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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 14:13

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Il y a deux sortes de compléments d'objet :

♦ le complément d'objet direct qu'il ne faut pas confondre avec un complément circonstanciel (ou adverbial) ni avec un attribut.

♦ le complément d'objet indirect qui est relié au verbe par une préposition.

Le complément d'objet second, indirect, se rencontre toujours dans la proposition avec le complément d'objet direct (l'objet premier) 

 

DIRECT signifie que le complément n'est pas relié au verbe par une préposition.

INDIRECT signifie qu'il est relié par une préposition (à, de, pour...). La préposition n'est pas toujours visible dans le cas où le complément est un pronom.

Exemples : Je parle à Jacques, je lui parle.

Mais : Je pense à mes enfants. Je pense à eux. 

 

Le complément d'objet direct (COD)

 

Le complément d'objet direct est complément d'un verbe d'action à la forme active. Il répond aux questions qui ? ou quoi ?

Il se construit directement, ce qui veut dire qu'l n'est pas relié au verbe par une préposition.

Paul mange une banane.

Il a mangé une banane.

On mangera des bananes.

 

À la voix passive le COD devient le sujet du verbe 

Paul mange une banane.

> Une banane est mangée (par Paul - Paul complément d'agent).

Il a mangé une banane.

> Une banane a été mangée (par lui).

On mangera des bananes.

> Des bananes seront mangées.

Il n'est pas toujours possible de transformer une phrase comportant un COD à la voix passive.

 

Le complément d'objet direct peut-être :

-un nom

Je connais ton nom

-un pronom

J'ai aperçu quelqu'un.

-un infinitif

Je veux m'amuser.

Certains verbes se construisent avec de + infinitif : 

Je regrette d'avoir parlé (je regrette mes paroles)

Je redoute de partir. Je crains de souffrir. J'appréhende de sauter.

-une proposition infinitive

J'entends les oiseaux chanter. (les oiseaux : sujet de chanter dans la proposition infinitive)

-une proposition complétive (proposition conjonctive introduite par que)

J'espère que tu viendras.

-une proposition interrogative indirecte

Je me demande comment tu t'appelles.

-une proposition relative 

Je fais ce que je dis. 

 

Il ne faut pas confondre un complément d'objet direct avec un complément circonstanciel que l'on appelle aussi complément adverbial.

Il chante la bouche grande ouverte.

la bouche grande ouverte : complément circonstanciel de manière (qui répond à la question comment ?)

Il avance les yeux fermés.

les yeux fermés : complément circonstanciel de simultanéité (de temps) il marche et en même temps il a les yeux fermés.

Il mesure deux mètres : complément de mesure

 

Il ne faut pas confondre le complément d'objet direct avec l'attribut


Qu'est-ce qu'un attribut ?

En vert, les attributs.

1-L'attribut du sujet est relié au sujet par des verbes d'état ou verbes copules comme :

être, devenir, rester, paraître, apparaître, demeurer, être considéré comme, se nommer, s'appeler, passer pour, se rendre, se croire, se faire, se montrer, etc.

Je suis persévérante.- persévérante attribut de je.

Il passe pour un imbécile.- imbécile attribut de il.

Mon désir est que tout se passe bien. que tout se passe bien attribut de désir.

Vouloir, c'est pouvoir. Pouvoir attribut de vouloir. (C' représente vouloir)

 

2-L'attribut de l'objet est relié à l'objet (COD du verbe) par des verbes comme :

juger, trouver, estimer, considérer comme, regarder comme, laisser, rendre, faire, proclamer, nommer, élire, traiter de, appeler, montrer, etc.

Il la trouve stupide.- stupide attribut de la.

Elle me rend complètement dingue.- complètement dingue attribut de me.

 

3- Les verbes précédemment cités dans le 2 peuvent se mettre à la voix pronominale, le pronom réfléchi ou réciproque devient alors complément d'objet direct.

se juger, se trouver, s'estimer, se considérer comme, se regarder comme, se laisser, se rendre, se faire, se proclamer, se nommer, se traiter de, s'appeler, semontrer, etc.

Remarque : Le participe passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant lui.

Ils se sont jugés vraiment  trop bêtes.

 Nous nous sommes faits des redresseurs de torts.

Elle s'est rendue malade. 

 

Le complément d'objet second (COS)

 

Il n'existe que s'il y a aussi un COD (objet premier) dans la phrase.

Le COS s'appelait autrefois complément d'attribution.

C'est forcément un complément indirect puisqu'il est introduit par une préposition.

 

Le COS est introduit généralement par les prépositions à ou de.

Je donne le plus beau cadeau à votre enfant.

Je donne le plus beau cadeau (COD) à votre enfant (COS).

Je retire mon enfant (COD) de ce groupe (COS)

Lorsque le COS est un pronom, la préposition peut disparaïtre.

Je lui donne le plus beau cadeau.

Je lui (COS) donne le plus beau cadeau (COD)

Je le donne à votre enfant.

Je le (COD) donne à votre enfant (COS)

Je le lui donne.

Je le (COD) lui (COS) donne.

Je donne les plus beaux cadeaux à ces enfants-là.

ou

Je donne à ces enfants-là les plus beaux cadeaux.

Je les (COD) donne à ceux-là (COS).

Je les leur donne.

Je leur ôte l'envie de rire.

Je leur (COS) ôte l'envie de rire (COD).

J'ai volé des bonbons (COD) à mes petits camarades (COS).
Il ne distingue pas ses amis (COD) d'avec ses ennemis COS).

 

Le complément d'objet indirect (COI)

 

Le complément d'objet indirect est rattaché au verbe par une préposition, le plus souvent à ou de (mais aussi en, sur, contre, avec, d'avec...)

Il répond généralement aux questions à qui ? à quoi ? de qui, de quoi ?...

 

Je pense à mon anniversaire. J'y pense.

Je pense à mes amis. Je pense à eux.

Je me souviens de mes dernières vacances. Je m'en souviens.

Je me souviens de mes vieilles camarades. Je me souviens d'elles.

 

Prépositions autres que à ou de : en, contre, avec, dans, après, avec, d'avec.

On compte sur vous.

Je ne me fâcherai jamais contre toi .  

Il ne distingue pas ses amis d'avec ses ennemis.

Il ne croit pas en sa bonne étoile.

Je crois en vous. J'aime bien bavarder avec toi. Votre fortune consiste en plusieurs immeubles. Votre énergie consiste dans votre bonne santé. Je n'ai pas attendu après vous pour faire cela (familier). Vous ne discernez pas les bons auteurs d'avec les mauvais. 

 

La préposition disparaît parfois quand le COI est un pronom personnel,

J'y pense. Je m'en souviens.

Souviens-t'en. (Et pas souviens-toi-z-en !)

Penses-y. ((Le s de penses-y est ici pour raison d'euphonie.)

Elle me nuit. Il va me succéder.Vous en doutez.Je vous parle.

 

Le complément d'objet indirect n'est pas toujours suivi d'une préposition devant un infinitif.

Je me souviens avoir passé d'excellentes vacances cette année-là.

Pas de préposition lorsque le verbe est suivi d'une complétive.

Je me souviens qu'il a fait très chaud.

Je doute que vous m'ayez dit cela.

 

Il ne faut pas confondre un complément d'objet indirect avec un complément circonstanciel que l'on appelle aussi complément adverbial.  

Il va à l'école.

à l'école, complément circonstanciel de lieu. 

 

Un même verbe peut avoir soit un complément d'objet direct, soit un complément d'objet indirect.

Je compte mes amis. On compte sur vous !

Je l'aide. Je lui aide (régional).

J'ai atteint mon but.

Il atteint à la perfection.

Je crois à la prière. Je crois en la bonté.

Je ne crois rien de ce que vous me dites.

Etc.

 

Pour en savoir +

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

> QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif

> Prépositions À ou DE : à vous de bien choisir ! – QUIZ 33  

 

Ne pas confondre la préposition DE et les articles partitifs DE, DU, DE LA, DES.

Il parle de la moutarde - de, préposition

Il mange de la moutarde - de la, partitif

> Qu'est-ce qu'un partitif ? Ne pas confondre la préposition DE - l'article indéfini DES, DE - et l'article partitif DE, DU, DES

 

REMARQUE

Un même verbe peut avoir à la fois un complément d'objet direct et un complément d'objet indirect (trouver, voir, connaître, supposer)

La préposition à marque l'appartenance.

 

Je trouve beaucoup de qualités à votre mari.

Je lui suppose une grande patience.

 Me voyez-vous beaucoup de rides ?

Je ne connais à cette pauvre femme aucun ami.

 

 

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Voir

>>La place de Y et de EN dans la phrase. Vous recherchez des difficultés dans cet exercice ? Vous finirez bien par Y EN trouver. + QUIZ 67

>>De la difficulté de bien placer les pronoms personnels compléments dans la phrase. Suite du QUIZ 67 - Dites-le-moi OU dites-moi-le ?

 

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Nota bene

J'ai remarqué des erreurs sur certains sites que vous visiterez peut-être sur la toile. 

Par exemple, je lis : 

Le Complément d'Objet Second (C.O.S.) indique à qui profite ou à qui nuit l'action faite par le sujet. Ce complément, introduit par une préposition, est rattaché à un verbe qui est déjà construit avec un COD (après ce dernier, il vient donc en second) :
- Roméo porte la valise de Juliette.
 

ERREUR : Juliette n'est pas COS.

Roméo porte la valise de Juliette. 

La valise de Juliette est un groupe nominal complément d'objet direct de porte.

Juliette est complément du nom valise.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:21

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Variations sur des phrases.

1 Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

2 Tu m'as menti, je suis restée.

 

Jouez à plusieurs partenaires, prenez quelques minutes de réflexion et mettez vos trouvailles en commun.

 

Règle du jeu

Recherchez des phrases de sens proche.

Conservez l'idée de la phrase de départ en utilisant :

-les mêmes personnes, je et tu

-les verbes mentir, rester, dire des mensonges (à d'autres temps et d'autres modes) ou le substantif mensonges dans un groupe nominal.

Vous pouvez inverser l'ordre des propositions, faire des propositions indépendantes, principales ou subordonnées.

Commentez les phrases que vous avez trouvées du point de vue du sens et de celui de la grammaire.

 

Rappel

Voir les articles :

Qu'est-ce qu'une proposition ? Qu'est-ce que l'analyse logique d'une phrase ?

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

 

1- Tu m'as menti, je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Deux propositions indépendantes juxtaposées (séparées par une virgule)

On a dans cette phrase une idée de cause exprimée dans la proposition tu m'as menti et une idée de conséquence dans je ne suis pas restée.

 

Tu m'as menti et je ne suis pas restée.

Deux propositions indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination et.

 

Je ne suis pas restée parce que tu m'as menti.

Je ne suis pas restée, proposition principale

parce que tu m'as menti, proposition subordonnée conjonctive de cause (ou subordonnée causale) introduite par la locution conjonctive parce que.

 

C'est parce que tu m'as menti que je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

Mise en relief de la subordonnée conjonctive de cause (causale) en tête de phrase avec c'est... que.

 

Je ne suis pas restée puisque que tu m'as menti.

Voir le sens de : Puisque

 

Je ne suis pas restée à cause de tes mensonges.

à cause de tes mensonges, groupe prépositionnel nominal complément circonstanciel de cause de rester.

 

C'est à cause de tes mensonges que je ne suis pas restée.

Mise en relief du groupe nominal de tes mensonges. complément circonstantiel de cause.

 

Tu ne m'aurais pas menti, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

La première proposition contient une idée de condition.

C'est un irréel du passé. Cela ne s'est pas du tout passé comme cela.

 

Tu ne m'aurais pas dit de mensonges, je serais restée.

deux verbes au conditionnel passé

deux indépendantes juxtaposées

 

Je serais restée, mais tu m'as menti.

serais restée, conditionnel passé

as menti passé composé

deux indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination mais qui marque la concession (l'opposition)

 

Tu m'as menti, donc je ne suis pas restée.

deux verbes au passé composé

deux indépendantes coordonnées

Donc, conjonction de coordination

= c'est pourquoi, par conséquent, en conséquence, c'est la raison pour laquelle, locutions jouant le rôle de conjonctions de coordination à valeur de conséquence.

 

Tu m'as menti si bien que je ne suis pas restée.

si bien que je ne suis pas restée, subordonnée de conséquence (consécutive) introduite par la locution conjonctive si bien que.

Locutions conjonctives de sens proche entraînant une conséquence : si bien que, de (telle) sorte (manière, façon) que, tant et si bien que.

Tu m'as menti tant et si bien que je ne suis pas restée.

Voir : Tant et si bien que

 

Ne serais-je pas restée si tu ne m'avais pas menti ?

Phrase interro-négative qui n'admet pas forcément une réponse. C'est une évidence.

 

Si tu ne m'avais pas menti, je serais restée.

si tu m'avais pas menti, proposition subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la conjonction de subordination si

 

Je serais restée si tant est que tu ne m'aies pas menti.

Si tant est que, locution conjonctive de condition suivie du subjonctif, ici le subjonctif passé.

Voir : Si tant est que  

 

Je serais restée à (la) condition que tu ne m'aies pas menti.

Je serais restée, conditionnel passé 1re forme

à condition que tu ne m'aies pas menti, subjonctif passé, subordonnée de condition (conditionnelle) introduite par la locution conjonctive à condition que.

 

Je fusse restée à (la) condition que tu ne m'eusses pas menti.

fusse restée, conditionnel passé 2e forme

tu ne m'eusses pas menti, subjonctif plus-que-parfait

Langue soutenue

 

N'étaient les mensonges que tu m'as dits, je serais restée.

N'eussent été tes mensonges, je fusse restée.

 

Ne m'aurais-tu pas menti que je serais restée.

 

Il aurait suffi que tu ne me mentes pas pour que je reste.

Il aurait suffi que tu ne me mentisses pas pour que je restasse.

Il eût suffi...

 

Il s'en est fallu de peu que je ne reste, mais tu m'as menti.

Il s'en fallut de peu que je ne restasse, mais tu me mentis.

Peu s'en fallut ...

Il ne s'en est fallu guère que je ne reste mais tu m'as menti.

Pour un peu je serais restée, mais tu m'as menti.

Pour un peu je fusse restée, mais tu me mentis.

Pour un peu je restais, mais tu m'as menti.

......................................................................

2- Tu m'as menti, je suis restée.

Ici, il y a une idée de concession, d'opposition.

 

Sens >> J'aurais dû partir puisque tu m'as menti, mais je suis restée quand même, malgré cela.

L'opposition est marquée par mais, conjonction de coordination

Voir le sens de puisque (ci-dessus)

 

Je suis restée malgré tes mensonges.

Malgré préposition

synonyme en dépit de (moins souvent usité)

Malgré tes mensonges, complément prépositionnel de concession

 

Je suis restée bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti

aies menti : subjonctif passé du verbe mentir

bien que tu m'aies menti / quoique tu m'aies menti, subordonnées concessives

Voir :Quoique

 

Tu me mens, je reste.

Je reste même si tu me mens

même si tu me mens, subordonnée conditionnelle et concessive

 

Même si tu me mentais, je resterais

Même si tu me mentais, subordonnée conditionnelle et concessive.

L'imparfait mentais n'indique pas que l'action est au passé.

L'action peut-être au présent ou au futur. Elle peut se produire mais ce n'est pas sûr.

 

M'eusses-tu menti, je serais restée/ je fusse restée.

Deux indépendantes juxtaposées. 

La première proposition M'eusses-tu menti est au subjonctif plus-que-parfait, avec l'inversion du sujet.

Je serais restée/ je fusse restée, conditionnel passé 1re et 2e forme

Voir l'article : Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

Quand même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien même tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand bien tu m'aurais menti, je serais restée.

Quand tu m'aurais menti, je serais restée.

Ces 4 phrases ont le même sens, les subordonnées concessives sont introduites par la conjonction quand (ici quand n'a pas la nuance du temps mais de la concession), et par les locutions conjonctives quand même, quand bien même, quand bien.

aurait menti, conditionnel passé 1re forme.

serais restée, conditionnel passé 1re forme.

Voir l'article : Quand - même quand - quand même - quand bien même - quand bien - quand même que

 

Mêmes phrases avec le conditionnel passé 2e forme :

Style littéraire, style soutenu.

Quand même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien même tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand bien tu m'eusses menti, je fusse restée.

Quand tu m'eusses menti, je fusse restée.

 

Tu as beau me mentir, je reste.

Tu auras beau me mentir, je resterai.

Tu as eu beau me mentir, je suis restée.

Avoir beau, locution verbale.

Les phrases sont composées chacune de deux propositions indépendantes juxtaposées.

On remarque la concordance des temps.

 

On peut trouver d'autres variantes.

 

Je vous propose de jouer sur les phrases suivantes.

N'oubliez pas de varier des modes et les temps !

 

3-Elle m'offre un cadeau, je la quitte.

 

4-Mes chaussures prennent l'eau, je ne marche pas dans la boue.

 

5-Mariette me poursuit, je me cache.

 

6-J'aime les mangas, tu as horreur de ça, tu les lis pour me faire plaisir.

 

7-Il est très petit, je suis plus grand que lui, je peux toucher le plafond.

           >>> Voir la remarque  n° 3  sur les propositions comparatives dans l'article Remarques

 

8-Il pleut, nous allons tous nous promener.

 

9-J'adore la grammaire, je veux faire des progrès en français, je fais tous les exercices de mamiehiou.

Faire des propositions causales, consécutives, finales...

 

Pour les propositions finales (complément circonstanciel de but) voir :

          >>> Afin que - À seule fin que - À telle enseigne que - À telles enseignes que - Pour que, pour... que  

 

voir la récapitulation des conjonctions et locutions conjonctives dans l'article :

           >>> La clef des modes - Indicatif, subjonctif ou conditionnel, lequel choisir ?

 

 

Retrouvez une variation sur des phrases avec des registres différents dans l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:44

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Vous êtes au collège, au lycée ou vous avez quitté l'école, peut-être depuis longtemps, et vous voulez progresser en français. Vous êtes très très motivé.

 

Et cela pour plusieurs raisons.

Vous aimez la langue française et vous voudriez en connaître les règles d'orthographe et de grammaire, en débusquer toutes les difficultés.

Vous êtes un passionné et un curieux.

Vous n'avez jusqu'à présent pas été très fort à l'école mais aujourd'hui vous avez soif de savoir.

Vous vous dites : "Moi je n'ai pas eu la chance d'avoir des parents qui parlaient très bien le français. C'était difficile d'obtenir de bonnes notes, mais si je m'y colle, si je m'y mets vraiment, je suis sûr que je suis capable de m'améliorer."

Vous vous dites aussi peut-être : "Tout est possible si tant est que je veuille faire des efforts. Après tout, d'autres sont parvenus à l'excellence et ils n'étaient pas plus intelligents que moi."

Il ne faut jamais se sous-estimer.

 

À quoi sert de connaitre mieux le français ?

Il est plus facile de s'intégrer dans tous les milieux de la société si l'on connaît le registre de langue de ceux à qui l'on s'adresse. Vous parlez d'une certaine manière avec vos copains ou dans votre famille, mais vous voudriez aussi être à l'aise dans toutes les situations (quand il faudra que vous aidiez vos enfants à faire leurs devoirs, quand vous rencontrerez un patron à un entretien d'embauche, quand vous voudrez passer un concours, etc.)

Sur ce sujet vous pourrez lire dans mon blog l'article :

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

 

Mais voilà, vous ne savez pas comment vous y prendre pour progresser en français.

La première chose à faire, c'est de lire.

"Mais quoi ? me direz-vous."

Vous aimez les bandes dessinées ? C'est bien, mais ce n'est pas suffisant.

Allez dans des librairies dignes de ce nom, pas les grandes surfaces, ni les grands magasins de livres comme la Fnac par exemple où l'on ne saura pas vous renseigner, mais les vraies librairies avec de vrais libraires, et demandez conseil. Vous aurez peut-être la chance de trouvez un bon guide.

"Mais les livres sont chers, pensez-vous."

Avez-vous jamais poussé la porte d'une bibliothèque municipale ? Renseignez-vous, beaucoup de bibliothèques sont gratuites.

Quelqu'un sera là pour vous conseiller. C'est son métier. Dites-lui vos goûts. Il saura bien vous orienter vers des ouvrages que vous aimerez. Si vous trouvez le livre trop difficile, changez-le jusqu'à ce vous trouviez quelque chose qui vous plaise.

Lire ne doit jamais devenir une corvée.

Les grandes surfaces ne sont pas à proscrire pour autant. On ne vous dira rien, je suppose, si vous feuilletez des livres qui s'offrent à la vue dans le rayon et même si vous en lisez quelques passages. Vous pourrez repérer les auteurs de ceux qui vous plaisent et qui se trouvent peut-être dans la bibliothèque que vous fréquentez.

 

À quoi cela sert-il de lire ?

Au fil de vos lectures, vous acquerrez des mots nouveaux, des tournures que vous ne connaissez pas encore, et que vous allez faire vôtres sans que vous vous en rendiez vraiment compte. Vous découvrirez des styles divers : chaque écrivain a le sien. Vous vous imprégnerez de toutes ces choses inconnues jusqu'alors et qui affineront votre pensée.

Peut-être griffonnerez-vous sur un petit carnet quelques mots qui vous auront particulièrement plu. Et vous les retiendrez.

Peut-être irez-vous voir leur signification sur un dictionnaire que vous avez ou sur le Dictionnaire de l'Académie  ou sur le Trésor de la langue française (TFLi) sur le site du CNRS en ligne :

Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Cela vous semble-t-il trop dur, trop contraignant ? Ne vous découragez surtout pas à la première difficulté. Les choses s'organiseront petit à petit dans votre tête, même si vous ne comprenez pas tout du premier coup.

Dans la vie, on n'a rien sans rien.

Mais cela, vous devez déjà le savoir.

 

Mais, me direz-vous, où et quand trouver le temps ?

Quand vous avez la chance d'avoir un livre en main, emportez-le avec vous.

Ouvrez-le pendant vos temps libres, si courts soient-ils, faites-le voir à vos copains. Pourquoi ne pas leur faire partager vos lectures ? leur faire goûter un petit passage que vous avez particulièrement aimé ? les inciter à lire, et discuter avec eux du livre que vous aurez lu ? Faites-leur voir votre enthousiasme. Organisez un petit comité de lecture.

"Vous rêvez, me dites-vous ?

—Oui, je rêve que tout le monde aime lire. C'est l'un des premiers pas vers l'évasion, vers la liberté. Et quel plaisir on peut en retirer !"

Cette intimité que l'on éprouve avec les grands auteurs quand on découvre leurs oeuvres qui ont traversé le temps, quel délice vraiment !

 

Peut-être vous faudra-t-il sacrifier quelques moments de télévision ou de jeux vidéo. Mais ce jeu-là n'en vaut-il pas la chandelle?

 

Ce n'est pas tout de lire, il faut aussi savoir écrire.

Et vous ambitionnez d'écrire en faisant moins de fautes. C'est bien. C'est un travail de longue haleine, vous le savez. Mais vous êtes déterminé à progresser, puisque vous lisez cet article. Alors au travail !

Vous pouvez aller voir un prof de français que vous avez eu ou encore votre "vieille" institutrice - qui sera étonnée et charmée, j'en suis sûre, de vous revoir, même si vous avez été un très mauvais élève qui la faisait parfois enrager. Elle vous conseillera quelques livres d'orthographe et de grammaire de votre niveau puisqu'elle vous connaît. Elle vous donnera peut-être un de ses livres qu'elle n'utilise plus. Elle vous indiquera où trouver, dans votre ville, une librairie de livres scolaires d'occasion. Et elle sera fière de vous.

Elle vous parlera sûrement des incontournables Bled ou Bescherelle qui donnent des règles et des exercices. Vous vous en procurerez et vous vous y plongerez avec courage.

Un conseil : si vous êtes bien décidé à progresser, faites tous les jours un ou deux exercices et le lendemain, reprenez la règle que vous avez apprise la veille pour la réviser puisqu'on sait depuis belle lurette qu'il faut toujours répéter les choses pour bien s'en souvenir. Et si vous aimez apprendre le soir, sachez que la nuit votre cerveau travaille en dormant et emmagasine ce que vous avez appris la veille.

Faites une balade dans mon blog. Vous y trouverez des articles qui vous éclaireront sur de nombreux points d'orthographe et de grammaire.

Parcourez les catégories :

Le français dans tous ses états (orthographe, grammaire, vocabulaire, littérature, etc.)

orthographe grammaire pour les hésitants

La clef des modes dans les conjonctives

 

Pour apprendre à écrire, il faut écrire.

C'est la seule façon de se rendre compte de ce que l'on ne sait pas. Tenez un petit carnet où vous consignerez un ou deux événements de votre journée, ou une pensée que vous développerez. Un texte court suffira. Vous écrirez avec vos mots, en faisant des phrases courtes. Sachez mettre des points. Cela vous rappellera les rédactions que l'on vous demandait de faire à l'école.

Cela permet de mettre ses idées en ordre et d'exprimer ses émotions, ses sentiments même. Vous avez le choix du sujet !

Et quand vous êtes satisfait de votre texte, vous pouvez le lire à votre famille ou à vos amis. Ils n'en reviendront pas !

Et tant mieux si l'on vous traite d'intello !

 

Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, c'est bon signe.

Il ne vous reste plus qu'à trouver un bon livre. Le livre-papier est bien agréable à manipuler mais vous avez en ligne une foultitude de livres gratuits à votre disposition sur Wikisource, sur In Libro Veritas, sur ABUsur Google Livres, ou Gallica.

Ne vous en privez pas.

 

Cherchez, fouillez, musardez. Vous y trouverez des oeuvres très diverses, romans d'aventures, romans d'amour, contes fantastiques, textes philosophiques, etc.

Si vous n'avez pas du tout l'habitude de lire, et que vous ne sachiez pas par où commencer, plongez-vous, par exemple, dans :

 

Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires (1844)

                                                    Le Comte de Monte-Cristo, (1845) 

 

Jules Verne Le Tour du monde en quatre-vingts jours1873)

Les Révoltés de la Bounty (1879)

Cinq Semaines en ballon (1863)

 

Guy de Maupassant Le Horla (1887)

Une vie (1883)

 

Victor Hugo Notre-Dame de Paris1831)

Les Misérables (1862)

 

Gustave Flaubert Un cœur simple (1877)

 

Aldebert von Chamisso  Histoire merveilleuse de Peter Schlémihl - L'homme qui a perdu son ombre (1813)

 

Léon Tolstoï La Mort d'Ivan Ilitch (1886)

 

Voltaire Zadig (1747)

Candide, ou l’Optimisme (1759)

 

Robert Louis Stevenson L’Île au trésor (1883)

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886)

 

Alphonse Daudet Le Petit Chose (1868)

 

Emile Zola  Germinal(1885)

 

Ivan Tourgueniev Premier amour (1860)

 

George Sand  François le Champi (1850)

 

Herman Melville Moby-Dick (1851)

 

Daniel Defoe Robinson Crusoé (1719)

 

Raymond Radiguet  Le Diable au corps (1923) 

 

Alphonse Allais  À se tordre (1891)

 

et bien d'autres textes encore que vous aurez plaisir à découvrir.

Vous avez le choix entre des milliers ! Ils vous appartiennent. C'est votre héritage, le riche héritage que vous ont légué ceux qui vous ont précédés. Dévorez-le sans modération !

Nota bene : Ne sont pas en ligne la plupart des ouvrages du XXe et ceux du XXIe siècle car ils ne sont pas dans le domaine public.

 

Je vous souhaite de tout coeur de mener à bien votre projet ambitieux.

Votre littérairement dévouée,

mamiehiou.

Lire aussi  Les fautes d'orthographe que vous faites vous énervent ?

 

 LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Je constate que les réponses que j'ai faites aux commentaires de mes articles ont pris une allure quelque peu bizarre depuis que je suis passée sur la plateforme du Nouvel Overblog. Je pense en avoir découvert la cause : j'avais écrit des titres avec des liens ; ils ont disparu, cela n'a pas fonctionné ; aussi peut-on lire aujourd'hui des phrases incomplètes ou mal présentées.

Réponse au commentaire de Lilianne (en clair)

Bonjour Lilianne,
Je suis très touchée par vos compliments et je vous en remercie.
Voici l'explication de l'emploi du subjonctif dans la phrase que vous avez relevée :

"Si vous n'avez pas du tout l'habitude de lire,

et que vous ne sachiez pas par où commencer, plongez-vous dans..."

On pourrait aussi employer l'indicatif : savez.

Voyez le §60 de l'article du blog : Valeurs et emplois du subjonctif  :

§60-Que remplaçant si : Si l'on a plusieurs subordonnées conditionnelles coordonnées,

la première commençant par si,

les autres propositions peuvent commencer par que dans le sens de si.

On met dans ces propositions les verbes au subjonctif (langue soignée) ou à l'indicatif .

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:54

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♦ Vieux et vieil sont des adjectifs au masculin.

Le pluriel de vieux et de vieil est vieux.

Vieille(s) est féminin.

Vieux, vieille sont aussi des substantifs.

un vieux, une vieille

Beau et bel sont des adjectifs au masculin. 

Le pluriel de beau et de bel est beaux.

Belle(s) est féminin.

Beau et belle sont aussi des substantifs.

(1) Bel et bien est une locution adverbiale figée.

Nouveau et nouvel sont des adjectifs au masculin.

Le pluriel de l'adjectif nouveau et nouvel est nouveaux

Nouvelle(s) est féminin.

Nouveau et nouvelle sont aussi des substantifs.

un nouveau, une nouvelle

Attention > Ne pas confondre NOUVEAU l'adjectif (un nouvel ami) et l'adverbe (des nouveau-nés), les locutions adverbiales À NOUVEAU et DE NOUVEAU – nouvellement – une nouvelle - le renouveau ...

Fou et fol sont des adjectifs au masculin.

Fous est le pluriel de fou.

Folle(s) est le féminin. 

L'adjectif fou, autrefois antéposé* est postposé* au XIXe siècle

*antéposé : placé avant le nom - postposé : après le nom.

Un fol amour devient un amour fou.

         François Ier a écrit sur les vitraux de Chambord :

         "Souvent femme varie,
          Bien fol est qui s’y fie."

Fou et Fol sont aussi des substantifs

 Un fol (archaïque) peut être employé par plaisanterie. (des fols) 

Mou et mol sont des adjectifs au masculin.

mou, mous au pluriel

féminin : molle, molles

mol(s) (emploi littéraire et désuet)  

Dans l'usage courant, on emploie l'adjectif mou qui se place après le substantif.

Dans le style soutenu et surtout en poésie, on dit quelquefois mol au masculin quand le mot qui suit commence par une voyelle : un mol abandon.(Cf. Littré)

On rencontre parfois mol après le substantif.

"Et tous mes voeux pour vous seront mols et timides", Corneille, Héraclite, III, 1. (citation donnée par Littré)

mou et molle peuvent être substantivés > un mou, une molle > un mollasson, une mollassonne.

(2)  On écrit vieil devant un nom masculin commençant par une voyelle ou un h muet. On fait de même pour beau et bel, pour nouveau et nouvel, pour mou et mol, pour fou et fol. 

Un vieux monsieur, un vieil homme, un vieux Hollandais.

Un beau monsieur, un bel homme, un beau hâbleur.  

(3)   Un bel homme, un beau et charmant homme. (beau devant la conjonction de coordination et)

On peut trouver un bel et charmant homme, mais cela ne suit pas la règle.

Un nouvel orage, un nouveau et violent orage. (ou un nouvel et violent orage).

Une particularité :

Le mot gens peut être masculin ou féminin.

Des gens vieux - De vieilles gens

(4)   Lorsque l'adjectif précède le mot gens, il se met au féminin pluriel (vieilles)

Lorsqu'il suit le mot gens, il se met au masculin pluriel (vieux).

Étonnant non ?

 

Vous hésitez sur le genre d'un substantif :

> Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

Vous hésitez entre le H muet et le H aspiré

Grammaire aidenet >"h" aspiré et muet liste alphabétique

et

> La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

EXERCICE À TROUS

Complétez par beau, bel, beaux, belle, ou belles 

Méfiez-vous ! cet exercice n'est peut-être pas aussi facile

que vous pouvez le penser.

 

1-Comme vous avez de ...... enfants, madame !

De ma vie je n'ai vu un aussi ...... enfant que votre jeune Victor.

C'est vraiment un ...... et charmant enfant !

Quel ...... animal ! Approche donc ...... petit chat.

5-Je suis si jeune et si ......, me dit-elle.

Quel ...... profil ! Quelle ...... chevelure ! Quel ...... entrain !

Elle est ...... et bien tombée dans le ravin.

Cet individu a un ...... air ; méfiez-vous de lui.

Il appartient au ...... monde et il habite les ...... quartiers.

10-J'ai un ...... arbre dans mon jardin.

Il va me donner de ...... fleurs et de ...... fruits

C'est un ...... hall que vous avez là.

J'admire votre ...... hamster au pelage roux.

Vous pêchez avec un bien ...... hameçon. Est-il en or ?

15-Nous habitons un ...... hameau au creux de la vallée.

Quel ...... hangar ! Vous l'avez tout décoré.

Goùte-moi ce ...... haricot !

Regarde ces pauvres écureuils. La foudre a fait une ...... hécatombe.

L'empereur dit avoir un ...... habit neuf, mais il est ...... et bien tout nu !

 

Correction

Les chiffres (1) (2) (3) (4)  renvoient au texte explicatif 

 

1-Comme vous avez de beaux enfants, madame !

De ma vie je n'ai vu un aussi bel enfant que votre jeune Victor.

C'est vraiment un beau et charmant enfant !  (3)

Quel bel animal ! Approche donc beau petit chat.

5-Je suis si jeune et si belle, me dit-elle.

Quel beau profil ! Quelle belle chevelure ! Quel bel entrain !  (2)

Elle est bel et bien tombée dans le ravin. (1)

Cet individu a un bel air ; méfiez-vous de lui.

Il appartient au beau monde et il habite les beaux quartiers.

10-J'ai un bel arbre dans mon jardin. Il va me donner de belles fleurs et de beaux fruits.

C'est un beau hall que vous avez là. (2)

J'admire votre beau hamster au pelage roux.  (2)

Vous pêchez avec un bien bel hameçon. Est-il en or ?  (2)

Nous habitons un beau hameau au creux de la vallée. (2)

15-Quel beau hangar ! Vous l'avez tout décoré.  (2)

Goùte-moi ce beau haricot !  (2)

Regarde ces pauvres écureuils. La foudre a fait une belle hécatombe.

J'ai rencontré dans ce village de vieilles gens bien courtois. (4)

L'empereur dit avoir un bel habit neuf, mais il est bel et bien tout nu !

 

Notes

Le beau monde. Les gens élégants et riches.

Les beaux quartiers. Les quartiers où habite le beau monde.

On a un h aspiré dans : le hall, le hamster, le hameau, le hangar, le haricot et un h muet dans l'hameçon et l'habit.

Un article connexe > CET ou CETTE - Quiz 102

 

Le français dans tous ses états

Les QUIZ + Exercices d'orthographe et de grammaire

Vous aimez les exercices à trous ? Récapitulation de ceux que vous trouverez dans le blog

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:18

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Définition de la proposition

 

Le Dictionnaire de l'Académie (8e édition) : Membre de phrase composé essentiellement d'un sujet et d'un verbe et accessoirement d'un complément ou d'un attribut. Dans la plupart des phrases, il y a une proposition principale, à laquelle se rattachent diverses propositions accessoires, subordonnées, incidentes.

Le Dictionnaire de l'Académie (9e édition) > PROPOSITION (§ Grammaire)

................................

Une phrase simple est composée d'une proposition indépendante qui s'articule généralement autour d'un verbe appelé prédicat. La phrase est dite complexe si elle a plusieurs propositions.

 

Les différentes propositions sont, traditionnellement : 

o Les propositions indépendantes

o Les propositions principales

o Les propositions subordonnées :

o Les subordonnées conjonctives sont introduites par des conjonctions de subordination ou des locutions conjonctives.

Voir les articles

Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination et une locution conjonctive ?

La clef des modes - Liste des conjonctions de subordination...

 

o Les subordonnées relatives sont introduites par des pronoms relatifs.

 

o Les subordonnées interrogatives indirectes sont introduites par un mot interrogatif, adverbe interrogatif, pronom interrogatif ou syntagme* avec un adjectif interrogatif.

*Un syntagme est un groupe de mots formant une unité lexicale.

Voir Syntagme- Wiktionnaire

 

o Les propositions incises sont intercalées dans une phrase (par exemple, pour préciser le locuteur dans des paroles rapportées).

 

o Les propositions infinitives contiennent un infinitif accompagné de son sujet.

 

o Les propositions participiales contiennent un participe (présent ou passé) accompagné de son sujet.

.................................

Le Grevisse (le Bon Usage) renonce aux termes de propositions principales et propositions subordonnées.

Pour le Grevisse, la phrase simple comporte un prédicat (en général un verbe).

Une phrase contenant plusieurs verbes résulte de la réunion de plusieurs phrases simples, phrases et sous-phrases.

................................. 

Il existe des phrases sans verbe (phrases averbales)

le mot averbal est un néologisme formé sur l'adjectif verbal et le préfixe privatif a-. On ne le trouve pas dans la plupart des dictionnaires.

 

Exemples

Quel âne !

Bêtises que tout cela !

 

« Quelle langue parlez-vous ?

L'anglais. » (phrase elliptique, je parle l'anglais)

L'ellipse est un raccourci, un sous-entendu.

.................................

 

Analyse logique

de quelques phrases-types

 

L'analyse logique d'une phrase est l'analyse grammaticale de ses propositions ; elle précise leurs natures (comment elles s'appellent) et leurs fonctions (le rôle qu'elles jouent dans la phrase).

 

Exemples de propositions :

Louise dort.

Proposition indépendante.

 

Louise dort, je la regarde.

Deux propositions indépendantes juxtaposées.

 

Louise dort et je la regarde.

Deux propositions indépendantes coordonnées par la conjonction de coordination et.

 

"Louise dort, dis-je, et je la regarde"

dis-je, proposition indépendante incise.

 

Je regarde Louise quand elle dort.

Je regarde Louise, proposition principale.

quand elle dort, proposition subordonnée conjonctive, introduite par la conjonction de subordination quand, complément de temps du verbe regarder.

 

Je me demande si Louise dort.

(comment, quand, pourquoi, où, dans quelles conditions....)

Je me demande, proposition principale.

si Louise dort, proposition interrogative indirecte complément d'objet direct de se demander.

Interrogation directe : "Louise, dort-elle ?"

SI est adverbe interrogatif, il introduit l'interrogative indirecte.

Ne pas le confondre avec SI conjonction de subordination de condition.

 

Tu ne savais pas qui je regardais.

(quelle fille, laquelle...)

Tu ne savais pas, proposition principale.

qui je regardais, proposition interrogative indirecte, complément d'objet direct de savoir.

Interrogation directe :

"Qui regardes-tu ?" m'as-tu demandé.

QUI est pronom interrogatif. Ne pas le confondre avec QUI, pronom relatif.

concordance des temps : la principale est à un temps passé, la subordonnée est elle aussi à un temps passé.

 

Je regarde Louise qui dort.

Je regarde Louise, proposition principale.

Qui dort, proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif qui, complément de l'antécédent Louise.

Qui représente l'antécédent Louise.

Fonction du pronom relatif qui : sujet de dort.

 

Qui vivra verra (Celui qui vivra verra)

Qui vivra, proposition relative substantive (sans antécédent) sujet de verra.

 

J'entends les enfants chanter.

Les enfants chanter, proposition infinitive complément d'objet direct de entendre.

 

La nuit tombant, nous nous hâtâmes de rentrer.

La nuit tombant, proposition participiale, complément circonstanciel de temps et de cause de se hâter de rentrer.

(=comme la nuit tombait)

 La nuit est sujet du participe présent tombant. À ne pas confondre avec l'adjectif "tombante"

Voir :

Ne pas confondre participes présents, gérondifs et adjectifs verbaux, (en) fatiguant fatigant – (en) convainquant convaincant – (en) émergeant émergent – (en) résidant résident...

 

La famille réunie, nous fêtions l'anniversaire de Louise.

La famille réunie, proposition participiale, complément circonstanciel de temps de fêter.

(=quand la famille était réunie)

 Réunie, participe passé (verbal), à ne pas confondre avec l'adjectif.

   

 >> Exercice grammatical en guise de jeu 

Variations sur des phrases

1-Tu m'as menti, je ne suis pas restée. 2-Tu m'as menti, je suis restée.

 

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.................................................................................

Note sur les commentaires : Bug chez overblog. Erreur de maintenance.

On a mélangé les commentaires ci-dessous :

les questions et les réponses ne se suivent pas logiquement.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:48

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Une anagramme 

C'est l'interversion des lettres d'un mot, parfois d'un syntagme* ou d'une phrase, pour former un autre mot ou un autre syntagme ou une autre phrase.

*Un syntagme est un groupe de mots formant une unité lexicale.

 

L'anagrammatisme, est l'art de faire des anagrammes.

Dans un sens péjoratif, et rare, c'est l'art compliquer un mot ou une phrase qui devient alors incompréhensible à la plupart des gens.

Anagrammatiser un mot, une phrase, c'est faire des anagrammes, s'amuser à en faire.

anagrammer, son synonyme, s'emploie au participe passé. Un mot anagrammé.

 

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum.

Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.

>>Virgo serena, pia, munda et immaculata.

Vierge sereine, pieuse, pure et immaculée

 

Quid est veritas ? (question de Pilate)

Qu'est-ce que la vérité ?

>> Est vir qui adest

C'est l'homme qui est ici

 

Horatio Nelson

>>Honor est a Nilo

en latin, l'honneur vient du Nil

Honor est a Nilo, titre du poème sur la victoire de Nelson à la bataille du Nil, le 1er août 1798.

a poem based on Horatio Nelson's victory at the Battle of the River Nile, 1st. August 1798

Horatio Nelson - Wikipédia

Florence Nightingale

>>Flit on, cheering angel 

Poursuis ton vol, ange de bonté

Florence Nightingale - Wikipédia

Alien form >> Life on mars

Tom Cruise >> So I'm cuter

Clint Eastwood >> Old West action

Diplomacy >> Mad policy

Dirty room >> Dormitary

Disraeli >> I lead, Sir

William Ewart Gladstone >> Wild agitator means well

Astronomer >> Moonstarer 

Ptolemaios >> Apo melitos

                    (fait de miel, allusion à la bonté du roi)

Arsinoh >> Ion Hras

                (violette de Héra)

Viala désigne les pensées et les violettes en latin. Ion en grec signifie violet.

Selon la mythologie grecque, Zeus, pour nourrir sa bien aimée Io, crée Ion, la Viala, la violette —  Io dont il était l'amoureux et l'amant et qu'il avait transformée en une génisse blanche pour la protéger de Héra son épouse et sa soeur, jalouse d'elle.

Pythagore croyait que les anagrammes cachaient des mystères philosophiques. Platon et ses disciples pensaient que les anagrammes révélaient la divinité et la destinée.

 

Voir : Anagrams FAQ Page - What is the history of anagrams ?

Pierre de Ronsard

 « Marie, qui voudroit vostre beau nom tourner 

 Il trouveroit aimer : aimez-moi donc, Marie »

 

Marie >>aimer

anagramme du nom du poète >>Rose de Pindare

Beaucoup se sont amusés à rechercher pour pseudonyme une anagramme de leur nom ou bien leur nom est une anagramme du nom de quelqu'un d'autre.
Pascal Obispo >>Pablo Picasso
Paul Verlaine >>Pauvre Lélian.
Voltaire<< (François Marie) Arouet Le Jeune,  probablement AROVET LE IEUNE (le u devient v, le j devient i)
Boris Vian >>Bison ravi, Brisavion, Baron Visi
Jean-Paul Sartre >>Jean Sol Partre  dans L'Écume des jours de Boris Vian
François Rabelais >>Alcofribas Nasier
Salvador Dalí >>Avida dollars (surnom donné par André Breton)
Raymond Queneau >>Don Evané Marquy ou Rauque Anonyme
André Breton >>Étron de Bran

Marguerite de Crayencour >>Marguerite Yourcenar
        (il manque un c)

Honoré (de Balzac) >>Lord R’hoone
Margaret Thatcher : >>Rather great match

Quiz sur les pseudonymes des écrivains :

QUIZ 19 (1) , QUIZ 19 (2) & QUIZ 19 (3)

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:47

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Est-il correct de dire :

"J'ai très envie de vous voir. Cela me ferait très plaisir."

> Réponse §3

 

1-TRÈS est un adverbe de degré qui s'emploie généralement avec un adjectif, un autre adverbe, ou une préposition, mais pas avec un verbe.

Il est très beau.

Il parle très mal.

Il s'installe très loin de Paris.

 

2-TRÈS peut-il s'employer avec un NOM ?

Il a très peur.

Cela me fait très plaisir.

Elle est très enfant.

J'ai très besoin de vous.

Il a très faim et très soif.

J'ai très mal aux pieds.

Elle a très honte de ce qu'elle a fait.

Il a très hâte de me revoir.

Faites très attention à ce que vous dites.

Nous avons très sommeil.

Il a très raison d'insister.

C'est très dommage que vous ne veniez pas.

 

On rencontre quelques exemples de cet usage de TRÈS suivi d'un nom dans la littérature.

 

3-Qu'en pensent les grammairiens  ?

Certains condamnent cet usage, d'autres le qualifient de familier.

On peut raisonnablement penser que l'usage prend le pas sur ces considérations et que l'on peut employer TRÈS dans les locutions verbales suivantes :

-avoir très faim, très soif, très peur, très mal, très sommeil, très envie.

-faire très mal, très peur, très attention.

alors que d'autres locutions avec TRÈS (par exemple très plaisir) ne sont généralement pas admises par la plupart des usagers.

Est-il correct de dire :

"J'ai très envie de vous voir. Cela me ferait très plaisir."

Réponse : très envie est admis par l'usage, très plaisir est à éviter.

Remarque :

On admet les expressions :

-avoir très chaud, très froid - il fait très chaud, très froid. Cas particuliers où chaud et froid sont des noms mais aussi des adjectifs dans des locutions verbales figées.

On dit aussi avoir (très) frais.

Je me suis réfugiée au sous-sol pour avoir frais.

 

4-Que peut-on utiliser à la place de très ?

Des adverbes qui peuvent modifier des verbes comme :

-bien, fort, joliment, extrêmement, terriblement, etc.

J'ai terriblement peur. J'ai vraiment envie de pleurer. Etc.

Remarque :

On ne peut pas employer beaucoup pour très.

On ne peut pas dire : J'ai beaucoup faim. Cela me fait beaucoup envie. Etc.

 

-grand

avoir grand-faim, grand-soif, grand-peine, grand-peur / c’est grand-pitié.

L'emploi de grand peut paraître recherché à certains.

Pourtant on admettra volontiers que dire la phrase incorrecte : Cela me fait très plaisir de vous voir, c'est moins élégant que : J'ai grand plaisir à vous voir.

 

5-Plutôt que de dire...

> Plutôt que de dire : J'ai très envie - Cela me fait très envie

> on peut dire :

J'ai bien envie de...

J'ai une extrême envie, une furieuse envie de...

Je meurs d'envie de...

J'ai bonne envie de... (+ rare)

 

> Plutôt que de dire : J'ai très plaisir... - Cela me fait très plaisir

> on peut dire :

-J'ai grand plaisir à.. j'ai beaucoup de plaisir... j'éprouve un grand plaisir...

-avec beaucoup de plaisir, avec grand plaisir.

-Bien du plaisir, dans l'expression Je vous souhaite bien du plaisir ! Formule ironique quand vous prenez congé de quelqu'un qui peut s'attendre à quelque chose de désagréable. Ou Je lui souhaite bien du plaisir !

 

> Plutôt que de dire : J'ai très peur - Cela me fait très peur

> on peut dire :

J'ai bien peur. Cela me fait bien peur, vraiment peur.

J'ai grand-peur.

J'ai eu grand'peur. (vieilli)

J'ai eu une belle peur.

J'ai eu joliment peur.

Proverbe: Tel menace qui a grand peur. (= celui qui a grand peur menace.)

 

> Plutôt que de dire : J'ai très faim

> on peut dire :

J'ai une grande faim. J'ai une grosse faim.

J'ai une faim dévorante.

j'ai extrêmement faim.

Par plaisanterie Je n'ai pas grande faim de souffrir.

 

> Plutôt que de dire : J'ai très sommeil

> on peut dire :

J'ai grande envie de dormir.

Je tombe de sommeil.

J'ai un grand besoin de dormir.

Je suis accablé de sommeil.

 

> On peut employer de la même façon : assez, bien, fort et trop.

Vous avez fort envie d'être agréable avec moi et assez envie qu'on se réconcilie.

J'ai bien envie de vous dire ce que je pense, et pas trop envie de rester avec vous.

 

Remarque 1

Le même problème se pose avec l'adverbe si.

On préférera dire :

-Il a tellement honte qu'il se tait.

à

Il a si honte qu'il se tait.

-Il a tellement peur qu'il tremble.

à

il a si peur qu'il tremble.

-J'ai tellement faim que je te mangerais.

à

J'ai si faim que je te mangerais.

 

Remarque 2

Je n'ai trouvé aucune expression formée de très+nom dans les dictionnaires de l'Académie, ni dans le Trésor, ni dans le Littré.

 

Pour retrouver ces dictionnaires, voir l'article :

Ouvrages de référence dont je me sers pour écrire mes articles

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:52

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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Exercice

Qu'écririez-vous : TOUT ou TOUTE ?

Il est tout(e) imagination. C'est une tout(e) autre histoire. Elle est tout(e) à moi. Je suis tout(e) émue.

Elle est sortie tout(e) armée de la tête de Zeus. Je suis tout(e) ouïe.

Correction en fin d'article.

1-TOUT adjectif indéfini

 

L'adjectif indéfini est variable en genre et en nombre, tout, tous, toute, toutes, il s'accorde avec le substantif qui le suit.

 

1a-TOUT + déterminant + substantif

toute la vie (la : article défini)

toute une histoire (une : article indéfini)

tous mes amis (mes : adjectif possessif)

toutes ces personnes (ces : adjectif démonstratif)

 

1b-TOUT + substantif sans déterminant

En tout bien tout honneur.

Tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute. (La Fontaine)

Mon ami est tout(e) honnêteté et toute sincérité.

Dans ce cas, on peut considérer TOUT comme un adverbe.

(voir le § adverbe : Tout renforce un substantif, il peut être invariable))

 

1c-TOUT + pronom

tout ce que vous me dites

tout ce qui vous plaît

tous ceux dont vous parlez

tout ça parce que je t'aime

tout ceci, tout cela

 

1d-Pour TOUT = pour seul, unique

Il partit avec ses souvenirs pour tout bagage.

 

1e-D'autres locutions avec TOUT

somme toute, tout un chacun, toute sorte de, toute espèce de, etc.

 

1f-TOUT AUTRE ou TOUTE AUTRE ?

tout autre, toute autre, dans le sens de : n'importe quel (quelle) autre

Toute autre voiture aurait fait l'affaire. (n'importe quelle voiture)

Ne pas confondre avec l'adverbe TOUT AUTRE invariable signifiant tout à fait autre, entièrement différent, souvent précédé d'un article indéfini.

Ah ! Lorsque tu étais plus jeune, tu étais une tout autre personne.(tu étais une personne tout à fait autre, tout à fait différente)

C'est une tout autre histoire. 

 

1g-TOUT + nombre avec ou sans article

Tous trois, toutes les quatre...

 

2-TOUT Pronom indéfini

 

2a-TOUT pronom indéfini variable TOUT, TOUS, TOUTE, TOUTES

Le pronom indéfini TOUT peut représenter un nom ou un pronom mentionné précédemment.

J'en ai connu des gens qui se disaient philosophes. Ils ne m'ont pas tous convaincue/ Tous ne m'ont pas convaincue.

Celles que nous avons aimées n'étaient pas toutes jolies.

 

2b-TOUT pronom indéfini nominal

Il représente un ensemble de personnes ou de choses.

La patience n'est pas donnée à tous.

Tout, dans vos gestes, me rappelle votre mère.

C'est tout.

Tout est là.

Ce sera tout ou rien.

Proverbes. Tout passe, tout lasse, tout casse.

Tout est bien qui finit bien.

Etc.

 

2c-Comme TOUT (familier) = Extrêmement

Il est beau comme tout

 

2d-en TOUT = À tous égards, en tous points.

Il est bon en tout ? Est-ce possible ?

 

3-TOUT adverbe

 

3a-Qu'est-ce qu'un adverbe ?

Un adverbe est un mot invariable qui modifie ou détermine le sens d'un verbe (travailler plus), d'un adjectif (vraiment jolie), d'un autre adverbe (trop loin), d'une préposition (très près de...), parfois d'un nom (tout émotion)

Une locution adverbiale est un syntagme formé de plusieurs mots (à jamais, tout de suite, tout en haut, n'importe comment, en revanche...).

 

3b-L'adverbe TOUT

ou l'indéfini TOUT employé adverbialement

- devant un adjectif, un adverbe : très, entièrement, totalement absolument

Il était rouge de colère, tout rouge. (+ adjectif)

Regarde maman, mon jouet est tout cassé. (+ participe passé employé comme adjectif) 

Je savais faire cela quand j'étais tout jeune.

C'est son portrait tout craché !

Vous me parlez tout doucement, s'il vous plaît ! (+ adverbe)

Tout autrement, tout bonnement, tout bêtement, tout crûment, tout différemment, tout doucement, etc.

Il me l'a donné tout brûlant. (+ participe présent employé comme adjectif)

 

3c-L'adverbe TOUT peut-être variable.

Athéna est sortie tout armée de la tête de Zeus, et aussitôt toute prête à rejoindre les dieux de l'Olympe.

Les adverbes sont généralement invariables, sauf TOUT dans un cas précis, pour raison d'euphonie (pour que ce soit plus agréable à l'oreille) quand il précède un adjectif au féminin qui commence par une CONSONNE, ou un H ASPIRÉ

On écrira : une femme toute honteuse (h aspiré), toute menue, toute belle. Mais une femme tout épanouie, une chevelure tout hirsute (h muet, on fait la liaison)

Je suis toute tremblante et tout ébaubie lorsque tu parais devant moi.

Pour en savoir + lire l'article : La liaison, l'élision, l'enchaînement, la disjonction, le H muet, le H aspiré, le Y, etc.

 

- devant un substantif

Tout gosse, je n'en menais pas large. (familier)

Elle se sent toute chose. (familier)

Regardez donc cet athlète, il est tout muscles.

(tout invariable devant des expressions consacrées comme :

Je suis tout yeux tout oreilles.

Il est tout ouïe

Nous étions tout feu tout flamme.

Quand il me voit, il est tout sucre et tout miel.

 

- renforce un substantif épithète ou attribut - rare, littéraire ou vieilli (tout est généralement invariable)

On voudrait être tout indulgence.

Mon petit-fils Victor est tout spontanéité, il est tout imagination.

Elle est toute fantaisie.

Dans ce cas TOUT peut être aussi considéré comme un adjectif. (Voir le §1)

 

- dans les locutions prépositives : tout le long de, tout au long de

Il se promène tout le long de la rivière.

 

3d-TOUT AUTRE 

Tout est un adverbe invariable dans le sens de complètement, tout à fait, entièrement différent.

L'expression tout autre s'accompagne le plus souvent d'un article indéfini, un, une.

C'est une tout autre histoire. Une histoire entièrement différente.

Voir ci-dessus TOUT adjectif indéfini dans TOUT AUTRE, TOUTE AUTRE, variable dans le sens de n'importe quel(le) autre.

 

3e-être TOUT(E) à quelqu'un

Cf. Littré : Je suis tout à vous, formule de politesse, signifiant : je suis tout disposé à faire ce qui vous sera agréable. Elliptiquement. Tout à vous, se dit dans les formules de salutation par lesquelles on finit une lettre. En ce sens, une femme écrit : je suis tout à vous.

 

être TOUT à vous = entièrement à vous 

Je suis tout vôtre, je vous suis entièrement dévoué.

 

Cas où le sens implique un sentiment amoureux 

Je suis toute à vous.

Elle était toute à moi. 

 

3f-être TOUT(E) à quelque chose = être entièrement pris par quelque chose

Elle était toute à l'attention qu'elle portait à son travail.

 

Ne pas confondre avec l'adjectif indéfini, déterminant variable, tout autre, toute autre, si on peut le remplacer par n'importe quel autre, n'importe quelle autre.

Était-ce dû à l'émotion gastronomique, qui, comme toute autre émotion, ne peut s'exprimer que par la langue du coeur ? Cf. Les Délires n° 101

 

3g-TOUT ... que locution conjonctive marquant la concession,

avec l'indicatif ou le subjonctif

TOUT + adjectif + que

Tout bête qu'il était, il n'était pas moins homme.

Tout bête qu'il fût...

TOUT + substantif + que

Tout avocat que vous êtes, vous pourriez vous tromper.

Tout avocat que vous soyez...

Pour en savoir + lire le § 49 dans : Valeurs et emplois du subjonctif

 

3h-Quelques locutions adverbiales avec TOUT

à toute allure, en toute hâte, en toute liberté, en toute simplicité, en toute conscience, au tout début, etc.

                 Voir : Qu'est-ce qu'une locution ?

 

3i-TOUT qui renforcent des locutions adverbiales

Tout à son aise, tout à loisir, tout au contraire, tout de travers, tout du long, tout à la fois, tout à côté, tout au bout, tout en haut, tout en bas, tout d'abord etc.

 

Locutions

Être tout feu tout flamme pour quelque chose ou quelqu'un, être tout yeux, tout oreilles, être tout ouïe, être tout sucre et tout miel, etc.

 

Locutions figées

Tout à coup, tout à fait, tout à l'heure, tout de bon, tout de même, etc.

 

TOUT devant un gérondif

Il n'avait pas une minute à perdre ; il me parlait tout en se rasant.

 

TOUT avec un adjectif

tout-électrique ou tout électrique, tout-confort ou tout confort, etc.

 

TOUT devant les tissus, les matériaux

Un vêtement tout soie, tout laine, etc.

Regarde ma belle robe, elle est tout soie.

 

TOUTE dans les commandements

En avant toute, en arrière toute, à droite toute, etc.

 

4-TOUT substantif masculin

 

un tout, le tout, mon tout

du tout, du tout au tout, pas du tout, rien du tout, etc.

populaire, argot : et (tout) le toutim

.......................................................................

Eh bien, c'est à peu près tout. Si vous voulez en savoir plus, allez donc visiter le site du CNRS (Cnrtl) où vous trouverez Le Trésor de la Langue Française et les Dictionnaires de l'Académie, entre autres.

 

Croyez que je suis grammaticalement tout à vous,

mamiehiou 

 

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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Correction de l'exercice

Qu'écririez-vous : TOUT ou TOUTE ?

Après avoir lu les explications, vous aurez écrit bien justement :

Il est tout imagination (l'adverbe tout renforce le substantif, 3c)

OU toute imagination (l'adjectif indéfini détermine le substantif)

C'est une tout autre histoire. (1f)

Elle est tout à moi. OU Elle est toute à moi (selon le sens). (3e)

Je suis tout émue. (3c)

Elle est sortie tout armée de la tête de Zeus. (3c)

Je suis tout ouïe. (3i)

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 19:17

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Pour retrouver un mot dans l'article Ctrl f

En linguistique, "l'agglutination consiste en ce que deux ou plusieurs termes originairement distincts, mais qui se rencontraient fréquemment en syntagme au sein de la phrase, se soudent en une unité absolue ou difficilement analysable."

Ferdinand de Saussure, linguiste suisse - 1857-1913

 

Des conjonctions, des adverbes, des prépositions, des noms, des pronoms, des verbes, se sont agglutinés.

Exemples :

lorsque (lors + que), puisque (puis + que), quoique, parce que

parmi, malgré, hormis, aussitôt, bientôt, sitôt, plutôt

deçà, delà, dessus, dessous, dedans, dehors

pourtant, déjà, autrefois, parfois, toutefois

toujours, jamais (anc. français jà  = déjà + mais = plus)

aussi, autant

jadis (ancien français jà a dis = il y a déjà des jours )

 naguère (ancien français n’a guère)

cependant (pendant ce)

dorénavant (d’or en avant)

désormais (dès or mais)

aujourd'hui (au jour d’hui, hui signifiant aujourd'hui)

Etc.

Certaines personnes disent fautivement : au jour d'aujourd'hui ce qui comporte trois fois le mot jour ! À éviter.

 

Mots agglutinés

en (pronom) + verbe

enlever, entraîner, emporter, emmener, s’enfuir, s’envoler, s'ensuivre...

 

entre (préposition)

entrouvrir, s’entraider, entrapercevoir ou entr'apercevoir (le Trésor), un entre-aperçu,

entracte, entrecôte, entrecuisse, entrejambe ou entre-jambes, entrepont, entre-temps ou entretemps, entrevoie ou entre-voie...

 

arrière (adverbe)

arrière-boutique, arrière-pensée, arrière-grand-père, arrière-arrière-petit-fils.

 

avant (préposition)

avant-hier, avant-scène, avant-veille, avant-dernier, avant-guerre.

 

contre (préposition)

contre-allée, contrordre, contre-courant, contrecoup contre-amiral et contre-ut, contrepoison, contrevent.

 

en pronom + verbe

enlever, entraîner, emporter, emmener, s’enfuir, s’envoler, s'ensuivre...

 

entre (préposition)

Entre suivi de a, i, o ou u s'agglutine avec le mot qui suit.

entrouvrir, s’entraider, entrapercevoir ou entr'apercevoir (le Trésor), un entre-aperçu, entracte, entrecôte, entrecuisse, entrejambe ou entre-jambes, entrepont, entre-temps ou entretemps, entrevoie ou entre-voie...

 

grand (adjectif)

Dans sa 8e édition (1932-1935), l'Académie a remplacé l’apostrophe par un trait d’union dans les composés du type grand’mère >> grand-mère

 

sans (préposition)

sans-gêne, sans -papiers.

 

sous (préposition)

sous-bail, sous-lieutenant, sous-vêtement, sous-équipement, sous-main, sous-développé...

 

sur (préposition)

survêtement, surproduction, suraigu, surfin, surdéveloppé, sur-le-champ...

 

non (adverbe)

nonobstant, nonchalant,

le nonchaloir (nonchalance, paresse, inaction)

suivi du trait d'union :

Le non-être, le non-moi, le non-sens, le point de non-retour, la non-violence, la non-mitoyenneté, la non-apparition, le non-amour, la non-reconnaissance, la non-fiction, le non-droit, la non-pratique

 

presque (adverbe)

On a une disjonction après presque sauf dans presqu’île.

La presque unanimité, la presque certitude

 

quasi (adverbe)

Il est suivi d'un trait d'union.

la quasi-totalité, la quasi-ignorance, la quasi-certitude

 

e- (électronique)

e-mail, e-commerce, e-médecine, e-pharmacie, e-administration

 

nom + nom

timbre-poste, malle-poste, wagon-lit, pause café, télé couleur

bébé-éprouvette contrôle-radar, centre-ville, Nord-Vietnam, bureaucratie

automobile, auto-école, autoroute, radio-reporter, ciné-roman, photocopie, télédistribution, cybercafé, cyberculture, cybernétique

infogérance, inforoute, informatique, internaute, internet

sourd-muet, bracelet-montre, montre-bracelet, porte-fenêtre, bar-tabac, wagon-restaurant, canne-parapluie, Alsace-Lorraine, chou-fleur, oiseau-mouche

avec -o- : boulodrome, cocaïnomane, gazomètre, francophone soûlographie

 

verbe + verbe

tournevirer, virevolter, chausse-trape, virevolte, cache-cache, passe-passe, pousse-pousse, prêchi-prêcha (ou chaussetrappe, passepasse, poussepousse, prêchiprêcha)

 

adjectif (ou nom) + adjectif

(avec -o-) franco-russe, germano-soviétique, sino-japonais, austro-hongrois politico-culturel

 

verbe + nom

Au pluriel, s ou x à la fin des noms formés d’un verbe + un nom

un couvre-lit, des couvre-lits, un porte-drapeau, des porte-drapeaux, un casse-noisette, des casse-noisettes, un essuie-main, des essuie-mains, un porte-avion, des porte-avions, un perce-neige, des perce-neiges, un appui-tête, des appuis-tête ou un appuie-tête, des appuie-tête, un garde-meuble ou un garde -meubles, des garde-meubles (lieu), garde-manger/invariable, un aide-maçon, des aides-maçons, aide-mémoire/invariable, faire-part/invariable

Le pluriel de soutien-gorge est indécis, on écrit le plus souvent des soutiens-gorge.

 

Remarques

L’Académie (1935) supprime le trait d'union : portefaix, portefeuille, portemanteau...

 

En 1990, le Conseil supérieur de la langue française recommande porteclé, portecrayon, portemine, portemonnaie, portevoix, tirebouchon, couvrepied et les mots composés avec tout, faitout mangetout, passepartout, pluriel des crochepieds, des brisetouts, etc.

L’Académie 2000 recommande le pluriel des gagne-petits.

 

préposition + nom

s au pluriel

un à-pic, des à-pics, un à-coup, des à-coups

 

verbe + complément prépositionnel

en général invariable

des boute-en-train, des pince-sans-rire, des tire-au-flanc, des touche-à-tout, un vol-au-vent au pluriel : des vol-au-vent ou vols-au-vent...

 

verbe + nom complément

le pousse-café, un tire-botte, un porte-drapeau...

 

participe présent + nom

les ayants cause, les ayants droit...

 

Agglutination avec

hélio-, pyro-, auto-, ciné-, photo-, radio-, télé-, cyclo-, aéro-, anti-, archi-, crypto-, ex-, extra-, hyper-, hypo-, micro-, mini-, néo-, poly-, mono-, post-, pré-, pseudo-, semi-, simili-, super-, supra-, ultra-, méga-, vice-, para-, inter-, pro-, bi-, tri-, quadra-, quadri,- multi-, omni-, péri-, juxt-, etc.

Certains éléments sont proches des préfixes.

 

Les listes de mots cités ne sont pas exhaustives

 

Le contraire de l'agglutination : la déglutination (mauvaise coupure) : m'amie, ma mie - la griotte, l'agriotte - la merise (l'amerise, l'amère cerise)

oooooooooooooooooooooooooooooo

Je jette un coup d'oeil dans le Littré  

On lit dans sa deuxième édition (1872-1877)

ENTR'ABATTRE (S') ENTR'ABORDER (S') ENTR'ACCOLER (S') ENTR'ACCORDER (S') ENTR'ACCROCHER (S') ENTR'ACCUSER (S') ENTR'ACTE ENTR'ADMIRER (S') ENTR'ADMONESTER (S') ENTR'AFFRONTER (S') ENTR'AIDER (S') ENTR'AIGUISER (S') ENTR'APERCEVOIR ENTR'APPELER (S') ENTR'APPRENDRE (S') ENTR'APPROCHER (S') ENTR'ARQUEBUSER (S') ENTR'ASSASSINER (S') ENTR'ASSIGNER (S') ENTR'ASSOMMER (S') ENTR'ATTAQUER (S') ENTR'AVERTIR (S') ENTR'AVOUER (S') ENTR'AVOUER (S') ENTRE-BÂILLER ENTRE-BAISER (S') ENTRE-BATTRE (S') ENTRE-BIENFAIRE (S') ENTRE-BLESSER (S') ENTRE-BRISER (S') ENTRE-CARESSER (S') ENTRE-CASSER (S') ENTRE-CÉDER (S') ENTRE-CHARGER (S') ENTRE-CHERCHER (S') ENTRE-CHÉRIR (S') ENTRE-CHOQUEMENT ENTRE-CHOQUER (S') ENTR'ÉCLAIRCIR (S') ENTRE-CLORE ENTRE-COMBATTRE (S') ENTRE-COMMUNIQUER (S') ENTRE-CONFESSER (S') etc.

J'arrête ici la liste inachevée. >> Dictionnaire Littré

Je vous signale qu'on ne retrouve pas tous ces mots bien savoureux dans le Trésor  ni dans le Dictionnaire de l'Académie, parce que leur orthographe a été modifiée.

> Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

oooooooooooooooooooooooooooooo

 

La nouvelle orthographe - l'orthographe réformée

Le Premier ministre Michel Rocard a créé en 1989 un Conseil supérieur de la langue française, chargé de veiller, dans divers domaines, sur le destin et la qualité du français, et aussi de préparer, non pas une réforme de l’orthographe, ce que M. Rocard excluait explicitement, mais des rectifications portant sur cinq points. Ceci a été réalisé, en grande partie, dans un rapport publié le 6 décembre 1990 dans le Journal officiel de la République française.

>>Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

RAPPORT DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LANGUE FRANÇAISE
publié dans les documents administratifs
du
Journal officiel du 6 décembre 1990

Principes

Extrait :

Au-delà même du domaine de l’enseignement, une politique de la langue, pour être efficace, doit rechercher la plus large participation des acteurs de la vie sociale, économique, culturelle, administrative. Comme l’a déclaré le Premier ministre, il n’est pas question de légiférer en cette matière. Les édits linguistiques sont impuissants s’ils ne sont pas soutenus par une ferme volonté des institutions compétentes et s’ils ne trouvent pas dans le public un vaste écho favorable. C’est pourquoi ces propositions sont destinées à être enseignées aux enfants — les graphies rectifiées devenant la règle, les anciennes demeurant naturellement tolérées ; elles sont recommandées aux adultes, et en particulier à tous ceux qui pratiquent avec autorité, avec éclat, la langue écrite, la consignent, la codifient et la commentent.

On sait bien qu’il est difficile à un adulte de modifier sa façon d’écrire. Dans les réserves qu’il peut avoir à adopter un tel changement, ou même à l’accepter dans l’usage des générations montantes, intervient un attachement esthétique, voire sentimental, à l’image familière de certains mots. L’élaboration des présentes propositions a constamment pris en considération, en même temps que les arguments proprement linguistiques, cet investissement affectif. On ne peut douter pourtant que le même attachement pourra plus tard être porté aux nouvelles graphies proposées ici, et que l’invention poétique n’y perdra aucun de ses droits, comme on l’a vu à l’occasion des innombrables modifications intervenues dans l’histoire du français.

Le bon usage a été le guide permanent de la réflexion. Sur bien des points il est hésitant et incohérent, y compris chez les plus cultivés. Et les discordances sont nombreuses entre les dictionnaires courants, ne permettant pas à l’usager de lever ses hésitations. C’est sur ces points que le Premier ministre a saisi en premier lieu le Conseil supérieur, afin d’affermir et de clarifier les règles et les pratiques orthographiques.

oooooooooooooooooooooooooooooo

 

Lire aussi sur ce blog les articles :

> Y a-t-il un trait d'union ou pas ? Au delà ou au-delà ? Par delà ou par-delà ? AU ou PAR ou EN etc. + deçà, delà, devant, derrière, avant, arrière, dessus, dessous, dedans, dehors, haut, bas.

> Ne pas confondre : trait d'union et tiret

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:27

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On peut employer indifféremment, et cela sans faire de fautes :

second ou deuxième, sauf dans des expressions particulières. 


Littré (1863 et deuxième édition 1872-1877) 
Deuxième ne se dit guère (si ce n'est dans les nombres composés : vingt-deuxième, cent-deuxième, etc.) ; c'est second qu'on emploie le plus souvent. En faveur de deuxième, on a prétendu qu'il valait mieux que second, pourvu que le nombre des objets dépassât deux, second terminant une énumération après premier, et deuxième indiquant qu'il sera suivi de troisième, etc. Mais cette raison, tout arbitraire, laisse prévaloir l'usage.

L'Académie  
Second : Deuxième, qui est immédiatement après le premier.
Deuxième : vient immédiatement après le premier. 

Le Grevisse (le Bon Usage) reprend l'idée que second et deuxième ont la même signification avec cette précision que second relève de la langue soignée.
De plus, il  dénonce, comme Littré les prescriptions arbitraires de certains grammairiens qui considéraient qu'on employait deuxième lorsque la série comportait plus de deux termes, troisième... L'usage n'a jamais suivi cette règle.

Expressions particulières
Seconde chance
Enseignement du second degré
De seconde main
La seconde (vitesse)
Le second (après le capitaine)
Le capitaine en second qui commande à défaut du capitaine en pied
Voyager en seconde classe
De second ordre
Être dans un état second
Il est mon second (=adjoint)
Classe, élève de seconde
J'habite au second
etc.
mais on dit le Deuxième sexe
    cf. Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir


Cette liste n'est pas exhaustive. Vous pouvez trouver les définitions et les emplois particuliers de second et deuxième sur le site du CNRS : 

>>Lexicographie - Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

(qui propose le Trésor et l'Académie entre autres)

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Monsieur Julien Lepers, dans son livre "Des fautes de français que je ne ferai jamais plus" reprend l'idée erronée qu'on ne peut pas employer second quand il y a un troisième.
On pourrait dire qu'il pèche par hypercorrectisme ou hypercorrection.
 
"On parle d’hypercorrectisme ou d’hypercorrection quand, dans le souci de remédier aux « fautes », des usagers considèrent comme incorrect un emploi qui, en fait, est irréprochable." cf. Le Bon Usage

Je relèverais aussi dans son livre la mise en garde qu'il fait pour l'emploi de voire même, qu'il condamne.
Certes, on dit aujourd'hui voire plus simplement.
Mais on ne peut pas considérer que voire même est une faute.

 

>>Je lis dans l'Académie, 8ème édition :
 voire : "On le joint souvent au mot MÊME.

Ce remède est inutile, voire même pernicieux.

>>dans le Littré qui reprend L'Académie :
voire : Il se joint souvent au mot même.

 

Voire, emploi vieilli au sens de vraiment, certes.

Peut être employé par antiphrase pour exprimer un doute ou nier quelque chose – Littéraire ou ironique.

« Ne croyez-vous pas que cette jeune fille dont je suis tombé fou amoureux est la plus sincère, la plus honnête, la plus belle, la plus intelligente... et qu'elle n'en veut pas à mon argent ?

—Voire ! »

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Je m'étonne que, pour écrire son livre, Monsieur Julien Lepers, qui est, par ailleurs, un excellent et sympathique animateur de télévision n'ait lu ni le Dictionnaire de l'Académie, ni le Trésor, ni le Littré, ni le Grevisse, tous dictionnaires incontournables. 

Errare humanum est.*

Monsieur Lepers a emprunté un chemin pavé de bonnes intentions. Mais il n'est pas grammairien.
Moi non plus d'ailleurs. Je suis simplement passionnée de grammaire et je veux faire partager cette passion. 

 

Voir sur ce blog : 

Le français dans tous ses états 


Et aussi l'article :
M. Julien Lepers vient de publier un livre : "Les fautes de français que je ne ferai jamais plus." Dommage ! Fions-nous plutôt à M. Bernard Pivot !

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

*Errare humanum est, perseverare diabolicum .

Se tromper est humain, persévérer est diabolique.

Comment Monsieur Lepers va-t-il s'y prendre pour corriger ses erreurs et les faire connaître à ses lecteurs qui lui font confiance ? 

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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