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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:50

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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Les mots a, as, à, ah et ha se prononcent de la même façon

mais s'écrivent différemment. Ce sont des homophones.

 

SOMMAIRE

a, as, verbe ou auxiliaire avoir

à, préposition

ah, ha, interjections

notes sur

-les pronoms personnels

-la préposition

-l'interjection

 

1- a as : Verbe avoir 

a

Verbe avoir conjugué au présent de l'indicatif à la troisième personne du singulier.1

Avec une idée d"appartenance 

Il a un copain, Elle a quatre euros.

Pour dire son âge

Il a vingt ans. Ah ! le bel âge!

Dans des locutions verbales : avoir beau, avoir affaire, avoir droit, avoir besoin, avoir froid/chaud, avoir facile/difficile, l'avoir dure/ belle/ mauvaise, avoir l'air, avoir mal...

Sa fiancée est une peste, il l'a mauvaise !

 

as

Verbe avoir à la deuxième personne du singulier

Tu as raison. Tu as de la chance. Tu as beau courir, tu ne l'attraperas pas.

 

2- a as : Auxiliaire avoir2 

Auxiliaire avoir qui sert à faire le passé composé à la deuxième et à la troisième personne du singulier  

Paul a mangé, il a été malade, sa copine l'a vu, elle l'a soigné.

Tu l'as vu ?

 

Un truc pour reconnaître qu'on a affaire au verbe ou à l'auxiliaire avoir, on remplace le présent de l'indicatif par l'imparfait.

Elle l'avait trahi, il l'avait mauvaise ! Tu avais raison. Tu avais de la chance. Tu avais beau courir.... Paul avait mangé, il avait été malade, sa copine l'avait vu, elle l'avait soigné. Tu l'avais vu ?

Si cela ne marche pas, il y a des chances pour que ce soit la préposition à, voir le § suivant. 

 

3- à : Préposition3 

La préposition à introduit un complément

-de lieu

Je vais à Paris, tu vis à la campagne, il s'ennuie à l'ïle d'Elbe.

-de temps

Reviens à 5h. Je te dis "À demain !"

-de moyen

Je roule à vélo, tu fais la course à moto. Je pêche à la mouche

-de manière

Il prie à genoux. Elle marche à grands pas.

-de prix

Les billets de théâtre sont à 20 euros

 À introduit un complément d'objet indirect

Il commence à parler. Tu veux nuire à ton ami. Il apprend à marcher.

À introduit un nom ou un pronom dans les appels ou les souhaits

À l'aide ! À l'abordage ! À moi ! À bas les régimes ! À table !

Dans certaines locutions

quant à.

Quant à vous, vous avez intérêt à vous taire !

Jusqu'à, à part que, à cause de...

À introduit un complément de relation

La préposition à marque l'appartenance

C'est un ami à moi. Vous avez une façon de parler bien à vous.

Ce couteau est à moi. Cette maison est à mes parents.

C'est une fourchette à trois dents

Elle renforce un possessif qui précède.

C'était ma manière à moi de lui plaire.

C'est notre premier baiser à tous les deux.

La préposition à dans les expressions figées

La barbe à papa, la tête à Mathieu, un fils à papa, une bête à Bon Dieu, la bande à Bonnot, la fête à la grenouille, la tournée à Zazie...

Ce sont des cas exceptionnels, l'usage veut que les compléments de relation soient introduits par DE

le chapeau de mon grand-père, le fils de M. Vantard, la fête de ma ville.

 

La préposition à se contracte avec les articles définis le  et les :

Je vais au marché (à le marché)

Je pense aux enfants (à les enfants) 

 

4- ah & ha : interjections4

-Ah !

Interjection qui marque une émotion vive, la surprise, l'admiration, le désappointement, la colère, le doute...

Ah ! quel malheur !

Ah ! que c'est beau !

Ah ! que je suis déçu !

Ah ! comme je le déteste !

Ah ! mon Dieu !

Ah oui !

Ah ! que non

Ah ! monsieur, vous ne me croyez pas ?

Ah ! ça alors !

Ah ! mais !

Ah ! tu vas voir ce qui t'attend !

 

-Ha ha !

Interjection (double) qui exprime le rire

Ha Ha ! je ris de me voir si belle en ce miroir !

-la raillerie

Ha ha ! Vous m'en direz tant ! 

 

5- a dans des expressions latines

    (ou dans d'autres langues)

   

a priori, a posteriori, a maxima, a minima, a mundo, a condito, a parte...

Rappelons que le latin n'a jamais d'accent et s'écrit en italique dans un texte.

Cependant certaines expressions sont francisées.

à priori, à postériori, etc

> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

a cappella, expression italienne...

on écrit aussi à capella, a capella, alla cappella. 

 

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

NOTES

1 Les pronoms personnels

Voici les pronoms personnels sujet :

je, tu, il ou elle, nous, vous, ils ou elles.

 

je, première personne du singulier

Quand je dis (ou que j'écris) je, il n'y a qu'une personne : celle qui parle (moi) et celle dont je parle (moi)

tu, deuxième personne du singulier

Quand je dis tu, il y a deux personnes

1°celle qui parle (moi)

2°et celle à qui je parle (toi)

il, elle troisième personne du singulier

Quand je dis il ou elle, il y a trois personnes

1°celle qui parle (moi),

2°celle à qui je parle, (toi)

3°et celle dont je parle (lui ou elle)

nous, première personne du pluriel

Quand je dis nous, il n'y a qu'un groupe de personnes dont je fais partie.

vous, deuxième personne du pluriel

Quand je dis vous, il y a :

1°moi ou nous qui parlons

2°toi ou vous qui écoutez

- le vous de politesse se conjugue comme la deuxième personne du pluriel. Vous êtes mon maître, monsieur.

ils, elles, troisième personne du pluriel

Quand je dis ils ou elles, il y a :

1°moi ou nous qui parlons

2°toi ou vous qui écoutez

3°eux et/ou elles dont on parle

 

Remarques sur quelques cas particuliers

-les pronoms personnels représentent des personnes, mais ils peuvent représenter des animaux, si on les fait parler (contes, fables) ou si on leur parle. "Tu veux bien te tenir tranquille, Médor !"

-Tournure de politesse, emploi de la 3ème personne au lieu de la 2ème. Madame voudra bien me donner ses ordres.

Sa Majesté est-elle satisfaite de son serviteur ?

-Nous au lieu de je, le pluriel de modestie. Nous sommes heureux d'avoir réussi à vous plaire, monsieur.

-Nous au lieu de il ou elle. Façon qu'a un avocat de s'exprimer pour parler au nom de son client qu'il représente.

-Nous au lieu de vous, dans un style familier : "Bonjour mademoiselle, alors, nous avons bien dormi ?"

 

Pronoms personnels compléments

moi, me, toi, te, le, lui, la, elle, soi, nous, vous, les, leur, eux, y, en.

Tu le leur fais savoir. Nous la lui recommandons. Vous partirez avec moi. Chacun prend garde à soi. Chante-la avec eux, Faites-le nous connaître. J'en parle. Il y réfléchit. Etc.

On notera que:

-le la les peuvent être aussi des articles définis,

-leur peut être adjectif possessif ou pronom possessif dans le leur, la leur,

-en peut être préposition ou adverbe de lieu

-y peut être adverbe de lieu, et on le trouve aussi dans la locution il y a.

 

 2 Un auxiliaire accompagne :

-un verbe à un temps composé (auxiliaire être ou avoir : je suis tombée dans la boue, j'ai crié de peur) 

-ou un verbe à la voix passive (auxiliaire être, je suis piquée par un moustique)

Pour en savoir + sur les auxiliaires et les semi auxiliaires, voir la note des Délires n°43

3  La préposition

La préposition est un mot invariable qui établit un lien entre les mots ou les syntagmes.

à, de, pour, avec, sur, sous, en, sans, etc.

locutions prépositives ou prépositionnelles :

au-dessus de, jusqu'à, afin de, à la manière de, etc.

> Des prépositions et des locutions prépositives

 

4 L'interjection

C'est :

-une sorte de cri poussé lorsqu'on ressent une vive émotion, un sentiment, une sensation.

Aïe ! Brrr ! Chic ! Zut ! Ouf ! Mince ! Hélas ! Etc.

-une invocation

Mon Dieu ! Seigneur ! Etc.

-un juron

Sapristi ! Sacrebleu ! Etc.

-une onomatopée

Tic tac ! Glou glou ! Prout !

 

Pour en savoir +

> Qu'est-ce qu'une interjection ? Qu'est-ce qu'une onomatopée ?  

 

Comme suite à cet article : Exercice à trous :

> Les homophones - Compléter par a, as, à, ah, ha - QUIZ 37

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:08

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Question :

Que pouvez-vous écrire ?

"Vous, enfin !" m'écriai-je OU m'écrié-je OU m'écriè-je.

Réponse et explication à la fin de l'article

 

Le subjonctif imparfait des verbes avoir et être

J'espérais le revoir, non pas que j'eusse des illusions, mais son absence me pesait.

Il ferait beau voir qu'il fût plus intelligent que moi !

Avoir : j'eusse, tu eusses, il eût, nous eussions, vous eussiez, ils eussent.

Avec le sujet postposé :

Eussé-je (orthographe traditionnelle), eusses-tu, eût-il, eussions-nous, etc.

Eussè-je (nouvelle orthographe)

Être : je fusse, tu fusses, il fût, nous fussions, vous fussiez, ils fussent.

Fussé-je (orthographe traditionnelle), fusses-tu, fût-il, fussions-nous, etc.

Fussè-je (nouvelle orthographe)

 

Le subjonctif plus-que-parfait est formé d'un auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait et du participe passé du verbe.

J'eusse dit, tu eusses dit, il eût dit, nous eussions dit, vous eussiez dit, ils eussent dit...

Eussé-je dit...

Je fusse venu, il fût...

Fussé-je venu...


Le subjonctif plus-que-parfait s'emploie dans la langue soignée avec une valeur de conditionnel passé 2e forme.

J'eusse aimé vivre auprès de vous jusqu'à mon dernier souffle.

J'aurais aimé...

Eussé-je continué à vivre ainsi, pauvre et délaissée ?

Aurais-je continué...

 

Sujet postposé, interrogation fictive :

Eussé-je dit mille fois qu'il fallait m'écouter, cela n'eût servi à rien.

subjonctif plus-que parfait du verbe dire

 Eussé-je, eusses-tu, eût-il...

Cette tournure a un sens proche d'une subordonnée introduite par :

même si (condition avec une nuance concessive)

Même si j'avais dit mille fois qu'il fallait m'écouter, cela n'aurait servi à rien.

quand bien même, quand (temps avec une nuance concessive), quand bien, quand même (conjonctions suivies du conditionnel dans ce cas)

Quand bien même j'aurais dit mille fois...

Quand je l'aurais dit...

Quand bien je l'aurais dit...

Quand même je l'aurais dit...

 

D'autres phrases au subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé deuxième forme.

M'eussiez-vous trahie, je vous eusse encore aimé. Conditionnel passé deuxième forme.

Même si vous m'aviez trahie, je vous aurais encore aimé. Conditionnel passé première forme.

Quand bien même vous m'auriez trahie, je vous aurais encore aimée.

Quand vous m'auriez trahie...

Quand bien vous m'auriez trahie...

Quand même vous m'auriez trahie... 

 

subjonctif imparfait de devoir :

Voilà ce que nous écrivîmes, dussiez-vous nous en vouloir toute votre vie.

Je ferai tout pour le retenir, dût-il partir sur le champ.

Ils battent en retraite, dussent-ils tous en subir les tragiques conséquences.

du verbe être :

Je les repousserai tous, fussent-ils des amis très chers.

 

Autres exemples 

Je doute qu'en aucun pays, fût-ce dans le nôtre, les gouvernants soient un jour capables d'éradiquer la misère.

N'eût-elle jamais eu d'amis, elle n'en eût pas recherché.

La vie eût-elle été mille fois plus pénible, je n'y eusse point renoncé.

Personne ne me donnera le moindre plaisir, fût-ce vous.

 

"fût-ce" est une tournure plus courante. 

 

Attention : il ne faut pas confondre le subjonctif plus-que parfait (ou conditionnel passé deuxième forme) avec le passé antérieur de l'indicatif

Passé simple ou subjonctif imparfait ? Passé antérieur, subjonctif plus-que-parfait ou conditionnel passé ? QUIZ 29

 

Remarques

Accent aigu ou accent grave ?

Quand eussé-je devient eussè-je :

Eussé-je avec l'accent aigu, orthographe traditionnelle

Eussè-je avec l'accent grave, orthographe rectifiée en 1990 du fait de la prononciation [ɛ]

Voir > Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

De même fussé-je, dussé-je

>> et les anciennes formes des verbes se terminant par e avec sujet inversé :

me trompé-je, fustigé-je, chanté-je... 

me trompè-je, fustigè-je, chantè-je...

 

Style recherché et peu usité même à l'écrit, dans les propositions incises qui précisent le locuteur des propos rapportés.

"Me voici enfin, m'écrié-je, vous voulez me voir ?"

= Je m'écrie :"Me voici enfin !" (le récit est au présent)

 

à ne pas confondre avec le passé simple :

"Me voici enfin, m'écriai-je, vous voulez me voir ?"

= Je m'écriai : "Me voici enfin " (le récit est au passé)

 

Si on a un autre pronom sujet, le problème ne se pose pas.

"Me voici enfin, s'écrie-t-il, vous voulez me voir ?"

 "Me voici enfin, s'écria-t-il, vous voulez me voir ?"

 

Pour en savoir +  >> je dusse, dussé-je, dussè-je

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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Question posée au début de l'article :

Que pouvez-vous écrire ?

"Vous, enfin !" m'écriai-je OU m'écrié-je OU m'écriè-je.

Réponse  à la fin de l'article

Réponse :

Les trois orthographes sont possibles.

m'écriai-je : passé simple, le temps du récit.

m'écrié-je : présent de l'indicatif, sujet inversé (je m'écrie). Orthographe traditionnelle

(à rapprocher de dis-je)

m'écriè-je : présent de l'indicatif, sujet inversé. Nouvelle orthographe

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 18:00

 La clef des modes dans les subordonnées conjonctives

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De là à ce que, d'ici à ce que, d'ici que sont des locutions conjonctives qui introduisent des subordonnées temporelles où le verbe est au subjonctif. 

De là à ce que       

Je veux bien te demander pardon mais de là à ce que je me traîne à tes genoux, tu peux toujours courir.

Je veux bien accepter que tu m'offres des cadeaux à ne plus savoir où les mettre, mais de là à ce que tu attendes un seul geste de ma part, on peut toujours rêver.

.........................................

D'ici : à partir de maintenant 

 

D'après Grevisse :

"D'ici que", "d'ici à ce que" est le point de départ de la parole.

"De là à ce que" n'est pas le départ de la parole.

 

D'ici à ce que   

D'ici à ce que j'aie lu tous tes articles, mamiehiou, de l'eau aura coulé sous les ponts !

D'ici à ce que tu me rendes tous les livres que je t'ai prêtés, tu auras vidé ma bibliothèque pour remplir la tienne.

 

D'ici que est moins usité
D'ici que je vous prie de revenir me voir, je me serai mordu les doigts plus d'une fois. 

D'ici que je vous fasse l'aumône d'un seul euro, les grenouilles auront des poils, comme disent les Espagnols*.  

 

*Cuando las ranas crien pelos, quand les grenouilles auront des poils, disent les Espagnols.

Et les Français de dire "quand les poules auront des dents".

Voir les différentes façons de dire "pour ainsi dire jamais" dans les notes du texte 57.

 

Voir :

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

 

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 05:35

 

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Rappel important concernant les locutions qui sont suivies de l'indicatif

Le conditionnel est considéré aujourd'hui comme un temps de l'indicatif.

Dans la plupart des cas où une locution conjonctive peut être suivie de l'indicatif, elle peut l'être aussi du conditionnel.

Exemples

Je sais que tu viendras. -indicatif

Je savais que tu viendrais. futur du passé concordance des temps)

Je sais que tu viendrais  (si tu le pouvais). -futur hypothétique (avec une condition exprimée ou sous-entendue)

 

Si vous voulez en savoir plus sur le conditionnel, temps de l'indicatif, qu'il soit futur hypothétique ou futur du passé, reportez-vous à l'article : Les modes et les temps, ne pas les confondre

 

Remarque 1

Les locutions conjonctives attendu que, étant donné que, étant admis que, vu que, excepté que, hormis que, hors que, loin que, bien loin que, outre que, sauf que, à part que (familier), étaient autrefois des prédicats de propositions absolues.

 

Remarque 2

de ce que, sur ce que, en ce que, pour ce que, etc. sont suivis la plupart du temps de l'indicatif.

 

Remarque 3 

Les propositions corrélatives, définition :

Les propositions corrélatives sont des propositions subordonnées introduites par "que" ou par "pour que", elles sont en corrélation avec un mot, généralement un adverbe placé dans une autre proposition, et qui appelle logiquement la subordonnée.

 

-Adverbes de degré entraînant une conséquence  : si, tant, tellement (... que).

Autres adverbes : ailleurs, ainsi, autrement,différemment, plutôt, en outre, assez, suffisamment, trop, trop peu, suivi ou non de pour que.

 

-Adverbes de degré entraînant une comparaison : plus, moins, autant, aussi, davantage (... que)

Adjectifs synthétiques (plus +adj.) : moindre (comparatif de petit), mieux (de bien), pire ou pis (de mal ou mauvais)

L'adjectif pareil, dans pareil que, est familier.

 

Voir pour le "ne explétif", remarque 4

 

Propositions corrélatives comparatives (=comparaison)

 

a-avec des adverbes de degré de comparaison

-Vous êtes beaucoup plus intelligent que je (ne) le croyais.

-Elle est aussi heureuse que moi (que moi, proposition elliptique, que je le suis) 

-J'ai autant travaillé que vous. (= que vous avez travaillé)

-J'ai bien plus d'amis que vous n'en aurez jamais

 

b-avec des déterminants indéfinis :  plus de... que, moins de... que, autant de... que.

 

Le mode dans ces subordonnées est l'indicatif (ou le conditionnel s'il y a une condition exprimée ou non).

 

Tu as moins travaillé que je te l'avais demandé.

Tu as moins travaillé aujourd'hui que tu l'avais fait hier.*

Tu as moins travaillé que tu l'aurais fait si j'avais été là.*

Tu as moins travaillé que tu l'aurais dû.

Tu as fait moins de travail que ce à quoi je m'attendais.

 

*Ici le verbe faire, verbum vicarium, évite la répétition du verbe travailler. 

 

Remarque 4

Ne explétif

On emploie souvent le ne explétif (facultatif) dans les subordonnées corrélatives appelées par des adverbes de degré (inégalité) plus, moins, moindre (comparatif de petit), meilleur (comp. de bon), mieux (comp. de bien), pire, pis (comp. de mal, mauvais)

Tu n'es ni pire ni meilleur que je ne le suis.

Pour en savoir + voir l'article :

NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je (ne) - avant que je (ne) - je crains que tu (ne) - j'empêche que tu (ne) - je m'attends à ce que tu (ne) - je ne nie pas que tu (ne)...

 

Remarque 5 

on a une proposition sujet d’une phrase averbale dans   

-à preuve que indicatif, subjonctif rare

 

Remarque 6

Dans les locutions qui que, quoi que, quel, que, où que, les éléments qui, quoi, quel, où sont anciennement des pronoms interrogatifs (où est adverbe) qui ont perdu leur nuance interrogative.

Qui est attribut : Qui que vous soyez.

Quoi est sujet réel, attribut ou complément d'objet direct : Quoi qu'il en soit, Quoi qu'il devienne, quoi que vous pensiez.

Quel est attribut : Quelle que soit ton opinion, j'agirai ainsi.

Où (ou d'où que) est complément de lieu. Je te suivrai où que tu ailles.

 

Remarque 7 

Voir la définition des subordonnées corrélatives, remarque 3 ci-dessus.

Propositions corrélatives consécutives (=conséquence)

 

1-si + adjectif ou adverbe + que

Il est si beau que cela me rend folle de lui.

Il chante si merveilleusement que ma raison vacille.

 

2-tellement + adjectif ou adverbe + que

Il est  tellement intelligent que je ne me lasse pas de l'entendre.

Il court tellement vite que personne ne l'égale.

 

3-tellement + verbe + que

Il m'épate tellement que vous ne pourriez croire à quel point.

 

4-tant + verbe + que

Jel'aime tant que j'en pleure parfois.

 

5-tant de (déterminant indéfini) + nom + que

J'ai tant d'admiration pour ses qualités que cela m'étonne moi-même.

 

6-tellement de (déterminant indéfini) + nom + que

Il a tellement de gentillesse que plus gentil que lui tu meurs.

 

Remarque 8

Avec "alors que", "en même temps que", "comme", "pendant que", "tandis que", "tant que", les faits donnés dans les propositions principales et subordonnées impliquent une simultanéité et le plus souvent une durée.   

 

Remarque 9

Cas, éventualité, hypothèse(condition)

Après les expressions qui contiennent les mots cas, éventualité, hypothèse, on met le conditionnel, l'indicatif parfois le subjonctif. Voir le §57 dans  Les emplois du subjonctif

 

Dans le cas où, au cas où, dans l'éventualité où, dans l'hypothèse où, etc. (condition)

 

N'oublie pas de m'apporter ce que je t'ai demandé dans le cas où tu viendrais / viens / viennes. 

 

Rare : dans le cas que, pour le cas que + subjonctif

Langue écrite littéraire (expressions peu appréciées aujourd'hui.)

 

Dans le cas que tu eusses quelque mission urgente, tu me l'eusses fait savoir.

 

Remarque 10

Cas où l'on a une proposition relative où l'antécédent est un adverbe de temps :

Maintenant que, à présent que, aujourd'hui que, présentement que (vieux)

aujourd'hui où, naguère où, etc.

Littéraire. L'antécédent est un nom (précédé d'un déterminant) indiquant le temps : les jours que, les moments que, cette nuit que, à l'instant que, aux instants que, etc.

Dans ces exemples, on peut avoir "où" à la place de "que" le jour où, le moment où, etc.

Ces syntagmes peuvent être considérés comme des locutions conjonctives (Cf. L'Académie) mais, comme ils ne sont pas figés, on peut en décomposer leurs éléments, pronom relatif et antécédent.

 

Remarque 11

Eussé-je, orthographe traditionnelle

Eussè-je orthographe rectifiée en 1990 du fait de la prononciation [ɛ]

De même fussé-je, dussé-je

et les anciennes formes des verbes se terminant par e avec sujet inversé : me trompé-je, fustigé-je, chanté-je...

Style recherché et peu usité même à l'écrit.

Voir l'article : eussé-je

 

   Récapitulation des articles sur le subjonctif

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 10:49

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Une phrase simple contient un seul prédicat, en général un verbe conjugué, mais certaines phrases (averbales) sont sans verbe.

Une phrase complexe contient plusieurs propositions.

Certaines propositions sont appelées traditionnellement propositions subordonnées, elles peuvent avoir pour fonctions toutes les fonctions du nom. Elles commencent par  :

—un pronom relatif

—une conjonction de subordination 

—ou un mot interrogatif (pronom interrogatif, adjectif interrogatif (+ nom) ou adverbe interrogatif).

 

Les conjonctions de subordination sont : que, comme, si, quand, lorsque, puisque.

Les locutions conjonctives sont composées de plusieurs mots : alors que, en même temps que, si tant est que, dans l'hypothèse où, sans que, attendu que, même si, etc.

(Voir la liste dans l'article noté ci-dessous : la clef des modes)

Les conjonctions de subordination et les locutions conjonctives introduisent des propositions subordonnées conjonctives.

 

Un article est consacré à chaque conjonction, locution conjonctive et autre syntagme avec les modes qu'ils régissent  et leur signification dans l''article : 

 

La clef des modes

 

voir aussi l'article Remarques

 

La conjonction de subordination ou la locution conjonctive régit des modes différents, indicatif ou subjonctif, selon la fonction de la subordonnée qu'elle introduit, selon les circonstances — temps, cause, conséquence, but, concession, comparaison, condition, restriction, etc —  et aussi selon certaines nuances, ou usages (familier ou régional - langue littéraire).

On aura ainsi certaines locutions qui peuvent être suivies soit de l'indicatif, soit du subjonctif.

 

Important : On peut, dans de nombreux cas où l'indicatif est employé dans la proposition subordonnée, avoir à sa place un verbe au conditionnel, autrement dit au "futur du passé" ou au "futur hypothétique", qu'il y ait une condition exprimée ou non.  

Le conditionnel est aujourd'hui considéré comme temps de l'indicatif.

 

Exemples :

Tu t'amuses alors que je travaille. Indicatif

 

Je travaille alors que je m'amuserais aussi si je le pouvais. (conditionnel ou futur hypothétique, la condition est exprimée : si je le pouvais.)

 

Je travaille alors que je m'amuserais bien aussi. (conditionnel ou futur hypothétique, la condition n'est pas exprimée)

 

Tu me disais que je pourrais m'amuser quand j'aurais fini mon travail. 

La proposition principale au passé, tu me disais, entraîne :

-le conditionnel présent ou futur du passé, je pourrais,

-le conditionnel passé ou futur antérieur du passé, j'aurais fini,

 

C'est la concordance des temps.

Avec un verbe au présent dans la proposition principale, on a :

Tu me dis que je pourrai m'amuser quand j'aurai fini mon travail.

La principale au présent entraîne le futur et le futur antérieur dans les subordonnées. 

 

Pour en savoir +

Les modes et les temps, ne pas les confondre. Le conditionnel est-il un mode ?

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 09:02

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Le mode du verbe de cette phrase est l'indicatif parce que l'action est réelle.

Le temps est le présent parce que l'action se passe en ce moment.

 

Sommaire de l'article

Les modes - définition

Les temps § de A à H

Le conditionnel :

a-le futur hypothétique (anciennement appelé conditionnel-mode)

b-le futur du passé (anciennement appelé conditionnel-temps)

L'impératif 

Le mode infinitif et le mode participe

Récapitulation de la conjugaison (tous les modes, tous les temps)

Le rôle des auxiliaires avoir et être pour former les temps composés (être pouvant servir aussi pour la voix passive)  

 

LES MODES

 

Le mode est un point de vue.

Le verbe exprime une action réelle, c'est l'indicatif.

L'action est supposée, douteuse, désirée, ou dépend d'un sentiment, c'est le subjonctif.

Dans les phrases injonctives (contenant un ordre ou une interdiction) et les phrases optatives (un souhait), on emploie l'impératif.

L'action est soumise à une condition, une supposition, une hypothèse, c'est le conditionnel (le futur hypothétique, qui est considéré aujourd'hui comme un indicatif.)

Le mode impersonnel comporte un verbe à la forme impersonnelle (il...).

Le verbe peut se présenter sous la forme du mode infinitif ou du mode participe.

 

Si cela se passait toujours comme cela, comme ce serait facile ! Mais voilà, le français est truffé d'exceptions.

 

Le dictionnaire Littré (1877) donne la définition suivante :

Le mode

Terme de grammaire. Nom donné aux différentes formes du verbe employées pour affirmer plus ou moins la chose dont il s'agit, et pour exprimer non pas le temps, mais les différents points de vue auxquels on considère l'existence ou l'action. Les modes sont, en français, l'indicatif, l'impératif, le subjonctif, le conditionnel, l'infinitif et le participe. Les modes s'accordent entre eux, c'est-à-dire que, dans deux propositions qui se commandent, si la première est au présent, la seconde doit être mise au présent ; si la première est au passé, la seconde doit être aussi au passé : je veux que vous fassiez cela ; je voulais, j'ai voulu, j'avais voulu que vous fissiez cela.

 

L'article date un peu, du temps où le conditionnel était considéré comme un mode. Mais je donne ici cette définition, car elle me semble la plus élégante et la plus simple à comprendre que j'aie rencontrée jusqu'à ce jour dans les grammaires (savantes) et les dictionnaires que j'ai compulsés.

 

 

LES TEMPS

 

Imaginez une ligne représentant le temps qui passe.

Situons sur cette ligne l'action ou l'existence exprimée par les verbes des phrases données ci-dessous.

 

A

J'écris cet article. Je suis en train de l'écrire.

J'en ai écrit un hier.

J'en écrirai un autre article demain.

 

.............1................+..............2..............> 

Passé           Présent      Futur

 

Le verbe de la phrase J'écris cet article (+) exprime une action qui se situe au moment présent, sur la petite croix.

J'en ai écrit un hier se situe en (1) dans le passé.

J'écrirai un autre article demain se situe en (2) dans le futur.

 

B

J'avais déjà rédigé cet article quand tu m'as demandé de l'écrire.

 

....3........1................+.............................>

Passé             Présent      Futur

 

J'avais déjà rédigé (3) plus-que-parfait de l'indicatif.

tu m'as demandé de l'écrire (1) passé composé

Le plus-que-parfait de l'indicatif indique que l'action est passée par rapport à une autre action passée. (= antérieure à une action passée)

 

C

On n'est pas toujours puni après qu'on a menti.

 

.............1 ....................................>                      

 

On n'est pas toujours puni (..........) après qu'on a menti (1)

On n'est pas puni, présent de l'indicatif.  

après qu'on a menti, passé composé.

L'action au passé composé est antérieure à celle énoncée au présent.

On notera qu'ici le présent a valeur de vérité générale. L'action de mentir peut se passer à n'importe quel moment.

 Notons en passant que la locution conjonctive après que est toujours suivie de l'indicatif. Voir l'article sur la locution conjonctive Après que

 

D

Je leur montrai cet article après qu'ils me l'eurent demandé.

 

....3........1................+.............................>

Passé             Présent       Futur

 

Je leur montrai cet article (1) après qu'ils me l'eurent demandé (3).

Je leur montrai cet article (1) passé simple

après qu'ils me l'eurent demandé (3) passé antérieur

Le passé antérieur, de même que le plus-que-parfait de l'indicatif, indique que l'action est passée par rapport à une autre action passée. (= antérieure à une action passée) 

 

E

Tu auras lu mon article quand je te demanderai ton avis.

 

.............................+.........4.....2.............>

Passé          Présent        Futur

 

Tu auras lu (4) mon article quand je te demanderai (2) ton avis.

Tu auras lu (4) futur antérieur

je te demanderai (2) futur

Le futur antérieur indique que l'action est future et elle est passée par rapport à une autre action future.

 

Même chose pour la phrase :

Tu pourras partir en vacances (2) après que tu auras repeint la cuisine (4).

Le futur antérieur se trouve ici dans la subordonnée.

 

F

Je te ferai un bisou quand tu partiras.

 

.............................+..............2..............>

Passé           Présent       Futur

 

Je te ferai un bisou (2) quand tu partiras (2).

Les deux actions sont simultanées dans le futur, elles se trouvent en 2.

Voir l'article sur la conjonction "quand"

 

G

Je t'aurai bien dit de faire attention avant que tu ne tombes !

 

.............................+..........4....2..............>

Passé           Présent         Futur

 

Je t'aurai bien dit (4) de faire attention avant que tu (ne) tombes !(2)

Je t'aurai bien dit (4) futur antérieur

avant que tu ne tombes (2) on a le présent du subjonctif puisque le futur du subjonctif n'existe pas. L'action est future.

Le futur antérieur indique que l'action est future mais passée par rapport à une autre action future.

La locution conjonctive "avant que" est toujours suivie du subjonctif.

Voir l'article sur la locution conjonctive "avant que" 

 

H

Je lisais quand tu es arrivé.

Je lisais quand il arriva.

J'étais en train de lire quand vous êtes arrivés.

 

.........ooooo1................+............................>

Passé              Présent         Futur

 

Je lisais (ooooo1) quand tu es arrivé (1).

Je lisais (ooooo1) quand il arriva (1).

J'étais en train de lire (ooooo1) quand vous êtes arrivés (1).

Je lisais, j'étais en train de lire, (ooooo1), l'imparfait de l'indicatif indique que l'action est passée et qu'elle a ici une certaine durée ooooo

quand tu es arrivé (1), quand vous êtes arrivés (1), quand il arriva (1), le passé composé comme le passé simple (llittéraire) indique ici que l'action s'est passée à un moment précis du passé sans idée de durée.

 

Pour connaître les autres emplois de l'imparfait et du passé simple voir la note des Délires n°24

 

Le conditionnel

 

Et qu'en est-il du conditionnel ?

On distingue :

-le futur hypothétique qui implique le point de vue de la condition, de la supposition, de l'hypothèse,  

-et le futur du passé  

Aujourd'hui, les linguistes s'accordent pour ranger le conditionnel (présent et passé) dans les temps de l'indicatif.

 

 

Le futur du passé (ou conditionnel-temps)

 

1-Je ne savais pas si tu viendrais faire des courses avec moi.

 

.............1......5..........+............................>

 

Je ne savais pas (1) si tu viendrais faire des courses avec moi (5).

Je ne savais pas (1) imparfait de l'indicatif

si tu viendrais (5) futur du passé

Le futur du passé exprime une action passée (5) mais future par rapport à une autre action passée.

 

2-J'étais sûre (1) que tu viendrais (5) faire des courses avec moi.

3-Tu m'as dit (1) que tu viendrais (5)

 

Mettons les phrases 1, 2 et 3 au présent :

4-Je ne sais pas si tu viendras faire des courses avec moi.

5-Je suis sûre que tu viendras faire des courses avec moi.

6-Tu me dis que tu viendras.

On constate que si on a le présent dans la proposition principale, on a le futur dans la subordonnée.

Dans les phrases 1,2 et 3, le temps passé de la principale a entraîné un futur du passé (conditionnel-temps) dans la subordonnée.

C'est ce qu'on appelle la concordance des temps.

 

7-Elle affirme que tu arriveras avant elle. (le présent entraîne un futur)

8-Elle affirmait/a affirmé,/affirma que tu arriverais avant elle. (l'imparfait, ou le passé composé ou le passé simple) entraîne le futur du passé (=conditionnel présent)

9-J'avais bien dit que tu serais arrivée avant moi, et que tu aurais mangé tous les gâteaux !

J'avais bien dit, plus-que-parfait de l'indicatif

tu serais arrivée/ tu aurais mangé, futur antérieur du passé (=conditionnel passé)

 

Le futur hypothétique (ou conditionnel-mode)

 

Si j'avais une bonne amie (maintenant) je serais heureux.  

Je dormirais si tu n'étais pas aussi bruyant.

serais, dormirais, conditionnel présent

La chose n'existe pas, elle ne s'accomplit pas dans le présent, c'est l'irréel du présent. Mais il n'est pas exclu qu'elle survienne.

 

Si j'avais eu une bonne amie j'aurais été heureux.  

Si j'avais eu une bonne amie j'eusse été heureux.  

J'aurais dormi si j'avais eu un peu de silence.

J'eusse dormi si tu me l'eusses permis.

j'aurais été heureux, j'aurais dormi, conditionnel passé 1re forme

j'eusse dormi, conditionnel passé 2e forme

La chose n'a pas eu lieu, c'est l'irréel du passé.

Le conditionnel passé 2e forme appartient à la langue soutenue et littéraire.

 

On rencontre le conditionnel dans des cas spécifiques comme après les conjonctions de subordination quand, quand même, quand bien même (dans le sens de même si)

ou dans des propositions soumises à une condition comme :

Je serais venu si j'avais su.

Voir l'article sur la clef des modes

 

 Pour en savoir + sur le conditionnel et faire un exercice d'application, voir l'article :

Le conditionnel ne serait-il plus un mode ?

 

 L'impératif

 

1-Phrases injonctives (ordre ou interdiction)

Léon, range ta chambre ! Ne rentre pas tard ce soir !

2-Phrases optatives (souhait)

Veuillez me faire grâce de vos remarques.

 

Trois personnes dont le sujet n'est pas exprimé.

Les 2e personnes du singulier et du pluriel : Chante-moi une berceuse ! Prenez la porte !

La 1re personne du pluriel : Vivons heureux, vivons cachés !

 

Pour les personnes qui manquent, on peut prendre le subjonctif :

Que le ciel vous entende !

Vienne la nuit sonne l'heure. Les jours s'en vont je demeure. Guillaume Apollinaire

 

Ses temps

Le présent : Sois belle et tais-toi !

Le passé : Sois rentré avant 10h et aie fait tes devoirs avant midi !

 

Attention ! Les verbes se terminant par E (ceux du 1er groupe et quelques-uns du 3ème groupe) ne prennent pas de S à la 2e personne du singulier (qui correspond à tu)

1er groupe : Parle ! Saute ! Ne bétifie pas ! Nettoie ! Essuie ! Balaie !

3ème groupe : Cueille... ! Sache... ! Veuille... !  

Le mode infinitif

 

Les fonctions de l'infinitif sont les mêmes que celles du nom.

Souffler n'est pas jouer. Je te demande de venir. Elle aime lire mon blog. 

 

 Le mode participe

 

Les fonctions du participe sont celles de l'adjectif qualificatif.

Je cherche quelqu'un sachant m'expliquer le conditionnel. Une règle bien expliquée se retient facilement. 

 

 Le gérondif

 

Le gérondif équivaut à un adverbe, il est complément circonstanciel. 

Il lit mon blog en espérant y trouver quelque chose qui vaille la peine.

 

Récapitulation des modes et des temps

Conjugaison

l'indicatif

les temps simples :

présent : j'écris

imparfait : j'écrivais

passé simple : j'écrivis

futur : j'écrirai

les temps composés

le passé composé: j'ai écrit

le plus-que-parfait : j'avais écrit

le passé antérieur : j'eus écrit

le futur antérieur : j'aurais écrit

 

le subjonctif

temps simples

présent : (il faut que) j'écrive / il écrive

imparfait : (il fallait que) j'écrivisse / il écrivît

temps composés

passé : (il faut que) j'aie écrit cela avant demain. / il ait écrit

plus-que-parfait : (il fallait que) j'eusse écrit cela avant le lendemain. / il eût écrit

 

le conditionnel (considéré aujourd'hui comme un temps de l'indicatif)

futur (antérieur) hypothétique et futur (antérieur) du passé

temps simple

présent : j'écrirais 

temps composés

le passé 1re forme : j'aurais écrit (ou futur antérieur hypothétique ou futur antérieur du passé) de même :

le passé 2e forme : j'eusse écrit (même forme que le subjonctif plus-que-parfait)

 

l'impératif

temps simple

présent : écris !

temps composé

passé : aie écrit cet article avant que je me fâche !

 

l'infinitif

présent : écrire

passé : avoir écrit

 

le participe

présent : écrivant

passé : écrit

 

Notes

Les temps composés se forment avec les auxiliaires être ou avoir. Les verbes qui se conjuguent avec avoir sont les plus nombreux.

J'ai écrit, je suis arrivé.

Certains verbes peuvent se conjuguer avec avoir ou être selon le sens.

Exemple : déchoir

 

Déchoir se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand il exprime une action : depuis ce moment il a déchu de jour en jour ; et avec l'auxiliaire être, quand il exprime un état : il y a longtemps qu'ils sont déchus de ces privilèges. Dictionnaire Littré

 

L'auxiliaire être sert aussi à former la voix passive (des verbes transitifs directs)

Cette nouvelle est écrite par mamiehiou. (indicatif présent)

Le roman fut écrit il y a bien longtemps. (passé simple)

Ces articles auraient été écrits hier. (conditionnel passé)

Les lettres seront écrites de votre propre main.

il a été écrit, il serait écrit, elle aurait été écrite, ils eussent été écrits, être écrit, avoir été écrit, ayant été écrit, etc.

 

Attention ! Ne pas confondre le rôle des auxiliaires

Elle écrit, présent, voix active

Elle est écrite, présent, voix passive

elle a écrit, passé composé, voix active

Elle a été écrite passé composé, voix passive

En bleu, l'auxiliaire être de la voix passive.

 

Pour en savoir plus sur les auxiliaires et semi auxiliaires voir la note du texte 43

 

Nota bene

Toutes les nuances des temps ne sont pas traitées dans cet article.

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 04:16

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Exercice sur le subjonctif  

 

QUIZ 29  

 

Exemple de question à se poser :

Choisiriez-vous de dire : eus -eussé- OU eusse dans la phrase :

.....-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'.....pas bougé d'un pouce

> Voir dans la partie correction (grisée) la phrase n°14

 

Voir : > Les valeurs et les emplois du subjonctif

> La conjugaison des verbes au subjonctif - comment déjouer ses difficultés.

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

> Récapitulation de tous les articles sur le subjonctif

 

Exercice

Reconnaissez le mode et le temps.

Vous avez affaire :

-au passé simple de l'indicatif ou à l'imparfait du subjonctif,

-ou bien au passé antérieur de l'indicatif ou au plus-que-parfait du subjonctif.

Le plus-que-parfait du subjonctif a la même forme que le conditionnel passé 2e forme.

 

Barrez ce qui est faux dans les phrases suivantes :

 

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra - obtempérât pas immédiatement.

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez  menti de la sorte.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses  raconté des sornettes ?

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

 

5-Comment ne l'eus-je – l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus – n'eusse jamais quitté mon village.

 

7-A peine eussé-je - eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer.

 

8-Le danger, eut-il - eût-il été imminent, nous n'eûmes – eussions pas bougé d'un pouce.

 

9-Peut-être eût-il - eut-il raconté comme vous les pires balivernes.

 

10-Je lui parlerais tout de go, fût-il - fut-il le roi d'Espagne.

 

11-Eût-il - eut-il raison que je ne le croirais aucunement.

 

12-Ils travaillèrent le temps d'amasser un petit pécule, si mince fut-il - fût-il.

 

13-Bête tout enfant, il le fut - fût, il le resta.

 

14-Eussé-je - eus-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'eus - n'eusse pas bougé d'un pouce

 

15-Après qu'il eut - eût quitté la scène, il s'effondra.

 

16-M'eût-il - eut-il aimée s'il m'eût - m'eut connue plus jeune de vingt ans ?

 

17-Eût-il - eut-il décroché la lune pour elle ?

 

18-Eût-il - eut-il été là, rien n'aurait été comme avant.

 

19-Elle avait ses projets, soit qu'elle eût - eut un fils ou une fille.

 

20-Il serait possible qu'à nous deux, nous n'eûmes - n'eussions qu'une seule secrétaire.

 

21-Sans ses crises d'angoisses, il eût été – eut été le plus heureux du monde

 

22-Le plus rapide de tous ne l'eût - eut pas rattrapé.

 

23-Quand il l'eut - eût choisie, son avenir s'éclaira.

 

24-C'était l'homme le plus distingué qu'elle eût - eut jamais vu.

 

25-Le bateau à quai, il nous eût – eut fallu rejoindre notre capitaine en goguette.

 

26-À votre âge, madame, m'eût-il - m'eut-il dit, il ne faut point rêver !

 

27-Qu'il eût – eut été heureux de la retrouver après vingt ans !

 

28-M'occuper d'elle comme l'eût – eut fait une infirmière, et qui plus est, la distraire, eut - eût été au-dessus de mes forces.

 

29-C'eut été - eût été, comme eût dit - eut dit le bouffon, rien moins qu'un roi sans grande magnificence.

 

30-Trop douce, on l'eût - eut accusée de tous les faiblesses.

 

31-Il eut - eût beau crier, personne ne l'entendit.

 

32-Sitôt qu'elle eut - eût avalé son verre de gin, on la vit tituber.

 

33-Il semblait, me dit-il qu'elle n'eût jamais eu - n'eut jamais eu vingt ans.

 

35-Il y eut - eût un soir, il y eut – eût un matin, ce fut – fût le premier jour.

 

36-Il y eut – eût ce jour-là plus de dix mille morts.

 

37-Elle s'évanouit sitôt après qu'elle l'eut - eût vu mort.

 

38-A peine cette phrase lui eut-elle - eût-elle échappé qu'elle éclata en sanglots.

 

39-Il fit mille bêtises sans qu'elle le sût – sut.

 

40-Je me demandais parfois si je n'eusse – n'eus pas mieux fait de me jeter dans ses bras.

 

41-Ce film, à peine l'eussent-ils vu - l'eurent-ils ils vu,  ils en furent tout abasourdis. 

 

42-Son comportement, dussent – durent tous ses amis ne pas l'apprécier, était le plus galant qui se put – pût voir.

 

43-Rien n'aurait pu le fâcher, dût-il - dut-il revenir sur ses pas.

 

CORRECTION

On peut avoir plusieurs solutions.

1-J'ordonnais qu'il obéît – obéit sur le champ et je regrettais qu'il n'obtempéra n'obtempérât pas immédiatement.

Subjonctif après ordonner, vouloir etc (verbes qui expriment la volonté), regretter (le sentiment)

 

2-Il lui demanda comment il se faisait que vous lui eûtes - eussiez menti de la sorte.

Le subjonctif et l'indicatif sont possibles.

L'indicatif insiste sur la réalité du fait.

Discours direct : Comment se fait-il que vous m'avez menti de la sorte ?

Le subjonctif implique un doute.

Comment se fait-il que vous m'ayez menti ? Vraiment, j'ai peine à y croire !

Ce cas reste à discuter.

 

3-Je voulus savoir comment il se faisait que tu m'eus - m'eusses raconté des sornettes ?

Le subjonctif et l'indicatif sont possibles.

"Comment se fait-il que depuis des années qu'on a les 35 heures, pas un seul pays au monde ne nous a imité ? Alors soit on est des génies, soit ce n'est pas sûr qu'on ait raison." [Nicolas Sarkozy]
Extrait de l'émission 'J'ai une question à vous poser' TF1 - 5 Février 2007

 

4-Comment ne l'eût-elle – l'eut-elle pas reconnu avec sa casquette de guingois ?

Conditionnel passé (2e forme) qui équivaut à un subjonctif plus-que-parfait

=Comment ne l'aurait-elle pas reconnu ? (conditionnel passé 1re forme)

 

5-Comment ne l'eus-je l'eussé-je pas réussi ? Tout était si facile.

Idem.

Comment ne l'aurais-je pas réussi ?

 

6-Et voilà comment il se trouvait que je n'eus n'eusse jamais quitté mon village.

Subjonctif. Le verbe est accompagné d'une négation ne jamais - la principale est impersonnelle.

Mais on pourrait discuter ce cas.

 

7-À peine eussé-je eus-je commencé à parler, qu'il se mit à vociférer.

L'action est réelle et elle est passée par rapport à une autre action passée, c'est le passé antérieur.

On rencontre donc l'indicatif après à peine.

>> Eussé-je, fussé-je

>>Dussé-je / dussè-je

La prononciation actuelle étant [ɛ] le Conseil supérieur de la langue française a recommandé en 1990 de remplacer ce é par un è.

 

8-Le danger, eut-il eût-il été imminent, nous n'eûmes eussions pas bougé d'un pouce.

Le subjonctif équivaut au conditionnel

= Le danger, s'il eût été/même s'il avait été imminent, nous n'aurions pas bougé d'un pouce.

>> Voir même si

 

9-Peut-être eût-il – eut-il raconté comme vous les pires balivernes.

Idem

 

10-Je lui parlerais tout de go, fût-il – fut-il le roi d'Espagne.

L’imparfait du subjonctif équivaut à un conditionnel passé dans une sous-phrase ayant le sens d'une proposition commençant par même si (langue littéraire).

>> Voir même si

 

11-Eût-il – eut-il raison que je ne le croirais aucunement.

Conditionnel - Il aurait-il raison / même s'il avait raison

 

12-Ils travaillèrent le temps d'amasser un petit pécule, si mince fut-il fût-il.

Idée de concession, bien qu'il fût mince. Sujonctif

>> si

 

13-Bête tout enfant, il le fut – fût, il le resta.

Fut, passé simple

 

14-Eussé-je – eus-je senti la terre entière se dérober sous mes pas, je n'eus n'eusse pas bougé d'un pouce

Eussé-je senti, plus-que-parfait du subj. = même si j'avais senti

Même si j'avais senti la terre bouger sous mes pas, je n'aurais pas bougé d'un pouce.

 

15-Après qu'il eut – eût quitté la scène, il s'effondra.

Fait réel, indicatif. L'action de quitter la scène est antérieure à l'autre action.

Passé antérieur. Jamais de subjonctif après après que, et toujours un temps composé à l'indicatif

>> après que

 

M'eût-il – m'eut-il aimée s'il m'eût - m'eut connue plus jeune de vingt ans ?

M'eût-il aimée = m'aurait-il aimée, conditionnel passé

S'il m'eût connue, conditionnel passé après si = s'il m'avait connue

 

Eût-il – eut-il décroché la lune pour elle ?

Aurait-il décroché la lune ? Conditionnel

 

Eût-il – eut-il été là, rien n'aurait été comme avant.

Subjonctif plus-que-parfait en tête de phrase. Même s'il avait été là / il aurait été là

Elle avait ses projets, soit qu'elle eût – eut un fils ou une fille.

Soit que locution conjonctive de condition entraînant le subjonctif.

>> soit que

 

20-Il serait possible qu'à nous deux, nous n'eûmes n'eussions qu'une seule secrétaire.

Subj. Idée de possibilité dans la principale impersonnelle- Fait non encore réalisé.

>> emplois du subjonctif

 

Sans ses crises d'angoisses, il eût été eut été le plus heureux du monde

= il aurait été

 

Le plus rapide de tous ne l'eût – eut pas rattrapé.

= cond. passé. = Il ne l'aurait pas rattrapé.

 

Quand il l'eut – eût choisie, son avenir s'éclaira.

Action passée (réelle) par rapport à une autre action passée, passé antérieur.

 

C'était l'homme le plus distingué qu'elle eût – eut jamais vu.

Subjonctif dans une relative qui suit un superlatif, le plus...

 

25-Le bateau à quai, il nous eût – eut fallu rejoindre notre capitaine en goguette.

Il nous aurait fallu, cond.

 

À votre âge, madame, m'eût-il eut-il dit, il ne faut point rêver !

Cond. = m'aurait-il dit

 

Qu'il eût eut été heureux de la retrouver après vingt ans !

Souhait. Subj. = Comme il aurait été heureux

 

M'occuper d'elle comme l'eût eut fait une infirmière, et qui plus est, la distraire, eut eût été au-dessus de mes forces.

comme l'eût fait une infirmière subj. plus-que-parfait à valeur de cond. passé aurait fait.

eût été idem. aurait été au-dessus de mes forces.

C'eut été eût été, comme eût dit eut dit le bouffon, rien moins qu'un roi sans grande magnificence.

Cela aurait été, comme aurait dit le bouffon...

30-Trop douce, on l'eût eut accusée de tous les faiblesses.

idée de condition, si elle avait été trop douce, on l'aurait accusée

 

Il eut eût beau crier, personne ne l'entendit.

Fait réel, indicatif – passé simple

 

Sitôt qu'elle eut eût avalé son verre de gin, on la vit tituber.

Passé antérieur - Fait réel, indicatif

 

On peut écrire :

Sitôt qu'elle avala son verre de gin, on la vit tituber.

Dans une phrase au passé, après : dès que, aussitôt que, sitôt que, le verbe peut être soit au passé antérieur, soit au même temps que le verbe principal, car on peut considérer que les actions se succèdent immédiatement, comme presque simultanées.

Cf. le Grevisse

 

Il semblait, me dit-il qu'elle n'eût jamais eu n'eut jamais eu vingt ans.

Subjonctif plus-que-parfait

Principale impersonnelle, il semblait que

 

35-Il y eut – eût un soir, il y eut eût un matin, ce fut fût le premier jour.

Fait biblique La Génèse (donné comme réel), indicatif, passé simple.

 

Il y eut eût ce jour-là plus de dix mille morts.

Fait réel, indicatif

action passée, passé simple, temps du récit

 

Elle s'évanouit sitôt après qu'elle l'eut eût vu mort.

Passé antérieur. L'action est passée par rapport à une autre action passée.

Pas de subjonctif après après que mais l'indicatif.

 

À peine cette phrase lui eut-elle eût-elle échappé qu'elle éclata en sanglots.

Assurément un passé antérieur, action passée par rapport à une autre action passée.

Le subjonctif plus-que-parfait peut-il se discuter ?

 

Il fit mille bêtises sans qu'elle le sût sut.

Subjonctif après sans que

>> sans que

 

40-Je me demandais parfois si je n'eusse n'eus pas mieux fait de me jeter dans ses bras.

conditionnel passé =si je n'aurais pas mieux fait. Discours indirect

Je me demandais parfois : "Ne ferais-je pas mieux de me jeter dans ses bras ?"

Ce film, à peine l'eussent-ils l'eurent-ils ils vu, ils en furent tout abasourdis.

Passé antérieur, action passée par rapport à une autre action passée.

Comme la phrase 7

 

Son comportement, dussent – durent tous ses amis ne pas l'apprécier, était le plus galant qui se put se pût voir.

Même si tous ses amis ne devaient pas l'apprécier

dût et dussent acceptent l'inversion comme eussé-je, dussé-je, fussé-je.

 

Rien n'aurait pu le fâcher, dût-il – dut-il revenir sur ses pas.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:09

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LES QUIZ

 

EUSSÉ-je senti la terre entière se dérober sous mes pas,

je n' EUSSE pas bougé d'un pouce

 

Exercice sur le subjonctif - QUIZ 28 

 

Les numéros que vous trouverez dans l'exercice correspondent aux divers paragraphes de l'article qui donne les règles régissant le subjonctif et ses temps dans : Valeurs et emplois du subjonctif

La conjugaison des verbes au subjonctif - comment déjouer ses difficultés

   

Exercice : Conjuguez les verbes mis entre parenthèse. Plusieurs réponses sont souvent possibles.

Peut-être trouverez-vous d'autres solutions que celles proposées dans la correction.

 

Rappel. Dans les cas où l'on a l'imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif, on a affaire à la langue soutenue et littéraire. N'omettez pas de les employer quand la phrase s'y prête.

 

...........................................................................

 

Exemples :

1-Je demande qu'il (partir) avant cinq heures. 

2-J'exigeai qu'il (s'en aller) avant la nuit.

 

1-Je demande qu'il (partir) avant cinq heures. -parte, soit parti

Je demande qu'il parte avant cinq heures. Subjonctif présent

Je demande qu'il soit parti avant cinq heures. Subjonctif passé

 

2-J'exigeai qu'il (s'en aller) avant la nuit. -s'en allât, s'en fût allé

Dans ce cas la langue est soignée (avec le passé simple de exigeai)

J'exigeai qu'il s'en allât  avant la nuit. Subjonctif imparfait

J'exigeai qu'il s'en fût allé avant la nuit. Subjonctif plus-que-parfait

 

 

...........................................................................

 

Lire à la fin de l'article suivant ce que pensent du subjonctif imparfait et plus-que-parfait quelques écrivains fameux.

 

 

La correction suit l'exercice

1

Il ne faut pas que tu le (voir) mourir.

Tu as raison, il ne fallait pas que je le (voir) mourir, mon pauvre chien que j'aimais tant.

Il faudrait qu'elle (pouvoir) sécher ses larmes.

Il aurait fallu que tu (chanter) plus juste pour gagner un prix.

Il fallait que nous (venir) te voir jouer pour que nous (pouvoir) donner notre avis.

Il était probable qu'il (arriver) quelque chose.

Il ne s'attendait pas à ce que je (venir).

 

2

Nous ne nous attendions pas à ce que tu nous (convaincre). 

Tu avais décidé de renoncer à la cigarette bien avant que je te le (demander).

 

3, 4 & 5

Il n'est pas certain qu'il me (rester) fidèle.

Nous doutons qu'il (pouvoir) comprendre cet exercice difficile.

Se peut-il qu'elle y (parvenir) ?

Se pouvait-il que nous (s'attendre) à ce qu'elle nous (pardonne) ?

Je ne suis pas vraiment sûr que vous (venir) tous à la manifestation demain.

 

6

Nous ne doutions pas qu'il (savoir) bien s'y prendre.

Je n'ai jamais douté qu'il (partir) ce jour-là.

Nul doute que vous (combattre) avec ferveur.

 

7

Je me doute que tu ne (résoudre) jamais ce problème.

Je me doute bien que tu ne (savoir) pas grand chose, mon pauvre petit.

 

8

J'interdisais qu'il (s'introduire) ici sans autorisation.

Il convenait que vous (retenir) votre souffle.

Je proposerai que tout le monde (résoudre) cette difficulté sur le champ.

Elle supplia qu'il la (absoudre).

Il ne fallait pas que vous (s'excuser).

Il convient que vous la (plaindre).

 

9

Il était bien improbable qu'il me (mentir).

Peut me chaut qu'il (pouvoir gagner) !

 

10

Nous avions considéré comme nul que vous nous (demander) des comptes.

J'ai trouvé un peu cavalier que vous me (parler) comme cela.

 

11

Le fait que vous (savoir) ce secret est incroyable.

 

12 

Ce n'est pas que je (être) regardante, mais tout de même ! -sois, suis

Ce n'était point que je (vouloir) vous abuser, sachez-le.

 

13

Rien ne sera comme avant, je ne crois pas que vous en (prendre) conscience.

 

14

Je ne dis pas qu'il me (convaincre) toujours.

Cela ne veut pas dire qu'un jour vous la (comprendre).

Vous ne pouvez pas dire non plus que vous (voir) le bout du tunnel. 

 

15

Le malheur veut que vous (faire) la bête.

Il n'empêche que vous (se mettre) toujours en quête de la petite bête.

Vous ignorez que votre fille (avoir) un accident il y a quinze jours !

Vous ignoriez qu'elle (être) blessée.

 

16

J'oubliais que le destin le (emporter) si vite.

 

17

Il se plaignit de ce que vous ne (faire) pas votre devoir comme vous le (devoir).

Je me réjouis aujourd'hui de ce que la vie vous (être) douce.

Vous indignez-vous parfois de ce que je (prendre) beaucoup de plaisir à vous agacer ?

 

18

J'espère bien qu'ils (venir) à mon anniversaire. -viendront

Pour ce qui est de Paul, je n'espère pas qu'il me (faire) cette faveur.

J'espérais que tu ne (faire) pas autant de tapage.

Tu n'espérais tout de même pas que je te (prendre) pour quelqu'un d'intelligent !

Pouvait-elle espérer qu'il lui (envoyer) une carte postale ?

N'espérez pas que vous me (faire) changer d'avis !

 

19

Que le ciel (fondre) sur lui !

Qu'on ne le (revoir) jamais !

 

20

Qu'il (falloir) manger pour vivre, est une évidence, pauvre Harpagon !

Que vous (faire) bombance chaque soir ne m'importune guère.

 

21

Que la vie (être) facile sans vous !

 

22

(Venir) le printemps, (venir) les beaux jours !

 

23

Probable qu'on le (maintenir) en vie

Impossible qu'il (courir) aussi vite que le champion !

 

24

Moi ! Qu'on me (faire) travailler pour des clopinettes !

 

25

Il n'était pas pensable que tu (agir) ainsi.

 

26

Supposition que tu (croire) à Dieu et à Diable et que tu (mourir) aujourd'hui.

 

27

Pourvu qu'elle (se taire) pour de bon !

 

28

Prends garde qu'il ne te (nuire) pas.

 

29

(Plaire) à Dieu qu'il ne (partir) pas pour de bon. -Plaise, Plût / parte, partît, soit parti, fût parti

(Pouvoir) vos forces vous revenir !

 

30a

"Elle ne s'entend pas avec lui.. Croyez-vous qu'elle (aller) rompre ?

Non, pas que je (savoir)"

 

30b

Je ne (savoir ) pas qu'il (se rendre) coupable d'une pareille ignominie.

 

31

Non pas que je t'en (vouloir) que tu me (donner) un nom d'oiseau ce jour-là, mais le coup fut rude.

 

32

Le moyen que je te (faire) enrager, dis-le moi.

 

33

D'où vient que vous (être) si mal embouché ?  

 

34

Que je (être) heureuse qu'il me (épouser) en 1928 !

 

35

Je regardais autour de moi ; il n'y avait que des herbes folles ; on (dire) des touffes d'asphodèles. 

 

 

Exercice sur le subjonctif

Correction 

 

1

Il ne faut pas que tu le (voir) mourir. -voies

 

Tu as raison, il ne fallait pas que je le (voir) mourir, mon pauvre chien que j'aimais tant. -voie, visse

voie, subj. présent, langue courante

visse, subj. imparfait, langue soignée. On respecte ici la concordance des temps

 

Il faudrait qu'elle (pouvoir) sécher ses larmes. - puisse, pût 

« On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel. Exemple : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt. »

Arrêtés ministériels du 31 juillet 1900 et du 26 février 1901

 

>>De même le passé du subjonctif au lieu du plus-que parfait.

 

Il aurait fallu que tu (chanter) plus juste pour gagner un prix. -chantes, chantasses -aies chanté, eusses chanté

 

Il fallait que nous (venir) te voir jouer pour que nous (pouvoir) donner notre avis. -venions/puissions, -vinssions /pussions- soyons venus/ ayons pu- fussions venus/ eussions pu

 

Il était probable qu'il (arriver) quelque chose. -arrive, arrivât, soit arrivé, fût arrivé

 

Il ne s'attendait pas à ce que je (venir). -vienne, vinsse

 

2

Nous ne nous attendions pas à ce que tu nous (convaincre).

-convainques, convainquisses

 

Tu avais décidé de renoncer à la cigarette bien avant que je ne te le (demander). -l'aie demandé, l'eusse demandé

 

3, 4 & 5

Il n'est pas certain qu'il me (rester) fidèle. -reste, soit resté, resterait, serait resté 

 

Nous doutons qu'il (pouvoir) comprendre cet exercice difficile. -puisse, ait pu

 

Se peut-il qu'elle y (parvenir) ? -parvienne, soit parvenue

 

Se pouvait-il que nous (s'attendre) à ce qu'elle nous (pardonne) ? -nous attendions, pardonne / nous soyons attendu, ait pardonnés / nous attendissions, pardonnât / nous eussions attendus, eût pardonnés

 

Je ne suis pas vraiment sûr que vous (venir) tous à la manifestation demain. -viendrez, veniez

 

6

Nous ne doutions pas qu'il (savoir) bien s'y prendre. -savait, saurait, sache, sût, a su, avait su, ait su, eût su, aurait su

 

Je n'ai jamais douté qu'il (partir) ce jour-là. -parte, partait, partirait, soit parti, partît, serait parti, fût parti

 

Nul doute que vous (combattre) avec ferveur. - combattiez,

combatissiez, ayez combattu, eussiez combattu, combattez, avez combattu, combattriez, auriez combattu,

 

7

Je me doute que tu ne (résoudre) jamais ce problème. -résoudras

 

Je me doute bien aussi que tu ne (savoir) pas grand chose, mon pauvre petit. -sais

Jamais de subjonctif après se douter que.

 

8

J'interdisais qu'il (s'introduire) ici sans autorisation. -s'introduise, s'introduisît

 

Il convenait que vous (retenir) votre souffle. -reteniez, retinssiez

 

Je proposerai que tout le monde (résoudre) cette difficulté sur le champ. -résolve

 

Elle supplia qu'il la (absoudre). -l'absolve, lui donnât l'absolution ou l'absolût.

Peut-être avez-vous cru à un piège. Bon nombre de dictionnaires affirment que le verbe absoudre n'a ni passé simple, ni subjonctif imparfait (ex. le Robert) et cependant le Littré propose j'absolus, tu...et que j'absolusse, tu...

Voir les verbes défectifs

 

Il ne fallait pas que vous (s'excuser). -vous excusiez, vous excusassiez

 

Il convient que vous la (plaindre). -plaigniez   

 

9

Il était bien improbable qu'il me (mentir). -mente, mentît, ait menti, eût menti, mentirait (si...) aurait  menti (si...)

 

Peut me chaut qu'il (pouvoir) gagner ! -puisse, pût, ait pu, eût pu

 

10

Nous avions considéré comme nul que vous nous (demander) des comptes. -demandiez, ayez demandé, eussiez demandé

 

J'ai trouvé un peu cavalier que vous me (parler) comme cela. - parliez, m'ayez parlé 

 

11

Le fait que vous (savoir) ce secret est incroyable. -sachiez, sussiez, ayez su, eussiez su

 

12 

Ce n'est pas que je (être) regardante, mais tout de même ! -sois, suis

 

Ce n'était point que je (vouloir) vous abuser, sachez-le. -veuille, voulusse, voulais, voulus

 

13

Rien ne sera comme avant, je ne crois pas que vous en (prendre) conscience. -prenez, preniez

 

14

Je ne dis pas qu'il me (convaincre) toujours. - convainque, convainc, m'ait convaincue, a convaincue, convaincra

 

Cela ne veut pas dire qu'un jour vous la (comprendre). -compreniez,

 

Vous ne pouvez pas dire non plus que vous (voir) le bout du tunnel. -voyiez

subjonctif après vouloir dire, pouvoir dire.

   

15

Le malheur veut que vous (faire) la bête. -faites, fassiez  

 

Il n'empêche que vous (se mettre) toujours en quête de la petite bête. -vous mettez, mettiez (subj. rare)

 

Vous ignorez que votre fille (avoir) un accident il y a quinze jours ! -a eu, ait eu (subj. rare)

 

Vous ignoriez qu'elle (être) blessée. -était, fût

 

16

J'oubliais que le destin le (emporter) si vite. -l'a si vite emporté, l'avait emporté, l'eut emporté, l'ait emporté, l'eût emporté (subjonctif rare)  

 

 

17

Il se plaignit de ce que vous ne (faire) pas votre devoir comme vous le (devoir). -faites / devez, devriez / faisiez, n'avez pas fait, n'aviez pas fait, fassiez, fissiez / deviez, auriez dû

 

Je me réjouis aujourd'hui de ce que la vie vous (être) douce. -soit, est

 

Vous indignez-vous parfois de ce que je (prendre) beaucoup de plaisir à vous agacer ? -prenne, prends

 

 

18

J'espère bien qu'ils (venir) à mon anniversaire. -viendront, jamais de subjonctif après espérer à la forme affirmative.

 

Pour ce qui est de Paul, je n'espère pas qu'il me (faire) cette faveur. -fasse, fera

 

J'espérais que tu ne (faire) pas autant de tapage. -ferais (futur du passé)  pas de subjonctif

 

Tu n'espérais tout de même pas que je te (prendre) pour quelqu'un d'intelligent ! -prendrais, prenne 

 

Pouvait-elle espérer qu'il lui (envoyer) une carte postale ?.-enverrait, envoie, envoyât 

 

N'espérez pas que vous me (faire) changer d'avis ! -fassiez 

Toujours le subj. après l'impératif négatif d'espérer.

 

Note 

Espérer que à la forme affirmative est suivi, normalement, de l’indicatif.

On trouve de plus en plus fréquemment le subjonctif dans la langue orale comme après souhaiter ou des verbes exprimant des sentiments.

 Le grammairien Hanse estime que cet emploi du subjonctif « supprime la différence essentielle » entre espérer, « qui exprime une confiance dans la réalisation du fait » et souhaiter.

(Cité dans le Bon usage de Grevisse)

 

19

Que le ciel (fondre) sur lui ! -fonde

 

Qu'on ne le (revoir) jamais ! -revoie 

 

 

20

Qu'il (falloir) manger pour vivre, est une évidence, pauvre Harpagon ! -faille

 

Que vous (faire) bombance chaque soir ne m'importune guère. -fassiez 

 

 

21

Que la vie (être) facile sans vous ! -eût été

 

 

22

(Venir) le printemps, (venir) les beaux jours ! -Vienne le printemps ! Viennent les beaux jours ! 

 

 

23

Probable qu'on le (maintenir) en vie -maintienne, l'ait maintenu

 

Impossible qu'il (courir) aussi vite que le champion ! -coure, ait couru

 

24

Moi ! Qu'on me (faire) travailler pour des clopinettes ! -fasse, fît 

 

25

Il n'était pas pensable que tu (agir) ainsi. -agisses, aies agi, eusses agi 

 

26

Supposition que tu (croire) à Dieu et à Diable et que tu (mourir) aujourd'hui. -croies, meures 

 

27

Pourvu qu'elle (se taire) pour de bon ! -se taise, se soit tue

 

28

Prends garde qu'il ne te (nuire) pas. -nuise 

 

29

(Plaire) à Dieu qu'il ne (partir) pas pour de bon. -Plaise, Plût / parte, partît, soit parti, fût parti

 

(Pouvoir) vos forces vous revenir ! -puissent

 

30a

"Elle ne s'entend pas avec lui. Croyez-vous qu'elle (aller) rompre ?

Non, pas que je (savoir)"

-aille, va /sache 

 

30b

Je ne (savoir ) pas qu'il (se rendre) coupable d'une pareille ignominie. -sache / rende, rendît, se soit rendu, se fût rendu,  toujours le subj. après je ne sache pas que

 

31

Non pas que je t'en (vouloir) que tu me (donner) un nom d'oiseau ce jour-là, mais le coup fut rude. -veuille, aie voulu /m'aies donné, -eusse voulu / m'eusses donné 

 

32

Le moyen que je te (faire) enrager, dis-le moi. -fasse

 

33

D'où vient que vous (être) si mal embouché ? -soyez  

 

34

Que je (être) heureuse qu'il me (épouser) en 1928 ! -eusse été / m'eût épousée

 

35

Je regardais autour de moi ; il n'y avait que des herbes folles ; on (dire) des touffes d'asphodèles. -aurait dit, eût dit, subjonctif plus-que-parfait à valeur de conditionnel passé

 

Il reste à voir la multitude des conjonctions et des locutions conjonctives suivies du subjonctif.

Reportez-vous à la liste

et à l'article précédent, à partir du paragraphe n°36

 

  Récapitulation des articles sur le subjonctif

 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 11:58

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  "Le moindre solécisme en parlant vous irrite..."

Philaminte [Les Femmes Savantes, Molière ]

 

QUIZ 31

Barbarismes, solécismes et quelques fautes à l'écrit

suite de l'article précédent (même exercice)

Un barbarisme est une faute de langage (le mot n'existe pas),

le solécisme est une faute de syntaxe.

 

Essayez de corriger les phrases suivantes.

La correction est à la suite.

 

1-Il allait révéler mon secret, alors je l'ai menacé pour pas qu'il parle.

 

2-Vous n'êtes pas sans ignorer que la vie n'est pas un lit de roses

 

3-Tous ces billets de loterie que tu as achetés ! Tu risques de gagner cette fois !

 

4-Une terrible secousse sismique a été enregistrée au Japon, le 11 mars 2011.

 

5-Il s'en est suivi un désastre épouvantable.

 

6-Regarde, il a construit une Tour Eiffel dans une bouteille. Il est excessivement adroit !

 

7-Il l'a revue à l'aréoport et s'est trouvé devant un dilemne. Rester ou partir ?

 

8-Tu n'as donc pas demandé à ton futur patron combien tu allais être rénuméré ?

 

9- Ils croyent que rien ne va se passer.          

 

10-"Je m'ai foulé la cheville

  — Ben, assis-toi donc !"

 

11-Comme c'est désagréable, vous me contredites toujours !

 

12-Arrêtes donc cette pantomine !

 

13-Il a déjà eu deux infractus et il continue à faire de la bicyclette.

 

14- Je ne peux pas vous rembourser mon dut, j'ai des difficultés pécunières.

 

15-Attendez-moi, je vais acheter un ticket de train !

 

16-Il ne s'est pas méfié et il est tombé dans le lac !

 

18-Je ne vous prête plus rien car je n'en tire pas davantage.

 

19-Regardez la carte. C'est là d'où je viens et c'est là où je vais.

 

20-Écoutez-moi donc, je vous cause !

 

21-"Je me suis fait une entorse, cela me fait très mal.

    Grand mal vous en a prit d'escalader ce rocher !"

 

22-Je la verrais d'ici demain.

 

23-Tu me rabats les oreilles avec tes bonnes règles de conduite.

 

24-Ces mécréants sont rentrés dans l'église avec leurs chapeaux.

 

25- J'ai acheté ce chapeau un peu cabossé parce les soldes étaient intéressantes. Je l'ai pris tel que.

 

26-Comment y êtes-vous allé ? En bicyclette ? En moto ? En voiture ?

 

27-"Je ne la croirais pas quand même que ce serait vrai.

Elle a menti, mais ce n'est pas de sa faute."

 

28-Je vous invite à venir demain. Tâchez moyen de faire votre possible pour être là vers les midis.

 

29-Oh ! Tu as vu ? Ta robe est pareille que la tienne !

 

30-"Dépêchez-vous !

Oui, j'arrive de suite !"

 

31-J'ai très faim, le repas est-il prêt ?

 

32-Je n'ai pas eu le temps matériel de faire le travail que vous m'aviez donné.

 

33-Messieurs-dames, le repas est servi !

 

34-Vous aurez fini d'ici lundi. Je compte sur vous.

 

35-Il s'en est guère fallu qu'il se casse la margoulette.

 

36-Quand elle a pris son vieux manteau, elle s'est rendu compte qu'il était tout infecté de mites.

 

37-Baisse la radio, ce bruit m'insupporte.

 

38- Il m'a passé devant sans attendre, comme si rien n'était.

 

39-Que de vacarme dans cette rue passante !

 

40-Nous, on a rien à dire.

 

41-Vous parlez d'un espèce de mal embouché !

 

42-Vous supportez l'OM ou le PSG ?

 

43-Qu'est-ce que tu as lu sur le journal ce matin ?

 

44-Athènes, ville à la civilisation naguère florissante, vit son apogée au Siècle de Périclès, le Vème siècle avant J.C.

 

45-Ce sportif a une forme olympienne.  

 

46-Il était tout émotionné que la voiture l'ait heurté si violement mais il en est sorti indemme.

 

47-Elle exerça sur moi une telle attractivité que je ne pus me résoudre à ne pas lui faire la cour.

 

48-"Au cas où si tu venais, n'oublies pas les caches-nez.

             —Waouh! Je vais ressembler un gangster qui va faire un hold-up !" 

 

49-Si tu me quittais, sache que j'en mourirais.

 

50-Dans un mois, quand je me serai bien entraîné, je courrirai plus vite.

 

51-Il est aggressif, j'ai peur d'avoir à faire à lui.

 

52-Je ne sais pas si il faut le dire. 

 

53-Ils ont eu un différent.

 

54-Tous les ans, j'acquière des intérêts. 

 

55-Il tort cette barre sans effort.

 

56-Venez aujourd'hui plus tôt que demain.

Venez aujourd'hui plutôt qu'hier.

 

57-Elle s'est faite griffer par le chat

 

58-Nous nous sommes laissés piéger.


59-Je suis surpris de ce vous parliez aussi mal le français

 

QUIZ 31 Correction

 

1-Il allait révéler mon secret, alors je l'ai menacé pour pas qu'il parle.

je l'ai menacé pour qu'il ne parle pas.

 

2-Vous n'êtes pas sans ignorer que la vie n'est pas un lit de roses.

Vous n'êtes pas sans savoir

 

3-Tous ces billets de loterie que tu as achetés ! Tu risques de gagner cette fois !

Tu as une chance (des chances) de gagner

 

4-Une terrible secousse sismique a été enregistrée au Japon le 11 mars 2011.

une secousse tellurique, un tremblement de terre ou un séisme a été enregistré

 

5-Il s'en est suivi un désastre épouvantable.

Il s'est ensuivi, il s'en est ensuivi

 

6-Regarde, il a construit une Tour Eiffel dans une bouteille. Il est excessivement adroit !

extrêmement adroit

 

7-Il l'a revue à l'aréoport et s'est trouvé devant un dilemne. Rester ou partir ?

l'aéroport – un dilemme

Voir la note des Délires n°47. Mots contenant l'élément MN

 

8-Tu n'as donc pas demandé à ton futur patron combien tu allais être rénuméré ?

rémunéré

 

9- Ils croyent que rien ne va se passer.          

Ils croient – Attention à la faute de prononciation !

On entend aussi parfois ils voyent (ils voillent) alors que c'est ils voient.

 

10-"Je m'ai foulé la cheville.

  Ben, assis-toi donc !"

"Je me suis foulé la cheville.

Eh bien, assieds-toi donc ou bien  assois-toi donc !

 

11-Comme c'est désagréable, vous me contredites toujours !

Vous me contredisez toujours.

Les verbes contenant l'élément dire (interdire, prédire...) se conjuguent comme contredire sauf dire et redire (vous dites, vous redites)

 

12-Arrêtes donc cette pantomine !

Arrête donc cette pantomime !

L'impératif présent des verbes du 1er groupe, et ceux du 3ème groupe se terminant par e muet ne prennent pas s. (chante, bouge, cueille, sache... )

 

13-Il a déjà eu deux infractus et il continue à faire du vélo.

infarctus

 

14- Je ne peux pas vous rembourser mon dut, j'ai des difficultés pécunières.

mon dû, voir l'article : du, dû, due, dus, dues, dut, dût

pécuniaires (l'adjectif pécunier, pécunière n'existe pas)

 

15-Attendez-moi, je vais acheter un ticket de train !

un billet de train, un billet de théâtre, de cinéma, mais un ticket de métro, de bus, de caisse.

 

16-Il ne s'est pas méfié et il est tombé dans le lac !

dans le lacs, on prononce [la] pas [lak]

Lacs, noeud coulant pour attraper des animaux, piège, rets.

 

17 Pourquoi est-ce que tu pars ? Comment est-ce que tu y vas ?

Les phrases ne sont pas incorrectes mais d'un style familier. La tournure avec est-ce que après les adverbes interrogatifs pourquoi et comment est lourde.

C'est tellement plus élégant de dire :

Pourquoi pars-tu ? Comment y vas-tu ?

Et plus court !

 

18-Je ne vous prête plus rien car je n'en tire pas davantage.

d'avantage ou d'avantages. Il s'agit ici du nom avantage contraire de inconvénient.

Davantage est un adverbe. Vous avez des ennuis, mais j'en ai davantage.

À mon âge, on a davantage de problèmes/ plus de problèmes.

 

19-Regardez la carte. C'est là d'où je viens et c'est là je vais.

C'est de là que je viens, c'est là que je vais.

 

20-Écoutez-moi donc, je vous cause !

je vous parle, je m'adresse à vous

 

21-"Je me suis fait une entorse, cela me fait très mal.

Grand mal vous en a prit d'escalader ce rocher !"

je me suis donné une entorse.

On remarque que cette expression est très peu usitée aujourd'hui.

Grand mal vous en a pris

 

22-Je la verrais d'ici demain.

je la verrai (futur) d'ici à demain

Je la verrais si + condition

 

23-Tu me rabats les oreilles avec tes bonnes règles de conduite.

rebats

 

24-Ces mécréants sont rentrés dans l'église avec leurs chapeaux. Oui oui, vous m'avez bien entendu, avec leurs chapeaux sur leurs têtes.

Ces mécréants sont entrés dans l'église avec leurs chapeaux (ou leur chapeau). Oui oui, vous m'avez bien entendu, avec leurs chapeaux (ou leur chapeau) sur la tête. 

la tête au singulier. On n'emploie pas ici l'adjectif possessif, avec une partie du corps qui correspond au sujet (ils).

25- J'ai acheté ce chapeau un peu cabossé parce que les soldes étaient intéressantes. Je l'ai pris tel que.

soldes est masculin, des soldes intéressants (une solde est donnée comme appointements aux militaires, aux gens de guerre)

Je l'ai pris tel quel.

 

Si vous hésitez sur le genre de certains noms, vous pouvez faire le quiz suivant dans l'article : 

Quiz 4 Noms masculins ou féminins, à vous de le dire + Des noms au genre très problématique  

 

26-Comment y êtes-vous allé ? En bicyclette ? En moto ? En voiture ?

à bicyclette, à vélo, à moto. à trottinette.

C'est la préposition À que l'on emploie dans ces expressions.

EN précède les véhicules dans lesquels on monte, en voiture, en taxi, en train, en avion, etc.

Il est d'usage courant d'employer à l'oral en vélo, en moto, mais cet usage a suscité chez les grammairiens une vive opposition et on emploie de préférence la préposition à surtout à l'écrit bien que l'on trouve chez certains auteurs la préposition en. cf. Grevisse

 

27-"Je ne la croirais pas quand même que ce serait vrai.

Elle a menti, mais ce n'est pas de sa faute."

quand bien même ce serait vrai, quand ce serait vrai, quand bien ce serait vrai, même si c'était vrai.

> conjonctions de subordination et locutions conjonctives

Ce n'est pas sa faute.

 

28-Je vous invite à venir demain. Tâchez moyen d'être là vers les midis.

Faites votre possible pour être ici vers midi.

 

29-Oh ! Tu as vu ? Ta robe est pareille que la mienne !

ta robe ressemble à la mienne, elle est la même que, elle est semblable à...

 

30-"Dépêchez-vous !

Oui, j'arrive de suite !"

J'arrive tout de suite. 

Expressions avec le mot suite citées dans l'article

Fautes qu'il ne faut plus jamais faire. 

 

SUITE

On ne confond pas tout de suite, de suite, à la suite, comme suite...

Venez tout de suite. Venez immédiatement, sans délai, sans plus attendre, illico.

Je reviens de suite : familier, critiqué.

Il est venu cinq jours de suite.

Il y avait une grande queue, je me suis mise à la suite.

Écrire dans une lettre :

En réponse à votre lettre du... / à votre annonce parue le...

Comme suite à votre annonce parue le... dans...

 

31-J'ai très faim, le repas est-il prêt ? 

Certains grammairiens n'admettent pas cet usage, d'autres le qualifient de familier.

On peut dire : J'ai une grande faim. J'ai une grosse faim.

J'ai une faim dévorante.

j'ai extrêmement faim.

De même : J'ai grand faim, j'ai grand peur, j'ai grand plaisir, faire grand tort... ou d'autres tournures synonymes.
Voir l'article : Peut-on dire : J'ai très envie, très plaisir, très peur, très faim, très sommeil... – Cela me fait très envie, très plaisir, très peur... ?

 

32-Je n'ai pas eu le temps matériel de faire le travail que vous m'aviez donné.

Je n'ai pas eu le temps de faire...

 

33-Messieurs-dames, le repas est servi !

Mesdames et messieurs – Messieurs et mesdames

Quand le repas est servi lors d'un grand dîner, on dit "Madame est servie !" (si ce n'est pas elle qui a fait le repas !)

 

34-Vous aurez fini d'ici lundi. Je compte sur vous.

d'ici à lundi

35-Il s'en est guère fallu qu'il se casse la margoulette.

Il ne s'en est fallu guère qu'il ne se casse la margoulette.

Il s'en fallait peu que, il s'en faudrait peu que, + ne explétif

Il s'en faut peu de choses que cela n'aille (Dictionnaire de l'Académie)

Peu s'en fallut que je ne vinsse (Littré)

Il s'en faut beaucoup...(pas de NE)

Il s'en faut de peu, il s'en faut de beaucoup (différence en quantité) Littré

ex : Il s'en faut de peu que le verre ne soit plein / Il s'en faut de beaucoup que le verre soit plein.

 

36-Quand elle a pris son vieux manteau, elle s'est rendu compte qu'il était tout infecté de mites.

infesté

voir l'article sur les paronymes + quiz

rendu est invariable dans la locution verbale se rendre compte

 

37-Baisse la radio, ce bruit m'insupporte.

Baisse le son de la radio, ce bruit m'est insupportable. Je ne supporte pas ce bruit.

 

38- Il m'a passé devant sans attendre, comme si rien n'était.

Il est passé avant (devant) moi, sans attendre, comme si de rien était.

 

39-Que de vacarme dans cette rue passante !

dans cette rue passagère

 

40-Nous, on a rien à dire.

ON est pris dans le sens de NOUS

Nous n'avons rien à dire.

Voir la note sur la syllepse (exemple 2) Les Délires n°119

Attention on n'a rien, ne pas oublier la négation NE que l'on n'entend pas avec la liaison.

 

41-Vous parlez d'un espèce de mal embouché !

Une espèce.

Voir encore l'article sur la syllepse (exemple 4) Les Délires n°119

Voir aussi le Quiz n°4 Noms féminins ou masculins, à vous de le dire. Les Délires n°38

 

42-Vous supportez l'OM ou le PSG ?

Vous êtes supporter de l'OM ou du PSG ?

 

43-Qu'est-ce que tu as lu sur le journal ce matin ?

dans le journal

 

44-Athènes, ville à la civilisation naguère florissante, eut son apogée au Siècle de Périclès, le Vème siècle avant J.C.

jadis florissante 

naguère signifie il y a peu de temps.

 

45-Ce sportif a une forme olympienne.  

olympique (qui a un rapport avec les jeux olympiques, au sport)

olympien : qui a rapport aux anciens dieux grecs de l'Olympe 

46-Il était tout émotionné que la voiture l'ait heurté si violement mais il en est sorti indemme.

Violemment : adverbe dérivé de violent

Voir Les adverbes en -MENT

Indemne

 

ÉMOTIONNER & ÉMOUVOIR

émotionner, émotionné, familier, implique un choc, une perturbation.

émouvoir, ému, moins démonstratif qu'émotionner. Se rapporte à quelque chose qui touche le coeur, qui rend triste.

 

47-Elle exerça sur moi une telle attractivité que je ne pus me résoudre à ne pas lui faire la cour.

une telle attirance 

Charme particulier de certaines choses ou de certains êtres qui attire à eux les gens ou les bêtes (Dictionnaire de L'Académie, 8ème édition)

Le mot attractivité est inconnu des dictionnaires. Faites-moi signe si vous le trouvez.

Faux néologisme.

 

48-"Au cas où si tu venais, n'oublies pas les caches-nez.

      —Waouh! Je vais ressembler un gangster qui va faire un hold-up !"

"Au cas où tu viens (ou viendrais), n'oublie pas les cache-nez.

—Ouah ! Je vais ressembler à un gangster qui va faire un hold up !"
 

5 fautes : 

1-"au cas où si tu venais", on entend aussi "au cas où si tu viens", "au cas où si tu viendrais"...

Correction :

-au cas où tu viens

ou bien -au cas où tu viendrais

ou bien -si tu viens

 

2-n'oublie, impératif pas de terminaison en s pour les verbes du 1er groupe, chante, vole, mange... et ceux du 3ème groupe qui se terminent par un E muet, cueille, sache... (comme la phrase n°12)

 

3-"cache" dans "les cache-nez" ne prend pas de s, c'est le verbe.

 

4-On dit et on écrit ouah ! pour exprimer la surprise.

Waouh, onomatopée qui traduit l'aboiement d'un chien comme Wouf, Wouaf, Whouaf, Waf, et aussi ouah.

Wow ! Onomatopée anglo-saxonne qui traduit la surprise.

 

La bande dessinée véhicule et invente de nombreuses onomatopées.

Cf. Comic strip de Gainsbourg chanté par Brigitte Bardot :

Entre autres :

Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH !

et ça fait CHTUCK !
Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF

et puis KLING !
Après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING !
Je suis là CRASH ! pour te protéger TCHLACK !
Ferme les yeux CRACK ! embrasse-moi SMACK !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !

Voir sur la toile les onomatopées

et des curiosités comme : les théories peuh-peuh,

les théories ouah-ouah, les théories la-la

les théories ho-hisse, le sploing sploing,

les swiiing, swwoing ou stwouip, le scrlurrlph

5- ressembler à quelque chose ou à quelqu'un

49-Si tu me quittais, sache que j'en mourirais.

Si tu me quittais, sache que j'en mourrais

2R : Je mourrais, conditionnel présent, je mourrai, futur -

mais 1R à l'imparfait de l'indicatif, je mourais et au passé simple : je mourus

et aux participes : mourant, mort. 

 

50-Dans un mois, quand je me serai bien entraîné, je courirai plus vite

Dans un mois, quand je me serai bien entraîné, je courrai plus vite

Je courrai au futur, je courrais au conditionnel présent mais je courais à l'imparfait, et courant, couru.

 

51-Il est aggressif, j'ai peur d'avoir à faire à lui.

agressif, agression, agresser / avoir affaire à...

Voir : Avoir affaire ou avoir à faire ?

 

52-Je ne sais pas si il faut le dire.

s'il. Il y a élision, pas disjonction.

Voir:   La liaison, l'élision, l'enchaînement, la disjonction 

 

53-Ils ont eu un différent.

un différend (un différend, une contestation, ne pas confondre avec l'adjectif différent)

 

54-Tous les ans, j'acquière des intérêts.

j'acquiers, présent de l'indicatif.

Il faut que j'acquière... , présent du subjonctif

>> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

55-Il tort cette barre sans effort.

Il tord.

On écrit je tords, tu tords, il tord, mais un tort, retors.

 

56-Venez aujourd'hui plus tôt que demain.

Venez aujourd'hui plutôt qu'hier.

Venez aujourd'hui plutôt que demain.

Venez aujourd'hui plus tôt qu'hier.

Voir : Ne pas confondre : plutôt, plus tôt

 

57-Elle s'est faite griffer par le chat.

fait

Les participes passés fait et laissé suivis d'un infinitif sont invariables.

>> L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ - Ils se sont fait ou faits / Elle s'est fait ou faite / Ils se sont laissé ou laissés...

 

58-Nous nous sommes laissés piéger.

laissé  (voir la phrase 57)

 

59-Je suis surpris de ce vous parliez aussi mal le français

Je suis surpris de ce que vous parlez aussi mal le français.

ou bien

Je suis surpris que vous parliez aussi mal le français.
Le mode dans les subordonnées :

surpris de ce que + indicatif

surpris que + subjonctif

>> Retour au début d'article

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>> QUIZ 30 Les mauvaises manières de parler - Les barbarismes

>> PARONYMES – PARONOMASE + QUIZ N°27 agonir et agoniser - anoblir et ennoblir - bâiller, bailler et bayer - conjecture et conjoncture - ablation et ablution - recouvrer et recouvrir...

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>> Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:02

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Suite de l'article sur le subjonctif

>>Valeurs et emplois du subjonctif

 

LA CONJUGAISON

 

73-LE SUBJONCTIF PRÉSENT

Au présent du subjonctif tous les verbes se terminent par :

 >>     -e  -es  -e  -ions  -iez  -ent

Il faut que je le voie, que tu coures, qu'il me croie, que nous veillions, que vous le sachiez, qu'ils te convainquent.

Exceptions :

-le verbe être

>>      sois sois soit soyons soyez soient

-et le verbe avoir 

>>      aie aies ait ayons ayez aient 

 

74-On peut confondre, aux personnes du singulier, le subjonctif présent et l'indicatif présent, dans le cas des verbes du 1er groupe et ceux du 3e groupe se terminant de la même façon (-e -es -e).

1er groupe 

Je parle trop. Indicatif présent

>>Il faut que je parle moins. Subjonctif présent

3e groupe

Tu cueilles des fleurs. Indicatif présent

>>Il ne faut pas que tu cueilles celles-là. Subjonctif présent

>> Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 54

 

75-On peut confondre également des terminaisons qui se prononcent de la même façon et s'écrivent différemment. D'où l'intérêt de savoir si l'on a affaire à un indicatif ou à un subjonctif.

Je te crois. Indicatif présent.

Faut-il que je te croie ? Subjonctif présent

Il conquiert son coeur. Indicatif présent.

>>Il faut qu'il le conquière. Subjonctif présent

Je vous vois mal. Indicatif présent

>>Il faut que je vous voie mieux. Subjonctif présent

 

76-On peut confondre, aux deux premières personnes du pluriel, le subjonctif présent et l'indicatif imparfait, pour les verbes du 1er groupe, et certains du 3e groupe (-ions -iez).

Nous parlions pendant des heures chaque soir. Indicatif imparfait

Il faut que nous parlions, ma chérie. Subjonctif présent

Souvenez-vous ma chère, vous cueilliez chaque année des fleurs des champs. Indicatif imparfait

Il faut que vous cueilliez ces roses dès aujourd'hui. Subjonctif présent

>> Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes - Quiz 55

 

Attention, n'oubliez pas le i de -ions et -iez dans des cas où il ne s'entend pas précisément.

Il faut que vous criiez, que nous effeuillions la marguerite, que vous me craigniez, que nous ne nous ennuyions pas, que vous balayiez devant votre porte, que nous repeignions les volets.

 

77-LE SUBJONCTIF IMPARFAIT

Dans la langue courante, il est remplacé par le subjonctif présent.

 

Pour repérer la désinence du subjonctif imparfait, pensez au passé simple du verbe.

 

Il chanta ce jour-là et je chantai aussi pour l'accompagner.

>>Il fallut qu'il chantât et que je chantasse aussi pour l'accompagner.

Il nourrit dès cet instant-là un sentiment de culpabilité.

>>Fallait-il qu'il nourrît ce sentiment et que nous le comprissions ?

Il ne courut pas comme un dératé à ces jeux.

>>Il aurait fallu qu'il courût comme un dératé pour gagner.

Il tint bon devant l'adversité.

>>Il avait fallu qu'il tînt bon.

subjonctif présent :

>>Il avait fallu qu'il tienne bon.

 

Subjonctif imparfait de tous les verbes

      Terminaisons : -sse -sses -^t -ssions -ssiez -ssent

 

A-Verbes du 1er groupe en er (et du verbe aller 3e gr.)

      -asse -asses -ât -assions -assiez -assent

ex. Il fallait / fallut / a fallu / avait fallu / faudrait / aurait fallu / eût fallu / que je travaillasse, qu'il m'écoutât, que nous le forçassions, etc.

 

B-Verbes du 2e groupe en ir

     - isse -isses -ît issions issiez issent

Il fallait que tu en finisses avec elle et qu'elle en finît avec toi.

 

Remarques :

Les terminaisons des verbes en ir du 2e groupe sont les mêmes à toutes les personnes au subjonctif présent et au subjonctif imparfait sauf à la 3e personne du singulier. On a au subjonctif présent isse et au subjonctif imparfait ît.

Il faut qu'il en jouisse.

Il fallait qu'il en jouît.

 

Comment reconnaître qu'un verbe en ir est du 2e groupe : si le participe présent est en issant.

remplir remplissant 2e gr.

mentir mentant 3e gr.

exception en issant, maudire, 3e gr. maudissant (mais l'infinitif est en ire, pas ir)

 

C- Verbes du 3e groupe en ir, oir, ire, re.

Il y a quatre désinences 

     1-isse isses ît issions issiez issent

Il faudrait que tu sentisses cette douceur crépusculaire.

Le subjonctif présent est accepté après le conditionnel : il faudrait que tu sentes.

 

     2--usse -usses -ût -ussions -ussiez -ussent

Il avait fallu qu'ils mourussent tous.

 

     3--insse -insses -înt - inssions -inssiez -inssent

Les verbes venir et tenir et leurs dérivés, contenir, retenir, convenir, devenir etc.

Il aurait fallu que vous tinssiez bon et que vous vinssiez à cette épreuve difficile.

 

       4--asse -asses -ât -assions -assiez -assent (aller)

Fallait-il que j'allasse aux champignons ce jour-là et qu'il allât me le reprocher ?

Seul le verbe aller du troisième groupe se termine en er.

Comment voit-on que aller est du 3e groupe ?

> Parce que le radical change selon le temps je vais, j'irai, que j'aille, allant.

 

78-LE SUBJONCTIF PASSE

Il va de pair avec le présent.

Comme tout temps composé, il se construit soit avec l'auxiliaire avoir, soit avec l'auxiliaire être suivi du participe passé du verbe.

Il faut que j'aie fini ce travail avant cinq heures et que je sois parti avant la nuit.

Voir la conjugaison des auxiliaires au présent du subjonctif dans le §73 ci-dessus.

 

79-LE SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAIT

Dans la langue courante, il est remplacé par le subjonctif passé.

Le subjonctif plus-que-parfait comme le subjonctif imparfait s'emploie quand le verbe de la principale est à un temps passé ou au conditionnel. Les auxiliaires sont alors au subjonctif imparfait et sont suivis du participe passé.

Avec l'auxiliaire avoir :

(Il fallait, avait fallu, aurait fallu, eût fallu que) j'eusse frémi, tu eusses dormi, il eût aperçu, nous eussions admiré, vous vous eussiez enfuis, ils eussent vaincu.

Avec l'auxiliaire être :

(que) je fusse tombé, tu fusses revenu, il fût mort, nous nous fussions perdus, vous vous fussiez évanouis, ils se fussent envolés.

 

Il fallait que Roméo fût parti avant le chant de l'alouette.

Il n'aurait pas fallu que tu eusses mangé mes champignons avant d'aller danser.

 

Le subjonctif plus-que-parfait est remplacé dans la langue courante par un subjonctif passé.

on dira plus naturellement :

>>Il fallait que Roméo soit parti avant le chant de l'alouette.

>>Il n'aurait pas fallu que tu aies mangé mes champignons avant d'aller danser. 

Voir le §2 de l'article précédent  Valeurs et emplois du subjonctif 

 

80-VERBES CONJUGUÉS

1-indicatif présent

2- passé simple 

3-subjonctif présent

4-subjonctif imparfait

Connaître la désinence du passé simple permet d'en déduire celle du subjonctif imparfait.

  

Tous les verbes du 1er groupe en er  

aimer

1-j'aime, 2-j'aimai, tu aimas 3-que j'aime, 4-que j'aimasse.

 

Tous les verbes du 2e groupe en ir (issant au participe présent)

finir

1-je finis, 2-je finis, 3-que je finisse et qu'il finisse, 4-que je finisse et qu'il finît

 

Verbes du 3e groupe dits verbes irréguliers.

Les verbes se conjuguent en général comme leurs dérivés avec un préfixe.

Comprendre, reprendre, surprendre, se méprendre, etc. se conjuguent comme PRENDRE.

Convenir, devenir, revenir, prévenir, etc. se conjuguent comme VENIR.

Retenir, contenir, détenir, etc. se conjuguent comme TENIR

Discourir, recourir, parcourir, etc. se conjugue comme COURIR.

Défendre, pourfendre se conjuguent comme FENDRE.

Etc.

Sauf exceptions :

quérir (acquérir...)

seoir (asseoir)

croître (accroître, décroître)

croire (accroire)

paître (se repaître) 

voir (pourvoir, apercevoir...)

faire (forfaire, surfaire, parfaire s’emploient surtout à l’infinitif et aux temps composés, méfaire est rare),

dire, redire -vous dites, vous redites (mais contredire, vous contredisez – médire, vous médisez – prédire, vous prédisez - interdire, vous interdisez, etc.)

etc.

 

Conjugaison

1-indicatif présent 2- passé simple 

3-subjonctif présent 4-subjonctif imparfait 

 

                            

Absoudre, 1-j'absous, 2-j'absolus, 3-que j'absolve, 4-que j'absolusse

Le passé simple et le subjonctif imparfait ne sont pas acceptés dans tous les dictionnaires. Beaucoup donnent absoudre comme verbe défectif.

Littré admet ces formes.

Voir en fin d'article la liste des verbes défectifs

 

Accroître, j'accrois, j'accrus, que j'accroisse, que j'accrusse.

 

acquérir, j'acquiers, j'acquis, que j'acquière, que j'acquisse.

 

Aller, je vais, j'allai, que j'aille, que j'allasse.

 

Assaillir, j'assaille, j'assaillis, que j'assaille, que j'assaillisse.

 

Asseoir, j'assois ou j'assieds, j'assis, que j'assoie ou que j'asseye, que j'assisse.

 

Boire, je bois, je bus, que je boive, que je busse.

 

Bouillir, je bous, je bouillis, que je bouille, que je bouillisse.

 

Connaître, je connais, je connus, que je connaisse, que je connusse.

 

Croire, je crois, je crus, que je croie, que je crusse.

 

Croître, je croîs, je crûs, que je croisse, que je crûsse.

Le verbe croître, outre qu'il prend un accent circonflexe sur le î devant le t (il croît, il croîtra, etc.) prend aussi un accent sur le u lorsqu'on peut le confondre avec le verbe croire (il a crû).

 

Clore, défectif.

 

Conclure, je conclus, je conclus, que je conclue, que je conclusse.

 

Conduire, je conduis, je conduisis, que je conduise, que je conduisisse.

 

Coudre, je couds, je cousis, que je couse, que je cousisse.

 

Courir, je cours, je courus, que je coure, que je courusse.

 

Couvrir, je couvre, je couvris, que je couvre, que je couvrisse.

 

Craindre, je crains, je craignis, que je craigne, que je craignisse.

 

Cueillir, je cueille, je cueillis, que je cueille, que je cueillisse.

 

Dire, je dis, je dis, que je dise, que je disse.

 

Faire, je fais, je fis, que je fasse, que je fisse.

 

Faillir, défectif, je faux (n'est plus usité) je faillis

 

Fuir, je fuis, je fuis, que je fuie, que je fuisse.

 

Lire, je lis, je lus, que je lise, que je lusse.

 

Naître, je nais, je naquis, que je naisse, que je naquisse.

 

Mettre, je mets, je mis, que je mette, que je misse.

 

Moudre, je mouds, je moulus, que je moule, que je moulusse.

 

Mourir, je meurs, je mourus, que je meure, que je mourusse.

 

Mouvoir, je meus, je mus, que je meuve, que je musse.

 

Nuire, je nuis, je nuis, que je nuise, que je nuisse.

 

Partir, je pars, je partis, que je parte, que je partisse.

 

Paître, défectif, je pais, que je paisse.

 

Plaindre, je plains, je plaignis, que je plaigne, que je plaignisse.

 

Plaire, je plais, je plus, que je plaise, que je plusse.

 

Pourvoir, je pourvois, je pourvus, que je pourvoie, que je pourvusse.

 

Pleuvoir, il pleut, il plut, qu'il pleuve, qu'il plût.

 

Pouvoir, je peux, je pus, que je puisse, que je pusse.

 

Prendre, je prends, je pris, que je prenne, que je prisse.

 

Prévoir, je prévois, je prévis, que je prévoie, que je prévisse.

 

Quérir, défectif.

 

Rendre, je rends, je rendis, que je rende, que je rendisse.

 

Repaître (se) , défectif, je me repais, je me repus, que je me repaisse, que je me repusse.

 

Résoudre, je résous, je résolus, que je résolve, que je résolusse.

 

Rire, je ris, je ris, que je rie, que je risse.

 

Rompre, je romps, je rompis, que je rompe, que je rompisse.

 

Savoir, je sais, je sus, que je sache, que je susse.

 

Sentir, je sens, je sentis, que je sente, que je sentisse.

 

Seoir, défectif, il sied.

 

Servir, je sers, je servis, que je serve, que je servisse.

 

Suffire, je suffis, je suffis, que je suffise, que je suffisse.

 

Suivre, je suis, je suivis, que je suive, que je suivisse.

 

Traire, défectif, je trais, que je traie.

 

Vaincre, je vaincs, je vainquis, que je vainque, que je vainquisse.

 

Valoir, je vaux, je valus, que je vaille, que je valusse.

 

Venir, je viens, je vins, que je vienne, que je vinsse.

 

Vêtir, je vêts, je vêtis, que je vête, que je vêtisse.

 

Vivre, je vis, je vécus, que je vive, que je vécusse.

 

Voir, je vois, je vis, que je voie, que je visse.

 

>>Voir l'article sur les verbes défectifs

 

absoudre, accroire, adirer, apparoir, ardre (arder), bienvenir, braire, chaloir, choir, clore, reclore, déclore, comparoir, contondre, ester, falloir, faillir, férir, frire, gésir, issir, messeoir, occire, oindre, ouïr, paître, partir (sens de partager), poindre, pouvoir, quérir, raire, raller, ravoir, reclure, semondre, seoir, tître, traire (abstraire, distraire, extraire, retraire, soustraire, portraire, rentraire, attraire), urger, vouloir.

 

Un verbe défectif est un verbe qui n'existe pas à tous les modes, à tous les temps ou à toutes les personnes.

 

Particularités

Au passé simple, nous haïmes (2e groupe) et nous ouïmes (3e groupe, défectif) ne prennent pas d'accent circonflexe.

 

Voir aussi le tableau de conjugaison dans l'article :

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

et les exercices :

QUIZ 28 Exercice n°1 sur le subjonctif 

QUIZ 29 Exercice n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou subjonctif imparfait / Passé antérieur ou subjonctif plus-que-parfait

QUIZ 42 Entraînement à l'emploi du subjonctif présent et imparfait. Exercice à trous

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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