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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 08:58

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Première version

 

................................... S'il suffisait d'aimer !...................................

 

Si tu regardais mieux

tu verrais dans mes yeux

une lueur brûlante,

mais tu ne tournes pas

ton dur regard vers moi,

pour toi je suis absente.

 

Je t'aurai attendu,

frémissante et troublée.

 

Mais toutes ces années

ne sont en rien perdues,

puisque je t'ai aimé.

Auto-critique :

Moi ne rime pas avec pas, aimé ne rime pas avec années, perdues ne peut rimer avec attendu ; les rimes ne sont ni suivies (AA), ni embrassées (ABBA), ni croisées (ABAB) ; les strophes sont de longueurs inégales.

Mais j'ai eu du plaisir à composer ce poème, pour ceux qui soupirent après l'amour.

Je t'aurai attendu - Le futur antérieur exprime ici un bilan du passé.

 

Je tente une deuxième version

 

................................... S'il suffisait d'aimer !...................................

 

Ton dur regard me fuit ;

de toi je me languis

sans les mots pour le dire.

Faut-il que je soupire !

 

Si tu regardais mieux

tu verrais dans mes yeux

une lueur brûlante.

Pour toi je suis absente.

 

Mais toutes ces années,

puisque je t'ai aimé,

ne sont en rien perdues,

Mon rêve est suspendu.

 

Troisième version

 

................................... S'il suffisait d'aimer !...................................

 

J'étais enquinaudée* !

Je t'aurais tout donné

si tu avais voulu

jeter ton dévolu

sur celle que j'étais.

Coquin ! Pendard ! Dadais !

 

Les années ont passé,

mes rêves ont cessé.

Tu n'as jamais rien su.

Je n'ai rien obtenu,

ni regard, ni sourire.

Zeste ! Mieux vaut en rire !

 

Note : *enquinaudée, enjôlée

 

Pour en savoir plus : > Versification

Les poèmes de Mamiehiou

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:55

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Extraits de quelques articles le plus souvent lus

Règles de l'accord des participes passés

LE PART. PASSÉ EMPLOYÉ AVEC AVOIR & SUIVI D'UN INFINITIF (4 cas) 

 

même règle avec un verbe pronominal

1er cas et 2e cas :

1-Je l'ai vue cueillir des herbes. 

Le part. passé s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant si ce COD fait l'action de l'infinitif.

L', c'est-à-dire la sorcière : la sorcière a cueilli des herbes.

 

2- Voici les herbes que j'ai vu cueillir.

Ici, le part. passé ne s'accorde pas parce que le complément d'objet direct que (les herbes) ne fait pas l'action de l'infinitif.

3e cas :

4-Si l'infinitif est précédé d'une préposition, le part. passé s'accorde avec le COD placé avant.

Ce sont les livres que je t'ai donnés à lire.

 

Que (= livres) est COD de lire, pas de donner.

4e cas :

FAIT et LAISSÉ suivis d'un infinitif : invariables

>Voir la suite

Comment dites-vous Je t'aime ?

Je te kiffe, je ne te hais point, tu me bottes, je suis morgane de toi, je t'ai dans la peau, mon coeur s'est embrasé, etc.

Langue soignée, style soutenu

Je suis très épris de vous.>>ÉPRIS, ISE, part. passé et adj.
Je veux vous chérir.

Style  populaire 

J'ai le béguin pour toi.

Je me suis toqué de toi.

Je t'ai à la bonne.

Je t'ai à la chouette.

Tu m'as tapé dans l'oeil.

Tu me bottes 

J'en pince pour toi.

Je te kiffe.

Je suis morgane de toi.

je t'ai dans la peau.

Je suis dingue de toi.

Style courant

Je t'aime. Je vous aime

Je me suis amouraché de toi.

Je suis amoureux de toi.

Je suis très attaché à toi.

Je te porte dans mon coeur.

Je ne peux pas me passer de toi.

Tu es ma vie.

Tu es ma raison de vivre.

Vous pouvez vous exprimer par litote...

> Voir la suite

 

Versification. Comment faut-il compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

Le problème réside principalement dans trois questions :
a- Une syllabe féminine compte-t-elle toujours pour une syllabe ?
b- Comment se comportent le h (aspiré ou muet) le y et le u en début de mot ?
c- N'importe quelle syllabe ne compte-t-elle que pour une seule syllabe ?


1-Si le vers se termine par une syllabe féminine avec -E, -ES, -ENT précédée d'une consonne, elle ne compte pas.

En fin de vers, les deux syllabes finales (en rouge) comptent pour une seule syllabe féminine.

libertine  (3 syllabes) li-ber-tine

mappemonde (3) ma-ppe-monde

époustouflante (4) é-pous-tou-flante

constitutionnelle (5) cons-ti-tu-tion-nelle

> Voir la suite

 

Que signifient les mots : synonyme, antonyme, homonyme, homophone, paronyme, hyperonyme, hyponyme, holonyme, méronyme ?

HOMONYMES

Ce sont des mots qui s'écrivent et/ou se prononcent de la même façon et qui n'ont pas le même sens.

a-Les homophones (ou homonymes homophones) se prononcent de la même façon mais leur graphie est différente.

Ex : ver, vair, vert, ver, vers - près, prêt - veau, vau, vaux, vaut, vos - sou, saoul, sous - queue, queux - feux, feus...

Voir : RÉCAPITULATION des exercices sur les homophones

b-Les homonymes homographes sont des homonymes parfaits, ils s'écrivent de la même façon.

Ex : (un) moule, (une) moule – (un) pupille - (une) pupille – (un) barde, (une) barde – (un) foudre, (la) foudre – (un) enseigne, (une enseigne) – (un) pendule, (une) pendule...

Voir : Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr

PARONYMES

Le paronyme est un mot qui ressemble phonétiquement à un autre mot sans avoir le même sens. C'est presque un homonyme, mais il ne se prononce ni ne s'écrit de la même façon.

Ex : conjecture, conjoncture - ablation, ablutions.... 

Paronymie et paronomase + QUIZ
> Voir la suite

Quand faut-il mettre une majuscule à Monsieur, Madame, Mademoiselle, etc.? Comment abréger ces mots ? Ne pas confondre M. et Mr, MM. et Mrs

A- Mettre ou non une majuscule

Les règles sont difficiles et sont parfois très discutées.

On met la majuscule quand on s'adresse à quelqu'un et qu'on veut marquer une certaine déférence.

Merci, Monsieur Jacques.

Dans les autres cas, on ne met pas la majuscule.

J'ai envoyé mes hommages à madame Hiou.

Quand on s'adresse à une personne par écrit, on met la majuscule. Madame, Mademoiselle, Monsieur. 

Quand on rapporte des paroles, on écrit la minuscule encore que l'on trouve souvent la majuscule si l'on marque une déférence et si le mot n'est pas suivi d'un nom propre.

Cher Monsieur, si vous voulez honorer votre correspondant.  

Cher monsieur est plus neutre.

Quand on parle de quelqu'un on peut dire : J'ai parlé à madame Pinsec ce matin ou bien, J'ai rencontré Mademoiselle Husson, au choix.

Il est d'usage courant d'abréger en M., Mme, Mlle, MM., Mmes, Mlles devant le nom.

Mais dans un texte de bonne facture, on n'abrège pas monsieur, madame, mademoiselle.

Quand il constitue un titre, on met la majuscule : Monsieur le Président, Madame Mère, Monsieur le Comte, Madame la Directice...

On emploie la minuscule dans une circulaire, une lettre etc.

Veuillez agréer, monsieur, mes sincères salutations.

Mais il est de plus en plus courant de mettre la majuscule dans ces cas-là. Histoire de se montrer déférent.

Avec un nom commun, une minuscule. C'est un grand monsieur, un petit monsieur, un vilain monsieur, un gentil monsieur !

Un monsieur apparut...

Quand on s'adresse à la troisième personne à son interlocuteur, les avis sont partagés.

Soit

J'ai l'honneur de souhaiter un bon voyage à Monsieur. 

soit

à monsieur

> Voir la suite

Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées

 

Voici la liste des conjonctions et des locutions conjonctives de subordination qui introduisent des subordonnées exprimant 1-la cause 2-la conséquence 3-le but 4-le temps 5-la condition 6-la comparaison 7-la concession 8-l'exception/la restriction 9-la proportion 10-la manière 11-la conformité 12-la supposition/l'hypothèse 13-l'addition 14-l'alternative + 4 remarques

 

Conjonctions qui introduisent :

1 ♦ une proposition subordonnée causale (de cause)

À cause que

Attendu que

Comme

Du fait que

Du moment que

De ce que 

Dès lors que

Pour autant que

Parce que

Pour la (bonne) raison que

Sans que

>> absence de cause (de conséquence, ou de concession)

Surtout que – surtout parce que

Vu que

>>cause ou justification (cause évidente)

À preuve que

Étant donné que

Puisque

>> cause ou justification (cause évidente)

Non que, non pas que, non moins que, non plus que, non point que

Pas que

>> négation d'une cause

Voir la suite >> Conjonctions de subordination et locutions conjonctives classées : cause conséquence but temps condition comparaison concession exception proportion manière conformité supposition addition alternative

 


 

Une fable

à la manière de La Fontaine

Le Gouda qui voulait se faire

plus fort que le Camembert

En une crèmerie fuie par les allergiques,
Dépourvus, s'il en est, de vigueur lactasique,
Fleuraient bon deux fromages
Qui détestaient passionnément leur voisinage.

Chacun vantait ses dons, et se gaussait de l'autre
Croyant qu'il avait seul l'apanage du goût.
L'un s'étend et se vautre
Et le second s'enfle debout.

> Voir la suite

Variations sur un nombre : 36

 

On dit souvent de moi que je suis cool et que je prends les choses comme elles viennent, que je jouis d'un calme à trente-six carats. Néanmoins, il m'arrive  je dirais, tous les trente-six du mois,  d'être près de perdre mon sang-froid, quand je reçois un coup sur la tête et que je vois trente-six chandelles ou trente-six mille chandelles, c'est selon.

> Voir la suite

 

Un extrait d'un épisode des Délires

7 Délires bucoliques

Nous arrêtâmes nos pas dans un vaste enclos où paissaient des ruminants pacifiques. Les abeilles, séduites par les fragrances florales, échevelaient les pistils et s'enivraient de nectar. Nous avions atteint une terre promise, un pays de lait et de miel1. Il fallut que nous bussions à même les pis et que nous suçassions les rayons de cire des essaims, gorgés et dégouttant de leur trésor melliflu. Nous devisâmes gaiement avec les hyménoptères généreux qui renoncèrent à planter irrévérencieusement leur dard dans l'épithélium de mon corps glabre, donc exposé. Des chevaux alezan clair nous firent fête. Nous leur causâmes en hennissements aigus. L'herbe était vert tendre et nous servit momentanément de couche moelleuse.

[...]

Que je perçusse l'ululement2 de l'effraie ne vous étonnera guère. La nuit tombait. Je me sentis seule. J'appelai la laie. Me revint à l'ouïe une cacophonie étonnante :“Laie... lai... laye... laid... lais... lé... les... lez... lei...”

Qui l'eût dit ? Qui l'eût cru3 ! Que l'écho fut pourri ? Que la laie fut perdue ?

> Voir la suite

Ne pas confondre : du, dû, dus, due, dues, dut et dût

1-Du
Article défini contracté du

préposition de + article défini le
Je viens du marché.
2- Du
Partitif du

contraction de de + le
Donne-moi du pain, du lait et de la confiture.
3- Dû, dus, dut, dût
devoir + infinitif, semi auxiliaire ou auxiliaire de mode
= marque une obligation

Voici la somme que je dus lui payer.
Je dus partir très tôt.

= une éventualité

Il dut faire froid ce jour-là.
Il a dû probablement me le dire.

= une nécessité inéluctable etc.

Il a dû mourir puisque tout le monde meurt.

4-Dû, dus, dut, dût
Verbe devoir = ce que l'on est tenu de s'acquitter, argent, dette, reconnaissance...
À partir de ce jour-là, je lui dus tout.

> Voir la suite

 

Valeurs et emplois du subjonctif

4-Si le mode indicatif s'appuie sur la réalité des faits, le mode subjonctif au contraire permet d'exprimer des opinions. des faits envisagés, incertains, désirés ou craints, il dépend d'une expression ou d'une proposition qui comporte un sentiment - la crainte, l'étonnement, la joie...- le doute, la négation, le souhait, l'interrogation, la possibilité. 

5-Ces deux modes s'opposent.

Il est certain que je le reverrai. indicatif

Il n'est pas certain que je le revoie. Subjonctif

 

Cas où l'on emploie le subjonctif

> Voir la suite

Aider votre enfant à apprendre à parler tout en s'amusant

Les exercices que je vais vous décrire — je pense que probablement un bon nombre de mamans en ont eu l'idée comme moi — je les ai expérimentés il y a une trentaine d'années, lorsque ma fille était toute petite, et elle-même s'en est servi pour Victor, son enfant, et continue à s'en servir.

Ils visent non seulement à développer l'élocution des tout petits mais aussi leur attention, leur logique, leur sens de la déduction, leur mémoire, en un mot, leur pensée. Il se veulent "éducatifs" et en même temps ludiques.

Si, à deux mois, le bébé gazouille avec plaisir quand on lui parle, et fait toutes sortes de vocalises, il commence à babiller vers six ou sept mois. Il prononce alors des syllabes qui sont propres à sa langue maternelle. Et il aime la répétition de ces syllabes.

> Voir la suite

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 18:10
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:22

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Parti substantif masculin

J'ai tiré le meilleur parti dans cette affaire et je me suis enrichi, ne t'en déplaise.

Tu n'es pas objectif et tu prends toujours le parti de ton ami.

L'épouserai-je ? On m'a fait comprendre que c'était un parti avantageux.

J'aurais pu rendre visite à ma grand-mère, mais j'ai pris le parti d'aller au cinéma. Qui m'en blâmerait ?

Capucine et Violette m'aiment éperdument. Laquelle épouserai-je ? J'avoue que je ne puis prendre parti.

Elles m'ont quitté toutes les deux. Qu'importe ! J'en ai pris mon parti.

Franchement, je n'ai pas envie de prendre parti pour toi bien que tu me supplies à genoux.

Avec quel parti pris tu juges les autres ! Ne pourrais-tu pas un jour faire preuve d'honnêteté ?

[parti pris ou parti-pris]

Il ne faudra pas me demander de prendre ton parti quand je sais ce dont tu es capable.

J'en connais un qui n'est jamais du parti des femmes.

Nous ne voterons pas pour le même parti politique, c'est sûr. Encore heureux que nous ne vivions pas dans un système de parti unique !


 

Partie substantif féminin

« Ma chérie, tu fais partie de ma vie.

Vraiment ? Je croyais que je faisais partie des meubles »

J'ai divisé ma fortune en trois parties : une partie pour mes besoins, une autre encore pour mes loisirs, et une dernière dont je garde le secret.

Vous devrez écouter sans broncher les cinq parties de mon discours qui viseront à vous édifier. Silence dans les rangs !

Tu as sommeil ? Quelle mauvaise idée aussi de passer ses nuits à faire des parties de cartes !

Pourquoi donc me prends-tu toujours à partie ? Tu m'en veux ?

Pitié, ne me condamne pas ; sois impartial : tu ne peux pas être à la fois juge et partie.

Ne parle pas toujours de tes parties, c'est inconvenant !


 

Le verbe partir

Familièrement - Il a trop bu, il est un peu parti.

Passé composé : Il est parti, elle est partie. Bref, ils sont partis chacun de leur côté.

Passé simple : Ce jour-là il partit pour Paris. Grand bien lui fit !

Subjonctif imparfait : Il fallait qu'il partît pour ne plus jamais revenir.

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 18:41

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Le Dictionnaire de Trévoux est un ouvrage historique synthétisant les dictionnaires français du XVIIe siècle rédigé sous la direction des Jésuites entre 1704 et 1771.

Dictionnaire de Trévoux — Wikipédia

 

Dictionnaire universel françois* et latin

vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux

 

ENTRÉE AMOUR

1771 (Tome 1, pages 303-307).

Tome 1 A-BOU

AMOUR. substantif autrefois féminin aujourd’hui masculin au singulier, & féminin au pluriel, en Poësie* Amor. Sentiment par lequel le cœur se porte vers ce qui lui paroît aimable, & en fait l’objet de ses affections & de ses désirs. Amour en général signifie toute affection qui a son principe dans la nature, & qui entraîne le cœur, pour ainsi dire malgré lui, vers l’objet aimé. C’est enfin une complaisance dans cet objet : telles que sont la tendresse des amans, celle des époux, l’amour filial, & plus encore le paternel.

L’usage a déterminé ce terme à signifier plus particulièrement la forte sympathie que conçoivent des personnes d’un sexe pour celles de l’autre. Les sens en forment le nœud. C’est une passion inquiète & tumultueuse. Il ne peut subsister sans un mouvement continuel, aussi bien que le feu. Il s’éteint dès qu’il cesse d’espérer ou de craindre. L’Amour est une envie cachée & délicate, de posséder ce que l’on aime. de la Rochef.

On ne peut long-temps cacher l’Amour où il est, ni le feindre où il n’est pas. Id. L’Amour est l’enfant du loisir. Comme un de nos Auteurs a dit qu’il en est un de l’Amour comme de la petite vérole, qui est bien moins dangereuse quand on est jeune que dans un âge plus avancé.

Il n’y a point d’Amour sans estime : car nous ne pouvons nous défendre de trouver du prix aux choses qui nous plaisent, & notre cœur en grossit le mérite. Si les attraits qui nous charment, font plus d’impression sur les sens que sur l’ame, ce n’est point de l’Amour, c’est un appétit corporel. Il est du véritable Amour comme de l’apparition des esprits ; tout le monde en parle, peu de gens en ont vu. de la Rochef.

Amour, Galanterie, synonymes. L’Amour dit M. l’Abbé Girard, est plus vif que la galanterie : il a pour objet la personne : fait qu’on cherche à lui plaire dans la vûe de la posséder, & qu’on l’aime autant pour elle-même que pour soi : il s’empare brusquement du cœur, & doit sa naissance à un je ne sais quoi d’indéfinissable, qui entraîne les sentimens & arrache l’estime avant tout examen & sans aucune information. La galanterie est une passion plus voluptueuse que l’amour : elle a pour objet le sexe ; fait qu’on noue des intrigues dans le dessein de jouir, & qu’on aime plus pour sa propre satisfaction que pour celle de sa maîtresse ; elle attaque moins le cœur que les sens ; doit plus au tempérament & à la complexion qu’au pouvoir de la beauté, dont elle démêle pourtant le détail, & en observe le mérite avec des yeux plus connoisseurs ou moins prévenus que ceux de l’amour.

L’un a le pouvoir de rendre agréables à nos yeux les personnes qui plaisent à celle que nous aimons pourvû qu’elles ne soient pas du nombre de celles qui peuvent exciter notre jalousie. L’autre nous engage à ménager toutes les personnes qui sont capables de servir ou de nuire à nos desseins, jusqu’à notre rival même, si nous voyons jour à pouvoir en tirer avantage.

Le premier ne laisse pas la liberté du choix : il commande d’abord en maître, & règne ensuite en tyran, jusqu’à ce que ses chaînes soient usées par la longueur du temps, ou qu’elles soient brisées par l’effort d’une raison puissante, ou par le caprice d’un dépit soutenu.

La seconde permet quelquefois qu’une autre passion décide de la préférence : la raison & l’intérêt lui servent souvent de frein ; & elle s’accommode aisément à notre situation & à nos affaires.

l’Amour nous attache uniquement à une personne, & lui livre notre cœur sans aucune réserve ; en sorte qu’elle le remplit entièrement, & qu’il ne nous reste que de l’indifférence pour toutes les autres, quelque beauté & quelque mérite qu’elles aient. La galanterie nous entraîne généralement vers toutes les personnes qui ont de la beauté ou de l’agrément, nous unit à celles qui répondent à nos empressemens & à nos désirs ; de façon cependant qu’il nous reste encore du goût pour les autres.

Il semble que l’amour se plaise dans les difficultés : bien loin que les obstacles l’affoiblissent, ils ne servent d’ordinaire qu’à l’augmenter : on en fait toujours une de ses plus sérieuses occupations. Pour la galanterie, elle ne veut qu’abréger les formalités : le facile l’emporte souvent chez elle sur le difficile : elle ne sert quelquefois que d’amusement. C’est peut-être pour cette raison qu’il se trouve dans l’homme un fond plus inépuisable pour la galanterie que pour l’amour : car il est rare de voir un premier amour suivi d’un second ; & je doute qu’on ait jamais poussé jusqu’à un troisième : il en coûte trop au cœur pour faire souvent de pareilles dépenses : mais les galanteries sont quelquefois sans nombre, & se succèdent jusqu’à ce que l’âge vienne en tarir la source.

Il y a toujours de la bonne foi en amour ; mais il est gênant & capricieux ; on le regarde aujourd’hui comme une maladie ou comme foiblesse d’esprit. Il entre quelquefois un peu de friponnerie dans la galanterie ; mais elle est libre & enjouée ; c’est le goût de notre siècle.

l’Amour grave dans l’imagination, l’idée flatteuse d’un bonheur éternel, dans l’entière & constante possession de l’objet qu’on aime : la galanterie ne manque pas d’y peindre l’image agréable d’un plaisir singulier, dans la jouissance de l’objet qu’on poursuit : mais ni l’un ni l’autre ne peint alors d’après nature ; & l’expérience fait voir que leurs couleurs, quoique gracieuses, sont souvent trompeuses. Toute la différence qu’il y a, c’est que l’amour étant plus sérieux, on est plus piqué de l’infidélité de son pinceau ; & que le souvenir des peines qu’il a données, sert, en les voyant si mal récompensées, à nous dégoûter entièrement de lui ; au lieu que la galanterie étant plus badine, on est moins sensible à la tricherie de ses peintures ; & la vanité qu’on a d’être venu à bout de ses projets, console de n’avoir pas trouvé le plaisir qu’on s’étoit figuré.

En Amour, c’est le cœur qui goûte principalement le plaisir : l’esprit y sert en esclave sans se regarder lui-même ; & la satisfaction des sens y contribue moins à la douceur de la jouissance qu’un certain contentement dans l’intérieur de l’ame, que produit la douce idée d’être en possession de ce qu’on aime, & d’avoir les plus sensibles preuves d’un tendre retour. En galanterie, le cœur moins vivement frappé de l’objet ; l’esprit plus libre pour se replier sur lui-même, & les sens plus attentifs à se satisfaire, y partagent le plaisir avec plus d’égalité ; la jouissance y est plus agréable par la volupté que par la délicatesse des sentimens.

Lorsqu’on est trop tourmenté par les caprices de l’amour, on travaille à se détacher, & l’on devient indifférent. Quand on est trop fatigué par les exercices de la galanterie, on prend le parti de se reposer, & l’on devient sobre.

L’excès fait dégénérer l’amour en jalousie, & la galanterie en libertinage. Dans le premier cas, on est sujet à se troubler la cervelle. Dans le second, on est en danger de perdre la santé.

l’Amour ne messied pas aux filles ; mais la galanterie ne leur convient nullement, parce que le monde ne leur permet que de s’attacher & non de se satisfaire. Il n’en est pas ainsi à l’égard des femmes ; on leur passe la galanterie ; mais l’amour leur donne du ridicule. Il est à sa place qu’un jeune cœur se laisse prendre d’une belle passion ; le spectateur naturellement touché, s’intéresse assez volontiers à ce spectacle, & par conséquent n’y trouve point à blâmer. Au lieu qu’un cœur soumis au joug du mariage, qui cherche encore à se livrer à une passion aussi tyrannique qu’aveugle, lui paroît faire un écart digne de censure ou de risée. C’est peut-être par cette raison qu’une fille peut, avec l’amour le plus fort, se conserver encore la tendre amitié de ceux de ses amis qui se bornent aux sentimens que produisent l’estime & le respect ; & qu’il est bien difficile qu’une femme mariée, qui s’avise d’aimer quelqu’un de ce tendre & parfait amour, n’éloigne ses autres amis, ou qu’elle ne perde beaucoup de l’estime & de l’attachement qu’ils avoient pour elle. Cela vient de ce que, dans la première circonstance, l’Amour parle toujours son ton, & jamais ne prend celui de la simple amitié ; ainsi les amis ne perdant rien de ce qui leur est dû, ne sont point, alarmés de ce qu’on donne à l’amant : mais dans la seconde circonstance l’amour parle & se conduit sur l’un ou l’autre ton ; l’amant fait l’ami ; de façon que les autres, s’ils ne sont écartés, sentent du moins diminuer la confiance, voient changer les manières, & ont leur part de l’indifférence universelle qui naît de ce nouvel attachement ; ce qui suffit pour leur donner de justes alarmes ; de plus leur amitié est délicate, noble & fondée sur l’estime, plus ils sont touchés de se voir ôter ce qu’ils méritent, pour être accordé le plus souvent à un étourdi, que l’amour peint comme sage aux yeux d’une folle.

On a dit que l’amour étoit propre à conserver les bonnes qualités du cœur, mais qu’il pouvoit gâter l’esprit ; & que la galanterie étoit propre à former l’esprit, mais qu’elle pouvoit gâter le cœur. L’usage du monde justifie cet axiome en ce qui regarde l’esprit ; l’amour lui ôtant & la liberté & le discernement, au lieu que la galanterie en fait jouer les ressorts. Pour le cœur, c’est toujours le caractère personnel qui en décide. Ces deux passions s’y conforment dans les divers sujets qui en sont atteints ; & si l’une avoit du désavantage à cet égard, ce seroit sans doute l’amour, parce qu’étant plus violent que la galanterie, il excite plus de vindication contre ceux qui le barrent, ou qui lui occasionnent du mécontentement ; & qu’étant aussi plus personnel, il fait agir avec plus d’indifférence envers tous ceux qui n’en font point l’objet ou qui ne le flattent pas. La preuve en est dans l’expérience. On voit assez ordinairement une femme galante caresser son mari de bonne grâce & ménager ses amis ; au lieu que ceux-ci deviennent insipides, & le mari un objet d’aversion à une femme prise dans les filets de l’amour. On voit aussi plus de choix dans la galanterie ; c’est toujours ou la figure, ou l’esprit, ou l’intérêt, ou les services, ou la commodité du commerce qui déterminent. Mais dans l’amour toutes ces choses manquent quelquefois à l’objet auquel on s’attache ; & ses liens sont alors comme des miracles, dont la cause est également invisible & impénétrable,

Les anciens plaçoient le siège de l’Amour dans le foie, comme nous dans le cœur.

Le P. le Moine, dans sa Dissertation sur le Poëme Héroïque, a donné des règles pour les amours que l’on fait entrer dans un Poëme. Il veut 1°. Qu’on le renferme dans les épisodes, sans leur permettre pour quoi que ce soit, d’entrer dans l’action principale. 2°. Les amours qui entrent dans le Poëme, doivent être des amours de héros & d’héroïnes, & non pas des amours de coquets & de coquettes. 3°. Qu’il n’y ait rien que de bienséant & de modeste.

L’amour, fait faire des choses bien extraordinaires. En 1226, le Comte de Champagne devint amoureux de Blanche de Castille mere de S. Louis. Pour elle, il perdit Montereau Faut-Yone, Nogent & plusieurs autres places ; ensuite de quoi il se retira à Provins, pour faire des vers & des chansons amoureuses. Mezeray. De Rochef.

On dit d’une femme laide, que c’est un remède d’amour.

On dit qu’un jeune homme fait l’amour à une fille, quand il la recherche en mariage ; & en mauvaise part, qu’il s’est marié par amour, c’est à-dire, désavantageusement, & par l’emportement d’une aveugle passion.

On dit familièrement à une femme, m’amour. En ce cas amour est féminin.

On dit proverbialement, tout par amour, & rien de force. Et pour l’amour de Dieu, c’est-à dire, dans la seule vue de plaire à Dieu ; & dans le discours familier, pour dire, sans aucun intérêt. On dit aussi pour l’amour de quelqu’un, par la considération, par l’affection qu’on a pour lui. Causá, gratiá alicujus.

Amours, se dit au pluriel, pour signifier l’objet qu’on aime avec passion. Être avec ses amours, quitter ses amours. Dans ce sens on dit proverbialement, qu’il n’y a point de belles prisons, ni de laides amours.

On dit encore froides mains , chaudes amours ; pour dire, que la fraîcheur des mains marque d’ordinaire un tempérament chaud.

Amours, se dit encore au pluriel, Amores, de tout ce qu’on aime avec passion. Les livres, les tableaux sont ses amours.

Le mot d’amour étant joint avec divers termes, précédés des particules, de, du, des, reçoit divers sens, selon les divers termes avec lesquels il se joint. Quelquefois la particule de, dont il est suivi, sert à marquer de quelle nature est l’amour dont on parle ; & en ce sens, on dit amour de bienveillance, &c. Souvent ces particules servent à marquer l’objet vers lequel l’amour se porte. Ainsi on dit, l’amour de Dieu, &c. Enfin ces mêmes particules servent aussi à marquer le sujet dans lequel l’amour réside. Ainsi on dit l’amour des pères, l’amour des peuples, &c. Acad. Fr.

L’amour des peuples n’est jamais une preuve équivoque des vertus des Rois. Quand les Rois sont aimés, ils méritent de l’être. L’amour qu’on a pour eux, est l’enfant de l’amour-propre ; il est intéressé, & n’est point aveugle. Mongin.

On demande s’il faut dire Divin amour, ou Amour divin. L’un & l’autre sont bons ; mais dans une apostrophe que l’on feroit à l’amour divin, divin amour paroît mieux. L’amour divin, ou l’amour de Dieu, est celui qui a Dieu pour objet. Il est ou naturel, ou surnaturel. L’amour de Dieu naturel est celui par lequel on aime Dieu comme Auteur de la nature, & par les seules forces de la nature ; l’amour de Dieu surnaturel, est celui par lequel en aime Dieu comme Auteur de la grâce, & par le secours de la grâce. L’amour de Dieu est amour pur, quand on aime Dieu pour ses perfections infinies sans rapport à nous. On l’appelle aussi amour de charité. L’amour de Dieu intéressé, ou l’amour d’espérance, est celui par lequel on aime Dieu, comme bon par rapport à nous, à cause des biens qu’il nous a faits, & de ceux que nous en attendons. L’acte d’amour pur est très-parfait & très-méritoire ; mais l’état d’amour pur, c’est-à-dire, un état où l’on n’agiroit jamais que par amour pur, ne se peut admettre en cette vie, même dans les ames les plus saintes, parce qu’il excluroit l’espérance & les autres vertus. Amour de complaisance, c’est l’amour pur. Amour de bienveillance, est celui par lequel on souhaite du bien à l’objet aimé ; à Dieu, par exemple, que son saint nom soit connu & béni, qu’il ne soit point offensé. Amour de reconnoissance, c’est l’amour que l’on porte pour les biens que l’on a reçus de l’objet aimé, ou que l’on en espère. Amour affectif, amour effectif, amour appréciatif. Voyez ces épithètes en leur place. Le premier & le plus grand précepte du décalogue, est celui de l’amour de Dieu.

Amour-propre. Suî amor, philautia. Forte affection que la pure nature nous inspire pour nous-mêmes. Rien de si impétueux que ses désirs, rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que sa conduite. Rochef. L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs. Id. Dieu ne commande point d’étouffer absolument l’amour-propre ; au contraire l’amour de nous-mêmes est renfermé dans le précepte de Jésus-Christ, d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. L’amour-propre entre essentiellement dans l’exercice des vertus, & une bonne action n’est qu’une manière de s’aimer, plus noble que les autres. Abad. Dieu intéresse l’amour-propre par ses promesses & par ses menaces ; & bien loin de le condamner, il en tire des motifs pour nous porter à la sanctification. Id. L’amour-propre trahit ses intérêts à force d’être intéressé. S. Evr. Un amour désintéressé est une chimère : on n’aime que pour l’amour de soi-même. M. Scud. L’amour-propre nourrit avec complaisance une idée de nos perfections, qui est comme son idole, ne pouvant souffrir ce qui choque cette idée, comme le mépris & les injures, & recherchant au contraire avec passion tout ce qui la flatte & la grossit, comme l’estime & les louanges. Abad. L’amour-propre est la source en nous de tous les autres : lui seul allume, éteint & change nos désirs. Corn.

L’amour-propre a souvent des routes inégales :
S’il fait votre dérèglement,
Il est aussi le fondement
De toutes les vertus morales. Ab d’Hally.

Quelques Ecrivains ont distingué l’amour-propre de l’amour de nous-mêmes. Avec l’amour de nous-mêmes, disent-ils, on cherche hors de soi son bonheur ; on s’aime hors de soi davantage, que dans son existence propre : on n’est point soi-même son objet. L’amour-propre au contraire subordonne tout à ses commodités & à son bien être : il est à lui-même son objet & sa fin ; de sorte qu’au lieu que les passions qui viennent de l’amour de nous-mêmes, nous donnent aux choses, l’amour-propre veut que les choses se donnent à nous, & se fait le centre de tout. Quoiqu’il en soit, que cette distinction soit fondée, ou non, l’amour de nous-mêmes ne peut pêcher qu’en excès, en direction. Son dérèglement consiste en ce que nous nous aimons trop, ou en ce que nous nous aimons mal, ou dans l’un & l’autre de ces défauts joints ensemble.

L’amour de nous-mêmes ne pêche point en excès, puisqu’il est permis de s’aimer tant qu’on veut, quand on s’aime bien. En effet, s’aimer soi-même, c’est désirer son bien, craindre son mal, chercher son bonheur. S’il arrive qu’on désire trop, qu’on craigne trop, qu’on s’attache à son plaisir, ou à ce qu’on regarde comme son bonheur, avec trop d’ardeur : alors l’excès vient du défaut qui est dans l’objet de nos passions, & non pas de la trop grande mesure de l’amour de nous-mêmes ; puisque nous pouvons, & nous devons même désirer sans bornes la souveraine félicité, craindre sans bornes la souveraine misère, & qu’il y auroit même du dérèglement à n’avoir que des désirs bornés pour un bien infini.

Cette insatiable avidité du cœur de l’homme étoit nécessaire, afin qu’il se trouvât par-là disposé à chercher Dieu. Soit qu’on le regarde comme son souverain bien, soit qu’on se le représente comme un être infiniment parfait ; toujours est-il certain que l’amour qu’on a pour lui ne doit pas être limité ; & c’est à fin que l’homme fût capable en quelque sorte de la possession de ce bien infini, que le créateur a mis une espèce d’infinité dans ses connoissances & dans ses actions. Si cette infinité n’est pas dans l’acte, elle est dans la disposition du cœur naturellement insatiable.

Si nous nous aimions nous-mêmes par raison, l’amour de nous-mêmes pourroit être dans notre cœur dans une mesure limitée, car nous ne trouvons point une infinité de raisons dans notre esprit pour nous aimer : mais nous nous aimons par sentiment, & il n’est pas concevable que nous puissions sentir quelque plaisir & quelque joie, sans aimer nécessairement ce soi-même qui en est le sujet ; comme il y a une variété infinie & une infinité de degrés différens dans la joie que nous pouvons goûter, il n’y a point de mesure dans le désir du bonheur, dans lequel cette joie entre essentiellement, ni par conséquent dans l’amour de nous-mêmes, qui est le principe de ce désir.

La mesure de l’amour de soi-même, & ces désirs qui sont comme infinis, sont les seuls liens qui attachent l’homme à Dieu, puisque des désirs modérés ne peuvent lier le cœur de l’homme qu’avec des créatures, & que ce n’est point Dieu qu’on aime, mais un fantôme qu’on se forme à la place de Dieu, quand on l’aime médiocrement.

 C’est donc une folie d’opposer l’amour de nous-mêmes à l’amour divin, quand celui là est bien réglé. Car qu’est-ce que s’aimer soi-même comme il faut ? C’est aimer Dieu. Et qu’est-ce qu’aimer Dieu ? C’est s’aimer soi-même comme il faut. L’amour de Dieu est le bon sens de l’amour de nous-mêmes, c’en est l’esprit & la perfection. Quand l’amour de nous-mêmes se tourne vers d’autres objets, il ne mérite pas d’être appelé amour : il est plus dangereux que la plus cruelle haine. Mais quand l’amour de nous-mêmes se tourne vers Dieu, il se confond avec l’amour divin.

Prenons pour exemple les bienheureux, qui sans doute ne s’aiment point trop, ni trop peu, puisqu’ils sont dans un état de perfection. Je demande, dit Abadie, s’ils peuvent aimer Dieu sans bornes, sans sentir la joie de possession ; & je demande ensuite si l’on peut sentir de la joie sans s’aimer soi-même, à proportion du sentiment qu’on en a.

Il paroît donc que le mal n’est pas en ce que nous nous aimons trop, puisque nous pouvons nous aimer tant que nous voudrons, quand nous nous aimerons par rapport au souverain bien ; mais que le dérèglement consiste en ce que nous nous aimons mal, c’est-à-dire, par rapport à de faux objets. L’amour de nous-mêmes est innocent en soi : il est corrompu, quand il se tourne vers les créatures, & saint quand il se tourne vers Dieu.

L’Amour-propre est le principe général de toutes nos affections & de tous nos mouvemens. Si nous désirons, si nous craignons, si nous espérons, c’est toujours pour l’amour de nous-mêmes. A la vérité l’affection que nous avons pour les autres fait quelquefois naître nos désirs, nos craintes & nos espérances ; mais le principe de cette affection est l’amour de nous-mêmes. Considérez bien toutes les sources de nos amitiés, & vous trouverez qu’elles se réduisent à l’intérêt, la reconnoissance, la proximité, la sympathie & une convenance délicate que la vertu a avec l’amour de nous-mêmes, qui fait que nous croyons l’aimer pour elle-même, quoique nous l’aimions, en effet, pour l’amour de nous ; & que tout cela se réduit à l’amour de nous-mêmes.

Amour conjugal. Amor conjugum, conjugalis, ou conjugialis. L’amour conjugal a été représente par Alciat en ses emblèmes, par deux corneilles, dont l’amitié est inséparable, & pendant la vie & à la mort, selon Elien, L. 3, C. 9, Hist. de Roch. S. Chrysostôme dit que le cœur est le symbole de l’amour conjugal. Il meurt par la moindre division des parties.

Les caractères de l’amour conjugal ne sont point équivoques. Un mari a joui : la jouissance est la pierre de touche de l’amour. Le véritable y puise de nouveaux feux ; mais le frivole s’y éteint. Ce n’est que pour les libertins & les hommes déraisonnables, que le mariage devient le tombeau de l’amour. Je veux que l’amour soit plutôt la suite que le motif du mariage. Je veux un amour produit par la raison, un amour où nous fassions entrer la connoissance & le goût de nos devoirs.

Je ne crois pas qu’il soit plus difficile de continuer à être heureux dans le mariage, que de le devenir par le secours des précautions qui doivent le précéder. Il est vrai que rien n’est plus saint ni plus rare que d’aimer sa femme : mais si le plaisir est conforme à la loi, il en est plus pur ; & s’il est rare, il en est plus exquis. On peut même ajouter, sans craindre la raillerie, que le plaisir d’aimer sa femme est sans contredit le plus flatteur de tous les plaisirs. L’amour propre même trouve son compte à respecter toujours le choix qu’il a fait.

Amour paternel & filial. Nous aimons nos enfans, parce qu’ils sont nos enfans. S’ils étoient les enfans d’un autre, ils nous seroient indifférens. Ce n’est donc pas eux que nous aimons, mais la proximité qui nous lie avec eux. Il est bien vrai que les enfans n’aiment pas tant leurs peres, que les peres aiment leurs enfans, quoique ces deux affections paroissent fondées sur la même raison de proximité ; mais cette différence vient d’ailleurs. Les enfans se voient mourir dans la personne de leurs peres, & les peres au contraire, se voient revivre dans la personne de leurs enfans. Or la nature nous inspire l’amour de la vie & la haine de la mort.

D’ailleurs, les peres voyant dans leurs enfans d’autres eux-mêmes soumis & dépendans, ils se félicitent de les avoir mis au monde. Ils les considèrent avec plaisir, parce qu’ils les considèrent comme leur ouvrage. Ils sont ravis d’avoir des droits sacrés & inviolables sur eux. C’est là leur magistrature, leur royauté, leur empire. Mais le même orgueil qui fait que les peres aiment la supériorité, fait haïr aux enfans la dépendance. Rien ne nous accable tant qu’un bienfait, quand il est trop grand, parce qu’il nous assujettit trop. Nous le regardons comme une chaîne délicate, mais forte, qui lie notre cœur & qui contraint notre liberté. C’est le mystère caché dans la maxime connue : le sang ne remonte jamais.

Amour du prochain. L’amour que nous avons pour nous-mêmes, est la mesure & la règle de celui que nous devons avoir pour notre prochain. S’aimer soi-même, c’est désirer son bien, craindre son mal, rechercher son bonheur. L’amour du prochain nous impose les même devoirs par rapport aux autres. C’est de tous les sentimens le plus juste, & en même temps celui qui tourne le plus à notre profit.

Non-seulement la proximité est une source d’amitié ; mais encore nos affections varient selon le degré de la proximité que nous avons avec les personnes qui en sont l’objet. La qualité d’hommes que nous portons, fait cette bienveillance générale que nous appelons humanité. Homo sum, humani à me nihil alienum puto. Il est certain que, s’il n’y avoit que deux personnes au monde, elles s’aimeroient avec tendresse : mais cette proximité générale se confondant avec ce nombre infini de relations différentes que nous avons les uns avec les autres, il arrive aussi que cette affection naturelle qu’elle avoit fait naître, se perde dans la foule des passions que tant d’autres objets produisent dans notre cœur. Nous ne voyons point dans notre prochain la qualité d’homme par laquelle il nous ressemble, pendant que nous voyons en lui un rival, un envieux, un homme ennemi de notre prospérité, comme nous le sommes de la sienne ; un orgueilleux qui n’estime que lui-même, un homme qui par ses bonnes qualités attire l’estime & l’attention des autres, & nous jette dans l’oubli & dans l’obscurité, ou qui par ses passions est occupé à nous tendre des pièges, & à entreprendre sur ce qui nous appartient. Mais quand la mort l’a dépouillé de ces relations odieuses, nous trouvons en lui cette proximité générale qui nous le faisoit aimer, nous souvenant qu’il étoit homme, seulement quand il a cessé de l’être.

 

*Orthographe du XVIIIe siècle

OI ne s'était pas encore changé en AI :

françois connoisseurs affoiblissent reconnoissance foiblesse

paroît étoit pouvoit seroit plaçoient feroi excluroit auroit

Les accents ne s'étaient pas encore installés là où on les connaît :

Poësie Poëme ame mere peres

ou bien on ne les avait pas encore ôtés :

vûe pourvû

le T n'accompagnait pas EN ni AN au pluriel :

amans sentimens mouvemens empressemens enfans indifférens dépendans

Puis il y eut la réforme de la Langue Française de 1835, dans la sixième édition du Dictionnaire de l'Académie.

Les nombreuses réformes de la langue française

 

Vous trouverez dans ce blog des articles sur les dictionnaires :

Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett - Tous les volumes (lien Books-Google)

Lucifer - WILLIAM DUCKETT - Dictionnaire de la conversation et de la lecture

La Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité...

Le A au fil des dictionnaires 

Les mots ont une histoire - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage

Une petite histoire de la langue française - Chapitre 12 - XVIIe siècle 1 - À L'AUBE DE LA LANGUE CLASSIQUE - Les grammairiens façonnent notre langue - Malherbe - Vaugelas - L'Académie Française

Une petite histoire de la langue française - Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE 2 - Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

Pour en savoir plus :

CNRTL : Série des éditions du Dictionnaire de Trévoux

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 12:44

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On dit le onze. Il n'y a pas d'élision du e.

Mon enfant est âgé de onze ans.

Nous n'étions que onze à cette soirée.

 

ONZE en chiffres arabes* 11 - en chiffres romains** XI

 

onze - adjectif numéral cardinal

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Littré : (on-z' ; par exception, l'e muet de l'article le, de la préposition de et de la conjonction que, ne s'élide pas devant onze : le onze ; nous n'étions que onze ; de onze enfants, il n'en reste que trois ; cependant quelquefois dans la conversation cet e s'élide : l'onze du mois, nous n'étions qu'onze. Avec entre on élide toujours l'e muet : entre onze heures et midi ; dites : an-tron-z heures et midi. Les consonnes finales des mots qui précèdent onze ne se lient jamais : ils étaient onze, dites : ils é-tê onze, et non ils é-tê-t onze. Brossette dit que Boileau en récitant ce vers : Se vienne en nombre pair joindre à ses onze sœurs, ne liait pas l's de ses)

onze - adjectif numéral ordinal qui équivaut à le onzième, la onzième, les onzièmes.

Louis XI (Louis le 11ème)

Lisez la page onze (la onzième page)


Expression

Le bouillon de onze heures – Le bouillon d'onze heures : une boisson empoisonnée.

Voir l'article sur le site de Persée

Bouillon d'onze heures - Persée


NOTE

Bien qu'on parle de chiffres arabes, les chiffres n'ont pas été inventés par les Arabes mais par les Indiens. Les Arabes ont permis leur diffusion dans le monde occidental.

 

Articles annexes

Les lettres numérales - les chiffres romains - QUIZ 46

Expressions avec le nombre 36 Trente-six

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 17:39

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Il y a bien longtemps que je suis dans cette chambre. Trois jours, quatre jours, une éternité. J'ai crié des heures durant et ma gorge est meurtrie. Je n'ai plus de force. Je gis sur mon lit de douleur, écartelée, pieds et poings liés. Une odeur âcre et pestilentielle me donne des spasmes, mais je n'ai rien à vomir. Il ne faut pas que je m'endorme. Je guette chaque craquement autour de la maison. Qu'un promeneur passe, si je geins, il m'entendra, il viendra à mon secours. Je scrute le bruissement incessant des frondaisons. Parfois, des oiseaux lancent leurs cris. L'un d'eux, audacieux, s'est posé sur le rebord de la fenêtre ouverte et me regarde. Je ne sais pas son nom. Que n'ai-je appris à connaître le nom des oiseaux ! Sauve-moi oiseau ! Il s'est envolé, libre.

Je commence à délirer.

La soif me ronge le corps. Je songe aux torturés qui ont perdu l'espoir, à tous les torturés de par le vaste monde, aux milliards d'hommes qui meurent d'avoir faim.

Très jeune, d'aussi loin que je me souvienne, à l'âge où les enfants ne savent pas qu'on peut mourir, j'ai eu le sentiment que la mort viendrait tôt ou tard me chercher, un jour. Où que je sois, elle me trouverait. Il n'y a pas de cache. Loin de m'effrayer, elle m'apparaissait comme un fait ordinaire de la vie. Pourquoi en avoir peur ? On le sait bien, ce n'est pas d'elle qu'on a peur, c'est de l'idée qu'on s'en fait. Quand elle est là, on n'a plus le temps d'avoir aucun sentiment pour elle, c'en est fait de soi. La mort elle-même n'est rien. À quoi sert d'imaginer des choses après elle ? La seule chose qui devrait compter, c'est d'être en paix avec soi-même.

Mais je ne suis pas en paix. Qu'ai-je fait, mon Dieu ? Qu'ai-je fait ?

 

Combien de temps vais-je attendre encore ? Et pourquoi attendrais-je ? Je sais qu'on peut rester des semaines sans manger et sans boire. Les organes vitaux se nourrissent alors des tissus musculaires et graisseux jusqu'à ce que seule la peau recouvre l'os. Je sais que certains anorexiques vivent sans nourriture et hibernent dans le sommeil et l'immobilité. Je sais que quelques Bienheureux ne se sont nourris que de prières et d'hosties. Je sais tout cela, mais ce que je sais aussi, c'est que je vais mourir.

Seigneur, accorde-moi la grâce de l'inédie !

 

Je vais mourir ? Je refuse d'y croire encore. Que quelqu'un surgisse à l'instant, venu de nulle part, et j'ai toutes les chances de réchapper au pire. Je refuse de pécher contre l'Espérance ! Que m'aurait donc appris ma mère qui tant de fois a prié avec moi lorsque j'étais enfant ?

Maman, ma pauvre maman ! Que de souffrances te réserve l'avenir !

 

Est-il possible que j'aie été aussi bête ? J'ai toujours pensé que la bêtise en ce monde n'avait pas de limite et je me suis toujours moquée de ceux qui en portaient les stigmates. Orgueilleuse que j'étais ! Je suis tombée dans son piège !

..........................................................................................................................

Un jour s'est passé encore. Les mots qui me viennent à présent puisent leur ressort dans le désespoir le plus profond. La fin arrive. Je sens déjà ses miasmes putrides. Mon corps ne cesse de manger mon corps, roide et desséché. Et toutes ces mouches dans la chambre ! Elles se promènent sur ma peau dénudée et je ne sens plus leur piqûre. Elles savent qu'il viendra bientôt, le temps d'y pondre, et des légions de larves bientôt m'habiteront. Je leur parle, je les insulte, mais je n'ai plus la force de souffler pour qu'elles s'envolent en tourbillons nombreux. Sans états d'âme, elles me gravissent et volettent au-dessus du festin annoncé.

 

La vie pourtant m'avait tout donné. Il m'aurait suffi d'être sage et raisonnable.

Que ne l'ai-je été ?

La passion m'a surprise et prise dans sa toile. Voilà que je n'étais plus qu'une chair ardente, avide de sensations sans nom. Recherche de caresses délicates à chaque fois inventées. Jouissance éperdue frôlant l'inaccessible. Mon amant, mon unique ! Tantôt tu m'accordais, j'accompagnais tes chants, tantôt tu me brûlais, j'étais ton hérétique, tantôt tu m'emmenais sur la vague incertaine et nous voguions comblés au gré de nos envies. Ah ! Quels délices de nous réciter des vers en nous pâmant.! Et nos deux âmes nues savaient n'en faire qu'une.

Plaisirs toujours croissant, toujours nouveaux, toujours inassouvis. Adieu.!

..........................................................................................................................

Hier... que dis-je, il y a un mois peut-être, c'était déjà l'été et tu m'as amenée dans cette maison ancestrale, loin de tout, loin du regard ombreux des hommes, pour nous ébattre sans contraintes aucunes, impatients de désir, libérés de tout, sans crainte de repentir. Quel fantasme t'a pris de me lier avec le chanvre mortel ? Fou ! Tu as donné libre cours à ton imagination enfantine pour rendre nos ébats plus ludiques encore. Voilà que je deviens une victime innocente qu'il faut à tout prix délivrer de son piège. Soudain tu m'apparais, lumineux, vêtu de ton costume de Superman ! Frissons ! Tu gravis l'armoire séculaire comme si sauter de là-haut était un fait héroïque. Fantaisie grotesque d'un fougueux cavalier voulant enfourcher sa monture docile ! Imprudent ! Le toit de l'armoire vermoulue s'est affaissé soudain. Te voilà prisonnier dans le vieux meuble clos. Tu frappes. Tu hurles, les deux jambes cassées. Le verrou des battants fermé de l'extérieur est solide. Tu as beau tempêter et t'escrimer, c'est en vain. La grosse clef de fer, imperturbable, me nargue. Pas de main secourable pour la tourner. Tu te plains, tu gémis, un jour et une nuit. Ton sang s'est perdu et s'est tari. Il y a bien longtemps que tu ne parles plus. Et moi, l'enchaînée, la crucifiée, je vais bientôt me taire, mais avant de mourir que de tourments encore. Mes pensées se pressent et me cognent la tête.

..........................................................................................................................

Après la révolte, l'espoir et la résignation, j'attends, j'attends. Je me souviens de mauvais rêves que je faisais enfant, la tête peuplée de contes, tous horribles et cruels. Ma mère me disait : « Quand tu as peur, ma chère enfant, pense très fort à moi et dis : Maman, aide-moi ! » Elle entrait dans mon rêve, volait à mon secours. Mes terreurs s'apaisaient. Toutes les mamans devraient savoir cela.

Maman, aide-moi ! Aide-moi ! Pourquoi ne sens-tu pas que j'ai besoin de toi ?

 

Je n'ai plus faim ni soif. Mes paupières sont collées. Ma bouche sèche est grande ouverte. Je ne souffre plus. Bientôt, je ne penserai plus.

..........................................................................................................................

Je sens qu'on me soulève, qu'on me prend dans les bras. Est-ce un ange, Seigneur, qui m'emporte vers toi ?

 

 

CONTES, NOUVELLES, POÈMES ET RÉCITS DE MAMIEHIOU

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:47

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Franchement, quel m'as-tu-vu, ce Fernand ! Quel fier-à-bras !

Il se prend pour le nombril du monde.

Ma parole, il veut poèter plus haut que son luth - je veux dire : péter plus haut qu'on a le derrière et se faire un trou dans le dos. Autrement dit et moins poétiquement : péter plus haut que son cul.

Mais quand je l'ai battu cinq fois de suite aux échecs,

il a piqué un fard,

il n'était pas à la noce.

Ah ! il voulait prendre la lune entre les dents,

je lui ai rivé son clou,

il faisait le monsieur,

c'est un peu fort de café,

il a fait chou blanc,

il a bien fallu qu'il mette de l'eau dans son vin,

Il est bête comme ses pieds,

il est bête à manger du foin,

il est réduit à quia, (il ne peut plus répondre)

je lui ai rabaissé le caquet,

il ne faut pas tirer la couverture à soi,

c'est gros-jean qui en remontre à son curé,

je l'ai bien remis à sa place,

il est sous la braise,

je l'ai fait rentrer à cent pieds sous terre,

ça lui a mis du plomb dans la tête,

il a fait amende honorable,

il a cessé de se la jouer,

il s'est retiré sous la tente,

il est sur des charbons ardents,

il est à côté de ses pompes,

il n'a plus la grosse tête,

tout juste s'il ne faisait pas dans son froc,

il est dans le pétrin,

il n'a pas inventé la poudre,

il est gros-jean comme devant,

il est à la masse,

ç'a été la goutte qui a fait déborder le vase,

les bras lui en sont tombés,

il a versé des larmes de crocodile,

 

il s'en est guère fallu que je ne prenne une prune,

j'ai bien cru qu'il allait me rentrer dedans,

il est au bout de son latin,

la moutarde lui est montée au nez,

il a délogé sans tambour ni trompette,

il a pris les jambes à son cou,

il s'est échappé par la tangente/ il a pris la tangente,

il est reparti la queue entre les jambes,

il s'en est allé sans demander son reste,

il a pris la poudre d'escampette,

il avait le feu au derrière.

 

Non mais, il faut pas pousser Bobonne dans les orties !

Il croyait tenir le haut du pavé,

il a trouvé son maître,

il était fort en gueule,

maintenant il file doux,

et moi, je ris sous cape !

 

Articles annexes

Vous aimez les proverbes ? Amusez-vous

Récapitulation des articles sur les proverbes

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 10:04

 

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Sur le blog

Mais pourquoi la langue française est-elle si compliquée ? - L'origine du français

Réforme de l'orthographe - La nouvelle orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

Les nombreuses réformes de la langue française

Simplification de l'orthographe – Au fil des réformes

Champ lexical - Champ sémantique - Niveau de langue - Registre de langue - style soutenu, courant, familier, populaire, argotique, ou vulgaire - Archaïsmes

Une petite histoire de la langue française racontée par Mamiehiou (liste des chapitres)

Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Des anglicismes - L'origine de l'anglais

Les Epithètes de Maurice de la Porte – 1571 (Les lettres ramistes)

La lettre Q – QV – QU

GN ou IGN – OIGNON ou OGNON

Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau + QUIZ

TÊTE en argot dans "Bob" - QUIZ

 

 

Ailleurs sur la toile - Entre autres articles :

Le français aujourd'hui | Académie française

ABC de la langue française: Accueil / Introduction L'argot -Bob, l'autre trésor de la langue

Avenir de la Langue Française (ALF)

Conseil international de la langue française: CILF

La langue des cités :

Langage et exclusion. La langue des cités en France

« La langue des cités » ? Contribution pour la libération d'un mythe ...

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 11:50

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> Récapitulation de mes sentences & de mes truismes

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Mes pensées au fil du temps

et quelques autres glanées çà et là

Certaines sont sur > Twitter

Une sentence : une maxime, un aphorisme.

Un truisme est une banalité, une évidence, une lapalissade.

 

Les citations en rouge ne m'appartiennent pas.

Février 2017

J'aimerais quitter ce monde pour ne plus souffrir de ses souffrances et pourtant y rester pour jouir de ses merveilles.

 

Charles de Gaulle aimait passionnément la France, mais pas forcément les Français.

"Les Français sont des veaux.” Charles de Gaulle

« Il l'a souvent employée [cette phrase] quand il les voyait ne pas réagir ou se considérer comme battus avant même d’avoir engagé le fer. Au début de juin 1940, par exemple, à Londres, à l’hôtel Connaught, à voix basse pour ne pas être entendu des convives qui dînent à la table voisine. Il vient de stigmatiser l’armistice au micro de la BBC. Je le vois alors serrer son couteau nerveusement avant de le reposer avec délicatesse. Puis il me souffle: «Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent. » Philippe De Gaulle dans son livre "De Gaulle, mon père "

 

Janvier 2017

Nous avons un sentiment de finitude alors que nous sommes dans l'éternité.

 

Décembre 2016

"Rien ne révèle la débilité et ne l'entretient comme la moquerie." Emile Faguet, Emile Faguet (1847-1916)

http://dicocitations.lemonde.fr/auteur/1614/Emile_Faguet/0.php …

 

"60 millions de migrants dans le monde." France Info

Un océan de larmes.

 

Novembre 2016

Californianisme ou californisme Interview. Alain Rey : "La langue française est menacée par le californisme"

http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/essais-documents/interview-alain-rey-la-langue-francaise-est-menacee-par-le-californisme-247537

 

L'imagination et l'orgueil étant, nous sommes parfois bien loin d'être ce que nous croyons.

 

Nobody's perfect, mais il y en a qui sont plus imparfaits que d'autres.

 

J'ai encore aujourd'hui l'air étonné de voir le monde tel qu'il est.

 

Je vais à croire que rien ne peut mieux m'apaiser que de partir à la découverte de moi-même.

 

En 1539, l'ordonnance de Villers-Cotterêts est édictée par le roi François Ier. Elle fait du français l'unique langue juridique et légale.

 

Tous les mots sont bons à connaître. Mais il faut savoir les utiliser à bon escient.

http://mamiehiou.over-blog.com/article-champ-lexical-registre-de-langue-style-soutenu-courant-familier-populaire-argotique-ou-vu-88931370.html

 

Octobre 2016

Si les prétentieux, les vaniteux, les orgueilleux disparaissaient, il ne resterait plus que les timorés ... et les sages.

 

Septembre 2016

 

"Je ne parle peut-être pas leur langue, mais je leur souris." Sainte #MereTeresa

 

Août 2016

Toute ma vie j'ai donné des conseils pour qu'on fasse moins de #fautes d'orthographe Je continuerai jusqu'à mon dernier souffle.

 

Ce qui se passe ici-bas nous donne toutes les raisons d'être pessimistes. Néanmoins, je veux bien faire partie de la #Ligue_Des_Optimistes.

 

Juillet 2016

Sachez dire que vous les aimez à ceux que vous aimez.

 

L'émotion qu'on a eue quand on a réussi au #bac, même s'il y a des lustres, on ne l'oubliera jamais. Merveilleux temps de la jeunesse !

 

"Chacun voudrait que son voisin ait un peu de conscience, mais personne n'en veut pour soi-même." Maxime Gorki, écrivain russe (1868-1936)

 

Juin 2016

"La culture, la poésie, la chanson, la littérature, sont les plus belles réponses à la barbarie, la bêtise et l'ignorance. #FrançoisBusnel " La Grande Librairie 17/12/2015

 

Tant de chats que j'ai aimés, caressés, embrassés, écoutés, respirés... et perdus. Je les retrouverai en paradis

 

Mai 2016

Les mots nous parlent, nous caressent et nous enchantent, ou nous blessent et nous torturent. LES MOTS

 

Que la vie serait belle si chacun de nous éprouvait de la bienveillance pour autrui ! http://www.cnrtl.fr/definition/bienveillance …

 

J'ai connu une matrone gubernatrice* qu'on ne contredisait pas au risque de la contrarier. On fuyait devant ses foudres.

*qui gouverne

 

Quand je compulse les dictionnaires qui me livrent leur lot de mots châtiés ou incongrus, je me sens vastement inondée d'idées nouvelles.

 

Prenez garde de vous obérer à force de dépenses somptuaires !

S'obérer, s'endetter.

Somptuaire, d'un luxe coûteux, excessif.

 

Avril 2016

Plus on avance en âge, plus on se cotonise.

Littré : Se cotoniser - Néologisme. Devenir semblable à du coton, devenir mou, sans ressort.

 

Mars 2016

Mon petit-fils a trouvé au bord de la Loire une salamandre, animal de légende. Il saura la devise de François 1er "Nustrico et extinguo".

« Je nourris (le bon feu) et j'éteins (le mauvais) »

 

Il ne sert à rien de se plaindre qu'on fait trop de fautes d'orthographe. On se prend en main une bonne fois.

 

Chacun est le maître de son destin s'il est résolu à ne pas s'acharner, à ne pas s'épuiser à vouloir changer ce qui ne peut l'être.

 

Si un lai, un virelai, un délai ne prennent pas de -S, RELAI les a rejoints dans l'orthographe réformée.

Réforme de l'orthographe - L'orthographe recommandée aux enseignants - Lexique

 

La lecture de quelques dictionnaires anciens me plonge dans une délectation sans bornes.

 

*Verborum vetus interit ætas. Horace

Ainsi tombent de vétusté les mots qui florissaient autrefois.

Les mots ont une histoire - Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage

 

Je suis une femme et tous comptes faits, ce n'est pas plus mal.

 

Février 2016

N'y aurait-il qu'une seule personne qui lirait un de mes tweets dignes d'intérêt, j'en serais contente.

 

EMPATHIE - Il faut se glisser dans la peau du chat pour comprendre le chat. Quand on aime les chats, on devient chat.

 

Janvier 2016

Les Chinois écrivent en pinyin, système de romanisation (transcription phonétique en écriture latine) du mandarin

http://www.chine-nouvelle.com/ressources/pinyin.html …

 

"Passer pour un crétin aux yeux d'un imbécile est un délice de gourmet." Georges Courteline

 

De savoir que tu existes suffit à mon bonheur.

 

L'amour qu'on reçoit est bien doux ; mais rien n'est plus doux que l'amour qu'on donne.

 

Pauvres oiseaux ! Réduisez les fils que vous jetez. Par deux fois j'ai sauvé des oiseaux près de mourir, les pattes entravées.

 

Digression sur CERISE

Il m'est tombé sur la cerise. Tu as la cerise, mon vieux. Elle a perdu sa cerise. 18 ans aux prochaines cerises.

Expressions & proverbes contenant des fruits – cerises, pêches, prunes, pommes, poires...

 

Shakespeare et Cervantès, s'ils sont morts à la même date, ne sont pas morts le même jour.

Voir à la fin des notes de l'article : 116 Délires shakespeariens

 

Quelle est triste la vie de celui qui n'a jamais connu l'amour !

 

Mieux vaut pleurer un amour perdu plutôt que de ne l'avoir pas vécu.

 

ATTENTION ! Un selfie peut vous coûter la vie. http://datanews.levif.be/ict/actualite/video-les-25-selfies-les-plus-dangereux-au-monde/article-normal-428363.html …

 

Sachez que les notaires donnent des conseils gratuits. Vincent Chauveau - "Conseil du coin". http://www.notariat2000.com/profession/lappel-a-la-desobeissance-de-vincent-chauveau-conseil-du-coin …

 

ANTICIPATION Joyeux Noël 2016 ! (A voir le nombre de gens qui meurent, peut-être ne serai-je plus là en décembre 2016.)

 

10 words pronounced differently in the US and UK.

http://www.bbcamerica.com/shows//blog/2012/09/10-words-pronounced-differently-in-britain …

 

Ah, ma France ! Comme je t'aime !

Quel bonheur de t'habiter ! Quel bonheur de m'habiter !

 

Décembre 2015

Le Monde - Fluctuat nec mergitur. La devise de Paris est devenue un slogan de résistance au terrorisme [...] http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/15/fluctuat-nec-mergitur-la-devise-de-paris-devient-un-slogan-de-resistance_4810301_4809495.html …

 

Les accents, la cédille et l'apostrophe n'ont pas toujours existé dans la langue française. Geoffroy Tory les a introduits en 1529.

Les nombreuses réformes de la langue française

 

On est raciste ? Et si on était L'AUTRE ?

"On est toujours l'étranger de quelqu'un." [Camus]

 

"Les Hommes ne sont d'accord sur rien" - Montaigne (Gustave Lanson) http://mamiehiou.over-blog.com/2015/12/montaigne-les-hommes-ne-sont-d-accord-sur-rien.html …

 

"Notre mission dans la vie n'est pas de réussir mais de continuer à échouer sans perdre le moral." Stevenson

 

Déchéance de nationalité - Droit du sol - Droit de trahir - Ce que les mots veulent dire http://www.lepoint.fr/invites-du-point/gabriel-matzneff/matzneff-droit-du-sol-et-droit-de-trahir-24-12-2015-2004979_1885.php?google_editors_picks=true … Gabriel Matzneff

 

On n'a rien sans rien. Pour avoir quelque chose, donnons-nous quelque peine. Pour ne rien avoir, ne faisons rien.

 

Novembre 2015

RÉPARTIR : ce mot semble être ignoré de la plupart des Français. On ne cesse d'entendre l'anglicisme dispacher.

 

Quelle perspective d'avenir quand on sait que son coeur peut lâcher d'une minute à l'autre ? Continuer à vivre comme si de rien n'était...

 

François Busnel, je vous ai aimé lire dans LIRE. Triste, je lis que vous en partez. Bon vent et de belles aventures !

 

Il fut un temps où l'alphabet français comptait 27 lettres. Ne laissons pas tomber l'esperluette dans l'oubli !

J'aime l'esperluette

 

Pet, incongruité sonore jadis honorée des Romains sous le nom de Deus Crepitus, ou dieu merderet. Delvau Dict. argot

 

Nous devons tous nous sentir concernés par "le crime contre l'indifférence" dénoncé par AndreGlucksmann.

http://www.francetvinfo.fr/culture/andre-glucksmann-deces-d-un-combattant-contre-l-indifference_1169001.html …

 

Adieu à AndreGlucksmann dont j'appréciais la pensée.

"[Le crétin] se montre toujours prêt à bâtir une opinion sur ce qu'il ignore."La Bêtise

 

Octobre 2015

"J’aime aimer, oui. D’autres préfèrent haïr, moquer, taquiner, et se mettre en avant. Pas moi." François Busnel

http://mamiehiou.over-blog.com/2014/12/les-magazines-lire-de-2005-a-2014.html …

 

Vous donnez un prénom ridicule à votre enfant et il en souffrira toute sa vie, à moins qu'il ne décide d'en changer.

Cyanure, Lucifer, Pénis, Vagina, Clitorine me feraient pleurer.

Et Lilith ! Quelle horreur !

 

Septembre 2015

"Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant..." Pascal http://mamiehiou.over-blog.com/article-blaise-pascal-les-deux-infinis-80571178.html …

 

"Le comique, la puissance du rire est dans le rieur et nullement dans l’objet du rire." Baudelaire https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Baudelaire_-_Curiosit%C3%A9s_esth%C3%A9tiques_1868.djvu/377 …

 

Personnage mythique hypocrite par excellence, Zeus a revêtu diverses apparences pour séduire mortelles et immortelles.

http://mamiehiou.over-blog.com/article-les-avatars-de-zeus-a-retrouver-109373465.html …

 

Croire qu'on est (très) malade peut rendre (très très) malade. C'est l'effet nocébo.

 

Août 2015

"On a tort de croire que la vieillesse est une pente de décroissement : c'est le contraire..." George Sand

http://mamiehiou.over-blog.com/2014/06/george-sand-journal-intime-postume-du-jugement-sans-appel-de-george-sand-sur-les-hommes.html …

 

"Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi." Benjamin Constant

 

Un billion en chiffres a combien de zéros ? Et en anglais one billion ?

http://mamiehiou.over-blog.com/article-savoir-orthographier-les-adjectifs-numeraux-cardinaux-une-reflexion-sur-les-liaisons-dangereuses-98160136.html …

 

Le monde est plein de cinglés qui s'ignorent. Et de vaniteux. Ce qui est bien pire. Quelle misère !

 

Les épreuves de la vie, embusquées comme des fauves, attaquent par surprise. Nul être vivant n'est épargné. Qu'il soit robuste ou démuni, qu'il se dresse ou se tapisse. Il ne peut leur échapper.

 

"L'amour n'a point d'âge : il est toujours naissant."

Discours sur les passions de l'amour, Blaise Pascal

 

Sommes-nous cosmopolissons, infinivertis, estapafourbis ?http://www.babelio.com/livres/Rheims-Dictionnaire-des-mots-sauvages/73897 …

 

Au pilori les cancans, les ragots, les potins, les commérages, les on-dit. Bref tout ce qui nous amuse, quoi !

 

Je demandais à un homme pauvre comment il vivait ; il répondit : « Comme un savon, toujours diminuant » Jonathan Swift

 

Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque fidèle au souvenir d'Hector. Racine, Andromaque

Cette histoire ne peut que mal finir !

http://mamiehiou.over-blog.com/article-couples-celebres-mythiques-bibliques-mythologiques-et-litteraires-quiz-47-107144335.html …

Le texte : Andromaque/Édition Mesnard, 1865

 

Il ne suffit pas d'aimer pour être aimé ; et il ne suffit pas d'être aimé pour aimer. Dommage !

 

Mauidt creaveu hmauin ! Uvinertisé de Cmabrigde http://mamiehiou.over-blog.com/2015/08/mauidt-creaveu-hmauin-uvinertise-de-cmabrigde.html#ob …

 

"Tout ce qui existe n'existe qu'en tant que perçu par un sujet percevant."

"Esse est percipi aut percipere." Immatérialisme

Juillet 2015

Sortant de l'hôpital je me suis demandé : "Suis-je encore en vie ou n'est-ce qu'une illusion ?" Seules les illusions me souffleront une réponse. Y croirai-je ? Là n'est même pas la question.

 

Celui qu'on voudrait chérir et aimer — passionnément et pour toujours — n'existe pas. Il ne peut exister. C'est là un défaut de la nature

 

Celui-là serait fou qui voudrait se forger un destin alors que la vie même est le fruit du hasard.

 

"Ecrire est toujours une tentative de comprendre quelque chose." Friedrich Dürrenmatt (entendu sur ARTE) http://arte.tv/guide/fr/050117-000/friedrich-durrenmatt?autoplay=1 …

 

Vous voudriez lire pendant les vacances ? Le magazine LIRE vous donne des idées. http://mamiehiou.over-blog.com/2015/04/les-magazines-lire-suite.html …

 

Je suis sûre que si j'écris avec la nouvelle orthographe, on va croire que je fais des fautes. http://mamiehiou.over-blog.com/2015/04/orthographe-traditionnelle-et-nouvelle-orthographe-quiz.html …

 

JUIN 2015

Fuir - Prendre son courage à deux pieds. Dictionnaire du Canard Enchaîné (1964)

Erudition : Poussière tombant d'un livre dans un crâne vide.

Félicitations : Politesse de la jalousie

Ambrose Bierce, Dictionnaire du Diable

 

En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux

Marc-Aurèle, philosophe stoïcien, Empereur romain.

 

Je ne regrette rien, mais si c'était à refaire, je m'appliquerais davantage.

Davantage ou d'avantage ?

http://mamiehiou.over-blog.com/article-ne-pas-confondre-sortir-assortir-ressortir-intransitif-ou-transitif-indirect-quelquefois-qu-97031180.html …

 

Le passé ne se modifie pas ; mais on peut améliorer le présent si tant est qu'on le veuille.

http://mamiehiou.over-blog.com/article-si-tant-est-que-indicatif-subjonctif-ou-conditionnel-quel-mode-choisir-79964845.html …

 

Péché d'orgueil - Je connais quelqu'un qui m'a dit que s'il avait le pouvoir de changer quelque chose à son passé, il ne le changerait pas d'un iota.

 

MAI 2015

De l'amour

Ô prodige ! Sublime brûlure ! Douceur ineffable ! Euphorie fulgurante ! Séisme cérébral où se révèlent ce qui est possible et son contraire !

 

[… ] tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi. E. Renan

 

Il est bon de passer son temps à des choses futiles ; et pourtant la vie est si courte qu'il vaudrait mieux songer à ce qui est important. Le problème est de savoir ce qui est important.

 

"La gastronomie fait trembler d'intelligence nos narines." Charles Monselet, 1825-1888. gastronome, épicurien, journaliste.

 

Visconti, Th. Mann, Mahler, le mythe de Faust et celui de Ganymède, un cocktail détonant pour un chef-d'oeuvre, Mort à Venise.

 

UNE LETTRE : Le e muet [ә], caduc, instable, féminin, sombre, non transcrit phonétiquement en syllabe finale (ex : femme [fam] ), schwa.

 

L'espéranto, le volapük, l'interlingua, l'ido, le slovio, sont des langues construites de toutes pièces pour faciliter la communication.

 

La femme est en effet le potage de l’homme ;

Et quand un homme voit d’autres hommes parfois,

Qui veulent dans sa soupe aller tremper leurs doigts,

Il en montre aussitôt une colère extrême.

[Molière, L'École des femmes. II, 3]

 

Lapalissade

La langue d'Ésope nous donne le meilleur comme le pire.

 

Twitter, un exutoire pour les esprits enfiellés. Tant de haine éructée et retweetée avec complaisance. Une thérapie par le libelle ?

 

Zénobie, ô reine de Palmyre, toi qui [honoras dans les temples de ta capitale les divinités de toutes les nations*] pleureras-tu ? [*d'après Amin Maalouf]

 

Une réforme de l'orthographe qui en enquiquine plus d'un. http://mamiehiou.over-blog.com/2015/03/reforme-de-l-orthographe-l-orthographe-recommandee-aux-enseignants.html … Voir aussi les commentaires à la suite de l'article

 

Tout le monde ne sait pas que rester silencieux devant les insultes est une façon de rester digne.

 

Il existe des hommes et des femmes de sang-froid comme des poissons à sang chaud. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2015/05/17/001-decouverte-opah-poisson-sang-chaud.shtml …

 

Bien des éléments insoupçonnés de notre propre langue se révèlent quand on en apprend une autre.

 

Il vaut mieux se perdre dans la passion que de perdre sa passion. Saint Augustin 354-430

 

A chaque instant, nous cherchons des solutions. C'est cela vivre.
Ne nous acharnons pas désespérément sur ce que nous ne pouvons résoudre.


Prenons garde de ne pas nous assoter de passions qui peuvent nous perdre.

 

 

 AVRIL 2015

Amoureux de littérature, avez-vous jamais feuilleté un magazine Lire ? Devrais-je vous mettre l'eau à la bouche ?

Les magazines LIRE de 2015 (suite)

Et bien d'autres encore.

 

LES MOTS
On les aime, on les hait, on les massacre, on les trahit.
Et ne me parlez pas de la novlangue !

LES MOTS
 

On clique dans Le Littré sur : "Recherche - Une requête vide propose un mot au hasard."
Dictionnaire Littré en ligne
Et l'on découvre des mots.
 

Êtes-vous sûr de savoir compter les syllabes d'un vers sans vous tromper ?
Pas toujours facile !

Versification. Comment faut-il compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?
 

Pour ne pas mourir triste, je m'administre régulièrement ma dose de rire chez Bescherelle. Cocasseries assurées !
Bescherelle ta mère


MARS 2015

Il faisait noir. Elle ne put allumer sa bougie : il avait vendu la mèche.


Comment eût-il pu l'aimer puisque nul ne la trouvait aimable ?

"Je t'aime à la folie !" lui cria-t-il.

Elle comprit alors qu'il était fou.


Le citoyen lamba a une inconscience aiguë des dangers qui le menacent.

 

Combien de millions d'années faudra-t-il encore attendre pour que l'homme, devenu sage, renonce à vouloir anéantir son semblable ?

 

Certains croient que le français est plus difficile que les autres langues. Ne serait-ce pas une idée reçue ?

http://mamiehiou.over-blog.com/mais-pourquoi-la-langue-fran%C3%A7aise-est-elle-si-compliquée


Si vous dites à quelqu'un qu'il est nul, il sera nul. Avis aux enseignants, aux parents, etc.!

http://www.france2.fr/emissions/les-pouvoirs-extraordinaires-du-corps-humain …


Non, les garçons ne sont pas meilleurs en math que les filles ; a priori à dénoncer.

http://www.france2.fr/emissions/les-pouvoirs-extraordinaires-du-corps-humain …


"La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits." Déclaration des droits de la femme [...] Olympe de Gouges, guillotinée en 1793.


Dans sa nouvelle Eureka (1848) Edgar Poe explique, bien avant les scientifiques, le paradoxe de la lune noire.

http://www.astropolis.fr/espace-culture/foire-aux-questions/Pourquoi-la-nuit-est-elle-noire.html#paradoxe …


"N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle et que les sages n'en n'aient pas ?" Voltaire

LIRE de mars 2015 http://mamiehiou.over-blog.com/2014/12/les-magazines-lire-de-2005-a-2014.html …

 

Enrichissons votre vocabulaire. Lisons les dictionnaires comme des romans ! http://mamiehiou.over-blog.com/article-du-plaisir-de-la-lecture-des-dictionnaires-114814141.html …


"La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses." Platon 

 
FEVRIER 2015

Il suffit d'un mot pour faire plaisir. Cherchons le mot.

 

Saint-Valentin - Quand on pense que certains n'ont jamais ni baisers ni mots tendres, c'est à pleurer.

 

"Il devrait y avoir des conditions pour vérifier qu'on peut être parents." Detachment, un film de Tony Kaye avec Adrien Brody.


JANVIER 2015

On ne peut défaire ce qui est fait ; mais on peut demander pardon.

 

« Tout le monde ne peut pas faire la différence entre le bien et le mal.

C'est vrai ça ? »

 

La vérité, dites-moi, mais où est donc la vérité ?

http://mamiehiou.over-blog.com/article-la-verite-toute-la-verite-rien-que-la-verite-113380584.html …

 

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Quelques-unes de mes pensées depuis mai 2013 - Récapitulation

de janvier 2015 à janvier 2017 Sentences et truismes de mamiehiou (6) ci-dessus

d'avril à décembre 2014  93 Sentences et truismes de mamiehiou (5)

janvier, février et mars 2014 37 Sentences et truismes de mamiehiou (4)

novembre et décembre 2013  41 Sentences et truismes de mamiehiou (3)

août, septembre et octobre 2013  79 Sentences et truismes de mamiehiou (2)

mai, juin et juillet 2013 104 Sentences et truismes (1)

 

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  • J'aime trop les mots pour les garder par-devers moi - au fond de mon coeur et de mon esprit. Ils débordent de mes pensées en contes drolatiques, avec des quiz et des digressions sur la langue.
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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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