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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 19:10

Question préliminaire :

Qu'écririez-vous ?

N'étaient les larmes que je ne pouvais retenir, personne n'aurait connu ma tristesse.

OU

N'était les larmes que je ne pouvais retenir, personne n'aurait connu ma tristesse. 

Voir la remarque à la fin de l'article
 

N'était/ N'étaient + sujet inversé*

> le verbe de la proposition principale est au conditionnel présent : fait hypothétique présent ou futur

 

N'était sa timidité, il serait le plus séduisant des hommes.

> Si ce n'était sa timidité, il serait le plus séduisant des hommes.

> Sans sa timidité, il serait le plus séduisant des hommes.

> S'il n'était pas si timide, il serait le plus séduisant des hommes.

 

N'étaient vos accusations, je ne serais pas au tribunal aujourd'hui.

> Si ce n'étaient vos accusations, je ne serais pas au tribunal aujourd'hui.

> S'il n'y avait pas vos accusations, je ne serais pas au tribunal aujourd'hui.

 

Marie serait une charmante enfant, n'étaient ses mensonges continuels.

> Marie serait une charmante enfant, si ce n'étaient ses mensonges continuels.

> Marie serait une charmante enfant, si elle ne mentait pas continuellement.

> Marie serait une charmante enfant, sans ses mensonges continuels.

> Marie serait une charmante enfant, s'il n'y avait ses mensonges continuels.

 

Équivalents : n'était/n'étaient , si ce n’était/si ce n'étaient, si ce n’avait été/si ce n'avaient été, s’il n’y avait, s’il n’y avait pas eu.

Rare : emploi du conditionnel, du plus que parfait, du subjonctif imparfait à valeur de conditionnel présent.

 

N'eût été/ N'eussent été + sujet inversé, verbe être au subjonctif plus-que-parfait, style soutenu et littéraire*

> le verbe de la proposition principale est au conditionnel passé1 / subjonctif plus-que-parfait2 ou à l'imparfait de l'indicatif3 : fait hypothétique passé qui ne s'est pas produit.

 

N'eût été la fermeté du ministre, l'entreprise aurait mis1 tout le monde au chômage.

> N'eût été la fermeté du ministre, l'entreprise eût mis2 tout le monde au chômage.

> Si le ministre n'avait pas été ferme, l'entreprise aurait mis tout le monde au chômage.

> S'il n'y avait pas eu la fermeté du ministre, l'entreprise mettait3 tout le monde au chômage.

 

N'eussent été les conditions déplorables dans lesquelles tu travaillais, tu y fusses resté jusqu'à la fin de ta vie.

> Si ce n'avaient pas été les conditions déplorables dans lesquelles tu travaillais, tu y serais resté jusqu'à la fin de ta vie.

> S'il n'y avait pas eu les conditions déplorables dans lesquelles tu travaillais, tu y restais jusqu'à la fin de ta vie.

 

*REMARQUE

N'était, n'étaient, n'eût été, n'eussent été ont une valeur conditionnelle. On peut considérer qu'ils n'ont plus leur valeur normale. De ce fait, ils s'accordent ou non avec le sujet au pluriel qui suit :

N'étaient les larmes que je ne pouvais retenir, personne n'aurait connu ma tristesse.

OU

N'était les larmes que je ne pouvais retenir, personne n'aurait connu ma tristesse.

 

Voir aussi :

Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...
 

je dusse, dussé-je, dussè-je

 

La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

Exercice grammatical en guise de jeu : Variations sur des phrases 1-Tu m'as menti, je ne suis pas restée. 2-Tu m'as menti, je suis restée

 

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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