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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:13

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Même si, locution conjonctive de subordination qui introduit une proposition hypothétique à valeur concessive

+ indicatif 

> si  conjonction de subordination de condition

même : ajoute une nuance concessive

 

L'indicatif

Je ne te crois pas même si tu me l'affirmes. (indicatif présent)

Je ne te croirais pas même si tu me l'affirmais. (ind. imparfait)

Je ne t'aurais pas cru même si tu me l'avais affirmé. (ind. plus-que-parfait)

Je lui rendrai visite même si cela me coûte.

Il n'atteindrait pas son but même s'il conjuguait tous ses efforts.

Tu ne serais pas parti en voyage même si je t'avais accompagné.

 

"Même si" renforce l'idée de la conséquence dans la principale (Le Petit Robert) 

................................ 

Tournure qui équivaut à une subordonnée introduite par même si.

L'imparfait du subjonctif peut équivaloir à un conditionnel présent, dans une proposition de même sens que celle commençant par même si (langue littéraire).

Dussé-je vivre avec toi pendant cinquante ans, je ne te connaîtrais pas davantage.= même si je devais...

eût-il, même s'il avait

fussions-nous, même si nous étions

 

Eussé-je dit mille fois que je te pardonnais, tu n'eusses jamais cessé de te tourmenter.

ou

Même si je t'avais dit mille fois que je te pardonnais, tu n'aurais jamais cessé de te tourmenter.

Eussé-je (ou eussè-je) demandé votre main, vous n'eussiez pas cru à mon amour.

ou :
Eussé-je (ou eussè-je) demandé votre main, vous n'auriez pas cru à mon amour.

Eussé-je, eût-il, dût-il, fussent-ils etc., sujet inversé

Il lui a pardonné sa méchanceté, dût-il ne jamais s'en remettre.

>> Eussé-je, eussè-je, fussé-je, fussè-je dussé-je, dût-il, fussent-ils, etc. 

 

Langue soignée, littéraire :

 À rapprocher de la conjonction quand et des locutions conjonctives quand même, quand bien même, quand bien, lorsqu'elles sont suivies du conditionnel. Elles marquent le temps avec une nuance concessive.

voir l'article quand  

 

Je lui pardonnerais tout, même s'il me quittait.

> Je lui pardonnerais tout quand bien même il me quitterait.

 

Je ne bougerais pas le petit doigt quand il me supplierait chaque jour d'aller lui rendre visite.  

Quand je t'aurais dit mille fois que je te pardonnais, tu n'aurais jamais cessé de te tourmenter.

Quand bien même je saurais que tu ne viendrais pas, je t'attendrais chaque jour.

Quand bien nous nous querellerions sans cesse, je ne saurais me passer de toi.

 

et dans l'article Remarques >> la remarque n°11 

 

>> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 

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Published by mamiehiou.over-blog.com - dans La clef des modes dans les conjonctives
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russeum 02/11/2015 23:13

Merci bien. J'aime sa langue, "...et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle". C'est super ! J'étudie la langue française il y a deux ans, j'ai beaucoup de doutes. Chaque jour, je peux apprendre quelque chose, comme aujourd'hui (même si). Merci pour m'aider.

mamiehiou.over-blog.com 03/11/2015 08:59

Bonjour Russeum,
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, permettez-moi de reprendre en entier la citation d'Anatole France à laquelle vous faites allusion : « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme, et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »
J'ai toujours beaucoup de plaisir lorsque je sais que des non-francophones s'intéressent à la langue française, comme vous le faites si bien. Je vous souhaite du courage, de la persévérance et beaucoup de curiosité.

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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