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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 12:12

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COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

 Correction à la fin de l'exercice

 

26 opprimé & oppressé / opprimer & oppresser

a-Parle, je te prie ; ton silence m'........ .

b-Peut-on s'imaginer le nombre de peuples ........ qui aspirent à leur libération ?

c-Elle s'est toujours sentie ........ par un mari autoritaire et narcissique.

d-Cette situation m'........ à tel point que je ne peux plus respirer.

 

27 hiverner & hiberner

a-J'........ dans mon château et n'en ressortirai que le printemps revenu.

b-Laissez donc en paix la marmotte qui ........ !

c-N'........ pas dans ton passé. Fais face à la réalité d'aujourd'hui.

d-........ a parfois le sens de ........

 

28 émigrer émigré immigrer immigré migrer migrant

a-Quand on aime la France, son pays, comment peut-on ........ ?

b-Je suis un ........ venu de Syrie et je cherche où aller.

c-Au XIXe siècle, les ........ irlandais connurent des débuts difficiles aux États-Unis.

 

29 repaire & repère

a-Je suis perdu ; je n'ai point de ........ pour retrouver ma route.

b-Votre maison est devenue un ........ de brigands.

c-J'ai poursuivi une belette et l'ai vue brusquement disparaître dans son ........ .

 

30 différent & différend

Il conteste, il chicane ; il ne cesse d'avoir des ........ avec ses ........ locataires.

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

PHRASES COMPLÈTES

Cliquez sur les liens pour lire les définitions du CNRTL

 

26 opprimé & oppressé / opprimer & oppresser

a-Parle, je te prie ; ton silence m'oppresse.

b-Peut-on s'imaginer le nombre de peuples opprimés qui aspirent à leur libération ?

c-Elle s'est toujours sentie opprimée par un mari autoritaire et narcissique.

d-Cette situation m'oppresse à tel point que je ne peux plus respirer.

OPPRIMER, verbe trans.

OPPRIMÉ, -ÉE, participe passé, adjectif et substantif

OPPRESSER, verbe trans.

OPPRESSÉ, -ÉE, participe passé et adjectif

 

27 hiverner & hiberner

a-J'hivernerai dans mon château et n'en ressortirai que le printemps revenu.

b-Laissez donc en paix la marmotte qui hiberne !

c-N'hiverne pas dans ton passé. Fais face à la réalité d'aujourd'hui.

d-Hiverner a parfois le sens de hiberner.

HIVERNER, verbe

HIBERNER, verbe intransitif

 

28 émigrer immigrer émigré immigré migrer migrant

a-Quand on aime la France, son pays, comment peut-on émigrer ?

b-Je suis un migrant venu de Syrie et je cherche où aller.

c-Au XIXe siècle, les immigrés irlandais connurent des débuts difficiles aux États-Unis.

MIGRER, verbe intrans.

ÉMIGRER, verbe intrans.

IMMIGRER, verbe intrans.

MIGRANT, -ANTE, adjectif et substantif

Images correspondant à migrant

 

29 repaire & repère

a-Je suis perdu ; je n'ai point de repère pour retrouver ma route.

b-Votre maison est devenue un repaire de brigands.

c-J'ai poursuivi une belette et l'ai vue brusquement disparaître dans son repaire.

REPAIRE, subst. Masc.

REPÈRE, subst. Masc.

 

30 différent & différend

Il conteste, il chicane ; il ne cesse d'avoir des différends avec ses différents locataires.

DIFFÉRENT, ENTE, adj.

DIFFÉREND, subst. Masc.

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

Paronymes – Paronomase + QUIZ N°27 - agonir et agoniser, anoblir et ennoblir, bâiller, bailler et bayer, conjecture et conjoncture, ablation et ablution, recouvrer et recouvrir...

 

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:54

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Note de Mamiehiou.- On ne s'étonnera pas que je veuille ici, en donnant des extraits de l'oeuvre de M. Littré, faire honneur à sa mémoire. Mon blog s'émaille de définitions et de références à son Dictionnaire auquel je retourne sans cesse.

J'ai choisi de reproduire ici les entrées : Charme, Espiègle, Épiloguer, Fille, Flagorner, Garce-garçon-gars, Garnement, Gauche, Gent, Ladre, Marionnette, Merci, Papillote, Personne, Poison, Sensé, Suffisant. Vous lirez comment ces mots se sont transformés au fil du temps et les acceptions inattendues qu'ils ont aujourd'hui.

Pour lire tout le texte, vous pouvez vous reporter sur Wikisource :

Livre : Littré - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage - 1880

 

Préface de M. Littré

Sous ce titre, je comprends les malformations (la cour au lieu de la court, épellation au lieu d’épelation), les confusions (éconduire et l’ancien verbe escondire), les abrogations de signification, les pertes de rang (par exemple, quand un mot attaché aux usages nobles tombe aux usages vulgaires ou vils), enfin les mutations de signification.

Notre langue est écrite depuis plus de six cents ans. Elle est tellement changée dans sa grammaire, dans ses constructions et même en son dictionnaire, qu’il faut une certaine étude, qui d’ailleurs n’est pas bien longue et que j’ai toujours recommandée, pour comprendre couramment l’ancienne. Malgré tout, un grand nombre de mots ont traversé ce long intervalle de temps, ils ont été employés par tous les Français, il est vrai, habitant le même pays, mais soumis à d’infinies variations de mœurs, d’opinions, de gouvernements. On doit admirer la constance de la tradition sans s’étonner des accrocs qu’elle a subis çà et là.

 

Pages 18 & 19

Charme. — Le mot charme, qui vient du latin carmen, chant, vers, ne signifie au propre et n’a signifié originairement que formule d’incantation chantée ou récitée. C’est le seul sens que l’ancienne langue lui attribue ; même au seizième siècle il n’a pas encore pris l’acception de ce qui plaît, ce qui touche, ce qui attire du moins mon dictionnaire n’en contient aucun exemple. C’est vers le dix-septième siècle que cet emploi néologique s’est établi. La transition est facile à concevoir. Aujourd’hui la signification primitive commence à s’obscurcir, à cause que l’usage du charme incantation, banni tout à fait du milieu des gens éclairés, se perd de plus en plus parmi le reste de la population. Mais considérez à ce propos jusqu’où peut aller l’écart des significations : le latin carmen en est venu à exprimer les beautés qui plaisent et qui attirent. L’imaginer aurait été, si l’on ne tenait les intermédiaires, une bien téméraire conjecture de la part de l’étymologiste.

 

Page 35

Espiègle. — On peut admirer comment une langue sait faire de la grâce et de l’agrément avec un mot qui semblait ne pas s’y prêter. Il y a en allemand un vieux livre intitulé Till Ulespiegle, qui décrit la vie d’un homme ingénieux en petites fourberies. Remarquons que Ulespiegel signifie miroir de chouette. Laissant de côté ce qui pouvait se rencontrer de peu convenable dans les faits et gestes du personnage, notre langue en a tiré le joli mot espiègle, qui ne porte à l’esprit que des idées de vivacité, de grâce et de malice sans méchanceté. C’est vraiment, qu’on me passe le jeu de mot, une espièglerie de bon aloi, que d’avoir ainsi transfiguré le vieil et rude Ulespiegel. 

Charles De Coster - Till l'Espiègle/ Thyl Ulenspiegel

 

Pages 34 & 35

Épiloguer. — Les mots ne nous appartiennent pas ; ils proviennent non de notre fonds, mais d’une tradition. Nous ne pouvons en faire sans réserve ce que nous voulons, ni les séparer de leur nature propre pour les transformer en purs signes de convention. On est donc toujours en droit de rechercher, dans les remaniements que l’usage leur inflige, ce qui reste, si peu que ce soit, de leur acception primordiale et organique. Épiloguer exista dans les quinzième et seizième siècles. Je n’en connais pas d’exemple qui remonte plus haut, à moins qu’on ne suppose l’existence du verbe grâce à l’existence du substantif verbal, attestée au quatorzième siècle par une citation de Du Cange « Épilogacion, c’est longue chose briefment récitée. » Épilogue, epilogus, ἐπίλογος, signifient discours ajouté à un autre discours ; aussi le verbe qui en dérive n’a-t-il dans ces deux siècles que le sens de résumer, récapituler. Jusque-là tout va de soi ; mais le dix-septième siècle, qui reçoit le mot, n’en respecte pas la signification, et il l’emploie sans vergogne au sens de critiquer, trouver à redire. Est-ce pure fantaisie ? non, pas tout à fait ; dans ces écarts il y a de la fantaisie sans doute, mais il y a aussi un rémora imposé par le passé. À ce terme manifestement d’origine savante et qui lui déplut comme terme courant, l’usage, en un moment d’humeur, s’avisa de lui infliger une signification péjorative ; et, cela fait, on passa sans grande peine de résumer, récapituler, à critiquer, trouver à redire.

 

Pages 35 & 36

Fille. — Ce mot, si noble et si doux, est un de ceux que la langue moderne a le plus maltraités ; car elle y a introduit quelque chose de malhonnête. L’ancienne langue exprimait par fille uniquement la relation de l’enfant du sexe féminin au père ou à la mère ; elle avait plusieurs mots pour désigner la jeune femme, mescine, touse, bachele et son diminutif bachelette, garce (voy. ce mot plus loin), enfin pucelle, qui n’avait pas le sens particulier d’aujourd’hui et qui représentait, non pour l’étymologie, mais pour la signification, le latin puella. La perte profondément regrettable de ces mots essentiels a fait qu’il n’a plus été possible de rendre, sinon par une périphrase (jeune fille), le latin puella, ou bien l’allemand Mädchen et l’anglais maid. Mais ce n’a pas été le seul dommage ; fille a été dégradé jusqu’à signifier la femme qui se prostitue. L’usage est parfois bien intelligent et bien ingénieux ; mais ici il s’est montré dénué de prévoyance et singulièrement grossier et malhonnête.

 

Page 38

Flagorner. — Quelle que soit l’étymologie de ce mot, qui demeure douteuse, le sens ancien (on n’a pas d’exemples au delà du quinzième siècle) est bavarder, dire à l’oreille ; puis ce sens se perd, et sans transition, du moins je ne connais pas d’exemple du dix-septième siècle, on voit au dix-huitième flagorner prendre l’acception qui est seule usitée présentement. Quelle est la nuance qui a dirigé l’usage pour infliger au verbe cette considérable perversion ? Est-ce que, inconsciemment, on a attribué par une sorte de pudeur linguistique, à la flagornerie le soin de parler bas, de ne se faire entendre que de près et à voix basse ? Ou bien plutôt, est-ce que, la syllabe initiale fla étant commune à flagorner et à flatter, l’usage, qui ne sait pas se défendre contre ces sottes confusions, a cru à une communauté d’origine et de sens ?

 

Pages 42 & 43

Garce, garçon, gars. — Ces trois mots n’en font qu’un, proprement : gars est le nominatif, du bas latin garcio, avec l’accent sur gar ; garçon est le régime, de garciónem, avec l’accent sur o : garce est le féminin de gars. Dans l’ancienne langue, gars, garçon, signifie enfant mâle, jeune homme ; mais, de bonne heure, il s’y mêle un sens défavorable, et souvent ce vocable devient un terme d’injure, signifiant un mauvais drôle, un lâche. Cette acception fâcheuse n’a pas pénétré dans la langue moderne. Il n’en est pas de même de garce. Tandis que, dans l’ancienne langue, garce signifie une jeune fille, en dehors de tout sens mauvais, il est devenu dans la langue moderne un terme injurieux et grossier. Il semblerait que le mot n’a pu échapper à son destin : en passant dans l’usage moderne, garçon s’est purifié, mais garce s’est dégradé. Il vaut la peine de considérer d’où provient ce jeu de significations. Le sens propre de garçon, garce, est jeune homme, jeune femme. Comme les jeunes gens sont souvent employés en service, le moyen âge donna par occasion à garçon l’acception de serviteur d’un ordre inférieur, au-dessous des écuyers et des sergents. Une fois cette habitude introduite, on conçoit qu’une idée péjorative ait pris naissance à l’égard de ce mot, comme il est arrivé pour valet. De là le sens injurieux que l’ancienne langue, non la moderne, attribua à garçon. Ceci est clair ; mais comment garce est-il tombé si bas qu’il ne peut plus même être prononcé honnêtement ? Je ne veux voir là que quelque brutalité de langage qui malheureusement a pris pied, flétrissant ce qu’elle touchait ; brutalité qui se montre, à un pire degré encore, dans fille, dont il faut comparer l’article à celui de garce.

 

Page 44

Garnement. — Garnement, anciennement garniment, vient de garnir. Comment un mot issu d’une telle origine a-t-il pu jamais arriver au sens de mauvais drôle, de vaurien ? Le sens original est ce qui garnit : vêtement, ornement, armure. Dans les hauts temps, il n’y en a pas d’autre. Mais, au quatorzième siècle (car ce grand néologisme d’acception ne nous appartient pas, il appartient à nos aïeux), l’usage transporte hardiment ce qui garnit à celui qui est garni ; et, avec l’épithète de méchant, de mauvais, il fait d’une mauvaise vêture un homme qui ne vaut pas mieux que son habillement. Il va même (car il ne dit jamais un bon garnement) jusqu’à supprimer l’épithète méchant, mauvais, sans changer le sens : un garnement. On doit regretter que, pour la singularité des contrastes, le sens de vêtement n’ait pas été conservé à côté de celui de mauvais sujet.

 

Page 45   

Gauche. — L’ancienne langue ne connaît que senestre, en latin sinister. Puis au quinzième siècle apparaît un mot (gauche) signifiant qui n’est pas droit, qui est de travers. Au quinzième siècle, senestre commence à tomber en désuétude, et c’est gauche qui le remplace. Pourquoi ? peut-être parce que, le sentiment de l’usage attachant une infériorité à la main de ce côté, senestre n’y satisfait pas. Il y avait satisfait dans la latinité ; car sinister a aussi un sens péjoratif que nous avons conservé dans le vocable moderne sinistre. En cet état, l’usage se porta sur gauche, qui remplit la double condition de signifier opposé au côté droit et opposé à adresse. L’italien, mû par un même mobile, a dit la main gauche de deux façons : stanca, la main fatiguée, et manca, la main estropiée.

 

Pages 46 & 47

Gent, s. f. — Il est regrettable, je dirais presque douloureux, que des mots excellents et honorables subissent une dégradation qui leur inflige une signification ou basse ou moqueuse et qui les relègue hors du beau style. Gent en est un exemple. Encore au commencement du dix-septième siècle, il était d’un usage relevé, et Malherbe disait la gent qui porte turban ; le cardinal du Perron, une gent invincible aux combats ; et Segrais, cette gent farouche. Aujourd’hui cela ne serait pas reçu : on rirait si quelque chose de pareil se rencontrait dans un vers moderne de poésie soutenue ; car gent ne se dit plus qu’en un sens de dénigrement ou qu’en un sens comique. À quoi tiennent ces injustices de l’usage ? à ce que gent, tombant peu à peu en désuétude, est devenu archaïque. Sous ce prétexte, on l’a dépouillé de la noblesse, et on en a fait un roturier ou un vilain.

 

Pages 56 & 47

Ladre. — Il est dans l’Évangile un pauvre nommé Lazare, qui, couvert d’ulcères, gémit à la porte du riche. Le moyen âge spécifia davantage la maladie dont ce pauvre homme était affecté, et il en fit un lépreux. Après cette spécification, Ladre (Lázarus, avec l’accent sur a, a donné Ladre au français), perdant sa qualité de nom propre, est devenu un nom commun et signifie celui qui est affecté de lèpre. Ceci est un procédé commun dans les langues. Les dérivations ne se sont pas arrêtées là. Le nom de la lèpre qui affecte l’homme a été transporté à une maladie particulière à l’espèce porcine et qui rend la chair impropre aux usages alimentaires. À ce point, ayant de la sorte une double maladie physique qui diminue notablement la sensibilité de la peau de l’individu, homme ou bête, on est passé (qui on ? on représente ici la tendance des groupes linguistiques à modifier tantôt en bien, tantôt en mal, les mots et leurs significations), on est passé, dis-je, à un sens moral, attribuant à ladre l’acception d’avare, de celui qui lésine, qui n’a égard ni à ses besoins ni à ceux des autres. Il n’y a aucune raison de médire de ceux qui, les premiers, firent une telle application ; ils n’ont pas été mal avisés, si l’on ne considère que la suite des dérivations et l’enrichissement du vocabulaire. Mais à un autre point de vue, qui aurait prédit au Lazare de l’Évangile que son nom signifierait le vice de la lésinerie ? et ne pourrait-on pas regretter qu’un pauvre digne de pitié ait servi de thème à une locution de dénigrement ? Heureusement, le jeu de l’accent a tout couvert. Lazare est devenu ladre ; et, quand on parle de l’un, personne ne songe à l’autre. Ainsi sont sauvés, quant aux apparences, le respect dû à la souffrance et l’ingéniosité du parler courant.

 

Page 62

 Marionnette. — Ce mot est un assez joli mot, et sa descendance est assez jolie aussi. L’ancienne langue avait mariole, diminutif de Marie, et désignant de petites figures de la Sainte Vierge. Le diminutif mariolette se corrompit en marionnette ; et, par un procédé qui n’est pas rare, l’usage transporta le nom de ces effigies sacrées à une autre espèce de figures, mais celles-là profanes. En même temps le sens ancien s’oblitéra complètement ; car, autrement, comment aurait-on commis l’impiété d’appliquer le nom des figures de la Sainte Vierge à des figures de spectacle et d’amusement ? La dégradation du sens s’est ici compliquée d’une offense aux bienséances catholiques.

 

Pages 63 & 64

Merci. — La pathologie en ce mot affecte le genre, qui, féminin selon l’étymologie en don d’amoureuse merci, est masculin dans un grand merci. L’usage n’aime guère les casse-tête grammaticaux, et il s’en tire d’ordinaire fort mal. Le casse-tête gît ici dans le mot grand : cet adjectif est, selon la vieille langue, très correctement masculin et féminin, comme le latin grandis ; mais, suivant la moderne, il a les deux genres, grand, grande. L’usage, quand il reçut la locution toute faite grand merci, a pris grand avec son air apparent, et du tout il a fait un grand merci. La signification n’est pas non plus sans quelque pathologie. Le sens primitif, qui est faveur, récompense, grâce (du latin mercedem), s’est rétréci de manière à ne plus figurer que dans quelques locutions toutes faites : don d’amoureuse merci, Dieu merci. Puis le sens de miséricorde qui épargne se développe amplement, et atrophie l’acception primitive. La miséricorde n’est point dans le latin merces ; mais elle est, on peut le dire, une sorte de faveur ; et la langue n’a pas failli à la liaison des idées, même subtile, quand elle a ainsi détourné à son profit le vocable latin.

 

Page 69

Papillote. — Il faut vraiment admirer le joli de certaines imaginations dont l’usage est capable. La langue avait, à côté de papillon, une forme moins usitée, papillot. Au quinzième siècle, on va dénicher ce papillot et en tirer une assimilation avec le morceau de papier qui sert à envelopper les boucles de cheveux des dames avant de les friser. Celui qui l’a fait mérite toute louange pour cet ingénieux néologisme. Notez, en outre, les sens variés de papilloter, tous dérivés de ce papillon qu’une heureuse et riante imagination a logé dans la papillote.

 

Pages 72 & 73 

Personne. — Personne est un exemple des mots d’assez basse origine qui montent en dignité. Il provient du latin persona, qui signifie un masque de théâtre. Que le masque ait été pris pour l’acteur même, c’est une métathèse qui s’est opérée facilement. Cela fait, notre vieille langue, s’attachant uniquement au rôle public et considérable que la persona jouait autrefois, et la purifiant de ce qu’elle avait de profane, se servit de ce mot pour signifier un ecclésiastique constitué en quelque dignité. C’est encore le sens que ce mot a dans la langue anglaise (parson), qui nous l’a emprunté avec sa métamorphose d’acception. Nous avons été moins fidèles que les Anglais à la tradition ; et, délaissant le sens que nous avions créé nous-mêmes, nous avons imposé à personne l’acception générale d’homme ou de femme quelconques. Le mot anglais, qui est le nôtre, n’a pas subi cette régression, ou plutôt n’a pas laissé percer le sens, ancien aussi, d’homme ou femme en général. En effet, cette acception se trouve dès le treizième siècle. On peut se figurer ainsi le procédé du français naissant à l’égard du latin persona : deux vues se firent jour ; l’une, peut-être la plus ancienne, s’attachant surtout aux grands personnages que le masque théâtral recouvrait, fit de ces personnes des dignitaires ecclésiastiques ; l’autre, plus générale, se borna à prendre le masque pour la personne.

 

Pages 74 & 75

Poison. — Deux genres de pathologie affectent ce mot : il n’a jamais dû être masculin, et jamais non plus il n’a dû signifier une substance vénéneuse. Poison est féminin d’origine ; car il vient du latin potionem ; toute l’ancienne langue lui a donné constamment ce genre ; le peuple est fidèle à la tradition, et il dit la poison, au scandale des lettrés qui lui reprochent son solécisme, et auxquels il serait bien en droit de reprocher le leur. C’est avec le dix-septième siècle que le masculin commence. Pourquoi cet étrange changement de genre ? On n’en connaît pas les circonstances, et on ne se l’explique guère, à moins de supposer que poisson, voisin de poison par la forme, l’a attiré à soi et l’a condamné au solécisme. Mais là n’est pas la seule particularité que ce mot présente ; il n'a aucunement, par lui-même, le sens de venin ; et longtemps la langue ne s’en est servi qu’en son sens étymologique de boisson. Toutefois, il n’est pas rare que la signification d’un mot, de générale qu’elle est d’abord, devienne spéciale ; c’est ainsi que, dans l’ancienne langue, enherber, qui proprement ne signifie que faire prendre des herbes, avait reçu le sens de faire prendre des herbes malfaisantes, d’empoisonner. Semblablement la poison, qui n’était qu’une boisson, a fini par ne plus signifier qu’une sorte de boisson, une boisson où une substance toxique a été mêlée. Puis, le sens de toxique empiétant constamment, l’idée de boisson a disparu de poison ; et ce nom s’est appliqué à toute substance, solide ou liquide, qui, introduite dans le corps vivant, y porte le trouble et la désorganisation.

 

Pages 79 & 80

Sensé. — C’est un des cas de pathologie que certains mots, sans raison valable, cessent de vivre. Verborum vetus interit ætas*, a dit Horace.

L’ancien adjectif sené (qui vient de l’allemand sinn, comme l’italien senno, sens, jugement) a été victime de ces accidents de l’usage. Mais sa disparition laissait une lacune regrettable, et c’est vers la fin du seizième et le commencement du dix-septième siècle qu’il a été remplacé par sensé. Quel est le téméraire qui le premier tira sensé de sens, ou, si l’on veut, du latin sensatus ? Nous n’en savons rien. Nous le saurions peut-être, si quelque Vaugelas s’était récrié contre son introduction. Personne ne se récria ; le purisme du temps ne lui chercha aucune chicane ; et aujourd’hui on le prend pour un vieux mot, tandis qu’il n’est qu’un vieux néologisme.

*Verborum vetus interit ætas

Ainsi tombent de vétusté les mots qui florissaient autrefois.

 

Page 84 & 85

Suffisant. — Suffisant a ceci de pathologique qu’il a pris néologiquement un sens péjoratif que rien ne lui annonçait ; car ce qui suffit est toujours bon. Bien plus, ce sens péjoratif est en contradiction avec l’acception propre du mot ; car tout défaut est une insuffisance, comme défaut l’indique par lui-même. On voit que suffisant a été victime d’une rude entorse. Elle s’explique cependant, et, s’expliquant, se justifie jusqu’à un certain point. Il existe un intermédiaire aujourd’hui oublié ; dans le seizième siècle, notre mot s’appliqua aux personnes et s’employa pour capable de ; cela ne suscita point d’objection : un homme capable d’une chose est suffisant à cette chose. La construction de suffisant avec un nom de personne ne plut pas au dix-septième siècle ; du moins il ne s’en sert pas. En revanche et comme pour y marquer son déplaisir, il lui endossa un sens de dénigrement relatif à un défaut de caractère, le défaut qui fait que l’on se croit fort capable et qu’on le témoigne par son air ; si bien que le suffisant ne suffit qu’en apparence.

Note : Un air suffisant,

un homme suffisant, vaniteux, prétentieux, imbu de sa personne.

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 11:59

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Sommaire de l'article :

A-Ce qu'il faut savoir sur les pronoms relatifs

B-Philomène & Pamphile – Une histoire à dormir debout

Texte à trous à compléter par des pronoms relatifs (1re partie) suivie du texte complété

Suite du texte (2e partie) suivie du texte complété

 

A-

Les pronoms relatifs simples : qui, que, quoi, dont, où.

DONT contient la préposition DE

Comprends-tu ce dont je parle ? (je parle de)

Regarde cet enfant dont le cartable est rouge. (le cartable de l'enfant)

QUOI est un pronom qui ne peut représenter que des choses. Il est souvent précédé d'une préposition, à, avec, contre, sur, au-dessus de, etc.

Tu ne peux pas comprendre sur quoi je travaille.

Les pronoms relatifs composés : lequel, lesquels, laquelle, lesquelles.

Les formes agglutinées avec les prépositions à ou de : auquel, auxquels, auxquelles, duquel, desquels, desquelles.

 

Le pronom relatif représente son antécédent et le suit :

un nom (ou un syntagme nominal)

Je te lirai les beaux poèmes que j'ai composés pour toi.
un pronom (surtout personnel ou démonstratif)

Je te rendrais celui que je t'ai prêté.
un adjectif qualificatif

C'est la plus chère que j'ai jamais achetée
un adverbe de lieu (ici, là...)

C'est ici que je viendrai m'asseoir.

Je te suivrai partout où tu iras.
toute une proposition

Je l'ai grondé, sur quoi il est parti.

Cas particulier : la proposition relative sans antécédent

Qui vivra verra (Celui qui vivra, verra)

CE QUE §2– CE QUI §1 et 2 – Natures & Emplois

 

Le pronom relatif est un mot subordonnant : il introduit une proposition relative.

Sa fonction se trouve dans la proposition relative.

Je vais te présenter la jeune fille que j'ai rencontrée hier.

Que : complément d'objet direct de rencontrer.

C'est elle dont la mère est maire de notre ville.

Dont : complément du nom mère.

 

B- QUIZ 112

Complétez avec des pronoms relatifs

Ils peuvent être précédés d'une préposition.

 

Philomène & Pamphile – Une histoire à dormir debout

1-Étonnez-les, étonnez-vous : avez-vous jamais été le contraire de ce ........  l'on s'attend ?

Philomène :

« 2-Il n'y a rien ........ l'on ait dit tant de bêtises.

3-À force d'entendre tes leçons de morale ........ je ne me conformerai jamais, il faut que je passe à autre chose ........ je trouve un peu d'humanité.

4-J'ai vu dans ta personne tout ce ........ un homme a besoin.

5-Je ne voudrais rien te dire ........ tu ne puisses entendre avec plaisir, si ce n'est la lassitude ........ me terrasse quand tu me racontes tes histoires à dormir debout. »

 

Texte complété avec les pronoms relatifs

1-Étonnez-les, étonnez-vous : avez-vous jamais été le contraire de ce à quoi l'on s'attend ?

Philomène

« 2-Il n'y a rien sur quoi l'on ait dit tant de bêtises.

3-À force d'entendre tes leçons de morale auxquelles je ne me conformerai jamais, il faut que je passe à autre chose dans quoi je trouve un peu d'humanité.

4-J'ai vu dans ta personne tout ce dont un homme a besoin.

5-Je ne voudrais rien te dire que tu ne puisses entendre avec plaisir, si ce n'est la lassitude qui me terrasse quand tu me racontes tes histoires à dormir debout. »

 

Pamphile :

6-« Crois à la sincérité ........ je vais te dire ce qui m'est arrivé.

7-Les nuits noires ........ on dit blanches m'ont toujours gâté le teint.

8-Mais ce n'est pas là ........ je veux en venir.

9-J'étais tombé amoureux d'une gentille petite blonde ........ n'avait rien d'une oie blanche et ........ j'aurais bien passé mes nuits quitte à en devenir tout pâlot.

10-Le monsieur pas commode, paraît-il, ........ elle était mariée, était directeur d’une importante manufacture de farces et attrapes, ce ........ je ne m'attendais pas.

11-Le costume ........ je m'étais affublé ce jour-là, jour de carnaval, me donnait un air de hussard sur le toit.

12-Les toits ........ j'aurais dû courir pour échapper à mes adversaires, si j'en avais eus, étaient beaucoup trop inclinés.

13-Revenons à la mésaventure ........ tu me fais l'honneur de t'intéresser.

14-Les sourires ........ je lançais éhontément à ma dulcinée eurent une étrange récompense.

15-Elle m'y répondit brutalement, ce ........ je n'étais pas préparé.

16-Le pied de nez ........ elle m'adressa et ........ convergèrent tous les regards me fit rougir de honte.

17-C’était une perfidie ........ je ne pouvais pas me faire.

18-Qu'elle ait agi ainsi envers moi sans me connaître me débecta et les spasmes ........ je luttais étaient impossibles à contenir.

19-Tant est si bien que mon vomi, ........ il me semble que je ne devrais pas parler ici, macula mon dolman en drap de laine et mes ganses carrées.

20-Dépité, je m’assis sur une de ces bornes ........ on amarre les bateaux.

21-Je pensai alors à ma tante ........ j'étais si élégamment vêtu.

22-Cette bonne couturière ........ j'éprouve une grande gratitude avait mis tout son coeur débordant d'amour à vouloir me vêtir admirablement.

23-L’effronterie et la faconde de mes camarades ........ je ne pouvais pas lutter me vexèrent considérablement.

24-Je ne trouvai pas la clef magique ........ j'aurais échappé à cette situation abracadabrantesque.

25-On suppose une certaine frontière ........ l’humanité cesse enfin d’être un enfer.

26-"Prêtez-moi un peu d’argent, ........ je ne pourrai pas payer le taxi", quémanda-t-elle.

27-Je répondis à Marjolaine, ........ je croyais avoir deviné le nom, et lui proposai de lui remettre une coquette somme, ........ elle me donnerait son amitié. Que nenni !

28-Il faut que je passe à autre chose, ........ je puisse espérer.

29-Elle me prit pour un demeuré, ce ........ elle n'avait pas tort.

30-Et elle me regarda interloquée, ........ elle se jeta brusquement à l'eau.

31-Je manquai tout à fait du courage nécessaire pour plonger à mon tour et c'est ........ mes camarades comptaient.

32-Je les vis un à un nager au secours de la jeune femme ........ se portaient tous leurs espoirs.

33-"Ils vont la ramener", me dis-je. C'est ........ je me trompais.

34-Ils entourèrent Marjolaine ........, me disais-je, je n'aurais pas pu vivre, et ils la laissèrent sombrer lentement dans l'eau noire.

35-C'est alors que j'arrachai de moi quelque chose ........ je comptais. »

FIN

 

Texte complété avec les pronoms relatifs

6-« Crois à la sincérité avec laquelle je vais te dire ce qui m'est arrivé.

7-Les nuits noires qu'on dit blanches m'ont toujours gâté le teint.

8-Mais ce n'est pas là je veux en venir.

9-J'étais tombé amoureux d'une gentille petite blonde qui n'avait rien d'une oie blanche et avec laquelle j'aurais bien passé mes nuits quitte à en devenir tout pâlot.

10-Le monsieur pas commode, paraît-il, avec lequel (avec qui) elle était mariée, était directeur d’une importante manufacture de farces et attrapes, ce à quoi je ne m'attendais pas.

11-Le costume dont je m'étais affublé ce jour-là, jour de carnaval, me donnait un air de hussard sur le toit.

12-Les toits sur lesquels j'aurais dû courir pour échapper à mes adversaires, si j'en avais eus, étaient beaucoup trop inclinés.

13-Revenons à la mésaventure à laquelle tu me fais l'honneur de t'intéresser.

14-Les sourires que je lançais éhontément à ma dulcinée eurent une étrange récompense.

15-Elle m'y répondit brutalement, ce à quoi je n'étais pas préparé.

16-Le pied de nez qu'elle m'adressa et vers quoi (vers lequel) convergèrent tous les regards me fit rougir de honte.

17-C’était une perfidie à quoi (à laquelle) je ne pouvais pas me faire.

18-Qu'elle ait agi ainsi envers moi sans me connaître me débecta et les spasmes contre quoi (contre lesquels) je luttais étaient impossibles à contenir.

19-Tant est si bien que mon vomi, dont il me semble que je ne devrais pas parler ici, macula mon dolman en drap de laine et mes ganses carrées.

20-Dépité, je m’assis sur une de ces bornes à quoi (auxquelles) on amarre les bateaux.

21-Je pensai alors à ma tante grâce à laquelle (grâce à qui) j'étais si élégamment vêtu.

22-Cette bonne couturière pour laquelle (pour qui) j'éprouve une grande gratitude avait mis tout son coeur débordant d'amour à vouloir me vêtir admirablement.

23-L’effronterie et la faconde de mes camarades contre quoi (contre lesquelles) je ne pouvais pas lutter me vexèrent considérablement.

24-Je ne trouvai pas la clef magique grâce à quoi (grâce à laquelle) j'aurais échappé à cette situation abracadabrantesque.

25-On suppose une certaine frontière après quoi (au-delà de laquelle) l’humanité cesse enfin d’être un enfer.

26-"Prêtez-moi un peu d’argent, sans quoi je ne pourrai pas payer le taxi", quémanda-t-elle.

27-Je répondis à Marjolaine, dont je croyais avoir deviné le nom, et lui proposai de lui remettre une coquette somme, contre quoi (à la suite de quoi, en échange de quoi) elle me donnerait son amitié. Que nenni !

28-Il faut que je passe à autre chose, dans quoi je puisse espérer.

29-Elle me prit pour un demeuré, ce en quoi elle n'avait pas tort.

30-Et elle me regarda interloquée, après quoi elle se jeta brusquement à l'eau.

31-Je manquai tout à fait du courage nécessaire pour plonger à mon tour et c'est sur quoi mes camarades comptaient.

32-Je les vis un à un nager au secours de la jeune femme sur laquelle se portaient tous leurs espoirs.

33-"Ils vont la ramener", me dis-je. C'est en quoi je me trompais.

34-Ils entourèrent Marjolaine sans laquelle (sans qui), me disais-je, je n'aurais pas pu vivre, et ils la laissèrent sombrer lentement dans l'eau noire.

35-C'est alors que j'arrachai de moi quelque chose sur quoi je comptais. »

FIN

 

Récapitulation des exercices à trous

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:22

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COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

Correction à la fin de l'exercice

 

21 carnivore & carnassier

a-Elle affirme qu'elle est végétarienne, mais lorsqu'elle sourit, ses dents ...... la trahissent.

b-Il fut un temps où l'homme, contemporain du mammouth, n'était que frugivore et pas encore ...... .

c-Les animaux ...... se nourrissent (presque) exclusivement de chair et les animaux ...... ne s'en nourrissent pas exclusivement.
 

22 dentition & denture

a-Mon dentiste après avoir examiné ma ...... m'a dit qu'elle était bien gâtée.

b-Mon bébé pleure toute la nuit, tourmenté par les douleurs de sa ...... .

c-Votre mauvaise ...... exige un appareil dentaire.

d-Je me suis procuré des scies à ...... plus ou moins fines.
 

23 fabulation & affabulation

a-J'ai décidé d'écrire un roman et me suis mise à en organiser l.. ......

b-Mon enfant est un expert en ...... . J'ai un doute et je ne sais pas s'il croit ce qu'il me raconte.

c-La Fontaine se plaisait à écrire des fables pour divertir ses contemporains. Elles sont encore aujourd'hui si plaisantes qu'on les lit avec délices et leurs ...... (ou moralités) sont toujours aujourd'hui des leçons de sagesse.

d-Il est bien difficile de vivre avec quelqu'un qui ne peut se guérir d.. ...... mythomaniaque.

 

24 médire de & calomnier

a-— Il a toujours été nigaud, maniaque, souffreteux, punais*. Et je vous jure que c'est vrai !

Cessez donc de ...... votre ancien amoureux, Madame !

b-— Bien qu'on ne l'ait jamais pincé, il faisait des hold up pour arrondir ses fins de mois.

Cessez donc de ...... ce pauvre homme, à la fin. Vous savez bien qu'il était honnête.

*adjectifs empruntés à Mme de Créquy.

Punais : qui dégage par le nez une odeur fétide.

25 décennie & décade

a-Combien de ...... dure un siècle ? — Dix, pas une de plus.

b-Certains grammairiens déconseillent l'emploi de ...... comme synonyme de ..... .

c-Dans la ...... républicaine, il n'y avait pas de dimanche.

d-Certains vieux hippies éprouvent une nostalgie de la ...... des sixties.

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

PHRASES COMPLÈTES

Cliquez sur les liens pour lire les définitions du CNRTL

 

21 carnivore & carnassier

a-Elle affirme qu'elle est végétarienne, mais lorsqu'elle sourit, ses dents carnassières la trahissent.

b-Il fut un temps où l'homme, contemporain du mammouth n'était que frugivore et pas encore carnivore.

c-Les animaux carnassiers se nourrissent (presque) exclusivement de chair et les animaux carnivores ne s'en nourrissent pas exclusivement.

CARNIVORE, adjectif. CARNASSIER, IÈRE, adjectif
 

22 dentition & denture

a-Mon dentiste après avoir examiné ma denture m'a dit qu'elle était bien gâtée.

b-Mon bébé pleure toute la nuit, tourmenté par les douleurs de sa dentition.

c-Votre mauvaise dentition (ou denture) exige un appareil dentaire.

d-Je me suis procuré des scies à dentures plus ou moins fines.

DENTITION, substantif féminin DENTURE, substantif féminin

 

23 fabulation & affabulation

a-J'ai décidé d'écrire un roman et me suis mise à en organiser la fabulation.

b-Mon enfant est un expert en fabulation. J'ai un doute et je ne sais pas s'il croit ce qu'il me raconte.

c-La Fontaine se plaisait à écrire des fables pour divertir ses contemporains. Elles sont encore aujourd'hui si plaisantes qu'on les lit avec délices et leurs affabulations (ou moralités) sont toujours aujourd'hui des leçons de sagesse.

d-Il est bien difficile de vivre avec quelqu'un qui ne peut se guérir de fabulation mythomaniaque.

FABULATION, substantif féminin AFFABULATION, substantif féminin

 

24 médire de & calomnier

a-— Il a toujours été nigaud, maniaque, souffreteux, punais.* Et je vous jure que c'est vrai !

Cessez donc de médire de votre ancien amoureux, Madame !

b-— Bien qu'on ne l'ait jamais pincé, il faisait des hold up pour arrondir ses fins de mois.

Cessez donc de calomnier ce pauvre homme, à la fin. Vous savez bien qu'il était honnête.

*adjectifs empruntés à Mme de Créquy.

Punais : qui dégage par le nez une odeur fétide.

MÉDIRE, verbe transitif CALOMNIER, verbe transitif

 

25 décennie & décade

a-Combien de décennies dure un siècle ? — Dix, pas une de plus.

b-Certains grammairiens déconseillent l'emploi de décade comme synonyme de décennie.

c-Dans la décade républicaine, il n'y avait pas de dimanche.

d-Certains vieux hippies éprouvent une nostalgie de la décennie des sixties.

DÉCENNIE, substantif féminin DÉCADE, substantif féminin

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

 

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 11:01

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Le passé simple s'emploie à l'écrit pour raconter des actions qui se passent à un moment précis du passé. C'est le temps du récit par excellence (dans les romans, les contes, etc.).

On le trouve avec l'imparfait.

>> Les emplois de l'imparfait de l'indicatif et du passé simple

Dans la langue parlée, on n'emploie pas le passé simple mais plutôt le passé composé.

 

Le passé simple et ses quatre désinences : ai/a, i, u, in

-ai/a

Les verbes du 1er groupe en -ER et le verbe aller du 3e groupe :

j'allai, tu allas, il alla, nous allâmes, vous allâtes, ils allèrent.

-i

Les verbes du 2e groupe en -IR et quelques verbes du 3e groupe : cueillir, partir, sentir, vaincre, coudre, etc.

je cueillis, tu cueillis, il cueillit, nous cueillîmes, vous cueillîtes, ils cueillirent.

-u

Des verbes du 3e groupe : savoir, être, mourir, croire, pouvoir, résoudre, etc.

je sus, tu sus, il sut, nous sûmes, vous sûtes, ils surent.

-in

Des verbes du 3e groupe : venir, tenir et leurs dérivés (devenir, détenir, convenir, contenir, etc.)

je vins, tu vins, il vint, nous vînmes, vous vîntes, ils vinrent.

>> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple,

au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

EXERCICE

Dans le texte suivant, vous rencontrerez des verbes conjugués au passé composé. Écrivez-les au passé simple.

"Or çà*, m'a demandé un jour Florimond (qui ne connaissait rien au passé simple avant qu'on lui eût dit que ce temps existait), pouvez-vous m'en dire un mot ?

Certes, lui ai-je répondu. Mais dites-moi jeune homme d'où il vient que vous en avez entendu parler. Avez-vous lu quelque part des verbes conjugués à ce temps ? En avez-vous été étonné ?

Je l'ai été lorsqu'il m'est arrivé d'entendre par hasard, il y a peu, un conte de ma mère L'Oye : Peau d'Âne pour vous le nommer.

Ainsi donc n'avez-vous jamais entendu raconter ce conte dans votre enfance ? C'est étonnant.

C'est l'histoire d'un roi, a expliqué Florimond, qui a promis à sa reine sur le point de mourir qu'il n'épouserait qu'une princesse aussi belle qu'elle.

Mais, ai-je ajouté, quand il est devenu veuf, il a cherché en vain dans tout son royaume et n'en a trouvé qu'une qui surpassait la beauté de feue son épouse : sa fille. La jeune princesse a cru s'évanouir quand le roi l'a priée de l'épouser.

Mes yeux se sont remplis de larmes, s'est ému Florimond, quand la jeune princesse a voulu lui échapper : elle s'est dépouillée de ses beaux vêtements et a revêtu la peau d'un âne mort. J'en ai été tout ébaubi*. Comment a-t-il été possible d'abattre le pauvre animal qui donnait magiquement chaque jour de beaux écus et des louis d'or à profusion ?

N'avez-vous donc pas compris qu'elle souffrait le martyre ? Elle a voulu demander à son père des choses qu'elle a supposées impossibles, espérant qu'il renoncerait. Sa marraine, la fée des lilas l'a conseillée d'abord de demander au roi une robe couleur du temps. On la lui a cousu dans les 24 heures.

Et la princesse s'est désolée, a soupiré Florimond.

Sa marraine est venue de nouveau à son secours ; elle l'a priée de demander alors une robe couleur de lune. Les ouvriers l'ont confectionnée sur-le-champ.

Et la princesse s'est affligée, a geint Florimond.

"Demande-lui une robe couleur du soleil", a proposé la marraine, ce sera irréalisable. Mais le roi a convaincu ses couturiers d'orner la robe des diamants et des rubis de la couronne. Et la robe couleur du soleil est apparue dans sa magnificence.

C'est pourquoi, a conclu Florimond, la princesse a fait sacrifier l'âne préféré du roi. Franchement, cette princesse a fait tourner son père en bourrique en lui demandant toutes ces choses. Mais pourquoi donc a-t-elle refusé à chaque fois d'obéir au roi ? Ses caprices ont été insupportables.

Florimond, Florimond ! Ne crois-tu pas que le roi s'est rendu coupable de vouloir l'épouser ? Un père ne peut jamais se marier avec sa fille ! C'est formellement interdit.

Ah ? Je n'y avais pas pensé, a répondu le naïf Florimond.

 

C'est ainsi que j'ai évoqué, pour Florimond, le conte de Charles Perrault. Et je lui ai dessillé les yeux sur l'horreur dont le roi voulait se rendre coupable. Mais je ne l'ai pas satisfait.

"Ce n'est que le début de l'histoire, s'est-il écrié."

Il m'a fallu lui faire comprendre qu'il pouvait lui-même la lire en entier :

>> Contes de ma mère l'Oye - La Bibliothèque électronique

 

Il m'est revenu alors à la mémoire une anecote de ma jeunesse.

Je suis allée un jour visiter à Chambord, l'un de nos plus beaux châteaux. Je suis entrée dans les grandes salles tout* ornées de décors que j'ai cru de théâtre. J'en ai été étonnée. Je n'ai pourtant rencontré aucun acteur. Mon fiancé et moi avons déambulé dans les grands espaces. Nous avons gravi et descendu le double escalier magique.

>> Images correspondant à l'escalier de Chambord

Un guide, que nous avons interrogé, nous a informés qu'on était en train de tourner le film de Jacques Demy, Peau d'Âne.

Je n'ai pas croisé ce jour-là Catherine Deneuve, et je suis restée sur ma faim. C'était en 1970.

>>Trailer du film Peau d'âne - Peau d'âne Bande ... - AlloCiné

 

Notes

*Or çà ! Conjonction qui s’emploie pour exhorter, pour inviter ou pour marquer le début d’un récit. Wiktionnaire

*ébaubir : surprendre - ébaubi : surpris, stupéfait.

*Des salles tout ornées – Tout adverbe, ici invariable.

 

Le récit au passé simple

"Or çà, me demanda un jour Florimond (qui ne connaissait rien au passé simple avant qu'on lui eût dit que ce temps existait), pouvez-vous m'en dire un mot ?

Certes, lui répondis-je. Mais dites-moi jeune homme d'où il vient que vous en entendîtes parler. Lûtes-vous quelque part des verbes conjugués à ce temps ? En fûtes-vous étonné ?

Je le fus lorsqu'il m'arriva d'entendre par hasard, il y a peu, un conte de ma mère L'Oye. Peau d'Âne pour vous le nommer.

Ainsi donc n'entendîtes-vous jamais raconter ce conte dans votre enfance ? C'est étonnant.

C'est l'histoire d'un roi, expliqua Florimond, qui promit à sa reine sur le point de mourir qu'il n'épouserait qu'une princesse aussi belle qu'elle.

Mais, ajoutai-je, quand il devint veuf, il chercha en vain dans tout son royaume et n'en trouva qu'une qui surpassait la beauté de feue son épouse : sa fille. La jeune princesse crut s'évanouir quand le roi la pria de l'épouser.

Mes yeux se remplirent de larmes, s'émut Florimond, quand la jeune princesse voulut lui échapper : elle se dépouilla de ses beaux vêtements et revêtit la peau d'un âne mort. J'en fus tout ébaubi. Comment fut-il possible d'abattre le pauvre animal qui donnait magiquement chaque jour de beaux écus et des louis d'or à profusion ?

Ne comprîtes-vous donc pas qu'elle souffrait le martyre ? Elle voulut demander à son père des choses qu'elle supposa impossibles, espérant qu'il renoncerait. Sa marraine, la fée des lilas la conseilla d'abord de demander au roi une robe couleur du temps. On la lui cousit dans les 24 heures.

Et la princesse se désola, soupira Florimond.

Sa marraine vint de nouveau à son secours ; elle la pria de demander alors une robe couleur de lune. Les ouvriers la confectionnèrent sur-le-champ. 

Et la princesse s'affligea, geignit Florimond.

― "Demande-lui une robe couleur du soleil", proposa la marraine, ce sera irréalisable. Mais le roi convainquit ses couturiers d'orner la robe des diamants et des rubis de la couronne. Et la robe couleur du soleil apparut dans sa magnificence.

C'est pourquoi, conclut Florimond, la princesse fit sacrifier l'âne préféré du roi. Franchement, cette princesse fit tourner son père en bourrique en lui demandant toutes ces choses. Mais pourquoi donc refusa-t-elle à chaque fois d'obéir au roi ? Ses caprices furent insupportables.

Florimond, Florimond ! Ne crois-tu pas que le roi se rendit coupable de vouloir l'épouser ? Un père ne peut pas se marier avec sa fille ! C'est formellement interdit.

Ah ? Je n'y avais pas pensé, répondit le naïf Florimond.

 

C'est ainsi que j'évoquai pour Florimond, le conte de Charles Perrault. Et je lui dessillai les yeux sur l'horreur dont le roi voulait se rendre coupable. Mais je ne le satisfis pas.

"Ce n'est que le début de l'histoire, s'écria-t- il."

Il me fallut lui faire comprendre qu'il pouvait lui-même la lire en entier :

>> Contes de ma mère l'Oye - La Bibliothèque électronique

 

Note de Mamiehiou

Comme j'évoquais ce conte, il me revint à la mémoire une anecote de ma jeunesse.

J'allai un jour, avec mon fiancé, visiter à Chambord, l'un de nos plus beaux châteaux. J'entrai dans les grandes salles tout ornées de décors que je crus de théâtre. J'en fus étonnée. Je ne rencontrai pourtant aucun acteur. Nous déambulâmes dans les grands espaces. Nous gravîmes et descendîmes le double escalier magique.

>>Images correspondant à l'escalier de chambord

Un guide, que nous rencontrâmes, nous informa qu'on était en train de tourner le film de Jacques Demy, Peau d'Âne.

>>Trailer du film Peau d'âne - Peau d'âne Bande ... - AlloCiné

Je ne croisai pas ce jour-là Catherine Deneuve, et je restai sur ma faim. C'était en 1970.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 16:15

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 COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

Correction à la fin de l'exercice

 

16 donateur et donataire

a-Jean qui rit est devenu l'heureux ..... de cette belle propriété ; Jean qui pleure en a pali de jalousie.

b-Qu'il est généreux le ..... qui donne sans compter !

c-En cas de décès du donateur, les donations intervenues moins de 15 ans avant le décès sont prises en compte lors du calcul des droits de succession.

 

17 notable et notoire

a-Ce qu'il nous enseigna fut toujours d'un ..... intérêt.

b-L'Assemblée nationale n'est pas forcément une assemblée de ....., tant s'en faut.

c-Il est ..... que les changements climatiques auront un piteux effet sur l'économie mondiale.

 

18 septique et sceptique

a-Vous vous êtes blessé au doigt, il est devenu tout noir. Ne craignez-vous pas que cette plaie ..... demande l'amputation ?

b-Vous êtes ....., me dites-vous, lorsque je vous affirme que j'ai été chef indien.

c-Vous devriez demander le tout à l'égout. Votre fosse ..... empoisonne le quartier.

d-Quel ..... tu fais ! C'est difficile d'échanger avec toi : tu ne nies ni n'affirmes jamais rien.

 

19 prolongement et prolongation

a-Il a voulu s'évader et ce qu'il a gagné, c'est un ou un ..... de son incarcération.

b-Levez les bras et mettez-les dans le ..... de votre corps.

c-Le match a été dur ; on a joué les ..... .

 

20 déduction et induction - déduire et induire

a-Quand ils [les mathématiciens] cherchent leurs principes, ils ....., et puis, quand ils ont trouvé, ils ..... Claude Bernard, Principes de médecine expérimentale

b-Tu m'as fait croire au bonheur : tu m'as donc ..... en erreur.

C-..... faite des frais, tu ne me dois plus que 22 000 euros.

D-Étant donné qu'on suppose que les effets produisent les mêmes causes, on peut raisonner par ..... pour trouver la source de nos erreurs.

e-[ Seigneur] ne nous ..... pas en tentation, mais délivre-nous du malin. [Matthieu]

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

PHRASES COMPLÈTES

Cliquez sur les liens pour lire les définitions du CNRTL

 

16 donateur et donataire

a-Jean qui rit est devenu l'heureux donataire de cette belle propriété ; Jean qui pleure en a pali de jalousie.

b-Qu'il est généreux le donateur qui donne sans compter !

c-En cas de décès du donateur, les donations intervenues moins de 15 ans avant le décès sont prises en compte lors du calcul des droits de succession. (Impots.gouv.fr - Donation et succession)

DONATEUR, TRICE, substantif

DONATAIRE, subst.

 

17 notable et notoire

a-Ce qu'il nous enseigna fut toujours d'un notable intérêt.

b-L'Assemblée nationale n'est pas forcément une assemblée de notables, tant s'en faut.

c-Il est notoire que les changements climatiques auront un piteux effet sur l'économie mondiale.

NOTABLE, adj. et subst. Masc.

NOTOIRE, adj.

 

18 septique et sceptique

a-Vous vous êtes blessé au doigt, il est devenu tout noir. Ne craignez-vous pas que cette plaie septique demande l'amputation ?

b-Vous êtes sceptique, me dites-vous, lorsque je vous affirme que j'ai été chef indien.

c-Vous devriez demander le tout à l'égout. Votre fosse septique empoisonne le quartier.

d-Quel sceptique tu fais ! C'est difficile d'échanger avec toi : tu ne nies ni n'affirmes jamais rien.

SEPTIQUE, adj.

SCEPTIQUE, adj. et subst.

 

19 prolongement et prolongation

a-Il a voulu s'évader et ce qu'il a gagné, c'est une prolongation de son incarcération.

b-Levez les bras et mettez-les dans le prolongement de votre corps.

c-Le match a été dur ; on a joué les prolongations.

PROLONGATION, subst. Fém.

PROLONGEMENT, subst. Masc.

Littré :PROLONGATION, PROLONGEMENT. Ces deux mots ne diffèrent que par la finale ; mais l'usage actuel leur assigne des emplois différents : prolongation se dit du temps ; prolongement, de l'espace. Autrefois cette distinction n'existait pas ; prolongement et prolongation se confondaient.

Le Trésor : Prolongation et prolongement sont synonymes, prolongation est plus usuel.

 

20 déduction et induction - déduire et induire

a-Quand ils [les mathématiciens] cherchent leurs principes, ils induisent, et puis, quand ils ont trouvé, ils déduisent (Claude Bernard, Principes de médecine expérimentale)

b-Tu m'as fait croire au bonheur : tu m'as donc induit en erreur.

c-Déduction faite des frais, tu ne me dois plus que 22 000 euros.

d-Étant donné qu'on suppose que les effets produisent les mêmes causes, on peut raisonner par induction pour trouver la source de nos erreurs.

e-[ Seigneur], ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. [Matthieu]

DÉDUCTION, subst. Fém.

DÉDUIRE, verbe trans.

INDUCTION, subst. Fém.

INDUIRE, verbe trans.

Littré : INDUIRE à, INDUIRE EN. Induire à, c'est conduire vers ; induire en, c'est conduire dans. Induire au mal, c'est engager à faire le mal ; induire en tentation, c'est faire subir la tentation.

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

 

>>Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:31

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 COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

Correction à la suite de l'exercice

 

11 munificence et magnificence

a-Quel puissant se distingua par ses largesses et sa ..... ? Bien peu en somme.

b-Lorsqu'on vit apparaître le roi dans toute sa ....., on fut saisi.

 

12 capiteux et captieux

a-Il m'a trompé éhontément par ses arguments ..... .

b-Une femme ..... apparut. J'en fus bouleversé.

c-Une ivresse folle s'empara de moi sitôt que j'eus goûté à l'un des vins les plus ..... .

 

13 affiler et affilier

a-L'ogre ..... son coutelas et s'approcha, menaçant, de la poule qu'il voulait rôtir.

b-Votre mutuelle me semble intéressante ; je cours m'y ..... .

 

14 luxurieux et luxuriant

a-Nous eûmes de la peine à avancer dans la forêt ..... et nous nous y perdîmes pour toujours.

b-Il était si repoussant que je tremblai d'effroi lorsque je le vis me lancer un regard ..... . "Il ne va faire de moi qu'une bouchée", pensai-je.

 

15 argumentateur et argumentaire

a-Nos politiques s'appuient sur un ..... auquel nous ne nous fions qu'à moitié.

b-Cet odieux ..... se plaisait à vouloir me démontrer que j'avais tort.

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

PHRASES COMPLÈTES

Cliquez sur les liens pour lire les définitions du CNRTL

 

11 munificence et magnificence

a-Quel puissant se distingua par ses largesses et sa munificence ? Bien peu en somme.

b-Lorsqu'on vit apparaître le roi dans toute sa magnificence, on fut saisi.

MUNIFICENCE, subst. Fém.

MAGNIFICENCE, subst. Fém.

 

12 capiteux et captieux

a-Il m'a trompé éhontément par ses arguments captieux.

b-Une femme capiteuse apparut. J'en fus bouleversé.

c-Une ivresse folle s'empara de moi sitôt que j'eus goûté à l'un des vins les plus capiteux.

CAPITEUX, EUSE, adj.

CAPTIEUX, EUSE, adj.

 

13 affiler et affilier

a-L'ogre affila son coutelas et s'approcha, menaçant, de la poule qu'il voulait rôtir.

B-Votre mutuelle me semble intéressante ; je cours m'y affilier.

AFFILER1, verbe trans.

AFFILIER, verbe trans.

 

14 luxurieux et luxuriant

a-Nous eûmes de la peine à avancer dans la forêt luxuriante et nous nous y perdîmes pour toujours.

b-Il était si repoussant que je tremblai d'effroi lorsque je le vis me lancer un regard luxurieux. "Il ne va faire de moi qu'une bouchée", pensai-je.

LUXURIEUX, -EUSE, adj.

LUXURIANT, -ANTE, adj

 

15 argumentateur et argumentaire

a-Nos politiques s'appuient sur un argumentaire auquel nous ne nous fions qu'à moitié.

B-Cet odieux argumentateur se plaisait à vouloir me démontrer que j'avais tort.

ARGUMENTATEUR, subst. Masc.

ARGUMENTAIRE, substantif (Académie 9e édition)

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:33

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COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

Correction à la suite de l'exercice

 

6 vénéneux et venimeux

a-Ne touche pas ce crapaud, il peut être ..... .

b-La digitale est ..... ; c'est une fleur pourtant bien jolie.

C-Il me lança un regard ..... . Quel méchant homme !

d-Tu as laissé de la viande avariée dans le frigo. Ne sais-tu pas qu'elle est ..... ?

 

7 colorier et colorer

a-.....-moi ton beau dessin, mon ange.

b-Je déteste les films qu'on ..... lorsqu'ils sont en noir et blanc.

c-Je vis ses joues se ..... sous l'effet de l'émotion.

d-Notre vue ..... le monde. Comment le voit le daltonien ?

 

8 emporter et apporter – amener et emmener

a-Je vous ai ..... au cinéma toutes les deux et vous n'êtes pas contentes !

b-Elle voudrait m'..... à être plus responsable.

c-Il ne m'..... aucune preuve de ce qu'il affirme.

d-Quand on le contrarie, la colère l'..... . Quelle soupe au lait !

 

9 conjoncture et conjecture

a-Mon bonheur ? Je le dois à une heureuse ..... .

b-Vous faites des ..... sur votre avenir ? C'est peu crédible dans la ..... présente.

c-La bourse s'est effondrée. Une fatale ..... m'a ruinée.

d-Je ne veux hasarder aucune ..... ; on ne sait pas de quoi demain sera fait.

 

10 somptueux et somptuaire

a-Comment pourrais-je oublier nos soirées ..... ?

b-Vous êtes ..... dans votre habit, cher Dorian.

c-Nous ne sommes pas loin de devoir payer des impôts ..... .

d-Il ne regarde pas aux dépenses ..... pour être agréable à sa dulcinée.

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

PHRASES COMPLÈTES

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6 vénéneux et venimeux

a-Ne touche pas ce crapaud, il peut être venimeux.

b-La digitale est vénéneuse ; c'est une fleur pourtant bien jolie.

c-Il me lança un regard venimeux. Quel méchant homme !

d-Tu as laissé de la viande avariée dans le frigo. Ne sais-tu pas qu'elle est vénéneuse ?

VÉNÉNEUX, -EUSE, adj.

Images correspondant à digitale vénéneuse

VENIMEUX, -EUSE, adj.

 

7 colorier, colorer et coloriser

a-Colorie-moi ton beau dessin, mon ange.

b-Je déteste les films qu'on colorise lorsqu'ils sont en noir et blanc.

c-Je vis ses joues se colorer sous l'effet de l'émotion.

d-Notre vue colore le monde. Comment le voit le daltonien ?

COLORIER, verbe trans.

COLORER, verbe trans.

COLORISER n'est admis ni par l'Académie, ni par le Trésor.

 

8 emporter et apporter – emmener et amener

a-Je vous ai emmenées au cinéma toutes les deux et vous n'êtes pas contentes !

b-Elle voudrait m'amener à être plus responsable.

c-Il ne m'apporte aucune preuve de ce qu'il affirme.

d-Quand on le contrarie, la colère l'emporte. Quelle soupe au lait !

EMPORTER, verbe trans.

APPORTER, verbe trans.

EMMENER, verbe trans.

AMENER, verbe trans.

 

9 conjoncture et conjecture

a-Mon bonheur ? Je le dois à une heureuse conjoncture.

b-Vous faites des conjectures sur votre avenir ? C'est peu crédible dans la conjoncture présente.

c-La bourse s'est effondrée. Une fatale conjoncture m'a ruinée.

d-Je ne veux hasarder aucune conjecture ; on ne sait pas de quoi demain sera fait.

CONJONCTURE, subst. Fém.

CONJECTURE, subst. Fém.

 

10 somptueux et somptuaire

a-Comment pourrais-je oublier nos soirées somptueuses ?

B-Vous êtes sompteux dans votre habit, cher Dorian.

C-Nous ne sommes pas loin de devoir payer des impôts somptuaires.

D-Il ne regarde pas aux dépenses somptueuses pour être agréable à sa dulcinée.

SOMPTUEUX, -EUSE, adj.

SOMPTUAIRE, adj.

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 18:42

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COMPLÉTEZ LES PHRASES

EN CHOISISSANT LE MOT QU'IL FAUT

Correction à la suite de l'exercice

 

1 acquis et acquit

a-Il a ..... une aisance dans son style puisqu'il a fréquenté de grands auteurs.

b-J'ai remboursé ce que je lui avais volé, par ..... de conscience.

c-Proverbe – Bien mal ..... ne profite jamais.

d-Nous avons ..... notre propriété quand tu nous as donné tous tes avoirs.

 

2 acception et acceptation

a-La paix dans le monde ne se fera pas sans l'..... des valeurs qu'impose la morale.

b-La morale ? Quelle morale ? Tout dépend de l'.....de ce terme, là où on le prononce.

c-On peut donner au mot liberté diverses ..... .

d-Elle était menteuse, hypocrite et tortue dans toute l'..... du terme.

 

3 immanent, imminent et éminent

a-Dieu est ..... dans ses créatures.

b-Je vois dans le monde un péril ..... .

c-La volonté opère hors du corps ; c'est un effort ; ses actes ne sont point ......- Diderot

d-Cet homme volontaire est parvenu à un rang ..... .

 

4 satyre et satire

a-J'ai composé, pour tourner en ridicule la bêtise des hommes, des ..... , petites pièces en vers que vous apprécierez.

b-Il vaut mieux pour une femme honnête ne pas croiser le chemin d'un ......

c-J'ai cueilli des champignons, des ..... , comme on les appelle ; j'hésite à les manger, croyez-moi.

d-Je trouve qu'on fait trop souvent et méchamment des ..... de nos politiques. Ils en perdent tout crédit.

 

5 prolixe et prolifique

a-Les chiffres montrent que la France est un pays européen ..... . Grâce à quoi ? Je vous le demande.

b-Ce discoureur ..... me fatigue. Je zappe et l'efface dès que je le vois.

c-Mes abeilles sont ..... . Je multiplie mes ruches chaque année.

d- Vous n'avez pas le temps de m'entendre. Je ferai au plus court et vous promets de ne pas être ..... .

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

PHRASES COMPLÈTES

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1 acquis et acquit

a-Il a acquis une aisance dans son style puisqu'il a fréquenté de grands auteurs.

b-J'ai remboursé ce que je lui avais volé, par acquit de conscience. (pour soulager ma conscience )

c-Proverbe – Bien mal acquis ne profite jamais.

d-Nous avons acquis notre propriété quand tu nous as donné tous tes avoirs.

ACQUÉRIR, verbe transitif Acquis participe passé du verbe acquérir

ACQUIT, substantif Masculin

 

2 acception et acceptation

a-La paix dans le monde ne se fera pas sans l'acceptation des valeurs qu'impose la morale.

b-La morale ? Quelle morale ? Tout dépend de l'acception de ce terme, là où on le prononce.

c-On peut donner au mot liberté diverses acceptions.

d-Elle était menteuse, hypocrite et tortue dans toute l'acception du terme. TORTU, -UE, adjectif

ACCEPTION1, subst. Fém.

ACCEPTATION, subst. Fém.

 

3 immanent, imminent et éminent

a-Dieu est immanent dans ses créatures.

b-Je vois dans le monde un péril imminent (menaçant).

c-La volonté opère hors du corps ; c'est un effort ; ses actes ne sont point immanents.- Diderot

d-Cet homme volontaire est parvenu à un rang éminent (élevé).

IMMANENT, -ENTE, adj.

IMMINENT, -ENTE, adj.

ÉMINENT, -ENTE, adj.

 

4 satyre et satire

a-J'ai composé, pour tourner en ridicule la bêtise des hommes, des satires, petites pièces en vers que vous apprécierez.

b-Il vaut mieux pour une femme honnête ne pas croiser le chemin d'un satyre.

c-J'ai cueilli des champignons, des satyres, comme on les appelle ; j'hésite à les manger, croyez-moi.

d-Je trouve qu'on fait trop souvent et méchamment des satires de nos politiques. Ils en perdent tout crédit.

SATYRE, subst. Masc.

SATYRESSE, subst. Fém., rare

SATYREAU subst. Masc. Petit satyre

SATIRE, subst. Fém.

 

5 prolixe et prolifique

a-Les chiffres montrent que la France est un pays européen prolifique. Grâce à quoi ? Je vous le demande.

b-Ce discoureur prolixe me fatigue. Je zappe et l'efface dès que je le vois.

c-Mes abeilles sont prolifiques. Je multiplie mes ruches chaque année.

d- Vous n'avez pas le temps de m'entendre. Je ferai au plus court et vous promets de ne pas être prolixe.

PROLIXE, adj.

PROLIFIQUE, adj.

 

 

LE QUIZ 11

acquis/acquit-acception/acceptation-immanent/imminent/éminent-satyre/satire-prolixe/prolifique QUIZ 111 (1)

vénéneux/venimeux-colorier/colorer/coloriser-emporter/apporter/emmener/amener-conjoncture/conjecture-somptueux/somptuaire QUIZ 111 (2)

munificence/magnificence-capiteux/captieux-affiler/affilier-luxurieux/luxuriant-argumentateur/argumentaire QUIZ 111 (3)

donateur/donataire-notable/notoire-septique/sceptique-prolongement/prolongation- déduction/induction QUIZ 111 (4)

carnivore/carnassier-dentition/denture-fabulation/affabulation-médire/calomnier-décennie/décade QUIZ 111 (5)

opprimé/oppressé-hiverner/hiberner-migrer/émigrer/immigrer-repaire/repère-différent/différend QUIZ 11 (6)

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 11:04

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LES DEUX AUXILIAIRES AVOIR ET ÊTRE 

 

1- Ils servent à conjuguer les verbes aux temps composés. 

Les verbes qui se conjuguent avec avoir sont les plus nombreux.

J'ai fait du grabuge. (passé composé)

Nous avions pris la poudre d'escampette. (plus-que-parfait)

Elle eût rué dans les brancards si elle eût pu le faire. (conditionnel passé 2e forme – subjonctif plus-que-parfait)

Quand tu auras gagné au loto tu pourras me faire signe. (futur antérieur)

Quelques verbes se conjuguent avec être (aller, venir, tomber, mourir, etc.)

Ils sont venus pour nous embêter.

Tu serais donc allé à Vierzon ?

Il est mort sans s'en apercevoir.

Il sera tombé dans la bassine d'eau bouillante.

Les verbes pronominaux se conjuguent avec être.

Il se sera moqué de mon gros pif, c'est sûr.

Ils se seraient emparés de mes atouts.

Elles se sont fait prendre.

> le participe passé FAIT suivi d'un infinitif est invariable.

 

2- L'auxiliaire être sert à former la voix passive.

Elle a été punie par son professeur.

Voix active : Son professeur l'a punie.

Nous serons chassés comme des malpropres.

Voix active : On nous chassera comme des malpropres.

 

LES SEMI-AUXILIAIRES 

 

Le semi-auxiliaire est un verbe qui perd son sens ou une partie de son sens. Il se combine à un autre verbe qui le suit.

Exemple le verbe et le semi-auxiliaire ALLER :

Le verbe aller : Je vais à mon bureau. J'y vais.

Le semi-auxiliaire : Je vais partir. Je suis sur le point de partir.

 

Parmi les semi-auxiliaires, on peut distinguer :

Les semi-auxiliaires de temps

un futur proche : aller, être sur le point de, devoir.

Je vais partir, le taxi doit venir me chercher.

un passé récent : venir de.

Elle vient (juste) de se faire enlever !

 

Les semi-auxiliaires de mode

pouvoir : possibilité, souhait, probabilité, autorisation.

Peut-il soulever cette enclume ? Est-il assez fort ?

Puissé-je te revoir un jour ! J'aimerais te revoir demain.

Il se peut qu'elle me cède enfin. Elle me cèdera peut-être.

Puis-je vous aider ? M'autorisez-vous à vous aider ?

devoir, obligation, probabilité, concession.

On doit aider son prochain.

Tu dois obéir aux ordres.

Il a dû me laisser quelque chose. Peut-être m'a-t-il laissé un kopek.

Dussé-je attendre mille ans, je ne t'oublierai pas. Même si je devais t'attendre...

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Les semi-auxiliaires d'aspect

Début de l'action : commencer à ou de, se mettre à.

Tu commences à me plaire.

Il se mit à parler avec enthousiasme.

Durée de l'action (aspect duratif) : être en train de

Mais qu'est-ce que tu es en train de faire ?

Fin de l'action (aspect conclusif) : finir de, cesser de

A-t-elle fini de dire des bêtises ?

Cesse donc de te plaindre !

 

AUTRES

Aller

Va voir ailleurs si j'y suis !

Va me chercher des gâteaux !

Faire OU se faire

Fais-toi couper les cheveux, Antoine.

D'accord, je me les ferai couper, demain peut-être.

Vouloir

Tu veux sucer ces sucres d'orge ?

Paraître – sembler - avoir l'air de

Il paraît être plus bête qu'il ne l'est en réalité.

Il semble jouer mieux que vous.

J'ai l'air de faire quelque chose qui ne vous plaît pas.

► Falloir

Il faut venir me voir, je t'en prie, mon amour.

Savoir

Sais-tu parler correctement ?

 

Article connexe : Vous hésitez entre l'auxiliaire être et l'auxiliaire avoir ?

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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