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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 00:00

  LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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On écrit les lettres ainsi : A B C D E F G etc.

On peut trouver zed ou zède pour Z. 

 

On a coutume aujourd'hui de donner le genre masculin au nom des lettres. Un A, un B, un L, un X, etc. Il n'en a pas toujours été ainsi. Certaines lettres, dont le nom commence par une voyelle, étaient des substantifs féminins.

On peut dire encore le féminin pour F, L, M, N, R, S, H (prononcer une effe, une elle, une emme, une enne, une erre, une esse, une ache) mais cet usage tombe en désuétude.


On peut faire ou ne pas faire d'élision, l'h ou le h, l's ou le s.
On trouve, dans la littérature, une I, une H muette ou aspirée, une L mouillée, un I grec, une X (rare) etc. Cf. Grevisse

 
Le Trésor donne ache pour l'orthographe du nom de la lettre H ; il cite une comptine recueillie dans Comptines de langue française, Paris, Seghers, 1970, à retrouver aussi dans  Le catalogue de la chanson folklorique française


A, B, C, D, La vieille Babbé ;

E, F, G, H, Elle a pris une hache ;

I, J, K, L, Elle s'est coupé les ailes ;

M, N, O, P, Elle s'est coupé le pied ;

Q, R, S, T, Elle ne s'est pas découragée ;

U, V, X, Y, Z, Elle a eu des pieds aux ailes

 

« Le nom de la lettre est inscrit, [...] dans la rime : E, F, G, H. Elle a pris une hache. »

 

Le Littré donne le nom esse pour la lettre s.

 

L'Académie 8ème édition 1932-1935 donne F masculin et féminin : Un grand F, une petite f.

......................................................

Selon La Grammaire générale et raisonnée de 1660, L'épellation des consonnes se fait ainsi : be, ke ou se, de, fe, ge, he, je, ke le, me ne pe, ke, re, se, te ve, we, kse, ze. —be, prononcer [bə], etc.—

Inconvénient : le C, le K et le Q se prononcent tous les trois ke !

On note que cette épellation n'est jamais entrée dans l'usage.

......................................................

Dans le Dictionnaire de l'Académie 4ème édition 1762 : on note que les lettres F, L, N, S, X, autrefois substantifs féminins sont devenues substantifs masculin et se prononcent fe, le, ne, se :

 

F substantif féminin suivant l'ancienne appellation qui prononçoit Effe; & masculin suivant l'appellation moderne qui prononce Fe.

L substantif masculin suivant l'appellation nouvelle, qui prononce Le; & féminin, suivant l'appellation ancienne, qui prononçoit Elle.
N suivant l'appellation ancienne, qui prononçoit Enne; & masculin, suivant l'appellation moderne, qui prononce Ne.

S substantif féminin suivant l'ancienne appellation qui prononçoit Esse; & masculin, suivant l'appellation moderne qui prononce Se. 

X substantif masculin - Lettre consonne, qui est la vingt-troisième lettre de l'Alphabet François. Suivant l'ancienne appellation, on la nommoit ics, & suivant la nouvelle, on l'appelle xe.
......................................................

Remarque :

Le nom des lettres T, S, F, X peut s'employer pour désigner des objets ayant la même forme que ces lettres.

Le té du dessinateur.

L'esse (crochet) du boucher. Et autres esses.

Les FF (ouïes) du violon.

Un X ou ixe (tabouret dont les pieds sont en forme de x)  

......................................................

> Que les consonnes sonnent !

> Les lettres forment des mots - Isolées, que signifient-elles ? - QUIZ 53

> L N N E O P Y – L'allographe du Chevalier de Boufflers

 

LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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Note

Comme suite au commentaire ci-dessous, j'ajouterai qu'il est évident qu'on ne demandera jamais à aucun élève d'écrire ixe pour la lettre X, esse pour la lettre S ou ache pour la lettre H, encore qu'on puisse lui laisser la liberté de le faire dans certains cas précis.

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Published by mamiehiou.over-blog.com - dans Le français dans tous ses états
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 10:33

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Si l'on a la curiosité de parcourir les dictionnaires, on peut s'étonner de lire que les mots varient au fil des siècles, tant au point de vue de leur graphie que de celui de leurs acceptions.

J'ai raconté, dans ma rubrique Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou comment s'est constituée, pas à pas, notre langue depuis le IXe siècle.

Nous avons aujourd'hui une chance inouïe, celle de nous promener sur la toile et de parcourir, sans sortir de notre chambre, des dizaines de dictionnaires, qui sont là, à portée de la main.

Chaque dictionnaire porte en lui la marque de la personnalité de celui ou de ceux qui l'ont voulu, conçu, rédigé, parfois au prix de mille embûches. Le Furetière ne fut-il pas publié qu'après la mort de son auteur qui dut lutter contre les attaques de l'Académie, et à Rotterdam, alors qu'il fut le plus grand dictionnaire de son temps ?

Rendons hommage à ces hommes qui ont fait un travail titanesque.

Vous trouverez dans cet article à l'entrée de la Lettre A : les mots A et À, dans les dictionnaires suivants :

1-Le Dictionnaire d'Antoine Furetière - 1690

2-Le Nouveau Vocabulaire de la Langue Française

  par Georges Lambert-Gentot - 1827  

3-Le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture

de William Duckett - 1832-1873 

4-Le Littré d'après l'ouvrage d'Émile Littré 1863-1877

 5-Le Dictionnaire de Frédéric Godefroy* 1881

 6-Dictionnaire National de Louis-Nicolas Bescherelle* 1856

7-Le Dictionnaire de l'Académie 8ème édition* 1882-1935

 *Les articles de ces trois dictionnaires ne sont pas reproduits ici.

Je les mets en lien sur la toile

 

1 Le Dictionnaire d'Antoine Furetière - 1690

 

DICTIONAIRE UNIVERSEL

Contenant generalement tous les MOTS FRANÇOIS

tant vieux que modernes, & les

Termes de toutes les

SCIENCES et DES ARTS :

Divisé en trois Tomes

T O M E  P R E M I E R

 

A - E

A

Première lettre de l'Alphabet François* & de toutes les autres Langues.

Chez les Occidentaux, cette lettre prend son nom du son qu'elle fait. Chez les Grecs on la nomme Alpha ; chez les Hébreux Aleph ; chez les Arabes Aliph ; et chez les Indiens Alephu. C'est aussi le premier son articulé que la Nature pousse, & celui qui forme le premier cri & le bégayement des enfants. D'où vient que Jérémie répondant à Dieu qui le destinoit pour son Prophete, luy dit : A,a,a, Seigneur, je ne sçai pas parler, parce que je suis un enfant. Hierem. Cap. I.*

 

C'est aussi ce qui exprime presque tous les mouvemens de notre ame ; & pour rendre l'expression plus forte, on y ajoute une h avant ou après, comme dans l'admiration : Ha le beau tableau ! Dans la joie : Ha quel plaisir ! Dans la colere : Ha méchant. Dans la douleur : Ha la teste. Dans la pamoison : Ha je me meurs. Dans le mouvement : Ha levrier. Et généralement ce mot exprime toutes les palpitations du coeur, comme il paroist en ceux qui ont courte haleine. Cicéron appelle l'A lettre salutaire, parce que c'etoist la marque d'absolution.

 

Quand cette lettre forme toute seule une syllabe, les enfans disent en épellant, A de par soy A

 

Cette lettre forme souvent un mot entier, & est quelquefois article du datif pour décliner les noms propres seulement. Ce livre est à Pierre, à Agnès. Quand il sert à décliner les noms ordinaires, s'ils commencent par des consones, on dit au comme au soleil, si c'est par une voyelle, on y ajoute une l, au masculin ou, la, au féminin : À l'homme, À la femme ; et au pluriel, on dit dans tous les cas aux, comme : Aux Alexandres, Aux Muses, Aux Animaux.

À est quelquefois préposition, mais rarement. Il est à la ville, aux champs, Cela est à la mode.

 

À est le plus souvent adverbe, non seulement de temps, & de lieu, comme, Cela vient à tard, cela est à terre : mais encore il se joint à presque tous les mots de la Langue pour faire des phrases adverbiales qui tiennent de leurs significations & de leurs manières. Estre à couvert, vivre à discrétion, &c. Car si on n'y prend garde de près, la plus-part des exemples qu'on donne de son usage pour marquer la preposition, se réduisent à l'article du datif.

 

À se joint aussi aux infinitifs des verbes pour faire des phrases adverbiales. Donner à boire & à manger, un maistre à écrire, on fait à sçavoir, au pis aller, au rebours, &c.

 

A se dit quelquefois dans les temps des verbes auxiliaires. Il a gagné cent écus, il a fait, il a dit, il a le temps et l'argent.

 

On dit proverbialement qu'un homme ne sçait ni A ni B, pour dire, qu'il ne sait pas lire ; qu'il ne scauroit faire une panse d'A, pour dire qu'il ne sçait pas écrire ; et qu'il apprend l'A, B, C, pour dire qu'il commence à connoître ses lettres.

 

Cette lettre A étoit aussi chez les Anciens une lettre numerale qui signifoit 500, comme on voit dans Valerus Probus. Il y a des vers anciens rapportez par Baronius & autres, qui marquent les lettres significatives des nombres dont le premier est tel :

Possidet A numeros quingentos ordine recto

 

Quand on mettoit un titre ou une ligne droite au dessus de l'A, il signifie 5000.

 

A.A.A. Les Chymistes se servent de ce signe pour signifier, Amalgamer, Amalgamation, & Amalgame.

 

*Notes de mamiehiou :

Hierem. Cap.I : dans la Bible - Jérémie, verset I, 6. 

On remarque la graphie des mots du XVIIe siècle :

dictionaire pour dictionnaire

françois pour français

generalement pour généralement

begayment pour bégaiement

mouvemens pour mouvements

ame pour âme

luy pour lui

sçavoir pour savoir, je sçai pour je sais

Ha quel plaisir (etc.) pour Ah quel plaisir (etc)

Voir : Les homophones Compléter par a, as, à, ah, ha - QUIZ 37

épellant pour épelant

[des vers anciens] rapportez pour rapportés

chymistes pour chimistes

une teste pour une tête

un maistre pour un maître

imparfait de l'indicatif, destinoit, paroist pour destinait,etc.

paroist pour paraît, etc.

la plus-part pour la plupart

&c. pour etc.

etc.

Voir aussi :

     Le nom et le genre des lettres - l'h, le h, un h, une h, une ache - l's, le s, une esse - etc.

 

Retrouver Le Furetière sur la toile :
Dictionaire universel  par Antoine Furetière (1690)

      A-E - F-O - P-Z

 

À propos de Furetière : Une petite histoire de la langue française racontée par mamiehiou - Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE (2) - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres... 

 

2 Le Nouveau Vocabulaire de la Langue Française

extrait du Dictionnaire de l'Académie - 1827

 

Nouveau Vocabulaire

de la langue Française,

extrait du dictionnaire de l'Académie

et des meilleurs auteurs modernes ;

contenant tous les mots usités, ceux des arts et sciences, leurs définitions, leurs différentes acceptions et leur prononciation figurée ;

augmenté

Des Etymologies, de tous les mots dérivés des langues anciennes

et modernes, pour faciliter l'intelligence de la Langue française ;

Par Lambert-Gentot

 A, substantif masculin ; première lettre de l'alphabet ; première des cinq voyelles. Il est long dans la prononciation : Il ne sait ni A ni B. - Il est indéclinable : deux A et non pas deux As.

 

A, troisième personne du singulier du verbe avoir, est bref : il a, il y a.

 

À bref, marqué d'un accent grave, est préposition.

1° Il désigne le datif des latins devant les noms propres et ceux qui ne prennent point d'article : à Pierre, à mon frère, à elle, à lui. Il n'est suivi d'un article qu'en présence d'un singulier féminin : À la Gloire de Dieu, ou d'un singulier masculin commençant par une voyelle : à l'homme, à l'animal.

2° Devant les verbes, il répond au supin des latins : Bon à manger.

3° Il répond au gérondif latin : On ne gagne rien à courir le monde, c'est-à-dire en courant.

4° Il signifie

  • après : poil à poil

  • avec : dessiner à la plume

  • environ : dans cinq à six jours

  • par : je vous connais à votre habit

  • selon, suivant : un habit fait à la mode

  • vers : ce tonneau tire à sa fin

  • sur : monter à cheval

5° Il marque

  • le temps : dîner à midi.

  • Le lieu : se mettre à lécart, à l'abri, à droite.

  • La posture : à genoux, nez à nez.

  • La manière de vivre de s'habiller, de parler : vivre à la française.

  • L'homme à cheveux ronds, à systèmes, à bons procédés.

  • La qualité : de l'or à 24 carats.

  • La quantité, il en a à satiété, à foison.

  • Le prix : du drap à dix francs l'aune.

  • La mesure : vendre du vin à la pinte, du drap à l'aune.

  • La cause : machine à vapeur, moulin à vent

  • Le motif : j'ai dit cela à bonne intention et non à mauvais dessein.

  • L'usage : terre à froment, boîte à coudre.

6° Il équivaut à la préposition latine ad : allez à l'église, venez à moi.

7° Lorsqu'il précède l'article masculin suivi d'un mot qui commence par une consonne, il devient Au.

 

A dans la composition des mots dérivés du grec, est privatif : a-céphale, sans tête ; a-mnistie, sans mémoire ; oubli.

Voir sur google-books : Nouveau vocabulaire de la langue française 

 

3 Le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture

de William Duckett

1832-1873

 

A, lettre voyelle, la première dans notre alphabet et dans celui de presque toutes les nations, est la treizième dans l'alphabet éthiopien. On dit de quelqu'un qui est ignorant qu'il ne sait ni A ni B. - Pour exprimer que quelqu'un n'a rien fait, on dit qu'il n'a pas fait une panse d'A, c'est-à-dire, pas même le premier trait de cette lettre.

A sur les médailles grecques, indique ordinairement qu'elles ont été frappées à Argos ou à Athènes ; sur les monnaies françaises, qu'elles ont été battues à Paris.

Chez les latins, c'était la lettre salutaire, littera salutaris, parce que, lorsque les juges voulaient absoudre, ils écrivaient sur leurs tablettes A, première lettre d'absolvo, j'absous.

A, chez les Grecs, signifiait 1 ; chez les Romains, avant l'adoption du D, 500 ;

avec un trait au-dessus, 5000.

A.D. Signifie Anno Domini, ou depuis Jésus-Christ , A.C. (Anno Christi) signifie la même chose ; a.c. année courante ; a.p. année passée.

En musique, A, première note du tétracorde hyperbolien, répond à la sixième note de notre gamme la. En tête d'un morceau de musique, indique la partie de la haute-contre, alto.

 

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

 

Et retrouvez dans ce blog un article du dictionnaire de W. Duckett : WILLIAM DUCKETT - Dictionnaire de la conversation et de la lecture - Lucifer (Phosphore, Vénus, Astarté, Vénus-Uranie, Anahid, Hesper ou Vesper, Boker)

 

  4 Le Littré d'après l'ouvrage d'Emile Littré - 1863-1877

  • 1-A

    Voyelle et première lettre de l'alphabet. Un grand A. Un petit A. Deux A. Des A mal formés, sans s au pluriel. Il y a une géométrie matérielle qui se contente de lignes, de points, d'A + B.  Le génie du christianisme, ou Les beautés de la religion chrétienne 

    Il est marqué à l'A se dit d'un homme de bien, d'honneur et de mérite ; et ce proverbe est emprunté des monnaies qu'on marquait aux villes de France par ordre alphabétique, selon leur primauté : la monnaie de Paris, réputée du meilleur aloi, était marquée de l'A.

    A, dans la musique moderne et notamment dans la musique allemande, le sixième degré de la gamme diatonique et naturelle, ou la dixième corde de la gamme diatonico-chromatique, appelé dans l'ancien solfège a la mi ré, a mi la, ou la. A majuscule, écrit sur une partition, indique l'alto.

    2-A

    3ème personne du verbe avoir au présent de l'indicatif

  • Á

  • prép. (a)

Lorsque "à" précède l'article masculin suivi d'une consonne autre que l'h muette, on les contracte en au pour à le ; lorsqu'il précède l'article pluriel des deux genres, on les contracte en aux pour à les.

  • REMARQUE

    Ces formes proviennent de l'ancienne langue : à le se disait al, qui devant une consonne se prononçait ordinairement au, comme on le voit dans autre, écrit anciennement altre et venant du latin alter. Pour le pluriel, à les se contractait en as ou aus ; d'où notre forme aux.

    À exprime trois rapports différents : direction, aller à Paris ; repos, résider à Paris ; extraction, prendre à un tas. Quand, partant de ces trois significations fondamentales, on examine les acceptions telles qu'elles se comportent dans le langage, on rencontre une variété extrême de nuances, qui rend très difficile le classement des sens. Un mot aussi petit et aussi employé que à est devenu très indéterminé, de manière à se prêter à une foule d'emplois différents. Comme toute préposition, il exprime un rapport, et ne peut être bien apprécié indépendamment des deux termes qu'il lie, aussi bien l'antécédent que le conséquent. Au lieu de la classification par significations, on peut adopter une classification d'après les deux termes du rapport où à figure, le sens étant aussi bien déterminé, en beaucoup de cas, par le mot qui précède que par le mot qui suit. En conséquence, on peut considérer à dans les positions suivantes :

  • 1Entre un substantif et un substantif ou un pronom. Séjour à Paris. Habitation à la campagne. La vie aux champs. Retour à la ville. L'ascension au haut du pic. L'orientation au nord. La remise à un autre temps. Le recours au juge. Le discours au roi. La réponse à une lettre. L'élévation aux dignités. La disposition à la plaisanterie. La préparation à la communion. La contribution au fonds commun. La légèreté à la course. Le lion à la gueule menaçante. Terre à potier. Vases à huile. Marché aux boeufs. Cruche à anses. Chaise à porteurs. Terre à blé. Tunique à manches. L'emprunt au banquier. L'achat au marchand. La demande au professeur. La suspension au plancher. L'arrachement à toutes les affections. La répugnance au mariage. Le manquement au devoir. L'obéissance au maître. Il n'est rien de cela aux exemples des payens ; nous n'avons pas de liaison à eux. Pensées]

  • 2Entre un substantif et un pronom, construction où à exprime la possession. Un ami à moi. C'est un ami à moi ; je vous le recommande. Il a un style à lui. Vous avez une manière à vous.

  • 3Entre un substantif et un verbe. L'exhortation à combattre. L'encouragement à bien vivre. La disposition à plaisanter. La promptitude à faire. L'habileté à parler. La facilité à comprendre. La répugnance à venir. Le plaisir à obéir. La fermeté à soutenir la vérité. La honte à mentir. Quelque effort que l'on fasse à rompre vos beaux noeuds  Her. I, 4]

  • 4Entre un adjectif et un substantif ou un pronom. Exposé au midi. Porté à la violence. Enclin au mal. Prêt au combat. Parti hostile au gouvernement. Obéissant à la loi. Nuisible à la santé. Plaisant à l'oeil. Important à l'État. Habitué aux théâtres. Utile à tous, propre au travail. Affable aux petits. Semblable au loup. Égal aux plus grands. Sa mort fut conforme à sa vie. Attaché à ses habitudes. Rebelle à l'autorité. Répugnant aux sens. Il est loisible à tout homme de.... Il était naturel à Adam et juste à son innocence.   édit. Cousin.]

  • 5Entre un adjectif et un verbe. Disposé à médire. Prêt à partir. Enclin à ne rien faire. Facile à apprendre. Important à comprendre. Chose honteuse à dire. Charmant à contempler. Agréable à faire. Inutile à dire. Le dernier à fuir. Le premier à s'élancer. Prompt à se mettre en colère. Habile à parler. Propre à supporter les fatigues. C'est bientôt le premier à prendre. [La Fontaine, Fables]

  • 6Entre un adverbe et un nom ou un pronom. Conformément à ce que vous dites. Semblablement aux feuilles des arbres, les générations humaines se succèdent sur la terre.

  • 7Entre le même mot répété sans article, indiquant que personnes ou choses se suivent ou se touchent. Un à un. Trois à trois. Il passèrent un à un. On les compta trois à trois. Goutte à goutte. Seul à seul. Tête à tête. Ils s'introduisirent homme à homme. Pas à pas. Mot à mot. Traduire mot à mot. Corps à corps. Lutte corps à corps. Bec à bec. Bout à bout. En termes de jeu, nous sommes fiche à fiche, dix à dix, nous avons chacun une fiche, dix points ; et même, elliptiquement, nous sommes fiche à, dix à.

  • 8Entre un verbe ayant à pour complément indirect et un substantif ou un pronom. Se rendre à la ville. Reléguer aux champs. Recevoir au camp. Aller à Rouen, à la campagne. Monter au ciel. Envoyer un livre à quelqu'un. Monter à cheval. Être tourné à l'est. être exposé au danger. Jeter quelqu'un à terre. Jeter à l'eau. Revenir à soi. J'en viens à un autre objet. Courir à sa perte. Appeler aux armes. Exhorter au travail. Recourir au juge. Descendre aux dernières prières. S'adresser à ses amis. Réduire à l'extrémité. Arracher quelqu'un à son opinion. Élever au rang suprême. Courir au danger. Se préparer au combat. Lever les mains au ciel. Accorder la récompense au mérite. Devoir de l'argent à quelqu'un. Exposer au péril. Se rendre à César. Écrire à quelqu'un. Enseigner les lettres aux jeunes gens. Ajouter à quelque chose. Imputer à crime. Assister au jugement. Plaire à quelqu'un. Il importe à tout le monde. Elle pense à moi. Il s'accoutume à l'obéissance. Ce vêtement sied bien aux hommes âgés. Il convient à chacun. Ce livre appartient à mon frère. Se joindre à une compagnie. Mettre une chose à sa place. Associer sa cause au salut public. Faire part de sa gloire à quelqu'un. Mêler de l'huile à de la chaux. Comparer Aristote à Platon. Répondre à l'amour. Répugner à certaines démarches. Le chien ressemble au loup. Conformer sa vie aux préceptes de la sagesse. Condamner à mort, aux galères. Puiser de l'eau à une fontaine. Boire à la source. Prendre au tas. Demander quelque chose à quelqu'un. Allumer une chandelle au feu. Acheter du drap au marchand. Emprunter de l'argent à un ami. Dire une parole, un mot à quelqu'un. Commencer à dormir. Suspendre au plafond. Arracher aux arbres leurs fruits, un fils à sa mère. Dérober au danger. La marcotte a été prise à un bon cep. Dépouilles enlevées à l'ennemi. Retirer sa confiance à quelqu'un. Manquer à son devoir, à ses amis. Toucher à quelque chose. Toucher au terme, au port. La vérité était contraire à vos fins ; il a fallu mettre votre confiance au mensonge. [Pascal, Les provinciales]

  • 9Entre un verbe et un verbe. Exhorter à faire. Inviter à venir. Condescendre à traiter. Il en est venu à nous dire. Réduire à capituler. Forcer à mourir de faim. Il incline à prendre ce parti. Se préparer à partir. Apprendre à lire. Enseigner à s'exprimer correctement. Cela contribue à augmenter le patrimoine. Ce discours le portait à céder. Se décider à comparaître. Sa démarche l'exposait à périr. Il se plaît à étudier. Il pense à exécuter son projet. S'accoutumer à obéir. Aimer à donner. Condamner à faire amende honorable. Chercher à comprendre. Donner à copier une lettre. Donner à porter un fardeau. Il reste à finir le travail. Demander à être reçu. Manquer à venir. Répugner à travailler. On l'exhorta à avoir courage. [Scarron, Le Roman comique]

  • 10 Absolument, devant un nom ou un pronom, exprimant une circonstance, à la façon d'un adverbe ou d'une locution adverbiale. À Paris. À la ville. Aux champs. Au midi. Au nord. À terre. À l'entrée de l'église. À l'armée. Au feu. À l'ombre. Au soleil. À table. Au doigt. Porter une bague au doigt. Au front. Blessé au front. À l'oreille. Mal à l'oreille. Je vous dirai cela à l'oreille. À tout âge. À l'âge de trente ans. Au temps que les bêtes parlaient. À neuf heures. À midi. Au jour fixé. À échéance. Payer à échéance. Au commencement. À la fin de l'année. Au printemps. À l'année. Louer une maison à l'année. Pension à vie. Travailler à la journée. À la longue. Au point du jour. Au mois de mai. À toutes les heures. À chaque fois. À quelques jours de là. À de longs intervalles. À mon arrivée. À l'approche de Xerxès. À cette vue. À ce récit. Au bruit de sa mort. À la nouvelle que.... À la vue du bourreau. À la prière. À l'instigation des ennemis. À grandes journées. Venir à grandes journées. À la façon des Grecs. À pleines mains. À genoux. À pied. Au toucher. Au goût. À dessein. À souhait. À l'huile. Manger des légumes à l'huile. À l'épée. Se battre à l'épée. À l'aiguille. Broder à l'aiguille. À la paume. Jouer à la paume. À voiles et à rames. À toute vapeur. À la main. Fait à la main. Au poids. À la mesure. À prix d'argent. À bon marché. À un prix élevé. À vingt sous la livre. À gros intérêts. À sept kilomètres de Paris. À dix lieues environ. À une journée de marche. À mon avis. À l'exemple des autres. À ce que je vois. À ce que je sais. À l'enseigne du Lion d'argent. Au Veau qui tette. À la Boule d'or. À la cour de cassation. Conseiller à la cour de cassation. Avocat à la cour d'appel. Commis au ministère de la guerre. Tu reviens seul, Hémon ; ô sinistre présage ! Que je lis d'infortune aux traits de ton visage ! [Rotrou, Antigone]

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  •  

     

  • 11 Absolument, devant un pronom interrogatif. À qui cela ? à quoi bon ? à quelle fin ? à quelle utilité ? [La Fontaine, Fables]

  • 12 Absolument, devant un verbe exprimant une circonstance à la façon d'un adverbe ou d'une locution adverbiale. À vrai dire. À ne pas mentir. À en croire Homère. À y bien regarder. À tout prendre. À compter de ce jour. À partir de telle époque. Que gagnerai-je à vous tromper ? Perdre son temps à jouer. Il passe le temps à se lamenter. Il s'arrête à lire les affiches. Le bon sens n'est pas à penser sur les choses avec trop de sagacité. [Vauvenargues. Bon Sens.]

  • 13 Absolument, devant un nom de nombre ou devant un pronom suivi d'un nom de nombre. À quatre. Ils soulevèrent ce fardeau à quatre. À lui seul. À moi seul. Médée, à elle seule, bravait une armée. Ignominie qui, à elle seule.... À trois que nous étions, nous ne pouvions soulever ce fardeau.

  • 14 Absolument, avec un adverbe de temps. À quand ? à quand le rendez-vous ? à demain. À demain, je vous attends. À demain les affaires. À jamais. Événement à jamais déplorable. À toujours. Soyez prêt à demain. [Corneille, Le Cid]

  • 15Elliptiquement, devant un nom ou un pronom. Au secours ! à moi, citoyens ! Au voleur ! Au feu ! à la porte, l'insolent ! à table, messieurs ! à l'ennemi, soldats ! à votre santé ! à monsieur un tel (sur une adresse). À Jupiter, très bon, très grand. Au revoir (revoir est ici un substantif). À ce soir. À dimanche. À la vie, à la mort. À perpétuité. Concession à perpétuité dans un cimetière. À moi, comte, deux mots. [Corneille, Le Cid]

  • 16Elliptiquement, entre un substantif et un verbe (équivalent à bon, propre). Chose à dire. Lettre à écrire. Homme à pendre. Je ne vous crois pas homme à faire cela. Occasion à ne pas laisser échapper. Affaire à perdre un homme. Procès à ne pas finir. Conte à dormir debout. Chambre à coucher. Pierre à aiguiser. Arbres à transplanter. Compte à revoir. Travail à refaire. Lettre à porter. Par abréviation : à revoir, à refaire, à porter. Un voile à couvrir d'autres flammes. [Molière, Le dépit amoureux]

  • 17Elliptiquement, devant un verbe. Demain, à recommencer. Après-demain, à dîner. À revoir, monsieur. Finissons ; mais demain, muse, a recommencer. [Boileau, Satires]

  • 18Locutions avec le verbe être. Cela est à moi. Tout était à l'ennemi. C'est à vous de prendre garde. Ce n'est pas à nous d'examiner. On ne peut être à soi un seul instant. Cet homme est à lui-même une énigme. C'est bien fait à vous. C'est à un bon consul de prévoir ce qui arrivera. C'est à faire à lui. C'est folie à vous de croire. Cinq est à quinze comme vingt est à soixante. À cette partie de trictrac, nous étions cinq trous à dix. Dans cette partie de billard, nous sommes quatre à six. Je suis ici à l'attendre. Je suis encore à savoir comment. Cet homme est à craindre. Avec ellipse de soit : Honneur aux braves, c'est-à-dire honneur soit aux braves, et ainsi pour les exemples suivants : Gloire à Dieu dans le ciel ! Guerre aux châteaux et paix aux chaumières ! Malheur aux vaincus ! Les fureurs de la terre Ne sont que paille et que verre à la colère des cieux. [Malherbe II, 2]

  • 19Locutions avec avoir. Avoir affaire à quelqu'un. Il y a de la folie à croire que.... Je n'avais rien à vous écrire. Vous n'avez qu'à parler. J'ai à vous entretenir. Il y aurait à craindre. Le temps que j'ai à vivre. L'argent que j'ai à dépenser. Ils eurent un peu à souffrir sous ses successeurs. [Bossuet, Discours sur l'histoire universelle]

  • 20Locutions avec faire suivi d'un infinitif. J'ai fait faire un habit à mon tailleur. Il a fait accepter un cadeau à son ami. Faire prendre les armes à la troupe. Ils l'ont fait recevoir [la bulle] au clergé. [Pascal, Les provinciales]

  • 21Locutions avec se laisser et un infinitif. Se laisser séduire aux voluptés. Se laissant conduire à leurs inclinations et à leurs désirs. Ne nous laissons pas abattre à la tristesse. [Pascal, édit. Cousin.]

  • 22Locutions avec ouïr dire, voir faire, entendre dire, etc. J'ai ouï dire à des vieillards.

    REMARQUE

      Des lexicographes ont critiqué cette locution, comme étant amphibologique et pouvant signifier : j'ai entendu qu'on disait à des vieillards ; ils voulaient que l'on mît : " J'ai ouï dire par des vieillards. " Mais ce scrupule est excessif ; ouï dire est une locution inséparable et on ne peut jamais intercaler quelque chose entre ouï et dire, ni supposer, j'ai ouï quelqu'un dire à des vieillards. Cela étant impossible, le sens de la locution ne prête à aucune amphibologie. On dira de même : j'ai entendu dire à votre frère que vous viendrez, c'est-à-dire j'ai entendu votre frère qui disait : j'ai vu faire à ces hommes une action généreuse, c'est-à-dire j'ai vu ces hommes faisant. Mais il n'en serait plus de même si un pronom intervenait au lieu d'un nom : je lui ai entendu dire ; je lui ai vu faire ; je lui ai vu donner ; l'amphibologie commence, et il y a à distinguer deux cas :

      1° si le verbe à l'infinitif ne peut avoir de régime indirect avec à, la locution est bonne, l'amphibologie n'existe pas : je lui ai vu franchir le fossé : on ne dit pas franchir à quelqu'un ; le cas n'est pas douteux ; je l'ai vu franchissant le fossé ; je lui ai vu faire une action généreuse ; on ne dit pas faire à quelqu'un ; le sens est donc, je l'ai vu faisant.

      2° Si le verbe à l'infinitif peut avoir un régime indirect avec à, l'amphibologie commence réellement : je lui ai vu donner un soufflet pourrait également signifier, je l'ai vu donnant un soufflet, et j'ai vu qu'on lui donnait un soufflet. On évitera donc cette tournure.

    • 23Locutions avec attendre. J'ai attendu à vous parler que tout le monde fût sorti. Elle.... Attend l'ordre d'un père à choisir un époux. [Corneille, Le Cid]

    • 24Locutions avec trouver. J'ai trouvé à votre ami un air soucieux. Trouver à dire. Écoutez si vous trouvez l'air à votre goût. [Molière, Les précieuses ridicules]

    • 25Devant de. Rien ne plaît à des gens malades. Répondez avec fermeté à de telles prétentions. Il se livre à des extravagances. À de plus hauts partis Rodrigue doit prétendre. [Corneille, Le Cid] Cette locution s'explique par la construction partitive (voir DE).

    • 26De.... à. De Paris à Rouen il y a trente lieues. D'eux à moi il y a cette différence. D'homme à homme. Elliptiquement : vingt à trente, dix à douze, pour de vingt à trente, de dix à douze. Du matin au soir. De la tête aux pieds. Du jour au lendemain. De vous à moi. De nation à nation. Vivre de pair à compagnon. Traiter de Turc à More. De gré à gré.

    • 27Locution à qui. C'était à qui partirait le premier. Ils se disputent à qui sera préféré à l'autre. Tirons à qui jouera le premier. Eh bien ! gageons nous deux à qui plus tôt aura dégarni les épaules Du cavalier. [La Fontaine, Fables]

    • 28Locutions par pléonasme. à est suivi d'un pronom personnel reproduisant le pronom possessif qui précède. C'est mon opinion à moi. Votre devoir à vous, est de partir. Sa manière à lui, c'est de parler par sentences. Leur gain à eux est de cent francs.

    • 29Locution populaire, la barque à Caron. Cette tournure n'est plus usitée que dans cette locution, et ce serait une faute que de s'en servir autre part. Pourtant elle n'est qu'un archaïsme, et, aujourd'hui encore, on dit parmi les ouvriers et les gens de campagne : la femme à Jean, la fille à Thomas, la soeur au bedeau.


    •  

    REMARQUE

    À étant entre deux substantifs où le conséquent détermine l'antécédent, le conséquent doit-il prendre le pluriel, quand l'antécédent change de nombre, ou quand le conséquent peut représenter une pluralité ? En d'autres termes, si l'on écrit fruit à noyau, faut-il écrire, au pluriel, fruits à noyau ou à noyaux ; et faut-il écrire arbre à fruit ou à fruits ? Il y a quatre cas :

    1° L'antécédent est au singulier ou au pluriel, et le conséquent n'est pas susceptible de pluralité ; alors on met toujours le singulier : pomme à cidre et pommes à cidre ; mouche à miel et mouches à miel ; machine à vapeur et machines à vapeur ; une arme à feu, des armes à feu ; un moulin à eau, des moulins à eau ; une rente à perpétuité, des rentes à perpétuité ;

    2° l'antécédent est au singulier ou au pluriel, et le conséquent indique la pluralité : une bête à cornes, des bêtes à cornes ; un serpent à sonnettes, des serpents à sonnettes ; un homme à projets, à préjugés ;

    3° le conséquent est nécessairement singulier ; alors quand l'antécédent est mis au pluriel, on peut maintenir le conséquent au singulier, attendu qu'il est unique pour chaque antécédent, ou le mettre au pluriel en considérant qu'il y en a autant que d'antécédents : une comète est un astre à queue ; les comètes sont des astres à queue ou à queues ; manchette à dentelle, manchettes à dentelle ou à dentelles ; couteau à ressort, couteaux à ressort ou à ressorts ; cuiller à pot, cuillers à pot ou à pots. L'usage le plus ordinaire est de mettre le singulier ; mais, comme on voit, le pluriel n'est pas une faute ;

    4° le conséquent, bien que multiple, peut être considéré comme un nom collectif, par exemple, fruit, feuille, fleur, puisqu'on dit le fruit de cet arbre, la fleur du poirier, la feuille de l'acacia. Dans ce cas, on peut mettre le nombre que l'on veut, que l'antécédent soit au singulier ou au pluriel : arbre à fruit ou à fruits, arbres à fruit ou à fruits ; mais si le conséquent ne se prend pas habituellement au sens collectif, il faut toujours le mettre au pluriel. Ainsi on ne dira pas fleur à pistil, mais à pistils, fruit à noyau, mais fruit à noyaux, à moins, bien entendu, que la fleur n'ait qu'un pistil, le fruit qu'un noyau. Considérer ces mots-là comme collectifs se peut à la rigueur ; mais c'est leur attribuer un usage qu'ils n'ont pas, et dès lors il vaut mieux suivre l'idée naturelle, qui est celle du pluriel.

    2. On lisait dans l'avant-dernière édition du Dictionnaire de l'Académie : il y avait sept à huit personnes dans cette assemblée. La dernière édition et tous les grammairiens modernes condamnent cette locution. On ne peut employer la préposition à qu'entre deux nombres qui en laissent supposer un intermédiaire ou qu'entre deux nombres consécutifs, quand il s'agit de choses qu'on peut diviser par fractions. Mais, dans l'exemple cité, il faut la conjonction ou, parce qu'une personne ne se divise pas. Les bons auteurs ont reconnu la règle donnée ici. On a pris ou tué aux Allemands sept à huit cents hommes. [Racine, Lett. à Boil. XLI] La faute vulgaire provient d'une extension non raisonnée du cas où la locution convient, sept à huit livres, au cas où elle ne convient pas, sept à huit hommes.

    3. C'est à lui à qui on en veut. Dites c'est à lui qu'on en veut, ou c'est lui à qui on en veut. L'usage actuel condamne la répétition de à ; et c'est en effet un pléonasme. Ainsi on trouve une faute dans ce vers de Boileau : C'est à vous, mon esprit, à qui je veux parler, Sat. IX. Mais si Boileau y avait vu une faute, il lui était bien facile de l'éviter, en mettant : Oui, c'est vous, mon esprit, à qui je veux parler. Le fait est que de son temps cela n'était pas considéré comme une faute. Ses contemporains ne se font aucun scrupule de répéter à. Que de son cuisinier il s'est fait un mérite, Et que c'est à sa table à qui l'on rend visite. [Molière, Le misanthrope] Les auteurs plus anciens usent également de cette façon de parler. Aujourd'hui on rejette absolument ce pléonasme.

    4. On dit, à Paris, à Bordeaux, quand il s'agit de la demeure, soit fixe, soit passagère. Il est à Paris, il réside à Paris, il passera quelques jours à Paris ; autrement, on peut dire dans : il y a douze cent mille habitants dans Paris

    5. à devant les noms de lieux. 1° On se sert toujours de à devant les noms de villes ou de villages : aller ou résider à Paris, à Meudon, à Saint-Cloud ; 2° de en devant les noms de continents, de pays, de provinces, quand ils sont féminins. Aller ou résider en France, en Afrique, en Algérie, en Angleterre, en Normandie ; 3° de à, s'ils sont masculins : aller ou résider au Japon, au Mexique, au Canada, au Perche, au Maine : Cependant on dit : en Portugal, en Danemark, en Béarn, bien qu'ils soient masculins ; 4° autrefois la distinction entre l'emploi de à et celui de en n'était pas faite, et l'on disait aller à l'Amérique. L'un des trois jouvenceaux Se noya dès le port, allant à l'Amérique. [La Fontaine, Fables] De cet ancien usage il est resté, à la Chine : aller à la Chine ; mais on commence à dire de préférence, en Chine.

    6. C'est à vous à faire cela ; c'est à vous de faire cela. Ces deux tournures s'emploient l'une et l'autre et sont équivalentes ; il est impossible de fixer entre elles une nuance réelle et fondée sur l'usage. C'est au prince à juger de ses ministres. [D'ablanc. dans BOUHOURS] Ces deux tournures, autorisées par l'usage, n'ont pas un titre égal devant la grammaire. C'est à vous de parler s'explique grammaticalement : de parler est à vous. Mais c'est à vous à parler ne s'explique pas ; il faut y voir une incorrection causée par l'oreille, que le premier à décida à en vouloir un second.

    7. On doit répéter la préposition à devant chacun de ses compléments : il écrit à Pierre et à Jean, et non, il écrit à Pierre et Jean ; il aime à lire et à écrire, et non à lire et écrire. Ainsi on n'imitera pas ces exemples de Molière : On sait bien que Célie A causé des désirs à Léandre et Lélie. [Molière, L'étourdi, ou Les contretemps] Exceptions : Parmi tous les romans de l'antiquité, je donne la préférence à Théagène et Chariclée, parce que ces deux mots Théagène et Chariclée, étant le titre d'un ouvrage, ne font qu'une expression unique. Par la même raison on dira, il aime à aller et venir, parce qu'aller et venir forment une locution. On pourra semblablement supprimer à quand deux verbes placés l'un à côté de l'autre ressembleront à une locution ; ce qui est délicat à apprécier. Supprimer à n'est point une faute contre la logique ou la grammaire ; c'est seulement une faute contre un usage qui, dans le fait, est favorable à la clarté.

    8. à se répète avec l'un et l'autre. Cela convient à l'un et à l'autre, et non à l'un et l'autre. Cependant, en poésie, la règle ne s'observe pas. À l'une ou l'autre enfin votre âme à l'abandon Ne lui pourra jamais refuser ce pardon. [Corneille, Pertharite, roi des Lombards]

    9° Locut. vic. Le fils à Guillaume. Loc. corr. Le fils de Guillaume. Le rapport d'origine n'est plus marqué par la prép. à. Ne dites pas non plus, la maison à mon père. Loc. vic. Je suis l'aîné à mon frère qui est à Paris. Loc. corr. Je suis l'aîné de mon frère qui est à Paris. Loc. vic. Je suis cousin à votre apothicaire. Loc. corr. Je suis cousin de votre apothicaire. Loc. vic. Sept ôtés de dix, reste à trois. Loc. corr. Sept ôtés de dix, reste trois ; comme s'il y avait, il reste trois. Loc. vic. Il demeure à la grande rue. Avez-vous votre mouchoir à la poche ? Loc. corr. Il demeure dans la grande rue. Avez-vous votre mouchoir dans votre poche ?

    +

    À.

    29Ajoutez : Pour l'emploi populaire et archaïque de à au sens possessif, on peut citer : épouvantail à chènevière, et cet exemple de La Fontaine :.... car le greffe tient bon, Quand une fois il est saisi des choses : C'est proprement la caverne au lion, Oraison.

    Joinville disait comme nos paysans : La comtesse Marie qui fut soeur au roi de France, édit. de la Bibl. nat. p. 17.

     

    Retrouvez Le Littré sur la toile

    Dictionnaire Littré - Dictionnaire de la langue française 

     

    4 Le Dictionnaire de l'Ancienne Langue Française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle –1881

     

     DICTIONNAIRE

    DE L'ANCIENNE LANGUE FRANCAISE

    ET DE TOUS SES DIALECTES

    DU IX AU XVe SIECLE

     

    Voir sur la toile : Dictionnaire Godefroy

     

    4 Le Dictionnaire de l'Académie –8ème édition – 1882-1935

     

    .........................................................................

     

    À retrouver sur le blog : Petite histoire de la langue française - Chapitre 12 - XVIIe siècle (1) - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française

     

    À lire aussi le Dictionnaire de l'Académie 9ème édition et Le Trésor sur le site du CNRS : Lexicographie - Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

     

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    13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:29

     

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    L'hirondelle de l'écriture (Jules Renard)

     

    ÉTYMOLOGIE

    L'accent circonflexe peut venir de la disparition du s :

    forêt, forest, forestier, déforestation

    fenêtre, défénestrer ou défenestrer, défenestration ou défénestration

    hôpital, hospitalier

    hôte, oste (XIIe siècle)

    pâtre, pastoureau, pâture, pasteur...

    idolâtre, ydolastre (Ronsard XVIe siècle)

    côte à côte, coste a coste (XIIe siècle)

    tôt, tost, guêpe, guespe....

     

    Il peut remplacer une voyelle (parfois double) ou une consonne :

    âge, aage - bâiller, baaillerrôle, roole - beeler, bêler

    âme, anme (Fin du IXe siècle, anima : principe spirituel de l'homme)

    anme, désanalisé au XIe siècle

    Dictionnaire Historique de la langue française

    https://books.google.fr/books?isbn=2321000139

     

    Il peut servir à distinguer des mots homonymes (> homophones)

    crois, croîs, croit, croît, cru, crû...

    du, dû

    Voir : Ne pas confondre : du, dû, dus, due, dues, dut et dût

     

    Le suffixe -âtre sert à former des adjectifs avec le sens de : un peu, pas tout à fait. Il est aussi un diminutif

    blanchâtre, saumâtre, gentillâtre...

    Mots finissant par -atre ou -âtre :

    acariâtre, albâtre, amphithéâtre, archiatre, âtre, beigeâtre, bellâtre, blanchâtre, bleuâtre, brunâtre, châtre, cocâtre, douceâtre, embatre (embattre 1990), emplâtre, écolâtre, fillâtre, filsâtre, finâtre, folâtre, gentillâtre, gériatre, grisâtre, hippiatre, iconolâtre, idolâtre, idolâtré, jaunâtre, marâtre, mulâtre, neuropsychiatre, noirâtre, olivâtre, opiniâtre, opiniâtré, palâtre, parâtre, pâtre, pédiatre, pédopsychiatre, phoniatre, plâtre (et mots de la même famille), psychiatre, quatre, ranatre, replâtré, rosâtre, rougeâtre, roussâtre, saumâtre, théâtre, verdâtre, vératre, violâtre, zoolâtre.

     

    Attention : le suffixe -iatre n'a pas d'accent : psychiatre, pédiatre...

     

     

    La réforme de 1990 vise à simplifier l'orthographe de la langue française.

    Journal officiel de la République française du 6 décembre 1990

    >> Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

    L'accent circonflexe disparaît sur i et u
    coût > cout
    entraîner > entrainer,
    nous entraînons > nous entrainons
    paraître, il paraît > paraitre, il parait

     

    Mais on le maintient dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et en cas d'homonymie

    Nous courûmes et vous vainquîtes

    Il fallait qu'il courût et qu'elle vainquît

    La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

     

    Homonymes :

    du, dû (article contracté : de le, et participe passé de devoir)

    cru, crû (participe passé de croire et croître)

    je crois, tu crois, il croit - je croîs, tu croîs, il croît (présent de l'indicatif de croire et de croître)

    je crus, tu crus, il crut, ils crurent – je crûs, tu crûs, il crût, ils crûrent (passé simple de croire et de croître)

    sûr, adjectif – sur, préposition

    mûr, adjectif – mur, substantif

    Étymologie de mûr : Dictionnaire Godefroy : meur, maur (adjectif)

    http://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/meur

    ...................................................................................................................

     

    Les adverbes formés sur les adjectifs féminins en -aie, -ée, -ie, -ue, perdent leur e final devant -MENT,

    -vraiment, aisément, poliment, éperdument, absolument, ambigument.

    -Cependant on écrit gaîment (ou gaiement), assidûment, continûment, goulûment, crûment, dûment, indûment, congrûment, incongrûment, nûment.

    -Le Dictionnaire Robert accepte nuement et nûment

    -On peut trouver dans certains dictionnaires drûment et fichûment.

    Les adverbes en -MENT + Quiz 109

    La Nouvelle orthographe supprime tous les accents des adverbes

    Ainsi peut-on écrire : gaiement, gaîment ou gaiment à sa guise !

     

    L'accent circonflexe, une exception française ?

    L'accent circonflexe existait en Moyen-haut Allemand (au Moyen Âge)

     

    Dû bist mîn, ich bin dîn.
    des solt dû gewis sîn.
    dû bist beslozzen
    in mînem herzen,
    verlorn ist das sluzzelîn:
    dû muost ouch immêr darinne sîn.

     

    Traduction de mamiehiou :

    Tu es à moi, je suis à toi,

    c'est ce dont tu dois être sûr.

    tu es enfermé

    dans mon coeur :

    elle est perdue la petite clef :

    tu dois donc y rester toujours.

     

    Le Minnesang (« chant d'amour ») est un style de poésie lyrique dans les pays de langue allemande qui s'est épanoui du XIIe siècle jusqu'au XIVe siècle. Cf. Wikipédia

     

    Mîn, dîn sont devenus aujourd'hui mein, dein : à moi, à toi.

    http://lyricstranslate.com/en/du-bist-min-you-are-mine.html#footnote1_80gdjjh#ixzz3qdPu98RU

     

    Des accents circonflexes dans d'autres langues > Accent circonflexe — Wikipédia
     

    Petit casse-tête

     

    Des mots suivants, lesquels portent un accent circonflexe ?

    Lesquels ont perdu le leur ?

    Lesquels n'en n'ont jamais eu ?

    Rétablissez les accents circonflexes, aigus ou graves,

    quand il le faut.

     

    acre, acreté, acrimonie, acrimonieux, acariatre

    arome, aromate, aromatique, aromatiser

    bete, betail, betaillère

    binome, binomial

    cable, cabler, cablage, cablier, cablerie, encablure

    cone, conique, conifère

    conquete, conquerant

    cote, coteau

    crane, cranien, craniologie

    crepe, creper, crepage, crepelé, crepu, crepir

    dépot, déposer

    diner, dineur, dinatoire

    diplome, diplomer, diplomate, diplomatie,
    diplomation, diplomatique

    drole, drolerie, drolement, drolatique

    extreme, extremement, extremité, extremisme, extremiste

    fantome, fantomatique

    fût, futaie, futaille

    grace, disgrace, gracier, gracieux, gracieusement, disgracier

    grave, aggraver, aggravation

    icone, iconicité, iconique, iconoclaste

    infame, infamie, infamant, diffamatoire, diffamer

    jeune, jeuner, jeuneur, déjeuner, à jeun

    meler, melange, melanger, melangeur

    pate, paté, patisserie, patissier, paton,

    patir compatir, compatissant, compassion

    pole polaire, polariser, polarisation

    psychiatre, psychiatrie, psychiatrique

    rateau ratisser

    supreme, supremement suprematie

    sur, surement, sureté assurance, assurer, rassurer

    symptome,symptomatique

    tater, tatonner, tatonnement, à tatons, tatillon

    tempete, tempeter, tempetueux

    trone, troner, détroné, introniser, intronisation

    veler, velement, velage, velin.

     

    v

     

    âcre, âcreté, acrimonie, acrimonieux, acariâtre

    arôme, aromate, aromatique, aromatiser

    bête, bétail, bétaillère

    binôme, binomial

    câble, câbler, câblage, câblier, câblerie, encablure

    cône, conique, conifère

    conquête, conquérant

    côte, coteau

    crâne, crânien, craniologie

    crêpe, crêper, crêpage, crêpelé, crépu, crépir
    dîner, dîneur, dînatoire

    dépôt, déposer

    diplôme, diplômer, diplomate, diplomatie,
    diplomation, diplomatique

    drôle, drôlerie, drôlement, drolatique

    extrême, extrêmement, extrémité, extrémisme, extrémiste

    fantôme, fantomatique

    fût, futaie, futaille

    grâce, disgrâce, gracier, gracieux, gracieusement, disgracier

    grave, aggraver, aggravation

    icône, iconicité, iconique, iconoclaste

    infâme, infamie, infamant, diffamatoire, diffamer

    jeûne, jeûner, jeûneur, déjeuner, à jeun

    mêler, mélange, mélanger, mélangeur

    pâte, pâté, pâtisserie, pâtissier, pâton,

    pâtir, compatir, compatissant, compassion

    pôle, polaire, polariser, polarisation

    psychiatre, psychiatrie, psychiatrique

    râteau ratisser

    suprême, suprêmement, suprématie

    sûr, sûrement, sûreté, assurance, assurer, rassurer

    symptôme, symptomatique

    tâter, tâtonner, tâtonnement, à tâtons, tatillon

    tempête, tempêter, tempétueux

    trône, trôner, détrôné, introniser, intronisation

    vêler, vêlement, vêlage, vélin.

     

    L'exercice propose des familles de mots dont certains ont l'accent circonflexe et d'autres pas.

    Exceptions  que vous aurez relevées dans cette liste :

    1-N'ont jamais eu d'accents circonflexes les mots des familles de :

    psychiatre, psychiatrie, psychiatrique ,

    grave, aggraver, aggravation.

    2-Tous les mots de la famille de dîner prennent un accent circonflexe.

     

    Exercez votre mémoire. Refaites le quiz dans quelques jours. Qu'en restera-t-il ?

     

    >>RETOUR AU DEBUT DE L'ARTICLE

    ..................................................................................................................
    AJOUT

    Une internaute me demande par courriel pourquoi il y a un accent circonflexe sur dîner. Voici ma réponse :

    Lorsque vous avez à faire la recherche de l'étymologie d'un mot, vous pouvez la trouver sur CNRTL Lexicographie et/ou Etymologie, entre autres.

    Voir : DÎNER1, verbe intrans.
    Ainsi l'accent circonflexe vient de la disparition du S comme dans beaucoup d'autres mots d'ailleurs : forêt, hôpital, etc.

     

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    9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:17

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    Petit exercice

    Qu'écririez-vous : C'était ou C'étaient ?

    1-... de beaux rêves !

    2-... ton père et ta mère qui riaient.

    3-... nous qui dansions.

    Voir la solution en fin d'article

     

     a, b, c......?

    1

    Un mot fantôme est

    a-un mot qui hante des dictionnaires mais qui, en fait, ne correspond à rien.

    b-un mot que l'on ne trouve plus dans les dictionnaires d'aujourd'hui parce que l'objet qu'il désigne n'existe plus.

     

    2

    Le féminin de châtain est

    a-châtaine

    b-châtaigne

    c-chataigne

     

    3

    On dit

    a-une autoroute

    b-un autoroute

     

    4

    On dit 

    a- une interview

    b-un interview

     

    5

    On dit

    a-C'est un espèce d'engin, un espèce de bonhomme.

    b-C'est une espèce d'engin, une espèce de bonhomme.

     

    6

    On écrit 

    a-il a crû

    b-un psychiatre

    c-il a pû le faire

    d-il a dû le faire

     

    7

    On dit

    a-N'espérons pas qu'il vienne !

    b-N'espérons pas qu'il viendra !

     

    8

    On dit : Je viens de t'envoyer

    a-un mél

    b-un courriel

    c-un message électronique

    d-un e-mail

    e-un mail

     

    9

    On dit

    a-J'ai été à Paris, et toi ?

    b-Je suis allé à Paris, et toi ?

     

    10

    À la fin d'une lettre, si vous êtes une femme, vous écrivez à quelqu'un que vous appréciez

    a-Je suis tout à vous.

    b-Je suis toute à vous

     

    11

    a-À partir de ce moment-là, nous nous haîmes de bon coeur.

    b-À partir de ce moment-là, nous nous haïmes de bon coeur.

     

    12

    Vous écrivez sur votre chèque :

    a-deux cent quatre-vingt euros

    b-deux cents quatre-vingts euros

    c-deux cent quatre-vingts euros

     

     

    Correction

    Les bonnes réponses sont en rouge

     

    1

    Un mot fantôme est

    a-un mot qui hante des dictionnaires mais qui en fait ne correspond à rien.

    b-un mot que l'on ne trouve plus dans les dictionnaires d'aujourd'hui parce que l'objet qu'il désigne n'existe plus.

    1a

    Un mot fantôme est un mot qui hante un ou plusieurs dictionnaires, mais qui, en fait, n'existe pas. Il serait dû à une mélecture, une mauvaise transcription (ou copie) du mot.

    Godefroy, dans son dictionnaire (XIIe siècle), aurait écrit afuier (fuir, abandonner, s'en aller) au lieu de a(f)finer.

    Voir : http://www.atilf.fr/MotsFantomes

    Base des mots fantômes : http://www.atilf.fr/MotsFantomes, ATILF - CNRS & Université de Lorraine

    Reprise de la note du texte des Délires 151

    2

    Le féminin de châtain fait

    a-châtaine

    b-châtaigne

    c-chataigne

    2a

    a-châtaine

    Voir Le Trésor de la Langue Française : CHÂTAIN, AINE, adj. et subst.

    « De nombreux dictionnaires généraux déplorent l'absence du féminin; cf. Bescherelle, Littré et Larousse 19e qui l'explique par la répugnance à utiliser la forme régulière châtaigne autant que la forme irrégulière châtaine. Noter qu'on rencontre la forme chataigne (sans accent)

    chataigne est très rare, Le Trésor cite Jean Richepin.

     

    Littré : Le féminin serait utile, et il a été conseillé par plusieurs grammairiens qui veulent qu'on dise : barbe châtaine, chevelure châtaine.

     

    On notera que l'adjectif châtain suivi d'un adjectif est invariable. Des cheveux châtain clair.

    On peut dire une barbe châtain ou une barbe châtaine. »

    3

    On dit

    a-une autoroute

    b-un autoroute

    3a

    a-Une autoroute, le mot est calqué sur l'italien autostrada (une autostrade)

     

    4

    On dit

    a-une interview

    b-un interview

    4a

    a-Une interview, le mot vient du français une entrevue.

    5

    On dit

    a-C'est un espèce d'engin, un espèce de bonhomme.

    b-C'est une espèce d'engin, une espèce de bonhomme.

    5b

    b-Une espèce de bonhomme (de fou, de malotru..) 

    Une espèce : le mot espèce est toujours au féminin.

    Voir l'article : Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4.

    6

    On écrit 

    a-il a crû

    b-un psychiatre

    c-il a pû le faire

    d-il a dû le faire

    6a

    b

    d

    a-Attention :

    il a crû : verbe croître

    il a cru : verbe croire

     

    b-un psychiatre

    le suffixe -iatre n'a pas d'accent circonflexe

    L'accent circonflexe – Mettons-le seulement là où il faut - cru, crû, idolâtre, psychiatre, écolâtre, gaîment, absolument, ambigument, fantomatique, tempétueux... + Quiz 58


    d-il a dû le faire

    Ne pas confondre : du, dû, dus, due, dues, dut et dût

    On dit

    a-N'espérons pas qu'il vienne !

    b-N'espérons pas qu'il viendra !

    7a

    a-N'espérons pas qu'il vienne !

    Mais on dit :

    Espérons qu'il viendra.

    Voir : Espérer que - J'espère que, je n'espère pas que, espérez-vous que - Inutile que - Prendre garde que, à ce que - Faire attention que, à ce que + subjonctif ou indicatif ? 

    8

    On dit : Je viens de t'envoyer

    a-un mél

    b-un courriel

    c-un message électronique

    d-un e-mail

    e-un mail

    8b

    et c

    Préférez b-Je viens de t'envoyer un courriel, un message électronique

    Courriel est d'origine québécoise. Terme approuvé par l'Académie en 2003.

    On peut écrire message électronique.

    Mél. est l'abréviation de message électronique. On l'utilise devant une adresse électronique, comme tél. est utilisé devant un numéro de téléphone.

    Voir : Dire, ne pas dire | Académie française

    Voir questions de langues

    9

    On dit

    a-J'ai été à Paris, et toi ?

    b-Je suis allé à Paris, et toi ?

    9a

    et b

    a-J'ai été à Paris, et toi ?

    b-Je suis allé à Paris, et toi ?

     

    Être dans le sens de aller

    Le verbe être peut remplacer le verbe aller, dans la langue courante aux temps composés ; J'ai été à Paris.

    Littré précise que dans ce cas, j'y suis allé et j'en suis revenu.

     

    On a aussi :

    Je m'en fus, je m'en allai.

    Le verbe être au passé simple et au subjonctif imparfait est du style soutenu et littéraire :  

    Je m'en fus à la campagne. Il s'en fut regarder les avions dans le ciel.

    Il fallait bien qu'il s'en fût sans se retourner.

    10

    À la fin d'une lettre, si vous êtes une femme, vous écrivez à quelqu'un que vous appréciez

    a-Je suis tout à vous.

    b-Je suis toute à vous

    10a

    a-Je suis tout à vous signifie : Je suis disposée à vous rendre service.

    Je suis toute à vous signifie : Je vous aime

    Ne pas confondre : TOUT adjectif indéfini, pronom indéfini, adverbe (variable dans certains cas) et substantif

    11

    a-À partir de ce moment-là, nous nous haîmes de bon coeur.

    b-À partir de ce moment-là, nous nous haïmes de bon coeur.

    11b

    b-À partir de ce moment-là, nous nous haïmes de bon coeur.

    Le verbe haïr conserve son tréma au passé simple, comme le verbe ouïr.

    Nous haïmes, vous haïtes

    Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !*

    12

    Vous écrivez sur votre chèque :

    a-deux cent quatre-vingt euros

    b-deux cents quatre-vingts euros

    c-deux cent quatre-vingts euros

    12c

    c-deux cent quatre-vingts euros

    cent et vingt prennent un s lorsqu'ils sont multipliés par un nombre qui les précèdent et non suivis d'un autre nombre.

    Savoir orthographier les adjectifs numéraux cardinaux (cent ou cents, vingt ou vingts...) + des millions, des milliards, des billions + Une réflexion sur "les liaisons dangereuses" de Michel Serres

     

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    8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 11:07

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    Pour trouver la définition d'un mot, voir l'Académie ou le Trésor sur le site : le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

     

    Faut-il un ou deux C à :

     

    1-

    pec(c)adille ou péc(c)adille, 

    pec(c)ule ou péc(c)ule,

    pec(c)able ou péc(c)able,

    pec(c)ant, ou péc(c)ant*,

    pec(c)uniaire ou péc(c)uniaire,

    impec(c)able ou impéc(c)able,

    pec(c)ore ou péc(c)ore,

    ec(c)hymose ou éc(c)hymose,

     

    2-

    oc(c)lusion,

    oc(c)ulter,

    oc(c)ulaire,

    oc(c)urrence,

    oc(c)uliste,

     

    3-

    ac(c)arien,

    ac(c)abit,

    ac(c)aparer,

    ac(c)ariâtre,

    ac(c)ompte,

    ac(c)umuler,

    s'ac(c)oquiner,

    ac(c)oustique,

    ac(c)uité,

    ac(c)upuncture,

    ac(c)uler,

    ac(c)oler,

    ac(c)olyte,

     

    4-

    sac(c)ager,

    sac(c)harine,

    sac(c)oche,

    sic(c)ativité,

    sic(c)aire,

     dessic(c)ation,

    suc(c)ube,

    suc(c)ulent,

    suc(c)omber,

    suc(c)ursale,

     

    5-

    buc(c)al,

    bac(c)alauréat,

    bac(c)hanales,

    bac(c)hantes,

    bac(c)ara,  

    bac(c)arat,

     

    6-

    et soc(c)er

     

    Correction

     

    1-peccadille, pécule, peccable*, peccant*, pécuniaire, impeccable*, pécore, ecchymose,

     

    2-occlusion, occulter, oculaire, occurrence, oculiste,

     

    3-acarien, acabit, accaparer, acariâtre, acompte, accumuler, s'acoquiner, acoustique, acuité, acupuncture, acculer, accoler, acolyte,

     

    4-saccager, saccharine, sacoche, siccativité, sicaire, succube, succulent, succomber, succursale, dessiccation,

     

    5-buccal, baccalauréat, bacchanales, bacchantes, baccara, baccarat,

     

    6-et soccer, prononcer [sɔkœːʀ] football en anglais.

     

    *Note

    Quelques mots de la famille de péché - Littré

    peccant, ante

    Terme de médecine, épithète donnée par les humoristes aux humeurs quand elles pèchent par rapport à la qualité surtout.

    Certaines humeurs, qu'entre nous autres savants nous appelons humeurs peccantes. [Molière, Le médecin malgré lui]

    peccable

    Qui est capable de pécher. Tout homme est peccable.

    impeccable

    Terme de Théologie. Qui est incapable de pécher.

    Il n'y a que Dieu qui soit impeccable par nature. La Vierge n'a pu être impeccable que par grâce. Il n'y a point d'homme impeccable.

    Il signifie aussi, dans le langage ordinaire, Qui est incapable de faillir. J'ai pu faire une faute, faillir, je ne suis pas impeccable.

    Par extension, il signifie Qui est absolument régulier, correct. Sa conduite fut impeccable. Tenue impeccable. Toilette impeccable.

     

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    2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 16:54

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    LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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    La liste des exemples donnés ci-dessous n'est évidemment pas exhaustive. Vous auriez, je n'en doute pas, beaucoup à dire sur le sujet !

     

    Pour connaître les registres de langue, lire l'article

    Champ lexical - Champ sémantique

    Niveau de langue - Registre de langue,

    style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire

    Archaïsmes

     

    Langue soignée, style soutenu

    Je suis très épris de vous.>>ÉPRIS, ISE, part. passé et adj.
    Je veux vous chérir.

     

    Style  populaire 

    J'ai le béguin pour toi.
    Je me suis toqué de toi.

    Je t'ai à la bonne.

    Je t'ai à la chouette.

    Tu m'as tapé dans l'oeil.

    Tu me bottes 

    J'en pince pour toi.

    Je te kiffe.

    Je suis morgane de toi.

    je t'ai dans la peau.

    Je suis dingue de toi.

     

    Style courant

    Je t'aime. Je vous aime

    Je me suis amouraché de toi.

    Je suis amoureux de toi.
    Je suis très attaché à toi.

    Je te porte dans mon coeur.
    Je ne peux pas me passer de toi.

    Tu es ma vie.

    Tu es ma raison de vivre.

     

    Vous pouvez vous exprimer par litote...
    Une litote est une figure de rhétorique qui consiste à dire moins pour laisser entendre beaucoup plus.

    Je ne te hais point.

    Chimène à Rodrigue : Va, je ne te hais point.

    Voir l'article : PIERRE CORNEILLE - Le Cid - Acte III Scène 4

    Va, je ne te hais point. - Rodrigue qui l'eût cru ?

    Je vous apprécie et je vous estime.

    Sachez que je fais (grand) cas de vous.

    Cas, estime.

    Faire cas (de quelqu'un ou de quelque chose), estimer, avoir une bonne opinion.

    Cf. Ma fille fait cas de vous. Molière, Les Amants Magnifiques, 1, 2

    Sais-tu que tu ne me déplais pas ?

    Tu me plais, tu sais.

    Je ne te trouve pas mal. 

    Je tiens à toi.

    Je m'intéresse à toi.

     

    ...ou par hyperbole

    Une hyperbole est une figure de style qui consiste à employer des termes exagérés.

    Je t'adore.

    Je t'idolâtre.

    Je suis fou de toi.

    Je raffole de toi.

     

    ...ou par métaphore 

    Une métaphore est une comparaison abrégée, par laquelle on transporte un mot du sens propre au sens figuré. Métaphore heureuse, juste, hardie, outrée, forcée, incohérente. C'est par métaphore qu'on dit d'un homme courageux : C'est un lion. Faire des métaphores qui se suivent. Cf. Académie, 8e édition.

    Je brûle pour vous.

    Cf. Phèdre de Racine, Acte II Scène V

    Oui prince, je languis, je brûle pour Thésée...

    Mon coeur s'est embrasé.
    Mon coeur s'enflamme pour toi.

     

    Peu usité : archaïsme

    Je m'énamoure de toi, de ta voix, de ta chevelure.

    S'énamourer, tomber amoureux, devenir amoureux, se prendre d'amour.

    Énamourer, donner de l'amour.

    Cf. Littré : Le comte de Saint-Paul et cette dame s'entraimerent loyaument et s'enamourerent l'un l'autre. Jean ou Jehan Froissart, XVe siècle.

    Énamouré, qui s'est pris d'amour.

     

    Vous pouvez choisir des "phrases cultes" tirées de films ou de chansons.

    T'as de beaux yeux, tu sais.

    Jean Gabin à Michèle Morgan

    dans Quai des Brumesde Marcel Carné.  

    Que je t'aime, que je t'aime !

    Johnny Halliday chante Que je t'aime !

     

    Vous pouvez détourner des paroles archi-connues

     

    Quand tu me prenddans tes bras,
    Tu me parletout bas
    Je vois la vie en rose,
    Tu me dides mots d'amour
    Des mots de tous les jours,
    Et ça m'fait quelque chose...

    Cf. La Vie en rose, chantée par Edith Piaf

     

    Je t'ai tellement dans la peau,

    J'en suis marteau...

    Cf. Mon homme,par Edith Piaf

    >>TU POUR IL

    Chansons à écouter sur You Tube

     

    Vous pouvez envoyer un poème à votre bien-aimé(e), poème que vous emprunterez à un poète que vous aimez, ou poème de votre cru, si vous vous sentez poète.

    >>Versification. Comment compter les pieds* syllabes d'un vers ?

     

    Voir les poèmes d'amour que j'ai sélectionnés dans mon Florilège

    Poèmes d'amour - Tome 1

    Poèmes d'amour – Tome 2

    et quelques lettres de grandes amoureuses :

    LETTRE D'HÉLOÏSE- Les tragiques amours d'Héloïse et d'Abélard

    LETTRES PORTUGAISES (anonyme) - La passion amoureuse d'une religieuse

     

    Nota bene

    Je souhaite, à tous ceux qui me lisent et aux autres mêmes, d'aimer et d'être aimés ; mais aussi de savoir dire qu'ils les aiment à ceux qu'ils aiment et de s'entendre dire qu'ils sont aimés.

    Mamiehiou

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     I ♥ U

     

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    31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:50

     

     

    A- On dit : J'ai mal à la tête plutôt que J'ai mal à ma tête.

    L'article défini est employé au lieu de l'adjectif possessif lorsqu'il ne fait aucun doute que l'objet appartient au possesseur : pour les parties du corps par exemple. C'est l'appartenance inaliénable.

    Je me suis tordu le pied au lieu de mon pied.

    Il s'est cassé le fémur au lieu de son fémur.

     

    La règle n'est pas toujours suivie :

    J'ai mal au genou.

    Qu'est-ce que j'ai mal à mon genou ! Tournure familière.

    Elle s'était mis un ruban rose dans ses cheveux. Ou : dans les cheveux.

    N'ouvre pas la bouche. N'ouvre pas ta bouche. (le possesseur est la personne à qui l'on s'adresse)

    Elle se maquille les yeux. Elle maquille ses yeux.

    Mon chat s'est brûlé les coussinets. Ou : ses coussinets.

     

    Et on dira aussi :

    Il a fait travailler ses neurones.

    Elle soigne ses artères.

     

    B-Pluriel ou singulier ?

    On écrit : Ils ont pris leur chapeau en sortant.

    Ou : Ils ont pris leurs chapeaux en sortant.

    Cela dépend du point de vue où l'on se place. Soit on voit que chacun a un chapeau (singulier), soit on voit tous les chapeaux (pluriel)

    Le pluriel est plus courant.

    Ils étaient tous arrivés avec leur voiture.

    Ou : Ils étaient tous arrivés avec leurs voitures.

    Ces vieillards marchaient péniblement avec leur canne.

    Ou : avec leurs cannes.

     

    Voir :

    Poème pour Agathe nouveau-née


                                                                  [...] Je les sens près de moi,

    Et leur souffle m'effleure à l'instant où leur voix

    Exquisément susurre : « Approchons doucement...

     

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    13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:27

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    Questions 

    1-Doit-on dire jusqu'aujourd'hui ou jusqu'à aujourd'hui ?

    2-Aujourd'hui est-il un nom ?

    Réponses à la fin de l'article

    Jusque : préposition.

    jusqu'à (au, aux) : locution prépositive.

     

    Variante (littéraire) : jusques devant un mot qui commence par une voyelle.

    J'ai enfoui mon amour jusques au plus profond de mon coeur.

    Je vous ai attendu jusques aujourd'hui.

    Il m'a examiné de la tête jusques aux pieds.

     

    Dans les expressions :

    ♦ jusques et y compris (la limite est incluse), jusques et non compris (la limite n'est pas incluse).

    Vous me ferez les exercices jusques et y compris le n°44.

     

    ♦ jusques est également employé par les poètes pour la métrique des vers.

    Les paragoges (additions à la fin d'un mot)

    Exemples :

    avecque ou avecques pour avec

    jusques pour jusque

    Les paragoges permettent la mesure voulue du vers ou évitent une cacophonie.

    jusqu'à Capri (caca) > jusques à Capri (jusqueza Capri)

    Voir le poème "Jusques à quand" dans les Délires 153

     

    ♦ Le plus souvent, jusque est suivi de la préposition à, mais il peut être suivi par d'autres prépositions.

    Accompagne-moi jusque chez moi, je crains la nuit sans lune.

    Nous faisions chaque jour une longue promenade jusque dans le petit bois.

     

    On trouve :

    ♦ jusqu'il y a peu de temps, jusqu'il y a peu, jusqu'à aujourd'hui ou jusqu'aujourd'hui, jusqu'à hier et jusqu'à demain, jusqu'à la semaine dernière, jusqu'à quand, jusqu'à cinq heures, jusqu'à maintenant, jusqu'à présent, jusqu'alors...

    ♦ jusqu'à mille euros...

    ♦ jusqu'où, jusqu'à Paris, jusqu'en Angola, jusqu'ici, jusque-là...

    ♦ Tu me donnerais jusqu'à ta culotte (COD)

    ♦ J'ai en jusque-là, j'en ai assez ou j'ai trop mangé.

     

    ♦ Il n'est pas jusqu'à, il n'y a pas jusqu'à (littéraire)

    Il ne fut pas jusqu'à ses pires ennemis qui ne versèrent des larmes à ses funérailles.

    = Même ses pires ennemis versèrent...

    ne, ici, ne peut être supprimé.

     

    Jusqu'à ce que, locution conjonctive suivie généralement du subjonctif. On trouve l'indicatif passé simple.

    Je vous attendrai jusqu'à ce que vous décidiez de venir.

    Il l'attendit jusqu'à ce qu'il décida (ou décidât) de venir.

    >> jusqu'au moment où, jusqu'à l'instant où, jusqu'à l'heure où...

    Voir l'article : Jusqu'à ce que, jusqu'à tant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

    jusqu'à tant que est régional.

     

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    1-Doit-on dire jusqu'aujourd'hui ou jusqu'à aujourd'hui ?

    2-Aujourd'hui est-il un nom ?

    Lu dans Le Littré à l'entrée AUJOURD'HUI

    1-Les grammairiens condamnent la locution jusqu'à aujourd'hui sur ce motif que la préposition à est déjà dans aujourd'hui (à le jour de hui). Massillon, dans les exemples cités ci-dessus, dit jusques aujourd'hui sans la préposition à, ce qui est la forme ancienne et régulière (voy. l'historique) ; cependant l'Académie admet jusqu'à aujourd'hui. Il est mieux de dire et d'écrire jusqu'aujourd'hui, comme nos anciens.

    2-nom masculin Les hommes n'ont qu'un aujourd'hui. Il semble que nous nous croyions immortels et que nous devions au moins passer de plusieurs siècles cet aujourd'hui que le Fils de Dieu nous a toutefois marqué comme l'unique objet de nos soins et où il veut que nous les renfermions. [Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 59]

    ............................................

    Aujourd'hui est un adverbe de temps qui peut être employé substantivement

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    2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:11

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    Question préliminaire : Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

    Que vous me suppliez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

    Il faudrait que vous criez bien fort pour que je vous entende.

    Il ne faut pas que vous veillez aussi tard pour me voir dormir.

    Je suis surprise que vous repeignez mon appartement en mon absence.

    La réponse est à la fin de l'article

     

    Suite de l'article :

    Ne pas confondre

    l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes

     

    Pour faire cet exercice et si vous n'êtes pas sûr de vous,

    reportez-vous à l'article :

    Comment déjouer les difficultés de la conjugaison du subjonctif

     

    Certains verbes conjugués aux deux personnes du pluriel nous et vous peuvent avoir la même forme à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

     

    Exemple

    À cette époque, nous rêvions d'aventure. Indicatif imparfait

    Faut-il aujourd'hui encore que vous rêvions d'aventure ? Subjonctif présent.

     

    Vous agissiez sans états d'âme quand vous étiez jeune. Indicatif imparfait

    Il se peut que vous agissiez toujours sans états d'âme. Subjonctif présent.

     

     

    Écrivez le verbe surligné avec la terminaison -IONS ou -IEZ et trouvez le mode et le temps employés

    Ind

    imp

    Subj

    prés

    Il est impossible que nous voyager dans cette charrette.

     

     

    Nous prendre nos jambes à notre cou à chaque fois que le taureau sautait la barrière.

     

     

    Nous partir tôt le matin pour faire notre jogging de trente kilomètres.

     

     

    Nous ne l'écouter pas pour ne pas nous énerver.

     

     

    Il arrive parfois que nous remplir notre devoir, à notre corps défendant.

     

     

    Bien que nous éclater de rire en le voyant si ridicule avec son sombrero, il continue sa marche, calme et droit.

     

     

    Vous me saluer bien bas quand je vous prêtais de l'argent.

     

     

    Si vous me donner un gros billet, je ne vous rendrais pas la monnaie. Tenez-vous le pour dit.

     

     

    Soyez généreux avec moi à la condition que vous ne demander jamais de vous rendre service.

     

     

    Je vous vois trembler de peur bien que vous ne craindre rien.

     

     

    À supposer que vous vous saigner à blanc pour renflouer mes dettes, je ne vous accorderai aucune reconnaissance.

     

     

    Que vous me prier chaque jour de vous donner un coup de main, ne changera rien à mes refus.

     

     

    Il faudra que vous recopier cette lettre sans fautes et que vous vous méfier désormais de votre orthographe.

     

     

     

    Correction

    Ind

    imp

    Subj

    prés

    Il est impossible que vous voyagions dans cette charrette.

     

    x

    Nous prenions nos jambes à notre cou à chaque fois que le taureau sautait la barrière.

    x

     

    Nous partions tôt le matin pour faire notre jogging de trente kilomètres.

    x

     

    Nous ne l'écoutions pas pour ne pas nous énerver.

    x

     

    Il arrive parfois que nous remplissions notre devoir, à notre corps défendant.

     

    x

    Bien que nous éclations de rire en le voyant si ridicule avec son sombrero, il continue sa marche, calme et droit.

     

    x

    Vous me saluiez bien bas quand je vous prêtais de l'argent.

    x

     

    Si vous me donniez un gros billet, je ne vous rendrais pas la monnaie. Tenez-vous le pour dit.

    x

     

    Soyez généreux avec moi à la condition que vous ne demandiez jamais de vous rendre service.

     

    x

    Je n'accepte jamais rien de vous pour que vous me laissiez tranquille.

     

    x

    Je vous vois trembler de peur bien que vous ne craigniez rien.

     

    x

    A supposer que vous vous saigniez à blanc pour renflouer mes dettes, je ne vous accorderai aucune reconnaissance.

     

    x

    Que vous me priiez chaque jour de vous donner un coup de main, ne changera rien à mes refus.

     

    x

    Il faudra que vous recopiiez cette lettre sans fautes et que vous vous méfiiez désormais de votre orthographe.

     

    x

     

    Attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer

    -EZ à l'indicatif présent

    -IEZ à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

    -illez,-illiez

    vous pillez / que vous pilliez, vous baillez, que vous bailliez

    -gnez, -gniez

    vous craignez / que vous craigniez, vous feignez, que vous feigniez

    -iez, -iiez

    vous criez / que vous criiez, vous vous fiez/ que vous vous fiiez

    -yez, -yiez

    que vous payez / que vous payiez, que vous vous appuyez / que vous vous appuyiez

    De même pour nous

    nous veillons / que nous veillions

    nous peignons / que nous peignions

    nous prions / que nous priions

    nous ennuyons / nous ennuyions

    Il n'y a pas de différence de prononciation : on n'entend pas le i de la terminaison dans ces cas.

     

    Pour en savoir >> Valeurs et emplois du subjonctif
    Voir d'autres articles sur le subjonctif dans :

    Le français dans tous ses états :

     

    Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

     

    et les exercices :

    Quiz 28 Ex. n°1 sur le subjonctif -Trouver le mot qu'il faut 
     

    Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ? 

     

    Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif - Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait.

     

    Quiz 54 Ex. n°4 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent 

     

    Exercice d'entraînement à l'emploi des conjonctions de subordination pour affiner votre pensée et améliorer votre style 

     

    >>  Récapitulation des articles "Ne pas confondre..." 

     

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    Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

    Que vous me suppliez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

    Il faudrait que vous me voyez habillée en clown pour vous dérider.

    Je suis surprise que vous peignez mon appartement en mon absence.

    Il ne faut pas que vous veillez aussi tard pour me voir dormir.

     

    CORRECTION

    Ces phrases comportent toutes une faute : le subjonctif présent est mal orthographié dans les subordonnées. La terminaison du subjonctif présent est -IEZ à la 2e personne du pluriel. On remarque qu'il y a confusion avec l'indicatif imparfait puisqu'on ne peut pas entendre qu'il y a deux sons i (ii & yi) ou un i précédé d'un son qui lui ressemble  (gni & illi). 

    vous suppliez, suppliiez - vous voyez, vous voyiez, vous peignez, vous peigniez, vous veillez, vous veilliez.

    Il en va de même avec la 1re personne du pluriel NOUS : nous suppliions, nous voyions, etc.

    D'où l'intérêt de savoir repérer le subjonctif.

    VOIR >> Valeurs et emplois du subjonctif

    Que vous me suppliiez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

    Il faudrait que vous me voyiez habillée en clown pour vous dérider.

    Il ne faut pas que vous veilliez aussi tard pour me voir dormir.

    Je suis surprise que vous repeigniez mon appartement en mon absence.

    Remarque :

    Mais on aurait : Je suis surprise de ce que vous repeignez mon appartement. (ici peignez est à l'indicatif présent - la tournure est plus rare)

     

    D'autres articles connexes

    L'indicatif présent pour les hésitants

    Orthographe grammaire pour les hésitants

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    1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:39

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    RAPPEL : Tous les verbes au subjonctif présent

    se terminent par -E -ES -E -IONS -IEZ -ENT

    sauf être et avoir

    Je le vois demain. (ind.) - Il faut que je le voie demain. (subj.)

    Pour en savoir plus sur le subjonctif

    reportez-vous à l'article :

    La conjugaison des verbes au subjonctif

    Comment déjouer ses difficultés

     

    Ne pas confondre l'indicatif présent et  le subjonctif présent des 3 personnes du singulier je tu il/elle, et de la 3e personne du pluriel ils/elles des verbes ayant la même terminaison -E, -ES, -E, -ENT.

    Les verbes qui ont la même forme à l'indicatif ou au subjonctif sont ceux du 1er groupe et quelques-uns du 3e groupe.

     

     

    Un truc pour déterminer si l'on a affaire à un indicatif ou à un subjonctif : on remplace le verbe par le verbe faire qui est différent à l'indicatif et au subjonctif :

    Je ne voudrais pas que tu cueilles... >> que tu fasses... subjonctif

    Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que je te parle... >> que je te fais... indicatif

     

     

    Trouvez le mode et le temps des verbes surlignés

    Mettez une croix dans la colonne correspondante

    Ind

    prés

    Subj

    prés

    Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

     

     

    Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que je te parle, je te prie !

     

     

    Sois gentil avec elle même si tu la trouves très désagréable.

     

     

    Supposez qu'elle refuse de venir, que ferai-je ?

     

     

    Partirons-nous s'il neige demain ?

     

     

    Fais comme tu le penses.

     

     

    Il n'était pas nécessaire qu'ils achètent toutes ces victuailles.

     

     

    Je n'espère pas que tu me demandes l'impossible.

    Voir l'article sur espérer : Espérer que - J'espère que, je n'espère pas que, espérez-vous que

     

     

    Elle ne cesse de gronder cet enfant quoiqu'il reste toujours bien tranquille.

     

     

    Que tu me parles ainsi ne m'émeut guère.

     

     

    Je sais déjà ce que tu veux avant que tu ne prononces un mot.

     

     

    Mon chat ronronne sans que je le caresse.

     

     

    Pensez-vous qu'il lui offre trop de cadeaux ?

     

     

    Elle me dit qu'elle m'aime bien.

     

     

    Elle sait pourtant que je ne l'aime pas du tout.

     

     

    Je vois qu'elle mange avec appétit.

     

     

    Je ne sais pas ce que je ferais pour qu'il m'adresse la parole

     

     

    Je leur ai donné une bonne gifle afin qu'elles me laissent tranquilles.

     

     

    Je n'aurais jamais cru qu'il me prête la main pour escalader ce tertre. Le galant homme !

     

     

     

     

    Correction

    Ind

    prés

    Subj

    prés

    Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

     

    x

    Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que je te parle, je te prie !

    x

     

    Sois gentil avec elle même si tu la trouves très désagréable.

    x

     

    Supposez qu'elle refuse de venir, que ferai-je ? 

     

    x

    Partirons-nous s'il neige demain ?

    x

     

    Fais comme tu le penses.

    x

     

    Il n'était pas nécessaire qu'ils achètent toutes ces victuailles.

     

     

    Je n'espère pas que tu me demandes l'impossible. 

     

    x

    Elle ne cesse de gronder cet enfant quoiqu'il reste toujours bien tranquille.

     

    x

    Que tu me parles ainsi ne m'émeut guère.

     

    x

    Je sais déjà ce que tu veux avant que tu ne prononces un mot.

     

    x

    Mon chat ronronne sans que je le caresse.

     

    x

    Pensez-vous qu'il lui offre trop de cadeaux ?

    x

     

    Elle me dit qu'elle m'aime bien.

    x

     

    Elle sait pourtant que je ne l'aime pas du tout.

    x

     

    Je vois qu'elle mange avec appétit.

    x

     

    Je ne sais pas ce que je ferais pour qu'il m'adresse la parole

     

    x

    Je leur ai donné une bonne gifle afin qu'elles me laissent tranquilles.

     

    x

    Je n'aurais jamais cru qu'il me prête la main pour escalader ce tertre.

     

    x

     

     

    Un autre truc pour savoir si l'on a un indicatif présent ou un subjonctif présent, on remplace le sujet par vous (ou par nous)

    Mais attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer (voir ci-dessous)*
     

     

    Remplacez par vous le pronom surligné

    Si c'est l'indicatif présent, on a une terminaison en -EZ

    Si c'est le subjonctif présent, on a une terminaison en -IEZ

    Ind

    prés

     

    -EZ

    Subj

    prés

     

    -IEZ

    Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

     

    x

    Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que tu me parles.

    x

     

    Il faut être gentil avec elle même si tu la trouves très désagréable.

    x

     

    À supposer qu'elle refuse de venir, que ferai-je?

     

    x

    Il faut agir comme tu le penses.

    x

     

    Il n'était pas nécessaire qu'ils achètent toutes ces victuailles.

     

    x

    Je n'espère pas que tu me demandes l'impossible. 

     

    x

    Elle ne cesse de le gronder quoiqu'il reste toujours bien tranquille.

     

    x

    Que tu me parles ainsi ne m'émeut guère.

     

    x

    Je sais déjà ce qu'il va se passer avant que tu ne prononces un mot.

     

    x

    Mon chat ronronne sans que je le caresse.

     

    x

    Pensez-vous qu'il lui offre trop de cadeaux ?

    x

     

    Elle me dit qu'elle m'aime bien.

    x

     

    Je vois qu'elle mange avec appétit.

    x

     

    Je ne sais pas ce que je ferais pour qu'il m'adresse la parole

     

    x

    Je leur ai donné une bonne gifle afin qu'elles me laissent tranquilles.

     

    x

    Je serais ravie qu'il me prête la main pour escalader ce tertre.

     

    x

     

     Correction

    Si c'est l'indicatif présent, on a une terminaison en -EZ

    Si c'est le subjonctif présent, on a une terminaison en -IEZ

    Ind

    prés 

    -EZ

    Subj

    prés 

    -IEZ

    Je ne voudrais pas que vous cueilliez mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

     

    x

    Vous devez me regarder bien en face aussi longtemps que vous me parlez

    x

     

    Il faut être gentil avec elle même si vous la trouvez très désagréable.

    x

     

    À supposer que vous refusiez de venir, que ferai-je?

     

    x

    Il faut agir comme vous le pensez.

    x

     

    Il n'était pas nécessaire que vous achetiez toutes ces victuailles.

     

    x

    Je n'espère pas que vous me demandiez l'impossible. 

     

    x

    Elle ne cesse de vous gronder quoique vous restiez toujours bien tranquille.

     

    x

    Que vous me parliez ainsi ne m'émeut guère.

     

    x

    Je sais déjà ce qui va se passer avant que vous ne prononciez un mot.

     

    x

    Mon chat ronronne sans que vous le caressiez.

     

    x

    Pensez-vous que vous m'offrez trop de cadeaux ?

    x

     

    Elle me dit que vous m'aimez bien.

    x

     

    Je vois que vous mangez avec appétit.

    x

     

    Je ne sais pas ce que je ferais pour que vous m'adressiez la parole

     

    x

    Je vous ai donné une bonne gifle afin que vous me laissiez tranquille.

     

    x

    Je serais ravie vous me prêtiez la main pour escalader ce tertre.

     

    x

    Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

    >> Je ne voudrais pas que vous cueilliez mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre. Ne pas oublier le i de -iez 

     

    *Attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer

    -EZ à l'indicatif présent

    -IEZ à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

    -illez,-illiez

    vous pillez / que vous pilliez, vous baillez, que vous bailliez

    -gnez, -gniez

    vous craignez / que vous craigniez, vous feignez, que vous feigniez

    -iez, -iiez

    vous criez / que vous criiez, vous vous fiez/ que vous vous fiiez

    -yez, -yiez

    que vous payez / que vous payiez, que vous vous appuyez / que vous vous appuyiez

    De même pour nous

    nous veillons / que nous veillions

    nous peignons / que nous peignions

    nous supplions / que nous suppliions

    nous ennuyons / nous ennuyions

    Il n'y a pas de différence de prononciation : on n'entend pas le i de la terminaison dans ces cas.

     

    Certains verbes du 3ème groupe se prononcent de la même façon à l'indicatif présent et au subjonctif présent mais s'écrivent différemment.

     

    Écrivez correctement les verbes et complétez les colonnes

    Ind

    prés

    Subj

    prés

    J'aimerais bien que tu crois – croies ce que je te dis.

     

     

    Je ne crois pas que tu pourras partir sans que je te vois - voie

     

     

    Je sais que tu crois – croies tout ce que tu vois – voies.

     

     

    Que tu crois – croies toujours ce qu'on te raconte ne m'étonne guère.

     

     

    Il ne faut pas que tu la crois - croies plus intelligente que toi.

     

     

    Fais ce que tu crois – croies être juste

     

     

    Qu'il me croit – croie, ou qu'il ne me croit – croie pas, que m'importe !

     

     

    Correction

    Ind

    prés

    Subj

    prés

    J'aimerais bien que tu croies ce que je te dis.

     

    croies

    Je ne crois pas que tu pourras partir sans que je te voie

     

    voie

    Je sais que tu crois tout ce que tu vois.

    crois

     

    Que tu croies toujours ce qu'on te raconte ne m'étonne guère.

     

    croies

    Il ne faut pas que tu la croies plus intelligente que toi.

     

    croies

    Fais ce que que tu crois être juste

    crois

     

    Qu'il me croie, ou qu'il ne me croie pas, que m'importe !

     

    croie

     

    Conjuguez croire et voir avec les sujets vous ou nous.

    Attention ! -ons ou -ions, -ez ou -iez

    Tu aimerais bien que nous -croire- ce que tu nous dis.

    Je ne crois pas que je pourrai partir sans que vous me -voir-

    Je sais que vous -croire- tout ce que vous -voir-.

    Que vous -croire- toujours ce qu'on vous raconte ne m'étonne guère.

    Il ne faut pas que nous la -croire- plus intelligente que toi.

    Faites ce que que vous -croire- être juste

    Que vous me -croire- ou que vous ne me -croire- pas, que m'importe !

     

    Correction

    Tu aimerais bien que nous croyions ce que tu nous dis.

    Je ne crois pas que je pourrai partir sans que vous me voyiez.

    Je sais que vous croyez tout ce que vous voyez.

    Que vous croyiez toujours ce qu'on vous raconte ne m'étonne guère.

    Il ne faut pas que nous la croyions plus intelligente que toi.

    Faites ce que que vous croyez être juste

    Que vous me croyiez ou que vous ne me croyiez pas, que m'importe !

    Article suivant :

    Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes

     

    Pour en savoir +

    Valeurs et emplois du subjonctif
    Voir d'autres articles sur le subjonctif dans :

    Le français dans tous ses états :

    Voir :

    Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

    et les exercices :

    Quiz 28 Ex. n°1 sur le subjonctif -Trouver le mot qu'il faut 

    Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

    Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif - Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait

    Quiz 55 Ex. n° 5 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent

    Exercice d'entraînement à l'emploi des conjonctions de subordination pour affiner votre pensée et améliorer votre style 

     

    Récapitulation des articles "Ne pas confondre..."

     

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