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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:55

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Sommaire de l'article

1-Qu'est-ce donc que le plus-que-parfait du subjonctif ?

2- Réplique dans Le Cid - Acte 3 scène 4

3-Une réflexion de François Mauriac consignée dans son BLOC-NOTES


 

1-Qu'est-ce donc que le plus-que-parfait du subjonctif ?

Lors de l'émission de MONEY DROP du 27 novembre 2015, on pose la question : Où se trouve le plus-que-parfait du subjonctif ?

a-qu'il eut crû ?

b-qu'il eu cru ?

c-qu'il eut cru ?

d-qui l'eût cru ?

Lorsque je vois les candidats qui ne font pas la différence entre les modes et les temps employés dans ces phrases (données incomplètes), je me dis que quelque chose ne va pas dans l'apprentissage de la grammaire à l'école.

Le plus-que-parfait du subjonctif ? Une chose étrange et étrangère dont il semble que les candidats n'aient jamais entendu parler. Et pourtant ces candidats-là m'ont tout l'air d'être allés à l'école et ils ont eu, j'en suis bien sûre, un cursus scolaire tout à fait honorable.

Alors, d'où vient le hic ?

Je remarque que la question est, dès le début, mal posée.

On devrait la faire précéder de JE N'Y CROIS PAS.

Il devrait s'ensuivre, non pas QU'IL EÛT CRU ? Mais QUI L'EÛT CRU ?

Autrement dit : Je n'y crois pas, qui l'aurait cru ?

Erreur dans l'énoncé de la question.

 

On élimine les mauvaises réponses :

a-Le participe passé de croire est CRU pas CRÛ qui est le verbe croître.

qu'il eut crû ?

Croître, croire, cru, crû, crut, crût - accroître, accru, accrut, accrût - décroître, décru, recroître, recru, recrû - etc.

b- IL EU n'existe pas puisque EU est un participe passé

qu'il eu cru ?

c-qu'il eut cru ?

On a ici un passé antérieur qui voudrait que l'action se situe avant une autre action passée.

Passé antérieur : action antérieure à une autre passée.

qu'il eut cru ?

d-La bonne réponse :

Je n'y crois pas, qui l'eût cru ? = qui l'aurait cru ?

Le plus-que parfait du subjonctif, qui a un emploi littéraire, équivaut dans ce cas-là à un conditionnel passé.

 

Conjugaison du plus-que-parfait du subjonctif :

Il fallait que je l'eusse cru, que tu l'eusses cru, qu'il l'eût cru, que nous l'eussions cru, que vous l'eussiez cru, qu'ils l'eussent cru.

 

Conclusion : Pauvres candidats !

Ils perdent leurs 250 000 euros (500 000 euros peut-être avec le lingot) d'un seul coup et d'un seul, à la première question. Voilà de quoi détester à jamais la grammaire ... ou de quoi s'y intéresser, c'est selon.

 

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

Pour en savoir plus :

Récapitulation des articles sur le subjonctif

 

Mais, me direz-vous, à quoi sert aujourd'hui de savoir ce qu'est que le plus-que-parfait du subjonctif, ou l'imparfait du subjonctif, deux temps qui ne sont plus employés dans la langue courante et qui sont réservés aux textes littéraires ?

Eh bien, je rétorquerai que, lorsqu'on aime les chefs-d'oeuvre passés, il faut, pour en savourer la beauté, en percevoir les subtilités.

Et que dire du plaisir de connaître la Langue Française qui nous enchante et qu'on veut défendre malgré les esprits chagrins !

J'ai eu beaucoup de chance ; je suis de ceux et de celles qui appartiennent à la vieille école laquelle nous donnait à apprendre par coeur des textes magnifiques. Un mot suffit pour qu'ils me reviennent en mémoire et je crois qu'ils émaillent avec bonheur les articles de mon blog.

 

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2-"Rodrigue qui l'eût cru ?" Le Cid

Celui qui a lu, vu ou étudié Le Cid de Corneille se souviendra des célèbres répliques de Rodrigue et de Chimène et des cris déchirants des deux amants qui vivent un amour impossible.

Rodrigue qui l'eût cru ?

Chimène qui l'eût dit ?

Que notre heur fût si proche et sitôt se perdît ?

Note : HEUR : ce qui arrive d'heureux, bonheur.

Lire l'une des scènes les plus célèbres de la littérature française :

PIERRE CORNEILLE - Le Cid - Acte 3 Scène 4

 

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3-Une réflexion de François Mauriac consignée dans son BLOC-NOTES

 

L'année 1985 réunit "tous les fastes commémoratifs" sur Victor Hugo, mort en 1885, en oubliant Vaugelas et le quatrième centenaire de sa naissance (1685) et Ronsard, mort la même année.

À ce propos, François Mauriac écrit :

 

Dimanche 13 octobre 1985. Un élève de classe terminale à qui son père demande quels poèmes on lui a donnés à lire et à apprendre par coeur au lycée répond : "Un poème de Ponge." Le père insiste : et Hugo ? Vigny ? Lamartine ? Baudelaire ? Verlaine ? Rimbaud ? Non. Ceux-là, l'étudiant ne les connaît pas. Son bagage poétique se réduit à un poème de Ponge. Et comme le père, atterré, s'enquiert de l'impression que lui a fait ce poème, le jeune homme hausse les épaules : "Bof, c'est pas évident." L'anecdote, que je garantis authentique, m'a été rapportée ce matin.

Ainsi, cinq ou six siècles de poésie française sont tranquillement passés sous silence, dans un établissement français d'éducation, par des enseignants pour qui il n'existe qu'un poète contemporain inconnu du grand public. Je ne me prononce pas sur l'oeuvre de Monsieur Ponge, que je n'ignore pas mais que je n'ai pas beaucoup pratiquée. Je ne doute pas qu'elle présente un intérêt capital pour certains esprits. Mais est-il juste, est-il raisonnable, de ne donner à nos enfants que cette chiche manne, quand on pourrait les nourrir de nos poètes classiques et romantiques passés et modernes, et Villon à Apollinaire ?

Si c'est ainsi que certains professeurs conçoivent l'enseignement de la littérature, alors, oui, commémorons Victor Hugo avec faste du 1er janvier au 31 décembre pour compenser !

Cher Jean-Pierre Chevènement, vous qui avez, pour notre joie, réintroduit l'orthographe, l'éducation civique, l'émulation et la Marseillaise dans nos écoles, couronnez votre oeuvre en y réintroduisant aussi la vraie poésie, celle qui émeut ou enthousiasme, et qui ne se contente pas de décrire un cageot ou une cucurbitacée. Contraignez des maîtres prétentieux à suivre les programmes littéraires que vous avez établis, et où figurent, j'imagine, Ronsard et Baudelaire, Villon et Hugo. Le meilleur moyen d'honorer les poètes n'est pas de célébrer leurs anniversaires, mais de les maintenir vivants en faisant bruire, sur les lèvres de nos enfants, ce murmure immémorial de la poésie, qui est comme une première approche du divin, en nous, et hors de nous.

 

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J'ai recueilli ce texte édifiant de Monsieur Mauriac dans le magazine LIRE d'octobre 1985.

Je ne crois pas qu'il y ait eu un quelconque changement dans l'enseignement depuis lors.

Faites donc l'expérience de demander à vos enfants quels poèmes ils ont lus et appris par coeur au collège et au lycée. Peut-être serez-vous surpris, atterrés même.

Voir sur ce blog > Les magazines LIRE de 2005 à 2014

 

En parcourant les articles sur la réforme du Collège en 2016, je ne trouve nulle part un mot sur la littérature, encore moins sur la poésie. Mais peut-être ai-je mal cherché.

 

Quelques poèmes que vous aimez ou que vous aimerez à coup sûr :

Poèmes d'amour - Livre 1 - Florilège proposé par mamiehiou

Poèmes d'amour – Livre 2 - Florilège proposé par mamiehiou

dans la catégorie > Florilège - La pensée des autres

 

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 18:46

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Le mode impératif peut exprimer un ordre, un conseil, un souhait, une prière, une permission, ou, avec une négation, une interdiction.

Il a trois personnes :

La deuxième personne du singulier : Viens ! Ne viens pas ce soir !

La première personne du pluriel : Jouons ! Ne jouons jamais sans lui.

La deuxième personne du pluriel : Faites-moi peur ! Ne faites aucune bêtise !

 

L'impératif présent

Les verbes du 1er groupe, c'est-à-dire ceux qui se terminent par -ER à l'infinitif (sauf aller) et également quelques verbes du 3e groupe : assaillir, couvrir, cueillir, défaillir, offrir, ouvrir, souffrir, tressaillir et avoir ont pour terminaison un -E à la deuxième personne du singulier.

Mange proprement !

Joue sagement !

Offre-lui donc des fleurs !

Chante-moi quelque chose de joli !

Aie au moins ta moyenne ce trimestre !

La faute d'orthographe qu'on rencontre le plus souvent :

ajouter un -S quand il ne faut pas

L'impératif de :

Vouloir : veuille, veuillez, ne m'en veuille pas, ne m'en veuillez pas, ne m'en veux pas, ne m'en voulez pas.

Savoir : sache, sachons, sachez.

Aller : Va, allons, allez.

 

Certains verbes défectifs n'ont pas d'impératif.

> Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

 

Pour les autres verbes, retrouvez les terminaisons de l'indicatif présent.

> L'indicatif présent pour les hésitants

Prends, dis, crains, résous, finis, fuis, vaincs, cours, meurs, mouds, vois, mens, bats...

Prenons, disons, craignons, résolvons, finissons, fuyons, vainquons, courons, mourons, moulons, voyons, mentons, battons...

Prenez, dites, craignez, résolvez, finissez, fuyez, vainquez, courez, mourez, moulez, voyez, mentez, battez...

 

L'impératif passé

Il se forme avec l'auxiliaire avoir ou être à l'impératif présent suivi du participe passé.

Aie, ayons, ayez + participe passé.

Sois, soyons, soyez + participe passé.

L'action doit se passer avant un autre moment du futur ou une autre action future.

Aie fini tes devoirs avant six heures.

Ayons fait tous nos bagages une heure avant le départ.

Sois parti avant que je revienne.

Soyez descendues avant qu'on vous appelle.

 

Lire aussi :

L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus – Vas-y ET Va y comprendre quelque chose ! – Va-t'en OU Va-t-en ? Deuxième partie de l'article

Extrait de l'article : Chantes-en une (en, pronom = de tes chansons)

Vas-y tout de suite.

Aies-en soin.

Penses-y.

Mêle-t'en et tu vas voir.

Lave-t'en les mains et pense à autre chose.

Parle-t-on ici un français correct ?

Gardera-t-il la bouche cousue ?

 

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55

 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:13

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QUIZ

Compléter par TIN \tɛ̃\ bien orthographié,

un homophone ou une partie d'un mot marqué en vert.

La solution et les explications suivent.

1-Vous avez un ..... de lys, ma belle. Mais pourquoi avoir ..... vos cheveux ?

2-Pourquoi .....-tu donc tes jeans qui ont dé.....? ....., ils ne seront pas beaux, crois-moi !

3-Le vent menaçait de faire chavirer le bateau, mais notre capitaine ..... bon. Diable, il fallait bien qu'il ..... bon ; nous tremblions de peur, mais nous .....mes tous bon.

4-Le genêt, la lavande, le ..... embaument l'air de leurs émanations aromatiques.

      Voyage en Espagne (1843) Théophile Gautier
5-J'ai urgemment besoin de ..... pour caler ce tonneau qui menace de rouler.

6-Un énorme chien mâ..... surgit devant nous. Il fallut que nous le .....ssions à distance pour qu'il ne nous dévorât pas tout crus.

7-Je l'ai observé tout à loisir derrière un miroir sans ..... .

8-Vous voulez entendre .....ter la cloche de l'Angélus ? Écoutez-la sur la télévision publique irlandaise RTE 1 à 18 heures, avant le journal télévisé du soir.

9-Tout est calme, reposé. Entends-tu les clochettes .....tinnabuler ?

      Graeme Allwright

10- Il voulut me faire avaler des couleuvres en m'assénant des contrevérités, mais je me con..... .

      Se contenir, se maîtriser

 

1-Vous avez un teint de lys, ma belle. Mais pourquoi avoir teint vos cheveux ?

Le teint, la carnation, un teint de rose, un teint livide, etc.

2-Pourquoi teins-tu donc tes jeans qui ont déteint ? Teints, ils ne seront pas beaux, crois-moi !

Du verbe teindre : au présent de l'indicatif les verbes en -INDRE font -S -S -T

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple,

au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

teints, adjectif, participe passé, apposé à ils

3-Le vent menaçait de faire chavirer le bateau, mais notre capitaine tint bon.

Diable, il fallait bien qu'il tînt bon. Nous tremblions de peur, mais nous tînmes tous bon.

Verbe tenir : au passé simple : il tint, nous tînmes

au subjonctif imparfait : il tînt

On emploie plus couramment le subjonctif présent : il fallait qu'il tienne bon

4-Le genêt, la lavande, le thym embaument l'air de leurs émanations aromatiques.
Voyage en Espagne (1843) Théophile Gautier
5-J'ai urgemment besoin de tins pour caler ce tonneau qui menace de rouler.

Un tin, des tins : pièces de bois qui soutiennent les tonneaux

ou la quille d'un bateau mis au sec.

6-Un énorme chien mâtin surgit devant nous. Il fallut que nous le tinssions à distance pour qu'il ne nous dévorât pas tout crus.

que nous tinssions : subjonctif imparfait

au subjonctif présent : que nous le tenions

7-Je l'ai observé tout à loisir derrière un miroir sans tain.

Littré – TAIN : Amalgame qui a la propriété d'adhérer au verre,

et qui se fait en mettant, sur une glace placée horizontalement,

une feuille d'étain qu'on recouvre de mercure.

On peut voir au travers d'un miroir sans tain.

8-Vous voulez entendre tinter la cloche de l'Angélus ? Écoutez-la sur la télévision publique irlandaise RTE 1 à 18 heures, avant le journal télévisé du soir.

Tinter, tintement

tintinnabuler : littéraire : produire un son léger et cristallin

Les grelots, les clochettes tintinnabulent

9-Tout est calme, reposé. Entends-tu les clochettes tintinnabuler.

Petit Garçon Graeme Allwright – YouTube

10- Il voulut me faire avaler des couleuvres en m'assénant des contrevérités, mais je me contins .

Se contenir, se maîtriser
 

 

Même exercice

Compléter par VIN \vɛ̃\ bien orthographié.

1-Le preux combat pour défendre la veuve et l'orphelin, et, à coup sûr, il ..... ses adversaires. (le preux, le chevalier, le brave)

2-Je con.... mon amoureux de venir me voir et le voilà qui boit d'un trait ma bouteille de .... .

3-Il fallait que je ....sse, ma chérie, et que je t'embrassasse, minauda-t-il pour me con.....cre.

4-Enfin Malherbe ..... .

      Célèbre hémistiche de Boileau (auteur de l'Art Poétique, 1674) qui rend hommage à Malherbe.

5-.....-tu tes adversaires pour faire le malin, petit freluquet ?

6-Je le mandai ce matin pour qu'il ..... sur l'heure. Il ad..... que j'attendis quatre heures et demie en ......

7-Où sont donc mes ..... ans ? dit la grand-mère de quatre-.....-quatre ans ?

8-J'en suis bientôt à la page quatre-..... et mon livre compte quatre-..... pages.

9-Ah, mes frères ! Vous .....tes et vous me vîtes telle que j'étais, sans fard ni atours ! Fallait-il que vous .....ssiez ce jour-là ?

10-..... fois sur le métier remettez votre ouvrage ;

      Polissez-le sans cesse et le repolissez.

       Nicolas Boileau, L'art poétique

 

1-Le preux combat pour défendre la veuve et l'orphelin et, à coup sûr, il vainc.

du verbe vaincre, je vaincs, tu vaincs, il vainc,

nous vainquons, vous vainquez, ils vainquent.

2-Je convaincs mon amoureux de venir me voir et voilà qu'il boit d'un trait ma bouteille de vin.

Convaincre au présent de l'indicatif

3-Il fallait que je vinsse, ma chérie, et que je t'embrassasse, minauda-t-il pour me convaincre.

que je vinsse : subjonctif imparfait

> La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

4-Enfin Malherbe vint...

Célèbre hémistiche de Boileau (auteur de l'Art Poétique, 1674)

qui rend hommage à Malherbe.

> Petite histoire de la langue française - Chapitre 12

5-Vaincs-tu tes adversaires pour faire le malin, petit freluquet ?

6-Je le mandai ce matin pour qu'il vînt sur l'heure. Il advint que j'attendis quatre heures et demie en vain.

pour qu'il vînt : subjonctif imparfait de venir

> Pour que, pour... que

7-Où sont donc mes vingt ans ? dit la grand-mère de quatre-vingt-quatre ans ?

Quatre-vingts, quatre-vingt-quatre :

VINGT prends un S lorsqu'il est multiplié par un nombre et non suivi.

8-J'en suis bientôt à la page quatre-vingt et mon livre compte quatre-vingts pages.

La page quatre-vingt : pas de s à vingt ;

il ne s'agit pas ici d'un nombre cardinal mais d'un nombre ordinal :

c'est la quatre-vingtième page

> Savoir orthographier les adjectifs numéraux cardinaux cent ou cents, vingt ou vingts...

9-Ah, mes frères ! Vous vîntes et vous me vîtes telle que j'étais, sans fard ni atours ! Fallait-il que vous vinssiez ce jour-là ?

 

vous vîntes, passé simple

vous vinssiez : imparfait du subjonctif

10-Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;

      Polissez-le sans cesse et le repolissez.

      Nicolas Boileau, L'art poétique

> De la recherche difficile de l'auteur d'une citation & Fausses citations

 

Article connexe

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 15:41

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1-SOUTIEN ou SOUTIENT

Soutien ou soutient ?

On rencontre souvent l'orthographe erronée : le soutient.

Il ne faut pas confondre :

LE SOUTIEN, substantif

et IL SOUTIENT, le verbe soutenir

 

Indicatif présent : je soutiens, tu soutiens, il soutient

Impératif : Soutiens-moi dans cette épreuve !

Un soutien-gorge soutient la poitrine.

 

2-TIEN ou TIENS

Proverbe

Un tien vaut mieux que deux tu l'auras

 

(le) tien, substantif : le bien qui t'appartient

On trouve souvent : Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

 

D'après La Fontaine :

Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.

Dans la fable : Le petit Poisson et le Pêcheur

> Le petit Poisson et le Pêcheur - Jean de LA FONTAINE

 

Voir la recherche fort intéressante de Pierre Bouillon

Le blogue de Pierre Bouillon: " Un tien vaut mieux que deux tu l'auras...''

 

Le tien, pronom possessif – à toi

(féminin : la tienne, pluriel : les tiens, les tiennes)

Les tiens, ceux de ta famille, tes proches, tes alliés.

Tiens ! Impératif de tenir

Mets-y du tien ! Paie de ta personne !

Familièrement. Tu fais des tiennes : tu te divertis, ou tu fais des actions compromettantes. Littré

................................................................

Lire entre autres dans ce blog :

> Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

> Mosaïque de quelques curiosités de la Langue Française

> Écrire et ne pas écrire – Les fautes les plus usuelles

> Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - 1re partie QUIZ 30

> Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? - 2e partie QUIZ 31

> Curiosités grammaticales QUIZ 41

 

 

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 18:08

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Ce vendredi soir 6 novembre, France 2 nous a gratifiés d'une émission qui ne peut nous avoir laissés indifférents.

LES VENDREDIS D'APOSTROPHE

Un film de Pierre Assouline

Un florilège d'extraits de l'émission animée par Bernard Pivot qui se qualifie lui-même de "gratteur de têtes".

De 1975 à 1990, j'ai passé mes vendredis soirs à savourer cette émission qui m'a fait connaître les grands de la littérature, des écrivains bien vivants, qu'on pouvait voir et entendre, avec leurs humeurs, leurs passions, leurs pudeurs, leur désir de partager.

Je les ai donc retrouvés hier, tous, comme de vieilles connaissances ; et Bernard Pivot qui, après chaque extrait, s'émeut, commente, ajoute des anedoctes, rit ou reconnaît humblement quelques erreurs qu'il a faites.

 

Merci Bernard Pivot pour votre travail que vous avez fait avec tant d'enthousiasme.

 

J'ai revu avec bonheur J.P. Aron, R. Barthes, F. Sagan, J. D'Ormesson, R. Peyrefitte, S. Leys (contre M. A. Mancciocchi), D. Bombardier (contre G. Mazneff), Mohamed Ali (contre Jean Cau), A. Cohen, Ph. Sollers, P. Modiano, E. Badinter, K. Douglas, J. Seguela, B.H. Levy, V. Nabokov, A. Glucksmann, V. Jankélévitch, R. Devos, C. Hagège, S. Gainsbourg (contre G. Béart), M. Chapsal, V. Bukovsky (qui buvait soi-disant du thé alors que c'était du whisky et qui s'est fait viré du plateau parce qu'il pourrissait l'émission), Cavanna, M. Jouhandeau, C. Levi-Strauss, J.M.G Le Clézio, M. Kundera, J. Green, M. Duras, Etiemble, François Mitterrand, R. Topor, J. Attali, D. Rolin, F. Caradec, Jane Fonda (B. Pivot  avoué qu'il avait été sous son charme tout au long de l'émission), A. Sojénitsine, J.Daniel, P. Desproges, P. Bourdieu, A. Le Breton, P. Perret, B. Clavel, D. Cohn-Bendit, J-E Hallier, P. Guth, et M. Yourcenar.

 

Marguerite Yourcenar cite Zénon :

Unum sum et multi in me (Je suis un mais des multitudes sont en moi)

Et je veux bien faire mienne cette parole d'Hadrien dans son roman Mémoires d'Hadrien :

La plus haute forme de vertu, la seule que je supporte encore, la ferme détermination d'être utile.

 

Une semaine en replay sur la 2

..........................

La nostalgie des vendredis soirs est toujours ce qu'elle était !*

> Nostalgie - Les films que j'ai tant aimés – Les ciné-clubs de la télé

 

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*En mémoire de Simone Signoret :

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était

 

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:10

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Le pléonasme est une figure de style qui consiste à renforcer une expression en enchaînant plusieurs fois la même idée.

"Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu,

Ce qu'on appelle vu : faut-il vous le rebattre

Aux oreilles cent fois, et crier comme quatre ?"

Molière Le Tartuffe 1664

Le pléonasme peut être vicieux si l'on en use sans en avoir conscience.

Je me suis vite précipité pour lui annoncer la bonne nouvelle.

On peut l'employer aussi pour amuser son interlocuteur.

Elle est bonne, et en plus, elle est bonne.

 

Des expressions et des tours pléonastiques

Au jour d'aujourd'hui

En ancien français, hui, hoi signifie : le jour où l'on est.

L'adverbe aujourd'hui est donc un pléonasme.

Certains locuteurs ajoutent un 2e pléonasme en disant : au jour d'aujourd'hui, qui sonne affreusement aux oreilles.

> Les tics de langage qui gâtent notre discours

Il va venir me voir incessamment sous peu.

Il a presque failli me faire tomber, le maladroit.

J'ai invité les deux jumeaux à ma soirée.

Je me suis enfuie en courant. Le rustre m'a suivie en me talonnant de près.

Descends, je suis en bas à la cave.

Monte en haut dans ta chambre, et que ça saute !

Allume donc la lumière, on n'y voit goutte.

> Je ne marche pas, je ne vois point, je ne mange mie, je ne bois goutte

Elle a fait, pour ses noces, de grosses dépenses somptuaires.

Somptuaire : d'un luxe coûteux

Dark Vador surgit et me fit dresser les cheveux sur la tête. Et le sang se glaça dans mes veines.

Marie Cratère savait concocter la panacée universelle.

une panacée : un remède universel

Tout le monde, émerveillé, applaudissait des deux mains.

Les soldats s'effondrèrent, harassés de fatigue.

Il est tombé en s'affalant sur le tas de fumier.

Il jouait faux et faisait des canards à vous donner la chair de poule.

C'était un gâte-sauce qui nous faisait de mauvais plats.

On aimait se réunir pour faire tous la fête ensemble.

AJOUT-15 novembre : On ne peut pas prévoir à l'avance s'il y aura d'autres attentats (sur BFMTV)

 

Littré

pléonasme

(plé-o-na-sm') s. m.

  • 1Figure de grammaire. Surabondance de termes, donnant plus de force à l'expression, comme : je l'ai vu de mes yeux, je l'ai entendu de mes oreilles. Si on veut entendre le mot de pléonasme dans ce premier sens, c'est une figure de syntaxe par laquelle on ajoute à une phrase des mots qui paraissent superflus par rapport à l'intégrité grammaticale, mais qui servent pourtant à y ajouter des idées accessoires, surabondantes, soit pour y jeter de la clarté, soit pour en augmenter l'énergie, [Beauzée, Encyclop. méthod. Gramm. et littér. Pléonasme.]

  • 2Redondance, emploi de mots inutiles dans l'expression de la pensée, comme dans cet exemple d'Al. Duval dans Joseph, III, 3 : En vain la plus triste vieillesse m'accable de son poids pesant. Si on prend le terme de pléonasme dans le second sens, dans le sens de superfluité, c'est un véritable défaut qui tend à la battologie, [Deauzée, ib.]

  • 3Se dit quelquefois de l'allongement d'une syllabe, de l'addition d'une ou plusieurs lettres dans l'intérieur d'un mot.

............................................................................

Dans le Trésor sur le CNRTL : PLÉONASME, subst. Masc.

............................................................................

Pléonasmes les plus en vogue - par La France pittoresque...

www.france-pittoresque.com › Anecdotes insolites

Les pléonasmes les plus en vogue dans la presse - Histoire de France et Patrimoine.

Sur twitter : France Pittoresque @FrPittoresque

 

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 15:14

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Les tics verbaux remplissent le monologue ou le dialogue avec des mots qui, à première vue, ne servent à rien.

Ils allongent les phrases pour nous faire croire et faire croire aux autres que nous avons beaucoup de choses à dire et que nos démonstratrions seraient bien étriquées sans eux.

Ils nous permettent de souffler, de réfléchir à l'idée qui se fait attendre. Ils nous font appartenir à un groupe qui emploie les mêmes hésitations, les mêmes bégaiements.

Ne nous y trompons pas, ils disent souvent beaucoup plus sur nous que nous le pensons et ils ne sont pas anodins. Ils peuvent même nous nuire en certaines circonstances en nous trahissant.

Nous les employons quand nous avons peur du silence, ou quand nous voulons montrer que nous sommes à la page.

>> NORMAN - TOP 13 DES PIRES EXPRESSIONS - YouTube

 

Avec Louise, Léo, Lola, Léa, Lucas, Enzo et Hugo.

Louise — Dis, ça fait bien deux heures qu'on bavarde. Ta mère t'attend, tu sais.

Enzo — Ben, je vais y aller.

.................

Lola — Tu me croiras pas, Louise me doit cent euros depuis trois mois, elle exagère.

Léa — Je sais pas toi, mais moi, franchement...

Lola — Je lui ai réclamé dix fois.

Léa — C'est dingue ! J'hallucine !

.................

Lucas — Allez, on se voit tout à l'heure !

Enzo — À plus !

Léa — À toute !

Lola — À très vite !

>> Mosaïque de quelques curiosités de la Langue Française :

à toute, à toute suite ou à tout de suite ?

.................

Lola — Alors, t'as passé ton exam ?

Léo — Les questions qu'on m'a posées ! Je te dis pas...

Lola — Dures ?

LéoJ'avais pas trop révisé, j'avoue.

.................

Hugo — Eh bien, en fait, comme je vous disais, le climat, c'est quelque chose... Heu... eh bien, cette question nous interpelle, au jour d'aujourd'hui.Tout le monde est d'accord pour dire que le réchauffement climatique, c'est un petit peu dramatique. Eh bien, nous conviendrons que les solutions à trouver sont épineuses. Moi, si vous voulez, je commencerais par ne pas laisser l'eau couler quand je me savonne sous la douche et quand je me brosse les dents. Moi, je crois que si tout le monde, j'ai bien dit "si tout le monde", entre guillemets, faisait ça, ce serait toujours quelques millions d'hectolitres de gagner. Eh bien, en fait, je ne pense pas que ça aurait vraiment un impact sur le réchauffement climatique. C'est clair !

Léo — C'est du (grand) n'importe quoi.

Hugo — Absolument pas ! Moi, quand je dis quelque chose, je gère.

Léo — Tu vois, j'ai envie de dire que ça tourne pas rond dans ta petite tête. Enfin, j’dis ça, j’dis rien.

.................

Lucas — J'aurais envie de changer le monde, j'te jure.

Enzo — C'est pas vrai !

Lucas — Si personne ne fait rien, ce sera toujours la galère, c'est clair.

Lucas — Moi, c'que j'en dis !

Lucas En fait, si tout le monde s'y met, on peut faire bouger les choses.

Enzo — Ouais, p't être ben qu'oui, p't être ben qu'non.

Lucas — Je vois, t'es un petit peu pessimiste.

Enzo — Oui et non.

Lucas — Si on se bougeait tout irait mieux, quoi !

Enzo — Tu rêves grave, j'veux dire. Mais te gêne pas, vas-y !

Lucas — Y a pas de souci !

>> Il n'y a pas de souci ! Y a pas de souci !

................

Hugo — Tu sais quoi ?* Elle a tiqué !

Enzo — Que tu dis ! Effectivement, j'ai réussi à lui faire faire ce qu'elle voulait pas, t'as vu ! (ou t’ias vu)

Hugo — Définitivement !**

* Calques de You know what ? Et de **Definitely !

>> Des anglicismes à traduire

.................

On ne dit plus ni oui ni non, on préfère se gargariser avec Absolument ! ou Absolument pas ! Définitivement ! Effectivement ! Y a pas de souci !  et j'en passe.

C'était une compilation des tics verbaux qu'on entend partout. Et voilà !

Il vaudrait mieux les éviter. C'est évident !

Le Point parle de maladies transmissibles qui affectent le langage, des M.A.T et des M.V.T. Tiens ! Des sigles ? Pourquoi diable faire simple quand on peut faire compliqué ? Va savoir...

On notera que chaque tic verbal appartient à une génération bien précise. L'exclamation argotique "Oh putain !" a pris la place de "Oh la vache !", et  "Y a pas de souci !" remplace "OK" ou "D'ac !".

Pour ne citer que ces exemples-là.

Tu m'aimes ? Absolument !

« Ah ! qu’en termes galants, ces choses-là sont mises ! » Molière : Le Misanthrope

Il y en a dans toutes les langues, des tics verbaux. On connaît le Well anglais, le Also allemand, peut-être moins le Like que bon nombre de djeuns Irlandais aiment bien placer à la fin de toutes leurs phrases et qui n'a rien à voir avec les likes  dont on use et abuse chez nous.

Sur la toile : 

Louise, Léo, Lola, Léa, Lucas, Enzo et Hugo sont les prénoms les plus donnés en France en 2015

>> Découvrez les prénoms les plus populaires dans votre département

 

Les articles suivants nous donnent quelques clefs pour comprendre :

Ce que nos tics de langage disent de nous :

>> Tics de langage - Signification des tics de langage ...

 

>> Tic de langage — Wikipédia

 

>> Les tics de langage, ces petits mots-moteurs | France info

 

>> «Au jour d'aujourd'hui», tic de langage le plus affreux LE FIGARO

 

>> 8 tics de langage à faire taire d'urgence ! La plume à poil

 

Les tics de langage qui ruinent votre crédibilité :

>> http://www.references.be/carriere/travailler-vivre/langage-corporel/Les-tics-de-langage-qui-ruinent-votre-credibilite

 

>> Sur Twitter > Quentin Périnel (le 21 octobre 2015) Quel est le tic de langage/expression que vous HAÏSSEZ le plus ? Défoulez-vous. Je vous lis.

 

Sur le blog :

>> Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue – style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire – Archaïsmes

 

>> FLE – Comprendre le français parlé rapidement

 

>> La langue française massacrée - Peut-on s'habituer à la grossièreté ?

 

>> Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - 1re partie + QUIZ 30

 

>> Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? 2e partie + QUIZ 31

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:22

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Sommaire de l'article

16- Las, lasse, hélas, de guerre lasse

15- tout de suite - de suite - à la suite - comme suite

14- À toute ! À toute suite ! ou À tout de suite ?

13- Accoutumer à - Avoir coutume de

12- Gaiement - gaîment - gaiment

11- Grave - gravement - grièvement

10- Plein - plain - plains - plaint

9- rien moins que - rien de moins que

8- Assavoir

7- Absous ou absout / absoute

6- Pourquoi SA onzième année plutôt que SON ?

5- Ne pas confondre complément d'objet direct

avec complémént circonstanciel de mesure

4- Tant plutôt que autant

3- La conjugaison irrégulière des verbes en ayer, uyer, oyer, eyer

2- Avoir l'air : Elle a l'air niais ou Elle a l'air niaise.

1- Cent hommes tués ou cent hommes de tués

 

 

§16

 Las, lasse, hélas, de guerre lasse

Autrefois on prononçait le S de las comme dans hélas.

Dictionnaire étymologique de la langue française par Léon Clédat (1914)

Page 332

LAS, latin lassum. Dérivés : lassitude lasser, d'où délasser, délassement, inlassable. L'interjection Hélas contient l'adjectif las au sens ancien de malheureux.

Dans l'expression De guerre lasse, lasse est toujours au féminin.

Il semblerait qu'on ait confondu l'adjectif las au masculin avec lasse au féminin.

Las de la guerre.

Littré : Fig. Faire quelque chose de guerre lasse, le faire après avoir longtemps résisté. Je lui ai cédé de guerre lasse.

> Retour au début de l'article

 

§15

tout de suite, de suite, à la suite, comme suite

On ne confond pas tout de suite, à la suite, comme suite...

Venez tout de suite. Venez immédiatement, sur-le-champ, sans délai, sans plus attendre, illico (familier).

Je reviens de suite : familier, critiqué.

Il est venu cinq jours de suite. (tous les jours, sans interruption, donc cinq fois)

Il y avait une grande queue, je me suis mise à la suite.

Écrire dans une lettre :

Comme suite à votre annonce parue le... dans...

L'expression Suite à... est critiquée.

Préférez la formule :

Comme suite à

ou mieux encore, selon les circonstances :

En réponse à votre lettre ...

Pour donner suite à votre commentaire sur...

Pour faire suite à votre proposition ...

En référence à l'arrêté du...

> Retour au début de l'article

 

§14

À toute, À toute suite ou À tout de suite ?

"À tout de suite" est correct.

On ne peut pas dire "À toute" pour "Au revoir" en toutes circonstances.

Pas à ses supérieurs, ni à son patron et surtout pas à la fin d'un entretien d'embauche !

Ce tic verbal vous catalogue irrémédiablement.

On écrit "à tout à l'heure", tout sans e.

> Les tics de langage qui gâtent notre discours

> Retour au début de l'article

§13 

 Accoutumer à - Avoir coutume de

Accoutumer à - habituer à

S'accoutumer à - s'habituer à

Avoir coutume de

Je me suis accoutumée à me taire puisque, à chaque fois que je prends la parole, tu as coutume de me contredire.

Qui donc t'a accoutumé à être aussi désagréable ?

J'ai décidé de te parler aujourd'hui ; une fois n'est pas coutume.

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

> Ne pas confondre une larme, un pleur - j'ai coutume, j'ai la coutume, comme de coutume, à l'accoutumée – l'abîme, en abyme - une balade, une ballade – un martyre, un martyr – un/une couple

> Retour au début de l'article

 §12 

Gaiement gaîment gaiment

Adverbe: Avec gaieté (ou gaité*)

Dérivé de Gai.

Les deux graphies Gaiement & Gaîment sont correctes ainsi que gaiment*.

Après avoir abandonné Gaîment, l'adverbe avec l'accent circonflexe est de nouveau accepté par l'Académie (2000).

*Nouvelle orthographe : gaiment, gaité.

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

> Les adverbes en -MENT

> Retour au début de l'article

§11 

Grave Gravement grièvement 

Histoires vraies du 13 octobre 2015

Grave - Julien s'est coupé le petit orteil en fermant brusquement la porte coulissante de la cuisine. Quelle idée aussi de marcher toujours les pieds nus ?

"C'est grave, docteur ?" a-t-il demandé.

GravementLe médecin a hoché gravement la tête en examinant la plaie : "Vous avez attendu trop longtemps depuis l'accident. On ne peut plus recoller les chairs."

Grièvement (dérivé de grief) synonyme : gravement ou très gravement.

Monsieur X est tombé de sa trottinette. On l'a retrouvé aux urgences grièvement blessé à la mâchoire. Il s'est cassé deux dents.

"Mais quelle idée m'a pris de faire de la trottinette à 40 ans ?" a-t-il déclaré.

> Les adverbes en -MENT 

Voir d'autres acceptions dans

Le Trésor de la langue française (site du CNRTL)

GRAVE1, adjectif.

GRAVEMENT, adverbe.

GRIÈVEMENT, adverbe.

 > Retour au début de l'article

§10 

Plein plain plains plaint

Homonymes homophones

Complétez par plein, pleins, plain, plains ou plaint

Qu'est-ce qu'on les ..., ces pauvres accidentés !

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Attention : plaind, plainds n'existent pas !

Les verbes se terminant par -INDRE (AINDRE, EINDRE, OINDRE) perdent le -D dans leurs terminaisons : -S -S -T

Je plains, tu plains, il plaint, il s'est plaint, elle s'est plainte, nous nous sommes plaints, elles se sont plaintes.

De même les verbes en -SOUDRE perdent leur -D : Je résous, il dissout, etc.

Mais tous les autres verbes en -DRE conservent le -D : Je prends, il moud, etc.

Pour en savoir plus :

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 Réponse

Qu'est-ce qu'on les plaint, ces pauvres accidentés !

Qu'est-ce que est une tournure familière.

On pourra dire : Comme on les plaint !

Verbe plaindre, je plains, tu plains, il plaint

Ce verre est plein.

Cette maison est de plain-pied avec le jardin.

(sur le même plan)

 > Retour au début de l'article

 §9 

rien moins que – rien de moins que

Question :

Trouvez la signification de ces deux phrases

et choisissez la bonne réponse a- ou b- :

1-Momo est rien moins qu'intelligent. a- ou b-

2-Léon est rien de moins qu'intelligent. a- ou b-

a-Il est bête.

b-Il est intelligent.

> Des locutions difficiles d'emploi : ne ... rien de moins que, ne ... rien moins que...

 Réponse

1-Momo est rien moins qu'intelligent. a-Il est bête.

2-Léon est rien de moins qu'intelligent. b-Il est intelligent

> Retour au début de l'article

§8

Assavoir

a-Assavoir, vieux verbe (transitif) qui s'emploie avec faire

Locution verbale faire assavoir : faire connaître, faire savoir.

Littré – Remarque : Les anciens textes montrent qu'il y avait un verbe assavoir qui se construisait comme les autres avec faire, et qu'on a mal à propos décomposé en à savoir. Faire est toujours suivi de l'infinitif sans aucun intermédiaire, excepté dans la locution faire à savoir ; mais on voit qu'elle est l'altération d'une locution correcte qui rentre dans la règle.

"Quand donc accepterez-vous de m'épouser, ma mie ?

Je vous le ferai assavoir quand vous aurez des poils au menton, jeune damoiseau."

b-Synonyme de la conjonction de coordination : c'est-à-dire/c'est-à-dire que, suivie d'une explication.

"Je vous dirai "oui" un jour, petit freluquet, assavoir dans un an, ou dans deux peut-être."

Pour en savoir +

http://www.cnrtl.fr/definition/dmf/assavoir

http://www.cnrtl.fr/definition/assavoir

> Retour au début de l'article

§7

Absous ou absout, absoute

Orthographe traditionnelle : Il est absous, elle est absoute

La Nouvelle Orthographe (réforme de 1990) recommande : Il est absout

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

> Adjectifs et participes passés qui ont un féminin irrégulier

L'orgueilleux ne fut pas absous (ou absout) de tous ses péchés parce qu'il ne regrettait rien. "Je les ferais encore si c'était à refaire", a-t-il déclaré sans vergogne.

> Retour au début de l'article

§6

Pourquoi SA onzième année plutôt que SON ?

Question d'une lectrice : Pourquoi dit-on sa onzième année et non pas son onzième année quand on apprend que l'article possessif MA devient MON devant une voyelle ?

Réponse SA-SON : Généralement, on remplace SA devant la voyelle ou le H muet d'un nom féminin par SON. (son amie au lieu de sa amie)

Mais ce n'est pas le cas pour : sa onzième... , la onzième...

Voir sur le Cnrtl à l'entrée ONZIÈME

On peut lire dans le dictionnaire de L'Académie 4e édition :

Nombre d'ordre qui contient onze unités. Le onzième du mois. L'onzième du mois. Dans sa onzième année. À l'onzième page, à la onzième page.

Dans la 9e édition (édition en train de s'écrire) :

Qui est contenu onze fois dans un tout. La onzième partie d'un tout ou, subst., au masculin, le onzième. Le onzième s'écrit, en chiffres, 1/11. Il est pour un onzième dans cette affaire.

On remarque qu'aujourd'hui on fait la disjonction le onzième et la onzième. Il n'est plus d'usage qu'on fasse également l'élision l'onzième comme par le passé.

SA-SON : Généralement, on remplace SA devant la voyelle ou le h muet d'un nom féminin par SON. (son amie au lieu de sa amie)

Mais ce n'est pas le cas pour : sa onzième... , la onzième...

> La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

> Retour au début de l'article  

§5

Tant plutôt que autant

il ne faut pas confondre autant avec tant

Le premier s'emploie quand il y a comparaison ; le second quand il n'y en a point.

Je le préfère à tous autant (tant) que vous êtes

> autant page 225 dans le Dictionnaire critique de la langue française

Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788)

> Retour au début de l'article

§4

Ne pas confondre complément d'objet direct

avec complément circonstanciel de mesure

Non, je ne pouvais faire table rase de ces derniers jours que j'avais vécu, de ces longues heures que je n'avais pas dormi, de ces longs mois qu'avait duré ma quête de la vérité. Il me fallait aller de l'avant. J'eusse jouer matoisement pour arriver à mes fins, c'est dire !

[Extrait 177 Délires édifiants]

Les participes passés vécu, dormi, duré n'ont pas de complément d'objet direct mais des compléments adverbiaux de mesure (compléments circonstanciels). Ils sont invariables.

Autres verbes accompagnés de compléments adverbiaux de mesure : coûter, valoir, peser, mesurer, marcher, courir, vivre, dormir, régner, durer, reposer, etc.

> Retour au début de l'article

§3

La conjugaison irrégulière des verbes en ayer, uyer, oyer, eyer

AYER

Le verbe essayer

au présent de l'indicatif et du subjonctif: j'essaie, j'essaye...

au futur : j'essaierai, j'essayerai...

au conditionnel présent : j'essaierais, j'essayerais...

à l'impératif présent : Essaie, essaye

Exception BAYER se prononce comme bâiller pas comme rayer.

Bayer : Littré : Tenir la bouche ouverte en regardant quelque chose. Bayer aux corneilles, regarder en l'air niaisement.

Le Y de BAYER est conservé dans toute la conjugaison. Attention, certains sites nous induisent en erreur.

> Paronymes – Paronomase + QUIZ N°27 -

agonir et agoniser, bâiller, bailler et bayer,

conjecture et conjoncture, recouvrer et recouvrir...

OYER UYER

On a deux graphies pour les verbes finissant par AYER

mais pas pour les verbes en OYER ni UYER

Nettoyer : je nettoie, je nettoierai... - Essuyer : j'essuie, j'essuierai...

EYER

Grasseyer : Littré : Prononcer les r d'une manière vicieuse. Ceux qui grasseyent ou parlent gras ont de la peine à prononcer la lettre r, et ils lui substituent souvent la lettre l. L'y grec se conserve dans toute la conjugaison.

On écrit : je grasseye et pas je grasseie comme certains sites voudraient le laisser croire. Sites à éviter, évidemment.

 

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

> Retour au début de l'article

 §2

Avoir l'air : Elle a l'air niais - Elle a l'air niaise.

Avoir l'air

1-sembler, paraître. L'adjectif qui suit s'accorde avec le sujet si c'est une chose.

Ces objets ont l'air inanimés.

2- De même s'il s'agit d'une personne (on peut intercaler être)

Dans le sens de sembler, paraître

Elle a l'air (d'être) idiote.

3- Si air signifie physionomie, mine, l'adjectif s'accorde avec air.

On peut remplacer avoir l'air par : prendre l'air, se donner l'air.

Elle a l'air sérieux (= son air est sérieux)

Elle a l'air idiot.

4- si air est suivi d'un complément, accord avec air.

Elle a l'air méchant d'une harpie.

[Extrait 9 Délires amicalement compatibles]

Cf. Le Dictionnaire de l'Académie [extrait]

 Dans les cas où air garde son sens plein, où un autre verbe (prendre, se donner) peut se substituer à avoir et où un air, des airs peut remplacer l'air, l'adjectif est épithète et s'accorde avec le mot air. Avoir l'air noble, l'air guerrier, l'air martial. Elle a l'air gracieux. Elles ont l'air niais, l'air ridicule, l'air prétentieux.

Lorsque avoir l’air est une locution figée dont le sens est « sembler, paraître », l’adjectif qui suit est attribut et s’accorde avec le sujet : Elle a l’air méfiante ; Ils ont l’air imbus de leur personne.

 

Cf. Littré [extrait]

Apparence extérieure

Ne vous y fiez pas, elle a, ma foi, les yeux fripons ; je lui trouve l'air bien coquet, [Boileau, Héros de romans.]

Les blessures du visage y donnent d'ordinaire certain air violent et guerrier qui ne sied pas mal, [Hamilton, Gramm. 7]

Je ne suis point d'avis qu'on vous peigne en amazone ; vous avez l'air trop doux, [Fontenelle, Lett. XLI]

Elle a l'air bien furibond, [Voltaire, L'Écoss. I, 5] Elle avait l'air timide, embarrassé, [Voltaire, L'Enf. prod. IV, 7]

Elle a l'air fâché ou fâchée. L'adjectif se rapporte également au sujet du verbe ou à son propre substantif. Quelques grammairiens ont voulu régler l'emploi de ces deux accords et fonder sur des nuances fines, mais arbitraires, le choix de l'un ou de l'autre ; mais l'usage a rejeté avec raison ces distinctions, et conserve à celui qui parle ou qui écrit une entière liberté.

On peut ajouter que, quand le sujet est un nom de chose, il vaut mieux accorder l'adjectif avec ce nom qu'avec air. Cette poire a l'air mûre ; cette maison a l'air gaie. En effet, on ne peut que difficilement concevoir que l'air de la poire, de la maison, soit mûr ou gai.

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§1

Cent hommes tués ou cent hommes de tués

Il y aurait eu, à coup sûr, maints enragés d'embrochés.

[Extrait 179 Délires propices à l'audace ]

Littré : Des grammairiens modernes ont prétendu qu'il n'était pas correct de dire : il y a eu cent hommes de tués, et que le de devait être supprimé. La question avait été agitée déjà du temps de Vaugelas qui déclare que le de est appuyé par de bons auteurs. Aujourd'hui l'usage l'a consacré, usage qui d'ailleurs n'a rien d'inexplicable grammaticalement. Il n'y a rien qui paraisse de plus insensé à ceux qui ne sont pas éclairés d'en haut, [Bossuet, Hist. II, 11] On remarquera cette tournure : Bossuet ayant à construire rien de plus insensé avec paraître, a mis le verbe au milieu ; construction qui peut sembler insolite, mais qui est bonne et à imiter.

 

Articles connexes

 

Curiosités grammaticales QUIZ 41

Écrire et ne pas écrire – Les fautes les plus usuelles

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - 1re partie QUIZ 30

Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? - 2e partie QUIZ 31

 

Indicatif ou subjonctif après ...

> Il semble que, il me semble que, il paraît que – Faire (en sorte) que

> Douter que, douter si, se douter que, nul doute que, il n'est pas douteux que...

> Je ne sache pas que, que je sache. pas que je sache – Le moyen que – D'où vient que – Si... il est à craindre que

> Espérer que - Inutile que - Prendre garde (à ce) que - Faire attention (à ce) que

> Je veux bien que - Le hasard/le malheur veut que - Le malheur veut que - Oublier que - de ce que

> Le fait que - Je ne dis pas que - Cela ne veut pas dire que - Ce n'est pas/point que - ignorer que - Il n'empêche que

 

et tous les articles sur l'orthographe et la grammaire dans :

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

Orthographe et grammaire pour les hésitants

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 08:33

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QUIZ 109

À savoir avant de faire le quiz :

 

Les adverbes de manière finissant par -MENT

 

1-Certains dérivent d'un adjectif au féminin : glouton, gloutonne, gloutonnement

fier, fière, fièrement.

 

2-mais les adjectifs au féminin en -aie, -ée, -ie, -ue, perdent leur e final devant -MENT : vraiment, aisément, poliment, éperdument, absolument, ambigument.

-cependant on écrit gaiement, assidûment (assidument), continûment (continument), goulûment (goulument), crûment (crument), dûment (dument), congrûment (congrument), incongrûment (incongrument).

Mots entre parenthèses : Orthographe modifiée en 1990

 

3-Certains adverbes se terminent par ÉMENT plutôt qu'en EMENT comme : immensément, aveuglément, profondément, impunément, commodément, intensément, confusément, opportunément, cochonnément, etc.

Autre curiosité : gentiment.

 

4-Les adjectifs qui se terminent par -ENT et -ANT forment leur adverbe en -EMMENT et -AMMENT (même prononciation : -ament) : prudent, prudemment, constant, constamment.

 

5-Mais on écrit lentement, présentement, véhémentement.

 

6-Certains autres adverbes dérivent d'anciens adjectifs ou d'adverbes ou encore de noms, comme : journellement, grièvement*, traîtreusement, nuitamment, sciemment, bêtement, mêmement, quasiment.

*grièvement : dérivé de grief

 

Trouvez les adverbes en -ment dérivés des mots écrits en rouge

 

Ne voilà-t-il pas qu'après avoir, pendant quasi quarante ans, sué sang et eau à répéter patient les mêmes consignes, à expliquer calme, et imperturbable les mêmes règles, à vouloir incessant et pratique continu travailler assidu pour que mes élèves réussissent évident ! je me retrouve là, à déplorer désespéré leurs résultats net catastrophiques ! Je leur ai pourtant continuel parlé gentil et positif en étant parfait consciente des efforts démesuré considérables que je leur demandais constant. Que pensaient-ils donc secret ? que j'exigeais trop d'eux quand, jour, je leur donnais, imprudent peut-être, 30 exercices extrême difficiles ? que j'agissais aveugle ? que la torture infligée était démesuré au-dessus de leurs pauvres petits moyens intellectuel atrophiés ?

Vrai, je leur ai sempiternel parlé complaisant et congru (c'est-à-dire correct), jamais véhément, toujours grave, jamais superficiel, toujours sincère, jamais traître. Cela n'a apparent pas marché excellent. Je me suis torturée vain. Et j'ai présent envie de laisser définitif de côté mes illusions.

J'ai fait mon devoir, final. Ils n'ont pas profité plein du savoir que je leur dispensais, et c'est sciem... (c'est-à-dire volontaire, en connaissance de cause) qu'ils l'ont refusé.

Ce n'est absolu pas ma faute. Non ! Non ! Je refuse formel de cauchemarder nuit !

 

TEXTE COMPLET

Ne voilà-t-il pas qu'après avoir, pendant quasiment quarante ans, sué sang et eau à répéter patiemment les mêmes consignes, à expliquer calmement, et imperturbablement les mêmes règles, à vouloir incessamment et pratiquement continûment* travailler assidûment* pour que mes élèves réussissent évidemment ! je me retrouve là, à déplorer désespérément leurs résultats nettement catastrophiques ? Je leur ai pourtant continuellement parlé gentiment et positivement en étant parfaitement consciente des efforts démesurément considérables que je leur demandais constamment. Que pensaient-ils donc secrètement ? que j'exigeais trop d'eux quand, journellement, je leur donnais, imprudemment peut-être, 30 exercices extrêmement difficiles ? que j'agissais aveuglément ? que la torture infligée était démesurément au-dessus de leurs pauvres petits moyens intellectuellement atrophiés ?

Vraiment, je leur ai sempiternellement parlé complaisamment, et congrûment* (c'est-à-dire correctement), jamais véhémentement, toujours gravement, jamais superficiellement, toujours sincèrement, jamais traîtreusement*. Cela n'a apparemment pas marché excellemment. Je me suis torturée vainement. Et j'ai présentement envie de laisser définitivement de côté mes illusions.

J'ai fait mon devoir, finalement. Ils n'ont pas profité pleinement du savoir que je leur dispensais, et c'est sciemment (c'est-à-dire volontairement, en connaissance de cause) qu'ils l'ont refusé.

Ce n'est absolument pas ma faute. Non ! Non ! Je refuse formellement de cauchemarder nuitamment !

 

*Note : Les mots marqués d'un astérisque n'ont pas d'accent circonflexe selon la Nouvelle Orthographe (1990)

Voir sur le blog :

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:24

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QUIZ 108

 

Redoublez les consonnes marquées en rouge s'il y a lieu.

Si vous n'êtes vraiment pas sûr de vous, lisez attentivement les règles dans l'article :

>> Les mots commençant par AB et ABB, AC et ACC, AD et ADD, AF et AFF, AG et AGG, AL et ALL, AM et AMM, AN et ANN, etc.

 

1-Si je continuais à écouter tes propos aberrants, tu m'abêtirais. Sache que j'ai été près d'être frapée d'apoplexie à entendre ton alocution sur les aligators.

2-Quel balot tu fais ! Tu es caennais et, bien qu'abé, tu ne sais pas que l'église Saint-Étienne est une ancienne abatiale de l'Abaye aux Hommes.

3-Je le hais, je le déteste, je l'abhorre. Et cet olibrius ne s'est pas aperçu que je ne l'aimais pas.

4-J'adore respirer les fleurs de l'acacia. Leur parfum ineffable m'enivre. J'en rafole !

5-Un faux acrobate a voulu escalader la Tour Eiffel et il a sucombé sous l'effort. Chute efrayante ! Les spectateurs qui l'aplaudissaient n'ont pas aprécié. Pourquoi ces abrutis sont-ils tout abasourdis ?

6-Quel caractère acariâtre ! Elle n'acordera jamais sa main à personne. Qui l'acepterait d'ailleurs ?

7-Les acariens m'ont gratouillé l'épiderme toute la nuit. Ils s'acrochent à moi comme des sangsues, les malpropres !

8-Je te le dis sans acrimonie* : "Tu as oublié de me régler l'acompte que tu me dois. Acours et aporte ton chéquier ilico."

*aigreur, méchanceté

9-Mais pourquoi diable t'acapares-tu tous mes parapluies africains ?

10-La moto a glissé sur les agrumes renversés sur la route. L'agriculteur agresse l'acidenté qui gît à terre.

11-La situation s'agrave. Les badauds aglutinés devant le lieu de l'acident empêchent les pompiers d'aprocher. Atitude inommable !

12-Aléché par le fromage imangeable du corbeau, le renard alangui alonge désespérément la patte.

13- Alunissez Teriens ! Et aclimatez-vous à votre environement irespirable.

14-Je te suplie d'arêter de débiter tes balivernes* et tes calembredaines*. L'anisette que tu as bue t'a alourdi l'esprit.

*propos extravagants

15-Lucette voulait avaler de l'amoniac comme (en/an)tidote contre l'amonite phaloïde qu'elle avait mangée. Ma pauvre Lucette !

16-Pour son aniversaire, je lui ofrirai un anelet d'or qu'elle passera à son anulaire.

17-C'est avec alégresse que j'ai raconté combien je m'étais (en/an)tichée d'une (en/an)tilope.

18-Avez-vous (en/an)ticipé votre avenir jusqu'à imaginer me sucéder ?

29-Le sucès vous aveugle et les aplaudissements ne vous sufisent plus.

30-Vous vous boursouflez, ma chère. Ne savez-vous pas que les lampes alogènes peuvent agir comme des alergènes ?

31-Il faut l'asister, le pauvre chéri, et s'asurer que, ce soir, il rentre bien à l'asile. Ne l'a-t-on pas l'autre jour ramené, le visage marbré d'echymoses ?

32-Quelle bi(s/z))arrerie que de le voir si désireux d'être honoré alors qu'il n'est pas honorable ! Je supose que son cerveau est atrophié.

33-"Gare à vous !" vociféra-t-il, "ou je vous garote."

J'eusse bien voulu voir qu'il me garotât, le maraud !

34-Un galopin m'a dit mes quatre vérités au vu et au su de tous. Quel déshoneur ! Quel oprobre* !

*profonde honte

35-Il m'a ofert des pommes véreuses. Je ne peux plus le suporter.

36-Vérifie la souflerie de la climatisation et rafistole le ventilateur. L'atmosphère devient sufocante.

37-Mes graminées n'ont pas poussé ; j'ai oublié de les aroser. Nous n'aurons ni blé, ni riz ni maïs. Qui vient d'ânoner que j'étais sote ?

38-J'ai donné à mon éléphant une barique d'eau à boire. Il a bari. J'aurais parié qu'il était acro*.

*apocope

39-Je me suis décidée à vendre sur le Bon Coin - une bonne adresse - ce qui encombre mon espace vital : mon chariot, ma charette, ma cariole, ma charue et même mon carosse. Et j'ai tout ba(s/z)ardé. Bonne opération !

40-Et maintenant, sans atermoyer*, je m'en vais faire une balade apéritive**. Je l'ai bien mérité.

*remettre à plus tard

**qui stimule l'appétit

CORRECTION

1-Si je continuais à écouter tes propos aberrants, tu m'abêtirais. Sache que j'ai été près d'être frappée d'apoplexie à entendre ton allocution sur les alligators.

2-Quel ballot tu fais ! Tu es caennais et, bien qu'abbé, tu ne sais pas que L'église Saint-Étienne est une ancienne abbatiale de l'Abbaye aux Hommes ?

3-Je le hais, je le déteste, je l'abhorre. Et cet olibrius ne s'est pas aperçu que je ne l'aimais pas.

4-J'adore respirer les fleurs de l'acacia. Leur parfum ineffable m'enivre ! J'en raffole !

5-Un faux acrobate a voulu escalader la Tour Eiffel et il a succombé sous l'effort. Chute effrayante ! Les spectateurs qui l'applaudissaient n'ont pas apprécié. Pourquoi donc ces abrutis sont-ils tout abasourdis ?

6-Quel caractère acariâtre ! Elle n'accordera jamais sa main à personne. Qui l'accepterait d'ailleurs ?

7-Les acariens m'ont gratouillé* l'épiderme toute la nuit. Ils s'accrochent à moi comme des sangsues. Immondes et écoeurantes créatures !

*gratouillé ou grattouillé

8-Je te le dis sans acrimonie* : "Tu as oublié de me régler l'acompte que tu me dois. Accours et apporte ton chéquier illico."

*aigreur, méchanceté

9-Mais pourquoi diable t'accapares-tu tous mes parapluies africains ?

10-La moto a glissé sur les agrumes renversés sur la route. L'agriculteur agresse l'accidenté qui gît à terre.

11-La situation s'aggrave. Les badauds agglutinés devant le lieu de l'accident empêchent les pompiers d'approcher. Attitude innommable !

12-Alléché par le fromage immangeable du corbeau, le renard alangui allonge désespérément la patte.

13- Alunissez Terriens ! Et acclimatez-vous à votre environnement irrespirable.

14-Je te suplie d'arêter de débiter tes balivernes et tes calembredaines*. L'anisette que tu as bue t'a alourdi l'esprit.

*propos extravagants

15-Lucette voulait avaler de l'ammoniac comme antidote contre l'ammonite phalloïde qu'elle avait mangée. Pauvre Lucette !

16-Pour son anniversaire, je lui offrirai un annelet d'or qu'elle passera à son annulaire.

17-C'est avec allégresse que j'ai raconté combien je m'étais entichée d'une anope.

18-Avez-vous anticipé votre avenir jusqu'à imaginer me succéder ?

29-Le succès vous aveugle et les applaudissements ne vous suffisent plus.

30-Vous vous boursouflez*, ma chère. Ne savez-vous pas que les lampes allogènes peuvent agir comme des allergènes ?

*ou boursoufflez : nouvelle orthographe de 1990

31-Il faut l'assister, le pauvre chéri, et s'assurer que, ce soir, il rentre bien à l'asile. Ne l'a-t-on pas l'autre jour ramené, le visage marbré d'ecchymoses ?

32-Quelle bizarrerie que de le voir si désireux d'être honoré alors qu'il n'est pas honorable ! Je suppose que son cerveau est atrophié.

33-"Gare à vous !" vociféra-t-il, "ou je vous garrote."

J'eusse bien voulu voir qu'il me garrotât, le maraud !

34-Un galopin m'a dit mes quatre vérités au vu et au su de tous. Quel déshonneur ! Quel opprobre* !

*profonde honte

35-Il m'a offert des pommes véreuses. Je ne peux plus le supporter.

36-Vérifie la soufflerie de la climatisation et rafistole le ventilateur. L'atmosphère devient suffocante.

37-Mes graminées n'ont pas poussé ; j'ai oublié de les arroser. Nous n'aurons ni blé, ni riz ni maïs. Qui vient d'ânoner que j'étais sotte ?

38-J'ai donné à mon éléphant une barrique d'eau à boire. Il a barri. J'aurais parié qu'il était accro*.

apocope : accro pour accroché

39-Je me suis décidée à vendre sur le Bon Coin, une bonne adresse, ce qui encombre mon espace vital : mon chariot, ma charrette, ma carriole, ma charrue et même mon carosse. J'ai tout bazardé. Le croiriez-vous ?

40-Et maintenant, sans atermoyer*, je m'en vais faire une balade apéritive**. Je l'ai bien mérité.

*atermoyer : remettre à plus tard

**apéritif, apéritive : qui stimule l'appétit

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