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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:48

 

J'ai quitté vaillamment le doux sein de ma mère

En paraissant au jour telle une nymphe émue.

On s'étonne de voir que je suis si menue ;

Poucette était aussi gracieuse et légère.


Comme la fleur déclôt sa robe parfumée

Prête à s'épanouir, ô miracle inouï,

Je me donne, en confiance, aux regards éblouis

Qui me disent déjà combien je suis aimée.


J'entends bruire tout bas des murmures discrets ;

Je vois autour de moi des lueurs et des ombres.

Curieuse de tout, je découvre en grand nombre

Les choses de la vie. Je saurai leurs secrets


Si tant est que l'on m'aide à former mon esprit,

À connaître et le Beau et le Bon et le Bien.

Sachez que mes parents ne négligeront rien

Qui puisse m'élever. N'ont-ils pas tant appris

 

De choses sur le monde aux deux petits enfants

Que j'entends babiller ? Je les sens près de moi,

Et leur souffle m'effleure à l'instant où leur voix

Exquisément susurre : « Approchons doucement.


Pour ne pas l'effrayer ne faisons pas de bruit.

Nous lui raconterons des choses bien gentilles.

Petite soeur chérie, toute petite fille

Arrivée parmi nous et qui nous a choisis. »


C'est mon frère et ma soeur, Gabriel et Adèle

Qui tiennent ces propos si doux, si délicats.

Sur eux je compterai lors de mes premiers pas.

J'aurai besoin de lui et j'aurai besoin d'elle.

 

Pour l'heure je veux bien me laisser mignoter

Et jouir à l'envi du plaisir que j'y prends.

De brûler une étape il n'est point encor temps !

Ma maman, mon papa savent bien m'écouter ;


J'exige beaucoup d'eux pour qu'ils me rendent heureuse :

« Veuillez me caresser et puis me bisouter,

Vous occuper des soins qu'il vous faut me donner,

M'apaiser dans vos bras, me chanter des berceuses,


Être à l'écoute enfin de mes cris, de mes pleurs,

Vous appliquer sans faille et puis recommencer ! »

Vous allez sans relâche, ô parents dévoués,

Me donner votre amour : il emplit votre coeur !

 

 

Agathe est née le 19 octobre 2012 

NOTES

 

♥ Une nymphe émue

Allusion à la rose ancienne, cuisse de nymphe émue et à sa couleur.

Images correspondant à une nymphe émue

 

Poucette était aussi gracieuse et légère.

Poucette, personnage éponyme du conte d'Andersen

Gracieuse, diérèse : gra/ci/eu/se, cieu compte pour deux syllabes.

 

Comme la fleur déclôt sa robe parfumée

déclore = ouvrir (vieux verbe)

clore = fermer

 

Curieuse de tout, je découvre en grand nombre...

Curieuse, diérèse : cu/ri/eu/se, rieu compte pour deux syllabes.

 

Petite soeur chérie, toute petite fille

Arrivée parmi nous et qui nous a choisis.

Françoise Dolto pensait que les enfants qui naissaient choisissaient leur famille. C'est assez difficile à croire, mais pourquoi pas ?

Dans son étude sur la psychologie de l'enfant elle a décrypté tant de sens cachés !

 

Encor

Licence poétique. On peut écrire encor au lieu de encore.

 

à l'envi = à qui mieux mieux

 

.......Je les sens près de moi,

Et leur souffle m'effleure à l'instant où leur voix

Exquisément susurre...

 

Leur souffle et leur voix

ou bien

Leurs souffles et leurs voix


 

Lire d'autres poèmes pour mes petits-fils nouveau-nés dans :

CONTES, NOUVELLES ET POÉSIES DE MAMIEHIOU



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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 09:50

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Je viens de retrouver une vieille feuille de papier où j'ai griffonné, il y a quelques années, ce court dialogue. Sauriez-vous quel est le nom de son auteur ? Je ne l'ai pas noté. Et je voudrais bien rendre à César...

Quel joli poème d'amour ! Et d'espoir !

 

   « J'aime tes seins.

Et si je n'en ai qu'un ?

Je l'aimerai pour deux.

Et si je n'en ai plus ?

Je les réinventerai !  »

 

Le cancer du sein - Une histoire de femme - Récit

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Une femme sur neuf a ou aura un cancer du sein.

Trois personnes sur quatre qui contractent un cancer du sein s'en sortent bien.

Il y a vingt-cinq ans, elles n'étaient environ que deux sur quatre.

Faites-vous dépister, mesdames !

Messieurs, savez-vous que vous n'êtes pas à l'abri d'un cancer du sein ?

.................................................................

Ajout

8 février 2013
La survie à cinq ans est passée de 81 %, en 1990, à 89 % en 2002.

Lu sur Ouest France

.................................................................

Ajout

2015 - Aujourd'hui, la prise en charge des cancers du sein est efficace et environ 85 % des femmes atteintes en guérissent.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/maladie/cancers/185-cancer-du-sein.html

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:48

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Je vais t'apprendre

Une série d'articles destinés aux enfants,

et à leurs parents qui veulent discuter avec eux.

À partir de trois ou quatre ans ou plus.

À retrouver dans  >> Autour de l'enfant

 

 

 "Pourquoi est-ce qu'il y a des gens qui se battent ?" demande l'autre jour mon petit-fils Victor (4 ans). "Pourquoi est-ce qu'il y a des méchants ?"

 

 

 

Il faut bien lui donner une réponse, bien qu'à quatre ans il soit difficile de soulever la question du bien et du mal, celle de l'inné et de l'acquis, celle aussi du normal et du pathologique.

Et pourtant ce sont là des questions fondamentales que certains parents omettent de se poser.

Pourquoi ne pas aborder ces questions avec un enfant trop jeune ?

 

♦ Il serait malvenu qu'un enfant se fasse une opinion caricaturale et qu'il pense que telle personne est bonne et telle personne est mauvaise. Personne n'est jamais ni bon ni mauvais à 100%. Pour ce qui est de l'inné et de l'acquis, personne n'est jamais déterminé irrémédiablement par l'inné, on peut toujours changer au cours de sa vie. Quant au normal et au pathologique, on peut se demander où est la frontière, bien que certains enfants très perturbés aient besoin de l'aide d'un pédopsychiatre.

 

Il me semble que Victor, en vrai petit philosophe, fait un grand pas dans la réflexion en se posant ces questions. Il faut dire que, lorsqu'on l'observe avec ses copains, il n'est pas de ceux qui agressent. Mais il se fait parfois agresser, ce qui ne signifie pas que les autres ne le supportent pas : il a de très bons copains qu'il aime et qui l'aiment bien. Mais dans leurs jeux, il se fait parfois bousculer ou s'entend dire des choses désagréables. Comme il est sensible, il en souffre et il en parle souvent pendant plusieurs jours.

 

Je ne peux pas lui dire que ses camarades sont méchants. Je ne peux pas lui dire qu'ils sont mal élevés, que leurs parents n'ont pas su dès leur plus jeune âge leur apprendre à se comporter selon les règles du bien vivre en société. Je ne peux pas lui dire qu'ils vivent dans des milieux défavorisés et qu'ils n'ont sous les yeux que des exemples de violence. D'ailleurs la violence se trouve dans tous les milieux. Je ne peux pas lui dire que certaines familles ont de gros problèmes et que c'est pour ça que leur enfant est agressif. Je ne peux pas non plus lui dire de rester silencieux et calme quand il souffre du mal qu'on lui fait. Ni lui dire qu'il faut accepter les autres tels ils sont et qu'on ne peut rien faire.

 

 

Alors que puis-je lui dire ?

>> Tous les hommes, toutes les femmes et tous les enfants ont en eux une certaine agressivité, cela fait partie de leur nature. On est agressif quand on se met en colère, quand on ne supporte pas ce que disent les autres, quand on a envie de jeter un objet par terre, quand on ne veut pas obéir et qu'on a une grande envie de désobéir, quand on crie si l'on n'a pas ce qu'on veut et tout de suite, quand on a envie de dire des méchancetés, quand on bouscule ou qu'on frappe quelqu'un.

Demandez à votre enfant quelques exemples de situations où il a été agressif, et rappelez-lui quelques-unes des circonstances où vous avez été vous-même agressif. Car il faut aussi se connaître soi-même. On ne peut pas demander à un enfant de ne pas exprimer sa violence alors qu'on est soi-même violent et qu'on crie à tous propos.

 

>> Il y a des enfants qui expriment leurs sentiments avec des mots, et d'autres, quand ils ne sont pas contents, s'expriment avec des gestes violents, parce qu'ils n'ont pas les mots. Pour eux, il est plus facile de donner un coup, que de parler et d'expliquer ce qui ne va pas. Cela vient peut-être de ce que les parents ne parlent pas assez avec eux, qu'ils ne leur expliquent pas assez, ou qu'ils se mettent eux-mêmes trop vite en colère quand quelque chose ne va pas avec leurs enfants.

 

>> Imaginons qu'on se promène dans la rue et qu'on rencontre des gens qui se battent. Que penserais-tu ?

Laissez répondre l'enfant.

Suggestions : Il faut savoir que la police les emmènerait au commissariat, et ils paieraient une amende. Ils pourraient même aller en prison. On n'a pas le droit de se battre. C'est interdit.

 

>> L'éducation que les parents donnent aux enfants va faire d'eux des hommes et des femmes. Et pour bien vivre ensemble, il faut savoir être poli, et aussi garder son calme même quand c'est difficile.

Est-ce que tu dis : "Bonjour, merci, pardon, excuse(z)-moi" ?

Donne-moi des exemples où tu dis ces paroles de politesse.

Laissez répondre l'enfant.

Suggestions : Quand je rencontre une personne de ma famille, ou des voisins, quand j'entre dans un magasin, quand je vais voir le docteur, quand je téléphone à quelqu'un...

À ton avis, à quoi cela sert-il d'être poli ?
Laissez répondre l'enfant.

La politesse fait que les gens montrent qu'ils veulent avoir de bonnes relations avec les autres, qu'ils veulent bien s'entendre avec les autres, qu'ils savent vivre avec les autres, qu'ils connaissent les règles du bien vivre en société.

Quand un enfant dit bonjour ou merci avec le sourire, tout le monde est ravi. Cela se remarque parce que beaucoup d'enfants n'ont pas appris à dire ni bonjour, ni merci. Quand tu dis bonjour, c'est comme un cadeau que tu fais aux autres. Tu leur souhaites une bonne journée. C'est très gentil.

 

>> Tu peux dire au copain qui n'a pas été gentil avec toi :

Pourquoi tu n'es pas gentil avec moi ?

Je souffre que tu m'aies donné un coup. Tu m'as donné un coup, j'ai mal.

Employer le JE incite l'autre à se mettre à sa place, à faire preuve d'empathie.

 

>> Tu sais, lorsque tu connaîtras mieux l'histoire des hommes, tu verras beaucoup d'exemples où ils se battent.

Peux-tu me donner des exemples ?

Laissez répondre l'enfant.

 

Et si vous avez une religion, vous pouvez lui dire que Dieu n'aime pas qu'on fasse du mal aux autres.

 

Voir l'article : Prévenir la violence des enfants| Psychologies.com

"Psychologues et enseignants sont unanimes : les comportements violents sont des symptômes, qui doivent être entendus tôt et pris en charge rapidement. Comment différencier le normal du pathologique ? Quels comportements doivent alerter les parents ? Et surtout, quand et de quelle façon intervenir en amont ?"

 

Voir aussi : L'enfantagressif

Pourquoi un enfant est-il agressif ?

"Avant l’âge de 3 ans, c’est souvent une impulsion qui est à l’origine de l’agressivité et non le désir de blesser quelqu’un. Le trottineur a tendance à se battre pour prendre possession d’objets. Il sait simplement qu’il veut une chose et qu’il la veut maintenant !"

 

  >> Autour de l'enfant

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 08:18

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Je vais t'apprendre

Une série d'articles destinés aux enfants,

et à leurs parents qui veulent discuter avec eux.

À partir de trois ou quatre ans ou plus.

À retrouver dans  >> Autour de l'enfant

 

Les enfants, en général, adorent les dinosaures. Cette page concerne ceux qui ont déjà une certaine connaissance de ces animaux. On commencera par leur demander ce qu'ils en savent.

 

Si l'enfant est trop petit pour être longtemps attentif, on pourra ne faire que la moitié de l'exercice et on lui montrera quelques images de dinosaures sur la toile.

Un tel exercice ne doit jamais lasser l'enfant. Il doit y prendre du plaisir.

 

 

 

Questions

Suggestions de réponses

Toujours laisser parler librement l'enfant avant de lui donner une réponse. Il sait beaucoup plus de choses qu'on ne croit. Lui donner le temps de réfléchir et ne pas parler à sa place.

Où as-tu déjà vu des dinosaures ?

S'il hésite, pour l'aider : Dans des livres ? À la télé ? Dans des bandes dessinées ? Sur des photos ? En petits jouets qui les représentent ?

Peux-tu me décrire un dinosaure ?

(Dis-moi comment il est fait.)

...

Ne pas l'interrompre, lui demander des noms de dinosaures s'il en connaît.

A la fin de cet exercice, ou un autre jour, on pourra lui montrer des images des plus connus (sur Wikipédia) diplodocus, plésiosaure, brontosaure, le stégosaure et ses plaques osseuses, le tyrannosaure, le tricératops, le vélociraptor, l'edmontonia.

Est-ce un gros ou un petit animal à ton avis ?

Il y a des dinosaures très gros, certains sont gros comme dix éléphants, et il y en a de tout petits, comme des poulets, des pigeons.

Le sauroposeidon mesurait 18 mètres et sa taille pouvait atteindre une fenêtre au 6e étage.

Un dinosaure encore plus grand, le Amphicoelias fragillimus, pouvait mesurait 58 mètres de long et pesait 120 tonnes.

Pour comparer, on montrera à l'enfant, si possible, un immeuble de six étages, une distance d'environ 58 mètres : "D'ici à......"

On n'hésitera pas à dire le nom des dinosaures. Les enfants aiment les mots extraordinaires, on ne lui demande pas de les retenir ! - On n'hésite pas à employer des mots qu'il ne connaît pas comme mètres, tonnes, etc. Toutes ces notions difficiles s'organiseront petit à petit dans sa tête, au fil des mois et des années

Est-ce qu'on peut en voir dans des zoos ?

Est-ce que tu pourrais en rencontrer dans les rues ?

Sais-tu pourquoi ?

Non, on ne peut pas en voir dans les zoos ni dans les rues, ni même dans les forêts, parce qu'ils ont disparu, il y a très très longtemps, il y a 65 millions d'années. L'homme n'existait pas encore sur la terre.

Les hommes n'ont jamais rencontré de dinosaures.

Sais-tu comment ils ont disparu ?

En donnant les explications, on peut faire de grands gestes qui donneront une idée de ce qu'est une explosion, etc. L'enfant doit se créer des images, des représentations pour imaginer les choses

Une grosse météorite est tombée sur la terre, dans le pays qui s'appelle le Mexique. Il y a eu une explosion gigantesque, énorme, et beaucoup de terre, de poussières et de rochers ont été projetés en l'air, jusqu'au ciel. On ne pouvait plus voir le soleil. Il y a eu une très très longue nuit.

Comme les plantes ont besoin de la lumière du soleil pour vivre, presque toutes les plantes, les prés, les forêts ont disparu. Les dinosaures n'avaient plus rien à manger et ils sont morts. Seulement quelques dinosaures ont survécu (ne sont pas morts) les plus petits. Les oiseaux que l'on voit aujourd'hui sont les descendants des dinosaures les lointains petits-enfants des dinosaures.

Vous aurez eu soin de vous procurer une carte du monde, un planisphère ou un globe terrestre et vous lui montrerez où est le Mexique après lui avoir montré où est son pays, la France.

Vous pouvez vous procurer un (assez grand) planisphère et l'épingler sur un mur, celui de la cuisine par exemple ou celui de sa chambre, à sa hauteur, pour qu'il soit toujours à disposition quand vous parlez d'un pays. Il comprendra vite à quoi sert cette carte et s'habituera petit à petit à quelques notions de géographie.

Puisqu'ils ont disparu, comment sait-on qu'ils ont existé ?

On peut retrouver ce qu'on appelle des fossiles. Les fossiles sont dans la terre, ce sont les restes d'animaux ou de plantes qui ont existé il y a longtemps. On reconnaît les os des dinosaures, les crânes, les vertèbres, les os des pattes, les dents, etc. montrer sur le corps de l'enfant où est son crâne, où sont les vertèbres, etc.

On peut reconstituer le squelette comme un puzzle et on imagine l'animal tel qu'il était quand il était vivant. Les paléontologues recherchent les fossiles et les étudient.

Voir les images dans : Paléontologie - Wikipédia 

Fossile - Wikipédia

Images correspondant à fossiles

On pourra regarder sur internet des images de dinosaures. Dans l'article de Wikipédia par exemple, on lui fera voir les images correspondant à la chute de la météorite sur la terre, la photo d'un fossile, etc. 

Dinosaure - Wikipédia    

Voir aussi : Dinosaure- Vikidia, l'encyclopédie des 8-13 ans

.......................................................

Vous trouverez des vidéos, des extraits de films sur You Tube mais les images sont trop violentes pour les tout petits.

Voir la récapitulation dans l'article : Autour de l'enfant

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:27

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Questions 

1-Doit-on dire jusqu'aujourd'hui ou jusqu'à aujourd'hui ?

2-Aujourd'hui est-il un nom ?

Réponses à la fin de l'article

 

Jusque : préposition.

jusqu'à (au, aux) : locution prépositive.

 

Variante : jusques devant un mot qui commence par une voyelle.

J'ai enfoui mon amour jusques au plus profond de mon coeur.

Je vous ai attendu jusques aujourd'hui.

Il m'a examiné de la tête jusques aux pieds.

 

Dans les expressions :

♦ jusques et y compris (la limite est incluse), jusques et non compris (la limite n'est pas incluse).

Vous me ferez les exercices jusques et y compris le n°44.

 

♦ jusques est également employé par les poètes pour la métrique des vers.

Les paragoges (additions à la fin d'un mot)

Exemples :

avecque ou avecques pour avec

jusques pour jusque

Les paragoges permettent la mesure voulue du vers ou évitent une cacophonie.

jusqu'à Capri (caca) > jusques à Capri (jusqueza Capri)

Voir le poème "Jusques à quand" dans les Délires 153

 

♦ Le plus souvent, jusque est suivi de la préposition à, mais il peut être suivi par d'autres prépositions.

Accompagne-moi jusque chez moi, je crains la nuit sans lune.

Nous faisions chaque jour une longue promenade jusque dans le petit bois.

 

On trouve :

♦ jusqu'il y a peu de temps, jusqu'il y a peu, jusqu'à aujourd'hui ou jusqu'aujourd'hui, jusqu'à hier ou jusqu'hier, jusqu'à la semaine dernière, jusqu'à quand, jusqu'à cinq heures ou jusque cinq heures, jusqu'à maintenant, jusqu'à présent, jusqu'alors...

♦ jusqu'à mille euros ou jusque mille euros...

♦ jusqu'où, jusqu'à Paris, jusqu'en Angola, jusqu'ici, jusque là ou jusque-là...

♦ Tu me donnerais jusqu'à ta culotte (COD)

♦ J'ai en jusque-là, j'en ai assez ou j'ai trop mangé.

 

♦ Il n'est pas jusqu'à, il n'y a pas jusqu'à (littéraire)

Il ne fut pas jusqu'à ses pires ennemis qui ne versèrent des larmes à ses funérailles.

= Même ses pires ennemis versèrent...

ne, ici, ne peut être supprimé.

 

Jusqu'à ce que, locution conjonctive suivie généralement du subjonctif. On trouve l'indicatif passé simple.

Je vous attendrai jusqu'à ce que vous décidiez de venir.

Il l'attendit jusqu'à ce qu'il décida (ou décidât) de venir.

>> jusqu'au moment où, jusqu'à l'instant où, jusqu'à l'heure où...

Voir l'article : Jusqu'à ce que, jusqu'à tant que + indicatif, subjonctif ou conditionnel, quel mode choisir ?

jusqu'à tant que est régional.

 

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LE FRANÇAIS DANS TOUS SES ÉTATS

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1-Doit-on dire jusqu'aujourd'hui ou jusqu'à aujourd'hui ?

2-Aujourd'hui est-il un nom ?

Lu dans Le Littré à l'entrée AUJOURD'HUI

1-Les grammairiens condamnent la locution jusqu'à aujourd'hui sur ce motif que la préposition à est déjà dans aujourd'hui (à le jour de hui). Massillon, dans les exemples cités ci-dessus, dit jusques aujourd'hui sans la préposition à, ce qui est la forme ancienne et régulière (voy. l'historique) ; cependant l'Académie admet jusqu'à aujourd'hui. Il est mieux de dire et d'écrire jusqu'aujourd'hui, comme nos anciens.

2-nom masculin Les hommes n'ont qu'un aujourd'hui. Il semble que nous nous croyions immortels et que nous devions au moins passer de plusieurs siècles cet aujourd'hui que le Fils de Dieu nous a toutefois marqué comme l'unique objet de nos soins et où il veut que nous les renfermions. [Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 59]

............................................

Aujourd'hui est un adverbe de temps qui peut être employé substantivement

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 17:06

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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La journée fut longue comme un jour sans pain°, le chemin semé d'embûches et de guets-apens. Chaque obstacle franchi nous renforçait ; jusqu'à Prétatou qui ne se plaignait plus.

La conversation vint à rouler sur Marie Cratère que nous rencontrerions bientôt.

« Je ne brûle point de l'envie de vous voir toutes les deux vous entr'affronter, soupira Prétatou.

Mais peut-être nous verras-tu nous entr'accoler ! rétorquai-je en riant pour faire baisser la tension du sentiment de peur qui l'étreignait.

Tu me l'a dépeinte en des termes si peu amènes qu'à les évoquer je ne puis que trembler. Et je n'ai nul désir de la rencontrer sitôt. Qui pis est, d'être à sa merci. Je n'aurais pas de cesse que tu ne t'éloignes de ce lieu maudit. »

Je me contentai de hausser les épaules. N'avait-il pas pris lui-même, tout clebs qu'il était, l'initiative de me suivre dans cette entreprise délicate ?

« Je sais, tu es prête à me rappeler que c'est moi qui ai pris l'initiative de te suivre dans cette entreprise hasardeuse et dommageable à coup sûr, mais Oli, comprends bien : jamais je n'aurais pu rester avec Lio que je n'apprécie guère et qui aurait négligé — j'en suis certain — de me donner ma pâtée et les caresses qui font de moi ce que je suis. Jamais, ce qu'à Dieu ne plaise, je ne fraierais (frayerais) avec elle.

Ainsi donc, comme je le croyais, ne m'as-tu pas accompagnée pour la simple raison de venir à mon secours au cas où le besoin s'en serait fait sentir ! Je comprends maintenant pourquoi tu t'es montré si couard dans l'adversité ! Que diable ne t'es-tu pas muni d'un en-tout-cas pour te préserver des tourments que tu vas affronter ?

Continue de me railler ainsi avec d'élégantes et de légères épithètes qui me vont droit au coeur, et traite-moi, si bon te semble, de peureux, de lâche, de timoré, de poltron, de froussard, de pleutre, et j'en passe — oserais-tu "dégonflé" ou "foireux" ?

Tout au plus pusillanime, mon cher Prétatou. Comme tu prends la mouche° ! Pouvais-je imaginer que le coeur t'aurait manqué lorsque nous rencontrâmes inopinément Messire Ours**?

Comment as-tu pu garder ton sang-froid devant ce grand hallebreda ? Je me le demande encore.

 

 On entendit grillotter dans les buissons.

« Qui va là ? aboya Prétatou. Ne vois-je pas ici dessous des pieds fourchus qui avancent en notre direction ? »

Prétatou se tapit au ras du sol, flairant autant qu'il le pouvait l'odeur d'un animal. Mais était-ce bien un animal ?

« Qui que tu sois, montre-toi, poursuivit-il, montrant ainsi un courage dont il s'étonna lui-même. »

Comme nulle réponse ne venait nous éclairer et que le bruit ténu continuait, Prétatou frémissant, murmura : « Es-tu un sylvain ? Es-tu un faune qui hante ces bois ? »

Mais il n'en était rien, et je me mis à rire lorsque soudain une chèvre inoffensive surgit du fourré et s'enfuit comme l'éclair.

As-tu nom Amalthée ? lui criai-je.

 

Ma voix fut sans écho dans la forêt profonde

..........................................

*« La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers. »

Charles Baudelaire - Correspondances

 

**La rencontre avec Messire Ours : 150 Délires ursins

 

NOTES

La journée fut longue comme un jour sans pain

Voir l'article : Comparaisons – léger comme... méchante comme... long comme... nu comme... sourd comme... solide comme... ronfler comme... sauter comme... battre comme... jurer comme... menteur comme... QUIZ 52

 

le chemin semé d'embûches et de guets-apens

Un guet-apens, des guets-apens, pas de liaison intérieure mais un enchaînement comme dans des arcs-en-ciels, des fers à repasser, etc.

Voir l'article : La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

 

Je ne brûle point d'envie de vous voir toutes les deux

Je n'ai pas grande envie de...

Peut-on dire : J'ai très envie, très plaisir, très peur, très faim, très sommeil... Cela me fait très envie, très plaisir, très peur... ?

 

S'entr'accoler, s'entr'affronter se trouvent dans Le Littré (1863-1872) mais pas dans l'Académie ni dans le Trésor

Voir l'article sur l'agglutination : L'agglutination – entr'acte ou entracte, grand'mère ou grand-mère, appui-tête ou appuie-tête, garde-meuble ou garde-meubles, des soutiens-gorge ou des soutien-gorge, un et des faire-part...

 

je n'ai nulle envie de la rencontrer sitôt

Sitôt (vieilli quand il est employé seul) adverbe de temps, si tôt, si vite.

 

qui pis est d'être à sa merci

Qui pis est, ce qui est pis, ce qui est pire.

qui plus est, qui mieux est, qui pis est – expressions figées

être à la merci d'une personne, être dans une dépendance totale vis-à-vis d'elle.

 

Je n'aurais pas de cesse que tu ne t'éloignes de ce lieu maudit.

que tu ne t'éloignes : Ici le NE n'est pas explétif et il ne peut pas être supprimé.

Voir l'article : NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je (ne) - avant que je (ne) - je crains que tu (ne) - j'empêche que tu (ne) - je m'attends à ce que tu (ne) - je ne nie pas que tu (ne)...

Académie 8e édition : cesse, le fait de cesser.

Il s'emploie toujours sans article et seulement dans les expressions suivantes. Sans cesse. N'avoir point de cesse, Ne point cesser. Il n'aura point de cesse que vous ne lui ayez donné ce qu'il demande. Il n'a ni repos ni cesse.

 

n'a-t-il pas pris lui-même, tout clebs qu'il était, l'initiative

Clebs, cabot, populaire pour chien.

 

Ce qu'à Dieu ne plaise

à Dieu ne plaise, Dieu m'en garde, subjonctif optatif.

Voir le subjonctif optatif, §29 dans : Valeurs et emplois du subjonctif 

 

jamais je ne fraierai avec elle ou frayerai

frayer se conjugue comme balayer

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Frayer avec quelqu'un - Cf. Académie 8e édition : Être en relation avec quelqu'un. C'est un homme avec lequel je ne fraye point, avec lequel je ne veux point frayer. Il signifie aussi Se convenir mutuellement. Ces deux hommes ne frayent pas ensemble.

 

Que diable ne t'es-tu pas muni d'un en-tout-cas

que dans le sens de pourquoi

Un en-tout-cas, ou un en-cas, XIXe siècle, vieilli.

Cf. Littré : espèce de parapluie qui est plus petit que la forme ordinaire des parapluies et un peu plus grand qu'une ombrelle, et qui sert à abriter de la pluie ou du soleil.

Au pluriel, des en-tout-cas.

 

Les adjectifs couard, peureux, lâche, timoré, poltron, froussard, dégonflé, pleutre, foireux, pusillanime appartiennent au même champ lexical mais pas au même registre de langue.

Dégonflé, foireux, populaire

pusillanime, qui a l'âme faible et timide, Littré.

Voir l'article : Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes 

 

Prendre la mouche, se fâcher, se piquer sans grande raison – Littré

 

Pouvais-je imaginer que le coeur te manquerait

que le courage te manquerait

 

comment as-tu pu garder ton sang-froid devant ce grand hallebreda ?

Hallebreda, mot baroque, se dit de quelqu'un un qui a une taille gigantesque. Dictionnaire du bas langage, d'Hautel.

 

ne vois-je pas ici-dessous des pieds fourchus ?

Pied fourchu, pied attribué dans la mythologie romaine aux divinités des forêts, les sylvains et aux faunes.

Le diable aussi a les pieds fourchus, dans l'iconographie chrétienne.

Littré. Fig. Il a le pied fourchu, se dit d'un homme méchant, dangereux, mécréant. J'ai reconnu le pied fourchu, j'ai deviné ses mauvaises intentions.

Les boeufs, les béliers, les chèvres, les gazelles, les bubales, les chevrotains, le lama, la vigogne, la girafe, l'élan, le renne, les cerfs, les daims, les chevreuils, etc. sont tous des pieds fourchus et composent en tout un nombre d'environ quarante espèces BUFFON Quadrup. t. VII, p. 27

 

As-tu nom Amalthée ? lui criai-je.

Dans la mythologie grecque, Amalthée serait la chèvre qui allaita Zeus enfant.

Avoir nom, avoir pour nom, s'appeler, porter un/le nom (de)

J'ai pour nom mamiehiou.

Je porte un nom qui me va bien.

Ma rue porte le nom d'un poète.

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 07:16

 

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Bien que le contact du corps de Prétatou me prodiguât quelque chaleur, l'air froid du petit matin se fit sentir et le chant de l'alouette finit par me réveiller tout à fait. Je caressai doucettement mon chien pour le ravir des bras de Morphée.

Il s'étira mollement. J'étais accoutumée à le voir bondir le matin à son réveil et je fus étonnée qu'il fût si long à se mettre sur ses pattes.

« Ah ! geignit-il, il est trop tôt pour poursuivre notre périple. J'ai bougrement envie de disposer de quelques heures encore. Et je m'en vais, de ce pas, resommeiller. »

Je le poussai hors de la couverture et l'intimai de m'obéir, mais sans le brusquer trop.

« N'as-tu pas entendu le chant de l'alouette ? lui dis-je, alors qu'il tentait de se réfugier à nouveau sur la couche rustique. Il est temps de reprendre la route.

Veux-tu donc partir ? me demanda-t-il naïvement. Le jour n'est pas proche encore : c'était le rossignol et non l'alouette dont la voix perçait ton oreille à l'affût. Crois-moi, Oli, c'était le rossignol.
—C'était l'alouette, la messagère du matin, et non le rossignol. Regarde, Prétatou, ces lueurs naissantes qui dentellent le bord des frondaisons ! Les flambeaux de la nuit que l'on devinait sans les apercevoir à travers les feuillages sont éteints, et le jour joyeux se dresse sur la pointe du pied jusqu'au sommet des arbres. Nous devons partir. Il n'est plus temps de tergiverser.* »

Me voyant inflexible, il chercha d'autres arguments.

« Aïe, aïe ! Ne crains-tu pas d'aggraver mon gonarthrocace ? De quoi me sert ton amitié ?

Ah, voilà qui est nouveau ! m'exclamai-je. Qu'inventes-tu donc là ? Voudrais-tu m'en faire accroire ? T'ai-je jamais vu traîner la patte ? Allez, debout ! En route ! Nous grignoterons quelques biscuits sur le chemin et je sais quelques sources claires qui nous abreuveront. »

Prétatou, à son corps défendant, s'apprêta enfin à me suivre.

J'eus tôt fait de secouer énergiquement la couverture à laquelle s'étaient accrochés quelques aiguillons d'épineux et je la fourrai dans mon balluchon (baluchon).

 

Notre marche fut quelque temps silencieuse mais rien ne nous empêchait de réfléchir à notre situation — peu confortable, reconnaissons-le. Qu'adviendrait-il de nous ?

L'air vibrait de mille chants et nous reconnaissions leurs auteurs joyeux qui gringottaient, gazouillaient, sifflaient, babillaient ou zinzinulaient. Le balancement rythmé de la queue de mon chien me signifia qu'il en avait pris son parti.

 

« Oli, me dit-il, je m'interroge. Aurais-tu l'art de mnémomiser ? Je ne t'ai point vue un seul instant hésiter sur la direction à prendre. Comment fais-tu pour reconnaître ton chemin dans cette forêt inextricable, dis-moi. Ta mémoire, ma chère maîtresse serait-elle donc eidétique ?

Que nenni, hélas ! Tout un pan de ma vie a fui comme vapeur. Mais cette forêt m'est familière et ses bruits et ses senteurs me servent de jalons. Vois ce ru qui serpente et nous offre son eau généreuse. Je sais qu'elle s'est parfumée de serpolet au fil de sa course joyeuse pour nous être agréable. Arrêtons-nous là pour la boire, puis nous goûterons aux dernières airelles bleues de la saison. Vois comme ces fruits indéhiscents gardent jalousement leurs graines jusqu'au printemps prochain.

À moins qu'un promeneur égaré ne vienne les croquer, ajouta fort justement Prétatou. Quand je songe, reprit-il que nous sommes ici pour rendre visite à une vieille houhou capable du pire, j'en tremble par avance.

Plût à Dieu qu'elle n'ait pas une oreille assez fine pour t'entendre, pensai-je à part moi.

Ton âme est forte et imployable, poursuivit Prétatou, Je m'étonne toujours de ton don quichottisme (don-quichottisme).

Et moi je ne m'étonne plus que tu t'en étonnes. Tu me l'as fait maintes fois savoir. À quoi bon m'en rebattre les oreilles. Veux-tu ainsi m'abalourdir, à ressasser toujours ?

Je crains que tes chimères ne soient près de nous faire courir un grand danger.

Certes, nous nous mouvons dans la plus pénétrante obscurité de l'avenir, mais le courage n'est-il pas la lumière de l'adversité** ? »

.................................................................................

*« N'as-tu pas entendu le chant de l'alouette ?... Il n'est plus temps de tergiverser. »

Pastiche de l'oeuvre de Shakespeare, Roméo et Juliette, publié en 1597.

Acte III, scène 5

Roméo et Juliette viennent de passer leur nuit de noces et Roméo doit partir sinon il risque la mort.

JULIET

Wilt thou be gone? it is not yet near day:
It was the nightingale, and not the lark,
That pierced the fearful hollow of thine ear ;
Nightly she sings on yon pomegranate-tree :
Believe me, love, it was the nightingale.

ROMEO

It was the lark, the herald of the morn,
No nightingale: look, love, what envious streaks
Do lace the severing clouds in yonder east :
Night's candles are burnt out, and jocund day
Stands tiptoe on the misty mountain tops.
I must be gone and live, or stay and die.

Traduction

JULIETTE

Veux-tu donc partir ? le jour n'est pas proche encore : c'était le rossignol et non l'alouette dont la voix perçait ton oreille craintive. Toutes les nuits il chante sur le grenadier là-bas. Crois-moi, amour c'était le rossignol.
ROMÉO

C'était l'alouette, la messagère du matin, et non le rossignol. Regarde, amour ces lueurs jalouses qui dentellent le bord des nuages à l'orient ! Les flambeaux de la nuit sont éteints, et le jour joyeux se dresse sur la pointe du pied au sommet brumeux de la montagne. Je dois partir et vivre, ou rester et mourir.
JULIETTE

Cette clarté là-bas n'est pas la clarté du jour je le sais bien, moi ; c'est quelque météore que le soleil exhale pour te servir de torche cette nuit et éclairer ta marche vers Mantoue. Reste donc, tu n'as pas besoin de partir encore.

 

**« Le courage est la lumière de l'adversité. »

Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues,1715-1747.

 

NOTES

Bien que le contact du corps de Prétatou me prodiguât quelque chaleur

prodiguât, subjonctif imparfait de prodiguer (donner généreusement, sans compter)

subjonctif après la locution conjonctive > Bien que

imparfait parce que le récit est au passé

 

Je caressai doucettement mon chien pour le ravir des bras de Morphée

doucettement, très doucement.

ravir, enlever de force

Morphée, dieu du sommeil, fils d'Hypnos, lui-même frère de Thanatos

 

Ah ! geignit-il

passé simple du verbe geindre – gémir, se plaindre, se lamenter.

 

J'ai bougrement envie de disposer de quelques heures encore

bougrement, langage familier - extrêmement, diablement.

> Peut-on dire : J'ai très envie, très plaisir, très peur, très faim, très sommeil... – Cela me fait très envie, très plaisir, très peur... ?


Je m'en vais, de ce pas, resommeiller

Resommeiller, sommeiller de nouveau.

Le s n'est pas doublé.

 

ne crains-tu pas d'aggraver mon gonarthrocace

La gonarthrocace : Terme de médecine. Inflammation ou, plutôt, maladie des surfaces articulaires du genou. Littré

OU gonarthrose

 

De quoi me sert ton amitié ?

Servir, être utile.

Servir de est rare. On dirait aujourd'hui plutôt : À quoi me sert ton amitié ?

Cela ne sert de rien, cela ne sert à rien.

> Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

 

Voudrais-tu m'en faire accroire ?

En faire accroire à quelqu’un : essayer de tromper quelqu’un par des mensonges.

Dictionnaire de Furetière : accroire. Faire croire à quelqu'un une chose fausse. La pluspart du peuple est si sot, qu'on lui fait accroire tout ce qu'on veut.

> Les verbes défectifs - Pour peu qu'il vous en chaille !

 

T'ai-je jamais vu traîner la patte ?

Jamais, adverbe de temps employé sans négation

> Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques...

 

leurs auteurs joyeux qui gringottaient, gazouillaient, sifflaient, babillaient ou zinzinulaient.

Le rossignol chante, gringotte, quiritte et trille, la corneille babille, corbine, graille, criaille et craille, la fauvette zinzinule.

> 15 Délires pour un bestiaire. QUIZ 3 - Ces animaux qui nous parlent - Animals are such agreeable friends

 

nous goûterons aux dernières airelles bleues...

goûter à quelque chose, manger une certaine quantité de quelque chose.

 

à moins qu'un promeneur égaré ne vienne les croquer...

> NE explétif - Quand peut-on l'employer ? - sans que je (ne) - avant que je (ne) - je crains que tu (ne) - j'empêche que tu (ne) - je m'attends à ce que tu (ne) - je ne nie pas que tu (ne)...

 

Vois comme ces fruits indéhiscents gardent jalousement leurs graines...

indéhiscent, se dit d'un fruit qui ne libère pas ses graines.

 

j'en tremble par avance

à l'avance, d'avance, locutions adverbiales, avant le moment prévu.

 

une vieille houhou capable du pire

Littré, houhou : Terme burlesque. Vieille houhou, personne décrépite et grondeuse.

Vieille houhou, vieille haha, SCARRON,Poésies, cité dans RICHELET.

Elles sont plus noires que des taupes, plus laides que des guenons, plus sottes que des houhous, CHAPELAIN, Trad. de Guzm. d'Alfar. cité dans SCHELER.

Voudrais-tu que je prisse une vieille houhou ? Partisan dupé, dans LE ROUX.

Dict. comique. XVIe s. Houhou [vieille sorcière], Dict. Oudin 

 

Plût à Dieu qu'elle n'ait pas une oreille assez fine pour t'entendre, pensai-je à part moi.

Plût à Dieu/plaise à Dieu, voir le subjonctif optatif, §29 dans > Valeurs et emplois du subjonctif

Littré, À part moi, à part soi, locution adverbiale.

Seul. Quand je suis à part moi, souvent je m'étudie. [Régnier,Satires]

En moi-même, en soi-même, tacitement. Je disais à part moi : las ! mon Dieu ! qu'est ceci ?[Régnier,Dial.]

 

Ton âme est forte et imployable.

Imployable, inflexible, qui ne se laisse pas fléchir.

Sens propre, qui ne peut se ployer.

Je croyais cette barre de fer imployable, mais le magicien en est venu à bout. 

 

Aurais-tu l'art de mnémomiser ?
Mnémomiser (néologisme) rendre mnémonique, facile à retrouver par la mémoire.

Entrée : Néologisme dans le Littré [extrait] Par abus, synonyme de néologie. Il y a un néologisme nécessaire qui provient des nouvelles créations dans les idées et dans les choses.

 

Ta mémoire, ma chère maîtresse serait-elle donc eidétique ?

La mémoire eidétique ou mémoire absolue ou hypermnesia est une faculté exceptionnelle, celle de pouvoir se souvenir des objets, des images et des sons dans les moindres détails.

 

Je m'étonne toujours de ton don quichottisme.

Littré, Don Quichottisme : Folie du Don Quichotte, habitude ou manie de soutenir, à tort et à travers, quelquefois même par les armes, la justice, la vertu, les bonnes moeurs, etc. C'est du don-quichottisme tout pur. S'adresser à l'amant [pour sauver la vertu de la femme] avait un caractère de don-quichottisme par trop ridicule, CH. DE BERNARD, Un acte de vertu.

 

Et moi je ne m'étonne plus que tu t'en étonnes.

Reprise de étonne, la répétition marque l'ironie.

À quoi bon m'en rebattre les oreilles.

> Ne pas confondre : alcoolique, alcoolisé – rabattre, rebattre - amener, apporter – geai, jais - jadis, naguère – plutôt, plus tôt

 

Veux-tu ainsi m'abalourdir, à ressasser toujours ?

Littré. Abalourdir (populaire) rendre balourd, hébété.

ressasser palindrome (on lit le mot à l'endroit et à l'envers).

> Palindrome - Ésope reste ici et se repose

 

je crains que tes chimères ne soient près de nous faire courir un grand danger 

Ne pas confondre : sortir, assortir, ressortir - quelquefois, quelques fois – davantage, d'avantage – bientôt, bien tôt – sitôt, si tôt - près de, prêt à

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:11

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Question préliminaire : Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

Que vous me suppliez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

Il faudrait que vous criez bien fort pour que je vous entende.

Il ne faut pas que vous veillez aussi tard pour me voir dormir.

Je suis surprise que vous repeignez mon appartement en mon absence.

La réponse est à la fin de l'article

 

Suite de l'article :

Ne pas confondre

l'indicatif présent et le subjonctif présent de certains verbes

 

Pour faire cet exercice et si vous n'êtes pas sûr de vous,

reportez-vous à l'article :

Comment déjouer les difficultés de la conjugaison du subjonctif

 

Certains verbes conjugués aux deux personnes du pluriel nous et vous peuvent avoir la même forme à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

 

Exemple

À cette époque, nous rêvions d'aventure. Indicatif imparfait

Faut-il aujourd'hui encore que vous rêvions d'aventure ? Subjonctif présent.

 

Vous agissiez sans états d'âme quand vous étiez jeune. Indicatif imparfait

Il se peut que vous agissiez toujours sans états d'âme. Subjonctif présent.

 

 

Écrivez le verbe surligné avec la terminaison -IONS ou -IEZ et trouvez le mode et le temps employés

Ind

imp

Subj

prés

Il est impossible que nous voyager dans cette charrette.

 

 

Nous prendre nos jambes à notre cou à chaque fois que le taureau sautait la barrière.

 

 

Nous partir tôt le matin pour faire notre jogging de trente kilomètres.

 

 

Nous ne l'écouter pas pour ne pas nous énerver.

 

 

Il arrive parfois que nous remplir notre devoir, à notre corps défendant.

 

 

Bien que nous éclater de rire en le voyant si ridicule avec son sombrero, il continue sa marche, calme et droit.

 

 

Vous me saluer bien bas quand je vous prêtais de l'argent.

 

 

Si vous me donner un gros billet, je ne vous rendrais pas la monnaie. Tenez-vous le pour dit.

 

 

Soyez généreux avec moi à la condition que vous ne demander jamais de vous rendre service.

 

 

Je vous vois trembler de peur bien que vous ne craindre rien.

 

 

À supposer que vous vous saigner à blanc pour renflouer mes dettes, je ne vous accorderai aucune reconnaissance.

 

 

Que vous me prier chaque jour de vous donner un coup de main, ne changera rien à mes refus.

 

 

Il faudra que vous recopier cette lettre sans fautes et que vous vous méfier désormais de votre orthographe.

 

 

 

Correction

Ind

imp

Subj

prés

Il est impossible que vous voyagions dans cette charrette.

 

x

Nous prenions nos jambes à notre cou à chaque fois que le taureau sautait la barrière.

x

 

Nous partions tôt le matin pour faire notre jogging de trente kilomètres.

x

 

Nous ne l'écoutions pas pour ne pas nous énerver.

x

 

Il arrive parfois que nous remplissions notre devoir, à notre corps défendant.

 

x

Bien que nous éclations de rire en le voyant si ridicule avec son sombrero, il continue sa marche, calme et droit.

 

x

Vous me saluiez bien bas quand je vous prêtais de l'argent.

x

 

Si vous me donniez un gros billet, je ne vous rendrais pas la monnaie. Tenez-vous le pour dit.

x

 

Soyez généreux avec moi à la condition que vous ne demandiez jamais de vous rendre service.

 

x

Je n'accepte jamais rien de vous pour que vous me laissiez tranquille.

 

x

Je vous vois trembler de peur bien que vous ne craigniez rien.

 

x

A supposer que vous vous saigniez à blanc pour renflouer mes dettes, je ne vous accorderai aucune reconnaissance.

 

x

Que vous me priiez chaque jour de vous donner un coup de main, ne changera rien à mes refus.

 

x

Il faudra que vous recopiiez cette lettre sans fautes et que vous vous méfiiez désormais de votre orthographe.

 

x

 

Attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer

-EZ à l'indicatif présent

-IEZ à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

-illez,-illiez

vous pillez / que vous pilliez, vous baillez, que vous bailliez

-gnez, -gniez

vous craignez / que vous craigniez, vous feignez, que vous feigniez

-iez, -iiez

vous criez / que vous criiez, vous vous fiez/ que vous vous fiiez

-yez, -yiez

que vous payez / que vous payiez, que vous vous appuyez / que vous vous appuyiez

De même pour nous

nous veillons / que nous veillions

nous peignons / que nous peignions

nous prions / que nous priions

nous ennuyons / nous ennuyions

Il n'y a pas de différence de prononciation : on n'entend pas le i de la terminaison dans ces cas.

 

Pour en savoir >> Valeurs et emplois du subjonctif
Voir d'autres articles sur le subjonctif dans :

Le français dans tous ses états :

 

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

et les exercices :

Quiz 28 Ex. n°1 sur le subjonctif -Trouver le mot qu'il faut 
 

Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ? 

 

Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif - Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait.

 

Quiz 54 Ex. n°4 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent 

 

Exercice d'entraînement à l'emploi des conjonctions de subordination pour affiner votre pensée et améliorer votre style 

 

>>  Récapitulation des articles "Ne pas confondre..." 

 

.................................................................................

 → ACCUEIL

.................................................................................

 

Les phrases suivantes sont-elles correctes ?

Que vous me suppliez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

Il faudrait que vous me voyez habillée en clown pour vous dérider.

Je suis surprise que vous peignez mon appartement en mon absence.

Il ne faut pas que vous veillez aussi tard pour me voir dormir.

 

CORRECTION

Ces phrases comportent toutes une faute : le subjonctif présent est mal orthographié dans les subordonnées. La terminaison du subjonctif présent est -IEZ à la 2e personne du pluriel. On remarque qu'il y a confusion avec l'indicatif imparfait puisqu'on ne peut pas entendre qu'il y a deux sons i (ii & yi) ou un i précédé d'un son qui lui ressemble  (gni & illi). 

vous suppliez, suppliiez - vous voyez, vous voyiez, vous peignez, vous peigniez, vous veillez, vous veilliez.

Il en va de même avec la 1re personne du pluriel NOUS : nous suppliions, nous voyions, etc.

D'où l'intérêt de savoir repérer le subjonctif.

VOIR >> Valeurs et emplois du subjonctif

Que vous me suppliiez de me taire ne me rendra pas moins bavarde.

Il faudrait que vous me voyiez habillée en clown pour vous dérider.

Il ne faut pas que vous veilliez aussi tard pour me voir dormir.

Je suis surprise que vous repeigniez mon appartement en mon absence.

Remarque :

Mais on aurait : Je suis surprise de ce que vous repeignez mon appartement. (ici peignez est à l'indicatif présent - la tournure est plus rare)

 

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L'indicatif présent pour les hésitants

Orthographe grammaire pour les hésitants

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:39

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RAPPEL : Tous les verbes au subjonctif présent

se terminent par -E -ES -E -IONS -IEZ -ENT

sauf être et avoir

Je le vois demain. (ind.) - Il faut que je le voie demain. (subj.)

Pour en savoir plus sur le subjonctif

reportez-vous à l'article :

La conjugaison des verbes au subjonctif

Comment déjouer ses difficultés

 

Ne pas confondre l'indicatif présent et  le subjonctif présent des 3 personnes du singulier je tu il/elle, et de la 3e personne du pluriel ils/elles des verbes ayant la même terminaison -E, -ES, -E, -ENT.

Les verbes qui ont la même forme à l'indicatif ou au subjonctif sont ceux du 1er groupe et quelques-uns du 3e groupe.

 

 

Un truc pour déterminer si l'on a affaire à un indicatif ou à un subjonctif : on remplace le verbe par le verbe faire qui est différent à l'indicatif et au subjonctif :

Je ne voudrais pas que tu cueilles... >> que tu fasses... subjonctif

Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que je te parle... >> que je te fais... indicatif

 

 

Trouvez le mode et le temps des verbes surlignés

Mettez une croix dans la colonne correspondante

Ind

prés

Subj

prés

Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

 

 

Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que je te parle, je te prie !

 

 

Sois gentil avec elle même si tu la trouves très désagréable.

 

 

Supposez qu'elle refuse de venir, que ferai-je ?

 

 

Partirons-nous s'il neige demain ?

 

 

Fais comme tu le penses.

 

 

Il n'était pas nécessaire qu'ils achètent toutes ces victuailles.

 

 

Je n'espère pas que tu me demandes l'impossible.

Voir l'article sur espérer : Espérer que - J'espère que, je n'espère pas que, espérez-vous que

 

 

Elle ne cesse de gronder cet enfant quoiqu'il reste toujours bien tranquille.

 

 

Que tu me parles ainsi ne m'émeut guère.

 

 

Je sais déjà ce que tu veux avant que tu ne prononces un mot.

 

 

Mon chat ronronne sans que je le caresse.

 

 

Pensez-vous qu'il lui offre trop de cadeaux ?

 

 

Elle me dit qu'elle m'aime bien.

 

 

Elle sait pourtant que je ne l'aime pas du tout.

 

 

Je vois qu'elle mange avec appétit.

 

 

Je ne sais pas ce que je ferais pour qu'il m'adresse la parole

 

 

Je leur ai donné une bonne gifle afin qu'elles me laissent tranquilles.

 

 

Je n'aurais jamais cru qu'il me prête la main pour escalader ce tertre. Le galant homme !

 

 

 

 

Correction

Ind

prés

Subj

prés

Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

 

x

Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que je te parle, je te prie !

x

 

Sois gentil avec elle même si tu la trouves très désagréable.

x

 

Supposez qu'elle refuse de venir, que ferai-je ? 

 

x

Partirons-nous s'il neige demain ?

x

 

Fais comme tu le penses.

x

 

Il n'était pas nécessaire qu'ils achètent toutes ces victuailles.

 

 

Je n'espère pas que tu me demandes l'impossible. 

 

x

Elle ne cesse de gronder cet enfant quoiqu'il reste toujours bien tranquille.

 

x

Que tu me parles ainsi ne m'émeut guère.

 

x

Je sais déjà ce que tu veux avant que tu ne prononces un mot.

 

x

Mon chat ronronne sans que je le caresse.

 

x

Pensez-vous qu'il lui offre trop de cadeaux ?

x

 

Elle me dit qu'elle m'aime bien.

x

 

Elle sait pourtant que je ne l'aime pas du tout.

x

 

Je vois qu'elle mange avec appétit.

x

 

Je ne sais pas ce que je ferais pour qu'il m'adresse la parole

 

x

Je leur ai donné une bonne gifle afin qu'elles me laissent tranquilles.

 

x

Je n'aurais jamais cru qu'il me prête la main pour escalader ce tertre.

 

x

 

 

Un autre truc pour savoir si l'on a un indicatif présent ou un subjonctif présent, on remplace le sujet par vous (ou par nous)

Mais attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer (voir ci-dessous)*
 

 

Remplacez par vous le pronom surligné

Si c'est l'indicatif présent, on a une terminaison en -EZ

Si c'est le subjonctif présent, on a une terminaison en -IEZ

Ind

prés

 

-EZ

Subj

prés

 

-IEZ

Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

 

x

Tu dois me regarder bien en face aussi longtemps que tu me parles.

x

 

Il faut être gentil avec elle même si tu la trouves très désagréable.

x

 

À supposer qu'elle refuse de venir, que ferai-je?

 

x

Il faut agir comme tu le penses.

x

 

Il n'était pas nécessaire qu'ils achètent toutes ces victuailles.

 

x

Je n'espère pas que tu me demandes l'impossible. 

 

x

Elle ne cesse de le gronder quoiqu'il reste toujours bien tranquille.

 

x

Que tu me parles ainsi ne m'émeut guère.

 

x

Je sais déjà ce qu'il va se passer avant que tu ne prononces un mot.

 

x

Mon chat ronronne sans que je le caresse.

 

x

Pensez-vous qu'il lui offre trop de cadeaux ?

x

 

Elle me dit qu'elle m'aime bien.

x

 

Je vois qu'elle mange avec appétit.

x

 

Je ne sais pas ce que je ferais pour qu'il m'adresse la parole

 

x

Je leur ai donné une bonne gifle afin qu'elles me laissent tranquilles.

 

x

Je serais ravie qu'il me prête la main pour escalader ce tertre.

 

x

 

 Correction

Si c'est l'indicatif présent, on a une terminaison en -EZ

Si c'est le subjonctif présent, on a une terminaison en -IEZ

Ind

prés 

-EZ

Subj

prés 

-IEZ

Je ne voudrais pas que vous cueilliez mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

 

x

Vous devez me regarder bien en face aussi longtemps que vous me parlez

x

 

Il faut être gentil avec elle même si vous la trouvez très désagréable.

x

 

À supposer que vous refusiez de venir, que ferai-je?

 

x

Il faut agir comme vous le pensez.

x

 

Il n'était pas nécessaire que vous achetiez toutes ces victuailles.

 

x

Je n'espère pas que vous me demandiez l'impossible. 

 

x

Elle ne cesse de vous gronder quoique vous restiez toujours bien tranquille.

 

x

Que vous me parliez ainsi ne m'émeut guère.

 

x

Je sais déjà ce qui va se passer avant que vous ne prononciez un mot.

 

x

Mon chat ronronne sans que vous le caressiez.

 

x

Pensez-vous que vous m'offrez trop de cadeaux ?

x

 

Elle me dit que vous m'aimez bien.

x

 

Je vois que vous mangez avec appétit.

x

 

Je ne sais pas ce que je ferais pour que vous m'adressiez la parole

 

x

Je vous ai donné une bonne gifle afin que vous me laissiez tranquille.

 

x

Je serais ravie vous me prêtiez la main pour escalader ce tertre.

 

x

Je ne voudrais pas que tu cueilles mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre.

>> Je ne voudrais pas que vous cueilliez mes fleurs pour les offrir à quelqu'un d'autre. Ne pas oublier le i de -iez 

 

*Attention aux verbes se terminant par iller, igner, ier, yer

-EZ à l'indicatif présent

-IEZ à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent

-illez,-illiez

vous pillez / que vous pilliez, vous baillez, que vous bailliez

-gnez, -gniez

vous craignez / que vous craigniez, vous feignez, que vous feigniez

-iez, -iiez

vous criez / que vous criiez, vous vous fiez/ que vous vous fiiez

-yez, -yiez

que vous payez / que vous payiez, que vous vous appuyez / que vous vous appuyiez

De même pour nous

nous veillons / que nous veillions

nous peignons / que nous peignions

nous supplions / que nous suppliions

nous ennuyons / nous ennuyions

Il n'y a pas de différence de prononciation : on n'entend pas le i de la terminaison dans ces cas.

 

Certains verbes du 3ème groupe se prononcent de la même façon à l'indicatif présent et au subjonctif présent mais s'écrivent différemment.

 

Écrivez correctement les verbes et complétez les colonnes

Ind

prés

Subj

prés

J'aimerais bien que tu crois – croies ce que je te dis.

 

 

Je ne crois pas que tu pourras partir sans que je te vois - voie

 

 

Je sais que tu crois – croies tout ce que tu vois – voies.

 

 

Que tu crois – croies toujours ce qu'on te raconte ne m'étonne guère.

 

 

Il ne faut pas que tu la crois - croies plus intelligente que toi.

 

 

Fais ce que tu crois – croies être juste

 

 

Qu'il me croit – croie, ou qu'il ne me croit – croie pas, que m'importe !

 

 

Correction

Ind

prés

Subj

prés

J'aimerais bien que tu croies ce que je te dis.

 

croies

Je ne crois pas que tu pourras partir sans que je te voie

 

voie

Je sais que tu crois tout ce que tu vois.

crois

 

Que tu croies toujours ce qu'on te raconte ne m'étonne guère.

 

croies

Il ne faut pas que tu la croies plus intelligente que toi.

 

croies

Fais ce que que tu crois être juste

crois

 

Qu'il me croie, ou qu'il ne me croie pas, que m'importe !

 

croie

 

Conjuguez croire et voir avec les sujets vous ou nous.

Attention ! -ons ou -ions, -ez ou -iez

Tu aimerais bien que nous -croire- ce que tu nous dis.

Je ne crois pas que je pourrai partir sans que vous me -voir-

Je sais que vous -croire- tout ce que vous -voir-.

Que vous -croire- toujours ce qu'on vous raconte ne m'étonne guère.

Il ne faut pas que nous la -croire- plus intelligente que toi.

Faites ce que que vous -croire- être juste

Que vous me -croire- ou que vous ne me -croire- pas, que m'importe !

 

Correction

Tu aimerais bien que nous croyions ce que tu nous dis.

Je ne crois pas que je pourrai partir sans que vous me voyiez.

Je sais que vous croyez tout ce que vous voyez.

Que vous croyiez toujours ce qu'on vous raconte ne m'étonne guère.

Il ne faut pas que nous la croyions plus intelligente que toi.

Faites ce que que vous croyez être juste

Que vous me croyiez ou que vous ne me croyiez pas, que m'importe !

Article suivant :

Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent de certains verbes

 

Pour en savoir +

Valeurs et emplois du subjonctif
Voir d'autres articles sur le subjonctif dans :

Le français dans tous ses états :

Voir :

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

et les exercices :

Quiz 28 Ex. n°1 sur le subjonctif -Trouver le mot qu'il faut 

Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ?

Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif - Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait

Quiz 55 Ex. n° 5 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent

Exercice d'entraînement à l'emploi des conjonctions de subordination pour affiner votre pensée et améliorer votre style 

 

Récapitulation des articles "Ne pas confondre..."

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:29

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Verbes impersonnels

Le sujet est il

1-Le temps qu'il fait

Il pleut, il pleuvine, il pleuvote , il pleuviote, il pleuvasse, il pleuvoche1, il pluviote, il crachine, ça mouillanche, il bruine, il brumasse, il brouillasse, il neige, il neigeote, il vente...

Et comme on dit en gaga2 : ça mouillanche pour il crachine.

Comptine - Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille !

Il pleut des hallebardes, il pleut des cordes...

(hallebardes, cordes, sujets réels de pleuvoir)

Il pleut comme vache qui pisse. Argot

It's raining cats and dogs.

En anglais : Il pleut des chats et des chiens.

Ces verbes peuvent avoir des tournures personnelles :

Les balles pleuvaient à Gravelotte3.

Les promesses pleuvent dans son discours.

Les pétales neigeront bientôt dans la cerisaie. 

 

2-Il faut - il y a / il est - il s'agit de

Il faut partir.

         partir infinitif, sujet réel

>>partir est obligatoire, nécessaire, recommandé...

Il faut des pommes pour la tarte.

         des pommes substantif, sujet réel

Il faudrait que tu comprennes pour apprendre.

que tu comprennes pour apprendre, la complétive est sujet réel

complétive = proposition subordonnée conjonctive introduite par la conjonction de subordination que.

Il n'y a pas d'espoir.

espoir est sujet réel

Il n'y eut jamais rien de bon chez lui.

Il y a que je l'aimerai toujours, ne t'en déplaise !

Il y a que, style familier

Il est des vérités qu'on ne veut point connaître.

Style soutenu et littéraire

Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi.

S'agissant de votre fils, je n'ajouterai rien qui puisse vous ennuyer.

 

3-Faire – Se faire

Il fait chaud. Il fait froid. Il fait vilain. Il fait beau. Il fait bon. Il fait de l'orage. Il fait du vent. Il fait un temps de chien. Il fait un froid de canard. Il fait une belle journée. Il fait des éclairs...

Vous parlez des éclairs qu'il a fait hier ?

>> fait, participe passé. Le participe passé des verbes impersonnels est invariable

Il fait jour. Il fait nuit. Il fait sombre, Il fait noir. Il fait clair.

Il fait triste. Il fait gai.

Il fait bon de ne pas travailler le dimanche.

Expressions familières : Il fait faim, il fait soif, il fait sommeil.

 

Il se fait un vacarme dans cette classe !

Comment se fait-il que vous ne veniez pas tous les jours ?

 

4-Locutions

il ferait beau voir (de/que) = Il serait incroyable de voir, il serait bien étrange de voir.

Il ferait beau voir qu'on ne me permette pas de dépenser mon argent comme je l'entends !

Il ferait beau voir de m'empêcher de regarder la télé toute la nuit.

 

Il y a beau jour (que), il y a beau temps (que), il y a belle lurette4 (que).

= Il y a longtemps (que)

Il y a belle lurette que je n'ai pas escaladé le Piton de la Fournaise !

Nos éducateurs, il y a beau temps, nous avaient appris le respect des autres.

Il y a beau jour que j'ai renoncé à mon amour propre.

 

Verbes personnels

construits impersonnellement

 

Il est (l n'est pas) + adjectif + que/de

Il est bon, il n'est pas bon (nécessaire, possible, utile, interdit, facile, etc.) que/de...

il n'est pas bon que l'homme n'ait pas de morale.

Il est indispensable que vous fassiez venir un clown pour me distraire.

Il est inutile de venir, vous ne manquerez à personne.

Les complétives et les infinitifs sont les sujets réels. 

 

Il suffit, il reste, il vaut mieux, il convient, il est question de, il semble5, il paraît, etc...

Il n'a été question que de son attitude inacceptable.

Il conviendrait que vous soyez plus à l'écoute d'autrui.

Il reste cinq euros dans ma tirelire, je vais m'éclater !

 

Verbes à la voix passive

Il ne fut discuté que de violences à l'école.

Il m'a été recommandé de me tenir coi.

 

Pour un effet de redondance

Il est arrivé quelque chose d'effroyable en Norvège en juillet 2011.

Il est tombé des cordes la semaine dernière.

......................................................

1-L'Académie ne reconnaît pas : pleuvocher, pluvioter, mouillancher.

2-le gaga, le parler stéphanois (de Saint-Étienne et de sa région)

3- Il pleuvait comme à Gravelotte.

Voir l'expression pleuvoir comme à Gravelotte dans l'article :

Comparaisons – léger comme... méchante comme... long comme... nu comme... sourd comme... solide comme... ronfler comme... sauter comme... battre comme... jurer comme... menteur comme... pleuvoir comme... QUIZ 52

4-Il y a belle lurette, depuis belle lurette

belle lurette vient de la métanalyse de l'expression belle heurette (petite heure).

Pour en savoir + sur la métanalyse, voir la note du texte : 69 Délires dans un drôle de pays de cocagne + La métanalyse

5-il semble, il paraît

Il semble que, il me semble que, il paraît que + Indicatif ou subjonctif ?

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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