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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:53

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Récapitulation des articles : Ne pas confondre

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FEU - FEUX - FEUS - FEUE - FEUES - ENFEU

 

UN FEU - DES FEUX

Attention au feu ! Les feux d'artifice. faire feu, feu-follet, feu fée, ,jeter de l'huile sur le feu°, mettre le feu aux poudres°, souffler sur le feu°, jeter feu et flammes°, il n'y a pas de fumée sans feu°, être tout feu tout flamme, feu Saint-Elme.

Oiseau de feu, oiseau légendaire du folklore russe.

Le feu, l'un des quatre éléments, des quatre principes : terre, air, eau, feu.

Les feux de la Saint-Jean (saint Jean le Baptiste, cousin de Jésus)

Pour en savoir + voir Le Trésor  (Cnrtl)

 

Littré (entre autres acceptions) :

prendre feu, s'émouvoir, s'irriter vivement et tout à coup.

De feu / en feu, passionné, ardent, très animé.

Les feux du diamant (des pierres précieuses) éclat que lance un diamant frappé par la lumière.

Le feu sacré, un des noms de l'érysipèle.

feu ardent, la bryone.

Etc.

Proverbes :

Il n'est feu que de bois vert, il n'y a pas d'activité plus grande que celle de la jeunesse.

Il n'est feu que de grand bois, c'est avec les choses les plus solides, avec les hommes les plus habiles ou les plus puissants qu'on réussit le mieux.

Le bois tortu fait le feu droit, c'est-à-dire peu importent certains défauts d'une chose pourvu que le résultat soit atteint.

Il n'y a dans cette maison ni pot au feu ni écuelles lavées, se dit d'une maison qu'on trouve en désordre.

 

FEU, FEUS, FEUE, FEUES.

Mes feus amis, mes défunts amis.

feu, feue, feus, feues.

Feu dans le sens de décédé récemment. 

>Invariable, Feu Monsieur. Feu Madame.

>Feu varie lorsque l'adjectif est placé entre le déterminant et le nom, la feue Princesse d'York, les feus enfants du Roi, votre feue famille.

 

"On dit feu la reine s’il n’y a pas de reine vivante, et la feue reine si une autre l’a remplacée." Cf. Littré

Grevisse précise que "cela est vrai pour feu la reine mais la feue reine est possible qu'il y ait une reine vivante ou non."

(Reprise de la note des Délires n° 145)

 

UN ENFEU

Cave dans une église pour la sépulture des corps morts. Littré

Ne pas confondre avec la locution adverbiale en feu.

Sauve qui peut ! La maison est en feu !

 

CENSÉ - SENSÉ

 

CENSÉ

= supposé

Il était censé faire ce travail, mais il ne l'a pas fait. Quel paresseux !

Vous êtes censés vous respecter les uns les autres, bande de nases !

Nul n'est censé ignorer la loi.

L'Académie donne : Qui est supposé, présumé, réputé faire, avoir fait, devoir faire quelque chose.

 

SENSÉ

qui a du bon sens, sage, raisonnable, rationnel, judicieux.

Vous êtes la femme la plus sensée que je connaisse !

Cf. Littré : 1-Qui a du bon sens, du jugement.

2-Conforme au bon sens, à la raison.

>> Contraire : insensé, absurde, farfelu...

 

CHAOS – CAHOT

 

CHAOS

Confusion, désordre, état d'enchevêtrement, ce qui est inorganisé, incohérent.

Quel chaos dans ta chambre ! Range donc un peu.

Les rochers s'étaient amoncelés dans le ravin en un chaos gigantesque.

Les révolutionnaires parcouraient la ville en un chaos effrayant.

Cf. Littré : Dans la théologie païenne, confusion générale des éléments avant leur séparation et leur arrangement pour former le monde.

>> chaotique

  

CAHOT

Secousse, soubresaut , à-coup, ballottement.

Quel inconfort dans votre diligence ! Que de cahots !

Votre ami à un comportement cahoteux. Comment pouvez-vous le supporter ?

Avec la crise, la bourse donne des résultats cahoteux. Quelle volatilité !

>> cahoté, cahoteux, cahotement

 

EFFICACE - EFFICIENT

 

EFFICACE

qui donne les résultats attendus

j'ai subtilisé votre crème. Elle est vraiment efficace. Je n'ai plus de boutons.

Tu as une secrétaire bien efficace. Quelle chance ! La mienne l'est bien peu.

 

EFFICIENT

1-Cf Littré : Terme de philosophie scolastique. Cause efficiente, cause qui produit effectivement son effet, une chose. Ex. Le soleil est la cause efficiente de la chaleur.

La cause efficiente de cette oeuvre d'art, c'est l'artiste qui l'a faite.

On n'emploie pas efficient pour qualifier une personne, on dira efficace.

2-qui donne de bons résultats

Anglicisme admis par l'Académie: compétent, efficace.

(traduction de efficient en anglais : efficace ( le Harrap'sne donne pas efficient comme traduction)

 

ÉMOTIONNÉ -  ÉMU

 

ÉMOTIONNÉ

familier : implique un choc, une perturbation, une émotion très vive.

Elle était tout émotionnée de voir l'enfant nouveau-né.

Vous ne nous étions pas revus depuis vingt ans. Nous nous livrâmes à des embrassades émotionnées.

>> émotionner, émotionnable

Certains puristes n'admettent pas ces termes.

 

ÉMU 

qui ressent, qui manifeste une émotion due à un choc affectif, esthétique, sentimental.

Moins démonstratif qu'émotionné. Se rapporte à quelque chose qui touche le coeur, qui rend triste.

>> émouvoir

 

BRUIRE - BRUISSER

 

BRUIRE 

Les points de vue sur bruire et sur bruisser divergent selon les grammairiens.

Précisons que les verbes dont les sujets sont des animaux ou des choses s'emploient le plus souvent à la 3e personne (du singulier ou du pluriel), rarement aux autres personnes, sauf dans les cas où l'on fait parler le sujet, cas où il est personnifié.

On dira : Les éléphants barrissent.

Plus rarement : Je barris ou il faut que je barrisse.

Bruire s'emploie rarement en dehors de l'infinitif et du participe présent bruissant.

Cependant, bien qu'il puisse s'employer à toutes les personnes et à tous les temps (comme le verbe finir) il ne se rencontre le plus généralement qu'à la 3e personne du singulier et du pluriel.  

Les arbres bruissent dans la brise légère. Le moteur bruissait de façon intolérable. Je n'avais pu dormir car la fuite du robinet avait brui toute la journée.

Au passé simple (style soutenu, rare) Il bruit, ils bruirent.

Le participe passé brui est invariable..

L'adjectif bruyant est un ancien participe présent de bruire.

 

BRUISSER

Le verbe bruisser est formé par analogie sur bruire. Il n'est pas encore reconnu par l'Académie.

Il se conjugue comme un verbe du 1er groupe. Il bruissa. Elles bruissaient.

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:48

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Interjections

Une interjection, c'est :

1°-une sorte de cri poussé lorsqu'on éprouve une vive émotion, un sentiment, une sensation (joie, douleur, colère, surprise, désespoir, effroi, tristesse, soulagement, etc.)

Aïe ! Brrr ! Chic ! Zut ! Ouf ! Mince ! Hélas ! Etc.

2°-une invocation

Mon Dieu ! Seigneur ! Etc.

3°-un juron

Sapristi ! Sacrebleu ! Etc.

4°-une onomatopée

Tic tac ! Glou glou ! Prout ! Etc.

 

Quelques interjections :

Eh : On écrit Eh bien... Eh oui ! Eh, pauvre imbécile !

Hou ! Hou ! L'interjection double est un appel.

Un seul Hou ! marque le mépris.

Ah ! ou Oh ! On est surpris ou désespéré, selon le ton.

Ah ! J'en ai vu des vertes et des pas mûres°. Le Ah ! renforce l'idée.

Aaaaaah ! On crie d'effroi.

Ha ha ! Interjection double qui marque le rire, la raillerie.

Han ! Exclamation de celui qui fait un effort. Le han du bûcheron.

Hi ! Hi ! On rit. Ou bien on pleure.

Ho ! Hé ! Holà ! Hep ! Ohé ! On appelle. Ho ! Toi, là-bas !

Brrr... On a froid, ou on a peur.

Grrr... On menace

Euh...On hésite.

Hue ! Huhau ! On fait démarrer un cheval. Hue cocotte !

Tirer à hue et à dia°. C'est faire vraiment n'importe quoi si on tire à droite et à gauche. Ou si l'on use de moyens contradictoires

Olé ! ou Ollé ! Vient de l'espagnol. On le crie dans l'arène.

Elle est un peu olé olé, elle n'est pas piquée des vers°.

Allô ! J'écoute !

Hein ? On est surpris.  

Il vaut mieux ne pas employer hein pour faire répéter quelqu'un, c'est vraiment trop familier. On dit alors Pardon ? Vous dites ? Plaît-il ? est un peu précieux.

Pouah ! C'est vraiment dégoûtant !

Aïe ! Ouille ! Ce n'est pas drôle du tout. Cela fait mal.

Chut ! Silence !

Ouf ! On est soulagé.

Kss ! Kss ! On est excité.

Pst ! est un appel discret.

Berk ! Beurk ! Exprime le dégoût.

Houp ! Sert pour appeler ou houper quelqu'un, ou pour exciter un cheval.

Gloups ou glou, onomatopée qui imite le bruit de la déglutition.

Hem ! Onomatopée qui imite le bruit de la toux pour attirer l'attention. Elle exprime l'hésitation et la défiance.

Les acceptions de HEM dans Le Littré

1-On s'en sert pour appeler.Hem, hem, venez çà.

2-On s'en sert aussi pour interroger. As-tu l'effronterie de m'assurer que tu n'as rien vu ? hem ! réponds, parle. [Hauteroche, Le Cocher supposé]

3-On l'emploie pour se débarrasser la gorge. La, la.... hem, hem, écoute avec soin, je te prie. [Molière, Les fâcheux]

nmSa façon de tousser, son hem, j'attrape tout. [Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité]

4-Hem, hem, se dit quelquefois pour faire comprendre, sans l'exprimer, une pensée, et surtout une pensée défavorable. Cette Raimond est assurément hem, hem, avec cette coiffe que vous connaissez. [Sévigné, 5 nov. 1676]

Voir les citations avec "hem"

Voir les acceptions de hem et hum dans Le Trésor

>>HEM, HUM

Hum ! On doute - Hum, interjection qui marque doute, réticence, impatience. Cf. Littré

Zest ! ou Zeste ! interjection qui marque :

qu'une action est soudaine et rapide. Un cambrioleur a pénétré dans ma maison. Les policiers doivent intervenir au plus tôt, zeste !

qu'on rejette les paroles, l'argument de son interlocuteur. Tu m'as assuré que tu voulais me faire plaisir, zeste !

Voir aussi les articles sur les homophones :

Hou hou ! - Hou ! - Ouh - Ouh là

DANS : ou où hou ouh houe houx août

Ah ! - Ha ha ! 

DANS : a as à ah ha

Hé ! Eh ...

DANS : ai aie hé eh ais hais hait et est aie ait ...

Houlà ! marque la surprise, l'étonnement. Ouh là là !

Waouh ! traduit la surprise, l'admiration. > Waouh !

à rapprocher de Wow ! Onomatopée anglo-saxonne

Waouh, onomatopée qui traduit l'aboiement d'un chien comme Wouf, Wouaf, Whouaf, Waf, et aussi ouah.

Ouah ! familièrement, synonyme de Ouais ! Bah !

VU DANS : Qu'est-ce qu'une locution nominale, pronominale, adjectivale, verbale, adverbiale, conjonctive, prépositionnelle, interjective ?

 

Onomatopées

Une onomatopée est une interjection qui reproduit approximativement un bruit émis par un objet ou un être vivant.

Exemples d'onomatopées :

Areu areu (gazouillis de bébé) - Atchoum (éternuement) - Boum (explosion) - Badaboum (chute) - Blablabla (bavardage inutile) – Bé bé (agneau, mouton, brebis, voir Le Trésor, BÉ, interj. - Clac, Crac, Clic (claquement, craquement) - Coin coin (canard) - Cocorico (coq) - Coa coa (grenouille) - Cot cot (poule) - - cui-cui (oiseau)' – coucou (cri du coucou) -Ding Dong Drelin Drelin (sonnette) - Dring (téléphone, sonnette) - Frou frou - Glou Glou (boire, se noyer) - Grrr -(tigre, lion) - Hi Han (âne) – Miam Miam (la faim, le plaisir de manger)- Miaou (chat) - Meuh (vache) – Pan (coup de feu) - Pif - Paf (gifle) – Plouf (quelque chose qui tombe dans l'eau) - Patati-Patata (bavardage) - Prout (pet) – Pschitt (quelque chose qui se dégonfle) - Snif (pleur, reniflement) - Tic Tac (horloge, réveil) - Toc Toc Toc (on frappe à la porte, à la fenêtre... ) - Tut tut (klaxon) - Vroum Vroum (moteur) - Waouh - Wouf - Wouaf-Waf (aboiement) - Zzz (ronflement, insectes volants)

Etc.

Bien qu'on entende la même chose, les cris ne sont pas "reproduits" de la même manière selon la langue du locuteur.

- Cri du canard, en français couin couin, en danois rap rap, en allemand gack gack, quack quack, en roumain mac mac, en italien qua qua, en russe kriak, en anglais quack, en catalan mech mech. Cf. Kristoffer Nyrop, linguiste danois 1858-1933 Dictionnaire historique de la langue française (t. III, §14)

- Cri du coq, en français cocorico, en allemand kikeriki, en anglais cock-a-doodle-do, etc.

Pour en savoir + Coq - Wikipédia

Des onomatopées qui peuvent être substantivées :

un cocorico, le tic-tac, le frou-frou, le glouglou, le pingpong (ou ping-pong), le crincrin, le blablabla, un prout, un boum, un plouf, etc.

Des onomatopées qui donnent lieu à des verbes et des substantifs :

bêler (bêlement) - miauler (miaulement) – ronronner (ronron, ronronnement) – caqueter (caquètement) – craquer, craqueter (craquement, craquettement) clapoter (clapotis, clapotement), meugler, beugler, mugir (meuglement, beuglement, mugissement) susurrer (susurrement), etc.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:15

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Les exercices que je vais vous décrire — je pense que probablement un bon nombre de mamans en ont eu l'idée comme moi — je les ai expérimentés il y a une trentaine d'années, lorsque ma fille était toute petite, et elle-même s'en est servi pour Victor, son enfant, et continue à s'en servir.

Ils visent non seulement à développer l'élocution des tout petits mais aussi leur attention, leur logique, leur sens de la déduction, leur mémoire, en un mot, leur pensée. Il se veulent "éducatifs" et en même temps ludiques.

 

Si, à deux mois, le bébé gazouille avec plaisir quand on lui parle, et fait toutes sortes de vocalises, il commence à babiller vers six ou sept mois. Il prononce alors des syllabes qui sont propres à sa langue maternelle. Et il aime la répétition de ces syllabes.

 

Toute mère sait que son bébé est très attentif lorsqu'elle s'adresse à lui. Non seulement il entend les sons qu'elle prononce mais il sait décrypter ses mimiques... et son sourire.

Il aura tôt fait de découvrir le plaisir de l'imiter. Et il comprendra vite qu'il peut la faire rire, ce qui lui plaira beaucoup.

 

Vers dix mois, il se met à prononcer quelques mots et c'est généralement à ce moment-là — et même parfois bien avant — qu'il dit papa.

Mais tous les enfants ne se ressemblent pas et il faudra attendre que certains aient 18 ou 19 mois pour qu'ils disent quelques mots. Il n'y a pas là de quoi s'inquiéter, chaque enfant a son rythme. Même s'il est très intelligent et qu'il comprend ce qu'on lui dit, il ne parle que s'il a envie de parler.

 

Exercice 1 - Répétition de syllabes doubles

12 -16 mois

Pratiquez l'exercice lorsque vous sentez qu'il est mûr pour le faire.

On n'insiste jamais s'il est réticent. S'il l'est, on essaie de nouveau un mois après.

Il maîtrise généralement les voyelles mais pas encore toutes les consonnes. Et on commence donc avec ce qui est le plus facile.

 

Jouez sur la répétition des sons

Vous lui dites par exemple, en le regardant bien en face "ba ba" et vous lui laissez le temps de répéter. Il comprendra vite qu'il faut répéter. Gratifiez-le d'un sourire s'il répète, même si le résultat n'est pas parfait. Vous pouvez même rire carrément si vous trouvez que votre enfant est drôle. Il appréciera.

Puis vous dites par exemple :

ba ba – bi bi – bo bo – bé bé - da da – di di – do do – dé dé – ti ti – etc.

 

Je vous livre ici la première "perle" de ma fille à l'âge de 15 mois alors que je lui faisais faire l'exercice — j'ai conservé toutes ses "perles" que j'ai eu plaisir à lui donner à lire quand elle a été grande.

 

Moi —Répète après moi : ba ba

Ma fille —ba ba

Moi —bi bi

Ma fille  bi bi

Moi  bou bou

Ma fille — bou bou

Moi  ta ta

Ma fille  ta ta

Moi  ti ti   

Ma fille  ti ti

Moi  tou tou

Ma fille ouah ! ouah !

Eh oui ! toutou > ouah ouah

Il fallait y penser !

 

Exercice 2 – Imiter les cris des animaux

Le tout petit s'intéresse aux animaux. Heureux celui qui pourra observer des animaux vivants, près de chez lui, à la campagne, etc.

On lui fera voir aussi des images d'animaux qu'on appellera par leur nom. Et on imitera leur cri en faisant des mimiques pour amuser l'enfant. Très vite il répètera ce cri en l'associant à l'image de l'animal ou en répondant à la question : "Comment fait le chat ? L'éléphant ? Le canard ? Etc."

 

Vous me direz : "Répéter le cri des animaux n'est pas parler." Je vous l'accorde. Mais je crois que cela aide à maîtriser les organes de l'élocution de reproduire le plus fidèlement possible des sons divers.

Si vous êtes à court d'imitations, écoutez sur la toile :

Vidéos correspondant aux cris des animaux

 

Nota bene : Si vous avez un animal chez vous, n'oubliez pas qu'il est porteur de germes pouvant provoquer des maladies graves. Ne le laissez pas lécher votre enfant ! Apprenez à votre enfant à ne jamais approcher son visage d'un animal. Tous les chiens, même les plus pacifiques, mordent, un jour ou l'autre — ne serait-ce que pour s'amuser.

Et lavez-vous soigneusement les mains et celles de votre enfant après avoir touché votre animal.

Apprenez à votre enfant, dès son plus jeune âge à respecter les animaux. Ce ne sont pas des jouets. Responsabilisez votre enfant.

 

Exercice 3 – Finir les phrases

Cet exercice peut débuter très tôt, dès que l'enfant prononce ses premiers mots, et continuer jusqu'à l'âge de cinq ou six ans.

Vous parlez à votre enfant sans dire le dernier mot de la phrase qu'il complétera ou vous laissez en suspens la dernière syllabe du mot.

Cet exercice demande une écoute et une anticipation du sens de la phrase dans une situation donnée.

 

Exemples :

Tu es fatigué je vais te mettre ton pyjama et tu vas faire un gros ....

Je vais chercher le pot, tu vas faire ton ...

Écoute qui arrive, c'est ...

Écoute. Qu'est-ce qui fait Broum ! Broum ! C'est une voi...

Tu as faim. Viens. On va man...

Regarde, je t'ai préparé ton bibe....

Qui t'a préparé ton biberon ? C'est ma... / C'est pa...

Je vais t'habiller on va aller se prome...

 

Au fil du temps les mots deviendront plus difficiles.

On va cueillir des fleurs pour faire un ....

On va faire des courses à (au, chez) ...

On va sortir, il faut que tu mettes tes ...

Il fait soleil tu mets ton ....

Cette glace que tu manges est très ...

On va dans le jardin, tu vas pouvoir ...

 

Cet exercice peut servir pour le réemploi d'un mot que l'enfant vient d'apprendre, histoire de retrouver le mot, de le répéter et de le mémoriser.

 

Attention de ne pas lasser l'enfant en faisant trop souvent ce genre d'exercice. Dans la conversation, pendant ses activités, on lui parlera de temps en temps en donnant une ou deux phrases incomplètes.

Surtout ne pas lui demander des choses difficiles sinon il refusera de se livrer à cet exercice. Il faut que ce soit un jeu qui titille sa vivacité d'esprit et il doit gagner à tous les coups (ou presque). On le félicitera à chaque fois. "Oui !" "C'est bien ! "Bravo !".

Si l'on répète la phrase ce sera pour lui donner la réponse qu'il n'a pas trouvée. Ne pas insister pour qu'il trouve. S'il ne trouve pas, ce n'est pas grave.

 

Lorsque vous lisez une histoire, moment privilégié d'intimité avec votre enfant, ne finissez pas quelques phrases. L'enfant retrouvera les mots qu'il a déjà entendus. Et cela parce que vous la lui aurez lue plusieurs fois.

Ses connaissances en vocabulaire croîtront de jour en jour.

 

Mon petit-fils a bientôt quatre ans et il aime toujours finir les phrases des histoires. Comme il a le sens de l'humour et qu'il a un bon public (sa mère éclate de rire à chaque fois qu'il fait un bon mot, et elle n'est pas la seule) il aime surprendre son auditoire en ne disant pas le mot attendu, soit qu'il le sache, soit qu'il ne le sache pas, mais en en donnant un autre auquel on ne s'attend pas, toujours du tac au tac, ce qui donne des phrases cocasses.

Exemple de Victor à 24 mois :

Tu me mets une tête comme une ba... bouche.

Tu n'en fais qu'à ta... strophe.

Oh ! un feu d'arti... chaut !

Exemple à 26 mois :

Dans la vie faut pas s'en... dormir.

 

Exercice 4 – Les homophones

3-4 ans

J'explique à mon petit-fils ce que sont les homophones. Des mots qui se prononcent de la même manière mais qui n'ont pas le même sens.

Je lui donne quelques exemples :

Ouvre la porte – Je porte un pantalon

Je ne vois rien – Écoute ma voix

Je me promène avec toi – le toit de la maison

J'ai trouvé un ver de terre – je bois dans un verre – Ton stylo est vert – je cours vers toi – Cendrillon avait une pantoufle de vair (fourrure)

Ton père s'amuse sur internet – J'ai une paire de chaussures

Le primeur vend des fruits et des légumes. Il fait vent dehors.

 

Il a vite compris.

Ce sont les situations dans lesquelles il emploie un mot qui a un homophone qui le feront s'exclamer : "J'ai trouvé un homophone !" Et voilà qu'il nous l'explique.

 

Exercice 5 - Si j'étais

Vous connaissez peut-être le jeu "Si j'étais" qui donne à deviner un personnage connu.

Vos partenaires vous posent une question et vous donnez une réponse qui a un rapport avec le personnage que vous êtes censé incarner et qu'il faut trouver.

Je vous donne un exemple :

Question -Si tu étais une fleur, que serais-tu ?

Ma réponse -Si j'étais une fleur je serais une rose.

Question -Si tu étais un jour, que serais-tu ?

Ma réponse -Si j'étais un jour, je serais un 6 mai.

Question -Si tu étais une qualité, que serais-tu ?

Ma réponse -Si j'étais une qualité je serais la normalité.

Inutile de vous dire la réponse, vous l'avez devinée.

 

Ce jeu s'adresse aux grands. Pour un petit de trois à quatre ans, j'ai détourné "Si j'étais" de la façon suivante :

Il n'y a rien à deviner.

Chaque joueur dit à son tour une phrase où il imagine ce qu'il pourrait être.

Exemple :

-Si j'étais une fourchette, je piquerais.

-Si j'étais du chocolat, je serais bon à manger.

Et c'est là que notre petit Victor (trois ans et demi) nous dit :

-Si j'étais des collants, je me mettrais sur les jambes des filles !

On rit. L'idée est pour le moins inattendue !

Excellent pour s'exercer à la structure grammaticale de ces phrases !

 

D'autres idées pour faire parler votre enfant

Et quand il sera capable de le faire, regardez des images, faites-le les décrire et posez-lui des questions.

Regardez par la fenêtre et demandez-lui ce qu'il voit. Décrivez-lui les choses.

Faites de même dans la rue, dans la forêt, etc.

Intéressez-vous à ce qu'il fait à l'école et demandez-lui de raconter.

Demandez le nom de ses copains et dites-lui de vous parler d'eux.

Demandez-lui de vous raconter une histoire, d'en inventer une ou de vous dire une histoire qu'il a entendue.

 

Et n'oubliez jamais que la manière que vous avez de l'écouter est essentielle pour qu'il se sache encouragé et qu'il acquière la confiance en lui, condition indispensable à son épanouissement futur.

Aussi serait-il préjudiciable à son développement de l'écouter d'un air distrait, de montrer votre impatience ou de l'interrompre et le reprendre systématiquement pour corriger toutes ses fautes de français.

Savoir réagir en lui manifestant l'intérêt que vous lui portez, savoir rire avec lui et lui montrer votre admiration, savoir l'encourager, savoir l'aimer, tout simplement, tout cela lui donnera des atouts pour sa vie entière.

 

 >>> RÉCAPITULATION des articles : Autour de l'enfant

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Ajout du 3 février 2014

« La rumeur signale qu'Albert Einstein n'aurait parlé qu'à 5 ans...»

> « Il est dyslexique, comme Einstein. » 

www.lecavalierbleu.com/images/30/extrait_193.pdf
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:20

 

 

Les 11, 12 et 13 mai, on fête respectivement saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais appelés les saints de glace.

 

La croyance populaire se base sur le fait qu'une baisse de la température surviendrait à cette période, ce qui ferait craindre des gelées. En fait les astro-physiciens ont décelé qu'à cette époque de l'année, la terre verrait les rayons du soleils obscurcis en traversant une région de poussières.

C'est la lune rousse.

 

Il y a belle lurette que ces saints ont disparu de notre calendrier, je doute que Mamert, Servais et Pancrace soient des noms qui courent les rues. Mais méfions-nous, les gelées peuvent toujours nous surprendre. D'ailleurs, nous aurez remarqué comme moi qu'il ne faisait pas très chaud ces derniers jours, dans le Forez que j'habite.

 

Jardiniers ! Soyez prêts, dès demain, à vous mettre à vos plantations. Plantez dans les jardins et dans vos jardinières, l'esprit tranquille !

Pour ma part, c'est ce que je vais m'appliquer à faire.

 

Pour en savoir + lire l'article sur Wikipédia : Les saints de glace

 

Et voici pour chaque jour de l'année une liste de saints et leurs dictons associés : Liste des Dictons (sur Nominis)

 

Mais pourquoi donc invoquer demain saint Matthias ?

 

14 mai
Saint Mathias casse la glace,
mais s'il n'en trouve pas il faut bien qu'il en fasse.

Aïe !

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:39

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Tous les articles du blog

 

Pour vous aider à faire les exercices, voyez les articles :

>> la conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

>> Valeurs et emplois du subjonctif 

>> la clef des modes (liste des conjonctions et des locutions conjonctives introduisant des subordonnées)

>> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

 

 

1-Compléter avec un verbe

au subjonctif présent

L'exercice n'est pas aussi facile qu'il puisse paraître au prime abord, croyez-moi !

Rappelez-vous les terminaisons

-e -es -e -ions -iez -ent (sauf pour avoir et être)

 

1-Il semble qu'il (falloir) les convaincre.

 

2-Il faut absolument qu'on (assaillir) cet anarchiste.

 

3-Ne penses-tu pas qu'il serait bon que tu le (convaincre) ?

 

4-N'espère pas qu'il (résoudre) son problème. Espérer que - J'espère que, je n'espère pas que, espérez-vous que - Inutile que - Prendre garde que, à ce que - Faire attention que, à ce que

 

5-Inutile que tu (avoir) autant d'argent si tu n'as pas d'amis.

 

6-Nous ferons attention à ce que vous ne nous (contraindre) pas à faire l'impossible.

 

7-Prenez garde que je ne vous (astreindre) à mon bon vouloir !

 

8-Je ne pense pas qu'il (convenir) de lui dire la vérité.

 

9-Je vous le ferai savoir quoi qu'il (pouvoir advenir)

 

10-Je demande impérativement que votre leçon (être apprise) avant que vous ne (copier) sur votre voisin.

 

11-Je vous démontrerai que vous avez tort afin que vous en (convenir).

 

12-Je laisse à l'albatros tout le temps qu'il faut pour qu'il (déployer) ses ailes.

 

13-Est-il nécessaire que je (balayer) tout votre appartement et que je (nettoyer) vos toilettes ?

 

14-Je vous supplie, à seule fin que vous (se plier) aux exigences de bonne conduite. 

 

15-Votre ami ne cesse de s'accrocher à vous bien que je (prévoir) que vous serez insensible à ses supplications.

 

16-Il nous faudra devenir bien indulgents d'ici à ce que nous (apprécier) son comportement. D'ici à ce que

 

17-Tu vas te laisser faire, j'en suis sûre, pour peu qu'elle (acquérir) quelque autorité sur toi.

 

18-Quelque généreuse que tu (pouvoir être), il ne te dira jamais merci, le pleutre.

 

19-De quelque ignominie qu'il (avoir) à se repentir, il ne doit pas s'attendre à ce qu'on l'(absoudre)

 

20-Forcez-vous donc un peu à faire des efforts pour vous sortir de cet imbroglio, pour peu qu'il vous en (chaloir) !

Voir dans le Trésor :  Chaloir, verbe défectif impers

Et sur ce blog : Les verbes défectifs

 

21-Il faut qu'il (se faire) violence pour que la moindre idée (poindre) dans son esprit, le simplet !

 

22-En admettant que vous (atteindre) l'Everest, je ne vous en admirerais pas plus.

 

23-À supposer que vous (veiller) sur moi à chaque instant, je ne vous serais pas plus reconnaissante. À supposer que

 

24-Aussi loin qu'il (m'en souvenir) je suis bien sûre de ne vous avoir jamais rencontré, monsieur le fâcheux ! Aussi loin que

 

25-Il faudra bien que je (s'asseoir) si je ne veux pas tomber.

 

26-Je veux bien que votre tendresse (valoir) plus que tout l'or du monde, de là à me laisser dépouiller...

 

27-Quoique tu (courir) plus vite que moi, j'arriverai bien à te rattraper, lièvre ou pas !

 

28-Il sera recommandé que je me (vêtir) plus chaudement.

 

29-Si mes forces reviennent et que je (se mouvoir) avec plus d'agilité, je crois bien que j'escaladerai ce tertre, aussi maladroit que je (être). Aussi... que (ses deux sens)

 

30-Partez sur l'heure de crainte qu'elle ne vous (fuir).

 

31-Elle lui prodigue des baisers moyennant qu'il (accourir) à chacun de ses appels intempestifs. Moyennant que

 

32-Ah ! Il faut que je (voir) ça !

 

33-Il faut que l'eau ou le lait (bouillir) pendant 20 minutes pour qu'il soit stérilisé.

 

Correction des verbes au subjonctif présent

 

1-Il semble qu'il faille les convaincre.

2-Il faut absolument qu'on assaille cet anarchiste.

3-Ne penses-tu pas qu'il serait bon que tu le convainques ?

4-N'espère pas qu'il résolve son problème (subjonctif après le verbe espérer à l'impératif négatif ; mais on dira : J'espère qu'il le résoudra)

5-Inutile que tu aies autant d'argent si tu n'as pas d'amis.

6-Nous ferons attention à ce que vous ne nous contraigniez pas à faire l'impossible.

7-Prenez garde que je ne vous astreigne à mon bon vouloir !

8-Je ne pense pas qu'il convienne de lui dire la vérité.

9-Je vous le ferai savoir quoi qu'il puisse advenir.

10-Je demande impérativement que votre leçon soit apprise avant que vous ne copiiez sur votre voisin.

11-Je vous démontrerai que vous avez tort afin que vous en conveniez.

12-Je laisse à l'albatros tout le temps qu'il faut pour qu'il déploie ses ailes.

13-Est-il nécessaire que je balaie/balaye tout votre appartement et que je nettoie vos toilettes ?

14-Je vous supplie, à seule fin que vous vous pliiez aux exigences de bonne conduite.

15-Votre ami ne cesse de s'accrocher à vous bien que je prévoie que vous serez insensible à ses supplications.

16-Il nous faudra devenir bien indulgents d'ici à ce que nous appréciions son comportement.

17-Tu vas te laisser faire, j'en suis sûre, pour peu qu'elle acquière quelque autorité sur toi.

18-Quelque généreuse que tu puisses être, il ne te dira jamais merci, le pleutre.

19-De quelque ignominie qu'il ait à se repentir, il ne doit pas s'attendre à ce qu'on l'absolve.

20-Forcez-vous donc un peu à faire des efforts pour vous sortir de cet imbroglio, pour peu qu'il vous en chaille !

21-Il faut qu'il se fasse violence pour que la moindre idée poigne dans son esprit, le simplet !

22-En admettant que vous atteigniiez l'Everest, je ne vous en admirerais pas plus.

23-À supposer que vous veilliez sur moi à chaque instant, je ne vous serais pas plus reconnaissante.

24-Aussi loin qu'il m'en souvienne, je suis bien sûre de ne vous avoir jamais rencontré, monsieur le fâcheux !

25-Il faudra bien que je m'assoie/asseye si je ne veux pas tomber.

26-Je veux bien que votre tendresse vaille plus que tout l'or du monde, de là à me laisser dépouiller...

27-Quoique tu coures plus vite que moi, j'arriverai bien à te rattraper, lièvre ou pas !

28-Il sera recommandé que je me vête plus chaudement.

29-Si mes forces reviennent et que je me meuve avec plus d'agilité, je crois bien que j'escaladerai ce tertre, aussi maladroit que je sois. Dans la subordonnée introduite par la conjonction si, on a un indicatif présent, pour évitez la répétition de si, que la remplace et il est suivi du subjonctif.

30-Partez sur l'heure de crainte qu'elle ne vous fuie avant vous.

31-Elle lui prodigue des baisers moyennant qu'il accoure à chacun de ses appels intempestifs.

32-Ah ! Il faut que je voie ça !

33-Il faut que l'eau ou le lait bouille 20 minutes pour qu'il soit stérilisé.

 

2-Compléter avec un verbe

au subjonctif imparfait

Rappelez-vous les terminaisons :

-sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.

Rappel : Le subjonctif imparfait s'emploie dans la langue soutenue.

Il est remplacé par le subjonctif présent dans la langue courante.

 

1-Les temps sont durs, me disais-je, il faudrait bien cependant que j'(accroître) mes revenus.

 

2-Si violente que (être) la crise, nous nous résolûmes à rester dans l'expectative.

 

3-Vous avez voté pour lui faute que vous ne (savoir) pas exactement ce qu'il ferait.

 

4-Au vu de ses impardonnables frasques, il aurait été bien difficile que nous l'(absoudre).

 

5-Je vins à ses funérailles bien que je ne l'(aimer) point.

 

6-Nous passâmes des vacances heureuses bien que tu (venir) nous abreuver de tes jérémiades.

 

7-Il prit beaucoup de soin avec ses deux filles afin qu'elles (croître) et (embellir).

 

8-Il me fallut faire tous les exercices grammaticaux concoctés par mamiehiou afin que j'(écrire) en faisant moins de fautes.

 

9-On demanda à cette sportive de manger 2 kilos de poulet par jour jusqu'à ce qu'elle (acquérir) les muscles dont elle rêvait.

 

10-Je voulus que tu n'(entreprendre) rien ce soir-là, sauf à ce que tu me (caresser) tendrement la main.

 

11-Ils ne me reprochèrent rien sinon que je (devoir) me taire.

 

12-Vous me harceliez pour que je (coudre) prestement toutes les déchirures de vos jeans.

 

13-Les Horace furent les seuls qui (vaincre) les Curiace. (relative)

 

14-C'était le seul endroit que je (connaître) bien. (relative)

 

15-Ne m'avez-vous pas dit qu'il fallait que je m'(asseoir) ici ?

 

16-Il était indispensable qu'un jour, enfin, nous (conclure) l'affaire.

 

17-Il était de bon ton que je me (tenir) coi.

 

18-Si j'étais un géant et que je (brandir) mon épée, je ne me laisserais pas défaire par un chétif David.

 

19-Vous bouillissiez d'impatience sans que vous (pouvoir) le dire.

 

20-Il n'était jamais content, soit qu'il (craindre) le froid, soit qu'il (fuir) le chaud.

 

21-Je lui promis de lui donner à boire à moins que je ne (boire) tout avant lui.

 

22-(Plaire) à Dieu que je me (sortir) de cet enfer !

 

23-Il fallait toujours que je (rire) de vos bons mots qui ne valaient pas un clou.

 

24- J'ai longtemps douté qu'elle (vivre) longtemps.

 

25-Il voulait toujours que je (mettre) du grain à moudre et que je le (moudre) moi-même.

 

26-Ce n'était pas le fait que je (naître) après lui, qui me navrait, ni qu'il (naître) avant moi, mais le fait que je (être) victime du droit d'aînesse.

 

27-Il vous estimait tant qu'il avait peur que vous ne (valoir) rien à mes yeux.

 

28- Bien que vous (savoir) que nous ne (vouloir) pas vous répondre, vous continuâtes à nous poser vos questions incongrues.

 

Correction des verbes au subjonctif imparfait

 

1-Les temps sont durs, me disais-je, il faudrait bien cependant que j'accrusse mes revenus. 

À noter : « On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel. Exemple : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt. »

Arrêtés ministériels du 31 juillet 1900 et du 26 février 1901 

2-Si violente que fût la crise, nous nous résolûmes à rester dans l'expectative.

3-Vous avez voté pour lui faute que vous ne sussiez pas exactement ce qu'il ferait.

4-Au vu de ses impardonnables frasques, il aurait été bien difficile que nous l'absolussions.

Le subjonctif imparfait du verbe absoudre n'est pas admis par tous les dictionnaires. Littré l'admet. Le Wiktionnaire le cite comme rare. L'Académie ne l'admet pas.

>> Les verbes défectifs

5-Je vins à ses funérailles bien que je ne l'aimasse point.

6-Nous passâmes des vacances heureuses bien que tu vinsses nous abreuver de tes jérémiades.

7-Il prit beaucoup de soin avec ses deux filles afin qu'elles crûssent et embellissent.

8-Il me fallut faire tous les exercices grammaticaux concoctés par mamiehiou afin que j'écrivisse en faisant moins de fautes.

9-On demanda à cette sportive de manger 2 kilos de poulet par jour jusqu'à ce qu'elle acquît les muscles dont elle rêvait.

10-Je voulus que tu n'entreprisses rien ce soir-là, sauf à ce que tu me caressasses tendrement la main.

11-Ils ne me reprochèrent rien sinon que je dusse me taire.

12-Vous me harceliez pour que je cousisse prestement toutes les déchirures de vos jeans.

13-Les Horace furent les seuls qui vainquissent les Curiace. (relative)

14-C'était le seul endroit que je connusse bien. (relative)

15-Ne m'avez-vous pas dit qu'il fallait que je m'assisse ici ?

16-Il était indispensable qu'un jour, enfin, nous conclussions l'affaire.

17-Il était de bon ton que je me tinsse coi.

18-Si j'étais un géant et que je brandisse mon épée, je ne me laisserais pas défaire par un chétif David.

19-Vous bouillissiez d'impatience sans que vous pussiez le dire.

20-Il n'était jamais content, soit qu'il craignît le froid, soit qu'il fuît le chaud.

21-Je lui promis de lui donner à boire à moins que je ne busse tout avant lui.

22-Plût à Dieu que je me sortisse de cet enfer ! (plût, subjonctif optatif)

23-Il fallait toujours que je risse de vos bons mots qui ne valaient pas un clou.

24- J'ai longtemps douté qu'elle vécût longtemps.

25-Il voulait toujours que je misse du grain à moudre et que je le moulusse moi-même.

26-Ce n'était pas le fait que je naquisse après lui, qui me navrait, ni qu'il naquît avant moi, mais le fait que je fusse victime du droit d'aînesse.

27-Il vous estimait tant qu'il avait peur que vous ne valussiez rien à mes yeux.

28-Bien que vous sussiez que nous ne voulussions pas vous répondre, vous continuâtes à nous poser vos questions incongrues.

 

 

À noter :Une proposition dépendant d’un verbe au subjonctif peut avoir, par attraction, son verbe au subjonctif.

Exemple :

Phrases au présent :

Vous ne savez pas que vous êtes belle.

>>Je doute que vous sachiez que vous êtes belle.

OU

>>Je doute que vous sachiez que vous soyez belle. (soyez subjonctif par attraction puisque la proposition dépend du verbe sachiez au subjonctif)

Phrases au passé :

Vous ne saviez pas que vous étiez belle.

>>Je doutais que vous vous sussiez que vous étiez belle.

OU

>>Je doutais que vous sussiez que vous fussiez belle. (fussiez subjonctif par attraction puisque la proposition dépend du verbe au subjonctif sussiez)

 

Rappel de la concordance des temps

Dans la plupart des cas :

a-Le verbe est au subjonctif présent ou au subjonctif passé lorsqu'il dépend d'un verbe au présent ou au futur ou à l'impératif.

Il faut que tu fasses ton devoir.

Il faudra qu'il soit arrivé avant cinq heures.

Fasse qu'un malheur ne se produise pas !

b-Il est au subjonctif imparfait ou au subjonctif plus-que-parfait lorsqu'il dépend d'un verbe au passé ou au conditionnel, dans le style soutenu ou littéraire. Plus couramment, on remplace aujourd'hui ces temps par le subjonctif présent ou le subjonctif passé.

Il fallait (faudrait) que tu fisses ton devoir.

Il aurait fallu que nous fussions arrivés avant la nuit.

On dit plus volontiers :

Il fallait (faudrait) que tu fasses ton devoir. Il aurait fallu que nous soyons arrivés avant la nuit.

 

Sur la concordance des temps, voir les articles :

*La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

**Suite de l'article sur la concordance des temps

***La concordance des temps - Exercices d'application

et aussi :

Le conditionnel ne serait-il plus un mode ? 

 

Pour en savoir +

Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

Les exercices :

Quiz 28 Ex n°1 sur le subjonctif – Trouvez le mot qu'il faut

Quiz 29 Ex. n°2 sur le subjonctif - Passé simple ou imparfait du subjonctif ? Passé antérieur ou plus-que parfait du subjonctif ? 

Quiz 42 Ex n°3 sur le subjonctif -Entraînement à l'emploi des verbes au subjonctif présent et imparfait.

Quiz 54 Ex. n°4 sur le subjonctif -Ne pas confondre l'indicatif présent et le subjonctif présent 

Quiz 55 Ex. n° 5 sur le subjonctif - Ne pas confondre l'indicatif imparfait et le subjonctif présent

Verbes au subjonctif imparfait du tac au tac - Exercice n°6 sur le subjonctif

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:19

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Malgré toutes les exhortations que je me faisais à moi-même pour en rester là et me tenir coite afin de me préserver de tout danger, je sentais que quelque chose me démangeait.

Mille fois déjà je m'étais fait la leçon.

« Oli, me disais-je, abstiens-toi de t'exposer à la rigueur d'une police aveugle. Prends garde de ne pas faire une folie en te lançant dans un acte téméraire qui pourrait te coûter la vie ! »

Mais la démangeaison était si forte qu'elle demandait impérativement à être soulagée. Il me fallait agir, coûte que coûte, la douleur m'étant aussi insupportable que celle ressentie lorsqu'une nuée de midges vous assaille.

 

Ma décision fut prise avant même d'être réfléchie mûrement. Je partirais revoir Marie Cratère. Je lui arracherais son secret. J'userais de tous les moyens dont je disposais pour la convaincre de me révéler tout ce qu'elle savait.

Pauvre insensée que j'étais ! La vieille Marie serait capable de débusquer toutes mes ruses, d'être insensible à toute séduction, orgueilleuse qu'elle était de jouir de sa puissance et de tenir chacun sous son joug.

C'était à n'y plus tenir. Je me sentis soudain capable de toutes les audaces comme le furent si courageusement tant de femmes exceptionnelles2 par le passé. Il faut se guider d'après de bons exemples.3

Ah, je ris ! Je ris de me voir si fragile et cependant prête à tout, tel le jeune David affrontant le Philistin4 haut de six coudées et un empan ! Marie Cratère n'avait pas une telle stature, certes, mais sa détermination à imposer pour jamais son pouvoir sur les êtres et sur les choses de ce monde ne se laissait pas si facilement fléchir.

« Je vais partir avant qu'il soit longtemps ! » m'exclamai-je à voix haute comme pour affermir mon courage. « J'irai, à la barbe de tous, ennemis de la liberté, se dressant le plus souvent les uns contre les autres, mordus, mordants5, punis, punissants, mystifiés, mystifiants... j'irai faire triompher la vérité ! »

Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, enchantée, tourmentée et comme possédée par le démon de mon cœur !6

 

C'est, calmée, que j'en vins à des considérations plus pragmatiques.

Je prendrais le temps de préparer mon périple aventureux et me barderais du bagage nécessaire — à dire vrai, je ne prendrais qu'un baluchon7, m'interdisant de m'embarrasser trop.

Je savais déjà que l'espace sauvage que j'allais traverser n'avait rien d'édénien.

....................................................................................................

*Titre- À coeur vaillant, rien d'impossible !

Devise de Jacques Coeur (vers 1395/1400-1456)

2-Des femmes exceptionnelles

Jeanne d'Arc, Olympe de Gouge, Madame Rolland, Charlotte Corday, Louise Michel, Rosa Luxembourg, Hannah Arendt, Simone Weil, voir la note du texte : 93 Délires sur l'enfermement - Rencontre avec des femmes extraordinaires de courage

3-Il faut se guider d'après de bons exemples. Cf. Littré (entrée : guider)

4-Goliath, le Philistin.

Goliath est un personnage biblique del'Ancien Testament (Samuel, 17).

C'est un géant « de six coudées et un empan » soit environ 2,90 m.

Il défend les Philistins contre Israël et lance le défi de combattre avec un homme voulant se mesurer à lui. Le jeune berger David, aidé de Dieu, le vainc en lui lançant une pierre en plein front avec sa fronde. David prend alors l'épée de son ennemi terrassé et lui coupe la tête.

5-Tous l'un de l'autre ennemis obstinés, Mordus, mordants, chansonneurs, chansonnés, Voltaire, Pauvre diable.

6-Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté et comme possédé par le démon de mon cœur !

Chateaubriand, René.

Voir l'article dans mon florilège : CHATEAUBRIAND - Mémoires d'Outre-Tombe

7-baluchon ou balluchon

 

NOTES

pour me tenir coite

coi, masculin / coite, féminin – silencieux, tranquille

Voir d'autres adjectifs irréguliers dans les notes du texte : 23 Délires d'une Marie bien chiche

 

Elle demandait à être soulagée.

Demander. Voir les différentes constructions de ce verbe, note du texte : 147 Délires troublants

 

la douleur ressentie lorsque des milliers de midges vous assaillent

 On rencontre les midges ou simulies dans les zones humides d'Écosse et d'Irlande (et dans d'autres continents).

Les midges, c'est une espèce de petit moucheron aussi venimeux que des serpents à sonnettes qui vous assaillent par millions et vous font venir sur la peau du visage et des mains des chaînes de montagnes horriblement démangeantes. (Mérimée, Lettres à la Comtesse de Boigne, 1870)

 

La vieille Marie serait capable de débusquer toutes mes ruses [...], orgueilleuse qu'elle était de jouir de sa puissance...

orgueilleuse, l'adjectif apposé à la vieille Marie, est prolongé par une proposition relative qu'elle était de jouir de sa puissance... dans laquelle le pronom relatif qu' (que) reprenant orgueilleuse est attribut.

 

C'était à n'y plus tenir, c'était difficilement supportable.

C'est à n'y pas tenir, c'est à n'y plus tenir. Style familier.

 

sa détermination à imposer pour jamais son pouvoir.

pour jamais, pour toujours.

Voir l'article : Jamais, ne jamais, jamais plus, au grand jamais, à jamais, si jamais, oncques... + Adverbes et locutions adverbiales de temps 

 

Avant qu'il soit longtemps, avant longtemps, avant peu, avant peu de temps, avant que peu de temps soit passé.  

 

mordus, mordants, punis, punissants, mystifiés, mystifiants

des participes employés comme adjectifs.

 

C'est, calmée, que j'en vins à des considérations plus pragmatiques.

En venir - Venir se construit avec la particule en qui lui donne plus de force en indiquant à l'esprit quelque chose d'antécédent d'où l'on part. Cf. Littré

Pragmatique, qui concerne la réalité, les faits réels, l'action.

 

l'espace sauvage n'avait rien d'édénien

Édénien ou édénique, qui se rapporte à l'Eden, le paradis perdu. [Cf. La Bible]

 

<< 147 Délires troublants - « Ce n'est point ici le pays de la vérité : elle erre inconnue parmi les hommes. »*

>> 149 Délires qui froissent l'amour-propre - « Ainsi en pleurant une séparation, c'est soi qu'on pleure »*

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:10

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La phrase interrogative

 

L'interrogation est disjonctive quand le locuteur énonce une alternative. 

Étais-je stupide ou simplement naïve ?

Vas-tu enfin me dire, oui ou non, que tu m'aimes ?

Tournure familière :

Avais-je pensé que tout était possible avec lui ? Ou quoi ? 

 

L'interrogation est fictive lorsqu'on n'attend aucune réponse. Elle équivaut à une exclamation ou à une interjection.

Que n'avais-je écouté Roboland ? (Pourquoi n'avais-je pas...)

Allais-je à l'avenir cesser enfin d'être confiante ?

>ou bien lorsque la réponse suit aussitôt la question :

Voulez-vous, chers lecteurs, que je vous dise ce que je vais faire ? Eh bien, je m'en vais délibérer avec moi-même.

 

L'interrogation fictive est dite rhétorique ou oratoire lorsque la réponse est évidente. On n'a pas besoin de répondre.

Ne vous avais-je pas avertis, lecteurs incrédules, que j'étais prête à vous entraîner avec moi dans ce monde en allant de déceptions en déceptions ? Est-il besoin de vous dire que vous brûlez comme moi de l'envie de connaître des jours meilleurs ?

Serais-je mieux avancée si j'avais accusé ouvertement Alcofribas, alors que je n'avais aucune preuve tangible pour étayer ma suspicion ?

 

L'interrogation délibérative permet, à celui qui parle ou qui pense, de réfléchir avant de prendre une décision.

Que ferai-je maintenant ? Qui voir ? À qui me fier ?

 

 Les phrases de l'article sont empruntées au texte :

127 Délires touchants d'une pauvre dupée

Pour en savoir +

> Cas où l'on peut ne pas mettre le point d'interrogation dans une phrase interrogative

> Est-ce que – est-ce qui – La phrase interrogative

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:59
Merci - remercier

Merci se construit avec la préposition de ou la préposition pour suivi de la chose dont on remercie.

L'Académie donne seulement merci de.  

Le Trésor donne les deux prépositions.

Merci de vos fleurs. Merci pour vos compliments.

 

De même remercier de et remercier pour.

Remercier de peut-être suivi de la façon de remercier.

Elle me remercia d'un baiser.

 

L'usage veut que l'on dise merci de devant un infinitif.

Merci de m'aider et de m'encourager.

 

On dit merci pour suivi de la personne qui remercie autre que le locuteur.

Je vous remercie pour mon frère.

 

Féliciter

Féliciter quelqu'un de quelque chose

Je te félicite de ton courage.

Féliciter quelqu'un pour quelque chose

Il m'a félicité pour mon mariage.

Féliciter quelqu'un sur quelque chose (style soutenu)

On l'a félicité sur son admirable prestation. 

 

Complimenter

Complimenter quelqu'un de quelque chose

Il m'a complimenté de mon travail.

Je fus complimenté d'avoir su mener à bien cette mission.

Complimenter quelqu'un pour quelque chose 

Je la complimentai pour l'éducation qu'elle avait donnée à son fils.

Note : Grevisse donne pour, mais pas l'Académie ni le Trésor.  

Complimenter quelqu'un sur quelque chose (style soutenu)

On l'a complimenté sur son bel appartement.

 

Savoir gré

Savoir gré à quelqu'un de quelque chose (ou de + infinitif) 

Être reconnaissant envers quelqu'un  

Je vous sais gré de vos bontés

Je vous sais gré de m'écouter.

Attention au barbarisme : Je vous suis gré...

 

Articles connexes

Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif

 

Prépositions À ou DE : à vous de bien choisir ! – QUIZ 33

 

QUIZ 34 - Complétez les phrases par les prépositions à ou de suivies d'un infinitif - Texte Arnolphe et Isidore, les célibataires - Une journée si peu particulière

 

Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes - Exercices - 1re partie + QUIZ 30

 

Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ? Exercices - 2e partie - QUIZ 31

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 15:45

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Le trouble de mon esprit demandait à se dissiper. Je ne pouvais rester ainsi à divaguer, à extravaguer même, sans savoir ce que je devais faire ce que je pouvais faire, eussé-je plutôt dû dire. Ne fallait-il pas que je misse de l'ordre dans tout ce que j'avais appris, si effarant, si incongru, si invraisemblable que cela parût ? Mais ne dit-on pas que l'invraisemblable est quelquefois vrai2?

 

Il me fallait redoubler de vigilance.

Lecteur attentif et patient, tu connais le souci que j'ai d'être toujours sincère et spontanée, et ma détestation de toute accommodation, de toute compromission, qui voudraient que je me plie à la dictature de la démagogie, et que je mente pour mieux plaire. La vérité me brûlait les lèvres. Néanmoins il ne faisait aucun doute que mes hésitations étaient fondées : révéler sans précautions ce que je savais aurait pu m'être fatal. C'était couru°.

 

Depuis quelques jours galopaient des rumeurs à peine cachées — et pourtant que ne craignait-on pas à les propager, fût-ce sous le manteau° ! Depuis le moment3 où — rappelle-toi — j'avais eu l'audace de demander de s'interroger sur ses origines ; tous, jusqu'au plus borné, au plus obtus de mon auditoire, n'avaient de repos.

La question avait fait son chemin. Il ne se passa de jours que mes écoliers, toujours avides de problèmes métaphysiques le plus souvent insolubles, ne tentassent de l'éclaircir, après moultes tergiversations, l'abordant sans préambule, la tournant et la retournant en tous sens, la reformulant cent fois pour mieux s'en pénétrer, l'examinant sous ses aspects les plus étranges et les plus inattendus, la discutant à l'envi, quittes à se compromettre, mêlant le doute à la curiosité, attitudes relevant de la faculté humaine la plus remarquable – vous en conviendrez — l'intelligence.

Mais autant vouloir solutionner la quadrature du cercle°.

 

Pourtant je ne désespérais aucunement qu'ils vinssent à bout de leurs réflexions.

N'aurais-je pas lancé, de dépit, un gros juron, si, perdant la maîtrise de moi-même, je m'eusse laissé aller à enfreindre les règles élémentaires de bonne conduite, grave péché qui eût demandé contrition et pénitence ? «  Ventre-saint-gris ! » Mais je me retins. Je donnai la préférence à l'invocation au Ciel : « Fasse que Dieu veuille leur montrer le chemin de la vérité et le moyen de secouer le joug de leurs tyrans ! Et sans moi ! » Je craignais qu'on m'accusât, qu'on me condamnât, qu'on m'exécutât.

À quoi servait donc que je me morfondisse ? Peut-être tout serait-il résolu avant que je ne disse ouf. Et je n'aurais plus rien à craindre de quiconque.

.............................................................

*1-Ce n'est point ici le pays de la vérité : elle erre inconnue parmi les hommes. Blaise Pascal, Pensées, XXIII, 31.

2-L'invraisemblable est quelquefois vrai.

Cf. Le Dictionnaire Littré à l'entrée : invraisemblable.

3-Voir le cours sur les origines donné par Oli : 141 Délires qui plongent dans l'inconscient - « On ne renie pas son enfance ; on l'enfouit au fond de son coeur... »

 

NOTES

Le trouble de mon esprit demandait à se dissiper. 

Le verbe DEMANDER

demander, verbe transitif

J'ai demandé des nouvelles de sa maman. (COD)

Je lui ai demandé conseil. (COS, COD)

Qu'est-ce qu'un complément d'objet direct ? un complément d'objet second ? un complément d'objet indirect ? Qu'est-ce qu'un attribut ?

demander après quelqu'un : demander des nouvelles de quelqu'un - OU demander qu'il vienne.

Je suis venu vous dire qu'il demande après vous.

demander suivi d'une interrogative indirecte

demander qui..., ce que..., ce qui..., lequel..., si..., combien..., comment..., où..., pourquoi..., quand..., à combien..., par où..., depuis quand..., (à, de, avec, contre, par, pour...) qui..., (prépositions) quoi..., (prép.) quel..., etc.

Je demande s'il vient.

Vient-il ? (interrogation directe)

Que fait-il ? Où va-t-il ? Quel train prend-il ?

Je vous demande ce qu'il fait, où il va et quel train il prend.

demander que ou à ce que suivi d'une complétive avec un verbe au subjonctif.

Je demande qu'il vienne immédiatement

Je demande à ce qu'il vienne immédiatement.

demander à quelqu'un de suivi d'un infinitif, le COI est le sujet implicite de l'infinitif

Je lui ai demandé de se taire . > Il doit se taire.

demander à ou de suivi d'un infinitif

Je veux partir : Je demande à partir. Je demande de partir.

Je veux me retirer : Je lui ai demandé à me retirer. Je lui ai demandé de me retirer.

> Verbes qui se construisent avec les prépositions à ou de suivies d'un infinitif

 

eussé-je plutôt dû dire

eussé-je dû, subjonctif imparfait à valeur de conditionnel passé (2e forme) aurais-je dû (1re forme)

j'eusse, sujet inversé : eussé-je OU eussè-je dû dire (Réforme de l'orthographe 1990)

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fût-ce, fussent-ils ...

Et aussi > du, dû, due, dus, dues, dut, dût

 

Ne fallait-il pas que je misse de l'ordre

je misse, subjonctif imparfait de mettre, concordance des temps.

On emploie le subjonctif après il faut que.

Voir le §8 dans > Valeurs et emplois du subjonctif

 

Si effarant, si incongru, si invraisemblable que cela parût.

Effarant, qui effare, qui trouble, qui fait peur, qui provoque la stupéfaction, l'incrédulité.

Incongru, inconvenant, qui ne convient pas à la bienséance, qui est inattendu et surprend.

Incongrûment, de manière incongrue.

parût, subjonctif imparfait.

synonymes :

Pour effarant, pour incongru... que cela parût.

Quelque effarant, quelque incongru... que cela parût.

Aussi effarant, aussi incongru... que cela parût.

Mais aussi que dans ce sens n'est pas admis par tous les grammairiens.

Cf. L'Académie : Aussi... que, suivi du subjonctif, exprime un degré extrême (on dit plutôt Si, Pour, Quelque). Aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est la vérité.

 

tu connais ma détestation de toute accommodation

L'accommodation

"Terme de philosophie. Procédé par lequel souvent on accommode une doctrine aux opinions, aux connaissances, aux préjugés de ceux à qui on l'enseigne. " Cf. Littré

"Le type courant en est offert par le mensonge oratoire qui, sans positivement briser les reins à la vérité, accentue ce qui doit plaire à l'auditeur, atténue ce qui ne doit pas lui plaire et ne sait plus bien lui-même où sont les limites du vrai.[...]" E. Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 492. Citation lue dans le Trésor.

 

C'était couru°

c'était couru d'avance, le résultat était prévisible.

 

fût-ce sous le manteau.

Voir > fût-ce article cité ci-dessus

sous le manteau°, en secret.

Littré  donne : Sous le manteau de la cheminée, en cachette. Dire quelque chose sous le manteau de la cheminée.

Manteau de cheminée, la partie de la cheminée qui fait saillie dans la chambre, au-dessus du foyer.

 

après moultes tergiversations

beaucoup de

> moult (variable ou invariable)

 

la reformulant cent fois pour mieux s'en pénétrer

Se pénétrer de quelque chose, s'en imprégner de telle sorte que son corps, son âme et ses sens en soient remplis.

 

la discutant à l'envi, quittes à se compromettre

À l'envi, à qui mieux mieux.

 

La quadrature du cercle, le problème insoluble par excellence.

Cf. Littré : se dit d'une chose impossible à trouver.

La quadrature, terme de géométrie. Réduction géométrique d'une figure curviligne à un carré équivalent en surface.

 

pourtant je ne désespérais aucunement.

aucunement avec la négation, en aucune façon.

 

Ventre-saint-gris ! était le juron d'Henri IV. 

À rapprocher de Ventrebleu !

Bleu mis pour Dieu pour atténuer le juron : Sacrebleu ! Sacreblotte ! Sacredié ! Sacrelotte ! sur le CNRTL : SACREBLEU, SACREDIEU, interjection

Voir les expressions apparentées dans : sacrebleu - Wiktionnaire

Ah ! Ventre !

Par la mort ! par la tête ! par le ventre ! si je le trouve, je le veux échiner, Molière, Les Fourberies de Scapin, II, 9. (dans le Littré)

 

Fasse le Ciel que Dieu veuille leur montrer le chemin de la vérité !

Subjonctif optatif (on formule un souhait)

Voir le §29 dans : > Valeurs et emplois du subjonctif

> La Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité...

 

si je m'eusse laissé aller à enfreindre les règles

Après la conjonction de subordination SI, on peut avoir le subjonctif plus-que-parfait au lieu du plus-que-parfait de l'indicatif.

si je m'étais laissé aller.

Voir l'article : Si

Le participe passé LAISSÉ suivi d'un infinitif est invariable.

> L'accord problématique des participes passés FAIT et LAISSÉ 

 

À quoi servait donc que je me morfondisse ?

Se morfondre, ici : perdre son temps à attendre que quelque chose se passe, se tourmenter dans l'attente.

Se conjugue comme fondre.

Je fondis, que je fondisse, qu'il fondît.

> La conjugaison des verbes au subjonctif - Comment déjouer ses difficultés

 

Peut-être tout serait-il résolu avant que je ne disse ouf.

Inversion du sujet après peut-être. Style soutenu.

Peut-être que tout serait résolu... style familier.

avant que je ne disse ouf / avant que je disse ouf

disse, subjonctif imparfait de dire, concordance des temps.

dise, subjonctif présent.

Voir : NE explétif - Quand peut-on l'employer ? 

Et aussi : *La concordance des temps dans les propositions subordonnées + Le style (ou le discours) direct et indirect

**Suite de l'article sur la concordance des temps

***La concordance des temps - Exercices d'application

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 17:57

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Les puristes se limitent à dire qu'un but est un point que l'on vise.

On n'est pas "dans un but". Le but est à atteindre.

Ainsi plutôt que de dire : Je travaille dans le but de réussir, on peut dire : Je travaille pour réussir.

Dans le dessein de est moins courant et s'emploie dans un style soutenu. Il est parti dans le dessein de s'accomplir dans une oeuvre humanitaire.

 

Cf. L'Académie :  dans le but de, locution prépositive. Emploi critiqué. Dans le dessein de, dans l'intention de.

 

Remarque de Littré :

Peut-on dire : il agissait ainsi dans le but de se réconcilier ? Cette locution est très usitée présentement ; mais elle n'est pas aisée à justifier. On n'est pas dans un but ; car, si on y était, il serait atteint. On dit bien : je suis dans l'espérance de, dans l'intention de, vu que, on peut considérer l'espérance, l'intention comme quelque chose où l'on est placé ; mais il n'en est pas de même du but qui est éloigné et auquel il faut atteindre. Cette locution serait justifiée si on donnait à dans le sens de pour ; mais dans n'a, en aucun autre cas, un emploi de ce genre. La locution, ne pouvant s'expliquer ni par le sens de but dans lequel on n'est pas, ni par l'emploi de dans qui ne marque jamais quelque chose à atteindre, doit être évitée ; et, en place, on se servira de : dans le dessein, dans l'intention, à l'effet de, etc.

 

Le Trésor  signale cette remarque de Littré mais nous dit que "l'expression [dans le but de] est couramment employée par les auteurs."

Voir Le Trésor (TFLi) et l'Académie dans  Lexicographie- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

 

Le Petit Robert admet "dans le but de..."

 

Pourquoi ? : On notera que le plus souvent Pourquoi ? entraîne une réponse donnant une cause (parce que...)

Pour quoi ? Pour quoi faire ? entraîne une réponse donnant un but (pour, pour que)

 

Pour quoi faire ? Ou Pourquoi faire ?  L'orthographe hésite entre ces deux graphies nous dit le Trésor. La seconde plus rationnelle prévaut, fait remarquer Grevisse.

On rencontre parfois sous la plume de quelques écrivains Pourquoi faire bien que ce ne soit pas très logique.

 

En conclusion, si l'on fait partie de ceux qui ont un grand souci de la pureté de la langue, on s'efforcera de ne pas employer "dans le but de" tout en sachant que l'usage en est fort répandu.

 

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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