : il ne faut pas pousser mémé dans les orties

Wiktionnaire : à la vie, à la mort

dictionnaire des expressions françaises décortiquées Arrête ton char (Ben-Hur) !

Le Dictionnaire de la Zone © Cobra ...Définition de envers (la faire à l')
 

Retrouvez Lili-Rose et Marie-Lou dans les articles :

Mes vacances avec Lili-Rose – Exercice d'orthographe

Les bavardages de Lili-rose avec Marie-Lou – Orthographe

Voir aussi : Des expressions avec des prénoms

 

Pour retrouver toutes les définitions des expressions, vous avez le choix, reportez-vous à l'un des sites suivants :

Bourrer le mou - dictionnaire des expressions françaises Expressio ...

www.expressio.fr/expressions/bourrer-le-mou.php

Signification, origine, histoire et étymologie de l'expression française 'Bourrer le mou' dans le dictionnaire des expressions Expressio par Reverso - Bourrer le ...

bourrer le mou — Wiktionnaire

https://fr.wiktionary.org/wiki/bourrer_le_mou

Eh bien, il était très optimiste, M. Léonard, il avait tout à fait confiance. Et l'on savait assez, hein, qu'il ne se laissait pas bourrer le mou. — (Marcel Martinet, La ...

Étymologie · ‎Locution verbale · ‎Dérivés · ‎Traductions

Bourrer le mou. : signification et origine de l'expression - L'Internaute

www.linternaute.com › Expressions › Intentions

Cette expression est apparue vers le début du XXe siècle. Ici, le "mou" désigne le cerveau, d'où l'expression qui en découle: "bourré le crâne". Ensuite, elle a ...

Définition bourrer le mou à quelqu'un | Dictionnaire définition français ...

dictionnaire.reverso.net/francais-definition/bourrer%20le%20mou%20à%20quelqu'un

bourrer le mou à quelqu'un définition, synonymes, conjugaison, voir aussi 'se bourrer',bourrer le mou',bourreur',bourrier', expression, exemple, usage, ...

Définition bourrer le mou | Dictionnaire définition français | Reverso

dictionnaire.reverso.net/francais-definition/bourrer%20le%20mou

bourrer le mou définition, synonymes, conjugaison, voir aussi 'se bourrer',bourreur',bourrier',bourré', expression, exemple, usage, synonyme, antonyme, ...

Bob / bourrer le mou | ABC de la langue française - Dictionnaire d'argot

www.languefrancaise.net/Bob/25154

bourrer le mou — □ Mentir, tromper, manipuler ; mentir à qqun, lui conter des mensonges ; se laisser manipuler, se faire tromper ; se convaincre à tort ...

 

Définition de mou (bourrer le) • Le Dictionnaire de la Zone © Cobra le ...

www.dictionnairedelazone.fr/dictionary/definition/bourrer_le_mou

mou (bourrer le) • Le Dictionnaire de la Zone, tout l'argot des banlieues. Plus de 2500 mots et expressions de l'argot classique et moderne. Définis et illustrés.

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 10:15

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Des expressions familières le plus souvent amusantes, parfois avec des jeux de rimes, et qui fusent dans des circonstances particulières.

 

En voiture Simone !

En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !

Simone Louise des Forest fut l'une des premières pilotes automobiles françaises. D'où l'expression : En voiture Simone !

Les expressions françaises décortiquées [archive]

http://savour.eu/portfolio/en-voiture-simone/

Chauffe Marcel !

http://www.expressio.fr/expressions/chauffe-marcel.php

À l'aise Blaise !

http://www.expressions-francaises.fr/expressions-a/827-a-laise-blaise.html

À la tienne Étienne !

http://www.expressions-francaises.fr/expressions-a/1803-a-la-tienne-etienne.html

T'as le bonjour d'Alfred !

https://fr.wiktionary.org/wiki/t%E2%80%99as_le_bonjour_d%E2%80%99Alfred

Tu parles, Charles !

tu parles, Charles — Wiktionnaire

Tu vas me le payer, Aglaé !

Argot français de 1827 à 1907 : Tu vas me le payer, Aglaé

Relaxe, Max !

Cool, Raoul !

Tranquille Bill !

Tranquille Émile !

Fonce Alphonse !

Arthur du bois dur.

Au hasard, Balthazar !

T'as raison, Léon !

Tout juste, Auguste !

Tranquille comme Baptiste.

Rechercher tranquille sur :

http://www.expressions-francaises.fr/annuaire-expressions-francaises/rechercher-une-expression

T'as pas tort, Hector !

Ça colle, Anatole !

Tu m'étonnes, John !

Alice, ça glisse !

C'est le jeu, ma pauvre Lucette !

En référence à une publicité de la Française des jeux où Lucette et son mari ont gagné un voyage. Ils font tourner un globe terrestre et Lucette pointe à l'aveuglette l'Australie. Ils y sont déjà allés. Dommage ! Le mari s'écrie : "C'est l'jeu, ma pauv'Lucette !


D'autres exclamatives sans prénoms

Circule, virgule, ou j't'apostrophe !

Un peu, mon neveu !

Définition un peu, mon neveu ! | Dictionnaire définition français ...

Je veux, mon neveu !

Tu l'as dit, bouffi !

http://www.expressio.fr/expressions/tu-l-as-dit-bouffi.php

 

Et Aude a ajouté dans son commentaire :

Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Fier comme Artaban.
Reviens, Léon, j'ai les mêmes à la maison.
Baiser Fanny.
C'est mon Jules.
Gros Jean comme devant.
Dans le cul, Lulu !

 

 Articles connexes

PARONYMES – PARONOMASE

Les villes dans des expressions, des proverbes, des citations, des titres...

Jeux sur les couleurs : 1-Complétez les phrases avec des noms de couleurs 2-Trouvez la couleur dans les titres des films 3-Cherchez l'intruse - QUIZ 63

 

Et je signale le livre intéressant

de Marie-Dominique POREE-RONGIER

Les Expressions françaises pour les Nuls, édition poche

https://books.google.fr/books?id=LlhxCQAAQBAJ&pg=PT182&lpg=PT182&dq=fonce+alphonse+expression&source=bl&ots=r7wudkM6LF&sig=Rm0Osx1Qdb-h2NXggLL4FZZRMl4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjgtKLa9s3SAhXMD8AKHR_CBIk4ChDoAQgwMAY#v=snippet&q=Les%20Expressions%20fran%C3%A7aises%20&f=false

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 21:46

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Tous les QUIZ

Petites histoires cocasses et saugrenues

écrites pour illustrer des règles orthographiques

 

Prunille et Théo, un couple bien ordinaire

Accord des participes passés

 

Du coeur et de l'ardeur d'apprendre

du, dû, due, dues, dut, dût

 

Maman et Papa Faichouin*

Les homophones a, as, à, ah, ha

 

Les célibataires, Arnolphe et Isidore
Compléter par à, de ou rien


Un professeur qui n'en peut mais
participe présent, adjectif verbal, ou gérondif

 

Jo le rebelle

La dérivation - Les suffixes

 

Les confidences de Sidonie Lalèche

Ne pas confondre les homophones : leur, leurs, l'heure, leurre et l'heur

 

Tonton et Jeannot

Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous

 

Le petit chat de Madeleine est parti

Verbes se terminant par I, IE, IS, IES, IT, ou ÎT

 

Léo n'aime plus Léa

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Savoir dire non.

 

L'insoutenable Alphonse

Je ne marche pas, je ne vois point, je ne mange mie, je ne bois goutte

Les divers emplois de NE

 

Ma soirée avec Jojo

Les noms composés

 

Scène de la vie ordinaire - Anaëlle et Léon

L'art d'avoir toujours raison – La dialectique éristique

 

Une lettre d'amour truffée de fautes à corriger

 

Florimond raconte Peau d'Âne

Le passé simple – Exercice d'application

 

Philomène & Pamphile – Une histoire à dormir debout

Les pronoms relatifs

 

Clara sous l'abribus

Typographie Espaces Ponctuation Majuscules Caractères

 

Les épisodes où se rencontrent Maggy, Josée et la petite Philo :

 

Maggy, Josée et la petite Philo - Les trois copines (épisode 1)

Les homophones ou, où, ouh, hou, houx, houe, août


Maggy, Josée et la petite Philo - Invitation (épisode 2)

Les homophones es, est, et, ai, aie, aies, aient, haie, hais, ès


Maggy, Josée et la petite Philo – Dans le bois de Parcimoneille (3)

Les homophones et paronymes l'es, l'est, l'ai, l'aie, l'aies, l'aient, lai laid, les, lès, lez, lé

 

Maggy, Josée et la petite Philo – Irons-nous au bois ? (4)

Beau, bel, beaux, belle, belles (adjectif, éléments de syntagmes, locutions nominales, adverbiales, prépositives, locutions phrases...)

 

Maggy, Josée et la petite Philo - Philo se pique au cactus (5)

SI ou S'Y ?

 

Maggy, Josée et la petite Philo - L'orange (6)

Est-ce que - est-ce qui - La Phrase interrogative

 

Maggy,Josée et la petite Philo- La garden-party (7)

Les homophones sa, ça, çà.

 

 Maggy, Josée et la petite Philo - A la foire (8)

Les homophones eu, eus, eue, eues, eut, eût, hue.

 

Maggy, Josée, la petite Philo & Kevin (9)

Les homophones ses, ces, c'est, s'est, cet, sait, sais, sai.

 

Maggy, Josée et la petite Philo au restaurant (10)

Orthographe traditionnelle et nouvelle orthographe

 

Les épisodes où se rencontrent Lili-Rose et Marie-Lou

Mes vacances avec Lili-Rose – Exercice d'orthographe

Les bavardages de Lili-rose avec Marie-Lou – Orthographe

L'oral de Lili-Rose – Des expressions imagées

 

 

  Retour au début de l'article

Récapitulation de tous les exercices à trous

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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Suite de l'article : Mes vacances avec Lili-Rose – Exercice d'orthographe

 

Texte contenant des fautes à corriger

Suivi de la correction

 

1-Lili-rose- Je connais le mot arborigène depuis longtemps mais je ne savais pas que ce nom pouvait s'appliquer jadis aux habitants du centre de l'Italie, selon les mytes des anciens romains.

2-Marie-Lou- Et cette info, ou l'as-tu donc trouvé ?

3-Lili-rose- Je te le donne en milles ! Sur Wikipédia, bien sur ! J'aurai pu regarder sur le TLFi.*

4-Marie-Lou-Et tu aurai pu y lire, entre autre : Les premiers Italiens doivent avoir été les opici, hommes de la terre ... Il va s'en dire qu'Internet est une source précieuse de renseignements. On ne sans lasse pas.

5-Lili-rose- Certe, la lecture d'un article en entraîne un autre et l'on passe des heures à si promener.

6-Marie-Lou-T'es une vraie geek, comme Bibi.

7-Lili-rose-Qui sait Bibi ?

8-Marie-Lou-Bibi, ç'est un synonime de moi, dans le language familier.

9-Lili-rose-Donc, quand je dis Bibi, c'est soit-disant toi.

10-Marie-Lou-Non, quand tu dis Bibi, c'est toi.

11-Lili-rose-Bizzare. Il faudrai savoir !

12-Marie-Lou-Un bibi, c'est aussi un petit châpeau, un galurin, un bitosse quoi.

13-Lili-rose-Ha ?

14-Marie-Lou-Ma maman m'appellait "mon p'tit Bibi" quand j'étais petite.

15-Lili-rose-Et la mienne "ma Coquine" parce que je fesais les quatres cents coups. Quand penses-tu ?

16-Marie-Lou-T'a pas changée. Mais je t'aime bien comme tu est, quoiqu'on en dise. Moi, j'étais plutôt dans la Lune. Quelque bêtise qu'on fasse, on est toujour deux à la faire.

17-Lili-rose-Et rien n'entamera nôtre gaité. Même si nous agissons parfois dangereusement, même si nous nous amusons aux dépends de nos camarades.

18-Marie-Lou-Comme hier avec cette mal embouchée de Floïde ! On en a pas fini avec elle.

19-Lili-rose-Des coups bas, elle nous en a portés, la traîtresse. je lui ai cloué le bec quand elle nous a traité de pétasses.

20-Marie-Lou- Comme elle t'a attaqué !

21-Lili-rose-Je me suis défendu becs et ongles.

22-Marie-Lou-Je suis quand même septique. Elle croît tout se permettre. Quelle vengence nous réserve-t-elle ?

23-Lili-rose-Soit tranquille. Je lui ai fait peur. Il est presqu'impossible quelle recommence.

24-Marie-Lou-Et si ton opinion s'avérait fausse et quelle veuille nous nuire ?

25-Lili-rose-Nous aviserions. Ne doutes pas que j'ai les arguments qu'il faut.

26-Marie-Lou- Je suis toute sans dessus dessous.

27-Lili-rose-Allez, ma chérie. Reposes-toi sur moi. Ai confiance.

  • Note * : TLFi Trésor de la langue française sur le Cnrtl Centre national des ressources textuelles et lexicales

Texte corrigé

 

1-Lili-rose- Je connais le mot arborigène depuis longtemps mais je ne savais pas que ce nom pouvait s'appliquer jadis aux habitants du centre de l'Italie, selon les mytes des romains.

Lili-rose- Je connais le mot aborigène depuis longtemps mais je ne savais pas que ce nom pouvait s'appliquer jadis aux habitants du centre de l'Italie, selon les mythes des Romains.

Aborigènes, indigènes, autochtones,. Exemple : les aborigènes d'Australie.

Un mythe- Littré : Le mythe est un trait fabuleux qui concerne les divinités ou des personnages qui ne sont que des divinités défigurées. Mythologie : Histoire des personnages divins du polythéisme.

Les Romains, le nom des habitants prend une majuscule. Pas l'adjectif : la civilisation romaine.

 

2-Marie-Lou- Et cette info, ou l'as-tu donc trouvé ?

Marie-Lou- Et cette info, où l'as-tu donc trouvée ?

, adverbe interrogatif.

Ou (ou bien) conjonction de coordination.

Trouvée, le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct L' qui représente INFO.

 

3-Lili-rose- Je te le donne en milles ! Sur Wikipédia, bien sur ! J'aurai pu regarder sur le TLFi.

Lili-rose-Je te le donne en mille ! Sur Wikipédia, bien sûr ! J'aurais pu regarder sur le TLFi.

Je te le donne en mille : Je te mets au défi de le deviner

SUR et SÛR : Bien que la Nouvelle orthographe ait supprimé de nombreux accents circonflexes, elle les a conservés, entre autres, lorsque les mots ont des sens différents avec ou sans accent. MUR et MÛR, TACHE et TÂCHE, etc.

J'aurais pu : verbe pouvoir au conditionnel passé.

J'aurai pu : futur antérieur.

Le Cnrtl : Le Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales

http://www.cnrtl.fr/definition/s%C3%BBr

 

4-Marie-Lou-Et tu aurai pu y lire, entre autre : Les premiers Italiens doivent avoir été les opici, hommes de la terre ... Il va s'en dire qu'Internet est une source précieuse de renseignements. On ne sans lasse pas.

Marie-Lou-Et tu aurais pu y lire, entre autres : Les premiers Italiens doivent avoir été les opici, hommes de la terre ... Il va sans dire qu'Internet est une source précieuse de renseignements. On ne s'en lasse pas.

Tu aurais pu, conditionnel passé du verbe auxiliaire pouvoir

Entre autres, toujours au pluriel, entre autres choses.

Il va sans dire, il va de soi, c'est évident.

On ne s'en lasse pas (se lasser de)

Sans, s'en, sens, sent, c'en, cent, sang, des homophones à ne pas confondre – Sans suivi d'un singulier ou d'un pluriel ?

 

5-Lili-rose- Certe, la lecture d'un article en entraîne un autre et l'on passe des heures à si promener.

Lili-rose- Certes, la lecture d'un article en entraîne un autre et l'on passe des heures à s'y promener.

Certes http://www.cnrtl.fr/definition/certes

s'y promener, Y pronom qui représente sur Internet

La place de Y et de EN dans la phrase.

 

6-Marie-Lou-T'es une vrai geek, comme Bibi.

Marie-Lou-T'es une vraie geek, comme Bibi.

T'es pour tu es

vraie s'accorde au féminin, une vraie geek

Un geek, un guic/une guicque est une personne passionnée dans un certain domaine, ici plus précisément, passionnée d'internet, d'informatique.

 

7-Lili-rose-Qui sait Bibi ?

Lili-rose-Qui c'est Bibi ?

Qui est-ce ?

 

8-Marie-Lou-Bibi, ç'est un synonime de moi, dans le language familier.

Marie-Lou-Bibi, c'est un synonyme de moi, dans le langage familier/la langue familière.

Un synonyme, un mot de même sens ou de sens proche.

Cherchez l'intrus parmi les synonymes - Quiz 62

Les synonymes – la synonymie + Quiz 61

Le mot langage n'a pas de U, en anglais, si.

 

9-Lili-rose-Donc, quand je dis Bibi, c'est soit-disant toi.

Lili-rose-Quand je dis Bibi, c'est soi-disant toi.

Soi-disant : prétendument, qui passe pour ce qu'il n'est pas.

 

10-Marie-Lou-Non, quand tu dis Bibi, c'est toi.

11-Lili-rose-Bizzare. Il faudrai savoir !

Lili-rose-Bizarre. Il faudrait savoir !

Bizarre, étrange. Lili-Rose ne semble pas comprendre.

Il faudrait savoir – il faudrait, conditionnel présent.

Il faudra - futur

faudrai est un barbarisme. Le mot n'existe pas.

 

12-Marie-Lou-Un bibi, c'est aussi un petit châpeau, un galurin, un bitosse quoi.

Marie-Lou-Un bibi, c'est aussi un petit chapeau, un galurin, un bitosse quoi.

Un chapeau, un château, un gâteau, un râteau.

Un galurin, langue populaire.

Un bitos ou un bitosse : chapeau en argot.

 

13-Lili-rose-Ha ?

Lili-rose-Ah ?

Ah, interjection qui marque l'étonnement

Voir ses autres sens dans Les homophones a as à ah ha

 

14-Marie-Lou-Ma maman m'appellait "mon p'tit Bibi" quand j'étais petite.

Marie-Lou-Ma maman m'appelait "mon p'tit Bibi" quand j'étais petite.

Appeler, j'appelle, j'appelais, j'appellerai, etc.

Le son est différent devant L ou LL

 

15-Lili-rose-Et la mienne "ma Coquine" parce que je fesais les quatres cents coups. Quand penses-tu ?

Lili-rose-Et la mienne "ma Coquine" parce que je faisais les quatre cents coups. Qu'en penses-tu ?

Je faisais, je ferai, faisant.

Quatre est invariable, il ne prend jamais de S.

Qu'en penses-tu ? Ce que j'en pense.

 

16-Marie-Lou-T'a pas changée. Mais je t'aime bien comme tu est, quoiqu'on en dise. Moi, j'étais plutôt dans la Lune. Quelque bêtise qu'on fasse, on est toujour deux à la faire.

Marie-Lou-T'as pas changé, tu sais. Mais je t'aime bien comme tu es, quoi qu'on en dise. Moi, j'étais plutôt dans la lune. Quelque bêtise qu'on fasse, on est toujours deux à la faire.

T'as pas changé, familièrement pour Tu n'as pas changé.

Changé : le participe passé est employé avec l'auxiliaire avoir et il n'y a pas de complément d'objet direct au féminin qui le précède.

Ne pas confondre : quoique et quoi que – quelque, quelque... que, et quel que

Une astuce : quoique peut être remplacé par bien que. Pas quoi que.

Lune prend une majuscule quand il s'agit de la planète elle-même.

 

17-Lili-rose-Et rien n'entamera nôtre gaité. Même si nous agissons parfois dangereusement, même si nous nous amusons aux dépends de nos camarades.

Lili-rose-Et rien n'entamera notre gaité. Même si nous agissons parfois dangereusement, même si nous nous amusons aux dépens de nos camarades.

Notre gaité, notre, adjectif possessif - la nôtre, pronom possessif.

Gaîté (ancienne orthographe) gaieté (orthographe traditionnelle) gaité (Nouvelle Orthographe)

gaité (orthographe rectifiée de 1990)

gaieté (Réforme orthographique de 1835)

Gaîment, gaiement, gaiment

 

18-Marie-Lou-Comme hier avec cette mal embouchée de Floïde ! On en a pas fini avec elle.

Marie-Lou-Comme hier avec cette mal embouchée de Floïde ! On n'en a pas fini avec elle.

Mal embouché(e), mal élevé(e).

Ne... pas adverbe de négation complet.

 

19-Lili-rose-Des coups bas, elle nous en a portés, la traitresse. Je lui ai cloué le bec quand elle nous a traité de pétasses.

Lili-rose-Des coups bas, elle nous en a porté, la traitresse. Je lui ai cloué le bec quand elle nous a traitées de pétasses

Le participe passé porté ne s'accorde pas avec EN, invariable.

Traitées s'accorde avec nous.

 

20-Marie-Lou-Comme elle t'a attaqué !

Marie-Lou-Comme elle t'a attaquée !

Attaquée s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui : TE (élidé en T') mis pour Lili-Rose.

 

21-Lili-rose-Je me suis défendu becs et ongles.

Lili-rose-Je me suis défendue bec et ongles.

Défendue s'accorde avec Je - se défendre, verbe pronominal.

Bec est toujours au singulier dans la locution bec et ongles.

On trouve sur le site Expressions françaises.fr :

Origine : En latin, on disait se défendre unguibus et rostro ("à griffes et bec" ou "par les griffes et le bec"), locution qui sert d'ailleurs de devise à la ville de Valence, dans la Drôme, et qu'on trouve sur son blason.

 

22-Marie-Lou-Je suis quand même septique. Elle croît tout se permettre. Quelle vengence nous réserve-t-elle ?

Marie-Lou-Je suis quand même septique. Elle croit tout se permettre. Quelle vengeance nous réserve-t-elle ?

Homophones : sceptique et septique

sceptique : qui doute.

septique : qui produit de la putréfaction, par exemple, une fosse septique.

Croire ou croître

L'accent circonflexe de croître (grandir) est conservé chaque fois qu'on pourrait le confondre avec croire.

Je croîs, j'ai crû.

Croître, je croîtai, etc. perd son accent selon la Nouvelle Orthographe.

 

23-Lili-rose-Soit tranquille. Je lui ai fait peur. Il est presqu'impossible quelle recommence.

Lili-rose-Sois tranquille. Je lui ai fait peur. Il est presque impossible quelle recommence.

Sois, impératif présent du verbe être.

Presque ne s'élide que dans le mot presqu'île.

Quoique, puisque, lorsque, quelque, et presque s'élident-ils ?

 

24-Marie-Lou-Et si ton opinion s'avérait fausse et quelle veuille nous nuire ?

Marie-Lou-Et si ton opinion se révélait fausse et qu'elle veuille nous nuire ?

Dans le verbe avérer, il y a le radical vrai.

Avérer : reconnaître ou faire reconnaître la vérité d'une chose.

S'avérer, Se révéler réellement, se manifester, apparaître.

Sa trahison est avérée.

Il s'avère que réussir tes examens te sera difficile.

Et si ton opinion se révélait fausse et qu'elle veuille nous nuire ?

et qu'elle veuille nous nuire est une proposition synonyme de : et si elle voulait nous nuire.

Dans ce cas de figure, on a le subjonctif après la conjonction que (veuille).

 

25-Lili-rose-Nous aviserions. Ne doutes pas que j'ai les arguments qu'il faut.

Lili-rose-Nous aviserions. Ne doute pas que j'aie les arguments qu'il faut.

Ne doute pas : l'impératif présent des verbes se terminant pas un E MUET ne prend pas de S.

Regarde, parle, chante, écoute, sache...

Fâché avec l'impératif présent ? QUIZ

Ne doute pas que j'aie : j'aie, subjonctif présent. Ne doute pas que nous ayons...

j'aie, tu aies, il ait, ils aient.

Douter que, se douter que / Je doute que, nul doute que, il n'est pas douteux que... Je me doute que, il ne se doute pas que... + indicatif ou subjonctif ?

 

26-Marie-Lou-Je suis toute sans dessus dessous.

Marie-Lou-Je suis toute sens dessus dessous.

Dans un grand désarroi, dans un très grand trouble psychologique.

Sans, s'en, sens, sent, c'en, cent, sang, des homophones à ne pas confondre – Sans suivi d'un singulier ou d'un pluriel ?

 

27-Lili-rose-Allez, ma chérie. Reposes-toi sur moi. Ai confiance.

Lili-rose-Allez, ma chérie. Repose-toi sur moi. Aie confiance.

Fâché avec l'impératif présent ? QUIZ

 

Note* : TLFi Trésor de la langue française sur le Cnrtl Centre national des ressources textuelles et lexicales

 

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Même exercice : Mes vacances avec Lili-Rose

et voir aussi : DICTÉES

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 17:35

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Corrigez les fautes – La correction suit

Je soliloque, et Lili-Rose m'écoute bien patiemment.

1-On s'était promenées sur la Canebière, tu t'en rappelles ?

2-Nous avions dépensé jusque notre dernier centime et nous avons alors pris conscience de nos ennuis pécuniers.

3-De plus on nous a volé notre side-car, c'est ainsi que nos problèmes se sont succédés.

4-Nous aurions pu à notre tour "emprunter" subreptivement une voiture.

5-Mais comme nous étions excessivement honnêtes, nous y avons renoncé.

6-C'était un vrai dilemne.

7-Revenir par le train représentait pour nous une somme conséquente.

8-Et marcher quelques dix kilomètres nous aurait demandé un trop gros effort.

9-Mais cette solution aurait pallié à un inconvénient : celui de ne pas être coincé à Marseille.

10-C'est là où nous avions décidé de passer nos vacances.

11-Seulement, nos dépenses ont été somptueuses vu ce que nous possédions.

12-C'était de notre faute si nous n'avions plus un sou en poche.

13-Ces vacances étaient un espèce de défi ; l'aventure, quoi !

14-"Il faut mieux prendre des risques que rester chez soi", m'avais-tu dit.

15-Ç'a été un parcours très cahotique. C'était fatiguant.

16-Jusqu'au moment où nous avons rencontré un jeune homme qui nous a pris en stop ; là c'était autrement plus amusant.

17-Par acquis de conscience, nous ne lui avons pas demandé de nous emmener jusque chez nous.

18-Et l'idée retord lui est venu de partir en sens inverse de façon à ce que nous ayons encore plus de chemin à parcourir pour rentrer.

19-"Ça vous fera maigrir de marcher un peu", nous a-t-il suggérées en ricanant.

20-Et bien, nous n'étions pas contentes et nous l'avons traité de petit morveux dans toute l'acceptation du terme.

21-Il nous a faites remarquer que nous nous laissions aller à des excès de language.

22-On était pas sensées tout accepter de ce malotru.

23-Je ne sais plus comment nous nous y sommes pris pour lui fausser compagnie.

24-Ceci dit, on lui a même pas lancé : "Au revoir !"

25-C'est ainsi qu'on s'est mis cinquante kilomètres dans les pattes : on a du galérer du lundi 12 jusqu'au jour d'aujourd'hui.

26- Ah, je me souviendrais des kilomètres que nous avons marchés !

27-Je te serai gré de n'en parler à personne, surtout pas à mes parents.

28-Ils conclueraient que nous sommes des imbéciles de s'être fait avoir si facilement.

29-Pour le coup, on ne nous y reprendra pas, loin s'en faut.

30-Mais, tu dors Lili-Rose ?

 

Correction

1-On s'était promenées sur la Canebière, tu t'en rappelles ?

1-On s'était promenées sur la Canebière, tu te rappelles/tu t'en souviens.?

-ON (pronom indéfini) peut se mettre à la place de nous dans la langue familière. Le participe promenées s'accorde avec ce que ON représente : Lili-Rose et moi.

tu t'en souviens : On se rappelle quelque chose, mais on se souvient de quelque chose.

2-Nous avions dépensé jusque notre dernier centime et nous avons alors pris conscience de nos ennuis pécuniers.

2-Nous avions dépensé jusqu notre dernier centime et nous avons alors pris conscience de nos ennuis pécuniaires.

 

3-De plus on nous a volé notre side-car ; c'est ainsi que nos problèmes se sont succédés.

3-De plus on nous a volé notre side-car ; c'est ainsi que nos problèmes se sont succédé.

Le participe passé succédé est invariable. SE n'est pas un complément d'objet direct, mais indirect (succéder à)

> Participes passés invariables : ils se sont succédé, parlé, souri, menti, nui, plu déplu

 

4-Nous aurions pu à notre tour "emprunter" subreptivement une voiture.

4-Nous aurions pu à notre tour "emprunter" subrepticement une voiture.

Subrepticement : furtivement, en trompant toute surveillance.


5-Mais comme nous étions excessivement honnêtes, nous y avons du coup renoncé.

5-Mais comme nous étions très honnêtes, nous y avons renoncé.


6-C'était un vrai dilemne.

6-C'était un vrai dilemme.


7-Revenir par le train représentait pour nous une somme conséquente.

7-Revenir par le train représentait pour nous une somme considérable/importante.


8-Marcher quelques dix kilomètres nous aurait demandé un trop gros effort.

8-Marcher quelque dix kilomètres nous aurait demandé un trop gros effort.

Quelque dix kilomètres, environ dix kilomètres.


9-Mais cette solution aurait pallié à un inconvénient : celui de ne pas être coincé à Marseille.

9-Mais cette solution aurait pallié un inconvénient : celui de ne pas être coincées à Marseille.

Pallier se construit directement.

Coincées se rapporte aux deux filles.


10-C'est là nous avions décidé de passer nos vacances.

10-C'est là que nous avions décidé de passer nos vacances.

Là où : pléonasme

11-Seulement, nos dépenses ont été somptueuses vu ce que nous possédions.

11-Seulement, nos dépenses ont été somptuaires vu ce que que nous possédions.

somptuaires : d'un luxe coûteux, excessif

 

12-C'était de notre faute si nous n'avions plus un sous en poche.

12-C'était notre faute si nous n'avions plus un sou en poche.

 

13-Ces vacances étaient un espèce de défi ; l'aventure, quoi !

13-Ces vacances étaient une espèce de défi ; l'aventure, quoi !

 

14-"Il faut mieux prendre des risques que rester chez soi", m'avais-tu dit.

14-"Il vaut mieux prendre des risques que rester chez soi", m'avais-tu dit.

Valoir mieux

 

15-Ç'a été un parcours très cahotique. On l'a trouvé bien fatiguant.

15-Ç'a été un parcours très chaotique. On l'a trouvé bien fatigant.

Ç'a été, élision de a (ça a été)

> Élision de ÇA en Ç'A et de ÇA EN en C'EN

Cahotique : c'est un barbarisme, le mot n'existe pas.

Fatiguant : participe présent du verbe fatiguer.

Fatigant : adjectif.

 

16-Jusqu'au moment où nous avons rencontré un jeune homme qui nous a pris en stop ; là c'était autrement plus amusant.

16-Jusqu'au moment où nous avons rencontré un jeune homme qui nous a prises en stop ; là c'était bien plus amusant.

 

17-Par acquis de conscience, nous ne lui avons pas demandé de nous emmener jusque chez nous.

17-Par acquit de conscience, nous ne lui avons pas demandé de nous emmener jusqu'à chez nous.


18-Et l'idée retord lui est venu de partir en sens inverse de façon à ce que nous ayons encore plus de chemin à parcourir pour rentrer.

18-Et l'idée retorse lui est venue de partir en sens inverse de façon que nous ayons encore plus de chemin à parcourir pour rentrer.

Retors (féminin retorse) : tordu, pervers.

 

19-"Ça vous fera maigrir de marcher un peu", nous a-t-il suggérées en ricanant.

19-"Ça vous fera maigrir de marcher un peu", nous a-t-il suggéré en ricanant.

20-Et bien, nous n'étions pas contentes et nous l'avons traité de petit morveux dans toute l'acceptation du terme.

20-Eh bien, nous n'étions pas contentes et nous l'avons traité de petit morveux dans toute l'acception du terme.

L'acception : le sens.

 

21-Il nous a faites remarquer que nous nous laissions aller à des excès de language.

21-Il nous a fait remarquer que nous nous laissions aller à des excès de langage.

Le participe passé FAIT suivi d'un infinitif est invariable.


22-On était pas sensées tout accepter de ce malotru.

22-On était pas censées tout accepter de ce malotru.

Censées : supposées


23-Je ne sais plus comment nous nous y sommes pris pour lui fausser compagnie.

23-Je ne sais plus comment nous nous y sommes prises pour lui fausser compagnie.


24-Ceci dit, on lui a même pas lancé : "Au revoir !"

24-Cela dit, on ne lui a même pas lancé : "Au revoir !"

Cela résume ce qui précède, ceci annonce ce qui suit.


25-C'est ainsi qu'on s'est mis cinquante kilomètres dans les pattes : on a du galérer du lundi 12 jusqu'au jour d'aujourd'hui.

25-C'est ainsi qu'on s'est mis cinquante kilomètres dans les pattes : on a galérer du lundi 12 jusqu'à aujourd'hui.

> Ne pas confondre : du dû dus dut, due, dues, et dût

 

26- Ah, je me souviendrais des kilomètres que nous avons marchés !

26- Ah, je me souviendrai des kilomètres que nous avons marché !

Je me souviendrai futur et pas conditionnel présent.

des kilomètres : compléments adverbiaux de mesure.

 

27-Je te serai gré de n'en parler à personne, surtout pas à mes parents.

27-Je te saurai gré de n'en parler à personne, surtout pas à mes parents.

Savoir gré au futur

 

28-Ils conclueraient que nous sommes des imbéciles de s'être fait avoir si facilement.

28-Ils concluraient que nous sommes des imbéciles de nous être fait avoir si facilement.

Concluraient : verbe conclure et non concluer


29-Pour le coup, on ne nous y reprendra pas, loin s'en faut.

29-Du coup, on ne nous y reprendra pas, loin de là (ou tant s'en faut)

Du coup, à la suite de quoi.

Pour le coup, pour cette fois.

 

30-Mais, tu dors Lili-Rose ?

 

Les épisodes où se rencontrent Lili-Rose et Marie-Lou

Ci-dessus Mes vacances avec Lili-Rose

Même exercice Les bavardages de Lili-rose avec Marie-Lou

L'oral de Lili-Rose – Des expressions imagées

 

Pour en savoir plus

Florilège de quelques curiosités de la langue française :

Curiosités grammaticales + QUIZ

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - 1re partie QUIZ

Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? - 2e partie QUIZ

Mosaïque de quelques curiosités de la Langue Française

Écrire et ne pas écrire – Les fautes les plus usuelles

On peut dire un après-midi ou une après-midi - Stupéfait ou stupéfié – etc.

Loin s'en faut- Si ce n'était- Qu'import(ent)- Somptuaire- etc.- Trouvez le mot juste

QUIZ Orthographe, grammaire et sens des mots - Choisissez les bonnes réponses

Ne pas confondre – QUIZ Choisissez le mot qu'il faut

Questions difficiles d'orthographe et de grammaire

Que dit-on ? Débattre (Ø, de, sur) se rappeler (Ø, de) clore ou clôturer, qu'est-ce qui lui (le) prend ? Aller (au, chez) quid (de, sur) battre froid (Ø, à) contredire (Ø, à) c'est, ce sont...

LES NOMS COLLECTIFS La plupart d'entre nous souffrait, souffraient ou souffrions ?

Fâché avec l'impératif présent ? QUIZ

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Vous aimez les exercices à trous ?

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 18:17

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S'il est un prénom prestigieux, c'est bien celui de Charles. À l'instar de Henri, Louis, Georges ou Guillaume - Henry et Henrik, Lewis et Ludwig, George et Georg, William et Wilhelm, et j'en passe - il évoque des lignées remarquables, des dynasties qui n'ont pas fini de se perpétuer.

Charles se décline en Charlot, Charly, Charlton, Carl, Carlo, Carlos, Carol, Karol, Karl, Karolys...

Il vient du nom germanique Karl qui signifiait homme ou mâle, et si le nom Charles se termine par S c'est qu'il a conservé le S de Carolus, le nom dérivé latin.

 

Si l'on feuillette sur la toile les articles qui énumèrent les Charles célèbres, on se rend vite compte que ce nom a été porté par des rois, des écrivains, des acteurs, et plus encore. Pensez aux Charles que vous connaissez, il en surgira immédiatement dix à votre mémoire.

Je propose de vous donner pour chacun un indice. Retrouvez-en quelques-uns sans qui le monde ne serait pas ce qu'il est.

 

QUIZ 123

Qui sont ces 44 Charles ?

La solution suit tous les 10 noms

 

1re partie de 1 à 10 & Réponses de la 1re partie de 1 à 10

2e partie de 2 à 20 & Réponses de la 2e partie de 11 à 20

3e partie de 21 à 30 & Réponses de la 3e partie de 21 à 30

4e partie de 31 à 43 & Réponses de la 4e partie de 31 à 44

 

1re partie de 1 à 10

 

1- Controversé, honni en son temps par les bien-pensants, on savoure ses vers, fleurs vénéneuses, avec délectation.

"Le Poète est semblable au prince des nuées"

 

2-Le saint homme a adressé à tous les hommes ce message, pour aujourd'hui et pour demain :

"N'ayez pas peur !"

 

3-"Le Père de l'Europe", le modèle de Napoléon.

"Vous comptez sur votre naissance et vous en concevez de l'orgueil ! Sachez que vous n'aurez ni gouvernement ni évêchés si vous n'êtes pas plus instruits que les autres."

 

4- Artiste multiforme, il incarna, entre autres, un personnage reconnaissable au premier coup d'oeil : drôle et triste, pauvre et généreux, naïf et maladroit, timide et amoureux. Il n'a pas fini de nous faire rire.

"Tous les enfants ont du génie, le tout est de le faire apparaître."

 

5- Son prénom de naissance est Shahnourh Varinag. Il est le cousin de Mike Connors, né Krekor Ohanian - alias Mannix.

Bohème, il n'a rien oublié de son pays d'origine dont il se fera l'ambassadeur.

"Ma voix ? Impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte."

 

6- Un écrivain bien dégueulasse.

"Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison."

 

7- Fondateur en 1927 du Cartel des quatre avec Louis Jouvet, Gaston Baty et Georges Pitoëff.

Son premier grand rôle : Smerdiakov dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski, mis en scène par Jacques Copeau.

 

8- Pour les cinéphiles, l'extraordinaire acteur de "Les Révoltés du Bounty", version de 1935.

« À chaque fois que j'entre dans un restaurant, je n'ai pas seulement droit à une soupe mais aussi à une imitation du capitaine Bligh. »

 

9- Il a mis fin définitivement à la croyance que Adam et Ève avaient vraiment existé.

Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.”

 

10- Moïse incarné

 

Les réponses de la 1re partie de 1 à 10

 

1- Controversé, honni en son temps par les bien-pensants, on savoure ses vers, fleurs vénéneuses, avec délectation.

"Le Poète est semblable au prince des nuées" L'Albatros

1-Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal

 

2-Le saint homme a adressé à tous les hommes ce message, pour aujourd'hui et pour demain :

"N'ayez pas peur !"

2-Le pape Jean-Paul II Karol Wojtyla

 

3-"Le Père de l'Europe", le modèle de Napoléon.

"Vous comptez sur votre naissance et vous en concevez de l'orgueil ! Sachez que vous n'aurez ni gouvernement ni évêchés si vous n'êtes pas plus instruits que les autres."

3- Charlemagne

 

4- Artiste multiforme, il incarna, entre autres, un personnage reconnaissable au premier coup d'oeil : drôle et triste, pauvre et généreux, naïf et maladroit, timide et amoureux. Il n'a pas fini de nous faire rire.

Tous les enfants ont du génie, le tout est de le faire apparaître.”

4- Charlie Chaplin

 

5- Son prénom de naissance est Shahnourh Varinag. Il est le cousin de Mike Connors, né Krekor Ohanian - alias Mannix.

Bohème, il n'a rien oublié de son pays d'origine dont il se fera l'ambassadeur.

"Ma voix ? Impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte."

5- Charles Aznavour

 

6- Un écrivain bien dégueulasse.

"Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison."

6-Charles Bukowski né Heinrich Karl Bukowski 1920-1994

Ecrivain : Journal d'un vieux dégueulasse.

Pseudonymes : Hank, Buk, Henry Chinaski.

22 septembre 1978 Charles Bukowski invité à Apostrophe chez Bernard Pivot

>> Charles Bukowski, ivre, quitte le plateau - YouTube

 

7- Fondateur en 1927 du Cartel des quatre avec Louis Jouvet, Gaston Baty et Georges Pitoëff.

Son premier grand rôle : Smerdiakov dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski, mis en scène par Jacques Copeau.

7- Charles Dullin

 

8- Pour les cinéphiles, l'extraordinaire acteur de "Les Révoltés du Bounty", version de 1935.

« À chaque fois que j'entre dans un restaurant, je n'ai pas seulement droit à une soupe mais aussi à une imitation du capitaine Bligh. »

8- Charles Laughton

 

9- Il a mis fin définitivement à la croyance que Adam et Eve avaient vraiment existé.

Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.”

9- Charles Darwin

 

10- Moïse incarné

10- Charlton Heston dans Les dix Commandements de Cecil B. DeMille

 

2e partie de 11 à 20

 

11- Dit Pete. Il est le troisième homme à avoir foulé le sol lunaire.

 

12- Chanteur fou et poète.

Je fais des chansons comme un pommier fait des pommes.”

 

13- Il industrialisa, avec son frère, le cinématographe.

 

14- Le dernier roi de France, frère de Louis XVI et de Louis XVIII.

"J'ai mes vieilles idées, je veux mourir avec elles."

 

15- La France ne fut pas la seule à exécuter son roi.

Il fut roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande de 1625 à son exécution en 1649.

 

16- Il deviendra roi, peut-être, un jour...

 

17- Le plus grand romancier de l'époque victorienne. Il a peint avec réalisme l'Angleterre du XIXe siècle. Les enfants en particulier.

"Ne jugez rien sur l'apparence, ne jugez jamais rien que sur des preuves. Il n'y a pas de meilleure règle."

 

18- « Un grognard du gaullisme qui faisait "peur et rire tout à la fois".

"Il va falloir répondre. Il va falloir choisir. Il va falloir proposer. Ne plus se contenter d'attendre, cyniquement, que l'oiseau nous tombe tout rôti dans le bec. Parce qu'il n'y aura pas d'oiseau, sinon un oiseau de malheur."

 

19- Poète et inventeur

Il s''intéresse au télégraphe, au phonographe, à la photographie. La Bibliothèque nationale de France a choisi son nom pour désigner sa collection d'appareils de lecture et d'enregistrement (département de l'Audiovisuel de la Bibliothèque nationale).

"J'ai tout touché : le feu, les femmes, et les pommes ;
J'ai tout senti : l'hiver, le printemps et l’été ;
J'ai tout trouvé, nul mur ne m'ayant arrêté.
Mais Chance, dis-moi donc de quel nom tu te nommes ?"

 

20- Henri-Georges Clouzot le réunit avec Yves Montand dans une odyssée dont on frissonne encore.

Jo, un camionneur.

 

Les réponses de la 2e partie de 11 à 20

 

11- Dit Pete. Il est le troisième homme à avoir foulé le sol lunaire.

11- Charles Conrad

 

12- Chanteur fou et poète.

Je fais des chansons comme un pommier fait des pommes.”

12- Charles Trenet -  Le fou chantant

 

13- Il industrialisa, avec son frère, le cinématographe.

13- Charles Pathé

 

14- Le dernier roi de France, frère de Louis XVI et de Louis XVIII.

"J'ai mes vieilles idées, je veux mourir avec elles."

14- Charles X

 

15- La France ne fut pas la seule à exécuter son roi.

Il fut roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande de 1625 à son exécution en 1649.

15- Charles 1er d'Angleterre

 

16- Il deviendra roi, peut-être, un jour...

16- Charles De Galles

 

17- Le plus grand romancier de l'époque victorienne. Il a peint avec réalisme l'Angleterre du XIXe siècle. Les enfants en particulier.

"Ne jugez rien sur l'apparence, ne jugez jamais rien que sur des preuves. Il n'y a pas de meilleure règle."

17- Charles Dickens

 

18- « Un grognard du gaullisme qui faisait "peur et rire tout à la fois".

"Il va falloir répondre. Il va falloir choisir. Il va falloir proposer. Ne plus se contenter d'attendre, cyniquement, que l'oiseau nous tombe tout rôti dans le bec. Parce qu'il n'y aura pas d'oiseau, sinon un oiseau de malheur."

18- Charles Pasqua

 

19- Poète et inventeur. S'intéresse au télégraphe, au phonographe, à la photographie. La Bibliothèque nationale de France a choisi son nom pour désigner sa collection d'appareils de lecture et d'enregistrement (département de l'Audiovisuel de la Bibliothèque nationale).

"J'ai tout touché : le feu, les femmes, et les pommes ;
J'ai tout senti : l'hiver, le printemps et l’été ;
J'ai tout trouvé, nul mur ne m'ayant arrêté.
Mais Chance, dis-moi donc de quel nom tu te nommes ?"

19- Charles Cros

 

20- Henri-Georges Clouzot le réunit avec Yves Montand dans une odyssée dont on frissonne encore.

Jo, un camionneur.

20- Charles Vanel

 

3e partie de 21 à 30

 

21- Meurt à la guerre en 1914.

"Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés."

 

22- En "aigle solitaire" il a traversé l'Atlantique.

Plus nous pénétrons dans l’inconnu, plus il nous semble immense et merveilleux.”

 

23- Il a créé, dans ses contes, des personnages qui se transmettent de génération en génération.

On n'est heureux qu'autant qu'on a souffert.”

 

24- Je me souviens d'avoir écouté en boucle la musique du film Cria Cuervos dont il est le cinéaste.

Cria Cuervos - Porque te vas - YouTube

 

25- Il s'est attaché au mythe de Faust au point d'en avoir écrit un opéra en 1859.

"Rien!... En vain j'interroge, en mon ardente veille,

la nature et le créateur ;

pas une voix ne glisse à mon oreille

un mot consolateur !

J'ai langui, triste et solitaire,

sans pouvoir briser le lien

qui m'attache encore à la terre !...

Je ne vois rien ! Je ne sais rien !..."

Texte de J. Barbier et de M. Carré

 

26- Ancien joueur de basket-ball américain jouant au poste d'ailier fort. Il est reconnu comme un spécialiste du trash-talking (provocation verbale envers l'adversaire).

 

27- Cinéphile ! Souviens-toi de "Madame de" film français réalisé par Max Ophüls et adapté du roman de Louise de Vilmorin. Danièle Darrieux y tenait la vedette avec Charles ...

 

28- Duc d'Austrasie, maire du palais de 717 à 741 et souverain du royaume des Francs. Il repoussa les Arabes de France. Grand-père du 3e Charles de cette liste.

 

29- Sacré roi à Reims en 1429 grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc, il ne fera rien pour lui sauver la vie !

 

30- Aucun missionnaire n'était venu dans le Hoggar. Charles se fixe à Tamanrasset, près des Touaregs éparpillés sur d'immenses étendues.

"Mon Dieu, si vous existez, faites vous connaître !"

 

Les réponses de la 3e partie de 21 à 30

 

21- Meurt à la guerre en 1914.

"Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés."

21- Charles Péguy

 

22- En "aigle solitaire" il a traversé l'Atlantique.

Plus nous pénétrons dans l’inconnu, plus il nous semble immense et merveilleux.”

22- Charles Lindbergh

 

23- Il a créé, dans ses contes, des personnages qui se transmettent de génération en génération.

On n'est heureux qu'autant qu'on a souffert.”

23- Charles Perrault

 

24- Je me souviens d'avoir écouté en boucle la musique du film Cria Cuervos dont il est le cinéaste.

Cria Cuervos - Porque te vas - YouTube

24- Carlos Saura

 

25- Il s'est attaché au mythe de Faust au point d'en avoir écrit un opéra en 1859

"Rien!... En vain j'interroge, en mon ardente veille,

la nature et le créateur ;

pas une voix ne glisse à mon oreille

un mot consolateur !

J'ai langui, triste et solitaire,

sans pouvoir briser le lien

qui m'attache encore à la terre !...

Je ne vois rien ! Je ne sais rien !..."

Libretto - Texte de J. Barbier et de M. Carré

25- Charles Gounod

 

26- Ancien joueur de basket-ball américain jouant au poste d'ailier fort. Il est reconnu comme un spécialiste du trash-talking.

26- Charles Barkley

 

27- Cinéphile ! Souviens-toi de "Madame de" film français réalisé par Max Ophüls

et adapté du roman de Louise de Vilmorin. Danièle Darrieux y tenait la vedette avec Charles ...

27- Charles Boyer

 

28- Duc d'Austrasie, maire du palais de 717 à 741 et souverain du royaume des Francs. Il repoussa les Arabes de France. Grand-père du 3e Charles de cette liste.

28- Charles Martel

 

29- Sacré roi à Reims en 1429 grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc, il ne fera rien pour lui sauver la vie !

29- Charles VII

 

30- Aucun missionnaire n'était venu dans le Hoggar. Charles se fixe à Tamanrasset, près des Touaregs éparpillés sur d'immenses étendues.

"Mon Dieu, si vous existez, faites vous connaître !"

30- Charles de Foucauld

 

4e partie de 31 à 43

 

31- Affirme être tombé amoureux de sa chatte Choupette dont il a fait son héritière.

Affame, sans aucun état d'âme, les femmes qui mettent son travail en valeur.

Mon fond de commerce ça, ça a toujours été de travailler plus que les autres pour leur montrer leur inutilité ”

 

32- Le roi de Suède sur le trône depuis 1973, 70 ans en 2016.

 

33- Nous avons, grâce à lui, l'Opéra de Paris.

Il n’y a pas à choisir entre les arts, il faut être le bon Dieu ou architecte”

 

34- Personnage d'un des romans les plus célèbres. Sa femme lui en a fait baver. Elle l'a trompé ignominieusement et puis elle s'est empoisonnée.

 

35- Un conteur comme je les aime. Alexandre Dumas, son ami, participait avec lui aux Soirées de l'Arsenal.

Qui ne connaît pas Trilby ou le lutin d'Argail ?

Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c'est un privilège qui n'est donné qu'au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes.”

 

36- Surtout acteur, il a chanté et publié Jeune Chanteur, le 6 février 2012 .

On vient de le rencontrer dans Elle auprès d'Isabelle Huppert.

 

37- D'un roman pour enfants de l'auteur norvégo-gallois Roald Dahl, Tim Burton tire un film absolument charmant avec Johnny Depp.

 

38- Incarné par Joseph Cotten, le tueur de riches veuves dans L'ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock.

 

39- Le slogan après l'attentat.

 

40- Fils de Philippe Ier, Philippe le Beau et de Jeanne Ire de Castille, dite Jeanne la Folle, reine de Castille et d'Aragon

Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval.”

Sa devise : Plus Oultre (encore plus loin)

 

41- Dernier duc de Valois-Bourgogne, fils de Philippe le Bon, dit entre autres "Le Hardi", "Le Travaillant", "Le Terrible ou "le Guerrier". Intitué Chevalier de la Toison d'or à l'âge de trois semaines.

Homme d'un courage exceptionnel

Rival de Louis XI qui le défait.

"Il n'est venu là que pour me trahir !"

 

42- Élabore avec son ami Engels une nouvelle vision du monde.

La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous le possédons.”

 

43- Il avait une gueule, il avait un physique, Karolis Dionyzas Bučinskis tour à tour boxeur, soldat pacifiste, docker, et surtout connu dans ses films comme justicier.

Époux de Jill Ireland qu'il accompagnera dans sa maladie.

Quel genre d'homme aurais-je été si je n'avais pas été là pour l'aider ? Je me sentais avec elle - pas la douleur physique, bien sûr, mais toute son angoisse mentale. Vous ne pouvez pas être détaché.

 

44- Celui à qui tout le monde pense dès le début du quiz. Croyez-vous que je l'aurais oublié ? Mais non !

Le grand, le courageux, l'intègre. Le modèle du genre.

Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.”

 

Les réponses de la 4e partie de 31 à 43

 

31- Affirme être tombé amoureux de sa chatte Choupette dont il a fait son héritière.

Affame, sans aucun état d'âme, les femmes qui mettent son travail en valeur.

Mon fond de commerce ça, ça a toujours été de travailler plus que les autres pour leur montrer leur inutilité ”

31- Karl Lagerfeld

 

32- Le roi de Suède sur le trône depuis 1973, 70 ans en 2016.

32- Carl Gustaf de Suède, Charles XVI

 

33- Nous avons, grâce à lui, l'Opéra de Paris.

Il n’y a pas à choisir entre les arts, il faut être le bon Dieu ou architecte”

33- Charles Garnier

 

34- Personnage d'un des romans les plus célèbres.

Sa femme lui en a fait baver. Elle l'a trompé ignominieusement et puis elle s'est empoisonnée.

34- Charles Bovary
Sa femme, Emma, dans Madame Bovary de Gustave Flaubert

 

35- Un conteur comme je les aime. Alexandre Dumas, son ami, participait avec lui aux Soirées de l'Arsenal.

Qui ne connaît pas Trilby ou le lutin d'Argail ?

Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c'est un privilège qui n'est donné qu'au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes.”

35- Charles Nodier

 

36- Surtout acteur, il a chanté et publié Jeune Chanteur, le 6 février 2012

On vient de le rencontrer dans Elle auprès d'Isabelle Huppert.

36- Charles Berling

 

37- D'un roman pour enfants de l'auteur norvégo-gallois Roald Dahl, Tim Burton tire un film absolument charmant avec Johnny Depp.

37- Le Charlie de Charlie et la Chocolaterie

 

38- Incarné par Joseph Cotten, le tueur de riches veuves dans L'ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock.

38- Charlie Oakley

 

39- Le slogan après l'attentat.

39- « Je suis Charlie »

 

40- Fils de Philippe Ier, dit Philippe le Beau et de Jeanne Ire de Castille, dite Jeanne la Folle, reine de Castille et d'Aragon

Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval.”

Sa devise : Plus Oultre (encore plus loin)

40- Charles de Habsbourg dit Charles Quint

 

41- Dernier duc de Valois-Bourgogne, fils de Philippe le Bon, dit entre autres "Le Hardi", "Le Travaillant", "Le Terrible" ou "le Guerrier". Institué Chevalier de la Toison d'or à l'âge de trois semaines.

Homme d'un courage exceptionnel

Rival de Louis XI qui le défait.

"Il n'est venu là que pour me trahir !"À propos de Louis XI à Péronne (1468).

41-Charles le Téméraire                                                                                    

42- Élabore avec son ami Engels une nouvelle vision du monde.

La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous le possédons.”                                                                

42- Karl Marx                                                                                                  

 

43- Il avait une gueule, il avait un physique, Karolis Dionyzas Bučinskis tour à tour boxeur, soldat pacifiste, docker, et surtout connu, dans ses films, comme justicier.

Époux de Jill Ireland qu'il accompagnera dans sa maladie.

Quel genre d'homme aurais-je été si je n'avais pas été là pour l'aider? Je me sentais avec elle - pas la douleur physique, bien sûr, mais toute son angoisse mentale. Vous ne pouvez pas être détaché.                                                    

43- Charles Bronson                                                                                      

 

44- Celui à qui tout le monde pense dès le début du quiz.

Non, non, je ne l'ai pas oublié !

Le grand, le courageux, l'intègre. Le modèle du genre

Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.”

44- Charles De Gaulle                                                                                     

 

Note de Mamiehiou.- Je ne me pardonne pas de ne pas avoir pensé à ajouter à cette liste un grand philosophe du siècle des Lumières qui nous a laissé Les Lettres Persanes et L'Esprit des Lois.

Charles de Secondat baron de la Brède et de Montesquieu                         

 

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Le Dictionnaire de Trévoux est un ouvrage historique synthétisant les dictionnaires français du XVIIe siècle rédigé sous la direction des Jésuites entre 1704 et 1771.

Dictionnaire de Trévoux — Wikipédia

 

Dictionnaire universel françois* et latin

vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux

 

ENTRÉE AMOUR

1771 (Tome 1, pages 303-307).

Tome 1 A-BOU

AMOUR. substantif autrefois féminin aujourd’hui masculin au singulier, & féminin au pluriel, en Poësie* Amor. Sentiment par lequel le cœur se porte vers ce qui lui paroît aimable, & en fait l’objet de ses affections & de ses désirs. Amour en général signifie toute affection qui a son principe dans la nature, & qui entraîne le cœur, pour ainsi dire malgré lui, vers l’objet aimé. C’est enfin une complaisance dans cet objet : telles que sont la tendresse des amans, celle des époux, l’amour filial, & plus encore le paternel.

L’usage a déterminé ce terme à signifier plus particulièrement la forte sympathie que conçoivent des personnes d’un sexe pour celles de l’autre. Les sens en forment le nœud. C’est une passion inquiète & tumultueuse. Il ne peut subsister sans un mouvement continuel, aussi bien que le feu. Il s’éteint dès qu’il cesse d’espérer ou de craindre. L’Amour est une envie cachée & délicate, de posséder ce que l’on aime. de la Rochef.

On ne peut long-temps cacher l’Amour où il est, ni le feindre où il n’est pas. Id. L’Amour est l’enfant du loisir. Comme un de nos Auteurs a dit qu’il en est un de l’Amour comme de la petite vérole, qui est bien moins dangereuse quand on est jeune que dans un âge plus avancé.

Il n’y a point d’Amour sans estime : car nous ne pouvons nous défendre de trouver du prix aux choses qui nous plaisent, & notre cœur en grossit le mérite. Si les attraits qui nous charment, font plus d’impression sur les sens que sur l’ame, ce n’est point de l’Amour, c’est un appétit corporel. Il est du véritable Amour comme de l’apparition des esprits ; tout le monde en parle, peu de gens en ont vu. de la Rochef.

Amour, Galanterie, synonymes. L’Amour dit M. l’Abbé Girard, est plus vif que la galanterie : il a pour objet la personne : fait qu’on cherche à lui plaire dans la vûe de la posséder, & qu’on l’aime autant pour elle-même que pour soi : il s’empare brusquement du cœur, & doit sa naissance à un je ne sais quoi d’indéfinissable, qui entraîne les sentimens & arrache l’estime avant tout examen & sans aucune information. La galanterie est une passion plus voluptueuse que l’amour : elle a pour objet le sexe ; fait qu’on noue des intrigues dans le dessein de jouir, & qu’on aime plus pour sa propre satisfaction que pour celle de sa maîtresse ; elle attaque moins le cœur que les sens ; doit plus au tempérament & à la complexion qu’au pouvoir de la beauté, dont elle démêle pourtant le détail, & en observe le mérite avec des yeux plus connoisseurs ou moins prévenus que ceux de l’amour.

L’un a le pouvoir de rendre agréables à nos yeux les personnes qui plaisent à celle que nous aimons pourvû qu’elles ne soient pas du nombre de celles qui peuvent exciter notre jalousie. L’autre nous engage à ménager toutes les personnes qui sont capables de servir ou de nuire à nos desseins, jusqu’à notre rival même, si nous voyons jour à pouvoir en tirer avantage.

Le premier ne laisse pas la liberté du choix : il commande d’abord en maître, & règne ensuite en tyran, jusqu’à ce que ses chaînes soient usées par la longueur du temps, ou qu’elles soient brisées par l’effort d’une raison puissante, ou par le caprice d’un dépit soutenu.

La seconde permet quelquefois qu’une autre passion décide de la préférence : la raison & l’intérêt lui servent souvent de frein ; & elle s’accommode aisément à notre situation & à nos affaires.

l’Amour nous attache uniquement à une personne, & lui livre notre cœur sans aucune réserve ; en sorte qu’elle le remplit entièrement, & qu’il ne nous reste que de l’indifférence pour toutes les autres, quelque beauté & quelque mérite qu’elles aient. La galanterie nous entraîne généralement vers toutes les personnes qui ont de la beauté ou de l’agrément, nous unit à celles qui répondent à nos empressemens & à nos désirs ; de façon cependant qu’il nous reste encore du goût pour les autres.

Il semble que l’amour se plaise dans les difficultés : bien loin que les obstacles l’affoiblissent, ils ne servent d’ordinaire qu’à l’augmenter : on en fait toujours une de ses plus sérieuses occupations. Pour la galanterie, elle ne veut qu’abréger les formalités : le facile l’emporte souvent chez elle sur le difficile : elle ne sert quelquefois que d’amusement. C’est peut-être pour cette raison qu’il se trouve dans l’homme un fond plus inépuisable pour la galanterie que pour l’amour : car il est rare de voir un premier amour suivi d’un second ; & je doute qu’on ait jamais poussé jusqu’à un troisième : il en coûte trop au cœur pour faire souvent de pareilles dépenses : mais les galanteries sont quelquefois sans nombre, & se succèdent jusqu’à ce que l’âge vienne en tarir la source.

Il y a toujours de la bonne foi en amour ; mais il est gênant & capricieux ; on le regarde aujourd’hui comme une maladie ou comme foiblesse d’esprit. Il entre quelquefois un peu de friponnerie dans la galanterie ; mais elle est libre & enjouée ; c’est le goût de notre siècle.

l’Amour grave dans l’imagination, l’idée flatteuse d’un bonheur éternel, dans l’entière & constante possession de l’objet qu’on aime : la galanterie ne manque pas d’y peindre l’image agréable d’un plaisir singulier, dans la jouissance de l’objet qu’on poursuit : mais ni l’un ni l’autre ne peint alors d’après nature ; & l’expérience fait voir que leurs couleurs, quoique gracieuses, sont souvent trompeuses. Toute la différence qu’il y a, c’est que l’amour étant plus sérieux, on est plus piqué de l’infidélité de son pinceau ; & que le souvenir des peines qu’il a données, sert, en les voyant si mal récompensées, à nous dégoûter entièrement de lui ; au lieu que la galanterie étant plus badine, on est moins sensible à la tricherie de ses peintures ; & la vanité qu’on a d’être venu à bout de ses projets, console de n’avoir pas trouvé le plaisir qu’on s’étoit figuré.

En Amour, c’est le cœur qui goûte principalement le plaisir : l’esprit y sert en esclave sans se regarder lui-même ; & la satisfaction des sens y contribue moins à la douceur de la jouissance qu’un certain contentement dans l’intérieur de l’ame, que produit la douce idée d’être en possession de ce qu’on aime, & d’avoir les plus sensibles preuves d’un tendre retour. En galanterie, le cœur moins vivement frappé de l’objet ; l’esprit plus libre pour se replier sur lui-même, & les sens plus attentifs à se satisfaire, y partagent le plaisir avec plus d’égalité ; la jouissance y est plus agréable par la volupté que par la délicatesse des sentimens.

Lorsqu’on est trop tourmenté par les caprices de l’amour, on travaille à se détacher, & l’on devient indifférent. Quand on est trop fatigué par les exercices de la galanterie, on prend le parti de se reposer, & l’on devient sobre.

L’excès fait dégénérer l’amour en jalousie, & la galanterie en libertinage. Dans le premier cas, on est sujet à se troubler la cervelle. Dans le second, on est en danger de perdre la santé.

l’Amour ne messied pas aux filles ; mais la galanterie ne leur convient nullement, parce que le monde ne leur permet que de s’attacher & non de se satisfaire. Il n’en est pas ainsi à l’égard des femmes ; on leur passe la galanterie ; mais l’amour leur donne du ridicule. Il est à sa place qu’un jeune cœur se laisse prendre d’une belle passion ; le spectateur naturellement touché, s’intéresse assez volontiers à ce spectacle, & par conséquent n’y trouve point à blâmer. Au lieu qu’un cœur soumis au joug du mariage, qui cherche encore à se livrer à une passion aussi tyrannique qu’aveugle, lui paroît faire un écart digne de censure ou de risée. C’est peut-être par cette raison qu’une fille peut, avec l’amour le plus fort, se conserver encore la tendre amitié de ceux de ses amis qui se bornent aux sentimens que produisent l’estime & le respect ; & qu’il est bien difficile qu’une femme mariée, qui s’avise d’aimer quelqu’un de ce tendre & parfait amour, n’éloigne ses autres amis, ou qu’elle ne perde beaucoup de l’estime & de l’attachement qu’ils avoient pour elle. Cela vient de ce que, dans la première circonstance, l’Amour parle toujours son ton, & jamais ne prend celui de la simple amitié ; ainsi les amis ne perdant rien de ce qui leur est dû, ne sont point, alarmés de ce qu’on donne à l’amant : mais dans la seconde circonstance l’amour parle & se conduit sur l’un ou l’autre ton ; l’amant fait l’ami ; de façon que les autres, s’ils ne sont écartés, sentent du moins diminuer la confiance, voient changer les manières, & ont leur part de l’indifférence universelle qui naît de ce nouvel attachement ; ce qui suffit pour leur donner de justes alarmes ; de plus leur amitié est délicate, noble & fondée sur l’estime, plus ils sont touchés de se voir ôter ce qu’ils méritent, pour être accordé le plus souvent à un étourdi, que l’amour peint comme sage aux yeux d’une folle.

On a dit que l’amour étoit propre à conserver les bonnes qualités du cœur, mais qu’il pouvoit gâter l’esprit ; & que la galanterie étoit propre à former l’esprit, mais qu’elle pouvoit gâter le cœur. L’usage du monde justifie cet axiome en ce qui regarde l’esprit ; l’amour lui ôtant & la liberté & le discernement, au lieu que la galanterie en fait jouer les ressorts. Pour le cœur, c’est toujours le caractère personnel qui en décide. Ces deux passions s’y conforment dans les divers sujets qui en sont atteints ; & si l’une avoit du désavantage à cet égard, ce seroit sans doute l’amour, parce qu’étant plus violent que la galanterie, il excite plus de vindication contre ceux qui le barrent, ou qui lui occasionnent du mécontentement ; & qu’étant aussi plus personnel, il fait agir avec plus d’indifférence envers tous ceux qui n’en font point l’objet ou qui ne le flattent pas. La preuve en est dans l’expérience. On voit assez ordinairement une femme galante caresser son mari de bonne grâce & ménager ses amis ; au lieu que ceux-ci deviennent insipides, & le mari un objet d’aversion à une femme prise dans les filets de l’amour. On voit aussi plus de choix dans la galanterie ; c’est toujours ou la figure, ou l’esprit, ou l’intérêt, ou les services, ou la commodité du commerce qui déterminent. Mais dans l’amour toutes ces choses manquent quelquefois à l’objet auquel on s’attache ; & ses liens sont alors comme des miracles, dont la cause est également invisible & impénétrable,

Les anciens plaçoient le siège de l’Amour dans le foie, comme nous dans le cœur.

Le P. le Moine, dans sa Dissertation sur le Poëme Héroïque, a donné des règles pour les amours que l’on fait entrer dans un Poëme. Il veut 1°. Qu’on le renferme dans les épisodes, sans leur permettre pour quoi que ce soit, d’entrer dans l’action principale. 2°. Les amours qui entrent dans le Poëme, doivent être des amours de héros & d’héroïnes, & non pas des amours de coquets & de coquettes. 3°. Qu’il n’y ait rien que de bienséant & de modeste.

L’amour, fait faire des choses bien extraordinaires. En 1226, le Comte de Champagne devint amoureux de Blanche de Castille mere de S. Louis. Pour elle, il perdit Montereau Faut-Yone, Nogent & plusieurs autres places ; ensuite de quoi il se retira à Provins, pour faire des vers & des chansons amoureuses. Mezeray. De Rochef.

On dit d’une femme laide, que c’est un remède d’amour.

On dit qu’un jeune homme fait l’amour à une fille, quand il la recherche en mariage ; & en mauvaise part, qu’il s’est marié par amour, c’est à-dire, désavantageusement, & par l’emportement d’une aveugle passion.

On dit familièrement à une femme, m’amour. En ce cas amour est féminin.

On dit proverbialement, tout par amour, & rien de force. Et pour l’amour de Dieu, c’est-à dire, dans la seule vue de plaire à Dieu ; & dans le discours familier, pour dire, sans aucun intérêt. On dit aussi pour l’amour de quelqu’un, par la considération, par l’affection qu’on a pour lui. Causá, gratiá alicujus.

Amours, se dit au pluriel, pour signifier l’objet qu’on aime avec passion. Être avec ses amours, quitter ses amours. Dans ce sens on dit proverbialement, qu’il n’y a point de belles prisons, ni de laides amours.

On dit encore froides mains , chaudes amours ; pour dire, que la fraîcheur des mains marque d’ordinaire un tempérament chaud.

Amours, se dit encore au pluriel, Amores, de tout ce qu’on aime avec passion. Les livres, les tableaux sont ses amours.

Le mot d’amour étant joint avec divers termes, précédés des particules, de, du, des, reçoit divers sens, selon les divers termes avec lesquels il se joint. Quelquefois la particule de, dont il est suivi, sert à marquer de quelle nature est l’amour dont on parle ; & en ce sens, on dit amour de bienveillance, &c. Souvent ces particules servent à marquer l’objet vers lequel l’amour se porte. Ainsi on dit, l’amour de Dieu, &c. Enfin ces mêmes particules servent aussi à marquer le sujet dans lequel l’amour réside. Ainsi on dit l’amour des pères, l’amour des peuples, &c. Acad. Fr.

L’amour des peuples n’est jamais une preuve équivoque des vertus des Rois. Quand les Rois sont aimés, ils méritent de l’être. L’amour qu’on a pour eux, est l’enfant de l’amour-propre ; il est intéressé, & n’est point aveugle. Mongin.

On demande s’il faut dire Divin amour, ou Amour divin. L’un & l’autre sont bons ; mais dans une apostrophe que l’on feroit à l’amour divin, divin amour paroît mieux. L’amour divin, ou l’amour de Dieu, est celui qui a Dieu pour objet. Il est ou naturel, ou surnaturel. L’amour de Dieu naturel est celui par lequel on aime Dieu comme Auteur de la nature, & par les seules forces de la nature ; l’amour de Dieu surnaturel, est celui par lequel en aime Dieu comme Auteur de la grâce, & par le secours de la grâce. L’amour de Dieu est amour pur, quand on aime Dieu pour ses perfections infinies sans rapport à nous. On l’appelle aussi amour de charité. L’amour de Dieu intéressé, ou l’amour d’espérance, est celui par lequel on aime Dieu, comme bon par rapport à nous, à cause des biens qu’il nous a faits, & de ceux que nous en attendons. L’acte d’amour pur est très-parfait & très-méritoire ; mais l’état d’amour pur, c’est-à-dire, un état où l’on n’agiroit jamais que par amour pur, ne se peut admettre en cette vie, même dans les ames les plus saintes, parce qu’il excluroit l’espérance & les autres vertus. Amour de complaisance, c’est l’amour pur. Amour de bienveillance, est celui par lequel on souhaite du bien à l’objet aimé ; à Dieu, par exemple, que son saint nom soit connu & béni, qu’il ne soit point offensé. Amour de reconnoissance, c’est l’amour que l’on porte pour les biens que l’on a reçus de l’objet aimé, ou que l’on en espère. Amour affectif, amour effectif, amour appréciatif. Voyez ces épithètes en leur place. Le premier & le plus grand précepte du décalogue, est celui de l’amour de Dieu.

Amour-propre. Suî amor, philautia. Forte affection que la pure nature nous inspire pour nous-mêmes. Rien de si impétueux que ses désirs, rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que sa conduite. Rochef. L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs. Id. Dieu ne commande point d’étouffer absolument l’amour-propre ; au contraire l’amour de nous-mêmes est renfermé dans le précepte de Jésus-Christ, d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. L’amour-propre entre essentiellement dans l’exercice des vertus, & une bonne action n’est qu’une manière de s’aimer, plus noble que les autres. Abad. Dieu intéresse l’amour-propre par ses promesses & par ses menaces ; & bien loin de le condamner, il en tire des motifs pour nous porter à la sanctification. Id. L’amour-propre trahit ses intérêts à force d’être intéressé. S. Evr. Un amour désintéressé est une chimère : on n’aime que pour l’amour de soi-même. M. Scud. L’amour-propre nourrit avec complaisance une idée de nos perfections, qui est comme son idole, ne pouvant souffrir ce qui choque cette idée, comme le mépris & les injures, & recherchant au contraire avec passion tout ce qui la flatte & la grossit, comme l’estime & les louanges. Abad. L’amour-propre est la source en nous de tous les autres : lui seul allume, éteint & change nos désirs. Corn.

L’amour-propre a souvent des routes inégales :
S’il fait votre dérèglement,
Il est aussi le fondement
De toutes les vertus morales. Ab d’Hally.

Quelques Ecrivains ont distingué l’amour-propre de l’amour de nous-mêmes. Avec l’amour de nous-mêmes, disent-ils, on cherche hors de soi son bonheur ; on s’aime hors de soi davantage, que dans son existence propre : on n’est point soi-même son objet. L’amour-propre au contraire subordonne tout à ses commodités & à son bien être : il est à lui-même son objet & sa fin ; de sorte qu’au lieu que les passions qui viennent de l’amour de nous-mêmes, nous donnent aux choses, l’amour-propre veut que les choses se donnent à nous, & se fait le centre de tout. Quoiqu’il en soit, que cette distinction soit fondée, ou non, l’amour de nous-mêmes ne peut pêcher qu’en excès, en direction. Son dérèglement consiste en ce que nous nous aimons trop, ou en ce que nous nous aimons mal, ou dans l’un & l’autre de ces défauts joints ensemble.

L’amour de nous-mêmes ne pêche point en excès, puisqu’il est permis de s’aimer tant qu’on veut, quand on s’aime bien. En effet, s’aimer soi-même, c’est désirer son bien, craindre son mal, chercher son bonheur. S’il arrive qu’on désire trop, qu’on craigne trop, qu’on s’attache à son plaisir, ou à ce qu’on regarde comme son bonheur, avec trop d’ardeur : alors l’excès vient du défaut qui est dans l’objet de nos passions, & non pas de la trop grande mesure de l’amour de nous-mêmes ; puisque nous pouvons, & nous devons même désirer sans bornes la souveraine félicité, craindre sans bornes la souveraine misère, & qu’il y auroit même du dérèglement à n’avoir que des désirs bornés pour un bien infini.

Cette insatiable avidité du cœur de l’homme étoit nécessaire, afin qu’il se trouvât par-là disposé à chercher Dieu. Soit qu’on le regarde comme son souverain bien, soit qu’on se le représente comme un être infiniment parfait ; toujours est-il certain que l’amour qu’on a pour lui ne doit pas être limité ; & c’est à fin que l’homme fût capable en quelque sorte de la possession de ce bien infini, que le créateur a mis une espèce d’infinité dans ses connoissances & dans ses actions. Si cette infinité n’est pas dans l’acte, elle est dans la disposition du cœur naturellement insatiable.

Si nous nous aimions nous-mêmes par raison, l’amour de nous-mêmes pourroit être dans notre cœur dans une mesure limitée, car nous ne trouvons point une infinité de raisons dans notre esprit pour nous aimer : mais nous nous aimons par sentiment, & il n’est pas concevable que nous puissions sentir quelque plaisir & quelque joie, sans aimer nécessairement ce soi-même qui en est le sujet ; comme il y a une variété infinie & une infinité de degrés différens dans la joie que nous pouvons goûter, il n’y a point de mesure dans le désir du bonheur, dans lequel cette joie entre essentiellement, ni par conséquent dans l’amour de nous-mêmes, qui est le principe de ce désir.

La mesure de l’amour de soi-même, & ces désirs qui sont comme infinis, sont les seuls liens qui attachent l’homme à Dieu, puisque des désirs modérés ne peuvent lier le cœur de l’homme qu’avec des créatures, & que ce n’est point Dieu qu’on aime, mais un fantôme qu’on se forme à la place de Dieu, quand on l’aime médiocrement.

 C’est donc une folie d’opposer l’amour de nous-mêmes à l’amour divin, quand celui là est bien réglé. Car qu’est-ce que s’aimer soi-même comme il faut ? C’est aimer Dieu. Et qu’est-ce qu’aimer Dieu ? C’est s’aimer soi-même comme il faut. L’amour de Dieu est le bon sens de l’amour de nous-mêmes, c’en est l’esprit & la perfection. Quand l’amour de nous-mêmes se tourne vers d’autres objets, il ne mérite pas d’être appelé amour : il est plus dangereux que la plus cruelle haine. Mais quand l’amour de nous-mêmes se tourne vers Dieu, il se confond avec l’amour divin.

Prenons pour exemple les bienheureux, qui sans doute ne s’aiment point trop, ni trop peu, puisqu’ils sont dans un état de perfection. Je demande, dit Abadie, s’ils peuvent aimer Dieu sans bornes, sans sentir la joie de possession ; & je demande ensuite si l’on peut sentir de la joie sans s’aimer soi-même, à proportion du sentiment qu’on en a.

Il paroît donc que le mal n’est pas en ce que nous nous aimons trop, puisque nous pouvons nous aimer tant que nous voudrons, quand nous nous aimerons par rapport au souverain bien ; mais que le dérèglement consiste en ce que nous nous aimons mal, c’est-à-dire, par rapport à de faux objets. L’amour de nous-mêmes est innocent en soi : il est corrompu, quand il se tourne vers les créatures, & saint quand il se tourne vers Dieu.

L’Amour-propre est le principe général de toutes nos affections & de tous nos mouvemens. Si nous désirons, si nous craignons, si nous espérons, c’est toujours pour l’amour de nous-mêmes. A la vérité l’affection que nous avons pour les autres fait quelquefois naître nos désirs, nos craintes & nos espérances ; mais le principe de cette affection est l’amour de nous-mêmes. Considérez bien toutes les sources de nos amitiés, & vous trouverez qu’elles se réduisent à l’intérêt, la reconnoissance, la proximité, la sympathie & une convenance délicate que la vertu a avec l’amour de nous-mêmes, qui fait que nous croyons l’aimer pour elle-même, quoique nous l’aimions, en effet, pour l’amour de nous ; & que tout cela se réduit à l’amour de nous-mêmes.

Amour conjugal. Amor conjugum, conjugalis, ou conjugialis. L’amour conjugal a été représente par Alciat en ses emblèmes, par deux corneilles, dont l’amitié est inséparable, & pendant la vie & à la mort, selon Elien, L. 3, C. 9, Hist. de Roch. S. Chrysostôme dit que le cœur est le symbole de l’amour conjugal. Il meurt par la moindre division des parties.

Les caractères de l’amour conjugal ne sont point équivoques. Un mari a joui : la jouissance est la pierre de touche de l’amour. Le véritable y puise de nouveaux feux ; mais le frivole s’y éteint. Ce n’est que pour les libertins & les hommes déraisonnables, que le mariage devient le tombeau de l’amour. Je veux que l’amour soit plutôt la suite que le motif du mariage. Je veux un amour produit par la raison, un amour où nous fassions entrer la connoissance & le goût de nos devoirs.

Je ne crois pas qu’il soit plus difficile de continuer à être heureux dans le mariage, que de le devenir par le secours des précautions qui doivent le précéder. Il est vrai que rien n’est plus saint ni plus rare que d’aimer sa femme : mais si le plaisir est conforme à la loi, il en est plus pur ; & s’il est rare, il en est plus exquis. On peut même ajouter, sans craindre la raillerie, que le plaisir d’aimer sa femme est sans contredit le plus flatteur de tous les plaisirs. L’amour propre même trouve son compte à respecter toujours le choix qu’il a fait.

Amour paternel & filial. Nous aimons nos enfans, parce qu’ils sont nos enfans. S’ils étoient les enfans d’un autre, ils nous seroient indifférens. Ce n’est donc pas eux que nous aimons, mais la proximité qui nous lie avec eux. Il est bien vrai que les enfans n’aiment pas tant leurs peres, que les peres aiment leurs enfans, quoique ces deux affections paroissent fondées sur la même raison de proximité ; mais cette différence vient d’ailleurs. Les enfans se voient mourir dans la personne de leurs peres, & les peres au contraire, se voient revivre dans la personne de leurs enfans. Or la nature nous inspire l’amour de la vie & la haine de la mort.

D’ailleurs, les peres voyant dans leurs enfans d’autres eux-mêmes soumis & dépendans, ils se félicitent de les avoir mis au monde. Ils les considèrent avec plaisir, parce qu’ils les considèrent comme leur ouvrage. Ils sont ravis d’avoir des droits sacrés & inviolables sur eux. C’est là leur magistrature, leur royauté, leur empire. Mais le même orgueil qui fait que les peres aiment la supériorité, fait haïr aux enfans la dépendance. Rien ne nous accable tant qu’un bienfait, quand il est trop grand, parce qu’il nous assujettit trop. Nous le regardons comme une chaîne délicate, mais forte, qui lie notre cœur & qui contraint notre liberté. C’est le mystère caché dans la maxime connue : le sang ne remonte jamais.

Amour du prochain. L’amour que nous avons pour nous-mêmes, est la mesure & la règle de celui que nous devons avoir pour notre prochain. S’aimer soi-même, c’est désirer son bien, craindre son mal, rechercher son bonheur. L’amour du prochain nous impose les même devoirs par rapport aux autres. C’est de tous les sentimens le plus juste, & en même temps celui qui tourne le plus à notre profit.

Non-seulement la proximité est une source d’amitié ; mais encore nos affections varient selon le degré de la proximité que nous avons avec les personnes qui en sont l’objet. La qualité d’hommes que nous portons, fait cette bienveillance générale que nous appelons humanité. Homo sum, humani à me nihil alienum puto. Il est certain que, s’il n’y avoit que deux personnes au monde, elles s’aimeroient avec tendresse : mais cette proximité générale se confondant avec ce nombre infini de relations différentes que nous avons les uns avec les autres, il arrive aussi que cette affection naturelle qu’elle avoit fait naître, se perde dans la foule des passions que tant d’autres objets produisent dans notre cœur. Nous ne voyons point dans notre prochain la qualité d’homme par laquelle il nous ressemble, pendant que nous voyons en lui un rival, un envieux, un homme ennemi de notre prospérité, comme nous le sommes de la sienne ; un orgueilleux qui n’estime que lui-même, un homme qui par ses bonnes qualités attire l’estime & l’attention des autres, & nous jette dans l’oubli & dans l’obscurité, ou qui par ses passions est occupé à nous tendre des pièges, & à entreprendre sur ce qui nous appartient. Mais quand la mort l’a dépouillé de ces relations odieuses, nous trouvons en lui cette proximité générale qui nous le faisoit aimer, nous souvenant qu’il étoit homme, seulement quand il a cessé de l’être.

 

*Orthographe du XVIIIe siècle

OI ne s'était pas encore changé en AI :

françois connoisseurs affoiblissent reconnoissance foiblesse

paroît étoit pouvoit seroit plaçoient feroi excluroit auroit

Les accents ne s'étaient pas encore installés là où on les connaît :

Poësie Poëme ame mere peres

ou bien on ne les avait pas encore ôtés :

vûe pourvû

le T n'accompagnait pas EN ni AN au pluriel :

amans sentimens mouvemens empressemens enfans indifférens dépendans

Puis il y eut la réforme de la Langue Française de 1835, dans la sixième édition du Dictionnaire de l'Académie.

Les nombreuses réformes de la langue française

 

Vous trouverez dans ce blog des articles sur les dictionnaires :

Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

Lucifer - WILLIAM DUCKETT - Dictionnaire de la conversation et de la lecture

La Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité...

Le A au fil des dictionnaires 

Les mots ont une histoire - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage

Une petite histoire de la langue française - Chapitre 12 - XVIIe siècle 1 - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française

Une petite histoire de la langue française - Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE 2 - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

Pour en savoir plus :

CNRTL : Série des éditions du Dictionnaire de Trévoux

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 12:44

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On dit le onze. Il n'y a pas d'élision du e.

Mon enfant est âgé de onze ans.

Nous n'étions que onze à cette soirée.

 

ONZE en chiffres arabes* 11 - en chiffres romains** XI

 

onze - adjectif numéral cardinal

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Littré : (on-z' ; par exception, l'e muet de l'article le, de la préposition de et de la conjonction que, ne s'élide pas devant onze : le onze ; nous n'étions que onze ; de onze enfants, il n'en reste que trois ; cependant quelquefois dans la conversation cet e s'élide : l'onze du mois, nous n'étions qu'onze. Avec entre on élide toujours l'e muet : entre onze heures et midi ; dites : an-tron-z heures et midi. Les consonnes finales des mots qui précèdent onze ne se lient jamais : ils étaient onze, dites : ils é-tê onze, et non ils é-tê-t onze. Brossette dit que Boileau en récitant ce vers : Se vienne en nombre pair joindre à ses onze sœurs, ne liait pas l's de ses)

onze - adjectif numéral ordinal qui équivaut à le onzième, la onzième, les onzièmes.

Louis XI (Louis le 11ème)

Lisez la page onze (la onzième page)


Expression

Le bouillon de onze heures – Le bouillon d'onze heures : une boisson empoisonnée.

Voir l'article sur le site de Persée

Bouillon d'onze heures - Persée


NOTE

Bien qu'on parle de chiffres arabes, les chiffres n'ont pas été inventés par les Arabes mais par les Indiens. Les Arabes ont permis leur diffusion dans le monde occidental.

 

Articles annexes

Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

Expressions avec le nombre 36 Trente-six

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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