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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 09:04

 

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Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ? - L'origine du français

Réforme de l'orthographe - La nouvelle orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

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Ailleurs sur la toile - Entre autres articles :

Le français aujourd'hui | Académie française

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Conseil international de la langue française: CILF

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Langage et exclusion. La langue des cités en France

« La langue des cités » ? Contribution pour la libération d'un mythe ...

 

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 16:55

  LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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> Les Magazines LIRE à retrouver dans le blog

 

Le problème des difficultés de l'orthographe est toujours de saison et il le restera encore longtemps.

J'ai retrouvé dans le Magazine Lire n°73 de septembre 1981 des articles qui, déjà bien avant la Réforme de l'Orthographe de 1990, mettaient le doigt sur cette question épineuse.

Je reproduis ici quelques-uns des articles du magazine qui se révèlent encore d'une actualité brûlante.

Goûtons à l'humour de François Cavanna qui s'est délecté avec l'orthographe. (2e texte)

 

Sommaire de l'article

1° Page 37

Les bizarreries de l'orthographe française

par François Donzel

 

2° Page 39

L'orthographe et la grammaire, quel régal !

François Cavanna 1923-2014

 

Page 45

Le Point de vue de Jean Milster*

Secrétaire perpétuel de l'Académie Française

 

♥ ♥

 

Les bizarreries de l'orthographe française

par François Donzel

 

Relai mais délais, chariot mais charrette, résonner mais résonance, etc. Accord des participes passés, particularité d'accentuation, consonnes doubles, lettres étymologiques (théâtre), verbes irréguliers, etc. : le code orthographique du français est très complexe et souvent arbitraire.

La langue française est la seule des langues romanes (c'est-à-dire issue du latin comme l'italien, le roumain, le portugais, l'espagnol) à être encombrée d'homonymes (mots d'orthographe et de sens différents, mais de même prononciation) : saint, ceint, sein, seing*...

La langue française se singularise par l'écart extrême qui sépare ce qui s'écrit de ce qui se prononce (ainsi, dans oiseau, aucune lettre ne se prononce) :

o le même son peut être traduit par plusieurs lettres différentes, par exemple le son s dans son, passion, patient, grâce, façon, soixante ;

o une même lettre peut transcrire plusieurs sons différents, par exemple x représente ks dans boxe, gz dans exigu, s dans dix, z dans sixième ;

o tout ce qui s'écrit ne se prononce pas : mort, temps, tu as ...

Ce système complexe et non dépourvu d'arbitraire suscite régulièrement critiques et sarcasmes : c'est "une des fabrications les plus cocasses du monde" (Paul Valéry), un "orthofouillis", (enseignants du mouvements Freinet), il procède d'"une logique d'aliénés" (Pr A. Martinet).

Il est l'aboutissement du choix effectué par l'Académie en 1694 d'adopter l'orthographe des greffes royaux ou "ancienne orthographe qui distingue les gens de lettres d'avec les ignorans** et les simples femmes".

*Récapitulation des articles "Ne pas confondre"

**ignorans orthographe de l'époque

L'orthographe et la grammaire, quel régal !

François Cavanna

 

Il y a des mots avec des h en trop, des consonnes doublées, des eau, des ault, des ain, des xc... C'est ceux que je préfère. Ça leur donne une physionomie spéciale, un air précieux, un peu maladif, comme thé ou au contraire pétant de gros muscles, comme apporter, recommander, ou qui fait grincer des dents, comme exception. Il y a des mots à chapeaux à plumes, des mots à falbalas, des mots à béquilles et dentiers, des mots ruisselants de bijoux, des mots pleins de rocaille et de trucs piquants, des mots à parapluie...

Quand on me parle, mais surtout quand je parle, je les vois passer à toute vibure, s'accorder, se conjuguer, s'essayer un "s"au pluriel, le rejeter en pouffant parce que ça va pas du tout, grotesque et laid, vite s'accrocher l'"x"qui va comme un gant, ah, c'est bon, salut, ça défile.

Ça explique que, très vite, j'ai su mettre l'orthographe. La grammaire m'a toujours été un jeu proposé aux règles passionnantes, jeu de logique et d'architecture. Jamais été foutu d'apprendre la belote ni le plus facile des jeux de cartes. Mais la grammaire, quel régal !

(Je sais, c'est très mal porté de dire ça aujourd'hui. L'orthographe est un instrument de torture forgé par la classe dominante pour snober les croquants, la grammaire est un galimatias insultant toute logique et toute cohérence. La langue française un tas de boue juste bon à entraver l'essor de la pensée. Voilà comme on doit causer, qu'on se veuille jeune loup dans le vent ou contestataire bon teint. Allez vous faire foutre ! Le français est la plus amusante, la plus scintillante, la plus stimulante pour l'esprit de toutes les langues qu'il m'a été donné de connaître avec intimité. Seul le russe est plus somptueux, plus architecturé mais beaucoup moins imprévu. Tas d'imaginations débiles que vous faites, bandes de feignasses à qui il faut tout mâcher, saletés de sociétaires de la Comédie Française qui supprimez les e muets dans les alexandrins, si vous saviez, petits cons, ce qu'on peut se marrer avec des virgules et des passés simples (que vous appelez "imparfaits du subjonctif", en vous croyant malins !), si vous saviez ! Plus qu'avec une guitare, merdeux, bien plus ! Et sans faire suer les voisins."

 

 

Le Point de vue de Jean Milster*

Secrétaire perpétuel de l'Académie Française

 

"La crise de l'orthographe n'est qu'un chapitre de la crise du français. Je crois même que l'orthographe souffre plutôt moins que la syntaxe dans l'environnement actuel.

On est cependant très sensible aux divers projets de réforme de l'orthographe qui sont publiés parfois, parce que l'orthographe française est peut-être la plus difficile du monde.

Dans certaines langues, l'allemand ou l'italien, par exemple, l'orthographe calquée uniquement sur la prononciation, rend les fautes presque impossibles. Notre langue est, au contraire, très difficile, comme l'anglais, et celui qui se fierait à la prononciation commettrait d'énormes fautes d'orthographe.

L'Académie a pris une part de cette responsabilité au XVIIe siècle, lorsqu'elle a choisi une orthographe savante, fondée sur l'étymologie. On a obtenu, par exemple, en français, la forme compte au lieu du conto italien.

On a étudié ou partiellement réalisé plusieurs réformes. Au XVIIIe siècle, l'Académie a changé l'orthographe d'environ 5000 mots. C'est à cette date que le français a pris son aspect moderne, par opposition à celui qu'il avait du temps de Montaigne, et encore de Corneille. Dans les dernières éditions du Dictionnaire, il y a eu d'autres changements : on écrivait rythme ainsi : rhythme, et phtisie avec deux h. De telles réformes sont parfaitement acceptables, mais des changements plus profonds aboutiraient à ce résultat de faire faire des fautes à ceux qui savent l'orthographe, sans, bien entendu, faire écrire correctement les ignorants.

Je considère d'ailleurs que le problème de l'orthographe est presque un problème secondaire, lorsque la syntaxe s'en va à vau-l'eau, et que chaque jour la radio et la télévision donnent l'exemple des fautes les plus grossières, tandis que la publicité semble faire exprès, sous prétexte de simplicité, de cultiver les barbarismes et les constructions incorrectes en imprimant C'est pas bon ou Qui c'est-y ? en attendant sans doute d'écrire froidement Kecèksa ? "

 

*Jean Milster http://www.lauragais-patrimoine.fr/HISTOIRE/JEAN-MISTLER/JEAN-MISTLER.html

 

> Réforme de l'orthographe (1990) – La Nouvelle orthographe

> Les réformes de la langue française

> Articles à retrouver dans le blog > Les Magazines LIRE

 

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 14:44

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Après avoir décliné en mots qui peuvent vous sembler tarabiscotés au premier abord, les lettres A B C D E F G, me voici tout doucettement arrivé au H (l'h, le h, un h, une h, un ache), ne vous en déplaise. Et, histoire de me passer le temps et de croire que vous me lirez avec curiosité, je m'attelle joyeusement à la recherche de termes que vous êtes supposé ne pas connaître, cher lecteur, à moins que vous ne soyez un érudit expert en mots châtiés ou savants.

 

QUIZ 135

Trouvez le mot juste qui commence par H. 

Choisissez parmi les mots suivants pour compléter les phrases.

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

La solution suit.

 

1 "Mon lapin, ma poulette, ma biquette, ma petite crotte...

Stop ! Arrête cette suite ............ ridicule. Tu me portes sur les nerfs. Appelle-moi donc Lucette et tout sera dit."

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

2 "Pour ton anniversaire, ma chérie, je n'ai pas hésité à choisir pour toi un/une ............ que tu aimeras, j'en suis sûr.

Quésako ? Un face-à-main ridicule ! Me veux-tu à ce point binoclarde ? Tes largesses sont bien étroites cette année, mon pauvre ami !"

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

3 Si jade, kaki, menthe à l'eau, malachite, olive, perroquet, opaline, tilleul, sont des ............ de vert, rouge est ............ d'écarlate, de cramoisi, d'amarante, de garance, de grenat, d'incarnat et j'en passe.

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton


4 Crois-moi si tu veux, Harry, mais j'ai fait un rêve étrange. Je me promenais nuitamment avec Ron et soudain a foncé sur nous un/une ............ redoutable, toutes griffes dehors et hennissant à nous fracasser les oreilles. Une chance que la frayeur m'ait réveillé en sursaut.

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

5 Le jeu du foulard a fait des drames avec le risque d'............, risque de séquelles gravissimes, de mort, par strangulation ou par pendaison.

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

6 Quand je suis entrée dans la salle de classe qui n'avait pas été aérée depuis des lustres, je me suis crue dans une chèvrerie, tant la puanteur ............ était insupportable.

"Notre professeur, Monsieur Cantonneau, a toujours froid et il nous interdit d'ouvrir les fenêtres", m'a expliqué Toto devant mon ahurissement.

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

7 "Dis-moi, Lucette, viendras-tu demain faire un pique-nique avec nous, si tu n'as pas trop de devoirs à faire ? Il ne faudrait pas que Madame Bichu te mette une mauvaise note si tu n'as pas fait ton travail en temps voulu.

Je-ne-viendrai-pas-demain-faire-un-pique-nique-avec-vous-si-j'ai-trop-de-travail-à-faire-il-ne-faudrait-pas-que-Madame-Bichu-me-mette-une-mauvaise-note-si-je-n'ai-pas-fait-mon-travail-en-temps-voulu.

Tu me réponds par un/une ............ maintenant ?

C'est pas ça un/une ............ ! Si je te dis "NON", là c'est un/une ............ !

Hypoxie Hypocoristique Holophrase Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

8 " Mince ! Ma maman m'a mis mon manteau mité.

Tais-toi Thérèse, ton tonton te trouve trop top.

Tiens, ces deux phrases sont des ............, pas vrai ?"

 Hypoxie Hypocoristique Holophrase  Hircin Haguignète

Hyperonyme Hippogriffe Hyponyme Homéoarchton

 

SOLUTION

1 Hypocoristique

"Mon lapin, ma poulette, ma biquette, ma petite crotte...

Stop ! Arrête cette suite hypocoristique ridicule. Tu me portes sur les nerfs. Appelle-moi donc Lucette et tout sera dit."

 

(Une) hypocoristique (nom et adjectif) - Hypochoristique se dit d'un mot qui sert à exprimer une attitude affectueuse ou tendre. Exemples: " mon lapin", "ma poulette", "ma puce", "ma fifille", "des quenottes". Du grec hupokoristikos, caressant.

> Des hypocoristiques, Jeannot, Jojo, Théo, mon bichon, chouchou, Sacha...

 

2 Haguignète

"Pour ton anniversaire, ma chérie, je n'ai pas hésité à choisir pour toi une haguignète que tu aimeras, j'en suis sûr.

Quésako ? Un face-à-main ridicule ! Me veux-tu à ce point binoclarde ? Tes largesses sont bien étroites cette année, mon pauvre ami !"

 

Une haguignète (mot rare) un petit cadeau. Altération de l’ancien français haguillenne, qui est aussi une altération de aguilanneuf (au gui l'an neuf).

 

3 Hyponyme Hyponyme

Si jade, kaki, menthe à l'eau, malachite, olive, perroquet, opaline, tilleul, sont des hyponymes de vert, rouge est l'hyperonyme d'écarlate, de cramoisi, d'amarante, de garance, de grenat, d'incarnat et j'en passe.

 

Un hyperonyme - Terme générique dont le sens inclut celui d'un ou de plusieurs autres termes. Synonyme : nom superordonné. Étymologie: Du grec huper, au-delà, au-dessus et onoma, nom.
Antonyme : hyponyme, terme dont le sens est inclus dans celui d'un autre terme considéré comme plus général. Synonyme : nom subordonné.

> Jeux sur les couleurs : 1-Complétez les phrases avec des noms de couleurs 2-Trouvez la couleur dans les titres des films 3-Cherchez l'intruse - QUIZ 63

 

4  Un Hippogriffe

Crois-moi si tu veux, Harry, mais j'ai fait un rêve étrange. Je me promenais nuitamment avec Ron et soudain a foncé sur nous un hippogriffe menaçant, toutes griffes dehors et hennissant à nous fracasser les oreilles. Une chance que la frayeur m'ait réveillé en sursaut.

Un hippogriffe. Animal fabuleux, mi-cheval, mi-aigle, qu’on trouve dans la mythologie gréco-romaine mais aussi dans des récits du Moyen Âge et dans la saga d'Harry Potter.

Ronald Bilius Weasley, dit Ron, est l'ami d'Harry Potter.

5 Une Hypoxie

Le jeu du foulard a fait des drames avec le risque d'hypoxie, risque de séquelles gravissimes, de mort, par strangulation ou par pendaison.

Hypoxie - Diminution de la quantité d'oxygène distribué aux cellules par le sang. La peau devient bleue ; le cerveau ne peut fonctionner plus de cinq minutes sans oxygène. Les lésions sont irrémédiables si on dépasse ce laps de temps. Du grec hypo, sous, au-dessous et oxus, acide (mot qui a donné "oxygène"). Le stade suivant est l'anoxie, ou absence d'oxygénation.

 

6 Hircin, Hircine adjectif

Quand je suis entrée dans la salle de classe qui n'avait pas été aérée depuis des lustres, je me suis crue dans une chèvrerie, tant la puanteur hirsine était insupportable.

"Notre professeur, Monsieur Cantonneau, a toujours froid et il nous interdit d'ouvrir les fenêtres", m'a expliqué Toto devant mon ahurissement.

Hircin, hircine (adjectif) qui vient ou qui tient du bouc

 

7 Une Holophrase

"Dis-moi, Lucette, viendras-tu demain faire un pique-nique avec nous, si tu n'as pas trop de devoirs à faire ? Il ne faudrait pas que Madame Bichu te mette une mauvaise note si tu n'as pas fait ton travail en temps voulu.

Je-ne-viendrai-pas-demain-faire-un-pique-nique-avec-vous-si-j'ai-trop-de-travail-à-faire-il-ne-faudrait-pas-que-Madame-Bichu-me-mette-une-mauvaise-note-si-je-n'ai-pas-fait-mon-travail-en-temps-voulu.

Tu me réponds par une holophrase maintenant ?"

C'est pas ça une holophrase ! Si je te dis NON, là c'est une holophrase !

 

HolophraseLangue holophrastique, dans laquelle un seul mot, par combinaison d'un radical et d'affixes, équivaut à toute une phrase. L'inuit, ou esquimau, est une langue holophrastique.

Exemple : aattarsinnaanngorpoq « il lui devint possible de partir » : s'analyse en aattaq « partir » + sinnaa « pouvoir » + nngoq « devenir » + pu (indicatif) + q (3e pers.) (Wikipédia)

XIXe siècle. Holophrase : substantif composé du grec holo- (préfixe qui signifie entier) et phrazein (dire, expliquer).

L'holophrase est un mot qui exprime une phrase entière ou une idée complexe. Synonyme: mot-phrase. Les premiers mots utilisés par les bébés sont des holophrases.

 

8 Un Homéoarchton

" Mince ! Ma maman m'a mis mon manteau mité.

Tais-toi Thérèse, ton tonton te trouve trop top.

Tiens, ces deux phrases sont des homéoarchtons, pas vrai ?"

 

L'homéoarchton, ou homéoprotéron, est une phrase dans laquelle plusieurs mots débutent par les mêmes lettres. Antonyme : homéotéleute, les mots se terminent avec les mêmes lettres. 

Voir l'article > Tautogramme et virelangue

Tautogramme, du grec tauto = même et gramma = lettre.

Un tautogramme est un texte dont tous les mots commencent par la même lettre.

Exemples :

Didon dîna, dit-on, du dos d'un dodu dindon.

 

> Trouvez des mots qui commencent par A – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par B – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par C – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par D – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par E – QUIZ

 

Lettres suivantes > VOCABULAIRE - EXERCICES  

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 09:56

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Ce matin, à la télé, on s'interrogeait.

Quels professeurs nous ont marqués ? Quels sont ceux ou celles qui nous ont laissé un souvenir impérissable ?

Il vous vient à l'esprit, j'en suis sûre, le souvenir d'une ou de plusieurs figures remarquables qui ont laissé des traces de leur passage dans votre vie. Pourquoi ne pas leur rendre hommage ?

J'ai parlé longuement de mon Professeur de Philosophie dans un article : Monsieur Jean Bardy mon professeur de philosophie qui m'a enseigné au Collège Moderne de Jeunes Filles de Saint-Étienne.

Il y a eu aussi mon professeur d'allemand de 4e et de 3, Madame Noni. Grâce à elle l'allemand est devenu l'une de mes matières favorites. L'anglais l'était aussi parce que, à quatorze ans j'ai eu la chance de faire des échanges avec une jeune élève anglaise de Coventry. À l'époque le système des échanges entre villes françaises et étrangères venait de voir le jour.

C'est Wuppertal, la ville jumelée à Saint-Étienne qui m'a permis de faire aussi des échanges avec une jeune Allemande Elke Diercks, une amie qui reste lumineuse dans mon souvenir.

Madame Noni, donc, avait tout pour elle. La jeune fille de 13 ans que j'étais la regardait et l'écoutait avec admiration. Elle était belle et élégante. Professeur, elle a su nous intéresser, non seulement à la langue allemande mais surtout à l'Allemagne dont elles nous racontait les légendes du fond des âges, celles des Nibelungen, de Siegfried et de l'anneau, et des dieux, Wotan (ou Odin), des Walkyries...

J'ai cherché en vain une trace d'elle sur la toile.

J'ai voyagé et j'ai eu quelques jobs en Allemagne : en Rhénanie, en Bavière, et à Berlin où je suis restée plusieurs mois. J'étais jeune alors.

 

S'il me reste de bons souvenirs de Collège (on appelait autrefois ainsi indifféremment les collèges et les lycées) j'ai aussi croisé d'excellentes institutrices dans mon enfance. À Saint-Genest-Lerpt où j'habitais, petite ville à côté de Saint-Étienne, c'est Mademoiselle Ranchoux*, Mademoiselle Vassel* et Mademoiselle Peyresatre* qui m'ont fait la classe à l'école primaire. Je me souviens d'elles comme si c'était hier.

Je leur suis tellement reconnaissante !

*Je ne suis pas sûre de l'orthographe de leur nom. Peyrresatre ou Peyrsatre, Ranchou ?

Article connexe

> SAINT-GENEST-LERPT NOSTALGIE ♥ Les surnoms de quelques Lerptiens

> Articles ayant un lien de près ou de loin avec ma vie personnelle

 

Pourquoi ne pas parler, vous aussi, des professeurs qui vous ont marqués ?

Vous pouvez faire une note dans les commentaires.

 

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 09:21

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DONT est un pronom relatif qui introduit une proposition relative.

Il est un complément prépositionnel introduit par la préposition DE.

Il représente son antécédent.

 

Je fais taire les enfants dont je ne peux plus supporter les cris.

  • La proposition principale est : Je fais taire les enfants

  • La proposition subordonnée relative est : dont je ne peux plus supporter les cris

  • Les enfants : antécédent de dont (les cris des enfants)

  • Si l'on remplace dont par son antécédent, on a : je ne peux plus supporter les cris des enfants.

  • Analyse de la proposition relative : dont je ne peux plus supporter les cris: proposition subordonnée relative, introduite pas le pronom relatif dont, complément de l'antécédent enfants.

  • Analyse du pronom relatif DONT : pronom relatif qui a pour antécédent enfants, complément du nom cris.

 

Ma fille Aurore est la personne dont je parle.

  • Si l'on remplace dont par son antécédent, on a : je parle de la personne

  • Analyse de la proposition relative : dont je parle

  • proposition subordonnée relative, introduite pas le pronom relatif dont, complément de l'antécédent personne.

  • Analyse du pronom relatif DONT : pronom relatif qui a pour antécédent personne, complément circonstanciel de propos de parle.

 

Tu m'as montré tout l'amour dont tu étais capable.

  • Si l'on remplace dont par son antécédent, on a : tu étais capable d'amour

  • Analyse du pronom relatif DONT: pronom relatif qui a pour antécédent amour, complément de l'adjectif capable

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Lorsque DONT représente une personne ou des personnes, il équivaut à de qui, duquel, de laquelle, desquels, desquelles.

L'étudiant, aux parents duquel j'ai écrit, mérite les félicitations du jury.

 

Lorsque DONT représente un inanimé, il équivaut à duquel, de laquelle, desquels, desquelles.

Les tambourins au son desquels on dansait, retentissent encore à mes oreilles.

 

Lorsque DONT représente un pronom neutre : ce, cela, rien, il équivaut à

de quoi.

Je t'expliquerai ce dont il s'agit dans ma prochaine lettre.

As-tu appris par coeur ce dont tu auras besoin pour ton interro ?

Il n'y a rien dont je m'étonne venant de toi.

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooo

REMARQUE

CE DONT peut introduire une subordonnée interrogative indirecte.

DONT est synonyme DE QUOI.

Sais-tu ce dont je parle? Je ne sais pas ce dont on m'accuse.

 

Pour en savoir plus

Voir sur le blog > Les pronoms relatifs – QUIZ Un texte à trous à compléter - Philomène & Pamphile – Une histoire à dormir debout

 

 

voir sur le site du Cnrtl > DONT, pronom relatif.

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 10:54

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> Dictionnaire Gaga – Le parler stéphanois

 

Le Corbeau et le Renard en gaga

à la manière de La Fontaine

sans auteur connu

 

Dans les bois du Pilat, y avait une babielle de corbeau qu'avait le babaud et barontait sur un fayard qu'était caffi de babets.
Dans une boge y tenait une rigotte pleine d'artisons qu'il avait dû tirancher à la Jeanne de Doizieux, pendant qu'elle écartait son linge.


La rigotte, elle était toute ébouillée, qu'on aurait dit qu'elle venait de la gandouse.

 

À travers une coursière, un renard faisait son viron en débaroulant du crassier de Méons, au pas de la manu, en tâchant moyen de remplir son gandot.  


"Ça changera des racines, se dit cette jarjille !"

Alors y z'attaquent une piaillée....

 

"Alors mon belet ça broge ? Tu me fais tirer peine.

Fouilla, j'arrête pas de gueniller, ma matrue est un vrai garagna ; elle est toute émaselée, beauseigne, elle arrête pas de quiner, et ça me fout la lourde !

Fouyaya, mais t'es franc joli que t'as mis tes roupianes du dimanche.  

Je vais pas t'aquiger mais si tu basseuilles aussi bien que t'es beau comme un litre, on va te nominer le champion des rapetarets de Sainté !"
 

Quand il entend ça, le mâchuré à plumes, y se sent plus.
Il devient tout bayard et il a les quinquets tout gonfles, bref y prend la grosse tête.
Alors y prend un grand bol d'air et ouvre tout grand son caquet pour beurler quéques âneries.
Et vlan, v'là la fourme qui débaroule tout de traviole sur les barabans, miladzeu
.!
Le rouquin à cacasson qui voulait pas rentrer à point d'heure, y saute sur la tomme et s'en met une pleine ventrée.
Quand il est coufle, y se met à jabiasser et dit à l'autre bayayet, qui en a les ébarioles :  

" Pauvre badabeu, écoute-moi rien que, quand tu broges, un tant soit peu, dis-toi qu'y aura toujours des faramelans qui viendront te camphrer pour tâcher moyen de te piquer tes yas ou pour chicoter dans ton gandot.
— C'est pas la peine de tauner, ce que je viens de te piailler valait bien un mate-faim, pas ?

Alors mainant que t'es éjaillé, fais pas la bobe et prends pas la lourde.

Alors sans adieu, grand bazut ! "

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

> Dictionnaire Gaga – Le parler stéphanois

 

Voir le site de Saint-Etienne Métropole

Le parler Gaga - SAINT-ÉTIENNE MÉTROPOLE - AVF - Accueil des nouveaux arrivants

http://avf.asso.fr/fr/saint-etienne/le-parler-gaga

 

La cigale et la fourmi
La cigale joua de la bamborgne, Tout l'été, quelle besogne, Elle prit vite le babaud, En sentant la burle dans le dos,....

Lire la suite

 

Le héron
Un grand bayayet de héron qui faisait un petit viron au bord d'une boutasse, regardait dans la baille. Il brogeait de quoi serait fait son gandot de midi...

Lire la suite

 

La vache sur le pont du Pertuiset
Ça s’est passé y a belle lurette sur le premier pont du Pertuiset, qu’avait un plancher tout de bisangoin et brandigollant, qu’on voyait le jour à travers. ...

Lire la suite

 

Quelques expressions en Gaga
Arriver à point d'heure: être en retard - Avoir la lourde: avoir des vertiges - Avoir le foie en riclate : avoir une crise de foie - Avoir le vezon: être énervé . ...

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 17:52

  LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Ajouts le 27 août et le 30 août

Non, on ne peut pas dire que l'accent stéphanois soit harmonieux.

Mais comme je suis Stéphanoise et que j'ai entendu maintes fois parler gaga, je le savoure et il me fait sourire. Il fait partie de mes origines, c'était l'accent de ma mère et il m'émeut toujours. On ne se refait pas.

> Digression autour d'un mot : Se mistifriser

oooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Le gaga puise ses racines dans une ancienne langue régionale le Francoprovençal.

 > Le Francoprovençal n'est pas l'Arpitan

oooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Prononciation particulière du gaga

Les voyelles sont fermées.

EU- On dit jeûne pour jeune, feûille pour feuille, etc.

O- On dit jône pour jaune, le Glôde pour Claude, la Glôdine pour Claudine, etc.

On nasalise les AN et les ON – AN, un son entre ê et ang, maman, mamêng.

oooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Compilation : J'ai emprunté à plusieurs sites qui se disaient dictionnaires de Gaga.

Dictionnaire du Gaga (a-g) - Les enfants des Castors

Gaga - Le parler stéphanois - Le blog de tioufout

Annexe:Glossaire du parler gaga — Wiktionnaire

Mots recueillis dans Le Gaga illustré

*J'ai illustré moi-même d'exemples les mots signalés par un astérisque.

A

  • *Abistrogné (adj.) : Déformé. Il a fait des tonneaux avec sa voiture et la voilà  tout abistrognée  

  • *Ablagé (adj.) : Blessé, en mauvais état. Les mâtrus sont bien ablagés. mais pourquoi se sont-ils donné des beignes ?

  • *Abouser s' (v.pr) : Tomber lourdement, voir s'Applater. Y avait du verglas Miladzeu et j’ai glissé. Je me suis abousé et j'ai perdu mon quatre-heures.

  • *Aborgnon (adv.) : Dans l’obscurité, mal éclairé. Descends pas l'escalier tout aborgnon, tu vas te casser la figure.

  • *Acanit (adj) : Pas levé. Paraît que les Hébreux, ils mangeaient leur pain tout acanit.

  • *Accacasser (s’) (v.pr) : S’accroupir. Quand on est obèse comme toi, on peut plus s’accacasser.

  • Accacassonner (s’) (v.pr) : S’accroupir. Voir s'accacasser.

  • *Accoiri Aquari Marqué d'une crasse tenace. Ton col de chemise est tellement accoiri que j'ai pas pu le ravoir.

  • *A cha peu (loc.): Petit à petit. Tu disais que t'étais benaise, mais tu vois, à cha peu t'as bien fini ton assiette.

  • *Achattir (v.tr) : Gâter excessivement. Quelle tate-minette tu fais ! On a dû trop t'achattir dans t'étais mâtru.

  • *Achiné (adj.) Attaché à quelqu'un. Qu'est-ce qu'il est achiné à sa mère, le pillot. Il sort pas de ses jupes.

  • *Adober (v.tr) : Abîmer, saboter. J'ai oublié de mettre les râpées au frigo l'autre jour. Elles sont tout adobées.

  • Affiner (v.tr) : Tromper par ruse. A la vogue, on a affiné le vendeur pour sa quinarelle, même le gabelou il a pas bajassé.

  • Affortir (v.tr) : Affirmer quelque chose de douteux. Il m’a afforti que sa fricaude était d’hier, il m’a pris pour un badabet !

  • Agotailles (n.f) : Restes, miettes ; ne s’utilise qu’au pluriel. Même si je suis coufle, j’adore récupérer les agotailles au fond du plat.

  • Ambignon (n.m) : Nombril. La gambelle du Roger, elle faisait son viron l’ambignon à l’air.

  • Amiteux, amiteuse (adj) Affectueux. Mon caillon, il est tellement amiteux que ça me fera tirer peine de le manger.

  • Anganche (n.f) : Personne pénible. Huit heures par jour face à cette anganche, je vais finir par me mettre en caisse !

  • Apeger (v.tr.) : Donner un coup assez fort ou violent. Le matru il t’a apegé le fils des Crépets qui l’avait bien cherché.

  • Apette (n.m): Partage ; Ne s’emploie que dans la locution ‘faire d'apette’ ou ‘faire pette’. J’ai pris des gâteaux individuels, qui fait pette avec moi ?

  • Appincher (v.tr.) : Espionner, regarder avec un côté voyeur. J’ai l’impression que le voisin d’en face m’appinche drôlement.

  • Applater (v.pr): Tomber lourdement à plat, voir aussi Abouser. Fouilla, il s’est applaté dans la boue en bas du champ, son saraud est tout saccagé.

  • Aquiger (v.intr) : Handicaper, souvent mentalement. Le badabet des Faure, beauseigne, il est aquigé depuis sa naissance.

  • Aragni (adj) : Osseux, chétif. Le mâtru des Barailler, il est tout aragni, comme un veson.

  • Arraper (v.intr) : Accrocher au fond d’une casserole.  Miladzeu, à force de bajafler, la rapée a encore arrapé.

  • Arrosser (v.tr) : Ramasser, rassembler un tas de choses éparses. A la luche, on passait des moments d'une demi-heure pour arrosser les pérats invendables à la lueur du crézieu.

  • Arpions (n.m.) : Orteils.  Il a laissé tomber une brique sur mes arpions, j’ai chanté, tu peux me croire.

  • Artisons (n.m) : Vers que l’on peut trouver dans certains fromages très faits ; en fait il s’agit d’acariens. Le toinou il voulait me servir du fromage aux artisons, je lui ai dit que j’étais coufle pour pas le vexer.

  • Attraper (v.intr.): S’emploie pour un aliment qui a accroché à une casserole. Mon matefaim il a encore attrapé, faut que je jette la poêle à la gandouze.

  • Avoinée (n.f) Avoiner (vb tr.) Correction. Quand je l'ai attrapé, il t'a pris une de ces avoinées, je te dis pas.

B

  • (n.m) : baiser d’enfant : Romain, viens me faire un bâ, viens me faire un gâté.

  • Babeau (n.m) : Cafard. Ca ne va pas fort, j’ai le babeau depuis la mort de la cousine

  • Babet (n.m) : Pomme de pin ; quartier de Saint-Etienne, autour de place Saint-Ennemond. Allons ramasser un boge de babets pour allumer le feu cet hiver.

  • Babielle (n.f) : Femme bavarde et un peu commère.  La mère Barailler, c’est une vraie babielle, elle colporte tous les potins, elle me fout la lourde à force.

  • Bâchat (n.m.) : Récipient, peu élégant, souvent destiné à contenir du liquide. Amène ton bâchat que je te verse la soupe.

  • Badabet (n.m) : Niais, attardé. Quel badabet le Roger, il n’a pas inventé la corbicine !

  • Badabeu (n.m.) : Niais, avec une connotation péjorative ou rustre. Fouilla, regarde-moi le, le badabeu, il est encore allé embêter les filles.

  • Badinguet (n.m) : Niais, attardé. Tu sais pas qui j’ai vu à la vogue ? Roger Massardier, celui que même sa famille appelle le badinguet !

  • Baille (n.f) : Eau. Miladzeu, je te l’ai balancé à la baille, il commençait à me courir sur le haricot, à sauter partout sur le bateau !

  • Bajafle (n.f / n.m) : Bavard impénitent. J’ai passé la soirée avec ce bajafle de Michel, il m’a fichu la lourde.

  • Bajafler (v.tr) : Bavarder avec excès. Je ne peux rien lui dire, il va bajafler et demain tout le monde le saura.

  • Bajasser (v.tr) : Parler à tort et à travers. Demain on reçoit mon patron, alors ne va pas encore bajasser toute la soirée.

  • Bamborgne (n.f) : Jouet musical d’enfant à une seule corde. Prête ta bamborgne à ton frère qui arrête pas de miauler et viens me faire un gâté. 

  • Baraban (n.m) : Pissenlit. Le dimanche soir, j’adore me préparer une salade de barabans avec quelques lardons.

  • Barailler (v.intr) : Peiner. Mon deuxième garagna, beauseigne, je tire peine de le voir barailler sur ses devoirs.

  • *Barboton (n.m.) Ragoût de pommes de terre accommodées au jus de viande ou à la viande elle-même. Je me suis gavé de ton bon barboton, Marinette, je suis benaise.

  • Bargaille, margaille: (n.f) Tache qui coule. En séchant la bargaille peut devenir catolle. Vois-tu-le : il a encore foutu de la bargaille sur son costume.

  • Bargailler (v.tr) Barbouiller, salir. T'es tout bargaillé de chocolat.

  • *Barjaque (n.f.) Personne qui parle à tort et à travers. Le Toine, vaut mieux rien lui raconter, c'est une barjaque.

  • *Barjaquer (vb Intr.) Parler à tort et à travers. Taisa-te basseuille ! Arrête de barjaquer !

  • Baronter (v.intr) : Maugréer, râler. Qu’est-ce que tu barontes encore, tu vas finir par ramasser si tu continues.

  • Barouelle (n.f) : Tache : Enlève tes grolles, tu vas mettre des barouelles sur le tapis !

  • Baroulade (n.f) : Roulade (voir corbicine). J’ai tellement joué à la baroulade, que j’ai la lourde.

  • Basane (n.f) : Tablier épais de protection. Quand je fais des bugnes, je mets toujours ma basane, sinon j’ai plein de catolles d’huile. 

  • *Basseuille (f & m) Bavard qui ne sait pas ce qu'il dit. Tu me casses les esgourdes. Tais-toi basseuille !

  • Bartassaille (n.f) : Ensemble d’objets hétéroclites, souvent métalliques. La prochaine fois que le patère passe, je lui refourguerai toute la bartassaille qui traîne dans la cave.

  • Batailler (v.intr) : Avoir du mal à faire quelque chose, faire peine. Il me fait batailler, bichette, à pichorgner comme ça avec la fricaude.

  • Baveux (n.m) : Joueur de sarbacane. Tu viens voir les baveux sur les péniches de Saint-Just ?

  • Bayayet (n.m) : Niais. Ce grand bayayet, il va finir vieux garçon.

  • Bazeuil (adj.) : Fou, débile. Le bazeuil de l’impasse, y m’a bugné ma voiture, je vais me le camphrer un ce ces jours !

  • Bazut (adj) : Bête, idiot, souvent dit avec affection. Bastien, tu serais pas un peu bazut par hasard ?

  • Beauseigne (n.f): Le pauvre, la pauvre; similaire au peuchère marseillais dans certaines acceptions. Prononcer le ‘s’ avec le son ‘s’ pas ‘z’. La mémé beauseigne, personne ne lui a cédé une place dans le tram, j’avais honte.

  • Belet (n.m): Agneau, utiliser aussi avec une certaine tendresse pour parler d’un proche. Souvent prononcé b’let. Comment ça va mon belet ?

  • Benaise (n.m et adj) : Content, satisfait. On emploie ‘avoir son benaise’ pour avoir le ventre plein, pour ne pas avoir de souci ou d’inquiétude. Je me suis couflé de bugnes maintenant j’ai mon benaise.

  • Benon (n.m) : Baquet pour la lessive. Il était tellement machuré que je l’ai mis tout entier dans le benon.

  • Berchu (adj.) : Edenté, utilisé en particulier lors de la perte des dents de lait chez les enfants. Romain il est berchu, la petite souris va sûrement passer cette nuit !

  • *Bicarelle (n. f) personne qui a la bise facile ou enfant demandant toujours à être bisouté. Arrête bicarelle, tu vas m'user les joues !

  • Biche (n. f) récipient destiné à contenir du lait. Je suis allée chercher une biche de lait à la coopé pour mes mâtrus.

  • Bichette (n.f) Bissignette : Synonyme de Beauseigne. Bichette, il me fait mal au cœur de chouiner comme ça, il doit faire ses dents

  • Biganche (adj.) : boiteux, déhanché. Son accident de moto l’a laissé tout biganche.

  • Bitancher (v.tr) : Boire des coups (voir pitancher). A force de bitancher, il était franc soul à la vogue de Saint-Just.

  • Bitors (n.m) : Saucisson. Pour ce soir, je mets quelques tranches de bitors et une rapée, ça suffira, non ?

  • Bitognot (n.m) : Bouton, petite excroissance. Pour ouvrir la boite, tu appuies sur le bitognot.

  • Bobiat (n.m.) : Idiot, simplet. Avec la gambelle du 2e il s’est comporté comme un vrai bobiat.

  • Boge (n.f) : Sac de toile. Cet après-midi on ira ramasser une boge de babets.

  • Bougnette (n.f) : Défaut dans le tissu. Regarde cette robe, elle a une bougnette, je vais la donner au patère.

  • *Bouilli (n.m) : Pot-au-feu. Qu'est-ce qui fait froid dehors ! Un bon bouilli, ça va nous réchauffer.

  • Bouillou (n.m) : Veau. En faisant mon petit viron je suis passé devant les bouillous du Fernand ; ils ont déjà deux mois.

  • *Bouliquer (vb intr.) Bouger sans cesse. Arrête de bouliquer tu me fiches la lourde.

  • *Boutasse (n.f) : Trou d'eau souvent sale, mare. Arrête de sauter dans cette boutasse, tu vas faire peur aux grenouille.

  • Bouyou (n.m) : Voir Bouillou.

  • Brandigoler (v.intr) : Vaciller, bouger. La dent du petit brandigole, elle va certainement tomber cette nuit.

  • Brave (adj.) : Gentil, simple. Le Claude, il est vraiment brave, avec les frères qu’il a !

  • Broger (v. intr) : Gamberger, broyer du noir. Depuis qu’elle a lu cette lettre, elle broge, je n’arrive pas à lui changer les idées.

  • *Bugne (n.f) : 1- Petit gâteau frit, préparé à La Chandeleur. J'ai mangé tellement de bugnes que je vais dégobiller. 2-  Coup, cabosse. Une tuile est tombée sur le capot de ma voiture et ça m'a fait une belle bugne.

  • *Bugner (v.tr) Cabosser. Tu m'as encore bugné ma voiture, Jean-Roger ? C'est pas Dieu possible !

 C

  • Cacasson (n.m) dans la locution à cacasson : accroupi. La prof de gym, elle nous à fait mettre à cacasson juste avant de faire la corbicine.

  • Cafi (adj.) : Plein de, rempli de.  Samedi, je suis allé au Bessat, c’était cafi de promeneurs 

  • Cafuron (n.m) : 1) Petite fenêtre, œil de bœuf 2) Petite pièce, réduit. Depuis le cafuron du grenier, on voit la berge de la Loire.

  • Cagnas (n.m) / cagnasse (n.f): Paysan / paysanne, employé péjorativement. Le coissou des voisins, il pitanche comme un vrai cagnas.

  • Caille (n.f) : Truie. Il n’y a qu’à aller jeter toutes ses épluchures à la caille.

  • Caillon (n.m) : Cochon. Le mâtru, il était tout mâchuré, comme un caillon.

  • Caisse, être en caisse (n.f) : Arrêt maladie. J’ai une bonne grippe, le toubib y m’a mis en caisse jusqu’à la fin de la semaine.

  • Camphrer (v.tr.) : Frapper, tabasser. Hier le mâtru, il a camphré deux galapiats, il a reçu, mais je crois qu’il a bien donné aussi !

  • Canit (n.m) : Bistrot, café. Tu viens au canit, on va écluser quelques gorgeons ?

  • Canou (n.m ou n.f) : Chéri, chérie. Viens ma canou, viens faire un calin

  • Caquer, faire caca, déféquer. La maman : Quand tu seras à l'école et que tu auras envie de faire caca, tu ne diras pas à ta maîtresse "Je veux caquer, mais plutôt j'ai envie de faire ma grosse commission." Le petit rentre de l'école : "Maman, j'ai demandé à la maîtresse que je voulais aller au marché. Elle a pas compris et j'ai fait dans ma culotte."

  • *Carcameler (v. intr) : Tousser. La petiote a pris froid. Ecoute-moi-la carcameler.

  • Carotte rouge (n.f): Betterave rouge cuite. Elle a accompagné la rapée avec des carottes rapées, une carotte rouge et un peu de pourette.

  • *Carpette (n.f) : Revêtement de sol, linoléum. *Tous les jours, après manger, je donne un coup à ma carpette.

  • Catolle (n.f) : Tache, employée au sens propre et figuré. Le mâtru, il s’est assis tout machuré sur mon canapé, il m’a laissé plein de catolles !

  • Cempote (n.f.) Tonneau de 120 litres. Il a fait installer dans sa cave une cempote. Y va pouvoir en boire des canons, le Tonin !

  • *Ceusses (pronom) ceux. (Les) ceuses de la ville, y gambergent pas comme (les) ceusses de la campagne.

  • Chanforgne (n.f) : musique, souvent employé de façon péjorative. Tu veux bien arrêter ta chanforgne, ça me fout la lourde.

  • Chaudron (n.m) : Stade Geoffroy-Guichard Si tu savais comment le Chaudron bouillonnait en 1976 ! Depuis, les Verts, bichette, il me font bien de la peine.

  • *Chaupisser (v. tr.) : Abîmer en foulant aux pieds (par exemple, une récolte) Arrêtez de vous amuser et de courir dans le champ, les mâtrus, il va être tout chaupissé !

  • Cheneau (n.f) : Gouttière, chéneau (avec l’accent aigu). Faudrait que je nettoie mes cheneaux elles sont pleines de feuilles.

  • Chouiner (v. intr.) : Pleurnicher. Mon garagna, il chouine depuis ce matin à cause de sa gôgne.

  • Clapier (n.m) : Quartier de Saint-Etienne. Fut un temps, j'étais prof à Côte-Chaude et toi, instit au Clapier. C'est pas d'hier.

  • Claque-dent (n.m) : Qui dit des bêtises. Après deux verres, il te fait le claque-dent comme pas deux.

  • Clincaille (n.f) : Ensemble d’objets (souvent petits) en fer ou métal sans grande valeur ; par extension ensemble d’objets sans valeur. Paul, vire-moi ta clincaille de tes étagères, je me suis encore tombé une coupe sur les arpions.

  • Clinquaille (n.f) : voir Clincaille

  • *Coissou (n.m) : Le dernier né d’une famille. Viens, mon coissou, viens que je te fasse des papouilles.

  • Consulte (n.f) : Prescription, ordonnance. Le docteur, il m’a fait une consulte longue comme un jour sans pain.

  • Corbicine (n.f) : Roulade (voir baroulade). A l’école, la maîtresse nous a fait faire la corbicine.

  • Coufle (adj.) : Rassasier, repu. Le matefaim après les godivots, j’ai pas pu, j’étais coufle.

  • *Courrattier (n.m.) Coureur de jupons. Le Dom Juan, c'était une drôle de figure quand même, un courratier qui faudrait pas prendre pour modèle.

  • Couratter (v.tr) : courir, vagabonder. Employé aussi dans le sens de courir après les filles ou les garçons. J’aimerai avoir encore 16 ans pour couratter le samedi soir !

  • Coursière (n.f) : Raccourci. Pour monter à Saint-Héand, on prendra la coursière, en plus on n’aura pas les voitures !

  • Cramaillat (n.m) : Crachat gras, voir ‘Cramiaud’. Spécialité des mineurs de fond.

  • Cramiaud (n.m) : Crachat gras. En Chine, quand ils carcamellent, ils balancent leurs cramiauds sur le trottoir, et pas que les milapiats.

  • Cramiauter (v.intr) : Cracher gras. L’oncle cramiautait tellement que me docteur l’a mis en caisse pour 3 jours.

  • Crassier (n.m) : Terril. L’autre jour, on est monté sur le crassier et on l’a débaroulé ! On était bien machurés. Qu’est-ce que j’ai ramassé le soir !

  • Crézieu (n.m) : Lampe de mineur à flamme extérieure, aujourd’hui lampe éclairant faiblement. Nom de dzeu ! Fous-moi en l’air ce crézieu, il éclaire comme le cul d’un mineur !

  • Croire (s’en) (v.intr) : Agir avec prétention. Le faramelan du 3e, il s’en croit comme s’il avait inventé le sarrasson.

  • *Cuchon (n.m.) : un tas, une grosse quantité. Y dit pas avoir un rond mais je sais qu'il a un cuchon de pièces d'or cachées dans sa cave. - Être à cuchon, entassés, serrés comme des sardines. Y avait une grève d'essence et on était à cuchon dans le bus. La galère !

  • Cuisse (n.f) : Quartier d'une orange ou d'une mandarine. Super bonne cette orange, t’en veux une cuisse ?

 D

  • Débarouler (v. tr) : Dégringoler, tomber en roulant. J’ai débaroulé les escaliers et je me suis camphré le galandage.

  • Débeloise : (n.f) : Cafetière. Le matin, mon premier geste est d’allumer la débeloise.

  • Débigoiser (v.intr) : Médire, raconter des ragots. Tu passes une heure avec cette babielle , elle te débigoise sur tout le quartier.

  • Débringué (adj.) : Détérioré, hors d’usage. Quel saccaraud, il a déjà tout débringué son jouet.

  • Décarucher/décarrucher : Trouver. Où tu te caches ? Attends voir que je te décaruche ! - J'ai décaruché des louis d'or au fond du tiroir. Quelle aubaine !

  • Décubasser (v.intr) : Courbaturer. Hier j’ai porté toutes les gravats à la gandouze, aujourd’hui je suis tout décubassé.

  • Défiferlé (adj.) : Usé, effiloché. Ma blouse est toute défiferlée, samedi j’irai faire un tour chez Tadduni.

  • Dégobiller (v. tr) : Vomir : La Menie, elle a tellement pitanché à la pampille qu’elle a dégobillé dans les dahlias.

  • Dégoiser (v. intr.) : Dire des bêtises, parler pour ne rien dire. Il me fout la lourde celui-là à dégoiser en permanence.

  • *Dégrapelé (adj.) Le poil usé, une fourrure dégrapelée. J'ai vu hier le Lanlu qui fouinait dans une poubelle et il a décarruché un manteau tout dégrapelé qu'il a aussitôt enfilé.

  • Dégrener (v.tr) : Ecosser. Si j’avais su que tu pichorgnerais comme ça, j’aurais passé moins de temps à dégrener les petits pois.

  • Déguiller (v.tr) : Tirer au sort. On déguillera les parents qui accompagneront les matrus à la Cotonne.

  • Déjeuner (v. intr. / n.m.) : Prendre le petit-déjeuner / Petit-déjeuner. Il est déjà 9 heures, venez déjeuner !

  • Dépenaillé (adj.) : avoir les vêtements en désordre. Il se donne des airs de tateminette mais il est tout dépenaillé.

  • Dedzeu (n.m) : Juron dérivé sur nom de Dieu. Dedzeu ! Tu vas finir par ramasser si tu continues à me faire flique.

  • Déprofiter (v.intr) : Gaspiller. Arrête de pichorgner et de déprofiter ton repas, ils en seraient contents au Bangladesh.

  • Des fois (loc): Par hasard. Samedi, tu voudrais pas des fois venir avec moi aux Ursules ?

  • Dîner (v. intr. / n.m.) : Prendre le déjeuner / déjeuner. Aujourd’hui on dînera à midi et demi !

  • E

  • Ébarioles / Ebarliaudes (n.f) : 1) Etourdissement 2) Eblouissement. Hier, en courant sur le chemin de la Madone, je me suis applater tellement fort que j’en avais les ébarliaudes.

  • Ébouillé (adj.) : Ecrasé, déformé. A force de jouer au rugby, il a la face toute ébouillée.

  • Ébravagé (adj.) : 1) Effarouché 2) Ecervelé. Elle est complètement ébravagée, t’as vu les pots de moutarde qu'elle a achetés sous prétexte qu'ils étaient en réclame ?

  • Écorpelé (adj.) : Ecorché, égratigné. Tu vas pas te mettre en caisse pour un genou écorpelé ?

  • Égrointer (v. tr) : Abîmer l'arête d'un objet, émousser. J’ai égrointé ma hache, à cause des clous dans la poutre.

  • jeillé (adj.) : échaudé. T'es allé voir ton copain et y t'a piqué tes sous. Et v'là-t'y pas que tu retournes chez lui. T'es pas éjeillé.

  • Émaseler (v. tr) : Se faire mal, s’écorcher. Bichette, il s’est tout émaselé en s’applatant dans la coursière.

  • Encaqué (adj.) / encaquer (v. pron.) : Serré. Fouilla, comme on était encaqué dans la voiture de la cousine pour monter au Bessat.

  • *Encoucourler (s') S'étrangler en mangeant gloutonnement. Le coissou qu'on dirait qu'il est resté huit jours sous une benne a mangé trop vite et il s'est encoucourler, ce bazut.

  • Équevilles (n.f) : Détritus, miettes ; ne s’emploie qu’au pluriel. Après avoir mangé les artichauts on avait un cuchon d’équevilles.

  • *Essoriller (vb trans.) 1-sens propre couper les oreilles. En gaga : casser les oreilles 2-Essorillé : abasourdi ou rendu sourd. Arrête de crier aussi fort je suis tout essorillé.

  • *Estrapaner (vb trans.) Meurtrir plutôt gravement.Y a une bande de malotrus qui m'ont estrapané hier soir en sortant de l'Alhambra. Quel cinéma !

  • Et  (conj) : Introduit les minutes ; On dit il est "et 10", "et 20" pour il est 10 ou 20 minutes après l’heure. Beauseigne, il est déjà et 20 et il est toujours coincé à Sainté.

  • Évanlé (adj) : Étendu sur le dos, souvent dans une pose proche du laisser-aller. J’suis rentré de la Manu, j’lai trouvé évanlé sur le canapé, à bitancher devant un match des Verts.

    F

  • Faramelan (n.m) : Prétentieux. Il a beau faire le faramelan, à la pampille, il était bien content de venir tuer la caille comme un pagand.

  • Farasse (n.f) : Souillon. La farasse du deuxième, on dirait qu’elle s’habille chez Tadduni.

  • Fayard (n.m) : Hêtre. J’avais pitanché, j’ai voulu monter au sommet du fayard, je me suis applaté à la première branche.

  • Favette (n.f.) avoir la favette, Avoir peur. Quand on était petit et qu'on méritait d'être puni, maman nous menaçait du patère. Et alors, on avait la favette.

  • Fenêtron (n.m) : Vasistas, petite fenêtre. Elle apinche encore depuis son fenêtron la babielle d’à côté.

  • Fermer (v.int) : Enfermer. Le vent a claqué la porte, je me suis trouvé fermé dehors.

  • Fiarde (n.f) : Toupie, utilisé surtout dans l’expression "tourner comme une fiarde" signifiant tourner sans savoir quoi faire. Arrête de tourner comme une fiarde, tu me fiche la lourde, vas plutôt lire.

  • Flique (n.f) : dans l'expression faire flique, énerver, embêter : Eteins ta chanforgne, tu commences à me faire flique !

  • Fouilla (int.): Marque de surprise ou d'étonnement ; voir Ouilla. Fouilla ! Si t’avais vu la tête qu’elle faisait quand j’ai écrasé le lermuse.

  • Fourme (n.f.) : Fromage à base de lait de vache ; la meilleure est celle de Montbrison avec sa croûte orangée. Une rapée avec une salade de barabans et un bout de fourme, voilà mon repas du dimanche soir.

  • *Fourmourat (n. m.) Fumier. Comme on n'avait pas les vécés à la ferme, on allait caquer sur le tas de fourmourat.

  • Franc (adv.) : Très, beaucoup. Il est franc con celui-là, regarde la bugne qu’il a faite à ma voiture.

  • Fréquenter (dans le sens intransitif) Flirter. Tu sais, la Menie, elle fréquente mainant.

  • *Frézille (n.f) petits copeaux tout frisottés. Mes cheveux après la pluie, on dirait de la frézille. J'ai pas besoin d'un indéfrisable. Indéfrisable : Mise en plis au fer chaud qui dure plusieurs jours.

  • *Fricaude (n.f) : 1) ensemble des abats de porc 2) fricassée d’abats de porc. Quand on tuait le cochon, il était d'usage d'apporter une assiettée de fricaude à tous les gens de mon village. Et il faisaient de même en retour.

 G

  • Gabelou (n.m) : Désignait un employé de l'octroi qui collectait la gabelle (taxe sur le sel). Utilisé aujourd’hui pour douanier.  Je me suis fait prendre par la volante, mon coffre était cafi de fourme et de sarrasson !

  • Gaga (n.m) : Le parler des stéphanois. Tioufout, il a fait une page web sur le gaga, c’est pas un bobiat !

  • *Un Gaga, une Gagasse. Croyez-moi si vous voulez, je suis une Gagasse pur jus.

  • *Gagaret (n.m.) Hébété, niais. Fallait voir le Toine jouer aux gobilles. C'était pas un gagaret.

  • Galandage (n.m) : Cloison à l’intérieur d’un appartement ou d’une maison. Hier, j’avais tellement pitanché que j’ai monté le galandage de traviole.

  • Galapiat (n.m) : Garnement. Peut être employé avec affection. Fouilla, il me donne la lourde ce galapiat, à chouiner comme ça.

  • *Galavard  (n. m.) Homme grand, dégingandé. Not' Premier ministre, il est bien grand mais on peut quand même pas dire que c'est un galavard.

  • Gambelle (n.f) : Fille ou femme de petite vertu. La fille des Courzieu est une sacré gambelle à minater tous les soirs.

  • Gambinotte (n.f) : 1) Pain blanc trempé dans du vin chaud et sucré 2) Faire gambinotte, mettre des morceaux de pain blanc dans son vin chaud sucré. Hier chez les Déchandons, on a fait gambinotte jusqu’à point d’heure, on était franc saoul.

  • *Gandole (n.f) Boite en fer blanc de forme cylindrique. On peut ranger plein de choses hétéroclites dans les gandoles.

  • Gandou (n.m) : Eboueur. Regarde, maman, c’est le camion des gandous.

  • Gandouze (n.f) : Décharge publique. Demain on fait du ménage dans le garage et on met tout à la gandouze.

  • Gapiand (n.m) : Désignait un employé de l'octroi qui collectait la gabelle (taxe sur le sel). Utilisé aujourd’hui pour douanier.  Le René, depuis qu’il est devenu gapiand, il trouve que la râpée ça fait cagnas !

  • Garagna (n.m) : Garçon, enfant souvent chahuteur. Je vous plains avec votre deux garagnas, toujours à baronter et à faire hurler leur chanforgne !

  • Gâté (n.m) : Câlin prodigués par ou aux enfants. Romain, viens faire un gâté à papi.

  • Gnaque (n.f) : 1) Marque, coup 2) trace de morsure. Quel saccaraud, il m’a encore fait une gnaque à l’armoire.

  • Gnaquer (v.t) : 1) Marquer, cogner 2) mordre. Le chien des voisins il a manqué me gnaquer les arpions, il est franc con.

  • Godiveau (n.m) : Saucisse à base de veau (de la taille d’une merguez). Des godiveaux pour mettre avec une purée, je lui ai demandé à la bouchère, elle a rien compris, bichette.

  • Gôgne, gogne (n.f) : Enflure de la joue. La gôgne que tu as te fait la tête toute ébouillée ; tu devrais voir le dentiste.

  • Gonfle (n.f) : Avoir les gonfles, être sur le point de pleurer. (adj.) Être (tout) gonfle. Je suis tout gonfle (gonflé)

  • Gorgeon (n.m): Verre de vin ou d’alcool.  Les verts, ils ont mis le chaudron en délire, on a fait la pampille et bu des gorgeons jusqu’à point d’heure.

  • Gouillat (n.m) : Flaque d’eau pas très propre, ravin boueux. Arrête de sauter dans les gouillats, tu vas petafiner tes chaussures.

  • Grabotter (v.t) : Tripatouiller, gratouiller. Qu’est-ce que vous grabottez dans cette armoire ?

  • Groule (n.f) : clochard, vagabond, pauvre type. C'te groule de Marcel, beauseigne, sers-y donc un canon quand même.

  • *Gueniller (vb trans.) Avoir des difficultés pour mener à bien quelque chose. Mon petit, qu'est-ce qu'il guenille à faire ses devoirs

  • H

  • Harte (n.f) : Mite. L’armoire du hall est cafie de naphtaline pour faire partir les hartes.

  • Hirondelle (n.f) : Agent de police à bicyclette ; vient de la marque du vélo Hirondelle qui était fabriqué à Saint-Etienne par Manufrance. Ce mot n'est pas à proprement parler issu du gaga, mais je le laisse par sa proximité avec Sainté. L’hirondelle conduisait pas bien droit, j’suis sûr qu’il avait fait la pampille au canit.

  • I

  • Interver (s’) (v.pr) : S’informer. Je lis le Progrès au canit, il y a rien de mieux pour m’interver.

  • Ije (n.f) : La lettre J. Dis-moi, Jarjille ça s’écrit bien avec un ije au début ?

    j

  • Jarjille (adj. ou n.f) : Taquin, enfant qui a la "bougeotte". Tu parles d’une jarjille le fils du Jeannot, il peut pas tenir en place.

  • Jabiasser (v.intr) : Parler à tort et à travers. Ca y est, il est reparti à jabiasser ;  Mais débranche le donc !

  • Jâcounasse (n.m ou n.f) : Quelqu’un qui fait des bêtises ou des âneries. Il fait son faramelan le coissou, mais c’est qu’un jâcounasse.

  • Jâcounasserie (n.f) : Bêtise, ânerie. J’en peux plus de ce garagna, toutes les jâcounasseries possibles, il en manque pas une.

  • Jambe d’airelle (loc) : Nigaud, maladroit. Fais attention jambe d’airelle, le sarrasson va se retrouver par terre !

  • Jambe d’herse (loc) : Nigaud, maladroit. Eh, jambe d’herse, t’as pas inventé la rapée !

  • Japille (n.m ou n.f) : Parler à tort et à travers. Ne l’écoute pas cette japille, il y a jamais rien de vrai dans ce qu’elle dit !

  • Japiller (v.intr) : Parler à tort et à travers. Elle bajasse, elle jabiasse, elle japille toute la journée, j’en peux plus !

  • Jumelle (n.f) : Bouton de manchette. J’ai retrouvé les jumelles du pépé qu’il portait pour son mariage.

  • Jean-ma-mère (n.m) : Enfant particulièrement attaché à sa mère. Au lieu de camphrer le voisin, il vient chouiner, un vrai jean-ma-mère.

  • Jean-ma-… (loc) : Utilisation du prénom jean accolé à une adjectif ou à un nom pour désigner une catégorie générale. Jean-la-fille pour quelqu’un d’efféminé, Jean-le-bazut pour quelqu’un d’idiot.

  • Jouir (v.tr) : Dominer, venir à bout. Le Toinou, il arrive pas à jouir ses mâtrus.

  • Jupi (adj) : Rétréci au lavage, feutré. J’ai sorti le corsage du benon, il est tout jupi, je peux plus le mettre.

L

  • Lancer (v.intr) : Elancer. Depuis que je suis écorpelé, j’ai le genou qui me lance.

  • Lancieu (n.m) : Drap. Le Romain, il a tellement baronté qu’il a dormi sans ses lancieux.

  • Lapider (v.tr) : Harceler. Bastien, tu me fiches la lourde de lapider ton frère comme ça.

  • Lapide-chrétien (n.m) : Quelqu’un qui se colle aux autres à en être ennuyeux. Bastien tu es un peu lapide-chrétien en ce moment, une vraie anganche.

  • Lavorger (v.tr) : Laver sans soin. Je ne donnerai plus mes vêtements à la Marie, elle lavorge tellement que ma jupe elle était complètement jupie, on aurait dit une boge.

  • Lermuse (n.f) : Lézard gris. Cette année, on passe les vacances à Fromentine, on va jouer les lermuses, les arpions au soleil.

  • Lierche (n.f) : Bordure de tissu déchirée, effilochée. Le tate-minette il a fait des lierches à son jean tout neuf pour aller danser au Babet.

  • Liquer (v.tr) : Boire. Il en lique des quinas le Johnny, pas étonnant qu’il bajasse dès 11 heures.

  • Liqueter (v.tr) : Boire. Si elle ne liquetait pas autant, elle bugnerait moins sa voiture.

  • Liqueter (v .tr) : Manoeuvrer un loquet. Arrête de liqueter cette porte, tu rentres ou tu sors ?

  • Loqueter (v .tr) : Manoeuvrer un loquet. Voir Liqueter.

  • Lourde (n.f) : Tournis. Arrête de bouger comme un bayayet tu me fiches la lourde.

  • Luche (n.f) : La mine et par extension le travail. Je suis encore en caisse, il paraît que c’est mes quinze ans de luche qui me valent ces consultes longues comme le bras.

  • Luches (n.f) : Mèches de cheveux, employé toujours au pluriel. La gambelle, elle attire les manuchards avec ses luches blondes

  • M

  • Mâchurer (v.tr) : Salir. Jean-Louis, il a fait un viron en VTT en passant par la coursière, il était tout machuré.

  • Manchonner (v.pr) : Se bagarrer. Le père Rigaud, il s’est manchonné avec le gandou qui lui a mazanté sa voiture.

  • Mâcle (n.m) : Tristesse, mélancolie. Chaque fois que je passe devant ce canit, je prends le mâcle et je broge toute la journée.

  • Malûche (n.f): Battoir des laveuses. La Julie, elle a encore jabiassé tout le matin à la malûche.

  • Maneille (n.f): Anse, poignée. Passe-moi la débéloise, attention la maneille brandigole !

  • Mani (n.m) : Hanneton. La terrasse est cafie de manis, on va manger les godiveaux et la rapée au salon.

  • Manne (n.f) : Terre glaise, marne, argile. Il se tue au jardin à remuer cette manne, même la pourette elle pousserait pas.

  • Manu : Manufacture d’Armes de Saint-Etienne. Avoir le pas de la manu : aller d’un train de sénateur. Cette année les Verts, ils ont le pas de la manu dans le Chaudron, pas de crainte qu’ils soient mouillés de chaud.

  • Manuchard (n.m) : Ouvrier de la Manu. Demain je vais faire la pampille avec des Manuchards, on va parler du bon temps, bichette.

  • Marpailler (v.tr) : Tripoter. Si t’arrête pas de marpailler le bouillou, il va te gnaquer.

  • Matefaim (n.m) : Crêpe épaisse, à base de farine, eau, lait et œuf et cuit avec un peu d’huile à la poêle. Le mâtru, il donne pas sa part de matefaim à la caille.

  • Mâtru (n.m / adj) : Enfant, petit. Le mâtru, il faisait la corbicine dans la grange il s’est émaselé vilain.

  • Mazanter (v.tr) : Abîmer. Arrête de mazanter cette débéloise, déjà que le bitognot brandigole !

  • Mener (v.int) : Etre excité (dans tous les acceptions). Fouilla, ton garagna, je sais pas si c’est sa gôgne ou s’il sent les vacances, mais il mène.

  • Mieux (adv) : Plus. Maman, j’peux avoir un peu mieux de bugnes ?

  • Miladzeu (int) : Juron (mille dieux !), puis personne vulgaire. Miladzeu, si tu continues à me faire flique, tu vas ramasser.

  • Milapiat (inter) : Juron. Milapiat ! j’ai mazanté le bitognot.

  • Milapiat  (n.m) : Homme en guenilles. T’as adobé ton pantalon, il est plein de catolles, tu ressembles à un milapiat.

  • *Minater (v. int) 1- Flirter, câliner. T'as vu le Jean-Paul comme il minate avec sa cousine ? C'est pas Dieu possible ! 2- Pour un chat, hurler la nuit à la recherche de la femelle en chaleur.

  • *Mistifriser (se) Se faire beau et élégant. Je me faisais belle, je me coiffais avec soin, je me pomponnais, je me mistifrisais. > Digression autour d'un mot : Se mistifriser

  • Moments (des) que (locution conjonctive) : si jamais, au cas où. Emporte le crézieu des moments que la lumière serait encore cassée.

  • Moments (à un de ces) (exp) : Au revoir. Je dois partir du canit maintenant, je suis censé être en caisse, alors à un de ces moments !

  • Mouillé de chaud (expr) : en sueur : Avec la bande au Lalou, on a joué à la motte, je suis tout mouillé de chaud.

  • Moulachique (adj ou n.f ou nm) : Mou. Quelle bande de moulachiques les Verts hier dans le chaudron, ils font les faramelans mais on aurait dit des lermuses.

N

  • Niat (n.m) : Ivresse. Je vais plus au canit, il y a quelques pitanches qui font les faramelans en dégoisant. Ils me fichent la lourde.

  • Nioche (n.f) : Fille peu dégourdie. La vendeuse du Chardon Bleu beauseigne, elle est franc nioche, elle comprenait pas que son reiboit il était tout acanit !

  • O

  • Oublier (s’) (v.pr): Se réveiller en retard. S’il avait pas tant carcamelé, bichette, je m’oubliais et j’aurais raté le passage des gandous. - Zut, j'ai trop dormi, je me suis oublié.

  • Ossu (int): Interjection destinée à repousser un chien. Oussu ! Tu vas effrayer la caille ! Oussu ! Ou je te balance les arpions dans le ventre !

  • Ouilla (Int) : Marque de surprise ou d'étonnement ; voir Fouilla. Ouilla ! Si t’avais vu ce qu’il a pitanché au canit, il a fait la corbicine sur la carpette !

  • Ollagne (n.f) : Noisette. On va faire un viron du côté de La Fouillouse, on ira ramasser des ollagnes.

  • Opulent (n.m.) Riche, plus exactement : qui joue au riche - le stéréotype du Français moyen, vulgaire, borné et chauvin. Ce beauf rejoint le B.O.F (Beurre/Œuf/Fromage), commerçant fromager sans éthique ni culture, vivant du marché noir durant la Seconde Guerre Mondiale que l’on peut retrouver dans l’œuvre de Jean Dutourt, "Au Bon Beurre". Fallait le voir le crémier Charles-Hubert Poissonnard derrière son comptoir ! I s'faisait du pognon sul  dos des pov' gens.

  • P

  • Pagnot (n.m) : Mauvais garçon. J’aime pas traîner près de la muraille de Chine, c’est cafi de pagnots là-bas !

  • Paillat (n.m) : 1- panier, corbeille. 2- expression : les pleins paillats : en grosse quantité. On a ramassé des pleins paillats de pomme, mais la plupart avaient le veson.

  • Pampille (n.f) : la fête. Pour l’anniversaire de Carine on s’est fait une de ces pampilles ; le coissou était franc pas clair, il s’est abousé dans la mare aux caillons !

  • *Pas rien (adv. de négation) Pas. La Jeannette, pas rien la Jeannette du Tienne, mais ma voisine, elle est venue bavasser pendant une heure, vu qu'elle me fait du gringue à point d'heure.

  • Passé un temps (loc) : Naguère, jadis. Passé un temps, les Verts c’étaient des bons, tu te souviens d’Yvan Curcovic ?

  • Passer sous le tram (loc) : S’être fait couper les cheveux courts. Alors t’es passé sous le tram ? On dirait un gabelou.

  • Patère (n.m) : Chiffonnier, qui passait dans les rues des villages en criant ‘Patère !’ ; utilisé pour faire peur aux enfants. Si tu fais pas des devoirs, j’appelle le patère !

  • Patte mouille (n.f) : chiffon humide utilisé pour repasser. Pour une manche parfaite tu utilises la jeannette et une patte mouille.

  • Pège (n.f) : La poix ; matière collante. J’espère que je croiserai pas la Marthe, c’est une vraie pège.  

  • Pegeat (n.m) : Platras, grosse masse informe. Il va pas manger sa purée et ses godiveaux, tu lui en a mis un pegeat ; rajoute un peu de lait.

  • Peger (v.int) : Coller. Attention à ma basane avec tes doigts, ils pègent.

  • Peine (tirer / prendre) (loc): S’inquiéter ou faire des efforts. J’ai enfin fini de planter les arbres, mais j’y ai pris peine.

  • Petafiner (v.tr) : Abîmer quelque chose, le casser. T’as petafiné tout mon massif de d’œillets, saccaraud !

  • Peter (faire) (loc) : Donner un baiser sonore. Viens Romain, viens faire peter à Mamie.

  • Peton (n.f/adj inv.) : Grognon, pointilleux, chipie. La fille de la babielle de l’impasse, elle est peton comme l’était sa grand-mère.

  • Pette (n.m) : voir Apette.

  • Pialousse  (n.f) : Prunelle  des haies, fruit très acide. Il a gelé ce matin, on va ramasser les pialousses et les mettre dans l’eau de vie.

  • Piat (n.m) : Morceau de tissu pour rapiécer, par extension vieux chiffon. Elle envoie son mâtru à l’école avec un gros piat défiferlé sur la cuisse, il s’est fait apegé par un faramelan, bichette.

  • Pichorgner (v.tr) : Faire le difficile avec la nourriture ; manger avec peu d’appétit. T’es malade ou c’est à cause de ta gôgne que tu pichorgnes, tu veux faire gambinotte à la place ?

  • *Pillot – Pillou – Piot – Piou (n.m.) poussin, petit enfant. Viens voir les pillots qui sont tout frais sortis de l'oeuf. 

  • Pimpignole (n.f) : Coccinelle. Le Dédé a tellement d’acné qu’on dirait une pimpignole !

  • *Piozou (n.m.) Petit enfant. Fais-moi un bâ, mon piozou.*

  • Piquerle (n.f) : Concrétion au coin des yeux ; par extension mal voir. C’est à cause des allergies que tu as des piquerles ?

  • Pirourou (n. m) Rétameur ambulant. Il rétamait chaudrons, casseroles, etc., et s'annonçait avec son refrain : « Tam, tam, tam, c’est moi qui rétame, même le macadam, c’est moi qui mets des fonds partout, qui bouche tous les trous, trou, trou, trou »

  • Pitanche (n.m) : Ivrogne. Depuis la mort du pépé, il broge et il en train de devenir un vrai pitanche.

  • Pitancher (v.int) : Boire avec excès, se saouler. Avant d’aller à la vogue on avait tellement pitanché au canit, qu’on s’est manchonné avec les gars de la Manu, j’avais la tête toute écorpelée.

  • Pitou (chez) (loc) : En grand désordre. Il va falloir que tu ranges le garage on se croirait chez Pitou.

  • Plaindre (v.tr) : Servir en faible quantité. On a quasiment pas mangé de papillotes, j’ai l’impression qu’elle nous les plaignait. 

  • Plat-au-four (loc) : Pommes boulangères. J’adore le plat-au-four, avec de bonnes côtes d’agneau.

  • Point d’heure (à) : Tard, très tard. Le Dadou, cette nuit, il est rentré à point d’heure, sa mère elle a sacrément baronté.

  • Pourette (n.f) : Ciboulette. Le dimanche après la rapée, j’aime bien un sarrasson avec de la pourette ; je m’en mettrais coufle !

    Q

  • Que (adv) : 1- Souvent post-verbal dans une intention de renforcement de l’expression qui suit (avec une notion de provocation ou d’avertissement). Tâche que d’essayer, tu verras, si je vais pas l’égrointer ta fiarde ! 2- Utilisé parfois sans complément. Tâche que ! Essaye que ! 3- Passé proche. J'arrive que (je viens d'arriver)

  • Quillorches (nf) : Epaisses épluchures ; s’utilisent uniquement au pluriel. Regarde moi ces quillorches de la carotte rouge ! Tu veux engraisser le caillon ?

  • Quillorcher (v.tr) : Faire de grosses épluchures. Si tu continues à quillorcher comme ça on sera pas tège ce soir.

  • Quina (n.m) : Vin cuit apéritif, utilisé pour Quinquina. Salut Lalou, viens prendre un quina à l’apéro ; après on ira à la vogue.

  • Quinarelle (n.f) : Jouet, instrument de musique au son monocorde et aigü et assez désagréable. Par extension personne qui se plaint en permanence. Arrête ta quinarelle, tu me fiches la lourde.

  • Quiner  (v. int) : 1-Geindre, miauler. Quel ronchon ! Pourquoi t'arrêtes pas de quiner ? 2- Crisser.* Ben dis donc, écoute-moi ces pneus qui quinent.

  • Quiniauder (v.int) : Piétiner. Je suis allée à Centre-Deux avec Odette hier, on a quiniaudé pendant 2 heures, elle avait les arpions en compote, bichette.

  • Quisse (n.f) : Bille. J’aime mieux placer que tirer aux quisses et dans la cour c’est plus dur que sur la carpette !

 R

  • *Rabibocher (se) se réconcilier. On s'engueule et on se rabiboche ou on se rabiboche pas, c'est selon.

  • Rabouret / rabourette (adj) : Rebondi, un peu gros en parlant du ventre. T’as vu la Marie comme elle est rabourette, elle attend un mâtru ou elle a trop mangé de fourme et de caillon ?

  • Rachat (n.m) : Viande de porc de second choix.  Au bobiat de la gambelle, le boucher lui a donné des morceaux dans le rachat ; le coissou va aller le voir et il va ramasser.

  • Rache (n.f) : 1- Mauvaise herbe. J’ai bataillé avec cette rache, mais le jardin est franc propre maintenant. 2- Dénomme les maladies de peau qui ressemblent à la teigne ou à ses symptômes. Arrête de cramiauder, je suis sûr que c’est ce qui m’a donné la rache.

  • Racine (n.f) : Carotte. Faut pas confondre racines et carottes rouges, sinon le Romain il est pas près d’être coufle.

  • Raffeter (v.int) : Toussoter. Bastien il a raffeté pendant tout le film, il pouvait pas carcameler un bon coup ?

  • Racuit (adj.) : trop petit, étriquée. Si t’avais vu la Valoche avec sa robe toute racuite, beauseigne, on aurait dit qu’elle venait de la gandouze.

  • Ragraton (n.m) : petit gestionnaire mesquin. Fouilla comme il m’a fait flique le ragraton des Ursules, à me regarder 5 cm de patte-mouille.

  • Ramasilles (n.f.pl) : Restes, résidus. Les garagnas, ils nous ont laissé que les ramasilles du repas, alors on a pitanché !

  • Ramasser (v. int) : Recevoir une gifle. Si tu continues à tourner comme une fiarde avec ta chanforgne, tu vas ramasser.

  • Râpée (n.f) : Galette de pommes de terre râpées, mélangées avec un œuf, cuite avec un peu d’huile dans une poêle (retournée en milieu de cuisson). Souvent je me régale d’une bonne râpée avec une salade de barabans et le lendemain je réchauffe les restes avec un peu de sauce tomate.

  • Rapiat (n.m) : Avare, pingre. Le docteur il est pas rapiat de ma consulte, comme je cramiaute gras il m’a donné un cuchon de médicaments.

  • Raptaret / rapteret (n.m) : Roitelet par extension petit homme, souvent qui se croit grand. Ce faramelan il se croit le raptaret du canit, mais face à un gabelou, il s’applate.

  • Rave (n.f) : 1) trou dans les bas ou les chaussettes, 2) faire ses raves = obtenir un bénéfice. Bichette, elle a des raves en plein hiver, elle doit se geler les arpions.

  • Rédimer (se) (v.int) : Se restreindre, la plupart du temps pour la nourriture. Crézieu, j’avais vraiment envie de fricaudes, mais je me suis rédimé à cause du pépé qui m’a dit que j’étais franc gros.

  • Regarder (v.tr) : Economiser de manière excessive, à la limite de la pingrerie. Tu pourrais pas faire de plus grosses parts de rapée, on dirait que tu nous la regarde ?

  • Reiboit : Gâteau des rois, brioché, en forme de couronne, antérieur aux galettes à la frangipane. Je me suis couflé de reiboit que je suis prêt à dégobiller ! Si on allait faire un viron à la vogue pour faire passer tout ça ?

  • *Riquer (vb trans.) Donner un coup de corne. Un bouc s'est précipité sur moi et m'a riqué.

  • *Riquer. Heurter avec le pied. Je marchais sur le chemin caillouteux et j'ai riqué une grosse pierre. Je me suis fait mal au pied et j'ai failli tomber.

  • Roupiane (n.f) : Robe, souvent péjoratif. Au pluriel, peut signifier frusques. La mère Crépet, avec sa roupiane de Tadduni, elle voyait pas souvent le benon.

    S

  • Sabouillat (n.m) : Flaque d’eau, souvent boueuse. T’as fait un vrai sabouillat à caillons, si on y vient tout aborgnon on va s’y applater.

  • Sabouiller (v.intr) : Patauger dans de l’eau sale. En prenant la coursière elle est franc conne, elle a sabouillé et a machuré toute sa roupiane.

  • Saccaraud (n.m) : Personne qui ne prend pas soin des objets. Le Jeannot, beauseigne, il était tellement saccaraud qu’il petafinait tous ses jouets et se faisait ramasser par la Marie ; il chouinait tout le temps.

  • Sagouiller (v.tr) : Salir, abimer. Le Lalou il a sagouillé ma carpette en dégobillant après la pampille.

  • Sainté (n.f) : Saint-Étienne. Quand je reviens à Sainté, je vais souvent faire un viron à Dorian, je me souviens quand les gambelles y carcamelaient l’hiver !

  • Saint-Jean Bonnefonds : Commune située à 15 minutes de Saint-Etienne qui a longtemps abrité un hôpital psychiatrique, par extension ‘chez les fous’. Michou, arrête avec ta chanforgne, tu nous fiches la lourde, si tu continues je t’envoie à Saint-Jean Bonnefonds.

  • Sale, se mettre en sale (loc) : Se mettre en habit de travail ou en habit de maison. Je me mets en sale pour aider le coissou à monter le galandage sinon je vais sampiller mon pantalon.

  • Sampiller (v.tr) : Abimer, détériorer. Le Jo, il a débaroulé dans les escaliers et il a sampillé ses lunettes du dimanche.

  • Sarrasson (n.m) : Fromage frais, issu du babeurre et plus généralement ce fromage assaisonné (sel, poivre, pourette, vinaigre), souvent mangé avec des pommes de terre. La Dédette, j’aimerais bien qu’elle me fasse un vrai repas de Sainté, un barboton, une rapée et du sarasson, puis pour terminer, des bugnes.

  • Satou (n.m) : Pervers. Regarde le vieux satou comme il appinche la mère Crépet derrière son cafuron.

  • Selon, pour selon (loc) : Malgré tout. Beauseigne, pour selon que c’est un badabet il se débrouille quand même.

  • Sibère (n.f) : Neige associée à un vent froid. La sibère au mont Gerbier de Jonc, c’est comme la burle mais franc glacial.

  • Souriat (adj.): sourd ou assourdi « Y z’étaient complètement ébravagés là dedans, y z’avaient mis le pickup à fond, de quoi se rendre complètement souriat »

  • Sampiller (v.tr): froisser, abîmer. Synonyme de “petafiner”. “Marcel, fais attention à pas sampiller tes habits avant d’aller à messe”

  • Tabazut (adj.): fou, excité. Il est franc tabazut le Marcel, le fréquente pas, Martine.
    • T

  • *Taponner (v. tr) alourdir, garnir l'estomac. Comme il a bouffé tout le clafoutis aux cerises, le coisseau, ça lui taponne tellement le gésier qu'il en est malade, beauseigne.

  • Tateminette (n.f. ou adj.) : tâtillon, méticuleux jusqu’à la maniaquerie. Tu devrais essayer de lui faire réparer la reloge, tateminette comme il est y’finirait bien par y arriver.

  • *Tatouiller (v. Intr.) Tripoter de l'eau pour s'amuser. Dis, t'as pas fini de tatouiller dans le caniveau, t'es tout trempe.

  • Tège (n.f. ou adj.) : se dit pour une grande quantité ou signifie ivre. J’peux pas finir cette purée, tu m’as mis la tège. J'ai trop mangé, je suis tège.

  • Tirer peine (expression verbale): 1-Avoir pitié de : Ça faisait tirer peine de la voir gueniller comme ça, 2- s’inquiéter : A l’idée de rentrer rue Royet, tout aborgnon, la Glaudine, elle tirait peine.

  • Traboule : passage couvert à travers un pâté de maison, faisant communiquer deux rues (également lyonnais) Pendant la guerre on semait les Boches en passant par les traboules.

  • *Trampaller (vb intr.) Marcher en zigzag. Regarde moi-le qui trampalle. Je te parie qu'il a trop levé le coude.

  • *Traviole, de traviole, en traviole (locutions) De travers. de guingois. Il marche tout de traviole. Il va se tomber, c'est sûr. - Mais pourquoi tu me regardes toujours de traviole ; qu'est-ce que je t'ai fait ?

  • Trempe (adj.) pour trempé. Je suis tout trempe.

  • Trifouiller (v.tr.) : fouiller (farfouiller) en semant le désordre, ou en abîmant quelque chose. « Qu’esse tu es encore venu trifouiller à la cave ?». « Comment qu’elle m’a trifouillé ma robe de travers, la couturière.»

    V

  • Veson : (n.m.) ver. Il se tortillait sur sa chaise, on aurait dit un vrai veson.

  • Viron : (n.m.) promenade, tournée. Du Soleil à Michon, ça fait un sapré viron.

  • Vogue : (n.f.) fête, foire avec des manèges pour enfants ; la Vogue des Noix est une fête foraine qui se déroule à Firminy et qui a lieu à la fin de la récolte des noix. 

La liste des mots gagas n'est pas exhaustive.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Mots gagas qu'on peut rencontrer dans mon blog

dans 194 Délires surréels quoi qu'on en dise

Broger : broyer du noir.

Babaud, babeau ou babo : cafard.

 

Dans Une fable de Mamiehiou à la manière de La Fontaine - Le Gouda qui voulait se faire plus fort que le Camembert

écafoiré : en gaga (parler stéphanois) et en lyonnais – Écraser, réduire en bouillie, des oeufs écafoirés, des oeufs sur le plat dont le jaune s'est répandu. Cf. Dictionnaire étymologique du patois lyonnais.

 

Dans Les noms qui se terminent par au, aux, aus, eau, eaux, eu, eux, eus, oeu, oeux, ou, oux, ous

beauseigne (prononcer beausseigne) exprime l'apitoiement.

Elle viendrait de l'exclamation d'une bonne dame voyant un seigneur gravement blessé lors d'un accident : "Beau seigneur !"

 

Dans les notes du texte : 77 Délires qui vont m'amener à affronter l'inconnu

Les babets, les pommes de pin

 

Dans Poème - À Maxime nouveau-né - "Trois et Un font Quatre"

Le coissou, le dernier né - le mâtru, le petit enfant

 

Dans  Ceux-là même ou ceux-là mêmes ? Celles-là même ou celles-là mêmes

La même, pour la même chose

« J'ai pris un petit vin du Forez. Et vous, qu'est-ce que vous prenez ?

   — La même ! »

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Note : Beaucoup de mots gagas se retrouvent dans le parler lyonnais, le parler savoyard, le parler dauphinois, le parler ardéchois, le parler du velay et le parler forézien.

> dictionnaire lyonnais

Nos langues régionales sont une richesse. Ne les laissons pas mourir !

 

> Articles ayant un lien de près ou de loin avec ma vie personnelle

 

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 09:16

 Orthographe - grammaire pour les hésitants et exercices FLE

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La liste des mots est suivie d'un exercice.

Les sens sont les organes de la perception.

Les cinq sens de l'homme sont la vue, l'odorat, le goût, l'ouïe et le toucher.

Nos sens nous permettent de connaître le monde.

 

La vue ou la vision

On voit avec les yeux – Un oeil, des yeux.

Voir, je vois, tu vois, il voit, nous voyons, vous voyez, il voient

 

L'odorat

On sent les odeurs avec le nez.

Les parfums, la puanteur.

Se parfumer – sentir bon – sentir mauvais, puer, empester

Sentir, je sens, tu sens, il sent, nous sentons, vous sentez, ils sentent

 

L'ouïe ou l'audition

On entend, on perçoit les sons avec les oreilles.

Percevoir, je perçois, tu perçois, il perçoit, nous percevons, ils perçoivent

Entendre, j'entends, tu entends, il entend, nous entendons, ils entendent

 

Le goût

On perçoit les saveurs avec la langue.

C'est bon, c'est savoureux, c'est délicieux.

C'est mauvais, c'est dégoûtant, c'est immangeable.

acide ou aigre, amer, gras, salé, sucré.

Acide, l'acidité

Le citron est acide.

Aigre, l'aigreur

Le lait, qu'on a laissé tourner, est aigre.- L'aigreur est une acidité désagréable.

Amer, l'amertume

La bière, la bile, certaines amandes sont amères.

Gras, le gras, la graisse - Gras ≠ maigre

Cette viande est trop grasse. Il y a trop de gras.

Salé, le sel - saler un mets

Il ne faut pas trop saler la nourriture. Ce n'est pas bon pour la santé.

Sucré, le sucre - sucrer une pâtisserie

En général, on aime les aliments sucrés.

Les gâteaux, les bonbons sont sucrés.

 

Le toucher, la sensation tactile

L'épiderme de la peau nous permet de sentir ce que nous touchons.

Le froid, le chaud, etc.

geler, brûler, se brûler.

Ce qui est doux, dur, lisse, rugueux, piquant, etc.

 

D'autres sens :

La thermoception, perception de la température, la chaleur, la tièdeur, le froid.

La réception polymodale - la nociception est associée à la douleur.

L'équilibrioception, le sens de l'équilibre lié à l'oreille interne

La proprioception est la perception inconsciente de l'endroit où se trouvent les différentes parties du corps.

Je n'ai pas besoin de chercher mon oreille pour la gratter.

Je n'ai pas besoin de chercher mon bras pour le lever.

..................................................................................................

Le sixième sens - On dit d'une personne qui a beaucoup d'intuition qu'elle est dotée d'un sixième sens.

Nos sens sont-ils fiables ? Non, ils peuvent parfois nous tromper.

Les animaux peuvent avoir d'autres sens que les nôtres.

..................................................................................................

Exercice – Complétez les phrases

1-Je vois avec les ............ et j'entends avec les ............

2-Si je perçois les saveurs, c'est que j'ai le sens du ............ .

3-Ce gâteau est ............, je vais en reprendre.

4-Quelle est cette odeur horrible ? Quelle ............ !

5-Tu as oublié de mettre le lait au frigo. Il est ............, il est imbuvable. Il faut le jeter. Il a ............ la cuisine.

6-Tu sens la rose, Marie. Tu t'es ............ ?

7-Ces prunes ne sont pas mûres, elle sont ............ .

8-J'ai vomi la bile. Comme c'est ............ !

9-Il fait chaud. Le soleil ............ la peau.

10-Il ne faut pas ............ les yeux en regardant le soleil, c'est dangereux.

 

Solution

1-Je vois avec les yeux et j'entends avec les oreilles.

2-Si je perçois les saveurs, c'est que j'ai le sens du goût .

3-Ce gâteau est délicieux, je vais en reprendre.

4-Quelle est cette odeur horrible ? Quelle puanteur !

5-Tu as oublié de mettre le lait au frigo. Il est imbuvable, il est aigre. Il a empesté la cuisine.

6-Tu sens la rose, Marie. Tu t'es parfumée ?

7-Ces prunes ne sont pas mûres, elle sont acides.

8-J'ai vomi la bile. Comme c'est amer !

9-Il fait chaud. Le soleil brûle la peau.

10-Il ne faut pas se brûler les yeux en regardant le soleil, c'est dangereux.

 

  Orthographe - grammaire pour les hésitants et  exercices FLE

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 17:18

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Voir FLE pour les non francophones à la fin de l'article

Vocabulaire : ensemble de mots

Mon blog offre de nombreux articles destinés à vous faire réviser ou apprendre du vocabulaire. En les rédigeant, j'ai moi-même beaucoup appris.

"La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses." Platon

 

Articles où l'on trouve des mots difficiles

> Trouvez des mots qui commencent par A – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par B – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par C – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par D – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par E – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par F – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par G – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par H – QUIZ

>Trouvez des mots qui commencent par I – QUIZ

> Trouvez des mots qui commencent par J – QUIZ

 

 

Pour les non francophones, des articles FLE

FLE - Exercices sur le passé composé

FLE - La cuisine – Les repas

FLE – Les cinq sens

 

>> Retour au début de l'article 

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    Peut-être avez-vous constaté que mes articles, dont on pourrait dire qu'ils ne sont pas piqués des gaufrettes*, s'adressent la plupart du temps à des lecteurs aguerris aux difficultés de la langue française. Je viens de faire une pause (les Anglais diraient un break) et j'en ai publié quelques-uns destinés aux non francophones (articles FLE).

    Apprendre le français quand sa langue maternelle n'a pas pour origine le latin n'est pas une mince affaire. Vous en conviendrez.

    *pas piqué des gaufrettes

    pas piqué des vers

    pas piqué des hannetons

     

    Et me voici revenue avec un article capillotracté comme vous les aimez, chers lecteurs.

     

    QUIZ 134

    Ce quiz doit beaucoup au site du Garde-mots qui propose des mots à coucher dehors.

     

    Trouvez le mot juste qui commence par G. 

    Choisissez parmi les mots suivants pour compléter les phrases.

     

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    La solution suit.


    1-"Une tuerie, ton/ta ......, Lucette !

    C'est clair ! J'ai fait mijoter tout doucement les restes de viandes de ce mois. Il était temps car ils commençaient à sentir fort. Mais les épices ont rattrapé le coup."

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    2-J'ai cru que le/la ...... du maire n'en finirait pas. Les oreilles des jeunes mariés ont été bien assaisonnées. On sait maintenant ce que fidélité veut dire ; désormais, les époux devront se porter mutuellement assistance. Du divorce, on n'a dit mot.

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    3-J'ai besoin d'être respecté, ne le sais-tu pas, malotru ? Mauvais raillard et faiseur de ....... Quand cesseras-tu donc de te moquer de moi ?

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    4-Petit merdeux, ...... sans vergogne, vas-tu me rendre l'argent que tu as puisé dans ma poche ?

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    5-Si Mylène Farmer chante "À mots doux je peux le dire. Sans contrefaçon. Je suis un garçon. Et pour un empire. Je ne veux me dévêtir", c'est peut-être qu'elle est atteinte de ...... .

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    6-Vous me croirez, j'en suis sûre, si je vous dis que j'ai composé deux poèmes ...... quand mes petits-enfants sont nés. L'un pour l'aîné, mon petit Victor et l'autre pour le coissou, le petit mâtru

    >> Poème pour Maxime nouveau-né - Trois et Un font Quatre.

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    7-Va donc t'acheter de nouvelles chaussures et mets à la poubelle ces gros ...... usagés ! J'ai honte de sortir avec toi !

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie


     

    8-Ne vous avisez pas de manger au restaurant et de refuser de payer, nous seriez sur-le-champ accusé de ...... et emmené au commissariat manu militari.

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    9-Chez l'orthophoniste

    "Parle-moi de toi, mon petit. Je t'écoute.

    Je m'appelle Illaume. J'ai randi dans un rand ranch au Pays de alles. J'aimais monter mon cheval Auvin avec ma soeur Arance, Elle et moi aimions faire des as et on se ararisait de mots à coucher dehors. Notre rand-père était âteux et on s'amusait à le rattouiller sous les pieds. Il poussait de rands cris et il nous ratifiait de noms ratinés.

    Voyons voir mon petit Guillaume, il semblerait bien que tu souffres de ...... .

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    10-Le bisclaveret est à la Bretagne ce que le/la ...... est à la Vendée et à la Gironde.

    Monstre qu'on peut croiser le plus fréquemment les nuits de pleine lune.

    Gausserie Grimelin Galipote Godillot Gamologie Galimafrée

    Gynandromorphisme Gammacisme Généthliaque Grivèlerie

     

    Je vous avais bien dit que la solution suivrait.


    1-"Une tuerie, ta galimafrée, Lucette !

    C'est clair ! J'ai fait mijoter tout doucement les restes de viandes de ce mois. Il était temps car ils commençaient à sentir fort. Mais les épices ont rattrapé le coup."

    Une galimafrée, ragoût composé des restes de différentes viandes.

     

    2-J'ai cru que la gamologie du maire n'en finirait pas. Les oreilles des jeunes mariés ont été bien assaisonnées. On sait maintenant ce que fidélité veut dire ; désormais, les époux devront se porter mutuellement assistance. Du divorce, on n'a dit mot.

    Gamologie, discours ou traité sur le mariage

     

    3-J'ai besoin d'être respecté, ne le sais-tu pas, malotru ? Mauvais raillard et faiseur de gausseries. Quand cesseras-tu donc de te moquer de moi ?

    gaudisserie, moquerie.

    Se gausser de quelqu'un, le railler, se moquer de lui.

     

    4-Petit merdeux, grimelin sans vergogne, vas-tu me rendre l'argent que tu as puisé dans ma poche ?

    Grimelin, se dit d'un petit garçon par mépris.

     

    5-Si Mylène Farmer chante "À mots doux je peux le dire. Sans contrefaçon. Je suis un garçon. Et pour un empire. Je ne veux me dévêtir", c'est peut-être bien qu'elle est atteinte de gynandromorphisme.

    Gynandromorphisme - Présence simultanée chez un même individu de caractères sexuels mâles et femelles

    À rapprocher de gynandrie

     

    6-Vous me croirez, j'en suis sûre, si je vous dis que j'ai composé deux poèmesgénéthliaques quand mes petits-enfants sont nés. L'un pour l'aîné, mon petit Victor et l'autre pour le coissou, le petit mâtru >> Poème pour Maxime nouveau-né - Trois et Un font Quatre

    Généthliaque, qui est relatif à la naissance d'un enfant.

    Un poème généthliaque, se dit d'un poème ou d'un discours composé à propos de la naissance d'un enfant.

     

    7-Va donc t'acheter de nouvelles chaussures et mets à la poubelle ces gros godillots usagés ! J'ai honte de sortir avec toi !

    Alexis Godillot (1816-1893) créa ces chaussures montantes pour les soldats qui les portèrent du Second Empire jusqu’à la Première Guerre mondiale. Les godillots ont pris le nom de leur inventeur. C'est une antonomase, comme les poubelles portent le nom du préfet de la Seine Eugène Poubelle, auteur d'un arrêté préfectoral relatif à l'enlèvement des ordures ménagères dans les rues de la Région parisienne.

    Godillot sert aussi à qualifier un parlementaire qui vote sans discuter ce qu’on lui propose. Oui oui, ça existe !
     

    8-Ne vous avisez pas de manger au restaurant et de refuser de payer, nous seriez sur-le-champ accusé de grivèlerie et emmené au commissariat manu militari.

    Grivèlerie, acte répréhensible qui consiste à refuser de payer ses notes de restaurant ou d'hôtel. Passible d'une amende.

     

    9-Chez l'orthophoniste

    "Parle-moi de toi, mon petit. Je t'écoute.

    Je m'appelle Illaume. J'ai randi dans un rand ranch au Pays de alles. J'aimais monter mon cheval Auvin avec ma soeur Arance, Elle et moi aimions faire des as et on se ararisait de mots à coucher dehors. Notre rand-père était âteux et on s'amusait à le rattouiller sous les pieds. Il poussait de rands cris et il nous ratifiait de noms ratinés.

    Voyons voir mon petit Guillaume, il semblerait bien que tu souffres de gammacisme."

    Gammacisme - Problème de prononciation caractérisé par la difficulté ou l’impossibilité de prononcer la lettre g. De gamma (γ), troisième lettre de l'alphabet grec, correspondant au g français.

    Ce que Guillaume a voulu dire en clair :

    Je m'appelle Guillaume. J'ai grandi dans un grand ranch au Pays de Galles. J'aimais monter mon cheval Gauvin avec ma soeur Garance, Elle et moi aimions faire des gags et on se gargarisait de mots à coucher dehors. Notre rand-père était gâteux et on s'amusait à le grattouiller sous les pieds. Il poussait de grands cris et il nous gratifiait de noms gratinés.

    Vous retrouverez d'autres défauts de prononciation au paragraphe 4 de l'article

    > Tout à trac QUIZ Lugdunum Progéria Monaut Zézayer Guignon

    1- bléser, vice de prononciation qui consiste à substituer une consonne faible à une plus forte, comme le z au s, le d au t, etc ; lorsque, par exemple, on prononce zerbe, zauve, au lieu de gerbe, chauve.

    2- bégayer, parler avec difficulté, en articulant mal, en répétant les syllabes

    3- Zézayer (zézéyer), zozoter, prononcer de manière défectueuse les s et les z en portant la langue trop en avant.

    4- zozoter (ci-dessus)

    5-chuinter, prononcer certaines consonnes, notamment s, avec un son fricatif qui évoque le son ch français - Exemple : je chuchurre au lieu de je susurre

    6- susseyer avoir un défaut de prononciation avec remplacement du son 'ch' par 's' - Exemple : je sussote au lieu de je chuchote

    7- ânonner, lire ou réciter d'une manière pénible et hésitante

     

    10-La galipote, galipotte, ou ganipote.

    Le bisclaveret est à la Bretagne ce que la galipote est à la Vendée et à la Gironde.

    Monstre que l'on peut croiser le plus fréquemment les nuits de pleine lune.

    Biscaveret vu dans l'article > Trouvez des mots qui commencent par B – QUIZ

    Au Québec, courir la galipotte, c'est aussi courir la pretentaine.

    Prétantaine, pretantaine, prétentaine

     

    11-Je ne vous ferai pas deviner le verbe Gamahucher que l'on trouve, certes, dans la littérature mais que je juge impropre à figurer dans mon blog. Le Marquis de Sade et Guillaume Apollinaire l'ont employé pour décrire des actes dont je ne vous dirai rien.

     

    > Trouvez des mots qui commencent par A – QUIZ

    > Trouvez des mots qui commencent par B – QUIZ

    > Trouvez des mots qui commencent par C – QUIZ

    > Trouvez des mots qui commencent par D – QUIZ

    > Trouvez des mots qui commencent par E – QUIZ

    > Trouvez des mots qui commencent par F - QUIZ

    Retrouvez des articles sur les mots :

    > VOCABULAIRE - EXERCICES

     

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